Nouvel Ordre Mondial Satanique:L’État luciférien profond enracine la franc-maçonnerie et la triade de la terreur d’Israël, d’Arabie saoudite et de la Turquie

Septembre 2020-Les troupes turques bombardent des villages à travers Idlib, pas beaucoup de bombardements, juste assez. Ensuite, ils se présentent pour évacuer ceux qu’ils viennent de bombarder, avec Reuters, Al Jazeera et d’autres équipes médiatiques avec eux.

Aout 2020,l’armée turque soutenait les rebelles à Idlib.

Ensuite, les médias accusent la Syrie d’une crise humanitaire avec l’espoir que Trump soutiendra le jeu des Frères musulmans contre la Russie et la Syrie.

 

La vraie histoire est une vieille histoire, une société secrète, qui traverse les 3 religions du livre, ce qui explique pourquoi les évangélistes chrétiens, les wahhabistes saoudiens et les extrémistes sionistes sont unis à la hanche contre la démocratie à travers la planète.

Pourquoi Erdogan soutient-il Al-Qaïda contre la Russie et la Syrie? Quel est le lien entre eux?

Le dictateur Erdogan de Turquie entouré de ses gardes du corps...On remarquera le style particulier!
Le dictateur Erdogan de Turquie entouré de ses gardes du corps…On remarquera le style particulier!

Tous deux s’opposent au «Baasisme», un mouvement anti-maçonnique qui a pris racine en Égypte sous Nasser, en Syrie sous les Assad et en Irak sous Sadam. Kadhafi?

Il a reconnu la franc-maçonnerie à l’intérieur de l’islam et en particulier, les Frères musulmans, financés par l’Arabie saoudite et le Qatar, comme une forme de sionisme. Le sionisme n’est pas juif, c’est une ramification de la franc-maçonnerie qui adore les anciens dieux, et ce seul dieu qu’ils placent au-dessus de tout.

Vous voyez, toute nation qui s’oppose au régime franc-maçon-Rothschild, avec la banque centrale en place et l’esclavage par dette, gaze son propre peuple et doit être nettoyée et asservie par des terroristes, comme cela a été fait en Syrie et en Irak, afin de jouir de la liberté et de la démocratie.

Al-Qaïda est un groupe de franc-maçonnerie de rite écossais, créé initialement sous Gladio, le programme de l’OTAN datant des années 1970. Erdogan est un franc-maçon de rite écossais, un islamiste, représentant les Frères musulmans, un groupe franc-maçon de rite écossais créé dans les années 1920.

Tous ont leurs racines au Moyen Âge et avant, mais pour la Turquie, Erdogan est la dernière itération sultanique du mouvement salonique-séfarade qui a commencé avec les Jeunes Turcs (Salonique-Thessalonique, maintenant en Grèce, faisait partie de la Turquie pendant des siècles, un ville avec la plus grande population juive d’Europe, 80 000). C’est le berceau des mouvements franc-maçonniques qui ont combattu les baasistes.

Aujourd’hui, la Turquie et ses groupes terroristes financés par la franc-maçonnerie dirigés par al-Qaïda nettoient ethniquement la province d’Idlib en Syrie, en utilisant des crosses de fusil pour faire sortir les gens de leurs maisons, en coopération avec des médias contrôlés aux États-Unis et ailleurs, une nouvelle «traînée de larmes» »Pour ajouter au prix de l’holocauste qui a frappé le Moyen-Orient depuis le 11 septembre.

 

Lorsque la Turquie a commencé à bombarder les troupes syriennes en essayant d’aider ce qui est maintenant un soulèvement généralisé contre la Turquie et les États-Unis dans les parties occupées et anciennement occupées (occupées par des terroristes) de la Syrie, la Russie a envoyé une note diplomatique à Erdogan indiquant l’emplacement exact de toutes ses forces. à l’intérieur de la Syrie.

Erdogan a reculé et a ordonné un cessez-le-feu temporaire tandis que les forces aérospatiales russes ont anéanti les alliés terroristes de la Turquie qui avaient franchi les lignes syriennes derrière l’attaque d’artillerie.

Pourtant, au moment d’écrire ces lignes, des milliers de militaires turcs vident chaque village d’Idlib, travaillant avec des équipes de tournage, terrorisant puis filmant, une leçon tirée des Casques blancs.

Maintenant, nous regardons le long match ici, où le 11 septembre n’était qu’une étape importante, pas plus.

Les équipes de VT, dirigées par Ian Greenhalgh, retracent les racines d’Erdogan, à travers son faux «islamisme» et jouant au Sultan, jusqu’à sa véritable histoire et ce qui le lie à l’État profond.

Nous avions tout ce dont nous avions besoin en 1910: des voix sataniques qui ont sculpté la Turquie. Voici comment l’Orient a été perdu dans ce SECRET


De Sir Gerard Lowther à Sir Charles Harding (privé et confidentiel) Constantinople, 29 mai 1910

«Cher Charles,

Le télégramme de Gorst du 23 avril sur la nomination présumée de Mohamed Farid comme délégué en Egypte des francs-maçons de Constantinople, «dit intimement lié au comité Union et Progrès», m’incite à vous écrire longuement sur la tension de la franc-maçonnerie continentale qui traverse le mouvement Young Turk.

Je le fais en privé et confidentiellement, car cette nouvelle franc-maçonnerie en Turquie, contrairement à celle de l’Angleterre et de l’Amérique, est en grande partie secrète et politique, et les informations sur le sujet ne sont disponibles que dans la plus stricte confidentialité, tandis que ceux qui trahissent ses secrets politiques semblent le faire ,mais craignez la main de la mafia. Il y a quelques jours, un maçon local qui a divulgué les signes de l’engin a en fait été menacé d’être renvoyé devant une cour martiale, siégeant en vertu de notre état de siège.

Comme vous le savez, le mouvement de la Jeune Turquie à Paris était tout à fait séparé et en grande partie ignorant le fonctionnement interne de celui de Salonique. Ce dernier a une population d’environ 140 000 habitants, dont 80 000 juifs espagnols, et 20 000 de la secte Sabetai Levi (zevi) ou crypto-juifs, qui professent de l’extérieur l’islamisme. Beaucoup d’anciens ont dans le passé acquis la nationalité italienne et sont des francs-maçons affiliés à des loges italiennes. Nathan, le lord maire juif de Rome, est haut dans la maçonnerie, et les premiers ministres juifs Luzzati et Sonnino, ainsi que d’autres sénateurs et députés juifs, sont aussi, semble-t-il, des maçons. Ils prétendent avoir été fondés et suivre le rituel de «l’ancien écossais».

(Fin de la lettre)


Ceux que vous ne voyez pas sont ceux dont vous devez avoir peur et ils dirigent, entre autres, les académies militaires américaines, West Point, Annapolis et l’Air Force Academy, et le sous-secrétaire à la Défense, Mike Esper, sont reprenant maintenant le contrôle de l’arsenal nucléaire américain.

Erdogan et ses soutiens représentent un mélange séculaire entre la franc-maçonnerie séfarade, basée à l’origine dans ce qui avait été «Salonique», plus que la Turquie, et les cellules en Italie, en Suisse et en France qui ont commencé dans les années 70 sous le nom de «Opération Gladio» et ont formé le L’OTAN a financé le système racinaire de tous les grands groupes terroristes du monde aujourd’hui, avec les moins dangereux, Al-Qaïda et ISIS, ceux que vous voyez.

De The Hill, 2016:

Égypte: le bras de fer entre l'armée et les Frères musulmans

«Les Frères musulmans sont apparus en Égypte en 1928 et sont devenus l’organisation islamiste la plus influente du XXe siècle. Les Frères musulmans ont été créés par Hassan Al Banna, qui avait 22 ans et idolâtrait Adolf Hitler. Le père de Hassan Al Banna était un étudiant du Grand Mufti d’Égypte qui était également un Grand Maître de la Loge Unie d’Égypte, un franc-maçon. Le père de Hassan était lui-même un franc-maçon initié au sein de la franc-maçonnerie britannique.

Hassan a établi les Frères musulmans comme une version violente et répressive de la franc-maçonnerie basée sur une idéologie islamique radicale de la haine qui deviendrait l’idéologie centrale d’Al-Qaïda et de l’État islamique.

Lorsque les responsables du renseignement russes et syriens sont venus me voir avec l’histoire que je devais me concentrer sur les francs-maçons, j’étais hors de ma portée. Aucun de nous ne considère que l’Arabie saoudite et le Qatar, qui poussent des milliards dans le terrorisme, finançant certainement le 11 septembre, ce qui est communément connu, le font en combinaison avec des groupes qui contrôlent à 100% la France et l’Italie et dirigent maintenant la Grande-Bretagne sous Boris Johnson comme bien.

Ce sont les Kosher Nostra, ce sont les «foules» italiennes et juives en Amérique et ils font le lien entre les dirigeants politiques américains depuis George Washington, tous financés par l’argent des Rothschild .

De VT en 2018 et d’autres documents de base, une très bonne lecture.

En janvier 2011, j’ai introduit le concept de «Deep State» dans l’article Rogue America and the Quiet Mutiny. Cet article est reproduit ci-dessous. Jugez comment nous avons fait depuis. On ment aux Américains sur ce que Trump prévoit vraiment.

Source:Veterans Today


EN COMPLÉMENTAIRE

L’ORGANISATION GLADIO ET SES CONSÉQUENCES ACTUELLES

 

EN GROS VOICI

 

Le réseau Gladio : Armées secrètes d’Europe

L’organisation secrète «Stay behind», rebaptisée plus tard Gladio, le «glaive», a vu le jour en 1948 à l’initiative des États- Unis. Ses agents devaient être prêts à effectuer des missions d’espionnage et à commettre des actes de sabotage en cas d’offensive soviétique. Celle-ci n’ayant finalement pas lieu, ce sont les intérêts politiques des gouvernements de droite voire de groupes d’extrême droite que Gladio s’attache à défendre. Des contacts existent avec les différents services secrets nationaux, à l’abri de tout contrôle parlementaire. C’est le Shape (commandement militaire de l’Otan en Europe) qui assure la coordination.

 

Les réseaux Stay behind en Europe :

 

Jamais personne n’a mené l’enquête au sujet des activités du service de renseignement luxembourgeois et de celle des services secrets du monde entier au Luxembourg », notait un hebdomadaire indépendant luxembourgeois promouvant un livre, forcément sulfureux, sur le sujet [1][1]Le ballet des barbouzes. Au cœur de l’espionnage et des…. Il est vrai qu’établir l’histoire du renseignement au Luxembourg, quand il n’est déjà pas chose aisée dans de grands pays, relève de la gageure. L’absence de rapport parlementaire concernant les activités Stay behind au grand-duché participait de ces questions. Toutefois, depuis le 7 juillet 2008, un pan de cette histoire secrète de la guerre froide est désormais accessible [2][2]Chambre des députés, rapport de la Commission de contrôle…. Cette question était apparue au grand jour en novembre 1990 par les premières révélations concernant l’Italie, où cette histoire était connue sous le nom de « Gladio ». Toute une littérature s’est penchée sur la question [3][3]Jan de Willems, Gladio, Bruxelles, EPO, 1991 ; Hugo Gijsels,…, sans réellement la philosophie de ces activités couvertes qui avaient vu le jour en Europe occidentale. Comme toujours lorsqu’il est question de renseignement, elle avait profité des révélations sulfureuses propagées par les médias à propos des déviances engendrées par l’existence de ces réseaux en Italie. Dans une certaine mesure, le modèle italien était même devenu celui appliqué à une conspiration mondiale téléguidée par l’Alliance atlantique.

2L’inanité d’une telle construction intellectuelle se nourrissant de présupposés anti-américains limitait toute analyse historique sérieuse, autant qu’elle l’empêchait de faire surgir la réalité des événements, à commencer par la chronologie. L’initiative luxembourgeoise, après les enquêtes parlementaires suisse [4][4]Événements survenus au DMF [Département militaire fédéral] :…, italienne [5][5]Senato della Repubblica, Relazione sulla vicenda « Gladio »,…, belge [6][6]Sénat de Belgique, Enquête parlementaire sur l’existence en…, néerlandaise [7][7]Cf. le débat parlementaire dans Tweede Kamer, Handelingen van… et autrichienne [8][8]Œsterreichisches Bundesministerium für Inneres. Generaldirektor…, offre une occasion de revenir sur cette histoire méconnue. Depuis les dernières discussions sur le réseau Stay behind à la Chambre des députés, en décembre 1990, un instrument a renforcé les moyens de contrôle parlementaire luxembourgeois, permettant de se pencher sur cette question. La loi du 15 juin 2004 portant sur l’organisation du service de renseignement de l’État instaurait une commission de contrôle parlementaire de ses activités. En novembre 2005, des révélations entourant une série d’explosions du 30 mai 1984 au 25 mars 1986 dans le grand-duché, attribuée au groupe non identifié à ce jour des « Bommeléerten », permit une transmission, le 12 juillet 2007, de l’affaire au parquet de Luxembourg, pour une enquête judiciaire, et une question parlementaire le 31 janvier 2008, ouvrant une enquête sur l’implication du service de renseignement de l’État [9][9]Cf. les dossiers consacrés par le journal Luxemburger Wort….

UNE OPÉRATION DE GUERRE FROIDE

3Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, personne dans le monde du renseignement américano-britannique en mutation ne pensait que « le modèle que nous avions utilisé dans la résistance européenne contre les nazis ne puisse pas être approprié face à la menace totalitaire qui cherche à enrôler et pas seulement à soumettre les populations qu’elle occupait » [10][10]William Colby, Honorable Men : My Life in the CIA, New York,…. Le 12 février 1948, après le coup de Prague, la CIA entreprit de systématiser cette lutte qui s’inscrivait dans un contexte de plus en plus brûlant : en mars débuta le blocus de Berlin. Le 18 juin, le National Security Council adoptait la résolution NSC 10/2 chargeant l’Office of Special Project d’établir un programme d’action couverte. En octobre 1950, était créé l’Office of Policy Coordination (OPC). Dans le contexte d’une guerre de Corée s’éternisant, il fut bientôt chargé par le département de la Défense d’établir un réseau Stay behind en Europe occidentale et d’organiser des réseaux de résistance en Europe orientale [11][11]Harry Rositzke, The CIA’s Secret Operations : Espionage,…. Dans le même temps, de l’autre côté de l’Atlantique, les responsables politiques et militaires estimaient qu’il fallait éviter, en cas d’un nouveau conflit, les erreurs qui avaient été commises pendant la Seconde Guerre mondiale.

