Troisième Guerre Mondiale en préparation:La France, les USA, l’UK veulent frapper la Syrie au motif du recours aux armes chimiques

La France, les États-Unis et le Royaume-Uni préparent une nouvelle frappe aérienne en Syrie sous prétexte du recours par les autorités syriennes aux armes chimiques, a annoncé samedi le ministère russe de la Défense.

Les navires lance-missiles américains sont au large de la Syrie,prèts a l’attaque!

La France, conjointement avec les États-Unis et le Royaume-Uni, envisage un bombardement en Syrie au motif de l’utilisation par Damas d’armes chimiques, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

«La mise en œuvre avec la participation active des services secrets britanniques de cette provocation devrait également devenir le prétexte d’une frappe aérienne par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre des sites économiques et d’État en Syrie», a-t-il averti.

L’USS TheSullivans en manoeuvre

«À cet effet, le destroyer The Sullivans de l’US Navy avec 56 missiles de croisière à son bord est arrivé il y a quelques jours dans le golfe Persique. Un bombardier stratégique В-1В de l’US Air Force doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM a été positionné sur la base aérienne Al Oudeid au Qatar», a-t-il poursuivi.

M.Konachenkov a également précisé que les déclarations infondées des hauts représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France du 22 août affirmant leur intention de répondre «dans les termes les plus fermes» à «l’utilisation d’armes chimiques» par le gouvernement syrien, étaient les confirmations indirectes de la préparation par ces pays d’une nouvelle agression contre la Syrie.

«Ainsi, les actions des pays occidentaux allant à l’encontre de leurs déclarations publiques visent à aggraver de nouveau la situation au Moyen-Orient et à saper le processus de paix en Syrie», a conclu le porte-parole du ministère russe de la Défense.

 

 

EN CONCLUSION

Face au fait  qu’un terrible affrontement se prépare a la Maison Blanche entre les partisans de Donald Trump et ceux du clan Clinton  et leurs alliés (George Soros entre autre)…et qu’il est probable qu’il doit faire face a sa propre destitution ,le président Trump  utilise une vieille recette :celle du déclenchement d’une guerre pour  détourner l’attention du peuple américain!

Il y a  plus de cent ans,le tsar Nicholas II avait  pris exactement ce genre de décision   afin  d’abaisser les risques de révoltes dans la population civile de l’Empire Russe!

 

 

 

Mahomet a dupé les musulmans en leur faisant croire qu’ils sont les meilleurs — Salem Ben Ammar

Allah a dit mais toi qu’en dis-tu et qu’en penses-tu ? Si on dit à un enfant qu’il est le meilleur de sa classe sans avoir été jamais noté pour ses copies par son maître il va te rigoler au nez et te prendre pour un fou. On évalue un homme sur ses actes et […]

via Mahomet a dupé les musulmans en leur faisant croire qu’ils sont les meilleurs — Salem Ben Ammar

Alerte réchauffement climatique:La couche de glace la plus solide de l’Arctique se fracture pour la première fois

Une hausse des températures particulièrement importante a causé une rupture dans la glace au nord de la côte groenlandaise. C’est la deuxième fois cette année, phénomène qui n’avait jamais été observé auparavant.

C’est maintenant une évidence!

 

C’est un phénomène inquiétant auquel ont pu assister les scientifiques qui surveillent les glaces polaires, comme le rapporte le Guardian. Dans l’Arctique, au nord du Groenland, la plus vieille et plus épaisse couche de glace a commencé à se briser. Habituellement, cette zone polaire reste pourtant figée toute l’année, y compris pendant les mois les plus chauds de l’été. Et pourtant, c’est la deuxième fois cette année que ce phénomène se produit, alors qu’il n’avait jamais été observé auparavant.


HORS TEXTE

Jusqu’à 4,5 degrés de plus: l’eau a été exceptionnellement chaude cet été

 

Jusqu’à 4,5 degrés de plus que la normale à Marseille sur tout le mois d’août, ou encore 3,3 degrés supplémentaires en moyenne en juillet en Bretagne: l’eau a été exceptionnellement chaude cet été sur l’ensemble des côtes françaises. Pour les autres destinations, consultez notre carte interactive.

 

La vie marine menacée par la canicule

S’il est plus facile de rentrer dans l’eau, l’augmentation de la température marine n’est pourtant pas une si bonne nouvelle que ça pour les vacanciers. Les fortes chaleurs attirent des espèces tropicales sur les côtes, beaucoup plus dangereuses pour les baigneurs. Sur la côte d’Azur, la baignade a été interdite sur plusieurs plages à cause de la présence de raies pastenagues, dont la piqûre est très venimeuse. Les eaux plus chaudes favorisent également la prolifération des méduses.

Mais le réchauffement marin inquiète surtout les spécialistes pour ses répercussions écologiques: l’océan absorbe près d’un tiers des rejets de CO2 liés aux activités humaines. Or, l’eau froide, plus dense, dissout mieux le carbone.

Toujours à cause de la chaleur: les récifs coralliens blanchissent et privent les poissons de leur habitat naturel. A l’avenir, de nombreuses populations humaines pourraient ainsi être privées de leurs ressources alimentaires, d’autant plus que la faune tend à rapetisser dans les eaux chaudes, à cause de la raréfaction de l’oxygène.

Les océans toujours aussi chauds, leur niveau toujours plus haut

Une haute marée pénètre à l’intérieur des terres aux îles Marshall, le 3 mars 2014. L’archipel pourrait disparaître à cause de la montée des eaux.

Le niveau des océans a grimpé de 7,7 centimètres en moyenne depuis 1993, tandis que leur température en surface n’a jamais été aussi chaude que ces trois dernières années.

Outre la montée des eaux, le réchauffement des océans a de lourdes conséquences sur les coraux, dont il provoque le blanchissement. Les poissons et autres animaux marins se retrouvent privés d’un précieux habitat.

