Hubble : des comètes à 95 années-lumière révèlent le rôle de Jupiter

Hubble a détecté plusieurs comètes en plein plongeon vers une jeune étoile, à quelques 95 années-lumières de la Terre. L’étoile, connue sous le doux nom de HD 172555 pourrait souffler sur terre 23 millions de bougies. Autant dire qu’elle est encore dans le berceau ! Evidemment, à une telle distance, Hubble n’a pas pu prendre d’image claire de ce ballet mortel, mais le télescope a pu capter des traces de gaz issues des comètes. 

 

Représentation d'artiste des comètes filant vers leur soleil.
Représentation d’artiste des comètes filant vers leur soleil.

Le télescope spatial de la Nasa Hubble a détecté des comètes plonger vers une jeune étoile à 95 années-lumières de nous dans le groupe mouvant de Beta Pictoris. Evidemment à une telle distance pas d’image claire, mais des traces de gaz qui sont probablement les témoins de la désintégration des ces bouts de glace et de poussières.

Un phénomène similaire se déroule dans notre système solaire, et les scientifiques pensent depuis longtemps que les géantes gazeuses comme Jupiter jouent un rôle de catapulte, en capturant des objets sous leur énorme gravité, et les accélérant en direction de l’objet le plus massif du système solaire, notre soleil.

Là on est dans un cas de figure similaire. Les scientifiques pensent que ces traces d’exocomètes témoignent d’une capture analogue par des planètes géantes dans le disque protoplanétaire autour de l’étoile. L’autre intérêt c’est que ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène est observé : on l’a vu dans notre système solaire, et dans deux autres systèmes extra-solaires.

Ce disque protoplanétaire est sans doute très semblable aux jeunes années du système solaire

Cela signifie, si la composition des gaz confirme qu’on a bien affaire à des comètes, que ce système distant peut servir d’analogue pour mieux comprendre la jeunesse de notre système solaire, et le rôle gravitationnel des planètes géantes comme Jupiter. Carol Grady, l’une des responsables de l’étude de ce système distant, explique toute la portée de cette découverte :

 

« Pouvoir observer ces comètes rasantes dans notre système solaire et dans trois systèmes extra solaires signifie que cette activité est vraisemblablement commune dans les systèmes formés de jeunes étoiles. À son paroxysme, cette activité représente les jeunes années actives d’une étoile. Pouvoir voir ces événements nous donnent un aperçu de ce qui s’est probablement passé dans les premiers jours de notre système solaire, lorsque les comètes bombardaient les corps de l’intérieur du système solaire, y compris la Terre. D’ailleurs, ces comètes gratte-étoiles ont pu rendre la vie possible, car elles apportent de l’eau et d’autres éléments nécessaires à l’apparition de la vie, comme le carbone, à des planètes telluriques. »

 

Ces observations ont été faites autour de l’étoile HD 172555 grâce aux instruments d’imagerie spectrographique d’Hubble (STIS et COS). Pour l’instant seules des signatures de silicone et de gaz carbonique qui ont été détectées. Pour les auteurs, cela signifie que des comètes se sont brisées en morceaux dans le disque protoplanétaire. Reste à faire de plus amples observations pour confirmer leur nature.

 

Plus loin, dans le même groupe d’étoiles, on sait que Beta Pictoris abrite dans son disque protoplanétaire au moins une géante gazeuse comme Jupiter en formation. Les scientifiques veulent déterminer si c’est aussi le cas autour de HD 172555 ce qui expliquerait comment ces comètes ont été capturées, et finissent par raser leur étoile voire à plonger dedans. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez admirer le plongeon de comètes sur le soleil :

 

 

Astronomie:Le mystère de l’énergie noire est remis en cause par de nouvelles mesures

L’existence d’une accélération de l’univers et de l’énergie noire ou sombre est remise en question dans l’étude d’une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) publiée dans la revue Nature. L’énergie noire est un concept indispensable à de nombreux modèles et théories qui se basent sur l’accélération de l’expansion de l’Univers. Mais selon ces chercheurs, tout pourrait provenir d’une grossière erreur de calcul.

 

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Vous connaissez probablement la matière et l’énergie noire. Ces concepts mystérieux impliquent une classe nouvelle de matière qui, de facto n’interagit que très peu avec la matière dont nous sommes faits. Compliquant depuis deux décennies la recherche d’une preuve tangible de leur existence.