4Préalablement à toute coordination internationale, les principaux services spéciaux occidentaux entreprirent de réactiver leurs réseaux de résistance non communistes. En France, avant la désormais connue mission 48, aussi connue sous les noms arc-en-ciel et rose des vents, eut lieu la mission Smala. Au cours de l’année 1947, certains anciens de la France libre, comme le lieutenant François Meyer, furent réveillés par la direction de la surveillance du territoire pour constituer « un réseau de vigilance et de protection intérieure, de Stay behind, comme disent les Anglo-Saxons» [12][12]François Lenoir, Un espion très ordinaire. L’histoire vue du…. En cas d’invasion soviétique, irrésistible selon les sentiments de l’époque, ils devaient rejoindre l’Afrique du Nord par l’Espagne afin de préparer la reconquête nationale [13][13]Entretien de l’auteur avec le général Meyer du 19 décembre 1994.. On trouve là la philosophie générale des réseaux Stay behind, à savoir évacuer les gouvernements nationaux vers des territoires libres et maintenir des contacts sûrs avec ceux qui étaient restés au pays. Entre mai et septembre 1946, les ressorts de l’affaire « Passy », cabale médiatique lancée contre le colonel André Dewavrin, fondateur des services de renseignement de la France libre, montraient combien les habitudes nouées pendant la Seconde Guerre mondiale restaient vivaces [14][14]Le 4 mai 1947, le traité de Dunkerque inaugurait une…. Dans une Europe continentale en proie à la menace communiste, le MI-6 s’activait pour établir des réseaux dormants. À l’hiver 1948-1949, son chef, Stewart Menzies, convint avec le Premier ministre belge Paul-Henri Spaak de poursuivre la « coopération […] entre les services spéciaux […] sur base de ces traditions qui datent de la Première Guerre mondiale » [15][15]Sénat de Belgique, op. cit., p. 17-18., ou à tout le moins depuis le 11 mai 1942 [16][16]Emmanuel Debruyne, « Un service secret en exil.…. Bien que l’agent bruxellois de l’Office of Policy Coordination fût invité à rejoindre le Tripartite Meeting Belgium Brussels, il se retrouva dans la même position que son homologue de l’Office of Strategic Services naguère, à faire figure de bénéficiaire secondaire privilégié. De même, cette coopération fonctionna sur le même mode d’exclusivité que pendant la Seconde Guerre mondiale [17][17]Ainsi, le Stay behind suisse n’entretenait aucune relation avec…, et le Luxembourg fut totalement absorbé par le couple britannico-belge [18][18]Cf. Georges Heisbourg, Le gouvernement luxembourgeois en exil,….

5La guerre de Corée constitua un réchauffement inquiétant de la guerre froide. La question des réseaux Stay behind, comme bien d’autres questions d’ordre européen, fut évoquée au sein de l’union occidentale, conclue deux ans plus tôt entre la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Il fut décidé de constituer un organe de coordination. En juillet 1951, les activités du comité clandestin de l’union occidentale furent transférées, sur l’initiative du commandant militaire de l’Alliance atlantique, le général Dwight D. Eisenhower, au Coordination and Planning Committee (CPC), une structure qu’il est difficile de situer dans l’organigramme de l’Alliance atlantique, sinon en « liaison directe et officielle » avec le Supreme Headquarters Allied Powers Europe (SHAPE). Tout juste peut-on dire qu’il était « composé à la base de représentants des Services spéciaux britanniques, français et américains, mais qu’il [obtint], une fois créé officiellement, la collaboration des Services spéciaux des autres nations de l’OTAN toutes les fois que leurs intérêts nationaux seraient en jeu » [19][19]Compte rendu de la dixième réunion du Comité clandestin de…. Ainsi, la participation des services néerlandais, belges et luxembourgeois en pleine (ré)organisation à partir des personnels résistants ne pouvait être envisagée au CPC. Pas plus qu’italiens d’ailleurs…

6Toutefois, des représentants des trois premiers furent invités à suivre les travaux des deux groupes de travail, Operational Clandestine Intelligence (renseignement) et Escape & Evasion (fuite et évasion) du CPC. Ce ne fut qu’au lendemain du soulèvement hongrois que le Luxembourg adopta le « dispositif de temps de guerre selon les directives du CPC ». Le 5 février 1957 [20][20]Le Stay behind luxembourgeois s’inscrivait dans les mêmes…, le chef du 2e bureau de l’armée luxembourgeoise – qui faisait encore fonction de service spécial militaire – demanda au chef d’état-major de mettre à sa disposition « un officier spécialisé en la matière et qui serait envoyé dès à présent à la sous-commission créée par le CPC et composée des représentants de chaque pays intéressé ». Ainsi le grand-duché se mettait-il dans les conditions de rejoindre, comme l’avaient fait avant lui ses partenaires du Benelux, l’Allied Coordination Committee (ACC), constitué le 30 avril 1958 à partir des deux groupes de travail du CPC. Il s’agissait d’un

« comité régional réunissant six puissances dont le but est de fournir une consultation mutuelle et de développer des avis de politique en matière d’intérêts communs concernant le stay behind dans les pays concernés d’Europe occidentale. […] Les six membres, bien qu’ils agissent en consultation avec les autres partenaires, gardent néanmoins leur autonomie et le contrôle de leurs ressources nationales » [21][21]Sénat de Belgique, op. cit., p. 21-22 et Chambre des députés,….

 

7Le 23 avril 1959, le Luxembourg pouvait entamer son intégration au sein du dispositif de l’ACC [22][22]Lettre du chef des services spéciaux luxembourgeois au…. Il acceptait ainsi de s’accorder avec ses autres partenaires [23][23]L’Allemagne, l’Italie, le Danemark et la Norvège rejoignirent… pour développer une politique commune en matière de Stay behind, mais conservait son autonomie d’organisation. De même, cette coordination n’intervenait pas dans le cadre de l’OTAN, bien que tous ces pays en fussent membres et qu’ils profitassent des rencontres organisées dans ce cadre pour tenir leurs réunions jusqu’en octobre 1990. Par ailleurs, compte tenu de la particularité des relations qu’entretiennent le grand-duché et le royaume de Belgique depuis 1921, il semble qu’une coopération s’organisa entre les deux structures Stay behind. Enfin, comme le montrait déjà le Tripartite Meeting Belgium Brussels, le Luxembourg fut associé au couple belgo-britannique [24][24]Dans les années 1950, la représentation militaire….

LE STAY BEHIND RATTACHÉ AU SERVICE DE RENSEIGNEMENTS

8Le processus proprement luxembourgeois se développa dans le cadre de la loi du 30 juillet 1960, concernant la protection des secrets intéressant la sécurité extérieure de l’État. Était créé un service de renseignements (SRE) civil, placé sous l’autorité directe du ministre d’État, président du gouvernement, qui en déterminait l’organisation et les relations avec les autres administrations. Le nouveau service se vit ainsi accorder certaines dérogations, notamment dans les domaines du recrutement de personnel [25][25]En principe seulement par voie de détachement. et de la gestion budgétaire [26][26]Les fonds du service furent mis pour autant que de besoin à la…. L’arrêté ministériel du 22 novembre 1960 concernant l’organisation intérieure du service de renseignements prévoyait la constitution d’un groupe « Plans », dont le chef était « chargé de l’élaboration de tous les plans relatifs à des missions spéciales. Il fut responsable du recrutement, de l’instruction et de l’affectation du personnel chargé de ces missions ainsi que de la mise à disposition du matériel requis ».

9Ce groupe n’était autre que la section spéciale du service de renseignements chargée de la planification de guerre, de concert avec les services alliés au sein de l’ACC. Il était responsable au grand-duché du réseau Stay behind. Le Luxembourg adoptait la même solution que la Belgique de faire gérer la structure clandestine par un service civil [27][27]En Belgique, la structure Stay behind était composée de la…, en collaboration avec l’armée. De même, un projet d’arrêté précisait qu’ « un cloisonnement est établi entre la section “Opérations” et la section “Plans” », cette dernière étant directement soumise à l’autorité du directeur du service ou de son adjoint. Une réorganisation interne du SRE, par arrêté ministériel du 6 juillet 1981, transforma les anciens « groupes » en « branches ». Mais s’il décrivait beaucoup plus en détail la structure interne du service que celui de 1960, il n’en livrait naturellement aucun pour le « Plans ». Bien entendu, sa mission restait inchangée, comme son organisation. Elle restait sous la responsabilité d’un officier de l’armée détaché et de deux instructeurs. Ces derniers s’occupaient de la création et de la maintenance, en temps de paix, d’un réseau d’agents clandestins spécialement recrutés, entraînés et organisés pour rester sur place et opérer à partir du pays après l’occupation par l’ennemi.

10La « conception luxembourgeoise de l’organisation Stay behind »prévoyait explicitement que la structure était aux ordres du gouvernement luxembourgeois, opérait exclusivement sur le territoire national et ne se mettait en œuvre qu’après l’occupation du territoire national par l’ennemi.

11Le « dispositif de temps de guerre selon les directives du CPC » de 1957 envisageait trois grandes catégories de missions : le renseignement, l’infiltration/exfiltration, les actions.

12La première se résumait à la collecte d’informations d’ordre général, économique et militaire, et à leur transmission par radio à la base clandestine alliée. La seconde consistait à organiser le transit clandestin de personnel et de matériel par voie terrestre ou aérienne. Afin d’assurer l’évacuation du gouvernement, de la famille grand-ducale et des personnes clés de l’administration publique, des plans de repli furent élaborés et des réserves en ressources matérielles (véhicules, essence…) constituées. Les agents reçurent une formation pour préparer et baliser une zone en vue d’un parachutage, d’un ramassage en vol et d’un atterrissage d’hélicoptère.

13La dernière mission couvrait le sabotage, les Psy Ops (opération psychologique), le soutien aux mouvements de résistance et l’appui aux Unorthodox Military Forces (forces spéciales militaires). Toutefois, dans la terminologie Stay behind, le terme « actions » signifiait le plus souvent opérations de sabotage.

« De par sa situation démographique particulière, le Luxembourg ne peut sepermettre de recruter et d’instruire des agents destinés à des actions de sabotage. Toutefois, il accepte les propositions du Royaume-Uni pour organiser des groupes clandestins d’action (CAG) et de les instruire en temps de guerre, groupes recrutés parmi le personnel luxembourgeois ayant pu regagner le Royaume-Uni. Ces CAG seront aux ordres du gouvernement luxembourgeois, et le cas échéant, du cadre national de l’ACB, mais sont uniquement destinés à remplir des missions requises par le commandement militaire allié. » [28][28]Note de la branche « Plans » du 21 mars 1977, citée dans…

 

14Les agents luxembourgeois ne furent pas plus formés aux Psy Ops. Comme il n’était pas plus prévu d’intégrer les agents dans des groupes locaux de résistance, l’appui aux UMF se résuma à recueillir et à guider de petites équipes, à leur fournir des renseignements et à les approvisionner.

15À la différence de l’organisation belge, la structure Stay behind luxembourgeoise ne fut pas complétée d’une structure militaire dédoublée. De ce fait, il en découla une autre logique de recrutement, ou plutôt de cooptation. Comme partout en Europe, les candidats étaient des nationaux apolitiques. En outre, ils devaient jouir d’une bonne réputation et n’avoir commis aucune infraction pénale. Ils étaient affectés à une zone d’opérations dans laquelle ils étaient domiciliés. L’agent idéal était marié, exerçant un métier qui lui laissait assez de temps et de liberté de mouvement et n’appartenait plus à la réserve de l’armée.

16Après leur recrutement, les agents identifiés recevaient une formation individualisée et régulière leur dispensant des connaissances spécifiques et théoriques nécessaires à l’accomplissement de leur mission. Selon la disponibilité de l’agent, les cours avaient lieu hebdomadairement pendant une période d’une à deux années et comportaient une instruction sur l’organisation et la direction d’un réseau clandestin, la sécurité individuelle et collective, le comportement conspiratif, les communications, des sujets techniques comme les transmissions, la lecture de cartes, l’identification du matériel d’armement ennemi, des exercices pratiques, des instructions opérationnelles.

17Cette instruction initiale était complétée régulièrement par des mises à niveau bimestrielles destinées à rafraîchir leurs connaissances et à tenir compte de l’évolution des technologies et des procédures à utiliser. Cet entraînement permettait au Luxembourg de mettre en place un réseau clandestin de responsables de la mission « fuite et évasion », mais aussi d’agents d’infiltration et de soutien des éléments alliés chargés de préparer la reconquête. Ces opérations pouvaient se faire par voie terrestre ou par voie aérienne.

18Pour s’acquitter de ces missions, les agents étaient équipés de matériel radio et cryptographique. Ils disposaient également de moyens opérationnels tel qu’un plan de transmissions, pour les opérateurs radio, une ou plusieurs boîtes à lettre (mortes ou vivantes), des blocs code, un ou plusieurs lieux de contact frontière, où des infiltrations/exfiltrations auraient pu être opérées, et une zone de largage et d’atterrissage pour hélicoptère. Les descriptions de ces moyens, propres à chaque agent, étaient enfermées dans une boîte scellée qui leur était distribuée dès le temps de paix, mais qu’ils ne pouvaient ouvrir qu’au moment de leur activation, soit après l’occupation du territoire national. Ils ne disposaient pas d’armes et ne furent pas formés pour le combat armé. La cache d’armes aménagée en 1973 leur était inconnue ; elle était uniquement destinée à servir en temps de guerre [29][29]Elle était constituée de trois caisses en zinc, chacune….

19En dehors de leurs périodes de formation et d’entraînement, les agents formaient des cellules dormantes destinées à être activées uniquement en cas d’occupation ennemie. Ils n’étaient pas rémunérés par le service de renseignements, s’engageant à titre volontaire et bénévole ; ils avaient simplement droit à un remboursement de frais occasionnels, comme les déplacements.

