ALERTE PROPHÉTIE : Un responsable israélien a dit que le régime de Tel-Aviv envisage de remplacer la Mosquée al-Aqsa à Al-Qods (Jérusalem) par un temple. Le ministre du Logement et de la Construction Uri Ariel a appelé vendredi à la construction de ce qu’il appelle «le troisième Temple « pour remplacer le lieu saint. Ariel a dit que le premier et le deuxième temples ont été détruits il y a de nombreuses années, de sorte que le troisième doit être construit maintenant. « Al-Aqsa est actuellement à la place du temple, » selon lui. Al-Aqsa est considéré comme le troisième lieu saint dans le monde musulman. Les Palestiniens ont dénoncé le plan de profanation. Ils disent que c’est une partie des tentatives actuelles du régime israélien à fausser l’histoire arabe et islamique. Les Palestiniens affirment que al-Qods est la capitale d’un futur Etat palestinien indépendant, et que son patrimoine doit rester intact.Comme on le voit,ce sont les vainqueurs et les dominants qui écrivent les livres d’histoire …,mais à leur façon.
Asherah’, la Cybèle mésopotamienne, épouse de Yahvé
Voilà plus d’une décade, le 29 octobre 1999, paraissait dans le journal Ha’aretzmagazine, un article qui allait secouer Israël : Deconstructing the walls of Jericho : who are the Jews ? (Déconstruction des murs de Jéricho : Qui sont les Juifs ?) de Ze’ev Herzog, professeur d’archéologie et d’études du Proche-Orient à l’Université de Tel-Aviv :
« Après soixante-dix ans d’intensives excavations sur la terre d’Israël, écrivait-il, les archéologues ont découvert que : les actions des patriarches sont des légendes, nous n’avons pas séjourné en Égypte ni connu l’exode, nous n’avons pas conquis de territoire. Aucune mention n’est faite de l’empire de David et Salomon. Les intéressés le savent depuis des années mais Israël est un peuple entêté et ne veut rien entendre ».
Ainsi, les Israélites ne seraient jamais allés en Égypte, n’auraient pas erré dans le désert ni conquis, par une campagne militaire, une terre qu’ils auraient ensuite léguée aux douze tribus d’Israël. La monarchie de David et de Salomon, décrite dans la Bible comme un pouvoir régional aurait été, dit-il, « tout au plus le royaume d’une petite tribu ». Et quel choquante révélation : le Dieu unique, YHWH (Yahvé), avait une épousenommée Asherah – fait confirmé par la découverte d’inscriptions : ‘YHWH et saAsherah’, ‘YHWH Shomron et sa Asherah’, ‘YHWH Teman et sa Asherah’, sur deux sites différents : l’un à Kuntilet Ajrud au sud-ouest du Negev, l’autre à Khirbet el-Kom dans le piémont judéen.
Ce qui confirmerait l’adoption du monothéisme par les hébreux seulement au 7ème siècle av.JC – et non pas institué par Moïse sur le Mont Sinaï – mont qui, incidemment, n’a pu être localisé avec certitude, pas plus d’ailleurs que les campements des tribus dans le désert. « Aucun site ne correspond au compte rendu biblique » affirme Z.Herzog.
Isis-Ra-El…les sources profondes du sionisme.
En 1960, lors d’une investigation archéologique du « portail hexagonal » (six-sided gate) de Megiddo, Yigael Yadin de l’Université de Tel-Aviv l’avait déjà situé au 9ème siècle et non pas au 10ème av. JC, sous Salomon, comme le prétendent les textes. Et Ze’ev Herzog de déclarer que « Salomon et David [sont] totalement absents du rapport archéologique… La plupart de ceux qui se sont engagés simultanément dans l’étude scientifique de la Bible, de l’archéologie et de l’histoire du peuple juif – jusqu’à se rendre sur le terrain à la recherche de preuves – s’accordent à penser que les événements historiques concernant les périodes de l’émergence du peuple juif sont radicalement différents de ce qui est écrit …L’impact de cette ‘révolution archéologique’ n’a pas encore sciemment atteint le public mais ne peut cependant pas être ignoré.
Contrairement à la Mésopotamie, l’archéologie en Palestine se développa à une date relativement tardive. Les premières excavations eurent lieu dans les années 1920, à Jéricho et Shechem (Nablus) sous la direction du chercheur William Foxwell Albright, maîtrisant aussi bien l’archéologie et l’histoire que les langues locales et celles du Proche-Orient.
Albright était convaincu que la découverte d’anciens vestiges réfuterait doutes et critiques envers la véracité des textes bibliques. Pourtant, de la conquête de la Terre promise (Canaan), en particulier les prises d’Aï et de Jéricho, à la fin du XIIIème siècle av. JC – décrites avec force détails dans le livre de Josué comme ‘une campagne militaire’ – les excavations ne révélèrent, malgré les efforts, aucune cité sur ces emplacements ni murs qui auraient été détruits. Bien sûr, certains ont tout bonnement prétendu que les fameux murs avaient été ‘emportés par la pluie ou utilisés à d’autres fins’…
Et il en fut de même pour le passage de la Mer Rouge par les Israélites et l’anéantissement des troupes pharaoniques dont aucun vestige ne peut témoigner. Quant à Jérusalem, les chercheurs ont conclu qu’elle ‘n’avait eu de statut central qu’après la destruction de sa rivale, Samarie, en 721av.JC 1. Dès la deuxième moitié du XIXème siècle, des critiques émanèrent, essentiellement de l’école Wellhausen d’Allemagne. Julius Wellhausen affirmait en effet que « l’historiographie biblique avait été formulée, dans une large mesure,‘ inventée’ pendant l’exil babylonien » et que « toutes ces séries d’évènements n’étaient pas plus que leur reconstruction tardive à des fins théologiques ».
Opinions reprises par les ‘minimalistes’, influent groupe de chercheurs à prédominance danoise (dont Niels Peter Lemche et Thomas Thompson) et anglaise (Philip Davies and Keith Whitelam).
Alors, qui sont les Juifs ?
Les découvertes archéologiques semblent cependant corroborer un fait important : au début de l’Âge du Fer (1200 av. JC), correspondant à la ‘période sédentaire’, des centaines de petites colonies se sont établies dans la région centrale du pays, habités par des fermiers travaillant la terre ou élevant des moutons. S’ils ne sont pas venus d’Égypte, quelle est donc l’origine de ses colons ?
Selon Israel Finkelstein, directeur de l’Institut d’archéologie à l’Université de Tel-Aviv, « le peuple juif serait originaire de ces bergers tout d’abord nomades puis sédentarisés, car forcés, par la force des choses, à produire leurs propres grains pour se nourrir » mais il ajoute toutefois qu’il « ne croit pas – au XIIème siècle av. JC – à une entité ethnique cohérente et fonctionnelle sous le nom d’Israël ».
Pour sa part, l’historien Josephus (37 – 100 apr. JC), nie non seulement la captivité des Hébreux en Égypte mais les identifie aux Hyksos, envahisseurs mi-asiatiques, mi-sémites, selon certains 2 qui, chassés par les invasions indo-européennes dans l’Asie intérieure, s’infiltrèrent par la vallée du Nil et conquirent la basse Égypte aux environs de 1674 av. JC. Expulsés dans un premier temps, par les princes de Thèbes, ils le furent définitivement par Amosis, roi d’Égypte de 1580 à 1558 av. JC qui s’empara de leur capitale Avaris en fondant la XVIIIème dynastie.
Il est rejoint dans ses affirmations par l’éminent égyptologue Jan Assmann de l’Université d’Heidelberg en Allemagne qui parle de ‘l’Exode comme étant en fait l’expulsion des hyksos’ ; de même que par Donald P. Redford de l’Université de Toronto, dans son livre : Egypt, Canaan and Israel in ancient times qui reçut le premier prix d’archéologie en 1993. Durant l’été 2008, était découverte Itil, la capitale du royaume khazar, près du village de Samosdelka au nord de la mer Caspienne, par des archéologues russes, commandités par le congrès juif et l’Université juive de Moscou.
Évoquant ce fait d’importance capitale, selon lui, le professeur Shlomo Sand lui aussi de l’Université de Tel-Aviv et spécialiste de l’histoire européenne, confirme effectivement que « plusieurs siècles plus tard, les Khazars se sont convertis en masse au judaïsme, devenant la genèse des Juifs ashkénazes de l’Europe de l’est et du centre ».3
Dans son livre : When and How Was the Jewish People Invented ? (Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme, Fayard, 2008) il n’hésite pas à déclarer que la seule solution politique au conflit avec les Palestiniens est ‘d’abolir l’État hébreu’. « Comme beaucoup d’Israéliens, dit-il, j’ai pris comme un fait acquis que les Juifs vivaient en Judée et qu’ils avaient été poussés à l’exil par les Romains en l’an 70. Mais, recherchant des preuves, je me suis aperçu que les royaumes de David et Salomon n’existaient pas, pas plus que l’exil, d’ailleurs. »
Devant le peu d’intérêt accordé par les médias à la portée d’une telle nouvelle pour l’histoire juive, il dénonce l’étrange état de déni dans lequel vivent les Israéliens.
« Si la majorité des Juifs, questionne-t-il, n’ont jamais quitté la Terre sainte, qu’est-il advenu d’eux ? Cela n’est pas enseigné à l’école, mais la majorité des premiers leaders sionistes, David Ben Gourion inclus, pensaient que les palestiniens étaient les descendants des Juifs originaires de la région…[qui] s’étaient alors convertis à l’islam […] L’édifice de l’histoire juive enseignée dans les universités israéliennes est construit comme un château de cartes », conclut-il.
On le voit, l’écheveau n’est pas près d’être démêlé ni de s’éteindre une polémique dans laquelle n’est pas négligeable l’hostilité de certains chrétiens se disant offensés dans leur ‘croyance fondamentale’ et le refus obstiné d’une majorité d’Israéliens devant une dérangeante évidence : les écrits de l’Ancien Testament n’auraient donc aucun ou peu de fondements historiques. « Le coup, fait remarquer Z. Herzog, porté aux fondations mythiques de l’identité israélienne est apparemment trop menaçant et il est donc plus commode de l’ignorer délibérément… »
Mais à quel prix ! pourrions-nous dire. Et c’est bien ce que porte à penser l’arrogante présomption d’Ariel Sharon, le 22 septembre 2002, déclarant à des visiteurs chrétiens : « Cette terre est la nôtre… Dieu nous en a donné les titres de propriété… ».
Hélas, on ne peut que constater aujourd’hui les funestes conséquences d’une telle supercherie.
Notes
1) En 2007, Ze’ev Herzog, Israel Finkelstein, Lily Singer-Avitz et David Ussishkin ont réfuté l’annonce d’Eilat Mazar prétendant avoir découvert le palais du roi David à Jérusalem. Cette structure porte désormais le nom de : « Large Stone Structure ».
2) Selon certaines hypothèses, les Hyksos étaient constitués de tribus sémites établies en Palestine ; pour d’autres, il s’agirait d’un ensemble de tribus originaires du Caucase qui auraient entraîné à leur passage des pasteurs sémites. Ils apportèrent en Egypte chevaux et chars, répandirent l’usage du bronze et introduirent le culte de divinités asiatiques, provoquant la colère des Égyptiens. On les dit aussi adorateurs de Seth qu’ils assimilèrent à Baal, le dieu cananéen.
