Nouvel Ordre Mondial:L’Internet mondial est contrôlé par 7 clés secrètes, détenues par 14 personnes dans le monde

 

Et si on vous disait que 14 personnes dans le monde ont le contrôle total d’Internet ? L’histoire pourrait être tirée d’un roman de science-fiction, mais elle est pourtant bien vraie : la totalité de l’Internet mondial est contrôlé par 7 véritables clés « physiques ». Et leurs détenteurs se rassemblent régulièrement, lors de rituels ultra-sécurisés. James Ball, journaliste au Guardian, a eu la chance d’assister récemment à l’une de ces cérémonies secrètes baptisées Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). Cet organisme est « responsable de l’attribution d’adresses internet numériques aux sites Web et aux ordinateurs », comme le précise Bussiness Insider. Et pour garder les Internets, ICANN a sélectionné 7 personnes à qui ont été confiées les fameuses clés, et 7 personnes supplémentaires pour garder les clés de secours.

Ces 14 personnes peuvent donc potentiellement faire la pluie et le beau temps sur le web, et même le faire disparaître ! Les clés physiques ouvrent des coffres-forts dispersés dans le monde entier. À l’intérieur de ces coffres se trouvent des « cartes à clés » intelligentes. Lorsque les 7 cartes sont rassemblées, elles constituent une « clé maîtresse », qui est en fait un code informatique permettant d’accéder à l’ensemble des informations gardées par l’ICANN. Les 14 heureux élus se rassemblent 4 fois par an depuis 2010, afin de générer régulièrement une nouvelle « clé maîtresse » et ne pas risquer de fuite de ce code à l’importance capitale. De quoi inspirer les scénaristes d’Hollywood.


Cette Suédoise détient une clé d’Internet !

Anne-Marie Ecklund-Löwinder

 

Quatorze personnes dans le monde protègent les clés de chiffrement du système des adresses internet. Rencontre avec l’une d’entre elles, à Stockholm.

Anne-Marie Ecklund-Löwinder n’a pas le profil d’une femme d’affaires, ni celui d’une femme particulièrement secrète. On pourrait la croire un peu « allumée », sous ses airs de gourou de l’informatique. Cheveux courts, lunettes, large sourire et tee-shirt « I love Internet » sur les épaules, elle accueille volontiers les journalistes au siège de « .SE », l’administrateur de l’extension des noms de domaines suédois, dont elle est responsable de la sécurité. Pionnière dans ce domaine, elle est aujourd’hui la gardienne de l’une des clés de chiffrement les plus secrètes au monde, puisqu’elle permet de faire fonctionner Internet. 

Comme les treize autres « gardiens d’Internet », Anne-Marie Ecklund-Löwinder participe quatre fois par an à une cérémonie quasi-religieuse aux Etats-Unis, avec l’Internet corporation for assigned names and numbers (Icann), l’organe de gestion des noms de domaine du monde entier, lié au Département du Commerce de Washington. Durant ces réunions, qui se déroulent dans des datacenters ultra-sécurisés, les clés de chiffrement des participants présents sont utilisées pour renouveler la clé principale. Puis des clés secondaires sont ensuite automatiquement distribuées aux serveurs de noms de domaine du monde entier, qui s’en servent pour renouveler leur système d’authentification. Cela permet de ne pas toujours garder la même clé, et donc de réduire la vulnérabilité du système. Puisqu’il est possible de « casser » une clé de chiffrement, mieux vaut la changer régulièrement, afin de ne pas laisser trop de temps aux pirates pour travailler sur une clé qui resterait valide des années.

« Je ne peux pas éteindre Internet »

Membre de l’équipe « côte Est », elle se rend plusieurs fois par an au datacenter Terramark, à Culpeper en Virginie. Ce véritable Fort Knox de l’Internet est protégé par des gardes armés. « Les membres de l’Icann sont les seuls à pouvoir nous faire entrer dans le bâtiment, mais les consultants de confiance en cryptographie, comme moi, sont les seuls à disposer des clés de chiffrement », explique-t-elle. « Ma clé reste enfermée dans un coffre-fort au sein de datacenter, ajoute-t-elle, et je dois systématiquement vérifier que l’emballage hermétique du support n’a pas été violé ». « Un second coffre-fort contient le matériel nécessaire pour générer de nouvelles clés », précise l’experte en sécurité, qui décrit le processus comme « proche d’une cérémonie religieuse ». « Je n’ai pas la clé de chiffrement chez moi, et c’est mieux comme ça : après une bouteille de vin un samedi soir, je ne peux pas éteindre Internet ! », plaisante-t-elle.

La Suédoise n’est pas une novice. Elle a promu dès 1997 la nouvelle norme de protection des adresses internet du monde entier, DNSSEC, adoptée mondialement en 2010. « Les serveurs de noms de domaines (DNS), c’est comme l’annuaire d’Internet », explique-t-elle : ils servent à lier un contenu à une adresse. Tous les serveurs centraux du réseau utilisent aujourd’hui ce système qu’elle a contribué à mettre au point, et qui repose sur une clé centrale et secrète de chiffrement, aussi protégée que les réserves d’une banque centrale. Celle-ci est destinée à chiffrer des sous-clés, qui sont distribuées aux serveurs de noms de domaines (DNS) dans le monde entier. Une telle sécurité en cascade permet de « ne pas exposer la clé principale », explique-t-elle.

Le but de DNSSEC, est d’éviter qu’un pirate puisse détourner une requête afin que, par exemple, en tapant l’adresse exacte du site de votre banque vous atterrissiez sur un faux site. On connaît bien le risque lié aux répliques de sites, hébergées en général sur des adresses proches (youtibe.com au lieu de youtube.com par exemple). Mais il ne faut pas perdre de vue qu’en contournant la sécurité des noms de domaine, il est techniquement possible de montrer un faux site à la bonne adresse. Une arme redoutable pour les pirates intéressés par l’argent, mais aussi pour les activistes politiques, les dictateurs ou encore les plaisantins. Un tel outil permet en effet de détourner non seulement le trafic web (les pages en elles-mêmes), mais aussi les échanges de courriels ou les transferts de fichiers. C’est l’arme absolue, car l’internaute lambda n’a aucun moyen de savoir qu’il est trompé. Heureusement, les clés de chiffrement veillent.


EN CONCLUSION

Cela ressemble presque à un roman de Dan Brown, mais ça ne l’est pas : tout Internet est sécurisé par sept clés ultra protégées, détenues par 14 personnes.

