« Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes », aurait lancé le consul lors de l’assassinat, selon l’enregistrement.
Jamal Khashoggi entre dans le Consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre 2018.
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été torturé avant d’être « décapité » dans le consulat de son pays à Istanbul, a affirmé ce mercredi 17 octobre le quotidien turc « Yeni Safak » qui dit avoir eu accès à un enregistrement sonore des faits.
L’éditorialiste critique de Ryad s’est rendu au consulat le 2 octobre pour des démarches administratives en vue de son mariage. Il n’a pas été vu depuis.
Affirmant avoir eu accès à des enregistrements sonores de ce qui s’est déroulé ensuite, Yeni Safak explique que Jamal Khashoggi a été torturé au cours d’un interrogatoire et que ses doigts ont été coupés par des agents saoudiens.
Il a ensuite été « décapité », selon le quotidien progouvernemental, qui ne précise pas comment il a eu accès à ces enregistrements.
Des responsables turcs ont accusé Ryad d’avoir fait assassiner le journaliste par une équipe spécialement envoyée sur place, mais les autorités saoudiennes ont démenti.
« Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes »
Certains médias, dont le « Washington Post » pour lequel écrivait Jamal Khashoggi, avaient auparavant rapporté l’existence d’enregistrements audio et vidéo prouvant que le journaliste avait été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.
Mais c’est la première fois qu’un média turc dit avoir eu accès à de tels enregistrements.
Selon « Yeni Safak », le consul saoudien Mohammad Al-Otaibi est entendu sur l’un des enregistrements. Il lance alors : « Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes. »
Ce à quoi un individu non identifié lui répond : « Si tu veux vivre quand tu reviens en Arabie saoudite, tais toi. » Mohammad Al-Otaibi a quitté Istanbul mardi.
Découpé vivant, en musique
Le site d’informations en ligne Middle East Eye raconte, citant une source qui a eu accès à l’enregistrement sonore des derniers moments du journaliste, que Jamal Khashoggi a été emmené dans le bureau du consul.
Selon cette source, « il n’y a pas eu de tentative d’interrogatoire. Ils étaient venus le tuer » et le consul lui-même a été sorti de la pièce.
Un médecin légiste, identifié comme Salah al-Tubaigy et qui faisait partie de la quinzaine de Saoudiens dépêchés par Ryad à Istanbul ce jour-là selon plusieurs médias, a ensuite commencé à découper le corps de Jamal Khashoggi encore vivant, d’après la source de Middle East Eye. « Yeni Safak » précise que les doigts du journaliste ont été coupés avant qu’il soit décapité.
Pendant qu’il faisait cela, Salah al-Tubaigy a commencé à écouter de la musique à l’aide d’écouteurs.
« Quand je fais ce travail, j’écoute de la musique. Vous devriez (le) faire aussi », l’entend-on dire sur l’enregistrement, selon la même source.
L’assassinat a duré sept minutes, affirme en outre Middle East Eye.
Des médias américains ont affirmé que l’Arabie saoudite, dont l’image a terriblement souffert de cette affaire, envisageait de reconnaître la mort du journaliste lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat.
Khashoggi : son dernier édito portait sur la liberté de la presse
Le « Washington Post » publie un éditorial présenté comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien disparu.
Selon le « Washington Post », il s’agit de la dernière contribution de Jamal Khashoggi. Dans un éditorial publié mercredi 17 octobre par le quotidien américain, le journaliste saoudien, résident permanent aux Etats-Unis et porté disparu depuis qu’il est entré au consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre, écrivait sur la nécessaire liberté de la presse dans le monde arabe.
« Hélas, cette situation ne changera probablement pas », déplore-t-il dans cet éditorial transmis par son traducteur au « Washington Post » au lendemain de sa disparition. Il poursuit :
« Il y avait un temps où les journalistes ont cru qu’Internet allait libérer l’information de la censure et du contrôle associé à la presse écrite. Mais ces gouvernements, dont l’existence même s’appuie sur le contrôle de l’information, ont bloqué de manière agressive Internet. »
Pour lui, « le monde arabe fait face à sa propre version du rideau de fer, imposé non pas par des acteurs externes mais à cause des forces nationales se disputant le pouvoir ».
Et le journaliste, critique du pouvoir de Ryad, de citer le Qatar, grand rival de l’Arabie saoudite au Moyen-Orient :
« Le gouvernement du Qatar continue à soutenir la couverture des informations internationales, contrairement aux efforts de ses voisins visant à maintenir le contrôle de l’information afin d’appuyer ‘l’ancien ordre arabe’. »
« Ce sera sa dernière contribution »
Alors que les soupçons d’un assassinat de Jamal Khashoggi par des tueurs envoyés par Ryad se font de plus en plus tenaces, le quotidien américain a décidé finalement de publier cette tribune.
« Le ‘Post’ a retardé la publication parce que nous espérions que Jamal allait revenir vers nous afin que nous l’éditions avec lui », écrit dans un texte accompagnant son texte l’éditorialiste Karen Attiah. Elle ajoute :
« Maintenant, je dois l’accepter : ça ne va pas arriver. Ce sera sa dernière contribution. »
« Cet éditorial saisit parfaitement son engagement et sa passion pour la liberté dans le monde arabe. Une liberté pour laquelle il a apparemment donné sa vie. »
La presse turque a publié mercredi de nouvelles informations accablantes pour les Saoudiens, selon lesquelles Jamal Khashoggi aurait été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition. Selon des informations du « New York Times », l’un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie du commando de 15 agents dépêchés par Ryad et suspectés de l’avoir tué fait partie de l’entourage du prince hériter saoudien Mohammed Ben Salmane, dit « MBS ».
Ce journaliste critique du pouvoir saoudien, n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre.
Jamal Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir saoudien, qui écrivait notamment pour le « Washington Post », n’a plus donné signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Que sait-on pour l’instant ? Où en est l’enquête ?
Que sait-on ?
Le consulat d’Arabie Saoudite ou le meurtre a été commis.
Selon la fiancée de JamalKhashoggi, celui-ci s’est rendu au consulat le 2 octobre pour effectuer des démarches en vue de leur prochain mariage. « Il est allé au consulat avec un rendez-vous, donc ils savaient quand il y serait », a expliqué Yasin Aktay, un proche du journaliste. Il avait appelé le consulat un peu avant d’y aller pour voir si ses documents étaient prêts, ils lui ont dit ‘oui, c’est prêt, vous pouvez venir’.
La police turque, qui a ouvert une enquête, a estimé, dans ses premières conclusions, que le journaliste a été tué au sein du consulat d’Arabie saoudite par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée. Selon elle, un groupe de 15 Saoudiens avait fait le 2 octobre l’aller-retour à Istanbul et se trouvait au consulat en même tempsque JamalKhashoggi. Le « Washington Post » a, lui, avancé qu’Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré. D’après le « New York Times », l’équipe d’agents saoudiens avait, à cet effet, apporté une scie à os. « C’est comme dans ‘Pulp Fiction' », a déclaré un haut responsable turc cité par le quotidien.
Les quotidiens « Sözcü » et « Milliyet » ont rapporté ce vendredi 12 octobre que Jamal Khashoggi portait, quand est entré au consulat, une « montre intelligente » connectée à un téléphone qu’il avait laissé entre les mains de sa fiancée, Hatice Cengiz. Les deux journaux affirment que des enregistrements audio ont ainsi été transmis par ce téléphone et sont actuellement examinés par la justice. Toutefois, si « Milliyet » affirme que des cris et une querelle ont été enregistrés, « Sözcü » rapporte que des dialogues, mais pas de cris, peuvent être entendus dans cet enregistrement de « quelques minutes ».
Que répond l’Arabie saoudite ?
Les autorités saoudiennes, qui avaient rapidement jugé « infondées » les accusations sur leur implication dans l’assassinat à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, et affirmé qu’elles n’avaient « rien à cacher », ont depuis choisi la stratégie du silence. Jusqu’à présent, la seule réponse de Ryad a été d’affirmer que les caméras de la mission diplomatique ne fonctionnaient pas le jour de la disparition du journaliste.
Mardi 9 octobre, l’Arabie saoudite avait donné son feu vert pour une fouille de son consulat à Istanbul, mais celle-ci n’avait toujours pas eu lieu. Selon le quotidien progouvernemental « Sabah », ce retard s’explique par un désaccord sur les conditions de cette recherche : après avoir donné son accord, l’Arabie saoudite a fait savoir qu’elle n’accepterait, selon les informations du quotidien, qu’une fouille « visuelle ». Les autorités turques ont refusé cette condition et d’intenses tractations sont en cours depuis entre le procureur, le ministère turc des Affaires étrangères et des responsables saoudiens pour essayer de trouver un compromis, selon « Sabah ».
On a appris, ce vendredi 12 octobre, qu’une délégation saoudienne est arrivée en Turquie pour des entretiens portant sur l’enquête. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, elle devait rencontrer des responsables turcs pendant le week-end. Ibrahim Kalin, le porte-parole de la présidence turque, a annoncé jeudi soir la formation d’un « groupe de travail » turco-saoudien pour tenter d’élucider le mystère de la disparition du journaliste.
Comment réagissent la Turquie et les Etats-Unis ?
President turc Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président américain Donald Trump Trump mettent la pression sur Ryad.
« Cet incident s’est déroulé dans notre pays. Nous ne pouvons rester silencieux », a prévenu le premier. Alors que les Saoudiens ont expliqué que les caméras de la mission diplomatique ne fonctionnaient pas le jour de cette disparition, le dirigeant turc n’a pas caché son scepticisme, soulignant que l’Arabie saoudite avait les systèmes de vidéosurveillance « les plus avancés ». « Si un moustique sort, leurs systèmes de caméras vont l’intercepter », a-t-il ironisé.
Donald Trump, lui, continue de réclamer des explications. « Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. » « C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il estimé. Le président des Etats-Unis a également déclaré que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l’Arabie saoudite, mais cette participation a été démentie par des sources diplomatiques turques.
Les Etats-Unis, comme l’ensemble des Occidentaux, font toutefois preuve d’une certaine retenue dans leurs commentaires, tant l’Arabie saoudite est un partenaire clé sur tous les plans – stratégique, militaire, commercial. Le président américain a ainsi d’ores et déjà exclu un gel des ventes d’armes américaines en guise de sanctions.
L’affaire Khashoggi fait, en tout cas, des remous dans le monde des affaires. Le milliardaire britannique Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, a annoncé sa décision de geler plusieurs projets d’affaires avec le Royaume. De grands noms de l’économie mondiale et des médias, censés participer à la deuxième édition du sommet Future Investment Initiative du 23 au 25 octobre à Ryad, ont commencé à prendre leurs distances. Plusieurs médias partenaires ont également annulé leur venue.
Menaces et contre-menaces
Mardi, Michelle Bachelet, haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme, a réclamé la levée de l’immunité de responsables saoudiens qui pourraient être impliqués dans la disparition de Jamal Khashoggi.
« Compte tenu de la gravité de la situation […], j’estime que l’inviolabilité ou l’immunité des locaux et des fonctionnaires concernés accordée par des traités tels que la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires devrait être levée immédiatement », a-t-elle déclaré.
Samedi, le président Trump, un grand allié de Riyad, avait pour la première fois estimé possible une implication de l’Arabie saoudite et l’avait menacée d' »un châtiment sévère ».
L’Arabie saoudite avait promis le lendemain de riposter à d’éventuelles sanctions.
Pompeo et le prince héritier Mohammed bin Salman ont discuté du meurtre présumé d’un journaliste saoudien le 16 octobre. L’Arabie saoudite a rejeté à plusieurs reprises les allégations et « toute tentative visant à le saper dans l’Affaire Khashoggi.
Mike Pompeo et Bin Salman
Le président turc Tayyip Erdogan s’entretiendra avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, arrivé le 17 octobre pour une visite de travail à Ankara. Les entretiens américano-turcs devraient porter principalement sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, ministre turc des Affaires étrangères.
Mike Pompeo a eu des entretiens avec la ministre turque des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, au sujet de la disparition du journaliste et de Manbij, en Syrie, selon des reportages.
L’agence publique Anadolu a rapporté, citant le ministre de l’Intérieur Suleyman Soylu, que la Turquie attendait un accord conjoint pour perquisitionner la résidence du consul d’Arabie saoudite à Istanbul, en lien avec la disparition de Khashoggi.
Selon le service de presse du président turc, Erdogan rencontrera Pompeo à l’aéroport d’Ankara avant de partir pour la Moldavie.
Mike Pompeo avait déclaré plus tôt que le gouvernement saoudien s’était engagé à aller au fond des choses dans l’affaire du chroniqueur du Washington Post.
Les Saoudiens affirment que Khashoggi a quitté le bâtiment indemne et nie avec véhémence toutes les allégations de meurtre du chroniqueur.
EN COMPLÉMENT:
Qui est Jamal Khashoggi?
Jamal Khashoggi
Jamal Khashoggi, dont la mort a été admise tôt samedi par l’Arabie saoudite évoquant « une bagarre qui a mal tourné » à l’intérieur du consulat du Royaume à Istanbul en Turquie, était un chroniqueur connu pour ses contributions dans les médias, dont le Washington Post.
Le défunt a d’abord été un proche collaborateur de la famille royale et des services de renseignement avant de devenir un critique de la politique autoritaire du prince Mohammed ben Salmane surnommé MBS.
L’homme qui devait avoir 60 ans le 13 octobre n’a plus donné signe de vie depuis qu’il est entré dans la représentation diplomatique saoudienne à Istanbul, le 2 octobre.
Jamal Khashoggi s’est exilé aux États-Unis après une vague d’arrestations en septembre 2017 dans le royaume. Depuis, il n’a cessé de dénoncer les « excès » de MBS. Il a révélé que le Palais lui avait interdit de s’exprimer dans le quotidien panarabe Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled Ben Sultan al-Saoud, pour avoir défendu la confrérie des Frères musulmans, classée « terroriste » par Riyad.
En mars dernier, M. Khashoggi a cosigné un éditorial avec l’historien britannique Robert Lacey dans The Guardian dans lequel le duo reprochait au prince héritier de n’avoir « ni encouragé ni permis le moindre débat en Arabie saoudite ».
Né le 13 octobre 1958 dans la ville sainte de Médine, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, Jamal Khashoggi obtient en 1982 un diplôme de gestion à l’Université d’État d’Indiana, aux États-Unis.
C’est pour les quotidiens Saudi Gazette et Asharq al-Awsat qu’il commence sa carrière en couvrant surtout le conflit en Afghanistan.
S’il n’a pas combattu aux côtés des moudjahidines contre les Soviétiques, il épouse rapidement leur cause financée par la CIA américaine et les services secrets saoudiens.
Jamal Khashoggi réalise une entrevue avec Oussama ben Laden, chef de l’organisation islamiste armée Al-Qaïda.
Mais dans les années 1990, il prend ses distances avec Oussama ben Laden.
