Plusieurs stations météorologiques du continent ont battu des records de température pour un mois de mars. « C’est un événement comparable au dôme de chaleur de 2021 en Amérique du Nord. Ce n’est pas censé arriver », a réagi sur Twitter un chercheur français.
La base franco-italienne de Concordia, le 24 janvier 2013 en Antarctique. (
Coup de chaud sur le continent le plus froid de la planète. En Antarctique, plusieurs stations météorologiques ont battu, vendredi 18 mars, des records de chaleur, sidérant les scientifiques spécialistes de la région. Alors que l’automne commence sur ces terres australes, il a ainsi fait -17,7 °C sur la base russe de Vostok (contre -32,7 °C pour le précédent record mensuel), -12,2 °C à Concordia (record tous mois confondus) ou encore 4,9 °C à Dumont d’Urville, la base française de l’est du continent (contre 3,4 °C pour le précédent record mensuel).
Pour le chercheur Jonathan Wille, de l’université de Grenoble-Alpes, « c’est un événement comparable au dôme de chaleur de 2021 en Amérique du Nord. Ce n’est pas censé arriver. »
Un événement favorisé par le changement climatique
Cette vague de chaleur intervient alors que la température planétaire grimpe sous l’effet du réchauffement climatique. Interrogé par le Washington Post (en anglais), Jonathan Wille rappelle qu’il est toujours difficile d’attribuer un événement ponctuel à ce phénomène global, mais précise que ce dernier favorise l’apparition de telles vagues de chaleur. « Nous pensons qu’elles deviendront plus intenses, parce que c’est juste de la physique. Mais nous sommes encore en train d’essayer de comprendre les détails. Il me paraît très difficile de dire qu’il n’y a pas la trace du changement climatique dans un événement comme celui-ci », poursuit le chercheur.
Pour le moment, Jonathan Wille ne s’inquiète pas d’une éventuelle fonte des glaciers. « On est plutôt en train de se dire : ‘tiens, c’est bizarre, cela pourrait arriver plus souvent à l’avenir.Et là, cela pourrait être grave », poursuit-il dans les colonnes du journal américain. D’éventuelles fontes en Antarctique alimenteraient encore un peu plus la montée des océans.
une vague de chaleur inédite enregistrée en Antarctique
La température a dépassé de 30 degrés les moyennes habituelles, vendredi 18 mars, dans l’Antarctique. Le réchauffement climatique se constate plus qu’ailleurs dans les régions polaires.
L’Antarctique est l’endroit le plus froid de la terre. Il n’est pas rare que les températures descendent à -80 degrés. Mais vendredi 18 mars, un record de chaleur a été enregistré : -11,8 degrés. Une donnée qui a laissé les chercheurs stupéfaits. « Ce sont des températures complètement anormales pour ce mois de mars. Normalement, les températures moyennes sont autour de -55 degrés », explique Julien Witwicky, glaciologue à la station Concordia-Antarctique.
Le dérèglement de la planète favorise ces vagues de chaleur
Le glaciologue a immortalisé l’instant par des photos. La douceur des températures a provoqué des chutes de neige, événement rare dans ces zones. Il est tombé environ dix centimètres de neige, l’équivalent d’un an de précipitations. Ce coup de chaud est dû à un phénomène météorologique appelé « rivière atmosphérique ». Il s’agit d’un long couloir d’air chaud et humide, constitué d’une grande quantité de vapeur d’eau. Il n’est pas possible d’associer ce phénomène au réchauffement climatique, mais il est certain que le dérèglement de la planète favorise ces vagues de chaleur.
Le monde s’éloigne de son objectif de maîtrise du réchauffement climatique, avec un fossé grandissant entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’Accord de Paris, alerte mardi l’ONU dans un rapport annuel sévère.
Pour garder la hausse du mercure en deçà de 2 °C, les États devront tripler d’ici 2030 le niveau global de leur engagement par rapport aux promesses faites en 2015 à la conférence climat de Paris (COP21), souligne le Programme environnement de l’ONU (PNUE).
Et le multiplier par 5 pour ne pas dépasser +1,5 °C, stade déjà annonciateur de dérèglements, ajoute ce neuvième rapport sur l’action climatique, publié à cinq jours de l’ouverture en Pologne de la 24ᵉ conférence mondiale sur le climat (COP24).
« C’est la nouvelle la plus alarmante : l’écart [entre le niveau actuel des émissions et le niveau nécessaire] est plus grand que jamais », dit à l’AFP Philip Drost, qui a coordonné le rapport du PNUE.
« Il y a tant de chemin à parcourir, et nous devons agir rapidement.
Les feux de Californie
dans des décennies, maintenant. »
En 2017, les émissions de GES sont reparties à la hausse, après trois ans de relative stabilité. Et 2018 devrait connaître la même tendance, avec une augmentation attendue des émissions du secteur de l’énergie (les trois quarts du total), a déjà prévenu l’Agence internationale de l’énergie.
