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Réchauffement climatique : en 2100, 74% de l’humanité pourrait mourir de chaud

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Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.

 

 

 

Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.

Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100

Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).

Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.

Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.

 

 

 

 

 

 

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Alerte climatique:il pleut en Antartique depuis quelques jours

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Le réchauffement climatique s’emballe-t-il ? Une étude de climatologues tire a sonnette d’alarme : les fontes de glace en Antarctique s’accélèrent, et pour la première fois de l’histoire, on assiste à des chutes de pluies à l’ouest du continent austral. Des chutes qui accélèrent à leur tour la fonte de la glace, et qui vont, selon une étude de climatologues américains, se multiplier au cours des prochaines années. 

 

Pendant que les Etats-Unis sortent de l’accord de Paris sur le Climat, le réchauffement climatique, lui, continue d’exister. Une étude de climatologues américains du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio publiée dans la dernière édition de Nature Communication s’alarme de la survenue de chute de pluies à l’ouest du continent austral en été, et l’importante fonte des glaces.

Réchauffement climatique : pour la première fois, il pleut en Antarctique

Ces précipitations seraient en fait aussi mauvais signe que vous le pensez : d’abord par le simple fait de leur existence. Car ces précipitations ne peuvent se former que lorsque les températures marines et atmosphériques sont suffisamment élevées (et on parle de l’endroit le plus froid de la planète). Ensuite parce qu’elles font fondre la barrière de glace encore plus vite. Le risque le plus immédiat c’est la montée des eaux.

 

Si l’ensemble des glaces qui se trouvent sur le continent austral venaient à fondre, le niveau de la mer pourrait en effet augmenter partout jusqu’à trois mètres. Selon les scientifiques, le principal responsable serait la perturbation climatique El Niño qui prendrait de l’ampleur. Un phénomène qui perturbe par la même occasion les courants océaniques et diminue la remontée d’eau froide à la surface.

En outre, ces chûtes de pluie ne devraient pas s’arrêter de sitôt. On s’attend même à ce qu’elles se multiplient. La fonte de l’Antarctique pourrait donc encore s’accélérer au cours des prochaines années. Et amplifier la fonte des glaces partout ailleurs sur la planète dans un cercle vicieux. Nous vous proposons de lire l’intégralité de cette étude (en anglais) en cliquant sur ce lien.

 

 

 

Des clichés choquants qui dévoilent l’impact de 100 ans de changement climatique sur les glaciers arctiques

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Christian Åslund, un photojournaliste suédois qui travaille avec Greenpeace, a rassemblé certaines des premières photographies des glaciers de Svalbard, en Norvège, prises par l’Institut Polaire Norvégien, et les a comparées avec ses propres clichés réalisés aux mêmes endroits en 2002. Les différences sont incroyables.

Il utilise cette série de photographies pour faire la promotion de la campagne #MyClimateAction du National Geographic, qui encourage le débat au sujet du changement climatique, et pour protester contre les entreprises pétrolières norvégiennes qui profitent de la fonte de l’Arctique pour effectuer des forages.

Regardez chacune de ces comparaisons troublantes ci-dessous, et signez la pétition Save The Arctic contre l’exploitation pétrolière en Arctique ici.

 


Photo no 1:

 


Photo no 2:

 


Photo no 3:

 


Photo no 4:

 

 


Photo no 5:

 


Photo no 6:

 


Photo no 7:

 

 

 

 

 

 

 

Alerte réchauffement climatique : les forêts nous ont déjà sauvé mais nous avons atteint un point de non-retour

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Le réchauffement climatique résisterait à l’emballement grâce au plantes qui absorbent tant bien que mal une quantité croissante de dioxyde de carbone. De quoi souligner leur importance alors que la déforestation continue. Selon une étude parue dans Nature, la photosynthèse des plantes a augmenté de 30% au cours du siècle dernier. Sans elles, la planète ne serait peut-être plus habitable. 