Pourtant, selon les calculs, l’énergie noire représenterait 68% de la densité d’énergie totale de l’univers observable. Or quand bien même elle existerait, sa densité serait de l’ordre de 10-29g/cm3 soit bien inférieure à la densité de l’énergie classique. Selon de nombreux chercheurs, la densité de l’énergie noire, malgré sa faiblesse, est constante dans tout l’univers alors que celle de la matière classique s’amoncelle pour former des objets.

Aussi insuffisante que cela puisse paraître, cette rustine reste largement employée. Car elle permet de trouver des explications à de nombreux phénomènes : du coup, même impalpables, l’énergie (et la matière) noire doivent exister, et se comporter ainsi.

L’énergie noire ou sombre a été découverte en observant des supernovae de type 1amystere-energie-noire-ebranle-nouvelles-mesures

D’où vient cette histoire d’énergie noire ? En 1998, une série d’observations de supernovae avec de nouvelles mesures plus précises en provenance de satellites et télescopes dernière génération montrent des résultats étonnants. En pointant les instruments vers des supernovae distantes et en analysant précisément le rayonnement fossile micro-ondes consécutif (là encore en théorie) au big-bang, les chercheurs démontrent que l’univers s’étend bel et bien.

Mais sont surpris de constater, à en croire les mesures, que cette expansion semble s’accélérer.  Si l’univers était fait de matière « normale » cette expansion devrait au contraire ralentir ou au moins rester constante. La seule manière d’expliquer cela, est de partir du principe que notre savoir est encore une goutte d’eau dans un océan, et qu’il y a peut-être un nouveau type de matière et d’énergie qui explique cette expansion.

On inventé alors ce concept, cette énergie possèdant une pression suffisamment negative pour fournir l’explication. On ne parle pas de n’importe quel type de supernovae, mais du type 1a qui sont utilisées comme une sorte d’étalon par les astronomes. Elles émettent en effet peu près le même type de lumière. Et comme le spectre lumineux se décale vers le rouge avec la distance, on peut donc calculer relativement précisément leur emplacement relatif au nôtre.

Grâce à la magie des maths, et à partir de ces déviations on calcule alors les caractéristiques et l’importance de cette matière théorique d’un genre nouveau, dite « noire » ou « sombre » puisqu’on ne peut pas la détecter, mais qu’on en voit les conséquences à grande échelle.  Trop loin de nous, ces supernovae s’avèrent en effet se trouver au mauvais endroit.

Une supernova du nom de RCW 86.
Une supernova du nom de RCW 86.

Il faudrait donc non seulement que cette énergie existe mais aussi qu’elle compose près de 70% de celle présente dans tout l’univers.

Avant l’énergie noire, on pensait l’expansion de l’univers était constante ou ralentissait

Avant cette découverte surprise, on pensait déjà que l’univers était en expansion, mais celle-ci devait être constante ou en train de ralentir. L’accélération de l’expansion de l’univers a d’ailleurs valu en 2011 au trio de chercheurs Perlmutter, Riess et Schmitt le prix Nobel de physique. Comment pourrait-il en être autrement d’une découverte qui change complètement notre vision des choses ?

Or depuis, des centaines d’observations similaires ont été réalisées. Et une équipe d’Oxford emmenée par Subir Sarkar vient ajouter un gros grain de sel à cette théorie. Selon eux, les mesures des chercheurs étaient un peu trop confiantes quant à la régularité des supernovae de type 1a. Et en corrigeant les données, son équipe qui a publié ses résultats dans la prestigieuses revue Nature, mettent en doute cette accélération.

Deux autres équipes celle de Jeppe Nielsen de la Niels Bohr International Academy au Danemark et Alberto Guffanti de l’université de Turin (Italie) ont, après avoir réalisé une analyse statistique rectifiée de données en provenance de l’observation de 740 supernovae, eux aussi conclut que « les données sont toujours à peu près consistantes avec un rythme d’expansion constante » de l’univers.

En fait, Subir Sarkar et son équipe considèrent que les variations de la lumière émise entre différentes supernovae de type 1a ont été sous-estimées. Ils pensent que l’étude statistique employée auparavant est trop simpliste, et ne permettent pas de réaliser des observations suffisamment fiables.

Ces nouveaux résultats suggèrent, si l’énergie noire n’existe pas, que l’expansion est constante

Leur résultat conclut sur une déviation du modèle de l’expansion constante de l’univers de moins de 3σ ce qui est à peu près insignifiant d’un point de vue statistique. Ils expliquent : « la preuve d’une expansion en accélération reste marginale » et prônent une remise à plat du modèle. D’autres scientifiques soulignent néanmoins que cette étude ne prend pas en compte les données issues de nombreuses autres équipes indépendantes.

