Photos:Hommage à la vraie femme tunisienne

Voilà la vrai femme tunisienne ce que le projet des islamistes veulent  détruire en Tunisie avec l’aide de l’argent sale du Qatar ,de l’Arabie Saoudite  saoudia et des wahabites islamistes frères du diable et  des nouveaux sionistes arabes !!!!

Une femme fière d'elle-même qui se sent l'égale des hommes dans son  pays jadis libre:la Tunisie!
Une femme fière d’elle-même qui se sent l’égale des hommes dans son pays jadis libre:la Tunisie!

Vidéo:La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

Le Royaume-Uni va classer « l’extrémisme islamiste » comme une idéologie distincte dans le cadre de sa stratégie de lutte contre le terrorisme et l’islam radical, après le meurtre brutal d’un soldat britannique en pleine rue en mai dernier. Les deux assassins présumés avaient affirmé avoir agi au nom de l’islam.

Cette classification permettra d’expulser certains radicaux des mosquées ou des associations. La nouvelle définition mentionnera clairement que « l’extrémisme islamiste » est une interprétation déformée de l’islam qu’il faut distinguer des pratiques religieuses traditionnelles. Les interviews de Saïda Keller-Messahli, fondatrice et présidente du Forum pour un islam progressiste, et de Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève.

La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

 

Entrevue importante avec Hervé Kempf :il ne peut pas y avoir un renouvellement de la démocratie si la question écologique n’est pas prise en considération.

Pour Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, les sociétés occidentales marchent vers la dictature, les modèles qui régissent aujourd’hui les sociétés démocratiques d’Occident sont une démocratie en carton pâte qui obéit seulement à un maître : le système financier. En 2011, il a publié L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, dans lequel il décrit la dérive des sociétés démocratiques occidentales vers des régimes oligarchiques, c’est-à-dire dans lesquels un petit nombre de personnes détient les pouvoirs politique, économique et médiatique.

Hervé Kempf

 

Vous démontrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de régime autoritaire dont l’intention unique est de maintenir les privilèges d’une caste, l’oligarchie. Cela vous amène à une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la démocratie.

L’oligarchie est la définition d’un régime politique. L’oligarchie est un concept inventé par les grecs aux IVe et Ve siècle av. J.-C. Les grecs ont défini les façons selon lesquelles les sociétés humaines pouvaient être gouvernées : la dictature, le despotisme, la monarchie, la tyrannie, la démocratie, qui est le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, et ensuite ils ont défini une autre forme de gouvernement qui est précisément l’oligarchie. L’oligarchie est le pouvoir aux mains de peu de personnes. Ce que je dis alors c’est que, au moins en Europe, nous glissons vers l’oligarchie. Le système politique actuel fait qu’un groupe de peu de personnes imposent ses critères au reste de la société.

Vous suggérez que nous sommes dans une phase de post-démocratie dans laquelle, avec l’objectif de se maintenir au pouvoir, l’oligarchie maintient une fiction démocratique.

Bien sûr. L’oligarchie répète sans cesse que nous sommes dans une démocratie et que tout est parfait. C’est une fiction. Même les intellectuels ont oublié le concept d’oligarchie et contribuent à nourrir la fiction. Tous les intellectuels en syntonie idéologique avec le capitalisme ont maintenu l’idée selon laquelle existaient seulement deux alternatives : ou la démocratie, ou le totalitarisme. Cela pouvait être compris au début à travers deux exemples : dans les années ’30 avec Hitler, ou dans les années ’50 ou ’60 avec l’Union soviétique, on pouvait dire qu’il était précis d’opter entre la démocratie et ces deux dictatures. Mais cela est fini : depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et le naufrage de l’Union Soviétique, nous passons à un autre ordre. Mais les intellectuels qui sont au service du capitalisme ont persisté dans l’idée selon laquelle il y a seulement deux chemins : ou la dictature, ou la démocratie. C’est pourquoi il est important que le concept d’oligarchie soit bien présent pour comprendre que, progressivement, la démocratie nous a été volée. Les pays européens, et beaucoup plus les États-Unis, ont glissé vers un régime oligarchique où le peuple n’a déjà plus de pouvoir. La démocratie européenne est malade, elle s’est beaucoup affaiblie, et s’oriente de plus en plus vers l’oligarchie. En revanche, les États-Unis ont arrêté d’être une démocratie : c’est une oligarchie, parce que c’est l’argent qui détermine les orientations des décisions politiques. En réalité, l’oligarchie est une démocratie qui fonctionne seulement pour les oligarques. Dès qu’ils se sont mis d’accord entre eux, ils imposent les décisions. Nos systèmes ne peuvent plus s’appeler démocratie, parce que la puissance financière détient un pouvoir démesuré. L’autorité publique est dans les mains du système financier. Les pouvoirs publics ne prendront jamais de décision que puisse nuire aux intérêts économiques, aux intérêts de l’oligarchie financière. Nous devons accepter l’idée que ceux qui ont les rênes du pouvoir politique de l’État ne prennent pas de décisions pour le bénéfice de l’intérêt général. Leurs décisions peuvent aller à l’ encontre de l’intérêt public.

Ce raisonnement implique que la souveraineté populaire a disparu, comme idée et comme pratique.

Effectivement. Déjà il n’y a plus de souveraineté populaire. Quand le peuple arrive à réfléchir, à discuter et à délibérer ensemble et prend une décision, l’oligarchie va contredire la décision populaire. En 2005 il y a eu en Europe un grand débat autour d’un référendum qui à la fin a été organisé en France et ensuite en Irlande et aux Pays-Bas sur un projet de traité de Constitution européenne. Pendant six mois, la société française a discuté de ce sujet comme elle ne le faisait pas depuis de nombreuses années. Les médias, appuyant la philosophie capitaliste, disaient « il faut voter oui, il faut voter en faveur du traité ». Mais le peuple français a voté « non ». Et qu’est-il arrivé ensuite ? Presque deux ans plus tard les gouvernements d’Europe ont imposé ce traité avec quelques légères modifications sous le nom de Traité de Lisbonne. Il y a eu alors une trahison extraordinaire de la volonté populaire. Nous retrouvons cet exemple dans d’autres endroits. Sans aller plus loin, en 1991, en Algérie, les islamistes ont gagné les élections législatives, mais les militaires ont interrompu le processus par un coup d’État qui a mené le pays vers une guerre civile épouvantable. Autre exemple : en 2005 les palestiniens ont voté pour choisir leurs députés. C’est le Hamas qui a gagné. Cependant, tous les États, des États-Unis jusqu’à l’Europe, en passant par Israël, ont choisi d’ignorer le Hamas parce qu’ils le considèrent comme une organisation terroriste. On n’a pas respecté le vote du peuple palestinien. Le peuple en tant que tel est le cœur de la démocratie c’est-à-dire le principe à partir duquel tous partageons quelque chose. Le peuple n’est pas vous, Michel ou moi, mais tous ensembles. Nous partageons quelque chose et nous devons prendre une décision conjointe. Nous formons un corps, c’est pourquoi on dit « le corps électoral ». Mais ce qui est arrivé en Europe en 2005 marque une rupture profonde avec le peuple.

Cependant, entre l’idée d’oligarchie qui existait au début du XXe siècle et maintenant, il y a eu aussi une coupure radicale dans ce groupe.

Oui. Il y a eu une évolution de l’oligarchie. Maintenant nous pouvons parler des déviations de l’oligarchie poussée par l’évolution même du capitalisme. Durant les trente dernières années le capitalisme s’est transformé. Tout commence en 1980, quand Ronald Reagan gagne les élections présidentielles aux États-Unis et Margaret Thatcher arrive au pouvoir en Grande-Bretagne. À partir de là, non seulement s’est concrétisé un capitalisme orienté vers la spéculation financière, mais aussi une une transformation culturelle, anthropologique a eu lieu. La philosophie capitaliste s’est répandue avec ce message : « La société humaine n’existe pas ». Pour les capitalistes, la société est un une collection d’individus qui se trouvent dans une boule et son unique mission consiste à en tirer un maximum de profit. Pour les capitalistes, l’individu est séparé des autres, est en concurrence permanente avec eux. Dans cette vision, ce qui est commun n’est plus le peuple, mais le marché. Pour cette raison les gens ont tant de difficultés à se sentir un citoyen qui participe à un processus commun à tous. Le système a occulté une donnée : le phénomène fondamental qui s’est produit au sein du capitalisme au cours des trente dernières années fut l’augmentation de l’inégalité, dans tous les pays, y compris les pays émergents.

Nous sommes dans une phase cruciale de crise. Il n’y en a déjà plus une, mais plusieurs, et toutes se concentrent en même temps. La réponse de l’oligarchie est proportionnelle à l’intensité de ces crises : l’autoritarisme et la répression comme réponse.

Nous sommes dans un moment très délicat de l’humanité. La crise écologique s’aggrave de plus en plus et les crises sociales s’accroissent : Europe, États-Unis, les pays arabes, la Chine et Inde. Et face à l’augmentation des protestations populaires, l’oligarchie tend à aller vers une direction de plus en plus autoritaire, répressive, militaire. C’est ainsi en France, en Italie, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada. Dans chacun de ces pays nous avons vu le développement impressionnant des technologies policières (caméras de surveillance, fichiers informatiques, etc.). Nous affrontons un double danger : non seulement que la démocratie se dirige vers l’oligarchie mais, aussi, que l’oligarchie, le capitalisme en général, entrent dans une phase autoritaire, insistant sur des sujets comme la xénophobie, l’insécurité ou la rivalité entre les nations. L’oligarchie ne veut pas adopter des mesures pour pallier à la crise écologique ou pour diminuer l’inégalité. Non. Ce que l’oligarchie veut, c’est conserver ses privilèges fondamentaux. C’est une oligarchie destructrice. Je crois qu’elle ne comprend pas la gravité de la situation. Au lieu d’évoluer, l’oligarchie est chaque fois plus réactionnaire.