 

L’humanité rejette toujours plus de CO2 dans l’atmosphère, la température augmente, les glaciers fondent, le niveau des océans augmente… tout cela peut donner l’impression d’aller très vite. Et pourtant, la situation pourrait être bien pire si nous n’avions pas les plantes et les forêts. Une nouvelle étude du Global Carbon Project parue dans Nature révèle que les plantes tentent de limiter les conséquences de notre activité en absorbant davantage de CO2.

Les forêts sont avec les océans les deux puits de carbone qui permettent d’éviter que la catastrophe d’un emballement ne se produise trop vite. Ces deux puits parviennent en effet à encore absorber 50% des émissions humaines. Les plantes terrestres absorbent ainsi 10 milliards de tonnes de CO2 par an. Selon l’étude du GCP, au cours du siècle dernier, l’ensemble de la couverture végétale aurait absorbé 30% de CO2 supplémentaire.

Contre le réchauffement climatique, les forêts absorbent davantage de CO2

Le carbone dans l’atmosphère favorise en effet la photosythèse, avec des plantes qui ont tendance à pousser plus vite et donc à amplifier l’absorption de CO2. En parallèle, le réchauffement des températures permettrait aux plantes de mieux pousser dans les latitudes élevées, ce qui permet à l’ensemble de capter encore plus de CO2. Le problème c’est que les activités humaines favorisent la déforestation.

Sans laquelle cet effet pourrait être encore plus marqué. Pour le prouver, les scientifiques ont analysé la concentration d’un gaz particulier, l’oxysulfure de carbone. Ce qui est intéressant avec ce gaz c’est qu’il est présent en quantité infime dans l’atmosphère et que les plantes l’absorbent via les stomates des feuilles. Il a surtout pour origine les océans, mais il est également corrélé à l’activité humaine.

Les scientifiques ont pu constater une hausse de la concentration de ce gaz jusque dans les années 1990, puis une baisse soudaine alors que les activités humaines le rejetant n’ont pas faibli. La seule explication, c’est que la capacité du puits de carbone généré par les plantes a énormément augmenté, suffisamment pour absorber toutes les émissions d’oxysulfure de carbone.

Grâce à une simulation, ils ont ensuite pu montrer que les végétaux se sont donc mis à absorber 30% de CO2 supplémentaire au cours du siècle dernier. Un signal encourageant, bien que le réchauffement climatique continue d’être une réalité, et que d’autres phénomènes agissent de façon contradictoire et concurrent à la réduction de la biodiversité.

Moralité de l’histoire, dans la lutte contre le réchauffement climatique, mieux vaut prendre grand soin de nos forêts !


HORS TEXTE

Le taux de CO2 dans l’atmosphère vient de passer un point de non-retour depuis septembre 2016

Quand la désintégration rapide de la Banquise de Larsen sera terminée,la vitesse de circulation d’eau autour de l’Antartique va s’accélérer…faisant croître la température et la fonte

Le taux de CO2 a passé le seuil symbolique de 400 ppm dans l’atmosphère. Un taux élevé pour un mois de septembre. Les climatologues estiment que nous ne connaîtrons plus jamais de niveaux inférieurs à 400 ppm au cours de notre vie. L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère pourrait, en outre, causer une accélération du réchauffement climatique.

Attention ça chauffe ! Au mois de septembre 2016, le CO2 a dépassé une concentration de 400 ppm dans l’atmosphère. La mesure a été faite au sommet du volcan Mauna Loa (Hawaii). Une étude britannique du UK Met Office (équivalent de Météo France outre-Manche) révèle que cette concentration restera supérieure à 400 ppm toute cette année.

Le phénomène est en outre aggravé par El Niño qui a pour effet de rendre les tropiques plus arides. Cette anomalie climatique prend de l’ampleur à mesure que le réchauffement climatique se poursuit, avec des conséquences dramatiques pour les populations vivant dans les zones plus touchées par le phénomène.

