Fukushima,11 mars 2011 -11 mars 2014

En souvenir de la négligence  des administrations politiques et capitalistes responsables  de ce désastre qui menace toute forme de vie…sur Terre.

Voici un diaporama -photos de ce qui provoquera la fin de nombreuses espèces animales et l’augmentation de la puissance du Nouvel Ordre Mondial ,par la suite…partagez-le  pour que tout reste dans  la mémoire de nos descendants…si il y en aura longtemps encore!

Le séisme de 9,8 au large du Japon provoque un gigantesque tsunami,le 11 mars 2011.Ici,on voit l'arrivée de la vague.
Le séisme de 9,8 au large du Japon provoque un gigantesque tsunami,le 11 mars 2011.Ici,on voit l’arrivée de la vague.

 

Le tsunami frappe la côte japonaise.Une vague déferle entre 10 à 30 mètres par endroit.
Le tsunami frappe la côte japonaise.Une vague déferle entre 10 à 30 mètres par endroit.
Autre angle  que précédente.
Autre angle que précédente.

 

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Des régions entières furent inondées.
Des régions entières furent inondées.
Des incendies de tout genre.
Des incendies de tout genre.

 

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L'eau pénètre à la centrale Fukushima ,provoquant des court-circuits et des incendies.
L’eau pénètre à la centrale Fukushima ,provoquant des court-circuits et des incendies.

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Des débris par milliers de tonnes sont emportés au large...même un bâteau de pêche qui sera coulé avant de toucher la côte américaine:il était fortement radioactif aussi.
Des débris par milliers de tonnes sont emportés au large…même un bâteau de pêche qui sera coulé avant de toucher la côte américaine,au début de 2013:il était fortement radioactif aussi.

 

Cette chaloupe atterrit sur la côte de l'Oregon en février 2013.Il reste encore des milliers de tonnes de déchets en  surface,sur l'océan Pacifique.
Cette chaloupe atterrit sur la côte de l’Oregon en février 2013.Il reste encore des milliers de tonnes de déchets en surface,sur l’océan Pacifique.
Peu après le tsumani,ce sont les explosions des réacteurs 1,2,3 et 4 de la centrale de Fukushima...avec son nuage de radioactivité.
Peu après le tsumani,ce sont les explosions des réacteurs 1,2,3 et 4 de la centrale de Fukushima…avec son nuage de radioactivité.

 

Au départ de l,explosion,on voit bien le champignon caractéristique.Les retombées seront énormes.
Au départ de l,explosion,on voit bien le champignon caractéristique.Les retombées seront énormes.
Des milliers de tonnes de débris attendent encore...parfois radioactifs.
Des milliers de tonnes de débris attendent encore…parfois radioactifs.
Les radiations  envahissent encore  l'océan Pacifique à raison de plus de 300 tonnes d'eau radiactives par jour...menaçant toutes les formes de vie sur Terre.
Les radiations envahissent encore l’océan Pacifique à raison de plus de 300 tonnes d’eau radiactives par jour…menaçant toutes les formes de vie sur Terre.

 

Des montagnes de débris  ont été entassés partout autour des sites dévastés.
Des montagnes de débris ont été entassés partout autour des sites dévastés.

 

 

 

 

 

 

Découverte d’un virus géant vieux de 30 000 ans

Dur climat arctique

La découverte d’une troisième famille de virus géants qui a survécu à plus de 30 000 ans de congélation dans le sol de Sibérie pose d’importantes questions de santé publique.

Une équipe de virologistes français a mis en évidence l’existence de Pithovirus sibericum, qui sévissait vers la fin de l’ère de l’homme de Néandertal, dans un échantillon de sol gelé en provenance de l’extrême nord-est sibérien, dans la région autonome de Chukotka.

Elle estime qu’avec cette découverte la résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole, n’est plus un scénario de science-fiction.

Les chercheurs pensaient avoir atteint les limites ultimes du monde viral en terme de complexité génétique des virus géants, les seuls visibles en microscopie optique du fait de leur diamètre supérieur à 0,5 micron, après la découverte du premier représentant de la famille des Megaviridaeen 2003, puis de deux spécimens de la famille des Pandoravirus en 2013.

« L’analyse approfondie de Pithovirus révèle qu’il n’a quasiment aucun point commun avec les virus géants précédemment caractérisés. Il inaugure donc une nouvelle famille de virus, portant à trois le nombre de familles de virus géants connues à ce jour », a précisé lundi la communauté scientifique dans un communiqué.

La grande taille des virus géants n’est pas, en soi, leur caractéristique la plus intéressante. Leur originalité réside dans la complexité de leur génome.

Beaucoup de virus, parmi les plus pathogènes pour l’homme comme ceux de la grippe ou du sida, ont une dizaine de gènes qui leur suffisent largement pour proliférer.

Réchauffement climatique

Le Pithovirus en compte environ 500, certes moins que les 1900 à 2500 gènes de ses cousinsPandoravirus, mais avec un mécanisme de réplication à l’intérieur des cellules beaucoup plus sophistiqué.

L’étude de ces nouvelles entités, qui semblent beaucoup plus proches de cellules vivantes que les virus classiques, pourrait conduire à d’importantes avancées en matière biomédicale et de biotechnologie.

S’il n’est pas pathogène pour les cellules humaines, la découverte d’un virus géant capable de survivre dans le pergélisol (couche de sol gelé en permanence des régions arctiques) sur une période de plus de 30 000 ans pourrait aussi avoir des répercussions cruciales sur l’environnement.

« Cela a des implications importantes sur les risques de santé publique liés à l’exploitation des ressources minières et énergétiques des régions circumpolaires que le réchauffement climatique rend de plus en plus envisageable », dit le texte.

« La résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole dont le processus de réplication est similaire à celui du Pithovirus, n’est désormais plus du domaine de la science-fiction », précise-t-il.

Un des laboratoires impliqués s’est d’ailleurs attelé à quantifier de « manière réaliste » la probabilité d’un tel scénario à travers une étude métagénomique du pergélisol.

L’équipe de virologistes est constituée de chercheurs du laboratoire Information génomique et structurale d’Aix-Marseille, associés à ceux du laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/INSERM/Université Joseph Fourier) et du Génoscope (CEA/CNRS).

 

Source :Radio Canada

Danger Fukushima: L’équipage de L’USS Ronald Reagan aurait été exposé à des niveaux extrêmement élevés de radioactivité

Uss Reagan

 

 

Un nouveau rapport sur ​​la crise nucléaire qui a commencé à se dérouler à Fukushima, au Japon il y a près de trois ans suggère que les troupes américaines qui ont participé aux efforts de secours en cas de catastrophe ont été exposés à des niveaux sans précédent de rayonnement durant leur  affectation .

