Adolph Hitler:le Führer et les sociétés secrètes partie 1de 10

Une belle photo du Fûhrer Adolph Hitler
Une belle photo du Führer Adolph Hitler

AVANT  PROPOS

Le  but de cette série d’articles est de donner l’heure juste  sur la personne d’Adolph Hitler,ses relations,le développement de sa pensée politique,même après  la victoire des alliés et des sionistes bolchéviques.

Il restera à jamais,l’homme politique le plus marquant  du vingtième siècle.

Dans cette série d’article,vous apprendrez ce que le système politique du Nouvel Ordre Mondial,le néolibéralisme et ses partenaires d’oppression,ne veut pas que vous sachiez un jour,car vous risqueriez de vous éveiller et de vouloir votre liberté!Si vous voulez éviter  de devenir un ennemi de l’état,rendormez vous aussitôt que vous aurez terminé  la lecture du dernier article!


Le samedi 24 juin 1922, vers onze heures moins le quart, une petite auto décapotable rouge foncé, conduite par un chauffeur en uniforme, descendait à allure modérée la Königsallee à Berlin, dans le quartier résidentiel du Grünenwald. Sur la banquette arrière était assis un homme élégant au costume strict, dont les yeux sombres ressortaient, étrangement vivants et intelligents, dans un visage fin et mince, mais au front volontaire. Une seconde voiture, gris foncé, plus grande mais également découverte, rejoignit la décapotable. A son bord, deux hommes en manteaux de caoutchouc noir, la tête recouverte d’un capuchon qui laissait tout juste entrevoir l’ovale de leur visage entièrement rasé.

La petite auto rouge roulait à ce moment au milieu de la rue, presque sur les rails du tramway, comme si elle s’apprêtait à tourner. Le grand cabriolet gris, après l’avoir doublée sur la droite, lui fit une queue de poisson, la serrant contre le trottoir opposé. L’un des deux hommes en noir sortit alors un pistolet, visa le passager assis à l’arrière de la voiture rouge et fit feu à plusieurs reprises. Puis son complice se leva et, brandissant une grenade citron, la lança dans l’auto. Mais déjà, l’homme au fin visage s’était écroulé sur son siège et restait étendu sur le côté. Tandis que la voiture des assassins démarrait en trombe et filait par la Wallot Strasse, le chauffeur de la décapotable rouge avait bondi sur le trottoir et appelait à l’aide. C’est alors que la grenade explosa. L’homme étendu sur la banquette arrière fut littéralement soulevé par le souffle et la voiture elle-même eut comme un haut-le-corps dérisoire. Après quelques secondes de stupeur, des passants se précipitèrent, parmi lesquels une jeune fille qui monta dans la voiture et soutint le blessé, sans connaissance. Le chauffeur parvint à remettre son moteur en marche et, faisant demi-tour dans un crissement de pneus, remonta à toute allure la Königsallee jusqu’au commissariat tout proche.

Première victime juive du nazisme, le ministre allemand des Affaires étrangères. Walther Rathenau, devait mourir après une courte agonie, veillé par sa fidèle compagne et collaboratrice, l’Autrichienne Irma Staub, qui put recueillir ses ultimes paroles : « Les Soixante-Douze qui mènent le monde… » Il désignait par là les commanditaires de ses assassins, deux jeunes pangermanistes nommés Kern et Fischer. Le premier avait déclaré à quelques compagnons dans les minutes précédant le crime : « Si Hitler comprend que son heure est arrivée, il est bien l’homme que je crois. »

Photo datant du 29 juin 1934,à Berlin...juste un peu avant la décision d'éliminer Ernst Rohm,le chef des SA. Dans ce que nous appellerons:la Nuit des Longs Couteaux!
Photo datant du 29 juin 1934,à Berlin…juste un peu avant la décision d’éliminer Ernst Rohm,le chef des SA.
Dans ce que nous appellerons:la Nuit des Longs Couteaux!

 

Il fut le lieu de passage des forces de l’histoire, « le catalyseur de ces forces qui se sont déjà dressées devant vous ; et, après cela, vous pouvez le supprimer sans rien détruire de ce gui s’est fait par lui… Qu’il y ait dans ces temps aveugles à toute réalité non numérable le « fait » qu’il faut bien nommer « Adolf Hitler », c’est une effrayante ironie machinée par la Providence…

« Ah ! Vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien ! Je pose ce fait dans votre histoire : Expliquez-le, si vous pensez encore que cela suffit à vous en protéger… »

Ainsi parlait Denis de Rougemont. Et là, tout est dit, ou presque. Il ne reste plus, pour cerner notre propos, qu’à compléter cette citation par celle du journaliste Jacques Nobécourt qui écrivait dans l’hebdomadaire Carrefour en date du 6 janvier 1960 :

« L’hypothèse d’une communauté initiatique, sous-jacente au nationalsocialisme, s’est imposée peu à peu. Une communauté véritablement démoniaque, régie par des dogmes cachés, bien plus élaborés que les doctrines élémentaires de Mein Kampf ou du Mythe du XXe siècle, et servie par des rites dont les traces isolées ne se remarquent pas, mais dont l’existence semble indubitable pour les analystes (et redisons qu’il s’agit de savants et de médecins) de la pathologie nazie. »

L’irréductibilité manifeste du nazisme aux critères « officiels » a il est vrai incité certains historiens — dont le plus remarquable demeure René Alleau — à rechercher dans les structures de l’imaginaire une explication à ce ténébreux surgissement, en plein XXe siècle, de forces que l’on croyait à jamais bannies de l’univers de l’homme civilisé. L’horreur dont l’Allemagne envoûtée revêtit le masque excédait par trop, en effet, les limites étouffantes imposées par les seules analyses économiques, sociales et politiques qui sont généralement censées rendre compte de la genèse du IIIe Reich.

Adolph Hitler à une ouverture de seesion du Parti nazi.Il est ici entouré de hauts dignitaires du parti.
Adolph Hitler à une ouverture de session du Parti nazi.Il est ici entouré de hauts dignitaires du parti.

La thèse la plus communément admise selon laquelle Adolf Hitler n’aurait été que le produit et l’instrument (finalement incontrôlé…) du grand capital allemand, ignore délibérément les aspects fondamentaux du nazisme. Hitler lui-même en avait prévenu dans Mein Kampf (Nouvelles Éditions Latines) : « L’État n’a absolument rien de commun avec une conception ou un développement économique quelconque, (…) La force essentielle d’un État ne coïncide que très rarement avec ce qu’on appelle la prospérité économique, (…) La Prusse démontre avec une admirable netteté que ce ne sont pas les qualités matérielles, mais les vertus idéales qui, seules, rendent possible la formation d’un État. » Il allait, ce faisant, sur les brisées de Schiller : « Une nation prend naissance avec sa mythologie… L’unité de sa pensée, qui correspond à une philosophie collective, [est] offerte par sa mythologie ; c’est donc celle-ci qui contient le destin de la nation. » Ajoutons sans plus tarder que les tragiques contrefaçons et les dérisoires ersatz d’une mythologie à laquelle, nous le verrons. Hitler lui-même ne croyait pas mais qu’il utilisa, nous situent d’emblée dans une perspective inversée, parodique, dirait Guénon, et donc diabolique stricto sensu (j’adore le latin!).

Si la conjoncture économique joua néanmoins son rôle, ce ne fut qu’à titre subalterne, contingent. Simple terrain infectieux propice à l’apparition de cette maladie de l’âme allemande. Et puis, n’oublions pas que, comme l’écrit William L. Shirer (le Troisième Reich, t. I, éd. Stock, 1959) : « …sans Hitler — doué d’une personnalité diabolique, d’une intuition surnaturelle, d’une intelligence hors ligne, d’une détermination inébranlable et impitoyable (…), d’une stupéfiante aptitude à peser les hommes et les situations — il est presque certain qu’il n’y aurait jamais eu de Troisième Reich. »

La voie est étroite, certes, entre une histoire officielle délibérément sourde aux revendications d’un arrière-monde grimaçant, et une littérature de vulgarisation pseudo-ésotérique exploitant un marché apparemment fructueux. Si nous nous sommes résolu à braver à la fois les foudres des doctes et la colère des trafiquants de swastikas, c’est que nous pensons bien détenir la « clef » qui ouvre la porte des coulisses interdites du nazisme. Et cette clef, c’est Rathenau, et lui seul, qui nous l’a donnée.

Puisque nous répudions le primat de l’économique, est-ce donc dans les « structures de l’imaginaire » évoquées tout à l’heure que nous commencerons notre descente aux enfers ? Non pas si l’on entend ces structures au sens « nominaliste », c’est-à-dire comme de commodes abstractions. Ce qui n’est guère plus satisfaisant que la plate explication économico-politique, cette dernière fût-elle agrémentée d’un zeste d’« irrationalisme germanique », fourre-tout où l’on jette les éléments inclassables du dossier. Que dit donc René Alleau ?

« L’angoisse allemande devant l’absence d’un statut légitime international, devant la misère, la honte, l’inflation, le chômage, la contraignait à lutter contre cette aliénation réelle en lui opposant une concentration, et pour ainsi dire, une récapitulation des ressources mythiques les plus lointaines et les plus constantes de son passé. » (Hitler et les Sociétés secrètes, éd. Grasset, 1969.)

Il y a quelque ambiguïté dans cette formulation, qui peut sous-entendre en somme que les Allemands de la défaite et de l’humiliation se seraient volontairement réfugiés dans un univers imaginaire, pour échapper à la cruelle réalité quotidienne. Il convient donc de préciser ce qu’il faut entendre par « ressources mythiques », et de mesurer leur pouvoir d’intervention dans ce qu’il est convenu d’appeler la vie ordinaire.

Une première approche du subconscient met en valeur la puissance potentielle des pulsions qui, plus ou moins clairement, visent à renverser les obstacles s’opposant à un retour instinctif à l’origine, à ce non-temps mythique assimilé par la métaphysique hindoue à l’éternel présent. Sur le plan individuel, ce processus ramène à l’enfance, et sur le plan collectif, à l’Âge d’Or. Mais chez Hitler, la démarche est parfaitement consciente, si l’on en juge d’après cette déclaration à Rauschning (Hitler m’a dit, éd. Aimery Somogy, 1979) :

« Naturellement, je sais aussi bien que tous vos intellectuels, vos puits de science, qu’il n’y a pas de race au sens scientifique du mot… Eh bien, moi qui suis un homme politique, j’ai besoin aussi d’une notion qui me permette de dissoudre l’ordre établi dans le monde et d’opposer à l’histoire la destruction de l’histoire. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Il faut que je libère le monde de son passé historique. (…) Pour accomplir cette tâche, la notion de race est tout à fait utilisable. Elle bouleverse les vieilles idées et ouvre des possibilités de combinaisons nouvelles. »

Ces propos recoupent étrangement ceux d’un maître hindou contemporain. Uppalari Gopala Krishnamurti — dit « U.G. » — qui déclare quant à lui : « L’état naturel [c’est-à-dire l’état originel] ne survient qu’à la faveur d’une mutation biologique ». Ce qui n’est contradictoire qu’en apparence car cette mutation a en fait pour objectif, non un progrès, mais l’« atomisation » de superstructures mentales réputées aliénantes. Et « U.G. » de préciser : « Ce qui est nécessaire pour l’homme, c’est de se libérer de la totalité du passé de l’espèce humaine et pas seulement de son passé individuel. Autrement dit, vous avez à vous libérer de ce que chaque homme avant vous a pensé, ressenti et expérimenté : C’est, pour vous, la seule possibilité d’être vous-même. Tous mes propos n’ont d’autre but que de mettre en lumière l’unicité de chaque individu. La culture, la civilisation (quel que soit le nom que vous lui donniez) a toujours essayé de nous enfermer dans un certain cadre ; l’homme n’est pas du tout un homme : Il est à mon sens un animal unique et il demeurera un animal unique aussi longtemps qu’il subira le fardeau de la culture. » (C’est la première fois, ce n’est pas la dernière, que nous voyons un certain hindouisme « subversif » rejoindre l’essence pseudo-philosophique du national-socialisme.)

Le retour aux origines constitue donc un aspect de ce que les Grecs nommaient la catharsis, c’est-à-dire une voie de purgation des passions, le mot étant pris au sens étymologique d’angoisse et de souffrance. Mais il convient d’élargir le champ de nos investigations au sein de la sphère mythique où s’alimente le phénomène hitlérien.

Les mythes et archétypes socio-historiques sont en effet au principe de toute civilisation, en qualité de supports des valeurs morales et philosophiques. A commencer par le Mythe majeur et multiforme du destin véritable de l’homme : mythe du « bon sauvage », parent de celui du Paradis perdu ; mythe du changement et du Progrès illimité — ou de son antithèse par arrêt catastrophique de l’Histoire ; mythe de la supériorité aristocratique due à la race, à la faveur divine ou au destin ; mythe de la « Civilisation » opposée à la « Barbarie » ; Etc.

La seconde catégorie mythique est constituée par les prototypes des conquérants,des saints, des chevaliers, des martyrs de toutes les causes — et a contrario par ceux des traîtres et des maudits. Mais le type primordial reste celui des « grands monarques », des « empereurs endormis » et des « imâms cachés » parousiques, promis à la restauration des empires et des paradis perdus, à la fin des temps…

Très souvent, nous venons de le voir, chaque mythe sécrète son antithèse, son double inversé, son ombre portée — engendrant ainsi un affrontement de valeurs tout aussi important que le mythe lui-même, et qui lui confère de puissantes résonances. Il s’agit là d’un aspect particulier de l’ambivalence des symboles.

Voulons-nous un premier indice de ce « pouvoir d’intervention » des mythes civilisateurs évoqué tout à l’heure ? L’Histoire elle-même nous le fournit, qui fermente au sein des empires, vifs ou morts, comme pour conforter la perspective archétype. En Europe, le limes romain n’a-t-il pas laissé une marque indélébile ? Est-ce un hasard si le tracé actuel du rideau de fer correspond à peu près aux limites de l’expansion romaine en Occident ?

La psychanalyse, quant à elle, ne converge que partiellement avec l’Histoire, relativement à ce climat fondamental. Ainsi, pour Jung, il existe trois couches psychiques : la conscience, l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Ce dernier niveau, de tous le moins rationnel, contiendrait la totalité du passé des sociétés à l’état latent mais agissant, formant un inépuisable réservoir de griefs et de revendications qui alimente toutes les formes d’agressivité collective, « L’inconscient collectif, dit Jung, compte une forte précipitation de tout le vécu humain, jusqu’en ses débuts les plus sombres. Mais ce n’est pas une précipitation morte ; ce sont des systèmes de réactions vivantes. »

Toutefois, comme l’a bien vu le regretté Éric Muraise, à qui il nous plaît ici de rendre hommage, l’incapacité où se trouve la psychanalyse de distinguer nettement entre différentes catégories de mythes et d’archétypes — certains « complexes » n’ayant rien d’universel — nous renvoie à la problématique médiévale des universaux, qui va nous servir de critère insurpassable pour apprécier la qualité objective des mythes.

Le problème des universaux, aussi antique qu’inépuisable, connaît trois solutions, qui n’ont jamais varié :

— Celle des idéalistes avec Platon, pour qui les individus ne sont que les ombres d’archétypes réels, autonomes, qui leur préexistent. C’est la position Universalia ante rein.

— Celle des réalistes avec Aristote, pour qui les individus seuls ont une pleine réalité, les archétypes trouvant en eux l’unique possibilité de se réaliser. C’est la position Universalia in re.

— Celle des nominalistes avec Guillaume d’Occam, pour qui les individus sont seuls réels, les archétypes n’étant que des abstractions, un simple système de classement. C’est la position Universalia post rem.

