Astronomie:La NASA détecte une énorme explosion thermonucléaire dans l’espace lointain

 

 

“Cet éclatement a été exceptionnel”. L’astrophysicien de la NASA Peter Bult s’enthousiasme après l’observation d’une explosion thermonucléaire massive dans l’espace. À l’origine de cet évènement ? Un puissant pulsar, c’est-à dire les restes stellaires d’une étoile en supernova. L’implosion du corps céleste était trop petite pour former un trou noir, mais a pu être découverte par l’agence spatiale grâce à la projection intense d’un faisceau de rayons X, capté par le télescope NASA Neutron star Interior Composition Explorer (NICER) de la Station spatiale internationale (ISS). Le phénomène, décrit dans une étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters fin octobre, serait le plus puissant et le plus brillant jamais détecté.

 

 

 

Plus précisément, les pulsars sont des sortes d’étoiles à neutrons. Lorsqu’ils n’ont plus de “carburant”, leur noyau compact s’effondre sous son propre poids et explose. Ces objets astronomiques hébergent des points chauds émettant des rayons X. Et comme ils tournent vite, ils balayent ces points embrasés dans notre champ de vision, produisant des impulsions de rayonnement de haute énergie.

La rotation rapide de l étoile peut entrainer deux faisceaux radio. produits par le champ magnétique. -> perception d impulsions radio périodiques. horloges cosmiques de grande stabilité.

Le lointain pulsar observé par la NASA est surnommé SAX J1808.4-3658, ou J1808. Il se trouve à environ 11.000 années-lumière de la constellation du Sagittaire. L’explosion a quant à elle été observée par la NASA le 20 août dernier. Et elle révèle “de nombreux phénomènes qui n’ont jamais été vus ensemble en une seule rafale”, d’après les chercheurs. Ces derniers estiment qu’elle est un puissant rappel que l’espace est extrêmement dangereux. En seulement 20 secondes, l’éclat a libéré la même quantité que notre Soleil produit en 10 jours.

 

Des changements de luminosité

Les détails capturés lors de cette “éruption record” devraient aider les astronomes à affiner leur compréhension des processus physiques à l’origine de ces poussées thermonucléaires. Car les données de NICER montrent des caractéristiques étranges, notamment “ un changement de luminositéen deux étapes, peut-être causé par l’éjection de couches séparées de la surface du pulsar ”, explique Peter Bult.

En fait, les astronomes pensent que l’explosion a été causée par de l’hélium accumulé, qui se serait enfoncé sous la surface du pulsar et aurait fondu pour composer une boule de carbone. “Ensuite, l’hélium explose et libère une boule de feu thermonucléaire sur toute la surface du pulsar”, explique Zaven Arzoumanian, directeur de la mission NICER. Seulement, après s’être stabilisée, avoir augmenté puis s’être rétractée, la luminosité du flash s’est de nouveau allumée, de façon moins importante. Il faudra de plus amples recherches pour que les scientifiques comprennent pourquoi.

 


EN COMPLÉMENT

 

Qu’est-ce que la limite de Chandrasekhar ?

 

Au cours de leur vie, les étoiles traversent plusieurs phases corrélées à leur dynamique interne. Cette évolution peut les mener au stade de naine blanche et, par la suite, jusqu’aux stades d’étoile à neutrons et de trou noir. En 1930, alors qu’il n’avait que 20 ans, le physicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar démontre que la fin des étoiles dépend de leur masse et de celle de leur cœur.

Il calcule alors la limite maximale qu’un objet peut atteindre avant soit d’exploser, dans le cas d’une naine blanche (étoiles peu massives), soit de s’effondrer en étoile à neutrons ou en trou noir dans le cas d’une étoile massive. Cette limite porte le nom de « limite de Chandrasekhar » et vaut 1.44 masses solaires, soit 2.9×1030 kg.

Fin de vie des étoiles peu massives : naines blanches et supernovas de type Ia

1. Évolution d’une étoile en naine blanche

Le stade de naine blanche est le stade final de l’évolution des étoiles de la Séquence principale possédant une masse comprise entre 0.05 et 10 masses solaires (1). Une étoile demeure stable dès lors que l’effet de la gravitation, qui tend à contracter l’étoile sur elle-même, est contrebalancé par la pression de radiation issue des réactions de fusion thermonucléaire ayant lieu dans son cœur. Ces deux forces s’équilibrent, permettant à l’étoile de rester stable sur la Séquence principale.

Cependant, à la fin de sa vie, une étoile peu massive a fusionné la presque totalité de son hydrogène en hélium. Les réactions de fusion thermonucléaire s’arrêtent donc progressivement et ne fournissent plus assez de pression de radiation pour équilibrer la contraction gravitationnelle. L’étoile s’effondre alors sur elle-même.

Cet effondrement entraîne une élévation extrêmement importante de la température (jusqu’à 100 millions de Kelvin) et de la pression du cœur, conduisant à un nouvel état d’équilibre hydrostatique et à l’allumage de nouvelles réactions thermonucléaires fusionnant l’hélium en carbone et en oxygène, par l’intermédiaire du mécanisme de réaction triple-alpha (processus permettant d’aboutir à la formation de carbone à partir de la fusion de trois particules alpha).

 

Ces réactions de fusion dégagent une importante quantité d’énergie allant du centre vers la périphérie de l’étoile, générant une pression interne responsable de l’augmentation du diamètre de l’étoile : celle-ci devient une géante rouge. Ce stade est temporaire, car la fusion de l’hélium est un processus assez rapide ; une fois cette dernière terminée, la contraction gravitationnelle recommence. L’étoile n’étant pas assez massive pour amorcer la fusion du carbone, son cœur s’effondre et donne naissance à une naine blanche. Les couches périphériques rebondissent sur le cœur et son éjectées dans l’espace pour former une nébuleuse planétaire (composée d’hydrogène et d’hélium).

2. De la naine blanche à la supernova de type Ia

Le cœur carbone-oxygène de la naine blanche continue de se contracter sous l’effet de la gravitation. Cependant, sous cette compression progressive, les atomes finissent par se retrouver très étroitement juxtaposés. La matière atteint une telle densité que les orbitales atomiques sont compressées les unes contre les autres. Dès lors, une pression opposée à la gravité apparaît : la pression de dégénérescence électronique.

En effet, le principe d’exclusion de Pauli empêche alors les orbitales atomiques contenant des électrons de se rapprocher davantage. Ce principe interdit à deux électrons d’être dans le même état quantique, c’est-à-dire de posséder un spin identique sur un même niveau d’énergie. Pour empêcher la violation du principe d’exclusion, une force s’opposant à la contraction gravitationnelle émerge. Un tel état de la matière est appelé « matière dégénérée ».

 

Grâce à cette pression de dégénérescence électronique s’opposant à la gravité, la naine blanche, dont le cœur possède une masse inférieure à 1 masse solaire (2), atteint un état d’équilibre très stable. Sans influence extérieure, la naine blanche est vouée à refroidir progressivement et à devenir une naine noire.

Toutefois, si la naine blanche appartient à un système binaire, celle-ci peut accréter (absorber) de la matière de son compagnon (3), ayant pour effet d’augmenter sa masse tout en diminuant son rayon. Cette augmentation de masse entraîne la compression du cœur, conduisant à une augmentation de température jusqu’à ce que cette dernière soit suffisante pour permettre la fusion du carbone (3).

Lorsque la masse de la naine blanche atteint la limite de Chandrasekhar, soit 1.44 masses solaires, la température est si élevée que la réaction de fusion du carbone s’emballe brusquement, libérant une quantité phénoménale d’énergie (supérieure à l’énergie de liaison gravitationnelle du cœur) et conduisant à l’explosion thermonucléaire de la naine blanche en supernova de type Ia (4). La naine blanche est littéralement soufflée et aucun résidu, hormis un rémanent, ne demeure après sa fin. Un tel processus porte le nom de « modèle à dégénérescence simple ».

