C’est le plus célèbre naufrage de l’histoire. Un immense paquebot percute un iceberg et finit par couler, tuant près de 1500 passagers. Mais quels facteurs ont favorisé ce naufrage ? Un journaliste vient de faire des révélations inédites.
Le Titanic, rêve d’un bateau de croisière sûr et insubmersible, a coulé après avoir violemment percuté un iceberg le 14 avril à 23 heures 40. On pensait l’affaire entendue, et pourtant, un expert pointe du doigt une fragilité dans le métal de la coque à l’endroit de l’impact fatal avec l’iceberg. Cette fragilité aurait été causée par un incendie bien avant le départ. Et sans celle-ci, selon eux, la coque aurait très bien pu résister à l’impact.
Le géant des mers peu avant son départ.
On a tous vu et revu le film Titanic qui a contribué à graver ce drame de l’histoire dans l’inconscient collectif. Le scénario est attachant, plein d’intrigue et relate l’essentiel de l’histoire : le Titanic, réputé «insubmersible» sombrait au large de l’Atlantique Nord en 1912 avec 2 500 passagers à bord, dont 1491 ont péri.
Le souvenir du paquebot est indissociable de l’immense bloc de glace dont la percussion aurait entraîné sa perte. Si cet incident reste le facteur déclencheur, il n’est pas le seul à expliquer pourquoi le bateau a entamé une lente descente vers le fond de l’océan. Un journaliste d’investigation britannique prétend qu’un incendie survenu plusieurs jours avant l’accident serait à l’origine de la catastrophe.
Se basant sur des photographies ignorées à l’époque par les enquêteurs, Senan Moloney explique dans un documentaire diffusé surChannel 4 le 31 décembre dernier que le naufrage ne se serait sans doute jamais produit si le bateau n’avait pas connu un incendie à bord, plusieurs jours avant le début de son voyage.
«Cet incendie était connu de l’équipage, qui a décidé de l’ignorer. Le Titanic n’aurait jamais dû être mis à l’eau.»
Les photographies d’époque sur lesquelles se base le journaliste mettraient en évidence de larges marques noires d’environ dix mètres sur la coque du navire. Celles-ci sont situées à l’avant et à droite, soit à proximité de la zone où s’est produit le choc entre le paquebot et l’iceberg.
Le journaliste a par ailleurs interrogé plusieurs experts qui enquêtent sur l’accident depuis une trentaine d’années. Ceux-ci confirment que les marques seraient bien la preuve de l’existence d’un incendie survenu dans l’un des réservoirs à carburant situés dans la soute du bateau, et ce, avant même que celui-ci n’ait été mis à l’eau.
L’incendie aurait donc fragilisé le métal de la coque, ce qui expliquerait sans doute la rapidité avec laquelle le Titanic a coulé après avoir heurté l’iceberg.
Dans son documentaire intitulé The New Evidence, Senan Moloney explique que : «Ce naufrage n’est pas seulement l’histoire d’une collision entre un iceberg et un paquebot. C’est la combinaison de facteurs extraordinaires ayant permis la catastrophe : le feu, la glace et une négligence criminelle».
La dernière photo du Titanic en route vers sa mort!
La coque aurait perdu jusqu’à 75% de résistance dans la zone de l’incendie
Senan Molony, journaliste, a en effet mené une passionnante enquête sur ce sujet. Enquête à laquelle il a consacré trente ans de sa vie. Il explique dans les colonnes de The Independant avoir retrouvé des photos peu connues d’un incendie survenu à bord du Titanic, prises lors de sa construction à Belfast :
« On a affaire à exactement la même zone que celle où l’iceberg a frappé, on a vraisemblablement une faiblesse voire un dommage de la coque à cet endroit précis, bien avant que le bateau ne quitte Belfast [où il était construit, ndlr] […] ce n’est donc pas une simple histoire d’une collision avec un iceberg conduisant à envoyer le bateau par le fond. Mais un perfect exemple de cercle vicieux causé par des facteurs extraordinaires qui s’empirent les uns les autres : le feu, la glace et une négligence criminelle »
L’incendie dont le journaliste parle a eu lieu sur le chantier naval. Il était d’une extrême violence et a mis plusieurs jours à être totalement maîtrisé, soumettant le métal de la coque à des températures comprises entre 500 et 1000°C. En fait, le feu est parti d’une cuve de 10 mètres de haut remplie de carburant, dans la salle de combustion numéro 6. Un incident attribué simplement à de la « combustion spontanée » et reste donc largement inexpliqué.
Avant même le voyage inaugural, l’armateur devait savoir que le Titanic ne pouvait pas prendre la mer
12 ouvriers ont réussi à rapidement garder l’incendie sous contrôle, mais il n’a pu être totalement éteint que des jours plus tard, à cause des stocks de carburant. La coque était à une température suffisante pour devenir rouge, et serait restée dans cet étant pendant une période trop prolongée pour que le métal chauffé garde toute sa résistance originelle. Des experts en métallurgie sont venus d’ailleurs appuyer les propos du journaliste.
Selon eux, de telles conditions auraient réduit la résistance de la coque à cet endroit jusqu’à 75%. Pour Senan Molony, le bateau « n’aurait donc jamais dû prendre la mer ». Mais l’incendie, connu, et aujourd’hui documenté aurait alors été minimisé. La British Titanic Society qui rassemble des experts autour de plusieurs naufrages de l’époque soutient également la thèse du journaliste.
Et relève que le voyage inaugural a été décalé de quelques jours, probablement en raison de cet incident. Cette plongée passionnante dans les coulisses de cette saga apporte en tout cas un éclairage nouveau à un accident autour duquel, un siècle plus tard de nombreuses questions subsistent.
Le navire géant a été victime de plusieurs facteurs.
Tout au long de l’histoire, l’humanité a vécu et créé des moments mémorables, dignes d’être mentionnés pour toujours à travers des photos et des vidéos. Comme nous savons, jusqu’à la moitié du XIXe siècle, il n’y avait aucun moyen pour capturer des moments importants et les témoignages oculaires et leurs expressions iconographiques devenaient si nécessaires comme les peintures et les fresques, les histoires écrites ou orales.
Nous sommes tous d’accord que l’invention de l’appareil photo a radicalement changé la façon de vivre. Tout à coup, nous avons eu la possibilité d’avoir des preuves concrètes de ce que nous avons vu et de le montrer à qui était absent, ou même à la postérité dans toute sa objectivité.
C’est justement cela l’un des aspects innovateurs de la photographie: toutes les inventions créées de la moitié du XIXe siècle, de les plus ordinaires aux plus spéciales, tous les événements, les manifestations, les faits ont été fixé dans la mémoire historique pour toujours.
Beaucoup d’images malgré leurs particularités ne sont pas devenus célèbres: nous avons décidé de les récupérer et c’est pour ça que nous te présentons 12 photos historiques qui te laisseront sans voix!
“Salon Portable” – 1967 Celui-ci a été le premier prototype de salon portable, un modèle innovateur, mais qui, dès le début, il a suscité l’hilarité générale. Conçu par l’architecte autrichien Walter Pichler, ce qui a été appelé “salon portable” c’est un casque peint en polyester blanc, avec télévision intégrée. C’était le temps de la Guerre Froide et cette invention représentait déjà à l’époque une critique à l’isolement auquel les médias induisent et le “bombardement” qu’ils opèrent contre la population
Les inondations de Paris en 1924
Inondation à Paris, 1924
La Seine représente l’un des principaux fleuves de l’état de la France. Il mesure environ 776 km, en partant de Saint-Germain-Source-Seine et en traversant principalement les villes de Troyes, la capitale française, Paris et Rouen, il se jette finalement dans la Manche, en particulier dans les endroits de Le Havre. La faible pente que le cours de la Seine rencontre dans la vallée entre l’Ile de France et la Normandie a généré au cours des siècles des méandres, zones de stagnation de l’eau et de l’accumulation de sédiments. Précisément pour cette raison, à ces points, le risque d’inondation est plus grand a cause de la montée de la marée. Paris est très familier avec ce phénomène: les inondations de la Seine se succèdent avec une effrayante régularité, encore aujourd’hui, et encore vif est le souvenir des terribles inondations du 1910 ou du 1924. C’est justement du 1924, l’image que nous te montrons: survivants parisiens marchent sur un passage d’urgence créé avec des chaises de Dehors des cafés environnant et, sous eux, mètres d’eau boueuse.
La Dynasphère en 1932.
