Isis serait-elle d’origine africaine?…ou l’héritage d’une autre civilisation?

déesse africaine
 
Statuettes? Fétiches? Idolâtrie? (Cette statue me rappelle  ISIS et son fils Horus)
 
« Je crois en une vie après la mort, tout simplement parce que l’énergie ne peut pas mourir. Elle circule, se transforme et ne s’arrête jamais » Albert Einstein.

La spiritualité africaine a longtemps été piétinée par les colons étrangers pour leurs propres intérêts Les colons européens et arabes, afin d’imposer leur vision religieuse, ont dû salir nos us et coutumes. C’est ainsi qu’est née cette idée, largement reprise par les Noirs eux-mêmes aujourd’hui, que la spiritualité africaine c’est du fétichisme et l’adoration de statuettes. Ce n’est pas le cas et c’est uniquement sur le terrain de l’ignorance que ces idées se popularisent. 

L’Afrique noire croit en un Dieu unique. Ce Dieu est l’énergie à l’origine de la création du monde, et qu’on retrouve sous forme de vibrations cosmiques dans tous les éléments de la nature, y compris chez les hommes, d’où le fait que nous rendions hommage aux ancêtres comme expliqué précédemment .

Pendant les rites religieux, cette énergie vient habiter son support matériel qui est une statue. Seul l’africain initié à la tradition spirituelle, qui a fait réellement l’expérience du contact avec l’énergie divine et qui a les connaissances scientifiques nécessaires pour entrer en contact avec elle peut réaliser cette unification entre l’énergie et son support matériel. Les statues sont donc des personnifications de l’Ancêtre primordial (Dieu), de ses principes (ou divinités) et des ancêtres morts. On peut par exemple fabriquer une statue pour un parent décédé et lors du rite, on l’appelle et son énergie vient habiter la statue en question. C’est en partie à travers ces supports matériels qu’on adresse des prières à l’Ancêtre primordial, aux divinités et aux ancêtres, et qu’on leur fait des offrandes. 

Ainsi tous les temples des « dieux » en Egypte sont en réalités des temples aux principes de l’Ancêtre primordial. C’est là qu’on se rendait pour entrer en contact avec l’énergie d’Ousiré, Aissata, Hathoro (Osiris, Isis, Hathor) etc… Les temples des pharaons sont des temples pour les ancêtres. Le temple de l’Ancêtre primordial lui-même à Karnak, est le plus grand temple de l’histoire de l’Egypte.

On peut aussi se demander pourquoi les chrétiens salissent la spiritualité africaine en disant qu’il s’agit d’adoration de statuettes alors qu’ils se prosternent devant des statues de Marie et de Jésus, qui pour le coup sont véritablement de l’adoration de statuts de toute évidence.

 

Razana pour les Malgaches, Muzimos pour les Shona, ils rejoignent le Budtenga (pays des ancêtres) pour les Mossi. Les ancêtres sont véritablement au centre de la spiritualité en Afrique noire, et comme on le verra pour tout ce qui touche à la spiritualité traditionnelle, ce rite incontournable a une explication purement scientifique. La cosmogonie d’Iounou en Egypte va nous servir de référence pour cet exposé.

 

Selon les anciens égyptiens, le corps humain est composé de neuf parties, trois seront étudiées pour cet exposé. Ce sont :
– Le Khat : le corps ou la matière, provenant des eaux primordiales (Noun) qui existaient de tout temps.
– Le Ba : l’âme individuelle, permettant la pensée et les émotions. Il siège dans le coeur. Dieu en prenant conscience de lui-même dans le Noun s’est forgé son Ba. En tant que premier et plus ancien des ancêtres, il l’a transmis plus tard aux hommes. Chaque homme en naissant hérite du Ba d’un ancêtre ayant accompli sa vie selon les valeurs divines.
– Le Ka : L’énergie qui permet la vie. L’Ancêtre primordial (Dieu) en sortant du Noun s’est assis sur son trône et par son énergie ordonnatrice (verbe créateur), a animé les eaux primordiales, leur permettant ainsi de prendre vie. Dieu totalise toutes les énergies. Le Ka anime donc le Khat pour que la vie humaine se manifeste. 

Le Khat est tout ce qui est palpable et visible, donc matériel. Le Ka et le Ba pour leurs parts sont invisibles, donc immatériels. Par conséquent, deux des constituants immatériels de l’être sont le Ka et le Ba. Le Ka étant assimilé à l’Ancêtre primordial car c’est sa manifestation, sa contribution à la création. 