 

 

Il a été avancé que, théoriquement, si une naine blanche accrète une importante quantité de matière en un laps de temps extrêmement bref, alors celle-ci pourrait contenir la réaction de fusion du carbone suffisamment longtemps pour s’effondrer sur elle-même et former une étoile à neutrons (5). Toutefois, cette hypothèse reste actuellement très discutée.

Fin de vie des étoiles massives : supernovas de type II, étoiles à neutrons et trous noirs

1. Évolution d’une étoile en étoile à neutrons

Pour une étoile possédant une masse supérieure à 10 masses solaires, le destin est tout autre. Une telle étoile est suffisamment massive pour que se son cœur de carbone-oxygène se contracte et se réchauffe de manière à amorcer la fusion du carbone en néon et magnésium. Puis, la température continuant d’augmenter sous la contraction gravitationnelle, le néon fusionne pour donner du fer et du nickel 56.

À ce stade, la pression de dégénérescence électronique qui s’exerce au sein du cœur est suffisante pour contrebalancer la gravité. Cependant, les réactions de fusion continuent à produire du fer et du nickel 56, qui se déposent progressivement sur le cœur, augmentant graduellement sa masse jusqu’à ce que elle-ci atteigne la limite de Chandrasekhar. Dès lors, la pression de dégénérescence électronique n’est plus suffisante et le cœur s’effondre.

Afin de respecter le principe d’exclusion de Pauli, les électrons entrent dans les protons qui se transforment en neutrons. Le cœur subit donc une neutronisation générale avec émission masive de neutrinos électroniques. Le cœur devient une étoile à neutrons avec un diamètre compris entre 20 et 30 kilomètres.

Parallèlement, les couches entourant le cœur rebondissent sur ce dernier à une vitesse égale à 10% de celle de la lumière, prenant la forme d’une onde de choc. L’émission massive de neutrinos se propage du centre vers la périphérie, chauffant brutalement l’onde de choc. L’onde de choc et l’émission rapide de neutrinos combinées conduisent à un phénoménal dégagement d’énergie sous la forme d’une supernova de type II.

À ce stade, le cœur neutronique continue de se contracter sous l’effet de la gravitation jusqu’à ce que les neutrons, soumis au principe d’exclusion de Pauli, développent une force répulsive contrecarrant la gravité : c’est la pression de dégénérescence neutronique. L’étoile à neutrons devient ainsi stable tant que le cœur ne dépasse pas une masse de 3 masses solaires.

2. Évolution d’une étoile à neutrons en trou noir : la limite d’Oppenheimer-Volkoff

Comme vu ci-dessus, une étoile à neutrons est stable tant que la pression de dégénérescence neutronique contrebalance la contraction gravitationnelle. Cela n’est possible que tant que la masse du cœur reste inférieure ou égale à 3 masses solaires. Au-delà de cette limite calculée par les physiciens J. R. Oppenheimer et G. M. Volkoff, l’étoile à neutrons s’effondre en trou noir.

 

Pour une étoile à neutrons solitaire, l’évolution sera donc extrêmement stable. En revanche, pour une étoile à neutrons binaire et/ou entourée d’autres corps célestes, l’évolution est plus chaotique. Celle-ci pourra accréter la matière de son/ses compagnon(s), augmentant progressivement la masse de son cœur neutronique jusqu’à la limite d’Oppenheimer-Volkoff.

Une fois cette limite atteinte, la pression de dégénérescence neutronique n’est plus suffisante pour contrebalancer la contraction gravitationnelle. Le cœur s’effondre dès lors sur lui-même et un horizon des événements apparaît, piégeant la lumière émise lors du dégagement d’énergie dû à l’effondrement. L’étoile à neutrons disparaît pour laisser place à un trou noir stellaire.

Dans certains cas, la transformation en trou noir ne passe pas par l’étape de l’étoile à neutrons. Si lors de la neutronisation du cœur de l’étoile, ce dernier possède une masse supérieure à la limite d’Oppenheimer-Volkoff, alors le cœur s’effondre directement en un trou noir stellaire.

 

Sources : Iopscience (1), Observatoire de Paris (2), AnnualReviews (3), Department Of Astronomy Of Ohio State University (4), Arxiv.org (5)

 

 

 

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Astronomie:Des scientifiques identifient un nouveau type de trous noirs dans une étude

Jeudi, une équipe de scientifiques dirigée par un chercheur de l’université de l’Ohio, aux Etats-Unis, a fait paraître une étude dans une revue spécialisée. Les experts pensent avoir mis au jour un type de trous noirs inconnu jusqu’alors.

Cliché historique d'un trou noir.
Cliché historique d’un trou noir.

 

« Il attend dans le ciel / Il aimerait venir à notre rencontre / Mais il craint de nous rendre dingues », chantait David Bowie (en anglais bien entendu) dans sa chanson Starman en 1972. Si à la différence de Ziggy Stardust, la découverte consignée par une équipe de scientifiques dans une étude parue jeudi dans la revue spécialisée Science ne risque pas de nous approcher, elle a, elle aussi, attendu un moment avant que l’humanité ne la remarque dans sa voûte étoilée. Ces savants viennent en effet d’identifier un nouveau type de trous noirs, à la masse plus légère que celle de ses pareils. 

Todd Thompson, professeur d’astronomie à l’université de l’Ohio, qui a piloté l’étude, a résumé la démarche de son escouade d’experts, comme le relaie phys.org: « Ce que nous avons fait, c’est que nous avons élaboré une nouvelle manière de chercher les trous noirs, mais nous avons aussi potentiellement identifié l’un des premiers exemplaires d’une nouvelle classe de trous noirs à faible masse, inconnue des astronomes jusqu’ici. Les masses des choses nous renseignent sur leur formation et leur évolution, ainsi que sur leur nature ». 

Au plus près de la vie et de la mort des étoiles

Il a aussitôt résumé les enjeux: « Les gens essayent de comprendre les explosions de supernovas, l’explosion d’étoiles supermassives, comment les éléments se forment au sein des étoiles supermassives. Donc si nous pouvions révéler un nouvel ensemble de trous noirs, on verrait mieux pourquoi telles étoiles explosent, telles autres non, telles étoiles forment des trous noirs, et telles autres des étoiles à neutrons. Et ça ouvre un nouveau champ d’études. »

 

Les grands cimetières par-dessus la Lune se peuplent de deux manières: soit une étoile meurt, rétrécit puis explose pour laisser alors la place à un trou noir, soit elle disparaît plus discrètement pour devenir une étoile à neutrons. Ainsi, la recherche autour des trous noirs dépasse les maux de crâne qu’elle cause parmi les plus brillants esprits liés à l’exploration spatiale ou la prouesse technique, comme l’obtention il y a quelques mois d’un cliché montrant l’un d’entre eux. Apprendre à connaître les trous noirs, c’est apprendre à connaître la vie et la mort des étoiles. 

Inverser la perspective

L’origine de cette trouvaille remonte à deux ans. Longtemps, la communauté scientifique n’a répertorié que des trous noirs dont la masse multipliait celle du soleil de cinq à quinze fois. Or, à l’été 2017, l’observatoire d’ondes gravitationnelles LIGO a exhumé deux trous noirs situés à 1,8 milliard d’années-lumière de la Terre et a jaugé leur masse. Elle était respectivement 25 et 31 fois plus importante que celle du soleil. Les experts ont bientôt éprouvé l’envie d’inverser la perspective: puisque des trous noirs bien supérieurs à la gamme connue jusqu’alors existaient, se pouvait-il que des trous noirs inférieurs à l’échelle considérée auparavant se trouvent également dans l’univers? 

La masse des étoiles à neutrons plafonnant à 2,5 fois celle du soleil, un intervalle restait béant entre les étoiles à neutrons les plus conséquentes et les plus petits trous noirs identifiés à l’époque. 

