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El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent

 

 

 

En étudiant des coraux vieux de quatre siècles, des chercheurs australiens ont montré que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

El Niño est un phénomène climatique étonnamment complexe dont les répercussions sont ressenties partout autour du globe.

Selon certains modèles, le contexte actuel de changements climatiques pourrait augmenter le rythme et l’intensité des « crises » de cet enfant terrible du Pacifique. Or, jusqu’à maintenant, cette affirmation restait difficile à confirmer, puisque les chercheurs n’avaient pas de témoins nous indiquant les cycles d’El Niño avant l’époque où l’on a commencé à prendre des mesures systématiques.

Cela va toutefois changer grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs australiens qui ont récemment découvert des archives historiques sur le phénomène El Niño gravées à l’intérieur des coraux.

Ces êtres vivants enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les anneaux d’un tronc d’arbre. En « traduisant » ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs ont pu retracer les faits et gestes d’El Niño au cours des 400 dernières années. Et selon leurs résultats, l’enfant serait de plus en plus turbulent.

Un enfant capricieux

Le phénomène El Niño est difficile à étudier. Cet événement météorologique survient tous les deux à sept ans, et il est caractérisé par une hausse des températures de l’océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région.

Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements météo extrêmes et ont des répercussions partout dans le monde. Certaines régions seront frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subiront plus de sécheresses et des feux de forêt.

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La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont entraîné des dommages importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire du phénomène restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

Les archives secrètes des coraux

L’étude des coraux va toutefois changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où les coraux ont grandi, des informations qui pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Or, les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les anneaux des arbres, et plusieurs experts croyaient que cette méthode serait impraticable ou même impossible à réaliser.

C’est là que les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño du dernier siècle dont on connaissait déjà les dates.

Une fois que leur système était capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnés sur les quatre derniers siècles.

Ce faisant, ils ont remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20e siècle comparativement aux siècles précédents, passant de 3,5 épisodes par période de 30 ans à 9 épisodes durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño débutant dans l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années. En intégrant de nouvelles données dans les modèles actuels, il sera donc possible de se préparer aux événements météorologiques extrêmes que l’avenir nous réserve.


SOUS L’EFFET D’EL NIÑO, 2019 POURRAIT DEVENIR L’ANNÉE LA PLUS CHAUDE DE L’HISTOIRE

La planète chauffe. Selon plusieurs scientifiques, l’année 2019 pourrait devenir l’année la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées. En cause, un probable phénomène El Niño associé au réchauffement climatique. Un record qui pourrait multiplier et intensifier les événements extrêmes comme les sécheresses, les canicules, les inondations…

 

Les années se suivent et sont de plus en plus chaudes. 2015, 2016 et 2017 étaient déjà les années les plus chaudes jamais enregistrées avec des températures moyennes supérieures de 1,2 °C à la période préindustrielle. 2018, à peine terminée, vient d’être classée par Météo France comme année la plus chaude en France depuis le début des mesures en 1900. 

Et selon les scientifiques, plus chaude de l’histoire de l’humanité. En cause : le réchauffement climatique doublé d’un épisode El Niño, un phénomène climatique qui se caractérise par une hausse anormale de la température de l’océan.

« Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

« Au mois d’octobre, les températures de surface de la mer dans l’est du Pacifique tropical semblaient indiquer le retour de conditions associées en général au phénomène El Niño, même si le pendant atmosphérique de ces conditions ne s’est pas encore véritable manifesté », indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). « Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

Résultats de recherche d'images pour « el niño 2019 »

Selon une étude de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), il y a 80 % de risques qu’un phénomène El Niño se forme et entre 55 % et 60 % de risques que l’événement se poursuive jusqu’au printemps 2019. El Nino pourrait également être retardé et frappé plutôt en 2020. »Je ne suis pas prêt à dire que 2019 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée », a déclaré le météorologue Brett Anderson à AccuWeather, « mais je suis assez confiant pour dire qu’elle sera classée parmi les trois années les plus chaudes de l’histoire, indépendamment de la puissance d’El Nino ». 

Des événements extrêmes aggravés par le réchauffement climatique

Le dernier épisode El Niño, qui a pris fin en 2016, est associé au blanchissement de la Grande Barrière de corail, à de graves sécheresses en Afrique ou encore des incendies en Indonésie. Des phénomènes extrêmes aggravés par le réchauffement climatique, ont conclu des chercheurs en août 2018 dans une étude publiée dans Geophysical Research Letters. Plus les températures augmentent, plus les conséquences extrêmes d’El Nino pourraient être fréquentes et intenses.

Or, pour l’instant, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de faire grimper le thermomètre. Selon les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), au rythme actuel, la température devrait augmenter de 1,5 °C entre 2030 et 2052. Même si l’Accord de Paris est respecté, ce qui n’est actuellement pas le cas, il faut compter sur une augmentation de 3 °C à la fin du siècle.