LE CONTRôLE POLITIQUE DU RéSEAU STAY BEHIND LUXEMBOURGEOIS

20Un des principaux problèmes avec les structures Stay behind reste le degré de connaissance qu’en avaient les dirigeants politiques. Le principal écueil réside dans la place institutionnelle des services de renseignement et de l’organisation interne du réseau dormant. Ainsi, en Belgique, les ministres de la Défense et, parfois, de la Justice, responsables des services de tutelle du Stay behind, furent dans l’ensemble informés, mais pas les Premiers ministres [30][30]Sénat de Belgique, op. cit., p. 227-242.. Contrairement à ce que Jacques Santer laissa entendre devant les députés le 14 novembre 1990 [31][31]Luxemburger Wort du 15 novembre 1990., la nature plus restreinte du mode de gouvernement luxembourgeois fit que les autorités furent informées de leur concept et de leurs activités dès leur création. La participation du grand-duché au CPC, en février 1957, puis à l’ACC, en avril 1959, découlait de décisions gouvernementales, prises par les ministres successifs de la Force armée, Pierre Werner, puis, en mars 1959, Eugène Schaus. Une note manuscrite du chef du 2e bureau du 14 mai 1959 confirme le passage de consigne à ce sujet entre les deux ministres. L’adoption de la loi de juillet 1960 transféra l’autorité sur le Stay behind de l’armée luxembourgeoise au Service de renseignements nouvellement créé, comme la responsabilité politique du ministre de la Force armée au ministre d’État, président du gouvernement [32][32]De juillet 1960 à la dissolution du réseau Stay behind en….

« Outre que le concept même du Stay behind a été expliqué et développé aux autorités politiques compétentes dès sa création et sa mise en œuvre […], chaque exercice, national ou international, au Luxembourg ou à l’étranger, avec participation luxembourgeoise a, au préalable, fait l’objet d’une demande d’autorisation sous forme de lettre, introduite par le Directeur du service de renseignements auprès de l’autorité politique compétente. Dans ces demandes, le directeur prit soin de présenter minutieusement l’objet des exercices. » [33][33]Rapport du directeur du Service de renseignements, Charles…

 

21Par ailleurs, lors d’une réunion d’information organisée en juillet 1985 au profit de Jacques Santer et de son ministre de la Force publique, Marc Fischbach,

« la structure, le fonctionnement et les activités du service leur ont été exposés au moyen de transparents overhead. Dans ce contexte, le concept Stay behind a été expliqué et l’exposé était suivi de la visite des bureaux du Stay behind avec présentation de l’équipement des agents du Stay behind. Par la suite, avec l’accord de principe de M. le Premier ministre, un certain nombre de personnalités du gouvernement, du Conseil d’État et de la Chambre des députés ainsi que certains hauts fonctionnaires et magistrats ont répondu à l’invitation du directeur du SRE et ils ont pu suivre le même programme de présentation » [34][34]Ibid..

 

22Une liste manuscrite retrouvée dans un dossier aux archives du SRE, probablement constitué lors de l’enquête de 1990, indique qu’entre juillet 1985 et juin 1987, des politiques de tout le spectre luxembourgeois non communiste (chrétiens-sociaux, ouvriers socialistes, démocratiques) participèrent à ces briefings. Il y avait naturellement des ministres en fonction, Jacques Santer, Marc Fischbach, Jacques F. Poos [35][35]Vice-président du gouvernement, ministre des Affaires…, Robert Goebbels [36][36]Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commerce…, Jean Spautz [37][37]Ministre de l’Intérieur, ministre de la Famille, du Logement…, Émile Krieps [38][38]Secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur (1972-1974),…. Il y avait des députés Willy Bourg, François Colling, Edouard Juncker, Henri Grethen [39][39]Député (1984-1999) et secrétaire du Parti démocratique…, et des hauts fonctionnaires, comme les diplomates Jean-Jacques Kasel [40][40]Chef de cabinet de Gaston Thorn, ministre des Affaires… et Jean Dondelinger [41][41]Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères…. Il sembla même qu’un certain consensus existât. Sous le mandat du socialiste Jacques Poos aux Affaires étrangères, certaines dépenses affectées directement aux besoins du réseau furent imputées sur le budget du ministère.

23Ainsi, la plus importante dépense jamais réalisée par le Stay behind était liée à l’acquisition de radios cryptées de type Harpoon, produites par la société allemande AEG Telefunken ; ce système permettait d’envoyer des messages cryptés à 6 000 km, permettant aux réseaux d’entretenir des relations entre eux, mais également de joindre les différents centres de commandement, le MI6 et le gouvernement en exil en Grande-Bretagne comme la CIA aux États-Unis [42][42]Jusque-là, le Stay behind luxembourgeois était doté, à l’instar…. En 1986, le directeur du Service de renseignements précisait à Jacques Santer que :

« Depuis sa création, le SRE s’occupe de la mise en place, de l’entraînement et de l’équipement de structures clandestines Stay behind dont la mission est de supporter les autorités nationales en exil ainsi que le Commandement militaire allié en cas d’occupation par l’ennemi de notre territoire national. […] L’ACC a décidé début 1980 de faire développer à charge des membres un poste radio Harpoon façonné exclusivement à ses besoins spécifiques. Vu le nombre très restreint d’équipements à fabriquer ainsi que les conditions très sévères imposées quant à la sécurité des émissions, le CIA était conscient qu’une lourde charge financière s’en suivrait pour ses membres. […] Tout en restructurant nos réseaux de manière à ne plus avoir que le strict minimum des postes radio à acquérir, la dépense pour l’acquisition du nouveau système s’élèverait toujours à […] [43][43]Un système coûtait 82 298,70 DM en 1987 et le paiement… Fr. lux à échelonner sur quatre ans. »

 

24Le ministre d’État, président du gouvernement approuva le principe de la demande. Mais il enjoignit « M. le chef du SR de se mettre en rapport avec M. le directeur de l’Inspection générale des finances pour discuter des problèmes budgétaires » [44][44]Chambre des députés, op. cit., p. 12.. Le « remplacement de l’équipement radio spécial utilisé en cas d’occupation du territoire » fut inscrit à l’exercice 1987 du budget du service de renseignements, mais également à celui des Affaires étrangères. L’Inspection générale des finances fut également associée à la prise de décision, l’exécution budgétaire étant soumise au contrôle par la Chambre des comptes.

LE DÉMANTÈLEMENT DU STAY BEHIND LUXEMBOURGEOIS

25Le 14 novembre 1990, tirant les conséquences de la nouvelle donne géopolitique, mais également de la tempête médiatique européenne qui s’annonçait [45][45]Il s’en expliqua le même jour devant la Chambre des députés…, Jacques Santer donna à Charles Hoffmann « l’instruction de ne plus faire poursuivre par le Service de renseignements la mission dite Stay behind ni aucun des aspects qui en relevaient. Vous voudrez dès lors prendre les mesures nécessaires pour dissoudre ce réseau ». Le ministre d’État devançait de dix jours la décision de l’allié belge et de quatorze celle de l’italien d’en finir avec la guerre froide.

26Le directeur du Service de renseignements informa l’ACC/CPC de la fin de la collaboration luxembourgeoise, en avisa les services étrangers. Puis il signifia aux agents nationaux que leur mission était achevée. Ils devaient rendre leur équipement opérationnel. Leur relation avec le service fut ensuite interrompue. Conformément aux instructions et aux règlements en vigueur, les documents relatifs au Stay behind furent soit restitués à leurs autorités émettrices, soit détruits. La cache d’armes fut démantelée, les armes qu’elle contenait, soit détruites, soit prises en charge par le Musée militaire de Diekirch. Les radios Harpoon ainsi que le matériel de chiffrage furent mis à la disposition d’un pays allié qui avait décidé de maintenir en place ses réseaux clandestins.

27Le 10 janvier 1991, Jacques Santer adressa une dernière lettre aux agents du Stay behind luxembourgeois :

28« À tous les membres du réseau Stay behind

  « Madame, Monsieur,
« Au moment où, sur mes instructions, le Service de renseignements de l’État vient de procéder à la dissolution du réseau Stay behind – dont vous faisiez partie – il me tient à cœur de vous remercier de l’engagement dont vous avez fait preuve. Vos sentiments patriotiques vous ont amené à accepter, pendant des années, une mission ingrate à laquelle vous avez consacré une partie de votre temps libre sans avoir eu droit, et sans avoir prétendu, à la moindre indemnisation. Le service que vous avez rendu au pays est d’autant plus grand que, fermement ancré comme vous l’êtes dans le corps social, vous avez espéré au maintien de la paix, tout comme nos compatriotes, tout en préparant une éventualité cruelle que vous abhorriez tout autant que les autres Luxembourgeois. Vous avez accepté de tirer dès à présent les leçons des événements de 1940-1945 que la Résistance d’alors a dû apprendre à ses dépens et pour lesquelles elle a dû payer un tribut effroyable.
« Quoi qu’en disent certains, mal informés ou mal intentionnés, je vous assure que vous avez assumé une mission importante et que vous avez contribué à maintenir la crédibilité de notre patrie à l’égard de ses alliés. La dissolution du réseau Stay behind intervient pour des raisons qui sont étrangères à l’organisation et au fonctionnement du réseau qui, je le constate avec satisfaction, n’est jamais sorti du cadre légal.
« Ce sont, comme vous le savez, les changements importants qui se sont manifestés au niveau international, et qui sont pleinement apparus au récent Sommet CSCE à Paris, qui ont amené le gouvernement à reconsidérer les missions confiées au Service de renseignements, à l’instar d’ailleurs de ce qui s’est passé parallèlement dans d’autres pays de l’Alliance.
« Je m’excuse de m’adresser à vous sous cette forme anonyme mais je suis persuadé que vous comprendrez que je ne veuille pas, dans un document officiel, faire apparaître votre identité, bien que celle-ci, comme d’ailleurs celle de tous les agents du réseau, me soit connue depuis peu, ce qui m’a d’ailleurs permis, à l’égard du Parlement, de me porter fort de votre honorabilité.
« Avec ce qui sera sans doute le dernier contact du gouvernement et de ses services avec vous-même en tant qu’agent du réseau Stay behind, et avec mes remerciements personnels, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.
« Le Premier ministre, ministre d’État,
Jacques Santer. » [46][46]Ibid., p. 13.

 

29L’histoire du Stay behind luxembourgeois permet de remettre en perspective les révélations autour de « Gladio ». Comme l’avait rappelé Claude Silberzahn, ancien directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) dès 1995, le dispositif était connu sous la dénomination Stay behind partout en Europe occidentale et n’était « qu’une structure “dormante” et non armée, destinée à maintenir en place un réseau logistique – essentiellement de communication et d’exfiltration – en cas d’occupation du territoire par des forces ennemies » [47][47]Au cœur du secret. 1 500 jours aux commandes de la DGSE, Paris,….

30Et rien d’autre. Les détournements d’objectif en Italie, et certainement en Belgique et en Turquie, ne constituent pas une règle pour ces réseaux de la guerre froide, mais bien autant d’exceptions. L’erreur faite par certains, renouvelée une nouvelle fois en janvier 2008 dans la presse luxembourgeoise à propos des « Bommeléerten » [48][48]Chambre des députés, op. cit., p. 3 ; Michel Thiel, « Stay…, a été de croire et de prétendre le contraire.

31Pour bien comprendre la réalité des structures Stay behind, il fallait prendre leur histoire au commencement, et non succomber aux facilités médiatiques. Il ne fallait pas omettre de prendre en compte le contexte idéologique des années 1940-1950 et de ses poussées de peur [49][49]Cf. l’analyse du major D. H. Berger, USMC, à propos des…. Trois chronologies de départ apparaissent ainsi. Il convient de distinguer :

32— les pays « précurseurs » (1944-1949), réellement menacés par l’expansion communiste, directement comme la Grèce, l’Allemagne et l’Autriche, ou indirectement comme la France, l’Italie, la Norvège, la Belgique et les Pays-Bas ;

33— des pays qui rejoignirent le réseau entre la répression du soulèvement de Berlin-Est et celui de Budapest (1953-1956), comme la Suède, la Finlande, la Turquie, le Luxembourg, le Danemark ;

34— et celui des atypiques qu’étaient l’Espagne, le Portugal et la Suisse.

35Les raisons de rejoindre les structures Stay behind furent imposées par la situation géographique ou le résultat du durcissement des relations internationales, notamment à partir du déclenchement de la guerre de Corée. D’autres raisons plus locales étaient également à prendre en compte. Ainsi, au Luxembourg, la recherche d’un format adéquat de force armée entamée au lendemain du conflit mondial n’aboutit finalement qu’avec le vote de la loi d’organisation militaire du 17 juin 1952 [50][50]Cf. Jacques Leider, L’armée luxembourgeoise d’après guerre.…. Ce n’est qu’ensuite que s’élabora la doctrine d’emploi dans le cadre de la guerre froide, dont l’issue ne pouvait être différente, compte tenu de l’environnement opérationnel, des orientations prises par la participation du grand-duché au Comité clandestin de l’Union occidentale.