Lorsqu’on meurt, le Khat se décompose. Le Ba (âme) selon les égyptiens doit être jugé dans le tribunal des morts et s’il n’est pas lourd de péchés, il sera transmis à un nouveau-né (réincarnation), dans le cas contraire il est détruit. L’énergie quand à elle par principe ne meurt jamais. Elle se transforme mais elle ne disparaît pas. C’est une loi physique qui fait l’unanimité. 

Partant de cette conclusion, le Ka est donc éternel et c’est de ce constat qu’est né le principe de la vie éternelle de l’être humain chez les noirs africains. C’est pourquoi la mort, sous entendu la disparition pure et simple, n’existe pas. On parle de transition, de passage au Ka ou de passage à l’état divin. Le mort devient donc divin car il n’est plus que Ka. 

Le pharaon Awoutibra Saré Horo, 13e dynastie. Il porte sur la tête l'écriture hiéroglyphique du Ka. Il s'agit de 2 bras levés vers le ciel en signe d'éternité

Le pharaon Awoutibra Saré Horo, 13e dynastie. Il porte sur la tête l’écriture hiéroglyphique du Ka. Il s’agit de 2 bras levés vers le ciel en signe d’éternité

Où va donc l’homme à travers son Ka après la mort ? Le mort rejoint l’Ancêtre primordial et sert par conséquent d’intermédiaire entre Dieu et les vivants. C’est aux ancêtres morts qu’on adresse des messages et c’est eux qui le transmettent à Dieu. Sus sont considérés comme faisant partie de leurs familles. Ainsi, selon la spécialiste afro-caribéenne en études africaines Ama Mazama, lorsqu’on verse de l’eau sale dans une cour au Togo, on demande aux ancêtres de reculer en leur disant « Agoo ». Un ancêtre n’est généralement oublié qu’au bout de cinq générations.

Je vais terminer en parlant du Vodoun qui est la spiritualité la mieux organisée en Afrique noire et de ses similitudes avec l’Egypte. Le Ka n’est autre que le Selido dans le Vodoun ouest-africain et le Ti-bon ange dans le Vodoun haïtien. Le Ba quand à lui est le Semedo ouest-africain et le Gros-bon ange en Haïti. ivant ce principe de l’immortalité à travers l’énergie, au Togo, les ancêtres mort

Quand on adore l’ancêtre donc, on adore en réalité l’énergie divine donnée au commencement, qui lui a permis de voir le jour et qui lui survit après la mort. Adoré, l’ancêtre mort est un intermédiaire entre l’Ancêtre primordial et les vivants. 

Le vrai successeur de Nasser est bien vivant: Al-Sissi

Al-Sissy,un grand patriote arabe et un  véritable justicier comme le monde en a besoin.
Al-Sissy,un grand patriote arabe et un véritable justicier comme le monde en a besoin.

EGYPTE: NASSER EST DE RETOUR.
Apres avoir force Morsi , ancien employe de la NASA et citoyen americain a abandonne le pouvoir a la suite d’une petition de 22 millions de signatures,Al-sissi a decide de faire de la Syrie la premiere ligne de securite pour l’Egypte,et par consequent,se devait d’apporter un soutien sans faille au president Assad dans la guerre que la Syrie mene contre le terrorisme international.
Un accord a été signé hier 14/11/2013 au Caire: L’EGYPTE CHOISIT LA RUSSIE COMME PARTENAIRE STRATEGIQUE.
« L’Egypte vient de retourner sur les pas du Grand Nasser et choisit la Russie pour son partenariat stratégique en lieu de place des USA. Désormais il y aura le fameux 2+2 : Pour toutes les questions regardant les sujets les plus brulants de l’actualité internationale, les 2 Ministres Russes vont consulter leurs homologues Egyptiens et proposer une démarche commune. Il s’agit notamment du Ministre des affaires étrangères et de celui de la défense. L’accord a été signé hier 14/11/2013 au Caire. Aussitôt, des bateaux de guerre russes ont pris position dans les eaux territoriales égyptiennes, au cas où Washington devait s’énerver contre la décision des dirigeants Egyptiens.
Et nous avons déjà les premières déclarations : les deux pays veulent un proche-orient dénucléarisé y compris Israel. Les 2 pays vont oeuvrer pour une solution politique en Syrie en soutient à Assad (rappelez-vous que Morsi soutenait les rebelles Syriens pour faire plaisir à Washington). 

 

Selon Nature alerte: l’acidité des océans pourrait augmenter de 170%

 

Le tableau de l'acidification des océans
Le tableau de l’acidification des océans

Selon un nouveau rapport international , des experts concluent que l’acidité des océans de la planète pourrait augmenter de près de 170% d’ici la fin du siècle.