La position idéaliste autorisera l’hypothèse selon laquelle il existe des mythes et archétypes ayant au moins une apparence de vie autonome et capables de s’emparer périodiquement des groupes. Ce qui, répétons-le, n’a rien à voir avec l’inconscient collectif jungien, simple accumulation de « strates géologiques » dépourvues de toute autonomie, et dont les réactions seraient purement instinctives

et en quelque sorte « mécaniques ». Selon l’adaptation de la position idéaliste que nous envisageons ici, nous aurions au contraire affaire à des idées et des passions contagieuses, indépendantes des moyens techniques de diffusion qui ne font qu’exciter le phénomène sans en être le premier moteur. Ces passions, douées d’une vie propre et supposée consciente, engendreraient des comportements « sauvages et déraisonnables » chaque fois que l’humanité traverse une crise, et susciteraient des mouvements qualifiés par H. Kahn, de « romanesques, implicitement messianiques et totalitaires », Et cela d’une manière d’autant plus efficace qu’ils trouvent pour les incarner en termes incandescents des personnages eux-mêmes romanesques et passionnés. Raymond Abellio, dans Heureux les Pacifiques, en a esquissé la typologie par la bouche d’un de ses héros : « …La vérité ne s’incarne pas aujourd’hui au niveau de la politique, elle le fait bien plus haut. Ce n’est pas un Parti qu’il faut créer, mais un Ordre. (…) » Et encore : « Pour qu’une telle société fonctionne, il suffira d’un homme. L’épicentre n’est pas un lieu, c’est un homme qui est en communication avec les forces cosmiques et divines et les transmet aux autres. (…) »

Comme l’avoue très significativement Ernst von Salomon dans les Réprouvés (éd. Christian Bourgois) : « Nous n’agissions pas, les choses agissaient en nous… Lorsqu’on nous demandait : que voulez-vous au juste ? nous ne pouvions pas répondre, (…) Ce que nous espérions s’exprimait en un langage muet… Nous cherchions autour de nous l’homme capable de prononcer le mot libérateur… » (Ainsi le mythe du « destin véritable » attendait-il son héros archétype.)

Il existerait donc des « universaux mentaux » susceptibles d’expliquer la « météorologie » politique et la psychologie des peuples. Le mécanisme des grandes peurs historiques, les états d’âme propres aux tenants des causes pour lesquelles on se fait égorger, selon la formule pascalienne, l’explosion des révolutions et violences généralisées (l’Europe de 1848 ou de 1917) relèveraient alors de la puissance de certains courants, de certaines ondes psychiques. Léon Daudet devait les caractériser de manière quasi platonicienne : « Ils sont chargés de vie, pensée, émotions… Ils sont latents, mais nous constatons leurs effets… Ils relient les humains les uns aux autres et leur course incessante de l’animé vers l’inanimé, nous permet de nous comprendre les uns les autres à l’aide du langage, de comprendre les animaux, les végétaux, les minéraux eux-mêmes et les hiérarchies et les lois qui régissent l’univers. »

Ces universaux mentaux tenteraient leur percée dans notre monde à la manière des gaz et liquides sous pression, recherchant une issue. Toutefois, selon René Guénon, « (…) les courants mentaux sont soumis à des lois, parfaitement définies, et la connaissance de ces lois permet une action bien autrement efficace que l’usage de moyens tout empiriques ». Cette possibilité de manipulation nous renvoie — bien au-delà des lois censées régir la psychologie des profondeurs — à cette perspective satanique dans laquelle se situe le phénomène nazi.

Considérés ainsi, les universaux mentaux sembleront peut-être à certains par trop magiques ; mais il se trouve que le professeur A. Ratzler, de l’Institut universitaire d’Études européennes de Genève, évoquant la crise de la conscience européenne et les mythes du Barbare et du Bon Sauvage, adopte des expressions parentes de celles du polémiste Léon Daudet. Il parle en effet d’une « tradition latente souterraine…douée d’une force d’expansion quasi autonome… [d’un] parti pris viscéral… et qui surgit dans les crises depuis la fin de la Renaissance ». C’est donc bien de nos universaux qu’il est question. S’ils se manifestent de façon particulièrement éclatante depuis la fin de la Renaissance, c’est parce que la civilisation médiévale, comme la chinoise, l’égyptienne ou la romaine, s’estimait « arrivée » et avait décidé, ainsi que l’écrit Toynbee, d’« arrêter l’Histoire ». Nous dirons plus précisément que la dimension temporelle n’était encore que rythme harmonieux et prévisible au sein d’une infinitude spatiale, et l’espace — ou la simultanéité — prédominait sur l’expérience de la durée et du changement. Tandis que depuis la Renaissance, la civilisation européenne, tout en « rapetissant » la planète, s’est identifiée au Progrès, au Devenir, dans une sorte de fuite en avant qui suscite périodiquement de graves inquiétudes, elles-mêmes génératrices d’accès de fièvre.

La solution idéaliste revêt donc décidément un intérêt certain, en expliquant ces crises cycliques directement inspirées par les mythes majeurs de la civilisation : Et d’abord par celui du destin véritable, qui conditionne ce que le professeur Ratzler traduit par l’hypostase du Barbare, opposé au Civilisé, et quel que soit le niveau culturel de celui qui ne s’intègre pas à la définition du destin véritable. Celui-ci partage l’humanité en deux groupes : Ceux qui relèvent de cette définition et les autres » qui en sont exclus. Ces autres sont les Barbares, quel que soit, redisons-le, le degré de raffinement de leur civilisation, qui ne saurait en aucun cas compenser leur aliénation ontologique. Par définition, ce sont des pervers ou des déshérités, infirmes mentaux ou machiavéliques tireurs de ficelles, païens ou pécheurs qu’il faudra réduire ou séduire pour leur bien. Ainsi se justifie la farouche profession de foi du Schatov de Dostoïevski :

« Un peuple ne reste un peuple qu’aussi longtemps qu’il a son dieu propre et qu’il réprouve avec une énergie sauvage tous les autres dieux du monde ; aussi longtemps qu’il croira à son dieu, il pourra vaincre et chasser les autres dieux. Dès qu’un grand peuple cesse de croire qu’il est l’unique détenteur de la vérité — son unique et exclusif détenteur — dès qu’il ne croit plus qu’il est le seul appelé, le seul capable de ressusciter et sauver le monde par sa vérité, il cesse immédiatement d’être un grand peuple et n’est plus qu’une expression géographique. »

Dans cette logique, toute civilisation « totalitaire » implique la présence du Barbare à ses portes, voire même au sein de la cité, à l’état de « 5e colonne ».

Pour Hitler, le Barbare était le Juif, et la Civilisation était aryenne :

« Ce serait une vaine entreprise que de discuter sur le point de savoir quelle race ou quelles races ont primitivement été dépositaires de la civilisation humaine et ont, par suite, réellement fondé ce que nous entendons par humanité. Il est plus simple de se poser la question en ce qui concerne le présent et, sur ce point, la réponse est facile et claire. Tout ce que nous avons aujourd’hui devant nous de civilisation humaine, de produits de l’art, de la science et de la technique est presque exclusivement le fruit de l’activité créatrice des Aryens. Ce fait permet de conclure par réciproque, et non sans raison, qu’ils ont été seuls les fondateurs d’une humanité supérieure et, par suite, qu’ils représentent le type primitif de ce que nous entendons sous le nom d’« homme ». L’Aryen est le Prométhée de l’humanité, (…) Si on le faisait disparaître, une profonde obscurité descendrait sur la terre ; en quelques siècles la civilisation humaine s’évanouirait et le monde deviendrait un désert. » (Mein Kampf.)

Hitler, de surcroît, était obsédé par l’idée d’un tournant de l’Histoire, et ce n’est pas par hasard que l’expression suprême de l’Opéra était à ses yeux le final du Crépuscule des Dieux. « Lorsque sur la scène de Bayreuth, le château des Dieux s’effondrait au milieu du tumulte de la musique, il saisissait toujours dans l’obscurité de la loge la main de Winifred [Wagner] assise à côté de lui pour y déposer un baiser ému. » (Joachim Fest, le Führer, t. II, éd. Gallimard, 1973.)

De fait, selon Rauschning, il prophétisait un bouleversement de la planète « que nous autres, non-initiés, ne pouvions comprendre dans son ampleur. Acquérir la « vision magique » lui apparaissait comme le but de l’évolution humaine, (…) Une espèce nouvelle s’annonçait, qui allait refouler l’ancienne humanité. De même que, suivant l’immortelle sagesse des vieux peuples nordiques, le monde devait continuellement se rajeunir par l’écroulement des âges périmés et le crépuscule des dieux, de même que les solstices représentaient, dans les vieilles mythologies, le symbole du rythme vital, non pas en ligne droite et continue, mais en ligne spirale, de même l’humanité progressait par une série de bonds et de retours. (Hermann Rauschning, op. cit.)

S’opposant directement à l’eschatologie judéo-chrétienne, qui postule une « assomption » de l’Histoire, il s’inscrivait ainsi de plein droit dans une perspective antéchristique. Que si l’on préférait accorder désormais au seul marxisme ce statut infamant, au double titre de sa persistance hic et nunc et de son athéisme militant, nous rétorquerions que le nazisme lui aussi, dans ses structures d’action vivantes et agissantes, continue d’étendre son ombre sur le monde — nous l’allons montrer contre les sceptiques — et que pour être antéchristique, une doctrine (ou plutôt, en l’occurrence, un courant mental) se doit précisément de n’être point matérialiste, mais pseudo-spiritualiste. Ce que n’est pas le marxisme (au moins officiellement…), mais ce qu’est le nazisme.

Car comme l’écrivait René Guénon dans le Règne de la Quantité et les Signes des Temps (éd. Gallimard), les représentants du « Satellite sombre », ou si l’on préfère les serviteurs de l’Antéchrist, « ne peuvent jamais être des mécanistes ni des matérialistes ». En effet, après avoir enfermé l’homme dans une sorte de coquille étanche qui lui procurait une relative impression de sécurité, lui interdisant toute communication avec des domaines supérieurs mais le protégeant d’une certaine façon des influences dissolvantes du psychisme inférieur et de ses courants mentaux, le matérialisme passe le relais au néo-spiritualisme, dont le rôle est de percer par le bas la coquille, permettant ainsi aux puissances de dissolution assimilées symboliquement aux hordes de Gog et de Magog, de pénétrer dans notre monde. Cette seconde phase est d’autant plus dangereuse qu’elle donne à certains l’illusion de s’opposer au matérialisme (voir la croisade antibolchevique d’Hitler) et de réintroduire la spiritualité, alors qu’il s’agit d’une spiritualité à rebours qui ne peut aboutir qu’à une communication avec les états inférieurs de l’être.

Entendons-nous bien : notre propos n’est évidemment pas d’assimiler Hitler purement et simplement à l’Antéchrist, mais de le désigner comme un précurseur,récapitulant en lui certains thèmes mythiques qui appartiennent en propre à l’eschatologie démoniaque. Nous pourrions dire, en usant de la terminologie hindoue, qu’il fut un avatar partiel de l’archétype antéchristique. Néanmoins, ce livre montrera clairement, du moins nous l’espérons, qu’il s’agissait bien d’une préfiguration directe.

Si l’on assimile le déroulement de l’Histoire au processus du Grand OEuvre alchimique, on pourra risquer une analogie entre la tragédie hitlérienne et la phase de l’oeuvre au jaune — la xanthosis des Grecs et le citredo des Occidentaux. Comme le dit Jean Parvulesco dans un entretien accordé à Arnold Waldstein, « son vécu est celui d’une sorte de long rêve éveillé, d’un sommeil vertigineusement limpide où ce qui doit venir se trouve comme déjà donné, mais donné comme dans un miroir (…). » Cependant, il est trop évident que ce n’est pas de rêve mais de cauchemar qu’il est ici question, et que le passage « de l’autre côté de la ligne fatale », ainsi préfiguré, ne peut s’assimiler qu’à l’ultime saut dans le vide, au terme d’un processus de désintégration satanique.

Et comme il est bien connu que le diable n’invente rien mais qu’il imite, cette contrefaçon de spiritualité que fut le nazisme utilisa à des fins ténébreuses les immenses « ressources mythiques » véhiculées par la Queste du Graal. Celle-ci ne constitue-t-elle pas le terreau où s’enracina la plus haute spiritualité de l’Occident chrétien ? Il était donc logique, selon l’adage latin corruptio option pessima, qu’elle servît de support à la négation la plus absolue des valeurs spirituelles. Cette tragique collision entre la sphère des archétypes platoniciens — récupérés à des fins inavouables — et la réalité politique du XXe siècle, fut suscitée de façon quasi mathématique, à l’image du mouvement des corps célestes dont les rencontres sont programmées, du coeur ténébreux de l’espace, par d’infinies et rigoureuses ellipses. Si l’on se souvient des possibilités de manipulation évoquées plus haut, est-on habilité à parler de « plan diabolique » ? Sans ignorer les dangers de l’« Histoire conspirationnelle », nous sommes contraint de répondre par l’affirmative. Les faits sont suffisamment éloquents et, bien loin de vouloir les exploiter abusivement a priori, nous nous sommes cru obligé dans ce préambule de fournir quelques grilles de lecture, faute de quoi la charge explosive qu’ils recèlent risquerait d’en désorienter plus d’un. Et puis, il est toujours dangereux d’ouvrir une trappe sur les abysses infernaux, sans quelques précautions préalables…

Avant qu’Hitler ne fût…

Dans le livre assurément le plus estimable qui ait jamais été écrit sur la ténébreuse alliance nouée entre Adolf Hitler et l’arrière-monde de l’ésotérisme (Hitler et les Sociétés secrètes), René Alleau se laissait inspirer une prophétie dont il était loin alors de mesurer la terrible portée. Son importance — puisque aussi bien notre livre se propose d’en prouver l’hallucinante exactitude — requiert que nous la citions tout au long

« En fait, le pangermanisme possède une supériorité considérable sur ses adversaires : il les connaît alors qu’ils l’ignorent parce qu’ils sont incapables d’imaginer ce qu’il leur réserve. Ce serait, en effet, une lourde erreur de croire qu’un plan de cette envergure (et qui a coûté d’énormes investissements depuis la fin du xixe siècle) n’ait pas prévu de modifications stratégiques, dans le cas de situations nouvelles déterminées et étudiées longtemps à l’avance. Le passage d’une guerre nationale à une guerre raciale, par exemple, permet de déplacer le théâtre des opérations sans perdre vraiment le terrain conquis, lequel devient alors plutôt psychologique que militaire. Pour peu que l’on réfléchisse à l’extension prodigieuse de la puissance de destruction de l’armement depuis 1945, on en arrive à penser que les véritables vainqueurs d’un nouveau conflit seraient ceux qui auraient gagné la guerre, sans l’avoir faite — ou, en d’autres termes, les survivants. Il faut donc en inférer qu’un plan de survie, dans toutes les circonstances possibles, d’un noyau germanique fondamental, s’est imposé logiquement aux racistes hitlériens, à la fois en fonction de leurs doctrines et de leurs buts permanents d’hégémonie mondiale. On peut le nommer le plan de 1945.

On nous comprendrait très mal si l’on ne voyait ici que les prémisses d’une pieuse mise en garde contre une certaine « extrême droite », qui n’entretient de complicité avec le national-socialisme que dans l’imaginaire perturbé de quelques gardiens du Temple démocratique. Rien de tel. Soucieux du sens des mots et terrorisme intellectuel qui faussent toute réflexion, nous n’attribuons la « qualité » de nazis qu’à ceux qui la revendiquent hautement — et qui de surcroît peuvent se réclamer d’une filiation directe, d’une transmission sans solution de continuité, bref d’une participation consciente et active au Plan de 1945. Qui lui-même s’enracine très loin dans le passé mytho-politique de l’Allemagne. Mais ces artisans-là de la « renaissance germanique » sont un peu plus difficiles à découvrir que les habituels boucs émissaires plus ou moins manipulés par l’Est (la Fédération de Russie,en particulier) et livrés à une vindicte médiatique qui se nourrit rarement de craintes justifiées.