Aujourd’hui il y a un nouvel élément, qui sera sans doute déterminant : la crise écologique, la crise climatique. Cependant, peu sont ceux qui sont disposés à relever les défis.

Nous sommes dans un moment essentiel de l’histoire humaine, pour deux raisons. En premier lieu, nous traversons un moment de notre histoire dans lequel l’humanité arrive aux limites de la biosphère. L’espèce humaine s’est répandue et développé à travers de la planète en s’appuyant sur une nature qui nous semblait immense et inépuisable. Mais maintenant l’ensemble de l’espèce humaine découvre que la planète a des limites et qu’il est nécessaire de trouver un nouvel équilibre entre l’activité et la créativité humaines et les ressources. Nous devons changer de culture et passer de l’idée selon laquelle la nature est inépuisable à la réalité que nous mettons en danger ces ressources. Il nous reste à apprendre à les économiser et à les utiliser avec sagesse et prudence. En cela, se joue un changement de culture. Le deuxième en importance, est que nous nous trouvons au moment où nous formons une société humaine. Avant nous étions comme des étrangers les uns avec les autres. Là non. Même si à Río de Janeiro on vit d’une façon différente qu’à Paris, à Londres ou Shanghai, il y a beaucoup d’éléments communs qui nous amènent à prendre conscience que nous appartenons au même monde. La mondialisation non seulement est en compétition avec la mondialisation de la culture ou de l’économie, non, mais aussi atteint la population humaine. Nous découvrons que nous avons des intérêts communs. Les problématiques de l’oligarchie ou de la démocratie se jouent aussi en « Amérique Latine [El Correo propose « Latinoriginaire », parce que il faut intégrer et non diviser, comme le fait ce concept raciste et ségrégationniste] », en Asie et en Europe. Nous sommes la même société. C’est un nouvel élément dans l’histoire de l’humanité. Mais cette nouvelle société doit réécrire, inventer une nouvelle façon de vivre avec la biosphère et les ressources naturelles. Si nous n’arrivons pas à le faire, cette société humaine ira vers le chaos, la concurrence et la violence [nous y sommes déjà au Moyen Orient et Afrique NDLT]. Il n’y aura pas seulement du désordre, l’aventure humaine s’arrêtera.

Pour vous, il ne peut pas y avoir un renouvellement de la démocratie si la question écologique n’est pas prise en considération.

L’écologie et la démocratie sont inséparables. Si nous regardons vers les années 70, quand le mouvement écologique a pris son impulsion, il l’a fait avec une critique de la démocratie. La démocratie a toujours été dans le cœur de l’écologie. Mais ensuite le capitalisme a dérivé vers l’oligarchie et nous ne sommes déjà plus dans une situation démocratique. Le capitalisme et l’oligarchie poussent toujours vers la croissance économique. Mais aujourd’hui nous savons que cette croissance économique fait des dommages importants à l’environnement. Nous ne savons pas produire de la croissance économique sans détruire l’environnement, sans émettre du gaz avec effet de serre, sans détruire les forêts comme dans l’Amazonie, ou sans produire d’énormes quantités de soja comme en Argentine, pour lequel des tonnes de pesticides sont utilisés. La croissance permet qu’on oublie l’énorme inégalité qu’existe. La croissance permet de calmer les tensions sociales. Le développement de l’oligarchie, c’est-à-dire, le délire d’un petit nombre de personnes pour s’enrichir d’une manière colossale, pousse à la croissance et, en même temps, à la destruction de la nature. C’est pourquoi la question démocratique est essentielle. Nous devons arriver à une situation où nous pouvons discuter et réussir à diminuer l’inégalité et, ainsi, pouvoir redéfinir ensemble une économie juste qui ne détruit pas l’environnement.

En somme, toute reformulation de l’idée et du principe de démocratie passe par l’écologie.

Effectivement : il est impossible de penser le monde si nous oublions de la question écologique. Ce sujet n’est pas exclusif des Européens ou des occidentaux, non, c’est une question mondiale. Le sujet du changement climatique, le sujet de l’épuisement de la biodiversité ou de la contamination sont des sujets mondiaux. Il est impossible de penser à l’émancipation humaine, à la dignité humaine, à la justice sociale, à l’évolution vers une humanité réalisée dans laquelle chaque personne pourra exprimer ses potentialités par rapport aux autres, dans le concret, rien de cela ne peut être pensé si sont laissées de coté , la nature et la relation avec la biosphère. La situation actuelle est grave à cause de la crise écologique mais aussi pleine d’espoir. Nous avons dix ou vingt ans devant nous pour organiser la transition et permettre aux jeunes du futur qu’ils imaginent une société harmonieuse. Si dans 10 ans nous ne contrôlons pas la contamination, si dans 10 ans nous ne réussissons pas à l’empêcher l’évolution dictatoriale du capitalisme, nous allons tout droit vers des situations très difficiles.

Source : El Correo

Le billet de Hatem Bourial – Désormais, nous vivons dans l’imminence d’une attaque terroriste de grande ampleur

Brigade-Anti-Terrorisme

 

 

Les nouvelles inquiétantes qui arrivent de la frontière libyenne où une concentration de terroristes se préparerait à un assaut contre la Tunisie ne sont certainement pas dénuées de tout fondement. La cible serait choisie dans le sud tunisien pour frapper les esprits et mettre les Tunisiens devant le fait accompli de la terreur qui les vise dans la foulée de la contre-révolution islamiste qui tente de s’emparer de notre pays.

Cette menace intervient alors qu’un autre front à l’Ouest pourrait s’ouvrir devant des raids que prépareraient des jihadistes de retour du Mali et qui seraient infiltrés en Algérie et font mouvement vers la frontière tunisienne.
On dirait ainsi que la Tunisie est quasiment prise en tenailles sur ses deux flancs sud et ouest par la même menace.

Entretemps, le retour des jihadistes tunisiens actuellement en Syrie se précise alors qu’une petite « armée » de 12.500 ex-prisonniers graciés par le président provisoire est disséminée dans le pays, avec parfois des coups d’éclat dans des affaires de droit commun (vols, viols, braquages).

Par ailleurs, des caches et des convois d’armes et de munitions sont régulièrement découverts un peu partout en Tunisie. Parfois des sommes importantes en argent liquide sont également saisies par les forces de l’ordre.

Tout cela se passe alors que la présence terroriste au djebel Chaambi ressemble de plus en plus à une tête de pont, une sorte de poste avancé d’une campagne meurtrière à venir. Pire, d’autres abcès de fixation semblent attendre d’être activés dans les régions du Kef et de Ghardimaou, dans des zones montagneuses difficiles d’accès.

La vie quotidienne des Tunisiens a entretemps changé. Les prix se sont envolés alors que les pseudo-politiques discutaillent sans se rendre compte qu’Ennahdha joue la montre sans se soucier vraiment du dialogue national. Les points de contrôle de sécurité sont apparus un peu partout : sur les routes mais aussi à l’aéroport, dans les supermarchés et plusieurs lieux publics. Nouveauté, la police patrouille les rues portant ostensiblement des armes lourdes, en plein centre-ville.

La Tunisie a peur, se le cache pour le moment tout en s’attendant au pire. Les Tunisiens commencent à peine à se rendre compte que la guerre est à nos portes, que nous pouvons basculer dans l’horreur d’un instant à l’autre et qu’au delà de la Tunisie, cette guerre qui se prépare vise aussi nos voisins algériens en lutte contre le terrorisme islamiste depuis vingt ans.

Dramatiquement, la Troika au pouvoir ne semble pas réaliser l’imminence d’un bouleversement régional qui pourrait transformer en brasier l’Afrique du nord orientale et centrale. Ennahdha et ses supplétifs s’amusent avec la Tunisie comme si elle était un jouet tombé entre leurs mains, une prise de guerre, un pays étranger soumis et sous occupation.

A moins que tout ce qui se passe sous nos yeux médusés ne fasse partie d’un plan de destruction de la Tunisie dont se rendraient complices certains faucons au pouvoir et certains aveugles qui continuent à ne pas comprendre la complexité des enjeux.

Aujourd’hui, plusieurs experts commencent à avancer une théorie d’un complot de l’Internationale islamiste contre une Tunisie punie pour son libéralisme, sa tolérance, le statut de ses femmes, son Islam modéré et son identité plurielle.

Les bruits de bottes se font de plus en plus forts et il serait tragique que des partis actuellement au pouvoir pensent aux gains politiques qu’ils pourraient retirer d’une guerre ouverte qui ciblerait la Tunisie et mettrait notre pays en première ligne face à Al Qaida et ses agents locaux.

Ennahdha peut-elle, au nom de la légitimité maintenant douteuse des urnes du 23 octobre 2012, sacrifier la Tunisie sur l’autel de ses ambitions ? Ghannouchi et ses alliés auront-ils le nationalisme tunisien relatif au point de laisser leur pays s’enfoncer dans une tourmente régionale qu’ils appellent de leurs vœux ? A les fréquenter depuis maintenant presque trois ans, les Tunisiens ne seraient surpris de rien de la part d’un parti au cynisme de fer et à la langue fourchue.

En attendant d’y voir plus clair, la Tunisie redoute les agressions terroristes qui lui sont promises, l’assaut qui pourrait viser ses frontières et la guerre qui semble se préparer. Las, tristes et déboussolés, les Tunisiens n’ont plus confiance en l’avenir et regardent leurs dirigeants ainsi que leurs opposants avec une inquiétude désormais teintée de méfiance.
La guerre s’installe à nos portes. Le danger est imminent. Que Dieu protège la Tunisie en ces temps d’incertitude si nos dirigeants n’ont pas la bonne foi nécessaire pour le faire.