L’étude a été menée par le Programme international géosphère-biosphère en corrélation avec les résultats du plus grand rassemblement mondial d’experts sur l’acidification des océans jamais réunis. Il s’agit du Troisième Symposium sur l’ océan qui s’est tenue à Monterey en Californie en Septembre 2012, il a réuni 540 experts de 37 pays. Leur conclusion sera présenté aux décideurs lors des négociations climatiques de la CCNUCC à Varsovie, le 18 Novembre prochain.

Les experts y concluent que les écosystèmes et la biodiversité marine sont susceptibles de changer radicalement à la suite de l’acidification des océans, avec de lourdes conséquences pour notre société dans les années à venir.

Leur rapport indique que l’acidification croissante des océans est causée par les activités humaines qui ajoutent plus de 24 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans les océans chaque jour. Par conséquent, la chimie de l’ eau des mers se modifie, l’acidité des eaux des océans a déjà augmenté de 26% depuis le début de la révolution industrielle.

L’acidification des océans pourrait augmenter de 170 % au cours du siecle à venir, au moins un tiers des espèces marines ne pourra pas y survivre.

Jean -Pierre Gattuso de l’Agence française du CNRS ajoute qu’aucun expert des océan au monde n’a trouvé dans ses archives géologiques des taux de changement aussi rapides que ceux que nous constatons aujourd’hui.

Ce qui inquiète les scientifiques est l’impact potentiel sur de nombreuses espèces marines, comme les coraux . Près de 30% de la biodiversité des océans peut être détruit d’ici la fin du siècle, affirment ils.

D’autre part, ils ont constaté que l’effet de l’acidité est plus forte dans les océans Arctique et Antarctique. En effet, les eaux froides contiennent plus de CO2 et la teneur en acide y croie beaucoup plus vite que dans le reste du monde. 

L’acidité des eaux étant dommageable pour les coquilles et les squelettes des organismes marins, les chercheurs croient que dix pour cent de l’Arctique sera de venu inhospitalier pour les espèces qui construisent leur coquille en carbonate de calcium d’ici 6 ans. L’ ensemble de l’Arctique deviendra un environnement hostile d’ici 2100. Les changements constatés sont d’ores et déjà de plus en plus évident.

Les scientifiques avertissent que les pertes économique dans les secteurs de l’aquaculture pourraient être énormes . Il pourrait atteindre jusqu’à 130 milliards de dollars d’ici 2100 si les émissions de CO2 continuent de croître dans les teneurs actuelles.

 

Sources: Les productions Biosphères    ,Nature Alerte)

 

Les corrupteurs sionistes et islamistes s’unissent contre le peuple syrien

Les corrupteurs côtes à côtes: les sionistes d’Israël et la monarchie corrompue d'Arabie Saoudite qui financent Al Qaïda ,le terrorisme dans le monde et...la diffusion gratuite du Coran.
Les corrupteurs côtes à côtes: les sionistes d’Israël et la monarchie corrompue d’Arabie Saoudite qui financent Al Qaïda ,le terrorisme dans le monde et…la diffusion gratuite du Coran.

AVEC LA BÉNÉDICTION D’OBAMA

Alors que les forces syriennes continuent de libérer l’ensemble des zones occupées par les mercenaires associés à Al Qaïda,l’une  après l’autre, près de la capitale Damas  , l’opposition à l’étranger, soutenant  la Syrian Free Army,forme un gouvernement de transition en Turquie pour remplacer le président Bachar al -Assad. Damas a cependant rejeté cette initiative comme délirante . L’Arabie saoudite a unilatéralement décidé d’affecter plus  de 300 millions de dollars pour financer le soi-disant gouvernement de transition. Les rapports indiquent que le gouvernement de transition sera sur le sol turc à proximité de la frontière syrienne. Son budget mensuel est estimé à cinquante millions de dollars . Donc, l’argent alloué par Riyad est défini pour une durée de six mois. Ces événements surviennent comme un journal israélien , Haaretz parle de la relation entre Israël et l’Arabie Saoudite sur la Syrie alors que le secrétaire général Sayyed Hassan Nasrallah au Liban a déclaré mercredi qu’Israël se nourrit  de la guerre dans  la région, étant déjà empêtré dans le  conflit palestinien et la guerre  civile.

Est-ce que  Ryad et Tel Aviv forment  une alliance réelle sur la Syrie  ou défendent-ils des intérêts divergents?
Quelle est votre compréhension de la démarche de l’ Arabie saoudite pour donner 300 M $ à l’opposition syrienne ?
Sont-ils  en coordination avec les Etats-Unis ou pas?

