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Plusieurs milliers d’oies ont trouvé la mort en se posant sur un lac acide

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Une grosse tempête de neige les avait forcés à se poser sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert située dans le Montana, aux États-Unis.

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La semaine dernière, des milliers d’oies des neiges avaient trouvé la mort après avoir été contraintes de se poser d’urgence sur des eaux toxiques. Elles avaient été prises de court par une violente tempête hivernale près de la ville de Butte (Montana), dans le nord-ouest des États-Unis.

Il s’agit d’un désastre écologique dont le dernier cas similaire remonte à une vingtaine d’années. Hasard ou non, cela c’était produit à l’époque au même endroit. En effet, en 1995, 342 oies étaient mortes après avoir ingéré l’eau de cette fosse qui contient de l’acide sulfurique. Les autopsies avaient montré que les oiseaux présentaient des niveaux élevés de métaux lourds dans leurs reins.

Cette fois-ci, l’étendue des dégâts est bien plus impressionnante. D’après Mark Thompson l’un des responsables de la société minière Montana Resources (MR), le nombre exact d’oies qui ont péri dans le lac est pour le moment inconnu, mais il est estimé à plus de 10 000. L’espace délimité par la fosse représente quant à lui près de3 km² recouverts de ces milliers d’oiseaux blancs sans vie.

Cette catastrophe est « au-delà de tout ce que nous avons connu en 21 ans de surveillance », a souligné le responsable en précisant qu’« habituellement, seulement 2 000 à 5 000 oiseaux survolent Butte toute l’année ».

Et si le réchauffement climatique avait quelque chose à y voir ?

Interrogé par le journal The Montana Standard, le spécialiste d’ornithologie Jack Kirkley a estimé que le réchauffement climatique n’était pas étranger à ce drame. Il n’a pas pointé du doigt la tempête de neige, mais plutôt la migration tardive de ces oies vers le sud des États-Unis où elles hivernent.

En effet, les hivers plutôt doux connus ces dernières années auraient incité les oiseaux à rester plus longtemps dans des zones habituellement froides plutôt que de migrer progressivement vers le sud, d’où le fait qu’ils aient été surpris en si grand nombre par cette tempête.

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Après la mort, il y a de la vie (dans les gènes tout du moins)

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On pensait jusqu’à présent que la mort signifiait la fin de toute activité biologique dans le corps, mais selon une nouvelle étude, il semblerait que de nombreux gènes restent actifs jusqu’à quatre jours après la mort clinique. Ces gènes « zombies » ne peuvent évidemment pas ramener quelqu’un à la vie mais cela a de sérieuses conséquences.

Deux récentes études pourraient bien modifier notre perception de la mort. Peter Noble, biologiste de l’Université de Washington, et ses collègues ont montré que certaines parties du corps restaient actives après la mort. Cela pourrait, dans un futur proche, permettre d’améliorer la préservation des organes et les techniques médico-légales.

Les scientifiques savaient déjà que certains gènes restaient actifs après la mort, sans avoir aucun idée de la durée de cette activité. Peter Noble et son équipe sont parvenus à identifier des centaines de gènes toujours en activité plusieurs jours après la mort d’un animal.  Certains ont même une activité plus intense.

Et ce ne sont pas des gènes aléatoires. Il s’avère que la majorité d’entre eux jouent un rôle important dans l’expérience du traumatisme ou du stress. Certains, par contre, sont d’ordinaire utilisés pour le développement embryonnaire… Les scientifiques imaginent qu’après la mort, l’environnement cellulaire ressemble à celui d’un embryon. Autre découverte importante, de nombreux gènes qui s’activent après la mort sont généralement liés au cancer. Ceci pourrait expliquer pourquoi de nombreux receveurs d’organes contractent des cancers.

La seconde étude a permis de montrer que cette activité génétique post-mortem pouvait être utilisée dans des enquêtes. Les sciences médico-légales pourraient prendre des échantillons génétiques pour mieux estimer l’heure de la mort.

