Harper et les conservateurs fédéralistes auraient planifié l’extinction des Premières Nations

 

 

 

 

Les Premières Nations sont les premiers occupants du territoire.
Les Premières Nations sont les premiers occupants du territoire.

 

En plus du peuple québécois de langue française,depuis septembre 2014,le gouvernement Harper a clairement signalé son intention de :

 

-Concentrer tous ses efforts sur l’assimilation des Premières Nations en forçant leur intégration dans les structures des gouvernements fédéral et provinciaux du Canada.

 

-Abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations qui sont pourtant protégés par la Constitution et reconnus par le droit international.

Tout a commencé par l'arrivée de Jacques Cartier ,en 1534.
Tout a commencé par l’arrivée de Jacques Cartier ,en 1534.

 

-Extinction dans ce contexte signifie que le gouvernement fédéral mettra fin à la souveraineté préexistante des Premières Nations en forçant ces dernières à conclure des ententes définitives de règlement des revendications territoriales et d’autonomie gouvernementale en vertu desquelles elles seront converties en municipalités, leurs réserves seront converties en *terres en fief simple et leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités seront abolis.

 

Pour y parvenir, le gouvernement Harper a annoncé trois (3) nouvelles politiques :

 

-Une approche “axée sur les résultats” en matière de négociation de traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Il s’agit d’un processus d’évaluation de 93 tables de négociation d’un bout à l’autre du Canada en vue de déterminer qui acceptera et qui refusera d’abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités aux conditions imposées par le Canada dans ses politiques sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale. En cas de refus, les négociations se termineront puisque le gouvernement fédéral se retirera, emportant avec lui le financement.

 

-Le financement de base des organisations politiques régionales et nationales des Premières Nations sera réduit et plafonné. Pour les organisations politiques régionales des Premières Nations, le financement de base annuel sera plafonné à 500 000 $. Pour certaines organisations régionales, cela se traduira par une réduction annuelle de 1 million de dollars ou plus. Cela restreint la capacité des chefs et des cadres supérieurs des organisations provinciales et territoriales à mobiliser les Premières Nations et à défendre leurs droits et intérêts.

 

-Le financement des conseils tribaux et de bande des Premières Nations destiné aux services de consultation sera aboli au cours des deux (2) prochaines années, ce qui restreindra davantage la capacité des chefs et des cadres supérieurs des conseils tribaux et de bande à analyser et à évaluer les répercussions des politiques et des lois fédérales et provinciales sur les droits inhérents, ancestraux et issus de traités.

 

Ces trois nouvelles politiques s’ajoutent aux lois fédérales unilatérales suivantes que le gouvernement Harper impose aux Premières Nations :

 

-Projet de loi C-27, Loi sur la transparence financière des Premières Nations.

-Projet de loi C-45, Loi de 2012 sur l’emploi et la croissance [ce projet de loi omnibus comprend les modifications à la Loi sur les Indiens concernant le vote sur la cession et la désignation de terres de réserve].

-Projet de loi S-2, la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux.

-Projet de loi S-6, Loi sur les élections au sein de Premières Nations.

-Projet de loi S-8, Loi concernant la salubrité de l’eau potable sur les terres des Premières Nations.

-Projet de loi C-428, Loi sur la modification et le remplacement de la Loi sur les Indiens [projet de loi émanant d’un député que le gouvernement Harper appuie].

 

Chef amérindien.
Chef amérindien.

Il y a également les projets de loi d’intérêt public émanant du Sénat :

 

-Projet de loi S-207, Loi modifiant la Loi d’interprétation (maintien des droits autochtones ancestraux ou issus de traités).

 

-Projet de loi sur la reconnaissance de l’autonomie gouvernementale des Premières Nations.

 

 

Algonquin dansant dans un Pow Wow.
Algonquin dansant dans un Pow Wow.

Les projets de loi du gouvernement Harper précités visent à porter atteinte aux droits collectifs des Premières Nations en mettant l’accent sur les droits individuels des personnes. Voilà le “cadre législatif moderne” que les conservateurs ont promis en 2006. Le programme électoral des conservateurs de 2006 promettait de :

 

Remplacer la Loi sur les Indiens (et la législation connexe) par un cadre législatif moderne qui donnera aux Autochtones canadiens l’entière responsabilité juridique et démocratique de leurs propres affaires au sein de la Constitution, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.

 

Bien sûr, pour les conservateurs, le terme “moderne” signifie l’assimilation des Premières Nations en abolissant leurs droits collectifs et en délestant les responsabilités fédérales sur les Premières Nations et les provinces.

 

Un projet de loi qui n’a pas encore été déposé au Parlement, mais qui le sera, est celui de la Loi sur le droit de propriété des Premières Nations (LDPPN). Ce concept de propriété privée dans les réserves indiennes propagé par des gens comme Tom Flanagan et par l’ancien chef de Kamloops, Manny Jules, qui propose certaines mesures fiscales, est également au coeur du programme électoral de 2006 du gouvernement Harper.

 

Il y eut de nombreux amérindiens qui se portèrent volontaires pour servir l'Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.
Il y eut de nombreux amérindiens qui se portèrent volontaires pour servir l’Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.

Dans son programme électoral de 2006, le gouvernement Harper promettait aux Autochtones :

 

D’appuyer la possession de biens immobiliers par des particuliers dans les réserves et d’encourager un régime de crédit à l’appui de la propriété de résidences particulières.

 

Les objectifs à long terme mis de l’avant dans les politiques et les mesures législatives du gouvernement Harper et énumérés ci-dessus ne datent pas d’hier ; ils sont au moins aussi vieux que la Loi sur les Indiens et ont été formulés dans le Livre blanc de 1969 sur la politique indienne du gouvernement fédéral, lequel comprenait un plan visant à abolir les droits des Indiens.

 

Anciens plans d’extinction : Livre blanc de 1969 et “précipice à bisons (Buffalo Jump) des années 1980”.

 

Certificat de statut d'indien...au Canada. Il y a  plusieurs sortes de citoyens,des lois différentes entre les sortes d'individus...et une justice inopérante déconnectée du réel.
Certificat de statut d’indien…au Canada.
Il y a plusieurs sortes de citoyens,des lois différentes entre les sortes d’individus…et une justice inopérante déconnectée du réel.

Les objectifs du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne étaient les suivants :

 

-Assimiler les Premières Nations.

-Supprimer la reconnaissance législative.

-Neutraliser la reconnaissance constitutionnelle.

-Imposer la taxation.

-Favoriser un empiètement des provinces.

