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Etats-Unis : Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA ! — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

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Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA Par Alexander Mercouris – Le 11 Décembre 2016 – Source The Duran / Le Saker Francophone Le dernier rapport de la CIA impliquant la Russie, pour les fuites concernant la convention démocrate et Podesta, n’est fondé sur aucune preuve. Venant quelques semaines avant […]

via Etats-Unis : Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA ! — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Le Québec sous la gérance du crime organisé:La question des journalistes espionnés- Québec déclenche une commission d’enquête

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Le gouvernement Couillard s’est finalement rendu aux nombreuses demandes pour une commission d’enquête sur l’espionnage de journalistes par les corps policiers du Québec.

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a déclaré jeudi matin,le 3 novembre 2016, que le comité d’experts annoncé plus tôt cette semaine aura les pouvoirs d’une commission d’enquête, dont celui de contraindre des personnes à témoigner.

Stéphanie Vallée et son collègue à la Sécurité publique, Martin Coiteux, ont fait valoir que les nouvelles révélations sur la surveillance de journalistes par la Sûreté du Québec justifient une telle commission d’enquête.

 

Le fameux trio économique avec le Dr Bolduc,Letao au centre et Martin Coiteux ,le banquier à droite.

Le fameux trio économique avec le Dr Bolduc,Letao au centre et Martin Coiteux ,le banquier à droite.

Les relevés téléphoniques de six journalistes de divers médias auraient été vérifiés par la SQ en 2013, après des fuites médiatiques sur la mise sous écoute deux ans plus tôt du patron de la FTQ, Michel Arsenault.

Mercredi soir, Martin Coiteux affirmait pourtant qu’une simple enquête administrative suffisait pour faire la lumière sur cette histoire «qui serait l’unique cas des 20 dernières années» à la SQ.

Cette histoire venait s’ajouter à la mise sous surveillance du téléphone cellulaire du chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé, par le SPVM.

«Lorsqu’on prend l’ensemble de ces faits, lorsqu’on considère l’importance du travail des journalistes dans une société libre et démocratique […] je pense qu’il est nécessaire de poser un geste supplémentaire», s’est justifié Martin Coiteux jeudi.

«La confiance de notre population aussi est, je crois, on pense tous, ébranlée», a-t-il ajouté.

Le mandat précis de la commission d’enquête n’a pas encore été dévoilé, mais la ministre Vallée assure qu’il sera «suffisamment large pour nous permettre de faire la lumière» sur les actions passées des corps policiers. Jusqu’ici, le gouvernement Couillard souhaitait uniquement étudier les processus en place pour permettre la surveillance électronique de journalistes, sans se pencher sur des «cas précis».

Il a eu ce réflexe lors de la conférence de presse,la semaine passée.

Il a eu ce réflexe lors de la conférence de presse,la semaine passée.

Il reviendra aux commissaires de décider si les audiences seront publiques, affirme la ministre Vallée. «Les commissaires auront toute l’indépendance de déterminer la façon dont se tiendront ces audiences et la façon dont se dérouleront leurs travaux, mais tous les articles de la loi [sur les commissions d’enquête] s’appliqueront», a-t-elle précisé.

Stéphane Bergeron alors qu'il était ministre dans le cabinet de Pauline Marois.

Stéphane Bergeron alors qu’il était ministre dans le cabinet de Pauline Marois.

Stéphane Bergeron se retire

Un peu plus tôt jeudi, le député péquiste Stéphane Bergeron s’est retiré de ses fonctions de porte-parole en matière de Sécurité publique. Le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, assurera ses fonctions.

Stéphane Bergeron était ministre de la Sécurité publique en 2013, au moment où a été déclenchée l’enquête sur les journalistes. L’ex-ministre s’est toutefois défendu d’avoir demandé une telle enquête, bien qu’il admette avoir contacté le chef de la SQ de l’époque afin de savoir pourquoi Michel Arsenault a été avisé qu’il avait été mis sous écoute.

«J’ai bien conscience, depuis mercredi, d’être devenu, bien malgré moi, une distraction […], a-t-il dit. J’ai donc offert ce matin au chef du Parti québécois de me retirer de mes fonctions de porte-parole en matière de Sécurité publique.»


MARTIN COÎTEUX,UN BANQUIER ÉMULE DES THÉORIES DE FREEDMAN DE LA MÊME ÉCOLE D’OBAMA

 

Ici,Martin Coiteux devant la pyramide inversée du YMCA dont il a souvent aidé la cause. Il fait vraiment parti de l'élite,du 1%,lié aux francs maçons

Ici,Martin Coiteux devant la pyramide inversée du YMCA dont il a souvent aidé la cause.
Il fait vraiment parti de l’élite,du 1%,lié aux francs maçons.

Qui est-il?

Martin Coiteux a obtenu un baccalauréat en sciences économiques de l’Université de Sherbrooke, une maîtrise en sciences économiques de l’université Queen’s ainsi qu’un doctorat en économie internationale de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève.

Il a été professeur adjoint puis agrégé à HEC Montréal pendant presque 20 ans, représentant principal à la Banque du Canada pour la région du Québec ainsi que partenaire universitaire pendant 18 ans de « Étude économique conseil », un bureau d’étude dans le domaine de l’économie appliquée et de la consultation managériale. Son domaine d’enseignement avant son entrée en politique était la gestion internationale et les enjeux liés à la mondialisation de l’économie.

Martin Coîteux et Carlos Laetao les grands défenseurs néolibéraux de l'esclavagisme actuel.

Martin Coîteux et Carlos Laetao les grands défenseurs néolibéraux de l’esclavagisme actuel.

La vision politique et économique indéfendable de Martin Coîteux

Une des dernières affirmations de Martin Coîteux dans les médias,juste après l’élection fraudée du 7 avril 2014 fut de parler d’austérité. Il a  dit que « la pensée magique ne suffit plus » et que l’austérité est la « seule » solution pour s’attaquer à la « crise » des finances publiques. Pourtant, dans nos discussions passées, il m’avait semblé que nous avions atteint un terrain d’entente à propos de « la pensée magique » que contenait l’austère économie de type laisser-faire qui s’appuyait sur un ensemble d’axiomes indémontrables. Car penser que le retrait de l’État amènerait automatiquement les investisseurs à stimuler l’économie et à « créer » de l’emploi relève non pas de la science, mais de la pensée magique, surtout dans un contexte de stagnation économique. Comme Friedrich Hayek, avec qui j’ai eu mes différends à l’époque, tu disais pourtant lors de nos conversations que l’économie est une science morale (et non une science pure) et tu condamnais tout laisser-faire dogmatique, tout en te méfiant d’une intervention excessive de l’État dans la société. Jusque-là, on pouvait se comprendre.

C'est  avec ce  travail et la grande diligeance à prouver que le capitalisme et le mondialisme sont  le bonheur futur de l'humanité  qui fait  le rapprochement entre lui et l'espion canado-saoudien Philippe Couillard.

C’est avec ce travail et la grande diligence à prouver que le capitalisme et le mondialisme sont le bonheur futur de l’humanité qui fait le rapprochement entre lui et l’espion canado-saoudien Philippe Couillard.

Mais voilà, ses actions et ses discours me disent qu’il a embrassé la pensée magique qu’il  prête à ses opposants. Il a  ainsi quitté la famille libérale pour aller rejoindre Milton Friedman et sa petite bande d’extrémistes, qui sont bien incapables de comprendre quoi que ce soit à la société et à ses fonctions économiques. D’abord parce que ce sont des croyants qui ont adopté le credo du laisser-faire dogmatique, qui nous a si mal servi durant les années 1920 et contre lequel  Keynes s’était  battu. Puis, n’étant formés qu’en économie, ils ne savent voir le monde qu’avec cette lorgnette. Ce qui les empêche d’émettre des propositions sérieuses sur l’économie, car ils ne connaissent ni la société ni l’État. Ils ne comprennent pas l’interpénétration et l’interdépendance de toutes les sphères humaines.