Les résultats de ces recherches doivent encore être validées avant d’être éventuellement publiées, et ces expérimentations n’ont pas été réalisées sur des cadavres humains, mais si cela venait à se vérifier sur l’homme, voilà qui pourrait modifier la perception de la mort de la part des spécialistes…

Livre numérique:Némésis et tarte au riz de Frank Muller

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 *Je vous offre aujourd’hui,non pas un livre ,mais une nouvelle numérique …car beaucoup de gens  n’ont pas toujours le temps de lire des livres entiers.Je choisirai à l’occasion de courtes nouvelles de qualité .

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 Les dinosaures nous ont montré la voie. Les pauvres, ils ne méritaient pas ça.

  Pour nous, ce n’est que justice dans le fond. On ne peut pas jouer au gamin gâté pendant des siècles sans s’attendre à recevoir une bonne claque à un moment ou à un autre. Il n’existe pas de fête éternelle. Cro-Magnon s’est bien marré, d’accord. Homo sapiens s’est bien gavé, tant mieux. Et même s’il y a eu des moments un peu pourris, quelques creux exécrables, faut reconnaître qu’on ne s’est pas gêné pour s’éclater. Va falloir ranger un peu maintenant. Fourrer les gobelets en plastique dans la poubelle, vider les cendriers dégueulasses et passer un coup de serpillière. Histoire de faire un peu de place pour les prochains noceurs. Un bon rocher de plusieurs milliards de tonnes sur le coin du crâne, y a rien de mieux pour remettre de l’ordre dans ce fouillis. Plus efficace que la Javel, y a pas photo.

 

  Les historiens, froids et désespérés, estiment que notre présence dans le grand mouvement du temps n’est qu’une anecdote.

  Les scientifiques, cyniques et lucides, admettent que notre existence est en grande partie due au hasard.

  Les religieux, fiévreux et transis, glorifient le doigt divin qui nous pointe pour cible, nous, pauvres êtres chimériques nés des entrailles du grand bonhomme.

  Louis, obsédé et honteux, hurle sans hésitation qu’il n’en a rien à foutre.

  Il revoit parfaitement la journaliste en pleurs qui a annoncé notre extinction dans un flash spécial, un mardi vers 21 heures. À un moment, il en est persuadé, elle a gerbé en se planquant derrière un prompteur.

  Un astronome polonais, Jaromir Kowalsky, désormais l’homme le plus célèbre de l’histoire — pour un bref moment — avait découvert l’objet céleste en décembre. Des équipes de confrères internationaux avaient procédé à près de huit mille calculs de vérification pendant deux mois. La conclusion avait malheureusement sauté aux yeux au bout de la vingtième équation. Un rocher essentiellement constitué de fer, de la taille d’un quart de Lune, fonçait vers nous à la vitesse d’un obus sidéral, soit à environ quarante kilomètres à la seconde. ZUT ! Quelqu’un allait pouvoir écrire « The end » sur la dernière page de l’encyclopédie Universalis.

 

  C’est dingue comme le chaos peut facilement se mettre en place. Comme s’il couvait, invisible, entre les rues et les âmes. La France s’embrasa littéralement, les USA implosèrent, l’Afrique… Non, l’Afrique ne fit rien, ça faisait déjà longtemps qu’on l’avait mise dans la merde. La Chine s’immola, le Japon se hara-kirisa, le Brésil se lambada, la Belgique trembla puis, comme toujours, trouva une solution. On concentra les biens de première nécessité dans des endroits faciles d’accès et connus de tous, puis on instaura une illusoire loi martiale et un couvre-feu à 19 heures. L’armée, la police, les pompiers, quelques fonctionnaires, ainsi que quelques « spécialistes » aux compétences particulières, tous enrôlés volontaires, furent regroupés au sein d’une entité de secours nommée Novam, sous contrôle du centre de crise permanent de Bruxelles, le C.C.B. Le Novam se chargeait avant tout de la protection et de la distribution des vivres, de l’eau et de l’électricité, mais gérait aussi d’autres domaines importants comme la sauvegarde culturelle — département dans lequel Louis traînait désormais ses afflictions.

