Exploration spatiale:Un vaisseau chinois se pose sur la face cachée de la lune

 

Un vaisseau spatial chinois s’est posé sur la face cachée de la lune.

La Télévision centrale de Chine a annoncé jeudi que l’explorateur lunaire Chang’e 4 s’était posé à 10h26.

 

La face cachée de la lune est la plus éloignée de la Terre et elle est relativement inexplorée. Elle est également connue comme le côté obscur de la lune.

Cet alunissage démontre les ambitions grandissantes de la Chine en tant que puissance spatiale.

 

 

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La Chine lance un satellite relais pour la Lune

BEIJING – La Chine a lancé lundi un satellite relais dans le cadre d’un programme sans précédent qui vise le tout premier alunissage d’un engin spatial sur la «face cachée de la Lune», plus tard cette année.

Le satellite, monté à bord d’une fusée «Longue Marche-4C», vise à faciliter les communications entre les contrôleurs au sol et la mission spatiale «Chang’e 4», indique l’agence spatiale chinoise sur son site internet.

La Chine espère devenir le premier pays à faire alunir en douceur une sonde sur la face la plus éloignée du satellite naturel de la Terre.

Lancement du satellite chinois,lundi,le 21 mai 2018.

 

Le satellite Queqiao lancé lundi doit maintenant relever plusieurs défis, notamment procéder à de nombreux ajustements à son orbite, «freiner» à l’approche de la Lune et mettre à profit la gravité du satellite naturel de la Terre, a indiqué le responsable du projet, Zhang Lihua, à l’agence de presse Chine nouvelle.

Selon l’agence spatiale chinoise, le satellite Queqiao devait atteindre rapidement son site gravitationnel stationnaire, situé à 64 000 kilomètres au-delà de la face cachée de la Lune. Sans ce relais de télécommunications, la sonde aurait dû transmettre ses signaux à travers la masse rocheuse de la Lune, explique le site spécialisé space.com.

La Chine a déjà fait alunir un mini-robot mobile et prévoit envoyer «Chang’e 5» sur la Lune l’an prochain. La sonde doit ramener sur Terre des échantillons lunaires — les premiers depuis 1976.

 

BIEN ENTENDU: il y a trop de radioactivité sur la Lune pour permettre a un être  humain  de revenir indemne et voici venir ma question a $100,000:

Pourquoi les communistes chinois ont-ils  besoin d’un satellite-relais pour leurs communications quand les américains ont communiqué directement,en  1969,avec une technologie primitive?

 

 

 

 

 

Corée du Sud : quand des robots recrutent des hommes !

Dans le pays du matin calme, plusieurs entreprises confient la tâche du recrutement de personnel à des robots. Il s’agit d’intelligences artificielles qui analysent des milliers de CV afin de trouver les meilleurs candidats.

 

Futuristic helper. Low angle of serious middle-aged businessman sitting at table in office while big robot is passing him important documents

 

En janvier 2018, le géant sud-coréen des processeurs SK Hynix avait déjà utilisé une I.A pour passer au crible les lettres de motivation des candidats, même si la société a affirmé qu’un recruteur humain avait pris les décisions finales après des entretiens individuels. Une technique assez similaire a été utilisée en ce mois de mars 2018 chez le conglomérat Lotte, qui a lancé une campagne de recrutement pour 800 candidats. L’I.A a passé en revue les lettres et CV des potentiels futurs employés et a fait passer des entretiens totalement dépourvus de recruteur humain !

 

Comme l’explique le quotidien sud-coréen JoongAng Daily, une nouvelle technique d’embauche menée par ordinateur a été présentée par la start-up Midas IT. En pratique, le candidat se trouve face à un écran, répond à des questions et effectue de petits tests alors que le robot analyse les réponses, le ton de voix du candidat ainsi que ses expressions faciales.

Selon Midas IT, il s’agit d’un système de recrutement par I.A à même de définir quel type de poste convient à tel ou tel employé. Par le biais de cette méthode, près de 10.000 personnes auraient été embauchées l’an dernier. Ainsi, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que ce genre de système fleurisse hors des frontières sud-coréennes. La multinationale anglo-néerlandaise Unilever utilise désormais une I.A pour boucler la première étape de ses recrutements.

Les entreprises voient dans ce genre de système une façon d’économiser du temps et de l’argent. En effet, une I.A est capable d’analyser des milliers de CV et de lettres de motivation en quelques heures. Midas IT estime également que la méthode contribue à plus de diversité dans les entreprises en réduisant les discriminations à l’embauche.

En revanche, le journal JoongAng Daily n’a pas manqué d’évoquer le fait qu’en Corée du Sud, une partie des milliers de candidats ayant été obligés de parler à un ordinateur disent avoir ressenti un malaise et qualifient l’expérience de pénible.

Sources : ZDnet – RFI

 

 

 

Lers armes du Nouvel Ordre Mondial:Une nouvelle vidéo montre un robot ressemblant à un être humain faisant un backflip

Le nouveau développement du robot militaire Atlas.

 

 

Une nouvelle vidéo montre un robot exécutant des prouesses acrobatiques étonnantes, des backflips aux sauts de demi-tour.

Le robot bizarrement humanoïde, appelé Atlas, mesurait 4,9 pieds (1,5 mètre) de haut et pèse 165 livres (75 kilogrammes), et utilise le lidar et la stéréovision pour naviguer dans son environnement, selon Boston Dynamics, qui fabrique le robot. Atlas est conçu pour pouvoir faire face à des situations d’urgence où la vie humaine serait normalement menacée, comme entrer dans des bâtiments qui se sont effondrés après un tremblement de terre, ou traiter des patients qui ont des maladies mortelles hautement contagieuses,  selon la Défense avancée. Agence de projets de recherche (DARPA ).

Dans la vidéo, la nouvelle version de l’humanoïde fait une sorte de saut deformation appelé plyométrie , sautant entre des plates-formes surélevées, faisant un virage à 180 degrés dans les airs sur des plateformes surélevées et effectuant un backflip sur une plateforme. Bien qu’il ne puisse pas donner une course pour son argent à la gymnaste américaine Simone Biles en ce moment, le robot parvient à tenir l’atterrissage. [ Rêves mécaniques: 22 androïdes humains de la science-fiction

 

D’autres vidéos montrent le robot empilant des boîtes sur une étagère, marchant sur une promenade dans la neige avec un «ami» humain et poursuivant et ramassant une boîte qui a délibérément été déplacée hors de sa portée. Selon le site Web de Boston Dynamics, Atlas peut transporter des charges utiles allant jusqu’à 24 lb. (11 kg).

Atlas a d’autres capacités semblables à celles de l’humain, comme un sens de l’équilibre, de sorte qu’il résiste à la chute lorsqu’il est poussé, et peut se relever après une poussée féroce.