« Le plus récent épisode mondial de blanchissement du corail a duré trois années pleines, de juin 2014 à mai 2017, et a été le plus long et le plus étendu jamais enregistré », révèle le rapport.

Si la moyenne des températures à la surface des océans était légèrement moins élevée en 2017 qu’en 2016, la tendance est à la hausse, assure l’étude de la NOAA. « Ces trois dernières années sont les trois plus chaudes jamais observées », affirme-t-elle.

L’Arctique n’a jamais été aussi chaud « depuis 2000 ans »

En parallèle, le réchauffement de l’air et la hausse des températures à la surface de l’eau contribuent à la fonte toujours plus importante des glaces aux pôles. En 2017, la température au sol était supérieure de 1,6°C à la moyenne entre 1981 et 2010. L’étude pointe par ailleurs « que l’Arctique n’a pas connu de températures aussi anormalement élevées de l’air et de la surface de l’eau depuis 2000 ans ».

En mars 2017, l’étendue maximale de la banquise était la plus faible depuis 37 ans qu’elle est mesurée par satellite. Les glaciers de la planète ont aussi rétréci pour la 38e année consécutive. Ce recul cumulé depuis 1981 équivaut à « couper 22 mètres du sommet d’un glacier de taille moyenne », illustre le rapport.

https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/larctique-perd-en-glace-lequivalent-de-la-superficie-du-quebec/97365/?ref=msncda_news_hdln&link=mainArticle

 

 


RETOUR SUR L’ARTICLE PREMIER

 

En cause selon les scientifiques: une vague de chaleur sans précédent causée par le changement climatique, associée à des vents chauds. En février et au début août, des pics de température anormalement élevés ont ainsi été recensés. Ils auraient fragilisé la glace qui n’aurait dès lors pas pu résister aux vents chauds qui ont suivi.

Phénomène « effrayant »

Cité par un  journal français, un météorologue décrit cet épisode comme « effrayant ». D’autres disent qu’il pourrait remettre en cause l’idée selon laquelle cette zone serait le dernier bastion de glace permanente à supporter le réchauffement des températures. « La quasi totalité de la glace au nord du Groenland est partiellement brisée et donc mobile », explique Ruth Mottram, une chercheuse de l’Institut danois de météorologie.

« L’ouverture des eaux au large de la côte nord du Groenland est inhabituelle. Cette zone a souvent été appelée « la dernière zone de glace » car il a été suggéré qu’elle serait la dernière mer gelée pérenne dans l’Arctique. Les événements de la semaine passée suggèrent en fait que la dernière zone gelée serait plus loin à l’ouest ».

Le mal est fait

La glace de cette partie du cercle polaire est particulièrement compacte en temps normal. Cela s’explique par l’effet du courant de dérive transpolaire, qui entraîne la glace depuis la Sibérie à travers l’Arctique, où elle finit par s’entasser. D’après Thomas Lavergne, scientifique à l’Institut norvégien de météorologie, l’éclatement de cette couche glacée laisserait pénétrer une eau plus chaude le long de la côte, repoussant la glace et accélérant le processus.

« Je ne peux pas dire combien de temps cette ouverture va demeurer, mais quand bien même elle se refermerait dans quelques jours, le mal sera fait: l’épaisse couche de glace plus âgée aura été éloignée de la côte, jusqu’à une zone où elle fondra plus facilement », explique-t-il.

Dans une animation qu’il relaie sur son compte Twitter, on voit clairement un long bras de mer, en bleu, progressivement s’interposer entre la couche de glace jaune orangée et la côte.

Une vague de chaleur anormale

En février, la station météo locale Kap Morris Jesup enregistre en général des températures en dessous de -20 degrés. Cette année, des températures au-dessus du seuil de glaciation ont été enregistrés pendant dix jours, accompagnées de vents chauds. La glace s’était alors fracturée une première fois. Début août, un record historique de chaleur a été enregistré, avec pas moins de 17 degrés. Causant ainsi une réouverture de la fissure déjà provoquée.

Les scientifiques s’alarment de ces changements brutaux de températures. Ils craignent qu’ils soient le signe d’une érosion du vortex polaire, phénomène météorologique qui maintient la zone dans des températures froides propices au maintien de la couche de glace. Le Gulf Stream, courant séparant l’eau chaude et l’eau froide dans les océans, est également à son plus bas depuis quelque 1600 ans. Avec ce ralentissement de la circulation de l’air et de l’eau, les événements climatiques tendent à durer plus longtemps, et donc à avoir un impact plus puissant.

Les vagues de chaleur vont devenir de plus en plus fréquentes

Étendue de la couche artique (juillet 2017)

L’été 2018 marque de nouveaux records de chaleur, notamment en France où s’installe une deuxième semaine de canicule. Si les vagues isolées ne sont pas directement imputables au dérèglement climatique, les tendances à la hausse et records battus chaque année en sont des signes.

« Nos options sont soit mauvaises, soit terribles »

« En ce qui concerne les canicules, nos options sont soit mauvaises, soit terribles », tranche le professeur spécialisé dans la géographie et l’environnement.

« Si nous faisons de notre mieux, c’est-à-dire respecter l’accord de Paris (adopté lors de la COP21 et dont Donald Trump a fait retirer les Etats-Unis, NDLR), presque 50% de la population humaine sera quand même touchée », estime Camilo Mora. « Mais si nous ne faisons rien, plus de 70% de la population sera affectée par ces vagues de chaleur, ce qui est terrible », avance-t-il.

De fait, la migration en raison de changements climatiques est un sujet qui revient de plus en plus souvent dans les discussions des sommets internationaux. D’ici 30 ans, la Banque mondiale estime que plus de 140 millions de personnes pourraient être amenées à se déplacer. Un chiffre qui, selon l’organisme international, pourrait être réduit de 100 millions si des mesures étaient prises (et respectées) au niveau mondial et national.