 

  Dans les huit premiers jours qui avaient suivi l’annonce officielle de notre disparition imminente, 172 816 personnes avaient trouvé la mort entre Ostende et Arlon. Des suicides en grande partie, mais beaucoup d’incrédules — ou de cinglés — avaient aussi péri en essayant de voler des lecteurs DVD ou des iPod que des commerçants tout aussi incrédules — ou cinglés — avaient tenté de protéger.

  Il faudrait plusieurs milliers de pages pour rendre compte des événements dramatiques et insensés qui se sont déroulés pendant ces jours et ces nuits infernales mais, dans l’ensemble, disons que ça ne s’est pas trop mal passé. Au bout d’une semaine, tout le monde ou presque était épuisé de désespoir. Louis avait résumé ça par une formule griffonnée sur un coin d’annuaire lors d’une de ses nuits d’insomnies alambiquées :

  Extinction = plus d’avenir = plus de projet = plus de désir = plus de loi = RIEN.

  Plus rien ne sert à rien. Connaître la météo ? Pour quoi faire ? Aller au boulot ? Euh… Mettre des sous sur son livret d’épargne ? Pardon ? Du plus petit des détails aux choses les plus fondamentales, tout est devenu inutile. La raison a vaincu la folie, terrassée par l’évidence de notre vacuité. Les rues sont désertes, les magasins sont fermés, les portes des théâtres sont scellées, les feux de circulation ne fonctionnent plus, les poubelles s’entassent, les pigeons s’amusent. Chacun reste chez soi, calfeutré, en se regroupant par affinité familiale ou amicale, pour regarder la télévision, prier et discuter de ce qu’on a fait et de ce qu’on ne fera jamais. On ne sort que pour se rendre au centre Novam le plus proche et se réapprovisionner. On attend. Point. Bien sûr, il y a encore quelques quidams qui vagabondent : une minorité peu fréquentable de psychopathes, de dévots et d’instables qui ne contrôlent plus leurs pulsions et leurs fantasmes ; mais au final, l’apocalypse a des allures de lendemain de gala.

  La route qui emmène Louis vers l’enfer est pourtant pavée d’actes inutiles et incontrôlables, d’envies sournoises qui le grignotent de l’intérieur comme les mandibules d’un insecte. Il ne se rase plus et ne se lave plus les dents. Il préfère éviter son reflet dans le miroir. Il se dégoûte.

 

***

 

  Louis ralentit à pas d’homme pour profiter de la vue. La place St Lambert offrait sa désolation sous un soleil pâle d’avril. Le panorama était plus triste qu’effrayant. La plupart des monuments, semblables à des ruines après un bombardement, ne tenaient debout que par un miracle géométrique. Le palais des Princes-Évêques s’était consumé pendant quatre jours. Sa carcasse décharnée, torturée, éventrée, défiait quelque géant d’oser venir l’achever. Les galeries marchandes, autrefois bruyantes et agitées, s’étendaient désormais sans souffle, comme le cadavre oublié d’une vieille matrone. Près de la fontaine, une bande d’adultes formait un cercle autour d’une silhouette allongée au sol dans une mare de sang. Louis jeta un coup d’œil sur le fusil à pompe coincé sur le siège passager mais ne s’arrêta pas.

  Il gara la Citroën aux couleurs du Novam au coin de la place St Paul déserte. Le silence, uniquement perturbé par les gazouillis de quelques oiseaux inconscients du sort des hommes, l’entoura de sa présence envoûtante, comme un linceul maudit. Il prit le sac avec le matériel, réajusta la bandoulière du fusil accroché à son épaule, et claqua le coffre avec force. Le son, pareil à une détonation, résonna en échos multiples bizarrement rassurants. Il se dirigea vers la cathédrale et croisa quelques inconnus aux mines grises qui marchaient d’un pas pressé, les yeux baissés, l’échine courbée par le poids de l’angoisse. Louis se souvenait de ces jours de beau temps qui gonflaient les cœurs des Liégeois. Il en avait passé des heures à flâner dans le piétonnier ou à traîner à la terrasse d’un bistro en regardant les passants, en guettant leurs chuchotements et en s’imaginant leurs vies. Plus personne ne s’attarderait ici pour se délecter du temps qui passe. Nous étions tous déjà morts.