3) Sur ce point, dans une recension qui reconnaît la pertinence des questions soulevées par la jeune école révisionniste israélienne, notamment Shlomo Sand (« Le peuple juif a-t-il été « inventé » ? », Éléments n° 133, octobre-décembre 2009), Alain de Benoist estime qu’ « Il (Shlomo Sand) va néanmoins trop loin quand il fait bon marché des études réalisées récemment sur l’ADN des communautés juives qui, même imparfaites (elles ne portent que sur les lignées masculines), semblent au moins démentir le bien-fondé de la thèse faisant descendre les Juifs Ashkénazes des anciens Khazars. »
Le boucher sioniste Ariel Sharon…un protégé des impérialistes américains et un fier criminel .
« L’ancien Premier ministre s’est éteint à l’âge de 85 ans », a tweeté un porte-parole de M. Netanyahu, Ofir Gendelman. L’hôpital Tel Hashomer, près de Tel-Aviv, où M. Sharon était soigné, devait faire une annonce à 15h00 (13h00 GMT).
En fait,la racaille sioniste était agité depuis hier.
L’état de santé de l’ex-Premier ministre honni et méprisé internationalement d’Israhell ,Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis janvier 2006, avait empiré ces dernières heures et était considéré comme « désespéré », selon le dernier bulletin de santé publié jeudi.
La santé d’Ariel Sharon, qui n’avait pas repris conscience depuis une attaque cérébrale le 4 janvier 2006, se détériorait depuis le 1er janvier dernier.
Ce décès nous montre que la loi divine,la loi sacrée du Retour ,la loi des Êtres de Lumières,existe et que Dieu fini par chasser les démons de la Terre.Ce châtiment nous montre bien ,la Justice de l’Univers!
Farouche partisan de la colonisation Surnommé « le bulldozer » à la fois pour son style et sa corpulence, cet ancien général a longtemps été un farouche partisan de la colonisation des territoires palestiniens, avant de devenir l’artisan inflexible du retrait israélien de la bande de Gaza en 2005.
Né le 27 février 1928 près de Tel-Aviv de parents originaires d’Europe centrale, Ariel Sharon rejoint à 17 ans les rangs de la Haganah, l’armée clandestine des juifs de Palestine, afin de se battre contre la puissance mandataire britannique.
Lieutenant trois ans plus tard, il est de toutes les guerres israélo-arabes depuis 1948.
Mobilisé dans l’armée de réserve pendant la guerre du Kippour d’octobre 1973, il accomplit son plus haut fait d’armes en franchissant le canal de Suez, une action reconnue comme celle qui changea le cours du conflit.
Ariel Sharon poursuit ensuite une carrière politique au sein du Likoud, le grand parti de la droite nationaliste. Il devient ministre de la Défense du cabinet de Menahem Begin en 1982, qu’il entraîne dans l’invasion du Liban.
Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels. Vainqueur des élections en 2001, il devient Premier ministre avant d’être réélu en 2003. En février 2004, il annonce son intention de démanteler les colonies de la bande de Gaza, et, à terme, de mettre fin à la présence juive dans ce territoire. Ce fut chose faite en septembre 2005 malgré l’hostilité d’une importante partie du Likoud et des colons, dont il a été longtemps le champion.
Du Likoud à Kadima Cofondateur du Likoud en 1973, il en avait claqué la porte le 21 novembre 2005 pour créer une nouvelle formation de centre-droit, Kadima (« En avant »).
A l’occasion de la mort du criminel de guerre Ariel Sharon, nous publions cet article de Robert Fisk écrit il y a plus d’un an, lors du trentième anniversaire des massacres dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth. Sharon, comme tout le pouvoir israélien derrière lui, s’est rendu coupable au fil des années d’une litanie de meurtres, vols, massacres, à l’encontre des Palestiniens comme des populations arabes. Mais pour évoquer au mieux qui était cet abject personnage, quoi de plus adapté que l’évocation de ces massacre de Sabra et Chatila qu’il avait lui-même orchestrés avec ses supplétifs libanais. Une question intéressante : quels dirigeants occidentaux oseront faire le déplacement pour aller se lamenter sur la tombe de ce sinistre criminel ?
Corps dans le camp de Sabra, à Beyrouth, en septembre 1982…sous son ordre.
Les souvenirs demeurent, naturellement. […] Mais – comme les déchets empilés au milieu des parpaings de béton, la puanteur de l’injustice infiltre toujours les camps où 1700 Palestiniens ont été envoyés à la boucherie il y aura 30 ans la semaine prochaine. Personne n’a été jugé ni condamné pour ce massacre, que même un auteur israélien avait alors comparé au massacre de Yougoslaves par les sympathisants des Nazis durant la deuxième guerre mondiale. Sabra et Chatila sont un mémorial aux criminels qui ont échappé à leur responsabilité, qui s’en sont allés avec elle.
Khaled Abu Noor était alors dans ses années d’adloscence. Un milicien en devenir parti pour la montagne avant que les phalangistes alliés d’Israël n’entrent dans Sabra et Chatila. Est-ce que ceci lui a donné un sentiment de culpabilité ? N’aurait-il pas dû être là pour combattre les violeurs et les meurtriers ? « Tout ce que nous ressentons aujourd’hui, c’est de la dépression, » dit-il. « Nous avons exigé la justice, des procès internationaux, mais il n’y a rien eu. Pas une seule personne n’a été jugée responsable. Personne a été déféré devant la justice. Et dans ces conditions, nous avons dû souffrir la guerre des camps en 1986 (face aux milices chiites libanaises) et les Israéliens ont pu abattre tant de Palestiniens dans la guerre de 2008-2009 contre Gaza. S’il y avait eu des procès pour ce qui s’est produit ici il y a 30 ans, les massacres de Gaza ne se seraient pas produits. »
Il a raisont, naturellement. Alors que les Présidents et les Premiers ministres se sont aligné à Manhattan pour pleurer les morts des crimes internationaux contre l’humanité commis en 2001 au World Trade Center, pas un seul dirigeant occidental n’a osé rendre une seule visite aux fosses communes humides et sales de Sabra et de Chatila, ombragées par quelques arbres délabrés et et les photographies fanées des morts. Et – il faut que ce soit dit – toutes ces 30 années, pas un seul dirigeant arabe n’a pris la peine de visiter le dernier lieu de repos d’au moins 600 des 1700 victimes. Les potentats Arabes, paraît-il, saignent dans leurs coeurs pour les Palestiniens, mais les tarifs des billets d’avion vers Beyrouth sont-ils trop chers de nos jours ? Et lequel d’entre eux voudrait offenser les Israéliens ou les Américains ?
C’est une ironie – mais elle est néanmoins importante – que la seule nation à avoir tenu une enquête officielle sérieuse quoique sans conséquences, pour ce massacre était Israël. L’armée israélienne a envoyé ses tueurs à gages dans les camps puis les a regardés faire – et n’a fait rien – tandis que les atrocités avait lieu. Un certain lieutenant israélien, Avi Grabowsky, en a donné toutes les preuves. La Commission Kahan a estimé que le ministre de la défense Ariel Sharon était personnellement responsable puisqu’il avait envoyé les impitoyables phalangistes anti-Palestiniens dans les camps pour « les nettoyer des terroristes ». « Terroristes » qui se sont avérés être aussi inexistants que les armes de destruction massive en Irak 21 ans plus tard.
Sharon perdit son job mais il est ensuite devenu Premier ministre, jusqu’à ce qu’il tombe victime d’une attaque cérébrale à laquelle il a survécu, mais qui lui a tout pris, jusqu’à la capacité de parler. Elie Hobeika, le chrétien libanais et chef de la milice qui a lancé ses tueurs dans le camp – après que Sharon ait affirmé à la Phalange que les Palestiniens avaient assassiné leur chef, Bashir Gemayel – s’est fait descendre quelques années plus tard à Beyrouth-est. Ses ennemis ont prétendu que les Syriens l’avaient tué, ses amis en ont blâmé les Israéliens. Hobeika, qui « s’était rapproché » des Syriens, avait juste fait savoir qu’il « dirait tout » au sujet des atrocités de Sabra et de Chatila devant une cour de justice en Belgique qui avait voulu juger Sharon.
Naturellement, ceux d’entre nous qui sont entrés dans les camps le troisième et dernier jour du massacre – le 18 septembre 1982 – ont leurs propres souvenirs. Je me souviens de ce vieil homme en pyjamas couché sur le dos dans la rue principale, avec son inoffensif bâton de marche près de lui, des deux femmes et d’un bébé tués à côté d’un cheval mort, la maison dans laquelle je me suis caché des tueurs avec Loren Jenkins du Washington Post – pour y trouver une jeune femme morte étendue dans la cour derrière nous. Certaines des femmes avaient été violées avant d’être tuées. Les armées de mouches, l’odeur de la décomposition.. Toutes ces choses restent en mémoire.
Abu Maher a aujourd’hui 65 ans – comme Khaled Abu Noor, sa famille s’était tout à l’origine [en 1948, lors de la Nakba – NdT] sauvée de sa maison dans Safad – aujourd’hui en Israël – et il était resté dans le camp durant tout le massacre, tout d’abord incrédule devant les femmes et les enfants qui l’imploraient de se sauver de sa maison. « Une voisine a commencé à crier. J’ai regardé et vu comment elle a été abattue. Sa fille s’est mise à courir au loin et les tueurs l’ont poursuivie, criant ‘tuez-la, tuez-la, ne la laissez pas partir !’ Elle m’appelait au secours et je ne pouvais rien faire. Mais elle s’est échappée. »
Les visites répétées du camp, année après année, ont permis d’accumuler des détails incroyables. Les investigations faites par Karsten Tveit de la radio norvégienne et par moi-même, ont montré que beaucoup d’hommes, qu’Abu Maher avaient vus vivants, s’éloigner après les premiers massacres, avaient plus tard été remis par les Israéliens aux tueurs phalangistes, qui les ont retenus prisonniers pendant des jours à Beyrouth-est et qui, quand ils ne pouvaient pas les échanger contre des otages chrétiens, les ont abattus et ensevelis dans des fosses communes.
Et les arguments en faveur du manque de mémoire ont été cruellement donnés à foison. Pourquoi se rappeler quelques centaines de Palestiniens massacrés alors que 25 000 personnes ont été tuées en Syrie en l’espace de 19 mois ?