Kyle Cleveland, un  professeur en sociologie , à l’Université Temple Japon, plaide en faveur de cet argument dans un article universitaire publié dans le Journal de l’Asie-Pacifique cette semaine intitulée  » Réaliser le potentiel nucléaire Bias: La crise nucléaire de Fukushima et la politique de l’incertitude ».

Selon Cleveland, les transcriptions d’une  conférence téléphonique (en mars 2011)  obtenues par une demande suivant la   Freedom of Information Act , montre que les militaires des États-Unis ,sur le porte-avions USS Ronald Reagan, ont connu des niveaux de radiation 30 fois supérieurs  à la normale pendant les opérations de secours ,d’une durée  d’une semaine seulement.

Pendant que le 13 Mars  2011, pour un appel téléphonique, Cleveland a écrit: »Troy Mueller -,l’administrateur adjoint pour les réacteurs navals au ministère de l’Énergie des États-Unis , a déclaré que le rayonnement est l’équivalent à  « environ 30 fois ce que vous pouvez détecter seulement sur un échantillon d’air normal en mer « .

« Donc, c’est beaucoup plus que ce que nous avions pensé, » Mueller aurait averti autres responsables américains après le prélèvement d’échantillons sur l’USS Reagan. « Nous ne pensions pas que nous aurions détecter quoi que ce soit à 100 miles. »

Après  que Mueller a fait cette remarque, selon la transcription de Cleveland,le  secrétaire adjoint   de l’Énergie Daniel Poneman lui a demandé si ces niveaux étaient «significativement plus élevé que ce que vous attendiez. » Il a répondu oui.

Lorsque Poneman a demandé plus tard à Mueller, « comment les niveaux détectés comparer avec ce qui est permis, » Mueller a dit que ceux  qui se sont rapproché de   la scène pourraient avoir  subi des dommages irréversibles ,du au  rayonnement, en quelques heures.

« S’il s’agissait d’un membre du grand public, ainsi, il faudrait environ 10 heures pour atteindre une dose  limite, « a-t-il dit. À ce moment, Mueller a ajouté, « c’est une question de dose à la thyroïde. »

Si les gens sont exposés à des niveaux au-delà du seuil d’action de protection ,selon l’orientation publié par le ministère de l’énergie( que Cleveland a reconnu dans son rapport), le rayonnement aurait ravagé leurs glandes thyroïdes.

Lorsqu’ approché pour commentaire par les journalistes sur le site NextGov, cependant, le porte-parole de la marine,le  Lt. Cmdr. Sarah Flaherty,a déclaré dans un courriel que les membres d’équipage à bord de l’USS Reagan n’ont jamais été mis en  danger d’une telle exposition.

« Parmi les gens du personnel potentiellement contaminés,plusieurs  ont été examinés avec des instruments sensibles et, le cas échéant, décontaminés. Les faibles niveaux de radioactivité de la centrale de Fukushima nucléaire identifié sur des navires de l’US Navy, leurs  avions, et leur personnel étaient facilement acceptable  dans la capacité opérationnelle  de la force  navale  à un recours « , a déclaré M. Flaherty

Dans un dernier rapport,que  Bob Brewin de NextGov a  écrit, et qui intervient quelques jours seulement après les avocats représentant 79  membres  de l’équipage de l’USS Ronald Reagan  a déposé une plainte , en Californie contre Tokyo Electric Power Co., ou TEPCO., qui a été accusé de négligence en ce qui concerne à maintenir la sécurité sur les installations   nucléaires de Fukushima , avant le Mars 2011,lors du tremblement de terre et du  tsunami qui a commencé peu après. Les procureurs pour les militaires demandent ,à  TEPCO, 1 milliard de dollars en dommages-intérêts, et dire que l’enfant mineur né de l’un des membres de l’équipage depuis l’incident a hérité d’une maladie génétique rare  provenant probablement  d’une forte  exposition à des radiations.

Les  avocats  à la Cour dans ce dossier, disent que « jusqu’à 70.000 citoyens américains [ont été] potentiellement affectées par le rayonnement, » et pourraient être en mesure de se joindre à leur poursuite.

Source: RT

 

Un marin paralysé par la radiation de Fukushima dénonce les mensonges du gouvernement américain

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Une base navale américaine a été durement touchés par le rayonnement de Fukushima et voici son histoire, illustrant en outre pourquoi le gouvernement des États-Unis ne peut pas faire confiance en  informant  le peuple sur le danger de Fukushima.

Impliqué dans les efforts de secours de l’USS Ronald Reagan, après la crise de Fukushima sur  la centrale nucléaire en  2011, Steve Simmons a commencé à éprouver des symptômes dévastateurs plusieurs mois après son retour.

« Vous commencez à avoir des fièvres, les ganglions lymphatiques commencent à enfler, vous avez des sueurs nocturnes , vous avez  des spasmes  musculaires  et vous perdez la sensation dans les jambes, et vous ne pouvez pas sentir vos jambes quand vous  vous brûlez au  2ème degré , et comment expliquez-vous ces choses? « , a déclaré Simmons ,à WUSA 9 News

Simmons a été  rejoint par plus de   70 autres marins américains  souffrant de maladies similaires, y compris le cancer de la thyroïde , les tumeurs cérébrales et de la leucémie. Malgré  une décontamination et divers traitements ,sur l’officier Michael Sebourn on a  détecté des niveaux   » incroyablement dangereux de rayonnement », tandis que sur le USS  Reagan, le ministère de la Défense a continué à affirmer que  les niveaux de radioactivité sont sécuritaires .

« Comment pouvez-vous  prendre  un navire et le placer  dans le champs d’exposition  de la radioactivité d’une centrale nucléaire  pendant cinq heures et plus, comment voulez-vous aspirez les  déchets contaminés nucléaire dans le système de filtration de l’eau et pensez ,ensuite, pendant une minute qu’il n’y a pas risque de santé à tout le monde à bord? « , a déclaré Simmons .

Plusieurs marins américains malades ont  déposé une plainte  contre Tokyo Electric Power Company (TEPCO), affirmant que  la compagnie d’électricité a caché des informations de rayonnement à  la Marine des États-Unis après l’effondrement initial de Fukushima.

«TEPCO a poursuivi une politique qui a causé des préjudices graves  aux  sauveteurs, y compris les plaignants, de se précipiter dans une zone dangereuse qui était trop proche de  Fukushima (la centrale nucléaire] qui avait été endommagé, » selon les avocats des plaignants ,au  procès.

Tout en niant tout danger pour le public, le gouvernement fédéral a  tranquillement stocké  des millions de doses d’iodure de potassium sur les préoccupations des médias  sur la situation de Fukushima.