100.000 étoiles, puis 200, puis une

Les spécialistes ont commencé par collecter les données d’APOGEE, pour Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment ou en français l’Expérience sur l’évolution galactique de l’observatoire d’Apache Point, nourries du suivi de 100.000 étoiles de la Voie lactée, puis ont restreint le panel à 200 spécimens stellaires. Ils ont fini par isoler une étoile rouge géante gravitant en orbite d’un élément à la fois sensiblement plus faible que le trou noir à la masse la moins impressionnante (évaluée alors à cinq fois celle du soleil) et bien plus lourd cependant que n’importe quelle étoile à neutrons. Après avoir phosphoré autour de calculs rendus possibles notamment par le satellite Gaïa, l’équipe a établi qu’elle contemplait un trou noir dont la masse équivalait à 3,3 fois celle du soleil. 

De quoi envoyer balader quelques vieilles lunes dans leur domaine. 

Galaxie WAS 49 a un trou noir assez visible

 

 

 

 

 

Reprise d’une expérience allemande:des branchies en 3D pour permettre à l’homme de respirer en continu sous l’eau

Au beau milieu de la Seconde Guerre Mondiale,de grands scientifiques allemands  avaient rêvé de fabriquer une armée de soldats capable de  franchir des mers,voire des océans  par leurs propres moyens,sans  scaphandres autonomes!Ils pensaient à développer  une nouvelle race d’humains  hybrides:moitié homme,moitié poisson!

Regardez maintenant ou l’on est rendu en 2019:

 

Grâce au designer et chercheur en biomimétisme japonais Jun Kamei on entre dans une ère sous marine nouvelle. Ce dernier a en effet créé un équipement bien utile aux amateurs de plongée. Plus précisément, il s’agit des branchies artificielles en 3D qui devraient nous aider à continuer de respirer sous l’eau.

Comme le rythme de vie terrestre peut être assez lassant à la longue, on a tous rêvé a un moment ou à un autre de vivre sous l’eau comme les poissons; dans une « dimension » sans bruits et sans stress.

On pense d’ailleurs que Jun Kamei, qui travaille actuellement à l’université de Tokyo s’est inspiré de cette idée pour faire aboutir sa création. Le mois dernier, le chercheur a dévoilé son invention à l’Imperial College de Londres.

 

Jun Kamei a nommé son invention Amphibio. Selon le créateur, il s’agit d’un couplage entre un concept et un prototype de travail. L’équipement a été obtenu par impression 3D et est destiné à fonctionner de la même manière que la branchie des poissons. En d’autres termes, c’est un équipement qui va emprisonner l’oxygène et qui permettra à son utilisateur de respirer sous l’eau. Selon Jun Kamei, ce dispositif sera très utile lorsque la température mondiale atteindra un niveau invivable et que le niveau de la mer aura considérablement augmenté.

 

Selon les tests, le dispositif permettrait effectivement d’avoir un niveau d’oxygène plus important  que celui prodigué par le tuba ou la bonbonne d’oxygène. Il est donc plus pratique pour la plongée. Cette invention s’appuie totalement sur le mécanisme des branchies des poissons. En d’autres termes, amphibio va extraire de l’oxygène dans l’eau. La bonne nouvelle est que, ces branchies artificielles sont produites par impression 3D. Au niveau du design, elles sont proposées sous forme de combinaisons.

 

 

Alors, Amphibio est proposé en trois modules à enfiler qui vont être connectés à un masque en forme de coquille. Le combinaison va aspirer l’eau et retiendra ensuite l’oxygène pour l’acheminer vers le masque. Ensuite, le même masque va rejeter le CO2.

Outre, grâce à son système de surveillance de niveau d’oxygène, le combinaison n’expose en aucun cas son porteur aux risques de noyade. Aussi, le renouvellement de l’oxygène se fait  travers de la membrane des branchies qui va permettre l’infiltration de l’eau environnante.

 

 

Actuellement, cet équipement subit encore quelques modifications comme il présente certains limites. Jun Kamei estime que ces soucis pourront être corrigés très prochainement. D’ailleurs, jusqu’à l’aboutissement total du projet, l’inventeur compte le tester en aquarium avec des cobayes humains. Le but de Jun Kamei est notamment d’évaluer les points qu’il faut encore améliorer sur l’équipement.


EN COMPLÉMENT

L’origine de ce vieux rêve :Les Chevaliers de Poséïdon  et le projet Homo Aquaticus

LES CHEVALIERS DE POSEIDON .
En 1950, du moins en France, les hitlériens, dispersés, tenus à l’écart des fonctions publiques, paraissaient avoir usé leurs forces vives. Soudain, dans le monde entier, la 3e Force Noire resurgissait, et son noyau le plus virulent se constituait en société secrète, Les Chevaliers de Poséidon, cachant ses

desseins occultes sous une activité sportive, celle des plongeurs sous-marins
L’existence des maquis communistes du Sud-Ouest et de la 3e Force Noire ne trouve pas grand crédit auprès des milieux gouvernementaux. Il ne nous appartient pas de forcer les réserves, mais nous signalons toutefois qu’en 1948 l’hebdomadaire France-Hebdo. En marge des clubs, s’entraînant de façon intensive sur les côtes américaines, espagnoles et africaines, la 3e Force Noire regroupait ses éléments sur le principe des maquis communistes clandestins du capitaine El Sol qui, de nos jours, tiennent solidement position dans le Midi et le Sud-Ouest, notamment le long de la frontière espagnole. Les effectifs des deux groupements politiques, fondamentalement opposés, sont à peu près les mêmes : 15 000 hommes dans les rangs des Chevaliers de Poséidon, autant pour les communistes : bûcherons, ouvriers agricoles et maçons qui contrôlent les passages pyrénéens.

Quant à la 3e Force Noire, France-Dimanche, malgré des réticences avouées, dut convenir de l’authenticité du groupement devant le témoignage que vint apporter à Guy Goujon, rédacteur en chef, et au secrétaire de rédaction, un collaborateur condamné à mort, publiant une relation détaillée sur les effectifs, l’armement et les positions clefs tenues par les trois maquis communistes dans les Landes, dans les Pyrénées et dans la région de Montpellier, reçut la visite du capitaine El Sol (Coustellier), bien connu des maquis F.T.P. de 1944, qui reconnut volontiers le bien-fondé de cette information.

Une aventure attire vers les fonds marins des personnages mystérieux. En Europe, un grand nombre de plongeurs célèbres étaient, en 1940, des partisans politiques des régimes totalitaires.

Une enquête sur le trésor – contesté ― de Rommel .

 La société secrète – non déclarée évidemment – des Chevaliers de Poséidon n’a rien de commun ni aucune relation avec les Clubs et sociétés de pêche et de chasse sous-marines légalement constitués, tant en France qu’à l’étranger. Nous espérons qu’aucune association connue n’existe sous ce nom. 224 France-Hebdo, avril 1949, n° 264-265-266. 225 Voir France-Dimanche, n° 149, 10 juillet 1949.