Et ce jeudi 27 octobre 2016, elles vont participer à un rituel historique :  la Root Signing Ceremony (cérémonie de signature de clé de la zone racine).

Une semaine avant, le monde avait reçu une bonne piqûre de rappel sur l’importance de l’organisation à laquelle ces gens appartiennent.

Une bonne partie d’Internet était HS pendant de longues heures parce que des hackers ont envoyé tellement de trafic à une entreprise appelée Dyn, que ses serveurs n’ont pas pu le gérer.

Dyn est un fournisseur important d’une chose qu’on appelle « le système de nom de domaine » (DNS), qui traduit les adresses web comme businessinsider.fr — que les êtres humains retiennent plus facilement — en adresses IP numériques que les ordinateurs utilisent pour identifier les pages web.

Dyn est juste un fournisseur de DNS. Et alors que des hackers n’ont jamais pris le contrôle de leur réseau, réussir à le mettre hors ligne pour même juste quelques heures via une attaque par déni de service décentralisée montre à quel point Internet repose sur les DNS.

Cette attaque a brièvement rendu inaccessibles de nombreux sites comme Business Insider.com, Amazon, Twitter, Github, Spotify, et bien d’autres. 

Si vous contrôlez tous les DNS, vous pouvez contrôler tout Internet

A son plus haut niveau, le DNS est sécurisé par une poignée de personnes à travers le monde connues sous le nom d’agents crypto. 

Tous les trois mois depuis 2010, certains d’entre eux — mais pas tous — se réunissent et organisent un rituel ultra sécurisé baptisé cérémonie de la clé, pendant laquelle les clés du métaphorique verrou ultime d’Internet sont vérifiées et mises à jour.

Les personnes en charge de la cérémonie font partie d’une organisation appelée Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). Elle a comme mission d’attribuer des adresses web numériques à des sites web et à des ordinateurs. 

Si quelqu’un devait prendre le contrôle de la base de données de l’ICANN, cette personne contrôlerait en fait presque tout Internet. Par exemple, cette personne pourrait rediriger des personnes vers des faux sites de banques au lieu de vrais sites de ces dernières. 

Pour protéger le DNS, l’ICANN a trouvé un moyen de le sécuriser sans confier trop de pouvoir à aucune de ces personnes. L’organisation a sélectionné sept personnes comme détenteurs de clé et a donné à chacune d’entre elles une vraie clé d’Internet. 

Les personnes ayant participé à la cérémonie de clé de l’ICANN en août 2016

Elle a choisi sept autres personnes comme détenteurs de clé de secours, ce qui revient au total à 14 personnes. La cérémonie exige la présence d’au moins trois d’entre eux, avec leurs clés, car trois clés sont nécessaires pour déverrouiller l’installation qui protège le DNS. 

Un rituel beaucoup préparé à l’avance

Les clés physiques déverrouillent des coffres-forts sécurisés. A l’intérieur, se trouvent des clés magnétiques intelligentes. Il faut plusieurs clés pour accéder au dispositif qui génère la clé maîtresse d’Internet. 

La clé maîtresse est en fait un code informatique connu comme la clé de signature de la clé racine. Il s’agit plus d’un mot de passe qui peut donner accès à la base de données maîtresse de l’ICANN. Cette clé génère plus de clés qui s’injectent pour protéger différents bouts et pièces d’Internet, à différents endroits, utilisées par différentes organisations en charge de la sécurité sur Internet.

La sécurité autour des cérémonies avant et après est forte. Elle implique des participants qui passent à travers une série de portes verrouillées en utilisant des codes clés et des scanners portables avant de rentrer dans une pièce tellement sécurisée qu’aucune communication électronique ne peut passer à travers. A l’intérieur de cette pièce, les agents crypto se rassemblent avec les représentants de l’ICANN et quelques invités et observateurs. 

Tout l’événement est très précisément écrit à l’avance, méticuleusement enregistré et audité. Les étapes exactes de la cérémonie sont planifiées et communiquées aux participants, pour que si on ne la respecte pas, toute la salle le sache.

Le groupe suit la cérémonie, comme décrit à l’avance, puis chaque personne sort de la salle, en file, une par une. Il parait qu’ils vont ensuite manger dans un restaurant local et faire la fête. 

Mais aussi sécurisé que tout cela puisse être, Internet est une pièce technologique ouverte, qui n’appartient à aucune entité. Internet a été inventé aux Etats-Unis, mais ils ont renoncé à des décennies de gérance du DNS. L’ICANN a officiellement pris le relais.

Profondément conscient de son rôle international et de la confiance mondiale qui lui est donnée, l’ICANN laisse n’importe qui suivre cette cérémonie, en fournissant un livestream sur Internet. Elle publie aussi tous les compte-rendus des cérémonies

Le 27 octobre 2016, l’ICANN tient une nouvelle cérémonie — et celle-ci est historique aussi. Pour la première fois, elle va changer de clé maîtresse elle-même. Techniquement, elle va changer de « paire de clés » sur laquelle toute la sécurité du DNS est construite, connue sous le nom de clé de signature de la zone racine.

« Si vous avez cette clé et êtes capable de, par exemple, générer votre propre version de la zone racine, vous serez en mesure de rediriger une quantité phénoménale de trafic », dit Matt Larson, vice-président de la recherche à l’ICANN, à Motherboard.

Voici une description en détail de la cérémonie par CloudFlare.

Voici une vidéo de la toute première cérémonie de clé, qui a eu lieu en 2010. Commencez à 1:58.

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:L’illusion de l’éradication de l’État Islamique

La chute du Califat et la dispersion des jihadistes de Daesh ont ouvert une période de recyclage de ce personnel. Considérés selon les cas comme des combattants fanatiques ou de simples psychopathes cachés derrière une idéologie, ils sont courtisés par les États et les sociétés multinationales qui les ont indirectement employés. Ici on  dresse le paysage de leur seconde chance et met en garde face à la complaisance dont les Occidentaux font preuve vis-à-vis de l’idéologie de l’État Islamique, c’est-à-dire de celle des Frères musulmans.

Si, avec la chute de l’État Islamique, les dirigeants du monde entier s’interrogent sur la reconstruction de l’Iraq et de la Syrie, bien d’autres questions se posent plus difficiles encore, même s’il n’est pas d’usage de les évoquer en public.

À l’issue de toute guerre idéologique, comme les guerres de religion du XVIème siècle européen ou la Seconde Guerre mondiale au XXème siècle, la question se pose de l’avenir des soldats vaincus. Beaucoup ont commis des crimes atroces et ne paraissent pas ré-intégrables dans les sociétés victorieuses.