36Il serait tout aussi erroné d’y voir une volonté structurée de l’OTAN. Ce serait d’abord prêter beaucoup trop à cette alliance qui n’est qu’organisation politico-militaire. Ce serait ensuite méconnaître le fonctionnement des institutions intergouvermentales internationales. Dans le premier cas, il serait illusoire que l’Alliance atlantique ait pu mettre sur pied un service intégré de renseignement et d’action, alors qu’il s’agit là d’un domaine particulièrement sensible de souveraineté nationale ; il n’est qu’à voir les difficultés qui s’opposent aujourd’hui à une « communauté européenne du renseignement », malgré des conditions favorables liées à la lutte antiterroriste. Dans le second cas, il ne faut pas sous-estimer la fonction de paravent qu’offrent ces organisations, permettant de traiter en toute discrétion de questions dont on ne s’attend pas à débattre dans ces lieux. N’oublions pas que l’Union de l’Europe occidentale a abrité les négociations d’entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne, contribuant à lever les objections françaises…

37Enfin, il ne faut pas négliger la part de schizophrénie des services de renseignement, particulièrement pendant la guerre froide. Les débordements italiens trouvaient leur origine dans un État défaillant et d’un interventionnisme américain forcené. En même temps que l’OPC mettait en place un projet de propagande électorale, une autre branche de l’OPC montait le Stay behind… Que les deux projets aient fini par utiliser les services des mêmes Italiens montrait plutôt un défaut de coordination au sein de la CIA, ce que l’observation d’autres opérations confirmait, qu’une volonté de jouer quelque stratégie de tension [51][51]Cf. Arthur E. Rowse, « Gladio : The Secret US War to Subvert…. Le cas luxembourgeois laisse éclater autre chose, l’erreur de voir la main de l’OPC derrière l’organisation de ces réseaux, alors que leur paternité en reviendrait effectivement au MI-6…


EN DEUXIÈME COMPLÉMENTAIRE

Attentat de Bologne : les documents secrets sur Gladio et la Loge maçonnique P2 rendus accessibles par le gouvernement italien

 

 

Il est 10h25, le 2 août 1980 lorsqu’une bombe de très forte puissance détruit le hall de la gare de Bologne. 85 hommes, femmes et enfants périrent dans ce qui demeure aujourd’hui l’attentat le plus sanglant jamais commis en Italie. Deux cents autres victimes ont été blessées. Depuis cette date, les familles de victimes n’ont cessé de réclamer la vérité complète sur les circonstances dans lesquelles les poseurs de bombe, identifiés et jugés définitivement en 1995, ont commis cet attentat attribué aux néofascistes mais dans lesquelles des membres des services officiels de l’Etat ont été impliqués et condamnés.

Le 2 août est considéré en Italie comme la journée de la mémoire de tous les massacres terroristes. La reconstruction de la gare a préservé le trou causé par l’explosion dans la salle d’attente et même l’horloge, qui indique encore 10h25.

Horloge gare de Bologne l’heure de l’explosion

 

 

 

 

Les documents rendus accessibles par les autorités italiennes

À l’occasion de la 41e commémoration du jour anniversaire de l’attentat, Mario Draghi, président du Conseil des ministres, a signé une directive permettant d’accéder à l’ensemble de la documentation concernant l’organisation « Gladio » et la loge maçonnique P2.

Cette décision vient compléter d’autres initiatives prises dans les années 2000 pour tenter d’éclairer les circonstances et les responsabilités dans la commission de plusieurs attentats commis dans les années 70-80 pour influencer la vie politique italienne.

Toutes les ombres n’ont pas été dissipées

Pour ce 41e anniversaire de l’attentat de Bologne, Sergio Mattarella, le président de la République a adressé aux proches des victimes un message dans lequel il indique : « Toutes les ombres n’ont pas été dissipées et la recherche d’une vérité complète fait toujours l’objet d’un engagement fort”.

Jour du souvenir du massacre de la gare centrale de Bologne en 1980.

Des procès successifs pour une vérité à tiroirs, le dernier vient de s’ouvrir

Sur le terrain judiciaire, l’attentat de Bologne a mené à plusieurs procès avec de premières condamnations en 1988 et la révélation d’éléments de vérité mais partiels. Si l’enquête initiale a duré presque quinze ans, la pression des familles n’a jamais cessé pour exiger une vérité complète sur les circonstances de l’attentat mais aussi et surtout sur les responsabilités des commanditaires. Ce qui a conduit à mener de nouveaux devoirs d’enquête.

Exiger une vérité complète

Plusieurs tentatives d’égarer les enquêteurs sur de fausses pistes ont été entreprises ce qui a permis de consolider l’hypothèse de la conspiration. D’autant que des membres élevés de la hiérarchie des services secrets militaires ont été impliqués dans la mise en place de ces fausses pistes. Notamment le placement d’une bombe similaire à celle de Bologne dans le train Tarente-Milan en janvier 1981 de manière à reporter les suspicions vers d’autres auteurs.

Un nouveau procès pour cerner le rôle des échelons supérieurs

Aujourd’hui en 2021, un ultime procès à Bologne livre de nouveaux éléments qui pourraient mettre un terme à un long combat entamé par les familles soutenues par une grande partie de la classe politique italienne qui souhaite sortir de cette sombre période des années noires.

L’un des procès les plus importants jamais organisés dans notre pays

Pour Giuliano Turone, qui a découvert les listes de membres de la Loge P2 et qui s’exprime dans le quotidien La Republica ce procès à Bologne centré sur le rôle de Licio Gelli pourrait être déterminant : « Je pense que c’est l’un des procès les plus importants jamais organisés dans notre pays. Celui qui, plus que tout autre, va au fond du rôle joué par les échelons supérieurs dans la stratégie de la tension ».

Pour Marta Cartabia, la ministre de la Justice présente lors de la cérémonie d’anniversaire de l’attentat : « Il n’y a pas de justice sans une enquête complète sur les faits et les responsabilités » a-t-elle indiqué avant d’annoncer le renforcement du pôle des magistrats à Bologne.

Les audiences du procès sont suspendues durant l’été et reprendront en septembre. Le rythme devrait se poursuivre ensuite de manière soutenue afin de clore le procès au début de l’année 2022.

Une volonté de subvertir les équilibres politiques constitutionnels

De premières condamnations définitives sont tombées en 1995. On peut déjà y lire dans les attendus de l’arrêt prononcé : « l’existence d’une vaste association subversive composée, d’une part, par des éléments provenant des mouvements néofascistes dissous […] et d’autre part, par Licio Gelli, le chef de la loge « Propaganda Due », Francesco Pazienza, le collaborateur du directeur général du service de renseignement militaire SISMI, et deux autres officiers du service, le général Pietro Musumeci et le colonel Giuseppe Belmonte ».

Volonté de consolider les forces hostiles à la démocratie

Dans le jugement sur les mobiles on peut lire, une volonté : « d’un côté de vouloir subvertir les équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et de l’autre […] de favoriser les auteurs d’entreprises terroristes qui pouvaient s’inscrire dans leurs plans « .

Le circuit de l’argent, la Suisse et le Vatican

Selon l’hebdomadaire italien Expresso en décembre 2020, le financement de l’attentat a été effectué via des comptes suisses par le versement d’un montant de cinq millions de dollars américains volé à la Banco Ambrosiano mise en faillite par le banquier Roberto Calvi.

La piste de l’assassinat de Roberto Calvi

Ce qui a permis de relancer la piste de l’assassinat de Calvi, retrouvé pendu à Londres à la suite d’un prétendu suicide. L’homme s’apprêtait-il face à la déconfiture de sa banque à dénoncer les agissements du groupe de Gelli et sa responsabilité dans l’attentat de Bologne ? Ou de menacer de le faire si l’on ne remettait pas sa banque à flot ? Ces questions sont au cœur d’un nouveau procès en cours à Bologne et dans lequel les derniers protagonistes du dossier encore en vie sont invités à venir s’expliquer sur ces nouveaux éléments.

A mon avis, nous nous rapprochons de la vérité complète

Paolo Bolognesi, président de l’association des parents des victimes du massacre de Bologne, en est convaincu. Mais, ajoute-t-il, « le problème sera d’aller vraiment au fond des choses« .

De Mussolini à l’intégration aux structures occidentales de l’après-guerre

Les éléments récents apparus confirmeraient l’implication de hauts responsables des services de sécurité italiens ainsi qu’un proche du Vatican, Licio Gelli, décédé en 2015 et qui fut le grand ordonnateur d’un groupe secret dénommé Loge P2 pour « Propaganda Due ».


À lire aussi: Réseau « Gladio », le « patron » des espions s’exprime pour la 1ère fois depuis 1991


Ce groupe dissimulé sous les traits d’une loge maçonnique régulière visait à orienter la politique italienne dans une direction conforme aux intérêts de leurs mandants, manipulant allègrement dans la transversalité les différentes institutions de l’Etat ainsi que les extrémistes de tous poils, de gauche et de droite.

Le passé du Grand maître Lucio Gelli mène à l’Italie de Mussolini dans laquelle il a joué un rôle actif puis après la seconde guerre mondiale, aux structures de la Défense occidentale dans lesquelles Gelli a su opportunément se recycler pour poursuivre ses activités sous la bannière de l’anticommunisme. Comme l’ont fait aussi en Allemagne, dès 1945, d’anciens agents du renseignement nazi sous la direction de Reinhard Gehlen.

Un réseau « Gladio » à géométrie variable selon les pays et les époques

Des ramifications internationales reliant différents pays européens aux Etats-Unis sont à l’origine du réseau « Gladio ». Les autorités politiques de l’après-guerre ont avalisé l’existence de ce réseau destiné à protéger les démocraties « libérales » du danger communiste.

En fonction des rapports de force politiques internes au sein des pays concernés, dont la Belgique, ce « réseau » avait des missions plus ou moins offensives ou défensives. De l’ingérence à la contre subversion, ce réseau de « gladiateurs » dont la dénomination variait selon les particularités locales regroupait des civils et des militaires tous assurés de voir leur identité rester secrète.

Dans l’Italie des années 80, la perspective de voir le parti communiste arrivé au pouvoir en coalition avec la Démocratie chrétienne a semé l’effroi dans les milieux atlantistes, l’Italie occupant sur le plan militaire une position stratégique avec une base américaine importante. L’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, leader de la gauche de la démocratie chrétienne par les « brigades rouges » viendra mettre un terme aux perspectives de rapprochements des deux partis.

Aldo Moro, prisonnier des Brigades rouges en Italie en février 1979.


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Notes

 