 

C’est dans les eaux côtières de la Corse que l’on nous a confirmé l’existence d’un véritable Ordre Teutonique sous-marin. L’ex-condamné à mort, qui avait rencontré le rédacteur en chef de France-Dimanche, nous a fait à ce sujet de surprenantes confidences : Si le trésor existait, il y a belle lurette que nous l’aurions récupéré. Mais peut-être avons-nous la garde d’autres trésors, authentiques ceux-là, vous pouvez me croire… L’Ere du Verseau est arrivée, c’est-à-dire l’ère du Trident, de Poséidon, du Cheval Marin et du Cheval du Chevalier…

Sans doute le savez-vous : à l’extrême pointe occidentale des Açores, il existait encore, au XVIe siècle, une statue équestre, celle du Chevalier Noir.
Presque inconsciemment, les rescapés de la dernière guerre se sont rassemblés pour une nouvelle aventure. Vous avez dû le remarquer, la conquête du fond des mers est, en certains cas, le fait d’hommes très particuliers, qui ont été . Elle regardait l’océan Atlantique, le Nouveau Monde qui était ancien et Atlantis immergée et émergée. En 1949, vous avez, avec notre autorisation, publié un reportage sur cette jeunesse d’après la défaite, qui jouait aux SS à Ozoir-la-Ferrière. Je puis donc vous faire encore certaines confidences. Nous faisions alors un baroud d’honneur, histoire de ne pas perdre la face et de nous persuader de quelque confuse certitude. Bref, tout cela s’est dilué dans des magmas d’indifférence et de veulerie et seuls ont subsisté les plus tenaces, la meilleure trempe : les fils et les filles des Hyperboréens. Ceux-là ont réfléchi, refait les calculs et réalisé en partie le grotesque et le primaire de certaines conceptions hitlériennes (sic). Oui, avec son sens du grand-guiqnolesque et avec sa folie, Hitler a mené les Hyperboréens à la mort. Sans doute même est-il le plus grand criminel du siècle, car il a fait massacrer la véritable élite, celle qui aurait mérité de survivre et de repeupler le troisième millénaire.

Presque inconsciemment, les rescapés de la dernière guerre se sont rassemblés pour une nouvelle aventure. Vous avez dû le remarquer, la conquête du fond des mers est, en certains cas, le fait d’hommes très particuliers, qui ont été amenés là par leur dynamisme et la nécessité de cacher une activité répréhensible. Seule l’élite est agréée dans notre section, laquelle est très exactement un Ordre de Chevalerie – adapté aux temps nouveaux – avec des rites d’initiation.
Toute formation politique ouvertement déclarée, fasciste, hitlérienne ou nazie, est absolument étrangère à notre bord.
En tout cas, l’aspect sérieux de l’opération Homo Aquaticus est en partie accrédité par l’intérêt que les gouvernements portent aux questions sous-marines. En 1961, écrivant au . Si nous effleurons cette déplaisante question politique, c’est parce qu’elle revêt soudain un caractère fantastique assez inattendu, qui surgit au-dessus de l’habituel fatras. Incapables de participer à la grande aventure cosmique qui s’annonce, ils ont voulu affirmer leur présence. Il s’agit de créer un homme nouveau – l’Homo Aquaticus – artificiellement apparenté aux poissons et capable, comme eux, de vivre dans le milieu marin. Brutalement exprimé, si invraisemblable que cela puisse paraître, les Chevaliers de Poséidon veulent devenir des poissons et constituer un Empire sous-marin. De prime abord, un pareil projet, même étalé sur des millénaires, semble chimérique, pour ne pas dire démentiel. La mutation prévue pour l’Homo Aquaticus vise à le faire nager, respirer, se nourrir et procréer exactement comme les poissons, et sans le secours de scaphandres. Ce projet, très sérieux, n’appartient pas en propre aux anciens nazis. Ils l’ont emprunté à des organismes officiels absolument étrangers à leur idéologie politique. Il est vrai que même si les Chevaliers de Poséidon ont eu l’idée les premiers, ils n’avaient pas la possibilité de l’exprimer publiquement.

Homo aquaticus
De nombreuses expériences furent menées sur l’être humain par le Troisième Reich.

En tout cas, l’aspect sérieux de l’opération Homo Aquaticus est en partie accrédité par l’intérêt que les gouvernements portent aux questions sous-marines. En 1961, écrivant au président du Sénat américain, le Président Kennedy s’exprimait ainsi : La connaissance des océans est plus que de la simple curiosité. Notre survivance même en dépend peut-être. Au deuxième Congrès Mondial Subaquatique qui se tint à Londres en octobre 1962, sir Wavelle Wakefield, membre du Parlement, a repris l’idée d’un projet qui avait mystérieusement échoué en 1960. A cette époque, des plongeurs français et l’Anglais Oscar Gugen, vice-président de la Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques (CMAS), voulaient prendre place comme passagers à bord d’un transatlantique effectuant la traversée Le Havre-New York. Arrivés au milieu de l’Océan, ces hommes devaient prier le commandant de réduire la vitesse, puis, solennellement, ils auraient immergé un grand drapeau bleu foncé marqué aux initiales CMAS, en déclarant qu’ils prenaient possession du fond des mers au nom de leur groupement. Il devenait alors obligatoire pour le commandant de faire un constat de l’incident sur son registre de bord, ce qui, dans l’immédiat, n’avait aucune répercussion, mais pouvait acquérir plus tard, en droit international, une importance encore imprévisible. Or, ce projet ne fut pas mis à exécution pour des raisons mal définies, et certains y voient maintenant une manoeuvre des Chevaliers de Poséidon peu enclins à se laisser devancer dans cette entreprise. Quant à l’opération Homo Aquaticus, elle fut rendue publique au cours du Congrès d’octobre 1962 par le commandant Cousteau qui avait déjà expérimenté sur les côtes méditerranéennes un système de stations sous-marines.
L’opération Homo Aquaticus consiste dans l’étude de la possibilité, pour l’homme, de s’intégrer définitivement au milieu marin. En bref, le commandant Cousteau, représentant officiel de groupements apolitiques et agréés par le gouvernement français, préconisait de remplir la cavité thoracique des plongeurs avec une matière plastique et de remplacer le complexe poumons-coeur par un système pseudo-branchial auquel seraient branchées les veines et les artères. Ainsi, l’homme ne pourrait plus vivre à l’air libre, mais aurait les fonctions respiratoires des poissons en attendant d’acquérir, sur le plan morphologique, un hydrodynamisme défini par le milieu marin. On nous a certifié qu’en 1962 des hommes-grenouilles allemands et japonais avaient subi volontairement des interventions chirurgicales. Nous pouvons rappeler à ce propos les expériences chirurgicales réalisées en 1937-1938, au laboratoire de Physiologie de Berlin, sur des SS taillés en athlètes qui avaient accepté de se faire castrer et de subir des interventions sur le coeur, les glandes et le cerveau, dans le seul but d’études scientifiques, pour préparer l’avènement de l’Aryen nouveau. Un grand nombre de ces opérations eurent des issues mortelles. Les documents et le dossier photographique de ces expériences sont la propriété du professeur Lecerf, l’éminent expert graphologue de l’Isle-sur-Tarn. La mutation artificielle qui annoncerait l’ère de l’Homo Aquaticus apparaît pourtant très improbable, sinon impossible dans l’absolu, mais elle entraînera très certainement une révolution dans la plongée sous-marine ; en particulier, elle conduira à une plus longue immersion. Automatiquement, ce progrès sera utilisé à des fins militaires. Il entrerait dans les vues des Chevaliers de Poséidon de créer une véritable cité sous la mer, pratiquement invulnérable, d’où ils pourraient lancer des raids et contrôler de vastes espaces marins. S’ils parvenaient un jour à couler un sous-marin atomique russe, américain ou français – ce qui n’est pas exclu de leur programme – ils auraient alors à leur disposition, et pour un temps pratiquement illimité (5 000 ans), une centrale capable d’alimenter toute leur cité.
On distingue mal encore ce qu’il y a d’hypothétique et de réalisable dans ce projet, mais on ne saurait le classer a priori dans l’impossible, attendu qu’il correspond, point par point, au problème de la colonisation des planètes et principalement de la Lune. L’informateur, de qui nous tenons ces révélations, laisse paraître son pessimisme : Cette épopée sous-marine que nous sommes contraints de vivre est malgré tout une véritable évasion valable. Il est certain que nombre d’entre nous accepteraient de faire plastifier leur cage thoracique, par solution de désespoir ou par défit. En fait, nous n’avons plus d’ambitions politiques et beaucoup pensent que notre défaite de 1945 est irrémédiable. Si vous voulez une image historique, je vous dirai que cette fois, Charles Martel a été vaincu à Poitiers. Il n’y a guère d’espoir et nous le savons. Cependant, nous possédons une arme décisive et nulle puissance humaine ne peut y faire échec. Nous mourrons avec le reste des hommes. Cette arme irrésistible sortira de la mer. On peut rapprocher cette menace de deux faits connus : 1° Les services français de renseignements pensent qu’une puissance (qui n’est ni l’U.R.S.S. ni les U.S.A.) possède actuellement une arme secrète supérieure à l’arme atomique. 2° Les Allemands, en 1940, avaient mis au point une arme bactériologique d’une virulence telle qu’Adolf Hitler l’avait déclarée inutilisable. Les Français possédaient eux aussi des obus à virus qui, éventuellement, pouvaient être employés dans une guerre bactériologique. Ni les Allemands ni les Français n’engagèrent les hostilités sur ce terrain, fort heureusement, mais il se produisit un événement extraordinaire dont le public n’eut pas connaissance.
Vers mars 1940, les Français firent prisonnier – assez aisément du reste – un commando allemand dont chaque homme portait sur la bouche et sur le nez une sorte de masque de ouate imbibé d’une solution à base de sulfate de cuivre. Aussitôt, les masques à gaz français furent pourvus d’un tampon additionnel au sulfate de cuivre, de manière à établir une protection identique à celle des Allemands contre un gaz qu’on ne connaissait pas mais qu’on avait tout lieu de croire inopérant dans ces conditions. Le résultat fut sensationnel : en quelques jours, les masques à gaz de l’armée française étaient inutilisables, leurs capsules filtrantes ayant été détruites par le sulfate de cuivre. Ce n’était là qu’un épisode de la guerre psychologique. Toutefois, une arme bactériologique non mortelle, mais frappant de parésie durant plusieurs semaines, avait été inventée par les chimistes d’outre-Rhin. Les bouillons de culture existeraient encore, avec d’autres armes bactériologiques plus terribles, dans une usine souterraine dont les murs sont tapissés de plomb, à Spala et à Kouweka en Pologne. L’usine est engloutie sous plusieurs mètres d’eau dans les fortifications du blockhaus Hermann Goering. Ces révélations ont été publiées par le journal communiste polonais Trybuna Ludu, d’après les déclarations d’un ingénieur qui a transmis aux autorités le plan détaillé des souterrains inondés en 1945 lors de la retraite allemande. On pense qu’un échantillonnage de virus est entre les mains de l’Ordre Teutonique Sous-Marin. Un authentique nazi a fait la déclaration suivante : Un espion porteur de deux douzaines d’ampoules pourrait – si ce n’est déjà fait – se rendre en Russie Soviétique. Deux ampoules seraient brisées à Moscou, une à Stalingrad, une à Karkov, et 120 millions de Russes se trouveraient frappés de stupeur ou d’hystérie. Des milliards et des milliards de virus paralyseraient immédiatement la nation soviétique. Il ne s’agit pas de guerre microbienne. C’est mieux et plus facile (sic). Le métro, les wagons de chemins de fer, les places publiques, les cinémas, les stades, les fleuves, les brouillards, les vents saisonniers seraient les auxiliaires tout-puissants du contaminateur.