  Louis travaillait à la préservation du patrimoine. Plusieurs navettes spatiales chargées de milliards d’informations décolleraient bientôt pour transmettre notre souvenir à d’hypothétiques cousins extraterrestres. Un projet absurde mais romantique qui témoignait de notre candeur et de notre obsession à nous croire importants. Louis se chargeait de rédiger les biographies d’artistes liégeois anodins et de collecter des photographies haute résolution de leurs œuvres. Son travail, compressé sur de gigantesques disques durs, embarquerait bientôt vers le néant du vide sidéral.

  Le « client » du jour, un peintre sans importance, habitait derrière l’ancienne collégiale romane. Louis ne résista pas à l’envie de s’y recueillir un instant. Bien qu’agnostique depuis l’âge de raison, il avait toujours été émerveillé par l’atmosphère des églises. Une complainte mélodieuse l’accueillit comme par magie. Huit dames âgées, debout sous la splendide voûte bigarrée du transept, chantaient la gloire du Sauveur pour une centaine de pénitents songeurs. La douce lumière filtrée par les vitraux multicolores et l’odeur humide du bois et de la pierre parachevaient l’ambiance fantasmagorique du moment. Louis s’engagea sous la nef mais n’eut pas le courage de s’approcher. Il ne méritait pas cette beauté et quitta les lieux en tanguant, étourdi par l’expérience.

  Liège lui parut soudain plus ténébreuse encore, comme si tout ce qu’il restait de bon dans la ville avait trouvé refuge entre les briques sombres de la vieille cathédrale, dans le chant de quelques sexagénaires. Au loin, la fontaine de la Vierge à l’Enfant se dissolvait dans une brume sulfureuse. Au fond de son iris, la cité ardente s’évaporait déjà en volutes. Il secoua la tête et reprit sa route.

 

***

 

  Louis avait épousé une bouteille de whisky et ne lui était guère fidèle. Il succombait facilement à la tentation d’une bonne chope de bière, d’un pichet de vin ou d’un godet de péket. Il avait dit « oui » à l’alcool, pour le meilleur et pour le pire. Tout le monde ou presque ignorait qu’il était un pochtron de compétition depuis bientôt vingt ans. Les gens disaient qu’il avait une bonne descente, que c’était un sacré fêtard, mais ils ne se doutaient pas que son sang se transformait en confiture de genièvre, que ses globules blancs se dopaient au houblon. Ses amis se souvenaient vaguement du terrible accident de Clio qui l’avait tenu alité pendant plusieurs semaines mais personne ne savait qu’il avait perdu le contrôle de son véhicule avec 3,3 g d’un mélange explosif de bibine dans le sang. Louis était un alcoolo lucide et vergogneux, et dans le fond, il n’y pouvait rien.

  Gilbert Destrée ouvrit la porte avec la nervosité mêlée de timidité d’un gamin recevant la visite de St-Nicolas. Sa silhouette squelettique, dessinée sous un tablier centenaire couvert de taches de peinture, lui donnait l’allure d’un laborantin diabolique. Ses cheveux gris, filasses, flottaient autour de son visage anguleux. Sa peau, ratatinée par les décennies, couverte de sillons insondables, s’amalgamait de teintes changeantes, tantôt roses, tantôt jaunes. Louis présenta son badge du Novam mais l’artiste n’y prêta pas attention.

  « Entrez, entrez, dit le vieil homme. J’ai tout préparé », ajouta-t-il enthousiaste en tendant la main vers une série de tableaux aux couleurs vives.

  Louis fit trois pas en titubant, mal à l’aise devant ces œuvres abstraites médiocres qui respiraient la joie de vivre et la naïveté de l’enfance. Il n’avait jamais rien vu d’aussi obscène. À droite, sur un petit guéridon, trônait une tarte au riz. Le comble du luxe en ces temps de disette. Le vieil homme remarqua que la pâtisserie éveillait la curiosité de son hôte.