Depuis les chutes successives de Mossoul, Rakka, Deir ez-Zor et Boukamal, le Califat n’a plus de territoire. La fin de l’État islamique fait suite à l’abandon par les États-Unis du projet de « Sunnistan », coupant la route de la soie en Iraq et en Syrie (plan Robin Wright [1] censuré par l’intervention du président Trump en mai 2017). En définitive, les jihadistes ont été défaits par les armées irakiennes et syriennes.

Les fameuses Jeeps Toyota de l’État Islamique furent livré par le département d’éta américain (cad: la CIA)

Durant trois ans, la Coalition globale anti-Daesh a alterné des bombardements inefficaces et des largages d’armes aux jihadistes, ainsi qu’en a longuement attesté le Parlement iraquien. Elle n’a joué de rôle décisif que durant la bataille de Mossoul au cours de laquelle elle a tenté d’exterminer les jihadistes restants, en rasant complètement la ville.

En 2015, le Califat disposait de 240 000 combattants : 
– 40 000 jihadistes, membres de Daesh en tant que tel. 
– 80 000 membres de l’Ordre des Naqchbandis, anciens soldats de l’armée iraquienne licenciés par Paul Bremer. 
– 120 000 hommes des tribus sunnites de l’Ouest de l’Irak, descendants de combattants yéménites.

Au Québec,nous retrouvons ce Salam Elmenyaei,,un terroriste protégé par de puissants avocats et des symphatisans de Québec Solidaire.

Il n’existe aucun moyen d’évaluer combien sont morts au combat et combien de nouveaux jihadistes ont été acheminés durant la guerre. Quelles que soient les déclarations des uns et des autres, on ignore combien ils sont aujourd’hui et l’on peut juste se référer aux chiffres antérieurs à titre approximatif.

Si les 200 000 Iraquiens qui avaient rejoint Daesh se sont à nouveau fondus dans la population sunnite iraquienne, que faut-il faire des 40 000 criminels endurcis que sont les jihadistes étrangers ?

Abu Bakr al-Baghadi ,le calife autoproclamé de l’État Islamique est un ancien agent du Mossad israélien.

Combattre le Califat
À titre de comparaison, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, si la Wermarcht (c’est-à-dire l’armée allemande) a été démobilisée sans esclandre, que fallait-il faire des SS (les troupes du mouvement nazi reconnues comme organisation criminelle par le Tribunal de Nuremberg) ? Ils étaient près de 900 000 et il n’était évidemment ni question de les tuer, ni même de les juger. Beaucoup retournèrent chez eux se faire oublier. Les officiers furent massivement récupérés par les États-Unis pour lutter contre l’URSS, soit pour saboter l’économie soviétique, soit pour installer des régimes anti-communistes un peu partout dans « le monde libre » (sic). Quelques-uns refusèrent la paix et poursuivirent la guerre durant deux ans encore, ce furent les « loups solitaires » ; expression que l’on réutilise actuellement.

Le recyclage des SS fut mené par le premier directeur de la CIA, Allen Dulles, et son frère, le secrétaire d’État, John Foster Dulles. Personne n’en sut rien jusqu’à ce que le Congrès US ne découvre l’ampleur et les conséquences de cette opération. Les Commissions Church et Nedzi-Pike, ainsi que la Commission présidentielle sur les activités de la CIA aux États-Unis, ont établi les faits de manière indiscutable à partir de 1975. Le président Jimmy Carter décida de mettre fin à ce programme tandis que l’amiral Stansfield Turner purgea la CIA.

L’opinion publique internationale a retenu que durant près de trente ans les États-Unis étaient une crypto-dictature dans laquelle des centaines de milliers de citoyens étaient frappées d’interdiction professionnelle et des millions d’autres étaient espionnés. Elle a par contre complètement oublié que des pays aussi divers que l’Arabie saoudite, la Bolivie, la Corée du Sud, le Guatemala, l’Iran, les Philippines ou encore Taïwan étaient gouvernés par des dictatures cruelles s’appuyant sur les SS recyclés par la CIA [2]. Les programmes de manipulation mentale, les expériences d’ingestion de drogues et les écoles de torture sont parfois évoqués de manière distincte alors qu’ils forment un ensemble cohérent prolongeant la « science nazie » (sic).

Il importe donc de réfléchir maintenant à la solution du problème des jihadistes afin de ne pas reproduire ce type d’erreur et de ne pas imposer à nos enfants la suite des crimes de Daesh.

Certes, la situation actuelle est différente de celle de la Seconde Guerre mondiale. D’un côté, elle est plus facile car les jihadistes sont beaucoup moins nombreux que ne l’étaient les SS. D’un autre, elle est plus complexe car si Adolf Hitler avait été vaincu, les commanditaires des jihadistes ne l’ont pas été.

– 1. Laissons de côté ceux qui fuient de manière isolée. Ils représentent un problème de police, mais pas plus.

– 2. D’autres, en groupes, tentent de s’approprier de nouveaux territoires dont ils puissent être les caïds, soit à proximité de l’ancien Califat, soit dans leur pays d’origine. Mais ils ne semblent plus participer à une stratégie globale.

Environ 200 d’entre eux se sont repliés sur la province d’Idleb, contrôlée par Al-Qaïda. Ils s’y affrontent à divers groupes insurgés.

Certains se sont déplacés en Afrique. Ils sont présents au Sinaï, où ils se battent contre l’alliance militaire égypto-israélienne [3] ; en Libye où ils tiennent la Tripolitaine ; et au Nigeria où ils affrontent l’alliance tchado-nigériane.

– 3. L’essentiel des jihadistes de Daesh s’est divisé en deux groupes. Les États-Unis (via les anarchistes kurdes) et la Turquie les traitent comme des combattants professionnels et leur offrent un avenir de mercenaires.

a) Le premier groupe a été récupéré par Brett McGurk et le général Joseph Votel pour former la moitié d’une Force de protection des frontières stationnée en Syrie. Ce projet ayant été censuré par le général Jim Mattis, cette Force n’a pas été constituée. Ces hommes campent à Kasham, à la sortie de la base militaire US [4].