Source : Hatem Bourial ,sur son blog en Tunisie.

L’islam radical et meurtrier:le sinistre Larbi Gasmi rattrapé par son passé – Il faisait l’apologie des ceintures explosives…

Le terroriste Larbi Gasmi,un islamiste radical...pur et dur.
Le terroriste Larbi Gasmi,un islamiste radical…pur et dur.

Cela donne véritablement froid dans le dos d’entendre les propos du sinistre Larbi Gasmi qui vient de se lâcher dans un enregistrement et traite de « chiens enragés » ses adversaires politiques. Cette énième provocation émanant d’un haut cadre d’Ennahdha souligne la violence dont peuvent être capables les faucons de ce parti qui s’apparente de plus en plus à une formation d’extrême-droite.

Cette vidéo qui est à classer parmi les méfaits verbaux des Ghannouchi, Attig, Chourou et autres apparatchiks d’Ennahdha vient de rebondir en Suisse, pays dans lequel Larbi Gasmi a vécu en tant que réfugié.

Un article de Fabian Muhieddine dans le quotidien suisse « Le Matin » dévoile certains aspects de la « carrière » de l’exilé Larbi Gasmi. Ce membre actuel du Majless Choura d’Ennahdha a ainsi été poursuivi par la justice suisse après la publication « d’un poème dans lequel il faisait l’apologie de la ceinture explosive ».

Dans ce poème à cause duquel la justice de Neuchâtel a engagé des poursuites d’office contre Larbi Gasmi, ce dernier écrivait : « Sellez les chevaux et préparez ce que vous pouvez de matériel et n’oubliez pas les ceintures sacrées, les ceintures des respectables, la ceinture explosive pour les gens qui nous agressent ».

Gasmi s’est ensuite dédit et a présenté des excuses pour avoir tenu ces propos, ce qui lui a valu la clémence de la justice suisse. Par ailleurs, l’article du Matin affirme que Gasmi a été épinglé à plusieurs reprises pour des propos caractérisés par leur violence. Le quotidien suisse poursuit en soulignant qu’avec le vidéo présenté la semaine passée , l’homme finit donc de dévoiler son véritable visage. Les internautes tunisiens, eux, ne peuvent que regretter la clémence de la justice suisse ».

Anciennement réfugié à Neuchâtel, Larbi Gasmi, en Suisse, « se faisait passer pour un modéré, un défenseur des droits de l’homme » poursuit le journal dans son édition du 1er décembre 2013.
L’opinion suisse est aujourd’hui choquée par les propos violents de Gasmi qui hurle dans cette vidéo de huit minutes « appelant à la haine en Tunisie ».

En Tunisie, c’est encore une fois la peur qui renait après les propos d’un cadre du parti islamiste majoritaire, les yeux exorbités et le verbe fascisant, appelant à la violence et à la loi du talion. La Suisse s’interroge maintenant sur le véritable visage d’Ennahdha et sur le combat de ses militants réfugiés dans ce pays, au nom de la défense des droits de l’homme.

Quant aux pays européens, commencent-ils enfin à comprendre qu’ils ont accueilli des terroristes en puissance, des faucons intransigeants qui, arrivés au pouvoir après une révolution qu’ils ont falsifiée, s’apprêtent à engager le fer contre quiconque défendrait un combat démocratique ?

La vidéo de Larbi Gasmi nous promet bel et bien de la sueur, du sang et des larmes. Elle sonne comme un avertissement.

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SUR SA PAGE FACEBOOK

Il y avait ce message écrit en arabe:

 

خطير للنشر: ارهابي نهضاوي ينعت القفاصة بالكلاب و يدعو قواعده لقتل المتظاهرين؟؟

استمعوا الى هذا الارهابي كيف يسقط آيات نزلت في الكفار على الشعب في قفصة ايذانا بالاقتتال بين الشعب !!!
استمعوا الى هذا الارهابي كيف يدعوا الى الاستشهاد أمام مقرات النهضة!!!
استمعوا الى هذا الارهابي كيف يتكلم بغل و حقد على الشعب !!!

في النهاية أقول لك أيها الكلب أخرج من فرنسا و ادخل قفصة و سنرى ماذا سيكون من أمرك.

Voici la vidéo que j’espère  pouvoir vous le présenter longtemps,sans me le faire  refuser par Y…T…e!

http://www.youtube.com/watch?v=mygzq6TXkjo

Je ne commente ni traduit plus que cela :on traite les occidentaux de chiens,etc …seulement de la haine.Dans son message ,Larbi Gasmi  s’adresse aux internautes et appelle  les partisans d’Ennahdha à prendre leur «revanche» face aux «chiens enragés», qui ont «terni la réputation de leur mouvement» pour citer ses propos.

Citant des versets du Coran, et incitant à «blanchir leur honneur, vu que les forces de sécurité n’accomplissaient pas leur devoir», voilà en gros le contenu du discours du dénommé Larbi Gasmi dans une vidéo massivement relayée sur les réseaux sociaux ,le 28 novembre 2013.

Les internautes n’ont pas caché leur rage, principalement ceux originaires de la région de Gafsa, pour qui ce discours d’incitation à la haine témoigne d’un régionalisme flagrant et montre, selon la plupart, le «vrai visage du parti», un visage de haine et de violence.

Rappelons que Larbi Gasmi est celui dont le nom a figuré dans les leaks diffusés par Anonymous TN en avril 2012 lors du piratage de la boite mail de Hamadi Jebali, chef du gouvernement à l’époque.

Je suis sur qu’avec mes actions contre ces terroristes ,Larbi Gasmi ne m’aimerait pas beaucoup s’il me lisait aujourd’hui.

Lancement réussi de la mission spatiale chinoise vers la Lune

La fusée géante Chaghe -3 emmène  Jade Rabbit (Le Lapin de Jade) vers la lune
La fusée géante Chaghe -3 emmène Jade Rabbit (Le Lapin de Jade) vers la lune.

PEKIN – La Chine a lancé sa première mission rover sur la lune ,ce lundi,2 décembre 2013. En effetl’envoi d’un engin robotisé nommé »Lapin de  Jade » va  pouvoir aller  gambader à travers le paysage lunaire, examiner sa géologie et d’envoyer des  images vers la Terre.

Une fusée transportant le rover à bord d’un vaisseau spatial non habité Chang’e 3 ,a été lancé avec  succès , lundi matin à partir d’un centre de lancement dans le sud-ouest de la Chine et devait arriver sur la Lune à la mi-Décembre, a affirmé  l’Agence Officielle de Nouvelles  Xinhua .

« Nous nous efforcerons de rêve  notre rêve  d’exploration de l’espace dans le cadre du rêve chinois de rajeunissement nationale », a déclaré le directeur de Xichang Satellite Launch Center, Zhang Zhenzhong.

Un lancement  spectaculaire.
Un lancement spectaculaire.

Si la mission  lancée par la nouvelle fusée Chang’e 3  a du succès ,en envoyant le « Lapin de Jade » sur la lune, la Chine deviendra le troisième pays à le faire, après les États-Unis et l’ancienne Union soviétique. Un atterrissage en douceur est prévu ,afin  ne pas endommager l’embarcation et l’équipement qu’il transporte. Un  véritable travail d’artisanat chinois  sera  placé plus tôt en orbite et a recueilli des données avant d’intentionnellement fait atterrissage en catastrophe sur la lune.

« Chang’e » est une déesse mythique chinoise de la lune, et « Yutu » – ou « lapin de Jade » – est son animal de compagnie.

Le rover solaire passera en revue les structures géologiques de la lune et mettre en place un télescope pour étudier la surface ainsi que d’observer la plasmasphère de la Terre, c’est une région  dense, un plasma froid qui entoure la planète, a indiqué Xinhua.

La Chine a envoyé son premier astronaute dans l’espace en 2003, devenant le troisième pays après la Russie et les États-Unis  à réussir un  Voyage spatial habité de façon indépendante. La Chine a déjà déclaré que ses objectifs éventuels doivent comprendre  une station spatiale et de mettre un astronaute sur la lune.

Le programme spatial soutenu par l’armée est une énorme source de fierté nationale pour la Chine  et a propulsé en avant le pays , dans une série bien orchestrée et  des étapes chronométrées méthodiquement. Il a déjà fait des percées majeures dans un temps relativement court, même si elle est loin derrière les États-Unis et la Russie en matière de technologie et de l’expérience de l’espace.

Le Lapin de Jade (Jade Rabbit) sera le premier  rover lunaire chinois à fonctionner sur la lune.
Le Lapin de Jade (Jade Rabbit) sera le premier rover lunaire chinois à fonctionner sur la lune.

 

SOURCES: Agence Chine Nouvelle

L’héritage mortel du nucléaire en Polynésie Française

 

Test nucléaire ouvert en 1971...Remarquez la puissance de l'explosion!
Test nucléaire ouvert en 1971…Remarquez la puissance de l’explosion!

Polynésie : l’épée de Damoclès du nucléaire

Officiellement, la France a stoppé son programme d’essais nucléaires depuis 1998, quelques années seulement après la ratification du TICEN (Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, 1996). Même si l’arrêt de ce programme est une chose positive, les conséquences de ces tests sur l’environnement ont été manifestement sous-estimés. En outre, et comme le soulignera un élu polynésien, personne n’a trouvé utile d’interroger la population locale sur sa volonté d’accueillir ces essais nucléaires.

Sous l’égide du général de Gaulle, la Polynésie avait été désignée comme le terrain de prédilection idéal pour ces batteries de tests. Il faut dire que la Polynésie réunissait deux atouts de taille pour ces expérimentations : le territoire était étendu, peu peuplé, et il était situé suffisamment loin de la métropole.