Plus tard, Khashoggi occupe plusieurs postes de responsabilité dans des journaux saoudiens.
En 2003, il est contraint à la démission de son poste de rédacteur en chef au quotidien Al-Watan après seulement 54 jours.
Il revient au journal en 2007 pour en repartir en 2010 après avoir signé un éditorial jugé offensant pour les salafistes, courant rigoriste de l’islam.
Des relations ambiguës avec le Palais
Jamal Khashoggi n’est pas seulement connu pour sa carrière journalistique. Neveu du célèbre marchand d’armes Adnan Khashoggi, il vient d’une grande famille saoudienne qui a des origines turques. il a longtemps entretenu une relation particulière avec le pouvoir saoudien.
M. Khashoggi est proche conseiller du prince Turki al Fayçal, qui a dirigé les services de renseignement pendant plus de 20 ans.
Le célèbre prince milliardaire Alwalid bin Talal lui confie la responsabilité de lancer en 2015 Al Arab, une chaîne panarabe d’information en continu. Le projet tombe à l’eau lorsque les autorités de Manama, proches de Riyad opposent leur véto.
Deux ans plus tard, le prince Alwalid lui-même, est détenu à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad avec des dizaines de personnalités accusées de « corruption » par une commission présidée par le prince héritier MBS.
En 2017, les critiques de Jamal Khashoggi deviennent virulentes contre les dérives autoritaires de MBS.
Il critique également l’engagement de l’armée saoudienne dans la guerre au Yémen et l’embargo imposé au Qatar voisin, accusé par Riyad de soutenir les Frères musulmans et d’entretenir des liens avec l’Iran.
Le 2 octobre, il entre au consulat saoudien à Istanbul pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque, Hatice Cengiz. Il ne sera plus vu vivant.
…aussi
Le prince saoudien Khalid bin Farhan al Saoud, qui vit actuellement en exil en Allemagne, a déclaré que le prince héritier Mohammed bin Salman, qui fait face à une pression croissante pour faire face au meurtre présumé de Khashoggi, est un partenaire particulièrement important pour les États-Unis. « Le gouvernement américain pourrait difficilement se permettre de se passer d’un homme comme Mohammed bin Salman, facile à influencer et à contrôler », a déclaré bin Farhan
EN CONCLUSION
Mike Pompeo,l’envoyé de Donald Trump reçu par le président tuc Erdogan.
Les trois pays mêlés a cette affaire,les États-Unis,la Turquie et l’Arabie Saoudite semblent discuter d’un montant d’argent (en milliards de $ US) afin de terminaliser ce meurtre « a l’amiable » entre eux!
Les Américains viennent de perdre toute crédibilité en s’assoyant avec ces deux dictatures pour effacer l’assassinat monstreux d’un homme qui croyait a la liberté de parole et a la démocratie!
Des membres masculins de la famille royale entoure le prince héritier.
Un génocide contre les blancs est en marche en Afrique du Sud
Dans une autre des dizaines de milliers d’attaques armées noires horribles contre des familles de fermiers blancs, un jeune vétérinaire sud-africain a été abattu dans la province de Limpopo, à côté de sa femme infirmière, qui avait été fouettée au pistolet.
Sans commentaire!
Le Dr Paul Meyer, âgé de 38 ans, était tué. Il exerçait son cabinet vétérinaire dans une ferme située à proximité de la réserve faunique de Selati, dans la province de Limpopo, à proximité de la frontière avec le Mozambique. La journaliste afrikaans Virginia Keppler du journal Beeld rapporte que la jeune épouse, Marilise Meyer, âgée de 34 ans, a été fouettée au pistolet alors qu’elle allaitait son bébé. La famille avait été enlevée avec ses amis Pierre et Sue Gallagher dans leur cuisine familiale avec le bébé Wouter, âgé de 5 mois. Les quatre attaquants noirs armés, qui parlaient une langue mozambicaine, portaient des AK47.
Ils ont conduit les cinq personnes blanches enlevées vers la frontière mozambicaine à une vitesse vertigineuse dans deux véhicules agricoles volés à la ferme. Ils se sont arrêtés à quelques kilomètres de la frontière, ont largué les victimes de l’enlèvement près du bord de la route et ont retiré les dispositifs de suivi électronique des véhicules de la ferme volés.
Pendant ce temps, ils se sont également mis en train de donner un coup de fouet à Mme Meyer pendant qu’elle allaitait le bébé Wouter dans une tentative désespérée de garder le bébé au calme. Ils ont également battu la jeune femme – qui travaillait comme assistante vétérinaire chez son mari – au bas du dos avec une clé à molette.
Ensuite, ils ont abattu son mari non armé, le Dr Paul Meyer, âgé de 38 ans, à la manière d’une exécution, alors qu’il tentait désespérément de saisir l’une des armes à feu des assaillants. La veuve habite actuellement chez des amis à Gravelotte, où les funérailles de son mari ont lieu mardi dans l’église réformée néerlandaise.
Il est le 3035 e fermier blanc assassiné en Afrique du Sud depuis 1994. Une semaine plus tôt à Hartbeespoort, près de la capitale Pretoria, la famille Raath avait également été agressée par des couteaux qui les poignardaient et les frappaient tout en les criant. «Tous devaient mourir». Rien n’a été volé.
Mme Corrie Raath et son mari Pieter ont déclaré après leur procès qu’ils pensaient tous les deux qu’ils seraient tués là-bas parce que ces assaillants étaient «très cruels et étaient clairement arrivés juste pour nous tuer». Ils ont été sauvés lorsque les lumières bleues clignotantes du véhicule d’un agent de sécurité privé arrivant à l’intérieur ont brillé à travers leurs fenêtres et ont effrayé leurs assaillants. Le chien de berger allemand blanc du couple, Terry, a été abattu et même leurs deux chatons ont été massacrés par les assaillants.
Mme Raath a déclaré: «Ils étaient très cruels et étaient clairement arrivés juste pour nous tuer. Nous déménageons aujourd’hui. Nous ne pouvons plus rester ici. La police a effectivement retrouvé l’un des assaillants dans un camp de squatters proche, a déclaré l’inspecteur de police Moses Manaiwa.
Quatre jours avant cette attaque, le éleveur David Greig, âgé de 65 ans, a été tué sur la ferme Hartzenbergfontein, près de Walkerville près de Johannesburg – exactement au même endroit de la cuisine où sa mère Hannah avait également été abattue par douze attaquants armés en 1996.
La journaliste afrikaans Sonja van Buul du journal Beeld a rapporté que Greig et son épouse Jeanette, 64 ans, ont été réveillés dans leur chambre par un homme armé qui avait pénétré de force dans la propriété. « L’homme armé a forcé ma belle-mère à ouvrir la porte de la cuisine à ses deux complices, qui attendaient dehors », a déclaré mardi Tom Hendriks, leur gendre. Hendriks a déclaré que la belle-mère ne parvenait pas à trouver les clés de son coffre-fort en toute sécurité assez rapidement – son beau-père a donc été exécuté comme un fusil. . Mme Greig a également été violemment agressée et poignardée. Elle a perdu l’ouïe de façon permanente parce que ses tympans ont éclaté pendant le passage à tabac.
« Hannah Greig, la mère de mon beau-père, a été abattue par des voleurs au même endroit en 1996. C’est tellement ironique », a déclaré Hendriks. Les attaquants de Hannah Greig, une bande de douze hommes armés, ont été arrêtés par les unités de la ferme surveillante des forces de réserve réservistes de la police, toujours en activité.
Les agriculteurs commerciaux quittent de plus en plus la campagne sud-africaine à cause de ces conditions de guerre dans lesquelles ils sont obligés de produire de la nourriture. Il reste moins de 11 600 agriculteurs commerciaux en Afrique du Sud, contre 85 000 en 1994. Plus d’un million de travailleurs agricoles ont également perdu leur emploi et leurs familles ont perdu leur maison et ont été forcées de s’installer dans des camps de squatteurs: -million de personnes tout dit.
Moins d’un pour cent de la surface terrestre totale de l’Afrique du Sud est toujours utilisé pour les cultures irriguées, dans un pays tellement semi-aride que 6% seulement de la surface totale pourraient être utilisés pour la production de cultures de base. dans toute son histoire agricole. La majeure partie de la campagne qui était autrefois une terre agricole est maintenant oisive et déserte.
Beaucoup de ces agriculteurs, principalement des Afrikaners, sont partis dans d’autres pays africains voisins, souvent à l’invitation de ces gouvernements, en raison de leur expérience de l’agriculture dans des conditions difficiles en Afrique.
Parallèlement, le syndicat des coopératives de producteurs agricoles, Agri-SA, accuse également la police sud-africaine de refuser de répondre à nombre de ces incidents criminels commis dans des exploitations agricoles rapportés chaque jour par des familles blanches afin d’améliorer l’apparence des statistiques criminelles. leurs postes de police.
Le porte-parole d’Agri-SA, André Botha, a déclaré qu’il était « alarmant que certains officiers de police sous-estiment la gravité des crimes afin que les chiffres de la solution du commissariat soient meilleurs ».
Botha a ajouté que cela constituait un « sabotage économique » de la communauté agricole, qui a mis en échec toute mesure de lutte contre la criminalité mise en place.
« L’augmentation du nombre d’attaques armées, de vols et de vols de produits et d’outils agricoles a de graves conséquences financières pour l’agriculture dans notre pays. Ce haut taux de criminalité est vécu par l’industrie comme un sabotage économique », a-t-il déclaré.
Source:
EN COMPLÉMENT
En 2015,le roi des Zoulous faisait l’éloge du Parti National
Le roi des Zoulous
Nouvelle polémique en Afrique du Sud autour des propos de Goodwill Zwelithini, souverain des Zoulous : il aurait fait l’éloge de l’apartheid lors d’un discours prononcé samedi soir à Nongoa. Son porte-parole dément, et dénonce des citations « sorties de leur contexte. »
C’est à l’occasion d’une cérémonie célébrant sa 44ème année de règne que le souverain zoulou se serait laissé aller à quelques digressions nostalgiques sur le régime ségrégationniste. Selon les journaux locaux Mercure et The Star, il aurait ainsi affirmé que : « Le Parti National avait construit un gouvernement puissant ainsi qu’une économie et une armée parmi les plus fortes du continent ».
Son argument principal ? Les dirigeants actuels ainsi que les communautés noires se refuseraient aujourd’hui à construire leur pays en se servant de l’héritage de l’apartheid. Et ce refus serait la cause des difficultés actuelles de l’économie sud-africaine : « Si vous ne voulez pas construire sur les bases dont vous avez héritées, vous allez vous trouver du mauvais côté de l’Histoire. »
Les journaux rapportent également que Goodwill Zwelithini se serait estimé heureux d’être né l’année même de l’arrivée au pouvoir du Parti National, en 1948. Il serait allé jusqu’à se féliciter du respect que ce parti et ses dirigeants lui ont toujours porté.
L’Union européenne a «relocalisé» – c’est-à-dire s’il est offert des trajets gratuits – plus de 45 000 envahisseurs non blancs prétendant être des réfugiés, les transférant de Grèce et d’Italie vers d’autres États membres de l’UE à compter du 30 avril de cette année, selon les chiffres officiels.
En regardant cette carte de « Relocalisation »,on voit qu’il s’agit d’un agenda caché,un plan!
Le programme de «relocalisation» a été adopté en septembre 2015 «pour reloger les demandeurs d’asile italiens et grecs, afin de les aider à faire face aux pressions de la crise des réfugiés».
Dans le cadre de ce programme, jusqu’à 106 000 envahisseurs «susceptibles de traiter leurs demandes avec succès (taux de reconnaissance moyen de l’UE supérieur à 75%) devaient être délocalisés de Grèce et d’Italie, où ils étaient arrivés, vers d’autres États membres où ils souhaiteraient voir leurs demandes d’asile traitées. «
La majorité d’entre eux étaient des hommes (63%), des adultes (68%) et des nationalités syrienne (52%), érythréenne (35%) et irakienne (11%). Le programme comprenait également 585 «mineurs non accompagnés».
C’est ce stratagème auquel les gouvernements hongrois et polonais se sont opposés et dans lequel ils ont refusé de participer, affirmant qu’aucun de ces soi-disant «réfugiés» ne fuyait pour sauver leur vie et que tous avaient un refuge leur pays d’origine ou dans des États beaucoup plus proches de leur domicile.
Avant de se séparer de presque tous ses moyens de communication avec le monde extérieur en mars 2018, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui reste à l’ambassade équatorienne à Londres, a fait part de son point de vue sur les menaces pesant sur l’humanité face au développement de l’IA et à la protection des données.
Julian Assange en interview devant sa porte!
L’un des dénonciateurs les plus célèbres au monde, Julian Assange, recherché depuis près de dix ans par les États-Unis pour avoir divulgué des documents classifiés via son site WikiLeaks sur la guerre en Irak, a prédit un scénario sombre, « très instable à propos de la civilisation technologique ». ne dure pas longtemps »à cause de la concurrence très rapide dans le monde connecté.
«Il peut produire des intelligences artificielles très robustes pouvant être couplées à des états. Vous pouvez voir cela aux États-Unis et en Chine… ces deux forces vont prendre tout le marché. Et la concurrence rapide entre eux avec le soutien et l’appui des États derrière eux, l’exacerbation de la concurrence commerciale par la concurrence géopolitique vont conduire à un désir incontrôlable de croissance de la capacité de l’intelligence artificielle, conduisant à un conflit ou une stultification très grave. C’est notre plus grande menace », a-t-il déclaré dans la vidéo, enregistrée avant sa panne totale d’électricité et publiée par les organisateurs du World Ethical Data Forum à Barcelone.
Selon le fondateur de WikiLeaks, « cette compétition géopolitique exploitée par les plus grandes sociétés d’intelligence artificielle » est sur le point « de relancer un processus que l’homme ne peut plus contrôler ».
«Les institutions [humaines] sont bâties sur la concurrence. Leur taille, leur taille, leur domination sur le marché, etc., tirent parti de tous les avantages qu’elles obtiennent et continueront d’accroître la concurrence. Tout ce qu’ils produisent contient cet ADN. C’est là que nous nous dirigeons et c’est notre grave menace pour les êtres humains en général et pour toutes les entreprises. Peut-être que la réponse à cette menace est que les gens comprennent la sécurité informatique, la sécurité informatique offensive », a déclaré Assange lors de l’interview.
La capacité naissante des grandes entités et des entreprises privées à poursuivre la collecte de données de masse sur les personnes, associée à l’application de l’intelligence artificielle (IA), a également joué un rôle important. Avec Google et Baidu et Tencent et Amazon et Facebook, «la collecte de connaissances sur l’humanité de manière ouverte, lorsque nous communiquons entre nous», ce modèle classique, appelé «capitalisme de surveillance», a changé.