Les défenseurs d’Israël et les critiques du monde musulman m’ont écrit au cours des deux dernières années, me dénonçant pour avoir fait référence à plusieurs reprises au massacre de Sabra et de Chatila, comme si mon propre récit de témoin oculaire de cette atrocité – comme si j’étais un criminel de guerre – avait en lui-même des limites. Concernant mes rapports (comparés à mes comptes-rendus de l’oppression turque) un lecteur m’a écrit : « Je conclurais en disant que, dans ce cas (Sabra et Chatila), vous avez un biais anti-israélien. Ceci est simplement basé sur le nombre disproportionné de références que vous faites concernant cette atrocité… »
Mais peut-on s’y référer trop souvent ? Le Dr Bayan al-Hout, veuve de l’ancien ambassadeur de l’OLP à Beyrouth, a produit la plus documentée et la plus détaillée des descriptions des crimes de guerre commis à Sabra et Chatila – car c’est ainsi qu’il faut les qualifier – et a conclu que pendant les années qui ont suivi, les gens ont eu peur de rappeler ces événements. « Puis les groupes internationaux ont commencé à en parler et à enquêter. Nous devons nous rappeler que nous tous sommes responsables de ce qui s’est passé. Et les victimes sont encore marquées par ces événements – même ceux qui sont à venir seront marqués – et tous ces gens ont besoin d’amour. » Dans la conclusion de son livre, le Dr. Al-Hout pose quelques questions difficiles, et en effet dangereuses : « Les auteurs étaient-ils les seuls responsables ? Ceux qui ont commis ces crimes étaient-ils les seuls criminels ? Est-ce que même ceux qui ont donné les ordres étaient les seuls responsables ? Qui est en vérité responsable ? »
En d’autres termes, le Liban ne porte-t-il pas la responsabilité avec le les phalagistes libanais, Israël avec l’armée israélienne, l’Ouest avec son allié israélien, les Arabes avec leur allié américain ? Le Dr. Al-Hout conclut son enquête avec une citation de Rabbin Abraham Heschel qui s’est battu contre la guerre au Vietnam. « Dans une société libre, » disait Rabbin, « certains sont coupables, mais tous sont responsables. »
14 septembre 1982
Le président chrétien du Liban – désigné par le Parlement, sous pression occidentale – Bashir Gemayel, est assassiné par un militant pro-syrien mais ses partisans en accusent les Palestiniens.
16 septembre 1982
Les miliciens chrétiens libanais entrent dans les camps au Sabra et Chatila pour exercer leur vengeance sur les réfugiés palestiniens, tandis que les forces israéliennes encerclent les camps et envoient des fusées éclairantes pour faciliter les massacres dans la nuit.
18 septembre 1982
Après trois jours de tueries, de viols, d’exécutions sommaires, les milices phalangistes quittent finalement les camps, laissant 1700 morts derrière elles.
Un rêve politique…et religieux…basé sur l’idée saugrenue du peuple élu.
Selonle père fondateurdu sionismeTheodor Herzl, «lasuperficie de l’Étatjuifs’étend:«. Du ruisseaude l’Egypteà l’Euphrate« SelonRabbiFischman, » la terre promises’étend de la rivièrede l’Égyptejusqu’àl’Euphrate,ilcomprend des parties dela Syrieet du Liban« .
Le document qui suitse rapportantà la formation du«Grand Israël»constituela pierre angulaire depuissantesfactionssionistesau sein du gouvernementactuelNetanyahu,leLikoud, ainsi qu’au sein del’armée israélienneet l’établissementd’intelligence ( lire espionnage et renseignement).
Lorsqu’on regardedans le contexte actuel, la guerre en Irak, la guerre de 2006au Liban, la guerre2011 sur laLibye,la guerre en coursenSyrie,pour ne pas mentionnerle processus de changementde régime enEgypte,doit être comprise dansle cadre du PlansionistepourleMoyen-Orient.Celle-ci consisteà affaibliretfinalement la fracturation des Etats arabes voisinsdans le cadred’unprojet expansionnisteisraélien.
Le «Grand Israël»consiste enune zone s’étendant dela vallée du Nilà l’Euphrate.
Le projetsionistesoutient le mouvementdela colonisation juive. Plus largementil s’agit d’unepolitique d’exclusion desPalestiniens dePalestinemenant à l’éventuelle annexion dela Cisjordanieet de Gaza ,àl’Etat d’Israël.
Le Grand Israëlcréerait uncertain nombre d’Étatsproxy.Il comprendraitles régions du Liban, la Jordanie, la Syrie, le Sinaï, ainsi que des parties de l’Iraket l’Arabie saoudite. (Voirla carte ci-dessous).
Selon Mahdi Darius Nazemroaya dans un article de recherche mondial,en 2011 Le plan Yinon était une continuation de la conception coloniale de la Grande-Bretagne ,au Moyen-Orient :
» [ Le plan Yinon ] est un plan stratégique israélien visant à assurer la supériorité régionale israélienne. Il insiste et stipule qu’Israël doit reconfigurer son environnement géopolitique par la balkanisation des États arabes voisins en États plus petits et plus faibles.
Les stratèges israéliens ont toujours considérés l’Irak comme leur plus grand défi stratégique d’un état arabe. C’est pourquoi l’Irak a été décrite comme la pièce maîtresse de la balkanisation du Moyen-Orient et de tout le monde arabe. En Irak, sur la base des concepts du plan Yinon , les stratèges israéliens ont réclamé la division de l’Irak en un État kurde et deux États arabes , l’un pour les musulmans chiites et l’autre pour les musulmans sunnites . La première étape vers l’établissement d’un Grand Israel ,il s’agissait d’une guerre entre l’Irak et l’Iran, dont le Plan Yinon discute .
Le journal The ‘Atlantic, en 2008, et le Journal des Forces Armées (de l’armée américaine !!!?) , en 2006 , ont tous deux publiés les cartes largement diffusés qui ont suivi de près le contour du plan Yinon . Mis à part un Irak divisé , que le plan Biden appelle également , le plan Yinon appelle aussi (!) à un Liban divisé , l’Egypte et la Syrie. La partition de l’Iran , la Turquie , la Somalie et le Pakistan aussi,en fait tout concorde en conformité avec ces points de vue . Le plan Yinon appelle également à la dissolution en Afrique du Nord et prévoit comme à partir de l’Egypte et ensuite déborder vers le Soudan , la Libye et le reste de la région .
Le Grand Israël »exige le démantèlement des Etats arabes existants dans de plus petits Etats .
«Le plan fonctionne sur deux principes essentiels. Pour survivre , Israël doit:
1) devenir une puissance régionale impériale, et 2) doit effectuer la division de la région entière en petits Etats par la dissolution de tous les Etats arabes existants. La division ici dépendra de la composition ethnique ou sectaire de chaque Etat. Par conséquent, l’espoir sioniste est que les Etats sectaires sont basés et destinés à devenir les satellites d’Israël et , paradoxalement, sa source de légitimation morale … Ce n’est pas une idée nouvelle , ni même en surface pour la première fois dans la réflexion stratégique sioniste. En effet , la fragmentation de tous les Etats arabes en petites unités a été un thème récurrent. » (Plan Yinon , voir ci-dessous )
Vue sous cet angle , la guerre contre la Syrie est partie intégrante du processus d’expansion territoriale israélienne. Les services de Renseignement israéliens travaillant main dans la main avec les Etats-Unis , la Turquie et l’OTAN ,ont directement soutenu les terroristes d’Al -Qaïda ,de dangereux mercenaires à l’intérieur de la Syrie.
Le projet sioniste requiert également la déstabilisation de l’Égypte, la création de divisions entre factions au sein de l’Egypte comme instrumenté par le «printemps arabe» conduisant à la formation d’un Etat basé sur sectaire dominé par les Frères musulmans .
(Source: Michel Chossudovsky)
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Le plansionistepourleMoyen-Orient
Traduit et éditépar
IsraëlShahak (de l’hébreu à l’anglais)
*par Michel Duchaine (de l’anglais au français 2013)
Dansson journalcomplète, Vol. II. p.711, Théodore Herzl,fondateur du sionisme, dit que lasuperficie de l’Étatjuifs’étend: «Dès leruisseaude l’Egypteà l’Euphrate».
RabbiFischmann, membre de l’Agencejuive pour la Palestine, a déclaré dans sontémoignage devant le Comitéspécial de l’ONU (d’enquêtes) ,le 9Juillet1947:« La terre promise s’étend de la rivièrede l’Égyptejusqu’àl’Euphrate, il comprend des parties dela Syrieet du Liban.«
à partir de
OdedYinonde « Une stratégie pour Israël dans lesannées quatre-vingt » (…le plan Yinon,c’est lui)
Publié par
L’Association arabo-américainedes diplômés universitaires, Inc.
Belmont, Massachusetts 1982
Document spécialn ° 1 (ISBN 0-937694-56-8)
Table des matières
Notes no 1 de l’éditeur:
L’Association des arabo-américaine des diplômés universitaires estime qu’il est impérieux d’inaugurer sa nouvelle série de publications , des documents spéciaux , avec l’article de Oded Yinon , qui est apparu dans Kivunim ( Directions) , le journal du Département de l’information de l’Organisation sioniste mondiale . Oded Yinon est un journaliste israélien et était autrefois rattaché au ministère des Affaires étrangères d’Israël. A notre connaissance, ce document est la déclaration la plus explicite , détaillé et sans ambiguïté à jour de la stratégie sioniste au Moyen-Orient . En outre, il se présente comme une représentation exacte de la «vision» pour l’ensemble du Moyen-Orient du régime sioniste au pouvoir actuellement de Begin, Sharon et Eitan . Son importance , par conséquent, ne réside pas dans sa valeur historique, mais dans le cauchemar qu’elle présente .
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Le plan fonctionne sur deux principes essentiels. Pour survivre , Israël doit 1) devenir une puissance régionale impériale, et 2) doit effectuer la division de la région entière en petits Etats par la dissolution de tous les Etats arabes existants. La division ici dépendra de la composition ethnique ou sectaire de chaque Etat. Par conséquent, l’espoir sioniste est que les États sectaires de base deviennent des satellites d’ Israël et , paradoxalement, sa source de légitimation morale.
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Ce n’est pas une idée nouvelle, ni ne surface pour la première fois dans la réflexion stratégique sioniste. En effet , la fragmentation tous les Etats arabes en petites unités a été un thème récurrent. Ce thème a été documenté à une échelle très modeste dans la publication AAUG , terrorisme sacré d’Israël (1980), par Livia Rokach . Basé sur les mémoires de Moshe Sharett , ancien Premier ministre d’Israël, les documents de l’étude de Rokach en détail convaincant, le plan sioniste tel qu’il s’applique au Liban et comme il a été préparé dans le milieu des années cinquante .
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La première invasion massive israélienne du Liban en 1978 a porté sur ce plan dans les moindres détails . La deuxième et la plus barbare et en englobant l’ invasion israélienne du Liban le 6 Juin 1982, vise à effectuer certaines parties de ce plan qui espère voir non seulement au Liban, mais la Syrie et la Jordanie ainsi , en fragments . Ceci devrait permettre les moqueries des revendications publiques israéliennes concernant leur désir d’un gouvernement central libanais fort et indépendant. Plus précisément, ils veulent un gouvernement central libanais qui sanctionne leurs desseins impérialistes régionaux en signant un traité de paix avec eux . Ils cherchent également l’acquiescement à leurs conceptions par les gouvernements syrien , irakien , jordanien et d’autres gouvernements arabes ainsi que par le peuple palestinien lui-même. Qu’est-ce qu’ils veulent et ce qu’ils envisagent pour ne constitue pas un monde arabe, mais un monde de fragments arabes qui est prêt à succomber à l’hégémonie israélienne . Par conséquent, Oded Yinon , dans son essai , «Une stratégie pour Israël dans les années 1980 , » parle » des possibilités considérables pour la première fois depuis 1967 » qui sont créés par la « situation très orageuse [ qui ] entoure Israël. «
5
La politique sioniste de déplacer les Palestiniens de Palestine est une très bonne politique active, mais est poursuivi avec plus de force en temps de conflit , comme lors de la guerre 1947-1948 et de la guerre de 1967. Une annexe intitulée « Israël parle d’ un nouvel exode » est inclus dans cette publication pour démontrer les dernières dispersions sionistes de Palestiniens de leur patrie et de montrer , outre le présent document sioniste principal ,une autre planification sioniste pour la « dépalestinisation de la Palestine ».