-Éliminer les terres de réserve et abolir le titre ancestral.

-Faire en sorte que les communautés soient économiquement sous-développées.

-Dissoudre les traités.

 

Puisque les Premières Nations d’un bout à l’autre du Canada se sont ralliées pour contrer la politique d’extinction proposée en 1969 par le gouvernement libéral Trudeau, le gouvernement fédéral a dû trouver une stratégie pour les rassurer et mettre fin à la levée de boucliers.

 

Dans une note du 1er avril 1970, David Munro, sous-ministre adjoint d’Affaires indiennes en matière de consultation et de négociations auprès des Indiens, a donné les avis suivants à ses maîtres politiques, Jean Chrétien et Pierre Trudeau :

 

[…] dans notre définition des objectifs et des buts, non seulement dans la façon dont ils sont formulés dans les documents officiels, mais aussi dans la façon dont on y fait référence dans les notes officieuses, les ébauches de documents de planification ou les simples conversations. Nous devons cesser de dire que nous voulons atteindre l’objectif d’en finir avec les Premières Nations au cours des cinq (5) prochaines années […]. Nous pouvons continuer à croire avec autant de fermeté et de sincérité que les politiques [du Livre blanc] que nous proposons sont les bonnes […] [Traduction].

 

La dernière proposition [du Livre blanc], qui vise à éliminer le statut particulier dans les lois, doit être remise à beaucoup plus tard […] en conclusion, j’estime que nous n’avons pas à changer le contenu de la politique [du Livre blanc], mais que nous devrions accorder une importance variable à ses divers volets et que nous devrions essayer d’en discuter en fonction de ses divers volets plutôt que dans son ensemble […] nous devrions avoir recours à des tactiques différentes en ce qui a trait à la politique [du Livre blanc], mais nous ne devrions pas nous éloigner de son contenu fondamental. (Non souligné dans l’original) [Traduction].

 

Au début des années 1970, le gouvernement libéral Trudeau a renoncé publiquement à la mise en oeuvre du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, mais, comme on peut le lire dans la note de M. Munro, la bureaucratie fédérale a changé l’échéance de la mise en oeuvre des objectifs d’assimilation et d’extinction du Livre blanc de 1969 ; en effet, ce qui devait être atteint en cinq (5) ans devait désormais l’être à long terme.

 

Au milieu des années 1980, le gouvernement conservateur Mulroney a repris les éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne dans un mémoire au Cabinet.

 

En 1985, il y a eu fuite aux médias par un employé du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) d’une soumission secrète devant être présentée au Cabinet. Un autre représentant du gouvernement fédéral l’avait surnommé “précipice à bisons des années 1980”. Le surnom faisait allusion aux recommandations comprises dans le document secret, qui, une fois adopté, devait mener les Indiens inscrits à une mort culturelle, d’où la métaphore.

 

Ce document proposait une approche de gestion des politiques et des programmes touchant les Premières Nations, laquelle visait à :

 

-Limiter et, à long terme mettre, fin aux obligations fiduciaires fédérales.

-Réduire les dépenses fédérales engagées pour les Premières Nations, en vertu de programmes de financement, et interdire le financement déficitaire.

-Transférer aux provinces et aux “bandes avancées” la responsabilité et les coûts liés aux services offerts aux Premières Nations, au moyen d’ententes tripartites, de cogestion et d’autonomie gouvernementale.

-Réduire la taille du MAINC en transférant la responsabilité administrative de programmes aux “bandes avancées” et en transférant des programmes à d’autres ministères fédéraux.

-Négocier des ententes d’autonomie gouvernementale municipales avec les Premières Nations, ce qui aurait comme conséquence que le gouvernement des Premières Nations abandonnerait son statut constitutionnel de gouvernement souverain et deviendrait une municipalité assujettie aux lois provinciales ou territoriales.

-Éteindre le titre et les droits ancestraux en échange d’un titre en fief simple en vertu des lois provinciales ou territoriales tout en donnant à la province ou au territoire le titre sous-jacent sur les terres des Premières Nations.

Le “précipice à bisons” du gouvernement Mulroney a temporairement été mis en échec par la crise d’Oka, en 1990. Le premier ministre Mulroney a répondu à la crise d’Oka par sa politique des “quatre piliers” :

 

-Accélérer le règlement des revendications territoriales.

-Améliorer les conditions sociales et économiques dans les réserves.

-Renforcer les relations entre les peuples autochtones et les gouvernements.

-Étudier les préoccupations des peuples autochtones du Canada dans le contexte de la vie canadienne contemporaine.

En 1991, le premier ministre Brian Mulroney a également annoncé la création d’une Commission royale sur les peuples autochtones, laquelle a commencé ses travaux au cours de la même année ; la création d’une Commission des revendications des Indiens pour examiner les revendications particulières ; la création d’un Groupe de travail sur les revendications en Colombie-Britannique, lequel a constitué le fondement du processus de la Commission des traités de la Colombie-Britannique.

 

En 1992, les organisations autochtones et le gouvernement fédéral se sont entendus, dans le cadre de l’Accord de Charlottetown de 1992, sur des modifications à la Loi constitutionnelle de 1982 de façon à y inclure la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale. C’était la première fois que les organisations autochtones participaient à part entière aux pourparlers. L’Accord a cependant été rejeté lors d’un référendum national.

 

La réforme de la Constitution canadienne ayant échoué en 1992, depuis les vingt (20) dernières années, le gouvernement fédéral (libéral aussi bien que conservateur) continue à élaborer des politiques et des lois axées sur les objectifs du Livre blanc et du “précipice à bisons”. Malheureusement, bien des Premières Nations ont accepté de compromettre leurs droits constitutionnels et internationaux en négociant sous les conditions imposées par les politiques d’extinction du Canada.

 

Légitimation des politiques d’extinction du Canada par les tables de négociation

Depuis trente (30) ans, les droits ancestraux et issus de traités sont “reconnus et confirmés” par l’article 35 de la Constitution canadienne. Comment se fait-il que la protection constitutionnelle des droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations n’ait pas été mise en oeuvre sur le terrain ?

 

On peut répondre à cette question ainsi : après l’échec des conférences des premiers ministres sur les questions constitutionnelles intéressant les Autochtones dans les années 1980, nombre de Premières Nations ont accepté de mettre en jeu leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités protégés par l’article 35 en concluant ou en négociant des traités modernes ou des ententes sur l’autonomie gouvernementale selon les conditions de négociation unilatérales du Canada.