La version actuelle d’Atlas n’est pas encore aussi agile que l’humain moyen; quand il marche, il utilise une démarche maladroite ressemblant à une personne qui doit vraiment, vraiment, se rendre à une salle de bain.Et bien qu’il puisse voyager sur un terrain accidenté, la vidéo semble montrer qu’il trébuche là où un humain pourrait bien aller.   

Pourtant, la version actuelle d’Atlas est une amélioration spectaculaire par rapport à ses ancêtres: en 2013, quand il a fait ses débuts au DARPA Robotics Challenge, Atlas pesait 330 livres. (150 kg) et nécessitait un cordon d’alimentation, a rapporté Technology Review à l’époque .

Le but ultime de ce type de robot est de remplacer les humains sur les champs de bataille du futur et aussi dans les fusées d’exploration spatiale.

 

 

 

 

 

Les dossiers de Michel Duchaine:Volley-ball : aux séances d’entrainement, cette équipe joue avec des robots

S’entraîner avec des humains c’est bien. Mais avec des robots, c’est encore mieux. L’équipe nationale japonaise de Volley-ball vient d’enregistrer l’arrivée de nouveaux renforts : des joueurs pas comme les autres.

Les robots ont commencé à entraîner les humains.

 

Un bon entraîneur et d’excellents préparateurs peuvent toujours tirer le meilleur d’une bonne équipe. Mais au pays du soleil levant, plus rien ne tend vers la perfection sans une bonne dose d’assistance high-tech. La dernière illustration vient de leur équipe nationale féminine de volley-ball qui joue depuis plusieurs semaines avec des robots lors des séances d’entrainement.

À quoi servent ces bots qui se déplacent avec les bras en l’air ?

Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, ces joueurs assez particuliers ne sont en réalité que des sortes de marionnettes robotisés avec chacune deux bras dirigés vers le haut. Leur objectif est très clair : entraîner les joueuses japonaises à mieux percer les défenses solides en dressant devant elles une forteresse quasi impénétrable.

Ces robots simulent donc les défenseurs des équipes adverses en empêchant les joueuses de réussir leurs frappes au dessus du filet, et donc de marquer des points.

 

Pourquoi des robots plutôt que des co-équipiers humains ?

Leur avantage a été minutieusement évalué. Ces robots mobiles sont hyper réactifs et se déplacent bien plus vite que les humains. Leur vitesse est de 3,7 mètres la seconde, avec une réactivité telle qu’il faut beaucoup d’adresse pour percer leur ligne.

On notera toutefois que qu’ils ne sont pas entièrement autonomes. En effet, ils sont positionnés d’une manière bien définie, selon différents schémas de défense choisis par le coach depuis une application mobile. Et même si les bots arrivent de cette manière à opposer une défense farouche aux tentatives de frappe des joueuses, ils ne sont pas capables de s’adapter à leurs mouvements sur tout le terrain.

Reste à savoir si sur la durée, ces robots contribueront à améliorer les performances des joueuses japonaises car, c’est cela le plus important. Pour le moment, l’équipe nationale féminine de Volley est en 6e position du classement FIVB.

 

 

 

 

 

 

Les armes de la troisième guerre mondiale:un véritable « Transformer » développé en Corée du Sud pour la construction

Le constructeur sud-coréen Hankook Mirae Technology va bientôt mettre sur le marché un exo-squelette ultra-sophistiqué ressemblant à un Transformers. Sa mission ? Permettre à du personnel de chantier d’effectuer plus facilement des tâches impliquant de porter des charges très importantes, et les protéger dans des situations dangereuses. Vous avez détesté 2016 ? Bienvenue en 2017.

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Quand on voit ce robot bipède / exo-squelette, on ne peut s’empêcher de se frotter les yeux et de se pincer. Oui, des technologies complètement folles arrivent à grand pas, et les prochaines années risquent bien d’être celles où la réalité va rattraper de larges pans de la science-fiction. Ce robot géant piloté par un humain, à l’intérieur, s’appelle un Mech (pour mechanical en Anglais).

Ce mech, donc, a été baptisé Method-2. Et selon Engadget, il a explosé son budget initial de 200 millions de dollars de développement depuis 2014 mais on a envie de dire, pour le meilleur !  Debout, il mesure quatre mètres de haut, pèse une tonne trois et possède une père de bras ultra-high tech pesant tout juste 120 kg chacun.

Le PDG de l’entreprise Yang Jin-Ho explique sa démarche :

« Notre robot est le premier robot bipède habité au monde, et il est construit pour travailler dans des zones de danger extrêmes où les humains ne peuvent pas aller s’ils ne sont pas protégés. »

Ah et si vous vous posez la question, oui, pour développer son projet l’entreprise a bel et bien fait appel à Hollywood. Vitaly Bugarov, à qui on doit le design de nombreuses machines de cinéma dont celles de films comme Transformers, Robocop et Terminator, a participé à son élaboration.

 

Et ce prototype a bien pour but d’entrer sur le marché (bien qu’on ne sait pas encore à quelle échéance). Il pourrait servir à faciliter quantité de tâches de manutention. Mais on imagine que son prix, qui n’est pas encore communiqué, le réservera au début qu’à quelques tâches spécifiques. Tout en inspirant d’autres constructeurs pour le concurrencer. Voici une vidéo qui le montre lors d’un test impressionnant de ses bras articulés :

 

 


AUTRES INFORMATIONS DE DERNIÈRE MINUTES

 

1-Coûts des investissements:$200 millions US.

2-Premier développeur réel du projet: l’armée de Corée du Sud (…et vous n’êtes pas supposés le savoir!) .Vous vous en êtes douté:c’est un robot de combat pour les guerres du futur … développé dans un pays allié aux Illuminati!

 

 

 

 

Mars : ces images prises par Curiosity ,en 2016 sont à couper le souffle

Mars s’est dévoilée comme jamais auprès du grand public grâce aux belles images que nous renvoie Curiosity. Le robot qui a commencé sa mission en 2012 continue de nous envoyer de superbes clichés de la planète rouge, et cette année n’a pas fait exception. Retour sur les plus belles images prises par l’astrobot sur ce monde distant qu’il a tant contribué à rapprocher dans nos esprits.

Un selfie par Curiosity.
Un selfie par Curiosity.

 

 

Curiosity a commencé sa mission en 2012 avec pour objectif d’observer de près la surface de Mars, et répondre à ces grandes questions : la planète qui semble aujourd’hui morte, a-t-elle été un jour habitable ? De l’eau liquide a-t-elle coulé sur sa surface ? Et surtout que peut nous apprendre la géologie du Mount Sharp et du Gale Crater que le robot est censé étudier ?