Voici comment tout cela a commencer:

Il a fait trop chaud en Arctique cet hiver et la fonte glaciaire vient confirmer cette réalité exceptionnelle. En février, la couverture de glace était 1,4 million km2 sous la moyenne des 30 dernières années, ce qui équivaut environ à la superficie du Québec (1,5 million km2).

La moyenne des températures de décembre à février a été environ 4,9 ˚C plus élevés qu’en temps normal. En février, cet écart a été de 11 ˚C plus chaud que la normale en Alaska.

Au Groenland, le mercure a été au-dessus de 0 ˚C en février. Le mercure a grimpé au-dessus du point de congélation à cette période de l’année à deux reprises (mais beaucoup moins longtemps).

Conséquences inévitables

Un contexte aussi exceptionnel a eu des conséquences sur plusieurs parties du globe, à commencer par la vague de froid en Europe en février.

En Amérique du Nord, le couvert de neige a été plus abondant cette année et l’apport en humidité et en douceur en provenance de l’Arctique explique une partie de cette réalité.

« Tout est relié. La glace permet notamment de contenir la chaleur de l’eau dans l’atmosphère. Mais dans ce cas-ci, la perte de glace a fait en sorte que l’eau libre a également généré plus d’humidité dans l’air. C’est un aspect qui permet de générer davantage de précipitations en Amérique du Nord », commente Patrick de Bellefeuille, expert en environnement à MétéoMédia.

On peut également ajouter que l’affaiblissement du froid en Arctique peut également provoquer des débordements plus fréquents du vortex polaire dans l’hémisphère Nord.

Autrement dit lorsque l’air froid est moins concentré en Arctique, le vortex polaire se déplace plus facilement dans l’hémisphère Nord. Ce constat est notamment celui d’un groupe de scientifiques voulant que la diminution importante du couvert de glace dans l’Arctique ait pour effet d’affaiblir le vortex polaire, provoquant ainsi des descentes d’air froid plus fréquentes.

Dans une étude publiée en 2016 dans Nature Climate Change, les chercheurs soutiennent que l’affaiblissement de la concentration d’air froid qui se trouve au-dessus de l’Arctique au cours des trois dernières décennies aurait provoqué un réchauffement de l’air en haute altitude.

Si la masse d’air arctique est moins « forte et concentrée » au nord, elle devient alors plus « instable » et elle a tendance à s’étendre jusque dans l’est de l’Amérique du Nord.

 

 

 

https://www.bfmtv.com/planete/les-vagues-de-chaleur-vont-devenir-de-plus-en-plus-frequentes-1498449.html

 

 

La calotte polaire Artique

 

 

 

Afghanistan : fin de l’attaque de Kaboul, revendiquée par l’Etat islamique

D’intenses combats se déroulent dans Kaboul, où des roquettes ont été tirées le 21 août 2018 afp.com – WAKIL KOHS Les forces de sécurité afghanes ont mis fin mardi à une attaque spectaculaire de plus de six heures dans Kaboul revendiquée par le groupe Etat islamique, alors que l’Afghanistan attend encore une réponse officielle des […]

via Afghanistan : fin de l’attaque de Kaboul, revendiquée par l’Etat islamique —

ALÉNA: les États-Unis ne parlent plus au Canada

 

Donald Trump laisse entendre que les États-Unis ont délibérément laissé le Canada à l’écart des négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), alors que les discussions se sont intensifiées au cours des dernières semaines entre Washington et Mexico.

Lors d’une réunion télévisée de son cabinet, jeudi, le président américain a déclaré que son administration ne négocie pas avec le Canada pour le moment, avant d’ajouter que ses tarifs sont trop élevés et que ses barrières commerciales sont trop fortes.

Les responsables de chaque pays ont insisté sur le fait qu’il n’y a rien d’inhabituel à des discussions en tête-à-tête entre deux pays, car elles permettent aux États-Unis et au Mexique de résoudre des problèmes bilatéraux complexes, tels que leur différend sur l’industrie automobile.

Mais certains observateurs font valoir que le Canada a été exclu des négociations cruciales sur l’ALÉNA et qu’il pourrait éventuellement être contraint d’accepter une entente conclue sans lui, entre ses deux partenaires continentaux.

Pendant quatre semaines consécutives, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le ministre mexicain de l’Économie, Ildefonso Guajardo, ont participé à des entretiens bilatéraux sur l’ALÉNA sans la présence du Canada à la table de négociation.

Lors de la réunion du cabinet, jeudi, M. Lighthizer a dit espérer une avancée importante avec le Mexique dans les prochains jours, mais M. Trump a réitéré qu’il n’y a pas de raison de précipiter un accord à moins que ce soit le bon.

Un an de discussions

Au sujet de l’avancement des pourparlers avec le Canada, Donald Trump a clairement indiqué qu’il n’y avait actuellement aucune négociation en cours. Cette déclaration survient le jour même du premier anniversaire du début de la renégociation de l’ALÉNA.

«Leurs tarifs sont trop élevés, leurs barrières sont trop fortes, alors on ne leur parle même pas en ce moment. Mais on verra comment les choses vont aller. Elles ne pourront qu’aller en notre faveur», a dit le président américain.

Interrogé sur les remarques de Donald Trump, un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a répondu que les négociateurs d’Ottawa demeurent en communication avec leurs homologues américains et mexicains.

«La ministre Freeland, l’ambassadeur (David) MacNaughton et l’équipe canadienne de négociation sont régulièrement en contact avec leurs homologues et nous sommes impatients de poursuivre ces discussions importantes dans les prochaines semaines», a écrit Adam Austen dans un courriel.