 

Non seulement ces traités modernes et ententes sur l’autonomie gouvernementale ont contribué à rendre l’article 35 de la Constitution canadienne vide de sens juridique, politique ou économique, mais les ententes définitives créent ensuite des précédents utilisés contre d’autres Premières Nations en négociation.

 

De surcroît, les politiques du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale se trouvent bien en deçà des normes internationales établies dans les articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le Canada a appuyé publiquement la Déclaration en novembre 2010, mais de toute évidence, son interprétation de la Déclaration diffère de celle de la plupart des Premières Nations, si l’on tient compte de l’approche unilatérale qu’il privilégie en matière d’élaboration de lois et de politiques.

 

Le Canada avait voté contre la Déclaration le 13 septembre 2007, déclarant qu’elle allait à l’encontre de ses politiques intérieures, particulièrement les articles portant sur le droit à l’autodétermination des peuples autochtones, les droits territoriaux et le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.

 

Actuellement, la position du Canada à l’égard de la Déclaration est qu’elle peut être interprétée comme bon lui semble, bien que les principes de la Déclaration fassent partie du droit international et non du droit interne.

 

La stratégie fédérale consiste à garder la Loi sur les Indiens (avec des modifications) en tant que loi fédérale principale pour maîtriser et gérer les Premières Nations. La seule façon pour les Premières Nations de se soustraire à la Loi sur les Indiens est de négocier une entente en vertu des politiques à sens unique du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale. Ces ententes sur les revendications territoriales et l’autonomie gouvernementale exigent toutes l’extinction des droits ancestraux pour une parcelle de terre, une compensation financière et la délégation de compétences dans le cadre des ordres de gouvernement fédéral et provincial existants.

 

Le Canada a décidé de ne pas reconnaître la souveraineté préexistante des Premières Nations ni de permettre l’établissement d’un ordre de gouvernement distinct pour les Premières Nations en fonction de l’article 35 de la Constitution canadienne.

 

Que ce soit par le biais du chantage, de la subornation ou de la force, le Canada utilise la pauvreté des Premières Nations pour obtenir des concessions de celles qui veulent s’affranchir de la Loi sur les Indiens par le biais d’ententes sur les revendications territoriales ou l’autonomie gouvernementale. Toutes ces ententes sont conformes à l’interprétation, par le Canada, de l’article 35 de la Constitution canadienne, qui consiste essentiellement à convertir les Premières Nations en municipalités ethniques sur le plan juridique, politique et économique.

 

Les premiers groupes au Canada qui ont accepté de mettre en cause leurs droits inhérents et ancestraux conférés par l’article 35 en s’engageant dans des traités modernes ont créé une coalition, la Land Claims Agreement Coalition, qui a pour membres :

 

le Conseil des Premières Nations du Yukon (représentant neuf organisations de revendications territoriales au Yukon) ;

le Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) ;

le Conseil tribal des Gwich’in ;

la Société régionale Inuvialuit ;

la Première Nation des Kwanlin Dun ;

les Premières Nations des Maa-Nulth ;

la Société Makivik ;

a Nation naskapie de Kawawachikamach ;

la nation Nisga’a ;

Nunavut Tunngavik Inc. ;

Nunatsiavut Government ;

Sahtu Secretariat Inc. ;

Tlicho Government ;

la Première Nation de Tsawwassen ;

la Première Nation des Gwitchin Vuntut.

Les membres de la Coalition se sont regroupés, voyant que le gouvernement fédéral n’appliquait adéquatement aucun de ses traités modernes. Elle est devenue essentiellement un groupe de pression pour pousser collectivement le gouvernement fédéral à respecter ses traités modernes. Selon les membres de la Coalition, l’application des traités modernes pose encore problème aujourd’hui.

 

Le fait que le Canada a déjà enfreint les traités modernes ne devrait pas inspirer confiance aux Premières Nations qui se préparent à participer aux tables de négociation avec le Canada sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale.

 

Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a recensé 93 tables de négociation de traités modernes ou d’ententes sur l’autonomie gouvernementale à l’échelle du Canada.

 

Indiens micmacs en raquettes,en 1981.
Indiens micmacs en raquettes,en 1981.

Le gouvernement fédéral (et les provinces ou territoires) se sert des Premières Nations qui prennent part à ces 93 tables pour justifier les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale, qui sont fondées sur l’extinction du titre ancestral et des droits inhérents, ancestraux et issus de traités.

 

Le gouvernement fédéral fait régulièrement fi des Premières Nations qui refusent de négocier et qui résistent aux politiques fédérales de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale et continue d’exercer le contrôle et la gestion de ces dernières, grâce à la Loi sur les Indiens (des modifications).

 

Les tentatives des Premières Nations non participantes pour réformer les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale ne sont pas prises au sérieux par le gouvernement fédéral, vu le nombre de Premières Nations qui ont déjà mis en cause leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités en acceptant de négocier selon les conditions générales et de financement de ces politiques en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale.

 

Par exemple, après le jugement Delgamuukw, passé en 1997 par la Cour suprême du Canada, reconnaissant l’existence du titre ancestral au Canada, l’Assemblée des Premières Nations a tenté de réformer la politique de négociation des revendications globales afin qu’elle soit en accord avec la décision rendue par la Cour suprême du Canada dans la cause Delgamuukw.

 

Cependant, le 22 décembre 2000, Robert Nault, le ministre des Affaires indiennes de l’époque, disait essentiellement, dans une lettre adressée au chef Arthur Manuel : pourquoi le gouvernement fédéral devrait-il changer sa politique en matière de négociation des revendications globales si les Premières Nations sont prêtes à négocier en vertu de la politique dans sa forme actuelle ?

 

Voici une question qui mérite d’être soulevée : pourquoi les Premières Nations demeurent-elles à des tables de négociation qui mènent ultimement à l’extinction des droits inhérents et ancestraux de leur peuple, surtout lorsqu’il s’avère que les traités modernes sont régulièrement violés après leur signature par le gouvernement fédéral ?

 

Nombre de ces négociations se déroulent en Colombie-Britannique où, malgré vingt ans de négociations, le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique a produit deux petits traités modernes, avec les Premières Nations de Tsawwassen et des Maa’Nulth. Le traité des Nisga’as avait été conclu en 2000, en marge du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Tous ces traités modernes ont donné lieu à l’extinction du titre ancestral, par la conversion de réserves en terres en fief simple, l’élimination d’exonérations fiscales, la conversion de bandes en municipalités, parmi tant d’autres répercussions sur les droits inhérents et ancestraux.

nation métissée du Québec 001
La nation métissée du Québec existe aussi.