Mais admettons-le : pour nous simples mortels, ce qui nous a sans aucun doute le plus frappé, ce sont sans aucun doute les photos haute résolution et en couleurs naturelles de ce monde si distant : des dunes, rochers, un météorite, quelques images en stéréoscopie 3D pour se rendre compte des volumes, les images de la ChemCam et de ses puissants tirs laser…

Sans parler des selfies du robot qui nécessitent d’assembler plusieurs clichés et permettent d’apprécier l’état de Curiosity. Ou les photos des dunes actives qui se déplacent grâce aux vents de la fine atmosphère martienne. Et les images de formations rocheuses martiennes qui font penser au far-west américain. Bref, grâce à toutes ces images, le rêve d’y envoyer des hommes un jour ne semble plus du tout une vue de l’esprit fantaisiste.


HORS TEXTE:

COMME AU FAR_WEST AMÉRICAIN

 

On a des nouvelles de Mars : le rover Curiosity nous a envoyé une nouvelle série de photos. Une salve censée permettre aux scientifiques de mieux apprécier la toponymie du terrain. Mais en faisant impasse sur l’étrange couleur du ciel, on se croirait dans des paysages du far-west américain, comme si le rover évoluait dans un désert du Mojave dépourvu de végétation.

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Depuis son arrivée rocambolesque sur la planète rouge en 2012, le rover Curiosity n’a parcouru qu’un peu plus de 14 km. Mais a largement raccourci la distance de plusieurs millions de kilomètres qui nous sépare de lui, au moins d’un point de vue psychologique. Grâce à Curiosity, on a pu découvrir pour la première fois un autre monde dans notre système solaire avec une résolution et des couleurs naturelles qui permettent de s’y projeter.

 

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14 kilomètres, cela peut sembler infime à l’échelle du système solaire. Mais à l’échelle de la région retenue par les ingénieurs du JPL pour l’atterrissage, c’est suffisant pour changer totalement de toponymie. Et c’est ainsi que le le rover de 75 kg a atteint la région de Murray Butes, un peu plus au sud du Mount Sharp. Et nous a envoyé son carnet de voyage, et on ressent comme un trouble en le regardant. Ces paysages si lointains, ne font-ils pas penser à la Terre ?

 

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Pourtant, même les conditions du désert du Mojave feraient figure de paradis en comparaison de celles, hostiles à la vie telle qu’on la connaît, qui règnent sur ce point rouge du ciel. La pression de l’atmosphère d’abord, 8700 Pascals. Sur Terre, en comparaison, cette pression est de 101300 Pascals en moyenne, soit 1013 hPa. L’atmosphère est constituée à plus de 96% de CO2 et l’oxygène n’y existe qu’à l’état de traces. La surface de la planète, dépourvue de magnétosphère, est inlassablement bombardée par les radiations.

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Comme vous vous en doutez, le rover Curiosity n’erre jamais sans but. Et l’équipe californienne qui a ici décidé de le déplacer cherche à mieux comprendre la formation de dunes sur la planète rouge. En effet, avec la fine atmosphère martienne, les scientifiques pensent que cette région est constituée de dunes anciennes, qui se sont agglomérées au point de devenir dures comme de la pierre. Ces photos permettent de mieux comprendre leur formation et érosion.


 

 

 

 

 

Il y a d’ailleurs déjà plusieurs missions en préparation, dont le projet du célèbre patron de SpaceX, Elon Musk, qui veut lui-aussi aller sur Mars. On vous laisse en tout cas contempler ces images complètement uniques, et mystérieuses, venues d’ailleurs. Cliquez sur les images pour les agrandir :

 

Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity
Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity

 

Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain
Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain

 

Curiosity prend une macro du sol...On dirait même qu'il y a quelque chose de géodésique en dessous.
Curiosity prend une macro du sol…On dirait même qu’il y a quelque chose de géodésique en dessous.

 

Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l'objet au cenre...est une météorite?
Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l’objet au centre…est une météorite?

 

Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity
Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity

 

 

Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam
Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam

 

 

 

 

 

 

 

 

Alerte emploi:demain les robots vous mettront en chômage permanent

La nouvelle vague d’automatisation des tâches menace désormais les jobs qualifiés des juristes, vendeurs, techniciens et financiers… La fin des classes moyennes ?

 

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C’est une vague qui submerge l’Amérique et gagne l’Europe. Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les économistes en tout cas, c’est une vraie question : les nouvelles technologies vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés – mais un rien répétitifs ! – qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ? Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi ou les livreurs… Tous bientôt remplacés par des « robots-ordinateurs » à la puissance de calcul et de travail infinie.

La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s’agitent déjà dans les labos de recherche et développement… « Le logiciel dévore le monde », a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.

Quand l’économie bascule dans un nouvel âge

Un scénario de science-fiction ? Dès le début du XIXe siècle, les luddistes, disciples de Ned Ludd, prétendaient s’opposer à l’avènement du métier à tisser mécanisé au motif que cette géniale invention priverait les ouvriers de travail.

Le fantasme d’une victoire de la machine sur l’homme est aussi ancien que l’invention du mot « robot » par le Tchèque Capek en 1920. Et l’économiste Keynes lui-même nous prédisait, dès les années 1930, la semaine de 15 heures de travail grâce au progrès technique… Des prophéties fumeuses ?

Coup sur coup, les deux éditorialistes anglo-saxons les plus en vue, Paul Krugman, du « New York Times », et Martin Wolf, du « Financial Times », ont pris le sujet très au sérieux. En juin 2013, le premier publiait dans le grand quotidien américain une tribune intitulée « Sympathie pour les luddistes ». Tandis que le second lançait un appel : « Non au techno-féodalisme ! ». Si les emplois disparaissent, si les revenus et richesses se concentrent entre les mains des « techno- féodaux » – les grands groupes qui maîtrisent la technologie -, comment l’économie tournera-t-elle ? D’où viendra la demande de biens et de services ? Et ne faudrait-il pas imaginer de nouvelles taxes (sur la propriété intellectuelle notamment) dans le but de financer « un revenu de base à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie » ?

 

Lire : 1 robot humanoïde vaut 3 humains. L’ouvrier du futur est là, en vidéo.

Aux USA, la croissance est revenue. Pas les emplois

La peur des robots ne surgit pas par hasard. Elle se fonde sur un constat : après la crise financière de 2008, que les Américains appellent la « Grande Récession », la croissance est revenue outre-Atlantique. Mais curieusement, elle n’a pas créé d’emplois. L’activité repart, mais pas les embauches.

Comment expliquer ce nouveau phénomène ? Une thèse fait de plus en plus d’émules, celle de deux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de deux livres remarqués : « Race Against the Machine » (Course contre la machine) et « The Second Machine Age » (le Deuxième Age de la machine) qui n’ont, hélas, pas encore été traduits en français.