Une sécurité militaire  accrue a été développée afin de tout tenir sous surveillance.
Une sécurité militaire accrue a été développée afin de tout tenir sous surveillance.

Sur décision gouvernementale, les atolls de Mururoa et Fangataufa devinrent des zones militaires,alors que la France se tarque d’être une nation  démocratique et respectueuse des droits des peuples. Les retombées économiques ne se firent pas attendre pour la Polynésie (besoin de main d’oeuvre, essor du commerce maritime et routier) au nez et à la barbe des nationalistes indépendantistes qui ne voyaient pas d’un bon œil les chamboulements que cela allait entrainer dans la société traditionnelle polynésienne. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de ces complexes militaires, si ce n’est que quelques vestiges vieillissants dont certains sont démantelés pour calmer la colère des populations locales.

Une écologie durement frappée...des risques fort élevés de mutations.
Une écologie durement frappée…des risques fort élevés de mutations.

En tout, ce sont pas moins de 193 tirs nucléaires qui ont été effectués dans l’archipel polynésien. A l’époque, les scientifiques ont apparemment mal jugé les trajectoires du vent après certains de ces fameux essais, et des nuages radioactifs se seraient ainsi déplacés d’îles en îles.

Depuis la fin de ce programme, l’armée française mène un autre chantier, celui de la réhabilitation des sites concernés. Cette tâche est immense, mais comme le dira le colonel Baillat, il s’agit de « tourner la page » définitivement sur cet épisode de l’histoire de France,un épisode peux glorieux. Ces efforts suffiront-ils ?

Si l’on en croit Patrick Bouisset (laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement), les écosystèmes polynésiens n’ont pas souffert et les traces de radioactivité ont disparu… Si l’on écoute également les propos de hauts gradés de l’armée françaises, les mesures régulières effectuées au niveau des sols polynésiens n’ont rien révélé de particulièrement inquiétant.

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Malgré ces propos rassurants, la population locale continue de se méfier. A-t-elle raison ? 570 tonnes de déchets contaminés sommeillent encore au fond des lagons polynésiens. Un document du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) pointe du doigt les risques de tsunamis qui ne sont de lointaines conséquences de ces essais militaires, les sous-sols étant ébranlés.

Un  bunker d'observation .
Un bunker d’observation .

Les autochtones apprennent donc à vivre avec cette épée de Damoclès d’un tsunami dévastateur au dessus de leurs têtes. Certains, amers, parlent d’expatriations. D’autres ont décidé de rester sur les terres de leurs ancêtres coûte que coûte. A titre exceptionnel, des journalistes  ont obtenu une autorisation spéciale du ministère de la défense pour visiter l’atoll du « grand secret » (atoll de Mururoa).

Sans commentaire.
Sans commentaire.

Sur cet atoll, l’on constatera les effets directs et indirects de ces essais nucléaires. Pour faire bonne mine, un poste de surveillance radiologique et géomécanique permanent (‘Telsit’) a été installé sur place mais plusieurs de ses organes sont défaillants, souvent par manque d’entretien (une dégradation des installations qui saute aux yeux). Mais le paramètre le plus négligé d’entre tous reste sans doute la destination du plutonium présent dans les sédiments de l’atoll. (Que deviendrait ce plutonium en cas de catastrophe ?). Le secret défense n’est pas encore levé non plus sur bon nombre d’informations confidentielles concernant ces essais, des informations qui pourraient pourtant s’avérer capitales, autant pour la santé des écosystèmes que pour celle des habitants. 

De nombreux exercises militaires ont eu lieu sur Mururoa,sans  tenir compte des coûts élevés à fare payer aux payeurs de taxes.Même le Concorde  a été utilisé pour des exercise de crash d'avion.Bref,rien de trop beaux,rien de trop coûteux pour la "Classe Militaire".Continuez de payer,bandes de caves (ils ont du se dire entre eux).
De nombreux exercises militaires ont eu lieu sur Mururoa,sans tenir compte des coûts élevés à fare payer aux payeurs de taxes.Même le Concorde a été utilisé pour des exercise de crash d’avion.Bref,rien de trop beaux,rien de trop coûteux pour la « Classe Militaire ».Continuez de payer,bandes de caves (ils ont du se dire entre eux).

DES COÛTS FARAMINEUX

L’atoll de Mururoa, dans l’archipel des Tuamotu, où la France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines (photo AFP de 1971), va faire l’objet d’une modernisation complète de ses infrastructures de surveillance. A Fangataufa ont lieu 24 tests.

Selon le délégué à la sûreté nucléaire, Bernard Dupraz, ces travaux qui dureront quatre ans et sont estimés à près de 50 millions d’euros (la facture sera payée par le ministère de la Défense). Quelque 200 personnes pourraient être alors déployées sur le site. Des appels d’offres sont annoncés pour janvier 2014.

L’atoll, où une partie des installations datant du Centre d’expérimentations du Pacifique (CEP) ont été détruites et rasées après le dernier essai, en 1996, abrite toujours une piste d’aviation et une trentaine de militaires en charge de la sécurité de ce périmètre. Mururoa reste un espace militaire interdit.

L’atoll fait l’objet d’une surveillance permanente via le système Telsite, mais ce système est vieillissant et il va donc être totalement modernisé entre 2014 et 2018. La surveillance est d’abord radiologique mais aussi géo-mécanique car les expérimentations nucléaires souterraines ont en effet provoqué des fissures dans le substrat corallien formant la couronne de l’atoll.

Durant les quatre années de travaux visant à rénover complètement les installations de surveillance de Mururoa, l’actuel système Telsite continuera d’effectuer normalement son travail de surveillance.

UNE INDEMNISATION AU COMPTE-GOUTTES

Localisation des tests nucléaires sur l'Atoll...un peu tassés!
Localisation des tests nucléaires sur l’Atoll:chaque endroit de test reçoit un nom de femme !…un peu tassés!
10 millions d’euros par an sont prévus pour indemniser les victimes des 210 essais nucléaires français de 1960 à 1996. «Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés», précise le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Le ministre de la Défense Hervé Morin dévoile aujourd’hui un projet de loi d’indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires menés par la France de 1960 à 1996 dans le Sahara et en Polynésie, texte très attendu des associations de vétérans.
L’objectif est de déposer ce texte sur le bureau du Parlement d’ici à la fin du premier semestre, 10 millions d’euros de provision annuelle étant prévus dans un premier temps, précise-t-on au ministère de la Défense.
«Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés, sans compter les populations qui vivaient au Sahara et en Polynésie à l’époque des essais», a précisé le ministre dans un entretien publié sur le site Internet du «Figaro».
Il s’agira donc de civils et militaires, employés par la défense ou par des entreprises comme le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ou leurs sous-traitants, mais aussi des populations algériennes ou polynésiennes présentes à proximité.
Les essais avaient mobilisé 150.000 travailleurs, dont près de 20.000 au Sahara et les autres en Polynésie. Quant aux populations polynésiennes, elles représentaient 2.000 personnes dont 600 enfants de moins de 15 ans.
Pour toutes les victimes, qui relevaient jusqu’à présent de régimes divers, les décrets d’application fixeront une liste de 18 maladies (leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…).
La liste sera calquée sur celle établie par un organisme de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER). Elle pourra toutefois être étendue au gré de l’évolution des connaissances médicales, précise-t-on de même source.
De la même manière, les zones géographiques seront très précisément déterminées par décret, la loi prévoyant les périodes concernées, qui s’étendront jusqu’au démantèlement des installations d’essais.
Les dossiers d’indemnisation seront confiés à un comité de neuf membres, principalement des médecins, présidé soit par un conseiller soit d’Etat soit de la cour de cassation, le ministre de la Défense ayant le dernier mot.
Les indemnités, dont le montant sera laissé à l’appréciation de ce comité qui disposera de six mois pour émettre une proposition, seront versées sous forme de capital, ajoute-t-on au ministère de la Défense. De la même manière, aucun seuil d’exposition aux radiations ne sera fixé.
La création d’une commission nationale de suivi, réclamée par les associations de vétérans, n’a en revanche pas été retenu, indique-t-on encore.
Le ministère de la Défense reconnaît plusieurs incidents dont quatre lors d’essais conduits dans des galeries au Sahara qui n’ont pas été totalement confinés, en particulier le 1er mai 1962 lorsque des retombées radioactives importantes ont été relevées dans une bande de plus de 150 km.
En Polynésie, indique-t-on de même source, sur les 41 essais aériens, une dizaines de retombées radioactives ont été notées sur les atolls environnants dont 6 ont eu un impact radiologique.

VOICI UN TÉMOIGNAGE D’UN ANCIEN MILITAIRE FRANÇAIS :
Bonjour,
J’ai pris le temps il y a quelques mois de lire un résumé (334 pages)du rapport d’experts sur les risques encourus, par les vétérans du nucléaire.
N’oublions pas cependant que les populations civiles et les travailleurs Polynésiens étaient eux aussi exposées aux effets des expérimentations nucléaires.
Nombres d’entre nous ne sont plus de ce monde pour voir enfin se profiler un début de reconnaissance.
C’est un bien? Je ne sais pas!! Car l’argent, même s’il va aider nombre d’entre eux, ne fera pas revenir les morts et ne guériras pas les maladies incurable liées à des effets que même les scientifiques, sont incapables de définir. 
Nous avons tous passés des moments agréables et inoubliables, sur ces atolls.
Pour ma part j’y serais allé, même en connaissant les risques.
Ah oui, j’oubliais de dire, le résultat de mon analyse concernant ce rapport: il n’y avait aucun risque majeur avec les connaissances de l’époque…………..
Donc la France possède des bombes H et des bombes A très propres????
Amicalement
Francis
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AUTRE TÉMOIGNAGE ÉLOQUENT D’UN ANCIEN MILITAIRE  FRANÇAIS:
Bonjour,

de toute manière, nous étions fatalistes. 