 

Le plan d’extinction du gouvernement Harper

Outre l’imposition de lois unilatérales ou de réductions et plafonds de financement aux Premières Nations et à leurs organisations politiques, l’approche “axée sur les résultats” annoncée le 4 septembre 2012 pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale revient, pour le gouvernement Harper, à dire aux Premières Nations qui négocient : “c’est à prendre ou à laisser”.

 

La politique du Canada en matière de négociation des revendications globales exige des Premières Nations qu’elles empruntent du gouvernement fédéral pour négocier leurs “revendications territoriales”. Selon le gouvernement fédéral :

 

À ce jour, les prêts courants versés aux groupes autochtones par le Canada afin d’appuyer leur participation aux négociations totalisent 711 millions de dollars. Ce montant représente une responsabilité financière majeure pour la collectivité autochtone. De plus, le gouvernement du Canada verse annuellement 60 millions de dollars en subventions et contributions aux groupes autochtones pour appuyer leur participation aux négociations.

 

Ce sont les politiques du Canada qui ont forcé les Premières Nations à emprunter pour négocier leurs “revendications”, la “responsabilité financière” qui en découle est donc une mesure politique conçue par le gouvernement fédéral pour pousser les Premières Nations à arriver le plus rapidement possible à un règlement de leurs “revendications”. Aux dires du gouvernement fédéral, le processus de négociation des revendications globales a plutôt “créé une industrie de la négociation qui a peu d’incitatifs à atteindre un accord”.

 

Cette dette cumulative de 711 millions de dollars, greffée aux subventions et contributions qui s’élèvent à 60 millions de dollars annuellement, a compromis ces Premières Nations participantes et leurs dirigeants au point où ils ne sont plus en position de sérieusement s’opposer au plan d’extinction du gouvernement Harper.

 

Plus de 50 % des revendications globales se trouvent en Colombie-Britannique. Le Sommet des Premières Nations représente les Premières Nations participantes en Colombie-Britannique, quoique certaines se soient jointes à l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, brouillant ainsi la distinction de longue date entre ces deux organisations politiques. Auparavant, cette dernière s’opposait avec véhémence au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, tandis que maintenant, elle se fait plutôt muette à ce sujet.

 

Ces deux principales organisations politiques, le Sommet des Premières Nations et l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, se sont regroupées pour former le B.C. First Nations Leadership Council, intégrant encore davantage les droits et intérêts de leurs communautés membres respectives, sans égard au fait qu’elles participent ou non au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les chefs qui ne prennent pas part au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique réagissent peu à l’approche “axée sur les résultats” du gouvernement Harper pour la négociation des traités et de l’autonomie gouvernementale.

 

Les Premières Nations de la Colombie-Britannique ne tirent pas parti du fait que depuis le jugement Delgamuukw, les gouvernements doivent considérer les revendications territoriales non réglées et les litiges comme passifs éventuels. Des passifs qui peuvent avoir une incidence sur la cote de crédit souverain du Canada et les cotes de crédit des provinces. Pour contrer ces passifs, le Canada présente le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique comme le moyen auquel il a recours afin d’amortir ces passifs, faisant remarquer que les Premières Nations empruntent des sommes substantielles pour négocier avec les gouvernements.

 

Un autre exemple récent qui montre à quel point les Premières Nations de la Colombie- Britannique et leurs organisations sont déconnectées est le fait qu’elles se soucient davantage de ce qui se passe sur la scène internationale que de la réalité nationale en matière de politiques et de droit est le tollé que le récent Accord Canada-Chine a provoqué au sein des Premières Nations.

 

Les chefs de la Colombie-Britannique, ainsi que leurs organisations dénoncent publiquement l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers Canada-Chine en raison de son incidence néfaste sur le titre et les droits ancestraux, pourtant, ils ne réagissent pas au plan d’extinction accéléré du premier ministre Harper. Il semble que les Premières Nations participantes se préoccupent davantage du fait que l’Accord Canada-Chine puisse faire obstacle au règlement de futures revendications territoriales dans le cadre du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Les chefs participant aux tables du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique et leurs organisations ont eu vingt ans pour négocier la “reconnaissance et la confirmation” du titre et des droits ancestraux, mais cela se révèle toujours impossible en vertu des politiques du Canada visant l’extinction des droits collectifs. Résultat : le processus n’a engendré que deux traités d’extinction. Même Sophie Pierre, présidente de la Commission des traités de la Colombie-Britannique a déclaré : “Si on ne peut pas réussir, l’heure est venue pour nous de nous rendre à l’évidence. Je pense qu’on ne l’a pas, alors qu’on arrête tout ça” [Traduction].

 

Il est reconnu que le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, qui se poursuit depuis vingt ans, s’est soldé par un échec. Il a bien servi les intérêts du gouvernement pour contrer ses passifs éventuels associés aux droits fonciers des Autochtones. Pourtant, il semble que les Premières Nations participantes sont tellement compromises par leurs prêts fédéraux et dépendent tellement de la source de financement que représentent les négociations qu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas se retirer des tables en masse et exiger concrètement que le gouvernement Harper revoie ses politiques en matière de négociation des revendications globales et de l’autonomie gouvernementale à la lumière des articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

 

Il en va de même pour les Premières Nations participantes en Ontario, au Québec et dans la région de l’Atlantique.

 

Les chefs qui ne participent pas aux processus de négociation de la Colombie-Britannique, du Québec ou de l’Atlantique n’ont pas réagi, ou à peine, à l’approche “axée sur les résultats” du premier ministre Harper pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Les chefs non participants semblent préoccupés davantage par les problématiques de gestion de programmes et de services que par leur titre ancestral et leurs droits ancestraux. Un fonctionnaire fédéral a résumé la situation ainsi : les chefs se penchent sur des éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, comme le développement économique et social, au mépris du principal objectif du Livre blanc, soit l’extinction du statut juridique des Premières Nations.

 

Conclusion

Vu leur silence devant l’approche “axée sur les résultats”, “à prendre ou à laisser”, du gouvernement Harper en matière de négociation, il semble que de nombreuses Premières Nations qui participent aux tables de négociation sur les revendications globales ou l’autonomie gouvernementale envisagent toujours de conclure une entente en vertu des politiques d’extinction du Canada.

 

Cela ne peut mener qu’à une division accrue des Premières Nations du Canada, au moment où de plus en plus de Premières Nations mettent en péril leurs droits constitutionnels et internationaux en consentant à conclure une entente définitive selon les politiques d’extinction du Canada, compromettant ainsi les positions politiques des Premières Nations qui ne sont pas en négociation.