Cela parait peu mais ces trois petits degrés ont des conséquences dramatiques sur la planète et l’humanité, rendant certaines régions inhabitables. « Chaque degré de réchauffement influe sur la santé humaine, l’accès aux aliments et à l’eau douce, à l’extinction des animaux et des plantes, à la survie des récifs coralliens et à la vie marine », a déclaré la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Elena Manaenkova.


 

 

 

 

 

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Alerte écologique:Le Canada se réchauffe plus vite que la planète

La calotte polaire artique de plus en plus menacée!

 

 Le Canada se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et ce réchauffement est «irréversible», prévient un rapport scientifique d’Environnement et Changement climatique Canada.

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Le réchauffementse produit encore plus rapidement en hiver, ce qui se traduit par davantage de pluie en hiver dans le sud du pays et par moins de glace marine et une fonte du pergélisol dans le nord.

L’Arctique est frappé de plein fouet. On calcule qu’il se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste du monde, ce qui veut dire que la plupart des régions marines du Nord canadien pourraient ne plus avoir de glace au moins un mois par année d’ici le milieu du siècle.

Plus de 40 scientifiques ont collaboré à ce rapport. Ils préviennent que les Canadiens devront composer avec dix fois plus de canicules mortelles et deux fois plus de tempêtes extrêmes, si rien n’est fait pour réduire l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Ce rapport, le premier à s’intéresser spécifiquement au Canada, est publié la semaine même où le gouvernement libéral déploie la pierre d’assise de son programme climatique: la taxe sur le carbone.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, assure que l’époque où on polluait librement au Canada est révolue, dépeignant les détracteurs de la taxe sur le carbone comme étant des négateurs des changements climatiques et des sceptiques.

 

 


EN COMPLÉMENT

LE PERGÉLISOL DÉGÈLE, LES LACS NORDIQUES BRUNISSENT

Confiné dans le sol gelé depuis fort longtemps, le carbone organique du pergélisol retrouve sa liberté avec la fonte de la glace qu’il contient. Il fait son chemin jusqu’aux lacs et aux étangs arctiques et subarctiques qui voient leur composition modifiée. Le portrait présenté par une équipe internationale de chercheurs incluant la professeure Isabelle Laurion de l’INRS montre l’influence du dégel du pergélisol sur la biogéochimie des eaux de surface. Publiés dans la revue Limnology and Oceanography Letters, les résultats établissent que le carbone originant du pergélisol est en hausse dans les eaux de ces régions du monde. Ce carbone a la propriété d’être particulièrement absorbant pour la lumière solaire. Ainsi, les eaux s’assombrissent et se stratifient plus efficacement, ce qui affecte plusieurs processus biologiques dans ces systèmes aquatiques.

Les sols de toundra gelés sont un des plus grands réservoirs de carbone organique sur la planète. Avec le réchauffement climatique, le dégel du pergélisol s’accélère et accroît le risque qu’une grande partie du carbone soit libérée dans l’atmosphère sous forme de gaz à effet de serre. Cependant, les effets du dégel du pergélisol sur les étangs arctiques et subarctiques ont été peu étudiés jusqu’ici. À l’aide d’indicateurs chimiques, biologiques, optiques et isotopiques, des chercheurs québécois, danois, finlandais et suédois ont analysé des centaines d’échantillons provenant de 14 régions circumpolaires, allant de l’Alaska à la Russie et de la zone subarctique jusqu’au Haut-Arctique. Ceux-ci ont été prélevés entre 2002 à 2016 dans 253 étangs répartis en fonction de leur exposition au dégel du pergélisol
Malgré la variabilité dans les propriétés limnologiques des systèmes arctiques étudiés, les chercheurs observent clairement l’effet du dégel du pergélisol qui se traduit par de plus grandes concentrations de matière organique provenant des sols du bassin versant.  
« Les étangs arctiques et subarctiques subissent une influence terrestre de plus en plus grande, ce qui se répercute sur la chaîne alimentaire », affirment les auteurs de l’étude.  « Le brunissement de ces étangs entraîne notamment un appauvrissement en oxygène et un refroidissement de l’eau au fond des étangs, qui ont des conséquences importantes sur l’activité microbienne responsable de la production et la consommation des gaz à effet de serre et, particulièrement, sur la production de méthane, un gaz à effet de serre puissant. » 

Le pergélisol risque de libérer du CO2 en quantités gigantesques

 

À cause du réchauffement climatique, le pergélisol arctique pourrait libérer, d’ici 300 ans (cumulés), 10 fois plus de gaz carbonique (CO2) que ne l’a fait l’humanité en 2016. De quoi rendre plus urgentes encore les mesures pour limiter ce réchauffement.

La fonte du pergélisol favorise le réchauffement climatique  Le pergélisol, ou permafrost en anglais, regroupe les sols de notre planète qui sont gelés en permanence. Il est menacé de fonte définitive par le réchauffement climatique. Sa disparition inquiète les scientifiques. Le Cnes nous en dit plus au cours de cette vidéo. 

Les climatologues savent bien que l’une des clés de la prédiction du climat de la Terre passe par la connaissance de toutes les sources et puits de gaz à effet de serre, c’est-à-dire des quantités de ces gaz qui peuvent être émises ou capturées au cours du temps. Ils s’interrogent par exemple à propos du méthane (CH4) qui se trouve sous forme de clathrates en bordure des océans ou encore à propos du gaz carbonique (CO2) qui peut se trouver dissous dans l’océan.