Quelles sont les  différences  des politiques des États-Unis et de  l’Arabie saoudite  sur la question syrienne ​​?
Sont-ils sur la même longueur d’onde?

Donc Les islamistes ne sont qu’une conséquence de la politique génocidaire menée par les instances américano-sionistes ;coupez la tête et le problème disparaîtra de lui même (vision politique européenne).. les islamistes n’ont jamais rempli l’assiette des populations arabes, sans l’appui des américains et des sionistes  leurs existences est compromise.

Le Royaume financier d’Al Qaïda:L’Arabie saoudite expulse 4 millions d’immigrés

Arabie Saoudite  immigration

Après avoir donné six mois aux 8 millions de travailleurs immigrés pour régulariser leur situation, le Royaume d’Arabie saoudite a décidé d’expulser tous ceux qui n’avaient pas eu le temps de remplir les conditions administratives, soit 4 millions de personnes, principalement des noirs africains, des Indiens et des Yéménites.

En une semaine, plusieurs centaines de milliers de travailleurs immigrés ont quitté le pays. Des émeutes ont éclaté dans la banlieue pauvre de Riyadh faisant au moins 2 morts et 68 blessés graves. La police a arrêté 561 étrangers tandis que Saoudiens armés de battes de base-ball lynchaient des Éthiopiens. Dimanche matin, des centaines de travailleurs immigrés préféraient se rendre à la police que de risquer d’être assassinés.

Outre une forte amende, les travailleurs en situation irrégulière encourent 2 ans de prison.

Pour calmer la tension, le ministre du Travail a annoncé que son administration accepterait les dossiers en retard, mais il est impossible pour la plupart de ces migrants de réunir les pièces nécessaires.

L’économie saoudienne est complétement paralysée par cette expulsion massive. Cependant, le gouvernement estime qu’à terme cette mesure libérera des emplois pour les Saoudiens, bien qu’il soit peu probable que les sujets du roi Abdallah acceptent de ramasser des ordures ou de construire des routes.

Inquiet pour leur sécurité, l’Éthiopie a annoncé son intention de faciliter le retour de 200 000 femmes de ménage.

Le Yémen, déjà très instable, ne pourra pas absorber le retour de 400 000 personnes, ont indiqué les Nations Unies.

Source: Voltairenet.org)

Les Philippines: un pays dévasté et détruit par Haiyan et le pillage

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super TyphoonUne rupture presque complète de la loi et l’ordre dans la ville de Tacloban, le typhon Haiyan a causé des dommages dévastateurs après qu’il eut   frappé les Philippines ce vendredi,8 novembre 2013 , est considéré comme un signe inquiétant de ce qui pourrait bientôt suivre dans d’autres régions.

Le nombre total de morts à partir de ce qui est considéré  avoir été la tempête la plus violente  à jamais avoir touché terre  devrait ainsi s’élever au-dessus des 10.000  victimes ,il s’agit du  nombre estimé  de morts  dans une seule île.

Trois jours après qu’ Haiyan  a semé la mort en se faisant une  énorme fauchée du centre des Philippines, on  est toujours sans nouvelles de dizaines de milliers de personnes vivant sur ​​les îles qui ont subi de plein fouet la fureur du typhon.

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

Mais à Tacloban et la province environnante de l’île de Leyte, où les responsables locaux estiment que les pertes donneront jusqu’à 10.000 morts, les convois d’aide sont perquisitionné et des commerces dépouillés de tout ce qui reste sur ​​leurs tablettes ,par les survivants affamés.

«Certaines personnes perdent leurs esprits par  la faim ou par  la perte de leurs familles», a déclaré Andrew Pomeda, un enseignant, à Tacloban.

Comme les habitants descendent dans les rues avec des armes à feu, il y a des spéculations,des rumeurs  que le président Benigno Aquino  va devoir  déclarer la loi martiale.

Un convoi de la Croix-Rouge philippine a déjà été attaqué, les auteurs ont été  qualifiés de «gangsters» par le président de l’organisation, Richard Gordon.

Mais dans les trois jours que Haiyan s’est déchaîné avec des  vagues  (tel un tsunami ) qui ont dépassé 17 pieds, noyant beaucoup de ceux qui ont été pris dans leurs courants , ainsi que des vents si forts qu’ils ont fait sauter des navires  loin à l’ intérieur des terres, donc très peu d’aide  a atteint Tacloban …et c’est pourquoi  les habitants ont abandonné leur retenue normale .