Roberto Trotta, de l’Imperial College de Londres cité par nos confrères de physicsworld estime par exemple que malgré « des preuves solides de l’expansion de l’univers » issue, souligne-t-il, du travail de recherche de nombreuses équipes indépendantes, « la preuve d’une accélération » issue de l’observation de « supernovae de type 1a n’est pas aussi robuste qu’on ne le pensait auparavant ».

Pierre Astier, du Laboratoire de Physique Nucléaire, cité par Science et Avenir pense quant à lui qu’il faudra bien vérifier tout ces résultats car « le concept d’énergie sombre est adossé à plusieurs autres mesures provenant de satellites cosmologiques comme Planck qui n’ont pas été prises en considération ». Sans tomber encore totalement, « les fondements de la théorie selon laquelle l’univers s’étend », ne sont tout du moins « pas très solides », conclut Subir Sarkar.

Sources:voir ce lien

Un trou noir supermassif au centre d'une galaxie.
Un trou noir supermassif au centre d’une galaxie.

 

 

 

Exploration spatiale:La Nasa capture le passage de l’ISS devant le soleil

Le photographe de la Nasa Joel Kowlsky a réussi à prendre de magnifiques clichés de l’ISS passant devant le soleil. Il a combiné en tout une dizaine de photos pour en arriver à cette image étonnante et magique qui permet de se rendre compte du passage de la station devant le soleil à 8 km par seconde.

Une extraordinaire composition d'image!
Une extraordinaire composition d’image!

 

C’est une image incroyable à plus d’un titre, ne serait-ce que pour se rendre compte du monde incroyable que l’humanité a érigé. Il s’agit d’une photo composite de 10 images de la station spatiale alors que cette structure – la plus grande jamais envoyée par l’homme en orbite – passait devant le soleil avec six membres d’équipage, le 17 décembre 2016.

Parmi eux, il y a d’ailleurs le français Thomas Pesquet envoyé pour une mission spatiale d’une durée de six mois. Quatre sorties spatiales sont programmées au total lors de sa mission, à côté de plus d’une centaine d’expériences scientifiques, dont une sur la dynamique des fluides, et l’expérience Exo-iss pédagogique, conçue en collaboration avec des lycéens.

La station spatiale internationale peut être facilement repérée dans le ciel par les astronomes amateurs, pour peu qu’ils sachent où regarder. En revanche, photographier le passage de la station devant le soleil comme l’a fait ce photographe est plutôt réservé à des professionnels. Car la luminosité du soleil peut endommager la rétine du photographe.

Et de toutes façons, pour atteindre un tel grossissement avec une telle atténuation lumineuse, un matériel très sophistiqué (et cher) est nécessaire. On le répète : ne regardez jamais le soleil à l’oeil nu et a fortiori à travers des lentilles qui auraient pour effet de concentrer la lumière sur un point de rétine.

 

Cela n’aurait qu’une seule conséquence : bruler à jamais cet organe si sensible et vous rendre au moins partiellement aveugle. On vous laisse avec une version haute résolution de cette magnifique image.

 

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Exploration spatiale:La sonde New Horizons nous fournira bientôt des photos HD de la ceinture de Kuiper

New Horizon, la sonde à laquelle on doit les premières photos HD de Pluton de l’Histoire, continue son voyage aux confins du système solaire, et poursuit sa mission. La prochaine échéance historique sera 2019, soit le moment où la sonde atteindra la ceinture de Kuiper, que l’on sait similaire à la ceinture d’astéroïdes que l’on trouve entre les orbites de Mars et de Jupiter, mais 20 fois plus étendue, et surtout 200 fois plus massive.

New Horizons file tout droit vers les limites extrêmes du système solaire.
New Horizons file tout droit vers les limites extrêmes du système solaire.

L’observation de Pluton considérée avec Charon comme l’un des objets les plus proches de cette ceinture, a surpris les astronomes par la diversité de ses paysages. Mais d’autres surprises sont peut-être à venir grâce, encore une fois, à la sonde New Horizons. Celle-ci se trouve en ce moment à mi-chemin vers la zone la plus dense de la ceinture de Kuiper, où elle pourra observer peut-être de près des corps célestes hors de portée de nos télescopes.


HORS TEXTE

Le remplaçant de Hubble est enfin prêt

Le remplaçant de Hubble se nommera le James Webb Space Telescope (JWST). La Nasa vient d’annoncer qu’après plus de 20 ans de conception et de fabrication, il est enfin prêt à être envoyé à son emplacement définitif dans l’espace. Le lancement pourrait désormais avoir lieu dans les deux ans. À l’issue d’une série de tests pour être bien sûr que toutes ses composantes fonctionnent parfaitement. 