Dynasphère 1932
En 1934, l’inventeur John Archibald breveta ce véhicule à traction “naturelle” : en fait, il fut conçu et construit de telle sorte qu’il se déplace tout simplement en raison de l’énergie cinétique. Archibald, également connu comme J. A. fut inspiré par des dessins innovateurs et futuristes de Leonardo Da Vinci: quand Archibald décida d’essayer de construire sa Dynasphère personnelle, ils existaient déjà des prototypes plus anciens, comme celui d’Alfred E. D’Harlingue de 1917. Archibald soutenait que la Dynasphère était un moyen de transport économique (également dans sa mise en œuvre), facile à utiliser et qui pouvait se transformer en une alternative brillante en rapport aux véhicules à carburant (qui, à l’époque, atteindaient à peine 40 kilomètres par heure). Il mourut sans raison apparente quelques semaines après la publication du brevet. Une coïncidence? Aujourd’hui, ils existent de nombreuses versions et modèles de Dynasphère: la modification des matériaux et de ses composants montrent comment cette invention a conservé son charme au fil des ans.
Femme avec crinoline
Femme avec crinoline, Londres, 1860
La crinoline c’est une sorte de jupon raide qui était utilisé pour garder les jupes vaporeuses et bouffies des vêtements des nobles dames, elle fut créé par le français M. Oudinot vers le 1840. Le nom de cet accessoire dérive de l’élément qui la constitue: elle était en fait composé de crin de cheval tissé avec du lin ou de la soie. La crinoline était résistante à l’eau, elle ne s’abîmait pas, ni se déformait comme le tissu et, en même temps, elle était plus souple en rapport aux «cages» de bois qui été portés précédemment. Le point culminant de la réussite de cet accessoire a eu lieu pendant l’époque victorienne: il semble avoir été l’impératrice des Français Eugénie, épouse de Napoléon III, à rendre ce vêtement tant désirée par toutes les nobles dames européennes. La mode de la crinoline a commencé à décliner autour du 1860 grâce à Charles Frederick Worth, le couturier officiel de la cour de France: il lança la tendance de la demi-crinoline, c’est-à-dire, la demi-crinoline, plus simple et élégante.
L’opération Babylift en 1975
Opération Babylift 1975
Au cours de la terrible guerre de l’invasion du Vietnam du Nord contre le Sud, la ville de Da Nang était tombé dans le mois de Mars du 1975 et Saigon était sur le point de tomber complètement lorsque le 3 Avril de la même année, Gerald Ford annonça que le gouvernement des États-Unis allait lancer une opération d’évacuation des enfants, selon eux orphelins de Saigon dans une série de 30 vols réguliers à bord des avions C 5A. “Opération Babylift”, comme ça a été appelé l’évacuation de masse réalisée entre le 4 et le 19 Avril par les soldats américains dans le Sud-Vietnam. Plus de 3.000 enfants orphelins, plus ou moins il a été déclaré, ils ont été transportés outre-atlantique et adoptés par des familles des États-Unis, du Canada, de l’Europe. Il y a eu beaucoup d’accusations et critiques en rapport de ce qui a été considéré comme un véritable enlèvement: les enfants étaient vraiment tous des orphelins? Ils ont été sauvés ou tout simplement arrachés à leur terre?
Armes défensives russes de 1917.
Armes de défense russes, 1917
A l’aube de la Première Guerre mondiale, en Russie fut créé ce dispositif acoustique capable de reconnaître et d’amplifier les sons émis par les allemands à des kilomètres de distance. Les soldats étaient en mesure de percevoir les sons d’une flotte d’avions, une armée sur roues ou à pied et, par conséquent, d’organiser le plan de la défense, en anticipant les mouvements des ennemis.
La pub en 1945…
Pub à domicile, Normandie 1945
Les soldats en guerre sont soumis à un stress constant: loin de chez eux, ils font face tous les jours au danger et sont entourés par la mort de leurs camarades. Depuis les temps anciens, cependant, il y a un remède pour la douleur et la peur: l’alcool. Pour cette raison, au cours de la Seconde Guerre mondiale a été créé une section de l’aviation militaire britannique dédié uniquement au transport de barils de bière pour les combattants en Normandie.
Concours Miss Beaux Yeux de Floride en 1930
Concours pour Miss Beaux Yeux, Floride, 1930
C’est-à-dire, Miss Beaux Yeux. Les filles participant au concours devaient porter un masque qui couvrait le visage, ne laissant visibles que les yeux : cela était nécessaire afin que le jury ne se fasse pas distraire du visage dans son ensemble. Le résultat c’est une image un peu inquiétante et peut-être un moyen de … faire taire les femmes?
Une mer de chapeaux à New York en 1939.
Une mer de chapeaux, New York, 1939
Il est intéressant le spectacle d’en haut de l’Empire State Building: On ne voit pas une seule tête sans chapeau. Cette image peut être considérée comme l’un des symboles de la mode des hommes et des femmes des années trente.
Magnifique fourmiler.
Salvador Dali se promène avec son animal de compagnie, Barcelone 1969
Seulement l’artiste excentrique et irrésistible Salvador Dali pouvait se permettre d’aller se promener à Barcelone avec en laisse, pas un chien ordinaire, mais un fourmilier exotique. Imagine-toi la curiosité de tous les passants!
Une idée originale de l’époque!
Concours de beauté pour les chevilles, 1930
En 1930, dans une compétition des chevilles, fut nommé un agent de police comme juré.
Des maillots qui flottent!
Maillots de bain en bois, 1925
Dans les années vingt, une nouvelle mode est arrivée pour aider ceux qui voulaient apprendre à nager: le maillot de bain en bois! Ce matériau, en raison de ses caractéristiques physiques, aurait aidé le baigneur à flotter.
Nakam…ou le secret bien gardé d’un petit groupe d’assassins sans scrupules.
Les origines de Nakam, ou vengeance en hébreu, viennent de l’Organisation des Partisans Unis qui a été fondée dans le ghetto de Vilna, en Lituanie, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Créé en janvier 1942, elle a également été la première organisation de résistance clandestine, dans un ghetto juif en Europe occupé par les forces du Troisième Reich .
Leur devise était: « Nous ne permettrons pas qu’ils nous prennent pour des moutons à l’abattoir », qui est devenu la base de leur lutte contre l’élimination systématique des Juifs en Lituanie et en Europe. La figure de proue du mouvement était un poète juif et écrivain, Abba Kovner. Ses premiers lieutenants étaient Rozska Korczak et Vitka Kempner.
L’Organisation des Partisans Unis prévoyait de déstabiliser les installations industrielles allemandes à Vilna en utilisant le sabotage, comme ils se disaient eux-mêmes faire partie de la lutte partisane plus large en territoire soviétique occupée . L’organisation a été dissoute et a rétablie plusieurs fois pendant la guerre jusqu’à ce que la défaite allemande à Vilna en Juillet 1944.
Un membre de la Brigade juive servant dans l’armée britannique . Sur la coque de l’obus,il est écrit en hébreux: Un cadeau pour Hitler. Wikimedia Commons / Public Domain
À la fin de la guerre, les restes du Front des Partisans Unis ont créé Nokmim (les Avengers en anglais ). L’idée était d’organiser un groupe d’assassins qui ferait en sorte d’éliminer de notables prisonniers de guerre nazis qui ont échappé à la justice.L’organisation unie avec les anciens combattants de la Brigade juive dans le mandat britannique de la Palestine se sont rebaptisé simplement Nakam –Vengeance .
Elle a également été appelé Dam Yisrael Noter – La vengeance du sang d’ Israël .L’abréviation de cette phrase était DIN, ce qui est un mot hébreu pour le jugement. Sa direction est restée la même que celle de l’Organisation des Partisans Unis – Kovner et Kempner (qui se sont mariés en 1946) avec l’ajout de Yitzhak Avidav et Bezalel Michaeli. Même si un certain nombre de groupes qui cherchent vengeance ,ont émergé à la fin de la guerre, le Nakam a prouvé son extrêmisme.
Le groupe comptait environ 60 membres, et il était composé d’anciens combattants et survivants du pseudo Holocauste,selon la propagande sioniste américaine. Pour eux, la guerre était pas encore terminée. Leur plan était d’infiltrer l’Allemagne et de mener des assassinats et des opérations complexes. Alors que la poussière était encore installée dans une Allemagne vaincue et dévastée, une partie du groupe a réussi à arriver en Allemagne et concevoir un plan audacieux, comme pour dire …au moins.
Selon une interview réalisée par The Observer avec Joseph Harmatz, qui était proche de l’organisation, Kovner a acquis de grandes quantités de poison et prévu de le disperser dans les réserves d’eau de Berlin, Munich, Francfort, Nuremberg et Hambourg, tuant de nombreux civils. Le plan a suscité beaucoup de controverse parmi les organisations juives qui préparaient les bases d’un Israël indépendant.
Partisans juifs dans le ghetto de Vilnius. Abba Kovner est debout au centre.
