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Le message d’Emmanuel Macron aux juifs, que les médias n’ont pas diffusé

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Le Ministre français de l’Economie Emmanuel Macron a rencontré les juifs français qui ont fait leur alya, durant son voyage de 3 jours en Israël, afin d’essayer de les convaincre de rentrer.

Emmanuel Macron,le banquier sioniste des Rotschild.

 

C’est en été 2004, lors de la visite en France du premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon, que ce dernier recommandait aux juifs français de faire leur alya face à l’antisémitisme grandissant :

« Si je dois donner un conseil à nos frères en France, alors je leur dirai : venez en Israël le plus vite possible. Je le dis à tous les juifs du monde, mais là (en France), cela devient absolument indispensable, ils doivent partir. »

Ce sont presque 30.000 juifs français qui, depuis, ont immigré vers Israël.

 

Ces dernières années les chiffres ont considérablement augmenté. Selon les statistiques du Ministère de l’Immigration en Israël, ce sont 6 961 nouveaux israéliens en provenance de France qui ont été enregistrés. Le double de 2013 et plus que tous les autres pays du monde. La ville méditerranéenne de Netanya est même appelée la « Riviera israélienne » à cause des nouveaux venus de France.

C’est une perte amère pour la France, en particulier pour l’économie. La politique économique socialiste a provoqué une crise permanente et a mené à un chômage des jeunes à hauteur de 25%. Les juifs français qui ont quitté la France sont en revanche hautement qualifiés. 36% ont des diplômes universitaires, 17% sont des ingénieurs de recherche, qui seraient de la plus grande utilité pour la France, afin d’apporter dans un futur proche leur contribution à une reconstruction de l’économie.

Les appels du Ministre de l’Economie de la France, Emmanuel Macron, sonnaient presque désespérés, lorsqu’il s’adressait aux israéliens d’origine française, durant son séjour la semaine dernière en Israël, en particulier lorsqu’il visita le centre de hautes technologies, le Technion. A la question du ministre, leur demandant s’ils n’avaient pas envie de retourner en France, l’un deux répondit : « oui… pour les vacances ».

Durant une interview le ministre déclarait : « Un grand nombre de ces gens ont de l’énergie, de l’ardeur. Ils veulent créer des emplois, fonder des start ups et être innovants ici. Ces innovations, ils pourraient les réaliser en France. »

Un discours de Macron non révélé par la presse

Grumberg, un contributeur du très populaire blog politique Dreuz, a quitté sa patrie, la France, en 1990 avec comme but les USA, est retourné quelques temps en France et vit depuis 2005 entre Israël et les Etats Unis. Il révèle que Macron a tenu un autre discours devant des lycéens du lycée franco-israélien de Holon, deux jours avant son discours au Technion. Un discours non révélé par la presse, et dont il a reçu copie de l’enregistrement audio.

Dans ce discours, Macron confirmait aux jeunes juifs qu’ils ont pris la bonne décision et leur donnait un tas de bonnes raisons de ne pas retourner en France.

A Holon, Macron a souligné le manque de compétitivité des entreprises françaises, et les taux de profits peu élevés. Il rappelait que les contributions fiscales de 57% doivent être réduites, que l’économie doit être modernisée et que de cette situation actuelle, ce sont surtout les jeunes qui en souffrent.

La moindre des petites réformes est difficile à mettre en place, selon le ministre. La situation est totalement différente en Israël, où une meilleure culture existe :

«Ici, en Israël, l’ont peut observer les capacités de ceux qui prennent des risques et c’est de cela que l’économie française a besoin, de prendre plus de risques, comme vous le faites ici. »

« En France, nous avons ce paradoxe que, d’un côté, ceux qui ont échoués, sont stigmatisés en tant qu’entrepreneurs et d’un autre côté, ceux qui ont du succès sont considérés comme suspects. »

« C’est un pays bizarre, ou l’on a pas le droit à l’échec, mais ou l’on a pas non plus le droit d’avoir du succès. »

Pourquoi les jeunes israéliens voudraient-ils retourner dans un tel pays ?

Grumberg rappelle qu’en 2014, Hollande avait également, durant sa visite à la Silicon Valley, essayé de convaincre les français installés là bas de rentrer. Sans aucun résultat. Comme Macron, Hollande à l’époque parlait de projets pour baisser les impôts et promettait moins de bureaucratie. Mais les informaticiens et les entrepreneurs de start ups, selon Grumberg, ont préféré rester en Californie. « Et cela même, alors que, contrairement aux jeunes franco-israéliens, ils n’ont pas été de problème avec la violence antisémite. »

Pourtant, le Ministre de l’Intérieur français Cazeneuve fait de l’année 2015 une grande cause de combat contre l’antisémitisme – sauf que rien n’a été fait dans cette direction.

« Ce gouvernement a perdu toute crédibilité auprès des juifs. » Depuis le début du siècle, ce sont 16 juifs français qui furent assassinés par des musulmans sur le sol français.

Le nombre de violences antisémites a augmenté de janvier à mai 2015 de 84% et en comparaison avec 2013, l’augmentation est même de 161%. « L’immigration en provenance des pays africains amène la violence antisémite et anti israélienne. Et la vague se développe après chaque nouvelle arrivée de migrants ou de réfugiés », selon Grumberg.

Et l’Etat attise la haine : « Les français de religion juive ont un lien très fort avec Israël. Ils sont rongés par l’antisionisme radical des médias et des télévisions du service public. »

A quoi cela sert-il qu’un ministre essaye de convaincre sur de vagues espoirs, de réformer la politique économique ?