Or c’est justement dans la zone des tropiques que la végétation est la plus prompte à absorber le dioxyde de carbone de l’atmosphère. En plus du phénomène d’aridification provoqué par la montée des températures, la déforestation, particulièrement de la forêt amazonienne, n’arrange pas les choses.

Le réchauffement climatique pris dans un effet d’entrainement à cause des émissions de CO2

L’analyse de carottes dans la glace des pôles montre que la planète n’a jamais connu de niveaux de CO2 aussi élevés depuis au moins trois millions d’années. En outre, le Met Office s’attend cette fois-ci également à un autre record : une hausse de la concentration de CO2 de 3.15 ppm là où la concentration n’augmente en général que de 2 ppm de CO2 dans l’atmosphère par an.

Cela peut paraître peu lorsqu’on parle de partie par million. Mais lorsqu’on sait les effets sur le climat de ce gaz à effet de serre, ce n’est forcément pas une bonne nouvelle. Le Pr Richard Betts du Met Office, cité par la BBC, explique :

« Il est important de relever que la hausse de CO2 de cette année est plus importante que celle relevée lors d’El Niño en 1997/8, tout simplement parce que les émissions humaines ont augmenté de 25% depuis. Donc on a un effet naturel qui s’ajoute à un effet d’augmentation causé par l’homme. »

EST-IL DÉJÀ TROP TARD?

Est-il déjà trop tard ? Condamne-t-on la planète à une nouvelle extinction de masse ?Voici deux visions qui s’opposent:

Vision rationaliste:Impossible de le dire pour le moment, mais il semble clair que les pays industrialisés doivent faire davantage pour réduire leurs émissions. Il existe en la matière certains succès, comme l’Ecosse qui a pris six ans d’avance sur son objectif de réduire ses émissions de 42% d’ici 2020.

Au pays du Haggis, des chardons, de la cornemuse, du whisky et du poète Robert Burns, les émissions sont déjà de 45.8% inférieures à celles de 1990, lorsque les objectifs de réduction avaient été décidés. Reste à voir si en France,au Québec  et d’autres pays, nous sommes ou non capables d’atteindre des objectifs aussi ambitieux !

Vision  réaliste-fantastique:Oui,il est déjà trop tard depuis 1992 environ.À toutes les savantes études commandées par les politiciens « écolo-sceptiques américains »,il faut ajouter  les changements opérés depuis l’arrivée récente de Donald Trump,comme président américain.Celui-ci a en effet déployé d’immenses efforts financiers  pour revaloriser et sur-développer l’industrie du charbon fossile.Cela devrait donner un coup de Mort à la planète entière.

Devant l’augmentation rapide du taux de  CO2 ,le climat,l’atmosphère de la Terre va devenir hostile aux humains ainsi qu’à un  nombre considérable d’espèces animales et pourrait affecter toutes les formes de vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des preuves photographiques du réchauffement climatique en cours: images à intervalle temporaire de glaciers en retrait

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Une équipe de scientifiques a mis en place une «preuve» photographique du changement climatique, révélant des couplets de photométrie ou des images avant / après, des glaciers en retraite. Leurs recherches et leurs photos sont publiées en ligne le 30 mars 2017 dans la revue GSA Today .

« Nous avons des preuves photographiques non retournées de glaciers fondant partout dans le monde », a déclaré Gregory Baker, géologue de l’Université du Kansas, dans un communiqué. « Cela inclut les couches de glace du Groenland et de l’Antarctique – ils sont de taille réduite. Ce ne sont pas des modèles informatiques de fantaisie ou des images satellites où vous devriez faire toutes sortes de corrections pour l’atmosphère. Ce sont simplement des photos, certaines prises Il y a plus de 100 ans, et mes co-auteurs sont retournés et ont réapprovisionné des photos dans plusieurs de ces endroits. C’est donc simplement une preuve directe de la perte de glace à grande échelle dans le monde entier.

Regardez vous même.