Une forêt fossilisée vieille de 280 millions d’années a été découverte en Antarctique

 

Il fut un temps où la glace ne dominait pas l’Antarctique : des chercheurs américains viennent en effet de trouver les restes d’une forêt vieille de 280 millions d’années sur le continent austral.

L’Antarctique n’a pas toujours été une terre de glace. Des scientifiques de l’université du Wisconsin à Milwaukee ont en effet découvert les vestiges d’une flore impressionnante en plein cœur du continent blanc. Des fossiles qui dateraient de plus de 280 millions d’années. 

Il y a 252 millions d’années, l’extinction Permien-Trias a bouleversé l’état de la planète. L’émission massive de gaz à effet de serre par les volcans a entraîné une augmentation brutale des températures, donc un changement des climats terrestres, et a considérablement acidifié les océans. Ainsi, plus de 95% des espèces présentes sur Terre à l’époque ont disparu.

Le paléoécologiste Erik Gulbranson et son équipe de chercheurs se sont donc rendus en Antarctique pour observer les effets de cette extinction sur la nature des continents. Au cours de leurs explorations, ils ont fini par trouver les fossiles d’une forêt datant d’avant ce bouleversement.

Une immense forêt fossilisée a été découverte. Une souche d’arbre vieille de 280 millions d’années est encore attachée à ses racines antarctiques. Les plantes se sont développées sur ce qui est aujourd’hui le continent le plus froid, il y a 400 millions à 14 millions d’années. Comprendre les anciennes forêts polaires pourrait aider les chercheurs à élaborer des prévisions sur la façon dont les arbres réagiront lorsque le changement climatique provoqué par l’homme réchauffera le globe.

 

Avant cette extinction, le genre de plantes dominant en Antarctique était les Glossopteris, explique Erik Gulbranson . Éteinte depuis, cette espèce pouvait mesurer de 20 à 40 mètres de haut et était présente massivement dans l’hémisphère Sud. À cette époque, les forêts n’étaient donc pas très diversifiées en terme de faune, et chacune des espèces avait un rôle bien particulier à jouer dans la survie des autres. Le chercheur se demande donc pourquoi ces plantes robustes n’ont pas survécu à l’extinction. 

Cette découverte est très importante, puisqu’il s’agit là d’un « moyen de voir l’avant, le pendant et l’après-extinction », explique Erik Gulbranson. Ces 13 restes d’arbres fossilisés pourraient donc permettre d’avoir une idée un peu plus précise des conséquences de l’extinction et de leur chronologie.

Erik Gulbranson et son équipe de chercheurs ont retournés en Antarctique de la fin du mois de novembre à janvier 2018 pour continuer leurs travaux et « mieux comprendre comment les gazs à effet de serre et les changements climatiques ont pu affecter la vie sur Terre ».


LES RECHERCHES DE GULBRANSON

La façon dont ils ont passé l’hiver dans l’obscurité et le froid est l’une des questions auxquelles ces fossiles pourraient répondre. Une autre est la façon dont ces arbres et plantes auraient pu basculer entre les modes été et hiver si rapidement avec les conditions changeantes.

Des recherches antérieures ont montré que des arbres à feuilles persistantes et à feuilles caduques étaient disséminés sur les bords de l’Antarctique il ya des centaines de millions d’années.

Il est également probable que le feuillage était moins diversifié que dans les forêts d’aujourd’hui, différents types de plantes ayant des fonctions différentes dans la survie globale de l’écosystème.

L’équipe n’a pas encore publié les résultats de ses découvertes, mais 13 fragments fossiles d’arbres ont été récupérés jusqu’à présent. Avec les roches qui entourent ces fragments, ils peuvent nous en apprendre beaucoup sur les écosystèmes du passé lointain et sur ce qui aurait pu effacer toute cette vie.

« Cette forêt est un aperçu de la vie avant l’extinction, ce qui peut nous aider à comprendre ce qui a causé l’événement », a déclaré Gulbranson .

Chaque voyage dans les friches glacées a le potentiel de découvrir quelque chose de nouveau, que ce soit des vestiges d’un passé préhistorique ou des preuves que des espèces inconnues pourraient prospérer à certains endroits sous la glace.

Des recherches et des expéditions supplémentaires sont prévues pour les mois à venir, et nous pourrons éventuellement découvrir des leçons importantes sur la manière dont notre planète réagira probablement au changement climatique que nous avons aujourd’hui.

« Le dossier géologique nous montre le début, le milieu et la fin des événements liés au changement climatique », déclare Gulbranson .

« Avec d’autres études, nous pourrons mieux comprendre comment les gaz à effet de serre et le changement climatique affectent la vie sur Terre. »


Antarctique: les palmiers prospéraient autrefois sur les côtes glacées d’il y a 52 millions d’années

Une armada d’icebergs dérivant au large des côtes de Wilkes Land en Antarctique.

Compte tenu de la hausse prévue des températures mondiales au cours des prochaines décennies, les climatologues s’intéressent particulièrement aux périodes chaudes qui se sont produites dans le passé géologique. La connaissance des épisodes passés de chaleur mondiale peut être utilisée pour mieux comprendre la relation entre le changement climatique, les variations du dioxyde de carbone atmosphérique et la réaction de la biosphère terrestre. Les scientifiques ont découvert une phase de réchauffement intense il y a environ 52 millions d’années dans des carottes prélevées sur le fond marin près de l’Antarctique, une région particulièrement importante dans la recherche sur le climat.