« La propagande d’Emmanuel Macron qui promet la réforme de l’économie et de la fiscalité, ainsi que de la bureaucratie pour séduire les juifs est vouée à l’échec, car il passe à côté du soucis principal des jeunes juifs : l’antisémitisme. » selon Grumberg.

Il y a onze ans, lorsque Ariel Sharon conseillait aux juifs de s’installer en Israël, cela a provoqué l’ire de l’establishment politique et médiatique en France. Ils lançaient que Sharon n’y connait rien et se mêle des affaires intérieures de la France.

En revanche, l’appel de Macron au nouveaux israéliens de retourner en France ne provoque aucun affolement, car personne ne craint que la France fasse revenir des citoyens israéliens.


HORS TEXTE

Le socialisme néolibéral si particulier de M. Macron

Emmanuel Macron semble ainsi adopter la politique économique préconisée par l’économiste libéral Jean-Marc Daniel.

Emmanuel Macron:le beau risque de la nouvelle vision des Rotschild.

Emmanuel Macron a lancé en novembre sa deuxième loi fourre-tout, intitulée « Nouvelles opportunités économiques », qui permettrait de déréglementer certains secteurs de l’économie française. Le ministre de l’Économie semble ainsi adopter la nouvelle politique économique de gauche préconisée par l’économiste libéral Jean-Marc Daniel dans un ouvrage de 2011, Le socialisme de l’excellence.

Dans l’introduction de son livre, Jean-Marc Daniel opère une distinction entre les premiers penseurs socialistes (Fourier, Saint-Simon) qui souhaitaient améliorer le sort des plus démunis, et ceux d’après 1848 qui veulent détruire la richesse au nom de la lutte contre la pauvreté. Emmanuel Macron marche dans les pas des premiers lorsqu’il paraphrase Paul Ricoeur dans l’émission Des paroles et des actes1 : « Être de gauche, c’est rendre l’homme capable ». Son but est d’améliorer la condition individuelle, mais sans recourir à une fiscalité punitive. Il déclare ainsi qu’être de gauche, « Ce n’est pas être un égalitaire jaloux »2.

D’après Jean-Marc Daniel, le principal clivage de notre société n’est pas la lutte des classes mais l’opposition entre rentes et talents. Emmanuel Macron refuse lui aussi le cadre d’analyse marxiste : « Je ne crois pas à la lutte des classes ». Au contraire, « être de gauche, […] c’est être davantage du côté du risque que de la rente »3. Ainsi seule la concurrence, renforcée par la fameuse loi Macron, permettra de réduire les inégalités et de « redonner plus de place aux jeunes et aux outsiders »4.

L’économiste et le ministre se rejoignent également sur l’obsolescence du statut de la fonction publique. Jean-Marc Daniel note avec malice qu’il a été supprimé en Suède, pays où la social-démocratie est pourtant forte. Cependant Emmanuel Macron a été désavoué par son propre camp lorsqu’il a déclaré en septembre que ce statut n’était plus adéquat.

Dans leur défense du « socialisme de l’excellence », Jean-Marc Daniel et Emmanuel Macron s’opposent d’abord à ce que le premier appelle le « socialisme de l’inflation » et le second « les dogmes des années 1980 »5, c’est à dire le keynésianisme. Tous deux refusent le recours trop facile à l’État, qui se traduirait par toujours plus de dépenses publiques, de dette et d’inflation.Donc l’esclavagisme financier!

Enfin, tous deux condamnent le quantitativisme simpliste et fustigent la réduction du temps de travail par la loi. Devant l’université d’été du MEDEF le 27 août dernier, le ministre de l’Économie a déclaré que « la gauche a cru que la France pouvait aller mieux en travaillant moins ». Jean-Marc Daniel l’approuve : un authentique social-démocrate ne devrait pas chercher à changer la vie à partir d’objectifs chiffrés comme les 35 heures, mais à promouvoir les talents.

 

Sources

NOTES

  1. France 2, 12 mars 2015
  2. Interview sur BFMTV mars 2015.
  3. Interview à Ouest-France, 1er septembre 2014.
  4. Interview à Paris Match, 27 février 2015.
  5. Interview à Paris Match, 27 février 2015.

 

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Vidéo:Entrevue avec Geneviève Azam sur les OGM et la privatisation du vivant

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Etats-Unis : Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA ! — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

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Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA Par Alexander Mercouris – Le 11 Décembre 2016 – Source The Duran / Le Saker Francophone Le dernier rapport de la CIA impliquant la Russie, pour les fuites concernant la convention démocrate et Podesta, n’est fondé sur aucune preuve. Venant quelques semaines avant […]

via Etats-Unis : Une tentative de coup d’État contre Trump menée par Clinton et la CIA ! — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Le Québec sous la gérance du crime organisé:La question des journalistes espionnés- Québec déclenche une commission d’enquête

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Le gouvernement Couillard s’est finalement rendu aux nombreuses demandes pour une commission d’enquête sur l’espionnage de journalistes par les corps policiers du Québec.

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a déclaré jeudi matin,le 3 novembre 2016, que le comité d’experts annoncé plus tôt cette semaine aura les pouvoirs d’une commission d’enquête, dont celui de contraindre des personnes à témoigner.

Stéphanie Vallée et son collègue à la Sécurité publique, Martin Coiteux, ont fait valoir que les nouvelles révélations sur la surveillance de journalistes par la Sûreté du Québec justifient une telle commission d’enquête.