D’une part, la Haganahun groupe terroriste , qui deviendra le noyau fort de la défense israélienne, remis à Kovner de faux documents qui lui ont permis de voyager à travers l’Europe, mais d’autre part, certains membres de la Haganah ont rejeté l’idée de la vengeance de masse sur les Allemands. Harmatz a affirmé que Chaim Weizmann, qui allait devenir le premier président d’Israël, a soutenu les actions de Kovner et a aidé à acquérir le poison dont il avait besoin. Les historiens américains qui protègent le sionisme d’Israel, rejettent cette allégation comme hautement improbable.
Leur intention initiale était de provoquer la mort de six millions d’Allemands, ce qui était l’équivalent du nombre de Juifs qui sont prétendus morts dans la fable de l’Holocauste.Kovner a quitté Haïfa, sur un navire à destination de France. Il avait des documents affirmant qu’il était membre de la Brigade juive.
A Toulon, en France, les Britanniques ont découvert que ses documents étaient faux et il a été arrêté et envoyé à une prison égyptienne sous contrôle britannique. Le poison destiné à l’action a été jeté dans la mer. Harmatz a déclaré dans son interview que Kovner et Nakam ont été trahis par les sionistes qui craignaient que l’événement pourrait mettre en péril la proclamation légitime de l’Etat d’Israël. Au moment de l’arrestation, les agents de avaient déjà infiltré les égouts de plusieurs grandes villes allemandes.
Ils n’attendaient que le poison arrive lorsque l’opération a été annulée.Il est également prévu de quitter les zones résidentielles américaines sans poison de telle sorte que le poison ne pouvait atteindre que la population allemande.
Pendant ce temps, ses complices ont réussi à introduire clandestinement un poison en Allemagne. Le Plan B était en vigueur – l’empoisonnement de 3000 pains dans le camp de prisonniers de guerre américains Stalag 13. Le commandement de l’opération a été donné à l’adjoint de Kovner, Yitzhak Avidav.
Le 14 Avril 1946, le Nakam fait irruption dans une boulangerie qui fournissait du pain au camp et empoisonné 3000 miches de pain destinées aux anciens soldats allemands et ex-officiers SS. Le poison a été dilué à l’arsenic. Les prisonniers étaient gardés dans un camp de prisonniers près de Nuremberg.
Le 23 Avril, un rapport a été publié dans la presse que 2.283 prisonniers allemands sont tombés malades d’une intoxication, avec 207 d’entre eux hospitalisés. Joseph Harmatz a affirmé que 300-400 prisonniers de guerre allemands sont morts des conséquences de l’empoisonnement, même si un rapport officiel n’a déclaré qu’aucun décès n’a survenu suite à cet événement.
Kovner a été libéré quelques mois après son emprisonnement. Il est retourné en Palestine après qu’Israël a été proclamé indépendant en 1948 et il est devenu un capitaine de l’armée sioniste. Il a poursuivi son approche de la ligne dure face à ceux qu’il accusait d’avoir provoqué le pseudo-Holocauste juif.Je vous propose de lire au moins cet article (cliquez ici) ou je prouve l’absurdité et l’impossibilité de cette fable sioniste.
Il a également écrit de nombreux articles de journaux qui semblaient inciter à la haine des Egyptiens dans ses «pages de bataille » intitulées « Mort aux envahisseurs! » Le ton des articles, qui ont appelé à se venger de l’Holocauste et fait référence à l’ennemi égyptien (en tant que vipères et chiens), avaient bouleversé de nombreux dirigeants politiques et militaires israéliens.
Abba Kovner témoignant (mentant) au procès d’Adolph Eichman,en 1961.
Kovner a témoigné de ses expériences pendant la guerre dans un procès contre Adolf Eichmann. Il a également joué un rôle majeur dans la conception et la construction de plusieurs musées de l’Holocauste, parmi lesquels se trouve le Musée de la Diaspora à Tel Aviv.
Abba Kovner est mort en 1987, d’ un cancer. L’intérêt dans l’affaire concernant l’empoisonnement des prisonniers de guerre allemands a été relancé en mai 2000, à Nuremberg, lorsque deux membres du Nakamgroupe ont avoué qu’ils ont pris part à l’événement. Le bureau de procureur à Nuremberg a abandonné l’affaire, » en raison de circonstances inhabituelles» comme la raison de la suspension de l’enquête.
Il y a 100 ans, le 1er juillet 1916, les Français et les Britanniques donnaient l’assaut contre les Allemands sur les bords de la Somme, débutant une bataille qui allait devenir la plus sanglante de la Première Guerre mondiale, avec plus de 1,2 million de morts, blessés et disparus. Voici quelques images d’archives de cet épisode dramatique.
Première Guerre Mondiale:Sur cette photo, des hommes du Royal Irish Rifles dans une tranchée.C’était le 1 er juillet 1916. First World War : Royal Irish Rifles in a communication trench on the first day of the Battle of the Somme, l July 1916
Cette photo a été prise le 1er juillet 1916 à La Boisselle, où des explosifs posés par les Britanniques ont créé un trou gigantesque et marqué le début de l’offensive terrestre, après une semaine de bombardements intensifs. British Artillery bombarding the German trenches prior to the attack on La Boisselle on the opening day of the Battle of Albert, first day of the Somme offensive. Date: 1 July 1916
Dans une tranchée, un soldat gallois appartenant au régiment Cheshire. Lors de la première journée de la bataille de la Somme, les Britanniques paient un tribut tragique : près de 20.000 soldats sont tués et 40.000 sont blessés en une demi-journée, fauchés par les mitrailleuses de l’ennemi. Aujourd’hui, le 1er juillet 1916 est considéré comme l’un des jours les plus sombres de l’histoire britannique. World war I : Cheshire Regiment in a trench at the Battle of the Somme World History Archive
Un soldat britannique blessé est installé sur une civière, près de Carnoy, au lendemain du début des combats à La Boisselle, le 2 juillet 1916. A wounded British soldier on a stretcher, injured during an attack near the village of Carnoy, part of the battle for La Boisselle, which which was taken on 4 July Date: 2 July 1916
Des combattants britanniques du 13th Royal Fusiliers posent pour le photographe sur la route reliant Albert à Bapaume, après les affrontements à La Boisselle, le 7 juillet 1916. Men of the 13th Royal Fusiliers respond cheerfully to the photographer as they rest near Albert on the Albert-Bapaume Road after the attack on La Boisselle Date: 7 July 1916
Les Français, quant à eux, ont lancé l’offensive plus au sud, où ils ont subi des pertes moins importantes. Ici, deux « Poilus » dans le secteur de Curlu, le 30 juillet 1916, un mois après le début de la bataille. A French soldier rolls a cigarette in a trench prior to an attack in Curlu, during the Somme offensive, northern France, on July 30, 1916, during World War 1. The Great War started in 1914 with the assassination of Archduke Franz Ferdinand and was ended with an armistice between the Allied powers and defeated Germany on November 11, 1918. Over 60 million European soldiers were mobilized from 1914 to 1918 and some 20 million military and civilian deaths resulted. The Treaty of Versailles was signed on June 28, 1919. AFP PHOTO FRANTZ ADAM
Tir de canon de 400 mm. Après l’échec de l’offensive initiale, la bataille s’enlise. Bataille de la Somme (01/07/1916 – 18/11/1916). Tir de canon de 400mm. FRANCE – Premiere Guerre Mondiale (1914-1918)
À Albert, une commune de la Somme, la basilique de Notre-Dame de Brebières apparaît détruite par les combats, en 1916. The Basilica of Notre-Dame de Brebières in Albert, northern France, in ruins after the city was stormed by German troops during the Battle of the Somme in 1916. Photo: Berliner Verlag/Archiv
Un char britannique capturé par les Allemands près d’Albert, en 1916. A British tank was captured by German troops on the battlefield near Albert (Somme), France, in 1916. Photo: Berliner Verlag/Archiv
Un dirigeable allemand sur une photo de propagande colorisée. The contemporary colorized German propaganda photo shows the take off of a German moored balloon for field reconnaissance at the Battle of the Somme 1916. Photo: Neumann Archive – NO WIRE SERVICE
Des Français du 23e régiment d’infanterie. La bataille, qui dure jusqu’au 18 novembre, se soldera par des résultats minimes (une poignée de kilomètres gagnés par les Alliés) et un bilan effroyable : 1,2 million d’hommes mis hors de combat en moins de cinq mois, parmi lesquels 450.000 Allemands, 420.000 Britanniques et 200.000 Français. During the Somme Battle, the French 23RI soldiers are gathered for a parade. A group of them are resting beside the flag of their unit.