 

Dans l’intervalle, au beau milieu d’une crise financière, le gouvernement Harper continuera de brader les terres et ressources ancestrales dans le cadre d’accords de libre-échange et de protection des investissements étrangers, qui garantiront à des sociétés étrangères l’accès aux terres et aux ressources et mettront en péril les droits ancestraux.

 

Certains dirigeants et membres de Premières Nations ont critiqué le chef national de l’APN, Shawn Atleo, pour avoir accepté une approche conjointe avec le gouvernement Harper, notamment la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations, mais à vrai dire, les chefs des quatre coins du Canada n’ont mis aucune pression sur le premier ministre Harper à la rencontre. De nombreux chefs ont plutôt profité de l’occasion pour se faire prendre en photo avec le premier ministre.

 

Les Premières Nations qui sont en processus de négociation conjoint avec le Canada semblent se diriger collectivement vers le “précipice à bisons” en s’apprêtant à signer des ententes d’extinction avec le Canada qui rendent l’article 35 vide de sens.

 

La plupart des critiques du chef national de l’APN, Shawn Atleo, émanent des chefs des Prairies signataires de traités. Il est intéressant de noter, en jetant un coup d’oeil au tableau fédéral des 93 tables de négociation, que peu de Premières Nations des régions visées par les traités historiques participent aux tables de négociation sur l’autonomie gouvernementale, à l’exception de l’Ontario, où l’Union des Indiens de l’Ontario et la Nishnawbe-Aski Nation négocient des ententes sur l’autonomie gouvernementale.

 

À la lumière des annonces faites le 4 septembre 2012 au sujet des changements apportés à la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale, de la réduction et du plafonnement du financement des organisations politiques des Premières Nations et des initiatives législatives unilatérales, de toute évidence, le premier ministre Harper a dupé le chef national de l’APN et les Premières Nations en démontrant que les “résultats” de la Rencontre Couronne-Premières Nations étaient à toutes fins utiles sans substance.

 

Lors de la Rencontre, un engagement que le premier ministre Harper a pris, est de faire un rapport d’étape en janvier 2013, ce qu’il fera sans doute. Le premier ministre annoncera probablement les progrès accomplis à toutes les tables de négociation au Canada ainsi que l’état d’avancement de ses initiatives législatives.

 

Il en ressort que les Premières Nations, selon la métaphore, se retrouvent “au bord du précipice”, au moment où les chefs semblent être neutralisés ou craindre de défier le gouvernement Harper. La plupart des membres des communautés, peu informés, ne voient pas l’ampleur de la situation dangereuse à laquelle ils sont exposés, ainsi que leurs générations à venir.

 

Le seul moyen de contrer le gouvernement Harper est de :

 

faire en sorte que toutes les Premières Nations qui participent aux négociations suspendent leurs pourparlers ;

organiser et coordonner des journées nationales d’action afin que les Premières Nations manifestent leur opposition au plan d’extinction du gouvernement Harper ;

réclamer que le Canada suspende toutes les dispositions législatives visant les Premières Nations au Parlement et qu’il cesse de présenter de nouveaux projets de loi ;

changer les politiques du Canada en matière de négociation des revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale pour “reconnaître et confirmer” les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations, y compris le respect et la mise en oeuvre des traités historiques.

À défaut d’organiser un mouvement de protestation et de résistance devant le plan d’extinction du gouvernement Harper, les Premières Nations devront accepter d’être reléguées au bas de l’échelle pour tous les indicateurs sociaux, culturels et économiques du Canada, se contenter d’adhérer au plan d’action économique et de création d’emplois du premier ministre Harper, et cesser de parler de leurs droits.

 

Russell Diabo

Éditeur et rédacteur en chef du First Nations Strategic Bulletin.

 

Le First Nations Strategic Bulletin est publié par le First Nations Strategic Policy Counsel, un groupe informel de personnes qui pratiquent dans les domaines de la politique ou du droit des Premières Nations. La publication, qui fait partie d’une série, est une initiative bénévole sans but lucratif. Pour obtenir d’anciens numéros, consultez la Collection électronique de Bibliothèque et Archives Canada.

 

http://www.letamtamcom.com/index.php/site/actualites-article/harper-lance-un-plan-important-dextinction-des-premieres-nations/

Censure des médias:Les moutons enragés: soit le grand nettoyage, soit la fermeture!

Un très gros dilemme se présente pour le blog des moutons enragés qui va bientôt fêter ses 4 ans, 4 ans d’informations, d’enrichissement, de recherches, de coups de gueules, de clashs, et surtout, une belle aventure pour des non-professionnels qui ont beaucoup donné pour que vous puissiez avoir une visions plus réaliste de la planète et des événements que ce que les médias classiques vous ont proposé.

mechouiAgneau

 

 

Depuis le premier article relayé le 1er Octobre 2010 jusqu’à aujourd’hui, nous avons relayé plus de 14 000 articles, accueillis plus de 240 000 commentaires, et surtout, ce sont plus de 30 millions de pages de vues, et à même réussi à se hisser à la 22ème place des blogs les plus populaires de France! Seulement, nous venons de recevoir une mise en demeure de la part de l’Agence France Presse nous intimant de cesser de reprendre les informations issues de leur réseau, mais également de supprimer tout article (ou extrait d’article) publié dans le passé, sans quoi la voie judiciaire serait utilisée car cela s’apparente à de la contrefaçon et une grave atteinte aux droits d’auteur.

En effet, relayer les informations issues d’un tel réseau, il faut prendre un abonnement dont le montant peut s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros par an, comme nous pouvons l’apprendre au détour d’un article du journal Le Monde.

Un droit de réponse de l’AFP a eu lieu sur le site de l’Association Terre Sacrée dont voici une partie du contenu et qui explique plus en détail les raisons d’une telle mise en demeure:

L’AFP est une agence mondiale d’information, indépendante et apolitique. Elle est productrice de nombreuses bases de données (textes, photos, vidéos ou graphiques d’information) protégées tant par le droit d’auteur en vertu de l’article L113-5 du Code de la propriété intellectuelle que par le droit sui generis prévu par les dispositions de la loi n° 98-536 du 1er juillet 1998. L’AFP est exclusivement financée par les abonnements qu’elle vend à ses clients tant en France qu’à l’étranger. Ce mode de financement assure à l’AFP une indépendance éditoriale que garantit par ailleurs son statut.

L’AFP ne peut que protéger le mode de financement sans lequel elle ne pourrait continuer à exister et à remplir sa mission d’information. Elle entend faire respecter la législation en vigueur relative aux droits d’auteur et au droit sui generis des bases de données, que nul n’est censé ignorer.