  « J’ai un ami boulanger. Il n’a pas renoncé à donner du plaisir aux gens. Ce sera notre récompense. »

  Louis acquiesça de la tête.

  « Je suis heureux, je suis heureux », ajouta le vieil homme dans un murmure.

  Ses longs doigts tordus par l’arthrite invitèrent Louis à se rapprocher de ses toiles.

  « Vous êtes heureux ? demanda Louis.

  — Bien sûr.

  — Nous allons tous mourir.

  — Memento mori, jeune homme. Une jolie lapalissade.

  — Oui, en effet, hésita Louis.

  — Mon travail filera bientôt vers le firmament des cieux. Quelle magnifique compensation.

  — Je vois.

  — Vous ne déballez pas votre matériel ?

  — Nous pourrions discuter un peu avant.

  — Oh », susurra le vieil homme, déçu, stoppé dans son élan.

  Ils prirent place sur deux canapés ancestraux couverts d’un velours verdâtre râpé.

  « Nous nous connaissons, affirma Louis.

  — Ah bon ? À quelle occasion, jeune homme ? demanda Gilbert sans dissimuler son intérêt.

  — Avant que vous ne séjourniez en prison », mâchouilla Louis.

  Son ton était froid comme la banquise. Le visage du vieil homme se voila.

  « Mes parents m’avaient inscrit dans l’association de jeunesse du village. Une excellente idée, a priori. J’étais un enfant turbulent.

  — Oui, oui, ronchonna Gilbert.

  — Vous vous souvenez ?

  — Nous changeons tous, dit le vieil homme en anticipant la suite du récit.

  — L’éducateur était un grand gars plein de rêves artistiques, continua Louis, comme s’il récitait un texte mille fois répété. Un salopard de vicelard qui s’est bien amusé avec les gosses. Ça vous dit quelque chose ? »

  Gilbert ne répondit pas. Sa bouche se tordit, ses yeux minuscules regagnèrent une grotte au fond de son crâne. Louis retrouva enfin les traits du monstre qui avait fait basculer sa vie. Le faciès hideux qu’il tentait désespérément d’effacer de sa mémoire à grand renfort de liqueur et de vinasse. Il se leva et arma son fusil avec un calme effrayant. Le vieil homme enfonça les doigts dans les accoudoirs. Ses phalanges rosirent. Son corps vibrait comme un robot de cuisine. Louis visa. Ses yeux se noyèrent dans ceux de sa victime.

  « T’iras pas au firmament, salaud. »

  Il appuya sur la détente.

  Louis ne voulait pas seulement que son persécuteur meure, il voulait être l’unique responsable de cette mort. La colère brûlait en lui, indomptable, souveraine, alimentée au charbon de ses douleurs. Il se détestait, conscient de céder aux désirs primitifs et dégoûtants qui sommeillaient au fond de sa sordide nature humaine, mais il ne pouvait lutter contre les tourments de cette volonté horrible, furieuse et aliénée. La vengeance le rongeait comme un poison noir enfoui au plus profond de ses entrailles. Il avait faim de chair, il était assoiffé de sang. La justice n’avait rien à voir là-dedans. Aucun rocher venu du fond des âges n’avait le droit de le priver de ce besoin d’ivresse, de cet appétit pour la mort. Il déglutit bruyamment, lâcha le fusil, et fixa un instant ses mains tremblantes de meurtrier. Il laissa son regard vagabonder une dernière fois sur les toiles joyeuses, flamboyantes, innocentes, puis se saisit d’un morceau de tarte qu’il enfourna en quatre bouchées. Un délice orgasmique ondula à la surface frémissante de sa peau. Il sourit et quitta l’atelier.

 

  Un jeune homme d’une vingtaine d’années l’attendait dans la rue étroite qui longeait le mur du cloître. Ses yeux avaient la couleur de la lave incandescente, au bout de ses doigts brillait un éclat d’onyx. Louis le trouva charmant. Marc Simonis — fils de Jean-Louis et Thérèse Simonis, décédés dans leur voiture en revenant d’un concert, percutés par un chauffard bourré dans une Clio — leva le bras, pointa le pistolet et logea deux balles dans la tête de Louis.