Je ne sais si la Légion a travaillé dans la région de Reggane en Algérie où ont été effectués 17 essais nucléaires (4 en atmosphère et 13 souterrains) mais en Polynésie, nous allions comme toujours là où on nous envoyait.

Le fait d’être à Mururoa ou Fangataufa n’enchantait personne car nous étions perdus au milieu du Pacifique après avoir goûté aux douces et folles nuits à Tahiti dont nous étions éloignés de 1.200 kms !!!

C’était des bases militaires, donc pas de village tahitien comme à Hao. Les seuls civils étaient le personnel du CEA – Commissariat à l’Energie Atomique, les entreprises civiles qui bossaient pour le CEP – Centre d’Expérimentations du Pacifique – et les tahitiens qui travaillaient avec le régiment. A Mururoa, 3.000 hommes et 4 femmes mieux gardées que la bombe.

Je n’ai pas connu les tirs en atmosphère qui se sont achevés en 1974, puisque j’ai été affecté au 5° RMP / Papeete en septembre 1975 et à Mururoa début janvier 1976.

J’ai donc connu les campagnes de tirs souterrains jusqu’à novembre 1977 qui allaient de la petite secousse qu’on sentait à peine à tout l’atoll qui bougeait comme en 1976 où la secousse a duré 43 secondes.

Seule protection, un masque à gaz ! Pas de dosimètre ! Les plate-formes surélevées que j’ai vu depuis n’existaient pas alors pour éviter les mini raz-de-marées provoqués par l’explosion.

Après le tir, j’étais allé à une conférence du CEA pour les officiers et les sous-officiers du régiment où on nous avait montré des croquis, projeté des films et répondu à nos questions.

Aucun risque nous avait-on dit et quand bien même une fissure se serait produite, on tirait quand il y avait du vent de manière à ce que l’éventuel nuage radioactif parte ailleurs.

Je crois que c’est pour cela que la Nouvelle-Zélande et l’Australie râlaient à l’époque car si ça c’était produit, c’est eux qui ramassaient !!!

Enfin, n’étant pas des spécialistes, on faisait comme si tout allait bien ! Pas le choix, surtout quand on y était affecté pour deux ans.

On allait se balader le week-end vers l’endroit de l’atoll où avaient eu lieu les essais en atmosphère, on ramassait les coquillages, on mangeait même les langoustes et les poissons.

On a même entendu parler d’essais de la bombe à neutrons. Vrai ou faux, on ne le saura sans doute jamais !

J’ai passé un petit examen avant de rentrer en Métropole. Pendant 20 minutes on m’a enfermé dans un coffre relié à plein d’appareils et on m’a dit que tout était ok.

Donc, bête et discipliné, j’ai écouté et cru ce que l’on m’a dit !!!

A ce jour je ne brille toujours pas la nuit mais ça ne veut rien dire !

Amicalement
Simon

source : Libération.fr
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Situation du CEP et de Mururoa en particulier : il est à 1200 km de Tahiti , 4750 de la Nouvelle Zélande , 6600 de Lima (Pérou) , 6720 de Santiago (Chili) 6900 km de Sydney (Australie) , avec 2300 habitants
Situation du CEP et de Mururoa en particulier : il est à 1200 km de Tahiti , 4750 de la Nouvelle Zélande , 6600 de Lima (Pérou) , 6720 de Santiago (Chili) 6900 km de Sydney (Australie) , avec 2300 habitants

LES VICTIMES CIVILES DE POLYNÉSIE

Test nucléaire puissant en 1970.Remarquez  la proximité des gens à l'avant-plan
Test nucléaire puissant en 1970.Remarquez la proximité des gens à l’avant-plan

Agriculteur sur l’île de Tahaa, dans l’archipel des îles sous le vent en Polynésie française, Lucien Faara s’était exilé en 1968 sur l’atoll de Mururoa. Il espérait ytrouver des revenus plus stables que ceux que lui procurait son champ de taro. Pendant huit ans, il a travaillé comme manœuvre sur les sites où le centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) et le centre à l’énergie atomique (CEA) réalisaient les essais nucléaires.

En 2004, Lucien Faara est mort d’un cancer broncho-pulmonaire. Sa veuve demande, depuis 2005, que la maladie et le décès de son époux soient reconnus comme liés à la contamination radioactive. Elle espérait obtenir gain de cause auprès du comité d’indemnisation (Civen) créé par la loi sur la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de janvier 2010, dite loi Morin. En vain.

Le 29 mai, le tribunal administratif de Papeete se penchera sur son recours et celui de six anciens travailleurs et de leurs ayants droit contre la décision du Civen de rejeter leur demande d’indemnisation. Ce sera le troisième et dernier rendez-vous judiciaire sur cette question depuis le 21 mai au palais de justice de Papeete. Tribunal du travail et cour d’appel ont examiné les actions des anciens travailleurs contre le CEA, accusé de ne pas avoir pris les mesures de sécurité suffisantes pour éviter qu’ils soient contaminés.

« JE VEUX OUBLIER »

« Je veux oublier. Mais ça me fait mal au cœur quand je vois mes collègues partir », murmure Robert Voirin, ancien manœuvre à Mururoa. « On nous disait de nousmettre les mains sur les yeux et de tourner le dos au champignon », raconte-t-il. En 1998, il se plaint de ganglions aux jambes et les médecins diagnostiquent un lymphome.

Le 21 mai, le tribunal du travail a entendu les plaidoiries de son avocat sur l’expertise médicale ordonnée en juin 2009. Il rendra une décision le 16 juillet. « Je n’attends plus grand-chose, avoue M. Voirin. Je veux juste savoir si cette maladie risque d’être transmise à mes enfants. »

Le CEA a été condamné en première instance au civil pour le décès de Lucien Faara. Plaidant l’absence de lien entre la maladie et les essais, l’avocat du CEA, Me Franck Dremaux, a estimé devant la cour d’appel, le 24 mai, que « les essais, l’atome, le nucléaire militaire font peur, mais la polémique ne doit pas entrer dans la salle d’audience ». Il a demandé une expertise médicale.

La loi Morin devait, selon les termes de l’ancien ministre de la défenseéviter de telles « procédures judiciaires longues et aléatoires ». La déception est à la hauteur de l’espoir suscité par le texte, présenté comme un aveu de « la responsabilité de l’Etat dans les souffrances que supportent aujourd’hui ceux qui l’ont servi hier ».

TOUS LES CAS POLYNÉSIENS ÉCARTÉS

Sur les 720 dossiers, civils et militaires, reçus par le Civen, quatre ont obtenu une indemnisation, située entre 16 000 et 60 000 euros. Tous les cas polynésiens ont été écartés. « Ils attendent que l’on meurent les uns après les autres pour qu’il y ait moins de personnes à indemniser », lâche, désabusé, Robert Voirin« C’est une humiliation, » tonne Roland Oldham, de l’association de défense des anciens travailleurs Mururoa e Tatou.

 Le Civen justifie les rejets en considérant comme « négligeable » le risque que lespathologies soient imputables aux essais nucléaires. « La loi a été vidée de son sens. La méthode de calcul du Civen réintroduit une logique de seuils de radiation exclue par le législateur », condamne Me Cécile Labrunie, avocate des anciens militaires.

Les associations des anciens travailleurs souhaitent la refonte complète du dispositif et le gouvernement polynésien a demandé un rendez-vous au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour évoquer ces demandes. Le délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires de Polynésie française, Bruno Barrillot, note que Christiane Taubira avait porté, en 2009, une proposition de loi sur ce sujet, tout comme l’avait fait, sept ans auparavant, Marie-Hélène Aubert, aujourd’hui conseillère de François Hollande.

On aime aussi rappeler, à Mururoa e Tatou, que la banderole de l’association est un cadeau du conseil municipal de la ville de Nantes dirigée par M. Ayrault. Toute la semaine, elle a été déployée, lors de chaque audience, devant le palais de justice de Papeete.

 

Christine Chaumeau ((Papeete, correspondante))

 

Les crimes d’Al Qaïda en Syrie en sont rendus à 126 000 victimes

La guerre syrienne, 126 000 victimes

 

Syrie terrorisme 002

Guerres sanglantes en Syrie ont pris près de 126 000 morts depuis le début du conflit avant 33 mois. Parmi les morts était plus de 44 300 civils, dont plus de 6600 enfants. Le plus puissant parti kurde en Syrie espère que la région autonome kurde, dans le pays,soit reconnue.

Le conflit syrien sanglante  débuté en  2011.  a tué près de 126 000 personnes, selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, basé à Londres.

Les Kurdes syriens veulent l’autonomie dans une Syrie fédéral
Le Parti de l’unification démocratique , le plus puissant parti kurde en Syrie ,  espère  établir  une région autonome kurde  en Syrie , a déclaré le président du parti Salih musulman .
Dans un entretien avec l’AFP , l’Islam a confirmé qu’il a entamé le processus de préparation de la constitution des régions du nord et du nord-ouest de la Syrie , où la majorité de la population sont des Kurdes , a indiqué la compagnie .
«Notre objectif n’est pas de faire sécession , mais les Kurdes veulent Syrie pour devenir une fédération », a déclaré musulman .
Les Kurdes de Syrie représentent environ 15 pour cent de la population et vivent principalement dans le nord-est et nord-ouest du pays , le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak …d’ou viennent justement les ravitaillement d’Al Qaïda (une coïncidence?).

L’organisation , qui a tient compte  des activistes du Réseau oslanja , des conseils d’avocats et des emplacements  des médecins,des cliniques ,des hopitaux et des morgues entre  les zones gouvernementales et les mercenaires  ,  estime la première évaluation au  nombre de  125 835 décès ,selon  AFP .