«Les gens sont sales, ont faim et soif« , a déclaré Emma Bermejo, propriétaire d’une pâtisserie. « En  quelques jours de plus, et ils commencent à s’entre-tuer. » Celle-ci se décrit comme choqué, de voir comment les résidents sans-abri de Tacloban  se sont mis à agir  comme s’ils n’étaient plus humains. «Les gens se promènent dans les rues comme des zombies en quête de nourriture», a déclaré Jenny Chu, un étudiant.

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

M. Aquino a déclaré que son gouvernement avait déployé 300 soldats et policiers dans  la ville et a promis qu’il y en aurait  plus qui  étaient envoyé  pour leur prêter main-forte. « Une colonne de véhicules blindés  sera déployée  à Tacloban afin de  montrer la détermination du gouvernement et d’arrêter ce pillage», a-t-il dit. Pourtant, avec près de 500.000 personnes déplacées par Haiyan et  plus de 4,3 Millions directement touchés par elle, il y a bien peu de rapports  reçus sur  ce qui se passe dans les zones côtières les plus reculées des îles les plus touchées par la tempête.

Il est particulièrement préoccupé par Samar, l’île à l’est de Tacloban le typhon  a touché terre ,en premier,sur la ville de Guiuan.

La télévision ,à partir de reportages aériens, a montré des  rues aplaties et des routes jonchées d’arbres et de débris, ce qui fait craindre que ceux de ses 40.000 habitants qui n’ont pas fuient,n’ont   peut-être pas survécu.

Au moins 300 personnes  sont déjà déclarés morts sur l’île de Samar, avec 2.000 disparus, mais une grande partie de l’île reste complètement coupée du monde extérieur sans pouvoir  électrique et de moyens  de communication.

Plusieurs appels désespérés à l’aide livrés au cours des quelques radios en  fonctionnement n’ont augmenté que la crainte de ce qui les attend quand  arriveront les équipes de secours sur place.

Plus à l’ouest, le groupe des îles Visayas n’ont pas été épargnées par  la fureur de Haiyan soit, avec des parties de l’île de Panay et le nord de Cebu durement touchée. Kendra Clegg, membre de la première  équipe  de lutte aux catastrophes  des Nations Unies et de l’équipe d’évaluation à  arriver sur Panay, a déclaré au Daily Telegraph: « La situation en matière de logement est désastreuse. Toutes les maisons en bois ont été détruites et les gens dorment dehors, ou dans les quelques écoles qui ont encore des toits « .

Comme tous ceux qui étaient dans le chemin de Haiyan, les gens de Panay sont encore abasourdis par ce qu’ils ont vu. «Ils sont sous le choc de ce qui s’est passé, les personnes âgées en particulier« , a déclaré Mme Clegg.

« Rien ne vous prépare vraiment à voir des communautés entières écrasées», a déclaré Mme Clegg. «C’est très décevant. » L’ampleur de la catastrophe est telle que, jusqu’ici, les militaires n’ont pas été en mesure d’atteindre de nombreuses régions côtières, y compris par hélicoptère, Mme Clegg confirmée.

PHILIPPINES-WEATHER-TYPHOON

« L’ampleur des dégâts à travers les Philippines a fait qu’il est très difficile d’obtenir à tous les domaines et l’accent a été mis  jusqu’ici sur Tacloban. Nous sommes très inquiets pour les communautés côtières où il n’y a pas eu contact « .

Un groupe de chasseurs de tornades américains qui ont voyagé à Tacloban avant l’arrivée du typhon a fourni des descriptions détaillées de ses conséquences dévastatrices.

Josh Morgerman, un membre du groupe iCyclone des chasseurs de  tempêtes, avec ses collègues David Reynolds et Mark Thomas, est monté face  aux vents violents avant d’être  sauvé  sur un avion militaire.

China Typhoon

Bien que les communications étaient en baisse dans la plupart de la ville, M. Morgerman, qui écrit sur Twitter sous le nom de HurricaneJosh, a réussi à accéder aux médias sociaux après que le groupe a atteint une zone de  sécurité.

Il a décrit comment son équipe,a aidé des  personnes blessées  à pouvoir sortir de leur hôtel,au moyen de  matelas ,lorsque l’immeuble a été inondé par l’eau.

M. Morgerman,  sur Twitter, a déclaré: « Tacloban toute la  ville est dévastée. La ville est un paysage horrible des bâtiments brisés et des arbres défoliés, avec des pillages et des corps non réclamés en décomposition à l’air libre.