Ces virus ont été préférés aux microbes des maladies contagieuses parce que leur action est spontanée et localisée. Avec le prix d’une B.A. on peut paralyser le globe tout entier. Les fusées, rampes de lancement, avions stratosphériques, sont déjà dépassés. Un seul espion ferait le travail de 2 000 fusées. Cette déclaration a été faite en 1952, neuf ans avant l’apparition des psycho-drogues.
Depuis, il y a eu les expériences du Maryland, les assassinats de chercheurs de trésors à Ausse et à Rastenbourg.
Les trésors nazis enterrés sur l’ordre d’Adolf Hitler pour subventionner « le futur Grand Reich Allemand » se situent dans le Tyrol et en Prusse. Quiconque les recherche est assassiné par les SS gardiens des cachettes. , les événements raciaux du Katanga et du Mississippi, les meetings internationaux nazis de 1962 à Dead and Bury Hollow et à Narford en Angleterre. De nouvelles sociétés secrètes sont là.


Il y a 54 ans : les maisons sous la mer

L’expérience Précontinent 3 est le point d’orgue des expériences de maisons sous la mer menées par Jacques-Yves Cousteau et son équipe au début des années 60. A cette époque, Cousteau, qui a consacré 20 ans de sa vie à la pénétration du monde sous-marin, est au plus fort d’une action de visionnaire et de défricheur. La conquête spatiale bat son plein, les projets technologiques les plus fous germent dans les esprits d’ingénieurs audacieux. En 1962, porté par l’élan de sa soucoupe plongeante, Cousteau rêve à des villes sous-marines, à l’homme-Neptune, au « cybernaute », à « homo aquaticus » auquel on pourra un jour greffer des branchies. Lui et son équipe réalisent 3 expériences de maison sous la mer :

  • Précontinent 1 : Du 14 au 21 septembre 1962, au Frioul, près de Marseille, la première maison sous la mer, un gros cylindre lesté surnommé Diogène, est immergée à -10 mètres de profondeur et permet à deux hommes (Albert Falco, Claude Wesly ), pendant huit jours, d’y séjourner et d’effectuer des plongées quotidiennes à -25 mètres.
  • Précontinent 2 : Du 15 juin au 14 juillet 1963, sur le récif de Shab Rumi près de Port Soudan en mer Rouge. Une base sous-marine, constituée d’une maison centrale installée à -11 mètres, à proximité d’un hangar immergé pour garer et reconditionner la soucoupe plongeante, d’une seconde maison installée à -26 mètres, d’un garage pour le matériel annexe et de plusieurs abris à requins à -50 mètres le long du tombant, permet à 7 hommes (Claude Wesly, Raymond Vaissière, Pierre Guilbert, Pierre Vannoni, André Folco, Raymond Kientzy, André Portelatine), respirant un mélange gazeux constitué de 96 % d’hélium et de 4 % d’oxygène, de vivre un mois d’une authentique vie d’océanaute.
  • Précontinent 3 : Du 17 septembre au 17 octobre 1965, au large de Saint-Jean-Cap-Ferrat, 6 hommes (André Laban, Philippe Cousteau, Christian Bonnici, Yves Omer, Raymond Coll, Jacques Rollet) vivent dans une maison sphérique à – 100 mètres, respirent un mélange gazeux constitué de 98 % d’hélium et de 2 % d’oxygène, et travaillent quotidiennement à -120 mètres sur une tête de puits factice.

Ces expériences constituent un feuilleton ambitieux et lyrique de l’exploration des profondeurs, où les ingénieurs mettaient en acte les fictions de Jules Verne. Jacques-Yves Cousteau, génial rassembleur et catalyseur d’énergie, avait su rassembler autour de lui une équipe de pionniers astucieux et passionnés qui carburait au rêve. Bien avant de devenir les pionniers de l’écologie et de la protection des océans, cette équipe a fait faire des bonds fantastiques en matière de techniques et de matériels de plongée, de sous-marins d’exploration, de caméras étanches, d’éclairages amphibies, de télévision immergée, de téléphonie subaquatique, avancées techniques qui ont précipité l’archéologie sous-marine, la spéléologie subaquatique, fait progresser de manière irréversible la médecine hyperbare, l’océanographie, le cinéma, la photographie et la télévision sous la mer.

 


 

*Cet article sera surement censuré,s’il-vous-plait  partagez mes ami(e)s!

 

L’homme sans pays: qui était l’homme mystérieux de Taured?

L’un des événements les plus troublants du XX e siècle n’a pas impliqué de soucoupes volantes, de théories du complot, d’acte criminel, ni même d’observation de créatures étranges. Il s’est déroulé un jour apparemment normal dans l’un des endroits les plus fastidieux et les plus banals que l’on puisse imaginer: l’aéroport. Pourtant, à ce jour, personne ne sait exactement ce qui s’est passé là-bas ni pourquoi un voyageur d’affaires moyen est devenu le cœur d’une énigme en grande partie oubliée par notre monde moderne.