6
Il est clair à partir du document Kivunim , publié en Février 1982, que «les possibilités de grande envergure » dont les stratèges sionistes ont pensés sont les mêmes «opportunités» dont ils essaient de convaincre le monde et qui, selon eux ont été générés par leur invasion de Juin 1982 . Il est également clair que les Palestiniens n’ont jamais été la seule cible des plans sionistes , mais la cible prioritaire car leur présence viable et indépendante en tant que peuple nie l’essence même de l’Etat sioniste . Chaque Etat arabe , cependant, en particulier ceux avec des directions nationalistes cohérentes et claires , vont devenir une véritable cible tôt ou tard.
7
Contrastant avec la stratégie sioniste détaillée et sans ambiguïté élucidée dans ce document , la stratégie arabe et palestinienne , malheureusement , souffre de l’ambiguïté et de l’incohérence . Il n’y a aucune indication que les stratèges arabes ont intériorisé le plan sioniste dans toute sa ramifications. Au lieu de cela , ils réagissent avec incrédulité et avec choc à chaque fois d’une nouvelle étape de son déroulement. Ceci est évident dans la réaction arabe , mais en sourdine, du siège israélien de Beyrouth. La triste réalité est que tant que la stratégie sioniste pour le Moyen-Orient n’est pas prise au sérieux réaction arabe à n’importe quel siège avenir d’autres capitales arabes seront les mêmes .
Khalil Nakhleh
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23 juillet 1982
Avant-propos
par Israël Shahak
1
L’essai suivant représente , à mon avis , le plan précis et détaillé du régime sioniste actuel ( de Sharon et Eitan ) pour le Moyen-Orient qui repose sur la division de la région entière en petits Etats , et la dissolution de tous les existants Etats arabes. Je vais commenter sur l’aspect militaire de ce plan dans une note de conclure . Ici, je tiens à attirer l’attention des lecteurs sur plusieurs points importants :
2
1 . L’idée que tous les Etats arabes doivent être ventilés , par Israël, en petites unités , se produit encore et encore dans la pensée stratégique israélienne. Par exemple, Ze’ev Schiff, le correspondant militaire de Ha’aretz ( et probablement le plus compétent en Israël, sur ce sujet) écrit à propos de la « meilleure chose » qui puisse arriver pour les intérêts israéliens en Irak : « La dissolution de l’Irak en un chiite état, un état sunnite et la séparation de la partie kurde » (Ha’aretz 02/06/1982 ) . En fait, cet aspect du plan est très ancienne.
3
2 . Le lien étroit avec la pensée néo-conservatrice aux Etats-Unis est très importante, surtout dans les notes de l’auteur. Mais , tandis que du bout des lèvres est accordée à l’idée de la «défense de l’Occident» du pouvoir soviétique , le véritable objectif de l’auteur, et de la présente establishment israélien est clair: faire un Israël impérial en une puissance mondiale . En d’autres termes , l’objectif de Sharon est de tromper les Américains après qu’il a trompé tout le reste.
4
3 . Il est évident que la plupart des données pertinentes , à la fois dans les notes et dans le texte , est déformée ou omis, comme l’aide financière des Etats-Unis à Israël. Une grande partie de cela est pure fantaisie . Mais , le plan ne doit pas être considérée comme n’ayant pas d’influence , ou pas capable de réalisation pour un court laps de temps . Le plan suit fidèlement les idées géopolitiques actuelles en Allemagne de 1890-1933 , qui ont été avalés en entiers par Hitler et le mouvement nazi et qui a déterminé leurs objectifs pour l’Europe orientale. Ces objectifs , en particulier la division des États existants , ont été réalisées en 1939-1941 , et seulement une alliance à l’échelle mondiale a empêché leur consolidation pour une période de temps plus longue.
5
Les notes de l’auteur suivent le texte. Pour éviter toute confusion , je n’ai pas ajouter des notes de la mienne, mais j’ai mis la substance d’entre eux dans cette foreward et la conclusion à la fin. J’ai , toutefois , souligné que certaines parties du texte.
Israël Shahak
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13 juin 1982
Une stratégie pour Israël dans les années quatre-vingt
par Oded Yinon
Cet essai paru en hébreu dans Kivunim ( Directions) , un journal pour le judaïsme et le sionisme ; Pas d’émission , 14 -Winter, 5742 , Février 1982 Editeur : Yoram Beck. Comité de rédaction: Eli Eyal , Yoram Beck, Amnon Hadari , Yohanan Manor, Elieser Schweid . Publié par le Département de la publicité / L’Organisation sioniste mondiale , Jérusalem.
1
Au début des années quatre-vingt l’Etat d’Israël est dans le besoin d’une nouvelle perspective quant à sa place, ses buts et ses objectifs nationaux , à la maison et à l’étranger . Ce besoin est d’autant plus vital en raison d’ un certain nombre de processus centraux dont le pays , la région et le monde subissent. Nous vivons aujourd’hui dans les premiers stades d’une nouvelle époque dans l’histoire humaine qui n’est pas du tout semblable à son prédécesseur, et ses caractéristiques sont totalement différentes de ce que nous avons connues jusqu’ici . C’est pourquoi nous avons besoin d’ une compréhension des processus centraux qui caractérisent cette époque historique d’une part , et d’autre part nous avons besoin d’ une vision du monde et une stratégie opérationnelle en conformité avec les nouvelles conditions. L’existence , la prospérité et la fermeté de l’Etat juif dépendra de sa capacité à adopter un nouveau cadre de ses affaires intérieures et étrangères .
2
Cette époque est caractérisée par plusieurs traits qui nous pouvons déjà diagnostiquer, et qui symbolisent une véritable révolution dans notre mode de vie actuel . Le processus dominant est la répartition du rationaliste , les perspectives humanistes comme la pièce maîtresse soutenir la vie et les réalisations de la civilisation occidentale depuis la Renaissance. Les opinions politiques, sociaux et économiques qui ont émané de cette fondation ont été fondées sur plusieurs «vérités» qui sont actuellement en train de disparaître , par exemple , l’idée que l’homme en tant qu’individu est le centre de l’univers et tout ce qui existe afin de remplir son besoins matériels de base . Ce poste est invalidé dans le présent quand il est devenu évident que la quantité de ressources dans le cosmos ne répond pas aux exigences de l’ homme , ses besoins économiques ou ses contraintes démographiques. Dans un monde où il y a quatre milliards d’êtres humains et des ressources économiques et de l’énergie qui ne poussent pas proportionnellement à répondre aux besoins de l’humanité, il est irréaliste de s’attendre à satisfaire à l’exigence principale de la société occidentale , à savoir 1 , le désir et l’aspiration pour une consommation illimitée. Le point de vue que l’éthique ne joue aucun rôle dans la détermination de la direction. L’homme prend , mais plutôt ses besoins matériels d’ou ce point de vue est de plus répandus aujourd’hui que nous voyons un monde où presque toutes les valeurs sont en train de disparaître . Nous perdons la capacité d’évaluer les choses les plus simples , surtout quand elles concernent la simple question de ce qui est bon et ce qui est mal .
3
La vision des aspirations illimitées de l’homme et ses capacités se rétrécissent en face des tristes réalités de la vie , lorsque nous assistons à l’ effondrement de l’ordre du monde qui nous entoure . Le point de vue qui promet la liberté à tous ,et la liberté de l’humanité semble absurde à la lumière de la triste réalité que ce sont les trois quarts de la race humaine qui vivent sous des régimes totalitaires. Les points de vue concernant l’égalité et la justice sociale ont été transformées par le socialisme et surtout par le communisme dans une risée . Il n’y a aucun argument quant à la véracité de ces deux idées , mais il est clair qu’ils n’ont pas été mis en pratique correctement et que la majorité de l’humanité a perdu la liberté, la liberté et la possibilité pour l’égalité et la justice. Dans ce monde nucléaire dans laquelle nous sommes ( encore ) vivant dans une paix relative depuis trente ans, le concept de la paix et de la coexistence entre les nations n’a pas de sens quand une superpuissance comme l’URSS est titulaire d’une doctrine militaire et politique de la sorte , il a: qui ne seulement une guerre nucléaire possible et nécessaire pour atteindre les buts du marxisme , mais qu’il est possible de survivre après , sans parler du fait que l’on peut être victorieux dans cela.2
4
Les notions essentielles de la société humaine , en particulier ceux de l’Occident , font l’objet d’ un changement en raison de transformations politiques, militaires et économiques. Ainsi, la puissance nucléaire et conventionnel de l’URSS a transformé l’époque qui vient de s’achever dans le dernier répit avant la grande saga qui va démolir une grande partie de notre monde dans une guerre mondiale multi- dimensionnelle, en comparaison de laquelle les guerres du passé ont été un jeu d’ enfant . La puissance de l’énergie nucléaire ainsi que des armes conventionnelles , leur quantité, leur précision et leur qualité mettront notre monde à l’envers en quelques années , et nous devons nous aligner de manière à y faire face en Israël . C’est donc la principale menace pour notre existence et celle du monde occidental. 3 La guerre des ressources dans le monde , le monopole arabe sur le pétrole, et la nécessité de l’Occident à importer la plupart de ses matières premières du tiers-monde , sont en train de transformer le monde que nous connaissons , étant donné que l’un des objectifs majeurs de l’URSS est de vaincre l’ Ouest en prenant le contrôle des ressources gigantesques dans le golfe Persique et dans la partie sud de l’Afrique, où la majorité des minéraux stratégiques du monde sont situés . Nous pouvons imaginer les dimensions de la confrontation mondiale à laquelle il va nous falloir faire face à l’avenir.
5
La doctrine Gorshkov appelle pour le contrôle soviétique sur les océans et les zones riches en minéraux du Tiers-Monde . C’est ainsi que la présente doctrine nucléaire soviétique qui considère qu’il est possible de gérer , gagner et survivre à une guerre nucléaire , au cours de laquelle la puissance militaire de l’Occident pourrait bien être détruite et faire de ses habitants , des esclaves au service du marxisme-léninisme , est le principal danger pour la paix mondiale et à notre propre existence . Depuis 1967, les Soviétiques ont transformé la maxime de Clausewitz dans «La guerre est la continuation de la politique par des moyens nucléaires », et en a fait la devise qui guide toutes leurs politiques . Déjà aujourd’hui, ils sont occupés à réaliser leurs objectifs dans notre région et dans le monde , et la nécessité d’y faire face devient l’élément majeur de la politique de sécurité de notre pays et bien sûr celle du reste du monde libre . C’est notre principal challenge.4
6
Le monde arabo-musulman , donc , n’est pas le problème stratégique majeur que nous allons faire face dans les années quatre-vingt , malgré le fait qu’il porte la principale menace contre Israël, en raison de sa puissance militaire croissante . Ce monde , avec ses minorités ethniques, ses factions et des crises internes , ce qui est étonnamment auto-destructeur , comme nous pouvons le voir au Liban , en Iran non arabe et maintenant en Syrie, est incapable de faire face avec succès à ses problèmes fondamentaux et donc de ne pas constituer une véritable menace contre l’Etat d’Israël sur le long terme , mais seulement à court terme où sa puissance militaire immédiate a une grande importance . À long terme , ce monde ne pourra pas exister dans ce cadre présents dans les zones autour de nous sans avoir à passer par des changements révolutionnaires authentiques . Le monde arabo- musulman est construit comme une maison temporaire de cartes mis en place par les étrangers (la France et la Grande-Bretagne dans les années vingt ) , sans que les souhaits et les désirs des habitants aient été pris en compte. Il a été arbitrairement divisé en 19 Etats , tous faits de combinaisons de minorites et les groupes ethniques qui sont hostiles les uns aux autres , de sorte que chaque état arabe musulman est aujourd’hui confronté à la destruction sociale ethnique de l’intérieur, et dans certains ,une guerre civile fait déjà rage. 5 La plupart des Arabes , 118 millions sur 170 millions , vivent en Afrique , principalement en Egypte ( 45 millions aujourd’hui ) .