Les récentes remarques faites par l’ancien hôte ,MSNBC Chenk,  ont également révélé les tentatives du gouvernement de minimiser la gravité de la situation à  Fukushima. Essayer d’informer ses téléspectateurs en 2011,  odes avertissements  ont  été dit de ne pas avertir  du danger de rayonnement « parce que la position officielle du gouvernement est que tout est sous contrôle. »

Malgré la déception évidente et continu du gouvernement, peu de médias ont remis en question les points de discussion officielles. Suite à la découverte récente d’une  augmentation de rayonnement de l’ordre de 500% pour cent sur ​​une plage de Californie, les journalistes de Infowars rendus dans la région pour  enquêter sur  l’apparition alarmante, et trouver des niveaux plus proches de 1.000 pour cent plus élevé que la normale.

Des découvertes bizarres et inquiétants à West Coast sur la  vie marine, y compris  » la fonte des étoiles de mer ,  »  mortalité massive  et du  « jamais vu »  baleineaux gris uni , n’ont fait qu’ajouter à l’inquiétude du public.

Avec le grand rayonnement de Fukushima qui  atteint maintenant la côte ouest de l’Amérique  , selon les experts de la physique ,  le silence du gouvernement japonais et…américain  est à prévoir.

 Source:

http://www.storyleak.com

Le patron d’Exxon ne veut pas de Gaz de schiste dans son jardin

Exxon Mobil

 

 

 

Le magnat du pétrole attaque l’installation d’un château d’eau, destiné à la fracturation hydraulique, sur le terrain à côté du sien car cela ferait perdre de la valeur à son ranch.

« Not in my backyard ! » Pas dans son jardin. Rex Tillerson, le patron du géant pétrolier américain Exxon Mobil, a porté plainte, avec plusieurs de ses voisins, contre l’installation d’ un château d’eau destiné à la fracturation hydraulique, à côté de son ranch texan. Le magnat du pétrole ne veut pas des gaz de schiste chez lui, même s’ils font les bénéfices de son entreprise.

Le patron d’Exxon s’est joint à une “class action”, une plainte groupée, pour que la construction de cette réserve soit stoppée. L’extraction des gaz de schiste si près de sa demeure en réduirait la valeur. « Les propriétaires ont construit ou acheté leur maison à Bartonville pour vivre dans un quartien haut de gamme, sans industries, hauts immeubles ou autres bâtiments qui pourraient dévaluer leur propriété et affecter négativement le mode de vie rural qu’ils recherchent », précise la plainte révélée par le Wall Street Journal .

Mais le document détaille également les nuisances « constantes et insupportables » auxquels seraient confrontés les propriétaires si la fracturation hydraulique commençait. « Un château d’eau est éclairé toute la nuit, des véhicules vont et viennent à n’importe quelle heure… » Même le risque de voir de nouvelles espèces d’oiseaux endommager les propriétés est envisagé. L’avocat a précisé au Wall Street Journal que le patron d’Exxon n’a pas parlé de ces problèmes. Dans la rédaction de la plainte, la partie sur les nuisances concerne néanmoins « tous les plaignants ».

Sur Twitter, Josh Fox, réalisateur de documentaires contre les gaz de schiste, a lancé le hashtag #ImwithRex, Je suis avec Rex. Sous-entendu contre de nouveaux forages.

- Lire l’article sur Le Figaro.fr
- Lire l’article sur Le Monde.fr

Alerte Fukushima: Vidéo: vers une contamination planétaire

VIDÉO – « Près de trois ans après l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, les scientifiques du monde entier voient se profiler une catastrophe sanitaire. Au Japon, les premiers cas de cancers sont apparus, touchant exclusivement des enfants et des adolescents de 0 à 18 ans. Une contamination terrifiante, qui s’étend bien au-delà du Japon et pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la santé des populations. En effet, chaque jour, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminée se déversent dans le Pacifique, puis sur les plages californiennes. Les chercheurs, qui tentent d’alerter les autorités, redoutent une véritable catastrophe humaine et écologique si les poissons du Pacifique continuent à être consommés sans aucun contrôle. »

 

Réchauffement global:l’Indonésie risque de perdre jusqu’à 1,500 îles d’ici 2050

De nombreuses îles du Pacifique peuvent facilement constater de visu,l'augmentation du niveau des eaux.
De nombreuses îles du Pacifique peuvent facilement constater de visu,l’augmentation du niveau des eaux.

 

En 2050, jusqu’à 1.500 îles indonésiennes seront rayés de la carte.

En 2030, l’aéroport international Soekarno-Hatta, qui dessert la capitale et se trouve à environ cinq kilomètres de la mer, sera sous l’eau.

La capitale Jakarta, avec 40 pour cent de ses terres en dessous du niveau de la mer et le naufrage, va alors voir ses districts du nord transformées en lacs .

Ces projections sombres reflètent les prévisions scientifiques sur les effets du changement climatique sur l’Indonésie, si rien de plus n’est fait.

L’archipel indonésien a quelques 17 000 îles, dont environ 6 000 sont  habitées en permanence.

«La plus grande menace de ce archipel est à la hausse du niveau des mers, où 42 millions de personnes vivant à trois kilomètres de la côte sont vulnérables si l’élévation du niveau de la mer estimée atteindra  jusqu’à 90 centimètres d’ici la fin du siècle », a déclaré Ancha Srinivasan, directeur spécialiste du changement climatique à la  Banque asiatique de développement (BAD).

Il rejoint le nombre croissant de scientifiques qui  tirent la sonnette d’alarme sur les effets néfastes du changement climatique, dont ils disent que ça va frapper l’Indonésie difficilement, compte tenu de ses  

80, 000 kilomètres de côtes qui en fait le deuxième plus long  pays au monde, sans parler de  l’immensité et la diversité d’un pays où les pauvres sont aussi les plus touchés et les plus mal préparés.

Aux Etats-Unis d’Amérique,le secrétaire d’Etat John Kerry a attiré l’ attention mondiale quand, dans son discours sur le changement climatique à Jakarta récemment, il a averti que la moitié du capital pourrait être submergé si le niveau des mers augmenterait  d’un demi-mètre,ce qui  changerait  l’acidité des eaux …ce qui  signifierait  que l’approvisionnement en poisson serait  diminué.

Plus tard dans la semaine, le représentant spécial du secrétaire aux Affaires étrangères britannique sur le changement climatique, Sir David King, a été invité à Jakarta et Bandung pour  partager l’expérience de son pays dans le virage vert et de gérer l’une des pires inondations en Grande-Bretagne, depuis des décennies.

Ces nombreux jours de présence de King et de Kerry ,sur cet événement  écologique  en dehors de leurs pays  n’ était pas une coïncidence, mais c’est une indication de l’importance qu’ils ont placée en Indonésie ,comme un pays en développement qui a été classé comme l’un des plus vulnérables en Asie du Sud-Est sur les  effets du changement climatique.