La semaine dernière, le Parti de l’union démocratique (PYD), c’est-à-dire le parti anarchiste kurde syrien, les a amnistiés et a commencé à les incorporer dans ses milices, les Unités de protection du peuple (YPG), ainsi que l’a dénoncé au Conseil de sécurité l’ambassadeur russe, Vassily Nebenzia. Or, les YPG étant officiellement armées et encadrées par des militaires US, ces jihadistes se trouvent de facto sous le commandement du Pentagone même si ce n’est pas au titre d’une Force de protection des frontières.

b) Le second groupe a été recyclé par Recep Tayyip Erdoğan sous le drapeau de l’Armée syrienne libre (ASL). Présentée en 2011 par la presse atlantiste comme créée par des déserteurs de l’Armée arabe syrienne, l’ASL était en réalité constituée de combattants libyens d’Al-Qaïda sous encadrement militaire français [5]. Dispersée deux fois, elle a été reconstituée et se bat aux côtés de l’Armée turque à Afrin.

La rupture au sein des jihadistes entre pro-US et pro-turcs reflète la désagrégation de l’alliance turco-US. 
• Brett McGurk avait fait partie de l’équipe de John Negroponte et Donald Rumsfeld qui imagina et organisa l’Émirat islamique en Irak (futur Daesh) afin de transformer l’unanimité de la Résistance anti-US en guerre civile sunnito-chiite. 
• Au début de sa carrière politique, alors qu’il était un des dirigeants de la Millî Görüş, une organisation islamiste irako-germano-turque créée par Ezzat Ibrahim al-Duri (le grand-maître de l’Ordre iraquien des Naqchbandis) et Necmettin Erbakan (Turquie), Recep Tayyip Erdoğan supervisait l’approvisionnement en armes des jihadistes tchétchènes contre la Russie. Beaucoup plus tard, lorsqu’il fut Premier ministre, il aida les jihadistes dans leur lutte contre la République arabe syrienne et soutint Daesh sans réserve [6].

Quoi qu’il en soit, la répartitions des jihadistes semble tenir à la fois des opportunités et des origines ethniques. Par exemple, Abdullah Sufuni, l’ancien émir d’Alep, se serait rangé du côté US pour se venger des pertes subies lors de l’intervention turque en Irak. Tandis que les jihadistes caucasiens se sont tournés vers la Turquie parce qu’ils ont d’étroites relations avec elle depuis trente ans.

– 4. Si le Pentagone a renoncé à créer un État pour couper la voie de communication reliant la Méditerranée à l’Iran et à la Chine, il n’a pas pour autant abandonné la stratégie de l’amiral Arthur Cebrowski visant à détruire les sociétés et les États du « monde non-globalisé » [7]. Certains des combattants de Daesh ont donc été récupérés pour poursuivre ce plan, comme des Forces spéciales supplétives.

Dans ce contexte, des jihadiste ont été acheminés par les armées US dans le sous-continent indien, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde, au Bangladesh et au Myanmar (mais pas au Sri Lanka), ainsi que l’a révélé Zamir Kabulov, l’envoyé spécial de Vladimir Poutine en Afghanistan.

Le chef d’état major iranien, le général Mohammad Baqeri, a confirmé que l’US Air Force transférait une partie des membres de Daesh d’Irak et de Syrie vers l’Afghanistan. Le président iranien, cheikh Hassan Rohani, a joint par téléphone son homologue russe, Vladimir Poutine, pour lui confirmer cette information. Puis, s’adressant à la presse, il a révélé avoir proposé l’aide de l’Iran à l’Afghanistan contre les jihadistes pro-US de Daesh.

Mahendra Modi,premier ministre de l’Inde : un allié pour le nouvel Ordre Mondial.

Selon le sénateur pakistanais Rehman Malik, l’Inde organiserait une collaboration entre les jihadistes et le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), la milice du parti hindou du Premier ministre indien, Narendra Modi. Il s’agirait de pénétrer les insurgés musulmans du Cachemire pour les anéantir. Le RSS, qui assassinat le mahatma Gandhi, a une longue tradition d’extrême violence. Rehman Malik n’est pas un simple sénateur, il fut nommé chef du contre-espionnage par Benazir Bhutto, puis devint ministre de l’Intérieur du Pakistan. Il vient de lancer une procédure afin que l’Onu porte l’affaire devant la Cour pénale internationale et que Narendra Modi soit jugé.

Le haut-commissaire de l’Onu aux Droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré la semaine dernière que la crise des Rohingyas au Myanmar [8] pourrait déboucher sur un conflit régional. Si ce devait être le cas, le conflit démarrerait d’abord au Bangladesh et en Malaisie où résident de nombreux réfugiés.

Quelques centaines d’autres jihadistes sont retournés en Amérique latine. Principalement originaires de Trinité-et-Tobago, ils ont tenté d’organiser un méga-attentat lors du carnaval des 13 et 14 février, mais ont été arrêtés cinq jours auparavant [9]. La mission de ce commando était de reprendre la tradition islamiste de l’île des Caraïbes, dans la lignée du coup d’État manqué de juillet 1990. Puis, ils devaient profiter du désordre créé au Vénézuéla pour plonger le pays dans une guerre comparable à celle qu’à connu la Syrie.

Combattre l’idéologie du Califat
Si, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Occidentaux ont raté la réinsertion des anciens SS, ils ont par contre réussi à éradiquer presque partout leur idéologie : le nazisme. Celle-ci ne s’est maintenue qu’à travers les SS recyclés dans les réseaux stay-behind chargés de saboter l’économie soviétique, dans les pays Baltes et en Ukraine où elle ressurgit aujourd’hui.

À leur création, les Nations Unies furent avant tout une coordination internationale pour la dénazification et la lutte contre la propagande de guerre. Tous ses États membres ont interdit les symboles et les publications nazies. Le parti nazi, le NSDAP, a été dissous et la propagande de guerre censurée. Or, personne, à l’exception de la Fédération de Russie et de ses alliés, ne semble actuellement s’inquiéter de lutter contre l’idéologie de l’islam politique et contre son parti : la Confrérie des Frères musulmans [10].

À titre d’exemple, la France dispose d’une institution chargée de représenter les musulmans du pays. Elle est parvenue à y faire siéger deux représentants de la Confrérie et à en retirer la présidence à un fonctionnaire algérien pour la confier à un membre de la Millî Görüş turque. Simultanément, elle organise une campagne de presse mondiale contre Tariq Ramadan, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, actuellement poursuivi dans une affaire criminelle. L’idée est de personnaliser le débat, de manière à faire disparaître de la vue ce symbole gênant, sans pour autant se confronter à l’idéologie de la Confrérie.