Mendenhall Glacier - After

 

Mendenhall Glacier – Après

Ici, le Glacier Mendenhall d’Alaska, vu en 2015, révélant que le glacier avait reculé d’environ 1 800 pieds (550 mètres) depuis 2007.

 

Glacier Mendenhall - Avant

 

Glacier Mendenhall – Avant

Cette image de Mendenhall Glacier, en Alaska, a été cassée en 2007. Vérifiez ce qui s’est passé en seulement huit ans.

Glacier Solheimajokull - Avant

 

Glacier Solheimajokull – Avant

Le glacier de Solheimajokull en Islande peut être vu dans cette image de 2007. Le glacier est situé sur le bord sud de la calotte glaciaire de Myrdalsjokull. Voyez à quoi ressemble le glacier maintenant.


Solheimajokull Glacier - Après

Solheimajokull Glacier – Après

Entre 2007 et 2015, le glacier de Solheimajokull (montré ici en 2015) a reculé d’environ 2 050 pieds (625 mètres), selon l’article du journal GSA Today.

Stein Glacier - Avant

 

Stein Glacier – Avant

Stein Glacier en Suisse ressent également la chaleur. Ici, vous pouvez voir le glacier tel qu’il est apparu en 2006.

Stein Glacier - Après

 

Stein Glacier – Après

Le glacier Stein de Suisse a reculé d’environ 1 800 pieds (550 mètres) entre 2006 et 2015. Le glacier est présenté ici en 2015.

Trift Glacier - Avant

 

Trift Glacier – Avant

Un autre délice suisse, le Glacier Trift est présenté ici en 2006.

Trift Glacier - Après

 

Trift Glacier – Après

Entre 2006 et 2015, le glacier de Trift a reculé plus d’un kilomètre (1,7 kilomètre), ont découvert les chercheurs. Le glacier est présenté ici en 2015.

Glacier du Pérou - Avant

 

Glacier du Pérou – Avant

Le glacier Qori Kalis, un glacier de sortie de la calotte glaciaire de Quelccaya, au Pérou est montré ici en 1978.

Glacier du Pérou - Après

 

Glacier du Pérou – Après

Entre 1978 et 2016, le glacier Qori Kalis péruvien a reculé à près des trois quarts de mile (1,14 kilomètre).

Columbia Glacier - avant

Columbia Glacier – avant

Le glacier de Columbia, situé sur la côte sud-est de l’Alaska, s’appelle un glacier d’eau de mer, ce qui signifie qu’il s’écoule directement dans la mer, selon l’Observatoire de la Terre de la NASA. En 1794, les explorateurs britanniques ont interrogé le glacier, montrant son nez (appelé terminus), se situaient au bord nord de l’île Heather, près de l’ embouchure de la baie Columbia, a rapporté l’Observatoire de la Terre . « Le glacier a occupé ce poste jusqu’en 1980, quand il a commencé une retraite rapide qui se poursuit aujourd’hui », a déclaré l’Observatoire de la Terre. Cette image montre le glacier en 2009.

 

Columbia Glacier - Après

 

Columbia Glacier – Après

Entre 2009 et 2015, le glacier de Columbia a reculé par une énorme 4 milles (6,5 kilomètres), ont indiqué les chercheurs de l’étude.

…et la dernière photo est la pire:elle nous démontre que c’est le réchauffement climatique qui détruira à coups surs ,notre civilisation nord-américaine,car le continent américain se réchauffe rapidement…comparé à la Sibérie,vers ou avance le pôle nord magnétique.

Cela survient au moment le  président Donald Trump vient de décider de promouvoir l’industrie du charbon.Il s’agit du président le plus irresponsable de l’histoire américaine. 