7
En dehors de l’Egypte, tous les Etats du Maghreb sont constitués d’un mélange d’ Arabes et les Berbères non – arabes. En Algérie , il y a déjà une guerre civile qui fait rage dans les montagnes KABILE entre les deux nations dans le pays. Maroc et l’Algérie sont en guerre les uns avec les autres sur le Sahara espagnol , en plus de la lutte interne dans chacun d’eux . L’Islam met en danger l’intégrité de la Tunisie et Kadhafi organise des guerres qui sont destructrices du point de vue arabe , d’un pays qui est peu peuplée et qui ne peut pas devenir une nation puissante . C’est pourquoi il a tenté plusieurs unifications dans le passé avec les Etats qui sont plus authentiques, comme l’Egypte et la Syrie. Le Soudan, l’état le plus déchiré dans le monde arabo-musulman aujourd’hui est construit sur quatre groupes hostiles les uns aux autres , le groupe musulman sunnite ,une minorité arabe qui règne sur la majorité des Africains non – arabes , païens et chrétiens. En Egypte, il y a une majorité musulmane sunnite face à une grande minorité de chrétiens qui prédomine dans la Haute-Egypte : près de 7 millions d’entre eux , de sorte que même Sadate, dans son discours du 8 mai , a exprimé la crainte qu’ils veulent un Etat à eux propre , quelque chose comme un «deuxième» Liban chrétien en Egypte.
8
Tous les Etats arabes ,autour d’Israel, sont déchirés , cassés et criblés de conflit intérieur , plus encore que ceux du Maghreb . La Syrie n’est pas fondamentalement différent du Liban , sauf dans le régime militaire fort qui gouverne. Mais la véritable guerre civile qui se déroule aujourd’hui entre la majorité sunnite et chiite alaouite minoritaire au pouvoir ( à peine 12 % de la population ) témoigne de la gravité du problème domestique.
9
L’Irak , encore une fois , ne diffère pas essentiellement de ses voisins , même si sa majorité est chiite et la minorité sunnite décision . Soixante -cinq pour cent de la population n’a rien à dire dans la politique, dans laquelle une élite de 20 pour cent détient le pouvoir . En outre, il existe une importante minorité kurde dans le nord , et si ce n’était pas pour la force du régime au pouvoir , l’armée et les revenus du pétrole , de l’état futur de l’Irak ne serait pas différente de celle du Liban dans le passé ou de la Syrie aujourd’hui . Les graines de conflit intérieur et la guerre civile sont visibles aujourd’hui déjà , surtout après la montée de Khomeini au pouvoir en Iran , un leader qui les chiites en Irak vue comme leur leader naturel .
10
Tous les principautés du Golfe et l’Arabie saoudite sont construits sur un édifice délicat ,bâti sur le sable dans lequel il y a uniquement de l’huile . Au Koweït, les Koweïtiens ne constituent qu’un quart de la population . Au Bahreïn, les chiites sont majoritaires mais sont privés du pouvoir. Aux Émirats arabes unis , les chiites sont une fois de plus la majorité, mais les sunnites sont au pouvoir . La même chose est vraie d’Oman et le Yémen du Nord . Même dans le marxiste Yémen du Sud il y a une minorité chiite importante . En Arabie saoudite, la moitié de la population est étrangère , égyptienne et yéménite , mais une minorité d’Arabie détient le pouvoir .
11
La Jordanie est en réalité palestinienne , dirigée par une minorité bédouine de Trans- Jordanie , mais la plupart de l’armée et certainement la bureaucratie est maintenant palestinienne. Comme une question de fait Amman est aussi palestinienne que Naplouse. Tous ces pays ont des armées puissantes , relativement parlant. Mais il y a un problème là aussi. L’armée syrienne est aujourd’hui principalement sunnite avec un corps d’officiers alaouites , l’armée irakienne est chiite avec des commandants sunnites . Cela a une grande importance dans le long terme , et c’est pourquoi il ne sera pas possible de conserver la loyauté de l’armée fort longtemps , sauf s’il s’agit du seul dénominateur commun : l’ hostilité envers Israël, et même aujourd’hui encore cela ne suffit pas .
12
A côté des Arabes, divisés comme ils sont, les autres Etats musulmans partagent une situation similaire. La moitié de la population de l’Iran est composé d’un groupe de langue persane et l’autre moitié d’un groupe ethnique turque. La population de la Turquie comprend une majorité musulmane sunnite turque , environ 50% , et deux importantes minorités , 12 millions de chiites alaouites et 6 millions de Kurdes sunnites . En Afghanistan, il y a 5 millions de Chiites , qui constituent un tiers de la population . En ce qui touche les sunnites au Pakistan, il y a 15 millions de chiites qui mettent en danger l’existence de cet Etat.
13
Cette image nationale de la minorité ethnique qui s’étend du Maroc à l’ Inde et de la Somalie et à la Turquie souligne l’ absence de stabilité et une dégénérescence rapide dans toute la région. Lorsque cette image est ajouté à celle économique , nous voyons comment l’ensemble de la région est construit comme un château de cartes , incapables de résister à ses graves problèmes.
14
Dans ce monde géant et fracturé il y a quelques groupes riches et une grande masse de gens pauvres. La plupart des Arabes ont un revenu annuel moyen de 300 dollars. Telle est la situation en Egypte, dans la plupart des pays du Maghreb à l’exception de la Libye et en Irak. Le Liban est déchiré et son économie est en train de se mettre en pièces . C’est un état dans lequel il n’y a pas de pouvoir centralisé, mais seulement 5 autorités de facto souverains ( chrétienne dans le nord , soutenue par les Syriens et sous le règne du clan Frangié , à l’Est une zone de conquête syrienne directe, dans le centre une enclave contrôlée par les phalangistes chrétiens , dans le sud et jusqu’à la rivière Litani comme une région essentiellement palestinienne contrôlée par l’OLP et l’état des chrétiens du major Haddad et un demi-million de chiites ) . La Syrie est dans une situation encore plus grave et même l’ assistance qu’elle obtiendra dans l’avenir après l’unification avec la Libye ne sera pas suffisante pour faire face aux problèmes fondamentaux de l’existence et le maintien d’une grande armée . L’Egypte est dans la pire des situations : des millions sont touchés par la faim, la moitié de la population active est au chômage , et le logement est rare dans cette région la plus densément peuplée du monde. Sauf pour l’armée , il n’y a pas un ministère unique fonctionnant efficacement au sein de l’Etat est dans une situation permanente proche de la faillite et dépend entièrement de l’aide étrangère américaine accordée depuis les pourparlers de paix.6
15
Dans les pays du Golfe , l’Arabie saoudite , la Libye et l’Egypte , il y a la plus grande accumulation d’argent et de pétrole dans le monde, mais ceux qui en profitent viennent de minuscules élites qui n’ont pas une large base de soutien et de confiance en soi , quelque chose qu’aucune armée ne peut garantir. 7 L’ armée saoudienne avec tout son équipement ne peut pas défendre le régime de réels dangers intérieurs ou à l’étranger , et ce qui s’est passé à La Mecque en 1980 n’est qu’un exemple . Une situation triste et très orageuse entoure Israël et crée des défis pour lui , des problèmes , des risques mais aussi des opportunités considérables pour la première fois depuis 1967. Il y a des chances que les occasions manquées à ce moment deviendront réalisables dans les années quatre-vingts dans une mesure et selon les dimensions que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui .
16
La politique de «paix» et la restitution des territoires , à travers une dépendance à l’égard des États-Unis , s’oppose à la réalisation de la nouvelle option créé pour nous . Depuis 1967, tous les gouvernements d’Israël ont attaché nos objectifs nationaux vers le bas pour réduire les besoins politiques, d’une part , et d’autre part à de négatives opinions politiques intérieures qui neutralisent nos capacités tant au pays qu’à l’étranger. A défaut de prendre des mesures en vue de la population arabe dans les nouveaux territoires , acquis dans le cadre d’une guerre qui nous est imposée , est l’erreur stratégique majeure commise par Israël au lendemain de la guerre des Six Jours. Nous aurions pu nous sauver de tout le conflit amer et dangereux, car alors, si nous avions donné la Jordanie aux Palestiniens qui vivent à l’ouest du Jourdain . En faisant cela, nous aurions neutralisé le problème palestinien qui nous aujourd’hui confrontés , et à laquelle nous avons trouvé des solutions qui ne sont vraiment pas des solutions à tous , comme un compromis territorial ou de l’autonomie dont le montant , en fait, la même chose . 8 Aujourd’hui, nous sommes soudainement confrontés à d’immenses opportunités pour transformer la situation en profondeur et nous devons le faire dans la décennie à venir , sinon nous ne pourrons pas survivre en tant qu’Etat.
17
Au cours des années quatre-vingt , l’Etat d’Israël devra passer par de profonds changements dans son régime politique et économique au niveau national , ainsi que des changements radicaux dans sa politique étrangère, afin de tenir tête aux défis mondiaux et régionaux de cette nouvelle époque . La perte des champs de pétrole canal de Suez, de l’immense potentiel du pétrole, du gaz et d’autres ressources naturelles dans la péninsule du Sinaï qui est géomorphologiquement identique aux riches pays producteurs de pétrole de la région, se traduira par une perte d’énergie dans un proche avenir et va détruire notre économie nationale : un quart de notre PNB présents ainsi que d’un tiers du budget est utilisé pour l’achat de pétrole . 9 La recherche de matières premières dans le Néguev et sur la côte ne sera pas , dans un avenir proche , servir à modifier cet état de choses .