La Confrérie des Frères musulmans a déjà été dissoute, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la fois en raison des assassinats politiques qu’elle avait perpétrés en Égypte et des renseignements qu’elle avait fournis à l’Allemagne nazie. Mais rien n’a été entrepris contre son idéologie. Pis, le MI6 britannique a profité de l’incarcération de ses principaux dirigeants pour réorganiser la Confrérie à son image. La situation n’a pas changé. Après l’épisode désastreux de Mohammed Morsi, l’Égypte a à nouveau interdit la Confrérie, mais le président Abdel Fattah al-Sissi, soucieux de pacifier son pays, laisse son épouse porter le voile (le voile n’a aucun rapport avec l’islam et n’est apparu qu’avec les califes de Bagdad).

Les Iraquiens et les Syriens viennent de renverser le Califat de Daesh, mais la bataille est loin d’être terminée. Une partie des jihadistes poursuit sa mission, tandis que leur idéologie continue à avoir droit de cité. Une nouvelle fois, il est très difficile pour les Occidentaux d’abandonner un instrument si utile à leur stratégie.

Source principale:un article de Thierry Messan


NOTES ET SOURCES

 

[1] “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 8, 2013.

[2Inside the League, Scott & Jon Lee Anderson, Dodd Mead & Company, 1986. « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[3] “Secret Alliance : Israel Carries Out Airstrikes in Egypt, With Cairo’s O.K.”, David D. Kirkpatrick, The New York Times, February 3, 2018.

[4] « Secrets, mensonges et confusion US au Nord de la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 23 janvier 2018.

[5] « Islamistas libios se desplazan a Siria para « ayudar » a la revolución », Daniel Iriarte, ABC (Espagne), 17 décembre 2011. Version française : « Des islamistes Libyens en Syrie pour « aider » la révolution », traduction de Mounadil Al-Djazaïri, 18 décembre 2011. « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011,

[6] Sur l’histoire de Daesh et sur celle du président Erdoğan, on se référera à Sous nos Yeux, de Thierry Meyssan, éditions Demi-lune, 2017.

[7The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[8] « L’islam politique contre la Chine », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 octobre 2017.

[9] « Un commando de Daesh arrêté à Trinité-et-Tobago », Réseau Voltaire, 9 février 2018.

[10] Je récuse le concept d’« islamo-fascisme » car l’idéologie des Frères musulmans n’a aucun rapport avec l’islam même si elle en instrumente le langage.

 

 

 

Pourquoi les Horlogers et Bijoutiers règlent et arrêtent toujours les aiguilles sur 10h10

 

Le Saviez-vous? Certains d’entre nous aurons sans doute remarqué que dans les publicités ou même en exposition dans les magasins, les montres indiquent en général 10h10. 
Etonnamment, cette habitude a cours dans toutes les sociétés. On avance à cela, deux raisons principales et cela je pense que la plupart d’entre nous étions loin de les imaginer! 
J’ai pris pour exemple cette publicité au harsard parce qu’elle m’était tombé sous la main, regardez bien!
Tout d’abord la raison historique
Louis XVI, roi de France, était un passionné d’horlogerie et celui-ci est monté sur l’échafaud lord de la révolution Française et fut décapité à 10h10. Afin de lui rendre hommage, les horlogers présentaient les montres arrêtées à cette heure là. Depuis, plus personne n’en a plus rien à faire de Louis XVI, mais la pratique est restée, notamment pour des raisons esthétiques.
En effet, la position 10h10, en plus d’être symétrique pour les aiguilles et harmonieuse, permet de ne pas masquer le logo du fabricant ou bien le compteur des montres chronographes.
Elle forme également le signe de la Victoire ou encore un sourire, ce qui ravit les publicitaires avides de messages subliminaux positifs. Certaines affiches aussi les aiguilles des secondes sur le chiffre 6, ce qui forme une étoile, qui est un symbole dans l’inconscient collectif et qui fait gagner plein d’argent!
D’autres théories sur le sujet du 10h10
La réunion de Greenwich en 1884 pour diviser les méridiens (et donc les fuseaux horaires) dont les accords auraient été signés à 10h10. Cela remonte à l’introduction de l’heure universelle, l’heure GMT pour Greenwich Mean Time. C’est lors d’une conférence  sur le méridien d’origine qui eut lieu en octobre 1884, que, après trois semaines de négociations diplomatiques, trente-cinq délégués de 24 nations ainsi que des politiciens et des astronomes adoptèrent le temps universel.
Pour info, le méridien zéro devint celui qui traversait l’observatoire de Greenwich. Depuis cet endroit, on divisa le globe longitudinalement en deux hémisphères de 180 degrés chacun. De l’autre côté de la Terre, il se rencontre à la ligne de changement de date qui s’étend le long d’un méridien. Il fut convenu que le jour commence et se finit à Greenwich et que soit introduit une journée de 24heures. Cet accord fut pris à 10h10 du matin. 
On raconte depuis que les horlogers et les bijoutiers ont pour habitude de régler les aiguilles des montres à 10h10 en référence à cet évènement.

Quel est le problème avec la civilisation

Cet article est un extrait du site web http://deepgreenresistance.org/fr/who-we-are/faqs/deep-green-resistance-faqs#dismantle-civilization, pour en savoir plus sur le mouvement Deep Green Resistance.

Derrick Jensen (né le 19 décembre 1960) est un écrivain et activiste écologique américain, partisan du sabotage environnemental, vivant en Californie. Il a publié plusieurs livres très critiques à l’égard de la société contemporaine et de ses valeurs culturelles, parmi lesquels The Culture of Make Believe (2002) Endgame Vol1&2 (2006) et A Language Older Than Words (2000).

Plus de renseignements sur l’analyse de Deep Green Resistance, et donc de Derrick Jensen, dans cet excellent documentaire qu’est END:CIV, que je vous offre ici :

 

 

 

 

Quel est le problème avec la civilisation?

20 prémisses

Derrick Jensen explore la question dans son livre « Endgame » en deux volumes. Il y cite 20 prémisses en guise de résumé:

Première prémisse: La civilisation n’est pas et ne sera jamais soutenable. D’autant moins la civilisation industrielle.

Deuxième prémisse: Les communautés traditionnelles abandonnent ou vendent rarement volontairement les ressources dont elles dépendent, tant qu’elles n’ont pas été détruites. Elles ne permettent pas non plus volontairement la dégradation de leurs terres dans le but d’en extraire d’autres ressources — or, pétrole, etc. Il s’ensuit que ceux qui convoitent ces ressources feront ce qu’ils peuvent pour détruire ces communautés traditionnelles.