Ainsi, Friedman et ses disciples peuvent avancer que toute intervention de l’État est néfaste pour la liberté, sans comprendre qu’ils condamnent la majorité à ne pouvoir jouir de cette liberté. Pourtant, un des éléments fondamentaux du libéralisme est que les êtres humains auraient quitté l’état de guerre (l’état de nature) en décidant de former une communauté politique, puis de porter à leur tête un gouvernement qui défendra leurs intérêts. De cette façon, la paix et l’ordre accompagnent la liberté et l’égalité pour permettre que toute communauté soit éthique, viable et stable.

John Maynard Keynes le 31 mai 1929...tenant un livre .

John Maynard Keynes le 31 mai 1929…tenant un livre .

Si il se e rappelle bien, lorsque Keynes a  écrit en 1936 son livre Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, c’était à l’époque de la grande dépression. Les gouvernements formatés au laisser-faire dogmatique regardaient passivement la situation en espérant toujours que l’économie se redresserait seule, qu’elle se rééquilibrerait seule, que l’investissement privé reprendrait de lui-même. C’est de « la pensée magique » Martin Coîteux! La misère et les inégalités se répandaient, la liberté pour la majorité se limitait à celle de mourir de faim, les tensions sociales et politiques s’accroissaient, les gens se méfiaient les uns des autres. Pendant ce temps, les spéculateurs continuaient à s’enrichir en pariant sur l’échec des autres. Les communautés politiques n’étaient plus viables, stables et éthiques ; leurs gouvernements avaient failli à la tâche.

L’épreuve des faits aurait dû conduire les dirigeants à comprendre que les investisseurs privés ne déliaient pas les cordons de leur bourse dans un contexte de crise économique, et ce, peu importe sur les finances publiques sont équilibrées. Formés à l’économie classique, ils n’ont pas su lire attentivement leur Adam Smith, qui n’a mentionné dans son œuvre colossale que trois fois l’expression de la main invisible du marché et qui ne condamnait pas le rôle de l’État dans l’économie. Ils ont aussi négligé l’œuvre de John Stuart Mill qui voyait une interpénétration nécessaire de la liberté individuelle et des contraintes collectives pour qu’une communauté politique soit viable.

On a donc vu apparaître toutes sortes de mouvements politiques (bolchéviques ou fascistes) qui prônaient des solutions radicales et dangereuses pour le libéral que je suis. La population désemparée était de plus en plus interpellée par ces mouvements. Comment reprocher cela au peuple alors que leurs gouvernements libéraux ne défendaient plus les conditions minimales pour que leurs libertés fleurissent? Ma Théorie générale était un traité éthique, pragmatique et stratégique : elle prenait en compte les faits (l’absence d’investissements et la thésaurisation des riches), proposait un mode d’emploi pour sortir de la crise et relancer la demande (l’intervention massive de l’État), cherchait à redonner un peu de dignité à la majorité pour que celle-ci se détourne de ces mouvements politiques extrémistes. Il faut être pragmatique et voir qu’une communauté politique se maintient tant que les personnes qui en font partie y tirent un avantage, bénéficie d’un bien-être minimal qui leur permet de jouir de leurs libertés.

C’est ce pragmatisme que Keynes a  essayé de faire entrer dans la tête des gagnants de la Première Guerre mondiale lorsqu’ils imposèrent le Traité de Versailles à l’Allemagne vaincue et exsangue. Il avait tenté de leur faire comprendre qu’ils ne mettaient pas en place les conditions de la paix, mais, condamnant le peuple allemand à la misère et à l’humiliation, qu’ils préparaient la prochaine guerre.

Il croyait donc que ces bêtises avaient été laissées loin derrière dans le temps , qu’elles avaient prouvé leur inefficacité et leur dangerosité, mais voilà qu’elles reviennent avec la force insoupçonnée de l’aveuglement en déchirant le nouveau contrat social qu’avait été l’État-providence. Un gouvernement qui humilie et condamne à la misère son peuple et qui change les termes du contrat sans avoir son accord se met aussi en état de guerre (sociale) avec lui. On peut s’attendre à ce qu’il se lève et exprime sa colère.

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Milton Friedman en compagnie de Georges W. Bush en 2002,lors de son 90 ième anniversaire.

 Martin Coîteux, je te le dis en terminant, ta foi déraisonnée envers un austère laisser-faire dogmatique et ta vision purement économique de la communauté t’exile de la famille libérale et te met en mauvaise compagnie, avec Friedman et ses Chicago boys qui craignent davantage l’inflation et l’endettement que le chômage et la misère sociale. Pourtant, ces sont ces derniers qui mènent tout droit à la guerre sociale.

Si c’est la désobéissance civile que vous attendez pour bouger,attendez et vous allez finir par voir un peuple se réveiller avant que vous prenez votre retraite !

 

Martin Coîteux s'est assuré  de l'appui des petits  tyrans corrompus que sont les maires des grandes villes. Ici on le voit avec Régis Labeaume .

Martin Coîteux s’est assuré de l’appui des petits tyrans corrompus que sont les maires des grandes villes.
Ici on le voit avec Régis Labeaume .

 

Michel Duchaine…un homme qui rêve au Réveil Prochain du Peuple Québécois avant qu’il ne périsse à cause de votre corruption et de vos manigances .

 

 

Ras le bol des émissions de vedettes ,par Roméo Bouchard

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Ras le bol des émissions de vedettes!

La fabrication des vedettes à l'aide des médias:une spécialité du néolibéralisme québécois...enveloppé dans le mensonge.

La fabrication des vedettes à l’aide des médias:une spécialité du néolibéralisme québécois…enveloppé dans le mensonge.

J’accuse les médias de sombrer dans le divertissement futile et le vedettariat. Ce n’est plus seulement une tendance, c’est devenu une calamité, une politique délibérée de désinformation, un détournement de démocratie, une autre stratégie de l’offensive des riches pour s’enrichir sans avoir les citoyens dans les jambes. La formule est vieille comme le monde : régner tranquillement, en offrant du pain et des jeux au petit peuple.

La plupart des émissions de télévision et même de radio, à part peut-être les bulletins d’information bien-pensants qu’on nous repasse en boucle du matin au soir, sont conçues désormais non plus en fonction de leur utilité ou de leur intérêt public, mais en fonction de leur coût et de leur rentabilité en cotes d’écoute, et donc, en publicité. Pour ce faire, on a recours aux artistes, humoristes et cuisiniers les plus populaires, et donc les plus « payants », on potine sur leur vie et leur travail, on les fait participer à des séances de jeux et de farces de plus en plus grossières et insignifiantes. Ça donne des émissions banales, animées par des vedettes, qui invitent d’autres artistes et humoristes et se parlent entre eux, et souvent tous ensemble, de tout et de rien.

Même des émissions qui avaient à l’origine un contenu ouvert, comme Tout le monde en parle, Pénélope, Les enfants de la télé, etc., sont atteintes de ce virus du divertissement à tout prix. Au retour de Pénélope, qui était à l’origine une émission de divertissement léger d’été, nous avons eu droit ces jours-ci à la couleur du rouge à lèvres de Véro, aux secrets du gazon de Charles Lafortune, aux choix de chemise d’Alex Perron, aux « bitchages » de Jean-Sébastien Girard et de Jean-René Dufort, et rien d’autre.

Le Québec, c’est plus que ce circuit fermé des artistes, des humoristes et des cuisiniers connus. Si brillants soient-ils, ils sont surexposés et finissent par n’avoir plus grand-chose à dire, si ce n’est figurer pour les cachets. Les pièces de théâtre, les spectacles, les entrevues d’auteurs ou de penseurs, le monde ordinaire, tout est disparu des écrans. Il n’y a plus que des vedettes.

Offre différente

Il y a pourtant des gens partout au Québec, même hors de Montréal, qui publient des livres remarquables, pas juste aux éditions de La Presse ou de Québecor, mais à Écosociété, à Lux, à Septentrion, à Atelier 10, aux Trois-Pistoles ; il y a des gens qui font, qui inventent des choses étonnantes et créent des projets magnifiques ; il y a des gens qui luttent pour sauver leur travail, leur village, leur vie, leur environnement ; il y a des gens qui ont des choses à dire et qui n’ont jamais accès aux médias nationaux ; il y a des drames humains et sociaux dont on ne parle jamais. La vision du Québec et du monde que projettent ces médias est de plus en plus hors de la réalité. C’est un détournement de conscience, de fonds et de moyens lourds de conséquences. On est loin des leçons de politique de René Lévesque à Point de mire, des grandes entrevues de Fernand Séguin au Sel de la semaine, des grands questionnaires de Raymond Charette à Tous pour un, des télé-théâtres de Marcel Dubé aux Beaux dimanches, des émissions dont on se souvient encore cinquante ans plus tard.