18
( Reprendre ) la péninsule du Sinaï , avec ses ressources actuelles et potentielles est donc une priorité politique qui est obstruée par des accords de Camp David et les accords de paix. La faute en incombe bien sûr avec le gouvernement israélien actuel et les gouvernements qui ont ouvert la voie à la politique de compromis territorial , les gouvernements de l’alignement depuis 1967. Les Egyptiens ne penseront pas qu’il est nécessaire de maintenir le traité de paix après le retour du Sinaï, et ils feront tout ce qu’ils peuvent pour revenir dans le giron du monde arabe et de l’URSS dans le but d’obtenir le soutien et l’assistance militaire. L’aide américaine n’est garantie que pour une courte période, pour les conditions de la paix et de l’affaiblissement des Etats-Unis , tant au pays qu’à l’étranger se traduira par une réduction de l’aide . Sans huile et le revenu qui en découle , avec la présence d’énormes dépenses , nous ne serons pas en mesure d’obtenir à 1982 dans les conditions actuelles , et nous devrons agir afin de retourner la situation au statu quo qui existait dans le Sinaï avant la visite de Sadate et l’accord de paix signé à tort avec lui ,en Mars 1979. 10
19
Israël a deux grands axes à travers lesquels peuvent se réaliser cet objectif , une directe et l’autre indirecte. L’option direct est le moins réaliste en raison de la nature du régime et du gouvernement en Israël , ainsi que la sagesse de Sadate qui obtint notre retrait du Sinaï , qui était l’enjeu de la guerre de 1973, sa plus grande réalisation depuis qu’il a pris le pouvoir . Israël ne fera rien pour rompre unilatéralement le traité , ni aujourd’hui , ni en 1982 , sauf s’il est très difficile ,pressé économiquement et politiquement et que l’Egypte fournit à Israël un prétexte pour reprendre le Sinaï entre nos mains pour la quatrième fois dans notre courte histoire. Ce qui reste est donc l’option indirecte. La situation économique de l’Egypte , de la nature du régime et de sa Politique pan- arabiste , va aboutir à une situation après Avril 1982, dans laquelle Israël sera contraint d’agir directement ou indirectement pour reprendre le contrôle du Sinaï en tant que réserve stratégique , économique et énergétique pour le long terme .L’ Egypte ne constitue pas un problème militaro-stratégique en raison de ses conflits internes et il pourrait être repoussé à la situation d’après-guerre en 1967 ,en pas plus d’une journée. 11
20
Le mythe de l’Egypte comme le leader fort du monde arabe a été démoli en 1956 et certainement n’a pas survécu à 1967, mais notre politique , comme dans le retour du Sinaï, a servi à transformer le mythe en «fait». Mais en réalité, , la puissance de l’Egypte en proportion à la fois face à Israël seul et pour le reste du monde arabe a connu une baisse d’environ 50 pour cent depuis 1967. L’Egypte n’est plus la première puissance politique dans le monde arabe et est économiquement au bord d’une crise. Sans l’aide étrangère , la crise viendra demain . 12 Dans le court terme, en raison du retour du Sinaï, en Égypte ,ce pays gagnera plusieurs avantages à nos frais , mais seulement à court terme jusqu’en 1982, et cela ne changera pas l’équilibre des forces à son avantage , et va peut-être apporter des lors, sa chute. L’Egypte, dans son image politique intérieure actuelle, est déjà un cadavre, d’autant plus si l’on tient compte de la croissance du Rift musulman -chrétien. Briser l’Egypte vers le bas territorialement en régions géographiques distinctes est l’objectif politique d’Israël dans les années quatre-vingt sur son front occidental .
21
L’Egypte est divisée et déchirée dans de nombreux foyers d’autorité. Si l’Egypte se désagrège , des pays comme la Libye , le Soudan ou même les États les plus éloignés ne pourront pas continuer à exister dans leur forme actuelle et se joindront à la chute et à la dissolution de l’Egypte. La vision d’un Etat chrétien copte en Haute-Égypte ainsi qu’un certain nombre d’Etats faibles avec une puissance très localisée et sans un gouvernement centralisé comme à ce jour, est la clé d’un développement historique qui n’a été en retrait par l’accord de paix , mais qui semble inévitable le long terme. 13
22
Le front de l’Ouest , qui sur la surface apparaît plus problématique , est en fait moins compliqué que le front de l’Est , où la plupart des événements qui font la une des journaux ont eu lieu récemment . La dissolution totale du Liban en cinq provinces sert de précédent pour l’ensemble du monde arabe, dont l’Egypte , la Syrie , l’Irak et la péninsule arabique qui est déjà à la suite cette piste. La dissolution de la Syrie et de l’Irak plus tard dans les zones ethniquement ou religieusement sunnite comme au Liban , est la cible principale d’Israël sur le front de l’Est dans le long terme , tandis que la dissolution de la puissance militaire de ces Etats sert de cible, à court terme primaire. La Syrie va s’effondrer , conformément à sa structure ethnique et religieuse, dans plusieurs États comme dans l’actuel Liban , de sorte qu’il y aura un Etat alaouite chiite le long de sa côte, un État sunnite dans la région d’Alep , un autre Etat sunnite, à Damas ,hostile à son voisin du nord , et les Druzes qui mettront en place un Etat, peut-être même dans notre Golan , et certainement dans le Hauran et dans le nord de la Jordanie. Cet état de choses sera le garant de la paix et de la sécurité dans la région à long terme , et ce but est déjà à notre portée aujourd’hui . 14
23
L’Irak, riche en pétrole d’une part, et déchiré intérieurement sur l’autre , est une garantie en tant que candidat pour les objectifs d’Israël. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie . L’Irak est plus fort que la Syrie. À court terme, c’est la puissance irakienne qui constitue la plus grande menace pour Israël. Une guerre irako- iranienne va déchirer l’Irak ,la faire éclater et provoquer sa chute intérieure avant même qu’elle soit capable d’organiser une lutte sur un large front contre nous. Chaque type de confrontation inter -arabe nous aidera à court terme et permettra de raccourcir le chemin vers le but plus important qui est de de briser l’Irak en la divisant comme en Syrie et au Liban. En Irak, une division en provinces le long de lignes ethniques / religieuses comme en Syrie au cours de la période ottomane est possible. Ainsi, trois (ou plus) États existeront autour des trois grandes villes: Bassorah , Bagdad et Mossoul , et les zones chiites du sud se sépareront des sunnites et kurdes au nord . Il est possible que la présente confrontation irano- irakienne va approfondir cette polarisation . 15
24
L’ ensemble de la péninsule arabique est un candidat naturel pour la dissolution en raison de pressions internes et externes , et la question est inévitable en particulier en Arabie Saoudite. Peu importe si sa puissance économique fondée sur le pétrole demeure intacte ou si elle est diminuée dans le long terme , les déchirements et les pannes internes sont un développement clair et naturel à la lumière de la structure politique actuelle. 16
25
La Jordanie constitue un objectif stratégique immédiat à court terme mais pas à long terme , car elle ne constitue pas une menace réelle à long terme après sa dissolution , la fin du long règne du roi Hussein et le transfert du pouvoir aux Palestiniens à court terme .
26
Il n’y a aucune chance que la Jordanie continuera d’exister dans sa structure actuelle pendant une longue période , et la politique d’Israël , à la fois dans la guerre et dans la paix , doit être orientée vers la liquidation de la Jordanie dans le cadre du régime actuel et le transfert du pouvoir à la majorité palestinienne . Une modification du régime à l’est du fleuve entraînera aussi la fin du problème des territoires peuplés par des Arabes à l’ouest du Jourdain. Que ce soit en temps de guerre ou dans des conditions de paix , l’émigration des territoires et le gel démographique économique pour eux, sont les garanties pour le changement à venir sur les deux rives de la rivière, et nous devons être actifs afin d’accélérer ce processus dans un proche avenir . Le plan d’autonomie devrait également être rejetée , ainsi que tout compromis ou de la division des territoires , compte tenu des plans de l’OLP et ceux des Arabes israéliens eux-mêmes , le plan de Shefa’amr de Septembre 1980 , il n’est pas possible d’arriver à vivre dans ce pays dans la situation actuelle sans séparer les deux nations , les Arabes en Jordanie et les juifs dans les zones à l’ouest de la rivière. Véritable coexistence et la paix règnera sur la terre que lorsque les Arabes vont comprendre que sans règle juive entre le Jourdain et la mer, ils n’auront ni existence ni sécurité . Une nation qui leur est propre et la sécurité seront à eux , seulement en Jordanie . 17
27
En Israël , la distinction entre les domaines de ’67 et les territoires au-delà, ceux de 48, a toujours eu de sens pour les Arabes et aujourd’hui n’a plus aucune importance pour nous. Le problème doit être considéré dans son intégralité , sans divisions que de 67. Il doit être clair , en vertu d’une future constellation que la situation politique ou militaire, dans la solution du problème des Arabes autochtones ne viendra que quand ils reconnaitront l’existence d’Israël dans des frontières sûres jusqu’à la rivière du Jourdain et au-delà , comme notre besoin existentiel dans cette époque difficile , l’époque nucléaire dont nous allons bientôt entrer. Il n’est plus possible de vivre avec les trois quarts de la population juive sur le littoral dense qui est si dangereux dans une époque nucléaire.
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La dispersion de la population est donc un objectif stratégique national de premier ordre , sinon, nous cesserons d’ exister à l’intérieur de frontières .La Judée, la Samarie et la Galilée sont notre seule garantie pour l’existence nationale, et si nous ne devenons pas majoritaires dans les zones de montagne , nous ne dominerons pas dans le pays et nous serons semblables à des Croisés, qui ont perdu ce pays qui n’était pas le leur de toute façon , et dans lequel ils étaient des étrangers pour commencer. Rééquilibrer le pays démographiquement , stratégiquement et économiquement est le but le plus élevé et le plus fondamental aujourd’hui . Prendre la main sur le bassin versant de la montagne de Beersheba à la Haute Galilée est l’objectif national généré par la grande considération stratégique qui est le règlement de la partie montagneuse du pays qui est vide de juifs aujourd’hui . l8
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La réalisation de nos objectifs sur le front de l’Est dépend d’abord de la réalisation de cet objectif stratégique interne. La transformation de la structure politique et économique, de manière à permettre la réalisation de ces objectifs stratégiques , est la clé pour atteindre l’ensemble du changement. Nous devons passer d’une économie centralisée dans laquelle le gouvernement est très impliqué , à un marché libre et ouvert ainsi que de passer de fonction du contribuable américain à développer, avec nos propres mains , d’une véritable infrastructure économique productive. Si nous ne sommes pas en mesure de faire ce changement librement et volontairement , nous serons forcés en elle par l’évolution du monde , en particulier dans les domaines de l’économie , de l’énergie et de la politique , et par notre propre isolement croissant . l9
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D’un point de vue militaire et stratégique , l’Occident dirigée par les États-Unis n’est pas en mesure de résister aux pressions mondiales de l’URSS dans le monde entier , et Israël doit donc autonome dans les années quatre-vingt , sans aucune aide extérieure , militaire ou économique , et ce est dans nos capacités aujourd’hui , sans compromis. 20 changements rapides dans le monde seront également amener un changement dans l’état de la juiverie mondiale à laquelle Israël deviendra non seulement un dernier recours, mais la seule option existentielle. Nous ne pouvons pas supposer que les Juifs américains et les communautés d’Europe et d’ Amérique latine continueront d’exister sous sa forme actuelle à l’avenir. 21
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Notre existence dans ce pays lui-même est certaine, et il n’existe aucune force qui puisse nous retirer d’ici , soit de force ou par trahison (méthode de Sadate ) . Malgré les difficultés de la politique erronée de «paix» et le problème des Arabes israéliens et ceux des territoires , nous pouvons traiter efficacement ces problèmes dans un avenir prévisible.
conclusion
1
Trois points importants doivent être clarifiées afin d’être en mesure de comprendre les importantes possibilités de réalisation de ce plan sioniste pour le Moyen-Orient, et aussi pourquoi il a dû être publié .