 

Le fameux trio économique avec le Dr Bolduc,Letao au centre et Martin Coiteux ,le banquier à droite.

Le fameux trio économique avec le Dr Bolduc,Letao au centre et Martin Coiteux ,le banquier à droite.

Les relevés téléphoniques de six journalistes de divers médias auraient été vérifiés par la SQ en 2013, après des fuites médiatiques sur la mise sous écoute deux ans plus tôt du patron de la FTQ, Michel Arsenault.

Mercredi soir, Martin Coiteux affirmait pourtant qu’une simple enquête administrative suffisait pour faire la lumière sur cette histoire «qui serait l’unique cas des 20 dernières années» à la SQ.

Cette histoire venait s’ajouter à la mise sous surveillance du téléphone cellulaire du chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé, par le SPVM.

«Lorsqu’on prend l’ensemble de ces faits, lorsqu’on considère l’importance du travail des journalistes dans une société libre et démocratique […] je pense qu’il est nécessaire de poser un geste supplémentaire», s’est justifié Martin Coiteux jeudi.

«La confiance de notre population aussi est, je crois, on pense tous, ébranlée», a-t-il ajouté.

Le mandat précis de la commission d’enquête n’a pas encore été dévoilé, mais la ministre Vallée assure qu’il sera «suffisamment large pour nous permettre de faire la lumière» sur les actions passées des corps policiers. Jusqu’ici, le gouvernement Couillard souhaitait uniquement étudier les processus en place pour permettre la surveillance électronique de journalistes, sans se pencher sur des «cas précis».

Il a eu ce réflexe lors de la conférence de presse,la semaine passée.

Il a eu ce réflexe lors de la conférence de presse,la semaine passée.

Il reviendra aux commissaires de décider si les audiences seront publiques, affirme la ministre Vallée. «Les commissaires auront toute l’indépendance de déterminer la façon dont se tiendront ces audiences et la façon dont se dérouleront leurs travaux, mais tous les articles de la loi [sur les commissions d’enquête] s’appliqueront», a-t-elle précisé.

Stéphane Bergeron alors qu'il était ministre dans le cabinet de Pauline Marois.

Stéphane Bergeron alors qu’il était ministre dans le cabinet de Pauline Marois.

Stéphane Bergeron se retire

Un peu plus tôt jeudi, le député péquiste Stéphane Bergeron s’est retiré de ses fonctions de porte-parole en matière de Sécurité publique. Le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, assurera ses fonctions.

Stéphane Bergeron était ministre de la Sécurité publique en 2013, au moment où a été déclenchée l’enquête sur les journalistes. L’ex-ministre s’est toutefois défendu d’avoir demandé une telle enquête, bien qu’il admette avoir contacté le chef de la SQ de l’époque afin de savoir pourquoi Michel Arsenault a été avisé qu’il avait été mis sous écoute.

«J’ai bien conscience, depuis mercredi, d’être devenu, bien malgré moi, une distraction […], a-t-il dit. J’ai donc offert ce matin au chef du Parti québécois de me retirer de mes fonctions de porte-parole en matière de Sécurité publique.»


MARTIN COÎTEUX,UN BANQUIER ÉMULE DES THÉORIES DE FREEDMAN DE LA MÊME ÉCOLE D’OBAMA

 

Ici,Martin Coiteux devant la pyramide inversée du YMCA dont il a souvent aidé la cause. Il fait vraiment parti de l'élite,du 1%,lié aux francs maçons

Ici,Martin Coiteux devant la pyramide inversée du YMCA dont il a souvent aidé la cause.
Il fait vraiment parti de l’élite,du 1%,lié aux francs maçons.

Qui est-il?

Martin Coiteux a obtenu un baccalauréat en sciences économiques de l’Université de Sherbrooke, une maîtrise en sciences économiques de l’université Queen’s ainsi qu’un doctorat en économie internationale de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève.

Il a été professeur adjoint puis agrégé à HEC Montréal pendant presque 20 ans, représentant principal à la Banque du Canada pour la région du Québec ainsi que partenaire universitaire pendant 18 ans de « Étude économique conseil », un bureau d’étude dans le domaine de l’économie appliquée et de la consultation managériale. Son domaine d’enseignement avant son entrée en politique était la gestion internationale et les enjeux liés à la mondialisation de l’économie.

Martin Coîteux et Carlos Laetao les grands défenseurs néolibéraux de l'esclavagisme actuel.

Martin Coîteux et Carlos Laetao les grands défenseurs néolibéraux de l’esclavagisme actuel.

La vision politique et économique indéfendable de Martin Coîteux

Une des dernières affirmations de Martin Coîteux dans les médias,juste après l’élection fraudée du 7 avril 2014 fut de parler d’austérité. Il a  dit que « la pensée magique ne suffit plus » et que l’austérité est la « seule » solution pour s’attaquer à la « crise » des finances publiques. Pourtant, dans nos discussions passées, il m’avait semblé que nous avions atteint un terrain d’entente à propos de « la pensée magique » que contenait l’austère économie de type laisser-faire qui s’appuyait sur un ensemble d’axiomes indémontrables. Car penser que le retrait de l’État amènerait automatiquement les investisseurs à stimuler l’économie et à « créer » de l’emploi relève non pas de la science, mais de la pensée magique, surtout dans un contexte de stagnation économique. Comme Friedrich Hayek, avec qui j’ai eu mes différends à l’époque, tu disais pourtant lors de nos conversations que l’économie est une science morale (et non une science pure) et tu condamnais tout laisser-faire dogmatique, tout en te méfiant d’une intervention excessive de l’État dans la société. Jusque-là, on pouvait se comprendre.