De vastes zones de l’Indonésie sont considérées à risque élevé ou extrême, a noté l’analyse des risques ,avec  la Colombie (selon une entreprise de cartographie, Maplecroft dans son dernier Indice de changement climatique et  de la vulnérabilité).

«Les niveaux de densité hauts de la  pauvreté  de la population, ainsi que la concentration des actifs économiques dans les zones exposées à des phénomènes extrêmes liés au changement climatique, aggravent les risques en Indonésie », a déclaré le rapport.

«Quand nous regardons à travers le monde, nous assistons à des événements extrêmes graves ,de  plus en plus fréquents – exactement ce que nous attendions du changement climatique», a déclaré Sir David  à The Straits Times.

Il a souligné que le typhon Haiyan a été le  plus intense  à frapper la terre, les  températures  de 44 degrés centigrades  pendant plusieurs jours ,à  Melbourne,en Australie, le mois dernier a atteint son niveau le plus torride depuis 1939, et le débarquement de l’ouragan Sandy à New York était une  supertempête  inattendue pour  frapper cette ville.

« Les événements météorologiques extrêmes qui se produisent une fois tous les 100 ans seront désormais  plus fréquents « à moins que le changement climatique est sous contrôle, a-t-il dit.

L’élévation du niveau de la mer a  vu Indonésie perdre 24 petites îles au large de la province d’Aceh, au nord de Sumatra, la Papouasie et Riau entre 2005 et 2007, selon un communiqué du ministère des Affaires maritimes et des Pêches .

Les inondations, au cours de la saison des pluies ,en Indonésie ont pris du poids plus que d’habitude, épinglé au réchauffement des températures qui apportent plus d’humidité dans l’air.

Dans le sud de Sulawesi, les pêcheurs ne sont plus en mesure de prédire la direction du vent et des saisons, ce qui offre des prises  incertaines.

Le changement de niveau d’acidité de + 0,3 sur l’échelle de pH a conduit à la baisse  des poissons , à la suite de  l’élévation de l’acidité dans l’océan.

« C’est peut-être un petit changement, mais il  a eu un impact significatif sur les écosystèmes marins et les habitudes de reproduction des poissons», a déclaré Ancha de la BAD.

«Le changement climatique est le plus grand défi pour l’avenir de notre civilisation, et votre pays et mon pays sont tous à risque», a déclaré Sir David, en écho le message sinistre que Kerry avait livré quelques  jours plus tôt.

En accord avec The Straits Times / ANN

 

Manifeste pour sortir de la dépendance au pétrole

L'installation de l'industrie pétrolière en Gaspésie et à l'Île d'Anticosti est devenue une menace très sérieuse pour l'environnement du Québec...Particulièrement concernant le golfe Saint-Laurent et les rives du Saint-Laurent.
L’installation de l’industrie pétrolière en Gaspésie et à l’Île d’Anticosti est devenue une menace très sérieuse pour l’environnement du Québec…Particulièrement concernant le golfe Saint-Laurent et les rives du Saint-Laurent.

 

Pour signer la pétition :Pétition

 

Le manifeste

Le 19 octobre 2005, douze personnalités publiques signent le Manifeste pour un Québec lucide. Les auteurs, prétextant l’ampleur de la dette nationale et le déclin démographique, proposent entre autres des hausses de tarifs et une plus grande ouverture des services publics au privé. Le 8 janvier 2014, onze personnalités publiques signent le Manifeste pour tirer collectivement profit du pétrole. Les auteurs, prétextant l’ampleur de la dette et le déclin démographique, proposent l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières du Québec.

Parce que le développement économique n’est pas une fin en soi, mais bien un moyen pour construire de meilleures sociétés;

Parce que les conséquences des choix que nous faisons aujourd’hui décideront du sort de nos enfants et de nos petits-enfants;

Parce que nous voulons que les décisions concernant l’avenir de notre société soient dictées non pas par le fatalisme, mais par notre sens du devoir, par un effort responsable pour réduire notre dépendance vis-à-vis d’une ressource plus que problématique;

Nous réagissons.

 

Notre mode de vie a des impacts majeurs sur nos ressources naturelles et sur nos écosystèmes régionaux et planétaires. Nos choix économiques doivent prendre en considération l’incontestable réalité des changements climatiques et l’impact économique et social des limites de nos ressources. Le Québec ne peut s’enliser davantage dans la voie du pétrole. Notre responsabilité collective est de diminuer notre consommation d’énergie et de favoriser l’utilisation des solutions de remplacement aux énergies fossiles. Sur cette question, il y a réellement urgence.

Nous sommes de ceux et celles qui se questionnent et qui doutent. Nous sommes des citoyennes et des citoyens, des scientifiques, des travailleurs-euses, des intellectuels-les, des artistes, des enseignants-es, des gens qui habitent tout le territoire du Québec. Nous avons les pieds bien ancrés dans le présent et les yeux tournés vers un avenir que nous voulons heureux et prospère. Pour nous, l’économie est un moyen au service des gens et du bien commun. De toutes nos forces, de Percé à la Baie-James, de Coaticook à Blanc-Sablon, nous voulons un Québec où il fait mieux vivre. Et spécialement aujourd’hui, nous pensons au Golfe du Saint-Laurent, à Anticosti, à la Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Déjà, nous sommes en action.

Nous souhaitons construire une société qui produit et consomme moins et mieux, et qui partage équitablement la richesse. Nous souhaitons sortir le Québec de sa dépendance au pétrole en réduisant notre consommation d’énergie et faire la promotion de l’utilisation des énergies vertes. Nous voulons créer des emplois durables par de vastes chantiers écologiques : rénover les bâtiments pour diminuer le gaspillage énergétique; planifier l’aménagement des villes et des banlieues autour du transport collectif et électrifier les transports collectifs et individuels. Nous ne voulons plus de villages quasi abandonnés ni de milieux naturels dégradés. Nous voulons favoriser l’agriculture à l’échelle humaine pour que le Québec puisse savoir ce qu’il y a dans son assiette. Nous voulons protéger les cours d’eau et les terres agricoles, diminuer la pollution et protéger la biodiversité nécessaire au bien-être de tous et toutes. Nous voulons ramener aux collectivités le droit prioritaire sur le sous-sol afin d’empêcher que la recherche de profits rapides charcute notre territoire et massacre nos paysages.

Nous croyons que le Québec n’est pas à vendre au plus offrant. Nos richesses naturelles appartiennent à la collectivité. Il faut en disposer avec le souci du bien commun. Nous souhaitons créer des conditions, des lois et des sociétés publiques pour que les richesses naturelles du Québec appartiennent enfin aux gens d’ici. Car nous travaillons à un Québec où il fait bon vivre partout, un Québec viable pour les générations présentes et futures.