Pour les gens de Montréal, pour la jeune génération surtout, c’est peut-être un moindre mal, car la télévision généraliste et la télévision en général sont de plus en plus remplacées par diverses plateformes numériques et par le foisonnement culturel et politique de la grande ville. Mais pour les plus âgés et pour les gens des régions éloignées, ces options ne sont guère accessibles, et les gens y sont captifs de ce lavage de cerveau abrutissant et aliénant.

Les médias d’information ont une grande responsabilité : ils sont un outil essentiel pour une vie démocratique en santé. Présentement, ils sont devenus une drogue empoisonnée qui nous détourne de notre réalité et nous enferme dans l’insignifiance et l’inaction. Quelqu’un pourrait-il dire aux responsables que nous en avons ras le bol de ces émissions de vedettes médiocres et mercantiles ?

Auteur:Roméo Bouchard

Le climat? On s’en fout!

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Photo d'un tsunamis au Japon.

Photo d’un tsunamis au Japon.

Un sondage mené en septembre auprès de la population canadienne par des chercheurs de l’Université de Montréal confirme que 80 % de la population ne se sent pas sérieusement touchée par les changements climatiques. Moins d’un Canadien sur quatre se croit bien informé et prêt à assumer une partie des coûts de la lutte aux changements climatiques.

Inquiétant? Pas complètement.

Beaucoup de facteurs contribuent à nous rendre si peu sensibles à cette cause. Mais peut-être plus pour longtemps.

Les grands incendies de forêts sont liées au réchauffement climatique.

Les grands incendies de forêts sont liées au réchauffement climatique.

Pendant des années, on a assimilé les changements climatiques à un problème d’ours polaires sur la banquise, une préoccupation certes sérieuse mais complètement déconnectée de nos soucis quotidiens.

Puis les organisations qui soutiennent les climatosceptiques sont entrées en scène et ont réussi à semer le doute pour servir leur idéologie, maitrisant à la perfection toutes les techniques de désinformation pour nous faire croire que les scientifiques étaient dans l’erreur.

Les chercheurs, que rien ne préparait à affronter cette habile communication, se sont embourbés dans des explications laborieuses que beaucoup de gens ont eu bien du mal à suivre. Certains environnementalistes ont versé dans le catastrophisme, ce qui a contribué à éloigner encore plus de gens. À quoi bon se soucier d’une menace qui semblait inexorable plutôt que de profiter de l’instant présent?

Ce portrait sombre s’est cependant nettement amélioré dans les dernières années. Les climatosceptiques ont de moins en moins de tribunes, les climatologues ont appris à communiquer plus clairement, les environnementalistes sont devenus plus pragmatiques et les grands de ce monde semblent, au moins en partie, avoir compris ce qui est en jeu.

Signe des temps, après des années d’un silence pesant sur les enjeux climatiques, le Vatican et d’autres autorités religieuses se mobilisent enfin. L’Encyclique du pape François sur la «sauvegarde de la maison commune», Loué sois-tu, constitue un vibrant appel à l’action, même pour des non-croyants.

Les banquises  polaires fondent à vue d'œil.

Les banquises polaires fondent à vue d’œil.

Reste que la menace est encore difficilement perceptible.

D’abord, parce que le climat est une question complexe que notre inculture scientifique ne nous aide pas à décoder. Avant d’être climatosceptiques, les Canadiens sont souvent «climato-ignorants». Lors d’un autre sondage récent du CIRANO sur les préoccupations des Québécois en matière d’énergie, un répondant sur six a classé (à tort) le pétrole comme source d’énergie renouvelable!

Lorsque la Conférence de Paris a débuté, il faisait -11 degrés à Québec. S’imaginer qu’un réchauffement global de plus de 2 degrés puisse avoir des conséquences catastrophiques dépasse l’entendement pour la plupart des gens. On ressent physiquement une canicule, on comprend ce qu’implique une inondation majeure, mais une hausse moyenne des températures reste une donnée abstraite à laquelle on a bien du mal à donner du sens.

Le climat est un problème global dans lequel chaque individu a une microscopique responsabilité, noyée parmi bien d’autres tracas. De nombreux biais cognitifs empêchent de penser de manière rationnelle aux problématiques environnementales. Le fait qu’on ait tous l’impression d’être un peu meilleur que la moyenne ne nous encourage pas à agir, par exemple.

 

Les derniers déversements d'eau polluée de la ville de Montréal nous montrent quelles sont les priorités du régime néolibéral actuel.

Les derniers déversements d’eau polluée de la ville de Montréal nous montrent quelles sont les priorités du régime néolibéral actuel.

Neuf ans de gouvernement conservateur à Ottawa n’ont pas aidé les Canadiens à y voir plus clair sur ces enjeux.

Même quand il est question de l’avenir de nos enfants et petits-enfants, on a bien du mal à se projeter jusqu’en 2100 ou même en 2030. On pense bien plus à nos achats de Noël, encouragés par une logique économique qui pousse à la consommation. Si on nous vantait autant les transports en commun que le Black Friday, on y sauterait à pieds joints!

La menace climatique semble éloignée dans le temps, mais aussi dans l’espace. Vu du Québec, elle l’est en partie, puisque les personnes qui souffriront le plus des dérèglements du climat sont celles qui vivent dans des pays pauvres.

Les Québécois sont habitués à des écarts de température au cours d’une année qui peuvent dépasser les 60 degrés en un même lieu. À cause de la neige, le débit des cours d’eau fluctue déjà énormément avec les saisons. Nos infrastructures et notre mode de vie sont conçus pour les grands écarts. Savoir qu’on pourrait avoir parfois un peu plus chaud à cause de vagues de chaleur ne nous émeut pas beaucoup, pas plus que la menace d’inondations n’inquiète les riverains habitués aux embâcles. Et pourtant

Les changements climatiques ont déjà de très nombreux effets sur nos vies, même au Québec.

L’agriculture mondiale, qui en pâtit, a fait augmenter le prix de nombreuses denrées dans nos paniers d’épicerie. Les agriculteurs d’ici sont aussi inquiets.

Les sécheresses qui frappent l’Afrique et le Moyen-Orient, y compris la Syrie, ont attisé les guerres, font fuir des migrants et participent au désespoir, terreau fertile pour le terrorisme qui nous inquiète tant.

Dans un autre registre, l’an dernier, 63 Québécois ont contracté la maladie de Lyme, transmise par des tiques qui il y a quelques années seulement ne trouvaient pas au Québec des conditions de vie propices.

Si vous avez l’impression de payer toujours plus cher vos assurances, vous n’avez pas la berlue. En 2013, le Bureau des assurances du Canada a dû compenser pour 3,2 milliards de dollars de pertes au pays à cause des catastrophes naturelles, un record dans l’histoire du pays.

Bref, ce qui se joue à la COP21 va tous nous toucher d’une manière ou d’une autre, que l’on s’y intéresse ou non.

Le fait que 150 dirigeants soient présents à Paris, en plus de quelques 40 000 personnes dont 3000 journalistes, donne la mesure de la préoccupation. Jamais on n’a ressenti une telle volonté mondiale de s’attaquer à l’urgence climatique.

Du coup, dans les prochaines années, il y a de bonnes chances que les gouvernements fassent appel à des bâtons et des carottes de plus en plus gros pour tenter de faire évoluer nos habitudes.

Un exemple: pour financer le Fonds vert de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, le Québec doit récolter encore plus de 2,3 milliards de dollars avec son marché du carbone dans les cinq prochaines années.

Les automobilistes ont commencé à y contribuer, même si peu en ont conscience: en date d’aujourd’hui, Petro-Canada ajoute à ses prix 4,01 cents par litre d’essence pour refiler à ses clients sa facture du marché du carbone. Et ce n’est qu’un début.