 

Lors d’une conférence de presse ,le 2 novembre 2016, la Nasa a annoncé que le James Webb Space Telescope était enfin terminée après plus de 20 ans de construction. Le nouveau télescope doit prendre le relai de la mission du télescope spatial Hubble, à qui l’on doit une bien meilleure compréhension de l’univers, et la découverte de nombreux objets distants, comme par exemple l’exoplanète « jumelle » près de Proxima b du Centaure.

Détails du télescope spatial James T  Webb.
Détails du télescope spatial James T Webb.

 

 

 

 


 

En fait, pour bien comprendre, il faut voir que la ceinture de Kuiper est composée de plusieurs anneaux relativement éloignés les uns des autres à l’échelle de la sonde, mais proches à l’échelle astronomique. Ce qui ressuscite une ambiance électrique au sein de l’équipe de scientifiques responsables du projet c’est que toutes les données collectées par la sonde ont enfin pu être transmises à la Terre en octobre dernier.

 

Les raisons de cette transmission interminable ? C’est en fait tout à fait normal à cette distance de la Terre surtout quant on prend en compte la qualité photographique ultra-précise des instruments. D’ailleurs, les scientifiques de la mission recommencent à mettre en ligne de nouveaux clichés haute résolution du survol pris par l’instrument LORRI de la sonde New Horizons que vous pouvez consulter sur le site du projet.

Cette étape de transmission étant achevée (un an et quatre mois après vu que le survol de Pluton a eu lieu le 14 juillet 2015), l’équipe est désormais en branle-bas le combat pour préparer le prochain objectif. On est en effet à pratiquement deux ans de la prochaine étape et vu que la connexion réseau est encore plus pourrie que du 56K, il faut tout prévoir sur Terre, avant de se lancer dans le plus long upload Napster de l’Histoire. On blague à peine.

Deux ans, à mi-chemin vers le prochain objectif, ne sont donc pas de trop, surtout que depuis la Terre on ne peut pas voir grand chose à cette distance des petits objets de la ceinture. L’idée est de viser un objet en particulier, 2014 MU69, d’environ 45 km de diamètre. Mais début 2017, cet oeil déporté aux confins du système solaire observera également son environnement et une demi-douzaine d’objets similaires.

De quoi corriger le tir si nécessaire, et trouver la meilleure cible possible. En mars 2017, pour protéger ses réserves, la sonde sera mise en hibernation, avant d’être réactivée début 2018 pour une nouvelle série d’observations avant le survol de 2014 MU69 le 15 juillet 2019, soit 4 ans jour pour jour après son survol de Pluton. À moins qu’elle ne s’écrase entre-temps sur un petit objet qui n’aurait pas été vu d’ici-là…

 

 

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Mars : ces images prises par Curiosity ,en 2016 sont à couper le souffle

Mars s’est dévoilée comme jamais auprès du grand public grâce aux belles images que nous renvoie Curiosity. Le robot qui a commencé sa mission en 2012 continue de nous envoyer de superbes clichés de la planète rouge, et cette année n’a pas fait exception. Retour sur les plus belles images prises par l’astrobot sur ce monde distant qu’il a tant contribué à rapprocher dans nos esprits.

Un selfie par Curiosity.
Un selfie par Curiosity.

 

 

Curiosity a commencé sa mission en 2012 avec pour objectif d’observer de près la surface de Mars, et répondre à ces grandes questions : la planète qui semble aujourd’hui morte, a-t-elle été un jour habitable ? De l’eau liquide a-t-elle coulé sur sa surface ? Et surtout que peut nous apprendre la géologie du Mount Sharp et du Gale Crater que le robot est censé étudier ?

Mais admettons-le : pour nous simples mortels, ce qui nous a sans aucun doute le plus frappé, ce sont sans aucun doute les photos haute résolution et en couleurs naturelles de ce monde si distant : des dunes, rochers, un météorite, quelques images en stéréoscopie 3D pour se rendre compte des volumes, les images de la ChemCam et de ses puissants tirs laser…

Sans parler des selfies du robot qui nécessitent d’assembler plusieurs clichés et permettent d’apprécier l’état de Curiosity. Ou les photos des dunes actives qui se déplacent grâce aux vents de la fine atmosphère martienne. Et les images de formations rocheuses martiennes qui font penser au far-west américain. Bref, grâce à toutes ces images, le rêve d’y envoyer des hommes un jour ne semble plus du tout une vue de l’esprit fantaisiste.