L’année 1954 a été plus chaude que la normale à Tokyo, mais à l’aéroport de Haneda, les activités se sont poursuivies. C’est, bien entendu, jusqu’à une date inconnue lorsqu’un avion européen ordinaire en provenance de l’aéroport a débarqué de ses passagers. Alors que la foule franchissait la douane, un homme d’âge mûr, de race blanche, bien habillé, s’est approché et a déclaré aux responsables qu’il ne s’agissait que d’un voyage d’affaires normal, l’un des trois voyages organisés au Japon cette année. Sa langue principale était le français, mais il parlait le japonais et plusieurs autres langues. Dans son portefeuille se trouvaient diverses monnaies de divers pays européens, comme pour vérifier ses tendances en matière de fidélisation.

Quand ils lui ont demandé son pays d’origine, les choses sont devenues étranges. Il a déclaré qu’il venait de Taured, à la frontière entre la France et l’Espagne. Les fonctionnaires lui ont dit que Taured n’existait pas, mais il leur a présenté son passeport – délivré par le pays inexistant de Taured – qui montrait également des cachets de visa corroborant ses précédents voyages d’affaires au Japon et dans d’autres pays. Pourtant, quand ils ont appelé la compagnie avec laquelle il avait eu rendez-vous, ils n’avaient jamais entendu parler de lui ou de sa compagnie avant ce moment-là. L’hôtel dans lequel il avait réservé une chambre n’avait pas de réservation pour une telle personne et la banque mentionnée sur son chéquier ne semblait pas exister.

Le seul pays entre la France et l’Espagne est Andorrée …dans notre univers,bien sur!

 

L’homme barbu se moqua; c’était sûrement une blague élaborée à son profit. Les douaniers lui ont montré une carte du monde et ont indiqué le petit pays d’Andorre. C’était peut-être son vrai pays d’origine et il se trompait ou avait sa propre petite blague? L’homme devint furieux, disant qu’Andorre n’existait pas, mais que Taured devait se trouver à sa place. Son fier pays existait depuis mille ans. Toujours sous le choc de sa patrie égarée, le mystérieux a été arrêté par les douanes et a reçu une chambre dans un hôtel voisin pour la nuit, pendant que les fonctionnaires essayaient de comprendre ce qui se passait.

Le lendemain matin, le mystère s’approfondit. Le seul et unique résident connu de Taured a complètement disparu de sa chambre d’hôtel gardée toute la nuit par des agents de l’immigration. Et pour aggraver les choses, tous ses documents personnels, y compris son passeport et son permis de conduire émis par le pays mystérieux, ont disparu de la salle de sécurité de l’aéroport. La police et les responsables de l’aéroport ont cherché en vain l’homme mystérieux. C’était comme si toute la rencontre n’avait jamais eu lieu.

Aucune documentation confirmant cette histoire n’a encore été trouvée, mais elle a été mentionnée dans plusieurs ouvrages, notamment The Directory of Possibilities (1981, p. 86) et Strange But True: Mysterious and Bizarre People (1999, p. 64). Et compte tenu de sa fin déroutante, je doute qu’un fonctionnaire ait rédigé un rapport concluant que l’homme et tous ses éléments de preuve documentés ont tout simplement disparu.

 

 

Cet homme aurait déclaré à la douane qu’il se trouvait au Japon pour affaires et disposait de tampons de visa légitimes, de devises de nombreux pays européens, de chèques d’une banque inconnue et d’un permis de conduire délivré à Taured. Il a été envoyé dans un hôtel alors que les choses étaient réglées, tandis que deux agents de l’immigration se tenaient devant la porte de son hôtel. Mais quand ils sont allés le voir dans la matinée, il avait disparu. C’était à partir de 15 étages, au-dessus d’une rue achalandée, il était donc improbable, voire impossible, de s’échapper par une fenêtre. La police métropolitaine de Tokyo a fouillé, mais n’a jamais retrouvé l’homme de Taured.

 

 

 

 

Fils de Labo — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Fils de Labo DE MATTHIEU BAUMIER 4 AOÛT 2019 Lincorrect ©Nicolas Pinet Le philosophe, codirecteur du Département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins, spécialiste des questions liées à la bioéthique et au transhumanisme, Dominique Folscheid vient de publier un essai percutant qui tombe à point nommé. Made in labo, sous-titré De la procréation artificielle au transhumanisme, est […]

via Fils de Labo — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Réécrire l’histoire de la Réussite du débarquement de Normandie grâce à l’astronomie

Les planificateurs ont utilisé leurs connaissances des phases de la lune et des marées.

Le 6 juin 1944, le camarade en chef du photographe de la Garde côtière, Robert F. Sargent, a capturé cette image célèbre du jour J sur la plage d’Omaha Beach vers 7h40.

 

 

Il y a soixante-quinze ans aujourd’hui (le 6 juin), plus de 150 000 soldats alliés ont pris d’assaut les côtes normandes pour reprendre le contrôle de la France occupée aux nazis.

Le succès de cette manœuvre audacieuse et dramatique, connue sous le nom d’ invasion du jour J , a contribué à inverser la tendance de la Seconde Guerre mondiale. Et l’astronomie a contribué à sa réalisation, selon Donald Olson, un limier céleste.

« Les commémorations et la couverture médiatique porteront à juste titre sur l’héroïsme des soldats, marins et aviateurs alliés ayant entamé la libération de la France », a déclaré Olson, astronome et professeur de physique à la Texas State University . « Mais nous pouvons également saisir cette occasion pour apprécier le rôle joué par l’astronomie dans la planification et l’exécution de cet événement qui a changé le monde. »

 

Par exemple, les planificateurs du jour J n’ont pas simplement choisi  le 6 juin au hasard! Cette date répondait à des critères cruciaux pour l’invasion surprise, a noté Olson dans une nouvelle analyse publiée cette semaine dans Sky & Telescope . 

C’était au printemps, pour commencer.

« Une invasion printanière en mai ou juin était idéale, car cela laisserait tout l’été aux forces alliées de repousser les forces allemandes avant que le mauvais temps ne s’installe avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver », a déclaré Olson. « Les préparatifs de l’invasion n’étant pas terminés en mai, le général Dwight D. Eisenhower [commandant des forces alliées dans le nord-ouest de l’Europe] a reporté l’assaut au mois de juin. »

En outre, les planificateurs souhaitaient un clair de lune éclatant pour les parachutistes alliés, qui commençaient à descendre sur la côte française un peu après minuit, ainsi qu’une marée basse mais croissante pour les soldats en mer, qui commençaient à frapper les plages au lever du soleil.

Les basses eaux exposeraient le vaste système de défenses côtières submergées des Allemands, permettant ainsi aux Alliés d’attaquer et éventuellement de désactiver ces obstacles dangereux. Et une marée montante ferait en sorte que les péniches de débarquement ne restent pas bloquées sur les plages pendant 12 heures, a déclaré Olson.

Et c’est là que les planificateurs ont acquis leurs connaissances en astronomie. Sur cette partie de la côte normande, Eisenhower et son équipe ont déterminé que la marée souhaitée ne s’est produite qu’au moment de la nouvelle lune ou de la pleine lune . Selon Olson, cela laissait trois options aux alliés: les 5 et 6 juin ou le 7 juin. 

La cible initiale était le 5 juin, mais le mauvais temps a entraîné un retard d’une journée, a noté Olson dans son article Sky & Telescope.

Le nouvel article contribue également à redresser le record astronomique du jour J, at-il ajouté. De nombreux récits historiques affirment que l’invasion s’est produite sous une « lune tardive ». Les planificateurs le souhaitaient, a-t-on raconté, car cela permettait aux avions Allies de rester voilés dans l’obscurité le plus longtemps possible, jusqu’à ce que les pilotes aient besoin du clair de lune pour repérer les zones de largage des parachutistes.