  • [1]
    Le ballet des barbouzes. Au cœur de l’espionnage et des services secrets au Luxembourg, Luxembourg, Les éditions de « L’investigateur », 2005.
  • [2]
    Chambre des députés, rapport de la Commission de contrôle parlementaire du Service de renseignement de l’État, Les activités du réseau Stay behind luxembourgeois (Luxembourg, 2008), hhhhttp:// wwww. gouvernement. lu/ salle_presse/ actualite/ 2008/ 07-juillet/ 10-chd_commission/ STBH.pdf.
  • [3]
    Jan de Willems, Gladio, Bruxelles, EPO, 1991 ; Hugo Gijsels, Network Gladio, Louvain, Utgeverij Kritak, 1991 ; Leo Müller, Gladio. Das Erbe des Kalten Krieges. Der NATO Geheimbund und sein deutscher Vorläufer, Hambourg, Rowohlt, 1991 ; Jean-François Brozzu-Gentille, L’Affaire Gladio. Les réseaux secrets américains au cœur du terrorisme en Europe, Paris, Albin Michel, 1994 ; Ronald Bye, Finn Sjue, Norges Hemmelige Haer. Historien om Stay Behind, Tiden Norsk Verlag, Oslo, 1995 ; William Blum, Killing Hope. Us Military and CIA Interventions since World War II, Maine, Common Courage Press, 1995 ; Emanuele Bettini, Gladio. La republica parallela, Milan, Ediesse, 1996 ; Jens Mecklenburg, Gladio. Die geheime terrororganisation der Nato, Berlin, Elefanten Press, 1997 ; Fulvio Martini, Nome in codice : Ulisse, Milan, Rizzoli, 1999 ; Daniele Ganser, NATO’s Secret Armies. Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, Londres, Franck Cass, 2005 (éd. franç. Les Armées secrètes de l’OTAN. Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest, Parcis, Demi-Lune, 2007).
  • [4]
    Événements survenus au DMF [Département militaire fédéral] : rapport de la Commission d’enquête parlementaire (CEP DMF) du 17 novembre 1990, au nom de la Commission Carlo Schmid, Werner Carobbio, no 90.022 (s.l.n.d. [Berne], [OCFIM], [1990]).
  • [5]
    Senato della Repubblica, Relazione sulla vicenda « Gladio », presentata dal Presidente del Consiglio dei ministri. Communicata alla Presidenza il 26 febbraio 1991 et Senato della Repubblica, Commissione parlamentare d’inchiesta sul terrorismo in Italia e sulle cause della mancata individuazione dei responsabiliy delle stragi : Il terrorismo, le stragi ed il contesto storico politico, redatta dal presidente della Commissione, Senatore Giovanni Pellegrino (Rome, 1995).
  • [6]
    Sénat de Belgique, Enquête parlementaire sur l’existence en Belgique d’un réseau de renseignement clandestin international, rapport no 1117-4 fait au nom de la Commission d’enquête par MM. Erdman et Hasquin, 1990-1991, hhhttp:// wwww. senate. be/ lexdocs/ S0523/ S05231297. pdf.
  • [7]
    Cf. le débat parlementaire dans Tweede Kamer, Handelingen van 21 November 1990, nos 21895-1, 26-1559 et 26-1560.
  • [8]
    Œsterreichisches Bundesministerium für Inneres. Generaldirektor für die öffentliche Sicherheit. Mag. Michael Sika, Bericht betreff US Waffenlager (Wien, 28 November 1997).
  • [9]
    Cf. les dossiers consacrés par le journal Luxemburger Wort ((((http:// wwww. wort. lu/ articles/6107682.html) et la radio RTL ((((http:// wwww. rtl. lu/ cms/ news/ dossier/ )ainsi que le rapport de la Commission luxembourgeoise de contrôle parlementaire du Service de renseignement de l’État, Le rôle du service de renseignements dans le cadre des enquêtes relatives à l’affaire des attentats à l’explosif des années 1984 à 1986 (Luxembourg, 2008), hhhhttp:// wwww. gouvernement. lu/ salle_presse/ actualite/ 2008/ 07-juillet/10-chd_commission/bomm.pdf. Cf. aussi la notice « Bommeleeër » sur Wikipedia, établie entre novembre 2007 et juillet 2008 (((http:// lb. wikipedia. org/ wiki/ Bommelee%C3%Abr).
  • [10]
    William Colby, Honorable Men : My Life in the CIA, New York, Simon & Schuster, 1978, p. 91.
  • [11]
    Harry Rositzke, The CIA’s Secret Operations : Espionage, Counterespionage and Covert Action, Boulder, Westview Press, 1988, p. 166.
  • [12]
    François Lenoir, Un espion très ordinaire. L’histoire vue du SDECE, Paris, Albin Michel, 1998, p. 131.
  • [13]
    Entretien de l’auteur avec le général Meyer du 19 décembre 1994.
  • [14]
    Le 4 mai 1947, le traité de Dunkerque inaugurait une collaboration militaire franco-britannique dont les origines puisaient dans l’Entente cordiale.
  • [15]
    Sénat de Belgique, op. cit., p. 17-18.
  • [16]
    Emmanuel Debruyne, « Un service secret en exil. L’Administration de la sûreté de l’État à Londres, novembre 1940 – septembre 1944 », Cahiers d’histoire du temps présent / Bijdragen tot de Eigentijdse Geschiedenis, no 15, 2005, p. 345.
  • [17]
    Ainsi, le Stay behind suisse n’entretenait aucune relation avec les structures de l’OTAN, mais bien, à compter de 1967, avec le MI-6 (Rapport sur la nature des liens éventuels entre l’organisation P-26 et des organisations analogues à l’étranger, 30 octobre 1991, président de la Confédération Cotti et chancelier de la Confédération Couchepin, no ad 90 . 022 [1991-775], p. 20).
  • [18]
    Cf. Georges Heisbourg, Le gouvernement luxembourgeois en exil, 4, Luxembourg, Saint-Paul, 1991, p. 89-163, et Géry Meyers, La Résistance luxembourgeoise et le renseignement de 1940 à 1944, maîtrise, histoire, Université de Paris IV, 1999, p. 87-101.
  • [19]
    Compte rendu de la dixième réunion du Comité clandestin de l’Union occidentale du 28 avril 1952 à Londres, propos du chef de la délégation britannique, cité par la Chambre des députés, op. cit., p. 6-7.
  • [20]
    Le Stay behind luxembourgeois s’inscrivait dans les mêmes limites chronologiques que le réseau helvétique, dont les réflexions liminaires s’échelonnaient entre le 3 décembre 1956 et le 17 octobre 1957. Le service P-26 ne fut fondé qu’une décennie plus tard (Événements survenus au DMF,op. cit., p. 180-183).
  • [21]
    Sénat de Belgique, op. cit., p. 21-22 et Chambre des députés, op. cit., p. 7.
  • [22]
    Lettre du chef des services spéciaux luxembourgeois au président de l’ACC du 23 avril 1959, citée dans Chambre des députés, op. cit., p. 7.
  • [23]
    L’Allemagne, l’Italie, le Danemark et la Norvège rejoignirent la structure à la même époque.
  • [24]
    Dans les années 1950, la représentation militaire luxembourgeoise était assurée par un officier belge (cf. Gaston Stronck, Le Luxembourg et le Pacte atlantique. De la neutralité à l’alliance, Doctorat, Histoire contemporaine, Montpellier, 1991).
  • [25]
    En principe seulement par voie de détachement.
  • [26]
    Les fonds du service furent mis pour autant que de besoin à la disposition de son chef qui rendait compte de leur emploi au ministre d’État, président du gouvernement. La Chambre des comptes avait un droit de regard et un droit de contrôle sur l’exécution du budget. En outre, le ministre d’État pouvait fixer des règles financières particulières destinées à garantir le secret des opérations.
  • [27]
    En Belgique, la structure Stay behind était composée de la Section training, communication, mobilisation (STC/Mob), dépendant de la Sûreté de l’État, et du Service de documentation, de renseignement et d’action VIII (SDRA VIII), rattaché au Service général du renseignement et de la sûreté de l’armée (Sénat de Belgique, op. cit., p. 6).
  • [28]
    Note de la branche « Plans » du 21 mars 1977, citée dans Chambre des députés, op. cit., p. 9.
  • [29]
    Elle était constituée de trois caisses en zinc, chacune contenant deux pistolets mitrailleurs, quatre pistolets, quatre grenades et 600 cartouches de 9 mm (ibid., p. 2).
  • [30]
    Sénat de Belgique, op. cit., p. 227-242.
  • [31]
    Luxemburger Wort du 15 novembre 1990.
  • [32]
    De juillet 1960 à la dissolution du réseau Stay behind en janvier 1991, trois chefs de gouvernement se succédèrent : Pierre Werner (mars 1959 – juin 1974, juillet 1979 – juillet 1984), Gaston Thorn (juin 1974 – juillet 1979) et Jacques Santer (juillet 1984 – janvier 1995).
  • [33]
    Rapport du directeur du Service de renseignements, Charles Hoffmann, à Jacques Santer du 20 novembre 1990, cité dans ibid., p. 11.
  • [34]
    Ibid.
  • [35]
    Vice-président du gouvernement, ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de la Coopération, ministre de l’Économie et des classes moyennes, ministre du Trésor (1984-1989).
  • [36]
    Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commerce extérieur et à la Coopération, secrétaire d’État aux classes moyennes (1984-1989).
  • [37]
    Ministre de l’Intérieur, ministre de la Famille, du Logement social et de la Solidarité sociale (1980-1989).
  • [38]
    Secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur (1972-1974), ministre de la Santé, ministre de la Force publique, ministre de l’Éducation physique et des Sports (1974-1984).
  • [39]
    Député (1984-1999) et secrétaire du Parti démocratique (1980-1989).
  • [40]
    Chef de cabinet de Gaston Thorn, ministre des Affaires étrangères (1979-1981), puis président de la Commission européenne (1981), directeur des Affaires politiques et culturelles au ministère des Affaires étrangères (1986-1992).
  • [41]
    Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (1984-1989).
  • [42]
    Jusque-là, le Stay behind luxembourgeois était doté, à l’instar de son homologue belge, du système TAR24.
  • [43]
    Un système coûtait 82 298,70 DM en 1987 et le paiement luxembourgeois fut échelonné sur quatre exercices financiers 1987-1990, comme pour la commande du SDRA VIII. Il est à noter, et ceci est peut-être un indice pour le montant payé et le nombre de systèmes achetés par le Luxembourg, que la Commission de contrôle parlementaire du Service de renseignement de l’État de juillet 2008 ne révèle pas, qu’une note du 21 janvier 1991 de la sûreté de l’État belge affirme que la Belgique commanda 79 radios Harpoon, mais n’en paya que 78… (Sénat de Belgique, op. cit., p. 225). Il n’est pas possible d’établir une estimation plus précise, les chiffres présentés par Daniele Ganser, « The British secret service in neutral Switzerland : An unfinished debate on NATO’s cold war stay-behind armies », Intelligence and National Security, vol. 20, no 4, décembre 2005, p. 575, pour la Suisse, et Jens Mecklenbrug (dir.), Gladio. Die geheime Terrororganisation der Nato (Berlin, Elefanten Press, 1997), p. 64, pour l’Allemagne, sont trop imprécis ou reposant sur de sources non encore déclassifiées et incontrôlables, comme le rapport suisse du Schweizer Bundesrat, Schlussbericht in der Administrativuntersuchung zur Abklärung der Natur von allfälligen Beziehungen zwischen der Organisation P26 und analogen Organisationen im Ausland. Kurzfassung für die Œffentlichkeit du 19 septembre 1991 (une demande de déclassification a été refusée par le Conseil fédéral suisse le 10 juin 2005, cf.  http:// wwww. parlament. ch/ f/ cv-geschaefte ? gesch_id= 20053096).En ligne
  • [44]
    Chambre des députés, op. cit., p. 12.
  • [45]
    Il s’en expliqua le même jour devant la Chambre des députés (Luxemburger Wort du 15 novembre 1990). Le député Jean Huss déposa une résolution visant la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur le réseau Stay behind, qui fut débattue le 17 décembre suivant devant la Commission des Institutions et de la Révision constitutionnelle. Par neuf voix contre une, les parlementaires décidèrent que les informations fournies par Jacques Santer ne justifiaient pas l’institution d’une Commission parlementaire d’enquête (Chambre des députés, op. cit., p. 2-3).
  • [46]
    Ibid., p. 13.
  • [47]
    Au cœur du secret. 1 500 jours aux commandes de la DGSE, Paris, Fayard, 1995, p. 272-273.
  • [48]
    Chambre des députés, op. cit., p. 3 ; Michel Thiel, « Stay behind : kalter Krieg oder kalter Kaffee ? », Luxemburger Wort du 23 janvier 2008, hhhhttp:// wwww. wort. lu/ articles/ 6408110. html,et Laurent Graaff, « Der staat könnte involviert sein », Revue du 15 janvier 2008, hhhttp:// wwww. revue. lu/ coverstory. php ? id= 1191&view= archive.
  • [49]
    Cf. l’analyse du major D. H. Berger, USMC, à propos des activités couvertes américaines pendant cette même période, dans The Use of Covert Paramilitary Activity as a Policy Tool : An Analysis of Operations Conducted by the United States Central Intelligence Agency, 1949-1951, 22 May 1995, p. 1, hhhttp:// wwww. fas. org/ irp/ eprint/ berger. htm.
  • [50]
    Cf. Jacques Leider, L’armée luxembourgeoise d’après guerre. Structure, fonctions, fonctionnement, Luxembourg, Saint-Paul, 1993.
  • [51]
    Cf. Arthur E. Rowse, « Gladio : The Secret US War to Subvert Italian Democracy », Covert Action, no 49, été 1994, hhhttp:// wwww. mega. nu:8080/ ampp/ gladio. html.

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale en développement:La Turquie se plaint du déploiement de soldats égyptiens à Idlib,en Syrie

L’armée égyptienne aurait déployé environ 150 soldats sur la ligne de front dans la région syrienne du Grand Idlib pour soutenir les forces du gouvernement de Damas, ont affirmé des sources turques le 30 juillet. « Les soldats ont ensuite été déployées dans la région de Khan al-Asal dans la campagne occidentale d’Alep et autour de la ville de Saraqib dans la campagne méridionale d’Idlib », a indiqué l’agence Anadolu citant sa source. L’agence de presse a affirmé que les membres du service militaire égyptien étaient arrivés via la base aérienne de Hama.

Plus tard, Youssef al-Hamoud, un porte-parole de l’Armée nationale syrienne, une coalition de terroristes sous contrôle turc, basés dans le nord d’Alep, a déclaré que le nombre de soldats égyptiens était en fait de 148. Ils auraient été déployés en Syrie en 3 groupes via le Hama Air Base. Selon lui, 98 membres du personnel égyptien seraient venus de la ville d’Ismailia le 26 juillet et auraient ensuite été déployés à Khan al-Asal. 50 autres sont arrivés de l’aéroport du Caire le 27 juillet. Ils seraient déployés à Saraqib.

 

 

L’armée égyptienne a déployé environ 150 soldats sur la ligne de front dans la région syrienne du Grand Idlib pour soutenir les forces du gouvernement de Damas, ont affirmé des sources turques le 30 juillet.

« Les soldats ont ensuite été déployées dans la région de Khan al-Asal dans la campagne occidentale d’Alep et autour de la ville de Saraqib dans la campagne méridionale d’Idlib« , a indiqué l’agence Anadolu citant sa source. L’agence de presse a affirmé que les membres du service militaire égyptien étaient arrivés via la base aérienne de Hama.

Plus tard, Youssef al-Hamoud, un porte-parole de l’Armée nationale syrienne, une coalition de terroristes sous contrôle turc, basés dans le nord d’Alep, a déclaré que le nombre de soldats égyptiens était en fait de 148. Ils auraient été déployés en Syrie en 3 groupes via le Hama Air Base. Selon lui, 98 membres du personnel égyptien seraient venus de la ville d’Ismailia le 26 juillet et auraient ensuite été déployés à Khan al-Asal. 50 autres sont arrivés de l’aéroport du Caire le 27 juillet. Ils seraient déployés à Saraqib.

Cependant, aucun vol depuis l’Égypte vers ladite base n’a été enregistré ces derniers jours. De plus, il est presque impossible de cacher le déploiement de troupes étrangères en première ligne dans les conditions de la guerre syrienne, alors que presque un combattant sur deux possède un téléphone portable et des comptes sur les réseaux sociaux et les utilise pour partager des photos et des vidéos du champ de bataille.

Très probablement, les médias d’État turcs et les groupes mandataires fidèles à Ankara ont trouvé un nouveau moyen original de justifier la présence illégale de leurs propres forces en Syrie. L’accusation selon laquelle d’autres partis font quelque chose que le gouvernement Erdogan fait lui-même est quelque chose que les médias turcs, réputés super menteurs, font régulièrement.

Dans les premiers stades du conflit, la Turquie et ses services de renseignement ont ouvertement autorisé divers terroristes de l’Etat islamique et d’al-Qaïda à utiliser le territoire de la Turquie et les camps situés à la frontière syro-turque comme plaque tournante du transport sur leur route vers la Syrie. Dans le même temps, la Turquie était activement impliquée dans le commerce illégal de pétrole volé en Syrie par  Daech et d’autres, dont des groupes mafieux turcs appartenant au fils d’Erdogan.

Plus tard, lorsque l’opération militaire russe, y compris les bombardements massifs des infrastructures pétrolières de l’Etat islamique, des convois et la révélation publique des faits de la coopération turque avec l’Etat islamique, a mis un terme à cela, la propagande officielle turque a porté son attention sur les accusations de toutes les autres parties impliquées dans le conflit de coopération avec Daech. Il a même affirmé que son opération militaire contre les milices kurdes à Afrin était dirigée contre Daech.

Ankara a envoyé près de 10.000 militants syriens en Libye pour soutenir le gouvernement d’accord national basé à Tripoli. Néanmoins, les médias turcs crient au scandale sur le petit nombre d’entrepreneurs militaires privés liés à la Russie embauchés par les Émirats arabes Unis pour soutenir l’armée nationale libyenne de général Haftar contre les forces soutenues par la Turquie.

Au cours des dernières années, la Turquie a occupé une partie notable du nord de la Syrie et a déployé des milliers de soldats dans le Grand Idlib pour protéger les terroristes liés à Al-Qaïda contre de l’armée syrienne. Par conséquent, il serait logique qu’Ankara trouve une «force étrangère» qu’elle puisse accuser de déployer ses propres troupes dans le pays.

Dans le même temps, si le déploiement de troupes égyptiennes pour soutenir l’armée syrienne s’avère vrai, ce sera une très mauvaise nouvelle pour la Turquie. Ankara semble toujours incapable de contrôler ses partenaires locaux d’Al-Qaïda et les chances d’une nouvelle vague d’escalade dans la région augmentent.