Ce même CO(tout comme le méthane) peut s’accumuler dans les sols, y compris dans les régions arctiques. Comme ces dernières sont en train de se réchauffer, les chercheurs tentent d’évaluer à quel point cela va affecter le climat au cours de ce siècle et des prochains. Il s’agit d’éléments à prendre en compte pour évaluer au plus juste notre futur et le temps qu’il nous est donné pour effectuer une transition énergétique. Celle-ci sera basée sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables si nous prenons les bonnes décisions.

Une équipe de chercheurs, menée par Nicholas Parazoo, du célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, à Pasadena, en Californie, vient d’ailleurs de publier un article à ce sujet dans le journal The Cryosphere. Il s’agissait d’évaluer la stabilité du carbone piégé dans les pergélisols des régions polaires en Alaska et en Sibérie. Ce travail a conduit à une découverte surprenante qui laisse penser qu’au cours des 300 prochaines années cumulées, du fait du réchauffement climatiqueactuel, jusqu’à 10 fois la quantité de gaz carbonique injectée dans l’atmosphère par l’activité de l’humanité en 2016 pourrait être également libérée.

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Les océans changeront de couleur d’ici 2100

L’impact du réchauffement climatique sur le phytoplancton modifiera plus rapidement la couleur de la surface des océans que ce que l’on pensait initialement, conclut une nouvelle étude américaine.

La couleur de l’océan repose sur l’interaction entre la lumière du soleil et l’eau, qui absorbe les rayons et réfléchit la partie bleue du spectre. La présence d’organismes dans l’eau change la façon dont se fait l’absorption de la lumière.

Le phytoplancton, par exemple, contient de la chlorophylle, un pigment absorbant le bleu de la lumière pendant la photosynthèse. Les zones plus denses en phytoplancton ont donc une teinte verdâtre.

Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont simulé l’impact qu’aurait le réchauffement de l’eau sur le phytoplancton, puis ont calculé comment il absorberait et réfléchirait alors la lumière.

« Il y aura une différence notable dans la couleur de 50 % de l’océan d’ici la fin du 21e siècle », affirme Stephanie Dutkiewicz, l’auteure principale de l’étude publiée dans Nature Communications.

Il sera difficile de percevoir ce changement de couleur à l’œil nu. Les images satellites montreront cependant que le bleu et le vert des océans de la planète deviendront plus foncés.

Un modèle amélioré

Pour comprendre les effets qu’auront les changements climatiques, les scientifiques se basent généralement sur la concentration de chlorophylle dans l’océan.

« On utilise des données satellites qui mesurent la couleur de l’eau, et puis on utilise des algorithmes pour déduire la concentration en chlorophylle », explique Claudie Beaulieu, une chercheuse originaire du Québec qui a cosigné l’étude.

« Le modèle du MIT permet plutôt de comparer la réflectance directement », poursuit celle qui a rejoint récemment l’équipe du département des sciences de l’océan de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Ce qu’on voit, c’est que les changements climatiques se manifestent un peu plus vite si on surveille la couleur de l’eau, plutôt que la concentration en chlorophylle uniquement.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

« C’est un résultat intéressant, puisque ça nous donne un indice précurseur de l’impact des changements climatiques dans la productivité primaire des océans », poursuit-elle.

Impact sur l’écosystème sous-marin

Plus de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’océans.

L’augmentation de la température de l’eau affecte le taux de croissance des organismes, comme le phytoplancton, et bouleverse les courants océaniques. Des régions seront ainsi plus riches en phytoplanctons et d’autres, plus pauvres.

« S’il y a des changements dans l’abondance et la composition des communautés de phytoplancton, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des répercussions dans le reste de la chaîne alimentaire des océans », prévient Claudie Beaulieu.

Le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire. Ces changements vont avoir des répercussions sur les petits poissons, les invertébrés, et ainsi de suite.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

Un autre impact, poursuit-elle, est le « service que le [phytoplancton] nous rend à absorber du CO2 ». Comme les plantes sur la Terre, les plantes dans l’océan absorbent du dioxyde de carbone.

L’étude s’est basée sur une élévation des températures globales de 3 °C d’ici 2100, ce que prévoient la plupart des scientifiques au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre.

La glace de l’Antarctique fond plus vite que jamais

La fonte annuelle des glaces en Antarctique est plus rapide que jamais, environ six fois plus qu’il y a quarante ans, ce qui entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu lundi des scientifiques.

L’amoindrissement des glaces du Continent Blanc est responsable d’une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon un rapport des Compte-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Et le rythme de fonte anticipé devrait entraîner une élévation désastreuse de ce niveau dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californie (Irvine).

« Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles », a-t-il ajouté.

Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d’ici 2100 –l’une des pires prévisions scientifiques– provoquerait l’inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

Pour cette nouvelle étude, dont les conclusions sont publiées lundi, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans dix-huit régions de l’Antarctique.

Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales.