 

  Nous n’étions pas grand-chose et nous ne laisserons rien. Mais de ce rien renaîtra la vie, c’est sûr, sans passé, sans héritage, sans souvenirs. Heureuse, peut-être.

Dossier corruption politique: la mort de Québec Inc

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Un concept économique sur la pente.

Un concept économique sur la pente.

:: LA MORT DE QUÉBEC INC :: L’ETHNOCIDE FINANCIER
On ressort l’épouvantail économique pour les go-go 
« La caractéristique principale de notre système financier québécois était qu’il n’était pas achetable, pas vendable et que les décisions étaient prises dans le cadre de la communauté québécoise. Le Québec Inc. a été le produit de la collaboration de ces institutions avec ce qu’on a appelé la ‘‘garde montante’’ du milieu des affaires. On avait alors une vision commune des choses à faire, même si certains ne l’ont réalisé qu’après coup. CE N’EST PLUS LE CAS ! » – Jacques Parizeau

Pour ajouter aux difficultés, le gouvernement Harper et Bay Street mènent, tambour battant, une offensive tous azimuts contre les mouvements souverainiste et syndical, par le biais de la Coalition pour l’avenir du Québec de Sirois-Legault, des médias de Quebecor et de Gesca et d’organismes comme l’Institut économique de Montréal et le Réseau Liberté Québec.

Devant ces assauts, les forces souverainistes combattent en rangs dispersés, sans stratégie cohérente et sans leadership affirmé et reconnu. De plus, pour avoir été trop longtemps assis entre deux chaises, celle de la « garde montante » et celle des milieux populaires, plusieurs de leurs représentants, particulièrement les députés du Parti Québécois, sont persona non grata dans les luttes en cours.

argent surf

PS
LE PRIX DE L’OCCUPATION FÉDÉRALISTE
Seulement 11% des actifs de la Caisse investis au Québec.
PIRE ! L’extraordimaire outil de Parizeau sert désormais à financer l’industrie de la mort canuck et les ‘ti-zamis’ de la Nébuleuse…
BRAVO LES SERFS !

LA CAISSE DE DÉPÔT DANS LES ARMES ET LES MINES ! En investissant dans deux entreprises qui participent à la fabrication de mines antipersonnel, la Caisse de dépôt et placement du Québec viole l’esprit de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnelles, ratifiée par 156 pays, dont le Canada. Selon des spécialistes du droit international, elle s’expose ainsi à des poursuites. http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-financiers/la-caisse-navigue-en-eaux-troubles/514995

La Caisse accroît ses investissements dans les armes aux États-Unis d’Amérique:
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-financiers/la-caisse-accroit-ses-investissements-dans-les-armes-aux-etats-unis/517475

On croit mourir pour sa patrie et l’on meurt pour les industriels.
– Anatole France

EN DESSOUS DE LA COUVERTURE  D’ABUS SYSTÉMATIQUES…
‘Trop matisé’ par la perte de 40milliards toujours aussi suspecte que jamais investiguée, notre attention a dû faire escale aux Bahamas pour 5 minutes L’affaire de la CDP – le scandale
http://www.vigile.net/-L-affaire-de-la-CDP-le-scandale
Sabia : http://www.vigile.net/-CDPQ-Ou-va-Michael-Sabia

La Caisse de Dépot ::  »C’était » notre affaire ! Les outils que Parizeau nous a donnés sont dans les mains de ses ennemis… L’ethnocide linguistique et économique vont de pair… Par ici les caves,passez à la Caisse !

« Nos efforts auront-ils été vains? Tant de labeur et de sacrifices auront-ils été passés à profits et pertes au silence de l’Histoire ou servis de paravents à l’indifférence de citoyens sans nation, déracinés, en perte de repères, grotesques apatrides d’un monde déboussolé, sans foi ni loi, esclave du marché et de la « main invisible » qui le conduit au non-être et à l’insignifiance? « – Yves Michaud

 »La langue n’est qu’un prétexte; le véritable enjeu de la lutte est l’honneur de l’homme, qui ne peut se concevoir dans l’abaissement d’un peuple au profit d’un autre. » – Jacques Ferron

Je termine en disant qu’on ne libère pas un peuple en le maintenant attaché à des valeurs esclavagistes du passé.