Pour ces chercheurs, les technologies de l’information arrivent à un niveau de maturité, de développement et de puissance qui fait basculer l’économie dans un nouvel âge. Inutile de remplacer les jobs de vendeurs supprimés pendant la crise (un sur douze aux Etats-Unis), puisque de plus en plus de clients achètent en ligne au lieu de se rendre dans une boutique.

Inutile de remplacer les « banquiers » qui accordent des crédits ou vendent des produits simples, on gère ses finances depuis son smartphone. Inutile d’embaucher les comptables, on investit plutôt dans l’informatique de gestion.

Quant aux emplois chez Kodak (140 000 salariés), on ne les reverra jamais chez Instagram (13 salariés au moment de son rachat par Facebook). « Le capital se substitue au travail », résume Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et ex-conseiller économique de Barack Obama.

Plus aucun routier ni chauffeur de taxi ? Possible

Pour illustrer l’accélération du mouvement, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee citent l’exemple de la voiture sans chauffeur. La Darpa – l’organisme militaire américain qui a donné naissance au web – avait lancé en 2002 un concours pour un camion sans chauffeur. Un flop. Les prototypes présentés ne tenaient pas la route. L’idée a été jugée infaisable. Mais, en 2006, Google a relancé le sujet. Avec des résultats spectaculaires.

En 2014, la Google Car roule seule, en toute sécurité, avec de meilleurs réflexes qu’un humain ! Le groupe de Sergueï Brin et Larry Page a investi lourdement dans cette technologie et ne compte pas s’arrêter là. Il finance aussi le développement d’Uber, une société qui concurrence les taxis en proposant des voitures avec chauffeur à partir d’une application sur téléphone mobile. Les voitures Uber seront-elles un jour des Google Cars, sans conducteur ? Ce qui paraissait impossible hier ne l’est plus aujourd’hui.

 

Lire : Les 5 robots les plus inquiétants pour l’avenir de l’Homme

Les robots savent déjà réparer des éoliennes et poser des câbles

Un autre exemple a beaucoup marqué les Etats-Unis : Amazon a présenté un projet de livraison de ses petits colis par drone. Certes la technique n’est pas encore au point, ni même autorisée, mais elle paraît désormais crédible. Le nouveau titan de la distribution en ligne n’est plus très loin des machines livrant les colis FedEx dans le film « I, Robot » !

Les robots, eux, sortent déjà des usines. Dotés de capteurs, ils réparent les éoliennes deGeneral Electric ou les câbles sous-marins, travaillent dans les mines de Rio Tinto en Australie, irriguent et déversent la juste quantité d’engrais dans les exploitations agricoles brésiliennes.

La robotique mobile est en plein développement. « C’est spectaculaire », constate l’économiste Robin Rivaton, après un passage au salon mondial de la robotique de Séoul (Corée du Sud).

Dans un article à paraître dans la revue « Géoéconomie », il assure : « Les robots voient leur ‘corps’ devenir de plus en plus mobile. Ils sont en train de se redresser, d’apprendre à marcher et de voir leur boîte crânienne grossir » … Ils sont surtout de plus en plus faciles à programmer. Prenez le robot Baxter (RethinkRobotics). Il suffit de lui guider les bras la première fois qu’il effectue une tâche pour qu’il soit capable de la reproduire. Baxter est vendu 22 000 dollars.

Intelligence artificielle :  les juristes menacés…

L’autre révolution en marche, c’est celle de l’intelligence artificielle. Après le « grand hiver » des années 1990, les progrès dans ce domaine sont fulgurants. En 1997, un ordinateur d’IBM, Deep Blue, battait Garry Kasparov aux échecs. En 2011, Watson, un autre IBM, battait les meilleurs étudiants au jeu télévisé « Jeopardy ! », l’équivalent de « Questions pour un champion », déjouant même les pièges des jeux de mots.

Et là encore, Google bénéficie d’une longueur d’avance. Le californien emploierait un tiers des chercheurs dans le domaine ! Logique, car l’intelligence artificielle trouve désormais des champs d’application très concrets, comme la traduction ou l’analyse de textes.

Grâce à leur capacité à traiter des millions de documents et surtout à « apprendre », les ordinateurs accomplissent des prouesses. Les logiciels de traduction s’inspirent des notes de l’ONU et feront bientôt mieux que les interprètes. Quant aux professions juridiques, elles sont aujourd’hui considérées comme menacées aux Etats-Unis par les programmes d’analyse sémantique qui compulsent et synthétisent un million de documents pour moins de 100.000 dollars !

« Les gens s’ennuient, ont des maux de tête, pas les ordinateurs », constate Billy Herr, un directeur juridique cité par les deux chercheurs du MIT.

Les machines seraient même plus fiables que les humains. Une étude menée en Israël a montré que les jugements rendus après l’heure du déjeuner étaient plus cléments que ceux rendus avant la pause restaurant. L’ordinateur lui n’a pas ce genre de faiblesses !

Des ordinateurs capables d’utiliser l’immensité des données que les sites internet, les téléphones ou les objets connectés collectent auprès des consommateurs, des automobilistes, des patients – les fameuses « big data » -, des machines maîtrisant la reconnaissance vocale et pouvant à leur tour parler voire écrire… La liste des emplois menacés est longue.

Un ordinateur aujourd’hui peut rédiger un compte rendu de match de base-ball aussi clair que celui d’un journaliste. Il peut écrire un communiqué financier sans risque d’erreur. Carl Frey et Michael Osborne, deux chercheurs de l’Oxford Martin School, un collège pluridisciplinaire de l’université d’Oxford, ont modélisé l’impact de la technologie sur 702 professions. Résultat : 47% des emplois aux Etats-Unis courent un risque d’automatisation dans les vingt ans à venir (voir infographie ci-contre).

Dans 10 ans, un Américain sur sept au chômage ? 

Les métiers routiniers, qu’ils soient exercés par des cols bleus ou des cols blancs, sont les plus menacés. Restent heureusement beaucoup de jobs difficiles à mécaniser, tous ceux qui nécessitent des qualités relationnelles notamment ou de la créativité : psychothérapeutes, conseillers conjugaux, orthophonistes, chorégraphes, artistes, médecins, stylistes, anthropologues, architectes, maquilleurs, coiffeurs, bons vendeurs, managers et même techniciens de nettoyage… Sans compter tous les nouveaux métiers que l’on ne connaît pas encore.

Y aura-t-il toutefois du travail pour tous ? Pour les spécialistes les plus optimistes, nos économies seraient dans une phase de transition où le chômage augmente avant de trouver un nouvel équilibre. Mais les pessimistes, comme Larry Summers prédisent que dans dix ans un Américain âgé entre 25 et 54 ans sur sept sera sans emploi, contre un sur vingt dans les années 1960. Une question se posera alors : comment répartir les fruits de la croissance ? La réponse turlupine déjà l’Amérique, où de nouveaux milliardaires apparaissent chaque semaine – comme les fondateurs de Whats-App -, où les très riches continuent à s’enrichir, tandis que le salaire moyen baisse depuis 15 ans.