Elles ont permis de déterminer qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu’en 2017, c’est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement « à l’abri du changement », mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

La baie de Vincennes borde la terre de Wilkes à l’est de l’Antarctique, le 11 janvier 2008

« La région de la terre de Wilkes dans l’Est de l’Antarctique a, globalement, contribué de façon importante à la perte de masse même en remontant jusqu’aux années 1980 », a expliqué M. Rignot.

« Cette région est probablement beaucoup plus sensible au climat que ce qui était traditionnellement présumé et c’est important de le savoir parce qu’elle a davantage de glace que l’Antarctique de l’Ouest et la péninsule Antarctique réunies », a-t-il poursuivi.

Selon lui, le réchauffement de l’eau des océans va accélérer encore plus la fonte des glaces.

Leur température, ont démontré de récentes études, se réchauffe plus rapidement que ce que pensaient les scientifiques et ont atteint des records ces dernières années.

Dans un article antérieur,j’avais donné des informations sur un lac de lave découvert sous la banquise…

 

 

Dérèglement climatique : le rapport accablant du GIEC que le monde est en train de perdre la bataille

« Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C nécessiterait des changements rapides, très profonds et sans précédent dans tous les aspects de la société », dit le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dévoilé dimanche.

C’est avec cet appel solennel que les experts en changements climatiques les plus influents du monde interpellent les décideurs de toutes les nations.

Pour arriver à leur fin, les 91 auteurs du GIEC citent 6000 sources scientifiques.

Leur rapport rigoureux a pour but de « donner aux décideurs les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions qui s’attaqueront aux changements climatiques », comme l’explique Debra Roberts, coprésidente d’un des groupes de travail du GIEC.

Les prochaines années sont parmi les plus importantes de notre histoire.

Debra Roberts, coprésidente d’un des groupes de travail du GIEC

Le GIEC répond ainsi à une requête qui lui a été adressée par les nations signataires lors de l’adoption de l’Accord de Paris en 2015 : analyser les effets d’un réchauffement climatique de 1,5 °C, mais aussi expliquer l’ampleur des efforts qui devraient être déployés pour limiter le réchauffement sous cette ambitieuse limite.

Photo de la fonte des glaces en Antartique.

D’après les graphiques diffusés, les risques d’un réchauffement de 2 °C sur les coraux des eaux chaudes où sur la région de l’Arctique serait « très élevés ». Les risques seraient « élevés » en ce qui concerne l’augmentation du niveau des océans et les événements météorologiques extrêmes.

Chaque fraction de degré compte

En signant l’Accord de Paris, au terme de la COP21, les États signataires se sont engagés à maintenir la hausse de la température globale « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C ».

La mention du seuil maintenant bien connu de 1,5 °C avait été obtenue par les petits États insulaires, dont l’existence même de certains est menacée par la hausse du niveau des océans.

L’ours polaire aura disparu avant nous,mais nous ne réagissons pas!

Cette limite n’est cependant pas symbolique, et les experts du GIEC insistent sur l’importance de chaque fraction de degré Celsius de réchauffement sur « les écosystèmes, la santé et le bien-être humains ».

Le respect de cet objectif requerra cependant des actions radicales; il faudra réduire nos émissions nettes de CO2 de 45 % par rapport au niveau de 2010 d’ici 2030 et que l’humanité soit carboneutre en 2050. Dans un peu plus de 30 ans, il faudrait donc que chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère par les humains soit ensuite retirée.

le monde en train de perdre la bataille

Les canicules au Québec en 2018 démontrent que le climat est très fortement perturbé.

Le monde n’atteindra pas son objectif le plus rigoureux des 25 dernières années en matière de changements climatiques à moins que les dirigeants politiques ne fassent preuve de la volonté nécessaire pour agir plus rapidement et plus directement afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’intensité des incendies en Grèce et en Californie,en 2018.

C’est le principal message du nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies qui doit être publié dimanche.

Le rapport vise à donner des lignes directrices scientifiques sur comment la communauté internationale peut atteindre ses objectifs relativement aux changements climatiques. Il devrait toutefois montrer que la planète est en voie de se réchauffer de 1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle d’ici 2040.

Actuellement, la température globale augmente de 0,2 degré Celsius chaque décennie et a déjà grimpé de 1 degré Celsius depuis 1850.

Selon la cible établie par l’Accord de Paris en 2015, les pays devraient réduire suffisamment leurs émissions d’ici la fin du siècle pour permettre un réchauffement maximal de 2 degrés Celsius comparativement à l’ère préindustrielle. Mais l’Accord prévoit aussi un objectif plus ambitieux de 1,5 degré Celsius.

Catherine Abreu

Catherine Abreu, la directrice générale de Réseau action climat Canada, affirme que la différence entre 1,5 et 2 degrés Celsius peut paraître minime, mais elle est en fait énorme sur le plan des changements climatiques.

Carbon Brief, un site web britannique spécialisé dans la recherche scientifique et les politiques sur le climat, a passé en revue 70 études approuvées par les pairs. À partir de cet examen, il a affirmé, vendredi, qu’avec un réchauffement de 1,5 degré Celsius, le niveau des mers augmenterait en moyenne de 48 centimètres contre 56 centimètres avec un réchauffement de 2 degrés.