Le scénario du PNUE est plus sombre que l’an dernier aussi parce que les dernières recherches montrent qu’il ne faudra pas compter sur un déploiement vaste et rapide de technologies d’absorption du CO₂.
Les émissions en 2017 ont atteint un niveau historique, à 53,5 gigatonnes (Gt) équivalent-CO₂, soit 0,7 Gt de plus qu’en 2016, souligne le PNUE. Et « rien ne dit qu’elles aient atteint un pic — ce point où elles basculent, de la hausse à la baisse ».
Pour rester à 2 °C, il faudrait émettre au maximum 40 Gt d’équivalent-CO₂ en 2030, et 24 Gt pour 1,5 °C. Or si les pays s’en tiennent à leurs actions présentes, sans les renforcer, ils produiront encore 59 Gt à cette échéance, souligne le rapport, synthèse des connaissances scientifiques.
Selon les auteurs, 49 pays ont passé leur « pic » d’émissions, mais ils ne représentent que 36 % des GES mondiaux. Et au total, seuls 57 États (60 % des émissions) seraient en bonne voie d’y parvenir d’ici 2030 — si leurs promesses de 2015 sont tenues.
Il y a des progrès : boom des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, actions des collectivités locales dans les transports… Le PNUE souligne le dynamisme du secteur privé et le potentiel inexploité de l’innovation et du financement vert.
Fonte des glaciers en Patagonie
Encore bien du chemin à parcourir
Mais lutter contre le dérèglement climatique aujourd’hui, « c’est comme courir après un bus », explique Andrew Steer, président du groupe de réflexion WRI. « Nous allons de plus en plus vite, nous battons des records, mais le bus accélère, et la distance se creuse ».
Selon le rapport spécial publié en octobre par les experts climat de l’ONU (GIEC), le monde doit aussi viser l’objectif 1,5 °C — et pas seulement 2 °C — s’il veut se garder d’impacts majeurs, vagues de chaleur, super-ouragans ou calottes glaciaires déstabilisées. Or à ce stade, il court vers +4 °C par rapport au niveau préindustriel, à la fin du siècle.
Le PNUE insiste sur l’amélioration de l’impulsion au niveau national et le rôle à jouer par les gouvernements, par exemple avec « une politique fiscale soigneusement conçue […] pour subventionner des solutions à faibles émissions et taxer les combustibles fossiles ».
Nombre de pays du G20 en particulier ne devraient pas remplir leurs engagements pris à Paris (UE, États-Unis, Australie, Canada…), à en croire leurs trajectoires actuelles. La Chine et la Russie devraient y arriver, mais leurs ambitions étaient relativement limitées.
À la COP de Katowice, qui ouvre dimanche, les États sont invités à répondre au rapport du GIEC et à se pencher sur l’ampleur de leur engagement global. L’accord de Paris prévoit une révision des contributions nationales pour 2020.
« Les gouvernements doivent vraiment reprendre leurs contributions, et relever leurs ambitions », souligne M. Drost, du PNUE. « Il y a tant de chemin à parcourir, et nous devons agir rapidement. Pas dans des décennies, maintenant. »
A partir de contributions de 500 scientifiques, l’Administration nationale océanique et atmosphérique américaine rend compte, dans son rapport annuel, de l’accélération du réchauffement.
Alors que des incendies gigantesques continuent de détruire forêts et habitations en Californie et que Météo France annonce plusieurs jours de canicule dans l’Hexagone, l’Administration nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publie un nouveau rapportinquiétant sur l’impact du changement climatique sur la planète. «L’Etat du climat 2017» est le résultat de contributions de 500 scientifiques dans 65 pays. En voici les résultats les plus marquants.
1) Des records de niveaux de gaz à effet de serre
L’année dernière, les concentrations dans l’atmosphère des principaux GES (CO2, méthane, et oxydes nitreux) ont atteint, en moyenne, 405 parties par million (ppm), soit la plus forte concentration jamais enregistrée. D’après les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), pour avoir plus de deux chances sur trois de limiter le réchauffement mondial à 2°C d’ici à 2100 (l’objectif de l’accord de Paris), il faudrait que les émissions de CO2 entre 1870 et la période où sa concentration dans l’atmosphère sera stabilisée n’excède pas 2 900 gigatonnes (Gt) de CO2. Or environ 2 100 GtCo2 ont déjà été émises entre 1870 et 2017. Il ne nous reste donc plus que 800 GtCO2 à émettre si nous voulons avoir des chances de respecter l’objectif des +2°C. Les émissions de GES doivent donc impérativement atteindre un pic en 2020, soit dans deux ans, puis diminuer rapidement.
2) Le niveau des mers toujours plus haut
Sous l’influence du réchauffement qui provoque une dilatation de l’eau et la fonte des glaces, le niveau des océans a augmenté de 7,7 centimètres entre 1993 et 2017. C’est la sixième année consécutive que le niveau de la mer augmente par rapport à l’an précédent et il croît de 3,1 centimètres par décennie en moyenne. Cette élévation n’est pas uniforme sur la planète. Dans l’océan Indien et dans le Pacifique tropical, par exemple, elle a dépassé le taux d’augmentation moyen, au contraire de l’est du Pacifique où il est plus bas. Un phénomène étonnant qui est dû à des changements dans la circulation des vents depuis 2012.