Voilà pourquoi sans doute, l’édition américaine du livre de Thomas Piketty « le Capital au XXIe siècle » est si attendue. Sa démonstration des progrès de la rente sur le revenu productif intéresse au plus haut point le monde universitaire américain.

L’éditeur Harvard University Press augmente ses tirages. Et l’auteur s’apprête à effectuer une tournée de trois semaines entre côte Est et côte Ouest… En France, le débat est tout autre.

Pour partager les fruits de la croissance et les gains de productivité, encore faut-il que les entreprises investissent et se robotisent. Afin de combler notre retard, le fonds Robolution Capital lancé cette semaine par Arnaud Montebourg a été doté pour démarrer de 80 millions d’euros . C’est un début. Mais ne dites pas au ministre que des emplois pourraient être menacés, il ferait des cauchemars…

Source :  Le Nouvel Observateur

 

 

La NASA poursuivie pour une roche martienne

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Le demandeur, Dr Rhawn Joseph, poursuit La NASA devant les tribunaux pour motif de n’avoir pas correctement enquêté sur un objet se trouvant sur la surface de Mars, dont il pense qu’il pourrait s’agir d’un présumé organisme biologique.À la mi-janvier, le rover Opportunity de La NASA a photographié un mystérieux caillou sur Mars qui ne se trouvait pas à cet endroit lorsqu’Opportunity a photographié ce même lieu seulement douze jours avant.Le docteur Rhawn Joseph a déposé une requête pour obtenir une ordonnance devant un tribunal fédéral, le mardi 28 janvier 2014, dans laquelle il réclame à ce que La NASA « effectue un examen scientifique et public de cet objet de plus près, et de photographier soigneusement ce présumé organisme biologique. « La NASA a déjà inspecté l’objet mystérieux. Et comme « Popular Science » l’explique : « pour la petite histoire, La NASA a identifié l’objet comme étant un rocher. Une pierre très spéciale, avec des propriétés rares. Mais certainement un rocher.
« L’organisation estime que cette roche a été tout simplement soulevée par le rover ».

​Cependant Joseph n’est pas d’accord avec cette explication. Sa conviction est que le « roc » était toujours resté à cet endroit. Il a juste pris le temps de se développer suffisamment pour devenir visible affirme-t-il. Il ajoute que :  » Le refus de prendre des photos de près sous différents angles, et de capturer des images microscopiques de l’échantillon, ainsi que le fait de refuser de libérer des photos en haute résolution, est inexplicable et étrange. « 

Ray Kurzweil,le sioniste qui menace l’humanité et l’humanisme

Le sioniste qui joue à l'apprenti-sorcier.
Le sioniste qui joue à l’apprenti-sorcier.

Après les lunettes et les voitures sans pilote, Google s’attaque carrément à la longévité humaine. Pour cela, la firme américaine s’est associée à Ray Kurzweil, gourou de la posthumanité, qui se verrait bien en cyborg immortel. Portrait.

“Les ordinateurs auront bientôt des émotions, de l’humour, la capacité d’aimer…” Il ne s’agit pas du scénario du prochain Spielberg ou du délire d’un blog de SF, mais d’une déclaration du gourou du transhumanisme Ray Kurzweil.

Mix de Dr Folamour et de Woody Allen, ce businessman richissime paraît mêler la science la plus pointue et la naïveté la plus confondante. Obsédé par la mort, qu’il décrit comme “un miracle à l’envers”, il se gave de pilules vitaminées et d’antioxydants afin d’accroître sa longévité. Bouleversé par la disparition prématurée de son père musicien, il est persuadé qu’il sera bientôt possible de le faire en quelque sorte revivre en “uploadant” sur un ordinateur les traces qu’il a laissées : documents, disques, partitions, photos, lettres, souvenirs… Et d’obtenir ainsi un avatar qui atténuera son chagrin.

Kurzweil en compagnie de Clinton...au Hall of Fame des Inventeurs Américains.
Kurzweil en compagnie de Clinton…au Hall of Fame des Inventeurs Américains.

Car l’immortalité est tendance. Malgré ses airs de Tournesol k.dickien, Ray Kurzweil est tout à fait pris au sérieux par les moguls californiens des nouvelles technologies, en particulier Google, qui ne se contente plus de lancer des lunettes, des ordinateurs sans disque dur, et des voitures sans conducteurs mais s’attaque carrément à la vie éternelle.

Transhumanisme et singularité

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Le 30 septembre 2013, Time Magazine titrait“Google peut-il vaincre la mort ?” La firme de Cupertino vient de créer en effet de créer le laboratoire Calico pour poursuivre des recherches sur l’allongement de la vie. Larry Page et Sergueï Brin, les fondateurs de Google, ont toujours été des amateurs de paris futuristes, et ils ont investi de grosses sommes dans la Singularity University inaugurée en 2009 par le même Ray Kurzweil. Selon le spécialiste de séquençage génétique, Laurent Alexandre, coauteur deGoogle démocratie (Naïve) : “Google est aujourd’hui le principal vecteur de l’idéologie transhumaniste dans le monde”.

“Posthumanité” et “singularité”, ces disciplines un brin fumeuses, prophétisées par Ray Kurzweil et ses adeptes, sont en pleine expansion à l’ère des nanotechnologies. Prométhée 2.0, Kurzweil est un produit typique de l’effervescence techno-mystico-capitaliste de la côte ouest des Etats-Unis, qui relie l’université Stanford, la Silicon Valley et les utopiesnew age. Né en 1948, fils d’un couple d’artistes viennois qui ont fui le nazisme, il a inventé à 14 ans un logiciel qui écrivait seul de la musique puis mis au point la première machine à convertir les textes en paroles pour les aveugles. Après avoir fait fortune dans les nouvelles technologies  – il est à l’origine des premiers synthés, tel le mythique et désormaisvintage K2000 qui a séduit Vangelis, Jean-Michel Jarre, Stevie Wonder ou Depeche Mode – il est devenu l’un des prophètes d’une nouvelle humanité, “améliorée” par des robots de plus en plus miniaturisés, au point qu’ils feraient aujourd’hui partie intégrante de notre corps.

Des êtres hybrides, entre l’humain et la machine

Pour les adeptes de ces théories futuristes, nous nous rapprochons à grands pas de cette transformation radicale que ses promoteurs appellent, d’un terme emprunté à l’astrophysique, la singularité. Ce moment (très proche, une vingtaine d’années) où les capacités des machines seront tellement supérieures à celles des hommes qu’elles pourront gérer elles-mêmes leurs propres activités, créer elles-mêmes de nouvelles machines de plus en plus performantes et prendre elles-mêmes les décisions les concernant et – plus grave – nous concernant.