C'est  avec ce  travail et la grande diligeance à prouver que le capitalisme et le mondialisme sont  le bonheur futur de l'humanité  qui fait  le rapprochement entre lui et l'espion canado-saoudien Philippe Couillard.

C’est avec ce travail et la grande diligence à prouver que le capitalisme et le mondialisme sont le bonheur futur de l’humanité qui fait le rapprochement entre lui et l’espion canado-saoudien Philippe Couillard.

Mais voilà, ses actions et ses discours me disent qu’il a embrassé la pensée magique qu’il  prête à ses opposants. Il a  ainsi quitté la famille libérale pour aller rejoindre Milton Friedman et sa petite bande d’extrémistes, qui sont bien incapables de comprendre quoi que ce soit à la société et à ses fonctions économiques. D’abord parce que ce sont des croyants qui ont adopté le credo du laisser-faire dogmatique, qui nous a si mal servi durant les années 1920 et contre lequel  Keynes s’était  battu. Puis, n’étant formés qu’en économie, ils ne savent voir le monde qu’avec cette lorgnette. Ce qui les empêche d’émettre des propositions sérieuses sur l’économie, car ils ne connaissent ni la société ni l’État. Ils ne comprennent pas l’interpénétration et l’interdépendance de toutes les sphères humaines.

Ainsi, Friedman et ses disciples peuvent avancer que toute intervention de l’État est néfaste pour la liberté, sans comprendre qu’ils condamnent la majorité à ne pouvoir jouir de cette liberté. Pourtant, un des éléments fondamentaux du libéralisme est que les êtres humains auraient quitté l’état de guerre (l’état de nature) en décidant de former une communauté politique, puis de porter à leur tête un gouvernement qui défendra leurs intérêts. De cette façon, la paix et l’ordre accompagnent la liberté et l’égalité pour permettre que toute communauté soit éthique, viable et stable.

John Maynard Keynes le 31 mai 1929...tenant un livre .

John Maynard Keynes le 31 mai 1929…tenant un livre .

Si il se e rappelle bien, lorsque Keynes a  écrit en 1936 son livre Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, c’était à l’époque de la grande dépression. Les gouvernements formatés au laisser-faire dogmatique regardaient passivement la situation en espérant toujours que l’économie se redresserait seule, qu’elle se rééquilibrerait seule, que l’investissement privé reprendrait de lui-même. C’est de « la pensée magique » Martin Coîteux! La misère et les inégalités se répandaient, la liberté pour la majorité se limitait à celle de mourir de faim, les tensions sociales et politiques s’accroissaient, les gens se méfiaient les uns des autres. Pendant ce temps, les spéculateurs continuaient à s’enrichir en pariant sur l’échec des autres. Les communautés politiques n’étaient plus viables, stables et éthiques ; leurs gouvernements avaient failli à la tâche.

L’épreuve des faits aurait dû conduire les dirigeants à comprendre que les investisseurs privés ne déliaient pas les cordons de leur bourse dans un contexte de crise économique, et ce, peu importe sur les finances publiques sont équilibrées. Formés à l’économie classique, ils n’ont pas su lire attentivement leur Adam Smith, qui n’a mentionné dans son œuvre colossale que trois fois l’expression de la main invisible du marché et qui ne condamnait pas le rôle de l’État dans l’économie. Ils ont aussi négligé l’œuvre de John Stuart Mill qui voyait une interpénétration nécessaire de la liberté individuelle et des contraintes collectives pour qu’une communauté politique soit viable.

On a donc vu apparaître toutes sortes de mouvements politiques (bolchéviques ou fascistes) qui prônaient des solutions radicales et dangereuses pour le libéral que je suis. La population désemparée était de plus en plus interpellée par ces mouvements. Comment reprocher cela au peuple alors que leurs gouvernements libéraux ne défendaient plus les conditions minimales pour que leurs libertés fleurissent? Ma Théorie générale était un traité éthique, pragmatique et stratégique : elle prenait en compte les faits (l’absence d’investissements et la thésaurisation des riches), proposait un mode d’emploi pour sortir de la crise et relancer la demande (l’intervention massive de l’État), cherchait à redonner un peu de dignité à la majorité pour que celle-ci se détourne de ces mouvements politiques extrémistes. Il faut être pragmatique et voir qu’une communauté politique se maintient tant que les personnes qui en font partie y tirent un avantage, bénéficie d’un bien-être minimal qui leur permet de jouir de leurs libertés.

C’est ce pragmatisme que Keynes a  essayé de faire entrer dans la tête des gagnants de la Première Guerre mondiale lorsqu’ils imposèrent le Traité de Versailles à l’Allemagne vaincue et exsangue. Il avait tenté de leur faire comprendre qu’ils ne mettaient pas en place les conditions de la paix, mais, condamnant le peuple allemand à la misère et à l’humiliation, qu’ils préparaient la prochaine guerre.

Il croyait donc que ces bêtises avaient été laissées loin derrière dans le temps , qu’elles avaient prouvé leur inefficacité et leur dangerosité, mais voilà qu’elles reviennent avec la force insoupçonnée de l’aveuglement en déchirant le nouveau contrat social qu’avait été l’État-providence. Un gouvernement qui humilie et condamne à la misère son peuple et qui change les termes du contrat sans avoir son accord se met aussi en état de guerre (sociale) avec lui. On peut s’attendre à ce qu’il se lève et exprime sa colère.