HORS TEXTE:

COMME AU FAR_WEST AMÉRICAIN

 

On a des nouvelles de Mars : le rover Curiosity nous a envoyé une nouvelle série de photos. Une salve censée permettre aux scientifiques de mieux apprécier la toponymie du terrain. Mais en faisant impasse sur l’étrange couleur du ciel, on se croirait dans des paysages du far-west américain, comme si le rover évoluait dans un désert du Mojave dépourvu de végétation.

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Depuis son arrivée rocambolesque sur la planète rouge en 2012, le rover Curiosity n’a parcouru qu’un peu plus de 14 km. Mais a largement raccourci la distance de plusieurs millions de kilomètres qui nous sépare de lui, au moins d’un point de vue psychologique. Grâce à Curiosity, on a pu découvrir pour la première fois un autre monde dans notre système solaire avec une résolution et des couleurs naturelles qui permettent de s’y projeter.

 

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14 kilomètres, cela peut sembler infime à l’échelle du système solaire. Mais à l’échelle de la région retenue par les ingénieurs du JPL pour l’atterrissage, c’est suffisant pour changer totalement de toponymie. Et c’est ainsi que le le rover de 75 kg a atteint la région de Murray Butes, un peu plus au sud du Mount Sharp. Et nous a envoyé son carnet de voyage, et on ressent comme un trouble en le regardant. Ces paysages si lointains, ne font-ils pas penser à la Terre ?

 

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Pourtant, même les conditions du désert du Mojave feraient figure de paradis en comparaison de celles, hostiles à la vie telle qu’on la connaît, qui règnent sur ce point rouge du ciel. La pression de l’atmosphère d’abord, 8700 Pascals. Sur Terre, en comparaison, cette pression est de 101300 Pascals en moyenne, soit 1013 hPa. L’atmosphère est constituée à plus de 96% de CO2 et l’oxygène n’y existe qu’à l’état de traces. La surface de la planète, dépourvue de magnétosphère, est inlassablement bombardée par les radiations.

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Comme vous vous en doutez, le rover Curiosity n’erre jamais sans but. Et l’équipe californienne qui a ici décidé de le déplacer cherche à mieux comprendre la formation de dunes sur la planète rouge. En effet, avec la fine atmosphère martienne, les scientifiques pensent que cette région est constituée de dunes anciennes, qui se sont agglomérées au point de devenir dures comme de la pierre. Ces photos permettent de mieux comprendre leur formation et érosion.


 

 

 

 

 

Il y a d’ailleurs déjà plusieurs missions en préparation, dont le projet du célèbre patron de SpaceX, Elon Musk, qui veut lui-aussi aller sur Mars. On vous laisse en tout cas contempler ces images complètement uniques, et mystérieuses, venues d’ailleurs. Cliquez sur les images pour les agrandir :

 

Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity
Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity

 

Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain
Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain

 

Curiosity prend une macro du sol...On dirait même qu'il y a quelque chose de géodésique en dessous.
Curiosity prend une macro du sol…On dirait même qu’il y a quelque chose de géodésique en dessous.

 

Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l'objet au cenre...est une météorite?
Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l’objet au centre…est une météorite?

 

Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity
Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity

 

 

Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam
Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam

 

 

 

 

 

 

 

 

Danger planétaire:une tempête solaire gigantesque va s’abattre sur la Terre pour Noël

Une éruption solaire croise  notre chemin et elle  menace de faire des ravages dans la vie moderne sur notre planète.Elle peut même menacer notre civilisation.

 

La Terre  sera  soufflé par une éruption solaire ,telle une  fusée montée en flèche sortie  d’un trou dans l’atmosphère du soleil – et elle transporte d’énormes tempêtes géomagnétiques avec elle.

Le courant ultra-rapide du vent solaire a frappé le champ magnétique de la Terre juste à temps pour le solstice d’hiver ce mercredi,21 décembre 2016.

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Les images de l’agence spatiale filmée par Solar Dynamics Observatory montre un, stroboscopique flash lumineux sur la droite du Soleil

Et elle  est fouettée une tempête géomagnétique « modérément » forte qui pourrait durer plusieurs jours, selon la National Oceanic aux Etats-Unis ‘and Atmospheric Administration.

Les tempêtes géomagnétiques sont derrière le phénomène naturel grandiose des aurores boréales.

Mais ils peuvent être catastrophiques pour la civilisation humaine comme nous le savons, les experts nous ont mis en garde déjà.

 

 

 

Une impressionnante éruption solaire survenue récemment.
Une impressionnante éruption solaire survenue récemment.