3) Des océans toujours plus chauds en surface
Les températures dans la partie supérieure des océans ont aussi atteint des maximales en 2017. Les océans se réchauffent en captant du carbone émis dans l’atmosphère par les activités humaines, et le stockent sous forme de chaleur principalement dans les 700 premiers mètres d’eau. Cela participe à l’acidification des océans qui touche durement les mollusques et les coraux, ainsi qu’à la création de zones mortes privées d’oxygène. Le rapport souligne la poursuite d’un épisode de blanchissement des récifs coralliens depuis juin 2014. Dans certaines zones de la grande barrière de Corail au large de l’Australie, plus de 95% des coraux sont morts. Cet évènement a été le plus long, le plus étendu et certainement le plus destructeur des trois observés depuis le début des relevés.
4) 2017, deuxième ou troisième année la plus chaude
Au Québec,la canicule de 2018 s’est perpétuée tout l’été et plus de 60 personnes sont mortes.
D’après plusieurs études, les températures moyennes océaniques et terrestres combinées ont augmenté de 0,38 à 0,48°C par rapport à la moyenne de 1981-2010. Cela fait de l’année dernière la deuxième ou troisième année la plus chaude enregistrée depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Le podium étant occupé par 2015 et 2016. D’après l’Organisation météorologique mondiale, 2018 pourrait rapidement prendre la tête du classement.
5) Des pôles qui souffrent de températures toujours plus élevées
C’est au Groenland que l’on peut le mieux constater le réchauffement climatique!
Dans l’océan Arctique, la couverture de glace maximale a atteint son plus bas en 2017 (sur les trente-huit années d’observation). Pour le mois de septembre, cette surface glacée a été 25% plus petite que la moyenne constatée sur cette même période. L’Antarctique n’a pas été épargné. Au 1er mars 2017, la superficie de glace maritime y est tombée à 2,1 millions de kilomètres carrés, soit le plus bas jamais observé sur une journée depuis 1978.
6) Une multiplication des cyclones tropicaux
On se souvient de l’ouragan Maria qui a ravagé les Antilles, Cuba et Porto Rico. De même pour Harvey, qui a dévasté le Texas et la ville de Houston, frôlant le désastre en Louisiane. D’après la NOAA, le nombre de cyclones tropicaux a légèrement augmenté en 2017 : 85 par rapport à la moyenne de 82 sur la période 1981-2010.
EN COMPLÉMENT
Une étude confirme le lien entre le réchauffement climatique et la vague de chaleur actuelle
A partir de relevés météorologiques dans sept stations à travers l’Europe, une équipe de chercheurs a pu établir que le changement climatique avait multiplié la probabilité de vagues de chaleur.
«Il y a vingt ans, le changement climatique était une notion abstraite que l’on visualisait dans les projections scientifiques. Il est incroyable aujourd’hui de voir la vague de chaleur en Europe porter l’empreinte de ce réchauffement du climat», déclare Geert Jan van Oldenborgh, chercheur à l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Avec plusieurs climatologues du réseau international World Weather Attribution, il a publié vendredi une étude attribuant la vague de chaleur extrême que connaît depuis mai l’Europe, de la Scandinavie à la Grèce, au réchauffement mondial dû aux activités humaines.
C’est un exercice complexe qu’ont accompli ces chercheurs. A partir de relevés météorologiques dans sept stations à travers l’Europe (Irlande, Pays-Bas, Danemark, Norvège, Suède et deux en Finlande), ils ont pu établir notamment que le changement climatique a multiplié la probabilité d’extrêmes caloriques par 2 à Dublin en Irlande, par 3,3 à De Bilt aux Pays-Bas, et même par 5 à Copenhague.
«Les modèles de projection scientifiques correspondent aux observations faites sur le terrain», explique Friederike Otto, directrice adjointe de l’Institut sur les changements environnementaux de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, qui a aussi participé à cette étude. En Europe centrale, on observe même une hausse des températures plus rapide que prévu. «Avec ce rapport, nous voulons montrer que le réchauffement du climat n’est pas seulement une moyenne mondiale, mais qu’il existe d’importantes disparités dans ce que vivent les humains, même au sein de l’Europe», reprend la chercheuse. En ce qui concerne la vague de chaleur que connaît la Scandinavie depuis deux mois, les scientifiques du World Weather Attribution estiment que le changement climatique d’origine humaine augmente les probabilités de tels extrêmes dans la région, sans pouvoir établir à quel point. La variabilité des phénomènes météorologiques atmosphériques est trop aléatoire pour définir un chiffre précis. Selon l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) américaine, l’Europe a vécu son deuxième mois de juin le plus chaud enregistré, juste derrière celui de la canicule de 2003. Certains pays, comme le Royaume-Uni et le Danemark, ont même changé de couleur, passant du vert au jaune, comme le montrent les images satellites de l’Agence spaciale européenne.