Une prière venue du fond des âges

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Les morts ne sont pas mort! Je rejoindrai la lumière de Ra, je deviendrai ancêtre au coté des ancêtres, je continuerai a veiller sur les miens car même au dela de la mort, je ne suis pas mort, je vis encore et brille plus fort! Jusqu'a la réincarnation de l'esprit dans un coprs nouveau que Amon Ra aurait choisi pour moi l'élu(e) moi "le mort" JE NE LE SUIS PAS, l'ame immortelle, je vivrai éternellement en tant que fervent défenseur de la loi divine Maat auprès du créateur Amon RA et ses enfants.

Les morts ne sont pas mort!
Je rejoindrai la lumière de Ra, je deviendrai ancêtre au coté des ancêtres, je continuerai a veiller sur les miens car même au dela de la mort, je ne suis pas mort, je vis encore et brille plus fort! Jusqu’a la réincarnation de l’esprit dans un coprs nouveau que Amon Ra aurait choisi pour moi l’élu(e) moi « le mort » JE NE LE SUIS PAS, l’ame immortelle, je vivrai éternellement en tant que fervent défenseur de la loi divine Maat auprès du créateur Amon RA et ses enfants.

Chine : Les caméras d’espionnage du Gouvernement ne peuvent pas voir à travers la pollution

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Le mois dernier la pollution en Chine a fait la une des quotidiens des agences de presse internationales. Les médias d’État disent que le smog a effectivement de nombreux avantages et qu’il peut renforcer la défense nationale par la création d’une cible floue pour les ennemis.

Maintenant, le gouvernement et les médias d’Etat en Chine ont changé leur position en disant que le smog est une menace pour la sécurité nationale. Ce récent retournement de situation est dû au fait que les caméras d’espionnage du gouvernement dans les rues, ont des difficultés à garder un oeil sur les citoyens locaux.

Kong Zilong, un ingénieur senior de projet avec Shenzhen Yichengan technologie et un expert en technologie de vidéo surveillance, a déclaré que les dispositifs de sécurité qui pourraient fonctionner dans de la pollution épaisse n’avaient pas encore été inventés.

« D’après nos expériences, alors que la visibilité chute en dessous de trois mètres, même la meilleure caméra ne peut pas voir au delà de douze mètres,«  dit-il.

Bien sûr, le gouvernement a l’intention de trouver un moyen de contourner ce problème.

Le professeur Yang Aiping, un expert en imagerie numérique à l’École de génie de l’information électronique de l’Université de Tianjin et chef de l’équipe civile, a déclaré que « la plupart des études dans d’autres pays ont été menées en rapport au brouillard. En Chine, la plupart des gens pensent que le brouillard et le smog peuvent être traités par le même procédé. Notre recherche préliminaire montre que les particules de smog sont tout à fait différentes de celles des petites gouttelettes d’eau de brouillard en termes de propriétés optiques ».

« Nous devons fortement revoir, si non complètement réécrire, les algorithmes de certains modèles mathématiques. Nous avons également besoin de faire beaucoup de simulation informatique et d’essais sur le terrain ». Dit-elle.

Professeur Zhang Li, un expert dans le traitement d’image avec le département de génie électronique de l’Université de Tsinghua, a dit que les chercheurs pourraient avoir à penser différemment.

« Les jours les plus pollués, nous pouvons avoir besoin d’utiliser un radar pour assurer la sécurité de quelques zones sensibles, » il ajouta.

Dans d’autres informations, la police d’état en Chine est légèrement ennuyée.

 

« Notre pollution atmosphérique est un avantage défensif sur un champ de bataille »

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La pollution de l’air en Chine a fait les grands titres depuis pas mal de temps déjà. Plus tôt cette année, Pékin a annoncé un programme massif qui demanderait 17 000 milliards de yuan, comme investissement pour les cinq prochaines années, afin de régler son problème de pollution.