 

La dépendance au pétrole n’est pas une fatalité

Ni la croissance, ni même le maintien de notre consommation de pétrole ne sont inévitables. Nous ne sommes pas tenus de continuer à avancer tête baissée vers un désastre certain. Au contraire, il est urgent de réduire cette consommation de façon importante.

Depuis 100 ans, le pétrole est au cœur du développement de nombreux secteurs industriels. Mais l’ère des énergies fossiles tire à sa fin. Ces énergies sont responsables de bouleversements climatiques et écologiques sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Elles ont donné lieu à de nombreuses catastrophes humaines et environnementales comme le déraillement de Lac-Mégantic en juillet 2013 et les déversements répétés de pipelines.

Le pétrole est responsable de 38 % de l’émission mondiale des gaz à effet de serre. Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, devraient guider nos pas sur les actions à poser. Selon les tendances actuelles, les émissions de gaz à effet de serre entraîneront une augmentation des températures qui pourraient s’élever de plus de 4 oC d’ici la fin du siècle, produisant des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus nombreux : tornades, ouragans, inondations et une augmentation du niveau des océans qui pourrait atteindre un mètre. Il est donc urgent que le Québec profite de ses avantages naturels pour utiliser des énergies plus propres dont il dispose en surplus. Il peut dès maintenant prendre les devants pour sortir de sa dépendance au pétrole. Même si la transition ne se fera pas sans difficulté, il est impératif d’agir rapidement.

Nous sommes d’accord : l’importation de pétrole coûte plusieurs milliards de trop à la population québécoise. Il est cependant irresponsable d’affirmer, car il n’y a aucune preuve ni garantie, que l’exploitation de pétrole en sol québécois réduira durablement et significativement ce déficit commercial. Le potentiel pétrolier du Québec est souvent surestimé. Les ressources en pétrole du Québec, même selon les estimations hypothétiques que font circuler les promoteurs de son exploitation, ne pourraient remplacer qu’une très faible partie de ce qui est actuellement importé.

La vraie solution pour mettre fin à cette saignée de notre économie serait de diminuer notre consommation. Déjà en 1996, le rapport « Pour un Québec efficace » produit par la Table de Consultation de débat public sur l’énergie, mise sur pied par le gouvernement et présidée par Alban d’Amour, flanqué de décideurs-euses publics, d’écologistes, de citoyens-nes et d’experts-es scientifiques, préconisait ce choix. Selon ce rapport, toutes nos politiques et tous nos investissements doivent favoriser une diminution et non faciliter la croissance de notre consommation d’énergie. Le déficit engendré par nos importations de pétrole, il faut l’attaquer un milliard à la fois : nous pouvons prendre dès maintenant les moyens pour devenir autosuffisant en remplaçant notre consommation de carburant fossile par des énergies de sources renouvelables dont regorge déjà le Québec.

Hydro-Québec engendre un énorme surplus de production qui durera pendant plus d’une décennie. Ce surplus coûtera au moins un milliard par année aux hommes et aux femmes d’ici, car son coût de production, engendré par des projets et contrats douteux et couteux, est supérieur au prix du marché. Il est irresponsable d’exploiter et de polluer davantage le sol québécois, alors que nous pourrions consacrer nos efforts et nos moyens à utiliser ces surplus de production, en électrifiant par exemple le transport des personnes et des marchandises à une beaucoup plus vaste échelle que ce qui se fait maintenant. Ces investissements dynamiseront l’économie du Québec et créeront plusieurs milliers d’emplois. N’avons-nous pas la responsabilité de léguer un Québec en meilleure posture financière aux générations futures?

 

L’exemple de la Norvège : ni souhaitable, ni possible.

La Norvège n’est pas un modèle environnemental en matière d’énergie. À l’exception de l’hydroélectricité, elle travaille peu au développement d’énergie de sources renouvelables. Et la compagnie pétrolière Statoil, plus grande entreprise du pays appartenant au 2/3 à l’État norvégien, a mauvaise réputation en matière de pratiques environnementales. Statoil est malheureusement synonyme d’un trop grand nombre de déversements, de non-respect de la règlementation en matière de protection de l’eau et d’implication dans les sables bitumineux. Pourquoi vouloir imiter un pays qui fait peu alors que nous pourrions nous-mêmes devenir l’exemple?

Par ailleurs, on évoque souvent les sommes colossales accumulées par la Norvège dans un Fonds souverain comme argument pour exploiter le pétrole. Qu’on soit pour ou contre l’exploitation du pétrole, accumuler un tel fonds au Québec est illusoire. On ne connait pas avec certitude le potentiel pétrolier du Québec, mais il semble modeste. De plus, les entreprises privées détiennent l’essentiel des droits d’exploitation et les redevances pétrolières ne rapporteraient jamais autant que les revenus de Statoil, détenu à 100 % par l’État norvégien jusqu’en 2001. Le coût environnemental exorbitant de ce mirage au Québec n’a cependant rien d’illusoire : les accidents locaux qui polluent l’environnement et menacent nos vies, tout comme les événements climatiques extrêmes, deviennent des catastrophes humaines et financières. Et nous ne voulons pas laisser aux générations futures une dette écologique impayable.

 

Le projet Anticosti ne tient pas la route

 

Le potentiel en hydrocarbures d’Anticosti fait l’objet d’une controverse. Les experts indépendants jugent que la quantité de pétrole et de gaz de schiste est grossièrement surévaluée par les promoteurs du projet. Shell a abandonné toute perspective de découverte de pétrole conventionnel. Les 40 milliards de barils en place avancés par les promoteurs seraient de schiste comme au Dakota, dont seulement 1,2 % peut-être récupérable par les puits. À 100 $/baril, l’exploitation totale du gisement ne récolterait que 50 milliards $ en valeur brute. Cela demanderait au minimum 12 000 puits d’extraction. Or, chaque puits a un cout unitaire de 10 millions $. Il faudrait donc dépenser 120 milliards $ pour extraire moins de 50 milliards $ de pétrole. Ce qui fait dire à plusieurs que ce projet ne tient pas la route!

De plus, l’impact d’une mise en exploitation massive des hydrocarbures potentiels d’Anticosti aurait un impact majeur pour le fragile écosystème de l’île considérée comme un joyau du patrimoine naturel du Québec.

 

Débat équilibré et vision collective

Les signataires du « Manifeste pour tirer collectivement profit du pétrole » réclament un débat équilibré sur des bases scientifiques et du même souffle ils accusent des groupes environnementaux de recourir à des stratégies de désinformation qui ne servent pas la société. Leur charge est présentée sans références permettant une réplique, dans un texte qui est lui-même presque totalement dépourvu de fondements scientifiques. Pour montrer notre bonne foi et pour décider ensemble sur des bases scientifiques et démocratiques, nous les invitons à réclamer comme nous une étude environnementale stratégique sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures ainsi que des audiences publiques et des consultations. Trop souvent, plusieurs promoteurs de l’exploitation accrue des ressources minières et pétrolières s’opposent malheureusement à de tels BAPE qui permettent de décider en s’appuyant sur des données scientifiques et sur l’exercice de la démocratie.