Grâce à cette combinaison de génétique, d’informatique et de miniaturisation, l’humanité verra ses capacités exploser et sa longévité s’accroître au point d’atteindre une forme d’immortalité. La miniaturisation toujours plus poussée créera de minuscules robots capables d’opérations de plus en plus complexes. Ces nanorobots à l’intérieur de notre corps pourront détecter les organes défaillants et les réparer, prévenir l’usure et les maladies, nous doter d’une mémoire gigantesque. Une fois notre corps truffé de composants artificiels, nous deviendrons des êtres hybrides, entre l’humain et la machine. Le cyborg n’est pas loin.

Utopie ou cauchemar ? Kurzweil et ses disciples attendent en tout cas avec enthousiasme ces lendemains radieux, cet avenir paradisiaque mais presque. Et à moins qu’un vilain infarctus ou qu’une cellule plus maligne que lui ne vienne contrecarrer ses plans, nous devrions encore longtemps entendre parler du singulier apôtre de la singularité, peut-être même pour l’éternité.

L’HOMME LE PLUS DANGEREUX QUI EXISTE

Il est l’homme des premiers scanners et des premiers synthétiseurs numériques. Ingénieur, informaticien, Ray Kurzweil est un génie persuadé qu’avec l’intelligence artificielle nous deviendrons immortels. Google lui a donné carte blanche.

Un crackpot. Un mec fêlé. Les Américains adorent le mot. Ils le servent à Ray Kurzweil depuis près de cinquante ans. Quand on est futuriste, cela fait partie des dégâts collatéraux. Quand on est futuriste prédisant que les machines deviendront plus intelligentes que nous et que nous serons immortels dans quinze ans, le crackpot est une figure de style imposée. Sauf que… Ce n’est pas dans un asile de fous qu’opère Raymond Kurzweil. Il vient de finir une semaine sur les chapeaux de roues chez Google, à Mountain View, où il est directeur de l’ingénierie depuis un an. Larry Page, le PDG, lui a donné carte blanche, privilège rarement accordé aux crackpots. Il n’est pas le seul à le prendre au sérieux : Kurzweil, estime Bill Gates, est « le meilleur au monde pour prédire l’avenir de l’intelligence artificielle ».

Curieux bonhomme. Son père compositeur a été terrassé par un infarctus en 1970 – quand Ray avait 22 ans, et il pleure encore sur sa tombe. Normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’il conserve dans un entrepôt toutes les traces de la vie de papa jusqu’à ses cahiers de comptes, dans l’espoir de pouvoir un jour recréer un avatar paternel, une version virtuelle de ce juif autrichien qui avait fui les nazis il y a trois quarts de siècle…

Bizarre, encore, la quantité astronomique de vitamines et compléments minéraux qu’il ingurgite chaque jour : « Dans les 140 » indique-t-il, ce qui est moins que les 210 d’il y a quelques années. Le prix, selon lui, pour ne pas être terrassé par le diabète ou la crise cardiaque. « Cela marche, tous mes indicateurs sont au beau fixe, explique-t-il. Mais ça ne fait que ralentir les choses. » Si Ray Kurzweil tient tant à vivre quelques décennies de plus, c’est qu’il est persuadé que dans quinze ans, l’homme allongera son espérance de vie de plus d’un an chaque année. Un an et des poussières de plus par année de vie : faites le compte, nous serons immortels ! Et Ray aimerait bien ne pas rater la party à cause d’un stupide infarctus.

Son quatorzième et dernier ouvrage, modestement intitulé Comment créer un esprit : le secret de la pensée humaine révélé (non traduit en français), est une sorte d’apothéose de sa pensée, un exposé fascinant de cette croyance qui l’habite depuis près d’un demi-siècle : le cerveau, en particulier le néocortex où se déroule l’essentiel de l’activité cérébrale, n’est pas un mystère insondable. Notre néocortex, affirme Kurzweil, a comme fondation 300 millions de « reconnaisseurs de modèles » (ces derniers étant des « morceaux de connaissance »), organisés selon une hiérarchie que nous créons nous-mêmes. Par exemple, nous utilisons plusieurs de ces reconnaisseurs pour identifier une lettre que nous lisons ou un mot que nous entendons.

Selon le futuriste, cette architecture s’étend à la pensée, pas seulement aux perceptions. Comme au Lego, ces reconnaisseurs « sont des blocs de construction, explique-t-il. Un cerveau est un peu comme une forêt, il est structuré par des modèles ». Observés de près, chaque arbre, chaque branche, chaque feuille présentent une complexité infinie, mais les principes qui régissent une forêt, eux, sont – relativement ! – simples. « Il est impossible, dit Kurzweil, que chaque connexion dans le cerveau soit exactement où elle devrait se trouver, modelée par des milliers d’années d’évolution. C’est impossible parce qu’il n’y a pas assez d’informations dans notre génome pour décrire ce qui constituerait des milliers de milliers de milliards de connexions. D’où ma théorie de reconnaissance des modèles, qui décrit certains principes de base selon lesquels opère le cerveau. Bien entendu, chaque cerveau est différent, parce que nos expériences ne sont pas les mêmes, mais tous ont la même architecture et les mêmes principes opératoires. »

FUSIONNER AVEC LES MACHINES

Sa théorie est vertigineuse : car si on arrive à comprendre l’intelligence, on pourra étendre de façon spectaculaire les capacités du néocortex. On en est d’ailleurs déjà aux prémisses, avec ces Google, iPhones et autre Android, qui sont tous des extensions non-biologiques de notre cerveau. Et le mouvement va s’accélérer. « Nous allons fusionner avec les machines, nous deviendrons des sortes d’hybrides, prédit Kurzweil de sa voix grave de pro des colloques. Déjà, nos machines sont une porte d’accès au cloud [l’accès via un réseau de télécomunications, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques partagées disponible sur un nuage, ndlr] , qui permet à notre cerveau de s’étendre. Dans les années 2030, nos cerveaux seront directement reliés au cloud, ce qui nous permettra par exemple de dire : «pour quelques secondes de pensée, j’ai besoin de plus de 300 millions de reconnaisseurs de modèles», et d’aller piocher dans le cloud un milliard ou dix milliards de ces reconnaisseurs. »

Dans les décennies à venir, « la partie non-biologique de notre être progressera à une vitesse exponentielle, mais pas la partie biologique, prédit-il. Du coup, il ne faudra pas longtemps avant que la plus grosse partie de notre pensée soit non-biologique. Cette partie-là sera tellement intelligente qu’elle sera capable de comprendre notre part biologique. En fait, nous serons presque une machine ». Mais cette mutation sera aussi la clé de notre longévité biologique : au tournant des années 2030, des millions de nano-robots (robots de de la taille d’une cellule humaine), à l’intérieur de nos corps, constitueront un rempart formidable contre la maladie. D’où notre immortalité.