«C’est un changement économique vraiment très important et grave. Ce qui consiste à prendre le modèle de capitalisme de surveillance et à le transformer en un modèle qui n’a pas encore de nom, un «modèle d’IA». Ce qui consiste à utiliser ce vaste réservoir pour former des intelligences artificielles de différents types. Cela remplacerait non seulement les secteurs intermédiaires (la plupart des choses que vous ferez sur Internet est dans un sens une intermédiation plus efficace), mais également le secteur des transports ou créerait de nouveaux secteurs », a déclaré Assange.
Il a également mis en garde contre la vulnérabilité croissante des données personnelles, qui sont de plus en plus souvent ciblées et volées par des criminels. De plus, les gens doivent négocier leurs relations avec toutes les grandes puissances du monde dès leur plus jeune âge. Seulement « très peu de personnes techniquement capables sont capables de vivre séparément », ce qui « sent un peu le totalitarisme », estime Assange.
«Cette génération en train de naître maintenant… est la dernière génération libre. Vous êtes né et immédiatement ou dans un délai d’un an, vous êtes connu dans le monde entier. Votre identité, sous une forme ou une autre – parce que vos parents idiots collent votre nom et vos photos sur Facebook ou à la suite de demandes d’assurance ou de passeports – est connue de toutes les grandes puissances mondiales. C’est une situation très différente de ce qu’elle était auparavant », a-t-il déclaré dans la vidéo.
Les nouveaux missiles iraniens peuvent frapper dans toute la région,en cas d’attaque ou même d’invasion.
« Le quartier général des responsables du crime terroriste d’Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l’est de l’Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution », a ainsi écrit l’armée d’élite de la République islamique sur son site. « Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiri et les chefs responsables du crime terroriste d’Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque », ont-ils ajouté.
Les discours prononcés par les chefs d Etat à l’ONU se matérialisent donc. L’Iran avait prévenu que les représailles contre l’attentat perpétré sur son sol et ayant donné la mort à 25 militaires seraient terribles, voilà qui est fait. Le président Rohani avait nommément accusé les USA, et Trump en contrepoids accusé Téhéran d’aider et de soutenir le terrorisme. Jamais en reste, Israël avait sorti d’on ne sait où une photo A4 montrant un bâtiment iranien censé abriter des arsenaux atomiques. Le tout sans preuves bien entendu.
De fait, comme un enchaînement, l’Etat français a envoyé ce 2 octobre à l’aube 200 policiers faire une perquisition au Centre Zahra, siège du parti antisioniste français, tenu par des chiites favorables au Hezbollah et au Hamas, que Paris avec ses alliés qualifie de terroristes – il s’agit de partis démocratiquement élus qui ont le malheur d’être contre la politique de l’Etat hébreu.
Ce même jour, la France a gelé pour six mois les avoirs sur son sol de la direction du ministère iranien du Renseignement et de deux Iraniens, une mesure liée au projet déjoué d’attentat contre un meeting de l’opposition iranienne à Villepinte (près de Paris), le 30 juin 2018. L’un de ces deux ressortissants iraniens est Assadollah Assadi, un diplomate de 46 ans interpellé en Allemagne.
En outre, une source diplomatique française a confié à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le ministère du Renseignement iranien avait « commandité » le projet d’attentat contre le rassemblement de Villepinte. Evidemment Téhéran a tout nié en bloc.
A compter de la riposte iranienne, la France, sous commandement de l’Etat hébreu, serre les boulons et s’attaque donc à la dissidence, tout du moins à une certaine dissidence, sur laquelle elle pratique l’inversion accusatoire. Il s’agit d’un prélude à la guerre qui dans le futur opposera l’allié saoudien à l’Iran. Cette guerre par procuration au nom de Jérusalem, dans l’hexagone, doit partir sur des bases assainies, c’est-à-dire sur un terrain ou l’information est sous contrôle et les opposants derrière les barreaux ou empêchés de nuire. D’où ces opérations. A propos desquelles les oppositions en France, RN ou FI, toutes sous contrôle de Tel Aviv, ne trouveront, vous verrez, absolument rien à redire ».
EN RÉPONSE A DONALD TRUMP:
Khamenei promet de ne jamais «livrer l’Iran à l’ennemi»
Une photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le montre le 4 octobre 2018 saluant des dizaines de milliers de miliciens islamiques (« bassidjis ») réunis au stade Azadi à Téhéran, avant de prononcer un discours
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a affirmé jeudi qu’il n’autoriserait « jamais » que l’Iran soit livré à ses ennemis alors que les relations entre la République islamique et les Etats-Unis sont de nouveau au plus bas.
« Faire courir l’idée, conformément aux souhaits de l’ennemi, qu’il n’y a pas d’autre solution que de se livrer à l’ennemi, c’est la pire des trahisons vis-à-vis de la nation iranienne, et cela n’arrivera pas », a déclaré l’ayatollah Khamenei dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d’Etat.
« Avec l’aide de Dieu, tant que je suis vivant et en capacité, et avec votre aide, je n’autoriserai jamais qu’une telle chose arrive », a ajouté le numéro un iranien devant plusieurs dizaines de milliers de miliciens islamiques (« bassidjis ») réunis au stade Azadi.
Le terme « ennemi » englobe généralement pour l’Iran l’ensemble des ennemis du pays et de l’islam, au premier rang desquels les Etats-Unis, qualifiés de « Grand Satan » par les autorités iraniennes.
Revenant sur les sanctions économiques rétablies par les Etats-Unis contre l’Iran en août après la dénonciation unilatérale par Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien, M. Khamenei a assuré que celles-ci ne viendraient pas à bout de son pays, contrairement à ce qu’espère selon lui la Maison Blanche.
« Notre économie nationale peut surmonter les sanctions, et avec l’aide de Dieu nous les mettrons en échec, et cette défaite signifiera la défaite de l’Amérique et que l’Amérique recevra une nouvelle gifle de la nation iranienne », a-t-il dit.
Mercredi, la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par Téhéran, a ordonné aux Etats-Unis de suspendre certaines sanctions contre l’Iran visant des importations « à des fins humanitaires ».
Une photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le montre le 4 octobre 2018 saluant des dizaines de milliers de miliciens islamiques.
La décision de la Cour a été accueillie comme une « victoire » par l’Iran, mais Washington a indiqué n’avoir aucune intention de suivre l’avis des juges de La Haye en annonçant mettre fin au « traité d’amitié » irano-américain de 1955 sur la base duquel l’Iran avait présenté sa plainte à la CIJ.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a réagi à cette abrogation unilatérale en qualifiant Washington de « régime hors la loi ».
L’Iran et les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.
Donald Trump a reçu au total plus de 400 millions de dollars de ses parents, en partie grâce à des manoeuvres d’évasion fiscale, affirme lundi le New York Times dans une enquête sur la fortune du président américain.
À en croire l’enquête, l’ex-magnat de l’immobilier est loin de s’être fait tout seul, comme il le raconte volontiers à ses supporters ou dans ses livres comme son bestseller «L’art de la négociation».
Citant des déclarations d’impôts et documents financiers confidentiels, le quotidien affirme que, depuis son plus jeune âge et jusqu’à aujourd’hui, Donald Trump a bénéficié, comme ses quatre frères et soeurs, de revenus provenant de l’empire immobilier de son père Fred.
Le montant total de ses revenus équivaut à quelque 413 millions de dollars d’aujourd’hui.
Le journal affirme qu’une partie de cet argent aurait été perçue grâce à de l’évasion fiscale: le président et ses frères et soeurs auraient ainsi établi une société écran avec pour seul objectif de dissimuler les dons de leurs parents.
Donald Trump aurait aussi aidé son père à profiter indûment de millions de dollars de déductions fiscales, et à sous-évaluer ses avoirs immobiliers pour réduire les impôts à payer lors de leur transfert à leurs enfants.
Les enfants Trump auraient reçu au total «une somme bien supérieure à un milliard de dollars» de leurs parents.
Au taux d’imposition de 55% sur les héritages et les dons en vigueur à l’époque, ils auraient pu payer 550 millions de dollars mais n’ont versé que 52,2 millions, selon le journal.
Contactée, la Maison Blanche n’a pas immédiatement réagi à ces allégations.
Un avocat de M. Trump, Charles Harder, cité par le journal, a néanmoins qualifié de «100% fausses» les allégations de fraude et évasion fiscale.
L’avocat a assuré que Trump lui-même «n’avait quasiment pas été impliqué dans ces histoires», qui avaient été gérées par d’autres membres de sa famille, aidés par des professionnels.
Le New York Times explique avoir exploité des centaines de déclarations d’impôts de Fred Trump et de ses sociétés pour son enquête.
Il n’a cependant pas eu accès aux déclarations d’impôt de Donald Trump lui-même, que ce dernier a toujours refusé de publier.
La société-holding qui réunit les intérêts financiers du magnat new-yorkais, la Trump Organization, est une société familiale qui ne publie pas non plus ses résultats. Depuis l’investiture de Donald Trump, elle est dirigée par ses deux fils, Eric et Donald Trump Junior.
Bien que les autorités assurent que tous les bulletins de vote ont été récupérés, plusieurs internautes ont rapporté sur les réseaux sociaux que des boîtes de scrutin avaient été trouvées dimanche soir le long de la route 195 dans la Matapédia.
…le mystère des boîtes de scrutins sur la route…!
Le directeur de scrutin dans Matane-Matapédia, Clément Bernier, explique que la porte de la boîte du camion qui transportait le matériel nécessaire à l’élection s’est ouverte quand le véhicule est passé dans un trou vers 17 h dimanche.
Le camion était parti de Matane pour se diriger vers Amqui. L’incident est survenu dans les environs du village de Saint-Vianney.
On a eu plusieurs boîtes échappées, mais on a récupéré l’entièreté , souligne M. Bernier. Tous les bulletins de vote, tous les documents essentiels à l’élection ont été retrouvés.
Le directeur précise qu’il s’agissait de bulletins de vote par anticipation ainsi que de bulletins vierges.
Les scellées sont intacts, confirme le DGE
La porte-parole du Directeur général des élections, Julie Saint-Arnaud, précise que neuf urnes sont tombées du camion, dont sept contenant des votes par anticipation. Aucune enveloppe scellée n’a été touchée, selon elle.(Cela reste a prouver)
Elle précise que le soir du vote par anticipation, tous les bulletins de votes sont insérés dans une enveloppe sur laquelle est appliqué un scellé qui vient garantir l’intégrité du vote. Les enveloppes sont ensuite placées dans une urne qui est aussi scellée. Ces scellés sont faits d’une pellicule autocollante qui ne peut pas se décoller sans altérer la matière sur laquelle elle est collée.
Julie Saint-Arnaud ajoute qu’aucun renseignement personnel n’a été égaré. On est rassurés. On savait exactement combien il y avait d’enveloppes. Tout est très bien encadré donc on est en mesure d’assurer qu’effectivement tout le matériel a été retrouvé, estime-t-elle.
Un « incident malheureux », selon le directeur de scrutin
M. Bernier ajoute que chaque urne est placée dans un sac de plastique, et que le camion est verrouillé.
Il y a trois emballages, donc ça prend tout un choc pour avoir raison de ces trois emballages-là. On essaie de savoir ce qui s’est passé exactement pour que la porte de la boîte de camion ouvre. Est-ce que la fermeture a cédé? On va en savoir plus cet avant-midi.
Le directeur remercie les citoyens qui l’ont tout de suite alerté ainsi que les policiers qui sont intervenus dans des délais excessivement courts.
Il assure que le scrutin va se dérouler normalement aujourd’hui.
Pascal Bérubé demande une enquête
Le député sortant de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, n’est pas satisfait de cette explication.
Ça fait six élections que je fais et je n’ai jamais vu une telle chose, déplore-t-il. Les explications du directeur de scrutin local ne me satisfont pas. Va falloir aller plus loin. L’inquiétude est grande. Comment est-ce possible qu’une personne avait ces boîtes dans son véhicule, que ça ouvre, que ça se retrouve sur la route 195, qu’on doive faire une recherche avec la police? Est-ce qu’on peut nous garantir que ces boîtes n’ont pas été ouvertes et que les bulletins de vote n’ont pas été dispersés? C’est très grave.
EN CONCLUSION
On nous prend pour des idiots finis et on s’attend que personne ne va bouger!
En ce jour du 1 er octobre 2018,beaucoup de québécois et québécoises iront voter en pensant que leur vote est important,mais c’est faux.
Depuis de nombreuses années je vous écris et je vous parle sur le sujet brûlant de la politique.Je cherche aussi a fonder un nouveau parti politique afin d’apporter une réelle option nationaliste de droite,mais vous noterez qu’en cette élection,j’ai décidé de m’abstenir après avoir été renseigné sur la mise en scène qu’a organisé l’oligarchie ,l’élite qui contrôle nos institutions politiques,économiques et sociales au Québec!J’estime que j’ai assez perdu mon temps a l’élection de 2014 pour se faire parler d’urnes de scrutin découvertes sous les tables d’un McDonald’s!
Je considère maintenant que la seule façon de répliquer a ce système pourri est d’annuler mon vote.C’est simple et extrêmement efficace!C’est la seule façon d’agir efficace car celui qui détruit une chose est Maître de cette chose!
Quand on sait qu’on se fait baiser,on ne ferme pas les yeux et on ne fait pas semblant surtout!On réagit fortement!
La seule façon d’agir est d’annuler le vote au maximum…peu importe qui est élu…ou on vote pour des micro-partis ou des indépendants!
Après l’élection:on organise la désobéissance civile et la Résistance politique en demandant la démission de ce fantôme de gouvernement!
Les négociateurs canadiens et américains ont conclu un accord-cadre sur la réforme de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) tard dimanche soir (vers 22h00 ), selon les médias canadiens.
Selon un rapport de CTV au Canada, une déclaration conjointe des négociateurs américains et canadiens serait publiée dans les heures qui suivent.
L’annonce fait suite à une réunion d’urgence du cabinet du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, deux heures avant l’heure limite fixée à minuit pour fournir le texte d’une entente révisée au Congrès américain. Si le Canada avait omis de fournir le document, aurait-il été exclu du pacte?
Cela permettrait à l’ALENA de rester un pacte trilatéral avec le Mexique.
Selon deux sources canadiennes citées par Reuters, le nouvel accord renforcerait l’accès des États-Unis au marché canadien des produits laitiers et protégerait le Canada contre les éventuels tarifs américains sur les voitures.
Selon les sources, le Canada avait accepté un plafond sur ses exportations d’automobiles aux États-Unis si l’administration Trump impose des tarifs commerciaux mondiaux sur les automobiles pour des raisons de sécurité nationale. Le quota négocié permettrait une certaine croissance des exportations d’automobiles en franchise de droits du Canada au-dessus des niveaux de production actuels, a indiqué la source.
En outre, le Canada autoriserait les États-Unis à avoir un accès accru à son marché des produits laitiers hautement protégé, comme ils l’ont fait avec les États membres de l’UE et du Pacifique, selon Reuters.