 

L’observatoire a dit qu’il  a documenté la mort de 232 membres du groupe chiite libanais Hezbollah et d’autres   265 combattants chiites qui se battent sur ​​le côté du gouvernement syrien .

L’organisation est également enregistré 2781 décès de personnes non identifiées .

Dans le même temps , l’ONU (qui continue à désinformer) affirme qu’il a découvert plus de preuves que les fonctionnaires du gouvernement syrien , y compris le président Bachar al -Assad  sont responsables de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans ce pays.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme , Navi Pillay, a déclaré que le comité de l’ONU pour enquêter sur les crimes pendant la guerre civile en Syrie est venu à une «preuve substantielle» de crimes où la preuve »fait référence à la responsabilité des plus hauts fonctionnaires du gouvernement , y compris le chef de l’Etat « , a rapporté l’ AP .

Mentez,mentez,il en restera toujours quelque chose.

Source: PTC (Serbie)

L’Islande va annuler jusqu’à $35 000 de dettes par ménage

La belle capitale de l'Islande
La belle capitale de l’Islande

 

 

Le gouvernement islandais a annoncé samedi 30 novembre un plan pour allégerles dettes des ménages qui ont contracté un emprunt immobilier, à concurrence d’un peu plus de $35 000 (24 000) euros chacun.

Ce plan était la principale promesse du Parti du progrès (centriste) du premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, victorieux aux élections législatives d’avril avec son allié conservateur, le Parti de l’indépendance.

Après de longs mois de tractations, le gouvernement de coalition a présenté des mesures d’un coût évalué à 150 milliards de couronnes (plus de 900 millions d’euros) sur quatre ans.

La mesure-phare est la réduction du principal de la dette pour les ménages ayant contracté un emprunt immobilier indexé sur l’inflation (ce qui est le cas dans la grande majorité des cas), sans conditions de revenus. Cet allégement de dettes, qui dépend du montant emprunté, est plafonné à quatre millions de couronnes (24 400 euros).

AUCUN DÉTAIL SUR LE FINANCEMENT

Les banques en Islande ne proposaient pratiquement que des emprunts indexés avant l’effondrement du système financier en 2008. Or, la profonde crise financièretraversée par ce pays a fait chuter la couronne islandaise, alimentant une inflation qui a fait grimper la dette des ménages.

« Actuellement, la dette des ménages équivaut à 108% du PIB, ce qui est élevé au plan international. (…) La mesure va doper le revenu disponible des ménages et encourager l’épargne », a affirmé le gouvernement dans un communiqué.

Ce dernier n’a fourni aucun détail sur son financement.Depuis qu’il a pris sesfonctions, le premier ministre a assuré que le plan ne devrait pas augmenter la dette publique. Il a d’abord promis une ponction sur les créanciers étrangers des banques islandaises, que de nombreux économistes ont jugée impraticable, puis a laissé planer le doute sur l’origine des fonds nécessaires. Les allégements de dettes doivent commencer « vers la mi-2014 », a précisé le gouvernement.

Source: Le Monde,La Droite Nationale

Périclès et la Révolution Mondiale

Périclès  prononce un discours funèbre en hommage  à ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.
Périclès prononce un discours funèbre en hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.

Avez-vous remarqué comment tout se brise vite ,tout s’écroule après une courte vie autour de nous?

Au Québec ,nos ponts,nos routes et nos édifices sont à l’image de notre démocratie: ces choses sont corrompues  et s’autodétruisent toutes seules.

Vous vous demandez surement ce que vient faire un homme politique grec ,comme Périclès dans la cour politique du Québec quand  je parle de corruption  et de démocratie?Bien, c’est très simple à comprendre : Périclès s’occupait avec intérêt de la chose publique,parce que c’était son bon plaisir,tandis que les politiciens que nous connaissons au Québec,s’occupent de  gérer les affaires publiques pour leurs petits intérêts personnels.

Tant que Périclès garda le pouvoir politique entre ses mains,la corruption était tenue à l’écart,mais elle se répandit dans la belle cité d’Athènes aussitôt qu’il décédait.Au Québec,c’est exactement le contraire:nous avons vécu l’évolution politique de Jean Charest qui nous montre que la corruption et le crime organisé sont devenu des composantes génétiques  du système politique ,au Québec.

Afin de pouvoir un peu s’en inspirer,je me permets  de vous  faire une petite  recherche sur ce grand homme qui donna son nom à tout un siècle:Périclès!

Périclès

Périclès régna sur la démocratie athénienne presque sans interruption pendant plus de trente ans, à partir de 462 av. J.-C. Il fit la gloire de sa cité et prépara sa ruine. Quand un homme né pour le pouvoir est aussi capable d’admirer Phidias et Anaxagore, alors l’histoire humaine connaît l’un de ses grands moments. Périclès avait le génie du génie.

Biographie

Au moment où Périclès accède aux plus hautes fonctions, Athènes est déjà engagée dans un processus qui l’oblige, pour payer ses largesses aux citoyens, à accroître son empire en augmentant le tribut exigé de chaque cité conquise. La dégradation de la situation est inévitable. Périclès fera durer le statu quo pendant plus de trente ans et ce statu quo sera l’une des époques glorieuses de l’humanité.Les conditions pour que s’accomplisse le miracle grec étaient réunies. Il ne manquait à Athènes qu’un chef qui soit à la hauteur des circonstances, comme Solon, Pisistrate et Clisthène l’avaient été. Ce chef, ce sera Périclès qui présidera aux destinées d’Athènes pendant plus de trente ans, de l’an ~ 462 à sa mort, survenue en ~ 429.Comme ses plus illustres prédécesseurs, Périclès est un aristocrate qui a conquis le coeur des Athéniens en donnant l’exemple de la vertu. À sa mort, on constata que sa fortune ne s’était pas accrue. Il donna plus à sa cité qu’il ne reçut d’elle. La sollicitude dont il fit toujours preuve pour son meilleur ami, le philosophe Anaxagore, donne la mesure de son humanité. Ayant renoncé à ses terres, Anaxagore avait toujours vécu, bien modestement, de la générosité de Périclès. «On dit, raconte Plutarque, que dans sa vieillesse, se voyant négligé par Périclès, que ses grandes affaires empêchaient de penser à lui, il se coucha et se couvrit la tête de son manteau, résolu de se laisser mourir de faim. Périclès n’en fut pas plus tôt informé qu’accablé de cette nouvelle, il courut chez lui, et employa ses prières les plus pressantes pour le détourner de son dessein: – « Ce n’est pas vous que je pleure lui disait-il, c’est moi qui vais perdre un ami dont les conseils me sont si utiles pour le gouvernement de la république ». Alors, Anaxagore se découvrant la tête: – « Ceux qui ont besoin d’une lampe ont soin d’y verser de l’huile. »»

Périclès fut-il un roi plébiscité, comme certains le lui ont reproché, ou un authentique représentant du peuple? Fut-il un démagogue rusé ou un serviteur éclairé de la chose publique? À l’altitude où il se meut, les contraires se rejoignent. Le peuple lui donna le pouvoir pour longtemps, mais Périclès fut toujours tenu de rendre des comptes. Il était aimé, admiré, mais non idolâtré et il craignait sans doute plus le peuple que le peuple ne le craignait.

Une population qui, au théâtre, accordait le premier prix tantôt à Sophocle, tantôt à Euripide, qui admirait des sculpteurs comme Phidias, discutait avec des philosophes comme Anaxagore et Socrate, pouvait-elle idolâtrer son chef? Elle se moquait plutôt de lui avec une aimable familiarité. Son surnom de «tête d’oignon» était connu de tous. Il avait, en effet, la tête d’une longueur disproportionnée. Quand il ordonna la construction de l’Odéon, le poète comique Cratinus se moqua de lui en ces termes:

«Ce nouveau Jupiter à tête d’oignon
Et dont le vaste crâne est gros de l’Odéon,
Périclès, vient à nous, tout fier de l’avantage
D’avoir de l’ostracisme évité le naufrage.»

Même quand il était au faîte de sa gloire, il pouvait accueillir de bonne grâce une critique et même une raillerie. Après son éclatante victoire contre Samos, il fit lui-même l’oraison funèbre des citoyens morts dans cette guerre. «Lorsqu’il descendit de la tribune, nous dit Plutarque, toutes les femmes allèrent l’embrasser et lui mirent sur la tête des couronnes et des bandelettes, sauf Elpinice qui lui dit, en s’approchant: « Voilà sans doute Périclès, des exploits bien admirables et bien dignes de nos couronnes, d’avoir fait périr tant de braves citoyens, non en faisant la guerre aux Phéniciens ou aux Mèdes, comme mon frère Cimon, mais en ruinant une ville alliée qui tirait de nous son origine ». Périclès se mit à sourire…»

Il arrivait que l’Assemblée refuse à Périclès les crédits qu’il réclamait. «Très bien, dit-il un jour dans une telle circonstance: je paierai moi-même les travaux, mais je mettrai mon nom sur les monuments et non celui du peuple d’Athènes». «À ces mots, nous dit Plutarque, soit par admiration pour sa grandeur d’âme, soit par jalousie, on ne voulut pas lui céder la gloire de tant de beaux ouvrages, tout le peuple s’écria qu’il n’avait qu’à prendre dans le trésor de quoi en couvrir les frais et de ne rien épargner.»

Ce fut un orateur de tout premier ordre. On a parfois le sentiment que ses concitoyens le contredisaient pour le seul plaisir de l’obliger à faire un beau discours. Thucydide, l’un de ses principaux rivaux devant l’Assemblée, était aussi un de ses admirateurs. «Quand je lutte contre lui, disait-il, et que je l’ai jeté par terre, il soutient qu’il n’est pas renversé et il finit par le persuader aux autres spectateurs.»