Tronc fossilisé trouvé en Antartique

L’étude publiée dans la revue Nature montre que la végétation tropicale, y compris les palmiers et les parents des baobabs tropicaux d’aujourd’hui, poussait sur la côte de l’Antarctique il y a 52 millions d’années. Ces résultats mettent en évidence le contraste extrême entre les conditions climatiques modernes et passées sur l’Antarctique et l’étendue de la chaleur mondiale pendant les périodes de niveaux élevés de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Il y a environ 52 millions d’années, la concentration de gaz à effet de serre (CO 2 ) dans l’atmosphère était deux fois plus élevée qu’aujourd’hui. « Si les émissions actuelles de CO 2 continuent sans relâche en raison de la combustion de combustibles fossiles, le CO 2les concentrations dans l’atmosphère, telles qu’elles existaient dans un passé lointain, devraient être atteintes d’ici quelques centaines d’années », explique le professeur Jörg Pross, paléoclimatologue à l’université de Goethe et membre du Centre de recherche sur la biodiversité et le climat (BiK-F). ) à Francfort, en Allemagne. « En étudiant les périodes de réchauffement climatique naturel dans le passé géologique, notre connaissance des mécanismes et des processus du système climatique augmente. Cela contribue énormément à améliorer notre compréhension du réchauffement climatique induit par l’homme. « 

Les modèles informatiques indiquent que le réchauffement climatique futur sera particulièrement prononcé dans les régions de haute latitude, à savoir près des pôles. Jusqu’à présent, cependant, la manière dont les écosystèmes terrestres de l’Antarctique ont réagi dans le passé géologique à un climat de serre avec des concentrations élevées de CO 2 dans l’ atmosphère n’était pas claire .

Les scientifiques travaillant avec le Pr Pross ont analysé des échantillons de roche prélevés dans des carottes de forage au fond de la mer, au large de la côte de Wilkes Land, en Antarctique, dans le cadre du Programme intégré de forage océanique (IODP). Les échantillons de roches datent de 53 à 46 millions d’années et contiennent des pollens et des spores fossiles provenant de la région côtière de l’Antarctique. Les chercheurs ont ainsi pu reconstituer la végétation locale en Antarctique et, par conséquent, interpréter la présence de forêts tropicales tropicales et subtropicales couvrant la région côtière il y a 52 millions d’années.

Dans une région où la calotte antarctique borde l’océan Austral aujourd’hui, des plantes sensibles au gel et à la chaleur, telles que les palmiers et les ancêtres des baobabs d’aujourd’hui, ont prospéré il ya 52 millions d’années. Les évaluations des scientifiques montrent que les températures hivernales sur la côte de Wilkes Land en Antarctique étaient supérieures à 10 degrés Celsius à cette époque, malgré trois mois de nuit polaire. L’intérieur continental, cependant, était sensiblement plus frais, le climat favorisant la croissance des forêts pluviales tempérées caractérisées par des hêtres du sud et des arbres d’ Araucaria du type courant en Nouvelle-Zélande aujourd’hui. L’analyse des composés organiques produits par les bactéries du sol qui peuplent les sols le long de la côte antarctique fournit des preuves supplémentaires de températures extrêmement douces.

Glossopteris

Ces nouvelles découvertes en Antarctique impliquent également que la différence de température entre les basses latitudes et les hautes latitudes méridionales au cours de la phase de serre il y a 52 millions d’années était significativement plus petite qu’on ne le pensait. « La teneur en CO 2 de l’atmosphère, telle qu’elle est supposée pour cet intervalle de temps, ne suffit pas à elle seule à expliquer les conditions quasi tropicales de l’Antarctique », explique Pross. «Un autre facteur important était le transfert de chaleur par les courants océaniques chauds qui ont atteint l’Antarctique.» Lorsque le courant océanique chaud s’est effondré et que la côte antarctique a subi l’influence des courants océaniques plus froids, les forêts tropicales,

Source de l’histoire:

Matériel fourni par l’ institut de recherche Senckenberg et le musée d’histoire naturelle 

 

 

 

 

 

La Vérité sur la Pangée, ancien supercontinent et sur Amasia celui de l’avenir

Il y a environ 300 millions d’années, la Terre n’avait pas sept continents, mais un supercontinent massif appelé Pangea, entouré d’un seul océan appelé Panthalassa.

L’éclatement du supercontinent de la Pangée.

L’explication de la formation de Pangea a inauguré la théorie moderne de la tectonique des plaques , qui postule que la couche extérieure de la Terre est divisée en plusieurs plaques qui glissent sur la coquille rocheuse de la Terre, le manteau.

Au cours des 3,5 milliards d’années d’histoire de la planète, plusieurs supercontinents se sont formés et brisés, résultat du brassage et de la circulation dans le manteau terrestre , qui constitue la majeure partie du volume de la planète. Cette rupture et cette formation de supercontinents ont radicalement modifié l’histoire de la planète. 

« C’est ce qui a conduit l’évolution de la planète à travers le temps. C’est le principal pilier de la planète », a déclaré Brendan Murphy, professeur de géologie à l’Université St. Francis Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse.

Il y a plus d’un siècle, le scientifique Alfred Wegener a proposé la notion de supercontinent ancien, qu’il a baptisé Pangaea (parfois orthographié Pangaea), après avoir rassemblé plusieurs éléments de preuve.

La première et la plus évidente était que les « continents s’emboîtaient comme une langue et un groove », ce qui était assez évident sur toute carte précise, a déclaré Murphy. Un autre indice révélateur selon lequel les continents de la Terre étaient tous une masse terrestre provient des archives géologiques. Les gisements de charbon trouvés en Pennsylvanie ont une composition similaire à ceux de la Pologne, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne à la même époque. Cela indique que l’Amérique du Nord et l’Europe ont dû être une seule et même terre. Et l’orientation des minéraux magnétiques dans les sédiments géologiques révèle comment les pôles magnétiques de la Terre ont migré au cours des temps géologiques, a déclaré Murphy.

Dans les archives fossiles, des plantes identiques, telles que les Glossopteris , une graine de fougère disparue , se trouvent sur des continents désormais très disparates. Et les chaînes de montagnes qui se trouvent maintenant sur différents continents, comme les Appalaches aux États-Unis et les montagnes de l’Atlas au Maroc, faisaient toutes partie des montagnes de la Pangée centrale, formées par la collision des supercontinents Gondwana et Laurussia.