Le continent européen n’est pas le seul touché. 41,1 °C à Kumagaya, au nord-ouest de Tokyo. 51,3 °C à Ouargla en Algérie. 48,9 °C à Chino, dans la banlieue de Los Angeles. 36,6 °C dans l’agglomération de Montréal. 42,7 °C à Bakou en Azerbaïdjan. 40,5 °C à Tbilissi, en Géorgie. 32,5 °C à Kvikkjokk, en Suède, près du cercle polaire. Autant de records de chaleur (depuis le début des relevés) atteints pendant le seul mois de juillet. Ces extrêmes provoquent sécheresses, incendies et pics de consommation d’électricité à travers le monde. En Californie, le parc Yosemite vient de déclarer son ordre d’évacuation le plus étendu depuis trente ans alors que l’incendie appelé Ferguson continue de ravager ce site emblématique américain. Au Japon, 22 000 personnes ont été hospitalisées en début de juillet 2018 à cause de la chaleur étouffante.
En Asie:une chaleur mortelle!
L’ENFER DES INCENDIES EN GRÈCE
EN CONCLUSION
Il s’agit du début de la fin de notre civilisation.Les incendies en Europe,en Asie et en Amérique ,les inondations partout sur la planète,des zones mortes immenses dans les océans,la fonte du Groenland ,de la calotte Antartique et des glaciers combinés a la montée inexorable des eaux océaniques annoncent le début d’une Ère Nouvelle pour l’Humanité et toutes les formes de Vie sur Terre!
Annoncée par l’événement du 21 décembre 2012,alors que des profiteurs parlaient de la fin du monde,la Terre et une grande partie de notre système solaire a été exposé a l’énergie cosmique venant du centre de notre galaxie…et au centre de notre galaxie,il y a un trou noir supermassif!
Nous ne pouvons pas freiner la puissance dont nous ignorons la force,mais nous savons que la Sixième Extinction Massive d’Espèces est déjà commencée et la nouvelle a été propagé vers ceux qui nous ont créé…ou du moins intervenu sur notre génétique:les Dieux…les Annunaki…les Extraterrestres…un Grand Intervenant…Qui sait?
Pour vous remémorer: en 2013 de nombreuses pyramides ont émises un signal dont celle de Chichen Itza,celle de Bosnie,etc.Notre évolution vers la catastrophe actuelle,déjà commencée, est connue de nos Frères du Cosmos et nous devons garder espoir qu’ils nous viennent en aide.
Quand vous apercevrez les Vaisseaux-Mère au-dessus de vous,restez dans la lumière…et vous serez sauvé!
Tel est le message télépathique que j’ai reçu d’eux!
Mais ils ne sauveront que quelques centaines d’individus présélectionnés et nous ignorons qui ils sont!
Priez s’il-vous-plait!
Stephen Hawkins ,le grand savant disait peu avant de mourir que l’humanité aura cessé d’exister avant 1,000 ans…et moi,je crois qu’on peut enlever un zéro a son chiffre!
Il se peut aussi que ce Peuple du Ciel,dont j’estime venir d’Aldébaran,ne sauve que des animaux que nous avons maltraité et abandonné!
Cet ours polaire en train de mourir de faim mérite plus d’être sauvé que les centaines de pécheurs japonais qui utilisent des chiens comme appâts pour prendre des requins!
L’éruption récente du mont Sinabung vue de l’espace.
L’Observatoire de la Terre de la NASA est une partie vitale de la mission de l’agence spatiale pour faire progresser notre compréhension de la Terre, de son climat et de la manière dont elle est similaire et différente des autres planètes solaires. Pendant des décennies, l’OT a surveillé la Terre depuis l’espace afin de cartographier sa surface, de suivre ses tendances météorologiques, de mesurer les changements dans notre environnement et de surveiller les événements géologiques majeurs.
Par exemple, le mont Sinabung – un stratovolcan situé sur l’île de Sumatra en Indonésie – est devenu sporadiquement actif en 2010 après des siècles de dormance. Mais le 19 février 2018 , il a éclaté violemment, projetant des cendres au moins 5 à 7 kilomètres (16 000 à 23 000 pieds) dans l’air au-dessus de l’Indonésie. Quelques heures plus tard, Terra et d’autres satellites de l’Observatoire de la Terre de la NASA ont capturé l’éruption depuis l’orbite.
Les images ont été prises avec le spectroradiomètre d’imagerie à résolution moyenne de Terra (MODIS), qui a enregistré une image en couleur naturelle de l’éruption à 11h10 heure locale (04:10 heure universelle). Ce n’était que quelques heures après le début de l’éruption et a réussi à illustrer ce qui était rapporté par les sources sur le terrain. Selon de nombreux rapports de l’Associated Press, la scène était celle d’un carnage.