C’est à André Chéradame, ancien élève d’Albert Sorel à l’École des Sciences politiques, que nous nous référerons d’abord. Vers 1894, il se lança à corps perdu dans une tâche immense à laquelle il sacrifia 22 années de sa vie : l’étude du plan pangermaniste politique et militaire à l’échelle internationale. Sillonnant le globe pour réunir des preuves, il commença en janvier 1898 à publier le fruit de ses recherches, dans des articles puis dans des livres. Il y définissait en ces termes l’esprit du « pangermanisme universel » : « Les Allemands sont des gens méthodiques. Leurs plans d’action, dans tous les domaines, reposent toujours sur une doctrine, vraie ou fausse, qu’ils se sont faite. En partant de cette conception, ils marchent ensuite avec une tenace résolution. »

André Chéradame
André Chéradame

A ceux qui estimeraient les assertions de Chéradame par trop tributaires du contexte antiprussien de l’époque, nous signalerons un livre publié en 1895 à Berlin par Thormann et Goetsch et qui, sous l’égide de la Ligue pangermaniste, annonçait tout bonnement le programme nazi. Son titre ? Grossdeutschland und Mitteleuropa um das Jahr 1950 La Grande Allemagne et l’Europe centrale en 1950 »). On y pouvait lire entre autres à la page 48 ces lignes si opportunément exhumées, là encore, par René Alleau :

« Sans doute, des Allemands ne peupleront-ils pas seuls le nouvel Empire allemand ainsi constitué ; mais, seuls, ils gouverneront ; seuls, ils exerceront les droits politiques, serviront dans la marine et dans l’armée ; seuls, ils pourront acquérir la terre. Ils auront alors, comme au Moyen Age, le sentiment d’être un peuple de maîtres ; toutefois, ils condescendront à ce que les travaux inférieurs soient exécutés par des étrangers soumis à leur domination. »

Mais à tout seigneur tout honneur ; voyons, maintenant que nous sommes un peu rassurés (si l’on peut dire !) sur l’« incontournable » actualité de son sujet, comment Chéradame lui-même décrivait ce plan qu’il avait si talentueusement et obstinément mis au jour :

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« Le plan pangermaniste a été établi sur ses bases fondamentales dès 1895. En 1898, eut lieu Fachoda qui semblait devoir creuser un abîme entre la France et l’Angleterre. En 1905, la Russie dut signer la paix avec le Japon après une longue guerre ayant vidé tous ses magasins militaires et par suite détruit pour longtemps, au profit de l’Allemagne, l’équilibre des forces en Europe. [Notons à titre anecdotique que durant la Deuxième Guerre mondiale, le Japon, allié de l’Allemagne, offrit d’accueillir en Mandchourie les Juifs d’Europe centrale, en souvenir reconnaissant de l’aide que lui avait apportée la banque juive Schiff-Kuhn-Loeb, durant sa guerre victorieuse contre la Russie.] En 1909, le gouvernement de Vienne, à la faveur de l’ultimatum discret mais formel que Berlin adressa au Tsar, put réaliser l’annexion de la Bosnie et de l’Herzégovine, peuplées presque totalement de Serbes. Cette mainmise sur un énorme territoire slave constitua un succès considérable pour le germanisme. Le 3 novembre 1910, lors de l’entrevue de Potsdam, le Kaiser obtint du gouvernement du Tsar que la Russie abandonnât toute opposition à l’achèvement du chemin de fer de Bagdad. L’Angleterre et la France adoptèrent ensuite la même attitude à ce sujet. Le 1er juillet 1911, le Kaiser risque le « coup d’Agadir ». Celui-ci aboutit au traité franco-allemand du 4 novembre 1911, cédant à l’Allemagne 275 000 kilomètres carrés du Congo français, alors que cependant des hypothèques économiques extrêmement lourdes continuent à peser sur le Maroc en faveur du commerce allemand.

LE-PLAN-PANGERMANISTE-SON-BUT-LES-ETAPES-DE-SA-REALISATION-(1915)002

« Ces divers événements lésèrent profondément les intérêts de la France, de l’Angleterre et de la Russie ; mais ces puissances préféraient consentir les plus pénibles sacrifices plutôt que de prendre l’effroyable responsabilité de déchaîner une guerre atroce sur l’Europe. Cette attitude fut interprétée bien à tort par les pangermanistes comme une preuve de faiblesse de ces trois puissances et de leur volonté de paix à tout prix. Les pangermanistes en conclurent que l’espoir des réalisations les plus énormes dans un avenir prochain leur était permis. C’est pourquoi, le plan pangermaniste fondamental de 1895 considérablement remanié, devint le plan de 1911.

PLAN-PANGERMANISTE_-«LA-VOLONTE-D-AGRESSION-DE-L-ALLEMAGNE-EST-ETABLIE&HELLIP-

« Ce plan de 1911 prévoyait en Europe et en Asie occidentale :

« 1. L’établissement sous la direction de l’Allemagne d’une vaste confédération de l’Europe centrale comprenant, à l’ouest, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, les départements français situés au nord-est d’une ligne tirée du sud de Belfort à l’embouchure de la Somme. A l’est, le plan prévoyait la domination de la Pologne russe, des provinces haltes, des gouvernements de Kovno. Vilna et Grovno, et, au sud-est, l’Autriche-Hongrie.

« Cette confédération devait ainsi grouper sous l’hégémonie immédiate de l’Allemagne 77 millions d’Allemands et 85 millions de non-Allemands.

La subordination absolue à la Grande Confédération de l’Europe centrale, de tous les pays des Balkans réduits à l’état de satellites de Berlin, soit 22 millions de non-Allemands.

La mainmise politique et militaire de l’Allemagne sur la Turquie qu’on s’efforcerait ensuite d’accroître de l’Égypte et de l’Iran. L’indépendance de la Turquie, d’ailleurs liée à l’Allemagne par un traité d’alliance militaire, eût subsisté en apparence. Elle eût permis de placer de nombreux fonctionnaires allemands à la tête de toutes les administrations ottomanes sous couleur de les réformer. Ainsi passait sous le protectorat étroit de l’Allemagne la Turquie avec ses 20 millions d’habitants non-allemands, sans compter les dépendances : Égypte et Iran.

« La Confédération germanique de l’Europe centrale devait former un immense Zollverein ou Union douanière. Des traités de commerce spéciaux imposés aux États balkaniques et à la Turquie asservie auraient eu pour résultat de réserver ces vastes régions exclusivement à la Grande Allemagne comme débouchés économiques.

« En somme, le plan pangermaniste de 1911 se résume dans les quatre formules :

Berlin-Calais ;

Berlin-Riga ;

Hambourg-Salonique ;

Hambourg-Golfe Persique.

« La réunion des trois groupements : Europe centrale. Balkans et Turquie, devait placer finalement sous l・influence prédominante de Berlin 204 millions d’habitants dont 127 eussent été obligés de subir la domination directe ou indirecte de 77 millions d’Allemands seulement.

Ce plan pangermaniste continental de 1911 devait être complété par des acquisitions coloniales considérables. « Guillaume II savait fort bien qu’un pareil programme ne pourrait devenir réalité durable qu’à la suite de la disparition de toutes les grandes puissances. Le Kaiser, en établissant son plan pangermaniste, avait donc formellement résolu l’anéantissement de cinq grandes puissances. La disparition de l’Autriche-Hongrie était prévue par son absorption, déguisée par son entrée dans l’Union douanière allemande. L’anéantissement de la France et de la Russie devait résulter de la destruction totale de leurs forces militaires au moyen d’une guerre préventive foudroyante. La mise hors de cause de l’Angleterre devait se produire par l’effet d’une opération ultérieure qui fût devenue très aisée une fois la France et la Russie démembrées et réduites à une complète impuissance. Quant à l’Italie, destinée à devenir un simple État satellite, elle n’était pas considérée comme capable d’offrir la moindre résistance aux ambitions pangermanistes.

« Le plan pangermaniste est fondé sur la connaissance très exacte acquise par les Allemands au prix d’un travail intense, de tous les problèmes politiques, ethnographiques, économiques, sociaux, militaires et navals, non seulement de l’Europe, mais du monde entier. Or, ce travail formidable n・a pas été fait par la diplomatie officielle allemande : il a été effectué soit par des adhérents de l’Alldeutscher Verband ou Union pangermaniste, soit par des agents du service allemand secret, lequel a reçu un développement extraordinaire. Ce sont ces divers agents, rouages intermédiaires entre les espions classiques et les diplomates officiels — le baron de Schenk qui a opéré à Athènes en 1915-1916 est le type d’une catégorie de ces agents — qui ont étudié méthodiquement tous les problèmes-bases du plan pangermaniste, qui ont préparé les moyens de fausser l’opinion des neutres, de paralyser la révolte des Slaves de l’Autriche-Hongrie, de corrompre ceux des neutres (personnes ou journaux) qui pourraient l’être, etc. Les rapports de ces multiples agents, une fois contrôlés et résumés, ont été envoyés à la fois à la Wilhelmstrasse, au grand état-major allemand — dont les opérations d・ensemble sont toujours combinées de façon à correspondre aussi bien aux nécessités politiques qu・aux nécessités militaires. »

Les axes Hambourg-Salonique (turque en 1911) et Hambourg-Golfe Persique attestent assez l’étroitesse des liens entre l’Allemagne et le monde islamique, que symbolise la déclaration de Guillaume II à Damas, le 8 novembre 1898 : « Puisse Sa Majesté le Sultan, ainsi que les trois cents millions de mahométans qui vénèrent en lui leur Calife, être assurés que l’Empereur allemand est leur ami pour toujours ! »

Guillaume II, rêvant de réunir les empires de Charlemagne et d’Haroun alRachid, ne pouvait ignorer, ce faisant, le mythe du Mahdi — le « messie subversif  de l’Islam » — qui commençait d’enflammer les foules musulmanes et qui permet d’expliquer, aujourd’hui, en profondeur, un Khomeiny ,un Kadhafi,un Saddam Hussein,un Ossama ben Laden ou un Al Baghdaddy. Ainsi, le dessein impérial du dernier Hohenzollern, utilisant cette fièvre messianique, relève moins de la mégalomanie que d’une manoeuvre géopolitique qu’Hitler fera sienne. John Buchan, baron Tweedsmuir of Elsfield. Adeptus Exemptus de cette puissante société secrète qu’était l’Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in the Outer, et accessoirement directeur des services stratégiques et de la propagande dans le cabinet Lloyd George et Gouverneur général du Canada, connaissait lui aussi la légende de l’Imâm caché — le Mahdi — destiné à réapparaître à la fin des temps pour la plus grande gloire temporelle et spirituelle d’un Islam régénéré dans le sang… juif. Ainsi écrivait-il dès 1916, dans le Manteau vert : « L’Orient attend une révélation qui lui a été promise, un avènement. Il attend une étoile, un homme, une prophétie nouvelle (…) ; Et l’Occident n’en sait rien. Alors que les Allemands, eux, ne l’ignorent pas. »

Représentation du Mahdi:plusieurs communautés musulmanes attendent que le Mahdi dévoile son visage.Selon la prophécie,le Mahdi apparaîtrait avant la venue du Djahal,le démon.
Représentation du Mahdi:plusieurs communautés musulmanes attendent que le Mahdi dévoile son visage.Selon la prophécie,le Mahdi apparaîtrait avant la venue du Djahal,le démon.

Et encore : « L’Islam connaît en ce moment les états d’une immense agitation intérieure. Quelque chose le bouleverse dans les tréfonds. Il se trouve en pleine crise cyclique, vous savez, ces crises, ces montées de mysticisme qui le font flamber périodiquement. D’ailleurs les gens du peuple ne dissimulent rien de ce projet. Ils sont tous d’accord pour annoncer l’apparition prochaine d’un sauveur, qui restituera le califat dans toute sa gloire et l’Islam dans toute sa pureté initiale. Cette promesse court de bouche à oreille dans tout le monde musulman et chacun la chérit en son coeur comme une espérance nouvelle. » Et enfin : « Les musulmans d’Iran fomentent des troubles. Un vent sec souffle à travers l’Est, et l’herbe desséchée n’attend plus qu’une étincelle. » Nous verrons plus loin pourquoi l’appartenance de John Buchan à la Golden Dawn était de nature à lui inspirer de telles prophéties relativement à l’Islam, et une telle connaissance des plans allemands.

Quoi qu’il en soit. Guillaume II savait ce qu’il faisait en prenant le titre de Hadj — accordé à tout pèlerin qui s’est rendu à la Mecque — et en ajoutant même pour faire bonne mesure que les Hohenzollern descendaient du Prophète. Quant au nazisme, loin d’être cette monstruosité irréductible à toutes les normes civilisées, et qu’on a voulu « évacuer » en arguant de son irrationalité même, on le voit s’inscrire dans un plan à très vaste échelle — dont Chéradame avait parfaitement discerné les premières étapes.

A la ténébreuse lumière de ce qui précède, il importe d’ores et déjà de savoir que Rudolf von Sebottendorf, le fondateur de la société Thulé dans laquelle se retrouvèrent les principaux dignitaires du nazisme, à commencer par Hitler. Hess et Rosenberg, avait été initié en Turquie au sein de la confrérie musulmane des Bektashî, et qu’il écrivit un opuscule — Die Praxis der alten Türkischen Freirnaurerei (« La Pratique opérative de l’ancienne Franc-Maçonnerie turque ») — mettant la quête de la pierre philosophale en parallèle avec l’exégèse ésotérique des 29 lettres isolées que l’on rencontre dans les sourates du Coran. Nous y reviendrons.

Fort instructive aussi, cette dévolution forcée du destin impérial austro-hongrois à la Prusse puis au Reich hitlérien — ombre portée d’un mythe dont la prégnance dans l’âme allemande ne fut pas pour rien dans le succès du nazisme. Ce dernier profita en quelque sorte, comme nous le disions plus haut, de l’ambivalence du symbole graalique — Coupe de la Cène mais aussi émeraude tombée du front de Lucifer — pour préparer un crépuscule des dieux à sa mesure. Le Reich et l’Italie fasciste ne furent-ils pas, mille ans après, des contrefaçons du Saint-Empire romain germanique ; et ne profitèrent-ils pas de la nostalgie séculaire d’un ordre temporel sacralisé ? N’oublions pas que, non seulement la Papauté mais les plus grands esprits, à diverses époques, demanderont aux empereurs de venir rétablir l’ordre en Italie et y reprendre l’oeuvre d’Othon le Grand. Tels Dante s’adressant à Henri VII de Luxembourg et Pétrarque à Charles IV.

 

Représentation de l'empereur Napoléon I.
Représentation de l’empereur Napoléon I.

 

 

En 1806, Napoléon, en contraignant l’empereur d’Autriche François II à abandonner les titres du Saint-Empire, rendait un immense service aux Hohenzollern de Prusse, tout en s’appropriant la grande idée magnifiquement incarnée par Othon… et qui ne demandait qu’à « informer » de nouveau l’Europe en une structure unitaire. Mais il était trop tard — ou trop tôt — à l’horloge de l’Histoire ; l’heure des contrefaçons avait sonné, en place de la résurrection de l’unité européenne de l’an mille qui, si elle s’était continuée, eût permis d’annihiler dès ses commencements la tragique aventure des patries, fragments séparés, rapidement et stupidement opposés, d’un même ensemble.

Napoléon, dès lors, ne pouvait que préfigurer le messianisme inversé d’Hitler, qui de fait sut reconnaître et honorer son précurseur. Il souhaita même, en 1945, que Berlin tînt assez longtemps pour qu’il pût mourir le 5 mai, comme l’Empereur…

Un distinguo s’impose, cependant, qui est plus qu’une nuance : Napoléon usurpa un héritage impérial germanique dont Hitler incarna la face obscure. Quoi qu’il en soit, l’« air du temps », au lendemain de la Grande Guerre, est rempli de cette analogie mytho-politique qui fait vaticiner les folliculaires et transforme en visionnaire un jeune élève-officier. Ernst von Salomon, qui rapporte dans les Réprouvés cette singulière prémonition, en pleine révolution spartakiste :

« Après cette révolution viendra l’usurpateur », lit-il dans le Generalanzeiger, évoquant Napoléon, « Dans une armoire, j’avais encore un portrait du Corse que j’avais décroché au début de la guerre. J’allai le chercher, (…) Ce regard fougueux n’avait-il pas vu tout sombrer autour de lui, n’avait-il pas endigué les forces qui allaient s’écouler comme une écume que le vent disperse ; la France et le monde entier n’avaient-ils pas été sous la menace directe de ce regard ? Si à cette époque une chose nouvelle était née, c’était parce que derrière ce front, dans le tourbillon d’un dédain suprême, les vaillants désirs de justice des hommes, les désirs de gloire et d’amour avaient été ramassés, concentrés, transformés en énergie fulgurante (…). Nous prendrions les armes et nous les porterions avec la passion de la victoire qui nous promettait davantage que la pure et simple sauvegarde de l’état existant, qui nous rendrait dignes de notre mission, qui ôterait au désespoir sa morne tristesse, qui ferait jaillir de chaque touffe d’herbe, de chaque muraille, de chaque fenêtre, de chaque porte, notre haine et notre foi. »

La légende germanique de l'empereur endormi.
La légende germanique de l’empereur endormi.

L’homme qu’attendait von Salomon, et que pourtant il ne voulut jamais reconnaître, était revenu avec ces soldats qu’il avait vus défiler, de retour du front : « La guerre les tenait, la guerre les dominait, la guerre ne les laisserait jamais échapper, (…) Ils auront toujours la guerre dans le sang, la mort toute proche, l’horreur, l’ivresse et le fer. Ce qui se passait maintenant, ce retour, cette rentrée dans le monde, paisible, ordonné, bourgeois, c’était une transplantation, une fraude et qui ne pouvait pas réussir. » Eux aussi, ils attendaient celui qui leur rendrait l’honneur. Et là nous en avons trop dit pour ne pas éclairer brièvement le personnage mythique tapi dans l’ombre, qui hantait leurs rêves de revanche : l’Empereur endormi — équivalent germanique du Mahdi, de l’Imâm caché — ce IIIe Frédéric sous l’identité duquel se dissimula Hitler et qui explique que pour l’Allemand moyen, en plein XXe siècle, le Führer ait été un surhomme, un être quasi surnaturel que l’on croyait invulnérable. Au point, comme le rappelle John Toland dans son excellent Hitler (éd. Pygmalion, 1978), « que des esprits crédules avaient affiché son portrait sur leurs murs pour les préserver des bombes ».