De plus, le groupe a estimé les chances d’avoir un été sans glace dans l’Arctique à 3 pour cent avec un réchauffement de 1,5 degré Celsius comparativement à 16 pour cent avec un réchauffement de 2 degrés.

Et la fréquence des pluies torrentielles dans l’est du Canada passe de 26 pour cent avec un réchauffement de 1,5 degré Celsius à 55 pour cent avec un réchauffement de 2 degrés.

L’an prochain, les signataires de l’Accord de Paris devront témoigner de leurs progrès dans leurs efforts pour atteindre leurs objectifs nationaux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre. Le Canada souhaite réduire les siennes de 30 pour cent par rapport aux niveaux enregistrés en 2005. En 2017, le gouvernement canadien avait informé les Nations unies qu’il était à 66 millions de tonnes de sa cible, et ce, en dépit de tous les programmes et politiques en place ou prévus. Ce chiffre correspond aux émissions produites par 14,5 millions de voitures au cours d’une seule année.

Lors d’une récente entrevue avec La Presse canadienne, la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a dit savoir que le rapport annoncerait que «nous ne sommes pas sur la bonne voie pour atteindre le 1,5 degré».

«Nous le reconnaissons et nous savons tous que nous devons en faire plus, a-t-elle concédé. C’est pourquoi l’Accord de Paris a été conçu tel qu’il est. Chaque pays doit passer à l’action et nous devons nous montrer plus ambitieux au sujet des mesures qui seront adoptées.»

Le Canada n’a cependant aucunement l’intention de réviser ses ambitions dans un avenir proche. Il se concentre plutôt sur l’implantation de son plan actuel, qui comprend un prix national pour le carbone, l’élimination des centrales électriques au charbon, l’amélioration de l’efficacité énergétique des résidences et des entreprises, et l’investissement dans des sources d’énergie propres et renouvelables.

EN CONCLUSION

Chaque pays tient fermement ses positions:comme par exemple les Etats-Unis d’Amérique qui ne font pas partie d’aucun accord sur la lutte au réchauffement global.

Nous devons prendre comme acquis que le climat de la Terre va devenir hostile aux êtres humains et d’ici peu,nous aurons disparu au milieu de la Sixième Extinction Massive d’Espèces que nous aurons  créé nous-mêmes!

Les Défenseurs de la Terre doivent se mettre au travail  pour abattre ce système le plus rapidement possible!

Osons promouvoir une nouvelle démarche,une nouvelle société,même partir pour un autre monde,s’il le faut!


EN COMPLÉMENT

Voici à quoi ressemblera le monde une fois que toute la glace aura fondu

 

Au fil des années, nous avons appris que l’humanité a radicalement changé la planète Terre. Si toute la glace venait à fondre à la surface de la Terre, elle transformerait DRAMATIQUEMENT les continents de notre planète et inonderait les grandes villes autour du globe.

 

Les scientifiques estiment qu’il y a plus de 5 millions de kilomètres cubes de glace sur la Terre. De nombreux chercheurs s’accordent à penser qu’il faudrait environ 5 000 ans pour que toute la glace fonde.

Si cela venait à se produire, les continents sur Terre serait complètement réorganisés.

Toutefois, si nous continuons à rajouter des quantités de carbone dans l’atmosphère, nous pourrions facilement créer une planète totalement libérée de la glace. Comme le National Geographic l’a rapporté, cela se traduirait par une température moyenne de 26 degrés Celsius au lieu de la 13 en ce moment-même.

Selon les rapports, le niveau de la mer a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie et à un rythme encore plus effréné durant ces dernières années. Selon les estimations du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, le niveau de la mer pourrait augmenter à un rythme alarmant d’un ou plusieurs mètres d’ici la fin du siècle.

Tout cela a été minutieusement démontré par le National Geographic en 2013, et que le niveau de la mer peut augmenter de 65 mètres si toute la glace sur notre planète venait fondre.

Les conséquences sont terrifiantes. Cela signifierait que le littoral atlantique ENTIER pourrait disparaître, y compris la Floride et la côte du Golfe. Consultez l’image ci-dessous:

Amérique du Nord…

En Amérique du Sud, le Bassin de l’Amazone, au nord, et le Bassin de la rivière Paraguay, au sud, deviendraient des embouchures de l’Atlantique, en balayant Buenos Aires, le littoral de l’Uruguay et la majeure partie du Paraguay.

 

La même chose se produirait en Europe, en Afrique, en Asie et même en Antarctique.

Europe

 

Afrique

 

Asie

 

Océanie

 

Pour avoir une idée de ce qui se passerait si toute la glace sur Terre venait à fondre, le site Business Insider a créé une vidéo :

 

 

 

 

 

Réchauffement global:tout est annoncé depuis 30 ans

Le réchauffement climatique est annoncé depuis plus de 30 ans par les scientifiques, qui s’en veulent de l’avoir sous-estimé.