Les puissantes forces armées turques n’ont jusqu’à présent pas réussi à vaincre l’armée syrienne épuisée par des années de conflit contre des terroristes islamiste. Le résultat de la nouvelle escalade sera encore plus sombre pour la Turquie si les forces égyptiennes rejoignent la coalition soutenant Damas.

Source : SouthFront


EN COMPLÉMENTAIRE

La CIA exploite illégalement le pétrole au Nord-Est de la Syrie

Pétrole syrien

 

Le sénateur Lindsay Graham a interrogé le secrétaire d’État Mike Pompeo, lors d’une audition de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères, le 30 juillet 2020, à propos d’une société US qui vient de signer un contrat avec l’« Administration autonome » du Nord-Est syrien (YPG) pour l’exploitation de champs pétroliers et la fourniture de raffineries.  Le secrétaire d’État a confirmé que la négociation de cet accord avait pris plus de temps que prévu et qu’il le soutenait. Il devrait débuter à 60.000 barils/jour et pourrait s’élever rapidement à 380.000 barils/jour.

L’Administration autonome » est une fiction mise en place par le Pentagone au Nord-Est syrien dont elle a remis la gérance à une faction kurde. Ni Damas, ni Ankara n’ont fait de commentaires. Crescent Energy Services, qui a signé le contrat, est une société écran de la CIA. Elle est enregistrée au paradis fiscal du Delaware, mais basée en Louisiane.

Selon nos informations, les profits de l’Administration autonome seront divisés en deux : une moitié pour elle, et l’autre moitié pour la CIA qui les utilisera pour financer des opérations secrètes partout dans le monde sans avoir à demander de budget au Congrès.

source:https://www.voltairenet.org/article210637.html


AUTRE COMPLÉMENTAIRE

L’accord militaire Iran-Syrie ne se réduit pas à la DCA. ..Des surprises en vue

 

Des informations font état de « l’apparition des drones de combat particulièrement performants » en Syrie. Et qu’on se rassure, ils ne sont ni de conception turque ni de conception otanienne.  Al Masdar News qui revient sur le pacte militaire signé il y a tout juste un mois entre l’Iran et la Syrie croit savoir qu’il s’agit de nouveaux types de l’UAV que « les Iraniens auraient transféré » en Syrie afin de renforcer les capacités de l’armée syrienne à faire face aux « forces d’occupations US/Turquie » sur son territoire.

Le site d’information rapporte ainsi que des véhicules aériens sans pilote de type « inconnu » ont bombardé des positions terroristes pro-Ankara dans le territoire sous leur contrôle à Idlib, pendant une semaine consécutive, frappant avec une très haute précision des QG des chefs terroristes, des dépôts d’armes, mais aussi et surtout des véhicules blindés et des convois de camions-citernes qui servent au trafic de pétrole volé en Syrie par la Turquie puis expédié à bas prix vers l’Europe. Toujours selon cette information, les positions visées appartenaient aux terroristes pro-turcs,  aux « Casques blancs » affiliés à Hayat Tahrir al-Cham et qui coopèrent active avec les États-Unis.

Le pacte militaire signé entre la Syrie et l’Iran se concentre essentiellement sur le ciel syrien avec comme une prédilection pour la DCA. Le 21 juillet lors du tout dernier raid israélien contre le sud de Damas, les batteries de Khordad-3 iraniens de l’armée syrienne ont pris de court Israël avec des missiles antimissiles Sayyad avec une portée de 200 kilomètres et qui ont réussi à intercepter et à détruire dans le ciel d’Israël les missiles de croisière Delilah. Rien n’empêche l’Iran de transmettre à son allié syrien, des drones bien performants comme Bavar (dont peu d’information sont disponiblet » ou encore le tout nouveau, « Kian » qui est conçu et développé en deux versions toutes deux furtives et destinées aux longues missions de reconnaissance et de surveillance ainsi qu’aux opérations de frappe de précision. Il se peut aussi que les opérations antiterroristes de ces derniers jours à Idlib et à Alep aient été menées par cet appareil. Surtout qu’il s’agit d’un drone qui peut voler jusqu’à 5000 mètres d’altitude sur un trajet de plus de 1.000 kilomètres, suffisant pour opérer dans la zone d’opération Idlib/Alep.  

Et Al Masdar d’ajouter :  » Il y a peu les sources militaires iraniennes qui ont dévoilé la tour de contrôle mobile censée gérer le trafic aérien (ATC). Il s’agit d’un dispositif monté sur remorque et qui peut être transporté d’un endroit à l’autre, voire déplacé sur des terrains difficiles.

Source : PressTv

Cependant, aucun vol depuis l’Égypte vers ladite base n’a été enregistré ces derniers jours. De plus, il est presque impossible de cacher le déploiement de troupes étrangères en première ligne dans les conditions de la guerre syrienne, alors que presque un combattant sur deux possède un téléphone portable et des comptes sur les réseaux sociaux et les utilise pour partager des photos et des vidéos du champ de bataille.

Très probablement, les médias d’État turcs et les groupes mandataires fidèles à Ankara ont trouvé un nouveau moyen original de justifier la présence illégale de leurs propres forces en Syrie. L’accusation selon laquelle d’autres partis font quelque chose que le gouvernement Erdogan fait lui-même est quelque chose que les médias turcs, réputés super menteurs, font régulièrement.

Dans les premiers stades du conflit, la Turquie et ses services de renseignement ont ouvertement autorisé divers terroristes de l’Etat islamique et d’al-Qaïda à utiliser le territoire de la Turquie et les camps situés à la frontière syro-turque comme plaque tournante du transport sur leur route vers la Syrie. Dans le même temps, la Turquie était activement impliquée dans le commerce illégal de pétrole volé en Syrie par  Daech et d’autres, dont des groupes mafieux turcs appartenant au fils d’Erdogan.

Plus tard, lorsque l’opération militaire russe, y compris les bombardements massifs des infrastructures pétrolières de l’Etat islamique, des convois et la révélation publique des faits de la coopération turque avec l’Etat islamique, a mis un terme à cela, la propagande officielle turque a porté son attention sur les accusations de toutes les autres parties impliquées dans le conflit de coopération avec Daech. Il a même affirmé que son opération militaire contre les milices kurdes à Afrin était dirigée contre Daech.

Ankara a envoyé près de 10.000 militants syriens en Libye pour soutenir le gouvernement d’accord national basé à Tripoli. Néanmoins, les médias turcs crient au scandale sur le petit nombre d’entrepreneurs militaires privés liés à la Russie embauchés par les Émirats arabes Unis pour soutenir l’armée nationale libyenne de général Haftar contre les forces soutenues par la Turquie.

Le général Haftar

 

 

 

Au cours des dernières années, la Turquie a occupé une partie notable du nord de la Syrie et a déployé des milliers de soldats dans le Grand Idlib pour protéger les terroristes liés à Al-Qaïda contre de l’armée syrienne. Par conséquent, il serait logique qu’Ankara trouve une «force étrangère» qu’elle puisse accuser de déployer ses propres troupes dans le pays.

Dans le même temps, si le déploiement de troupes égyptiennes pour soutenir l’armée syrienne s’avère vrai, ce sera une très mauvaise nouvelle pour la Turquie. Ankara semble toujours incapable de contrôler ses partenaires locaux d’Al-Qaïda et les chances d’une nouvelle vague d’escalade dans la région augmentent.

Les puissantes forces armées turques n’ont jusqu’à présent pas réussi à vaincre l’armée syrienne épuisée par des années de conflit contre des terroristes islamiste. Le résultat de la nouvelle escalade sera encore plus sombre pour la Turquie si les forces égyptiennes rejoignent la coalition soutenant Damas.

Source : SouthFront

L’accord militaire Iran-Syrie ne se réduit pas à la DCA. Des surprises en vue!

Des informations font état de « l’apparition des drones de combat particulièrement performants » en Syrie. Et qu’on se rassure, ils ne sont ni de conception turque ni de conception otanienne.  Al Masdar News qui revient sur le pacte militaire signé il y a tout juste un mois entre l’Iran et la Syrie croit savoir qu’il s’agit de nouveaux types de l’UAV que « les Iraniens auraient transféré » en Syrie afin de renforcer les capacités de l’armée syrienne à faire face aux « forces d’occupations US/Turquie » sur son territoire.

Le site d’information rapporte ainsi que des véhicules aériens sans pilote de type « inconnu » ont bombardé des positions terroristes pro-Ankara dans le territoire sous leur contrôle à Idlib, pendant une semaine consécutive, frappant avec une très haute précision des QG des chefs terroristes, des dépôts d’armes, mais aussi et surtout des véhicules blindés et des convois de camions-citernes qui servent au trafic de pétrole volé en Syrie par la Turquie puis expédié à bas prix vers l’Europe. Toujours selon cette information, les positions visées appartenaient aux terroristes pro-turcs,  aux « Casques blancs » affiliés à Hayat Tahrir al-Cham et qui coopèrent active avec les États-Unis.

photo distribuee par l’agence officielle syrienne sana montrant le ministre de la defense-abdallah-ayoub-d-et-son-homologue-iranien-amir-hatami-lors-de-la-signature-d-un-accord-de-cooperation militaire entre Damas et Téhéran.

Le pacte militaire signé entre la Syrie et l’Iran se concentre essentiellement sur le ciel syrien avec comme une prédilection pour la DCA. Le 21 juillet lors du tout dernier raid israélien contre le sud de Damas, les batteries de Khordad-3 iraniens de l’armée syrienne ont pris de court Israël avec des missiles antimissiles Sayyad avec une portée de 200 kilomètres et qui ont réussi à intercepter et à détruire dans le ciel d’Israël les missiles de croisière Delilah. Rien n’empêche l’Iran de transmettre à son allié syrien, des drones bien performants comme Bavar (dont peu d’information sont disponiblet » ou encore le tout nouveau, « Kian » qui est conçu et développé en deux versions toutes deux furtives et destinées aux longues missions de reconnaissance et de surveillance ainsi qu’aux opérations de frappe de précision. Il se peut aussi que les opérations antiterroristes de ces derniers jours à Idlib et à Alep aient été menées par cet appareil. Surtout qu’il s’agit d’un drone qui peut voler jusqu’à 5000 mètres d’altitude sur un trajet de plus de 1.000 kilomètres, suffisant pour opérer dans la zone d’opération Idlib/Alep.  

Et Al Masdar d’ajouter :  » Il y a peu les sources militaires iraniennes qui ont dévoilé la tour de contrôle mobile censée gérer le trafic aérien (ATC). Il s’agit d’un dispositif monté sur remorque et qui peut être transporté d’un endroit à l’autre, voire déplacé sur des terrains difficiles.

Source : PressTv


MISE À JOUR IMPORTANTE

Syrie: le « tueur » des F-35 Adir  est arrivé!

 

Un F 35 Adir abattu par la nouvelle DCA iranienne au-dessus de la Syrie.

Mercredi 8 juillet 2020, les sources iraniennes ont fait état de la signature d’un nouvel accord militaire et sécuritaire entre l’Iran et la Syrie qui n’a cessé depuis de provoquer moult analyses.

L’une des clauses de cet accord vise à « renforcer la DCA syrienne », qui a tenu bon face à des centaines de frappes israéliennes mais qui au regard d’une complexification des méthodes employées par l’agresseur, demande à être optimisée. Alors que l’Amérique de Trump fait tout pour proroger l’embargo sur la vente d’arme à l’Iran à son expiration en octobre, la Syrie devient par son alliance indéfectible avec l’Iran et l’axe de la Résistance, le théâtre d’un réel face-à-face : arme de la Résistance contre arme de l’Empire. Une chose est sûre : les éléments de la DCA made in Iran qui iront renforcer le ciel de l’est, voire du centre et de l’ouest syrien ont déjà fait leur preuve, l’US Air Force s’étant heurtée à leur pleine puissance, en été 2019 quand un Global Hawk US s’est aventuré dans le ciel iranien.

Israël use d’attaque électromagnétique, de leurre électronique, de missiles de croisières sans pour autant oser s’infiltrer réellement dans le ciel syrien. Souvent, Israël a été tenté par une infiltration tout en ayant leurré au préalable les radars de la DCA syrienne. Une fois la DCA made in Iran sur place, saura-il refaire le coup? Khordad-3 est l’une des pièces de la DCA made in Iran qui pourrait prendre de court Tel-Aviv. Le défi est de taille. Khordad-3 est une DCA propre à opérer dans un champ de guerre électronique puisqu’il a de quoi déjouer les missiles de croisière ou drones et avions agissant à distance. Mais comment? 

« Il est doté d’un système électro-optique, ce qui en a renforcé la capacité non seulement pour déjouer des attaques électroniques, mais aussi pour mieux intercepter des appareils furtifs ennemis. On sait à quel point Israël a abusé de l’usage des armes de précision à distance pour réduire à néant la DCA syrienne et dans ses toutes dernières agressions, même Pantsir, TOR et Buk qui composent le gros de la DCA syrienne ont été pris pour cible des assauts électromagnétique, dit un expert. 


VIDÉO IL Y A 1 AN

 


 

« En effet, des avions de guerre électroniques ou des drones sont engagés à créer de fausses cibles sur le radar de la DCA et quand le système de défense commence à tirer, des chasseurs, dotés des armes de précision de distance le localisent et l’interceptent avant de le détruire. Or pour faire face à cette tactique, le système Khordad-3 utilise simultanément deux systèmes, radar et dispositif électro-optique. En principe, il est très difficile voire impossible de perturber les systèmes électro-optiques d’où la vertu de Khordad-3. 

Les systèmes électro-optiques sont non détectables, au contraire des radars, ce qui les rend moins vulnérables aux ondes électromagnétique. Leur combinaison avec un système radar permettra à la DCA de continuer à opérer même en dépit d’une forte attaque électromagnétique. 