Le choix reste difficile dans l’immédiat même s’il me semble impensable de fermer ce blog, l’idée même de réaliser un tri parmi les 14 000 articles du blog pour retirer ceux violant les droits d’auteur ne peut que décourager… Et impossible de prendre un abonnement quel qu’en soit le prix, au vu des tarifs appliqués.

Je me donne donc jusqu’à demain soir pour prendre une décision, conjointement avec Voltigeur qui en est la co-administratrice, l’avenir du blog est donc sur la sellette…

Si le blog doit fermer, je vous remercie alors pour cette magnifique aventure qui a marqué beaucoup de vies dont la mienne, et qui a permis à tant de monde d’en apprendre un peu plus chaque jour.

Au cas où il resterait ouvert et qu’un grand ménage ait lieu, il y aurait alors une refonte du blog, avec une adaptation des méthodes de travail et de relai de l’information, plus de liens, de revues de presse, d’articles indépendants, en réduisant dans le même temps les risques de poursuites. Cela sera peut-être également une fermeture temporaire du blog le temps de procéder au tri des articles, des liens brisés, et nombre d’infos qui disparaîtraient…

Merci à tous pour votre attention.

Source:http://lesmoutonsenrages.fr/

USA: le deuxième homme enceint(e) s’apprête à accoucher

ledeuximehommeenceintedumonde

 

Selon le quotidien britannique « The Daily Mail », un couple de transsexuels a révélé qu’il attend le premier bébé d’ici un mois. 

Scott Moore devrait donner naissance à un garçon en février, avec son mari Thomas à ses côtés. Si sa grossesse arrive à son terme, Scott sera le deuxième homme enceint(e) du monde à donner la vie à un enfant. 

Scott et Thomas avaient été femmes et ont subi toutes les deux une chirurgie pour changer de sexe.  Scott, 30 ans, légalement marié à Thomas, car il a encore un certificat de naissance de sexe féminin, se dit prêt à connaître les joies de la paternité. Le couple a décidé d’appeler leur fils « Miles ». 

 

 

« Tous à poil ! » : les images du livre pour enfants qui font polémique

Tous à poil

L’ouvrage pour enfants « Tous à poil ! » continue de faire polémique. Après Copé, c’est au tour de Nadine Morano de l’avoir critiqué. Un coup de projecteur qui a permis à l’album de remontrer de façon spectaculaire dans la liste des meilleures ventes de livres.

Une petite polémique suffit parfois à faire le bonheur des éditeurs. Pointé dimanche sur RTL par Jean-François Copé, puis hier lundi sur France 2 par Nadine Morano, le livre pour enfants « Tous à poil ! », publié par leséditions du Rouergue (basées à Arles) est de retour dans le top des ventes du site Amazon.

En réaction aux propos de Jean-François Copé, la ministre de la Santés’est interrogée sur LCP si « la prochaine étape » allait être « d’interdire aux enfants d’ailler regarder Kirikou, parce qu’on y voit des enfants et des adultes nus ».

Va-t-on interdire Kirikou un jour?
Va-t-on interdire Kirikou un jour?

Le classement Amazon, qui est créé automatiquement à partir de la progession des ventes d’un ouvrage (et non du nombre d’exemplaires vendus) prouve bien l’intérêt que porte le public à l’ouvrage. « Tous à poil !' » s’y classe ainsi quatrième des ventes toutes catégories, et prend aisément la première place du top de littérature jeunesse.

Une belle performance pour cet ouvrage qui, selon le Huffington Post, ne s’est vendu qu’à 1 500 exemplaires depuis sa parution.

L’occasion de revenir sur le contenu de cet ouvrage qui fait tant polémique. Signé par l’illustratrice Claire Franek, à l’origine de l’idée, et dessiné par Marc Daniau, le livre est paru en avril 2011, et a gagné cette même année le prix album Libbylit au salon du livre de la jeunesse de Namur. Chacun des auteurs a signé de nombreux livres jeunesse.

À poil le chien!...?
À poil le chien!…?

« Un livre joyeux »

Les 40 pages du livre, destiné aux 5-6 ans, sont constituées de double-écrans présentant chacun un personnage, familier du quotidien de l’enfant, représenté en train de se déshabiller avant de prendre un bain. Le bébé, le policier, la maîtresse, le PDG, la mamie ou encore le docteur sont ainsi représentés en train d’enlever leurs vêtements.

À poil la maîtresse!
À poil la maîtresse!

Interrogé sur RTL, Marc Daniau explique que les auteurs de l’ouvrage souhaitaient « dédramatiser [la nudité] et de dire aux enfants qu’on a tous des zizis, tous des fesses, on est tous imparfaits. C’est pas grave. L’important c’est d’être bien dans son corps. Mais c’est un livre joyeux ».

Source: Midi Libre

Nouvel Ordre Mondial: télévision et lavage de cerveaux

Lavage de cerveaux

À la télévision la désinformation massive, la météo, les résultats sportifs, le juste prix avec son public bien dressé qui rit, tape dans les mains sur commande, les émissions de télé-réalité avec son lot de dégénérés consanguins, des clips remplis de grosses voitures, de prostituées et de faux gangsters …

Dans la rue des troupeaux de consommateurs, lobotomisés par le petit écran, ils se pensent bien informés, ne veulent pas trop réfléchir, estiment vivre dans une démocratie puisqu’ils votent tous les cinq ans, à droite ou à gauche, selon le vent, et dont, les seules préoccupations sont la presse people, les grandes marques, les téléphones portables ou comment finir le mois …

La question qui est impossible d’éviter de se poser est :
dans la mesure où l’information que nous recevons est monolithique, formatée, décidée à notre place, dans quelle mesure pouvons-nous toujours prétendre être maîtres de nos opinions et de notre pensée ? Jusqu’à quel point la notion même de démocratie peut encore être pertinente si une partie si essentielle de notre liberté, à savoir la pensée, nous est ôtée ? En quoi sommes-nous encore sujets ou plutôt en quoi ne sommes-nous pas objets ? Jusqu’à quel point pouvons-nous affirmer avec certitude ne pas être ces machines de « Matrix » ou ces robots de « Terminator .

Les lieux mystérieux de la Terre: l’Île de Gunkanjima

L’île abanbonnée de Gunkanjima au Japon

 

L'île à vol d'avion.
L’île à vol d’avion.