De l’élévation du niveau des océans à la montée des événements extrêmes, les bouleversements du dérèglement climatique sont annoncés depuis longtemps, soulignent les chercheurs. Ils admettent cependant avoir pu parfois en sous-estimer l’ampleur.

«Il y a un côté assez triste de voir se dérouler dans le monde réel ce que la physique du climat nous a appris depuis des années», a indiqué à Incheon la climatologue Valerie Masson Delmotte, qui copréside la réunion en cours entre le groupe des experts du climat de l’ONU (GIEC) et les gouvernements. «Malheureusement, tout ou presque était dit il y a 30 ans», souligne Jean Jouzel, longtemps vice-président du GIEC. «Ce réchauffement marqué sur lequel se superpose une recrudescence d’événements extrêmes, c’est ce que l’on vit aujourd’hui!».

«Les choses que les scientifiques avaient promises pour le futur sont en train de se produire», ajoute Jennifer Morgan, la directrice de Greenpeace International. «On pensait avoir plus de temps, mais non.»

Politiciens pointés du doigt

Le climatologue Jean-Pascal Ypersele cite le rapport «Une seule planète», préparé en 1972 pour la première conférence de l’ONU sur l’environnement humain. Le document parlait d’«effets globaux et catastrophiques» d’une possible augmentation de 2 degrés de la température du fait des émissions de CO2.

«Ceux qui ont sous-estimé la sévérité du changement climatique sont plutôt la plupart des dirigeants politiques, qui ont si peu agi pendant tant d’années», poursuit le scientifique belge. Il y voit deux raisons: «Le manque d’intérêt pour les questions à long terme, et les efforts des lobbies des industries des énergies fossiles pour instiller le doute dans les analyses sur le changement climatique et ses solutions».

Les scientifiques admettent aussi avoir souvent penché du côté de la prudence. Pour Michael Mann, de la Pennsylvania State University, «les modèles de projections ont été exagérément conservateurs, avec une tendance à sous-prévoir les impacts en cours, dont la perte de banquise en Arctique, de glace au Groenland ou en Antarctique ouest, et donc la montée des mers en résultant».

Le système «des études scientifiques, qui font l’objet de revue par les pairs, est hautement conservateur», ajoute le climatologue Peter Frumhoff, aujourd’hui à l’ONG Union of concerned scientists. «Et puis, il y a une tradition culturelle en sciences et surtout en science du climat, qui veut ne pas être trop alarmiste».

Réchauffement climatique:le niveau des océans pourrait augmenter de… 6 mètres !

Des climatologues pensent que les actuels modèles du réchauffement climatique seraient en deçà que ce qui pourrait se passer dans la réalité après le XXIe siècle. Les chercheurs pensent que le niveau des mers pourrait monter de 6 mètres, une situation qui durerait alors plusieurs milliers d’années.

Si l’on peut calculer avec précision le temps qu’il fera dans quelques jours, d’autres données entrent en compte lorsqu’il est question de prédire le climat de la Terre sur des décennies, des siècles voire des millénaires.

Par ailleurs, calculer avec précision le comportement d’une grande masse d’eau sur une grande durée à partir des mouvements des molécules composant cette dernière n’a encore jamais été fait. En revanche, il existe des lois macroscopiques telles que de la mécanique des fluides ou encore la thermodynamique, nécessitant moins de calculs pour arriver à des résultats acceptables, c’est-à-dire un comportement moyen.

Les chercheurs utilisent d’autres méthodes tels que la paléoclimatologie, c’est-à-dire la science des climats d’une époque géologique donnée (paléoclimats). Il s’avère que dans le passé de la Terre, il est possible de trouver la trace de climats plus chauds accompagnés d’un taux ce CO2 élevé.

Concernant notre présent, rappelons que même si l’humanité parvient à limiter le réchauffement climatique global à 2 °C d’ici à la fin du XXIe siècle, le climat changera, et ceci pour très longtemps. Il s’agit de l’avis de chercheurs internationaux dont certains français provenant entre autres du CNRS, du CEA et de diverses universités ayant ensemble publié une étude dans la revue Nature Geoscience le 25 juin 2018.

Les scientifiques se sont appuyés sur les archives paléoclimatologiques portant sur les derniers 3,5 millions d’années afin de démontrer que plusieurs intervalles durant l’histoire de la Terre étaient de 0,5 à 2 °C plus chauds que notre époque préindustrielle, comme l’indique un communiqué du CEA.

Les résultats de cette étude laissent penser que les actuelles prédictions concernant le réchauffement climatique sous-estimeraient l’impact de ce dernier. L’étude évoque le recul perpétuel des glaciers durant des milliers d’années ou encore les déplacements rapides des zones climatiques et leurs écosystèmes vers les pôles (et en altitude).

L’élévation des températures dans l’hémisphère Nord s’accompagnera selon les scientifiques d’une libération de gaz à effet de serre comme le méthane, actuellement piégé dans le pergélisol et dont l’effet ne devrait pas être négligeable dans l’emballement des températures à la surface.