On ne sait pas quand et où exactement les premières unités de volontaires de l’URSS et des pays annexés par la Russie après 1939 ont été organisées pour lutter contre les Soviétiques du côté allemand. Leurs débuts étaient entourés d’un grand secret, par crainte de Hitler qui était catégoriquement opposé à toute forme de participation des citoyens soviétiques à la guerre contre la Russie. Mais les besoins de l’armée sur le front de l’Est et le désir enthousiaste de centaines d’officiers capturés et évadés par des milliers de soldats soviétiques et par presque toute la population locale incitèrent les commandants allemands à accepter les services de volontaires pour combattre le régime soviétique même contre les ordres clairs du commandement suprême. Lorsque l’existence de nombreuses formations de volontaires de l’Est est apparue au fil du temps, Hitler a été désagréablement surpris.
La section des armées étrangères à l’est du département des renseignements de l’état-major de l’armée, la section dite « Fremde Heere Ost », a dirigé la création des formations de volontaires de l’Est. Les officiers de cette section ont vu l’importance d’une armée russe anti-soviétique qui se battait du côté allemand et de son effet possible sur l’issue de la guerre. La section de propagande du Commandement suprême, la « Propagande IV de la Wehrmacht », ou WPrIV, qui traitait de la propagande des deux côtés du front oriental et avait sous son contrôle des camps spéciaux pour certains prisonniers être formé à la propagande active dans la guerre psychologique contre la Russie soviétique.
Un certain nombre de généraux allemands ont également soutenu l’organisation de formations de volontaires de l’Est, mais pendant longtemps sans succès. À l’automne 1941, le maréchal von Bock avait envoyé au siège de Hitler un projet détaillé d’organisation d’une armée de libération de quelque 200 000 volontaires russes et la formation d’un gouvernement local dans la province de Smolensk; Il a été rendu en novembre 1941 avec la mention que « de telles pensées ne peuvent pas être discutées avec le Führer » et que « la politique n’est pas la prérogative des commandants de groupe d’armées ». Bien sûr, le maréchal Keitel, qui a écrit cette notation, n’a pas montré le projet à Hitler (1).
Le précurseur des formations de volontaires était un service auxiliaire volontaire, de caractère para-militaire, qui a été lancé à l’automne 1941 par les commandements allemands sur le front. De leur propre initiative, ils ont organisé des unités auxiliaires de divers services, composés de déserteurs soviétiques, de prisonniers et de volontaires de la population locale. Ces soi-disant « Hilfswillige » ou « Hiwi » étaient employés comme sentinelles, chauffeurs, commerçants, ouvriers dans les dépôts, etc. L’expérience dépassait toutes les attentes. Au printemps 1942, il y en avait déjà au moins 200 000 à l’arrière des armées allemandes et, à la fin de la même année, leur nombre serait proche de 1 000 000 (2).
La prochaine étape prise par les commandements allemands de l’est derrière Hitler fut l’organisation de troupes militaires volontaires appelées « Osttruppen », vêtues d’uniformes allemands et destinées à protéger les lignes de communication, à combattre les partisans soviétiques à l’arrière des armées allemandes. parfois même des secteurs moins importants du front. Ces troupes dépassaient rarement la force d’un bataillon. Au milieu de 1942, il y avait déjà 6 bataillons de ce type à l’arrière du centre du groupe d’armées.
Bronislaw Kaminski
L’une des premières formations de volontaires russes fut RONA (Armée nationale russe de libération), organisée pendant l’hiver 1941-1942 sous le commandement d’un capitaine soviétique appelé Kaminski, promu major général par les Allemands. Son armée, qui n’a jamais dépassé la force d’une division, s’est d’abord battue contre les partisans soviétiques et, plus tard, contre le front. Au cours de l’été 1944, après des pertes considérables, RONA fut retirée en Prusse orientale, où Himmler la reprit de la Wehrmacht et la réorganisa en brigade SS.
La brigade de Kaminski jouissait de la pire réputation possible parmi tous ceux qui avaient quelque chose à voir avec cela, sans exclure les Russes des autres formations. La brigade de Varsovie a connu une effroyable renommée en 1944. Seule la tristement célèbre brigade SS Dirlewanger, composée de criminels volontaires des prisons et des camps de concentration allemands, pouvait égaler les actes de la brigade de Kaminski. Varsovie se levant, Kaminski a été abattu par ordre de son protecteur Himmler, et les restes de sa brigade ont été envoyés à l’armée de Vlasov qui était alors en formation.
À peu près au même moment que RONA, la Biélorussie (Russie Blanche), la Gil-Rodionov Droujina et près de Smolensk, à la fin de 1941, l’armée populaire nationale russe (RNNA). La première, une formation SS, a été dissoute en 1943; La seconde, connue sous le nom de Brigade Boyarski et soutenue par la Wehrmacht, a connu la même fin en 1943. Outre ces formations, plusieurs bataillons, compagnies et escadrons de volontaires ont été formés. Au début, ils avaient un statut non officiel, mais plus tard, ils ont été pleinement reconnus. La majorité d’entre eux, composés de volontaires de nationalité russe, ont ensuite été incorporés dans l’armée russe de libération – ROA – qui n’était pas une armée au sens organisationnel du mot, mais un nom donné à toutes les formations volontaires russes reconnaissant le général Vlasov comme leur chef.
Dans un meilleur état, il y avait les légions orientales , les soi-disant « Ostlegionen » qui, selon la conception de Rosenberg, ne contenaient que des volontaires non russes. Hitler les a limités aux nationalités vivant loin des frontières du « Grand Reich ». Le 30 décembre 1941, un mémorandum top secret ordonna au Commandement Suprême de créer d’abord la Légion de Turkestani parmi les volontaires des nationalités suivantes: Turkmènes, Ouzbeks, Kazakhs, Kirghizes, Karakalpaks et Tadjiks. Deuxièmement, la légion caucasienne-mahométane, composée d’Azerbaïdjanais, de Daghestans, d’Ingouches, de Lezghins et de Tchétchènes. Troisièmement, la Légion géorgienne; Et quatrièmement, la légion arménienne. (4)
Contrairement aux formations non officielles, les légions orientales avaient dès le départ des comités nationaux. Il faut expliquer qu’une « légion » n’était pas une formation tactique, mais un centre d’entraînement où des unités nationales, principalement des bataillons, étaient organisées et entraînées. Il semble que la plus grande formation était la 162ème division d’infanterie turkmène, composée d’Allemands, de Turkmènes et d’Azerbaïdjanais, qui, selon son commandant, était aussi bonne qu’une division allemande normale. (5) Selon le témoignage des dirigeants caucasiens, le nombre parmi les volontaires du Caucase qui se sont battus du côté allemand, 102 300 (6).
Les commandants allemands avaient une grande sympathie pour les cosaques, même si ceux-ci ne dissimulaient pas leur ambition politique de construire leur propre État, Kazakia. Leur bravoure, leur haine généralement connue des Soviétiques et les services rendus dès le début, en particulier dans la lutte contre les partisans soviétiques, donnèrent des résultats rapides. Dès le milieu de 1942, une formation de cavalerie cosaque existait à Mohylev, sous le commandement d’un ancien major soviétique, Kononov, qui avait rejoint les Allemands à la première occasion avec la plus grande partie de son régiment et avait commencé à servir du côté des Allemands en gardant la ligne de communication contre les partisans soviétiques (7).
Lorsque, au cours de l’été 1942, le front du sud se déplaça rapidement vers le Caucase et la Volga, les armées allemandes entrèrent dans des territoires habités par les Cosaques. Composées de nombreuses tribus, celles-ci avaient formé pendant la guerre civile en Russie en 1917-1920 six républiques fédérées: les Cosaques du Don, du Kouban, de Terek, d’Orenbourg, de l’Oural et d’Astrakhan. Les républiques avaient été liquidées par les bolcheviks avec une extrême cruauté.
Les Cosaques ont donc accueilli les Allemands comme des libérateurs. La population entière des villes, des villages et des villages est sortie pour rencontrer les troupes allemandes avec des fleurs et des cadeaux de toutes sortes, chantant leurs hymnes nationaux. Des formations de cosaques de l’Armée Rouge arrivaient dans un corps d’Allemands, de nouvelles formations surgissaient, apparemment de nulle part, en uniforme traditionnel et armées d’épées, de pistolets, de dagues et de fusils enterrés depuis des années.
Kulakov, l’un des vieux et célèbres atamans (chefs cosaques), qui était considéré comme mort depuis 1919, est sorti de sa cachette et, accompagné de centaines de cosaques en tenue resplendissante et de magnifiques chevaux, a fait une incursion triomphale dans Poltava. Des milliers de cosaques dans le prisonnier de guerre. les camps offraient leurs services dans le premier contre les Soviétiques. Même les restes de la tribu Kalmuk, estimée à environ 60 à 80 000 personnes, ont formé et équipé 16 escadrons de cavalerie qui ont dégagé les steppes des unités soviétiques restantes, sans aucune pitié. Le général Koestring, qui connaissait bien la Russie et devint gouverneur du Caucase en août 1942, pensait rêver ou regarder un grand film historique (8). Telle était la revanche des Cosaques pendant des années de terreur de la part du NKVD.
Le Mouvement national de libération cosaque, dont le but était de reconstruire un État cosaque indépendant, a recruté le recrutement de cosaques pour lutter contre les soviétiques. À l’été 1943, la 1re division cosaque fut créée sous le commandement du général von Pannwitz. Il y avait six régiments de cavalerie. Peu de temps après, la division a été étendue au XVe Corps de cavalerie SS Cossack, qui comptait environ 50 000 hommes. De plus, deux brigades cosaques et 12 régiments de réserve cosaques ont été formés, et plusieurs unités plus petites ont été rattachées à des formations allemandes. Au total, les troupes cosaques du côté allemand comptaient environ 250 000 hommes (9).
Il faut expliquer ici que l’octroi du statut de SS au corps de cosaque était le dispositif de Himmler, très souvent appliqué, pour empêcher l’influence de la Wehrmacht dans les préoccupations politiques des formations étrangères.Les Allemands utilisaient les Cosaques pour combattre les partisans soviétiques, pour couvrir l’arrière de leurs armées et parfois pour agir sur le front. Plus tard, des formations cosaques ont été déplacées en France et en Yougoslavie. Le commandement cosaque a objecté, au motif que les cosaques ne devraient se battre que contre les soviétiques, mais en vain.
L’ARMÉE VLASOV
Pendant ce temps, un petit groupe d’officiers et de fonctionnaires allemands, malgré de nombreux échecs et difficultés, ont poursuivi leurs efforts pour créer une Armée de libération russe sur les centaines de milliers de volontaires russes qui voulaient lutter contre les Soviétiques. Leurs espoirs ont été ravivés quand enfin un « de Gaulle » russe a été retrouvé: le général soviétique Andrey Andreyevich Vlasov, ancien commandant des trente-septième et vingtième armées soviétiques, et plus tard commandant adjoint du front sur le fleuve Volkhov (10).
Andrey Vlasov
Le général Vlasov était le fils d’un paysan russe du district de Nijni-Novgorod qui, bien que loin d’être riche, avait été classé par les bolcheviks comme « koulak » et traité en conséquence. Le jeune Vlasov a terminé ses études avec l’aide financière de son frère et a commencé à étudier d’abord la théologie, puis au collège d’agriculture de l’université de Nijni Novgorod. Au printemps 1919, il fut appelé dans l’armée rouge. Après quelques semaines dans un régiment, Vlasov a été affecté à une école d’officiers et a terminé un cours de quatre mois, obtenant une commission. En tant que sous-lieutenant, il a été envoyé au front pour lutter contre les « Blancs ».
General Wlassow mit russischen Freiwilligen Dabendorf 1944
Il n’a rejoint le Parti communiste qu’en 1930, mais depuis lors, sa carrière a été rapide, car il possédait sans aucun doute de grandes capacités. En 1938, déjà major général, Vlasov était conseiller militaire soviétique à Chiang Kai-Shek en Chine. En décembre 1939, il retourna en Russie et reçut le commandement d’une division. Pendant la guerre avec l’Allemagne, il commanda à son tour un corps de chars et une armée, prenant part à la bataille de Kiev et à la défense de Moscou. En mars 1942, il devint commandant adjoint du front de Volkhov. À la mi-juin 1942, les forces soviétiques opérant sur la rivière Volkhov étaient encerclées dans les bois et les marais, sans nourriture ni fournitures, et à la fin du mois, elles se rendaient aux Allemands. Le général Vlasov est devenu prisonnier de guerre (11).
La section IV de la propagande de la Wehrmacht, se rendant compte que Vlasov était l’un des officiers exceptionnels de l’Armée rouge, s’intéressa immédiatement à lui. Il a été transféré dans un camp spécial et confortable pour prisonniers importants, où il a été soumis à une propagande subtile qui a joué sur son aversion pour le système soviétique. Bientôt, les partisans allemands de la collaboration avec le mouvement anti-soviétique étaient convaincus que leur prisonnier était l’homme qu’ils cherchaient.
Son charme personnel, sa manière efficace de parler, ses manières et ses capacités, et en particulier son don d’inspirer la confiance et son dernier poste important dans l’Armée rouge, l’ont prédestiné à prendre la tête du Mouvement de libération et de l’armée. en dépit de Hitler, des ordres stricts venaient de naître. En septembre 1942, toujours dans le prisonnier de guerre. camp, le général Vlasov écrivit un tract appelant les officiers de l’armée rouge et de l’intelligentsia russe à renverser le régime soviétique de Staline, qu’il accusait d’être coupable de toutes les catastrophes qui avaient frappé la Russie. Cependant, le dépliant contenait également de la propagande nazie, incluse à l’insu de Vlasov (12).
Ce dépliant a été déposé par la Luftwaffe en milliers d’exemplaires. Les protecteurs allemands du général Vlasov lui accordaient de grands espoirs. Ils espéraient que les résultats de cet appel forceraient finalement Hitler à accepter la formation de l’Armée de libération, et les résultats étaient en effet excellents. Jour après jour, le commandement suprême allemand a reçu des informations de tous les groupes d’armées selon lesquelles des milliers de déserteurs de l’Armée rouge qui se rendaient aux Allemands demandaient le général Vlasov et voulaient se battre contre les Soviétiques.
Mais ces rapports ont exaspéré Hitler; Sur ses ordres, le maréchal Keitel a interdit à tout le monde, sans compter l’état-major général, de présenter un mémorandum ou un rapport sur le sujet des formations du général Vlasov et de la Russie (13). Mouvement soviétique. Ils ont décidé de prendre ce qui constituait une mesure très inhabituelle sous le régime d’Hitler. Sans autorisation officielle, ils ont créé en décembre 1942 le Comité national russe, présidé par le général Vlasov.
Andrey Vlasov serrant la main a Himmler.