 

Aujourd’hui,je vous emmène au Japon et plus précisément au large de la préfecture de Nagasaki. Là-bas se trouve une île exceptionnelle…

vue de la mer...
vue de la mer…

L’île de Gunkanjima également appelée Hashima a été abandonnée dans les années 1970 après la fermeture d’une mine. Environ 5 000 mineurs y exploitaient la houille, un type de charbon spécifique mais l’île va rapidement connaître le déclin suite au remplacement de la houille par le pétrole. Cette île ne vous est peut être pas inconnue si vous avez vu le dernier James Bond, Skyfall. En effet, le réalisateur Sam Mendès s’est inspiré de ce lieu comme décor pour le repère du méchant Raoul Silva.

À l'image  d'une Terre d'après les Humains.
À l’image d’une Terre d’après les Humains.

 

Un petit drone a tout visité récemment.
Un petit drone a tout visité récemment.

 

Tout a été laissé intact...ou presque.
Tout a été laissé intact…ou presque.

 

Crise économique:début de délocalisation de la Chine vers l’Éthiopie

Hennes and Mauritz

 

« À la fin de l’été, le géant suédois de l’habillement H&M (Hennes and Mauritz) a annoncé la délocalisation prochaine de plusieurs de ses sites de production de la Chine vers l’Éthiopie. Pour cette multinationale, les salaires des ouvriers Chinois seraient devenus trop élevés !

Ainsi désormais, pour le plus grand bonheur (et profit) des actionnaires de H&M, ce sont des esclaves Éthiopiens qui pourront fabriquer les vêtements qui seront vendus à des chômeurs en Europe. Car ces usines délocalisées désormais de la Chine vers l’Éthiopie, c’est en tout premier lieu en Europe qu’elles ont été fermées.

Il est urgent de mettre en place la démondialisation, de mettre au pas la finance internationale et de sanctionner les politiciens qui sont complices… »

Source: Contre-Info,Sylvain Jonathan)

Le marin embrassant, ou «l’aveuglement sélectif de la Culture du Viol »

kissing-sailor

(Je vous présente ici,un article différent de ce que je fais habituellement…dans le but  d’espacer des nouvelles d’une très grande négativité…,même si elles sont vraies.)

La plupart d’entre nous sont familiers avec cette image. Capturée à Times Square  au Jour de la Victoire ,en 1945, elle est devenue  l’une des photographies les plus emblématiques de l’histoire américaine, symbolisant la joie et l’exubérance ressentie dans tout le pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant longtemps, l’identité de la paire est restée un mystère. Elle  est certainement plus passionnée et assez romantique, et  beaucoup spéculent qu’ils étaient un couple un marin et d’une infirmière, célébrant et partageant  leur joie. Cette année, cependant, les historiens ont finalement confirmé que la femme était  Greta Zimmer Friedman, une assistante dentaire à l’époque, et George Mendonsa, un marin.

Jetez un oeil à quelques articles à ce sujet. Avez-vous le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond?

*les articles sont en anglais:

http://www.huffingtonpost.com/2012/05/02/kissing-sailor-photograph-eisenstaedt-mendonsa-friedman_n_1471058.html

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2187071/Times-Square-Sailor-nurse-kissing-iconic-WWII-photograph-reunited.html

http://www.cbsnews.com/8301-33816_162-57491471/sailor-nurse-from-iconic-vj-day-photo-reunited/

 

Quelques faits en sont venus à la lumière. Loin d’être un baiser entre un couple d’amoureux , nous apprenons que George et Greta étaient de parfaits inconnus . Nous apprenons que George était ivre , et que Greta n’avait aucune idée de sa présence, jusqu’à ce qu’elle était dans ses bras , avec ses lèvres sur les siennes .

Les articles nous donnent même les propres mots de Greta :

«Ce n’était pas mon choix d’être embrassée . Le gars a juste venu et m’a attrapé ! « 

«Je ne l’ai   pas vu s’approcher , et avant que je le savais, j’étais prise  dans cet étau . [sic] »

 » On n’oublie pas ce gars-là vous saisir . « 

«Cet homme était très fort. Je ne voulais  pas à l’embrasser . Il m’a embrassé . « 

Il semble assez clair , alors , que ce que George avait commis serait considérée comme une agression sexuelle selon les normes modernes . Pourtant, dans un incroyable exploit d’aveuglement volontaire , aucun des articles  n’ont commenté cela ainsi , même si elles reproduisent les paroles de Greta pour nous. Pas  un seul accusé de la nature problématique de la photo que ses remarques révèlent , ils continuent à parler de l’image d’une manière respectueuse et  fantasque,  » toujours fascinés par son baiser intemporel. « Les actions de George sont romancées et glorifiées :c’est presque  comme  si Greta n’avait jamais parlé .

D’une certaine façon , je comprends cela. La fin de la guerre est une grosse affaire, et l’euphorie ressentie dans tout le pays ce jour-là est une partie importante de l’histoire américaine . Pendant si longtemps, cette photo est venue à représenter qu’une exaltation  débridée , capture les cœurs des anciens combattants et de leurs familles. Le fait que cette photo bien-aimée est une représentation d’une agression sexuelle , plutôt que de passion, est une vérité inconfortable , et de l’appeler comme telle pourrait faire une « semblant  être une couverture mouillée » . Après tout, ce marin a risqué sa vie pour son pays. Certes, son soulagement et son excitation à la fin de la guerre est justifiée ? Certes, ce sont des circonstances particulières ? La réponse à la première question est oui . Il a parfaitement le droit d’être extatique. Il a parfaitement le droit de célébrer. Toutefois, ce droit ne s’étend pas à son incidence sur quelqu’un d’autre,sur  l’autonomie corporelle .

Le refus de reconnaître un problème ici n’est pas surprenant , compte tenu de la culture du viol dans lequel nous vivons . Il n’est pas facile d’affirmer que le corps d’une femme est toujours son bien , ne doit pas être utilisé au gré d’un homme sans son consentement. Il est beaucoup plus facile de fermer les yeux sur les sentiments des femmes , de prétendre qu’ils devraient sympathiser avec l’homme , qu’ils devraient être de bons sportifs et juste aller avec elle . Et les structures de la plus forte puissance derrière l’homme , plus il devient difficile d’agir autrement . Mais si nous sommes sérieux au sujet de faire baisser la culture du viol  et de réduire la violence généralisée contre les femmes , alors nous devons dire clairement que l’engagement avec une personne sexuellement sans son consentement n’est pas correct , même si c’est une position inconfortable à prendre. ..Surtout quand il s’agit d’une position inconfortable à prendre.