Les signataires du manifeste en faveur du pétrole entendent agir « collectivement » et affirment s’inspirer de la Révolution tranquille. Mais les droits d’exploration et d’exploitation des projets qu’ils défendent, à l’exception d’une petite partie d’Anticosti, sont détenus par des entreprises privées. Il est admis dans nos sociétés que les entreprises privées soient davantage préoccupées par leur rentabilité trimestrielle que par les intérêts collectifs. Au cours des dernières décennies, les entreprises qui exploitent notre sous-sol ont réussi à minimiser leurs impôts et à ne payer environ que 4 % de redevances effectives. Il est donc illusoire de faire miroiter l’enrichissement collectif par l’exploitation du pétrole au Québec.

Nous sommes d’accord, inspirons-nous de la Révolution tranquille : comme pour l’hydro-électricité, approprions-nous nos ressources renouvelables ! Mais faisons mieux au XXIe siècle : réfléchissons au long terme et travaillons à une prospérité viable. Soyons « Maîtres chez nous ! » En choisissant de manière démocratique dans quel monde nous voulons vivre avant de décider de l’usage de nos ressources naturelles.

 

Nous réclamons :

— Une étude environnementale stratégique sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures qui couvrirait tous les impacts sociaux, environnementaux et économiques liés à l’utilisation du pétrole et aux conséquences dans le fonctionnement de notre société ainsi que des audiences publiques en bonne et due forme sous forme de BAPE par projets afin de trancher sur le fond de cette question : voulons-nous collectivement faire du Québec un état pétrolier?

— Pour agir avec cohérence et responsabilité, avant toute adoption de cadres législatifs et règlementaires pour les activités d’exploration et d’exploitation pétrolière en milieu marin et terrestre, que le gouvernement du Québec :

  • adopte une stratégie énergétique qui prévoit un plan d’action et des cibles de réduction de la consommation de pétrole. Une cible réaliste pourrait être la réduction de 30 % de la consommation de pétrole d’ici 2020 et de 60 % d’ici 2030.
  • adopte le plus rapidement possible une politique de mobilité durable ambitieuse pour donner aux sociétés de transport en commun des moyens financiers suffisants et prévisibles pour améliorer l’offre de transport et maintenir leur accessibilité financière.
  • adopte officiellement une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % d’ici 2020 par rapport à 1990 et adopte un Plan de lutte aux changements climatiques permettant d’atteindre cette cible.

— Le maintien du moratoire sur l’exploration pétrolière dans la portion québécoise du Golfe du Saint-Laurent, notamment pour la réalisation des objectifs de création d’aires marines protégées.

— L’adoption d’un moratoire permanent sur toute forme de fracturation hydraulique, et ce, sur l’ensemble du territoire.

— Que tout projet d’exploration et d’exploitation des ressources pétrolières affectant le territoire des communautés autochtones soit conditionnel à une entente préalable avec ces communautés, et ce, dans une perspective de respect des droits ancestraux autochtones et de relation de nation à nation.

 

SOURCES :

Pour un Québec efficace. Débat public sur l’énergie, gouvernement du Québec, 1996.

https://docs.google.com/folderview?pli=1&id=0B8Cc3GE_t3rLNzE3M2YzZDEtMmFkNC00NWE0LWE1MDItYmU5YjgyMGRiNjBj

Pétrole: l’expérience norvégienne: http://www.attac.no/wp-content/uploads/2011/04/P%C3%A9trole-l%E2%80%99exp%C3%A9rience-norv%C3%A9gienne.pdf

De la réduction des gaz à eff¬et de serre à l’indépendance énergétique du Québec. Commission sur les enjeux énergétiques, gouvernement du Québec, 2013, 83 p.http://www.consultationenergie.gouv.qc.ca/pdf/politique-energetique-document-consultation.pdf

Mead, Harvey. L’indice de progrès véritable du Québec. Quand l’économie dépasse l’écologie. Éditions Multimonde, Québec, 2011, 386 p.

Pour un Québec libéré du pétrole en 2030. Équiterre, 2009. http://www.equiterre.org/sites/fichiers/document_petroleoct13_0_0.pdf

5e Rapport du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat. Climate change 2013. The Physical Science Basis. (En anglais).http://www.ipcc.ch/report/ar5/wg1/#.UtMyW555M1L

Durand, Marc. Les hypothétiques gisements d’hydrocarbures non conventionnels au Québec. Mémoire déposé à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec.http://www.consultationenergie.gouv.qc.ca/memoires/20130822-Marc_Durand_Mtl.pdf

Rapport du Vérificateur général du Québec à l’Assemblée nationale pour l’année 2008-2009.

Chapitre II, Interventions gouvernementales dans le secteur minier.http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_rapport-annuel/fr_2008-2009-T2/fr_Rapport2008-2009-TII-Chap02.pdf 

 

Les auteur-es du manifeste

Kim Cornelissen, Consultante en développement régional et pays nordiques, Finaliste au Prix des femmes d’affaires du Québec 2012 et Lauréate du Prix 2008 de l’Institut de recherche en économie contemporaine

Andres Fontecilla, Président et porte-parole de Québec solidaire et Coordonnateur du conseil communautaire Solidarités Villeray jusqu’en 2012

Harvey L Mead, Auteur, L’indice de progrès véritable : Quand l’économie dépasse l’écologie, 2011 (MultiMondes), Commissaire au développement durable, 2007-2008 et Président (Chair), Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie de 2002-2005

Anne-Marie Saint-Cerny, Directrice de la Société pour Vaincre la Pollution et Vice-présidente et directrice de la Fondation Rivière de 2002 à 2010

 

 

Tokyo: une campagne électorale corrompue sous influence nucléaire

Une mascotte qui a beaucoup servie en campagne électorale.Une publicité sympathique  soudoyée par TEPCO.
Une mascotte qui a beaucoup servie en campagne électorale.Une publicité sympathique soudoyée par TEPCO.

En ce 9 février 2014,presque 3 ans après le plus grand désastre  nucléaire de l’histoire, le  vote pour un nouveau maire pour la ville de Tokyo a donné le camp pro-nucléaire,comme vainqueur.Ce qui  a été appelé un «référendum nucléaire » a vu des promesses politiques néolibérales par un premier ministre discrédité par les scandales et les mensonges,M.Abe,l’emporter par le double de voix sur leurs opposants « anti-nucléaires ».

Dégats causés à la grande centrale de Kashiwasaki-Kariwa en 2007.Voyez l'intensité des fuites diverses.
Dégats causés à la grande centrale de Kashiwasaki-Kariwa en 2007.Voyez l’intensité des fuites diverses.