 

Troisième prémisse:  Notre mode de vie — la civilisation industrielle  est fondé sur, requiert  une violence étendue et permanente.Sans elle,cette civilisation s’effondrerait très rapidement .

 

Quatrième prémisse: La civilisation se base sur une hiérarchie clairement définie, largement acceptée et pourtant très souvent passée sous silence. La violence exercée par ceux au sommet de cette hiérarchie sur ceux d’en bas est quasiment toujours invisible, c’est-à-dire qu’elle passe inaperçue. Quand elle est remarquée, elle est alors entièrement rationalisée. La violence exercée par ceux d’en bas sur ceux d’en haut est impensable, et quand elle prend place, est considérée avec stupeur, horreur, et voit ses victimes adulées.

 

Cinquième prémisse: La propriété de ceux du sommet de la hiérarchie est plus importante que celle de ceux d’en bas. Il est acceptable que ceux d’en haut augmentent la quantité de propriétés qu’ils contrôlent — autrement et plus simplement dit, qu’ils gagnent encore plus d’argent — en détruisant ou en exploitant la vie de ceux d’en bas. Cela s’appelle production. Si ceux d’en bas endommagent la propriété de ceux d’en haut, ceux d’en haut peuvent tuer, ou détruire les vies de ceux d’en bas. Cela s’appelle justice. 

 

Sixième prémisse: La civilisation est incorrigible. Cette culture ne connaitra jamais aucune sorte de transition volontaire vers un mode de vie soutenable. Si on ne l’arrête pas, la civilisation va continuer à paupériser la grande majorité des humains et à dégrader l’état de la planète jusqu’à ce qu’elle (la civilisation, et la planète aussi probablement) s’effondre. Les effets de cette dégradation continueront à nuire aux humains et aux non-humains longtemps après cet effondrement.

 

Septième prémisse: Plus nous attendons que cette civilisation s’effondre — ou plus nous attendons nous-mêmes pour la démanteler — plus l’effondrement sera problématique, et plus les choses seront graves pour les humains et les non-humains qui vivront cela, et pour ceux qui viendront après.

Huitième prémisse: Les besoins du monde naturel sont plus importants que les besoins du système économique.

Une autre version de la huitième prémisse: Tout système économique ou social ne bénéficiant pas aux communautés naturelles sur lesquelles il se base est insoutenable, immoral et stupide. La soutenabilité, la moralité et l’intelligence (ainsi que la justice) requièrent le démantèlement de tout système économique ou social de ce genre, ou au minimum qu’on l’empêche d’endommager le monde naturel.

Neuvième prémisse: Bien qu’un jour nous serons à l’évidence moins nombreux qu’aujourd’hui, cette réduction de population peut se produire (ou être achevée, selon la passivité ou l’activité dont nous faisons preuve à l’approche de cette transformation) de multiples façons. Certaines de ces façons sont caractérisées par une violence et une privation extrêmes : une apocalypse nucléaire, par exemple, réduirait à la fois la population et la consommation, de manière horrible; la même chose est vraie d’une croissance sans limites, suivie d’un crash. D’autres façons pourraient être moins violentes. Étant donné le degré actuel de violence dont fait preuve cette culture à l’encontre des humains et du monde naturel, il est cependant impossible d’imaginer une réduction de population et de consommation sans violence ni privation, pas parce que ces réductions impliqueraient en elles-mêmes de la violence, mais parce que violence et privation sont devenues la norme. Toutefois, certaines façons de réduire la population et la consommation, quand bien même violentes, consisteraient à faire diminuer le niveau de violence requis et causé par le transfert (souvent forcé) des ressources des pays pauvres vers les pays riches, ce qui provoquerait en parallèle une réduction de la violence à l’encontre du monde naturel. Personnellement et collectivement nous pouvons être capables à la fois de réduire et d’adoucir le caractère de la violence qui se produira lors de cette transformation. Ou peut-être pas. Mais nous pouvons être sur de cela : si nous n’appréhendons pas cela de manière proactive — si nous nous refusons à parler de notre présente situation et de ce que l’on peut y faire — la violence n’en sera indubitablement que plus sévère, et la privation plus extrême.

Dixième prémisse: Cette culture dans son ensemble et la plupart de ses membres sont fous. Cette culture est animée par une pulsion de mort, une pulsion de destruction du vivant.

Onzième prémisse: Depuis le début, cette culture — la civilisation — est une culture d’occupation.

Douzième prémisse: Il n’y a pas de gens riches dans le monde, et pas non plus de gens pauvres. Il y a juste des gens. Les riches possèdent peut-être tout un tas de pièces et de bouts papiers verts censés valoir quelque chose — ou leur prétendue richesse est peut-être plus abstraite encore : des nombres stockés dans des disques durs de banques — et les pauvres ne possèdent peut-être rien de tout ça. Les « riches » prétendent posséder la terre, tandis que les « pauvres », euxn’ont pas le droit d’exprimer de telles prétentions. Un des buts premiers de la police est d’imposer par la force les délires de ceux qui possèdent beaucoup de pièces et de bouts de papiers verts. Dans le monde réel, ces délires s’accompagnent de conséquences extrêmes.

Treizième prémisse: Ceux au pouvoir règnent par la force, et plus tôt nous nous affranchirons des illusions qui prétendent le contraire, plus tôt nous pourrons au moins commencer à prendre des décisions raisonnables sur si, quand, et comment nous allons résister.

Quatorzième prémisse: Depuis la naissance — et probablement depuis la conception, mais je ne saurais comment défendre cette assertion — nous sommes individuellement et collectivement éduqués à haïr la vie, haïr le monde naturel, haïr la nature, haïr les animaux sauvages, haïr les femmes, haïr les enfants, haïr nos corps, haïr et craindre nos émotions, et à nous haïr nous-mêmes. Si nous ne détestions pas le monde, nous ne permettrions pas qu’il soit détruit sous nos yeux. Si nous ne nous détestions pas, nous ne permettrions pas que nos maisons — et nos corps — soient empoisonnés.

Quinzième prémisse: L’amour n’implique pas le pacifisme.