 

Les rayons cosmiques sont le même phénomène qui causent les aurores boréales
Les rayons cosmiques sont le même phénomène qui causent les aurores boréales

 

Ils font des ravages sur les systèmes de navigation et provoquent  l’arrêt des réseaux électriques nationaux .

Le président américain Barack Obama a été contraint d’émettre un avertissement de refroidissement à la nation en vue de tempêtes dévastatrices de la météo spatiale plus tôt cette année.

Il a dit : « Les phénomènes météorologiques extrêmes de l’ espace – ceux qui pourraient  dégrader de manière significative les infrastructures essentielles – pourraient désactiver une grande partie du réseau électrique, ce qui entraînerait des défaillances en cascade qui pourraient affecter les services essentiels tels que l’ approvisionnement en eau, la santé et le transport.

«La météorologie spatiale a le potentiel d’affecter simultanément et perturber la santé et la sécurité à travers les continents entiers. »

Dans ce cas, le centre de prévision météorologique spatiale a averti que «des fluctuations mineures» peuvent se produire dans les blocs d’alimentation de plusieurs US État.

La tempête  d’aujourd’hui est «large» et devrait frapper la Terre pour rester à l’intérieur de la cible  pendant plusieurs jours.

C’est de bonnes nouvelles pour les observateurs d’Aurores boréales, comme les longues nuits signifient plus de temps pour regarder les incroyables plumes de couleur dans l’hémisphère nord.

 

 

 

Des extra-terrestres sont-ils en train de capter l’énergie d’une étoile ?

Les scientifiques de la mission Kepler se demandent sérieusement s’ils ne sont pas en train d’observer des extra-terrestres en train de capter l’énergie d’une étoile. C’est en effet la seule étoile jamais observée dont la luminosité diminue globalement avec le temps, mais aussi par à coups brutaux. Peut-on vraiment y croire ? 

 

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Que diable se passe-t-il autour de KIC 8462852 ? Cette étrange étoile intrigue depuis plusieurs années les scientifiques. Pour deux raisons principales : sa luminosité diminue assez rapidement depuis plusieurs années. Et elle diminue aussi par à coups brutaux, jusqu’à 22% de luminosité en moins. Comme si quelque chose de trop gros pour être une planète et trop irrégulier pour être un nuage, tournait autour.

Encore plus étrange : puisque la luminosité de l’étoile que nous percevons diminue de plus en plus, c’est comme si ce qui provoque la baisse de luminosité était en construction. De là à penser que nous sommes en train d’observer des extra-terrestres en train de construire une sphère de Dyson il n’y a qu’un pas… que certains scientifiques de la mission Kepler semblent prêts à franchir :

Le changement brutal de luminosité de l’étoile KIC 8462852 est assez incroyable. Nos mesures très précises sur quatre ans démontrent que l’étoile est vraiment en train de devenir moins lumineuse à mesure que le temps passe

 

Et si on assistait à la construction d’une sphère de Dyson ?

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Une sphère de Dyson est un objet théorique. Il se base sur l’idée qu’une civilisation multiplanétaire très avancée aurait des besoins énergétiques si énormes, qu’il faudrait capter cette énergie directement depuis des étoiles. Il s’agit alors de construire une mégastructure sphérique qui englobe complètement l’étoile afin de capter la totalité de l’énergie émise par la réaction en chaîne.

En fait cette étoile a déjà fait plusieurs fois les gros titres depuis septembre. Il y a d’abord eu la confirmation des résultats montrant une baisse continue de la luminosité de l’étoile à travers le temps. À l’époque, d’autres hypothèses, comme un nuage de poussière, restaient à être testées. Il y a l’hypothèse d’un nuage de particules autour de l’étoile causés par la fragmentation d’un essaim de comètes et d’astéroïdes.

Ou encore celle d’un nuage de composition inconnue entre l’étoile et nous qui nous donnerait l’impression que la luminosité de l’étoile diminue. Mais ni l’une ni l’autre n’ont pu être jusqu’ici démontrées, pas plus que l’hypothèse d’une mégastructure en construction par des extra-terrestre qui est donc mise au même niveau. Comme vous vous en doutez, les astronomes restent cependant assez prudents pour le moment.

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Il faudra observer encore longtemps cette étoile pour bien comprendre ce qui se passe. En tout cas, une chose est sûre : ce qui se passe autour de KIC 8462852 est l’une des choses les plus étranges jamais observées. Nous apprenions également il y a peu que le programme SETI a peut-être détecté 234 civilisations alien d’un coup.