Les chercheurs se sont accordés pour dire que le niveau des océans sera plus élevé d’environ 6 mètres et que cette hausse persistera durant des millénaires. Il est également question des vitesses de montée du niveau de la mer qui devraient être supérieures à ce qui a été évoqué auparavant, notamment par les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Sources : CEA – Futura Sciences

 

Future carte de l’Amérique du Nord par Gordon-Michael Scallion

 

 

 

De nombreuses îles des atolls pourraient bientôt être inhabitables

Dans quelques décennies — et non des siècles — la plupart des atolls, ces îles basses qui émergent autour des récifs coralliens, pourraient devenir inhabitables, selon une étude.

 

 

Les atolls, ces milliers de petites îles disséminées dans tout le Pacifique qui abritent plus de 50 000 personnes, sont gravement menacés par l’élévation du niveau de la mer, notamment par les inondations provoquées par les vagues. Publiée dans la revue Science Advances, l’étude révèle que les insulaires du Pacifique vivants aujourd’hui devront faire face aux conséquences du changement climatique, et non simplement les générations futures, comme on le pensait auparavant.

Cette étude a notamment porté sur l’île Roi-Namur, située sur l’atoll Kwajalein aux îles Marshall, entre novembre 2013 et mai 2015. La République des Îles Marshall a plus de 1 100 îles basses sur 29 atolls, abritant de nombreuses nations insulaires et des centaines de milliers de personnes. L’endroit est de plus en plus sujet aux inondations causées par les vagues, selon l’étude. Celles-ci n’inondent pas seulement les habitations, l’eau salée s’infiltre également dans les eaux souterraines dont les insulaires dépendent pour boire. Ces événements se produisant de plus en plus régulièrement, l’approvisionnement en eau douce n’aura donc aucune chance de compenser les niveaux de salinité bientôt atteints. Cette petite île pourrait ainsi devenir inhabitable d’ici 2030, ou au plus tard en 2065, d’après les chercheurs.

Si l’étude ne porte ici que sur l’île Roi-Namur, ces résultats sont également pertinents pour la plupart des autres îles des atolls à travers les tropiques, toutes sensibles aux mêmes menaces — les îles Caroline, les îles Cook, les îles Gilbert, les îles de la Ligne, les Maldives, ou encore les Seychelles — d’autant que leurs options pour renouveler les eaux souterraines sont beaucoup plus limitées, selon l’étude. Des conséquences désastreuses qui nécessiteront la relocalisation des habitants de l’île ou d’importants investissements financiers dans de nouvelles infrastructures.

Ironie de la situation : les habitants de ces atolls coralliens ne contribuent quasiment pas aux émissions de carbone fossile à l’origine du changement climatique. Ils sont simplement les premiers affectés.

Source

 

VIDEO. Les terribles images d’un ours polaire affamé, victime du réchauffement climatique

« Je veux que les gens réalisent ce que cela veut vraiment dire lorsque les scientifiques disent que les ours polaires sont en voie d’extinction. » Ces mots du photographe Paul Nicklen accompagnent des images terribles tournées à la fin de l’été. Celles d’un ours polaire complètement affamé sur l’île de Baffin, située dans l’archipel arctique canadien. Sur la vidéo publiée par National Geographic on peut voir la bête, décharnée, avancer péniblement dans une plaine à la recherche de nourriture. Il fouille dans un dernier effort une poubelle, mais n’y trouve rien et finit par s’effondrer sur le sol.

Cela fait mal au coeur..pauvre ours!

 

Le photographe en expédition avec l’association Sea Legacy explique dans une interview au journal que son équipe et lui étaient en pleurs devant cet ours en train d’agoniser. Impuissant, Paul Nicklen dit avoir filmé cette mort lente pour que celle-ci ne soit pas arrivée en vain. « Les ours vont mourir de faim », rapporte celui qui espère sensibiliser le monde aux conséquences du réchauffement climatique.

Voir le lien vidéo plus bas:

video.nationalgeographic.com/video/news/171207-polar-bear-starving-iceless-land-vin-spd

 

L’humanité en danger:La quantité de CO2 dans l’atmosphère explose pendant que le méthane s’apprête à nous tuer tous

Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre ont augmenté à un rythme record en 2016 pour atteindre leurs plus hauts niveaux des 800 000 dernières années, montre le Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur les gaz à effet de serre.Concrètement, les concentrations globales moyennes de CO2 ont atteint 403,3 parties par million (ppm) en 2016, contre 400,00 ppm en 2015.

La raison? L’activité humaine combinée à un épisode El Niño particulièrement fort. Les concentrations de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère représentent actuellement 145 % de celles qui étaient observées avant l’industrialisation (avant 1750).

Les scientifiques de l’OMM estiment que les brusques variations de CO2 dans l’atmosphère observées ces 70 dernières années sont sans précédent. Ces variations risquent, avec celles d’autres gaz à effet de serre, de déclencher une modification irréversible des systèmes climatiques de la planète et d’entraîner de « graves bouleversements écologiques et économiques », préviennent les signataires du bulletin annuel de l’OMM.

Les concentrations des gaz à effet de serre (dont font également partie le méthane, l’ozone, la vapeur d’eau et le protoxyde d’azote) sont les principaux moteurs des changements climatiques dans l’atmosphère.