2
Le passé militaire du Plan
Les conditions militaires de ce plan n’ont pas été mentionnés ci-dessus, mais sur les nombreuses occasions où quelque chose comme elle est «expliqué» à huis clos aux membres de l’establishment israélien , ce point est clarifié . Il est supposé que les forces militaires israéliennes , dans toutes leurs branches , sont insuffisantes pour le travail réel de l’occupation des territoires étendus comme indiqué ci-dessus. En fait, même dans les moments d’intenses » troubles » palestinien sur la Cisjordanie , les forces de l’armée israélienne sont trop tendus . La réponse à cette question est le mode de décision au moyen de » forces Haddad » ou des « Associations villageoises » ( aussi appelé « ligues de village» ) : les forces locales dans le cadre des «leaders» se dissocie complètement de la population , ne pas avoir encore toute féodale ou structure du parti (comme les Phalangistes ont, par exemple ) . Les «états» proposés par Yinon sont « Haddadland » et « Associations villageoises », et leurs forces armées sera , sans aucun doute , tout à fait semblable . En outre , la supériorité militaire israélienne dans une telle situation sera beaucoup plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui encore, de sorte que tout mouvement de révolte sera «puni» , soit par l’humiliation massive en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ou par bombardement et l’oblitération de villes, comme au Liban aujourd’hui ( Juin 1982) , ou par les deux. Afin de garantir cela, le plan , comme expliqué par voie orale, appelle à la mise en place de garnisons israéliennes dans les lieux de convergence entre les mini- États, dotés des forces destructrices mobiles nécessaires . En fait, nous avons vu quelque chose comme ça dans Haddadland et nous allons presque certainement bientôt voir le premier exemple de ce système fonctionnant soit au Sud-Liban ou dans tout le Liban .
3
Il est évident que les hypothèses militaires au-dessus , et l’ensemble du plan aussi, dépendent aussi du fait que les Arabes continuent à être encore plus divisés qu’ils ne le sont maintenant, et sur l’absence de tout mouvement de masse véritablement progressif entre eux. Il se peut que ces deux conditions seront retirés que lorsque le plan sera bien avancé , avec des conséquences qui ne peuvent être prévues .
4
Pourquoi il est nécessaire de publier cela en Israël?
La raison pour laquelle la publication est la double nature de la société juive israélienne : Un très grand degré de liberté et de démocratie, spécialement pour les Juifs , combiné avec l’expansionnisme et la discrimination raciste. Dans une telle situation, l’ élite juive israélienne ( pour les masses suivent la télé et les discours de Begin ) doit être persuadée . Les premières étapes dans le processus de persuasion sont orales , comme indiqué ci-dessus, mais il arrive un moment où il devient gênant. Les documents écrits doivent être produits au profit des « persuasions » plus stupides et « expliquent» ( pour les officiers de rang moyen par exemple, qui sont , en général , remarquablement stupides) . Il faut ensuite qu’ils « apprennent », plus ou moins , et qu’ils prêchent aux autres. Il faut remarquer qu’Israël, et même le Yishouv des années vingt, a toujours fonctionné de cette façon . Je me souviens bien de la façon dont (avant j’étais « en opposition »), la nécessité de la guerre avec qui me l’a expliqué, à moi et à d’autres un an avant la guerre de 1956 , et la nécessité de conquérir » le reste de la Palestine occidentale quand nous en aurons l’occasion » ,ceci a été expliqué dans les années 1965-1967 .
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Pourquoi est-il supposé qu’il n’y a pas de risque particulier,venant de l’extérieur, dans la publication de ces plans?
Ces risques peuvent provenir de deux sources , tant que l’ opposition de principe à l’intérieur d’Israël est très faible ( une situation qui pourrait changer à la suite de la guerre contre le Liban) : le monde arabe, y compris les Palestiniens, et les Etats-Unis . Le monde arabe s’est montré jusqu’à présent incapable d’une analyse détaillée et rationnelle de la société juive israélienne et les Palestiniens ont été, en moyenne, pas plus que le reste. Dans une telle situation , même ceux qui crient sur les dangers de l’expansionnisme israélien (qui sont assez réel ) font cela non pas parce que des connaissances factuelles et détaillées , mais à cause de la croyance dans le mythe . Un bon exemple est la croyance très persistante dans l’écriture inexistante sur le mur de la Knesset du verset biblique sur le Nil et l’Euphrate. Un autre exemple sont les déclarations persistantes , et complètement fausses qui ont été faites par certains dirigeants arabes,parmi les plus importants, que les deux bandes bleues du drapeau israélien symbolisent le Nil et l’Euphrate, alors qu’en fait ils sont tirées des bandes du châle de prières juives ( Talit ) . Les spécialistes israéliens supposent que , dans l’ensemble, les Arabes ne prêtent aucune attention à leurs discussions sérieuses sur l’avenir, et la guerre du Liban leur a donné raison . Alors, pourquoi ne devraient-ils pas continuer avec leurs vieilles méthodes de persuader d’autres Israéliens ?
6
Aux États- Unis, une situation très similaire existe , du moins jusqu’à maintenant . Les commentateurs plus ou moins sérieux prennent leurs informations sur Israël, et beaucoup de leurs opinions à ce sujet, à partir de deux sources . La première provient d’articles parus dans la presse «libérale» américaine, écrit presque entièrement par des admirateurs juifs d’Israël qui , même s’ils sont critiques de certains aspects de l’état d’Israël , pratiquent fidèlement ce que Staline appelait » la critique constructive. » ( en fait, ceux d’entre eux qui prétendent aussi être « anti- stalinien » sont en réalité plus stalinien que Staline , Israël étant leur dieu qui n’a pas encore réussi ) . Dans le cadre de ce culte critique il faut supposer qu’Israël a toujours de «bonnes intentions» et seulement « fait des erreurs », et donc un tel plan ne serait pas un sujet de discussion , exactement comme les génocides commis par des juifs bibliques ne sont pas mentionnés . L’autre source d’information, The Jerusalem Post, a adopté des politiques similaires. So long, donc , que la situation existe dans laquelle Israël est vraiment une «société fermée» pour le reste du monde , car le monde veut fermer ses yeux , la publication et même le début de la réalisation d’un tel plan est réaliste et réalisable.
Israël Shahak
17 juin 1982 à Jérusalem
À propos du traducteur
Israël Shahak est un professeur de chimie organique à l’Université hébraïque de Jérusalem et le président de la Ligue israélienne des droits humains et civils . Il a publié Les Documents Shahak , recueils d’articles clés de la presse hébraïque , et est l’auteur de nombreux articles et livres , parmi lesquels non- Juifs dans l’Etat juif. Son dernier livre est mondial sur le rôle d’Israël : les armes de la répression, publié par le AAUG en 1982. Israël Shahak : (1933-2001)
Remarques
1 . Universités américaines, personnel de terrain . Rapport n ° 33 , 1979. Selon cette étude, la population mondiale sera de 6 milliards en l’an 2000. La population mondiale d’aujourd’hui peut être décomposé comme suit : Chine, 958 millions , l’Inde , 635 millions ; URSS , 261 millions ; États-Unis, 218 millions en Indonésie, 140 millions , le Brésil et le Japon, 110 millions chacun. Selon les chiffres du Fonds des Nations Unies pour 1980 , il y aura , en 2000, 50 villes ayant une population de plus de 5 millions chacun. Le ofthp de la population; Tiers-Monde sera alors 80% de la population mondiale. Selon Justin Blackwelder , US Census Bureau chef , la population mondiale n’atteindra pas 6 milliards à cause de la faim.
2 . La Politique nucléaire soviétique a été bien résumée par deux soviétologues américains: Joseph D. Douglas et Amoretta M. Hoeber , la stratégie soviétique de la guerre nucléaire , ( Stanford, CA , Hoover Inst Press, 1979 . . ) . Dans les dizaines de l’Union soviétique et des centaines d’articles et de livres sont publiés chaque année qui décrivent en détail la doctrine soviétique de la guerre nucléaire et il ya une grande quantité de documents traduits en anglais et publiés par l’US Air Force , y compris l’US Air Force : le marxisme -léninisme sur la guerre et l’Armée : le point de vue soviétique , Moscou, 1972; USAF : les forces armées de l’État soviétique. Moscou 1975, par le maréchal A. Grechko . L’approche de base soviétique à l’objet est présenté dans le livre par le maréchal Sokolovski publié en 1962 à Moscou : le maréchal VD Sokolovski , la stratégie militaire , doctrine et les concepts soviétique (New York, Praeger, 1963).
3 . Une image des intentions soviétiques dans diverses régions du monde peut être tirée de l’ouvrage de Douglas et Hoeber , ibid. Pour le matériel complémentaire: Michael Morgan, « minéraux du URSS comme arme stratégique dans l’avenir , » la Défense et des Affaires étrangères , Washington , DC, décembre 1979 .
4 . Amiral de la Flotte Sergei Gorshkov , Sea Power et l’État , London , 1979. Morgan , loc. cit. Le général George S. Brown (USAF ) C- JCS , Déclaration au Congrès sur la posture de défense des États-Unis Pour l’exercice 1979 , p. 103; Conseil national de sécurité , Examen de la politique de non-combustibles , ( Washington , DC 1979 ) ; Drew Middleton , The New York Times, ( 15.9.79 ) ; Temps , 21/09/80 .
5 . Elie Kedourie , » La Fin de l’Empire ottoman », Revue d’histoire contemporaine , Vol. 3 , n ° 4 , 1968 .
6 . Al -Thawra , la Syrie 20/12/79 , Al -Ahram , 30/12/79 , Al Baath , la Syrie, 06/05/79 . 55% des Arabes ont 20 ans et moins , 70% des Arabes vivent en Afrique , 55% des Arabes moins de 15 ans sont au chômage , 33 % vivent dans les zones urbaines , Oded Yinon , » le problème de la population de l’Egypte », The Jerusalem Quarterly , n ° 15 , printemps 1980 .
7 . E. Kanovsky , «nantis arabes et les démunis », The Jerusalem Quarterly , no 1, automne 1976 , Al Baath , la Syrie, 06/05/79 .
8 . Dans son livre, l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin a déclaré que le gouvernement israélien est en fait responsable de la conception de la politique américaine au Moyen-Orient , après Juin 67, en raison de sa propre indécision quant à l’avenir des territoires et de l’incohérence dans ses positions depuis qu’il a créé le fond de la Résolution 242 et certainement douze ans plus tard pour les accords de Camp David et le traité de paix avec l’Egypte. Selon Rabin, le 19 Juin 1967, le président Johnson a envoyé une lettre au Premier ministre Eshkol dans lequel il n’a rien dit sur le retrait des nouveaux territoires, mais exactement le même jour , le gouvernement a décidé de retourner territoires en échange de la paix. Après les résolutions arabes à Khartoum ( 01/09/67 ), le gouvernement a modifié sa position, mais contrairement à sa décision du 19 Juin , n’a pas informé les États-Unis de l’altération et les États-Unis a continué de soutenir 242 du Conseil de sécurité sur la base d’ sa compréhension plus tôt qu’Israël est prêt à retourner territoires. À ce moment , il était déjà trop tard pour changer la position américaine et la politique d’Israël . De là, la voie était ouverte à des accords de paix sur la base de 242 comme cela a été plus tard convenu à Camp David . Voir Yitzhak Rabin. Pinkas Sherut , ( Maariv 1979) pp 226-227 .