La Pangée s’est formée par un processus progressif s’étalant sur quelques centaines de millions d’années. Il y a environ 480 millions d’années, un continent appelé Laurentia, qui comprend des parties de l’Amérique du Nord, a fusionné avec plusieurs autres micro-continents pour former l’Euramerica. Euramerica a fini par entrer en collision avec le Gondwana, un autre supercontinent comprenant l’Afrique, l’Australie, l’Amérique du Sud et le sous-continent indien.

Il y a environ 200 millions d’années, le supercontinent a commencé à se briser. Le Gondwana (aujourd’hui l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Antarctique, l’Inde et l’Australie) s’est séparé de Laurasia (Eurasie et Amérique du Nord). Il y a environ 150 millions d’années, le Gondwana s’est séparé. Selon un article paru en 1970 dans le Journal of Geophysical Research, l’ Inde s’est détachée de l’Antarctique et l’Afrique et l’Amérique du Sud se sont effondrées . Il y a environ 60 millions d’années, l’Amérique du Nord s’est séparée de l’Eurasie.

Des Estemmenosuchus sont surveillés par un Eotitanosuchus

Avoir une masse terrestre massive aurait permis de réaliser des cycles climatiques très différents. Par exemple, l’intérieur du continent était peut-être complètement sec, car il était enfermé derrière des chaînes de montagnes massives qui bloquaient toute humidité ou pluie, a déclaré Murphy.

Mais les gisements de charbon trouvés aux États-Unis et en Europe révèlent que certaines parties de l’ancien supercontinent près de l’équateur devaient être une forêt tropicale luxuriante, semblable à la jungle amazonienne, a déclaré Murphy. (Le charbon se forme lorsque des plantes et des animaux morts tombent dans des eaux marécageuses, où la pression et l’eau transforment la matière en tourbe, puis en charbon.)

« Les gisements de charbon nous disent essentiellement qu’il y avait une vie abondante sur terre », a déclaré Murphy .

Selon un article publié en 2016 dans la revue Paléogéographie, Paléoclimatologie, Paléoécologie, les modèles climatiques confirment que l’intérieur continental de Pangaea était extrêmement saisonnier . Les chercheurs de cette étude ont utilisé des données biologiques et physiques de la formation de Moradi, une région de paléosols stratifiés (sols fossiles) dans le nord du Niger, pour reconstituer l’écosystème et le climat à l’époque de la Pangée. Comparable au désert de Namibie et au bassin du lac Eyre en Australie, le climat était généralement aride avec des périodes humides courtes et récurrentes qui incluaient parfois des crues éclair catastrophiques.

La pangée a existé pendant 100 millions d’années et pendant cette période, plusieurs animaux ont prospéré, y compris les Traversodontidae, une famille d’animaux phytophages qui comprend les ancêtres des mammifères.

Traversodontidae

Pendant la période permienne , des insectes tels que les coléoptères et les libellules ont prospéré. Mais l’existence de la Pangée a coïncidé avec la pire extinction de masse de l’histoire, l’événement d’extinction Permian-Trias (P-TR). Également appelé le grand moribond, il s’est produit il y a environ 252 millions d’années et a causé l’extinction de la plupart des espèces sur Terre. Au début du Trias, des archosaurs sont apparus, un groupe d’animaux qui a donné naissance à des crocodiles et à des oiseaux, ainsi qu’à une pléthore de reptiles. Et il y a environ 230 millions d’années, certains des premiers dinosaures ont fait leur apparition sur la Pangée, y compris les théropodes, des dinosaures en grande partie carnivores qui avaient pour la plupart des os et des plumes remplis d’air semblables à ceux des oiseaux.

La configuration actuelle des continents ne sera probablement pas la dernière. Les supercontinents se sont formés plusieurs fois dans l’histoire de la Terre, pour être ensuite divisés en nouveaux continents. À l’heure actuelle, par exemple, l’Australie se dirige vers l’Asie et la partie orientale de l’Afrique se détache lentement du reste du continent.

feuilles de Glossopteris

Les géologues ont remarqué qu’il existe un cycle quasi régulier au cours duquel les supercontinents se forment et se brisent tous les 300 à 400 millions d’années, mais c’est exactement ce qui constitue un mystère, a déclaré Murphy. Selon un article paru en 2010 dans le Journal of Geodynamics, la plupart des scientifiques pensent que le cycle des supercontinents est largement influencé par la dynamique de la circulation dans le manteau .

Au-delà, les détails deviennent flous. Bien que la chaleur formée dans le manteau provienne probablement de la désintégration radioactive d’éléments instables, tels que l’uranium, les scientifiques ne sont pas d’accord pour savoir s’il y a des mini-poches de chaleur dans le manteau ceinture, a déclaré Murphy.

Les scientifiques ont créé des simulations mathématiques en 3D pour mieux comprendre les mécanismes du mouvement continental. Dans un article publié en 2017 dans Geoscience Frontiers , les scientifiques Masaki Yoshida et M. Santhosh expliquent comment ils ont produit des simulations de mouvements continentaux à grande échelle depuis la débâcle de Pangea il y a 200 millions d’années. Les modèles montrent comment les forces de mouvement des plaques tectoniques et les forces de convection du manteau ont travaillé ensemble pour briser et déplacer de grandes masses terrestres. Par exemple, la grande masse de Pangea isolait le manteau en dessous, provoquant des écoulements de manteau qui ont déclenché la débâcle initiale du supercontinent. La décroissance radioactive du manteau supérieur a également augmenté la température, provoquant des écoulements de manteau vers le haut qui ont rompu le sous-continent indien et ont amorcé son mouvement vers le nord.