Depuis l’industrialisation, la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter en raison de plusieurs éléments, dont :

  • la croissance démographique
  • l’exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques
  • la déforestation
  • l’agriculture de plus en plus intensive

Attention, danger

Depuis les années 1990, le forçage radiatif positif de la planète (qui induit un réchauffement de notre système climatique) s’est accru de 40 %. Uniquement de 2015 à 2016, la hausse enregistrée est de 2,5 %.

« Les futures générations hériteront d’une planète nettement moins hospitalière », ajoute-t-il.

 

La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable à celle d’aujourd’hui, c’était il y a 3 à 5 millions d’années. La température était à l’époque de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel.

Le Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre (en anglais) rend compte annuellement des concentrations de ces gaz dans l’atmosphère. Par émissions, les scientifiques entendent les quantités de gaz qui sont libérées dans l’atmosphère. Par concentrations, ils décrivent celles qui y restent à la faveur des interactions complexes qui se produisent entre l’atmosphère, la biosphère, la cryosphère et les océans.

L’océan absorbe aujourd’hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l’accroissement du CO2 atmosphérique.

 


EN COMPLÉMENT

Alerte sur l’atmosphère terrestre : 7000 bulles souterraines géantes de méthane sont sur le point d’exploser dans l’Arctique russe

Un phénomène très inquiétant touche de plus en plus les péninsules du Nord de la Sibérie : pendant l’été, avec le dégel, d’énormes bulles de méthanes se forment juste en dessous de la surface terrestre et éclatent pour former d’énormes cratères. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

 

Soulevant le sol avant d’exploser et de laisser d’énormes cratères béants dans la toundra, ces bulles de méthane sont les symptomes de la maladie environnementale qui touche les plaines du Grand Nord.

 

Sous la couche d’herbe et de terre s’accumule tous les méthanes contenus dans le pergélisol qui dégèle du fait du réchauffement climatique.

Aujourd’hui il a été établi que l’effet de serre a entrainé une augmentation de la température de la Terre de 1 degré.

Il s’en suit que les glaces de l’Arctique ou de l’Antarctique ont commencé à fondre.

 

Parallèlement des espèces animales disparaissent ou se déplacent.

L’acidification des océans attaque les équilibres marins traditionnels.

Bien d’autres causes ou phénomènes pourraient être cités. Mais il est certain que la plupart d’entre nous continuent à consommer sans restriction aucune et, faut-il l’avouer, avec un désintérêt pour les questions de ce type, même si, bonne conscience oblige, les media en parlent à l’occasion.

Des accords internationaux visent à limiter le réchauffement à 2 degrés, ce qui est déjà considérable. Un effort planétaire devrait être engagé très rapidement pour réduire de manière significative l’émission de gaz à effet de serre.

Quelle est l’ampleur de ce phénomène aujourd’hui, et quels sont les risques encourrus ?

 

 

Les conséquences sont maintenant de plus en plus visibles.  Ainsi les sols gelés des régions arctiques, appelés permafrost, constituent ce que les spécialistes appellent une bombe à retardement. En effet en dégelant de fortes quantités de méthane et de carbone sont libérés. 

Dans le permafrost des restes d’animaux et de plantes sont conservés. En dégelant, ces débris fermentent et laissent échapper de fortes quantités de gaz carbonique et de méthane dans l’atmosphère. On note aussi des bulles de méthane remontant du fond des mers.

Il faut souligner que l’effet de serre causé par le méthane est plus de vingt fois supérieur à celui produit par le gaz carbonique.

On constate en outre des glissements de terrain. En Sibérie de lacs de fonte se forment peu à peu.

Existe-t-il des solutions pour éviter cette catastrophe écologique ? Ou la seule possibilité reste-t-elle de réduire le réchauffement ?

Pour l’instant, il n’y a pas de solutions technologiques qui puisse d’une façon ou d’une autre gérer c’est situation. Il s’agit d’un tout. De tels phénomènes sont désormais bien connus. Les effets bien visibles ne peuvent plus être contestés.

En premier lieu il est indispensable que chacun prenne une conscience claire de ce qui se passe au niveau de notre environnement et surtout des risques encourus par nous et, à la suite, par les générations futures. Sans cette prise de conscience aucune action d’ensemble n’est envisageable.

D’abord au niveau de chacun, les habitudes qui poussent à consommer toujours plus doivent être abandonnées de toute urgence. Notre société, fondée sur cette consommation de masse, n’est plus tenable.

Ensuite les Etats ne peuvent plus différer la mise en œuvre d’accords internationaux et à la mesure des risques constatés.

 

Il s’agit là de politique au sens le plus noble de ce terme. Le triste spectacle qui se déroule ces derniers temps dans nos pays à l’occasion des  multiples élections  montrent ô combien que nos futurs dirigeants, assoiffés de pouvoirs basés sur le paraître, n’ont rien dans leurs discours sur ces questions pourtant au centre de la vie future.

 

Inconscience coupable !…

 

Bulles de méthane gelées!

 

 

 

 

 

 

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