Alors que les grands titres sur des villages cancéreux et d’autres effets secondaires de la pollution chinoise perdurent, et que Pékin ne semble pas prendre le problème au sérieux, l’appareil médiatique de l’état est désespéramment en quête d’une lueur d’espoir.

Citant le rapport d’un journal nationaliste, South China Morning Post souligne un article qui tente désespérément de trouver un aspect positif de la pollution de l’air en Chine. L’article affirme que la pollution renforce la défense militaire chinoise. (L’article en question)

« Le smog affecte la santé des gens et leur vie quotidienne … mais sur un champ de bataille, elle peut avoir un avantage défensif dans les opérations militaires, a dit l’article sur le site internet Global Times, un journaliste nationaliste affilié auPeople’s Daily du Parti Communiste.

« Le guidage de missile qui dépend de la vision humaine, des rayons infrarouges et lasers, pourrait être affecté par la pollution à plein de niveaux, dit l’article. Il explique que des petites particules dans l’air contribuant à la pollution de l’air pourraient affecter les systèmes de guidage de missile. »

« L’article dit que pendant la guerre du Kosovo, les soldats de la République Fédérale de la Yougoslavie utilisaient de la fumée en brulant des pneus pour contrecarrer les attaques aériennes de l’OTAN. La fumée réduisait la visibilité, empêchant les efforts de reconnaissance, dit l’article. »

« … L’article a aussi dit que pendant la première Guerre du Golfe, les tempêtes du désert réduisaient l’identification à distance par les équipement à imagerie thermale des Tanks de l’armée Américaine de 2500 à 800 mètres, alors que la détection visuelle des tanks Irakiens était quasiment nulle. »

Sources:South Morning China Post,Google,recherches personnelles.

 

Un bébé meurt de froid en Syrie :vaut-il moins qu’un bébé américain?

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Ce bébé est mort de froid ,en Syrie.Comment peut-on rester impassible.

Ce bébé est mort de froid ,en Syrie.Comment peut-on rester impassible devant la mort d’un enfant?

Beaucoup  de gens,à  cause du contrôle médiatique au Canada et aux États-Unis d’Amérique croient  que c’est devenu banalisé que d’entendre parler de  personnes  qui meurent en Syrie!

Connaissant le rôle que nos gouvernements  ont joué dans la fausse rébellion organisée en Syrie ,en détournant des milliards de dollars en fonds publics ,pour déséquilibrer le gouvernement légitime du peuple ,peut-on signifier notre honte et notre totale désapprobation devant ces enfants qui meurent au nom du néolibéralisme et du capitalisme  oligarchique?

Je fais appel à vous ,journalistes occidentaux: pourriez-vous de temps en temps ,montrer un peu plus de  réalités  parfois dans vos brillants exposés mensongers?

Je pose la question : un bébé syrien qui meurt ,dans les bras de sa mère, pour les mensonges d’Obama et de la politique impérialiste du Nouvel Ordre  Mondial, vaut-il moins qu’un bébé américain qui meurt d’embonpoint dans l’opulence et l’indifférence de ses parents  riches,mais déficients ?

Le regretté président John Fitzgerald Kennedy affirmait haut et fort que nous vivions tous sur la même planète,que nous respirions tous le même air …est-ce que cette affirmation est devenue fausse et sans valeur depuis que Barack Hussein Obama est devenu président des États-Unis d’Amériques?

Je pense qu’au nom de tous les enfants  nicaraguayens ,cubains,iraniens,irakiens,syriens et peut-être un de ces jours ukrainiens  ou même russes qui sont morts dans le passé,ou qui se meurent actuellement ou qui mourront un jour ,par manque de chaleur,de nourriture ou de soins…je pense que le Peuple Américain doit se reprendre en main et mettre de l’avant une Deuxième Révolution Américaine afin de redonner le pouvoir au Peuple et… la confiance dans le coeur  de toute l’Humanité associé au respect des plus pauvres d’entre nous tous!

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