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Milton Friedman en compagnie de Georges W. Bush en 2002,lors de son 90 ième anniversaire.

 Martin Coîteux, je te le dis en terminant, ta foi déraisonnée envers un austère laisser-faire dogmatique et ta vision purement économique de la communauté t’exile de la famille libérale et te met en mauvaise compagnie, avec Friedman et ses Chicago boys qui craignent davantage l’inflation et l’endettement que le chômage et la misère sociale. Pourtant, ces sont ces derniers qui mènent tout droit à la guerre sociale.

Si c’est la désobéissance civile que vous attendez pour bouger,attendez et vous allez finir par voir un peuple se réveiller avant que vous prenez votre retraite !

 

Martin Coîteux s'est assuré  de l'appui des petits  tyrans corrompus que sont les maires des grandes villes. Ici on le voit avec Régis Labeaume .

Martin Coîteux s’est assuré de l’appui des petits tyrans corrompus que sont les maires des grandes villes.
Ici on le voit avec Régis Labeaume .

 

Michel Duchaine…un homme qui rêve au Réveil Prochain du Peuple Québécois avant qu’il ne périsse à cause de votre corruption et de vos manigances .

 

 

Ras le bol des émissions de vedettes ,par Roméo Bouchard

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Ras le bol des émissions de vedettes!

La fabrication des vedettes à l'aide des médias:une spécialité du néolibéralisme québécois...enveloppé dans le mensonge.

La fabrication des vedettes à l’aide des médias:une spécialité du néolibéralisme québécois…enveloppé dans le mensonge.

J’accuse les médias de sombrer dans le divertissement futile et le vedettariat. Ce n’est plus seulement une tendance, c’est devenu une calamité, une politique délibérée de désinformation, un détournement de démocratie, une autre stratégie de l’offensive des riches pour s’enrichir sans avoir les citoyens dans les jambes. La formule est vieille comme le monde : régner tranquillement, en offrant du pain et des jeux au petit peuple.

La plupart des émissions de télévision et même de radio, à part peut-être les bulletins d’information bien-pensants qu’on nous repasse en boucle du matin au soir, sont conçues désormais non plus en fonction de leur utilité ou de leur intérêt public, mais en fonction de leur coût et de leur rentabilité en cotes d’écoute, et donc, en publicité. Pour ce faire, on a recours aux artistes, humoristes et cuisiniers les plus populaires, et donc les plus « payants », on potine sur leur vie et leur travail, on les fait participer à des séances de jeux et de farces de plus en plus grossières et insignifiantes. Ça donne des émissions banales, animées par des vedettes, qui invitent d’autres artistes et humoristes et se parlent entre eux, et souvent tous ensemble, de tout et de rien.

Même des émissions qui avaient à l’origine un contenu ouvert, comme Tout le monde en parle, Pénélope, Les enfants de la télé, etc., sont atteintes de ce virus du divertissement à tout prix. Au retour de Pénélope, qui était à l’origine une émission de divertissement léger d’été, nous avons eu droit ces jours-ci à la couleur du rouge à lèvres de Véro, aux secrets du gazon de Charles Lafortune, aux choix de chemise d’Alex Perron, aux « bitchages » de Jean-Sébastien Girard et de Jean-René Dufort, et rien d’autre.

Le Québec, c’est plus que ce circuit fermé des artistes, des humoristes et des cuisiniers connus. Si brillants soient-ils, ils sont surexposés et finissent par n’avoir plus grand-chose à dire, si ce n’est figurer pour les cachets. Les pièces de théâtre, les spectacles, les entrevues d’auteurs ou de penseurs, le monde ordinaire, tout est disparu des écrans. Il n’y a plus que des vedettes.

Offre différente

Il y a pourtant des gens partout au Québec, même hors de Montréal, qui publient des livres remarquables, pas juste aux éditions de La Presse ou de Québecor, mais à Écosociété, à Lux, à Septentrion, à Atelier 10, aux Trois-Pistoles ; il y a des gens qui font, qui inventent des choses étonnantes et créent des projets magnifiques ; il y a des gens qui luttent pour sauver leur travail, leur village, leur vie, leur environnement ; il y a des gens qui ont des choses à dire et qui n’ont jamais accès aux médias nationaux ; il y a des drames humains et sociaux dont on ne parle jamais. La vision du Québec et du monde que projettent ces médias est de plus en plus hors de la réalité. C’est un détournement de conscience, de fonds et de moyens lourds de conséquences. On est loin des leçons de politique de René Lévesque à Point de mire, des grandes entrevues de Fernand Séguin au Sel de la semaine, des grands questionnaires de Raymond Charette à Tous pour un, des télé-théâtres de Marcel Dubé aux Beaux dimanches, des émissions dont on se souvient encore cinquante ans plus tard.

Pour les gens de Montréal, pour la jeune génération surtout, c’est peut-être un moindre mal, car la télévision généraliste et la télévision en général sont de plus en plus remplacées par diverses plateformes numériques et par le foisonnement culturel et politique de la grande ville. Mais pour les plus âgés et pour les gens des régions éloignées, ces options ne sont guère accessibles, et les gens y sont captifs de ce lavage de cerveau abrutissant et aliénant.