Au fil des ans, non seulement les changements climatiques vont avoir de plus en plus d’effets dans nos vies, mais les efforts de lutte et d’adaptation vont aussi de plus en plus faire parler d’eux, car les gouvernements vont devoir justifier leurs actions. Espérons qu’ils sauront le faire en expliquant convenablement les enjeux.

Les questions de climat vont ainsi devenir rudement plus immédiates, concrètes et proches de nos préoccupations quotidiennes. Gageons qu’à ce moment-là, elles auront toute notre attention!

Sources:l’actualité

Qui est Paul Singer, le milliardaire intraitable qui a ruiné l’Argentine

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« Le « business model » de ce milliardaire américain est de traquer les Etats et entreprises en difficultés financières, racheter leurs titres de ‪#‎dette‬ à prix cassé et d’en réclamer le double ou le triple en justice. »

Le fonds vautour de ce septuagénaire a refusé de trouver un accord à l’amiable avec l’Etat argentin qui se retrouve à nouveau en défaut de paiement sur sa dette. Portrait.

Paul Singer,un vautour à la solde des Illuminati.

Paul Singer,un vautour à la solde des Illuminati.

 

L’Argentine est, depuis jeudi 31 juillet, en défaut de paiement sur sa dette. En cause: l’absence d’accord entre des fonds spéculatifs américains et les autorités de Buenos Aires. Cet épisode marque la dernière étape d’une bataille judiciaire qui dure depuis plus de dix ans.

Pour rappel, les fonds « vautours » NML Capital et Aurelius Management réclament au pays de Cristina Kirchner 1,3 milliard de dollars, après avoir racheté, pour une bouchée de pain, ses dettes, après la faillite du pays en 2001. Contrairement à 93% des autres créanciers de l’Argentine qui ont accepté de perdre de l’argent en trouvant un terrain d’entente avec Buenos Aires, ces deux fonds veulent, eux, récupérer la totalité de leur mise initiale, avec plus-value. L’affaire s’est donc retrouvée devant les tribunaux américains… qui ont donné raison aux fonds. Seulement l’Argentine crie à l’injustice et refuse en conséquence de payer NML Capital et Aurelius Management.

Une mise multipliée par 17

Derrière le premier fonds récalcitrant à tout accord amiable, règne Paul Singer. Ce psychologue de formation est le patron du fonds d’investissement Elliott Management, maison-mère de NML. Le « business model » de ce milliardaire américain est de traquer les Etats et entreprises en difficultés financières, racheter leurs titres de dette à prix cassé et d’en réclamer le double ou le triple en justice.

Cette technique avait rapporté gros, dans les années 90, dans un Pérou en proie à des problèmes financiers. L’entreprise du New-Yorkais qui fêtera ses 70 ans le 22 août prochain avait récupéré 58 millions de dollars en justice, soit 38 millions de bonus par rapport à sa mise initiale. Et ce, après avoir refusé de participer à un programme de restructuration mis en place par Lima. A son tableau de chasse, figurent également les cas de la Zambie ou de la République démocratique du Congo.

Cette fois, ce milliardaire, grand donateur du Parti républicain et ex-soutien du candidat à la maison Blanche Mitt Romney, vise 832 millions de dollars alors qu’il avait acheté les titres 48 millions il y a six ans. Il multiplierait ainsi par 17 sa mise de départ!

Une arme: la justice

Fils de pharmacien, Paul Singer a grandi dans le New Jersey fait son droit à Harvard et débute sa carrière en tant qu’avocat à Wall Street. Puis il se lance dans la finance dans les années 70, après avoir réuni un peu plus d’un million de dollars auprès d’amis et de membres de sa famille.

En 1977, il crée le hedge fund Elliott Associates LP. Ce n’est que dix ans plus tard qu’il se tourne vers la dette décotée et qu’il va se servir de la justice pour parvenir à ses fins. Bingo pour l’as des marchés dont le fonds gère aujourd’hui près de 24 milliards de dollars et dont le patrimoine est estimé par Forbes à 1,5 milliard de dollars.

Contrairement au discret fondateur d’Aurelius, Mark Brodsky, Paul Singer n’hésite pas à livrer ouvertement le fond de sa pensée. Comme à Davos, en janvier dernier, où il avait fustigé la politique menée par l’Argentine qui était alors secouée, à l’instar d’autres pays émergents, par une forte volatilité financière.

Il intervient également sur des sujets de société, notamment en défendant les droits des homosexuels lors des dernières élections présidentielles américaines. Une position pour le moins surprenante de la part d’un des principaux soutiens du parti républicain.

 

Le peuple argentin se révolte contre les fonds vautours

Une affiche qui dit tout

Une affiche qui dit tout

 

L’insoumise Argentine maintient depuis la crise de 2001 une posture de défiance vis-à-vis des fonds « vautours », une stratégie politique qui crispe les milieux économiques tout en rassemblant une classe politique profondément divisée.

Ces dernières semaines, la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner a érigé en cause nationale le litige qui peut conduire mercredi son pays au défaut de paiement, à un peu plus d’un an d’une élection présidentielle qui marquera la fin de l’ère Kirchner (2003-2015).

« La patrie ou les vautours » clament des affiches de mouvements pro-Kirchner dans les rues de Buenos Aires, utilisant une formule rappelant le slogan de la révolution cubaine « La patrie ou la mort ».

« Le gouvernement présente le contentieux comme un face-à-face entre la nation et les fonds vautours, ce qui met l’opposition en difficulté, car se mettre du côté des vautours n’est pas une option. C’est une tactique très efficace », considère le sociologue Ricardo Rouvier.

Aucun des prétendants à la présidentielle d’octobre 2015 ne se risque sur le terrain glissant de la dette.

Sauf la députée centriste Elisa Carrio. « Beaucoup aiment cette formule de patrie et de vautours, sans savoir qu’ensuite ils peuvent se retrouver sans travail », dit-elle. « C’est un mauvais tour politique (…) Les dictateurs ou personnes autoritaires tentent toujours des coups nationalistes, héroïques, quand ils se sentent perdus ».

La présidente argentine oppose « les créanciers de bonne foi », ceux qui ont accepté d’alléger la dette, et les fonds « vautours » accusés de tentatives « d’extorsion ». Elle appelle à « une régulation du système financier, juste et équitable » face au « pillage financier international ».

La justice américaine a condamné en juin l’Argentine à verser 100% des sommes initialement dues à une poignée de fonds « vautours », soit 1,3 milliard de dollars, et tant que l’Argentine ne paiera pas, le juge Thomas Griesa bloquera les remboursements de la dette à 93% des créanciers, qui ne touchent eux qu’environ 30% de leur mise de départ.

L’Argentine a les moyens de payer cette somme mais dit redouter une avalanche de revendications si elle favorise certains créanciers.

L’Argentine paie ses dettes

Mme Kirchner écarte toutefois un « défaut de paiement » mercredi. « Je ne sais pas quel sera le terme, les agences de notation trouvent toujours un terme pour masquer ce qui se passe. Ici, l’Argentine a payé et quelqu’un empêche que le paiement parvienne aux détenteurs de bons ».

L’ex-ministre de l’Economie de Nestor Kirchner, Roberto Lavagna, critique sévèrement Mme Kirchner, mais l’approuve en partie sur le dossier des fonds « vautours ». « On cherche toujours la solution qui causera le moins de dégâts (…) Qui veut-on satisfaire en priorité? Le 1% de fonds procéduriers ou 93% des créanciers qu’on rembourse depuis 10 ans? », interroge celui qui a présidé à la première restructuration de la dette de 2005.

La question des fonds « vautours » figure comme une tache dans le long processus de désendettement postérieur à la crise de 2001.

Grâce à la renégociation de la dette de 2005 et 2010 et aux exportations agricoles portées par la flambée des prix des matières premières, l’Argentine a remis de l’ordre dans ses comptes. Alors qu’elle croulait sous la dette au début des années 2000, elle est aujourd’hui un Etat peu endetté, avec un passif de 40% du PIB, contre 166% quand la crise économique a éclaté.