Inutile de dire que les prédictions de Kurzweil font hurler toute une armée de neuroscientifiques, psychologues et sceptiques de tout poil… Le philosophe Colin McGinn le descend dans la New York Review of Books. Il n’est « ni un neuroscientifique professionnel, ni un psychologue, ni un philosophe », avant de conclure : son dernier livre est « intéressant par endroits, relativement lisible, modérément informatif mais bourré d’exagérations ». Ce qui lui touche un neurone sans faire bouger l’autre. Car Kurzweil n’est pas un gourou ou un membre de secte.

Même s’il est identifié au courant transhumaniste (selon lequel la technologie permettra de transcender les limites biologiques de l’être humain), ce n’est pas un homme de chapelle. « Sa perspective est celle d’un ingénieur. Pour lui, il ne s’agit pas simplement de lancer des idées ou remuer d’énormes questions existentielles, mais de les ancrer dans la biologie et la technologie – qui, de nos jours, sont en réalité la même chose », affirme Christine Kenneally, auteure d’un livre sur les origines du langage. Kurzweil est un ingénieur, un inventeur, profession qu’il a « adoptée quand il avait 5 ans », dit-il très sérieusement.

Il est le père de l’un des premiers scanners, de la première machine à transcrire à voix haute les pages de livres pour les aveugles, et ses inventions dans le domaine de la reconnaissance vocale ont nourri les logiciels actuels, y compris Siri (sur iPhone). Sa « loi des retours accélérés » (dont la fameuse loi de Moore, qui ne s’applique qu’aux semi-conducteurs, n’est qu’un paradigme), selon laquelle le progrès technologique accélère à une vitesse exponentielle, est fameuse. C’est elle qui lui permet de prédire qu’en 2029, les ordinateurs feront preuve d’intelligence émotive ils pourront faire des blagues, être sexy comprendre les émotions humaines. C’est aussi ce principe exponentiel, stable depuis plus de deux siècles, qui lui permet d’indiquer qu’en 2045 la puissance de calcul d’un ordinateur sera un milliard de fois plus puissante que celle d’un humain.

C’est vers cette époque que la « singularité » surviendra, un terme mathématique indiquant le moment où un modèle ne fonctionne plus. Les nanotechnologies, la robotique et l’informatique seront devenues si rapides, si avancées et si profondes que nous ne pourrons plus, avec notre façon de raisonner, décrire ce que sera le monde dans lequel nous vivrons.

REPENSER LE CERVEAU HUMAIN

Kurzweil nous aide à appréhender plusieurs phénomènes fondamentaux. Le premier, justement, est cette accélération exponentielle de la technologie. « L’exponentiel n’est pas ancré dans notre cerveau, qui est habitué à penser linéairement, remarque-t-il. Presque toutes les critiques que je reçois viennent de gens regardant le monde d’une façon linéaire. » Deuxième apport, tout aussi important : l’idée que le fonctionnement du cerveau est, ou plutôt sera, explicable.

Le surlendemain de notre interview avec le futuriste, le New York Times publiait une tribune d’Eric Kandel, prix Nobel de médecine en 2000. Son propos fait étrangement écho à celui de Kurzweil. Il décrit « une nouvelle science de l’esprit, unifiée, qui utilise le pouvoir combiné de la psychologie cognitive et de la neuroscience pour examiner les grands mystères restants de l’esprit : comment nous pensons, ressentons et faisons l’expérience de nous-mêmes (…). Si nous persévérons, [cette nouvelle science] nous donnera de nouvelles idées sur qui nous sommes, en tant qu’êtres humains. »

C’est ce même Graal que poursuit Ray Kurzweil… à sa façon. Il voulait créer une nouvelle société pour prouver sa théorie quand Larry Page, PDG de cette société d’intelligence artificielle entre toutes qu’est Google, lui a proposé de le faire chez lui. « Larry m’a dit : « Si tu acceptes, tu auras l’indépendance que tu aurais avec ta propre boîte, raconte le futuriste. Nous ne te dirons pas comment tu dois gérer tes affaires et tu auras accès à nos ressources. » »

Soient les chercheurs, le brainstorming, la « matière brute » unique que constituent les milliards de pages internet et les millions de livres scannés par Google. Kurzweil ne s’est pas fait prier. Son projet ? Non plus seulement aider un ordinateur à reconnaître les mots, écrits ou parlés, mais lui faire comprendre la signification de l’écrit, le sens et le fonctionnement du langage. « Nous essayons de développer un modèle de signification, dit Kurzweil, partant du fait qu’un ordinateur peut consulter 200 millions de pages pendant que nous en lisons une seule. Les ordinateurs pourront atteindre une connaissance assez fi able de la plupart des choses dans le monde. Et avec le temps, cette compréhension s’améliorera encore. »

« Ce job est absolument unique, reconnaît-il, c’est le point culminant d’une carrière pour quelqu’un comme moi, qui a travaillé sur l’intelligence artificielle depuis cinquante ans. » Ray Kurzweil n’est pas encore immortel, certes. Mais il est déjà sur un petit nuage.

Un jour pas très lointain.
Un jour pas très lointain.

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL VEUT REMPLACER L’HUMAIN…PAR LE ROBOT

Dans la série suédoise Real Humans diffusée en avril sur Arte, les héros s’appellent “hubots”. Robots d’apparence humaine, ils vivent dans les foyers, gardent les enfants, servent de partenaires sexuels, font la vaisselle, conduisent des voitures. Bref, rendent de petits et de grands services. Jusqu’au jour où certains robots perçoivent ces services comme un asservissement. Ils réclament alors des droits, leurs droits. Une exigence née de leur intelligence artificielle, de l’apparition d’une “conscience” d’origine non biologique, qui leur fait voir leur situation comme une infériorité systématisée.

Aujourd’hui, en l’an 2014 après la naissance théorique de Jésus Chist, point de Déclaration des droits du robot et du droïde à l’horizon. Apparaissent néanmoins, en France et en Europe, les prémices d’un droit – sinon pour, du moins autour – des robots et de la robotique.

DES AVOCATS SE SPÉCIALISENT

En juin dernier, Alain Bensoussan a créé dans son cabinet un “département robot”.

Pour cet avocat, il existerait trois générations de robots : la première correspondrait à l’ère des simples automates comme les mixeurs ou les machines à café. “On les trouve partout, ils ne présentent pas de caractéristiques qui nécessitent un droit nouveau”, nous précise-t-il. La seconde génération : “les automates avec capteurs”, qui peuvent agir par rapport à leur environnement : voitures sans chauffeur, aspirateurs et tondeuses autonomes… C’est la troisième génération qui, selon Alain Bensoussan, mérite un droit particulier. En plus des capteurs, ces derniers possèdent un autre élément : l’intelligence artificielle.