Les médias d’information ont une grande responsabilité : ils sont un outil essentiel pour une vie démocratique en santé. Présentement, ils sont devenus une drogue empoisonnée qui nous détourne de notre réalité et nous enferme dans l’insignifiance et l’inaction. Quelqu’un pourrait-il dire aux responsables que nous en avons ras le bol de ces émissions de vedettes médiocres et mercantiles ?

Auteur:Roméo Bouchard

Le climat? On s’en fout!

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Photo d'un tsunamis au Japon.

Photo d’un tsunamis au Japon.

Un sondage mené en septembre auprès de la population canadienne par des chercheurs de l’Université de Montréal confirme que 80 % de la population ne se sent pas sérieusement touchée par les changements climatiques. Moins d’un Canadien sur quatre se croit bien informé et prêt à assumer une partie des coûts de la lutte aux changements climatiques.

Inquiétant? Pas complètement.

Beaucoup de facteurs contribuent à nous rendre si peu sensibles à cette cause. Mais peut-être plus pour longtemps.

Les grands incendies de forêts sont liées au réchauffement climatique.

Les grands incendies de forêts sont liées au réchauffement climatique.

Pendant des années, on a assimilé les changements climatiques à un problème d’ours polaires sur la banquise, une préoccupation certes sérieuse mais complètement déconnectée de nos soucis quotidiens.

Puis les organisations qui soutiennent les climatosceptiques sont entrées en scène et ont réussi à semer le doute pour servir leur idéologie, maitrisant à la perfection toutes les techniques de désinformation pour nous faire croire que les scientifiques étaient dans l’erreur.

Les chercheurs, que rien ne préparait à affronter cette habile communication, se sont embourbés dans des explications laborieuses que beaucoup de gens ont eu bien du mal à suivre. Certains environnementalistes ont versé dans le catastrophisme, ce qui a contribué à éloigner encore plus de gens. À quoi bon se soucier d’une menace qui semblait inexorable plutôt que de profiter de l’instant présent?

Ce portrait sombre s’est cependant nettement amélioré dans les dernières années. Les climatosceptiques ont de moins en moins de tribunes, les climatologues ont appris à communiquer plus clairement, les environnementalistes sont devenus plus pragmatiques et les grands de ce monde semblent, au moins en partie, avoir compris ce qui est en jeu.

Signe des temps, après des années d’un silence pesant sur les enjeux climatiques, le Vatican et d’autres autorités religieuses se mobilisent enfin. L’Encyclique du pape François sur la «sauvegarde de la maison commune», Loué sois-tu, constitue un vibrant appel à l’action, même pour des non-croyants.

Les banquises  polaires fondent à vue d'œil.

Les banquises polaires fondent à vue d’œil.

Reste que la menace est encore difficilement perceptible.

D’abord, parce que le climat est une question complexe que notre inculture scientifique ne nous aide pas à décoder. Avant d’être climatosceptiques, les Canadiens sont souvent «climato-ignorants». Lors d’un autre sondage récent du CIRANO sur les préoccupations des Québécois en matière d’énergie, un répondant sur six a classé (à tort) le pétrole comme source d’énergie renouvelable!

Lorsque la Conférence de Paris a débuté, il faisait -11 degrés à Québec. S’imaginer qu’un réchauffement global de plus de 2 degrés puisse avoir des conséquences catastrophiques dépasse l’entendement pour la plupart des gens. On ressent physiquement une canicule, on comprend ce qu’implique une inondation majeure, mais une hausse moyenne des températures reste une donnée abstraite à laquelle on a bien du mal à donner du sens.

Le climat est un problème global dans lequel chaque individu a une microscopique responsabilité, noyée parmi bien d’autres tracas. De nombreux biais cognitifs empêchent de penser de manière rationnelle aux problématiques environnementales. Le fait qu’on ait tous l’impression d’être un peu meilleur que la moyenne ne nous encourage pas à agir, par exemple.

 

Les derniers déversements d'eau polluée de la ville de Montréal nous montrent quelles sont les priorités du régime néolibéral actuel.

Les derniers déversements d’eau polluée de la ville de Montréal nous montrent quelles sont les priorités du régime néolibéral actuel.

Neuf ans de gouvernement conservateur à Ottawa n’ont pas aidé les Canadiens à y voir plus clair sur ces enjeux.

Même quand il est question de l’avenir de nos enfants et petits-enfants, on a bien du mal à se projeter jusqu’en 2100 ou même en 2030. On pense bien plus à nos achats de Noël, encouragés par une logique économique qui pousse à la consommation. Si on nous vantait autant les transports en commun que le Black Friday, on y sauterait à pieds joints!

La menace climatique semble éloignée dans le temps, mais aussi dans l’espace. Vu du Québec, elle l’est en partie, puisque les personnes qui souffriront le plus des dérèglements du climat sont celles qui vivent dans des pays pauvres.

Les Québécois sont habitués à des écarts de température au cours d’une année qui peuvent dépasser les 60 degrés en un même lieu. À cause de la neige, le débit des cours d’eau fluctue déjà énormément avec les saisons. Nos infrastructures et notre mode de vie sont conçus pour les grands écarts. Savoir qu’on pourrait avoir parfois un peu plus chaud à cause de vagues de chaleur ne nous émeut pas beaucoup, pas plus que la menace d’inondations n’inquiète les riverains habitués aux embâcles. Et pourtant

Les changements climatiques ont déjà de très nombreux effets sur nos vies, même au Québec.

L’agriculture mondiale, qui en pâtit, a fait augmenter le prix de nombreuses denrées dans nos paniers d’épicerie. Les agriculteurs d’ici sont aussi inquiets.