Mount Sinabung le 13 septembre 2010, après qu’il soit redevenu sportivement actif. Crédit: Kenrick95 / Wikipedia Commons
Selon des témoignages, le dôme de lave en éruption a effacé un morceau du sommet qui a éclaté. Cela a été suivi par des panaches de gaz chaud et de cendres descendant le sommet du volcan et s’étendant sur un diamètre de 5 kilomètres (3 miles). Les chutes de cendres étaient très répandues et couvraient des villages entiers dans la région, ce qui a permis aux pilotes de lignes aériennes d’obtenir les alertes les plus élevées pour la région.
En fait, les chutes de cendres ont été enregistrées aussi loin que la ville de Lhokseumawe – située à environ 260 km au nord. Pour faire face à la menace pour la santé publique, le gouvernement indonésien a conseillé aux gens de rester à l’intérieur en raison de la mauvaise qualité de l’air, et les responsables ont été envoyés à Sumatra pour distribuer des masques faciaux. En raison de sa composition et de sa nature particulaire, les cendres volcaniques constituent un risque grave pour la santé.
D’une part, il contient du dioxyde de soufre (SO²), qui peut irriter le nez et la gorge de l’homme lorsqu’il est inhalé. Le gaz réagit également avec la vapeur d’eau dans l’atmosphère pour produire des pluies acides, endommageant la végétation et l’eau potable. Il peut également réagir avec d’autres gaz dans l’atmosphère pour former des particules d’aérosol qui peuvent créer des brouillards épais et même conduire à un refroidissement global.
Ces niveaux ont été enregistrés par le satellite Suomi-NPP à l’aide de sa solution Ozone Mapper Profiler Suite (OMPS). L’image ci-dessous montre à quoi ressemblaient les concentrations de SO² à 13h20 heure locale (06:20 heure universelle) le 19 février, plusieurs heures après l’éruption. Les concentrations maximales de SO² ont atteint 140 unités Dobson dans le voisinage immédiat de la montagne.
Carte montrant les concentrations de dioxyde de soufre (SO²) dues à l’éruption du mont Sinabung sur l’île de Sumatra, Indonésie. Crédit: NASA / EO
Erik Klemetti, un volcanologue, était sur place pour assister à l’événement. Comme il l’explique dans un article pour Discovery Magazine:
« Le 19 février 2018, le volcan a décidé de changer d’air et a déclenché une énorme explosion qui a potentiellement atteint au moins 23 000 et probablement jusqu’à 55 000 pieds (~ 16,5 kilomètres), ce qui en fait la plus grande éruption depuis le volcan en 2013 «
Klemetti a également cité un rapport qui a été récemment déposé par le Darwin Volcanic Ash Advisory Center – une partie du Bureau de météorologie du gouvernement australien. Selon ce rapport, les cendres dériveront vers l’ouest et tomberont dans l’océan Indien, plutôt que de continuer à pleuvoir sur Sumatra. D’autres capteurs sur les satellites de la NASA surveillent également le mont Sinabung depuis son éruption.
De plus, les données du satellite Aura de l’ instrument de surveillance de l’ ozone (OMI) a récemment indiqué des niveaux croissants de SO² autour Sinabung, ce qui pourrait signifier que le magma frais se rapproche de la surface. Comme Erik Klemett, j’ai conclu:
« Cela pourrait être une explosion unique du volcan et il reviendra à son niveau d’activité précédent, mais il est surprenant de dire le moins. Sinabung est toujours une crise humanitaire massive, avec des dizaines de milliers de personnes incapables de retourner chez eux pendant des années. Certaines villes ont même été reconstruites plus loin du volcan car il n’a montré aucun signe de fin de cette période éruptive. «
Un spectacle inimaginable s’est déroulé au Chili. Un bloc de glace de 350 mètres de long sur 380 mètres de large s’est détaché du glacier de Grey. Explication.
En plein milieu de la Patagonie, un iceberg, faisant près d’une vingtaine de terrains de football, flotte sur les eaux gelées. En effet, un morceau du glacier Grey, qui mesure 350 mètres sur 380, s’est détaché.
Pour l’instant, les causes de sa séparation sont encore floues selon les autorités chiliennes. Et la Corporación Nacional Forestal, responsable du parc national des Torres del Paine, ajoute que ce phénomène de rupture ne s’était pas produit depuis au moins 30 ans.
Une mer gelée
Le glacier Grey est aujourd’hui considérée comme une mer de glace de 270 km2 et attire en moyenne 115 000 touristes, d’après le Corporación Nacional Forestal.
Le glacier Grey, situé dans la région de la Patagonie chilienne, tout au sud du pays, a récemment perdu un énorme morceau de glace. Le bloc massif, qui mesure 350 mètres sur 380 forme désormais une île à part entière. En partie émergée, elle dérive maintenant sur l’eau du lac qui s’est formé à la suite de la fonte d’une partie du glacier.