SETI a-t-il détecté 234 civilisations alien d’un coup ?

234 civilisations extra-terrestres viennent-elles d’être découvertes d’un coup ? Un nouveau programme de SETI basé sur l’observation de signaux lumineux au lieu d’ondes radio aurait en tout cas collecté d’étonnantes données. Mais certains suspectent déjà une mauvaise interprétation.

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Les statistiques suggèrent depuis longtemps qu’il est très peu probable que nous soyons seuls dans l’univers. Et pourtant, c’est un paradoxe, nous n’avons jusqu’ici pas trouvé de formes de vie, sans même parler de civilisation intelligente, hors de la planète bleue. Le programme SETI cherche depuis plusieurs dizaines d’années des signes de civilisations extra-terrestres intelligentes.

Mais reste un épineux problème : comment une civilisation lointaine trahit-elle sa présence, de telle sorte à ce que l’on puisse la détecter sur Terre ? Par analogie avec nos modes de communication, les chercheurs se sont longtemps concentré sur les ondes radio, mais jusqu’ici sans réel succès. Bien que ces dernières années, quelques cas ont tout de même semé le doute.

Plus récemment, deux scientifiques, E. Borra et E. Trottier ont eu une idée : et si des civilisations intelligentes communiquaient non pas grâce à des ondes radio, mais grâce à des impulsions laser ? On change complètement de champ d’observation : les scientifiques ont fait du Big Data, et compilé les données spectrographiques du Sloan Digital Sky Surveyconcernant 2.5 millions d’étoiles en quête de fluctuations de leur spectre faisant penser à des communication laser.

 kic-8462852-megastructure-003Leur découverte, publiée dans la revue arXiv fait rêver : le spectre lumineux en provenance de 234 points autour de nous semble difficilement attribuable à des causes naturelles. Bien sûr, ces résultats doivent encore être confirmés, et il n’est pas exclu qu’il pourrait trahir un défaut ou des erreurs en provenance des instruments.

Pourquoi les extra-terrestres devraient-ils forcément émettre des ondes radio ?

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L’hypothèse que les aliens communiquent dans des bandes de fréquence proches du visible n’est pas si nouvelle. C’est le fait qu’elle soit réellement prise au sérieux qui l’est. Elle a été en effet théorisée pour la première fois en 1961 par Schwartz et Townes, un an après l’invention du laser. Et ces dernières années SETI s’est lui aussi mis à détecter ces signaux.

Dernièrement des chercheurs avaient par exemple pointé leurs instruments en direction de la mystérieuse étoile de Tabby, autour de laquelle certains suggèrent qu’une sphère de Dyson pourrait être en construction par une civilisation très avancée. Pour l’instant, leurs observations n’ont rien donné.

Communiquer dans le visible pour mieux se signaler n’est pas farfelu. Des expérimentations ont montré que les instruments actuels dont on dispose permettraient de nous signaler dans une sphère d’un rayon de 1000 années-lumières. Et on suppose que d’autres civilisations pourraient utiliser cette technique pour se signaler sur des distances encore plus grandes.

Les 234 étoiles vont désormais être observées à la loupe par l’Automated Planet Finder Telescope afin de vérifier que les données en provenance du Sloan Digital Sky Survey ne sont pas biaisées. On devrait prochainement savoir donc, si nous venons de découvrir ou non, d’un coup d’un seul, 234 civilisations.

 

 

 

 

 

La Nasa et Orbital ATK vont lancer huit satellites depuis un avion

La Nasa et Orbital ATK expérimentent une nouvelle manière plus économique de lancer des satellites : utiliser une fusée plus petite lancée depuis un avion. Aujourd’hui, l’agence spatiale américaine va ainsi lancer en partenariat avec Orbital ATK huit satellites météorologiques en orbite basse d’un coup. 

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Aujourd’hui, la Nasa et Orbital ATK vont lancer huit satellites d’observation météorologiques depuis une fusée attachée à un avion de ligne modifié. Le but est de bien évidemment réduire les coûts en carburant. L’avion de la mission baptisée CYGNSS va décoller de Cape Canaveral avec une fusée à trois étages Pegasus XL attachée sur son ventre.

Lorsque l’avion arrivera, au-dessus du pacifique, à une altitude d’environ 12 kilomètres, la fusée sera larguée, et son premier étage commencera à propulser l’engin 5 secondes plus tard. Ses deux autres étages seront successivement allumés en cours de route, et si tout se passe bien, les satellites seront en orbite basse 14 minutes 30 après le largage.