Les systèmes de défense Raad-2, le système d’artillerie Seraj et le système de défense Herz-9 sont des exemples d’équipement des systèmes de défense iraniens à se classer dans cette catégorie. Il s’agit donc d’autant de prototypes qui pourraient intéresser l’armée syrienne. Mais Khordad-3 est aussi doté d’antenne réseau à commande de phase. Il est donc en mesure de détecter et d’intercepter d’une manière passive ses cibles. C’est presque une forme de furtivité. Cela signifie que ce système peut détecter des cibles puis verrouiller des images dessus sans émettre d’ondes électromagnétiques et échapper de la sorte à l’interception enemie. Et à l’inverse, cette fonctionnalité signifie que l’ennemi est surveillé et même frappé sans en être alerté au préalable. Être passif rend également presque impossible toute tentative de brouillage. 

Un chasseur comme un F-16 utilise divers systèmes pour dévier le missile qui est tiré en sa direction, mais il est presque impuissant face aux missiles qui sont tirés sur lui à l’aide d’une DCA dotée de systèmes électro-optiques. Surtout si comme c’est le cas de Khordad-3, le système est également équipé de caméras thermique et de vision nocturne. Ce qui rend la DCA capable de poursuivre sa mission même dans la nuit et même dans des conditions météorologiques défavorables. Alors le pari est lancé : Khordad-3 contre les missiles de croisière israéliens, les drones voire même des avions furtifs. Les bluffeurs israéliens évoquent de plus en plus des missions des « F-35 » au-dessus de la Syrie. 

 

 

 

Syrie: Damas et Ankara s’opposent aux ultra-nationalistes kurdes soutenus par Washington

Soldats syriens001

 

 

Tandis que le président syrien recevait à Damas le Secrétaire d’Etat indien aux Affaires étrangères, la Syrie et la Turquie ont finalement trouvé un début de compromis basé sur un objectif commun: barrer la route à la création d’une éventuelle entité kurde ultra-nationaliste à l’extrême Nord de la Syrie.

Les turcs ont ouvert la voie à des unités de l’Armée syrienne libre (ASL) pour contrer l’avancée kurde à Hassaka. Presque au même moment, des avions de combat syriens survolaient  tout l’extrême Nord de la Syrie, Hassaka incluse, malgré la présence de forces spéciales US et britanniques au sein des unités kurdes.

 

Fort du soutien militaire de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie, assuré du très important appui tactique du mouvement libanais du Hezbollah et du soutien logistique de la République populaire de Chine et de la Corée du Nord, ayant acquis un accord de principe de la part de l’Inde sur le front diplomatique, Al-Assad tente présentement d’arriver à partager un ennemi commun avec la Turquie. C’est déjà chose faite. Malgré des divergences de fond et de principe, les Syriens et les Turcs feront tout ce qui est possible de faire pour étouffer dans l’oeuf les revendications ultra-nationalistes très extrémistes des Kurdes. On verra ce que cela va donner en termes de contre-alliances et d’alliances par proxy interposés. Des rebelles syriens de l’ASL se heurtent déjà aux Kurdes.

Le conflit syrien est devenu un tournant clé dans l’histoire du monde contemporain. C’est probablement le conflit le plus important du 21e siècle: ceux qui ont commandité cette guerre pour garantir qu’Israël soit en mesure de fêter son centenaire en position dominante en 2048 ne savaient certainement pas qu’elle allait changer définitivement la face du monde dans un sens tout à fait contraire à cet objectif.

Le jeu continue.

source:https://strategika51.com/2016/08/21/syrie-damas-et-ankara-sopposent-aux-ultra-nationalistes-kurdes-soutenus-par-washington/

 

Syrie -coup de théâtre : l’ASL veut combattre Al-Qaida aux côtés des forces syriennes !

Salim Idriss,chef d'état-major de l'Armée Syrienne Libre
Salim Idriss,chef d’état-major de l’Armée Syrienne Libre

Coup de théâtre, le journal britannique Times rapporte que des rebelles syriens « ont proposé de se rallier à l’armée syrienne pour combattre al-Qaida ».

Le chef d’état-major de l’Armée Syrienne Libre (ASL), le généralSalim Idriss, déclare que : « Trois parties s’entretuent sur le champ de bataille en Syrie : le régime, nous (ASL), et les groupes extrémistes fortement liés à al-Qaida. Les combattants de l’opposition sont prêts à combattre aux côtés des forces gouvernementales pour chasser al-Qaida ».

Selon la même source, Salim Idriss a baissé le plafond de ses revendications à l’approche de la tenue des pourparlers de paix à Genève prévus le mois prochain. « Le départ du président Bachar el-Assad n’est plus une condition préalable, et il peut suivre les négociations », a-t-il indiqué.

Et le journal d’ajouter : « Les déclarations d’Idriss constituent un tournant dans le déroulement chaotique de la guerre syrienne avec l’annonce par l’ASL du début d’une confrontation ouverte contre le pouvoir grandissant des groupes « djihadistes », qui préoccupe principalement l’Occident ».

SOURCE: le Times de Londres

 

Les crimes d’Al Qaïda en Syrie en sont rendus à 126 000 victimes

La guerre syrienne, 126 000 victimes

 

Syrie terrorisme 002

Guerres sanglantes en Syrie ont pris près de 126 000 morts depuis le début du conflit avant 33 mois. Parmi les morts était plus de 44 300 civils, dont plus de 6600 enfants. Le plus puissant parti kurde en Syrie espère que la région autonome kurde, dans le pays,soit reconnue.

Le conflit syrien sanglante  débuté en  2011.  a tué près de 126 000 personnes, selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, basé à Londres.

Les Kurdes syriens veulent l’autonomie dans une Syrie fédéral
Le Parti de l’unification démocratique , le plus puissant parti kurde en Syrie ,  espère  établir  une région autonome kurde  en Syrie , a déclaré le président du parti Salih musulman .
Dans un entretien avec l’AFP , l’Islam a confirmé qu’il a entamé le processus de préparation de la constitution des régions du nord et du nord-ouest de la Syrie , où la majorité de la population sont des Kurdes , a indiqué la compagnie .
«Notre objectif n’est pas de faire sécession , mais les Kurdes veulent Syrie pour devenir une fédération », a déclaré musulman .
Les Kurdes de Syrie représentent environ 15 pour cent de la population et vivent principalement dans le nord-est et nord-ouest du pays , le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak …d’ou viennent justement les ravitaillement d’Al Qaïda (une coïncidence?).

L’organisation , qui a tient compte  des activistes du Réseau oslanja , des conseils d’avocats et des emplacements  des médecins,des cliniques ,des hopitaux et des morgues entre  les zones gouvernementales et les mercenaires  ,  estime la première évaluation au  nombre de  125 835 décès ,selon  AFP .

 

L’observatoire a dit qu’il  a documenté la mort de 232 membres du groupe chiite libanais Hezbollah et d’autres   265 combattants chiites qui se battent sur ​​le côté du gouvernement syrien .

L’organisation est également enregistré 2781 décès de personnes non identifiées .

Dans le même temps , l’ONU (qui continue à désinformer) affirme qu’il a découvert plus de preuves que les fonctionnaires du gouvernement syrien , y compris le président Bachar al -Assad  sont responsables de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans ce pays.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme , Navi Pillay, a déclaré que le comité de l’ONU pour enquêter sur les crimes pendant la guerre civile en Syrie est venu à une «preuve substantielle» de crimes où la preuve »fait référence à la responsabilité des plus hauts fonctionnaires du gouvernement , y compris le chef de l’Etat « , a rapporté l’ AP .

Mentez,mentez,il en restera toujours quelque chose.

Source: PTC (Serbie)

Syrie: revue de presse – les préparatifs de l’agression se précisent

 

Damas: l'électricité aurait été coupé ,cette nuit.
Damas: l’électricité aurait été coupé ,cette nuit.

 

*Nouveau point sur les événements*

– Selon le Réseau Voltaire, l’électricité a été coupée dans plusieurs quartiers de Damas, durant la nuit de mardi 27 au mercredi 28 août. Des convois de camions déménageaient d’improbables chargements.
L’État syrien prenait ses précautions dans l’attente d’un possible bombardement par les États-Unis.
Même les satellites ne peuvent observer précisément ce qui se passe dans la nuit noire.

– Autre élément: Les soldats de l’armée gouvernementale auraient débuté leur fuite de Damas. Cette obscurité était donc nécessaire…

Chronologie (suite):

13h17 – Les forces armées de l’Arabie saoudite ont été placées en état d’alerte suite à l’imminence d’une intervention militaire contre la Syrie dans les prochains jours.

13h02 – Israël est en train de déployer tous ses missiles de défense par précaution contre d’éventuelles attaques de représailles de la part de Damas si les puissances occidentales devaient mener des frappes sur la Syrie, annonce Galeï Tsahal, la radio de l’armée israélienne. Évoquant le secret, la radio ne donne pas de détail sur le nombre ni sur le site de déploiement des batteries d’interception.

12h43 – Lakhdar Brahimi, émissaire spécial de l’ONU sur le conflit syrien: « Je pense que le droit international est clair à ce sujet. Le droit international dit qu’une action militaire doit être prise après une décision du Conseil de sécurité. C’est ce que dit le droit international », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Genève. « Je sais que le président Obama et le gouvernement américain ne sont pas réputés pour avoir la gâchette facile. Ce qu’ils décideront, je ne sais pas. Mais assurément, le droit international est très clair. »

12h38 – Un Conseil de défense est réuni à l’Élysée autour de François Hollande dans la foulée du Conseil des ministres. Quatorze hauts responsables, dont le premier ministre Jean-Marc Ayrault et trois ministres (Laurent Fabius, Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian), participent à cette réunion annoncée la veille par le président de la République.
Ce Conseil est destiné à « faire un point de situation et examiner les différentes options possibles », précise l’Élysée, mais aussi à entendre les ministres qui ont également multiplié les contacts comme Jean-Yves Le Drian, de retour d’une mini-tournée dans le Golfe.

12h24 – Le Parlement français est convoqué mercredi prochain pour une session extraordinaire consacrée à la Syrie, indique le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.
Selon le ministre, il est « vraisemblable que ce travail soit précédé d’une information un peu plus précise, comme cela avait été fait dans d’autres circonstances, dans une réunion qui pourrait avoir lieu autour du premier ministre en début de semaine prochaine ». « Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense seront auditionnés par les commissions dès cette semaine à l’Assemblée nationale », affirme le ministre des Relations avec le Parlement.
« La convocation du Parlement ne préjuge aucunement de la décision qui sera prise par les autorités françaises, en lien avec leurs partenaires, sur la riposte appropriée à ce qui se passe en Syrie », assure la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, lors du compte rendu du Conseil des ministres.

12h16 – Des navires de guerre américains et britanniques déployés en Méditerranée orientale pourraient mener des frappes contre la Syrie à l’aide de missiles de croisière dès les premières heures de vendredi, selon Fox News.

11h40 – Le renseignement israélien a intercepté une conversation entre des responsables syriens concernant l’utilisation d’armes chimiques. C’est ce qu’aurait déclaré un ancien responsable du Mossad sous anonymat au magazine allemand Focus.

11h30 – Le Royaume-Uni va présenter dans la journée une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies, affirme le premier ministre britannique David Cameron. Le texte condamne l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien et autorise les mesures nécessaires pour protéger les civils.
William Hague, le secrétaire britannique au Foreign Office, a auparavant déclaré que la sécurité de la Grande-Bretagne serait menacée en cas d’inaction contre le gouvernement syrien. « Nous devons procéder de façon prudente et réfléchie, mais nous ne pouvons permettre que notre propre sécurité soit compromise par la normalisation rampante de l’utilisation d’armes que le monde a passé des décennies à essayer de contrôler et d’éradiquer », écrit-il dans une tribune pour le Daily Telegraph.

11h03 – Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé les membres du Conseil de sécurité à s’unir en vue d' »agir pour la paix » en Syrie. « Nous avons atteint le moment le plus grave de ce conflit », a-t-il ajouté lors d’un discours au Palais de la Paix, à La Haye.
Ban Ki-moon a également expliqué que les experts de l’ONU avaient besoin de temps pour déterminer qui a utilisé des armes chimiques. « Il est essentiel d’établir les faits, rappelle-t-il. Un équipe des Nations unies est actuellement sur le terrain pour accomplir cette mission. Quelques jours après l’attaque, ils ont collecté de précieux échantillons, interrogé des témoins et des victimes. »

10h45 – La Norvège ne veut pas y aller sans l’ONU. «Je suis profondément préoccupé par les signaux sur le recours à la puissance militaire sans que cela soit ancré à l’ONU», déclare le chef de la diplomatie norvégienne Espen Barth Eide au site du journal Verdens Gang (VG). En l’absence d’un mandat de l’ONU, une participation de la Norvège, membre de l’Otan, à des frappes contre la Syrie est exclue, a-t-il dit.

10h43 – L’ayatollah Ali Khamenei: « L’intervention de l’Amérique sera un désastre pour la région. La région est comme une poudrière. L’avenir est imprévisible », déclare le Guide suprême iranien, cité par l’agence de presse Isna.
L’Iran a également démenti la présence sur son sol du président syrien Bachar el-Assad. Cette rumeur a été relayée mercredi par certains opérateurs sur les marchés financiers.

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Relayé par MetaTV-RDPRS – FM

Alerte pour le peuple syrie: revue de presse de la nuit du 27 au 28 août 2013

L'Armée Syrienne  a été mobilisée depuis hier.
L’Armée Syrienne a été mobilisée depuis hier.

 

 

…UNE partie du texte qui suit est de la propagande éhontée et une manipulation médiatique orchestrée par  le gouvernement américain et ses alliés.

Honte à ces politicards fantoches!

 

 

Les dernières informations*

Nuit agitée entre rumeurs, infos non vérifiables, et tensions…
– Le réseau NBC croit savoir que les premières frappes pourraient avoir lieu jeudi matin de très bonne heure.
– D’après plusieurs témoins sur place, des drones américains auraient été remarqués dans le ciel de Damas.
– Selon Al Arabya, Bachar al-Assad se serait réfugié en Iran.