 

 

 

 

 

 

Sources: Geological Society of America / James Balog et l’enquête Extreme Ice

Antarctique : un glacier de 120km commence à fondre

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L’effet de serre possède ce caractère insidieux qui ne permet pas d’appréhender directement toute la mesure des dérèglements climatiques qui ont lieu. Étude après étude, nous nous rendons compte qu’il agit à tous les niveaux, que les changements sont lents, presque impalpables mais néanmoins bien réels. Pendant que les scientifiques étudient la nature de ces changements et leurs impacts, l’environnement lui ne connait pas de répit. Aujourd’hui, nous apprenons que l’un des plus vastes glaciers de l’Est de l’Antarctique s’est mis à fondre par le dessous.

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Un colosse aux pieds d’argiles

Baptisé « Totten », ce géant de glace situé au pôle Sud impressionne par ses dimensions : 120km de long sur 30km de large, ce qui en fait l’un des plus vastes de cette région de l’Antarctique. Oui mais voilà, ce colosse aux pieds d’argile pourrait bien connaître lui aussi une fonte inexorable qui, à en croire les données scientifiques, entrainerait une hausse des mers de plus ou moins 6 mètres.

Les scientifiques savaient pertinemment que « Totten » diminuait d’envergure grâce à des données satellitaires mais ils n’en comprenaient pas les causes exactes. C’est désormais chose faite grâce à une expédition menée par des scientifiques Australien en Antarctique de l’Est pendant l’été Austral. Ceux-ci se sont aperçus, alors qu’ils pensaient initialement cette région épargnée par le réchauffement de l’océan, qu’il n’est en rien et que l’eau alentour est d’1,5 degré plus chaude que prévue. Ce degré et demi de différence pourrait bien à terme sonner le glas de ce titan et entrainer sa fonte par le dessous.

« Le fait que des eaux chaudes puissent atteindre ce glacier témoigne que l’Est Antarctique est potentiellement plus vulnérable à l’impact du réchauffement global qu’on ne le pensait jusqu’alors » a fait valoir Steve Rintoul, chef de l’expédition.

Et maintenant ?

Pour autant, faut-il tirer la sonnette d’alarme et s’inquiéter outre mesure de ces nouvelles informations ? D’après Frank Pattyn, glaciologue à l’ULB, il faut limiter au maximum les émissions de gaz à effet de serre s’il on veut contrecarrer ce phénomène et éviter ainsi un effet « boule de neige » irréversible. Et c’est encore possible. Si l’antarctique de l’Ouest se rapproche du seuil « d’instabilité » (seuil où la fonte de la glace est plus importante que l’apport de glace via la neige) nous sommes encore loin de cet état en Antarctique de l’Est. Néanmoins, une étude parue le mois dernier et portant sur une vingtaine d’années atteste du fait que la fonte des glaciers en Antarctique à purement et simplement triplé au cours de la dernière décennie.

Les cartes du changement sont entre nos mains désormais et nous devons les utiliser à bon escient afin d’endiguer l’aphasie collective qui règne autour des divers bouleversements climatiques. Une passivité citoyenne et étatique qui pourrait nuire à l’humanité toute entière. Comment mesurer de manière précise l’impact qu’aurait la fonte d’un tel glacier (et d’autres) et quelles en seraient les conséquences sur l’homme et sur la nature ? Difficile à dire, et c’est une question à laquelle nous espérons ne jamais trouver de réponses. Il est encore et plus que jamais temps d’agir car aussi petits et insignifiants pensons-nous être, nous avons un impact clair et un rôle à jouer important. Alors faisons de celui-ci une volonté solidaire, unanime et positive pour un avenir serein.

 

Sources

2016 a été l’année la plus chaude de l’histoire. Nouveau record à venir en 2017 ?

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Dans quelques jours, 2016 tirera sa révérence. Les spécialistes du climat sont unanimes : l’année devrait finir la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés météorologiques il y a plus de 120 ans.

rechauffement-climatique

 

Les années se suivent et la tendance est la même côté climat. Notre planète devient de plus en plus chaude et la montée en température s’accélère. 2015 s’était déjà achevé en battant le record historique de l’année ayant connu la moyenne de température la plus élevée. Cette année encore, les agences spécialisées le crient en chœur : 2016 poussera un peu plus loin le plafond historique.