Cela n’a pas été facile, vu la forte opposition des nationalités non russes. Il a été décidé que le siège du Comité serait Smolensk, d’où serait diffusé le « Manifeste de Smolensk » déjà préparé. Dans ses 13 points, le Manifeste déclarait et promettait ce qui suit: 1) abolition du travail obligatoire, 2) abolition des fermes collectives et octroi de terres aux paysans, 3) réintroduction du commerce privé et de l’artisanat, 4) licenciement de terreur, (5) liberté personnelle, (6) liberté de foi, de conscience, de parole, de presse et de réunion, (7) libre choix du travail, (8) garantie du développement libre pour toutes les nationalités, (9) libération de tous les prisonniers politiques, (10) la reconstruction de villes, de villages et d’usines au détriment de l’Etat,
De plus, le Manifeste indiquait que « l’Allemagne, dirigée par Adolf Hitler, poursuit l’objectif de créer un nouvel ordre en Europe sans bolcheviks ni capitalistes », ce qui, bien sûr, a été ajouté au Manifeste par la propagande allemande.Le Manifeste s’est terminé par un appel aux soldats et aux officiers de l’Armée rouge à se joindre à l’Armée de libération qui se battait du côté allemand. Ainsi, les promoteurs de la collaboration germano-russe ont voulu présenter aux autorités allemandes un fait accompli (14).
Le projet a largement échoué. Aucun des documents contrôlés par les Allemands n’a même mentionné la création du Comité et du Manifeste; diffuser le Manifeste était interdit; Smolensk a été rejeté comme résidence du Comité.Les citoyens soviétiques des territoires occupés ont eu connaissance de la Commission et de son Manifeste à partir de tracts destinés à l’autre côté du front et qui n’ont été largués du côté allemand que «par erreur».
Cependant, en janvier 1943, la campagne des tracts a donné de si bons résultats que le Centre du commandement des groupes d’armées et le Nord ont invité de leur propre initiative le général Vlasov à visiter leurs régions et à prononcer des discours devant des prisonniers de guerre, des volontaires soviétiques, et la population locale.
En mars 1943, le général Vlasov, qui avait acquis une liberté personnelle, visita Smolensk, Mohylev, Bobruisk, Borisov, Orsha et d’autres lieux; Partout ses discours lui ont apporté des milliers de partisans. Plus tard, après un court repos, il a visité les zones du groupe d’armées nord. En mars également, sa lettre parut dans un journal; Dans ce document, il a donné les raisons de la lutte contre le bolchevisme. Dans la seconde moitié du mois d’avril, la tempête a éclaté. Le maréchal Keitel a demandé à savoir qui avait autorisé le général Vlasov à publier une proclamation politique. il a également menacé de graves conséquences s’il s’avérait que le général Vlasov apparaissait en public et était appelé « le futur chef des Russes ».
Quelques jours plus tard, Keitel émit un nouvel ordre dans lequel il déclarait: Vlasov n’est qu’un prisonnier de guerre, ses discours «sans scrupules» exaspèrent le Führer qui lui interdit de mentionner le nom de Vlasov en sa présence;Ce dernier devrait être immédiatement renvoyé au camp en tant que prisonnier de guerre, et devrait être maintenu sous surveillance spéciale; Si, à l’avenir, Vlasov apparaissait en public, il serait arrêté et remis à la Gestapo (15).
Pourtant, les amis du général Vlasov ont réussi à obtenir la permission de continuer son séjour à Berlin – sous «surveillance», ce qui était en fait plutôt fictif. En attendant, la campagne de tracts battait son plein. Bientôt, tous les groupes d’armées et certaines armées ont signalé que la publication d’une déclaration politique et un changement d’attitude envers les volontaires anti-soviétiques étaient une nécessité; Sinon, l’occupation des territoires de l’Est serait une tâche impossible. Des tentatives ont également été faites pour trouver un moyen de parvenir à la raison d’Hitler à travers Rosenberg; Mais la difficulté était que Rosenberg considérait la création du Comité national russe comme contraire à ses propres conceptions.
Après quelques mois, l’opposition de Rosenberg se détendit, alors que le général Vlasov abandonnait sa position antérieure sur «la Russie indivisible», consentait au principe de l’autodétermination des peuples non-russes et convenait que la Russie, dans un accord de paix, renoncerait à ses prétentions sur l’Ukraine et le Caucase (16). Avant l’intervention prévue de Rosenberg, Hitler répéta une fois de plus son opinion sur cette question. Le 8 juin, lors d’une conférence avec ses conseillers militaires et ses chefs de service, il déclara que l’armée de libération était une folie dangereuse.
Il n’avait pas besoin d’une telle armée et ne consentirait jamais à son organisation. La création d’États dans les territoires occupés était hors de question. Il y a malheureusement trop de partisans de ces projets ridicules dans le cercle de Rosenberg et dans l’armée. Au lieu de former des troupes de volontaires, les Russes seraient envoyés en Allemagne pour travailler dans les mines de charbon, en remplacement des Allemands. Vlasov était nécessaire pour le travail de propagande sur le front – toute activité à l’arrière était inadmissible. Les pertes dans les formations allemandes ne pourraient être remplacées que par des volontaires venus de l’est sur une très petite échelle, jamais à grande échelle. (17 & 18) et lui a demandé d’oublier l’intervention prévue.
Ainsi, Hitler, pour le moment, réduisait le Comité national russe et l’Armée de libération, qui n’existaient en réalité que de nom, à un simple centre de propagande contrôlé par les Allemands et travaillant principalement au moyen de journaux et de brochures rédigés en russe. Cependant, le résultat de cette propagande était que, malgré l’intervention de Hitler, le Comité et l’Armée de libération devinrent un symbole de la lutte de la nation russe contre le joug soviétique. Le sort des prisonniers soviétiques en captivité allemande s’est amélioré.
En 1943, le nombre de volontaires dans les formations orientales aurait augmenté à quelque 800 000. (19) En septembre de la même année, un nouveau coup a été porté à ces formations (20). principalement en raison du comportement « perfide » des formations de volontaires russes. Hitler a volé dans une colère; Il ordonna que toutes les formations orientales soient immédiatement démantelées et que 80 000 d’entre elles, en tant que premier contingent, soient immédiatement envoyées en France en tant que charbonniers.
Il a également exigé que les progrès de la dissolution soient signalés toutes les 48 heures. Le chef de l’état-major général était également furieux et n’a pas voulu entendre parler de retard dans l’exécution de l’ordre. Cependant, lorsqu’il fut finalement convaincu que les faits étaient grandement exagérés et qu’il était impossible de retirer plus de 3-5 mille hommes du front, il décida d’intervenir. Au bout de trois jours, Hitler modifia son ordre; Seules les formations du secteur cassé du front ont été dissoutes.
Selon une déclaration du général des troupes orientales, apparemment faite à cette époque, il y avait alors sur l’ensemble du front russe 427 000 anciens soldats soviétiques servant dans les formations orientales, qui devraient être remplacés par des soldats allemands au cas où ils seraient dissous. (21) Ce chiffre n’incluait pas plus de 100 000 « hiwi » qui n’étaient pas reconnus en tant que soldats, ni formations lettones, estoniennes et ukrainiennes.Quelques jours plus tard, alors qu’Hitler semblait apaisé, il émit un nouvel ordre: les troupes orientales devaient être retirées du front russe et envoyées dans d’autres théâtres d’opération. Ainsi, à l’automne 1943, quelque 70 à 80% des troupes orientales se sont progressivement retirées du front russe et se sont installées en Pologne, en France, en Italie, dans les Balkans, etc.
À la fin d’avril 1943, la formation de la division ukrainienne commença. Cette déviation de la politique d’Hitler était le résultat de la détérioration de la situation générale sur le front de l’Est et de l’apparition de partisans soviétiques dans les territoires du sud-est de la Pologne. La décision de former la division ukrainienne ne rencontre pas l’approbation générale de la population ukrainienne qui, découragée par l’administration allemande, est divisée en deux camps.Les dirigeants du mouvement clandestin étaient opposés au recrutement, mais la principale considération a tourné la balance en sa faveur: la crainte que si l’entreprise était boycottée, la jeunesse ukrainienne serait déportée en Allemagne comme ouvrière ou inscrite dans des formations auxiliaires allemandes (22). )
Les Allemands, de leur côté, n’ont pas accordé de concessions spéciales aux Ukrainiens. La formation s’appelait la 14ème division des grenadiers SS (galicien n ° 1), ce qui signifiait qu’elle était sous le contrôle de Himmler et officiellement privée de son caractère national. Cependant, les Ukrainiens ont reçu l’assurance que la division ne serait utilisée que sur le front soviétique. En juin 1944, la division est engagée, encerclée et subit de lourdes pertes.Le recrutement volontaire a ensuite été remplacé par la conscription (23).
À l’automne 1944, les Allemands acceptent enfin de changer le nom de la formation en « 1ère Division ukrainienne » et en mars 1945, elle fait partie de l’armée ukrainienne (24). À la fin de 1943, un petit La Légion ukrainienne a été organisée. Un an plus tard, elle a été dissoute par les Allemands pour avoir refusé de combattre l’armée nationale polonaise. Le commandant de la Légion a été abattu par les Allemands (25). Parmi les formations orientales, on peut également citer le «corps de défense russe» de Serbie, composé de volontaires parmi d’anciens immigrants russes vivant en Yougoslavie. La force du corps [à son apogée – le rédacteur en chef] était d’environ 15 000 hommes. Il avait un caractère tout à fait différent de la majorité des formations orientales qui étaient principalement composées de citoyens soviétiques. La création du corps a été précédée de longs efforts, parce que Hitler était opposé à la participation d’anciens immigrants russes (ex-tsaristes) à la lutte contre l’UsR. Il a limité les activités du corps aux opérations contre les partisans locaux en Yougoslavie, ce qui a bien sûr privé le corps de sa raison d’être.
La captivité forcée du Comité national russe et du général Vlasov se poursuivit malgré les nombreux efforts déployés par les sympathisants allemands du mouvement anti-soviétique (26). Le « Gaulieter » de Vienne, Baldur von Schirach, conquis par l’idée de l’armée de libération. Hitler a quitté l’interpolation écrite de Schirach sans réponse. À l’automne 1943, l’ordre apparut qui dirigeait les formations orientales du front russe vers d’autres théâtres d’opérations; On demanda au général Vlasov de publier une lettre ouverte aux volontaires russes, dans laquelle il expliquait que le retrait du front oriental était une mesure temporaire, dictée par la nécessité de leur donner du repos et du temps pour se réorganiser. Quand le général Vlasov a refusé sa signature, le »
En résumé, au milieu de 1944, la situation du mouvement anti-soviétique se présentait comme suit: ROA, l’armée russe de libération, ne fut pas une formation dans le sens d’une organisation militaire. Les unités qui portaient son nom étaient pour la plupart commandées par des officiers allemands et dispersées dans toute l’Europe; Général Vlasov et le Comité national russe avait absolument aucune influence, et non ont été reconnus par le gouvernement allemand; Mais les soldats de l’ER ont vu en eux leurs chefs.
En juillet 1944, un tournant soudain s’est produit. Himmler, toujours un grand ennemi du général Vlasov et de l’Armée de libération, a finalement conclu que, dans la situation critique du Reich, il valait la peine d’essayer une ligne de conduite différente de celle qui avait prévalu jusqu’ici. Son changement d’esprit a été provoqué principalement par ses plus proches lieutenants SS. À cette époque, Himmler était, après Hitler, la personne la plus importante et la plus puissante du Reich. Il était chef du SS, prétoriens d’Hitler, chef de la police, y compris la Gestapo secrète, ministre de l’Intérieur et, depuis l’attentat contre Hitler le 20 juillet, commandant des troupes de réserve [Home Army – le rédacteur]. Il avait la pleine confiance de Hitler, qui lui donnait les mains libres pour traiter avec le général Vlasov.
La rencontre entre le général Vlasov et Himmler devait avoir lieu le 21 juillet. Mais cette date a presque coïncidé avec l’attentat contre Hitler; la réunion a donc eu lieu deux mois plus tard, le 16 septembre. Il en résulta le consentement de Himmler à la création d’un nouveau comité, appelé KONR – Comité pour la libération du peuple de Russie (27) et l’armée KONR sous le commandement du général Vlasov. Le Comité et l’Armée devaient embrasser tous les citoyens soviétiques vivant sous la domination allemande, afin d’unir leurs activités politiques et militaires dans la lutte contre le bolchevisme.
Le général Vlasov a confirmé sa déclaration dans le Manifeste de Smolensk, selon laquelle dans la nouvelle Russie « tout le monde obtiendra la liberté nationale, y compris le droit à l’autodétermination. La réalisation de ce droit à l’indépendance et à la liberté nationales n’est possible et sa clique. « (28)
Himmler a accepté cette interprétation et a promis d’aider à la formation de l’armée KONR. Pour commencer, cinq divisions devaient être organisées parmi les prisonniers et les travailleurs amenés en Allemagne des territoires occupés de l’est; leur nombre a atteint près de 5 millions. La majorité des troupes de l’Est étant engagées sur plusieurs fronts, leur transfert à l’armée KONR devait se faire progressivement. C’est ainsi que le nouveau comité et son armée doivent leur création à Himmler qui, en les prenant sous son aile, les éloigne de la sphère d’influence de la Wehrmacht et de Rosenberg, qu’il détestait tous les deux.
La création du Comité pour la libération du peuple de Russie et le consentement à l’organisation de son armée ont rencontré une forte opposition dans de nombreux milieux allemands influents, principalement parce que le Comité et l’armée étaient dirigés par le général russe Vlasov. embrasser les ressortissants de tous les peuples de la Russie.Non seulement Rosenberg s’est opposé à cela, mais aussi à de nombreux hauts fonctionnaires et officiers. La plus forte opposition de Vlasov venait cependant des représentants des nations non russes, dont le but était de couper tous les liens avec la Russie et de créer leurs propres États indépendants.
À leurs yeux, le KONR était principalement une entreprise russe et contrôlée par des Russes auxquels ils ne faisaient pas confiance. La déclaration de «l’égalité de tous les peuples de Russie et leur droit réel au développement national, à l’autodétermination et à l’indépendance de l’État» (29) était considérée comme une simple concession à des circonstances qui, comme par le passé, , serait oublié. Cette fois, les représentants non russes ont exprimé l’expérience de centaines d’années de relations entre leurs peuples et la Russie.
Ainsi, bien que Himmler – qui ne souhaitait qu’un seul comité russe plutôt que plusieurs comités nationaux – ait exercé des pressions et fait diverses menaces, les ressortissants suivants ont refusé de rejoindre KONR: Ukrainiens, Ruthènes Blancs, Géorgiens, Cosaques. Les Kalmouks, regroupés en « Cosaques », ont décidé de rejoindre KONR.Le général Vlasov, poussé par ses amis les plus proches, s’est entendu avec certains Ukrainiens, Ruthènes Blancs, Cosaques et Géorgiens qui prétendaient être des « représentants » de leurs nations. Ainsi, par exemple, le général russe Balabin a rejoint KONR en tant que « représentant » des cosaques, bien que son seul motif de « représentation » soit celui qu’il avait servi il y a quelque temps dans les troupes cosaques.