 

Seizième prémisse: Le monde matériel est primordial. Cela ne signifie pas que l’esprit n’existe pas, ni que le monde matériel soit tout ce qu’il y ait. Cela signifie que l’esprit se mélange à la chair. Cela signifie aussi que les actions dans le monde réel ont des conséquences bien réelles. Cela signifie que nous ne pouvons compter ni sur Jésus, ni sur le Père Noël, ni sur la déesse mère, ni sur le lapin de Pâques pour nous sortir du pétrin. Cela signifie que cette pagaille est une vraie pagaille, et pas un battement de cil de Dieu. Cela signifie que nous devons y faire face nous-mêmes. Cela signifie que durant notre passage sur Terre — et que l’on atterrisse ou pas autre part après la mort, et que l’on soit condamné ou privilégié en vivant ici — la Terre est ce qui importe. Elle est primordiale. Elle est notre maison. Elle est tout. Il est stupide de penser ou d’agir comme si ce monde n’était pas réel et primordial. Il est stupide et pathétique de ne pas vivre nos vies comme si elles étaient réelles.

Dix-septième prémisse: C’est une erreur (ou, plus probablement, du déni) de baser nos décisions sur si oui ou non des actions découlant de tout cela vont ou ne vont pas effrayer les geôliers ou les masses états-uniennes.

Dix-huitième prémisse: notre perception actuelle du « moi » n’est pas plus soutenable que notre usage actuel d’énergie ou de technologie.

Dix-neuvième prémisse: Le principal problème de cette culture relève de la croyance selon laquelle contrôler et abuser le monde naturel est légitime.

Vingtième prémisse: Au sein de cette culture, la finance — et pas le bien-être communautaire, pas la morale, pas l’éthique, pas la justice, pas même la vie — dirige les décisions sociales.

Modification de la vingtième prémisse: Les décisions sociales sont principalement déterminées (et souvent exclusivement) sur la base de si oui ou non ces décisions entraineront une augmentation des fortunes monétaires des preneurs de décisions et de ceux qu’ils servent.

Re-modification de la vingtième prémisse: Les décisions sociales sont principalement déterminées (et souvent exclusivement) sur la base de si oui ou non ces décisions augmenteront le pouvoir des preneurs de décisions et de ceux qu’ils servent.

Re-modification de la vingtième prémisse: Les décisions sociales sont principalement fondées (et souvent exclusivement) sur la croyance quasiment jamais discutée selon laquelle les preneurs de décisions et ceux qu’ils servent sont autorisés à amplifier leur pouvoir et/ou leurs fortunes monétaires au détriment de ceux d’en bas [et du monde naturel et de ses habitants non-humains, NdT].

Re-modification de la vingtième prémisse: Au cœur — si tant est qu’il lui en reste un peu — du problème, vous verriez que les décisions sociales sont principalement déterminées sur la base de leurs capacités à servir les desseins de contrôle ou de destruction de la nature sauvage.


CONCLUSION PERSONNELLE

A la lumière de cette idée, la destruction de la civilisation, prônée ici, revient pour l’humanité à s’extirper avec élégance et moindre coût humain du néolithique et inventer l’ère suivante.En faisant cela,nous protégeons de nombreuses formes de vie qui seraient anéanties par la poursuite de  l’expansion de l’actuelle civilisation néolibérale capitaliste.

Abolir cette civilisation est devenu un devoir,une condition de légitime défense!

Seule la désobéissance civile à grande échelle peut y parvenir!

 

 

 

Vidéo:On a beaucoup trop parlé de Trump,voyez ce qu’il a à dire

 

Il s’agit du discours qui lui aurait donné la victoire!

Nouvel Ordre Mondial:D’étranges TOURS s’érigent à New York, dans les tunnels et sur les ponts.

D’étranges tours se hissent à New York, sur les tunnels et ponts, au coût de 100 millions de dollars, et elles sont, dit le président de la division des ponts et des tunnels de la MTA , de l’art déco. Mais une enquête de Politico nous démontre que c’est de l’art déco signé « Big Brother »!

La ville de San Jose (côte ouest américaine) commencera des pourparlers avec une société de technologie pour installer des appareils qui pourraient inclure des caméras de surveillance sur certains lampadaires de la ville et ce, malgré les préoccupations de certains fonctionnaires et groupes de protection de la vie privée

 

 

Des lumières de rue utilisées pour faire de la surveillance civile: George Orwell n’y avait même pas pensé!
http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2012/01/des-lumieres-de-rue-utilisees-pour.html

 

 

 

 

L’American Civil Liberties du Michigan expose l’utilisation de caméras de surveillance de la police dans les quartiers résidentiels

 

http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2012/10/lamerican-civil-liberties-du-michigan.html

Le Département de Police de New York (NYPD) annonce son système « qui voit tout »
http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2012/07/le-departement-de-police-de-new-york.html

Même les membres du conseil d’administration du MTA (Metropolitan Transportation Authority) en charge des tours ne peuvent pas dire pour quelles raisons elles sont utilisées ou ce qu’elles contiennent, a rapporté Dave Carlin de CBS2.

« Nous ne savons pas vraiment quel est le but de tout cela », a présicé Carlin.

C’est un projet de 100 millions de dollars, de la MTA, qui est entouré de secret.

L’homme de la MTA chargé des ponts et des tunnels, Cedrick Fulton, a esquivé les questions de Carlin mercredi.

« J’ai dit aucun commentaire », a-t-il dit.

Quelques membres du conseil d’administration de la MTA, y compris le commissaire Polly Trottenberg de la New York City Transportation, disent qu’ils connaissent trop peu l’objectif de ces tours et ce, même si la moitié de l’argent est déjà dépensé et les tours déjà en place.

Les résidents soupçonnent qu’il y a beaucoup plus dans les tours et se demandent ce qui s’y passe vraiment de l’intérieur.

« Je devine que ce n’est pas seulement une décoration », a dit Alyssa Renkas, du Upper West Side.

« C’est un peu étonnant que la MTA approuve 100 millions de dollars pour ce qui nous semble être de grands pylônes décoratifs », a déclaré John Kaehny, le chef du groupe de surveillance Reinvent Albany. « Ce que nous demandons, c’est la transparence du MTA ».

CBS2 a demandé des réponses du président de la MTA, Joe Lhota.

Carlin: « Certains membres de votre conseil d’administration disent qu’ils ne connaissent pas les détails. »

Lhota: « La base de ces nouvelles pièces qui sont érigées inclut toutes les fibres optiques nécessaires à des articles de sécurité intérieure ».

En d’autres termes, la technologie antiterroriste. Cela pourrait-il inclure la reconnaissance faciale? Nous ne le savons pas et Lhota ne nous le dira pas.

« Je ne suis pas libre de discuter de ça », a-t-il déclaré à Carlin.

Lhota a déclaré que toute la technologie nécessaire à la sécurité intérieure demeure en place à tous les points de passage, même pour ceux qui n’ont pas encore les nouvelles tours.