Les candidats peuvent être pour ou contre l’énergie nucléaire,mais la réalité est que pour les citoyens de Tokyo, il y a très peu de possibilités ,à part  des  centrales nucléaires pour fournir de l’énergie pour les lumières vives de la ville.La  Fidélité Capitaliste en la Croissance Économique Sacrée et Illimitée jusqu’à la Fin des Temps l’exige. Les consommateurs de Tokyo ,car c’est ainsi qu’il faut les appeler,ces consommateurs  qui votent majoritairement aux élections , doivent savoir que seule une  petite poignée de centrales nucléaires qui peuvent fournir de l’énergie à la métropole, sont encore candidats pour le redémarrage.Rappel: Actuellement, aucune des 48 centrales nucléaires du Japon sont en ligne. Le Japon a complètement disparu  de l’horizon  nucléaire. Mais 16 centrales sont désignées pour que l’application de l’énergie nucléaire  redémarre (plan du  1 Février 2014 (l pdf) ). Parmi elles , deux seulement seraient  capables immédiatement de  fournir de l’électricité à Tokyo. Ce sont les réacteurs 6 et 7 dans la centrale géante de  Kashiwasaki Kariwa ,non  loin la préfecture de Niigata. Toutes deux ont été secouées par le  grand tremblement de terre en 2007, donc nous savons qu’elles ne sont pas encore confirmées pour être sûres et sécuritaires  en tant  que telle. Il n’y avait pas d’autres réacteurs  à mettre sous la dent  des  consommateurs-électeurs de Tokyo avec de l’énergie nucléaire sur  ​​le point d’être renouvelée.

Kashimakaski-Kawima

De nombreux journalistes étrangers avaient fait la  tournée en 2008,de  la plus grande centrale nucléaire du monde à Kashiwazaki Kariwa ,dans la préfecture de Niigata, à l’ouest du Japon. Il dispose de sept réacteurs nucléaires importants qui  sont actuellement en cours de nombreuses réparations après le terrible tremblement de terre en Juillet 2007, . Le directeur  de Tepco, la compagnie d’électricité qui gère la centrale, a été déroutant au premier abord ,…et il est clair que le préjudice était plus grave que prévu initialement rapporté. Au centre d’accueil , beaucoup de gens ont  été surpris de voir des familles avec de jeunes enfants. Les écrans ont varié de très technique à  tout simplement merveilleux – pour les tout-petits. Il y a des activités et des salles de jeux, ainsi que du personnel qualifié ,clairement entraîné  à faire face à toutes sortes de problèmes . Mais l’intérêt de nombreux journalistes  n’était pas présent , jusqu’à ce que  le guide  touristique (payé par TEPCO) a commencé à expliquer  l’ensemble des risques encourus sur les sérieux dommages aux sept réacteurs. En 2008,ces journalistes  n’étaient  pas autorisés à quitter le bus qui est  passé  devant chacun des sept grands immeubles en béton, et le guide de l’autobus  a constaté que le bureau complexe avait été tellement endommagé que le personnel a travaillé depuis un bâtiment préfabriqué qui a rapidement été érigé. 

Le sol de la grande centrale avait été sérieusement fragilisé lors du tremblement de terre de 2007.
Le sol de la grande centrale avait été sérieusement fragilisé lors du tremblement de terre de 2007.

Les enfants du Japon apprennent  comment faire face à des tremblements de terre dans de nombreuses situations, mais cette visite  a fait demandé aux visiteurs étrangers  si quelqu’un ne peut jamais être suffisamment préparé pour une grande catastrophe  nucléaire  . Une meilleure leçon, bien sûr, serait d’enseigner la conservation de l’énergie et du remplacement des énergies fossiles et  la production d’énergie renouvelable à la prochaine génération. Si vous n’avez pas visité une centrale nucléaire, je pense que vous êtes absent  et en dehors d’une partie importante de la culture contemporaine. Ils offrent des leçons de physique quantique, de l’ingénierie intelligente, des normes de sécurité et unième (ISO 14001 et ISO 9001 sont appliqués à Kashiwazaki Kariwa) tout en donnant un aperçu de la folie humaine. 

La mascotte  qui unit le rat et l'écologie ..est symptomatique de la culture capitaliste japonaise.
La mascotte qui unit le rat et l’écologie ..est symptomatique de la culture capitaliste japonaise.

Cette mascotte de rat comme  animal mignon à cette centrale particulier est appelé Ecoron.En guise de bienvenue ,les panneaux publicitaires  utilisent son ‘image et les visiteurs peuvent essayer des quiz sur  Ecoron  et gagner des prix (beaucoup ont  gagné des mouchoirs de coton). Pendant ce temps, le centre d’accueil affiche également la fierté dans le fait que c’est la plus grande centrale nucléaire du monde. Cela ne me dérange pas si certaines personnes pensent que l’énergie nucléaire  vaut  la peine d’être appelé « éco » mais au moins ils ont besoin de venir nettoyer (jeu de mots) sur les horreurs de dégâts d’irradiation et les difficultés d’assurer l’élimination à long terme des déchets radioactifs.

Le réacteur principal de la plus grande centrale nucléaire au monde aurait subi plus de 156  bris et fuites diverses lors du séisme de 2007.Ils ne sont toujours pas réparé et les coûts avoisinent les milliards de dollars.
Le réacteur principal de la plus grande centrale nucléaire au monde aurait subi plus de 156 bris et fuites diverses lors du séisme de 2007.Ils ne sont toujours pas réparé et les coûts avoisinent les milliards de dollars.