Citée par France Info, la Corporación Nacional Forestal (Conaf) estime que le détachement d’un bloc d’une aussi grande taille ne s’était plus produit depuis les années 1990.
Le glacier Grey actuellement.
L’origine du phénomène inconnu
L’organisme en charge de la gestion du parc national des Torres del Paine, qui abrite le glacier, a par ailleurs indiqué ne pas connaître les raisons qui ont entraîné la rupture de l’immense iceberg.
Comme le précise Le Monde, le glacier Grey possède une superficie de 270 km2. « Quand on parle des glaciers de Patagonie, on pense tout de suite au Perito Moreno en Argentine. Pourtant, 70 % des glaciers d’Amérique du Sud sont auChili », explique une guide spécialiste du site. D’après la Conaf, celui-ci attire chaque année 115.000 visiteurs environ.
«En 2100, la plupart des glaciers auront disparu», selon les scientifiques
En 40 ans de métier, c’est la première fois qu’il assiste à une telle situation. Le glacier des 2 Alpes sera fermé pendant les vacances de la Toussaint. Une situation que regrette Gilles Vanheule, directeur de l’Office du tourisme. Mais la station de ski iséroise a dû se résoudre à l’inévitable.
« Il fallait préserver au maximum ce qu’il reste. Et au regard de son état actuel, il n’était pas exploitable. Il n’y a pas assez de neige. Le passage de skieurs n’aurait que raboter la couche actuelle », confie l’homme.
Le manque de flocons l’hiver dernier, les fortes chaleurs estivales et l’absence de précipitations depuis le début de l’été ont conduit à une « situation inédite ». « C’est une période exceptionnelle qui s’inscrit dans un cycle long », poursuit Gilles Vanheule, conscient qu’elle résulte du « réchauffement climatique avéré ». Au fil des années, l’activité en haut du glacier a fortement décliné.
« On a observé quatre années exceptionnelles, particulièrement désastreuses pour les glaciers : 2003, 2009, 2015 et désormais 2017 », enchaîne Delphine Six, guère optimiste pour l’avenir. « Le réchauffement climatique, qui se traduit par une augmentation des températures, devrait amener plus d’humidité et de précipitations. Mais est-ce que cela sera suffisant pour les sauver ? » Rien n’est moins sûr. « En 2100, la plupart des glaciers situés en dessous de 3.500 mètres d’altitude auront probablement disparu », prédit-elle.
Pendant que la race humaine détruit tout et est devenue exposée aux menaces d’extinction massive…méditons en paix!
Le réchauffement climatique s’emballe, et les scénarios les plus pessimistes commencent à s’imposer : des chercheurs affirment que nous n’avons plus que 5% de chances de le limiter à 2°C et moins d’1% de chances de parvenir à le contenir sous 1,5°C. Selon eux et en prenant en compte l’accord de Paris sur le climat, la température pourrait augmenter entre 2°C et 4,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels.
À cause du réchauffement climatique, les prochaines décennies vont nous donner très chaud : des chercheurs américains craignent désormais la survenue d’un des scénarios les plus pessimistes possible. Soit une augmentation des températures comprise entre 2°C et 4,9°C au niveau mondial. Quand bien même tous les Etats signataires respecteraient leurs engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris.
Réchauffement climatique : une augmentation médiane de 3,6°C
Les chercheurs qui ont publié une étude très détaillée dans Nature Climate Change expliquent que l’augmentation de la population mondiale provoquera la poursuite à la hausse des émissions en raison de la consommation d’énergie, quand bien même des efforts significatifs pour limiter l’utilisation d’énergies fossiles seraient réalisés. Ils s’appuient entre autres sur les projections de l’ONU qui tablent sur une humanité à 11,2 milliards en 2100.
En outre, les chercheurs ne pensent pas qu’il y aura un basculement suffisamment massif vers les énergies renouvelables dans le monde. Ils expliquent :
L’augmentation de la température sera probablement de 2°C à 4,9° C, avec une valeur médiane de 3,2°C et 5% de chances qu’elle soit inférieure à 2°C. La croissance de la population n’est pas un facteur contributif majeur. Notre modèle n’est pas basé sur un scénario où personne ne fait rien, mais est plutôt basé sur des données qui montrent déjà l’effet des politiques de réduction des émissions. Atteindre l’objectif de moins de 1,5 °C demandera que les émissions de carbone réduisent en intensité bien plus vite que dans le passé récent
Les chercheurs recommandent en outre de poursuivre les efforts même si l’objectif n’est pas atteint – les conséquences étant de plus en plus graves à chaque dixième de degré supplémentaire. L’accord de paris, signé par 195 pays, engage ses signataires à faire les efforts nécessaires pour maintenir la hausse de la température « bien en-dessous » des 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.
Avec pour objectif ultime de les limiter en-dessous de 1,5°C. Un dernier objectif qui semble s’éloigner de plus en plus. Mais tout n’est pas perdu, selon les chercheurs, qui demandent d’aller plus vite pour réduire les émissions de CO2 et basculer vers des énergies renouvelables.
Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.
Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.
Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100
Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).
Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.
Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.
Le réchauffement climatique s’emballe-t-il ? Une étude de climatologues tire a sonnette d’alarme : les fontes de glace en Antarctique s’accélèrent, et pour la première fois de l’histoire, on assiste à des chutes de pluies à l’ouest du continent austral. Des chutes qui accélèrent à leur tour la fonte de la glace, et qui vont, selon une étude de climatologues américains, se multiplier au cours des prochaines années.
Pendant que les Etats-Unis sortent de l’accord de Paris sur le Climat, le réchauffement climatique, lui, continue d’exister. Une étude de climatologues américains du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio publiée dans la dernière édition de Nature Communication s’alarme de la survenue de chute de pluies à l’ouest du continent austral en été, et l’importante fonte des glaces.
Réchauffement climatique : pour la première fois, il pleut en Antarctique
Ces précipitations seraient en fait aussi mauvais signe que vous le pensez : d’abord par le simple fait de leur existence. Car ces précipitations ne peuvent se former que lorsque les températures marines et atmosphériques sont suffisamment élevées (et on parle de l’endroit le plus froid de la planète). Ensuite parce qu’elles font fondre la barrière de glace encore plus vite. Le risque le plus immédiat c’est la montée des eaux.
Si l’ensemble des glaces qui se trouvent sur le continent austral venaient à fondre, le niveau de la mer pourrait en effet augmenter partout jusqu’à trois mètres. Selon les scientifiques, le principal responsable serait la perturbation climatique El Niño qui prendrait de l’ampleur. Un phénomène qui perturbe par la même occasion les courants océaniques et diminue la remontée d’eau froide à la surface.
En outre, ces chûtes de pluie ne devraient pas s’arrêter de sitôt. On s’attend même à ce qu’elles se multiplient. La fonte de l’Antarctique pourrait donc encore s’accélérer au cours des prochaines années. Et amplifier la fonte des glaces partout ailleurs sur la planète dans un cercle vicieux. Nous vous proposons de lire l’intégralité de cette étude (en anglais) en cliquant sur ce lien.
Christian Åslund, un photojournaliste suédois qui travaille avec Greenpeace, a rassemblé certaines des premières photographies des glaciers de Svalbard, en Norvège, prises par l’Institut Polaire Norvégien, et les a comparées avec ses propres clichés réalisés aux mêmes endroits en 2002. Les différences sont incroyables.
Il utilise cette série de photographies pour faire la promotion de la campagne #MyClimateAction du National Geographic, qui encourage le débat au sujet du changement climatique, et pour protester contre les entreprises pétrolières norvégiennes qui profitent de la fonte de l’Arctique pour effectuer des forages.
Regardez chacune de ces comparaisons troublantes ci-dessous, et signez la pétition Save The Arctic contre l’exploitation pétrolière en Arctique ici.
Le réchauffement climatique résisterait à l’emballement grâce au plantes qui absorbent tant bien que mal une quantité croissante de dioxyde de carbone. De quoi souligner leur importance alors que la déforestation continue. Selon une étude parue dans Nature, la photosynthèse des plantes a augmenté de 30% au cours du siècle dernier. Sans elles, la planète ne serait peut-être plus habitable.
L’humanité rejette toujours plus de CO2 dans l’atmosphère, la température augmente, les glaciers fondent, le niveau des océans augmente… tout cela peut donner l’impression d’aller très vite. Et pourtant, la situation pourrait être bien pire si nous n’avions pas les plantes et les forêts. Une nouvelle étude du Global Carbon Project parue dans Nature révèle que les plantes tentent de limiter les conséquences de notre activité en absorbant davantage de CO2.
Les forêts sont avec les océans les deux puits de carbone qui permettent d’éviter que la catastrophe d’un emballement ne se produise trop vite. Ces deux puits parviennent en effet à encore absorber 50% des émissions humaines. Les plantes terrestres absorbent ainsi 10 milliards de tonnes de CO2 par an. Selon l’étude du GCP, au cours du siècle dernier, l’ensemble de la couverture végétale aurait absorbé 30% de CO2 supplémentaire.
Contre le réchauffement climatique, les forêts absorbent davantage de CO2
Le carbone dans l’atmosphère favorise en effet la photosythèse, avec des plantes qui ont tendance à pousser plus vite et donc à amplifier l’absorption de CO2. En parallèle, le réchauffement des températures permettrait aux plantes de mieux pousser dans les latitudes élevées, ce qui permet à l’ensemble de capter encore plus de CO2. Le problème c’est que les activités humaines favorisent la déforestation.
Sans laquelle cet effet pourrait être encore plus marqué. Pour le prouver, les scientifiques ont analysé la concentration d’un gaz particulier, l’oxysulfure de carbone. Ce qui est intéressant avec ce gaz c’est qu’il est présent en quantité infime dans l’atmosphère et que les plantes l’absorbent via les stomates des feuilles. Il a surtout pour origine les océans, mais il est également corrélé à l’activité humaine.