Massif de l'Unterberg...près de Bertersgaden
Massif de l’Unterberg…près de Bertersgaden

Le Führer lui-même, au Berghof, pouvait contempler le massif de l’Unterberg où, « selon la légende, dormait l’empereur Frédéric qui devait un jour revenir disperser ses ennemis et retrouver son peuple opprimé. Hitler voyait avec émotion un indice significatif dans le fait que sa résidence privée fît face à cette montagne : «Ce n’est pas un hasard. J’y vois un appel». » (Joachim Fest, Hitler, t. I), D’autre part, dans un discours qu’il prononça en 1940 après la victoire sur la France. Alfred Rosenberg déclara expressément aux soldats de la Wehrmacht qu’Hitler devait être considéré comme le Fredericus Rex attendu depuis des siècles.

Le Berghof,résidence du Führer
Le Berghof,résidence du Führer

Il fallait bien que l’idée du IIIe Frédéric, pour jouer un tel rôle, fût tout autre chose qu’une pieuse légende n’ayant de valeur qu’emblématique ou simplement historique. De fait, il s’agissait non d’une chimère mais bel et bien d’une représentation dynamique vivant de sa vie propre. Et qui venait de fort loin, de beaucoup plus loin encore que le pangermanisme, même si elle intégra celui-ci… ou même si celui-ci l’utilisa à ses fins.

Dans les traditions de tous les peuples, il est question d’un roi ou d’un empereur qui « dort » aujourd’hui, caché dans une île lointaine ou une profonde caverne, mais qui surgira à la fin des temps pour faire triompher la justice et la vérité, rétablir l’ordre et préparer ainsi le cadre temporel de l’ultime descente du Divin, en anéantissant les puissances de la matière et des ténèbres. Il peut être aidé dans son entreprise par un trésor fabuleux ou un objet miraculeux.

Or cette soudaine et providentielle manifestation d’un chef temporel entretient avec la légende du Graal, pivot de cette eschatologie, des liens que, par-delà les contingences historiques, le mythe, dans sa secrète vitalité, s’ingénie à renforcer. De temps à autre, des événements s’affirment décidément rebelles aux grilles interprétatives classiques, et semblent prédéterminés par des forces en apparence irrationnelles En fait, nous savons déjà qu’ils répondent à une mystérieuse et millénaire nécessité, directement induite par le monde des archétypes. Comme l’écrit très justement René Alleau (op. cit.) : « Le temps mythique coule parallèlement au temps historique mais à un autre rythme. Ce que nous nommons des « événements » ne sont peut-être que de multiples avènements, intérieurs et obscurs, qui se renversent, soudain cristallisés et pris en masse, au grand jour. »

Ainsi seulement peut s’expliquer la résurgence abrupte, en plein XXe siècle, de thèmes messianiques hérités en droite ligne des spéculations médiévales ou même préchrétiennes. Un des aspects « cycliques » de la légende de l’Empereur endormi — sa barbe qui continue de pousser et fait le tour de la table — n’est-il pas préfiguré dès le IIIe siècle avant Jésus-Christ à Pessinonte, où l’on montrait le tombeau du dieu Attis dont les cheveux poussaient toujours, symbole de la végétation qui renaît à chaque printemps.

L’eschatologie impériale, en effet, regroupe nombre d’éléments païens, à commencer, on s’en serait douté, par celui de… l’Imperium universel. La romanité païenne, déjà, fut identifiée à un retour de l’Age d’Or et — fait significatif — Saturne n’était qu’endormi dans les régions hyperboréennes. Sous Auguste, les prophéties sibyllines annonçaient un roi venu du ciel, ou du soleil, et Horace (Carm, I, II, 30 sq.), tout comme Virgile (Églogues, IV, 5-10, 15 sq.), espérait en la proche venue de l’Apollon hyperboréen.

La période byzantine voit Méthode reprendre certains de ces thèmes : Là encore, un roi qu’on croyait mort se réveille et rétablit Rome dans sa puissance première, mais pour une courte période (il s’agit là d’une constante puisque le règne du Mahdi dure seulement sept ans). C’est qu’il ne fait que préfigurer le Millenium… Un apocryphe chrétien, l’Apocalypse de Pierre, évoque de son côté un redoutable « Fils du Lion » qui lui aussi s’éveille d’un long sommeil pour vaincre tous les rois. Thème repris dans une prophétie du XVIe siècle attribuée à Paracelse (que nous retrouverons) et annonçant le « Lion du Septentrion » victorieux de la « cléricaille ».

Il est très troublant, a contrario, que tous les prophètes de l’Ancien Testament aient annoncé pour les derniers temps de terribles menaces venant du Nord :

« J’amène du Nord une grande calamité et une grande dévastation.

Le destructeur des peuples s’est mis en marche. » (Jérémie, 4, 6-7.)

« Je te mettrai en marche depuis l’extrême Nord et je t’amènerai sur les montagnes d’Israël. » (Ezéchiel, 39, 2.)

Ainsi assiste-t-on au heurt de thèmes païens et judéochrétiens, symbolisé par la bataille finale contre les armées « orientales » de Gog et Magog commandées par un roi venu du Nord, (Il n’est pas sans intérêt de noter, à ce propos, que l’actuel roi de Shambhala, le royaume secret de la mythologie tibétaine, a nom Magag. pa. Aniruddha, [Cf. Jean Marquès-Rivière. Kâlachakra. Initiation tantrique du Dalaï-Lama, éd. Robert Laffont, 1985].)

Le « IIIe Frédéric » tant attendu par la tradition germanique eut en effet, quant à lui, des précurseurs dont les liens furent historiquement attestés avec l’Orient — confortant ainsi le thème eschatologique de l’alliance du Nord et de l’Est contre l’Occident. Un vieux conte italien cité par Julius Evola dans le Mystère du Graal et l’Idée impériale gibeline (éd. Traditionnelles, 1967), dit que le « prêtre Jean, très noble seigneur indien », délégua une ambassade auprès de l’empereur Frédéric (selon toute vraisemblance Frédéric II) « qui était vraiment le miroir du monde, pour se rendre compte si c’était un sage en paroles et en actions ». Pour en juger, les mystérieux émissaires confièrent de la part du Prêtre Jean trois pierres à Frédéric, sans que ce dernier s’enquît de leurs vertus. En même temps, on lui demanda quelle était selon lui la meilleure chose au monde. A quoi il répondit que c’était « la mesure », dont le Prêtre Jean conclut que « l’empereur était un sage en paroles, mais non dans les faits, parce qu’il n’avait pas demandé quelles étaient les vertus de ces pierres qui étaient d’une si grande noblesse », Il estima que, le temps passant, elles « perdraient leurs vertus, puisque l’empereur ne les connaissait pas », et décida de les lui reprendre. On retrouve ici, réunis, le thème du chevalier qui, au château du Graal, omet de poser la question salvatrice, et celui du Roi Méhaigné qui n’est plus digne du pouvoir qu’il incarne. Une autre légende, rapportée par Oswald der Schreiber, raconte que le Prêtre Jean donna à Frédéric II un vêtement incombustible en peau de salamandre, l’eau de l’éternelle jeunesse et un anneau orné de trois pierres grâce auxquelles on pouvait vivre sous l’eau, devenir invulnérable et se rendre invisible à volonté. On sait que selon Guénon, le Prêtre Jean, incarnant à la fois l’essence du sacerdoce et de la royauté, l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel, s’assimila, aux yeux des clercs médiévaux, au mythe pérenne du « Roi du Monde » siégeant dans l’Agarttha (autre nom de Shambhala), et que certains catholiques identifièrent comme étant le « Prince de ce Monde » dont il est question dans l’Évangile. Son royaume, dans l’imaginaire du temps, se situait tantôt en Inde, tantôt en Asie Centrale, tantôt en Mongolie, quand ce n’était pas en Éthiopie, (Quoi qu’il en fût de la localisation assez fluctuante de cette dernière contrée, qui devait surtout s’entendre symboliquement.)

Représentation du prêtre Jean et de son royaume.
Représentation du prêtre Jean et de son royaume.

Les cadeaux merveilleux du Prêtre Jean au représentant du Saint Empire (plus germanique que romain…) constituaient une sorte de « mandat » légitimant et authentifiant sa fonction. Mais, nous venons de le voir, les incarnations historiques de l’Empereur universel se révélèrent décevantes. Les temps n’étaient pas mûrs. Le représentant véritable de l’Imperium païen, hypostasié par « Fredericus Rex » ou le IIIe Frédéric, était encore à venir, puisqu’il doit s’identifier au Roi du Graal qui régnera avant la dissolution finale… Nul ne sait le jour et l’heure, mais il se trouve qu’au lendemain de la Grande Guerre, toute l’Allemagne attend « quelque chose ».

Allemagne aussi insaisissable que son rêve : Où était-elle ? « A Weimar ? A Berlin ? Autrefois elle avait été au front, mais le front s’était désagrégé. Puis nous avions cru la trouver à l’intérieur du pays, mais le pays nous trompait. — Il était plein de chants et de paroles, mais cela sonnait faux. Où était l’Allemagne ? Était-elle chez le peuple ? Mais le peuple réclamait du pain et il ne lui importait que d’avoir le ventre rempli. Était-ce l’État ? Mais l’État bavard cherchait son chemin parmi les mots et le trouvait dans la résignation. » (Les Réprouvés.) Alors on se lançait dans d’impossibles quêtes

« A cette époque les associations patriotiques sortaient de terre comme des champignons. Des fidèles appartenant à toutes les classes de la société bouleversée s’y réunissaient. Partout c’était le même tohu-bohu d’opinions et de gens. Tous les lambeaux et les débris des valeurs d’autrefois, des idéologies, des confessions et sentiments qui avaient été sauvés du naufrage, se mêlaient aux mots d’ordre attrayants, aux demi-vérités du jour, aux aperçus imprécis, aux divinations exactes et tout cela formait une pelote, perpétuellement en rotation et d’où s’échappait un fil dont mille mains empressées s’emparaient pour en tisser une tapisserie d’une diversité de couleurs déroutante. Sur un fond gris de théories s’épanouissaient des discours fleuris de vieux barbons loquaces, et toute une jeunesse déçue et avide de lumière y jetait une éclatante bigarrure parmi les entrelacs des vertus féminines allemandes. Dans le monde des patrons et des travailleurs chacun croyait posséder la solution des problèmes sociaux actuels et toutes ces théories énoncées à grand fracas ne faisaient qu’embrouiller davantage la situation véritable. Des chefs de partis au crâne chauve trouvaient des accents aussi mélodieux que l’appel des sirènes pour attirer les jeunes générations, et les intérêts des professions les plus diverses savaient habilement mêler leurs voix à ce concert. Partout on voyait un Bismarck en plâtre, au milieu de lauriers et de généraux décorés, qui se dressait menaçant et soulevait l’enthousiasme. Sous un curieux mélange d’odeur de bière, de mythe solaire, de musique militaire on essayait d’étouffer la peur de la vie qui vous serrait la gorge. Cette tapisserie multicolore était bordée d’une frange burlesque de sectes et de communautés, de prophètes et d’apôtres. Le romantisme le plus tarabiscoté signait des pactes avec l’américanisme le plus intégral. Et partout des rêves s’agitaient, tourbillonnaient dans les cerveaux et dans les coeurs. » (Ibid.)

LE FÜHRER,UNE PROPHÉCIE ANNONCÉE!

Oui, décidément, ce chaos attendait qu’on l’organisât, ce terreau pseudo-religieux aspirait à recevoir la Parole prophétique qui l’ensemencerait. Le mythe du Destin véridique allait susciter le prototype héroïque censé conduire l’Allemagne au château du Graal, mais qui la mènerait en fait au plus profond des abysses infernaux. Ernst Jünger, voyant défiler la jeunesse idéaliste des Wandervögel, les « Oiseaux migrateurs », proclame : « Voici l’Homme nouveau, le soldat de choc, l’élite de la Mitteleuropa. Une race entièrement nouvelle, astucieuse, forte et résolue. » (Der Kampf als inneres Erlebnis. Berlin, 1933.) Et encore : « Les formes neuves se façonnent dans le sang, et le pouvoir se saisit d’une poigne dure. » Quant à Spengler, invoquant lui aussi les mânes de Napoléon, il écrivait à un ami : « Comme les Français en 1793, nous devons boire la coupe jusqu’à la lie, il nous faut un châtiment en comparaison de quoi les quatre années de guerre ne sont rien, jusqu’à ce qu’enfin la Terreur soit parvenue à un tel degré d’excitation et de désespoir qu’une dictature, semblable à celle de Napoléon, soit considérée universellement comme le salut. » Drexler aussi — le fondateur du D.A.P. — attendait, rêvant d’un chef capable de donner vie aux maigres idées qu’il avait publiées dans Mon éveil politique. Extraits du journal d’un travailleur. « En tout cas, ne serait-ce que pour tenter la chance, il fallait que ce fût une personnalité exceptionnelle, un homme aux convictions intenses, tout d’une pièce, et sans la moindre crainte. » Mais le plus « prophétique », comme par hasard, était Heinrich Class, président de la Ligue pangermaniste, qui déclarait dès 1913 qu’un homme prendrait la tête de la croisade contre la juiverie : « Nous attendons le Führer ! Patience, patience, il viendra. Persévérez, travaillez et unissez-vous ! »

Walter Rathenau en 1922,peu avant son assassinat.
Walter Rathenau en 1922,peu avant son assassinat.

En 1922, enfin, l’année même de l’assassinat de Rathenau, paraissait un roman de K. Hesse intitulé Feldherr Psychologos, et prophétisant la venue d’un Messie allemand : « Ainsi, un jour viendra où il s’annoncera. Lui, que nous tous attendons pleins d’espoir : des millions de voix l’invoquent incessamment, l’âme allemande tout entière le cherche… Chacun l’acclamera, chacun lui obéira. Et pourquoi ? Parce qu’une puissance extraordinaire émane de sa personne : il est le directeur des âmes. C’est pourquoi son nom sera : le maréchal Psychologos. »

Représentation de l'attentat contre Walter Rathenau.
Représentation de l’attentat contre Walter Rathenau.

Deux au moins des personnages majeurs du nazisme eurent, bien avant leur rencontre avec Hitler, une stupéfiante prémonition de « Celui » qu’ils attendaient. Nous voulons parler de Hess et de Goebbels. Le futur ministre de la Propagande du Reich, qui ne devait entendre Hitler prononcer un discours qu’en 1922 à Munich,avait écrit en 1920, alors qu’il étudiait la philosophie à l’université de Heidelberg, un roman intitulé Michael, dans lequel on pouvait lire ce passage :

« Je m’assieds dans une salle où je ne suis jamais venu avant. Au milieu de gens qui me sont totalement étrangers. Pauvres et mal habillés pour la plupart. Des ouvriers, des soldats, des fonctionnaires, des étudiants. Je fais à peine attention à l’homme là-bas qui commence à parler, lentement, en hésitant.

« Et puis, soudain, c’est un flot de paroles. Une lumière brille au-dessus de lui. J’écoute. Je suis captivé. L’honneur ! le travail ! Le drapeau ! Ces mots ont-ils encore un sens pour un peuple dont Dieu semble s’être tout à coup désintéressé ?

« L’auditoire est enflammé. L’espoir illumine les visages gris. Quelqu’un serre le poing. Un autre essuie la sueur de son front. Un vieil officier pleure comme un enfant.

« J’ai chaud, et puis j’ai froid. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Il me semble entendre tonner des canons. Quelques militaires se lèvent en criant : « Hourrah ! », et personne n’a l’air de le remarquer.

« L’homme continue de parler, et tout ce qui en moi était à l’état d’embryon prend forme. Un miracle !

« Au milieu des ruines, quelqu’un nous montre le drapeau.

« Ceux qui m’entourent ne sont plus des étrangers. Ce sont mes frères. Je me dirige vers la tribune pour voir l’homme de plus près.

« Plus qu’un orateur, un prophète !

« La sueur inonde son visage. Un visage pâle où brillent deux yeux fiévreux. Et comme à l’heure du jugement dernier, les mots tonnent, phrase après phrase.