Cette histoire contredit les déclarations de Eisenhower, du Premier ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill, et d’autres architectes clés de l’invasion, qui ont insisté sur la nécessité d’un clair de lune brillant, a déclaré Olson. Et sa nouvelle recherche soutient les architectes.

« Ce n’est pas une lune qui se lève tard. La lune s’est levée avant le coucher du soleil le 5 juin 1944 et est restée dans le ciel toute la nuit », a déclaré Olson dans le même communiqué. « Elle n’a été fixé qu’après le lever du soleil. Elle atteignait le point le plus haut du ciel à 01h19, près de l’heure de l’assaut du pont britannique Pegasus et juste au moment où les opérations aéroportées américaines commençaient. »

(L’un des principaux objectifs du jour J était la capture de deux ponts, qui sont maintenant connus sous les noms de Pegasus Bridge et de Horsa Bridge. Les forces britanniques ont réussi à capturer les deux ponts au début de l’invasion.)

 

Olson a également retracé l’origine de la « dernière lune ». La phrase s’est largement répandue parce que Cornelius Ryan l’a utilisée dans son livre de 1959 sur le jour J, « Le jour le plus long ». Mais Olson a découvert que cela venait apparemment de Walter Bedell Smith, qui a été chef de cabinet d’Eisenhower de 1942 à 1945. 

Smith a écrit sur le désir d’une lune tardive en 1946, dans une série d’articles sur la guerre qu’il a écrits pour le magazine Saturday Evening Post, a découvert Olson.

 

 

 

 

 

La découverte d’un crabe préhistorique confond les chercheurs

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Javier Luque a déterré ces fossiles presque par hasard, lors d’une excursion sur le terrain d’un mois en Colombie. Après une longue journée de marche, il a décidé de prendre une pause sur un amas rocheux.

« J’ai donné un dernier coup de marteau, pour voir ce que je pourrais trouver. C’est incroyable, parce que dès que j’ai frappé la roche, elle s’est fendue. Elle était complètement couverte de fossiles, s’exclame le chercheur. Il y en avait des milliers, c’était très excitant! »

Le scientifique n’en croyait pas ses yeux lorsqu’il a vu ces fossiles, car ils sont l’antithèse du crabe classique, qui a un corps plus rond et plat et des yeux renforcés.

Les fossiles étaient à peine plus gros qu’une pièce de monnaie et, coup de chance pour le chercheur, étaient extrêmement bien préservés, ce qui a permis à Javier Luque de les examiner jusque dans leurs moindres détails.

« En paléontologie, souvent, la réalité surpasse la fiction et ces fossiles en sont un bon exemple. On n’aurait jamais pu se douter qu’une belle chimère comme ça aurait pu exister si on n’avait pas vu son fossile. »

Javier Luque, paléontologue de l’Université de l’Alberta

L’espèce découverte par Javier Luque ressemble à un amalgame de plusieurs espèces différentes : elle a les yeux globuleux d’une larve, la bouche d’une crevette, les griffes d’un crabe et la carapace d’un homard.

« Ses yeux étaient énormes, décrit-il. Ses pattes du devant, au lieu d’être formées pour marcher, étaient énormes et plates, comme des pagaies qu’elle aurait utilisées pour nager. Toutes ces caractéristiques nous ont vraiment rendus perplexes. »

le fossile.

Cette découverte a eu lieu en 2005. S’en est suivi plus d’une décennie de recherche, pour déterminer la place de ce fossile inusité dans la chaîne de l’évolution des crabes, avant que cette révélation soit enfin rendue publique.

« On savait que c’était un crabe, mais on ne savait pas du tout de quelle espèce il s’agissait. Le travail de détective […] a pris beaucoup de temps », indique Javier Luque.

Il estime que cette espèce date du mi-crétacé et qu’elle aurait habité dans les régions côtières il y a entre 90 et 95 millions d’années.

La zone des tropiques, l’eldorado des fossiles?

Christopher Cameron, professeur agrégé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal, pense que ces fossiles marquent un jalon important, et pas seulement parce qu’il s’agit d’une nouvelle espèce.

« Je crois qu’une des répercussions les plus importantes de cette découverte, c’est qu’elle indique que les régions équatoriales seront l’endroit où il y aura le plus de fossiles déterrés au cours du prochain siècle. »

 

Si la plupart des fossiles ont jusqu’à présent été découverts en Europe ou en Amérique du Nord, ce ne sera plus le cas à l’avenir, croit Christopher Cameron. Il s’attend à ce que les régions équatoriales deviennent le terrain de jeu de prédilection des chercheurs de fossile.

Quant à Javier Luque, il espère que cette découverte permettra de donner un nouvel élan à la paléontologie sous les tropiques.

« C’est vraiment un bon moment pour être un paléontologue, au XXIe siècle, s’enthousiasme-t-il. Il y a tellement de choses à découvrir, alors il nous reste beaucoup de travail à faire. »

 

 

 

Astronomie:Le tout premier plan rapproché d’un trou noir

 

Voici la fameuse photo

 

Vous regardez la toute nouvelle image d’un trou noir en gros plan. Cette image du trou noir M87 au centre de la Vierge Une galaxie est le résultat d’un effort international de deux ans visant à agrandir la singularité. Cela révèle. pour la première fois, les contours de l’ horizon des événements d’un trou noir , le point au-delà duquel aucune lumière ni aucune matière ne s’échappe.

M87 se trouve à 53 millions d’années lumière, au centre d’une galaxie lointaine, entourée de nuages ​​de poussière, de gaz et d’autres matières, de sorte qu’aucun télescope à lumière visible ne puisse voir le trou noir àtravers toute cette crasse. Ce n’est pas le trou noir le plus proche, ni même le trou noir supermassif le plus proche. Mais c’est tellement énorme que c’est l’un des deux plus gros qui apparaissent dans le ciel de la Terre. (L’autre est le Sagittaire A * au centre de la Voie lactée.) Pour réaliser cette image, les astronomes ont mis en réseau des radiotélescopes dans le monde entier pour agrandir M87 à une résolution sans précédent. Ils ont appelé le réseau combiné le télescope Event Horizon.

Ce nom est approprié car cette image n’est pas le trou noir lui-même. Les trous noirs n’émettent aucun rayonnement, ou du moins sont loin d’être suffisamment détectés à l’aide des télescopes existants. Mais à leurs bords, juste avant que la gravité de la singularité ne devienne trop intense pour que même la lumière s’échappe, les trous noirs accélèrent la matière à des vitesses extrêmes. Cette question, juste avant de tomber au-delà de l’horizon, se frotte contre elle-même à grande vitesse, générant de l’énergie et rayonnant. Les ondes radio détectées par le télescope Event Horizon faisaient partie de ce processus.

« Cette image forme désormais un lien clair entre les trous noirs supermassifs et les galaxies lumineuses », a déclaré Sheperd Doeleman, astrophysicien de Harvard et directeur du télescope Event Horizon.

Cela confirme que les grandes galaxies comme Virgo A (et la Voie Lactée) sont maintenues ensemble par des trous noirs supermassifs, a déclaré Doeleman.

Les astronomes savaient que les trous noirs étaient entourés de matière incandescente. Mais cette image répond toujours à une question clé sur les trous noirs et sur la structure de notre univers. Nous savons maintenant avec certitude que la théorie de la relativité d’Einstein est valable, même au bord d’un trou noir, où certains chercheurs soupçonnaient qu’elle s’effondrerait. La forme de l’horizon des événements visibles dans l’image est un cercle, comme prédit par la 

relativité. Elle confirme donc que la relativité règne encore, même dans l’un des environnements les plus extrêmes de l’univers.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle pour la physique. C’est une bonne nouvelle, car cela signifie que les chercheurs n’ont pas à réécrire leurs manuels. Mais il reste une question clé en suspens: la relativité générale (qui gouverne de très grandes choses, comme les étoiles et la gravité) va jusqu’au bord d’un trou noir. La mécanique quantique (qui décrit de très petites choses) est incompatible avec la relativité générale à plusieurs égards. Mais rien dans cette image ne répond encore aux questions sur la façon dont les deux se croisent. Si la relativité générale s’était effondrée à cet endroit extrême, les scientifiques auraient peut-être trouvé des réponses unificatrices.