En passant, le général Vlasov n’avait aucune illusion; Il a pleinement réalisé sa défaite. Quand l’un des Allemands l’a félicité pour la solution « satisfaisante » des représentants non-russes, il a répondu tristement: « Ceux? » « Les autres ne sont que les ombres de leurs peuples, mais ce sont les ombres des ombres. » la préservation des fruits de la révolution de 1917. Cependant, les factions des anciens émigrés qui ont compris qu’un retour à l’état de choses avant 1917 était impossible, a soutenu le général Vlasov. Pourtant, KONR resta jusqu’à la fin sous l’influence des Russes qui étaient citoyens soviétiques;
Le 14 novembre 1944, le Comité pour la libération des peuples de Russie a tenu sa réunion inaugurale à Prague. Ici, le Manifeste de Prague a été proclamé. Les objectifs du KONR y étaient décrits: « a) Le renversement de la tyrannie de Staline, la libération des peuples de Russie du système bolchevique et la restitution de ces droits aux peuples de Russie pour lesquels ils se sont battus et gagnés au révolution populaire de 1917 b) Arrêt de la guerre et paix honorable avec l’Allemagne c) Création d’un nouveau système politique de peuple libre sans bolcheviks et exploiteurs « (31)
Le programme politique était presque identique à celui du Manifeste de Smolensk de décembre 1942; Mais il a tout d’abord souligné le droit des peuples de Russie à l’autodétermination et à l’indépendance nationale totale. Le Manifeste indiquait en outre qu’il « rejetait de manière décisive tous les projets réactionnaires liés à une limitation des droits des peuples » (32) et qu’il accueillait l’aide de l’Allemagne dans des conditions qui ne porteraient pas atteinte à l’honneur et à l’indépendance de la Russie. La déclaration s’est terminée par un appel aux officiers et aux soldats de l’Armée rouge pour arrêter la guerre d’agression et tourner les armes contre les usurpateurs bolcheviks et les « frères et soeurs » de la « patrie » pour continuer la lutte contre la tyrannie de Staline. et la guerre d’agression.
Après sa première réunion, le Comité pour la libération des peuples de Russie s’est réuni à quelques reprises à Prague, mais il n’a pas eu la possibilité de développer son activité. La fin du Troisième Reich approchait avec une grande rapidité. En outre, le contrôle de l’Allemagne entravait constamment le travail du Comité et toutes les décisions et instructions devaient être « coordonnées » avec le commissaire allemand compétent. Néanmoins, la publication du Manifeste de Prague a profondément marqué les Russes. Tout d’abord, il a suscité un grand nombre de demandes volontaires de service dans l’Armée de libération, un nombre qui dépasse toutes les attentes. en un seul jour, le 20 novembre, environ 60 000 demandes ont été reçues (33).
Le nombre de volontaires parmi les prisonniers de guerre et les réfugiés soviétiques, qui avaient quitté volontairement leur pays natal avec les armées allemandes en retraite, était particulièrement élevé. Ce qui est encore plus curieux, la désertion de l’Armée rouge aux yeux des Allemands s’est accrue après la publication du Manifeste, bien que personne n’ait plus douté de la défaite de l’Allemagne (34). un fait qu’il était répandu, en particulier dans l’Armée rouge.
L’armée de KONR, appelée de façon persistante mais à tort «ROA», armée de libération russe – aucune armée de ce type n’a jamais existé en tant que force militaire unifiée – avait commencé à se former en novembre 1944, six mois avant la fin de la guerre. Sa naissance s’est accompagnée de pénuries d’armes et de matériel (35) et du chaos du Reich en pleine désintégration. Son protecteur éphémère, Himmler, réalisant que l’entreprise était en retard, l’a abandonné à la Wehrmacht. Les armées allemandes retardaient le transfert de leurs troupes orientales au commandement du général Vlasov; Nombre de ces formations ont été détruites ou ont subi de lourdes pertes sur le front occidental (36). Les dirigeants de l’économie allemande protestaient contre le recrutement de travailleurs [de l’est] dans l’armée de libération. Par conséquent, les 5 divisions à organiser ont été coupées par les Allemands à deux [éventuellement 2 1/2 plus une petite « Air Force » – la rédactrice]. L’armée KONR n’aurait jamais été formée, même en tant que petite force, en si peu de temps, mais en raison du grand afflux de soldats, de l’enthousiasme des volontaires et de l’existence d’un personnel réduit que le général Vlasov avait réussi à deux ans d’inactivité (37)
Malgré toutes les difficultés, le général Vlasov forma le quartier général de l’armée, deux divisions motorisées, une brigade de réserve et un bataillon d’ingénieurs, ainsi que quelques unités d’officiers totalisant quelque 50 000 hommes (38 et 39). Le 28 janvier 1945 il a officiellement pris le commandement de l’armée. Peu de temps après, les insignes allemands ont été enlevés et remplacés par les propres insignes de l’armée.
La 1ère division KONR, sous le commandement du général [Sergei Kuzmich] Bunyachenko, a été baptisée « 600th Panzer-Grenadier Division » (40). Son organisation a débuté en novembre 1944 à Muensingen. Éditeur]. La préparation opérationnelle a été atteinte à la mi-février 1945. En raison de la réticence de la Wehrmacht à se séparer de ses formations orientales mentionnées précédemment, le noyau de la division était constitué des vestiges de la 30ème division d’infanterie SS (russe n ° 2). fortement réduit pendant les combats en France, et les restes de la tristement célèbre division SS Kaminski, qui était en fait une bande de hors-la-loi et non une formation militaire.Lorsque cette populace est arrivée au camp où la division se formait, des bandes d’hommes armés et non armés portant toutes sortes d’uniformes, accompagnés de femmes en robes de fantaisie et coiffés de la tête aux pieds sortis des voitures; les officiers ne se distinguaient des hommes que par le nombre de montres à leurs poignets – de trois à cinq; l’ordre et la discipline n’existaient pas. (41) A cette vue, le général Bunyachenko s’exclama avec colère: « Alors c’est ce que vous me donnez – bandits, voleurs, voleurs. Vous me laisserez avoir ce que vous ne pouvez plus utiliser! « (42)
Bien que la division soit bientôt opérationnelle, de graves pénuries d’armes, d’équipements et de fournitures sont survenues. (43) Il n’y aurait que 50% des livres nécessaires, de sorte que seule la moitié des soldats pourrait quitter la caserne pour des exercices. , alors que l’autre moitié a dû attendre son tour. (44) Après avoir terminé son entraînement, la Division a attendu le début du mois de mars pour passer des commandes et, un mois plus tard, elle est arrivée sur le front de l’Oder. Ces retards étaient principalement dus au chaos général en Allemagne. En route vers le front, quelques milliers de travailleurs et de soldats russes des formations orientales se sont joints à la division.
La 2e division KONR, sous le commandement du général GA Zveryev, fut nommée 650ème division Panzer-Grenadier (45). Sa formation commença en janvier 1945 à Baden, à quelque 43 milles du camp de la 1re division. la pénurie d’armes et de matériel, elle n’a jamais vraiment atteint la disponibilité opérationnelle. La base de la division se composait de quelques bataillons retirés de Norvège et de prisonniers russes récemment capturés. (47)
Le quartier général de l’armée de KONR, la brigade de réserve, le bataillon du génie, l’école des officiers , se formaient dans la même zone que la 2e division. L’organisation de la 3ème Division a commencé en Autriche, mais sa force n’a apparemment jamais dépassé 2.700 hommes.
Le corps de cavalerie cosaque du général von Pannwitz, qui comptait environ 50 000 hommes, et le corps de défense russe de Serbie, d’environ 15 000 hommes, devaient également faire partie de l’armée KONR; mais les cosaques ont rejoint la 2e division quand tout était fini, et le corps de défense de la Serbie n’a jamais rejoint les forces de Vlasov (48). Parmi les formations KONR, seules deux ont participé au combat: un petit détachement blindé du colonel Sakharov, au début de février 1945; et à la mi-avril, la 1ère Division, qui, une fois arrivée au front, fut chargée de capturer la tête de pont soviétique dans la région de Francfort-sur-l’Oder (49).
Cette tête de pont avait déjà été attaquée par les Allemands, mais sans aucun succès. L’attaque de la 1re Division a également échoué, avec de lourdes pertes en raison du manque d’artillerie et de soutien aérien adéquats. (50) Depuis le moment où la division a quitté le camp d’entraînement, le général Bunyachenko avait retardé l’exécution de tous les ordres , chaque fois en attente de l’approbation du général Vlasov.
Après l’échec de cette attaque, il retire la division de son propre chef (51) et quelques jours plus tard commence la marche vers la frontière de la Tchécoslovaquie avec le détachement de Sakharov et les volontaires russes. 12 000 à plus de 20 000 hommes. En chemin, les Allemands tentèrent en vain de lui faire obéir. À la fin d’avril, la division atteignit la frontière de la Tchécoslovaquie. Là, le général Vlasov a rejoint Bunyachenko.
Le 2 mai, ils se sont arrêtés à 30 milles de Prague. Un émissaire allemand arriva au général Vlasov et l’informa que le quartier général de l’armée, la 2e division et les autres formations du KONR traversaient l’Autriche en Tchécoslovaquie; et que les Allemands n’avaient plus besoin de la 1ère Division mais voulaient être assurés qu’ils ne se retourneraient pas contre eux (52).
A cette époque, Prague semblait être l’objectif des armées américaines et soviétiques qui approchaient de deux directions. Cela a incité le Conseil national tchécoslovaque à appeler à un soulèvement contre les Allemands. Cela a commencé le 5 mai. Le même jour, les Tchèques ont imploré les Alliés par radio pour venir à leur secours, car Prague était menacée par les Allemands. Leur appel était en vain. Grâce à l’accord conclu avec le Kremlin, qui incluait la Tchécoslovaquie dans le domaine de l’influence soviétique, les Américains s’étaient arrêtés. L’Armée rouge a fait de même, probablement pour donner aux SS allemands le temps de traiter à leur manière avec les insurgés antisoviétiques. Ainsi, les Russes ont répété ce qu’ils avaient fait en août et septembre [1944] lors de l’insurrection de Varsovie. N’ayant reçu aucune réponse à leur appel à l’aide, le Conseil national tchécoslovaque a demandé de l’aide au général Bunyachenko. Dans la matinée du 6 mai, la 1re division se joignit au combat et, le soir, effaça Prague des SS allemands (53). Les Tchèques accueillirent joyeusement les hommes de Vlasov, mais le lendemain, le général Bunyachenko fut informé par l’Armée rouge, non par les Américains, comme il s’y attendait (54) et par le remplacement du Conseil national tchécoslovaque par le gouvernement Benes; ceux-ci exigeaient que les forces du général Vlasov attendaient l’entrée de l’armée rouge pour se rendre ou quittaient Prague aussitôt que possible. Le matin du 8, les troupes du général Bunyachenko ont commencé à marcher vers la même région d’où elles étaient arrivées à Prague quatre jours auparavant (55).
Le 19 avril, la 2e division et le quartier général de l’armée ont reçu des ordres de marche pour se rendre à Linz. de là ils devaient aller au front après avoir été armés et équipés. En chemin, la division a passé un prisonnier de guerre.camp de soldats soviétiques qui, voyant les colonnes de marche de leurs camarades, ont commencé à briser les clôtures et à rejoindre les troupes. Les sentinelles allemandes ont ouvert le feu qui a été rendu par les volontaires russes. Les officiers de liaison allemands ont réussi à régler cet incident. Le 1er mai, la division a atteint la zone de Linz. Hitler était déjà mort. La fin de la guerre était une question de jours (56). À peu près au même moment, deux émissaires du général Vlasov, dont un officier allemand, arrivèrent au siège de la 7e armée américaine.
Préparation du café pour la troupe.
Le commandement de l’armée leur a demandé d’attendre la décision de son gouvernement et, au bout de quelques jours, on leur a dit qu’ils étaient prisonniers. Le général Vlasov, sans nouvelles de ses émissaires, perdit tout espoir de sauver ses soldats de la vengeance du Kremlin. C’était un homme complètement désabusé. Quelques jours après avoir quitté Prague, la 1ère division KONR a déposé les armes dans le petit village tchèque de Schluesselburg, dans la zone américaine. Les émissaires soviétiques ne ménagèrent aucun effort pour amener le général Bunyachenko à se rendre à l’armée rouge. Le général Bunyachenko a joué pour le temps, essayant de convaincre les Américains qu’ils devaient interner ses soldats et ne pas les remettre aux Soviétiques. Cependant, le 12 mai, il fut informé que Schluesselburg serait inclus dans la zone soviétique,
La seule solution possible, suggérée par un officier américain, était que les soldats de KONR pourraient tenter de traverser individuellement la zone américaine. Le général Bunyachenko a immédiatement dissous la division, conseillant à ses subordonnés de tenter leur chance eux-mêmes. Pendant le vol cependant, beaucoup ont été abattus par les troupes soviétiques, la majorité ont été capturés par l’Armée rouge et d’autres par les Américains (57). Environ 17 000 d’entre eux auraient été déportés en Russie emprisonnement à vie. Le général Vlasov est tombé aux mains des Soviétiques le 12 mai [1945]. Après le changement de ligne de démarcation, il se rendait en voiture de Schuesselburg à la zone américaine. Il existe différentes versions, pas très différentes les unes des autres, quant aux circonstances dans lesquelles il a été capturé, mais toutes conviennent qu’il a été victime de malchance,
La 2ème division KONR est divisée en deux parties. le 12 mai, en Autriche, la plus grande partie, avec le corps de cosaques du général von Pannwitz, se rendit aux Anglais pour y être internés dans la région de Klagenfurt – St. Veit.Un régiment de la 2e division et le quartier général de l’armée sont arrivés dans la zone américaine après un long et pénible voyage et ont été internés à Landau, dans l’ouest de la Bavière. Le 11 mai 1945, le commandant de la 2e division, le général Zverev, était tombé aux mains des Soviétiques. Voulant rester avec sa femme mourante, il s’était enfermé dans ses quartiers avec son aide de camp et avait décidé de se battre. Lors de l’échange de coups de feu avec des soldats soviétiques, l’aide de camp a été tué et le général Zverev a été blessé et capturé (59).