Deux Britanniques transportent un camarade blessé à La Boisselle, sur la route d’Amiens, en juillet 1916. 100 ans plus tard, en pleine période post-brexit, la famille royale britannique est en France pour assister avec François Hollande aux commémorations de la bataille de la Somme. . Two British soldiers bring back a wounded colleague on a wheeled stretcher on the La Boisselle to Amiens road, during the Battle of the Somme, July 1916. Date: July 1916
CONCLUSION
Chaplin a la fin de Mr Verdoux fait dire à ce tueur de dames qu’il se voit comme un amateur par rapport aux grands despotes et aux marchands de canons. Songe t il à un complot de leur part pour péréniser leur pouvoir, par l’affaiblissement des peuples à qui l’on demande des impots pour construire des armes, et à qui on demande des fils pour aller se battre ? 1418 dont c’est le centenaire, 10 millions de morts et des fortunes considérables pour le comité des forges Renault Thyssen Krupp …
Thyssen a fait connaitre Hitler qui n’avait pas un rond, a entretenu sa troupe de SA briseurs de grève … Le comité des forges a livré les matière premières permettant son réarmement à l’Allemagne qui en a été privée par la défaite de 1918. Ces gens ont ils eu à se défendre devant des tribunaux ?
Combien de morts ont ils sur la conscience ?
Et les médias aujourd’hui, comment peuvent ils couvrir de tels agissements ?
Comment être aussi lache et servile lors des commémorations de 1914-1918 ?
A part Collon , qui a une sale petite odeur comme l’a dit Riché sur ce site , odeur déjà détectée sur l’argent dette de Grignon , quel journaliste a eu le courage de citer Anatole France :
On croit mourir pour la patrie , on meurt pour des industriels ?
Brexit: des conséquences immédiates pour les Britanniques
Les derniers sondages penchaient pour le « remain ». C’est finalement le « leave » qui l’emporte. Les Britanniques vont quitter l’UE, un processus qui va provoquer d’immenses remous.
Les Britanniques ont voté pour une sortie de l’Union européenne, selon les estimations vendredi matin 24 juin des grandes chaînes du pays, à l’issue d’un référendum historique qui fait déjà sentir ses premiers effets sur les marchés asiatiques.
Le Brexit, ou British Exit, était en tête avec près de 51,7% des voix après dépouillement dans 300 des 382 centres du pays, peu avant 4h00 GMT, selon le décompte officiel, grâce à des résultats largement favorables dans plusieurs villes du nord de l’Angleterre et au Pays de Galles.
Dans la foulée, la bourse de Tokyo a plongé de 5% et la livre sterling est tombée au plus bas face au dollar depuis 1985. Et nombre de responsables européens devraient se lever vendredi avec une gueule de bois politique.
Peu avant les prévisions de la BBC et de plusieurs autres chaînes britanniques, le leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, a dit commencer « à rêver d’un Royaume-Uni indépendant ».
« Si les prévisions se vérifient, ce sera la victoire des vrais gens, des gens ordinaires », a lancé Nigel Farage, cofondateur de l’Ukip en 1993, qui œuvre depuis le début pour un Brexit.
« Nous l’avons fait pour l’Europe entière. J’espère que cette victoire va faire tomber ce projet raté et nous guider vers une Europe de nations souveraines », a-t-il ajouté.
Les bookmakers, qui donnaient plus de 90% de chances à une victoire du « Remain » à la clôture des bureaux de vote jeudi à 21h00 GMT, n’accordaient plus qu’une chance infime au maintien dans l’UE aux premières heures de la matinée.
Le résultat officiel de ce référendum aux enjeux colossaux pour l’avenir du Royaume-Uni et du reste de l’Europe devrait être annoncé dans la matinée. La participation a été estimée officiellement à 72,2%.
Champagne à Vote.Leave
On attendait toujours le verdict définitif des grandes villes, dont Londres. La City de Londres, le quartier de la Finance, a voté à une majorité écrasante pour un maintien mais le nombre de voix était trop insignifiant pour peser.
Au QG de la campagne de « Vote Leave », dans un immeuble londonien, l’atmosphère était à la fête: les bouchons de champagne ont sauté à l’annonce du premier résultat pour un Brexit, celui de la ville de Sunderland. Des cris de joie accueillaient l’annonce à la télévision de chaque résultat favorable à la sortie de l’UE.
Des drapeaux britanniques constellaient les tables et les militants attendaient d’avoir plus de résultats avant d’attaquer un gros gâteau « Leave » en forme de bouteille de champagne.
Les derniers sondages penchaient pourtant plutôt vers un maintien dans l’UE. Un ultime sondage YouGov publié à la clôture des bureaux de vote avait donné le maintien dans l’UE en tête à 52% contre 48%. Deux autres enquêtes d’opinion conduites avant et après le vote donnaient le même écart.
L’enjeu est de taille et tous les dirigeants européens sont intervenus pour retenir les Britanniques, conscients que leur départ ferait peser une menace de désintégration du club des pays membres de l’UE.
Le président français François Hollande avait estimé qu’il faudra « engager une relance de la construction européenne », quelle que soit l’issue du référendum.
Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays et au delà, un Brexit serait dommageable à plus long terme, ont prévenu les grandes institutions financières internationales, du FMI à l’OCDE.
Turbulences politiques
Un Brexit ouvrirait aussi une période de turbulences politiques, avec un possible départ de David Cameron.
Le Premier ministre britannique, qui a mis en jeu sa crédibilité en menant campagne pour le maintien dans l’UE, a voté à Londres sans faire de déclaration. Il a appelé un peu plus tard ses compatriotes à opter pour le maintien, gage selon lui d’un « avenir meilleur ».
Le référendum a exposé les profondes divisions au sein des Tories et de son gouvernement conservateur, dont plusieurs membres ont fait campagne pour un Brexit.
Malgré ces divisions, 84 députés conservateurs eurosceptiques ont publié après la fermeture des bureaux de vote une lettre affirmant que David Cameron devait rester Premier ministre quel que soit le résultat du référendum.
« Nous, partisans d’une sortie et membres du parti conservateur (…) estimons que, quelle que soit la décision du peuple britannique, vous avez à la fois le mandat et le devoir de continuer à diriger la nation », ont écrit les signataires, dont Boris Johnson, chef de file du camp du Brexit et ex-maire de Londres.
Cherchant à freiner les divisions au sein de son parti conservateur, David Cameron avait annoncé en janvier 2013 la tenue de ce référendum. Mais il a ouvert une boîte de Pandore et déchaîné les passions, attisées par les redoutables tabloïds britanniques, toujours prompts à vilipender l’UE.
De jeunes soldats américains sur une plage de Normandie,le 6 juin 1944.
OPÉRATION OVERLORD
On croit tout savoir de l’opération Overlord, l’une des batailles les plus célèbres de l’histoire. Chacun se souvient de ces jeunes soldats jetés sur les plages de Normandie par une matinée grise et venteuse sous le feu meurtrier des bunkers allemands. Chacun vénère leur héroïsme et leur sacrifice, longuement célébrés par le cinéma. Pourtant, soixante-dix ans après, cette croisade de la liberté recèle encore des mystères, des zones d’ombre, des épisodes ignorés, mal connus ou volontairement occultés.
Contrairement à ce qu’on pense souvent et malgré l’énormité des moyens déployés – 5.000 navires, 10.000 avions, quelque 155.000 hommes -, l’assaut du 6 juin 1944 fut à deux doigts d’échouer. Dans les semaines qui suivirent le jour J, la bataille de Normandie fut l’une des plus dures de la guerre, et les Alliés rencontrèrent des difficultés qu’ils avaient largement sous-estimées. C’est le hasard de la météorologie qui a le mieux servi les assaillants le 6 juin. C’est l’initiative de quelques hommes qui a sauvé la situation au moment crucial. C’est l’opération de désinformation la plus importante du siècle, menée par un groupe d’espions baroques, qui a permis la victoire finale.
Le 6 juin 1944,c’est le Jour J:le débarquement en Normandie.
Nourrie par les commémorations officielles, la légende a transfiguré la réalité du combat pour en donner une image à la fois héroïque et édulcorée. En fait, les défaillances furent fréquentes, la violence mise en œuvre effrayante, et les exactions commises envers les civils nombreuses, à commencer par des bombardements massifs à l’utilité contestée. En s’appuyant sur le travail des meilleurs historiens, notamment Olivier Wieviorka et Antony Beevor (« D-Day et la bataille de Normandie », Calmann-Lévy), qui ont brisé les tabous et mis au jour les réalités cachées, « l’Obs » vous livre les derniers secrets du jour le plus long.
1. La bataille des glaces
L’opération Overlord a peut-être commencé trois années avant le 6 juin, dans les solitudes gelées du Spitzberg, de l’Islande et du Groenland. Dans ces contrées de neige et de froid, des commandos britanniques et américains ont été débarqués discrètement pour une guerre dans la guerre : celle de la météo. Il s’agissait de prendre d’assaut les stations d’observation établies par les Allemands à partir de 1940 dans l’Atlantique Nord, ce que ces soldats venus dans le froid réussirent sans coup férir.