Les chiffres définitifs sur l’ensemble de l’année seront connus dans quelques jours, mais en tenant déjà compte des onze premiers mois, les températures moyennes sont supérieures de 0,23 degré par rapport à la même période l’an dernier.

2016 sera donc, selon toute vraisemblance, la troisième année consécutive où la moyenne des températures sur les 12 mois aura atteint un record. C’est un signe qui montre clairement à quel point l’activité humaine, notamment l’accumulation de gaz à effet de serre, a atteint des proportions abyssales.

Selon l’organisation météorologique mondiale (OMM), 2016 devrait s’achever avecune moyenne des températures supérieure de 1.2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Rappelons que le but fixé par les États à l’issue de la COP21 en 2015 était de « maintenir la température moyenne mondiale bien au-dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2100 ».

Si les chiffres définitifs de 2016 se maintiennent donc au niveau projeté, nous aurions déjà franchi la moitié du chemin pour dépasser l’objectif de l’accord universel de Paris sur le climat. Autant le dire clairement, comme de nombreux spécialistes l’ont déjà martelé depuis la signature de cet accord. Son objectif est presque impossible à atteindre, et c’est le moins qu’on puisse dire.

Pour finir, cette tendance haussière ne laisse guère optimiste pour l’année à venir, et pour celles qui vont suivre. L’inquiétude est d’autant plus grande aujourd’hui que le nouveau président des États-Unis a clairement annoncé ses velléités climato-sceptiques.


Café, blé, chocolat : des aliments voués à disparaître à cause du réchauffement climatique

changements-climatiques

 

Le réchauffement climatique, on en parle beaucoup ces dernières années. Et s’il fait partie des premières préoccupations des élites politiques, c’est sans doute parce que les raisons sont loin d’être anodines. L’une d’elles est l’impact négatif que ce phénomène a sur les productions agricoles. Plusieurs denrées sont menacées.

 

Café, cacao, blé, de plus en plus de cultures sont en train d’être affectées par les changements climatiques. Plusieurs organisations anticipent et tirent sur la sonnette d’alarme depuis des années. L’agriculture est à la fois une cause et une victime de ce phénomène.

Il est inquiétant de se faire un film dans lequel café, chocolat ou pommes frites commencent à devenir des denrées rares. Pourtant, entre les précipitations qui sont perturbées dans certaines zones, et la chaleur qui impacte négativement certains types de cultures, le futur est à envisager avec de nombreuses interrogations.

D’importants changements dans le monde agricole.

D’après une étude de l’International Center for Tropical Agriculture, rapportée par le Daily Mirror il y a quelques mois, la culture des fèves de cacao va par exemple nécessiter des altitudes de plus en plus élevées dans les années à venir, ce qui entraînera une tendance baissière de la production.

Les caféiers en ce qui les concerne subiront les effets destructeurs de germes et de maladies dont la propagation est favorisée par la chaleur. Il en sera de même pour d’autres cultures, dont celle du raisin et des pommes de terre.

L’impact des changements climatiques sur les systèmes de production alimentaire dans le mode est donc en train de modifier les habitudes humaines en matière agricole. D’importants investissements sont d’ailleurs en train d’être injectés dans la recherche et le développement de moyens d’adaptation. Mais là encore, les évolutions apportées nous conduisent davantage vers les OGM, avec toutes leurs controverses.

Le cas du maïs

Aux États-Unis, c’est la première plante cultivée en volume. Cette dernière ne pousse guère au-delà de 35 degrés de température. De tels niveaux ont déjà été atteints dans l’État de l’Iowa de manière sporadique. Mais d’ici 2040, si rien n’est fait pour ralentir les changements climatiques, les professeurs Katharine Hayhoe (Université de Texas Tech) et Donald Wuebbles (Université de l’Illinois) voient ces canicules se reproduire plus fréquemment. Ils parlent de trois étés sur quatre.