Le supercontinent d’Amasia…dans  plusieurs millions d’années!

Yoshida et Santos ont créé des modèles géologiques supplémentaires pour prédire la convection du manteau et les mouvements des mouvements continentaux dans le futur. Ces modèles suggèrent que sur des millions d’années, l’océan Pacifique fermera ses portes alors que l’Australie, l’Amérique du Nord, l’Afrique et l’Eurasie se rejoignent dans l’hémisphère nord. À terme, ces continents vont fusionner pour former un supercontinent appelé « Amasia ». Les deux continents restants, l’Antarctique et l’Amérique du Sud, devraient rester relativement immobiles et séparés du nouveau supercontinent.

Précédant l’Amasia,le réchauffement global de la planète devrait donner ce résultat…a ce stade,dans quelques centaines d’années ,l’humanité aura disparue!

 

 

 

 

 

L’alliance de Trump et du cannabis fait trembler le vin californien

La politique migratoire du président Donald Trump va-t-elle avoir un impact sur le vin américain? Oui, estiment des producteurs de Californie qui s’inquiètent de la pénurie de main-d’oeuvre tout en faisant face à la concurrence de l’industrie du cannabis.

 


Bien que le ciel semble dégagé pour le vin américain à l’issue d’une année 2016 record, les producteurs californiens s’attendent à une saison de récolte agitée en septembre, lorsque d’autres travailleurs seront nécessaires dans les vignes. 
« Le réservoir de main-d’oeuvre est assurément plus réduit » que ces dernières années, déplore Michael Silacci, vigneron au sein de l’Opus One dans la Napa Valley, région au nord de San Francisco, la plus célèbre aux Etats-Unis pour sa production de vin.

« Il y a une préoccupation concernant le changement des politiques d’immigration et la situation dans les zones agricoles devient de plus en plus fragile », reconnait M. Silacci. « Les gens se demandent ce qui se passera et surveillent ce qui se passe dans d’autres cultures agricoles ». 
Les vignerons affirment que le défi consiste de plus en plus à trouver du personnel qualifié parmi un échantillon qui se réduit. Majoritairement, il s’agit de Mexicains ciblés par le durcissement de la politique migratoire, alors que les Américains ne se bousculent pas, compte tenu de la nature éreintante du travail. 

Touriste dans un champs de cannabis

– Vin ou cannabis? –
Une autre préoccupation de l’industrie viticole est le secteur en plein essor du cannabis, estimé à plusieurs milliards de dollars et qui devrait progresser de manière exponentielle avec la légalisation de l’usage récréatif de la marijuana en Californie, l’un des plus grands marchés du pays. 
Le ministère américain de l’Agriculture indique qu’environ 4.200 établissements vinicoles sont installés en Californie, le plus important Etat viticole d’Amérique.
Les producteurs de cannabis ont désormais des revenus deux fois plus élevés que ceux dans le vin, et peuvent ainsi attirer des travailleurs avec des salaires plus élevés, estime John Truchard, PDG de John Anthony Vineyards et FARM Napa Valley, une société de gestion agricole. 
La pénurie de travailleurs -renforcée par une économie qui se relance au Mexique et un reflux de personnes traversant la frontière- a entraîné une guerre pour le recrutement de personnels, les exploitants essayant de conserver leurs travailleurs.
Les salaires ont régulièrement augmenté ces dernières années, variant entre 15 et 25 dollars par heure dans la Napa Valley. Un taux deux fois plus élevé que dans le centre de la Californie (10 à 12 dollars de moyenne). 
Et si certains producteurs de la Napa Valley peuvent se le permettre, la demande pour leurs vins ayant augmenté parallèlement, les producteurs d’autres régions luttent pour leur survie. 
– La solution de l’automatisation –
« Pendant la saison des récoltes, vous avez des équipes de base, mais vous recrutez également des travailleurs supplémentaires et ils vont au plus offrant », précise M. Truchard. Certains exploitants « paient un supplément de cinquante dollars par tonne ». 
En plus des augmentations de salaire, les employeurs proposent des moyens novateurs et incitatifs pour garder leurs travailleurs, comme des services de garde d’enfants ou des possibilités d’étudier.
Les vignerons affirment que la pénurie de main-d’oeuvre et les coûts croissants forceront l’industrie -estimée à près de 60 milliards de dollars annuels- à se tourner de plus en plus vers l’automatisation. 
« Les vignobles qui, dans le passé, ont compté sur la récolte à la main explorent la mise en oeuvre de la récolte par les machines », précise Jim Stollberg, partenaire de deux entreprises de la région viticole de Santa Maria. 
À court terme, cependant, certains pourraient se tourner vers leurs employés de bureau et leur demander de se retrousser les manches. 
« Dans une situation extrême, nous avons parlé d’avoir une équipe venant du bureau », reconnaît Michael Silacci, qui considère qu’il s’agit d’une « réserve » de travailleurs comme une autre. 

Des traces radioactives de Fukushima retrouvées dans le vin californien

Le désastre de Fukushima.

 

À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011, des résidus radioactifs se sont répandus dans les zones environnantes. Sept ans plus tard, des traces de la catastrophe ont été trouvées à l’autre bout du monde – dans le vin californien.

La catastrophe de Fukushima, survenue en 2011, aura donc laissé des traces, aussi infimes soient-elles. Un groupe de physiciens nucléaires français a récemment testé 18 bouteilles de rosé et de cabernet sauvignon californien produites entre 2009 et 2012 dans la Napa Valley – une célèbre région viticole de Californie située au nord de San Francisco. En comparant les différents produits, ils ont constaté que les vins produits après la catastrophe présentaient des niveaux de césium 137, une particule radioactive artificielle.