Il faisait la guerre par nécessité; c’est dans le développement des arts qu’il mettait son plaisir et s’il perdit jamais le sens de la mesure, ce fut dans la recherche de la beauté. Jamais un programme de plein emploi – car c’était là le but de Périclès – ne produisit tant de chefs-d’oeuvre. Le Ve siècle av. J.-C. est appelé tantôt le Siècle d’or, tantôt le Siècle de Périclès. La statue d’Athéna, exécutée par Phidias, était en or. C’est ce chef-d’oeuvre qui donna le ton des travaux d’embellissement d’Athènes, dont Phidias assura d’ailleurs l’intendance.

Cinq siècles plus tard, les visiteurs d’Athènes étaient encore étonnés qu’on ait pu en si peu de temps construire des monuments destinés à l’immortalité. D’habitude, le temps consacré à la réalisation d’une oeuvre donne la mesure de sa longévité. «Aussi, ce qui rend plus admirables les édifices de Périclès, nous dit Plutarque, c’est qu’achevés en si peu de temps, ils aient eu une si longue durée. Chacun des ouvrages était à peine fini qu’il avait déjà, par sa beauté, le caractère de l’antique; cependant aujourd’hui, ils ont toute la fraîcheur, tout l’éclat de la jeunesse: tant y brille cette fleur de nouveauté qui les garantit des impressions du temps! Il semble qu’ils aient eux-mêmes un esprit et une âme qui les rajeunissent sans cesse et les empêchent de vieillir».

Deux mille ans après ce commentaire de Plutarque, on admire toujours le Parthénon.

Anaxagore, l’ami et le maître

Quelle éducation Périclès avait-il donc reçue pour exceller ainsi dans tous les domaines, pour s’entourer de la plus belle constellation de génies qui ait jamais été rassemblée dans un même lieu et pour donner une indicible unité à la variété des oeuvres qu’il ordonnait, depuis les jeux de musique de la fête des Panathénées jusqu’à la chapelle des mystères à Éleusis?

Nous avons vu comment Périclès s’est porté au secours du philosophe Anaxagore, quand ce dernier était disposé à se laisser mourir. L’amitié de ce sage, qui était aussi un savant, eut sur lui le même effet bienfaisant que celle de Solon sur Pisistrate.

«L’ami le plus intime de Périclès, nous dit Plutarque, celui qui contribua le plus à lui donner cette élévation, cette fierté de sentiments, peu appropriée, il est vrai, à un gouvernement populaire; celui enfin qui lui inspira cette grandeur d’âme qui le distinguait, cette dignité qu’il faisait éclater dans toute sa conduite, ce fut Anaxagore de Clazomène, que ses contemporains appelaient l’Intelligence, soit par admiration pour ses connaissances sublimes et sa subtilité à pénétrer les secrets de la nature, soit parce qu’il avait le premier établi pour principe de la formation du monde, non le hasard et la nécessité, mais une intelligence pure et simple qui avait tiré du chaos des substances homogènes. Pénétré de l’estime la plus profonde pour ce grand personnage, instruit à son école dans la connaissance des sciences naturelles et des phénomènes célestes, Périclès puisa dans son commerce non seulement une élévation d’esprit, une éloquence sublime éloignée de l’affectation et de la bassesse du style populaire, mais encore un extérieur grave et sévère que le rire ne tempérait jamais, une démarche ferme et tranquille, un son de voix toujours égal, une modestie dans son port, dans son geste et dans son habillement que l’action la plus véhémente, lorsqu’il parlait en public, ne pouvait jamais altérer. Ces qualités, relevées par beaucoup d’autres, frappaient tout le monde d’admiration.»

Cette vision d’un monde gouverné par une intelligence suprême est de toute évidence le principe secret de la merveilleuse unité que Périclès a introduite dans toutes ses oeuvres. Les penseurs de cette époque s’intéressaient aussi bien aux lois qui régissent l’univers qu’à celles qui régissent les sociétés humaines. La politique était à leurs yeux indissociable de la cosmologie. La ressemblance entre le macrocosme et le microcosme allait de soi. Le macrocosme c’était l’univers, le microcosme c’était tantôt la Cité, tantôt l’âme humaine.

Cette intelligence qu’Anaxagore voyait à l’oeuvre dans le cosmos, Périclès s’efforça de la faire régner sous la forme de la justice, dans la cité qu’il dirigeait, sous la forme de l’harmonie, dans les oeuvres d’art qu’il commandait. Dans un poème intitulé Le temple d’Éphèse,Victor Hugo trouvera des accents inoubliables pour évoquer l’unité d’inspiration des grandes cités grecques dont Athènes est le modèle:

«Ma symétrie auguste est soeur de la vertu…
Sparte a reçu sa loi de Lycurgue rêveur,
Moi, le temple, je suis législateur d’Éphèse;
Le peuple en me voyant comprend l’ordre et s’apaise;
Mes degrés sont les mots d’un code, mon fronton
Pense comme Thalès, parle comme Platon,
Mon portique serein, pour l’âme qui sait lire,
À la vibration pensive d’une lyre,
Mon pérystile semble un précepte des cieux;
Toute loi vraie étant un rythme harmonieux,
Nul homme ne me voit sans qu’un dieu l’avertisse;
Mon austère équilibre enseigne la justice;
Je suis la vérité bâtie en marbre blanc;
Le beau, c’est, ô mortels, le vrai plus ressemblant;
Venez donc à moi, foule, et, sur mes saintes marches,
Mêlez vos coeurs, jetez vos lois, posez vos arches;
Hommes, devenez tous frères en admirant;
Réconciliez-vous devant le pur, le grand,
Le chaste, le divin, le saint, l’impérissable;
Car, ainsi que l’eau coule et comme fuit le sable,
Les ans passent, mais moi je demeure; je suis
Le blanc palais de l’aube et l’autel noir des nuits
Chef-d’oeuvre pour les yeux et temple pour les âmes.»

La séparation de la pensée appliquée à l’univers et de la pensée appliquée à l’humanité est au contraire l’une des caractéristiques de la modernité occidentale. D’un côté, nous ne reconnaissons dans l’univers que la force; de l’autre, nous nous croyons en mesure de faire régner dans les sociétés humaines un principe autre que la force: la justice.

Anaxagore devait cependant être bien près de penser la chaîne des causes comme nous le faisons aujourd’hui, puisqu’il a mis Périclès en garde contre la superstition. «Périclès, poursuit Plutarque, a encore appris d’Anaxagore à s’élever au-dessus de cette faiblesse qui fait qu’à la vue de certains météores, ceux qui n’en connaissent pas les causes sont remplis de terreur, vivent dans une crainte servile des dieux et dans un trouble continuel. La philosophie, en dissipant cette ignorance, bannit la superstition toujours alarmée, toujours tremblante, et la remplace par cette piété solide qui soutient une ferme espérance.»
Il y eut une fois un chef ayant comme projet d’imprégner sa cité 
d’une intelligence semblable à celle qui gouverne l’univers.

Périclès évita peut-être une catastrophe grâce à cet enseignement. Une éclipse du soleil survint un jour où une imposante flotte s’apprêtait à appareiller pour une mission importante. Craignant le pire parce que la panique s’était emparée des troupes, Périclès fit venir le pilote et lui mit son manteau devant les yeux. «Eh bien! lui dit-il, quelle différence y a-t-il entre mon manteau et ce qui cause l’éclipse, sinon que ce qui produit les ténèbres est plus grand que mon manteau?»

Le maître de Périclès apparaît comme le lointain précurseur des théories actuelles sur l’évolution de l’univers. Si, disait-il, les choses, tout en ayant une identité qui les rend irréductibles les unes aux autres, peuvent néanmoins naître les unes des autres – comme le cheveu qui sort de la tête – c’est que chacune d’elles renferme le principe de toutes les autres. Chaque chose est dénommée d’après la qualité qui prédomine en elle; mais l’infinité des autres qualités y est présente quoique indistincte. À l’origine du mouvement circulaire, qui opéra la différenciation des éléments et donc l’évolution de l’univers, il y a l’Intelligence suprême.

Anaxagore fut banni d’Athènes pour impiété, mais peut-être avait-on voulu toucher Périclès dans la personne de l’un de ses amis très chers. Les Athéniens lui reprochaient d’avoir soutenu que le soleil était une pierre incandescente et la lune une terre!

Enfin, Anaxagore a sans doute été l’un des premiers mathématiciens à apprivoiser la notion d’infini. On pense que dans la prison où il aurait séjourné avant son exil, il se serait attaqué au problème de la quadrature du cercle. Il aurait aussi soutenu que les grandeurs sont divisibles à l’infini.

Sous le charme d’Aspasie

Périclès eut aussi comme maître Zénon, un autre philosophe, de même que Damon que l’on pourrait qualifier de musicien politicologue. Périclès s’exposa en outre au rayonnement d’une grande dame qu’il aima toujours passionnément en dépit de toutes les calomnies dont elle fut l’objet: Aspasie, sa seconde femme, la première l’ayant quitté à l’amiable après lui avoir donné deux fils.

Les Athéniennes n’étaient pas toutes comme Xantippe, la femme de Socrate, reléguées à une grincheuse obscurité et les hommes en vue n’avaient pas tous des préférences pour les beaux garçons. «L’attachement de Périclès pour Aspasie, raconte Plutarque, fut une véritable passion. […] Il l’aima si tendrement, qu’il ne sortait et ne rentrait jamais chez lui sans l’embrasser».

Périclès se serait attaché à elle à cause de ses connaissances. Les poètes comiques étaient plutôt d’avis que le grand homme s’était laissé séduire par une courtisane dont l’influence était encore plus grande que la sienne. Socrate fréquentait son salon et sa réputation était telle de par le monde que le roi des Perses, Cyrus, donna le nom d’Aspasie à celle de ses concubines qu’il aimait le plus.