« Je ne sais plus quoi faire. J’ai l’impression d’être fou, « Je me mets à applaudir. Et personne ne semble surpris, « Lui, du haut de sa tribune, me lance un regard. Ses yeux bleus me transpercent comme une flamme, et c’est un ordre.

« J’ai l’impression de naître une seconde fois. Je sais maintenant où me conduit mon chemin. Le chemin de la maturité. On dirait que je suis ivre. Tout ce dont je me souviens, c’est de la main de l’homme étreignant la mienne. Un serment à vie. Et mes yeux rencontrent deux grandes étoiles bleues. »

Rudolph Hess en compagnie du Führer.
Rudolph Hess en compagnie du Führer.

Quant à Rudolf Hess, il avait rédigé, alors qu’il était lui aussi étudiant, une dissertation sur le thème : « Comment doit être constitué l’homme qui rendra à l’Allemagne son ancienne grandeur ». (Cf. Konrad Heiden. Der Führer. Boston. Houghton Mifflin, 1944.) Ce devait être, écrivait-il, un dictateur qui ne dédaignerait pas l’usage des défilés dans les rues, des slogans et de la démagogie. Homme du peuple n’ayant cependant rien de commun avec la masse, il aurait « une énorme personnalité » et ne craindrait pas le sang répandu. Pour atteindre son but, il devrait être prêt à « piétiner ses amis les plus proches », à légiférer « avec une terrible rigueur », à manier individus et nations « avec des doigts prudents et sensibles » ou, en cas de nécessité, « à les fouler avec des bottes de grenadier ».

Dans un tel contexte « prémonitoire », et qui suffirait à accréditer les hypothèses les plus fantastiques sur la manipulation des « courants mentaux », le Führer attendu se devait de recevoir sa mission par des voies… et en l’occurrence des voix, dignes de l’épopée de Jeanne d’Arc.

Plongé une seconde fois dans les ténèbres à l’annonce de l’armistice du 11 novembre 1918, après qu’il eut déjà perdu la vue lors d’un bombardement anglais au gaz moutarde. Hitler, dans sa chambre d’hôpital de Pasewalk, en Poméranie, est l’objet d’un « miracle » dans la nuit du 11 au 12 novembre. Des voix lui enjoignent de sauver l’Allemagne, et la vue lui est rendue. Il promet alors solennellement « de devenir un politicien, et de consacrer toutes ses énergies à exécuter l’ordre qu’il avait reçu », (Cf. John Toland, op. cit.)

Mais, avant même cette « nuit du miracle », le terrible destin du Fredericeas Rex semble s’être manifesté à Hitler, attentif à la voix intérieure qui lui permit, pendant la guerre, d’échapper à la mort un grand nombre de fois. Ainsi de cet épisode (cf. G. Ward Price. I know these dictators. Londres. Harrap, 1937) : « J’étais en train de dîner dans la tranchée avec plusieurs camarades. Soudain, j’eus l’impression qu’une voix me disait : «Lève-toi, et va là-bas.» La voix était si nette, si insistante, que j’obéis mécaniquement comme s’il se fût agi d’un ordre militaire. Je me levai aussitôt en emportant mon dîner dans la gamelle. Puis je m’assis pour continuer mon repas ; mon esprit s’était calmé. A peine avais-je fait cela qu’un éclair et une assourdissante détonation me parvinrent de l’endroit de la tranchée que je venais de quitter. Un obus égaré avait éclaté au-dessus du groupe, tuant tout le monde. »

Quelque temps après, il déclarerait à ses compagnons : « Vous entendrez beaucoup parler de moi. Attendez seulement que mon heure ait sonné. »

Redisons-le, cette « voix » lui était depuis longtemps familière. Son ami Kubizek rapporte en effet la métamorphose d’Adolf, âgé de dix-sept ans, au sortir d’une représentation du Rienzi de Wagner, à Linz : exalté par la geste du tribun romain, son état extatique l’amena à vaticiner, possédé « d’une mission spéciale qui lui serait un jour confiée ».

Ce fut là apparemment la première manifestation de cette emprise consciente du Destin qui allait le conduire, en présence de témoins interloqués, à réaffirmer périodiquement, et son invulnérabilité, et l’appel intérieur qui lui dictait sa voie. Ainsi, avant le putsch manqué de 1923, un de ces témoins rapporte qu’« Hitler avait alors des idées napoléoniennes et messianiques très nettes. Il déclara qu’il se sentait intérieurement appelé à sauver l’Allemagne, et que ce rôle lui incomberait tôt ou tard. Il fit ensuite un certain nombre de parallèles avec Napoléon, en particulier avec le retour de l’île d’Elbe. »

Au-delà des témoins évoqués. C.G. Jung — avec qui nous sommes ici d’accord — livre ce pénétrant diagnostic « Hitler appartient à la catégorie des sorciers guérisseurs authentiquement mystiques. Son corps n’évoque pas la force. Le trait le plus remarquable de sa physionomie est son regard rêveur, (…) Il avait dans les yeux une expression de prophète. » Par conséquent : « …Le pouvoir de Hitler n’est point politique ; il est magique. » Certes, nous le prouverons. Et Jung comprend aussi qu’Hitler se laisse diriger par des forces mystérieuses : « Hitler, lui, écoute et obéit. Le vrai meneur est toujours mené. » C’est d’autant plus vrai que le Messie de l’Islam, le Mahdi, est littéralement le « Bien Dirigé »…

Cette adéquation étrange de l’homme Hitler à un destin mythique nous enjoint décidément d’aborder ce destin en « idéaliste » et non en « nominaliste », Encore une fois, ce serait une grave erreur que de considérer la légende du IIIe Frédéric, du Roi du Graal, comme un simple monument littéraire, vénérable certes, poétique ô combien, mais essentiellement tributaire des phantasmes de son époque, et dont il serait illusoire de vouloir attendre autre chose que des émotions esthétiques. Pour l’intellectualité médiévale, les légendes, loin de s’assimiler à des fictions gratuites nées de la seule imagination, étaient au contraire, selon l’étymologie mime du mot, ce qu’on devait lire. Incitation, en somme, à explorer la sphère des archétypes platoniciens.

Nous l’avons vu : Dans l’Allemagne de l’immédiat après-guerre, le mythe qui « informe » la psyché collective et unifie des légendes disparates, agit de façon quasi autonome et imprime son sceau aux événements, en dehors de la volonté consciente d’acteurs « possédés » par des dieux — ou si l’on préfère des courants mentaux — surgis d’un arrière-monde trop longtemps ignoré par le scientisme et le rationalisme triomphants. Fascinant spectacle — et combien terrible — que celui de ces personnages totalement ignorants, parfois, des thèmes mythiques qu’ils mettent en action, et qui n’en reproduisent pas moins, jusque dans les détails les plus inattendus, le modèle archétype formulé in illo tempore.

Il y a eu, surtout en ces dernières années, d’intéressantes « lectures » du Cycle du Graal — en rapport avec la queste initiatique, l’alchimie, etc. — mais à notre connaissance, l’aspect prophétique et politico-mystique qu’il renferme a été négligé. Pourtant, l’archéologue Louis CharbonneauLassay — qui appartint à la » Fraternité des Chevaliers du Divin Paraclet », une organisation initiatique chrétienne dont la fondation remontait au XVe siècle — concluait en ces termes un article sur le « Saint Graal » paru dans une revue catholique des années trente, le Rayonnement intellectuel : « La légende du Saint Graal fut donc pour nos pères un ferment efficace d’inspiration. On peut dire qu’elle reste, après l’Imitation de Jésus-Christ, le chef-d’oeuvre littéraire le plus prestigieux, le plus fécond que la société médiévale nous ait laissé. Qu’on en soit bien assuré, sa gloire et son rôle actif ne sont pas morts. » Il s’agit en effet d’un thème pérenne qui, sous-jacent à la structure religieuse de l’Occident, donne naissance à tout un courant politico-mystique à l’ombre duquel surgira le phénomène hitlérien, telle une plante parasite. Est-ce un hasard si le prix Goncourt Alphonse de Chateaubriant, initié de « l’Estoile Internelle », le cercle intérieur du « Paraclet », écrivait d’Hitler, en 1937, dans la Gerbe des forces : « Ses yeux sont du bleu profond des eaux de son lac de Königssee… Son corps vibre, son mouvement de tête est juvénile, sa nuque est chaude. Ce dos-là n’a pas été cabossé par les sales passions de la politique : il est plein et pur comme un tuyau d’orgue. L’une de ses caractéristiques est une immense bonté. Oui. Hitler est bon. Il est immensément bon. »

La vision du Saint-Graal retrouvé au Moyen Âge.
La vision du Saint-Graal retrouvé au Moyen Âge.

L’image du chevalier du Graal était à ce point prégnante que l’hebdomadaire satirique allemand Simplicissimus publiait dès 1924, en première page, une caricature d’Hitler en armure, « faisant son entrée à Berlin sur un blanc destrier comme s’il eût été messire Galaad en personne » (cf. John Toland, op. cit.), En fait, ce n’était pas de Galaad qu’il s’agissait, ni même de Parsifal, mais de Klingsor, le mage noir. Et pourtant, du héros, il eut les captieuses apparences, au point qu’un groupe d’extrémistes juifs de Palestine déclarait en 1932 que, mis à part son antisémitisme (!), le mouvement N.S.D.A.P. était acceptable et qu’il sauverait l’Allemagne. De surcroît, l’Association des Juifs de la Nation allemande lançait en 1933 un appel en sa faveur. Ses membres appartenaient aux 90 % d’Allemands qui le 19 août 1933 votèrent librement pour Adolf Hitler, successeur de Hindenburg… Un tel plébiscite n’était réservé qu’à un héros désigné par le Destin.


HORS TEXTE

himmler-et-le-saint-graal

En 1933, un écrivain et archéologue allemand reçoit un étrange télégramme anonyme. La lettre lui promet une forte somme d’argent s’il continue sa quête. L’écrivain s’appelle Otto Rahn. Passionné d’ésotérisme, il recherche depuis des années le Saint Graal. L’expéditeur n’est autre que Heinrich Himmler. Le chef de la SS est obsédé par le mysticisme et se persuade à la lecture d’un livre de Rahn que le calice du Christ est à sa portée !Himmler souhaitait créer une nouvelle religion païenne. Il finança plusieurs expéditions d’Otto Rahn au château de Montségur,en France, lieu supposé du trésor cathare. Revenu bredouille, Rahn fut muté gardien aux camps de  Dachau et de Buchenwald. Il finit par se suicider dans les Alpes autrichiennes. Il était juif et homosexuel…Himmler était  homophobe!

 

 

 

 


N’avait-il pas fait preuve pendant la Grande Guerre d’un courage exceptionnel ? Lui, l’« intellectuel » qui transportait toujours des livres, dont un Schopenhauer, dans son paquetage, était devenu dès la fin de 1915 indispensable à l’état-major du régiment, car les tirs d’artillerie coupaient fréquemment les lignes téléphoniques entre les postes de commandement des bataillons et des compagnies, et seuls les agents de liaison pouvaient porter les messages, « Nous ne fûmes pas longs à savoir à quels messagers nous pouvions nous fier le plus », devait écrire Fritz Wiedemann dans Der Mann, der Feldherr werden wollte. Constamment sur la brèche, admiré par les autres soldats pour son intrépidité, « Adi », nous dit John Toland, « était en général aimé parce qu’on pouvait se fier à lui en cas de coup dur. Jamais il n’abandonnait un camarade blessé damais il ne se prétendait malade en cas de missions dangereuses. En outre, c’était un bon compagnon durant les longues et fastidieuses périodes où l’on attendait le combat. Sa qualité de peintre le rapprochait de ses camarades : Il faisait des dessins humoristiques illustrant des moments comiques de leur existence. »

Son colonel devait déclarer : « Aucune circonstance, aucune situation ne l’auraient empêché de se porter volontaire pour les tâches les plus délicates, les plus difficiles et les plus dangereuses, et il était toujours prêt à sacrifier sa vie et sa tranquillité à sa patrie et à ses camarades. » Hugo Gutmann, un Juif, capitaine adjoint du bataillon d’Hitler, demanda pour ce dernier la croix de fer de première classe, qu’il lui remit le 4 août 1918.

Alphonse de Chateaubriant, quant à lui, qui aurait dû pourtant savoir que viendrait un temps « où les élus eux-mêmes seraient séduits », pensait sans doute déjà à Hitler en commentant en 1933 dans la Réponse du Seigneur, la célèbre gravure de Dürer, le Chevalier et la Mort :

« …. Le chevalier apparaît, casqué, lacé dans sa cuirasse, la lance sur l’épaule, à cheval.

« Ce n’est pas un jouvenceau, c’est un homme d’âge mûr, qui porte sur ses os durcis la trace de ses combats, (…)

« Il remonte des bas-fonds de sa vie, son âme médite. Il passe droit son chemin. (…)

« Redoutable chemin, plongé dans les ténèbres des plus basses nuées, hérissé des terribles pierres de l’angoisse et du doute, hanté par les bêtes les plus immondes, les abominations, les terreurs, les trahisons, les haines. Des rochers effroyables essayent d’écraser l’homme et le cheval ; des bas-fonds de cendre, des marais pestilentiels s’ouvrent sous leurs pas pour les engloutir. Véritable sentier de Trophonius, où ceux qui y entraient ne riaient de toute leur vie ! (…)

« Et le voici maintenant qui a engendré l’oeuvre de sa délivrance, et qui passe, ferme comme celui qui a vu l’Invisible. Un immense oubli recouvre comme un tombeau tout ce qui l’a fait souffrir ; il est rendu au confluent de cette heure, où l’homme sous le balancier de l’Éternel peut-être dit : un jour qui s’avance et une nuit qui se retire. »

Et les deux sacripants apocalyptiques, le vieillard à la clepsydre comminatoire et la mâle bête aux longues oreilles d’âne porcien, la Mort et Belzébuth, il ne les voit plus — ces formes obsolètes du vieux monde.

Mais que voit-il alors, de ce regard fixe et perçant qu’il dirige droit devant lui ?

— Ce qu’il voit, répondit ce vieux fils des Templiers, ce qu’il voit, est l’épanouissement de la vision qui ne fut au départ qu’une tremblante ébauche, et qui, à force d’être contemplée, est devenue la glorieuse cité de marbre où il mettra bientôt pied à terre, en enlevant son casque ! » C’était le château du Graal que décrivait ainsi Chateaubriant. Et Hitler lui faisait sinistrement écho : « L’oeuvre que le Christ a entreprise mais n’a pu achever, moi — Adolf Hitler — je la mènerai à terme. »

Adolph Hitler,le guide du Peuple allemand.
Adolph Hitler,le guide du Peuple allemand.

 

 

 

 

 

 

De belles photos disparues dans les archives de l’histoire

 Jeunes enfants à vendre: Les temps étaient si difficiles, (ou les enfants étaient trop difficiles à manipuler) cette mère de Chicago cache son visage des caméras pendant que sa pancarte envoie le message "4 enfants à vendre" dans sa cour avant.L'adoption aurait pu être une meilleure idée.

Jeunes enfants à vendre:
Les temps étaient si difficiles, (ou les enfants étaient trop difficiles à manipuler) cette mère de Chicago cache son visage des caméras pendant que sa pancarte envoie le message « 4 enfants à vendre » dans sa cour avant.L’adoption aurait pu être une meilleure idée.

 

 Couverture historique: Regardez attentivement cette photo. Les Beetles marchent dans la direction opposée à celle qui apparaît sur la couverture de leur célèbre album Abey Road.

Couverture historique: Regardez attentivement cette photo. Les Beetles marchent dans la direction opposée à celle qui apparaît sur la couverture de leur célèbre album Abey Road.

 

 

 I Have A Dream: Martin Luther King, célèbre pour son discours "I Have A Dream" sur l'égalité, est montré ici enlevant une croix brûlée de sa cour avant, tandis que son jeune fils regarde ailleurs. Certaines personnes ne sont pas tellement impressionné par les droits civils et les croyances de King.

I Have A Dream: Martin Luther King, célèbre pour son discours « I Have A Dream » sur l’égalité, est montré ici enlevant une croix brûlée de sa cour avant, tandis que son jeune fils regarde ailleurs. Certaines personnes ne sont pas tellement impressionné par les droits civils et les croyances de King.

 

 Ronald McDonald, les fameuses chaînes de hamburgers ou leur mascotte colorée est introduite dans le monde grâce à Willard Scott, maintenant devenu l'homme météo de l'Amérique . Vérifiez le verre sur le nez en papier maintenant remplacé par une boule rouge.
Ronald McDonald, les fameuses chaînes de hamburgers ou leur mascotte colorée est introduite dans le monde grâce à Willard Scott, maintenant devenu l’homme météo de l’Amérique . Vérifiez le verre sur le nez en papier maintenant remplacé par une boule rouge.