Les sécheresses qui frappent l’Afrique et le Moyen-Orient, y compris la Syrie, ont attisé les guerres, font fuir des migrants et participent au désespoir, terreau fertile pour le terrorisme qui nous inquiète tant.

Dans un autre registre, l’an dernier, 63 Québécois ont contracté la maladie de Lyme, transmise par des tiques qui il y a quelques années seulement ne trouvaient pas au Québec des conditions de vie propices.

Si vous avez l’impression de payer toujours plus cher vos assurances, vous n’avez pas la berlue. En 2013, le Bureau des assurances du Canada a dû compenser pour 3,2 milliards de dollars de pertes au pays à cause des catastrophes naturelles, un record dans l’histoire du pays.

Bref, ce qui se joue à la COP21 va tous nous toucher d’une manière ou d’une autre, que l’on s’y intéresse ou non.

Le fait que 150 dirigeants soient présents à Paris, en plus de quelques 40 000 personnes dont 3000 journalistes, donne la mesure de la préoccupation. Jamais on n’a ressenti une telle volonté mondiale de s’attaquer à l’urgence climatique.

Du coup, dans les prochaines années, il y a de bonnes chances que les gouvernements fassent appel à des bâtons et des carottes de plus en plus gros pour tenter de faire évoluer nos habitudes.

Un exemple: pour financer le Fonds vert de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, le Québec doit récolter encore plus de 2,3 milliards de dollars avec son marché du carbone dans les cinq prochaines années.

Les automobilistes ont commencé à y contribuer, même si peu en ont conscience: en date d’aujourd’hui, Petro-Canada ajoute à ses prix 4,01 cents par litre d’essence pour refiler à ses clients sa facture du marché du carbone. Et ce n’est qu’un début.

Au fil des ans, non seulement les changements climatiques vont avoir de plus en plus d’effets dans nos vies, mais les efforts de lutte et d’adaptation vont aussi de plus en plus faire parler d’eux, car les gouvernements vont devoir justifier leurs actions. Espérons qu’ils sauront le faire en expliquant convenablement les enjeux.

Les questions de climat vont ainsi devenir rudement plus immédiates, concrètes et proches de nos préoccupations quotidiennes. Gageons qu’à ce moment-là, elles auront toute notre attention!

Sources:l’actualité

Qui est Paul Singer, le milliardaire intraitable qui a ruiné l’Argentine

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« Le « business model » de ce milliardaire américain est de traquer les Etats et entreprises en difficultés financières, racheter leurs titres de ‪#‎dette‬ à prix cassé et d’en réclamer le double ou le triple en justice. »

Le fonds vautour de ce septuagénaire a refusé de trouver un accord à l’amiable avec l’Etat argentin qui se retrouve à nouveau en défaut de paiement sur sa dette. Portrait.

Paul Singer,un vautour à la solde des Illuminati.

Paul Singer,un vautour à la solde des Illuminati.

 

L’Argentine est, depuis jeudi 31 juillet, en défaut de paiement sur sa dette. En cause: l’absence d’accord entre des fonds spéculatifs américains et les autorités de Buenos Aires. Cet épisode marque la dernière étape d’une bataille judiciaire qui dure depuis plus de dix ans.

Pour rappel, les fonds « vautours » NML Capital et Aurelius Management réclament au pays de Cristina Kirchner 1,3 milliard de dollars, après avoir racheté, pour une bouchée de pain, ses dettes, après la faillite du pays en 2001. Contrairement à 93% des autres créanciers de l’Argentine qui ont accepté de perdre de l’argent en trouvant un terrain d’entente avec Buenos Aires, ces deux fonds veulent, eux, récupérer la totalité de leur mise initiale, avec plus-value. L’affaire s’est donc retrouvée devant les tribunaux américains… qui ont donné raison aux fonds. Seulement l’Argentine crie à l’injustice et refuse en conséquence de payer NML Capital et Aurelius Management.

Une mise multipliée par 17

Derrière le premier fonds récalcitrant à tout accord amiable, règne Paul Singer. Ce psychologue de formation est le patron du fonds d’investissement Elliott Management, maison-mère de NML. Le « business model » de ce milliardaire américain est de traquer les Etats et entreprises en difficultés financières, racheter leurs titres de dette à prix cassé et d’en réclamer le double ou le triple en justice.

Cette technique avait rapporté gros, dans les années 90, dans un Pérou en proie à des problèmes financiers. L’entreprise du New-Yorkais qui fêtera ses 70 ans le 22 août prochain avait récupéré 58 millions de dollars en justice, soit 38 millions de bonus par rapport à sa mise initiale. Et ce, après avoir refusé de participer à un programme de restructuration mis en place par Lima. A son tableau de chasse, figurent également les cas de la Zambie ou de la République démocratique du Congo.

Cette fois, ce milliardaire, grand donateur du Parti républicain et ex-soutien du candidat à la maison Blanche Mitt Romney, vise 832 millions de dollars alors qu’il avait acheté les titres 48 millions il y a six ans. Il multiplierait ainsi par 17 sa mise de départ!

Une arme: la justice

Fils de pharmacien, Paul Singer a grandi dans le New Jersey fait son droit à Harvard et débute sa carrière en tant qu’avocat à Wall Street. Puis il se lance dans la finance dans les années 70, après avoir réuni un peu plus d’un million de dollars auprès d’amis et de membres de sa famille.