Afin de quantifier les niveaux de césium 137, les chercheurs ont mis en œuvre une technique particulière de mesure de radioactivité : la spectrométrie gamma. En mesurant l’énergie des rayonnements gamma émis par une substance, elle permet d’identifier la nature de la source de radioactivité. La technique permet aussi d’attester précisément de l’année de production d’un vin (pour éviter les fraudes).

Pour concentrer au maximum les infimes traces isotopiques, les scientifiques ont ensuite porté le vin à une température de 500 °C, et ce durant plusieurs heures. Ce faisant, les chercheurs ont ainsi transformé le vin en « cendres », dont l’analyse a permis de révéler la contamination liée à la libération de particules radioactives par l’explosion de la centrale de Fukushima.

Bien qu’ils aient trouvé des niveaux assez élevés de résidus radioactifs, les experts assurent dans les colonnes du New York Times qu’il n’y a rien à craindre. Il n’y a pas de « problèmes de santé et de sécurité pour les résidents de la Californie », a déclaré sur ce point le département de la santé publique. Même au Japon, bien que plus de 100 000 personnes aient été évacuées de leurs maisons, aucun décès ni aucune maladie liée aux rayonnements n’ont été rapportés jusqu’à présent, rapporte la World Nuclear Association.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude sur Arxiv.

Source

 

 

Les ressources de la Terre ne nous suffiront bientôt plus

Nous vivrons donc à crédit pour les cinq prochains mois. Si nous poursuivons à ce rythme, nous aurons besoin de deux Terres en 2030, avertit le Global Footprint Network.

Notre Terre …souveraine!

Selon les calculs de l’organisme international Global Footprint Network (GFN), nous avons déjà épuisé les ressources naturelles de la Terre pour l’année. L’humanité a utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols et de poissons que notre planète ne peut en fournir en un an, et nous avons émis plus de carbone que les forêts et océans ne peuvent en absorber.

L’organisme fait ce calcul depuis plusieurs années et, chaque fois, la date avance. Le 1er août est la date la plus précoce depuis que l’humanité a basculé dans le déficit écologique, dans les années 1970.

GFN estime qu’il nous faudrait désormais 1,7 Terre pour combler nos besoins annuels.

Une date symbolique

« C’est un indicateur pour tirer la sonnette d’alarme et dire aux gens que l’on consomme plus de ressources que la planète en produit », soutient Élisabeth Robinot, professeure à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal et membre de l’Observatoire de la consommation responsable.

« Ça souligne qu’il est vraiment urgent que tous les pays changent de comportement et adoptent des pratiques plus vertueuses », ajoute-t-elle.

Pourquoi c’est important?

À mesure que l’économie se développe et que la population grandit, la pression sur les ressources s’accroît. Mais la biocapacité de la Terre n’est pas extensible.

Le dépassement écologique n’est possible que pour une courte période avant que les écosystèmes ne s’écroulent, soutient GFN.

On en voit déjà les résultats dans l’érosion des sols la désertification ,la baisse de productivité des terres agricoles , la déforestation, l’appauvrissement de la biodiversité et l’effondrement des ressources halieutiques, affirme l’organisme.

Si nous continuons à vivre de la même manière, nous aurons besoin de deux Terres en 2030, calcule l’organisme.

Qui sont les pires pollueurs?

Tous les pays ne sont pas égaux en ce qui concerne l’abus de ressources. Certains pays consomment bien plus que leurs capacités, tandis que d’autres, peu développés ou mieux nantis en ressources naturelles, sont encore bien en deçà.

Les Canadiens sont loin d’être les meilleurs élèves.

« Si la planète consommait autant que les Canadiens, la journée du grand dépassement serait le 18 mars plutôt que le 1er août », affirme Sophie Paradis, directrice pour le Québec du Fonds mondial pour la nature. « On aurait besoin de 4,8 planètes si tout le monde vivait comme nous. »

Les pays en développement consomment généralement beaucoup moins de ressources que les pays industrialisés. La situation risque-t-elle donc de se détériorer encore plus à mesure que ces États voudront emprunter notre mode de vie?

« C’est à nous de changer rapidement et de leur offrir de l’aide pour qu’ils évitent les erreurs de notre passé et puissent se développer de la façon la plus vertueuse possible », pense Élisabeth Robinot.

Développement n’égale pas nécessairement abus des ressources, croit aussi Sophie Paradis, donnant en exemple le Costa Rica, « un pays qui protège son territoire, ses forêts naturelles et qui promeut la réduction de l’empreinte écologique des citoyens. »

Comment ralentir ou arrêter le processus?

Il est urgent de revoir nos façons de consommer et cette réflexion doit venir d’en haut, croit Élisabeth Robinot. « Il y a des changements au niveau des consommateurs, mais si on veut aller plus vite, il faut que ça vienne des gouvernements », croit-elle.

Mme Robinot pense notamment qu’il est important de légiférer contre l’obsolescence programmée et pour imposer aux entreprises d’offrir des services de réparation à un prix inférieur au prix d’achat.

Les gouvernements pourraient également favoriser la mobilité durable en développant le réseau du transport en commun et en baissant les prix.

 

« On ne peut pas obliger les gens à faire des choses, mais on peut les y inciter d’une façon positive avec des allégements fiscaux », avance-t-elle aussi.

« Ce n’est pas d’arrêter de consommer, c’est de mieux consommer », explique pour sa part Sophie Paradis, du Fonds mondial pour la nature.

Choisir des produits certifiés, employer des tasses et des contenants réutilisables plutôt que jetables, éviter le gaspillage alimentaire ,limiter l’utilisation du plastique et emprunter les transports en commun sont autant de manières de réduire notre empreinte écologique.

Un signe encourageant, souligne le GFN, est que la détérioration a été plus lente au cours des cinq dernières années. Le Jour du dépassement avance environ d’un jour par année dans le calendrier , plutôt que de trois par année, comme c’était le cas depuis les années 70.