“Je ne parle pas de science-fiction, le droit des robots que je propose ce n’est pas Real Humans. Un robot pour moi, c’est un équipement coopératif avec l’homme, évoluant dans un espace privé ou public, susceptible de prendre une décision autonome dans un environnement interactif. Comme il existe une “personne morale”, moi je mets déjà en place (avec les clients qui le souhaitent) la ‘personne robot’ de façon contractuelle.”

Pour accompagner cette nouvelle personnalité juridique, l’avocat propose de conférer une identité aux robots de troisième génération.

“Il faut donner un nom au robot, je propose qu’on utilise les numéros de sécurité sociale. Aujourd’hui quand ce numéro débute par ’1′, il s’agit d’un homme, s’il commence par ’2′, c’est une femme. L’idée, c’est d’utiliser le ’3′.”

Pour concrétiser “la responsabilité d’un robot”, Alain Bensoussan propose de créer un “capital social” et une assurance qui pourraient constituer un fonds, alimenté par exemple par l’industrie de la robotique. En échange, la charte des robots de l’avocat confère le droit au respect du robot, le droit à la dignité et à l’identification.

Anthony Bem, avocat spécialiste du Net, a commencé lui aussi à s’intéresser à la problématique. Il constate que certains pans du droit seraient déjà adaptées et adaptables. Sur son blog, dans un article intitulé Droit des robots: quel statut juridique pour les robots, il écrit :

“Aujourd’hui, avec la multiplication des interactions entre robots et humains, il serait opportun d’avoir une démarche similaire pour accorder aux robots un statut juridique quelque peu identique à celui des personnes morales.”

Il précise que, comme les personnes physiques, les personnes morales peuvent avoir un nom, un siège social, un patrimoine, ou agir en justice.

Le ministère du Redressement productif a justement décidé de s’engager dans ce “marché porteur” que serait la robotique. Un document de travail intitulé France robots initiatives comporte un bref passage intitulé “une réflexion éthique”.

Un membre du cabinet nous explique qu’un “comité robotique” a formalisé l’organisation d’un groupe de travail dont le but sera notamment de “lever les obstacles réglementaires à l’émergence de nouveaux marchés robotiques, notamment les véhicules terrestres sans chauffeur, mais aussi les drones, bateaux et sous-marins sans pilote, ainsi que toute les formes de cohabitation homme-robot dans le milieu industriel et commercial ou dans les lieux publics”.

D’autres organismes et institutions travaillent depuis des années sur ces thématiques : la Direction des affaires stratégiques du ministère de la Défense, le Centre de recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (Crec), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Concrètement, dans les travaux du ministère du Redressement productif, une charte éthique “non contraignante” est en cours d’élaboration*.

“La question qui se pose d’un point de vue éthique et sociétale, nous précise-t-on, est de savoir si l’on peut confier à un robot des tâches aujourd’hui dévolues à l’homme dans des champs qui peuvent relever de la liberté individuelle et de son contrôle.”

3) L’Union européenne planifie

Des robots remplaçant des homme. C’est ce que commence à faire la Commission européenne avec son projet Petrobot. Associée avec un consortium de dix entreprises européennes dirigé par le pétrolier Shell, la Commission souhaite élaborer des robots pouvant se substituer aux êtres humains pour “l’inspection des cuves à pression et des réservoirs de stockage largement utilisés dans l’industrie du pétrole, du gaz et de la pétrochimie”.

Bjoern Juretzki travaille dans une unité à la Commission européenne qui s’occupe des robots. Il nous précise que la thématique “les robots et la loi” s’avère “un sujet compliqué”.

“Nous sommes en train de le discuter avec la communauté robotique, nous explique Bjoern Juretzki. Pour le moment, nous n’avons pas de solution finale. Conférer un statut légal aux robots et aux systèmes intelligents est une option, mais c’est seulement une option.”

Depuis trois ans, Christophe Leroux, chercheur en robotique au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), a travaillé avec des juristes, des philosophes et des sociologues européens. Il a piloté pour la Commission européenne deux documents de référence dont “Suggestions pour un ‘Green paper’ sur les questions légales en robotique”.

Le CEA dispose de l’un des plus vieux et plus important laboratoire de robotique en Europe composé d’environ 50 permanents. Un état de fait s’expliquant par la nécessité pour l’industrie atomique, depuis sa création, de disposer de robots pouvant travailler dans certains milieux hostiles où des hommes, même en combinaison, ne pourraient se rendre.

Ce qui intéresse Christophe Leroux, c’est “l’aspect juridique appliqué”, comprendre industriel et économique, qui va entourer l’activité des robots.

“Je suis impliqué pour le CEA dans une réflexion sollicitée par la Commission européenne sur les questions éthiques, légales et sociales de la robotique. Et les moyens de trouver des solutions afin de promouvoir la robotique européenne. Nous envisageons les freins actuels : la non homogénéité de la réglementation entre les États membres, une image véhiculée dans le public qui ne correspond pas à la réalité…”

Dans sa volonté pratique, des idées ont émergé pour retracer la responsabilité juridique d’un robot en cas de dysfonctionnement : utiliser des sortes de boîtes noires qui enregistreraient tous les signaux capteurs d’un robots de façon à tracer l’origine de la responsabilité en cas d’accident. “Une autre solution, nous explique Christophe Leroux serait non pas de créer une tierce entité, mais d’avoir une sorte de personnalité morale pour le robot.

Comme la plupart des experts, il repousse pour le moment les projections d’intelligence ou de conscience artificielle.

”Bien qu’on parle de robots autonomes, pour nous, l’autonomie, on en est loin. On est déjà bien content quand le robot fait ce qu’on lui demande de faire.”

Geoffrey Le Guilcher

*Sur ces enjeux, travaillent le comité “éthique” du CNRS et la Cerna, Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistene (Alliance des sciences et technologies du numérique).

EN CONCLUSION

Dans son plan de contrôle du monde,le Nouvel Ordre Mondial qui contrôle les finances de la planète,s’organise pour investir dans le remplacement des habitants humains par des robots,ce qui lui faciliterait la tâche future d’exterminer un fort pourcentage de l’humanité.

Limité à un rôle d’observateur sans revenus de la scène mondiale,l’être humain ,encore appelé citoyen et travailleur sera limité au rôle de consommateur …avec déplacements de plus en plus contrôlés.

On planchera ensuite,après avoir pris conseil auprès du Messie Ray Kurzweil ,le sioniste le plus admiré des néolibéralistes ,sur la possibilité d’abolir   les élections démocratiques devenues non-rentables et inutiles…puisque les robots seront toujours du même avis que leurs programmeurs capitalistes.

Michel Duchaine,

Chercheur et Diseur de Vérité

Sources: Google ,recherches personnelles.