Avant le jugement favorable aux fonds « vautours », l’Argentine avait le vent en poupe: accord avec le Club de Paris, sur l’indemnisation de Repsol pour la nationalisation de la compagnie pétrolière YPF, mesures pro-marchés comme la dévaluation de janvier 2014.

Sur la scène internationale, l’Argentine a reçu le soutien de ses alliés traditionnels latino-américains, de la Chine, de la Russie, du G77, de la France. Le FMI s’est même inquiété des conséquences du jugement pour l’avenir des restructurations de dette.

« Un défaut de paiement pourrait définitivement plomber le bilan de Cristina Kirchner, et pourrait réduire à néant les chances de tout candidat qu’elle soutiendrait » en 2015, estime Carlos Caicedo, expert de l’institut économique américain IHS.

Pour le politologue Rosendo Fraga, le gouvernement niera toute responsabilité dans un éventuel défaut de paiement et « désignera la justice américaine et les vautours comme responsables » des conséquences sur l’économie du pays.

Mais, avertit Roberto Lavagna, « il peut y avoir une solution de dernière minute ».

Sources:AFP

 

 

 

 

 

 

 

Le Québec sous contrôle du crime organisé:LES COCHONS DE BPR ET DE NATHALIE NORMANDEAU

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Cochons

 

 

 

ST-IRÉNÉE, QUÉBEC-Aujourd’hui, nousêtre le plus important scandale à avoir jamais plané sur le Québec.
Toute cette histoire a débuté en 1997 quand le premier ministre Lucien Bouchard a déclaré que l’industrie porcine serait le fleuron de l’agriculture québécoise.
Maintenant, il est établi que la firme d’ingénieurs-conseils BPR conseille depuis cette époque l’industrie porcine et l’Union des producteurs agricoles (l’UPA). BPR emploie quinze cents personnes et fournit toute la gamme de services-conseils en ingénierie aux entreprises spécialisées industrielles et aux organismes publics et privés.
Ensuite, il a aussi été établi que c’est l’UPA qui dicte les réglements sur la protection des bandes riveraines des cours d’eau. Je n’invente rien, des documents publics existent qui appuient mes dires. Le 15 juin 2002, le ministre de l’Environnement du Québec d’alors, André Boisclair, a fait adopter à la vapeur, sous le baillon, un règlement qui a réduit de trente à trois mètres la bande de protection des cours d’eau en regard des fertilisant. Pour les cours d’eau servant à l’alimentation, la distance a été abaissée de soixante-quinze à quinze mètres.
Ce qui n’a encore jamais été dit nulle part dans les médias, c’est que ce même règlement a annulé toute protection pour les cours d’eau de deux mètres par deux mètres, soit les ruisseaux qui traversent les champs et qui alimentent les lacs et les rivières, et les sources d’eau. On peut épandre du lisier de cochon directement dans ces cours d’eau en toute légalité, et on ne s’en prive pas. C’est à la demande de l’UPA, conseillée par BPR, que cette disposition a été adoptée par le législateur. Résultats de toute cette réglementation : de larges nappes phréatiques ont été contaminées, des rivières polluées, des lacs détruits. Un cochon pollue deux fois et demi de plus qu’un être humain, on leur administre aussi des quantités phénoménales d’hormones de croissance et d’antibiotiques qui filent dans les cours d’eau; les neuf millions de porcs du Québec polluent donc comme une population d’environ vingt-deux millions d’habitants, et bien davantage encore.

Lucien Bouchard en compagnie d'un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest. Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l'argent.

Lucien Bouchard en compagnie d’un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest.
Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l’argent.

Si cette industrie était rentable, l’acceptabilité de la chose serait peut-être plus facile. Mais elle ne l’est pas. Chaque cochon coûte cent-cinquante dollars à élever, soixante-quinze dollars doivent être versés en subventions pour y parvenir. Alors, quel peut bien être l’avantage pour le Québec d’une telle industrie? L’industrie réclame des centaines de millions de dollars en subventions pour subsister. Alors quoi?
Dans la municipalité de St-Irénée, dans Charlevoix, on a construit une usine d’eau potable au coût de trois millions six cents mille dollars. Les travaux ont été confiés à la firme BPR, sans appel d’offres, par la ministre Nathalie Normandeau. L’usine produit assez d’eau pour satisfaire cinq fois les besoins de cette municipalité où seulement trois-cent-cinquante personnes sont branchées sur le réseau d’aqueduc ! Elle a été construite après que la firme BPR ait effectué des sondages dans les environs pour trouver une source d’eau et que ses ingénieurs aient rapporté qu’il n’y en avait pas. Mais des résidents de l’endroit sont passés aux endroits où BPR était allé, et ils ont trouvé une source d’eau bien riche, propre et bien abondante. À St-Irénée, dans Charlevoix, on a donc construit une usine d’eau cinq fois trop grosse…et pour rien du tout; il y avait déjà tout ce qu’il fallait en eau.
St-Irénée n’est pas un cas unique au Québec. Un peu partout, des usines d’eau potable ont ainsi été construites à coûts élevés, avec l’approbation subventionnée par la ministre Normandeau, rapportant des milliards aux firmes d’ingénieur-conseil, le tout parce que les nappes phréatiques étaient contaminées par une industrie hyper-polluante, déficitaire, et subventionnée elle-aussi à coups de milliards. Alors quoi? Qu’est-ce qu’il y a derrière tout ça? Le président de BPR, Pierre Lavallée, qui a démissionné à la suite de sa comparution à la Commission Charbonneau où on n’a pas abordé toute cette question d’usine d’eau potable. Pourtant, parenthèse, la Commission Charbonneau a été mise au courant de toutes ces données. Monsieur Lavallée remplaçait Paul Lafleur, président au moment de la construction, sans appel d’offres, répétons-le, de l’usine de peau potable de St-Irénée. D’ailleurs, tous les projets de construction publics qui s’effectuent à St-Irénée le sont par BPR et toujours sans appel d’offres.
Paul Lafleur était jusqu’à récemment président du conseil d’administration du Domaine Forget, un vaste domaine champêtre où des étudiants viennent suivre des cours de musique. Le domaine est ouvert environ six mois par année. Il reçoit des subventions du gouvernement du Québec, d’Hydro-Québec, de riches mécènes comme monsieur Lafleur et la famille Desmarais de Power Corporation, laquelle a un aéroport à sa disposition, tout près, au sommet d’une colline de St-Irénée. De jour comme de nuit, des Learjet viennent s’y poser, débarquant passagers et marchandises en toute franchise car il n’y a là aucun douanier pour embêter personne.
Monsieur Lafleur est souvent appelé « le génie de l’eau » pour la science dont il a fait preuve à BPR. Prenons maintenant le temps de nous résumer un peu. Monsieur Lafleur a pris la direction de la firme en 1991. Il l’a notamment développée en appuyant, via les conseils fournis à l’UPA, le développement de l’industrie porcine, puis en conseillant cette même industrie qui a dicté la réglementation la concernant au gouvernement du Québec. C’est sous l’impulsion des conseils de BPR que la protection des bandes riveraines a été réduite par le gouvernement du Québec à presque rien et, dans le cas des ruisseaux et des petits cours d’eau, à néant, contaminant les nappes phréatiques, les plus gros cours d’eau, et entraînant la nécessaire construction, par BPR , d’usines d’épurations des eaux et d’usine d’eau potable. Et voilà : d’un côté, on s’est assuré de polluer, de l’autre on a fait des milliards en dépolluant et en usines d’eau potable, tout en étant largement subventionné par la ministre Normandeau. Et la boucle est bouclée.
Il est intéressant de noter, quand on regarde la liste des donateurs au Domaine Forget, qu’ils bénéficient généralement de généreux contrats publics d’Hydro-Québec, souvent sans appels d’offres, comme c’est le cas pour BPR.
Finalement, si on avait voulu détruire les ressources en eau du Québec pour faire faire des milliards aux firmes de génies-conseils en usines inutiles, on n’aurait pas agi autrement.