L’enjeu semblait mineur. Il était décisif. Grâce à ce réseau de stations conquis par les armes, loin à l’ouest de l’Europe, les Alliés disposèrent en 1944 d’informations interdites aux météorologistes allemands. C’est ainsi que James Martin Stagg, conseiller de l’état-major allié, put fournir à Dwight Eisenhower, commandant suprême du corps expéditionnaire, des prévisions exclusives qui lui donnèrent un avantage stratégique.
Le 4 juin, Stagg fut l’oiseau de mauvais augure. Une tempête se préparait dans l’Atlantique, qui rendrait dangereuse la navigation des péniches de débarquement, disperserait les parachutistes et provoquerait le naufrage des chars amphibies prévus pour l’assaut. La mort dans l’âme, Eisenhower dut reporter l’opération Overlord, alors même que plus de 150 000 soldats s’étaient mis en route pour le combat suprême.
Ce contretemps fut une bénédiction pour les Alliés. Privés des précieuses stations, les Allemands ne virent pas que la tempête se calmerait pour trente-six heures à partir du 6 juin. Pour eux, le mauvais temps continuerait, empêchant tout débarquement pour les quatre ou cinq jours à venir. Commandant en chef des troupes de Normandie, Rommel décida de partir pour l’Allemagne, où il voulait fêter l’anniversaire de sa femme. A Rennes, l’état-major convoqua les principaux officiers de la région pour un exercice de simulation. Au jour J, le commandement allemand était absent.
Au même moment, Stagg, fort des bulletins envoyés des stations nordiques, pouvait annoncer à Eisenhower que le vent s’apaiserait pour un jour et demi le long des côtes normandes, avant de souffler de nouveau en tempête. Cette pause dans la dépression venue de l’Atlantique rendait possible l’opération prévue. Eisenhower écouta Stagg, le regarda droit dans les yeux, garda le silence trente secondes, puis, devant son état-major interdit, laissa tomber son verdict : « Let’s go. »
2. Le héros inconnu
Il fut un des hommes clés de l’opération. Pourtant, parce qu’il était homosexuel, il fallut attendre plus de soixante ans pour qu’on lui rende justice.
Alan Turing était sans doute le mathématicien le plus doué de sa génération. Chercheur à Cambridge, c’était un jeune homme excentrique qui était saisi par des obsessions infantiles. Il avait par exemple vu quarante fois « Blanche-Neige et les sept nains », dont il connaissait chaque plan et chaque réplique par coeur. En dépit de ses névroses, il s’était rendu célèbre dans les cercles académiques en imaginant le principe d’une machine universelle, qu’on appellerait bien plus tard un ordinateur.
Quand la guerre commença, Turing fut engagé dans une équipe bizarre, composée de mathématiciens, de germanisants, de linguistes, de spécialistes des codes et d’amateurs de mots croisés. Réunie dans des huttes en tôle élevées dans le parc du manoir de Bletchley non loin de Londres, elle avait pour but de décrypter les communications secrètes de la Wehrmacht. Ces messages radio étaient cryptés par un appareil compliqué appelé Enigma, une sorte de machine à écrire à laquelle on avait ajouté trois rouleaux de métal qui tournaient dès qu’on tapait une lettre. Ces trois rotors garantissaient le secret : grâce à la rotation automatique, les lettres n’étaient jamais codées de la même manière, ce qui rendait les messages indéchiffrables par les crypto-analystes.
La machine allemande Enigma cryptait les messages radio. Son code a été découvert par Alan Turing. (DR)
La machine recelait une faille, et c’est là qu’Alan Turing entra en jeu. Les services secrets britanniques avaient réussi à se procurer un exemplaire d’Enigma, ainsi que plusieurs manuels de codage saisis dans des bateaux ou sur des sous-marins coulés par la Navy. Les crypto-analystes détectèrent quelques régularités dans le codage des messages et comprirent qu’en mettant en oeuvre le principe de Turing, et donc en construisant grâce à lui l’un des premiers ordinateurs de l’histoire, capable de tester des milliers de combinaisons en quelques minutes, on pouvait déchiffrer en temps réel des messages qu’on aurait normalement mis des semaines à comprendre.
Dès 1940, les équipes de Bletchley Park furent en mesure de transmettre chaque jour à Churchill le texte en clair des communications allemandes les plus confidentielles. Turing et ses crypto-analystes apportèrent une aide décisive à la victoire dans plusieurs batailles, notamment celle d’ElAlamein et celle de l’Atlantique. Ils firent arrêter tous les espions envoyés en Grande-Bretagne par les nazis. Pendant la préparation d’Overlord, ils surveillèrent jour après jour les efForts de défense déployés par la Wehrmacht. Grâce à eux, enfIn, les Britanniques purent vérifIer la bonne marche de l’opération Fortitude, destinée à tromper Hitler sur le lieu et la date du Débarquement. Turing avait donné à Churchill l’un de ses atouts maîtres.
Son aventure se termina en tragédie. Turing était homosexuel dans une Grande-Bretagne où les relations intimes entre personnes du même sexe étaient réprimées par la loi. La paix revenue, sa maison fut un jour cambriolée, et la police vint enquêter chez lui. Elle constata qu’il avait des relations avec un homme. Il fut arrêté, jugé et condamné à subir un traitement médical à base d’œstrogènes. Cette médication forcée aggrava ses névroses. Martyrisé par le pays qu’il avait contribué à sauver, il devint dépressif. Un jour, il prit une pomme et, comme l’avait fait la sorcière de Blanche-Neige, l’enduisit de poison. Puis il la croqua.
Sa mort passa inaperçue. Il fallut attendre soixante ans pour que la reine consente à le gracier à titre posthume et que le gouvernement britannique, par la voix du Premier ministre Gordon Brown, reconnaisse sa dette envers lui. Aujourd’hui, le prix le plus prestigieux en science de l’informatique s’appelle le prix Turing.
3. Le mystère du « Daily Telegraph »
Au mois de mai 1944, les services de sécurité britanniques furent pris de panique. Ils venaient de constater que les mots croisés du quotidien conservateur « The Daily Telegraph » avaient donné depuis quelques jours, comme solution à des définitions, les mots de « Omaha », « Overlord », « Neptune » ou « Sword ». Autrement dit, les noms de code attribués aux plages normandes ou bien aux opérations destinées à établir une tête de pont en France, toutes choses évidemment ultra secrètes.
Le nom de code ultrasecret « Overlord » apparaît avant l’opération dans les mots croisés du Daily Telegraph ».
L’auteur des mots croisés, un professeur respectable et connu du public, fut interrogé. Il plaida la coïncidence. Depuis la guerre, des amateurs de statistiques ont calculé que la probabilité de voir apparaître dans ces grilles les quatre ou cinq mots en question par le seul jeu du hasard était inférieure à une chance sur plusieurs millions.
Aujourd’hui encore le mystère reste entier. On suppose que l’auteur des grilles s’était adressé à ses étudiants pour trouver des mots et des définitions nouvelles. Ces étudiants fréquentaient des militaires stationnés en Grande-Bretagne : ils auraient entendu les noms de code au cours de conversations sans savoir ce qu’ils désignaient. Mais c’est une hypothèse…
4 . Les comanches attaquent à l’aube
Comment se parler par radio quand les Allemands sont à l’écoute ? Pour assurer la sécurité des communications, il fallait surmonter un dilemme. Si les opérateurs radio intégrés aux troupes d’assaut se parlaient en clair, pour orienter l’attaque ou guider l’aviation, par exemple, il suffisait à un Allemand parlant anglais de se mettre sur la même longueur d’onde. Mais s’ils se parlaient en code, les communications s’en trouvaient fortement ralenties : il fallait à chaque fois crypter et décrypter les messages.
A ce problème classique dans les armées, les Américains ont trouvé une solution originale. Sur Utah Beach, treize Indiens comanches enrôlés dans l’US Army et formés à la radio figurèrent parmi les premiers attaquants. C’est l’un d’entre eux qui envoya le premier message, en langue comanche, à son correspondant en mer, qui le traduisit immédiatement pour le commandement : « Le Débarquement a réussi mais nous sommes au mauvais endroit. »
Sécurité totale : l’armée américaine s’était assurée au préalable que personne en dehors des Etats-Unis ne comprenait la langue comanche. Comme certains termes techniques n’existaient pas dans cette langue, il fallut recourir à des métaphores. « Char d’assaut » fut traduit par « tortue de fer ». Pour le mot « Hitler », les Comanches avaient trouvé une locution expressive : « le Blanc fou ».