Les données continueront probablement d’arriver du réseau de télescopes, qui observe également le trou noir supermassif beaucoup plus proche (mais plus petit) au centre de la Voie lactée. Et les scientifiques continueront à comprendre les données déjà collectées par le télescope Event Horizons. Mais pour l’instant, profitez simplement de ce premier aperçu du bord d’une région totalement inconnaissable de l’espace.

 

 

 

 

 

Préhistoire:L’Homme de Néandertal aurait été poussé au cannibalisme… à cause du changement climatique

Le passé de nos ancêtres n’était visiblement pas tout rose : d’après une récente étude, l’Homme de Néandertal aurait été poussé au cannibalisme… A cause d’un changement brutal du climat.

C’est une découverte qui fait froid dans le dos. Dans le Sud-Est de la France, des ossements ayant appartenu à Néandertal ont été découverts dans les années 1990, plus précisément sur le site préhistorique de la Baume Moula-Guercy. Ils viennent d’être réétudiés par une équipe de chercheurs du CNRS, et leurs trouvailles lèvent le voile sur un pan bien sombre de l’histoire de nos ancêtres.

Selon les archéologues, ces ossements ont appartenu à deux adultes, deux adolescents et deux enfants ayant vécu il y a 120.000 à 130.000 ans. Et ils montrent des signes clairs de la faim et des traces de brutalité. Pourquoi ? D’après les experts, parce que Néandertal a dû s’adonner au cannibalisme.

Gestes funéraires ou canibalisme?

« Le changement climatique de la période glacière à la dernière ère interglaciaire a été très violent« , confirme le paléontologue Emmanuel Desclaux, chercheur au CNRS. « Je ne parle pas en terme d’échelle géologique, mais à l’échelle humaine. En l’espace de quelques générations, le paysage a totalement changé« .

Les sites connus de colonisation de l’homme de néandertal en Europe.

S’adapter à un changement climatique trop rapide 

Comme le décrivent les scientifiques, en seulement quelques années, notre planète s’est réchauffée et le niveau de la mer s’est élevé. Résultat : les plantes et les animauxse sont modifiés. Les communautés de chasseurs-cueilleurs qui s’étaient parfaitement adaptées aux froids extrêmes pendant des dizaines de milliers d’années, n’étaient plus en terrain conquis.

Divers ossements de néandertal.

« Des marques de découpe sont réparties sur 50% des restes humains, et ce sur l’ensemble du squelette, du crâne à la mâchoire inférieure jusqu’aux métacarpes et aux phalanges« , indiquent les scientifiques. « Aucun des membres retrouvés n’était en relation anatomique avec les autres, ce qui indique que les corps ont été complètement démembrés« .

Dessin d’artiste cherchant à reproduire une femme de néandertal.

Si cette théorie reste à l’état d’hypothèse, elle reste néanmoins probable au vu de ce que l’on sait déjà concernant Néandertal. « Le cannibalisme mis au jour sur le site de la Baume Moula-Guercy n’est pas une marque de bestialité ni de sous-humanité« , expliquent les scientifiques. Selon eux, il aurait probablement s’agit d’un épisode isolé d’endo-cannibalisme, « en réponse au stressnutritionnel dû aux changements environnementaux rapides et radicaux« .


Le changement climatique pourrait avoir aidé Homo sapiens à remplacer Néandertal en Europe

 

Selon une récente étude, l’Homme de Néandertal aurait notamment été victime du changement climatique. Un temps subitement froid et sec aurait eu raison de cet ancêtre alors qu’Homo sapiens serait parvenu à s’imposer en faisant preuve d’adaptation. 

Il y a 40.000 ans, notre cousin Néandertal, dominait en Europe et en Asie avant de s’éteindre. Et ce, quelques milliers d’années seulement avant l’arrivée en Europe de notre espèce, Homo sapiens. Mais comment et pourquoi l’Homme de Néandertal a-t-il disparu ? Le débat divise les scientifiques depuis des siècles.

Certains évoquent une épidémie, d’autres placent la faute sur Homo sapiens… Une récente étude publiée dans la revue Proceeding of the National Academy of Sciences et menée par l’Université de Cologne, en Allemagne, vient aujourd’hui compléter la liste des théories : Néandertal pourrait avoir été victime du changement climatique.

Une meilleure capacité d’adaptation 

En étudiant différentes grottes en Roumanie et en analysant de précédentes données écologiques, archéologiques et climatiques, le Dr. Michael Staubwasser et son équipe ont mis en évidence deux périodes où le climat s’est révélé particulièrement froid et sec : l’une ayant commencé il y a 44.000 ans pour durer 1.000 ans, et une autre ayant commencé il y a 40.800 ans pour durer 600 ans.

Les scientifiques ont ainsi pu constater que l’apparition de ces périodes aux conditions sèches et froides semble coïncider avec le début de la disparition d’artefacts néandertaliens. Et dans le même temps, avec les premiers signes de l’apparition d’Homo Sapiens en France et dans la vallée du Danube.

Selon les chercheurs, le changement climatique aurait remplacé les forêts par des prairies parsemées d’arbustes. Un nouvel environnement auquel Homo Sapiens se serait mieux adapté que Néandertal qui lui, aurait disparu avant que le premier ne s’implante à son tour en Europe.

« Comme il a été souligné dans des études passées, notre espèce n’a pas surpassé Néandertal en faisant preuve de plus d’intelligence. Nous avons simplement survécu« , insiste Rick Potts, paléontologue au Musée d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution. Selon cette nouvelle étude, il n’existerait donc aucun lien de cause à effet entre l’arrivée de l’homme moderne et la disparition de Néandertal.

Des interrogations qui demeurent 

A ce stade toutefois, de nombreuses interrogations demeurent comme l’ont souligné les scientifiques : « Nous n’arrivons pas à déterminer si Néandertal a migré après le changement climatique ou bien si l’espèce s’est directement éteinte« , précise le Dr. Michael Staubwasser.

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Ce n’est pas la première fois que la théorie du changement climatique est explorée et elle peine encore à convaincre tout le monde. Katerina Harvati, une spécialiste de l’Université de Tuebingen en Allemagne non impliquée dans l’étude, a précisé que l’apport de nouvelles données climatiques était utile mais elle a également relevé que le doute demeure quant aux périodes exactes de disparition de Néandertal et d’émergence d’Homo sapiens.

D’autres recherches devront donc être conduites pour percer ce mystère. Si cette nouvelle étude ne répond pas à toutes les questions, elle apporte cependant un « regard rafraîchissant » pour Rick Potts et permet « d’échafauder de nombreuses théories sur les raisons de la disparition de Néandertal« .

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En ce jour dans l’espace! 2 avril 1963: Luna 4 se lance dans une fantastique mission de survol lunaire (vidéo inclus)

Le 2 avril 1963, l’Union soviétique a lancé le vaisseau spatial Luna 4 pour tenter le premier atterrissage en douceur sur la lune. Le lancement a été un succès, mais Luna 4 n’a jamais atteint la Lune.

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Timbre commémoratif du lancement de Luna 4 par l’Union Soviétique.

Un jour après le lancement de Luna 4, il était supposé utiliser ses moteurs-fusées pour l’aider à se diriger vers la lune. Mais il n’a pas été en mesure d’achever cette correction à mi-parcours, car le système de navigation de l’engin spatial fonctionnait mal.

La sonde Luna 4

Les responsables de la mission n’ont pas été en mesure d’orienter l’engin spatial de manière à ce que la combustion du moteur l’envoie dans la bonne direction. Cette erreur a amené Luna 4 à manquer la lune de plus de 5 000 milles. Il s’est retrouvé sur une orbite solaire quelque part entre la Terre et Mars.