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 » Le typhon s’est déplacé rapidement et ça n’a pas duré longtemps , seulement quelques heures, mais il a frappé la ville avec une férocité absolument terrifiante . Au plus fort de la tempête, le vent est passé en un cri, comme des fenêtres explosé et que notre hôtel solide,en  béton,au centre-ville a tremblé sous la puissance  de l’impact des débris  qui ont soufflé sur les murs et que les enfants sont devenus hystériques , une onde de tempête énorme a balayé l’ensemble du centre-ville  » a écrit  M. Reynolds, qui a filmé l’impact immédiat de la tempête  . Un vent et des  dommages extrêmes , c’est une situation extrêmement désespérée là. Nous nous attendions à quelque chose de grave , mais il est difficile de visualiser les cadavres dans la rue ,voir  brûler des  quartiers entiers  de la ville, voir les gens en état de choc ,juste  avant l’événement . « 

M. Aquino face à la critique croissante  face à  la réponse lente de son gouvernement à réagir à la  tempête , en dépit d’avertissements plusieurs  jours à l’avance. Après avoir volé dans l’aéroport de Tacloban pour de brèves rencontres avec des responsables gouvernementaux locaux , hier, il a été réprimandé par les résidents . L’un d’eux , Magina Fernandez , en colère lui a dit que l’aide n’était pas arrivé assez rapidement .

«Nous devons faire passer le mot , car le gouvernement philippin ne peut pas tout faire ça tout seul », dit-elle.  » Obtenir de l’aide internationale à venir maintenant . C’est pire que l’enfer . « 

Le président a exprimé sa frustration face au rythme de l’assistance . Mais cela n’a pas suffi à apaiser la colère du maire de Tacloban , Alfred Romualdez , qui est venu près de perdre sa femme dans la tempête. M. Romualdez déclaré qu’il était « tout à fait possible  » que 10.000 résidents del sa ville seule  soient  morts.

PHILIPPINES-WEATHER-TYPHOONDeath Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

(Sources : multiples : Reuter, ABC, NP)

Un livre intéressant: « La violence des riches »

« …Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! … »

(Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, La violence des riches, Chronique d’une immense casse sociale, Éditions Zones / La découverte, 2013, 256 pages….un livre  gauchiste qui défend une vision incomplète  de la réalité sociale)

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(Une entrevue avec Monique Pinçon-Charlot)

Qui sont les riches aujourd’hui ? Quel impact ont-ils sur la société française ? Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l’avidité du peuple. Elle dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société. Et invite à organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel.

  Agnès Rousseau: Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ?

Monique Pinçon-Charlot : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de richesse ». C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3000 euros.

Nous nous sommes intéressés aux plus riches parmi les riches. Sociologiquement, le terme « riche » est un amalgame. Il mélange des milieux très différents, et regroupe ceux qui sont au top de tous les univers économiques et sociaux : grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres… Mais nous utilisons délibérément ce terme. Car malgré son hétérogénéité, ces « riches » sont une « classe », mobilisée pour la défense de ses intérêts. Et nous voulons aujourd’hui contribuer à créer une contre-offensive dans cette guerre des classes que mènent les riches et qu’ils veulent gagner.

Pourquoi est-il si difficile de définir cette classe ?

La richesse est multidimensionnelle. Bourdieu parlait très justement de capital – capital économique, culturel, symbolique –, c’est ce qui donne du pouvoir sur les autres. A côté de la richesse économique, il y a la richesse culturelle : c’est le monde des musées, des ventes aux enchères, des collectionneurs, des premières d’opéra… Jean-Jacques Aillagon, président du comité des Arts décoratifs, vient d’être remplacé par un associé-gérant de la banque Lazard. Dans l’association des amis de l’Opéra, on retrouve Maryvonne Pinault (épouse de François Pinault, 6ème fortune de France), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef, 37ème fortune de France avec sa famille) [2]

A cela s’ajoute la richesse sociale, le « portefeuille » de relations sociales que l’on peut mobiliser. C’est ce qui se passe dans les cercles, les clubs, les rallyes pour les jeunes. Cette sociabilité mondaine est une sociabilité de tous les instants : déjeuners, cocktails, vernissages, premières d’opéra. C’est un véritable travail social, qui explique la solidarité de classe. La quatrième forme est la richesse symbolique, qui vient symboliser toutes les autres. Cela peut être le patronyme familial : si vous vous appelez Rothschild, vous n’avez pas besoin d’en dire davantage… Cela peut être aussi votre château classé monument historique, ou votre élégance de classe.