Le 27 mai, conformément à l’accord signé à Vienne par les autorités britanniques et soviétiques, les Britanniques ont commencé à remettre aux Soviétiques les soldats internés des formations orientales ainsi que les cosaques. Ce jour-là, à Graz, on a remis les généraux von Pannwitz, Krasnov et Shkuro. Tous trois espéraient au dernier qu’ils seraient épargnés par ce sort, car le premier était un allemand et les deux autres anciens émigrés [tsaristes] russes (60). Au même moment, le commandant britannique est arrivé au poste de commandement de la 2e division KONR et a annoncé que le lendemain, les prisonniers quitteraient le camp en groupes nationaux. Lorsqu’on lui a demandé si c’était le premier pas vers la Sibérie, il a répondu par l’affirmative et a commencé à expliquer que la politique oblige parfois un soldat à accomplir des actions avec lesquelles il n’est pas d’accord (61). de la section de liaison [de la division] et quelques centaines de prisonniers, principalement des cosaques, se sont échappés du camp avec l’aide d’un officier britannique et de quelques soldats britanniques.
La majorité restait, car ils ne pouvaient pas se décider ou manquaient de force pour risquer une telle aventure. Le matin, ils ont été chargés sur des camions et remis au NKVD. En route, déjà dans la zone soviétique, beaucoup ont tenté de s’enfuir, mais presque tous ont été abattus, soit par les membres du convoi, soit par des patrouilles soviétiques dans le pays. Après l’arrivée à Vienne, les prisonniers survivants ont été envoyés par rail en Russie. (62) Le nombre de cosaques livrés aux Soviétiques, rapporté dans une déclaration écrite d’un immigrant cosaque, mérite une attention particulière. La livraison des internés aux autorités soviétiques a commencé le 28 mai.
Ce jour-là, une conférence a été convoquée dans la petite ville de Spittal, en Autriche, à laquelle le commandant britannique avait convié l’ensemble des officiers du camp des cosaques: 35 généraux, 167 colonels, 283 lieutenants-colonels, 375 capitaines, 1 752 officiers subalternes. 136 fonctionnaires et médecins militaires, deux aumôniers, deux chefs de bande, deux photographes et deux interprètes, pour un total de 2 756 personnes. Au moment du départ du camp, 2 201 personnes étaient prêtes pour le voyage, les autres ayant refusé d’être chargées dans les camions ou ayant disparu.
Sur le chemin de Linz, 55 d’entre eux se sont suicidés; 2 146 ont été remis au NKVD. Parmi eux, 1 856 officiers cosaques, 176 Russes, 63 Ukrainiens, 31 Caucasiens et une poignée d’autres ressortissants. En ce qui concerne le sort de ceux qui ont été livrés: 12 généraux ont été envoyés à Moscou, 120 officiers ont été abattus sur le chemin de Vienne par des soldats soviétiques du convoi, 1 030 officiers ont été interrogés par le NKVD; beaucoup de ce groupe ont été envoyés dans les mines de l’Oural et privés du droit de sortir à la surface de la terre.
Deux généraux cosaques ont été tués dans leurs quartiers le jour de la livraison aux Soviétiques. Le 1er juin, environ 25 000 personnes ont été remises aux Soviétiques depuis le camp de cosaques de Linz, qui comptait 32 000 personnes, principalement des hommes âgés, des femmes et des enfants qui étaient en réalité des réfugiés. Même après la période spécifiée de la livraison des prisonniers, les missions militaires soviétiques ont effectué des raids inattendus dans les camps de personnes déplacées dans les zones américaine et britannique et leur ont pris de nombreuses personnes par la force. Au total, plus de 150 000 Cosaques ont été remis à l’UsR.
Le destin des cosaques était partagé par la 162ème division turkmène qui s’est rendue aux Britanniques en Italie (63) et par presque tous les prisonniers – citoyens soviétiques – des autres formations orientales. En février 1946, la même partie de la 2e division KONR qui, avec le quartier général de l’armée, avait été internée par les Américains à Landau. Les commandants de ces formations ont tenté de persuader les autorités américaines de parrainer les restes de l’armée KONR, en conservant leur caractère de formations anti-soviétiques. Les Américains ont expliqué que c’était tout à fait impossible et ont souvent fait remarquer qu’il était toujours possible de s’échapper du camp mal gardé.
Beaucoup de stagiaires ont profité de cette opportunité, mais environ 3 000 ont décidé de rester. En automne, les prisonniers ont été transférés à Regensberg puis à Platting. Là, un dimanche à 6 heures du matin, commença la livraison forcée des prisonniers aux Soviétiques. Ce fut une terrible surprise pour les prisonniers, qui ne pensaient pas qu’ils seraient remis de force. Les camps de Kempton, Landshut et d’autres lieux ont été liquidés de la même manière (64). La moitié des dirigeants du mouvement Vlasov ont été livrés aux Soviétiques (65). Voici le témoignage d’un marin britannique donné ici sans modification:
« Une peur ineffable que j’ai vue lors du convoi et du rapatriement de personnes en Russie soviétique. Ils devenaient blancs, verts et gris avec la peur qui les saisissait. Lorsque nous sommes arrivés au port et que nous les remettions aux Russes, les rapatriés s’évanouissaient et perdaient la raison. Et ce n’est que maintenant que je sais ce qu’est la peur d’un homme qui a vécu l’enfer, et que ce n’est rien comparé à la peur d’un homme qui retourne dans l’enfer soviétique. »
Le corps de défense russe de Serbie qui s’est rendu aux Britanniques a échappé au terrible destin. Ses soldats ont été sauvés par le fait qu’ils étaient d’anciens émigrés russes ou des fils de tels émigrés (66). De la même manière, les soldats de la division ukrainienne ont été sauvés. Comme la majorité d’entre eux étaient des citoyens polonais et que les autres revendiquaient le même privilège, ils ne tombaient pas aux yeux des gouvernements occidentaux dans la catégorie des « traîtres » de l’Union soviétique.
Cependant, avant que cette décision ne soit prise, en mai 1946, les Ukrainiens ont vécu une période d’incertitude terrible. Les soldats des formations estonienne et lettone ne furent pas non plus livrés aux Soviétiques, car ils étaient citoyens d’États dont l’annexion par l’Union soviétique en 1939 n’était pas officiellement reconnue par les puissances occidentales. Le 2 août 1946, la première mention du mouvement Vlasov parut dans la presse soviétique. La dernière page de Pravda, le plus grand journal de Moscou, annonçait la mort par pendaison de Vlasov, Malyshkin, Zhilenkov, Trukhin, Zakutny, Blagoveshchenski, Meandrov, Maltsev, Bunyachenko, Zverev, Korbukov et Shatov. »Tous les accusés ont reconnu leur culpabilité dans les accusations portées contre eux … La peine a été exécutée » (67).
Le Mouvement Vlasov était l’un des mouvements idéologiques les plus forts connus dans l’histoire moderne, en raison du nombre de partisans qu’il a acquis et de la forme radicale dans laquelle il s’exprimait: la lutte avec les armes contre son propre gouvernement aux côtés de l’ennemi. de sa propre nation. Et pourtant, malgré sa force et sa vitalité, elle n’a pas apporté les résultats escomptés et a causé plus de problèmes aux Allemands qu’aux avantages. Les raisons n’étaient pas tant dans le mouvement lui-même que dans les circonstances dans lesquelles il est né et devait exister (68).
Jusqu’au milieu de l’année 1944, pendant trois années de guerre avec les Soviétiques, Hitler combattit le mouvement Vlasov et les mouvements nationaux anti-soviétiques, ainsi que Staline. Et même lorsque ces mouvements ont finalement obtenu son approbation, ce n’est jamais le cas. Le 27 janvier 1945, dans une tirade contre l’habillement des étrangers en uniforme allemand, en particulier les habitants de l’UsR: « On n’a pas le sens de l’honneur ici. Chaque misérable est en uniforme allemand. J’étais toujours contre. » (69) Le développement du mouvement anti-soviétique n’a pas non plus été stoppé par le mauvais traitement que les formations orientales ont reçu de nombreux commandants allemands (70). Trop souvent, ils étaient considérés comme des troupes de troisième classe qui ne méritaient aucune attention. Ce n’est que vers le milieu de 1944 que le chef de l’état-major général de l’armée a donné des instructions pour le traitement des soldats et des troupes de volontaires qui leur garantissaient les droits et privilèges des soldats (71). action ils ont été laissés à eux-mêmes au lieu d’être retirés à temps; cela a souvent entraîné un désastre pour eux. Beaucoup d’entre eux ont péri de cette manière lors des combats en Normandie. À la fin du mois d’août 1944, les Américains comptaient à eux seuls 20 000 prisonniers des formations orientales (72 et 73).
Et pourtant, malgré tout cela, les formations orientales se développaient presque jusqu’au bout. Ce qui est encore plus extraordinaire: leur développement a échappé non seulement à l’avis d’Hitler, mais même à celui de son policier attentif, Himmler. Quand, en octobre 1944, le général des troupes orientales informa Himmler qu’au moment de l’invasion anglo-américaine du continent, plus de 800 000 volontaires de l’Est servaient dans l’armée allemande et environ 100 000 dans la marine et la Luftwaffe, dissimuler sa crainte que cette masse ne constitue une menace pour les Allemands (74).
Hitler en savait encore moins; Le 23 mars 1945, il s’est exclamé avec une grande surprise lors d’une conférence: «Nous ne savons tout simplement pas ce qui circule. Je viens d’entendre pour la première fois, à ma grande surprise, qu’une division SS ukrainienne est soudainement apparue. Je ne sais rien à ce sujet. « (75) Si alors, le mouvement Vlasov et les mouvements anti-soviétiques non-russes n’ont pas donné les résultats qu’ils auraient pu donner, Hitler en est le premier responsable. Jusqu’à la fin, ni lui ni ses acolytes n’ont jamais appris la leçon. Même la dernière tentative de modification de leur politique n’a pas abouti, car ils ne comprenaient pas les aspirations des nations non russes qui rejetaient le système soviétique et la domination de la Russie sur leurs pays.
Certes, le Manifeste de Prague a reconnu le droit à l’indépendance de toutes les nations sous la domination russe [anti-communiste], mais le manque de confiance en la Russie a empêché les séparatistes de se joindre aux Russes.En conséquence, le Comité pour la libération des peuples de Russie était principalement une entreprise russe. Son armée avait même une saveur russe plus forte.
La tragédie du mouvement Vlasov était qu’il combattait un système totalitaire aux côtés d’un autre, qu’il luttait pour la libération de sa propre nation aux côtés d’une autre nation qui voulait l’asservir. Ses programmes libéraux étaient une sorte de paradoxe. La même chose est vraie pour les mouvements anti-soviétiques des peuples non-russes qui ne se sont pas entendus en Occident. A cette époque, tous les citoyens soviétiques qui prenaient les armes contre l’USR étaient aux yeux de l’Occident des traîtres à leur pays qui ne méritaient pas la clémence. C’était bien sûr une façon beaucoup trop simple d’examiner toute la question.
Du point de vue moral, les Ukrainiens, les Biélorusses, les Cosaques, les Géorgiens, les Arméniens et les Turcomans et les membres de toutes les autres nations non russes n’étaient pas des traîtres. Sous quel gouvernement ils sont nés et dans quelle partie du monde, ils ont tous lutté contre un gouvernement qui n’était pas leur gouvernement et contre un pays qui n’était pas leur pays, mais qui les avait réduits en esclavage. En revanche, les Russes du général Vlasov ne combattaient que contre leur gouvernement mais pas contre leur propre nation; de plus, ils ont lutté pour la libération de leur nation du système qui l’asservissait. On pourrait dire d’eux qu’ils étaient des traîtres à leur gouvernement, mais pas des traîtres à leur nation. En Russie soviétique, le gouvernement et la nation ne sont pas les mêmes qu’en Occident.
Il n’y a jamais eu en Russie un gouvernement du peuple, les affaires de l’Etat ne sont pas contrôlés par le peuple et l’État (et le gouvernement) n’existe pas pour le peuple, mais l’inverse. Général Vlasov et les milliers de ses soldats et des millions de ses partisans étaient bons Russes et non stipendiés de Hitler qui, malheureusement, ils semblaient être et que Hitler voulait qu’ils soient. Déjà à l’automne 1942, l’Office allemand des Affaires étrangères a déclaré dans un mémorandum que le général Vlasov «n’est pas …. un simple chercheur de gloire politique et en conséquence ne sera jamais devenir un mercenaire achetable et ne sera jamais prêt à conduire stipendiés. » ( 76)
Le général Vlasov n’est pas devenu le chef de file de la mutinerie contre le système soviétique en raison de griefs personnels; loin de là, jusqu’à la toute fin de son service dans l’Armée rouge, il faisait une excellente carrière. La trahison ne vient pas facilement, même pour les personnes de faible niveau moral. Aux côtés du général Vlasov, près d’un million de citoyens soviétiques se battaient côte à côte avec l’envahisseur, et des millions d’autres manifestaient de la sympathie pour l’envahisseur: des raisons très importantes expliquaient ce phénomène.
A mon avis, il y a une raison qui explique tout: la haine générale du système soviétique, une haine plus grande que le patriotisme inné et la loyauté envers son propre gouvernement. Ceux qui n’ont pas vu la dégradation illimitée de l’homme dans ce qui était l’enfer soviétique ne peuvent pas comprendre qu’un moment puisse arriver où un homme désespéré par le bras prendra les armes contre le système haineux, même à côté d’un ennemi. La responsabilité de sa mutinerie incombe au système et non à lui. Ici, les notions de loyauté et de trahison perdent leur sens. Si, aux yeux de beaucoup de gens, les Allemands qui ont lutté contre Hitler n’étaient pas des traîtres, pourquoi les Russes qui ont combattu contre le système soviétique seraient-ils des traîtres? Le texte des tracts adressés aux soldats soviétiques en uniforme allemand, déposés par les forces aériennes alliées en France au cours de l’été 1944, montre peut-être le peu d’opinion publique occidentale qui a compris la situation réelle. a appelé à la cessation des combats et a promis comme récompense – rapatriement rapide des prisonniers à l’URSS! L’effet était bien sûr tel que certaines des troupes orientales se battaient désespérément contre le dernier homme (77). Ainsi, par exemple, un bataillon arménien a péri complètement dans des combats acharnés (78) durant la seconde Guerre mondiale. Privés de leur patrie, méprisés par leurs protecteurs, considérés généralement comme des traîtres, bien que dans leur conscience ils n’étaient pas des traîtres, ils se battaient souvent pour une cause étrangère et haineuse; la seule récompense qu’ils ont finalement reçue pour leurs douleurs était le labeur et la mort, la plupart du temps dans un pays étranger, ou le «rapatriement» dans l’enfer dont ils avaient tenté de s’échapper. Le vieux général [Ernst] Koestring, dans une conversation avec un colonel américain, aurait déclaré:
« Nous, Allemands, à cause de notre manque de raison, de notre appétit sans limite, de notre incapacité et de notre ignorance, avons perdu le plus grand capital qui existait dans la lutte contre le bolchévisme. la boue Et pourtant, nous avons quitté certains capitaux qui pourraient se développer à l’avenir.Vous ne me comprendrez pas aujourd’hui lorsque je vous dis que ces dernières semaines vous avez détruit cette capitale pour la deuxième fois, pas seulement au sens matériel, mais aussi dans les âmes de tous ceux qui avaient compté sur votre aide et decompréhension après que les Allemands les laisser tomber. Il peut facilement arriver que dans un proche avenir ,vous appellerez pour ce qui est périssant maintenant. »(79)
Ainsi se termine l’histoire du volontaire russe au service des forces armées allemandes pendant la seconde guerre mondiale.