Les scientifiques ont pu constater une hausse de la concentration de ce gaz jusque dans les années 1990, puis une baisse soudaine alors que les activités humaines le rejetant n’ont pas faibli. La seule explication, c’est que la capacité du puits de carbone généré par les plantes a énormément augmenté, suffisamment pour absorber toutes les émissions d’oxysulfure de carbone.
Grâce à une simulation, ils ont ensuite pu montrer que les végétaux se sont donc mis à absorber 30% de CO2 supplémentaire au cours du siècle dernier. Un signal encourageant, bien que le réchauffement climatique continue d’être une réalité, et que d’autres phénomènes agissent de façon contradictoire et concurrent à la réduction de la biodiversité.
Moralité de l’histoire, dans la lutte contre le réchauffement climatique, mieux vaut prendre grand soin de nos forêts !
HORS TEXTE
Le taux de CO2 dans l’atmosphère vient de passer un point de non-retour depuis septembre 2016
Quand la désintégration rapide de la Banquise de Larsen sera terminée,la vitesse de circulation d’eau autour de l’Antartique va s’accélérer…faisant croître la température et la fonte
Le taux de CO2 a passé le seuil symbolique de 400 ppm dans l’atmosphère. Un taux élevé pour un mois de septembre. Les climatologues estiment que nous ne connaîtrons plus jamais de niveaux inférieurs à 400 ppm au cours de notre vie. L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère pourrait, en outre, causer une accélération du réchauffement climatique.
Attention ça chauffe ! Au mois de septembre 2016, le CO2 a dépassé une concentration de 400 ppm dans l’atmosphère. La mesure a été faite au sommet du volcan Mauna Loa (Hawaii). Une étude britannique du UK Met Office (équivalent de Météo France outre-Manche) révèle que cette concentration restera supérieure à 400 ppm toute cette année.
Le phénomène est en outre aggravé par El Niño qui a pour effet de rendre les tropiques plus arides. Cette anomalie climatique prend de l’ampleur à mesure que le réchauffement climatique se poursuit, avec des conséquences dramatiques pour les populations vivant dans les zones plus touchées par le phénomène.
Or c’est justement dans la zone des tropiques que la végétation est la plus prompte à absorber le dioxyde de carbone de l’atmosphère. En plus du phénomène d’aridification provoqué par la montée des températures, la déforestation, particulièrement de la forêt amazonienne, n’arrange pas les choses.
Le réchauffement climatique pris dans un effet d’entrainement à cause des émissions de CO2
L’analyse de carottes dans la glace des pôles montre que la planète n’a jamais connu de niveaux de CO2 aussi élevés depuis au moins trois millions d’années. En outre, le Met Office s’attend cette fois-ci également à un autre record : une hausse de la concentration de CO2 de 3.15 ppm là où la concentration n’augmente en général que de 2 ppm de CO2 dans l’atmosphère par an.
Cela peut paraître peu lorsqu’on parle de partie par million. Mais lorsqu’on sait les effets sur le climat de ce gaz à effet de serre, ce n’est forcément pas une bonne nouvelle. Le Pr Richard Betts du Met Office, cité par la BBC, explique :
« Il est important de relever que la hausse de CO2 de cette année est plus importante que celle relevée lors d’El Niño en 1997/8, tout simplement parce que les émissions humaines ont augmenté de 25% depuis. Donc on a un effet naturel qui s’ajoute à un effet d’augmentation causé par l’homme. »
EST-IL DÉJÀ TROP TARD?
Est-il déjà trop tard ? Condamne-t-on la planète à une nouvelle extinction de masse ?Voici deux visions qui s’opposent:
Vision rationaliste:Impossible de le dire pour le moment, mais il semble clair que les pays industrialisés doivent faire davantage pour réduire leurs émissions. Il existe en la matière certains succès, comme l’Ecosse qui a pris six ans d’avance sur son objectif de réduire ses émissions de 42% d’ici 2020.
Au pays du Haggis, des chardons, de la cornemuse, du whisky et du poète Robert Burns, les émissions sont déjà de 45.8% inférieures à celles de 1990, lorsque les objectifs de réduction avaient été décidés. Reste à voir si en France,au Québec et d’autres pays, nous sommes ou non capables d’atteindre des objectifs aussi ambitieux !
Vision réaliste-fantastique:Oui,il est déjà trop tard depuis 1992 environ.À toutes les savantes études commandées par les politiciens « écolo-sceptiques américains »,il faut ajouter les changements opérés depuis l’arrivée récente de Donald Trump,comme président américain.Celui-ci a en effet déployé d’immenses efforts financiers pour revaloriser et sur-développer l’industrie du charbon fossile.Cela devrait donner un coup de Mort à la planète entière.
Devant l’augmentation rapide du taux de CO2 ,le climat,l’atmosphère de la Terre va devenir hostile aux humains ainsi qu’à un nombre considérable d’espèces animales et pourrait affecter toutes les formes de vie.