5. Le débarquement va échouer !
Le 5 juin dans l’après-midi, Dwight Eisenhower écrit ces lignes : « Les forces que nous avons débarquées en Normandie n’ont pas réussi à établir une tête de pont suffisante. J’ai donné l’ordre de les retirer. [ …] Si des erreurs ou des fautes ont été commises, j’en porte seul la responsabilité. » Le commandant en chef du corps expéditionnaire allié n’eut pas à publier cette lettre, écrite en prévision d’un éventuel échec. Mais il avait bien mesuré les risques que comportait l’opération Overlord. Un film comme « le Jour le plus long » donne l’image d’un assaut irrésistible, appuyé sur une machine de guerre américaine invincible. En fait, tout fut infiniment plus dur.
Des soldats dans une barge des garde-côte américains, à l’approche des plages de Normandie, le 6 juin 1944. (Anonymous/AP/Sipa)
Le mur de l’Atlantique opposait des obstacles redoutables à l’invasion. Il fallait débarquer en une journée quelque 150 000 hommes et leur matériel, sous le feu des mortiers, des canons et des mitrailleuses. Pour y parvenir, il fallait réduire au silence, par des bombardements puis par un assaut de vive force, les batteries et les défenseurs des plages. Il fallait en même temps, par un lâchage massif de parachutistes, sécuriser les abords d’une zone immense, située entre l’Orne et le Cotentin, pour prévenir l’inévitable contre-offensive des blindés allemands.
Sur quatre des cinq plages choisies, Utah, Gold, Juno et Sword, l’attaque fut une réussite. Mais sur la cinquième, Omaha, dans le secteur américain, les Alliés frôlèrent la catastrophe. Ce fut le résultat d’une succession d’erreurs. L’aviation manqua son but, et les bombes lancées contre les bunkers allemands tombèrent dans la campagne. Le bombardement naval rata sa cible, et les obus de marine se perdirent à l’intérieur des terres. Les chars amphibies nécessaires à la destruction des défenses allemandes furent mis à l’eau trop tôt, dans une mer encore secouée par la tempête de la veille. La plupart coulèrent sur le trajet. Si bien que les premières vagues d’assaut, débarquées vers 6h30 du matin, durent affronter avec des armes légères des lignes de défense pratiquement intactes.
Le résultat fut un massacre effrayant, bien reconstitué par Steven Spielberg dans « Il faut sauver le soldat Ryan ». Les rares survivants se retrouvèrent cloués au sol pendant des heures, terrorisés et paralysés, au milieu des cadavres et des hurlements des blessés, à court de munitions et privés de commandement, à quelques mètres d’une eau rouge de sang. A midi, le général Bradley qui commandait le secteur américain, faillit donner l’ordre de rembarquement.
Les survivants d’Omaha durent leur salut à quelques individus d’exception, comme le général Norman Cota, qui les rassembla sous le feu et les convainquit par l’exemple d’avancer vers l’ennemi. A force d’héroïsme individuel, la plage fut conquise dans l’après-midi. Mais ce fut au prix de 1 500 morts et 2 000 blessés chez les assaillants. Sans Cota et les autres, les Allemands auraient pu revenir en force sur le rivage et couper en deux le corps expéditionnaire, compromettant toute l’opération…
6. Stalingrad dans le bocage
La bataille de Normandie, qui suivit l’assaut des plages, fut bien plus cruelle que prévu. Les Alliés échouèrent à prendre Caen et son aéroport le premier jour. Il fallut attendre un mois pour s’emparer de la ville après deux opérations sanglantes, et ratées pour l’essentiel, Goodwood et Epsom.
Plus à l’ouest, la difficulté de la guerre dans le bocage avait été sous-estimée. Les Allemands possédaient des armes plus perfectionnées que celles des Alliés, notamment les canons de 88 millimètres et les chars Tigre, plus puissants que les Sherman américains. Ils se battaient avec acharnement, protégés par des haies innombrables et épaisses, embusqués dans les clochers et les fermes face à une infanterie qui devait avancer à découvert. On a calculé que la concentration des divisions blindées et les pertes en hommes furent comparables à celles qu’on rencontrait sur le front de l’Est.
C’est seulement au mois d’août, grâce à leur supériorité aérienne écrasante et à l’arrivée de renforts massifs que les divisions américaines du général Patton purent percer le front vers l’ouest et déborder les défenses allemandes.
7. La Wehrmacht contre Hitler
C’est l’un des aspects souvent méconnus de la bataille de Normandie : pendant qu’ils se battaient contre les Alliés, de nombreux officiers allemands complotaient aussi contre Hitler. Hans Speidel, par exemple, chef d’état-major de Rommel, était l’un des principaux conjurés. Ces généraux et colonels avaient des itinéraires variés. Certains, plutôt rares, étaient opposants au nazisme depuis toujours ; d’autres, plus nombreux, n’avaient jamais été gênés par la nature du régime, jusqu’au moment où la Wehrmacht subit de graves revers en Russie.
Après Stalingrad, une partie du commandement estima que Hitler menait l’Allemagne à la catastrophe et qu’il fallait s’en débarrasser. Effrayés à l’idée de voir l’Armée rouge occuper leur pays, ils voulaient renverser le régime et conclure une paix séparée avec les Alliés. Ils comptaient se tourner ensuite contre les armées de Staline avec l’approbation sinon la participation des Anglo-Saxons.
La conspiration atteignit son paroxysme le 20 juillet 1944, quand le colonel Claus von Staufenberg, convié à une réunion d’état-major, réussit à poser une bombe dissimulée dans une serviette de cuir à quelques mètres du Führer. Comme on sait, l’explosion épargna Hitler et le complot fut ensuite réprimé avec une cruauté inouïe. Plusieurs officiers généraux combattant en Normandie furent arrêtés ou contraints de se suicider. Le complot, toutefois, n’eut guère d’influence sur la bataille : les conjurés estimaient qu’il fallait de toute manière se battre le mieux possible pour inciter les Alliés à traiter.
8. La sale guerre
La violence des combats provoqua l’apparition d’atrocités dont les Alliés n’avaient pas l’idée en débarquant. Des parachutistes pendus dans les arbres furent émasculés. Plusieurs fois, les SS exécutèrent leurs prisonniers. Ils fusillèrent nombre de résistants, tout en épargnant relativement la population civile pour éviter d’avoir à combattre une insurrection en plus des forces alliées. Sur les plages, des prisonniers allemands furent exécutés, d’autres furent contraints de pénétrer en tête sur les champs de mines pour ouvrir la voie.
Les Allemands laissaient derrière eux toutes sortes de pièges destinés à tuer ou à mutiler leurs adversaires – cadavres cachant des explosifs, mines antipersonnel qui explosaient à la hauteur de l’entrejambe, bombes dissimulées dans les maisons ou dans le matériel abandonné. En représailles, les soldats alliés ne ménageaient pas leurs ennemis, usant de lance-fammes pour les débusquer ou bien disséminant des tireurs d’élite munis de fusils à lunette dans la campagne. Les chasseurs-bombardiers étaient omniprésents et s’attaquaient systématiquement aux véhicules isolés.
Plusieurs généraux furent tués ou blessés par ces attaques aériennes ciblées. Au total, la bataille de Normandie fit quelque 30 000 morts chez les Alliés et autant chez les Allemands.
9. La mort dans la tête
Beaucoup d’hommes ne purent pas supporter la dureté de la bataille. Olivier Wieviorka a décrit le calvaire moral enduré par les combattants. Les jours étaient longs, les combats sans fin, le sommeil rare. Les abris étaient précaires, les rations froides, l’habillement insuffisant. Les pluies de l’été 1944 furent les plus fortes du siècle. La couverture aérienne fut intermittente, et les trous où l’on se terrait pour la nuit étaient souvent inondés. L’abondance des haies et des chemins creux renforçait le sentiment de vulnérabilité. Les embuscades étaient fréquentes et meurtrières. Faute d’effectifs, les unités étaient rarement relevées, et beaucoup de soldats débarqués au début de juin combattirent sans trêve jusqu’au mois d’août.
Des soldats américains aident leurs camarades épuisés pendant le débarquement à Utah Beach, le 6 juin 1944. (AFP)
Ces conditions terribles mirent à l’épreuve les nerfs des fantassins. Les désertions et les mutilations volontaires furent nombreuses. Plusieurs milliers de soldats furent victimes de troubles psychiatriques qui les empêchèrent de continuer la guerre. Un tiers des blessés environ n’étaient pas touchés physiquement, mais atteints de psychonévrose ou d’épuisement au combat. Le commandement allié dut admettre la réalité de ces maladies traumatiques et hospitaliser ceux qui craquaient. Les mêmes phénomènes frappèrent évidemment les combattants allemands. Mais la Wehrmacht ne reconnaissait pas ces troubles mentaux. Ceux qui craquaient étaient fusillés.