L’enquête de Politico

À l’origine, la MTA a déclaré aux membres du conseil d’administration que les tours étaient de nature «architecturale» et que leur but était de «créer un thème unifiant pour les différents ponts et tunnels».

Le groupe Reinvent Albany, dont la mission est d’assurer la transparence du gouvernement de New York, a envoyé une lettre au Bureau du budget du Congrès américain pour demander une enquête sur le programme d’installation des tours.

Politico, un média politique basé à Washington, a commencé à poser des questions à la MTA pour obtenir des réponses plus précises.

« Elles [les tours] hébergent des caméras, des dispositifs de surveillance de la circulation et d’autres équipements liés à la sécurité intérieure qui étaient autrefois hébergés par les anciennes structures de péage, a déclaré le porte-parole de la MTA, Shams Tarek.

Interrogé sur le fait que les membres du conseil d’administration n’avaient pas été mis au courant de la réelle utilité de ces tours, il a répondu que les membres n’avaient pas reçu tous les éléments du projet parce que la sécurité n’est pas discutée en détail ».

Le coût de l’ensemble du programme était un mystère jusqu’à  tout récemment, alors qu’un commissaire de la ville de New York et un membre du conseil d’administration de la MTA ont pressé Fulton, président de la division des ponts et des tunnels de la MTA, sur la question.

Nous sommes dans le monde .réel. de Big Brother!

 

Sources: CBS Local / Politico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fusillade à l’entrée de la NSA: la guerre secrète entre les agences de renseignements US s’aggrave

Il s’agit du second « incident » rendu public par les médias US et qui concerne un des chapitres les plus secrets d’une guerre de l’ombre opposant des membres de la communauté pléthorique du renseignement US.

En 2015, des hommes armés déguisés en femmes ont tenté de pénétrer dans le complexe militaire abritant les sièges de la NSA (National Security Agency) et de l’US Cyber Command lorsque une fusillade éclate. L’un des deux hommes est criblé de balles tandis que l’autre, grièvement blessé, disparaît définitivement.

Cette fois, une fusillade éclate à l’entrée du complexe et l’on ne sait rien des tenants et aboutissants de ce nouvel incident rendu public suivant une narration altérée et sciemment atténuée.

A en croire des ex-membres de la communauté du renseignement US, il y a eu au moins cinq incidents similaires au cours des huit derniers mois et il semble que l’élection de Donald Trump ait aggravée les dissensions entre les différentes factions de ce que l’on appelle pudiquement l’État profond.

Les rumeurs faisant état d’une guerre entre une faction de la CIA et des membres de la NSA ne sont donc pas toute à fait infondées.

Nous y reviendrons prochainement.

Sources:Strategika51

Crise économique Mondiale:Le Dow Jones dégringole à New York

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a clôturé la journée en baisse de 4,6 %. Il a connu plusieurs variations lundi, après des mois d’euphorie boursière.

En baisse rapide!

L’indice a brièvement perdu plus de 10 %, avant de réduire ses pertes, qui ont un moment dépassé les 1500 points, soit un recul proche de 6 %. Le Dow Jones a finalement fini la journée en baisse de 4,6 %, soit une perte de 1175 points. Ce recul vient ainsi effacer la totalité des gains cumulés depuis le début de l’année.

Les secteurs financier, énergétique et industriel ont été parmi les plus touchés par cette baisse.

Donald Trump se concentre sur les « fondamentaux »

La Maison-Blanche n’a pas tardé à réagir, rappelant que l’économie américaine demeurait « exceptionnellement forte ».

Tendance à la baisse

Ce repli a été entamé la semaine dernière . Il a été déclenché par un regain de nervosité face à la hausse des taux d’intérêt.

L’annonce d’une augmentation importante des salaires en janvier aux États-Unis a ravivé vendredi les craintes d’inflation et la possibilité de voir la banque centrale américaine (Fed) relever plus rapidement que prévu ses taux.

Cette possibilité a fait bondir les rendements sur le marché obligataire, le taux d’emprunt à 10 ans grimpant notamment lundi jusqu’à 2,88 %, son plus haut niveau depuis 2014.

Les marchés ont enchaîné les records ces derniers mois et de nombreux observateurs voyaient depuis un bon moment l’imminence d’une correction.

 

« La question maintenant est de savoir si les investisseurs qui ont profité ces derniers mois de chaque mouvement de repli pour faire des achats à bon compte vont encore une fois refaire leur apparition ou s’ils vont rester en retrait », a souligné un spécialiste des marchés pour la plateforme de courtage TD Ameritrade, JJ Kinahan.


Les places boursières mondiales en chute libre

 

LONDRES – Les places boursières de la planète ont été malmenées mardi, dans la foule de la dégelée encaissée par Wall Street la veille.

Les places boursières mondiales en chute libre© La Presse canadienne Les places boursières mondiales en chute libre

La situation s’est toutefois calmée quelques heures plus tard, quand Wall Street a donné des signes de stabilité avant son ouverture.

COTES DANS CET ARTICLE

Hang Seng Bank Ltd

HSNGF

23,41
-1,29
-5,22%
 
S&P/TSX Composite

0000

15 254,82
-79,99
-0,52%
 
S&P/TSX Venture Composite

ISPVX

806,47
+3,24
+0,40%
 
S&P TSX 60

TSP60

901,19
-5,51
-0,61%
 
 

La dégringolade de lundi a notamment été alimentée par des craintes de voir la Réserve fédérale des États-Unis augmenter les taux d’intérêt plus rapidement que prévu, en réponse à une flambée des salaires.

À Tokyo, le Nikkei 225 a clôturé en baisse de 4,7 pour cent à 21 610,24 points, après avoir perdu un impressionnant 7 pour cent de sa valeur en cours de séance.

Le Shanghai Composite Index a perdu 3,4 pour cent et le Hang Seng hongkongais 5,1 pour cent. En Australie, le S&P ASX a perdu 3,2 pour cent pendant qu’en Corée du Sud, le Kospi glissait de 1,5 pour cent.

La panique a ensuite contaminé l’Europe. Le FTSE 100 était en recul de 1,6 pour cent à Londres, le CAC 40 de 1,5 pour cent à Paris et le DAX de 1,9 pour cent en Allemagne.

…même en Chine l’explosion menace!

Plusieurs experts croient toutefois que la situation ne sera que de courte durée, puisque l’économie de la planète se porte bien et que le système financier est plus robuste qu’auparavant.

Ces experts ont raison de vous maintenir dans l’ignorance car ils savent que le système va s’écrouler!