 

Nathalie Normandeau 002

Écrit par François Harvey,reporter, pour la Fédération des groupes révolutionnaires du Québec

 

Le Québec sous la gérance du crime organisé :Pierre Bibeau ,l’homme au coeur du système occulte de financement politique

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 L’ex-organisateur du Parti libéral du Québec Pierre Bibeau nie avoir jamais demandé et encore moins reçu 30 000 $ en argent comptant de Lino Zambito, en lien à une activité de financement au profit de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.

 

 

Pierre Bibeau,ce matin 10 juin 2014 ,devant la juge Charbonneau.

Pierre Bibeau,ce matin 10 juin 2014 ,devant la juge Charbonneau.

 

 

Pierre  Bibeau, qui a été organisateur en chef du PLQ de 2001 à 2003 et occupe depuis un poste de vice-président à Loto-Québec, admet l’avoir croisé lors d’un déjeuner au profit de Mme Beauchamp le 6 avril 2009 à Laval. Mais il précise qu’il ne s’occupait aucunement du financement de l’événement, qui a incidemment rapporté 61 500 $ à l’ex-ministre.

Devant la commission Charbonneau, Lino Zambito avait affirmé lui avoir remis cette somme dans la foulée de ce déjeuner de financement lors d’une rencontre à son bureau de Loto-Québec.

M. Bibeau admet que l’ex-propriétaire d’Infrabec est bel et bien venu à son bureau, mais pour lui parler d’une histoire de dézonage à Boisbriand concernant les terrains de GM. M. Zambito, a-t-il dit, souhaitait profiter de l’influence politique présumée de M. Bibeau pour qu’il intervienne en sa faveur auprès de la commission de la protection du territoire.

Il dément que la rencontre ait plutôt porté sur une usine d’épuration à Boisbriand, comme le suggère plutôt le procureur Crépeau.

Pierre Bibeau a par ailleurs reconnu qu’il connaissait déjà à l’époque Lino Zambito, puisqu’il était déjà intervenu en sa faveur deux ans plus tôt, à la demande de l’oncle de Lino Zambito, Jean Rizzuto (aucun lien avec le clan mafieux Rizzuto).

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HORS TEXTE

Le témoignage historique de Lino Zambito à la Commission Charbonneau

Lino Zambito ,l'homme qui aimait parler.

Lino Zambito ,l’homme qui aimait parler.

Octobre 2012-Le témoignage choc de Zambito (Dossiers personnels)

Dès les premières minutes de son témoignage, Lino Zambito a déclaré sous serment à la commission Charbonneau, avoir donné une enveloppe contenant 30 000 $ comptant au vice-président de Loto-Québec, Pierre Bibeau, afin de financer le Parti libéral du Québec.

M. Zambito affirme qu’il a remis cette somme en se rendant aux bureaux de M. Bibeau, à la société d’État. La rencontre n’aurait duré qu’une dizaine de minutes. L’argent lui avait été réclamé par M. Bibeau lui-même pour une activité de financement du PLQ organisée par la firme Génivar et s’étant déroulée quelques jours plus tôt.

Line Beauchamps,la ministre libérale qui a tout niée,en compagnie de Pierre Bibeau ,au sommet de sa puissance.

Line Beauchamps,la ministre libérale qui a tout niée,en compagnie de Pierre Bibeau ,au sommet de sa puissance.

 

Cet événement de financement s’est tenu le 6 avril 2009 sous la présidence d’honneur de l’ex-ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, qui était alors la conjointe de Pierre Bibeau. Ce dernier, ancien organisateur en chef des libéraux, n’occupait alors aucune fonction officielle au sein du PLQ.

 

Le déjeuner de financement réunissait une vingtaine de personnes, dont Paolo Catania, de la firme Catcan, le controversé homme d’affaires Domenico Arcuri, qui est associé à la mafia montréalaise, et M. Zambito, qui était accompagné de son oncle, Jean Rizzuto.

 

Selon M. Zambito, il en coûtait 1000 $ par personne pour participer à l’activité. Sa contribution s’est toutefois élevée à 30 000 $. Selon les documents du PLQ, cette activité a permis d’amasser 61 000 $.

 

Ce n’est pas la première fois que M. Zambito cible Pierre Bibeau. L’ex-entrepreneur a raconté devant la commission Charbonneau avoir rencontré M. Bibeau alors qu’il avait été sollicité par un collecteur de fonds qu’il ne connaissait pas. Christian Côté, employé d’une filiale de la firme Dessau, travaillait à amasser des fonds pour le ministre David Whissel. Il aurait réclamé 50 000 $ comptant de la part de M. Zambito.

 

Mal à l’aise, Lino Zambito a fait appel à son oncle Jean Rizzuto, un libéral notoire, pour qu’il intervienne auprès de Pierre Bibeau. Ce dernier a stoppé les élans de M. Côté en téléphonant à son fils, Alexandre Bibeau, alors chef de cabinet du ministre Whissel.

 

Outre cet événement, Lino Zambito a raconté que le PLQ lui avait réclamé quelques mois plus tard une autre contribution de 30 000 $ comptant. La demande était alors venue de Bruno Lortie, alors chef de cabinet de la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau. M. Zambito a raconté n’avoir jamais versé la somme puisque, la veille de l’activité de financement, il a reçu un appel du PLQ (comme le démontre une facture téléphonique déposée en preuve). Cela correspondait à la diffusion d’un reportage de l’émission Enquête l’impliquant dans des tractations douteuses à Boisbriand.

 

PQ et ADQ sous pression

 

Lino Zambito n’a pas seulement égratigné le PLQ. Ce spécialiste des égouts a affirmé avoir fait des dons tant au Parti québécois qu’à l’Action démocratique (maintenant la Coalition avenir Québec) notamment par le biais de prête-noms ou en argent comptant. Il répondait à des « commandes », a-t-il soutenu. « Ç’a pas été des montants qu’on a versés par conviction. C’était des montants qui ont été versés par obligation, des ententes, des demandes qui m’ont été faites », a expliqué M. Zambito.

 

Des factures de Bell ont été déposées à la commission confirmant que M. Zambito a été en contact téléphonique avec notamment la responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, et Alexandre Bibeau, alors directeur de cabinet du ministre David Whissell.

 

De plus, il y aurait « une filiation » entre firmes de génie, cabinets d’avocats et entrepreneurs qui ne trompent pas sur l’organisation des marchés. Ainsi, M. Zambito a déclaré que le PLQ est surtout associé aux firmes Roche, Génivar et Dessau alors que le PQ est lié au Groupe Séguin (aujourd’hui Génius), BPR-Triax. M. Zambito établit des liens entre l’ADQ et la firme Projeco de Saint-Eustache.

 

Lino Zambito a précisé que c’était toujours le même cercle d’affaires qui se retrouvait semaine après semaine dans les cocktails de financement des différents partis.

 

La situation lui a fait dire que les chefs de cabinets des politiciens jouent « un double rôle » qui peut être dangereux pour mener les affaires de l’État. Plusieurs sont honnêtes, mais ils sont sous pression, croit-il. M. Zambito a même affirmé que des changements des règles de financement politique étaient devenus nécessaires.

 

Ministère des Transports

 

En après-midi, Lino Zambito a témoigné sur les contrats pour lesquels il a soumissionné au ministère des Transports (MTQ). Une liste de 50 contrats a été décortiquée.

 

Ici, il a dit avoir présenté une soumission de complaisance pour permettre à l’entreprise de Tony Accurso de gagner l’appel d’offres. Là, il a affirmé que les firmes de génie qui autorisent les extras conservaient 25 % du paiement pour elles. Et il a nommé les entreprises, toujours les mêmes, qui se partageaient la manne, dont Simard-Beaudry, Asphalte Desjardins, Sintra et autres Construction DJL.

 

M. Zambito a raconté avoir été obligé de verser 150 000 $ à Claude Chagnon, associé de l’ex-ministre David Whissel dans ABC Rive-Nord, pour obtenir un contrat. Cela remonterait à 2004.

 

Selon M. Zambito, ce sont les firmes de génie-conseil qui agiraient comme pivot du grand jeu de la collusion et du financement des partis politiques. À plus d’une reprise, le témoin a invité la commission à se questionner sur ceux qui orchestrent les appels d’offres et les exécutent.