 

 

 Avant la Maison Blanche: Le dynamique duo de la politique politique américaine, Bill et Hillary Clinton sont photographiés alors qu'ils jouent au volleyball sur leur pelouse de l'université en 1975. Il semble que Hillary rêve de plus grandes et meilleures choses ... la pelouse de la Maison Blanche, peut-être?

Avant la Maison Blanche: Le dynamique duo de la politique politique américaine, Bill et Hillary Clinton sont photographiés alors qu’ils jouent au volleyball sur leur pelouse de l’université en 1975. Il semble que Hillary rêve de plus grandes et meilleures choses … la pelouse de la Maison Blanche, peut-être?

 

Au début du vingtième siècle,les courageux cameramen de la Metro Goldwin Mayer filment et enregistrent le célèbre rugissement du lion de la MGM qui sera immortalisé.
Au début du vingtième siècle,les courageux cameramen de la Metro Goldwin Mayer filment et enregistrent le célèbre rugissement du lion de la MGM qui sera immortalisé.

 

L'infâme Time Square de New York a été photographié en 1911 ici.La photo nous révèle que le point de repère était aussi à couper le souffle qu'il ne l'est aujourd'hui.
L’infâme Time Square de New York a été photographié en 1911 ici.La photo nous révèle que le point de repère était aussi à couper le souffle qu’il ne l’est aujourd’hui.

 

 «Je serai de retour": Arnold Schwarzenegger lui-même enveloppé dans les drapeaux américains sur le jour où il a reçu sa citoyenneté américaine; une simple prédiction de son avenir politique? Oh oui, il était définitivement de retour.

«Je serai de retour »: Arnold Schwarzenegger lui-même enveloppé dans les drapeaux américains sur le jour où il a reçu sa citoyenneté américaine; une simple prédiction de son avenir politique? Oh oui, il était définitivement de retour.

 

En 1950,ce jeune homme bien habille chevauche une bicyclette Schwinn,l'icône des vélos vintage.
En 1950,ce jeune homme bien habille chevauche une bicyclette Schwinn,l’icône des vélos vintage.

 

Elvis Presley a chanté son chemin vers la célébrité et a également joué dans de nombreux films, y compris Harum Scarum où il romanced sa co-star belle, Mary Ann Mobley.
Elvis Presley a chanté son chemin vers la célébrité et a également joué dans de nombreux films, y compris Harum Scarum où il romanced sa co-star belle, Mary Ann Mobley.

 

 Le Bureau d'un génie: la théorie de la relativité d'Einstein fera de lui un génie scientifique l'un des physiciens les plus influents de notre temps . Ceci est une photographie de son bureau au New Jersey qui a été prise le jour de sa mort, le 15 Avril 1955.

Le Bureau d’un génie: la théorie de la relativité d’Einstein fera de lui un génie scientifique l’un des physiciens les plus influents de notre temps . Ceci est une photographie de son bureau au New Jersey qui a été prise le jour de sa mort, le 15 Avril 1955.

 

 Cette photographie attachante du président, John F. Kennedy a été prise alors qu'il savourait une tasse de thé avec sa fille Caroline à la Maison Blanche, un spectacle très commun au cours de sa présidence.

Cette photographie attachante du président, John F. Kennedy a été prise alors qu’il savourait une tasse de thé avec sa fille Caroline à la Maison Blanche, un spectacle très commun au cours de sa présidence.

 

Première photo d'Elton John prise lors de sa première session de photos en Angleterre.
Première photo d’Elton John prise lors de sa première session de photos en Angleterre.

 

 

Clint Eastwood dans les rues de Rome,en 1964.
Clint Eastwood dans les rues de Rome,en 1964.

 

Photo de Babe Ruth en 1923 durant une pratique au baton.bien sur il vient de claquer un autre circuit!
Photo de Babe Ruth en 1923 durant une pratique au baton.bien sur il vient de claquer un autre circuit!

 

 "Nous serons amis pour toujours" est ce que l'adorable Winnie l'Ourson dirait à son meilleur ami, Christopher Robin. Avant sa popularité en bandes dessinées, cette photo montre l'affection réelle que Christopher Robin avait pour son ours Winnie.

« Nous serons amis pour toujours » est ce que l’adorable Winnie l’Ourson dirait à son meilleur ami, Christopher Robin. Avant sa popularité en bandes dessinées, cette photo montre l’affection réelle que Christopher Robin avait pour son ours Winnie.

 

 

Cette jolie photo est celle d'une jeune bombe nommée Marilyn Monroe avant la gloire et la fortune. Cette photographie rare a été vendue aux enchères pour près de $12.000 ! Pas mal pour une journée de travail.
Cette jolie photo est celle d’une jeune bombe nommée Marilyn Monroe avant la gloire et la fortune. Cette photographie rare a été vendue aux enchères pour près de $12.000 ! Pas mal pour une journée de travail.

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale,des Hawker Hurricanes bombardent une colline près de Mourmanks en Union Soviétique.Nous y voyons tout l'impact de la guerre sur la nature et les humains.
Durant la Seconde Guerre Mondiale,des Hawker Hurricanes bombardent une colline près de Mourmanks en Union Soviétique.Nous y voyons tout l’impact de la guerre sur la nature et les humains.L’élan semble s’arrêter pour observer.

 

 

 

 

 

 

Ré-écrire l’histoire:l’origine des Portes d’Alexandre au sud de la Russie pour bloquer l’invasion juive

les Portes d'Alexandre le Grand...afin de bloquer les enhisseurs juifs...du Nord!Impressionnant et révélateur!
les Portes d’Alexandre le Grand…afin de bloquer les enhisseurs juifs…du Nord!Impressionnant et révélateur!

 

Les portes d’Alexandre, un ancien mur de plus de 25 miles de long, dans l’extrême sud de ce qui est maintenant la Russie, qui a été construit par Alexandre le Grand pour garder hors  de son empire, parmi d’autres groupes , une nation de Juifs  établies vers le nord.
La fortification monolithique, situé près de  la ville de Derbent ,sur  la mer Caspienne (Derbent est  dite être une ville  plus ancienne que la  Russie elle-même), commence dans la mer  et scellé au large de la plaine côtière très étroite, continue loin dans les montagnes et vient  bloquer complètement la route vers le sud à travers le Caucase oriental.
Bien qu’il soit incertain d’où  et de combien de Juifs sont venus, il est connu que les Juifs ont commencé à  entrer dans la région (Daghestan) ,en venant de la Perse avant l’époque d’Alexandre (empire de Babylone probablement). Artaxerxès III de Perse est également connu pour  avoir transplanté dans la région Caspienne un grand nombre de Juifs (ce qui ressemble aux migrants syriens et iraquiens  de 2015-2016!). Quel que soit le cas, le dirigeant grec a bloqué le passage à  ces hordes barbares, juifs et autres, pour empêcher de manière permanente de piller les terres paisibles au sud.

L’historien romain Orose (qui a fini par disparaître) nous dit que ceux exclus par Alexandre le Grand étaient « un grand nombre de Juifs ». Les historiens modernes ont censuré cet événement de l’histoire en prétendant que les portes de la Caspienne (comme ils sont maintenant connues seulement) ont été construites par des monarques persans plusieurs siècles plus tard, mais cela est démenti par les peuples de l’Est ayant connu comme celles d’ Alexandre, et les Arabes comme étant  la Banque d’Alexandre (Alexander’s Bank) – comme dans un remblai / une digue.
Ces groupes mystérieux du  nord  en sont  venu à être associé au dieu  Gog démoniaque et Magog, ainsi que la légende allemande médiévale des Juifs rouges. Les premiers savants musulmans croyaient que Alexandre avait été  pris au piège par un mal terrible (ou un sortilège maléfique) derrière la barrière et que la fin du monde serait précédée par sa sortie. Guillaume de Rubrouck (1220-1293), un missionnaire flamand et explorateur dont les comptes sont détenus dans la même haute estime que Marco Polo , a ensuite visité les Portes d’Alexandre et a écrit qu’il y avait aussi d’autres murs qui retennaient les Juifs qu’il avait été incapable de les visiter.

C’est a seule façon que  la tribu d’Israel a trouvée afin  de détruire la mémoire d’Alexandre le Grand (Alexander Magnus) et c’ était de le présenter comme un fagot dans un film de  2006.
D’autres méthodes utilisées par eux ont été de diminuer ses réalisations, et  d’enduire  sa mémoire  dans les Cours-avec … devinez quoi ….le  racisme!

 

Première Guerre Mondiale: Photos extraordinaires d’un U-Boat allemand

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Le SM UB-110 était un sous-marin de Type UB III utilisé par la marine Allemande à la fin de la Première Guerre Mondiale.

Il entre en service actif au printemps 1918, armé de 10 torpilles et d’une mitrailleuse sur sa tour. Il pouvait accueillir une trentaine d’officiers, matelots et soldats sur un rayon d’action de presque 14 000km à 15km/h submergé.

Le 19 juillet 1918 le SM UB-110 fut coulé à proximité de la Tyne dans le nord de l’Angleterre par le HMS Garry.

Le 4 octobre il fut renfloué pour être démantelé et ses matériaux réutilisés.

Ces photos ont été retrouvé par hasard dans un album se trouvant dans les archives du chantier naval où a eu lieu l’opération.

 

Le sous-marin en cale sèche après son renflouage.
Le sous-marin en cale sèche après son renflouage.

 

poste de pilotage vers la tour
poste de pilotage vers la tour

 

poste de pilotage vers l'arrière côté babord
poste de pilotage vers l’arrière côté babord

 

poste de pilotage vers l'arrière côté tribord
poste de pilotage vers l’arrière côté tribord

 

poste de pilotage vers l'arrière,vue générale.
poste de pilotage vers l’arrière,vue générale.

 

poste de pilotage vers l'avant,vue générale.
poste de pilotage vers l’avant,vue générale.

 

 

poste de pilotage vers l'avant 002
poste de pilotage vers l’avant 002

 

 

poste de pilotage vers l'avant 003
poste de pilotage vers l’avant 003

 

 

Quartiers de l'équipage
Quartiers de l’équipage

 

Quartier de l'équipage :salle du dortoir
Quartier de l’équipage :salle du dortoir

 

Salle des machines avec le moteur diésel
Salle des machines avec le moteur diésel

 

salle des moteurs
salle des moteurs

 

salle des torpilles vers l'arrière
salle des torpilles vers l’arrière

 

Salle des torpilles vers l'avant
Salle des torpilles vers l’avant

 

controles électriques vers l'arrière du sousmarin
controles électriques vers l’arrière du sousmarin

 

 

Autres contrôles électriques.
Autres contrôles électriques.

 

 

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Entrée d'un tube lance torpilles.
Entrée d’un tube lance torpilles.

 

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Intérieur:tubes lance torpilles à l'avant.
Intérieur:tubes lance torpilles à l’avant.

 

Vue arrière du sous-marin.
Vue arrière du sous-marin.

 

Vue de la cale sèche.
Vue de la cale sèche.

 

Autre angle de la cale sèche.
Autre angle de la cale sèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’extraordinaires cartes postales de la Première Guerre Mondiale

Du au nombre élevé de cartes postales  de la Grande Guerre en ma possession,cet article sera constamment  remis à jour.Donc en revenant souvent,vous découvrirez de nouvelles photos constamment!

 

Carte postale allemande artillerie
Carte postale allemande artillerie

 

 

Carte postale allemande artillerie
Carte postale allemande artillerie

 

Carte postale  allemande montrant des prisonniers français divers  bilingue
Carte postale allemande montrant des prisonniers français divers bilingue

 

Carte postale  britannique enfant recrutant
Carte postale britannique enfant recrutant

 

Carte postale  française  1917 Camp américain
Carte postale française 1917 Camp américain

 

 

Carte postale  française  Autos  mitrailleuses
Carte postale française Autos mitrailleuses

 

Carte postale  française  Avion
Carte postale française Avion

 

Carte postale  française  Avion Brequet en pilone
Carte postale française Avion Brequet en pilone

 

 

Carte postale  française  canon
Carte postale française canon

 

 

arte postale  française  autre canon
carte postale française autre canon

 

 

Carte postale  française  Hopital
Carte postale française Hôpital

 

Carte postale  française 1914 bataille de la Marne
Carte postale française 1914 bataille de la Marne

 

 

Carte postale  française 1916 Hopital auxilliaire
Carte postale française 1916 Hopital auxilliaire

 

Carte postale  française 1916 manoeuvre de pontage
Carte postale française 1916 manoeuvre de pontage

 

Carte postale  française 1918-1958  commémoration de l'armistice
Carte postale française 1918-1958 commémoration de l’armistice

 

Carte postale  française Arrivée des blessés anglais
Carte postale française Arrivée des blessés anglais

 

 

Carte postale  française Artillerie
Carte postale française Artillerie

 

 

Carte postale  française Artillerie
Carte postale française Artillerie

 

 

Carte postale  française Assaut de Vermelles
Carte postale française Assaut de Vermelles

 

 

Carte postale  française blessés allemands
Carte postale française blessés allemands

 

Carte postale  française Croix Rouge  française
Carte postale française Croix Rouge française

 

Carte postale  française Croix Rouge britannique
Carte postale française Croix Rouge britannique

 

 

Carte postale  française Meilleurs voeux fêtes
Carte postale française Meilleurs voeux fêtes

 

 

Carte postale  française tranchée du Champignon
Carte postale française tranchée du Champignon

 

 

Carte postale  serbe hopital en hiver
Carte postale serbe hopital en hiver

 

Carte postale allemande  d'Alsace occupée
Carte postale allemande d’Alsace occupée

 

 

Carte postale allemande aigle impérial victorieux
Carte postale allemande aigle impérial victorieux

 

Carte postale allemande soldats derrière des barils
Carte postale allemande soldats derrière des barils fortification ou barricade

 

arte postale belge portrait du roi Albert I
carte postale belge portrait du roi Albert I

 

Carte postale française Souhaits
Carte postale française Souhaits

 

 

 

 

 

 

 

 

Un trésor numismatique romain découvert en Argovie

monnaies romaines

Un maraîcher d’Ueken (AG) a découvert enterré dans son verger près de 4000 pièces datant du IIIe siècle. Les inscriptions qu’elles portent sont encore très bien lisibles.

Un maraîcher d’Ueken (AG) a fait une découverte archéologique de taille. Dans son verger de cerisiers était enterré un véritable trésor numismatique datant du IIIe siècle de notre ère. Comptant plus de 4000 pièces, il s’agit d’un des plus importants de Suisse.

Les pièces de monnaie sont dans un excellent état de conservation, indiquent les services de l’archéologue cantonal argovien jeudi. Les inscriptions qu’elles portent sont encore très bien lisibles.

Un expert a identifié les frappes de plusieurs empereurs romains, allant d’Aurélien (270-275) à Maximien (286-305). Les pièces les plus récentes datent de 294.

1700 ans sous terre

Les archéologues pensent que leur propriétaire les a retirées de la circulation au fur et à mesure, peu après leur fabrication. Pour une raison qui reste mystérieuse, ils les a enterrées peu après 294 et n’est jamais revenu les chercher.

Le trésor est resté sous terre durant 1700 ans, jusqu’à juillet dernier, lorsque l’agriculteur a remarqué des pièces à l’entrée d’un terrier de taupe. Il appelle alors l’archéologue cantonal.

Une importante fouille est organisée qui permet de retrouver 4166 pièces de bronze pour un poids total de 15 kilogrammes. Elles présentent un taux particulièrement élevé de 5% d’argent.

Deux salaires annuels

Leur valeur de l’époque devait représenter un à deux salaires annuels. Sa valeur marchande actuelle n’a pas été évaluée, car ce n’est pas une priorité, a précisé à l’ats l’archéologue cantonal Georg Matter.Les objets archéologiques retrouvés dans le sol appartiennent à la collectivité publique, souligne encore M. Matter. A terme, le trésor d’Ueken sera exposé au Musée Vindonissa de Brugg (AG).