En 1977, il crée le hedge fund Elliott Associates LP. Ce n’est que dix ans plus tard qu’il se tourne vers la dette décotée et qu’il va se servir de la justice pour parvenir à ses fins. Bingo pour l’as des marchés dont le fonds gère aujourd’hui près de 24 milliards de dollars et dont le patrimoine est estimé par Forbes à 1,5 milliard de dollars.

Contrairement au discret fondateur d’Aurelius, Mark Brodsky, Paul Singer n’hésite pas à livrer ouvertement le fond de sa pensée. Comme à Davos, en janvier dernier, où il avait fustigé la politique menée par l’Argentine qui était alors secouée, à l’instar d’autres pays émergents, par une forte volatilité financière.

Il intervient également sur des sujets de société, notamment en défendant les droits des homosexuels lors des dernières élections présidentielles américaines. Une position pour le moins surprenante de la part d’un des principaux soutiens du parti républicain.

 

Le peuple argentin se révolte contre les fonds vautours

Une affiche qui dit tout

Une affiche qui dit tout

 

L’insoumise Argentine maintient depuis la crise de 2001 une posture de défiance vis-à-vis des fonds « vautours », une stratégie politique qui crispe les milieux économiques tout en rassemblant une classe politique profondément divisée.

Ces dernières semaines, la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner a érigé en cause nationale le litige qui peut conduire mercredi son pays au défaut de paiement, à un peu plus d’un an d’une élection présidentielle qui marquera la fin de l’ère Kirchner (2003-2015).

« La patrie ou les vautours » clament des affiches de mouvements pro-Kirchner dans les rues de Buenos Aires, utilisant une formule rappelant le slogan de la révolution cubaine « La patrie ou la mort ».

« Le gouvernement présente le contentieux comme un face-à-face entre la nation et les fonds vautours, ce qui met l’opposition en difficulté, car se mettre du côté des vautours n’est pas une option. C’est une tactique très efficace », considère le sociologue Ricardo Rouvier.

Aucun des prétendants à la présidentielle d’octobre 2015 ne se risque sur le terrain glissant de la dette.

Sauf la députée centriste Elisa Carrio. « Beaucoup aiment cette formule de patrie et de vautours, sans savoir qu’ensuite ils peuvent se retrouver sans travail », dit-elle. « C’est un mauvais tour politique (…) Les dictateurs ou personnes autoritaires tentent toujours des coups nationalistes, héroïques, quand ils se sentent perdus ».

La présidente argentine oppose « les créanciers de bonne foi », ceux qui ont accepté d’alléger la dette, et les fonds « vautours » accusés de tentatives « d’extorsion ». Elle appelle à « une régulation du système financier, juste et équitable » face au « pillage financier international ».

La justice américaine a condamné en juin l’Argentine à verser 100% des sommes initialement dues à une poignée de fonds « vautours », soit 1,3 milliard de dollars, et tant que l’Argentine ne paiera pas, le juge Thomas Griesa bloquera les remboursements de la dette à 93% des créanciers, qui ne touchent eux qu’environ 30% de leur mise de départ.

L’Argentine a les moyens de payer cette somme mais dit redouter une avalanche de revendications si elle favorise certains créanciers.

L’Argentine paie ses dettes

Mme Kirchner écarte toutefois un « défaut de paiement » mercredi. « Je ne sais pas quel sera le terme, les agences de notation trouvent toujours un terme pour masquer ce qui se passe. Ici, l’Argentine a payé et quelqu’un empêche que le paiement parvienne aux détenteurs de bons ».

L’ex-ministre de l’Economie de Nestor Kirchner, Roberto Lavagna, critique sévèrement Mme Kirchner, mais l’approuve en partie sur le dossier des fonds « vautours ». « On cherche toujours la solution qui causera le moins de dégâts (…) Qui veut-on satisfaire en priorité? Le 1% de fonds procéduriers ou 93% des créanciers qu’on rembourse depuis 10 ans? », interroge celui qui a présidé à la première restructuration de la dette de 2005.

La question des fonds « vautours » figure comme une tache dans le long processus de désendettement postérieur à la crise de 2001.

Grâce à la renégociation de la dette de 2005 et 2010 et aux exportations agricoles portées par la flambée des prix des matières premières, l’Argentine a remis de l’ordre dans ses comptes. Alors qu’elle croulait sous la dette au début des années 2000, elle est aujourd’hui un Etat peu endetté, avec un passif de 40% du PIB, contre 166% quand la crise économique a éclaté.

Avant le jugement favorable aux fonds « vautours », l’Argentine avait le vent en poupe: accord avec le Club de Paris, sur l’indemnisation de Repsol pour la nationalisation de la compagnie pétrolière YPF, mesures pro-marchés comme la dévaluation de janvier 2014.

Sur la scène internationale, l’Argentine a reçu le soutien de ses alliés traditionnels latino-américains, de la Chine, de la Russie, du G77, de la France. Le FMI s’est même inquiété des conséquences du jugement pour l’avenir des restructurations de dette.

« Un défaut de paiement pourrait définitivement plomber le bilan de Cristina Kirchner, et pourrait réduire à néant les chances de tout candidat qu’elle soutiendrait » en 2015, estime Carlos Caicedo, expert de l’institut économique américain IHS.

Pour le politologue Rosendo Fraga, le gouvernement niera toute responsabilité dans un éventuel défaut de paiement et « désignera la justice américaine et les vautours comme responsables » des conséquences sur l’économie du pays.

Mais, avertit Roberto Lavagna, « il peut y avoir une solution de dernière minute ».

Sources:AFP

 

 

 

 

 

 

 

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