TEPCO une compagnie dont tous se méfient

Le maire de  Niigata n’est pas heureux à l’idée que ses deux réacteurs nucléaires restants peuvent être renouvelées.Le gouverneur de  Niigata , Hirohiko Izumida,a  carrément appelé le plan « une tarte venant du  ciel », selon Asahi Shimbun : Izumida a rencontré le président de TEPCO Naomi Hirose, le 16 janvier 2014 , pour entendre comment la société prévoit de se remettre de l’accident de la centrale  nucléaire  No 1 , causé par le grand  tremblement de terre  de 2007 et le tsunami du  11 Mars 2011. « Les actionnaires et les banques n’ont pas pris la responsabilité (de l’accident), et il est un plan ridicule du point de vue de la sécurité », a déclaré Izumida lors de la réunion. Le gouverneur n’a jamais caché sa méfiance de l’utilitaire.Il s’est fortement opposé quand TEPCO a annoncé en Juillet 2013 pour présenter une demande à l’Autorité de réglementation nucléaire des contrôles pour déterminer si les réacteurs  n ° 6 et 7  de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avaient  respecté nouvelles normes de sécurité du gouvernement. Izumida était furieux parce que le responsable (TEPCO)  a omis d’aviser au préalable le gouvernement de la préfecture de Niigata qu’elle avait l’intention de soumettre la demande, une partie du processus vers la reprise des activités dans les deux réacteurs.Bien que le gouverneur n’a pas  conditionnellement approuvé  le dépôt de la demande en Septembre 2013, il a longtemps insisté pour qu’il ne consentirait à la reprise de l’exploitation du réacteur qu’après  que l’enquête et  l’examen de l’accident nucléaire de Fukushima soient terminés. Izumida a  particulièrement critiqué le fait que TEPCO n’a pas encore  expliqué  clairement pourquoi il a fallu près de deux mois après le début de la catastrophe nucléaire  pour admettre que les effondrements se sont produits à la centrale de Fukushima. »Un point important de l’examen de l’accident est de déterminer si (TEPCO) est une société  à qui  on peut faire confiance », a déclaré Izumida,le  15 janvier 2014. Pour sa part, TEPCO espère que le NRA pourra bientôt déterminer que  l’installation est conforme aux normes de sécurité plus strictes pour que les deux réacteurs puissent être redémarrés en Juillet ou Août 2014 . TEPCO espère également ramener en ligne les réacteurs  n ° 1 et 5  en Février 2015 après que les mises à jour de sécurité soient finies . Les maires des deux communes qui hébergent l’usine de Kashiwazaki-Kariwa  ont également précisé qu’ils ont besoin d’être  plus rassuré avant de donner leur consentement à la reprise des opérations. « Une condition préalable importante sera la mise en œuvre de mesures visant à garantir la sécurité de l’usine, » a dit le maire de  Kashiwazaki , Hiroshi Aida. Le maire de Kariwa , Hiroo Shinada ,a dit  que le plan de TEPCO ne conduira pas automatiquement au  redémarrage du réacteur. « Le plan de reconstruction est la base pour l’injection de fonds publics par le gouvernement central, tandis que la reprise des activités à l’usine est une question complètement différente,» dit-il. Comme pour le reste, comme le très controversé  réacteur de Hamaoka ,au sud-ouest de Tokyo, ils ont récemment construit un énorme mur de  22 mètres de haut, en espérant que cela  pourra arrêter un tsunami potentiel. Et cela, ne pourrait pas offrir  d’énergie supplémentaire aux résidents de Tokyo avec leurs coutumes   de chauffer  leurs toilettes, des climatiseurs, des gadgets rechargeables, ou autre. Et je sais qu’il y a un certain nombre de propriétaires d’usines et les entreprises qui espèrent pour de  l’électricité pas cher, mais ça ne va pas se produire.Cela est bel et bien chose du passé.

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Victoire du camp nucléaire à Tokyo

Le candidat antinucléaire,Morihiro Hosoikawa.
Le candidat antinucléaire,Morihiro Hosoikawa.

L’élection d’un homme soutenu par Shinzo Abe au poste de gouverneur de Tokyo devrait conforter  le premier ministre dans sa volonté de redémarrer une partie des réacteurs japonais.

 

Les antinucléaires voulaient faire de l’élection municipale de Tokyo, tenue dimanche, un référendum sur l’atome. Pari perdu: Morihiro Hosokawa, le chef de file des partisans du «zéro nucléaire», a recueilli deux fois moins de voix que son principal opposant Yoichi Masuzoe. Le soutien à la cause antinucléaire du charismatique Junichiro Koizumi, ancien premier ministre auréolé d’une popularité sans faille, n’a pas convaincu les Tokyoïtes qui dépendent pour leur énergie de centrales éloignées de la capitale.

La victoire sans scrupule de Abe et de l'argent détournée des fonds publics par TEPCO.
La victoire sans scrupule de Abe et de l’argent détournée des fonds publics par TEPCO.

Le résultat de Tokyo est, néanmoins, davantage un produit de la désorganisation de l’opposition qu’une adhésion franche à cette énergie: «les candidats antinucléaires ont totalisé 1,9 million de voix, contre 2,1 millions pour les candidats pronucléaires», observe Dan Harada, membre du Parti libéral-démocrate (majorité). La main sur le cœur, Yoichi Masuzoe a assuré durant la campagne vouloir sortir du nucléaire «un jour». Malgré le traumatisme de Fukushima en 2011, les Japonais continuent donc de se dire pour l’abandon du nucléaire dans les sondages, mais votent pour les partisans du redémarrage des centrales à chaque consultation électorale locale, même près du lieu du sinistre.

Pourtant,le 19 septembre 2011,des milliers de personnes manifestaient contre le nucléaire ,à Tokyo.La propagande  de l'économie néolibérale fasciste aura pris le dessus.
Pourtant,le 19 septembre 2011,des milliers de personnes manifestaient contre le nucléaire ,à Tokyo.La propagande de l’économie néolibérale fasciste aura pris le dessus.

Le ministère de l’Industrie avoue sans fard son soutien à l’industrie nucléaire, devenue aussi un important secteur exportateur pour le Japon. En fin politique, le premier ministre, Shinzo Abe, a toutefois repoussé de quelques mois la présentation de la stratégie énergétique japonaise sur vingt ans, qui devait avoir lieu en janvier. Ce document doit officiellement annoncer le retour du nucléaire au premier rang des sources énergétiques de l’Archipel. Selon nos informations, il ne devrait pas, pour la première fois, mentionner d’objectif de ratio nucléaire dans le «mix énergétique» nippon, se contentant d’évoquer sa nécessité pour lutter contre le réchauffement climatique. Le scrutin de Tokyo demeure une excellente nouvelle pour le gouvernement. L’année 2014 doit être celle du redémarrage d’une part importante du parc nucléaire nippon, et une victoire de Morihiro Hosokawa aurait gelé le monde politique pendant des années sur ce sujet. La nouvelle autorité de sûreté nucléaire a sur son bureau seize demandes de rallumage. La plupart des gouverneurs des préfectures où sont ces centrales, qui doivent autoriser leur redémarrage, sont d’accord. Et Shinzo Abe veut aller vite. Chaque mois, le déficit commercial du pays, conséquence de la chute du yen face au dollar et des importations énergétiques hors nucléaire, se creuse.

Le parti antinucléaire aura quand même mené une grande bataille populaire avec peu de moyens financiers.
Le parti antinucléaire aura quand même mené une grande bataille populaire avec peu de moyens financiers.

Mais toute interférence du gouvernement avec le processus de décision de l’Autorité de sûreté nucléaire, institution née dans la douleur de Fukushima, serait désastreuse au Japon et à l’étranger. Le gouvernement doit donc ronger son frein. Selon les experts nucléaires, seulement 2 ou 3 centrales pourront être redémarrées avant l’été, saison du «pic» de consommation énergétique nippon. Dans les faits, le Japon est en train de terminer l’hiver sans énergie nucléaire.

Sources : Asahi Simbun,le Figaro