Il existe aussi une grande disparité entre les très riches…

Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est en tête du palmarès des grandes fortunes professionnelles de France, publié chaque année par la revue Challenges. Il possède 370 fois la fortune du 500ème de ce classement. Et le 501ème est encore très riche ! Comparez : le Smic à 1120 euros, le revenu médian à 1600 euros, les bons salaires autour de 3000 euros, et même si on inclut les salaires allant jusque 10 000 euros, on est toujours dans un rapport de 1 à 10 entre ces bas et hauts salaires. Par comparaison, la fortune des plus riches est un puits sans fond, un iceberg dont on ne peut pas imaginer l’étendue.

Malgré l’hétérogénéité de cette classe sociale, les « riches » forment, selon vous, un cercle très restreint.

On trouve partout les mêmes personnes dans une consanguinité tout à fait extraordinaire. Le CAC 40 est plus qu’un indice boursier, c’est un espace social. Seules 445 personnes font partie des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Et 98 d’entre eux détiennent au total 43 % des droits de vote [3] ! Dans le conseil d’administration de GDF Suez, dont l’État français possède 36 % du capital, il y a des représentants des salariés. Ceux-ci peuvent être présents dans divers comités ou commissions, sauf dans le comité des rémunérations. Cela leur est interdit. Qui décide des rémunérations de Gérard Mestrallet, le PDG ? Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, notamment. C’est l’entre-soi oligarchique.

Cela semble si éloigné qu’on peut avoir l’impression de riches vivant dans un monde parallèle, sans impact sur notre vie quotidienne. Vous parlez à propos des riches de « vrais casseurs ». Quel impact ont-ils sur nos vies ?

Avec la financiarisation de l’économie, les entreprises sont devenues des marchandises qui peuvent se vendre, s’acheter, avec des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes. Selon l’Insee, les entreprises industrielles (non financières) ont versé 196 milliards d’euros de dividendes en 2007 contre 40 milliards en 1993. Vous imaginez à quel niveau nous devons être sept ans plus tard ! Notre livre s’ouvre sur une région particulièrement fracassée des Ardennes, avec l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour automobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des remboursements, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage. C’est un exemple parmi tant d’autres ! Si vous vous promenez dans les Ardennes aujourd’hui, c’est un décor de mort. Il n’y a que des friches industrielles, qui disent chaque jour aux ouvriers : « Vous êtes hors-jeu, vous n’êtes plus rien. On ne va même pas prendre la peine de démolir vos usines, pour faire des parcs de loisirs pour vos enfants, ou pour planter des arbres, pour que vous ayez une fin de vie heureuse. Vous allez crever. »

Comment s’exerce aujourd’hui ce que vous nommez « la violence des riches » ?

C’est une violence inouïe. Qui brise des vies, qui atteint les gens au plus profond de leur corps, de leur estime, de leur fierté du travail. Être premier dans les pôles d’alternateur pour automobiles, c’est faire un travail de précision, c’est participer à la construction des TGV, à l’une des fiertés françaises. Casser cela est une violence objective, qui n’est ni sournoise ni cachée, mais qui n’est pas relayée comme telle par les politiques, par les médias, par ces chiens de garde qui instillent le néolibéralisme dans les cerveaux des Français. Pour que ceux-ci acceptent que les intérêts spécifiques des oligarques, des dominants, des riches, deviennent l’intérêt général.

Comment cette violence objective se transforme-t-elle en assujettissement ?

C’est une forme d’esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision. Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les riches. Et ils demandent au peuple français, par l’intermédiaire de la gauche libérale, de payer. Et quand on dit aux gens : « Ce n’est quand même pas à nous de payer ! », ils répondent : « Ah, mais c’est la crise »

Pourquoi et comment les classes populaires ont-elles intégré cette domination ?

C’est une domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intériorisations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société. Cette intériorisation entraîne une servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des patrons du CAC 40.

Sommes-nous prêts à tout accepter ? Jusqu’où peut aller cette domination ?

Dans une chocolaterie qu’il possède en Italie, le groupe Nestlé a proposé aux salariés de plus de cinquante ans de diminuer leur temps de travail [4], en échange de l’embauche d’un de leurs enfants dans cette même entreprise. C’est une position perverse, cruelle. Une incarnation de ce management néolibéral, qui est basé sur le harcèlement, la culpabilisation, la destruction. Notre livre est un cri d’alerte face à ce processus de déshumanisation. On imagine souvent que l’humanité est intemporelle, éternelle. Mais on ne pense pas à la manipulation des cerveaux, à la corruption du langage qui peut corrompre profondément la pensée. Le gouvernement français pratique la novlangue : « flexi-sécurité » pour ne pas parler de précarisation, « partenaires sociaux » au lieu de syndicats ouvriers et patronat, « solidarité conflictuelle ». Le pouvoir socialiste pratique systématiquement une pensée de type oxymorique, qui empêche de penser. Qui nous bloque.