Et trois heures plus tard, après que les satellites aient déployé leurs panneaux solaires et un e fois qu’il sont à portée des antennes de la Nasa, les choses sérieuses pourront commencer. L’heure du décollage de l’avion est prévu pour 13:26 heure de Paris. Le largage de la fusée devrait avoir lieu un peu moins d’une heure plus tard, à 14:19, pour une fin de mission prévue pour 14:24.

 

 

Selon The Verge, les conditions météo sur le Pacifique pourraient cependant provoquer un report du lancement. Orbital ATK ne veut en effet prendre aucun risque pour cette mission. Mais l’attente ne devrait pas être longue : dans le cas d’un éventuel report, ce lancement pourrait avoir lieu très vite, dès le lendemain.

 

 

Astronomie: ARP 240,un pont entre deux galaxies spirales

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Explication:

Pourquoi existe-t – il un pont entre ces deux galaxies spirales? Fait de gaz et d’ étoiles, le pont fournit des preuves solides que ces deux systèmes d’étoiles immenses ont passé près les uns des  autres et provoqués des marées violentes induites par la gravité mutuelle. Connues ensemble comme Arp 240 , mais individuellement comme NGC 5257 et NGC 5258 , la modélisation informatique et l’âge des amas d’étoiles indiquent que les deux galaxies ont complété un premier passage de raprochement, il y a seulement environ 250 millions d’ années. Les Marées gravitationnelles non seulement séparèrent la matière, ils comprimèrent le gaz et la formation des étoiles ainsi causé dans les deux galaxies et le pont inhabituel . Les fusions intergalactiques sont pensés être communes, avec Arp 240 représentant un instantané d’une brève étape dans ce processus inévitable . Arp 240,les  paires  de galaxies sont à environ 300 millions d’années – lumière de la Terre et peutvent être vu avec un petit télescope dans la constellation de la Vierge . Les deux galaxies en répétant des  passages étroits devraient finalement aboutir à une fusion et avec l’émergence d’une seule galaxie combiné … dans plusieurs  centaines de millions d’années.

Stephen Hawking nous annonce quand l’être humain disparaîtra de la planète

 

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L’un des plus célèbres physiciens de la planète, Stephen Hawking, encourage les humains à aller dans l’espace pour le futur de l’humanité, rapporte CBS.

«Je ne pense pas que nous allons survivre encore 1000 ans sans s’échapper de notre planète qui est très fragile», a expliqué le physicien et cosmologiste lors d’un débat organisé par l’Oxford Union Society le 14 novembre.

Ce n’est pas la première fois que Hawking tient des propos à sensations pour nous mettre en garde, selon Russia Today. En janvier dernier, le scientifique a affirmé que les êtres humains mettraient près d’un siècle avant d’installer des colonies humaines sur la planète Mars.

Selon Stephen Hawking, la seule solution pour assurer la survie de l’espace reste donc de coloniser une nouvelle planète.

Lors de la fin de son discours, le professeur de 74 ans a encouragé les universitaires à qui il s’adressait à rester curieux et à toujours regarder vers les étoiles et non vers leurs pieds.

 

les étoiles et l’espace sont l’avenir de l’humanité

Le célèbre homme de sciences a donné son opinion quant à la nécessité vitale pour l’humanité de porter son regard au-delà de la Terre, vers le cosmos. Stephen Hawking espère pouvoir cartographier l’univers à l’aide d’un superordinateur.

«Je ne pense pas que nous puissions survivre encore un millier d’année sans nous échapper au-delà de notre planète fragile», a expliqué le physicien et cosmologiste Stephen Hawking lors d’un débat organisé par l’Oxford Union Society le 14 novembre. 

Le scientifique a souligné avec force sa conviction et argué qu’il était nécessaire de «continuer à aller dans l’espace pour l’avenir de l’humanité».

En janvier 2016, Stephen Hawking avait cependant estimé que les humains mettraient un siècle avant de mettre en place des colonies humaines sur Mars.

 «Nous allons cartographier la position de millions de galaxies à l’aide de [super] ordinateurs comme Cosmos. Nous serons à même de mieux comprendre notre place dans l’univers», a exposé avec espoir le célèbre scientifique avant d’encourager tout un chacun à «se rappeler de tourner le regard vers les étoiles et non vers ses pieds».


Stephen Hawking: Remember to look up at the stars, not at your feet. Try to make sense of the wonder that is around you.


Cosmos est l’un des plus grands superordinateurs à mémoire partagée au monde. Il est situé au Stephen Hawking Centre for Theoretical Cosmology (CTC) de l’Université de Cambridge au Royaume-Uni.