Notes de bas de page:
1 « Wen Sie Verderben Wollen », pp. 82-83.
2 « Opposition soviétique à Staline », p.45.
3 « Leader Panzer », p.356; « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », pp. 76-78; « Opposition soviétique à Staline », pp. 42-43.
4 « Opposition soviétique à Staline », p. 48.
5 Ibid., P. 48-49.
6 Ibid., P. 51.
7 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 80.
8 Ibid., P. 118-119.
9 « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », p. 80.
10 Steenberg, Sven. « Vlasov. » Alfred A. Knopf: New York, 1970. Page 21. Selon Sven Steenberg, ancien officier allemand impliqué dans l’armée de libération russe,
11 L’histoire personnelle du général Vlasov est citée ici principalement de « L’opposition soviétique à Staline », pp. 26-32.
12 « Vlasovskoye Dvizhenye contre Svieti Dokumentov », p. 78.
13 « Wen Sie Verderben Wollen. » p. 173-174.
14 « Opposition soviétique à Staline », pp. 58-60.
15 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 220.
16 « L’opposition soviétique à Staline », pp. 62-63.
17 Ibid., P. 63; Aussi Annexe II, pp.176-187.
18 Apparemment, cette règle a été ignorée par le commandant divisionnaire de la 134ème division d’infanterie allemande qui, selon l’auteur, Alexander Dallin [« la règle allemande en Russie, 1941-1945 »] a déclaré que son personnel était composé à 50% de volontaires fin 1942.- l’éditeur.
19 «
20 « Wen Sie Verdeben Wollen », pp. 283-285.
21 « Opposition soviétique à Staline », p. 45.
22 Selon un officier allemand de la division [Wolf-Dietrich Heike], la division a absorbé les 4 e et 8 e régiments de police « galiciens » (ukrainiens). – l’éditeur.
Selon l’auteur RJ Bender & HP Taylor, le groupe initial de volontaires ukrainiens pour la division s’est avéré être d’environ 80 000 hommes, dont seuls les 13 000 les plus aptes ont été choisis. – « Uniformes, Organisation et Histoire de la Waffen-SS » Vol. IV. R. James Bender Publishing: San José, 1975. Page 22.
24 « Prawda o Ukrainskiej Dywizji. ».
25 « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », p. 85.
26 Cela comprenait initialement la plupart des membres du personnel de « Fremde Heer Ost » (Armées étrangères Est) dirigés par Reinhard Gehlen, mais également des officiers qui se sont engagés à réaliser une Armée de libération russe à 200%, comme les capitaines Wilfried Strik-Strikfeldt, Sven Steenberg et Egon Peterson (parmi les éléments les plus « actifs »), mais a plus tard inclus la plupart des généraux de haut rang du Front russe, ainsi que des officiers au sein de l’organisation et au sein de la direction politique nazie. – L’éditeur.
27 « Komitet Osvobozhdyeniya Narodov Rossii » – l’éditeur.
28 Opposition soviétique à Staline, p. 74.
29 Ibid., « Manifeste de Prague », annexe IV, p.196.
30 Wen Sie Verderben Wollen, p. 424.
31 Opposition soviétique à Staline, « Manifeste de Prague », pp. 196-199.
33 Ibid, p. 96. Kasantsev déclare dans son Tretia Sila, p. 290, que le nombre de demandes ce jour-là était de 62 000, en novembre est passé à 300 000 et à la fin de décembre était de 1 000 000.
34 C’est l’une des occurrences les plus troublantes de l’histoire du mouvement des volontaires de l’est. Dans un incident particulier, survenu en décembre 1944, et tout un régiment soviétique a déserté en masse l’armée rouge et s’est rendu au XVe corps de cavalerie cosaque en Yougoslavie. La même chose s’est produite quand un escadron de l’armée de l’air rouge a atterri derrière les lignes allemandes, prêt à servir sous le KONR! – l’éditeur.
35 Bien que pour les normes allemandes de 1944/45, les deux seules divisions et une seule brigade qu’elle créait étaient magnifiquement habitées (environ 20 000 hommes et plus par division) et équipées (les deux divisions d’infanterie avaient même leur propre blindage en T-34). chars et chasseurs de chars!). – l’éditeur.
36 Pour une liste et une description plus complètes de ces unités de troupes orientales qui ont été absorbées par les deux divisions de KONR, veuillez consulter « Légions orientales d’Hitler, Vol.II – The Osttruppen » par Antonio J. Munoz, Axis Europa, Inc.: Nouveau York, 1997.
37 Cela s’appuyait sur le soi-disant groupe « Dabendorf » qui avait organisé une école de formation pour volontaires russes du même nom et dirigée par des officiers russes. – l’éditeur.
38 Opposition soviétique à Staline, p. 97.
39 –
40 Toutefois, selon les archives de la poste, l’unité était classée division d’infanterie [600. Infanterie-Division (russ.)], Mais comme le montre l’annexe, c’était une division d’infanterie « magnifiquement » équipée, ayant même un complément blindé! – l’éditeur.
41 Bien que les commentaires du général Anders sur la condition de la brigade Kaminski à Muensingen et son comportement à Varsovie, en Pologne, soient vrais (1), ils n’ont jamais été incorporés à la Waffen-SS, bien que Himmler ait prévu de le faire; et (2) il a en fait été performant en tant qu’unité anti-partisane dure alors qu’il opérait dans la région de Lokot (région de Bryansk). Sa spirale vers le bas en une foule de mercenaires non disciplinée n’a commencé qu’à son transfert à la Russie blanche à la fin de 1943. Pour une étude plus détaillée de cette unité fascinante et ésotérique, veuillez consulter: « La brigade Kaminski: une histoire » d’Antonio Munoz (Axis Europa: Bayside, 1995). – l’éditeur.
42 Wen Sie Verdeben Wollen, p. 441.
43 Encore une fois, peut-être le général Anders a-t-il parlé de l’état de l’unité au début de sa formation, car, comme le montre l’annexe à la fin de ce livre, la division disposait d’excellentes armes et armes envie de toute unité allemande. Le 2 avril 1945, les armes énumérées dans cette annexe étaient sous le contrôle de la division. – l’éditeur.
44 Tretia Sila, p. 302.
45 Encore une fois, les archives allemandes ont classé l’unité comme division d’infanterie [650. Infanterie-Division (russ.)] .- Le rédacteur en chef.
Une fois de plus, les archives allemandes indiquent que l’unité se trouve à Wehrkreis V, mais stationnée au terrain d’entraînement des troupes de Heuberg, puis transférée à Muensingen. – l’éditeur.
47 Ce n’est pas tout à fait le cas, Joachim Hoffman, historien militaire allemand, déclare que plusieurs Ost-bataillonen ont été ajoutés à cette division: 427, 600, 642, 667, 851, IIIe Bataillon / (russiche), régiment de grenadiers 714; Bau Pioneer (ingénieur en construction) Bataillon 851. [« Die Geschichte der Wlassow-Armee » de Joachim Hoffman. 1986 Rombach: Verlagshaus KG, Fribourg-en-Brisgau]. – l’éditeur.
48 C’est très vrai. Le 29 mars 1945, les hommes du corps de cavalerie cosaque ont voté à l’unanimité pour placer toutes les formations cosaques sous Vlasov (après avoir nommé von Pannwitz comme le premier ataman non cosaque de toute l’histoire) et suspendre l’administration cosaque dirigée par le général Krasnov. Comme le général Anders le rapporte ici, ce transfert de commandement n’a pas eu lieu, car il n’a pas été immédiatement approuvé par Himmler avant le 28 avril 1945. À cette date, la fin de la guerre n’était plus qu’à une semaine. Il était donc impossible que les cosaques atteignent les divisions de Vlasov, et encore moins fusionnent avec eux.- le rédacteur en chef.
49 En réalité, Anders n’avait pas connaissance d’un troisième contingent KONR, envoyé du Danemark et identifié par un historien militaire comme étant le 1064 Russian Grenadier Regiment de la 599ème brigade russe, tandis qu’un autre auteur déclarait que c’était le 1604e régiment russe de la même brigade [ qui était tout simplement le nouveau Grenadier Regiment 714th (russe)]. De même, la 1ère division KONR s’est battue à Furstenberg-Erlenhof (qui se trouve à environ 30 kilomètres au sud de Francfort-sur-l’Oder). De plus, le commandement du colonel Sakharov sur le contingent blindé léger de 150 hommes a duré du 9 février 1945 à la fin du mois et au début du mois de mars, date à laquelle il a été renvoyé à Muensingen. L’unité a d’abord combattu une tête de pont soviétique à Neulowin puis en Poméranie, où elle a gagné en notoriété, capturant de nombreux prisonniers. Le colonel Sakharov était assisté par le comte Grigory von Lamsdorf. Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder.Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde).où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui avait entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui avait entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). et partez en direction de Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). et partez en direction de Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). quand il a été sorti des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde).quand il a été sorti des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde).
En fait, Vlasov avait dit au commandant de la 1re Division, le général Bunyachenko, que l’attaque était une mission impossible et qu’il devait simplement tenter de se retirer, puis se retirer immédiatement. L’attaque devait se poursuivre cependant puisque Himmler avait dit à Vlasov que l’expansion future du KONR dépendait de l’emploi initial de ses unités prêtes au combat afin de « se prouver ». Les Russes ont attaqué pendant quatre heures, puis se sont retirés. En toute justice envers Bunyachenko et les hommes de la 1ère division KONR, la zone ne pouvait pas être attaquée (qui a débuté à 14h00 le 14 avril), principalement en raison (1) de la voie d’attaque – les défenses à câble que les Reds avaient lancées, et (3) les tirs d’artillerie et d’assaut que les hommes du KONR ont subis de la rive opposée de la rivière, avec son altitude la plus élevée.
51 Pendant ce temps, le général Vlasov était devenu « indisponible » (les Allemands n’avaient donc aucun moyen de contrer officiellement le retrait de Bunyachenko).
52 Selon Sven Steenberg (Alfred A. Knopf de Vlasov: New York, 1970), l’OKH, commandant de l’armée allemande, avait mobilisé la 2e division, le personnel et le personnel de l’école des officiers et la brigade de remplacement. à Linz, en Autriche, pour rejoindre le groupe d’armées Rendulic. À la même époque (fin avril 1945), la 1ère division KONR se dirigeait également vers le sud.
53 Les Tchèques avaient assuré à Bunyachenko que lui et sa division recevraient l’asile en Tchécoslovaquie s’ils intervenaient en leur faveur, mais Vlasov ne pensait pas que même les démocrates tchèques agiraient sans l’accord de l’Amérique et, pour l’instant, les États-Unis n’était pas disposé à négocier avec ce que leurs alliés communistes actuels à Moscou appelaient des « revêtements de trahison ». Après une discussion houleuse, Vlasov céda et laissa Bunyachenko suivre son chemin, car la majorité des hommes de la division étaient d’humeur à « rembourser » leurs bienfaiteurs allemands pour des années d’ignorance, d’opportunités perdues et d’humiliations.
54 Ou été conduit (commodément pour les Tchèques) à croire. – l’éditeur.
55 Dans la description de l’activité de la 1ère Division, je me base principalement sur »
56 Le sort de la 2e division KONR est décrit d’après « Wen Sie Verdeben Wollen », pp. 514-517.
57 Ibid., P. 117-118.
58 Ibid., Pp. 117-118. De plus, cette région était contrôlée par la troisième armée américaine, dirigée par le général George S. Patton, dont les croyances anti-communistes étaient largement connues. En fait, le souhait de Patton de continuer la guerre (cette fois-ci contre les Soviétiques) était un « scandale » très médiatisé, qui a été joué dans les journaux.
59 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 564.
En réalité, le droit international précisait que seules les personnes qui étaient citoyens soviétiques au 22 juin 1941 devaient être remises. Cela excluait la plupart des hommes qui avaient formé le corps des gardes russes (en Serbie); mais apparemment, les communistes et les britanniques avaient leur propre agenda concernant la qualification de cette loi!
61 Personnellement, cela ressemble beaucoup à l’alibi que beaucoup d’Allemands ont donné concernant l’holocauste juif. Pour ces hommes misérables et déprimés, la Grande-Bretagne et les États-Unis passaient aux «tendres» miséricordes de Staline et de ses sbires, et représentaient un «holocauste» de 2.000.000 hommes. « (Basic Books, Inc .: New York, 1974).
62 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 571-572.
63 « Opposition soviétique à Staline », p. 116.
64 Ibid., Pp. 116-117.
65 Ibid, p. 119.
66 Bien que, comme mentionné précédemment, les Alliés et les Russes aient contourné cette «loi» chaque fois que cela leur convenait, comme dans le cas du général allemand von Pannwitz et des cosaques de l’époque tsariste comme Shkuro, Krasnov, Klych et Girey. Shkuro était un officier bien connu, même pour les Britanniques, qui lui avait décerné un honneur militaire britannique en 1919. Ce n’était donc pas que les Britanniques n’étaient pas au courant de ce qu’il était (et du reste de ces hommes). Pourtant, ils ont été remis aux communistes de toute façon – le rédacteur en chef.
67 Opposition soviétique à Staline, p. 120.
68 Pour une excellente discussion sur le succès initial et l’échec final du mouvement des volontaires de l’Est, veuillez consulter le livre « Légions orientales d’Hitler, Volume II – Les Osttruppen » d’Antonio J. Munoz (Axis Europa: Bayside, 1997) .- l’éditeur.
69 Opposition soviétique à Staline, p. 96.
70 Sans parler des sous-officiers allemands ou enrôlés, qui ont souvent montré une grande insensibilité et un manque de compréhension lorsqu’ils traitaient avec les volontaires de l’Est.
71 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 325.
72 Ibid, p. 402.
73 Entre juin et décembre 1944, les Alliés occidentaux capturent environ 74 000 volontaires de l’Est, dont 30 000 de janvier à avril 1945. (« Légions orientales d’Hitler, Vol. II – Les Osttruppen ». Axis Europa: Bayside, 1997 Page 30. – Le rédacteur en chef
74 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 410-411.
75 « Opposition soviétique à Staline », p. 96.
76 Ibid., P. 36.
77 Ibid., P. 116.
78 est en contraste complet avec un bataillon arménien qui se sont révoltés en Hollande (voir « Les troupes orientales à Zélande, Pays-Bas 1943-1944 » par Hans Houterman) .