9 . Affaires étrangères et de la Défense , Président du Comité professeur Moshe Arens ont fait valoir dans une interview ( Ma ‘ ARIV , 03/10/80 ) que le gouvernement israélien n’a pas réussi à élaborer un plan économique avant les accords de Camp David et a été lui-même surpris par le coût de ces accords, bien que déjà au cours des négociations, il a été possible de calculer le prix lourd et la grave erreur impliqué dans pas avoir préparé les motifs économiques de la paix.
L’ancien ministre de Trésor, M. Yigal Holwitz , a déclaré que si ce n’était pas pour le retrait des champs de pétrole , Israël aurait une balance des paiements positive ( 17/09/80 ) . Cette même personne a dit deux ans plus tôt que le gouvernement d’Israël ( à partir de laquelle il s’est retiré ) avait mis une corde autour de son cou . Il faisait allusion à des accords de Camp David (Ha’aretz, 03.11.78 ) . Dans le cadre de l’ensemble des négociations de paix ni un expert ni un conseiller économique a été consulté , et le premier ministre lui-même, qui manque de connaissances et d’expertise en économie, dans une initiative erronée , a demandé aux Etats-Unis pour nous donner un prêt plutôt qu’une subvention, en raison de sa volonté de maintenir notre respect et le respect de l’ US vers nous. Voir Ha’aretz1 / 5 /79. Jerusalem Post, 07/09/79 . Prof Asaf Razin , ancien conseiller principal au Trésor , a vivement critiqué la conduite des négociations; Ha’aretz, 05.05.79 . Maariv , 07/09/79 . En ce qui concerne les questions relatives aux champs de pétrole et la crise énergétique d’Israël , voir l’entrevue avec M. Eitan Eisenberg, un conseiller du gouvernement sur ces questions, Ma’arive hebdomadaire , 12/12/78 . Le ministre de l’Énergie , qui a personnellement signé les accords de Camp David et l’évacuation des Sdeh Alma, a depuis mis l’accent sur la gravité de notre situation du point de vue de l’approvisionnement en pétrole plus d’une fois … Yediot Aharonot voir , 20/07/79 . Ministre de l’Énergie Modai même admis que le gouvernement ne l’a pas consulté du tout sur le sujet du pétrole au cours de Camp David et les négociations de Blair House . Ha’aretz, 22.08.79 .
10 . De nombreuses sources signalent sur la croissance du budget de l’armement en Egypte et sur les intentions de donner la préférence de l’armée dans un budget époque de paix sur les besoins nationaux pour lesquels une paix aurait été obtenu. Voir l’ancien Premier ministre Salam Mamduh dans une interview 18/12/77 , ministre du Trésor Abd El Sayeh dans une interview 25/07/78 et le papier Al Akhbar , 02/12/78 qui ont clairement souligné que le budget militaire recevra premier priorité , en dépit de la paix. C’est ce que l’ancien Premier ministre Mustafa Khalil a indiqué dans le document programmatique de son cabinet qui a été présenté au Parlement, 25/11/78 . Voir la traduction anglaise , ICA, FBIS , 27 novembre 1978, p D 1-10 .
Selon ces sources , le budget militaire de l’Egypte a augmenté de 10 % entre les exercices 1977 et 1978 , et le processus se poursuit encore . Une source Arabie divulgué que le plan d’ Egyptiens à augmenter leur budget militmy de 100 % au cours des deux prochaines années; Ha’aretz, 12.02.79 et Jerusalem Post, 14/01/79 .
11 . La plupart des estimations économiques ont jeté le doute sur la capacité de l’Égypte à reconstruire son économie en 1982. Voir l’Unité économique Intelligence 1978 Supplément, » La République arabe d’Egypte » ; E. Kanovsky , «L’évolution récente de l’économie du Moyen-Orient , « Occasional Papers , l’institution Siloé , Juin 1977; Kanovsky , » l’économie égyptienne depuis le milieu des Sixties , les secteurs Micro , « Occasional Papers , juin 1978 , Robert McNamara , président de la Banque mondiale , tel que rapporté dans le Times , Londres, 24/01/78 .
12. Voir la comparaison faite par le researeh de l’Institut d’études stratégiques à Londres, et la recherche Camed dans le Centre d’études stratégiques de l’Université de Tel Aviv, ainsi que la recherche par le scientifique britannique , Denis Champlin , Military Review, novembre 1979 , ISS : The Military Balance 1979-1980 , CSS ; arrangements de sécurité dans le Sinaï … par Brig . Gen (Rés. ) A Shalev , n ° 3.0 CSS , The Military Balance et des moyens militaires après le traité de paix avec l’Egypte, par Brig . Gen (Rés. ) Y. Raviv , n ° 4 , décembre 1978 , ainsi que de nombreux articles de presse , notamment El Hawadeth , Londres, 07/03/80 ; El Watan El Arabi , Paris, 14/12/79 .
13 . En ce qui concerne ferment religieux en Egypte et les relations entre coptes et musulmans voir la série d’ articles publiés dans le journal koweïtien , El Qabas , 15/09/80 . L’Auteure Irene Beeson fait ce rapport sur le fossé entre musulmans et coptes , voir : Irene Beeson , Guardian, Londres, 24/06/80 , et Desmond Stewart , Moyen-Orient Internmational , Londres 06/06/80 . Pour les autres rapports voir Pamela Ann Smith, The Guardian , Londres, 24/12/79 ; The Christian Science Monitor 27/12/79 ainsi que Al Dustour , Londres, 15/10/79 ; El Kefah El Arabi, 10/15 / 79 .
14. Arab Press Service, Beyrouth, 8/6-13/80 . The New Republic, 16/08/80 , Der Spiegel , cité par Ha’aretz, 21.03.80 , et 4/30-5/5/80 ; The Economist, 22/03/80 ; Robert Fisk, Times, Londres, 26/03/80 ; Ellsworth Jones, Sunday Times, 30/03/80 .
15. JP Peroncell Hugoz , Le Monde, 28/04/80 Paris , le Dr Abbas Kelidar , Moyen-Orient Review, Summer 1979;
Conflict Studies , ISS, juillet 1975, à Andreas Kolschitter , Der Zeit , (Ha’aretz, 21.09.79 ) Economist Foreign Report , 10/10/79 , affaires afro-asiatique , Londres, Juillet 1979.
16. Arnold Hottinger , «les Etats arabes riches en difficulté, « Le New York Review of Books , 15/05/80 ; service de la presse arabe , Beyrouth, 6/25-7/2/80 ; US Nouvelles et World Report , 11/5 / 79 ainsi que El Ahram , 09/11/79 ; El Nahar El Arabi Wal Duwali , Paris 07/09/79 ; El Hawadeth , 09/11/79 ; David Hakham , Monthly Review , IDF , janvier – février 79 .
17. En ce qui concerne les politiques et les problèmes de la Jordanie voient El Nahar El Arabi Wal Duwali , 30/04/79 , 02/07/79 , le professeur Elie Kedouri , Ma’ariv 08/06/79 , le professeur Tanter , Davar 12/07/79 , A. Safdi , Jerusalem Post, 31/05/79 ; El Watan El Arabi 28.11.79 ; El Qabas , 19/11/79 . Quant aux positions OLP voir : Les résolutions du Fatah Quatrième Congrès , Damas, Août 1980. Le programme de Shefa’amr des Arabes israéliens a été publié dans Ha’aretz, 24.09.80 , et par le rapport de la presse arabe 18/06/80 . Pour des faits et chiffres sur l’immigration des Arabes en Jordanie , voir Amos Ben Vered , Ha’aretz, 16.02.77 ; Yossef Tsuriel , Ma’ariv 12/01/80 . Quant à la position de l’ OLP contre Israël Shlomo Gazit voir , Monthly Review , Juillet 1980; Hani El Hasan dans une interview, Al Rai Al’Am , le Koweït 15/04/80 ; Avi Plaskov , « le problème palestinien », Survival , ISS, Londres Janv. Févr 78; David Gutrnann , «Le mythe palestinien », Commentary , Oct. 75 , Bernard Lewis, «Les Palestiniens et l’OLP , « Commentaire janvier 75 , du lundi matin , Beyrouth, 8/18-21/80 , Journal of Palestine Studies , Hiver 1980.
18. Professeur Yuval Neeman , » Samaria – le fondement de la sécurité d’Israël », Ma’arakhot 272-273 , Mai / Juin 1980; Ya’akov Hasdai , «La paix , la Voie et le droit de savoir, » Dvar Hashavua , 2/23 / 80. Aharon Yariv , «profondeur stratégique – Un point de vue israélien , » Ma’arakhot 270-271 , Octobre 1979; Yitzhak Rabin , «Problèmes de défense d’Israël dans les années quatre-vingts , » Ma’arakhot Octobre 1979.
19. Ezra Zohar, Dans les pinces du régime ( Shikmona , 1974) ; Motti Heinrich , avons-nous une chance Israël, entre la vérité et la légende ( Reshafim , 1981).
20 . Henry Kissinger : «Les leçons du passé », The Washington Review Vol 1 , janvier 1978; Arthur Ross, «Le Défi de l’OPEP à l’Ouest, « Le Washington Quarterly , hiver 1980; Walter Levy, «Le pétrole et le déclin de l’ Ouest », Foreign Affairs , été 1980 ; Rapport spécial :« Notre armée forees – Ready or Not ? « US Nouvelles et World Report 10.10.77 ; Stanley Hoffman, « Réflexions sur le Danger Présent , «Le New York Review of Books 06/03/80 ; Temps 03.04.80 ; pétrole et American Power Six ans plus tard Robert Tucker, » ; Leopold Lavedez » Les illusions de sel » Commentaire septembre 79 , Norman Podhoretz , » Le Present Danger , «Commentaire Mars 1980 » Commentaire septembre 1979 , Norman Podhoretz , » l’ abandon d’Israël », Commentary Juillet 1976; Elie Kedourie , « Méconnaissance du Moyen-Orient , «Commentaire Juillet 1979.
21 . Selon les chiffres publiés par Yaacov Karoz , Yediot Aharonot , 17/10/80 , la somme totale des incidents antisémites enregistrés dans le monde en 1979 était le double du montant enregistré en 1978. En Allemagne , la France et la Grande-Bretagne le nombre d’incidents antisémites a été plusieurs fois supérieure à l’année. Aux États-Unis , ainsi il y a eu une forte augmentation des incidents antisémites qui ont été rapportés dans cet article. Pour le nouvel antisémitisme , voir L. Talmon , » Le nouvel antisémitisme », The New Republic, 18/09/1976 ; Barbara Tuchman , «Ils ont empoisonné les puits, » Newsweek 03/02/75 .
Par la lecture de cet article,nous voyons se dessiner brièvement le complot sioniste et les manigances actuelles des États-Unis d’amérique,de la France et de l’Angleterre.
Tous des états contrôlés par les sionistes.
Michel Duchaine
Traducteur de l’actuelle version en français,ce 19 octobre 2013.