Sources:Le Matin

Tricentenaire de la mort du roi Louis XIV

Le roi Louis XIV est décédé dans la nuit du 20 août 1715
Le roi Louis XIV est décédé dans la nuit du 20 août 1715

« Mardi 20, à Versailles – Le roi a mieux passé la nuit que les précédentes, et n’a bu que trois fois ; il a travaillé le matin avec M. le chancelier, après avoir entendu la messe dans son lit, comme il l’entend depuis quelques jours. Il vit peu de gens à son dîner, mais il y fit entrer les ambassadeurs; le mardi est le jour que les ambassadeurs viennent ici. Il tint le conseil de finances après son diner, et travailla ensuite avec M. Desmaretz, et puis il envoya dire à madame de Maintenon de passer dans sa chambre. Sa jambe lui fait beaucoup moins de mal quand il est dans son lit, et après l’avoir bien frottée, on met des linges dessus qui l’empêchent de s’habiller. Madame de Caylus et madame de Dangeau furent assez longtemps dans sa chambre avec madame de Maintenon, et il leur parut fort tranquille ; il nous parut de même à son souper. Il se leva en robe de chambre pour se mettre à table, passa ensuite dans son cabinet pour voir les princesses demeura un quart d’heure avec elles, et se coucha à dix heures. »
(Journal du Marquis de Dangeau).

Portrait équestre de Louis XIV.
Portrait équestre de Louis XIV.

BIOGRAPHIE

Louis XIV

Né à Saint-Germain-en-Laye (France) le 05/09/1638 ; Mort à Versailles (France) le 01/09/1715

Au cours d’un règne personnel de 54 ans, Louis XIV a su apporter à la France un immense prestige au sein de l’Europe. Malgré les guerres et les crises financières, il s’est toujours efforcé de protéger et d’enrichir son royaume, tant sur le plan économique, géographique que culturel. Le « Roi-Soleil », grand monarque absolu, laisse le souvenir d’une France rayonnante, comme en témoigne le splendide château de Versailles.

Une enfance marquée par la Fronde

Louis XIV est né à Saint-Germain-en-Laye en 1638. Ses parents, Louis XIII et Anne d’Autriche, attendaient désespérément la naissance de leur premier enfant depuis plus de vingt ans. Surnommé « Dieudonné », le futur roi était donc plus que désiré. Mais seulement cinq ans plus tard, Louis XIII décède, laissant seuls son fils et sa femme. Cette dernière obtient alors la régence du pays, aidée de Mazarin, tandis que Louis XIV devient roi de France.

L’éducation du roi est prise en charge par Mazarin, lequel influence considérablement le jeune enfant. Il lui trouve plusieurs grands précepteurs, mais Louis XIV n’est pas un élève très assidu et préfère des activités plus concrètes, telles que la danse, l’art ou la stratégie militaire.

D’un point de vue général, l’enfance du Roi n’est pas très heureuse, car profondément marquée par les événements de la Fronde : à partir de 1648, le parlement et la haute noblesse, puis le prince de Condé se révoltent contre le pouvoir, obligeant la famille royale à fuir sans cesse, sous les affronts et la violence. Anne d’Autriche regagne finalement la capitale en octobre 1652, puis rappelle Mazarin en 1653, mettant un terme aux insurrections.

Témoin des événements, le jeune Louis XIV en est quelque peu traumatisé. C’est sans doute la raison pour laquelle il mènera plus tard un règne absolutiste, affaiblissant toujours le pouvoir de la noblesse. Le 7 juin 1654, il est sacré roi à Reims mais préfère, pour l’instant, laisser les rênes du royaume entre les mains de Mazarin. Pendant ce temps, il parfait son initiation militaire auprès de Turenne. En 1659, la guerre franco-espagnole prend fin avec la signature du traité des Pyrénées. En respect de l’une des closes de cet accord, Louis XIV épouse Marie-Thérèse d’Espagne.

 

Vers un règne absolu et centralisé

Mazarin meurt en 1661, laissant au roi toutes les ficelles du pouvoir. Ce dernier décide alors, désormais, de régner seul, sans Premier ministre. Cette décision d’un pouvoir absolu ne l’empêche pas de s’appuyer sur des hommes de confiance, dont il sait s’entourer et qui sont principalement issus de la bourgeoisie. Plusieurs conseils, tels que celui des finances, à la tête duquel sera placé Colbert, guident ainsi le jugement du roi. Comme pour montrer sa détermination et inspirer le respect parmi ses hommes, Louis XIV fait arrêter et condamner le surintendant des finances, Fouquet.

De même, le roi s’applique à organiser un réseau d’intendants afin d’être informé de tous les événements du royaume, tant économiques qu’humains. Les parlementaires perdent également leur pouvoir d’autrefois, désormais limité au simple enregistrement des édits. Poursuivant cette politique de centralisation, Louis XIV prive les états provinciaux de leur autorité, ou va même jusqu’à les supprimer.

Le roi se lance par la suite dans de grandes réformes et édits. Le Code Louis, pouvant s’assimiler à un code civil, est promulgué en 1667, le Code criminel en 1670, le Code forestier en 1669, l’ordonnance de commerce en 1673 et le Code noir, portant sur l’esclavage, en 1685.

Le rayonnement du « Roi-Soleil »

Dessin d'époque représentant le roi dansant.
Dessin d’époque représentant le roi dansant.

Outre l’organisation de son règne, Louis XIV est un homme qui attache une importance capitale à l’image du royaume. Ce n’est donc pas par hasard qu’il a choisi le Soleil comme emblème. D’une prestance exceptionnelle, il veut que le pays rayonne à tous les niveaux, autant que lui-même.

Depuis son enfance, il s’est toujours passionné par l’art et la culture, bien que n’étant pas un grand intellectuel. Aidé de Colbert, il s’applique ainsi à valoriser ce domaine au sein du pays, en fondant tout d’abord l’Académie royale de peinture et de sculpture (1655), puis la Petite Académie (qui deviendra l’Académie des inscriptions et belles-lettres), l’Académie royale d’architecture, l’Observatoire et bien d’autres encore. Louis XIV se fait également le mécène de nombreux artistes, tels que Lully, Racine ou Molière.

Parallèlement, il applique son désir de grandeur et de rayonnement culturel à l’architecture. C’est ainsi que naissent, entre autres, la colonnade du Louvre, l’hôtel des Invalides et la future place Vendôme. C’est aussi dans cette optique qu’il fait agrandir le château de Versailles et lui donne ainsi une splendeur sans pareille. Il en fait d’ailleurs le centre du royaume en y installant définitivement la Cour en 1682.

 

Vers l’agrandissement du royaume

Médaille à l'effigie du roi.
Médaille à l’effigie du roi.

Louis XIV ne conçoit pas son règne sans conquête. Tout commence avec la modernisation de l’armée française, placée sous la responsabilité de Le Tellier puis de son fils, Louvois. Cette totale réorganisation militaire accroît considérablement la force et l’enthousiasme de l’armée. Avec elle, le roi marche tout d’abord vers les Pays-Bas, déclenchant la guerre de Dévolution (1667-1668). Grâce à cette première entreprise, il obtient Lille et une partie de la Flandre. Le conflit est suivi de la guerre de Hollande, qui commence dès 1672 et se conclut en 1678 par la paix de Nimègue. Le roi détient désormais la Franche-Comté, mais s’est trouvé un ennemi en la personne de Guillaume d’Orange.

Louis XIV ne s’en tient pas là. La politique des « réunions » qu’il applique, et par laquelle il annexe Strasbourg et le Luxembourg, fait naître de nouvelles tensions internationales. De plus, lorsqu’il révoque l’édit de Nantes, il se met à dos l’Allemagne et les puissances protestantes. C’est dans ce contexte que débute la guerre de la ligue des Augsbourg (1688), qui ne s’achève qu’en 1697, avec la signature des traités de Ryswick.

Malgré l’affaiblissement du royaume, lié au coût des campagnes militaires, Louis XIV approuve le testament de Charles II et provoque la guerre de Succession d’Espagne. Cette fois, le conflit, qui prend fin avec le traité d’Utrecht en 1713, finit de vider les coffres du pays.

Après plus d’un demi-siècle de rayonnement, le royaume sombre peu à peu. Afin d’assurer la succession au trône, le roi a décidé de légitimer ses enfants bâtards, qu’il a notamment conçus avec Mme de Montespan. La mort du Grand Dauphin, en 1711, suivie de celle de son petit-fils, le duc de Bourgogne l’affecte profondément et complique la situation. Après plusieurs jours d’agonie, Louis XIV s’éteint en 1715 à l’âge de 72 ans. C’est finalement son arrière-petit-fils de cinq ans, le duc d’Anjou, qui accède au trône, sous la régence du duc d’Orléans.


LOUIS XIV ET LE CANADA

Le 10 mars 1661, le roi Louis XIV s’érige en monarque absolu, après avoir aboli le poste de principal ministre. L’onde de choc provoquée par cet événement sans précédent se propage jusqu’en Nouvelle-France. Le Canada saisit alors sa chance en attirant les regards de la Cour sur ce pays perdu.

Si le parti des jésuites entend en profiter pour mousser les missions évangéliques auprès des Sauvages, le camp du gouverneur s’empresse de déléguer Pierre Boucher auprès du jeune souverain afin de promouvoir les intérêts temporels de la colonie. Les ambitions convergentes des deux partis portent le roi à envoyer des troupes pour mater les Iroquois encore récalcitrants. Mais, pour Louis XIV, le véritable enjeu est moins la pacification du pays que le statut à lui accorder. Le verdict tombe, sans appel, en 1666: le roi écarte le projet d’un vaste royaume en Amérique sous prétexte que sa création compromettrait son prestige et la sécurité de ses sujets d’outre-mer.


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CITATIONS

L’artifice se dément toujours, et ne produit pas longtemps les mêmes effets que la vérité. »

« L’état c’est moi! »

<« >Tout l’art de la politique est de se servir des conjectures. »

Éphémérides de la journée du 28 juin dans l’histoire

Charles de Gaulle
Charles de Gaulle

 

 

1940:

 

Le gouvernement britannique reconnaît De Gaulle comme chef des Forces françaises libres. En dépit de la réticence du Premier ministre britannique Churchill et de l’hostilité du président des Etats-Unis, Roosevelt, qui demande: « Comment voulez-vous que je fasse avec un homme qui se prend à la fois pour Jeanne d’Arc et Napoléon? », le général de Gaulle s’impose comme seul et unique chef des Forces Française Libres.


 

Traité de Versailles

1919:

Paix bâclée à Versailles. Le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour. Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement: le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l’Américain Thomas Woodrow Wilsonsans oublier l’Italien Vittorio Orlando. À la signature du «Diktat», le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne; c’est le début d’un grand malentendu entre le principal vaincu de la guerre et les Alliés… L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes et tenue pour seule responsable de la guerre! Dans les mois qui suivent, d’autres traités sont aussi conclus avec les autres vaincus de la Grande Guerre. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l’allemand, l’austro-hongrois, le russe et l’ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs… et impuissants…


1914 Assassinat de l'archiduc François-ferdinand et de sa femme

1914:

Assassinat à Sarajevo,le 28 juin 1914, de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, par un nationaliste serbe. Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s’entredévorer…

L’assassin est un jeune homme de 19 ans seulement,Gavrilo Princip.Il ne fera feu que deux fois pour abattre l’archiduc et sa femme…en visant directement au cœur!

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Vidéo:Apocalypse Première Guerre Mondiale:Furie

 


 

 

Alexis Carrel

1873:

Naissance d’Alexis Carrel, chirurgien, sociologue et biologiste, qui a reçu en 1912 le prix Nobel de physiologie et de chirurgie physiologique pour la mise au point d’une méthode de suture des vaisseaux sanguins et qui jeta les premières bases des études ultérieures sur la transplantation des vaisseaux sanguins et des organes. Carrel fut reçu docteur en médecine (1900) à l’université de Lyon, où il commença ses recherches et resta comme prosecteur pendant deux ans. Il séjourna ensuite aux États-Unis, où il travailla d’abord à l’université de Chicago (1905) puis à l’Institut Rockefeller de recherche médicale à New York. Il fit des recherches sur la conservation des tissus à l’extérieur du corps et sur l’application de ce procédé à la chirurgie. Sa culture de tissu de cœur de poulet fut conservée vivante pendant plus de trente ans.


1833:

Guizot instaure un enseignement primaire public. Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Chaque commune doit, dans les six ans qui suivent, devenir propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles. L’enseignement est gratuit pour les enfants des familles pauvres – un sur trois environ -. Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry.c'est arrivé  un 28 juin

 

 

 

 

 

 

 


 

Ca s’est passé hier… un vingt-huit juin petits potins historiques…

2006: Le Monténégro est admis en tant que 192e État membre de l’ONU.

2001: Jacques Chirac suspend de son titre de commandeur de l’ordre de la Légion d’Honneur au général Paul Aussaresses, coordinateur des services de renseignements de l’armée à Alger en 1957, après la sortie du livre « Services spéciaux, Algérie 1955-1957 », dans lequel le général revendique les tortures et les exécutions commises par son commando.

2000: Sid Ahmed Rezzala, poursuivi en France pour les meurtres de 3 jeunes femmes, se suicide au portugal.

2000: Les cheminots autrichiens font leur première grève (qui ne dure qu’une heure) depuis 35 ans pour protester contre les coupes sociales prévues par le gouvernement.

2006: Le Monténégro est admis en tant que 192e État membre de l’ONU.2000: Le petit Elian González de retour à Cuba. Le petit Cubain Elian González rentre à la Havane chez son père après avoir été au centre d’une longue bataille judiciaire et politique qui a opposé le régime de Fidel Castro aux réfugiés cubains de Miami. Le 23 novembre 1999 Elian avait embarqué avec sa mère sur un bateau de fortune qui devait le conduire clandestinement aux Etats-Unis. L’embarcation a fait naufrage entraînant le décès de sa mère et de dix autres personnes. Son père Juan Miguel González finira par obtenir le droit de récupérer son fils retenu chez un grand-oncle à Miami.

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2000: 500 personnes décèdent lors du naufrage d’un navire fuyant les violences aux Moluques, Indonésie.

1999: Les 28 et 29 juin 1999, 49 chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Union européenne participent, à Rio de Janeiro, au Brésil, à un sommet destiné à développer les relations politiques, économiques et culturelles entre les deux continents.

1995: A Séoul, l’effondrement du grand magasin « Sampoog » fait plus de 400 morts.

1992: Tremblements de terre en Californie. Le 28 juin 1992, un tremblement de terre de magnitude de moment 7.3 se produit à Landers en Californie. C’est le plus important tremblement de terre depuis celui qui avait frappé San Francisco en 1906. 3 heures plus tard, un second tremblement de terre, de magnitude de moment 6.3 se produit à Big Bear, non loin de Landers. Comme la région était peu peuplée, les dégâts ont été relativement peu importants.

1990: La France compte 58,4 millions d’habitants, info de l’INSEE.

1989: Milovesic enflamme les Serbes. Le 28 juin 1989, Slobodan Milosevic, élu le mois précédent président de la République fédérative de Serbie, commémore en grande pompe le 600e anniversaire de la bataille du Champ du Merle qui a mis fin à l’indépendance de la Serbie médiévale. Sur le site même de la bataille, un million de Serbes, soit le cinquième de la population adulte du pays lui font un triomphe lorsqu’il annonce un programme de «reconquête» du Kosovo, une province autonome de la Serbie. Les 200 000 Serbes du Kosovo, qui s’inquiètent de leur marginalisation face à près de 2 millions de musulmans de langue albanaise, se montrent les plus ardents soutiens du projet de Milosevic. Les autres républiques de la Fédération, plus ouvertes sur l’Occident, s’inquiètent de la dérive belliciste de la Serbie. Elle va déboucher sur les dernières guerres européennes du XXe siècle.

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1982: le vol 8641 Aeroflot s’écrase à Mozyr en Biélorussie à cause d’une panne du stabilisateur horizontal entraînant la mort des 132 personnes à bord du Yakovlev Yak-42. Après cet accident, tous les stabilisateurs seront remplacés sur ces appareils.

1980: Premier vol de l’avion solaire de Paul McCready.

1976: Déclaration d’indépendance des îles Seychelles. L’archipel des Seychelles devient une république au parti unique. Depuis le 29 juin 1976, elles forment un État indépendant, membre du Commonwealth et de la Francophonie. 

1974: A l’est de Bogota (Colombie) un glissement de terrain fait plus de 250 morts.

1971: Le Conseil de Paris confirme la démolition des Halles de Baltard.

1967: Israël annexe Jérusalem-Est.

1956: Réforme administrative de l’Algérie. Le 28 juin 1956, le gouvernement français remplace les trois départements créés en 1848 en Algérie (Alger, Oran, Constantine) et le département de Bône créé en 1955 par douze subdivisions, transformées l’année suivante en autant de départements. Les départements deviendront des wilayas dans l’Algérie indépendante.

1950: La capitale de Corée du Sud, Séoul, tombe entre les mains de l’armée de Corée du Nord.

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1948: Rupture entre Tito et Staline.