10. La bataille du sexe
Universitaire américaine, Mary Louise Roberts vient de lever le voile sur un aspect jusqu’ici occulté de la bataille de Normandie : l’attitude d’une partie du corps expéditionnaire américain envers les femmes françaises. Certes, dans leur immense majorité, les GI traitèrent avec respect les populations qu’ils étaient venus libérer. Mais une minorité d’entre eux crurent trop aux préjugés en cours aux Etats-Unis sur la France et les Français.
Pour la presse, pour une partie du commandement, la France était le pays de la bonne vie et du sexe libre. La prostitution était légale et, plus généralement, les femmes françaises avaient la réputation injustifiée de céder facilement aux avances des vainqueurs. Nombre de liaisons entre soldats et jeunes Françaises ne prêtaient à aucune critique. Mais les agressions sexuelles furent fréquentes et les plaintes des autorités civiles françaises nombreuses. Dans les cas extrêmes, 152 fois, il fallut répondre à des accusations de viol formulées par des Françaises à l’encontre de soldats américains. Plusieurs dizaines de GI condamnés par la justice militaire furent pendus.
Ces affaires reflétaient aussi l’une des particularités du corps expéditionnaire : la ségrégation dont étaient victimes les Noirs dans l’armée américaine. La grande majorité des condamnations pour viol frappèrent des soldats afro-américains, alors qu’ils représentaient à peine 10% des effectifs. Pour le commandement, cette surreprésentation confortait un préjugé : les Noirs avaient une sexualité exubérante qui les conduisait au crime.
Mais Mary Louise Roberts montre aussi que les tribunaux militaires américains avaient une fâcheuse tendance à sévir surtout contre les soldats noirs et à traiter avec beaucoup plus de légèreté les mêmes faits quand ils étaient imputés à des soldats blancs. L’analyse des procès révèle que souvent les condamnations des soldats noirs étaient prononcées sans preuves, sur la foi de témoignages contestables. Ainsi, l’armée américaine, qui agissait au nom de valeurs universelles et qui a libéré l’Europe, gardait aussi certaines pratiques dont les Etats-Unis n’allaient se débarrasser que beaucoup plus tard…
11. Messieurs les Anglais…
Quand les Français se remémorent ces mots : « Ils ont débarqué ! », ils pensent évidemment aux GI américains et non aux tommies britanniques. Pendant que défile le générique du « Jour le plus long », produit par un Américain, Darryl Zanuck, on voit en gros plan un casque abandonné sur une plage, qui symbolise la souffrance des soldats. Le casque est américain. Les trois meilleurs films consacrés au D-Day « Au-delà de la gloire » de Samuel Fuller, « Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg et « Frères d’armes » de Tom Hanks et Steven Spielberg, mettent en scène des unités américaines. Pourtant ce sont les Britanniques qui auraient mérité la première place dans la légende.
Les troupes britanniques et canadiennes débarquent à Juno Beach, le 6 juin 1944. (Mary Evans/Sipa)
Sur les 155 000 hommes du jour J, la moitié sont britanniques, et d’autres sont canadiens. Sur cinq plages, trois ne sont pas américaines, Gold, Juno et Sword. Si le commandant en chef, Eisenhower, est américain, le chef des troupes à terre, Bernard Montgomery, est anglais. L’assaut des plages confiées aux Britanniques fut mieux préparé et mieux exécuté que celui des plages américaines.
Les opérations avaient été étudiées très à l’avance en Grande-Bretagne sous la direction de lord Mountbatten, membre de la famille royale et chef des opérations combinées. Les ports artificiels qui ont permis d’acheminer des renforts, les « Mulberries », étaient une invention deWinston Churchill. Un officier britannique, le général Hobart, avait mis au point des chars spécialisés qui permettaient d’ouvrir les champs de mines sans pertes ou de cisailler les haies du Bocage normand. La Royal Navy et la Royal Air Force prirent une part décisive à l’assaut.
Enfin, l’opération Fortitude, qui a trompé les Allemands de manière magistrale, a été conçue et réalisée par l’Intelligence Service et l’état-major britannique. C’est seulement par la suite que l’armée américaine prit l’ascendant sur les troupes britanniques, grâce à la force de l’industrie des Etats-Unis et parce que l’Empire britannique avait épuisé ses ressources en combattant seul contre Hitlerpendant plus d’un an.
12. Et les Français ?
Par masochisme ou par ignorance, on daube fréquemment sur la minceur extrême des effectifs français engagés le 6 juin : les 177 membres du commando Kiefer, certains parachutistes des équipes Jedburgh largués sur la Bretagne, les marins des deux navires présents au large des plages. C’est tout.
La moquerie est injuste. D’abord, les hommes de Kiefer, intégrés dans les troupes d’élite de lord Lovat, férocement entraînés pendant deux ans par leur chef, ont atteint tous leurs objectifs, notamment le casino d’Ouistreham, transformé en bunker par les Allemands et pris au matin du 6 juin. Sur les 177 hommes de Kiefer, 153 furent tués ou blessés pendant la bataille de Normandie.
Le commando Kieffer progresse dans Ouistreham, aprèÂs les combats du 6 juin 1944. (Jose Nicolas / Jacques Witt / Sipa)
Ensuite, il était convenu que les soldats français, recrutés surtout en Afrique du Nord, combattraient en Italie, avec l’armée qui affrontait les Allemands dans la péninsule. Nombreux, bien entraînés, bien commandés, mélangeant troupes coloniales et combattants musulmans, ces soldats jouèrent un rôle important dans la Libération. Beaucoup se couvrirent de gloire à la bataille du Monte Cassino ou pendant le débarquement de Provence.
La Résistance française, enfin, aida au succès d’Overlord. Sa force militaire était réduite. En revanche, les actions de renseignement et de sabotage effectuées par l' »armée des ombres » furent précieuses. Grâce aux résistants, les Alliés connaissaient en détail les fortifications du mur de l’Atlantique. Au jour J, la coupure des communications et le sabotage des chemins de fer désorganisèrent la riposte allemande. Enfin, l’insurrection, souvent prématurée, lancée dès le 6 juin dans toute la France, gêna l’acheminement des renforts allemands vers les plages normandes. Aux Glières, sur le plateau du Vercors, à Oradour ou à Tulle, maquisards et civils payèrent le prix du sang.
les Portes d’Alexandre le Grand…afin de bloquer les enhisseurs juifs…du Nord!Impressionnant et révélateur!
Les portes d’Alexandre, un ancien mur de plus de 25 miles de long, dans l’extrême sud de ce qui est maintenant la Russie, qui a été construit par Alexandre le Grand pour garder hors de son empire, parmi d’autres groupes , une nation de Juifs établies vers le nord. La fortification monolithique, situé près de la ville de Derbent ,sur la mer Caspienne (Derbent est dite être une ville plus ancienne que la Russie elle-même), commence dans la mer et scellé au large de la plaine côtière très étroite, continue loin dans les montagnes et vient bloquer complètement la route vers le sud à travers le Caucase oriental. Bien qu’il soit incertain d’où et de combien de Juifs sont venus, il est connu que les Juifs ont commencé à entrer dans la région (Daghestan) ,en venant de la Perse avant l’époque d’Alexandre (empire de Babylone probablement). Artaxerxès III de Perse est également connu pour avoir transplanté dans la région Caspienne un grand nombre de Juifs (ce qui ressemble aux migrants syriens et iraquiens de 2015-2016!). Quel que soit le cas, le dirigeant grec a bloqué le passage à ces hordes barbares, juifs et autres, pour empêcher de manière permanente de piller les terres paisibles au sud.
L’historien romain Orose (qui a fini par disparaître) nous dit que ceux exclus par Alexandre le Grand étaient « un grand nombre de Juifs ». Les historiens modernes ont censuré cet événement de l’histoire en prétendant que les portes de la Caspienne (comme ils sont maintenant connues seulement) ont été construites par des monarques persans plusieurs siècles plus tard, mais cela est démenti par les peuples de l’Est ayant connu comme celles d’ Alexandre, et les Arabes comme étant la Banque d’Alexandre (Alexander’s Bank) – comme dans un remblai / une digue. Ces groupes mystérieux du nord en sont venu à être associé au dieu Gog démoniaque et Magog, ainsi que la légende allemande médiévale des Juifs rouges. Les premiers savants musulmans croyaient que Alexandre avait été pris au piège par un mal terrible (ou un sortilège maléfique) derrière la barrière et que la fin du monde serait précédée par sa sortie. Guillaume de Rubrouck (1220-1293), un missionnaire flamand et explorateur dont les comptes sont détenus dans la même haute estime que Marco Polo , a ensuite visité les Portes d’Alexandre et a écrit qu’il y avait aussi d’autres murs qui retennaient les Juifs qu’il avait été incapable de les visiter.