Quand on tient compte de ces problèmes et qu’on les croise avec celui de croissance démographique mondiale, plusieurs experts dont John Beddington, conseiller scientifique de nombreux ministères britanniques, anticipent des «déstabilisations majeures» à l’horizon 2030. Nous risquons de connaître des émeutes et migrations massives, puisque les gens fuiront les pénuries d’eau et de nourriture.

On ne peut donc qu’espérer vivement que l’accord sorti de la COP 21 en décembre dernier se traduise par des avancées et actes concrets.

 


Au Pôle Nord cet hiver il fait plus chaud que dans le Sud de la Californie

 

 

le Pôle Nord est en train de subir une « tempête de chaleur », ce qui est totalement anormal pour la saison.

 

Ce n’est un secret pour personne, d’après la plupart des scientifiques météorologues le climat se réchauffe, peut-être même plus vite que prévu à l’image destempératures exceptionnellement douces que connaît la France depuis plusieurs semaines déjà.

Cet hiver les températures du Pôle Nord atteignent et dépassent 0°C alors qu’elles devraient afficher -30°C.

Plus chaud au Pôle Nord que dans le Sud de la Californie

Alors que nous n’avons pas vu de neige en quantité depuis plusieurs années sur les plaines françaises, le Pôle Nord est en train de subir une « tempête de chaleur », ce qui est totalement anormal pour la saison.

Ce mercredi, un violent ouragan tempête issu du système dépressionnaire qui a touché le Canada et les États-Unis il y a quelques jours, faisant connaître à un réveillon de Noël exceptionnellement chaud avec 15.9°C de moyenne au lieu des -10°C habituels, et à l’autre d’importantes tornades, est arrivée en Atlantique Nord.

Actuellement centrée sur l’Islande cette énorme perturbation fait chuter la pression atmosphérique et entraîne des vents violets jusqu’à 140 km/h. Pour Natalie Hasell, météorologue au ministère de l’environnement du Canada :

« C’est une dépression extrêmement violente et extrêmement puissante, ce n’est donc pas surprenant que les températures chaudes soient poussées au nord et que des vents violents touchent l’Angleterre. »

De son côté, le site theatlantic explique :

« C’est terrifiant et très rare. Gardez à l’esprit, que nous sommes à la fin du mois de décembre et qu’il fait nuit 24 heures par jour, en ce moment au Pôle Nord. Les températures habituelles varient entre -25°C et -30°C, qu’elles soient aussi élevées et capables de faire fondre la glace au plein cœur de l’hiver est inimaginable. (…) Ce mercredi, le même système de tempête qui a causé des tornades mortelles aux États-Unis va toucher le grand nord, et se centrer sur l’Islande. Il va y avoir des vents importants, et la pression va s’effondrer. Elle va aspirer l’air des latitudes moyennes de la planète et l’envoyer vers l’Arctique. Ce mercredi, le Pôle Nord verra donc des températures d’environ 2°C. »

Des scientifiques du North Pole Environmental Observatory, NPEO (obervatoire américain du pôle) ont relevé de très nets changements de température cette semaine. Ces dernières sont passées de -37°C lundi à -8°C mercredi, ce relevé ayant été établi à 300 km du Pôle Nord. James Morison, responsable de l’observatoire ajoutait :

« On a jamais vu ça entre fin décembre et fin avril. Ce mercredi (30/12), il fera plus chaud au Pôle Nord que dans l’ouest du Texas, le sud de la Californie ou certaines parties du Sahara. »

On peut aujourd’hui établir avec certitude le fait que les températures de la zone Arctique sont d’au moins 3°C supérieures à ce qu’elles étaient avant l’ère industrielle.

Le Pôle Nord et ses habitants sont les plus touchés du globe par le réchauffement climatique alors que 2016 est officiellement l’année la plus chaude depuis l’instauration des relevés de températures il y a 136 ans.

 

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