(Source: http://cratesandribbons.com/author/stripedleopard/ )

 

Programme économique du Front national du Québec .parti2

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Chomage – Emploi

  • Mise en oeuvre de la préférence québécoise reliée  à l’embauche.Établissement d’une clarté des postes recherchés par les ministères afin d’établir une justice pour tous.
  • L’État du Québec  sera engagé dans une politique de plein emploi sous un gouvernement du Front national du Québec.Un revenu minimum garanti sera établi pour les femmes et les hommes désirant rester au foyer afin d’éduquer leurs enfants ou d’être un aidant naturel pour  leurs parents ou une personne âgée ou handicapée.
  • L’économie d’un pays n’est saine que dans la mesure où la prospérité des entreprises privées concourt au bien général de la communauté.Aussi le Front national du Québec entend se faire respecter  au nom des citoyens et des citoyennes  quant aux mesures   qu’il prendra afin de réformer les comportements sociaux et écologiques des entreprises privées,au Québec.Nul ne sera au-dessus des lois .
  • intégration des employés    reliés aux territoires des Premières Nations et de la Nation Métisse du Québec ,dans la fonction publique québécoise.
  • Le Recours aux travailleurs clandestins étrangers sera sévèrement sanctionné.
  • Judiciarisation des crimes d’esclavage domestique concernant des employés domestiques « non payés » et gardés malgré leur volonté.
  • Instauration d’un service public de formation adaptée aux besoins des entreprises et de l’environnement.
  • Abolition d’un nombre importants de postes  jugés superflus dans le secteur des hauts fonctionnaires de l’état ,jouissant de positions « nommées et édictées sans affichage public ».Ces postes sont considérés être « des postes politiques partisans » et ce  type de fonctionnement sera désormais jugé comme étant « criminel et passible de poursuites légales » dans un nouveau Code Civil et Criminel Unifié de l’État du Québec.L’ensemble des postes de hauts fonctionnaires « nommés par paysannerie politique » sera ré-évalué dans une enquête publique  sur la fonction publique et son intégrité .
  • Remplacement des régimes de pensions de la fonction publique  en faisant appel au secteur privé afin de libérer les payeurs de taxes et les citoyens de régimes auxquels ils n’ont pas de contrôle sur le futur.Si l’ensemble des citoyens et des citoyennes n’ont pas le moyen de se payer des fonds de pension acceptables,comment peut-on tolérer qu’ils  payent des régimes de  retraites  indexés aux coûts de la vie  ,aux serviteurs de l’État ,mais aux frais des travailleurs et des travailleuses laissés à leurs comptes?
  • Remplacement de la protection et de la pérennité des emplois  « nommés et édictés » par une embauche à contrats définis dans le temps.L’État du Québec créant pour se faire une Agence de la Fonction Publique et du Travail National .
  • L’ensemble de ces propositions seront placés  sur notre site internet ,sur ce lien: http://FrontnationalQ.onlc.fr

Une pensée philosophique pour le mois d’août

 

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En prenant une bonne position pour réfléchir ,l’esprit se détend ,et,en forêt peut venir en communion avec la nature.

 

Un certain philosophe a écrit comme question:

« Quand il n’y a plus rien à faire,que faites-vous? »

Le mois d’août est souvent pris comme une période de vacances ,hors en ce temps ou le Nouvel Ordre Mondial contrôle tout ,la façon la plus adroite,voire révolutionnaire pour agir est de méditer,de réfléchir.Le système politique,économique et social dans lequel nous essayons de survivre,ne peut tolérer que trop de gens n’aient rien à faire et surtout  si vous occupez ce temps-là pour réfléchir.

Plus nous réfléchissons et plus nous nous éveillons à l’intérieur de nous-mêmes.Plus notre créativité se développe,car notre cerveau fonctionne.

Nos gouvernements,nos banquiers et nos administrateurs de grandes compagnies multinationales  tremblent à l’idée que dans une masse de population qui  peut trouver le temps de réfléchir,il se trouverait  un ou deux individus plus brillants que les autres pouvant  imaginer quelque chose (une méthode,un système ,une façon de vivre,etc) de mieux que ce que l’environnement humain vit…surtout en ville!

Ceci pourrait menacer l' »Establishment » tout entier.De là ,l’importance d’isoler les « dits » individus  et de les signaler à l’ensemble social  comme étant « dangereux » et représentant une menace  pour tout le monde.

Ceux que nos gouvernements corrompus nous présentent comme étant des « ennemis de l’état »,ne sont en fait que des gens comme vous et moi qui un jour se sont éveillés  eux-mêmes par leurs réflexions et leurs méditations sur le sens profond de la vie.En fait,ils ne menacent que le confort d’un tout petit nombre de profiteurs du système politique,social et économique.

La pire erreur que nous pouvons commettre est de croire que nous ne pouvons rien changer,parce que le gouvernement est dangereux ,puissant,corrompu et qu’il est la loi.De fait:nous pouvons tout  et le gouvernement craint  particulièrement que vous  pourriez prendre conscience de ce fait précis et que vous pourriez décider de vouloir changer votre vision de la vie.

Les grandes révolutions commencent ainsi:par un individu qui réfléchit,en prenant son temps.

Voilà pourquoi votre employeur ne vous donne pas le temps de réfléchir et qu’il vous espionne pour voir si vous avez toujours quelque chose à faire.

Voilà pourquoi  votre banquier ne vous laisse pas trop de temps pour payer des dettes.

Voilà  pourquoi votre gouvernement  déteste voir le nombre de chômeurs et d’assistés sociaux augmenter trop…et pourquoi il  fait circuler divers préjugés et mots d’ordre dans la société:afin de vous conditionner en vous abrutissant pour éviter que votre pensée devienne créatrice.

Les mensonges ,les fraudes ,les psychoses collectives et le contrôle de l’abrutissement des masses travailleuses  permettent aux gouvernements  esclavagistes de se maintenir en place.

En 2013,  ralentir son rythme de vie,voire même arrêter complètement de travailler ,faire un exercice quotidien ,éliminer les toxines de son corps ,ne consommer que le nécessaire,éliminer la télévision de votre vie,boycotter  la publicité vont permettre une prise de conscience  qui va vous faire aimer ce qui est naturel et vivant  en rejetant votre conditionnement social.Votre être intérieur se révélera à vous et vous  voudrez abolir ce capitalisme morbide  destructeur de vie.

 

À ce moment-là,vous êtes devenus des révolutionnaires,car vous avez changé…quelque chose en vous qui sommeillait,vient de se réveiller!

Michel Duchaine

Chercheur et Diseur de Vérité