Les riches entretiennent une fiction de « surhommes » sans qui il n’y aurait pas travail en France, estimez-vous. Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! Cette fiction des surhommes fonctionne à cause de cet assujettissement, totalitaire. Quand on voit le niveau des journaux télévisés, comme celui de David Pujadas, il n’y a pas de réflexion possible. En 10 ans, les faits divers dans les JT ont augmenté de 73 % !

Certains se plaignent d’une stigmatisation des « élites productives ». Les riches ont-ils eux aussi intériorisé ce discours, cette représentation ?

Notre livre s’ouvre sur une citation extraordinaire de Paul Nizan [5] : « Travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il est nécessaire [à la bourgeoisie] de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ». C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs richesses et de leur pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacées par l’avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations…) deviennent insupportables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.

Depuis que le parti socialiste est au pouvoir, qu’est-ce qui a changé ? Y a-t-il eu des améliorations concernant cette violence des riches que vous dénoncez ?

On ne peut pas parler d’amélioration : nous sommes toujours dans un système oligarchique. Nos dirigeants sont tous formés dans les mêmes écoles. Quelle différence entre Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy ? Je ne suis pas capable de vous le dire. L’histoire bégaye. Un exemple : le secrétaire général adjoint de l’Élysée est actuellement Emmanuel Macron, qui arrive directement de la banque d’affaires Rothschild. Sous Nicolas Sarkozy, ce poste était occupé par François Pérol, qui venait aussi de chez Rothschild. Les banques Lazard et Rothschild sont comme des ministères bis [6] et conseillent en permanence le ministre de l’Économie et des Finances. La mission de constituer la Banque publique d’investissement (BPI) a été confiée par le gouvernement à la banque Lazard… Et la publicité sur le crédit d’impôt lancé par le gouvernement a été confiée à l’agence Publicis. Qui après avoir conseillé Nicolas Sarkozy conseille maintenant Jean-Marc Ayrault. On se moque de nous !

Pierre Moscovici et François Hollande avait promis une loi pour plafonner les salaires de grands patrons [7]. Ils y ont renoncé. Pierre Moscovici a annoncé, sans rire, qu’il préférait « l’autorégulation exigeante ». Des exemples de renoncement, nous en avons à la pelle ! Le taux de rémunération du livret A est passé de 1,75 % à 1,25 %, le 1er août. Le même jour, Henri Emmanuelli, président de la commission qui gère les livrets A [8], a cédé au lobby bancaire, en donnant accès aux banques à 30 milliards d’euros supplémentaires sur ces dépôts. Alors qu’elles ont déjà reçu des centaines de milliards avec Nicolas Sarkozy ! Elles peuvent prêter à la Grèce, au Portugal, avec un taux d’intérêt de 8 ou 10 %… Avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), entré en vigueur le 1er janvier 2013, c’est encore 20 milliards d’euros de recettes fiscales en moins chaque année, offerts aux entreprises, et qui plombent le déficit public de façon absolument considérable.

Vous parlez dans votre ouvrage d’une guerre des classes qui n’est pas sans visage. N’y a-t-il pas un enjeu justement à « donner des visages » à cette classe, comme vous le faites ?

C’est une nécessité absolue. Il faut s’imposer d’acheter chaque année ce bijou sociologique qu’est le palmarès du magazine Challenges. Et s’efforcer d’incarner, de mettre des visages sur cette oligarchie… C’est une curiosité nécessaire, les gens doivent être à l’affût de cette consanguinité, de cette opacité, de la délinquance financière. Nos lecteurs doivent se servir de notre travail pour organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel, empêcher ce sentiment d’impunité qu’ils ont aujourd’hui, car ils savent que personne n’ira mettre son nez dans leurs opérations financières totalement opaques.

Nous avons aussi expérimenté des visites ethnographiques dans les quartiers riches, pour vaincre nos « timidités sociales ». Se promener dans les beaux quartiers, leurs cinémas, leurs magasins, leurs cafés, est un voyage dans un espace social. Il faut avoir de l’humilité pour accepter d’être remis à sa place, ne pas se sentir à l’aise, se sentir pauvre car vous ne pouvez pas vous payer une bière à six euros. Mais c’est une expérience émotionnelle, existentielle, qui permet des prises de conscience. Une forme de dévoilement de cette violence de classe.

(Propos recueillis par Agnès Rousseaux)