C’est a seule façon que la tribu d’Israel a trouvée afin de détruire la mémoire d’Alexandre le Grand (Alexander Magnus) et c’ était de le présenter comme un fagot dans un film de 2006. D’autres méthodes utilisées par eux ont été de diminuer ses réalisations, et d’enduire sa mémoire dans les Cours-avec … devinez quoi ….le racisme!
Le SM UB-110 était un sous-marin de Type UB III utilisé par la marine Allemande à la fin de la Première Guerre Mondiale.
Il entre en service actif au printemps 1918, armé de 10 torpilles et d’une mitrailleuse sur sa tour. Il pouvait accueillir une trentaine d’officiers, matelots et soldats sur un rayon d’action de presque 14 000km à 15km/h submergé.
Le 19 juillet 1918 le SM UB-110 fut coulé à proximité de la Tyne dans le nord de l’Angleterre par le HMS Garry.
Le 4 octobre il fut renfloué pour être démantelé et ses matériaux réutilisés.
Ces photos ont été retrouvé par hasard dans un album se trouvant dans les archives du chantier naval où a eu lieu l’opération.
Du au nombre élevé de cartes postales de la Grande Guerre en ma possession,cet article sera constamment remis à jour.Donc en revenant souvent,vous découvrirez de nouvelles photos constamment!
Carte postale allemande artillerie
Carte postale allemande artillerie
Carte postale allemande montrant des prisonniers français divers bilingue
Carte postale britannique enfant recrutant
Carte postale française 1917 Camp américain
Carte postale française Autos mitrailleuses
Carte postale française Avion
Carte postale française Avion Brequet en pilone
Carte postale française canon
carte postale française autre canon
Carte postale française Hôpital
Carte postale française 1914 bataille de la Marne
Carte postale française 1916 Hopital auxilliaire
Carte postale française 1916 manoeuvre de pontage
Carte postale française 1918-1958 commémoration de l’armistice
Carte postale française Arrivée des blessés anglais
Carte postale française Artillerie
Carte postale française Artillerie
Carte postale française Assaut de Vermelles
Carte postale française blessés allemands
Carte postale française Croix Rouge française
Carte postale française Croix Rouge britannique
Carte postale française Meilleurs voeux fêtes
Carte postale française tranchée du Champignon
Carte postale serbe hopital en hiver
Carte postale allemande d’Alsace occupée
Carte postale allemande aigle impérial victorieux
Carte postale allemande soldats derrière des barils fortification ou barricade
En même temps que je montais mon nouveau site web aujourd’hui,que j’ai continué à écrire mon autobiographie tout en jouant avec Pitchounette,ma petite chienne…j’ai fait d’extraordinaires découvertes dans mes archives.
Il s’agit d’un groupe de nombreuses photos de la Première Guerre Mondiale,dont certaines inédites et je me suis amusé à vous préparé cet article qui vous en mettra plein la vue,j’en suis certain.
Je suis resté stupéfait devant deux photos qui nous montrent les tentatives de concevoir le « premier drône aéronatique » d’avant le nom!
Bref,je vous laisse juge de ces photos qui sont des pièces d’histoire de notre monde:
Ballon d’observation installé par l’ US Army sur la frontière mexicaine en 1917.Le contre-espionage américain et britannique savaient que les allemands cherchaient à entraîner les mexicains dans la guerre à leurs côtés…donc les américains les surveillaient particulièrement.
1914-Une locomotive du dernier modèle du jour sortie tout droit de ses ateliers…aux USA.
1914-montage de locomotives et de wagons dans une entreprise américaine.
1914-un élévateur à grains à St-Joseph,Missouri aux USA.
1918-une des premières locomotives électriques.
1917-ajustement de lentilles dans un projecteur de recherches maritimes …ou aériennes.
1915-photographie d’un site exceptionnel des Montagnes Rocheuses au Canada.Je ne pouvais pas laisser cette remarquable photo de la nature sauvage de cette époque ,au Canada.
Durant l’hiver de 1916,on coupe la glace sur un lac de Pennsylvanie aux USA.
Première Guerre Mondiale -canon de 18 pouces de la défense côtière à Sandy Hook,USA.Les américains « copièrent » la Grosse Bertha allemande dans le but de défendre leurs côtes contre des attaques maritimes.
Première Guerre Mondiale-un employé découpe une pièce de métal dans une entreprise non identifiée à Montréal au Québec. Les commandes de matériel blindé en provenance de l’Empire Britannique montèrent en flèche et de nombreuses améliorations furent faites aux procédés de découpage de l’acier à l’acéthylène,au Canada et aux USA.
1916 – Opération chirurgicale sur le front en Allemagne.
Première Guerre Mondiale-un hôpital ambulant motorisé. Il s’agit d’une grande nouveauté et d’une formidable adaptation des services de santé durant la Grande Guerre.
Photo d’un coin de la ville de Jérusalem,en 1917,après l’arrivée du colonel Thomas E. Lawrence (Lawrence d’Arabie) à Akaba,au sud de la Palestine. La prise d’Akaba marque le début de la fin de l’Empire Ottoman que le dictateur Erdogan de Turquie veut venger.Nous voyons ici des officiers britanniques faisant leur entrée par la porte sud de la vieille ville.En agrandissant la photo on voit des soldats arabes à l’arrière et des anglais sur la droite.Il y a 100 ans les musulmans libéraient Jérusalem!
Photo historique du colonel Thomas E. Lawrence ,plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie.Sa seule existence et les nombreux actes de bravoures qui firent sa renommée prouvent que tous les préjugés des armées britanniques et américaines à l’encontre des gais,des noirs et surtout des femmes étaient sans fondement.De plus,il était un homme de petite taille et d’une grande sensibilité.
L’émir Fayçal d’Arabie (ou Fayçal de la Mecque) est celui que l’Empire Britannique choisit pour contrôler cette vaste région.À l’arrivée de Lawrence,il est l’équivalent d’un chef de tribu…parmi tant d’autres en Arabie.Pour un homme très religieux,il montrera une grande ouverture d’esprit et une grande perspicacité lors de sa première rencontre avec Lawrence.
1917-ajustement de lentilles dans un projecteur de recherches maritimes …ou aériennes.
Arrestation de Gravilo Princip peu après ses deux coups de feu mortels sur la personne de l’archiduc François-Ferdinand et son épouse,le 26 juin 1914.
1918-un rapide bateau motorisé fend l’eau sur le fleuve Hudson près de New York.
1917-Début de la pasteurisation du lait à grande échelle. Devant la crise alimentaire qui sévit en europe et l’expansion de diverses épidémies ,dont la grippe espagnole,la pasteurisation du lait rendit un service incalculable à l’humanité,à cette époque.
Première Guerre Mondiale-caméra d’observation attachée sur l’aile d’un avion.C’est le début d’une véritable reconnaissance aérienne par les belligérants.
Première Guerre Mondiale-cet avion est équipé d’un système de contrôle sans fil.Il s’agit du même appareil que la photo précédente,donc vers 1917-18,les alliés tentèrent de fabriquer un « drône d’avant le nom ». Il faudra attendre le début des années 2000 pour les voir véritablement se développer. La pensée est la création en toute chose pour les Humains de la Terre.
Première Guerre Mondiale-Inspection des lentille d’un périscope.
Première Guerre Mondiale-le premier biplan bimoteur de conception américaine.
Première Guerre Mondiale-le nouveau biplan américain armé d’une torpille aérienne et d’une mitraillette Lewis facilement ajustée pour tirer ver le haut. Le but de la conception de la torpille aérienne et du biplan bimoteur américain était d’attaquer les dirigeables zeppelins allemands.Il s’agissait de larguer la torpille en survolant le zeppelin et en piquant sur lui…comme les stukas de 1939-45.
Première Guerre mondiale-La fameuse torpille aérienne conçue pour abattre les dirigeables Zeppelins…telle que décrite sur la photo précédente. Il s’agit d’un document ultrat-secret non-déclassifié de l’US Army.Je risque la prison?:)
Première Guerre Mondiale-Périscope de surveillance territoriale de l’US Army en 1917.
Première Guerre Mondiale-Poste de radio sans fil de l’US Army.
1917-Hydravion de surveillance maritime de la Marine Américaine.
Première Guerre Mondiale-Un rapide monoplan de conception allemande. En Agrandissant la photo ,nous pouvons voir les détails des cocardes françaises sur l’avion.Il s’agit donc d’une prise de guerre.
Première Guerre Mondiale-un des premiers u-boats de la Kriegsmarine allemande.
Première Guerre Mondiale-le premier sous-marin américain,le Merchantman.
Première Guerre Mondiale-un puissant buldozer venant du génie de l’US Army.
J’ai accumulé un nombre considérables de photos au fil des années,vous aurez deviné que certaines des photos de cet article sont inédites et appartiennent à ma collection.
Je vais vous faire cadeau d’un nombre beaucoup plus considérable au fil des mois à venir…et ce sera un grand plaisir!