Platon dit qu’Aspasie était réputée pour ses leçons de rhétorique. Les Athéniens les plus en vue menaient leur femme dans sa maison, pour qu’elles apprennent à parler en l’écoutant. Ils prenaient un certain risque, disaient les méchantes langues, car elle pouvait aussi leur apprendre le métier de courtisane!

Son rôle dans la politique athénienne semble avoir été considérable, son influence sur Périclès importante. Athènes fut à un certain moment en guerre contre Milet. Or, Aspasie était de Milet, comme le sage et savant Thalès. Cette cité ionienne, exposée aux parfums de l’Orient, avait atteint un très haut degré de raffinement. Pour sauver Milet, Périclès persuada les Athéniens d’envahir plutôt Samos.

Tout au cours de l’histoire, Aspasie aura, comme ce fut le cas de son vivant, ses admirateurs et ses dénigreurs, mais saurons-nous jamais ce que pouvait être, à l’époque de Périclès une grande courtisane capable de séduire Socrate et ses amis?

Toi aussi, Périclès!

Il est difficile d’imaginer un homme d’État qui se soit plus approché de la perfection que Périclès. Hélas! Pendant tout le temps où il a exercé le pouvoir, un pouvoir devenu absolu vers la fin, on lui a adressé un reproche majeur qui semble justifié: pour financer ses grands travaux et s’attacher le peuple d’Athènes, il a puisé dans le trésor de la Confédération des cités grecques. C’est un peu comme si les présidents américains avaient, après la guerre de 1939-45, puisé en toute liberté dans le Trésor des Nations-Unies. Les cités grecques, en vue d’assurer leur défense commune contre les Perses, avaient constitué un trésor auquel elles contribuaient à proportion de leur importance. Le trésor avait d’abord été déposé à Délos. Endroit dangereux, dirent les Athéniens, à la portée de l’ennemi. Ils obtinrent ainsi qu’il soit transporté dans leur cité. La contribution des autres cités risquait alors de devenir une taxe devant servir au développement d’Athènes. C’est ce qui se produisit sous Périclès.

Ce dernier a-t-il été poussé jusqu’à la démesure par son amour de la beauté et de la gloire? La mécanique du pouvoir l’a-t-elle contraint à s’attacher le peuple d’Athènes par des libéralités qui dépassaient les moyens de cette cité? Voici en tout cas le reproche que ses adversaires adressaient à Périclès: «La Grèce ne peut se dissimuler que, par la plus injuste et la plus tyrannique dépravation, les sommes qu’elle a consignées pour les frais de la guerre sont employées à dorer, à embellir notre ville, comme une femme coquette que l’on couvre de pierres précieuses; qu’elles servent à ériger des statues magnifiques, à construire des temples, dont tel a coûté jusqu’à mille talents.»

Voici ce que Périclès répondait: «Nous combattons pour les autres cités, et nous éloignons les Barbares de leurs frontières; ils ne fournissent pour la guerre ni chevaux, ni galères, ni soldats; ils ne contribuent que de quelques sommes d’argent, qui, une fois payées, n’appartiennent plus à ceux qui les livrent, mais à ceux qui les reçoivent, lesquels ne sont tenus qu’à remplir les conditions qu’ils s’imposent en les recevant. La ville, abondamment pourvue de tous les moyens de défense que la guerre exige, doit employer ces richesses à des ouvrages qui, une fois achevés, lui assureront une gloire immortelle. Des ateliers en tous genres sont mis en activité, l’emploi et la fabrication d’une immense quantité de matières alimentant l’industrie et les arts, un mouvement général utilisant tous les bras; telles sont les ressources incalculables que ces constructions procurent déjà aux citoyens, qui presque tous reçoivent, de cette sorte, des salaires du trésor public; et c’est ainsi que la ville tire d’elle-même sa subsistance et son embellissement.»

Périclès ne niait donc pas les faits qu’on lui reprochait, il tentait seulement de les justifier. S’il a réussi à le faire devant ses concitoyens, il n’a pas réussi à le faire devant l’histoire. Force est de constater que par ses largesses suspectes, il a précipité la chute d’Athènes, en dressant contre elle les cités jadis alliées et en affaiblissant le peuple de diverses manières: par les dissensions résultant de la répartition des largesses, par la facilité et les illusions entretenues dans la population, en somme, par une démesure générale résultant du fait que, dans les sociétés humaines, l’appétit vient en mangeant. Vers la fin de son règne, mot qui convenait alors, Périclès avait en effet besoin de tout son pouvoir de persuasion pour contenir les ardeurs conquérantes du peuple athénien. Ayant pris la douce habitude de tout se permettre impunément, ce dernier ne songeait qu’à s’enrichir par de nouvelles conquêtes. Cela devait le conduire à brève échéance au désastre de Sicile et à la défaite aux mains des Spartiates.

Périclès est mort en 429 av. J.-C., pendant la grande peste qui frappait alors Athènes. Les digues morales se sont-elles rompues en même temps que les digues biologiques? On est tenté de le croire tant on est frappé par la façon dont les événements malheureux se précipitèrent par la suite.

Le prix de la justice

Par-delà l’histoire d’Athènes, la conduite de Périclès soulève une question de portée universelle: pour assurer la justice à l’intérieur d’une cité ou d’un pays, faut-il donc pratiquer l’injustice contre l’extérieur? Depuis l’avènement de l’État de droit et de la démocratie, Athènes se trouvait dans une dynamique telle que pour assurer le progrès de l’ensemble de la société, il fallait maintenir l’équilibre entre les riches et les pauvres en améliorant le sort des uns et des autres; cela ne pouvait se faire que par des injustices du genre de celle que commit Périclès à l’endroit des autres cités membres de la Confédération.

Mais Périclès avait-il le choix de ses moyens d’action? Pouvait-il faire autre chose que retarder une déchéance qui avait commencé bien avant son avènement au pouvoir? Voici en quels termes Plutarque a pardonné à Périclès: «Périclès mérite donc toute notre admiration, non seulement par la douceur et la modération qu’il conserva toujours dans une multitude d’affaires si importantes et au milieu de tant d’inimitiés, mais plus encore par cette élévation de sentiments qui lui faisait regarder comme la plus belle de ses actions de n’avoir jamais, avec une puissance si absolue, rien donné à l’envie ni au ressentiment, et de n’avoir été pour personne un implacable ennemi.[…] Les événements qui suivirent la mort de Périclès firent bientôt sentir aux Athéniens toute la perte qu’ils avaient faite, et leur donnèrent les plus vifs regrets. Ceux qui, pendant sa vie, supportaient le plus impatiemment une puissance qui les offusquait, n’eurent pas plus tôt essayé, après sa mort, des autres orateurs et de ceux qui se mêlaient de conduire le peuple, qu’ils furent forcés d’avouer que jamais personne n’avait été ni plus modéré que lui dans la sévérité, ni plus grave dans la douceur. Cette puissance si enviée, qu’on traitait de monarchie et de tyrannie, ne parut plus alors qu’un rempart qui avait sauvé la république: tant, depuis sa mort, la corruption se répandit dans toute la ville, et y fit régner cette foule de vices que Périclès avait su contenir et réduire pendant sa vie, et qu’il avait empêchés de dégénérer en une licence qui serait devenue irrémédiable!»

En conclusion

Comprendre que l’homme n’a pas beaucoup évolué depuis Périclès ,est une chose.Ce qui est important c’est le contexte:actuellement ,la population mondiale atteint 7 milliards d’individus.L’atmosphère  contient de plus en plus de polluants divers,dont du bioxyde de carbone.Bientôt,l’air que nous respirons risque de se changer en poison mortel.Les grandes zones forestières sont détruites et surexploitées.La biodiversité est grandement menacée et nous sommes  réellement entré dans la Sixième Extinction Massive d’Espèces.Pire,les océans sont menacés par la radioactivité s’échappant  de la zone des centrales nucléaires de Fukushima et cela peut suffire à tout détruire.Non seulement,l’humanité est-elle menacée physiquement ,mais moralement encore plus, car la corruption et la violence  s’étendent partout.L’humanité ,le peuple des humains de la Terre est à la Merci de l’opulence,la concentration de pouvoirs ,le système esclavagiste du Nouvel Ordre Mondial ,le vol organisé des ressources collectives  et l’eugénisme rampant ,pour ne pas parler d’un génocide de plusieurs nations dont j’accuse ces mêmes criminels qui se prennent pour les Maîtres du Monde ,mais qui jouent aux apprentis-sorciers.

En tant que personnes responsables,nous avons le devoir de nous inspirer de Périclès,parce qu’il était un homme de pouvoir et de décision.Nous nous devons de nous inspirer d’un homme qui faisait bâtir dans la pierre pour perpétuer la culture  grecque alors que nos politiciens actuels ne font bâtir que pour le rendement et le profits immédiats.Aucun politicien actuel qu’il soit du Québec ou d’ailleurs dans le monde,ne semble préoccupé par le long terme .

En tant que nationalistes et socialistes,en tant qu’hommes et femmes  du peuple,nous sommes les 99% et dans son temps,même s’il était le dirigeant ,Périclès se sentait bien plus près des 99% que du 1% au sommet.C’est ce genre d’homme très rare dans l’histoire humaine qu’il faut prendre comme modèle afin de développer « une gestion parée du bouclier de l’Incorruptiblité. »

Pour que la Révolution Mondiale commence,invitons la déesse de la Justice à revenir sur Terre pour guider le Peuple!

Thémis,déesse de la Justice
Thémis,déesse de la Justice

(Sources: (Jacques Dufresne, La démocratie athénienne),(Plutarque,La vie de Périclès).)