Voici à présent la chronologie des événements plus fiables, officiels et sourcés de ces dernières heures :

10h32 – Le représentant de la Syrie à l’ONU accuse les rebelles d’avoir utilisé l’arme chimique pour provoquer une intervention militaire étrangère. « Beaucoup de données tendent à prouver l’innocence du gouvernement syrien qui fait l’objet d’une accusation fallacieuse », a affirmé l’ambassadeur Bachar al-Jaafari dans une interview avec la chaîne officielle syrienne al-Ikhbariya, reprise par l’agence officielle Sana.
Selon lui, ces données prouvent également que les « groupes armés ont utilisé des armes chimiques dans le but d’entraîner une intervention militaire étrangère et une agression contre la Syrie ». Les Occidentaux et la Turquie « ont permis aux groupes terroristes de créer un laboratoire pour fabriquer des armes chimiques sur le territoire turc avec des matières fournies par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar (…) et de faire entrer ces armes chimiques en Syrie pour les utiliser ».

10h22 – Si le bombardement du palais présidentiel est exclu, les occidentaux pourraient en revanche viser une résidence de Bachar el-Assad dans son fief de Lattaquieh, affirme un diplomate occidentale interrogé au journaliste du Figaro Georges Malbrunot. « Il s’agit d’affaiblir Assad pour l’amener en position de faiblesse à la conférence de Genève », précise le diplomate.
Des frappes contre les djihadistes liés à la mouvance al-Qaida ne sont pas non plus à exclure. « Sinon, cette opération militaire ne va faire que renforcer les islamistes les plus radicaux », ajoute cette source proche du dossier.

10h00 – Le président français François Hollande s’entretiendra aujourd’hui à Paris avec le président de la Coalition nationale syrienne (opposition), Ahmad al-Assi al-Jarba.
Il sera reçu pour faire le point sur la situation en Syrie alors que la communauté internationale se mobilise pour examiner les ripostes à l’attaque à l’arme chimique perpétrée par le régime de Bachar al-Assad, a-t-on précisé dans l’entourage du président français.
Hier, le chef de l’Etat français avait fait part sans autres précisions dans un discours de politique étrangère de sa décision d’accroître le soutien militaire à la Coalition nationale syrienne.
Ahmad al-Assi al-Jarba, élu à la tête de la Coalition le 6 juillet, avait déjà été reçu fin juillet par François Hollande à l’Elysée.
La France s’est déclarée prête à agir militairement en Syrie aux côtés des alliés pour punir le président Bachar al-Assad, accusé d’avoir gazé des innocents avec des armes chimiques, une décision devant être prise dans les prochains jours.
Une attaque chimique présumée, attribuée par Paris au régime syrien, a fait des centaines de morts le 21 août dans la banlieue de Damas.

9h37 – Un groupe lié à al-Qaïda lance la menace d’un «volcan de vengeance» contre le gouvernement syrien et des cibles militaires en représailles à l’attaque chimique, rapporte Reuters.

9h13 – Les enquêteurs de l’ONU se sont dirigés vers un des sites de l’attaque chimique présumée imputée au régime syrien, après avoir suspendu hier leur mission pour des raisons de sécurité, a constaté un photographe de l’AFP.
Le photographe a vu les inspecteurs, qui sont basés à Damas, partir à bord d’un convoi de six voitures de l’ONU. On ignore vers quel site ils se dirigeaient.
La responsable de l’ONU pour le désarmement Angela Kane et le chef suédois des enquêteurs Aake Sellström ont salué les inspecteurs à l’entrée de l’hôtel.
Selon le journaliste du Figaro, Georges Malbrunot, les États-Unis ont déjà averti les enquêteurs d’une attaque imminente. « Des responsables américains ont fait passer le message à l’ONU qu’il valait mieux que les inspecteurs sur place ne prolongent pas leur mission », affirme ainsi une source diplomatique occidentale, proche du dossier.

8h21 – Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a averti qu’une solution militaire en Syrie déstabiliserait le pays et le Moyen-Orient, a indiqué mercredi dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.
Lors d’une conversation téléphonique mardi avec l’envoyé spécial de la Ligue arabe et de l’ONU, Lakhdar Brahimi, Sergueï Lavrov a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’alternative à une solution politico-diplomatique en Syrie, en remarquant que les tentatives de solution militaire ne mèneraient qu’à une déstabilisation supplémentaire de la situation dans le pays et la région.

7h45 – Le Premier ministre britannique David Cameron et le président américain Barack Obama ont discuté de la crise syrienne au téléphone. Ils n’ont aucun doute sur la responsabilité du régime d’Assad dans une attaque chimique, a indiqué Downing Street.
Les deux dirigeants ont convenu que toutes les informations disponibles confirment qu’une attaque chimique a eu lieu (…). Et ils ont tous les deux convenu qu’il n’y avait aucun doute sur la responsabilité du régime d’Assad, le président syrien, selon un communiqué du bureau de M. Cameron.

5h12 – Le Foreign Policy Magazine rapporte que le renseignement américain a intercepté une communication qui prouve que les forces syriennes auraient utilisé un gaz neurotoxique utilisé dans l’attentat survenu à Damas mercredi dernier. Le journal affirme que, après l’attaque, un fonctionnaire du ministère syrien de la Défense a échangé des coups de fil avec un chef de l’unité des armes chimiques, en lui réclamant des réponses au sujet d’une attaque chimique. Selon le magazine, ce serait la preuve qui rend les États-Unis et ses alliés certains que les troupes de Bachar Al-Assad sont responsables.

2h34 – Une énorme explosion a été entendue à moins d’un kilomètre de la résidence présidentielle, à Damas. Aucune information sur de possibles victimes pour l’instant. (Médias locaux)

1h42 – Les autorités jordaniennes auraient commencé à évacuer les habitants des zones frontalières avec la Syrie.

0h16 – Un groupe de cyber-pirates soutenant le régime de Bachar al-Assad a paralysé en partie dans la nuit de mardi à mercredi la plateforme internet du New York Times.
Le site est resté inaccessible plusieurs heures. «Nous travaillons pour remettre le site du New York Times pleinement en service», a assuré tôt ce mercredi Eileen Murphy, une porte-parole du quotidien américain. Le réseau social Twitter a également subi des attaques.
Selon le chercheur américain spécialisé dans la sécurité informatique Matt Johansen, pas de doute, c’est l’«Armée électronique syrienne» (SAE) qui est derrière le bug. Ce groupe syrien a déjà attaqué les systèmes informatiques de plusieurs médias.

23h32 – Le président vénézuélien Nicolas Maduro a averti que l’intervention militaire en Syrie pourrait conduire à une « guerre désastreuse » et remis en cause la responsabilité du gouvernement syrien pour l’attaque chimique présumée. «Nous sommes sur le point de début d’une guerre ouverte contre la Syrie. Nous n’allons pas abandonner le peuple syrien « , a t-il dit.

21h58 – La diplomatie russe a indiqué que M. Lavrov avait, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain John Kerry, rejeté les arguments de ce dernier selon lesquels le gouvernement syrien serait derrière l’attaque aux armes chimiques.
Lors de cette discussion, M. Kerry a exposé des opinions prétendument fondées sur des informations de sources fiables, selon lesquelles la responsabilité des incidents au cours desquels ont probablement été utilisées des armes chimiques reposait sur le gouvernement syrien.
M. Lavrov a rejeté cette vision des choses, en exposant les arguments de la partie russe, a indiqué le communiqué.
Moscou est toujours particulièrement préoccupé par la ligne dangereuse et qui semble déjà évidente de plusieurs pays visant à torpiller consciemment les prémices d’un règlement politico-diplomatique du conflit, a-t-il ajouté.
L’attaque chimique présumée du 21 août près de la capitale syrienne, qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes, a aggravé les divisions russo-occidentales sur le conflit syrien.
Les Occidentaux ont accusé le régime syrien alors que la Russie estime que ce sont des rebelles qui ont utilisé des armes chimiques pour discréditer le gouvernement.

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Sources : AFP, REUTERS, SANA, RT, Foreign Policy Magazine, Le Figaro et Wikistrike / Relayé par MetaTV-RDPRS – FM

Alerte à l’agression militaire contre la Syrie: la décision est annoncée

Les pions sont en place...et la déformation  médiatique commencée
Les pions sont en place…et la déformation médiatique commencée

 

Voici comment on va mentir au peuple américain et à la face du monde pour attaquer  le territoire souverain de la République de Syrie.Peu importe le type de gouvernement en place,le peuple syrien aime son président et veut en finir avec les mercenaires sanguinaires d’Al Qaïda que le gouvernement américain et les royaumes fantoches du golfe ,alliés avec la France  et l’Angleterre veulent mettre en place pour islamiser,piller et écraser un peuple  qui a toujours été fiers  de ses liens avec toute la communauté internationale.

Nous allons assister au même  bourrage de crânes,aux mêmes mensonges et aux mêmes manœuvres pour permettre au nouvel Ordre mondial de s’emparer des plus grosses réserves de gaz naturel non exploitées au monde.

Au nom du peuple québécois,je dénonce cette mauvaise mise en scène effectuée par de grossiers politiciens corrompus et indignes d’occuper les postes qu’ils ont.

Je hais le mensonge et l’esclavagisme qui vont permettre  plus facilement d,installer une dictature totalitaire néolibérale sur Terre.

Vive la Révolution Mondiale!

Vive l’indépendance nationale des peuples!

À bas la clique des pays associés au crime organisé!

Vive l’Ère Nouvelle!

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Les mots qui suivent sont tiré de la propagande américaine pour se permettre d,assassiner des gens ,au moyen Orient pour s’emparer de leurs richesses énergétiques:

 

Les Etats-Unis pourraient frapper la Syrie pendant  trois jours de frappes de missiles, peut-être à compter de jeudi dans une attaque  qui signifierait plus pour envoyer un message au régime syrien que de paralyser ses militaires, ont dit de hauts fonctionnaires américains  NBC News. La divulgation ajoutée à un « battement de tambour » de plus en plus à travers le monde pour une action militaire contre la Syrie, soupçonnée d’avoir utilisée des armes chimiques , ces derniers jours, contre des dizaines de civils et des rebelles qui ont combattu le gouvernement depuis  deux ans. En trois jours de frappes, le Pentagone pourrait évaluer l’efficacité de la première vague et la cible ce qui a été manqué dans d’autres attaques, ont indiqué les responsables. Soulignant l’urgence à laquelle font face les dirigeants du monde, le Premier ministre britannique a appelé le Parlement de retour de vacances et a dit qu’il faudrait un vote jeudi sur l’action, et le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel dit que l’armée américaine était « prêt à y  aller. » Un jour plus tôt, le secrétaire d’Etat John Kerry a déclaré que les attaques chimiques syriennes étaient une «obscénité morale» et a déclaré que le régime du président Bachar al-Assad avait non seulement utilisé des agents chimiques, mais couvert la preuve. Mardi, l’Organisation des Nations Unies a déclaré que son équipe d’enquêteurs sur les attaques aux armes chimiques en Syrie retarderait sa prochaine sortie d’une journée, à mercredi.

L’équipe a essuyé des tirs de snipers inconnus ,lundi sur son chemin  afin de consulter le site d’une attaque chimique suspecte près de la capitale syrienne de Damas. Au Caire, la Ligue arabe a déclaré qu’elle  accusait  Assad  d’être responsable d’un attentat chimique près de la capitale syrienne. Le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres pays ont condamné l’utilisation d’armes non conventionnelles. Le soutien de la Ligue arabe, même si elle est limitée, fournirait une couverture diplomatique cruciale  pour une frappe  occidentale sur la Syrie. L’action entreprise par les Nations Unies est peu probable parce que la Russie, qui soutient le régime Assad, a un droit de veto au Conseil de sécurité. Les frappes de missiles américains seraient presque certainement être lancés à partir de destroyers de la marine ou de sous-marins dans la mer Méditerranée. Les Etats-Unis ont déplacé destroyers proche de la Syrie, qui se trouve sur le bord oriental de la mer, ces derniers jours, mais c’était surtout un geste symbolique. Les missiles Tomahawk américains sont si précis qu’ils peuvent frapper non seulement les bâtiments mais  des fenètres  spécifiques, et peuvent frapper des cibles syriennes de loin plus à l’ouest de la Méditerranée. Une source diplomatique française a déclaré à Reuters que l’utilisation de la Syrie d’armes chimiques avait été en cours depuis plusieurs mois et a lieu en ce moment à une échelle massive. « La France ne se dérobera pas à ses responsabilités », a dit la source. Certains alliés des États-Unis, notamment la Grande-Bretagne, ont signalé qu’une frappe limitée sur la Syrie pourrait avoir lieu sans l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais la Russie et la Chine ont clairement  affirmé mardi qu’ils seraient profondément choqué devant  une telle démarche. Kerry est apparu pour signaler  une intervention militaire imminente quand il a comparu devant des  journalistes, lundi ,au département d’Etat. Il a parlé d’être personnellement troublé par des images de corps contorsionnés par des  spasmes, et des familles entières  de civils syriens tués sans  perdre une goutte de sang. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a déclaré que ce serait une « très grave violation du droit international», et la Chine a déclaré à travers son service de nouvelles géré par le gouvernement que les Etats-Unis doivent s’abstenir de « l’intervention armée hâtive. » Le service de nouvelles a publié un commentaire mardi rappelant aux lecteurs que les Etats-Unis ont envahi l’Irak en 2003 au motif qu’il possédait des armes interdites qui n’ont jamais été retrouvés. Pendant ce temps, ce qui démontre la grande portée mondiale de la crise syrienne, un journal japonais a rapporté mardi que la Corée du Nord avait essayé d’envoyer des masques à gaz à la Syrie avant qu’ils aient été saisis en Turquie. Et l’Iran a mis en garde contre une attaque sur la Syrie, affirmant qu’elle pourrait « embraser toute la région. »L’Iran, dominé par les chiites, a soutenu le régime Assad. Les rebelles sont principalement sunnites. En Syrie, le général en chef de l’Armée  Syrienne libre, le groupe de coordination comprenant les factions rebelles, a déclaré à  Richard Engel de NBC que les frappes aériennes étaient nécessaires pour arrêter Assad de lancer des attaques chimiques encore plus larges. « S’il n’y a pas d’action, nous craignons que dans les prochains jours, pas les prochaines semaines, Bachar va utiliser des armes chimiques et de matières chimiques contre des zones très larges et, je le crains,  pourraient tuer peut-être 20.000 ou 30.000 personnes de plus,» at-il dit.

(Sources: NBC News)