 

L’ex-entrepreneur a été appelé à témoigner concernant l’important projet de reconstruction du rond-point de l’Acadie. Déjà, il avait affirmé que le parrain de la mafia, Vito Rizzuto avait agi comme médiateur entre lui et Tony Accurso. Lundi, il a affirmé avoir indisposé le bras droit de M. Accurso, Frank Minicucci, dans un autre contrat. « C’était son rond-point à lui ! », a-t-il laissé tomber.

 

 

 

 

 

 

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M. Zambito était alors aux prises avec Christian Côté de Dessau, un proche du ministre David Whissell, qui lui demandait une grosse somme d’argent pour faire débloquer une demande de subvention gouvernementale pour le projet d’usine d’épuration à Boisbriand. M. Zambito souhaitait en fait savoir si M. Côté était assez influent pour obtenir un tel résultat. Il s’agit d’un contrat éventuellement obtenu par M. Zambito dans des circonstances troubles : il doit subir un procès en 2015. 

Le procureur Crépeau a par la suite souligné que le 26 octobre 2012, soit deux semaines après le passage de Lino Zambito à la commission, M. Bibeau a été vider et fermer ses deux coffrets de sûreté  et fermé sa marge de crédit à la Caisse Populaire à St-Bruno.

Pierre Bibeau a expliqué ce geste par l’état mental dans lequel l’avait plongé le témoignage de M. Zambito et affirme avoir vécu un long épisode dépressif, traversé par des pensées suicidaires. Il soutient que ces coffrets ne comprenaient rien que des documents personnels et qu’il « n’y avait rien à cacher ». Il a finalement pris un autre coffret dans une autre institution en décembre 2012.

Le vice-président corporatif de Loto-Québec nie aussi avoir fait un quelconque trafic des billets d’événements divers commandités par la société d’État qu’il obtenait en raison des fonctions, suivait l’hypothèse émise lundi par le procureur Crépeau dans le cadre du témoignage de son ex-secrétaire à Loto-Québec, Jocelyne Truchon.

Il admet cependant qu’il avait d’innombrables billets à sa disposition pour lesquels il s’efforçait de trouver preneur. Et s’il en donnait à des élus libéraux, reconnaît-il, biens d’autres en on bénéficié, notamment les grands médias pour le Grand Prix.

Lumières sur le 357C

M. Bibeau devrait par la suite être interrogé sur sa présence à deux rencontres tenues en 2009 au club privé 357C, aux côtés d’ingénieurs, d’entrepreneurs et de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.

La commission a déjà révélé il y a plus d’un an que Pierre Bibeau s’est rendu à deux reprises au 357C à l’invitation de Rosaire Sauriol de Dessau. La première rencontre a eu lieu le 26 février 2009, soit cinq jours après le déclenchement de la campagne électorale en 2007, la seconde ayant lieu le 18 mai. Mme Beauchamp était présente à chaque fois. Elle était ministre de la Culture et des Communications lors de la première rencontre, et ministre de l’Environnement lors de la seconde.

Les autres invités à ces rencontres étaient Paolo Catania de Constructions Frank Catania, Frank Minicucci, bras droit de l’entrepreneur Tony Accurso et trois dirigeants de firmes de génie-conseil, Michel Lalonde (Genius), Pierre Lavallée (BPR) et Yves Théberge (CIMA+).

L’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino était également présent, tout comme Bernard Trépanier, ex-argentier d’Union Montréal, qui aurait aussi amassé de l’argent pour le Parti libéral, selon un témoignage livré la semaine dernière par l’enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

Line Beauchamp avait déjà affirmé que ces deux rencontres avaient été tenues à sa demande, à titre de ministre, pour des discussions de nature générale.

Trafic de billets au bureau de Bibeau à Loto-Québec

Jocelyne Truchon, qui a été la secrétaire de Pierre Bibeau après qu’il fut devenu vice-président de Loto-Québec, en 2003, a expliqué lundi que des ministres du gouvernement de Jean Charest appelaient régulièrement à son bureau afin d’obtenir des billets pour des événements que commanditait la société d’État.

Le procureur Crépeau a affirmé qu’il y avait un lien entre ce trafic de billets en tout genre – Grand Prix de Montréal, Festival de jazz de Montréal, Francofolies, Festival de St-Tite, les feux d’artifice organisés à Montréal, Québec et Gatineau, etc. – et le financement du Parti libéral du Québec.

Interrogée sur les politiciens qui étaient en contact avec Pierre Bibeau lorsque ce dernier était à Loto-Québec, Mme Truchon a évoqué pêle-mêle le bureau du premier ministre Jean Charest, ainsi que les ex-ministres Jacques Dupuis, David Whissell, Norman MacMillan. Elle a aussi évoqué l’actuelle vice-première ministre Lise Thériault, autrefois ministre du Travail, et l’actuel ministre du Travail, Sam Hamad. 

Mme Truchon a aussi nommé l’ex-directeur général du PLQ, Karl Blackburn, la responsable officielle du financement au PLQ de 2001 à septembre 2013, Violette Trépanier et l’entrepreneur de Schokbéton Marc Bibeau, responsable du financement sectoriel au parti, selon le président de CIMA+, Kazimir Olechnowicz.

Bernard Trépanier appelait aussi Pierre Bibeau pour obtenir des billets. « M. Bibeau me disait : « Mettez tant de billets dans une enveloppe pour Bernard Trépanier ». Ça pouvait être des billets de feux [d’artifice], ça pouvait être des billets de festivals, des billets de boxe » », a-t-elle affirmé.

Plusieurs responsables de firmes de génie étaient aussi en lien avec M. Bibeau, a précisé Mme Truchon. Elle a nommé Rosaire et Jean-Pierre Sauriol, de Dessau, Kazimir Olechnowicz de CIMA+, Bernard Poulin de SM et Sylvain Lacasse de Claulac.

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HORS TEXTE NO 2
Déjeuner de financement de la ministre
du Développement durable, de l’environnement et des parcs,Line Beauchamps

 

Le fameux restaurant Piccolo Mondo ou a eu lieu le fameux repas.Les bureaux du clan Rizzuto ne sont pas loin.

Le fameux restaurant Piccolo Mondo ou a eu lieu le fameux repas.Les bureaux du clan Rizzuto ne sont pas loin.

En 2009, alors conjoint de la ministre Line Beauchamp, Pierre Bibeau participe avec elle à un controversé déjeuner de financement organisé par deux vice-présidents de Genivar. Parmi les 15 à 20 invités figurent Domenico Arcuri, membre de la mafia, Lino Zambito et Paolo Catania, accusé depuis de fraude. M. Bibeau a déjà dit à La Presse qu’il ne savait pas que M. Arcuri était membre de la mafia.

Domenico Arcuri,un membre important de la mafia italienne de Montréal.

Domenico Arcuri,un membre important de la mafia italienne de Montréal.

Un membre important de la mafia, Domenico Arcuri,  était l’un des 15 à 20 participants à une activité de financement du Parti libéral du Québec, le matin du 6 avril 2009, dont l’invitée-vedette était Line Beauchamp , alors ministre de l’Environnement. Le petit-déjeuner s’est déroulé au restaurant Piccolo Mondo, à Laval, entre 8h30 et 9h30.

Il était organisé par des cadres de la firme d’ingénieurs Genivar  pour l’association libérale de Bourassa-Sauvé (à Montréal-Nord), une circonscription que représente Mme Beauchamp depuis 12 ans.

Elle se souvient de cette activité, mais elle assure qu’elle ne connaissait pas M. Arcuri et qu’elle ne le connaît toujours pas.

«Elle tient à vous dire qu’elle va s’assurer que cette personne-là ne va plus se représenter à ses activités», a ajouté Mme Sauvageau.

Le petit-déjeuner a rapporté 61 500$ au Parti libéral du Québec (PLQ). Dans son rapport financier, le parti affirme que le prix d’entrée était de 1 000$. Certains participants ont donné beaucoup plus, d’autres, rien du tout.

Domenico Arcuri a donné 2 995$ au PLQ en 2009, soit 5$ de moins que la limite permise à cette époque. Son frère Antonino a donné presque autant, soit 2 990$. Domenico Arcuri, 52 ans, est l’un des cinq chefs mafieux qui, l’année suivante, ont pris la relève du clan Rizzuto, décimé par l’opération Colisée de la GRC.

Bonifier un certificat d’autorisation

Arcuri participait au petit-déjeuner en tant que représentant de la société Énergie Carboneutre ( 09 ), spécialisée dans la décontamination des sols. Il contrôlait l’entreprise avec son frère Antonino. Ce matin-là, il était accompagné de son bras droit, Giuseppe Bertolo, frère de Johnny Bertolo, trafiquant de drogue assassiné en 2005.

L’entreprise faisait alors des démarches auprès du ministère de l’Environnement pour que son certificat d’autorisation soit bonifié. L’entreprise a obtenu les autorisations demandées un an plus tard. La ministre Beauchamp a pris soin de préciser que ce n’était pas elle qui avait donné cette autorisation à Énergie Carboneutre, mais bien une direction régionale de son ministère.

Arcuri avait été identifié par l’opération Colisée

En avril 2009, le nom de Domenico Arcuri avait déjà été publiquement associé à la mafia. Son nom figurait une vingtaine de fois au registre des écoutes électroniques de l’enquête antimafia Colisée, qui s’est terminée en 2006.

Le père de Domenico et d’Antonino Arcuri s’appelle lui-même Domenico Arcuri. Membre connu de la mafia sicilienne, il avait hérité de la crémerie Ital-Gelati lorsque le clan sicilien des Rizzuto avait éliminé le clan calabrais de Paolo Violi.

; »>En 2010, Domenico Arcuri fils s’est joint à d’autres caïds pour prendre la relève du clan Rizzuto, dont Salvatore Montagna, Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Desjardins a été associé un temps à la société de décontamination Carboneutre, tout comme son ami Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction.

Depuis, l’alliance mafieuse a éclaté. Domenico Arcuri s’est rangé du côté de Salvatore Montagna contre Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Ces deux caïds sont accusés du meurtre de Montagna.

André-Martin Bouchard, ingénieur de Genivar qui préparait des études techniques pour Carboneutre, a aussi participé à cette activité de financement, mais il n’a remis aucun chèque à cette occasion. M. Bouchard est aujourd’hui vice-président environnement de GenivarCarboneutre cherchait alors à convaincre le ministère de l’Environnement de bonifier son certificat d’autorisation. L’entreprise, qui a son centre de traitement à Montréal-Est, sollicitait l’autorisation de traiter des sols contaminés par des métaux lourds, et pas seulement par des hydrocarbures pétroliers.

L’entreprise a fini par obtenir cette autorisation un an plus tard, en mai 2010. Cela lui a ouvert un nouveau marché. La Presse a tenté à de multiples reprises de parler à un responsable du ministère de l’Environnement à ce sujet, mais sans succès.

Bertrand St-Arnaud

Bertrand St-Arnaud

À l’Assemblée nationale du Québec, le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud , a poussé la ministre dans ses retranchements en lui rappelant qu’à l’époque, son attaché politique était Gilles Deguire, un policier à la retraite ayant cumulé une trentaine d’années d’expérience.

Comment la ministre a-t-elle pu alors ne pas être au courant que l’une des personnes avec qui elle déjeunait était un membre présumé du crime organisé montréalais?», a demandé le député de Chambly.

Gilles Deguire

Gilles Deguire

En effet Gilles Deguire a participé au petit-déjeuner du 6 avril 2009 avec Line Beauchamp; il était son attaché politique dans la circonscription de Bourassa-Sauvé. Maintenant maire de Montréal-Nord et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, il a dit qu’il se souvenait de cette rencontre au Piccolo Mondo. Il a confirmé qu’il y avait entre 15 et 20 participants, mais il a dit qu’il ne connaissait presque personne. Il a ajouté que cette activité de financement n’avait pas été organisée par l’association libérale de Bourassa-Sauvé, mais par le «sectoriel» au PLQ.

 
Il n’a pas pu donner de nom. Cependant, il s’est souvenu de la présence de Pierre Bibeau, longtemps organisateur politique pour le PLQ. Pierre Bibeau a confirmé qu’il était présent, mais pas à titre d’organisateur: à l’époque, il était le conjoint de Mme Beauchamp. Il a dit lui aussi qu’il ne connaissait pas les invités réunis autour de la table, dans une petite salle de réception. «Domenico Arcuri, c’est un gars de la mafia?», a-t-il demandé. En défense: dorénavant, la ministre prendra
« toutes les précautions » pour ne pas se retrouver avec un membre de la mafia dans les activités de financement  .

Des rencontres louches pour un financement louche du Parti Libéral du Québec
27 novembre 2012: la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction s’est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l’abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Le Club 357...l'une de ses salles de réception.

Le Club 357…l’une de ses salles de réception.

 

En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques. «Vous avez entendu depuis le début de l’automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c’est en lien.
Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp et Tony Tomassi qui ont participé à des rencontres séparées. Line Beauchamp, qui a été tour à tour ministre de la Culture, de l’Environnement puis de l’Éducation et finalement Vice-première ministre, était notamment accompagnée de Pierre Bibeau, important organisateur libéral à l’époque.

Les événements d'intérêts ont été enregistrés sur cette période .

Les événements d’intérêts ont été enregistrés sur cette période .

Line Beauchamp a déjeuné à deux reprises en 2007 avec une brochette de présumés collusionnaires réunis dans un club privé par son conjoint de l’époque, Pierre Bibeau, ancien organisateur libéral et aujourd’hui vice-président de Loto-Québec. Une fois en février 2007, à leurs côtés se trouvaient notamment Paolo Catania, Bernard Trépanier et Frank Zampino, tous accusés au criminel dans l’affaire du Faubourg Contrecoeur.

 

Dans le cas de la rencontre au club 357c, c’était mon conjoint Pierre Bibeau» qui avait pris l’organisation en main, se souvient l’ex-vice première ministre du Québec, Line Beauchamp. «Je lui avais dit [à M. Bibeau] qu’à titre de ministre responsable de Montréal, je voulais rencontrer des acteurs économiques de la région», ajoute-t-elle. Aujourd’hui, celle qui a démissionné pendant la crise étudiante du printemps érable  convient que la perception «ne peut être que négative».

Même son ex-conjoint a été mis sur la sellette lorsque Lino Zambito, un entrepreneur «repenti», a juré à la commission Charbonneau avoir remis 30 000 $ comptants à M. Bibeau dans les locaux de Loto-Québec pour financer le Parti libéral du Québec (PLQ).

Line Beauchamp et Pierre Bibeau,un couple mafieux ,coupable de haute trahison contre le Peuple.

Line Beauchamp et Pierre Bibeau,un couple mafieux ,coupable de haute trahison contre le Peuple.

EN CONCLUSION

En ce 10 juin 2014,j’ai bien rigolé tout l’avant-midi après avoir écouté cet homme,Pierre Bibeau qui tremblait,buvait continuellement de l’eau,bafouillait,se trompait,oubliait,etc.Il se rappelait des nombreuses  parties de cartes avec ses petits amis mafieux en 2007,mais avait oublié des rencontres importantes,mélangeait  Pâques avec le lendemain de la St-Jean-Baptiste en 2009.etc…Un vrai bouffon,vous direz,mais un bouffon d’une grande adresse et d’une grande intelligence qui cherche à se faire passer pour un cinglé!

Ce type de criminel répond fort bien  à la culpabilité  de  « Haute Trahison contre le Peuple,contre les intérêts financiers du Peuple Souverain. »

Dans une réforme du code criminel,à peu près tous les hauts dirigeants du Parti libéral du Québec pourraient être déclaré coupables de haute trahison sous plusieurs formes différentes que l’on pourraient définir à ce crime.

Dans de nombreux pays souverains et indépendants,le crime de haute trahison et d’appartenance au crime organisé est passible de la peine capitale.

La peine capitale  pourrait aussi être réformée au Québec: moi,j’ai déjà  proposé de rétablir la peine de mort contre certains types de crimes comme celui-là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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