1942: La 8ème armée britannique se retranche à El Alamein sous la pression des forces allemandes, durant la campagne d’Afrique du nord. Sur le front russe, les Allemands contre-attaquent dans la région de Kharkov.

1940: Le gouvernement britannique reconnaît De Gaulle comme chef des Forces françaises libres. En dépit de la réticence du Premier ministre britannique Churchill et de l’hostilité du président des Etats-Unis, Roosevelt, qui demande: « Comment voulez-vous que je fasse avec un homme qui se prend à la fois pour Jeanne d’Arc et Napoléon? », le général de Gaulle s’impose comme seul et unique chef des Forces Française Libres.

1939: Premier vol transatlantique avec passagers. Un hydravion quadrimoteur Boeing 314 relie Port Washington, aux E.U. à Marseille (France).

1919: Paix bâclée à Versailles. Le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour. Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement: le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l’Américain Thomas Woodrow Wilsonsans oublier l’Italien Vittorio Orlando. À la signature du «Diktat», le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne; c’est le début d’un grand malentendu entre le principal vaincu de la guerre et les Alliés… L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes et tenue pour seule responsable de la guerre! Dans les mois qui suivent, d’autres traités sont aussi conclus avec les autres vaincus de la Grande Guerre. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l’allemand, l’austro-hongrois, le russe et l’ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs… et impuissants…

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Suite de l’article: http://www.herodote.net/28_juin_1919-evenement-19190628.php

1919: L’Allemagne rend l’Alsace et la Lorraine à la France et doit payer de lourdes réparations aux Alliés.

1919: Fondation de la Société des Nations (SDN).

1914: Départ du Tour de France cycliste: 5380 Km en 15 étapes au menu pour les 145 partants.


1914:

Décès à Sarajevo (Bosnie) de François-Ferdinand de Habsbourg. François-Ferdinand de Habsbourg, fils de l’archiduc Charles, était devenu l’héritier présomptif de l’empire austro-hongrois à la mort de l’archiduc Rodolphe, à Mayerling en 1889. Onze ans plus tard, il avait épousé morganatiquement une aristocrate tchèque Sophie Chotek, contre l’avis de sa famille, et le couple, qui s’aimait avec passion, avait eu trois enfants. Mais autant l’archiduc était chaleureux dans l’intimité de sa famille, autant il était en public d’un abord glacial, sans charisme et sujet à de brusques accès de colère. Son oncle l’empereur François-Joseph 1er l’appréciait moins que quiconque. L’année précédente, il lui avait néanmoins concédé la mainmise sur les affaires militaires avec le titre d’inspecteur général des forces armées. À ce poste, il avait manifesté son aspiration à une réforme profonde de l’empire, visant à remettre en cause la suprématie de la noblesse hongroise sur la Hongrie. Ainsi songe-t-il à introduire le suffrage universel en Hongrie et donner des droits politiques aux minorités slaves de l’empire, à égalité avec les Autrichiens germanophones et les Hongrois. Ce projet politique déplaît souverainement aux Hongrois… comme aux nationalistes serbes de Belgrade. Ces derniers comprennent en effet qu’ils pourraient perdre toute chance de créer autour de Belgrade une «Grande Serbie» si les Serbes d’Autriche-Hongrie voyaient Vienne combler leurs vœux. Autant dire que l’assassinat à Sarajevo de François-Ferdinand et de sa femme (le jour de leur quatorzième anniversaire de mariage!) comblera d’aise beaucoup de monde, dans son propre pays comme en Serbie et aussi en Russie, alliée de celle-ci.


1907: Naissance de l’explorateur polaire et ethnologue français Paul-Emile Victor. Paul-Emile Victor est né à Genève en Suisse. Ses parents Éric et Laure sont issus d’un milieu aisé d’origine juive. Après avoir obtenu un brevet de pilote d’avion, «PEV» se tourne finalement vers l’exploration et l’ethnologie. A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, il doit rejoindre la marine française en Suède, puis s’engage en 1942 dans l’US Air Force en tant que pilote. En 1947, Paul-Emile Victor fonde les Expéditions polaires françaises et les dirigera pendant 29 ans.

1886: « La première ligne ferroviaire transcontinentale en Amérique du Nord qui rejoint l’Est du Canada à la Côte Pacifique est achevée depuis 1885 et transporte ses premiers passagers. Commencée en 1881, le « Canadian Pacific » permettra aux colonies de peuplement européennes de s’installer dans l’ouest du pays, chose jusqu’alors impossible à cause de la barrière géographique des montagnes rocheuses. Par ailleurs, c’est en partie grâce à ce projet de construction que la Colombie-Britannique accepta de rejoindre le Canada en 1871. »


1873:

Naissance d’Alexis Carrel, chirurgien, sociologue et biologiste, qui a reçu en 1912 le prix Nobel de physiologie et de chirurgie physiologique pour la mise au point d’une méthode de suture des vaisseaux sanguins et qui jeta les premières bases des études ultérieures sur la transplantation des vaisseaux sanguins et des organes. Carrel fut reçu docteur en médecine (1900) à l’université de Lyon, où il commença ses recherches et resta comme prosecteur pendant deux ans. Il séjourna ensuite aux États-Unis, où il travailla d’abord à l’université de Chicago (1905) puis à l’Institut Rockefeller de recherche médicale à New York. Il fit des recherches sur la conservation des tissus à l’extérieur du corps et sur l’application de ce procédé à la chirurgie. Sa culture de tissu de cœur de poulet fut conservée vivante pendant plus de trente ans.


1838:

Naissance de Jan Matejko. Jan Matejko naît le 28 juin 1838. C’est un peintre polonais de grande renommée. Ce sont surtout ses œuvres retraçant les grands personnages ou l’histoire polonaise (notamment la bataille de Grunwald) à qui il doit ce succès. Dès son plus jeune âge, Jan Matejko montre un intérêt particulier pour l’art plastique. Mauvais à l’école, c’est pourtant cette matière qui lui permet de poursuivre son instruction. Son pays essuyant de nombreux échecs en matière de batailles, le peintre se décide à abandonner la peinture religieuse pour se consacrer à celle représentant l’histoire de son pays. En 1852, il entre à l’Ecole des beaux-arts de Cracovie, contre l’avis de son père. Il poursuivra dans cette école ses études durant 6 ans. Ses œuvres majeures sont « La Bataille-de-racławice », « L’adoption de la Constitution du 3 mai 1791 » et « L’Histoire de la civilisation en Pologne ». Il décède le 1er novembre 1893 dans sa ville natale, Cracovie.


1837: La reine Victoria du Royaume-Uni est couronnée.


1836: Décès de James Madison. James Madison naît le 16 mars 1751 dans l’Etat de Virginie. Il est connu pour avoir été le quatrième président des Etats-Unis, après Thomas Jefferson. Il adhère au parti démocrate-républicain. Il fait ses études à l’université de Princeton et devient avocat avant de s’intéresser à la politique. Sa première élection se déroule le 7 décembre 1808 et son premier mandat débute le 4 mars 1809 avec pour premier vice-président George Clinton. Il est élu une seconde fois le 2 décembre 1812. Son second mandat débute le 4 mars 1813 et son vice-président est Elbridge Gerry. Il reste ainsi 8 ans au pouvoir. L’année de sa seconde élection débute la guerre entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Deux ans après, il signe le traité de Gand qui met fin à ce combat.


1835:

Bataille des marais de La Macta. Le 28 juin 1835, une armée française s’étant aventurée loin de ses bases, elle est proprement décimée par les troupes de l’émir Abd el-Kader dans les marais de La Macta. Fort de sa victoire, l’émir installe sa capitale à Tagdemt (ou Tagdempt). La défaite française survient après que le général Trézel eut remplacé le général Desmichels à Oran et rompu avec la politique conciliante de son prédécesseur à l’égard d’Abd el-Kader. Bien plus nombreux que les Français (15 000 hommes), les Algériens remportèrent la bataille, faisant environ 300 morts parmi l’armée française. Son échec lui vaut d’être rappelé en France ainsi que le gouverneur général Drouet d’Erlon. Le général Thomas Bugeaud débarque en renfort avec trois régiments…


1828: Début du règne de Miguel 1er, roi du Portugal. Miguel 1er, né en 1802 et mort en 1866, fut roi du Portugal de 1828 à 1834. Il monta sur le trône d’une matière détournée: en 1826, son père Jean VI mourut. Appelé à régner, son frère Pierre 1er du Brésil abdiqua au profit de sa fille Marie, destinée à épouser Miguel. Mais Miguel la détrôna et se proclama roi. Il fut finalement chassé par Pierre 1er en 1834, et exilé en Autriche.


1820:

Il est prouvé que la tomate n’est pas un poison. Cette plante, dont le fruit est aujourd’hui consommé comme un légume, est de la même famille que belladone. Jusqu’à ce jour, ses fruits n’étaient officiellement pas considérés comme comestibles, mais utiles en médecine comme le décrivait en 1660 l’agronome Olivier de Serres: «Les pommes d’amour, de merveille, et dorées, demandent commun terroir et traictement, comme aussi communément, servent-elles à couvrir cabinets et tonnelles, grimpans gaiement par-dessus, s’agrafans fermement aux appuis. La diversité de leur fueillage, rend le lieu auquel l’on les assemble, fort plaisant: et de bonne grâce, les gentils fruicts que ces plantes produisent, pendans parmi leur rameure… Leurs fruicts ne sont bons à manger: seulement sont-ils utiles en la médecine, et plaisans à manier et flairer» (Le théâtre d’agriculture et message des champs)

c'est arrivé  un 28 juin

 

 

 

 

 

 


1712: Naissance à Genève de Jean-Jacques 1712: Naissance à Genève de Jean-Jacques Rousseau. Né à Genève, Jean-Jacques Rousseau mène d’abord une vie vagabonde… Il est même un temps secrétaire d’ambassade à Venise, où il fait les quatre cents coups. À 32 ans, il s’installe à Paris. Timide, déclassé et dédaigneux des richesses matérielles, cet autodidacte fréquente néanmoins de brillants écrivains et artistes tels que Voltaire, Grimm, Rameau,… dans les salons qui fleurissent sous le règne de Louis XV. Le succès lui vient avec son Discours sur les sciences et les arts, un réquisitoire vibrant contre les scandaleux privilèges auxquels peuvent mener les arts et les sciences. S’opposant violemment à Voltaire, Rousseau dénonce les excès de la civilisation et le raffinement aristocratique. Comme remède à la décadence morale, il préconise des lois et un contrat social sous l’égide du «peuple souverain». Il se pose ainsi en théoricien de la démocratie. Jean-Jacques meurt dans la solitude mais transmet à ses nombreux lecteurs la croyance en la bonté naturelle de l’homme, qui annonce la Révolution française, et une sensibilité à fleur de peau qui va s’épanouir dans le romantisme.

c'est arrivé  un 28 juin

 

 

 

 

Voici 40 photos historiques rares …certaines très peu connues

Albert Einstein et Charlie Chaplin...aux États-Unis pendant la Guerre.
Albert Einstein et Charlie Chaplin…aux États-Unis pendant la Guerre.

 

Albert Einstein et ses souliers à fourrure.
Albert Einstein et ses souliers à fourrure.

 

 

 

Jimmy Hendrix et Mick Jagger en 1969.
Jimmy Hendrix et Mick Jagger en 1969.

 

Arnold Schwarzenegger regardant New York pour la première fois en 1968.
Arnold Schwarzenegger regardant New York pour la première fois en 1968.

 

Le jeune Bruce Lee sur une piste de dance.
Le jeune Bruce Lee sur une piste de dance.

 

Diane Keaton et Al Pacino durant le tournage du film  "Le Parrain" ,en 1972.
Diane Keaton et Al Pacino durant le tournage du film « Le Parrain » ,en 1972.

 

Durant la République de Weimar,en Allemagne ,en 1922:ces enfants s'amusent avec des billets de banque durant la crise inflationnaire .
Durant la République de Weimar,en Allemagne ,en 1922:ces enfants s’amusent avec des billets de banque durant la crise inflationnaire .
Femme juive assise sur un banc en Autriche,en 1933.Il est écrit :réservé aux juifs.
Femme juive assise sur un banc en Autriche,en 1933.Il est écrit :réservé aux juifs.

 

 

En 1937,ces soldats japonais font partie des forces navales spéciales d'intervention lors de l'invasion de Shanghai,en Chine.Ils n'ont rien èa envier a nos SWAT modernes.
En 1937,ces soldats japonais font partie des forces navales spéciales d’intervention lors de l’invasion de Shanghai,en Chine.Ils n’ont rien èa envier a nos SWAT modernes.
Joseph Staline,le dictateur communiste de l'Union Soviétique et son double,Felix Dadaev.
Joseph Staline,le dictateur communiste de l’Union Soviétique et son double,Felix Dadaev.

 

Photo de Bill Gates lors de son arrestation en 1977,pour conduite sans permis d'une voiture.Il vivait avec des finances serrées à cette époque.
Photo de Bill Gates lors de son arrestation en 1977,pour conduite sans permis d’une voiture.Il vivait avec des finances serrées à cette époque.

 

En 1938,le groupe des gardes du corps attachés personnellement au Führer Adolph Hitler,se rassemble près de la Chancellerie du Reich à Berlin.
En 1938,le groupe des gardes du corps attachés personnellement au Führer Adolph Hitler,se rassemblent près de la Chancellerie du Reich à Berlin.
William Harley et Arthur Davidson,les célèbres constructeurs de la fameuse motocyclette.
William Harley et Arthur Davidson,les célèbres constructeurs de la fameuse motocyclette.

 

La dernière photo prise du Titanic  s,'éloignant vers son destin,en 1912.
La dernière photo prise du Titanic s’éloignant vers son destin,en 1912.

 

En 1936,des troupes SS se prélassent près des installations des jeux Olympiques .
En 1936,des troupes SS se prélassent près des installations des jeux Olympiques .

 

En 1923,un mach de boxe était organisé au Yankee Stadium,à New York.
En 1923,un mach de boxe était organisé au Yankee Stadium,à New York.
En 1900,trois enfants posent dans leurs costumes d'Halloween.
En 1900,trois enfants posent dans leurs costumes d’Halloween.
Steve Jobs et Bill Gates .
Steve Jobs et Bill Gates .
Durant l'invasion allemande de la Russie,en 1941,un soldat allemand partage sa nourriture avec une femme russe et son enfant.
Durant l’invasion allemande de la Russie,en 1941,un soldat allemand partage sa nourriture avec une femme russe et son enfant.

 

En 1941,le fils de Staline,Yakov Djougachvili,37 ans,était capturé par l'armée allemande.Il sera assassiné par un autre prisonnier russe quelques mois plus tard.
En 1941,le fils de Staline,Yakov Djougachvili,37 ans,était capturé par l’armée allemande.Il sera assassiné par un autre prisonnier russe quelques mois plus tard.
En 1925,le stade Camp Nou près de Barcelone.
En 1925,le stade Camp Nou près de Barcelone.

 

Les Beatles et Muhammad Ali en 1964.
Les Beatles et Muhammad Ali en 1964.

 

Un Eintsatgruppen (escadron de la mort) allemand exécute des résistants ukrainiens en 1942.Ils ne faisaient pas de prisonniers.
Un Eintsatgruppen (escadron de la mort) allemand exécute des résistants ukrainiens en 1942.Ils ne faisaient pas de prisonniers.

 

 

 

Durant la parade victorieuse des troupes allemandes à Paris,en 1940,un  citoyen français verse des larmes.
Durant la parade victorieuse des troupes allemandes à Paris,en 1940,un citoyen français verse des larmes.
Hachikō, né le 10 novembre 1923 et mort le 8 mars 1935, est un chien de race Akita. Ce chien est célèbre au Japon pour avoir, pendant près de dix ans, attendu quotidiennement son maître à la gare de Shibuya, après la mort de ce dernier.Il est l'exemple parfait de la fidélité  et de l'amour.
Hachikō, né le 10 novembre 1923 et mort le 8 mars 1935, est un chien de race Akita. Ce chien est célèbre au Japon pour avoir, pendant près de dix ans, attendu quotidiennement son maître à la gare de Shibuya, après la mort de ce dernier.Il est l’exemple parfait de la fidélité et de l’amour.Nous voyons ici des gens en prière sur son cadavre.

 

En 1966,on tournait ce célèbre épisode du film Batman et Robin.
En 1966,on tournait ce célèbre épisode du film Batman et Robin.

 

Un espion russe sourit juste avant d'être exécuté par un soldat finlandais,en 1940.
Un espion russe sourit juste avant d’être exécuté par un soldat finlandais,en 1940.

 

 

Martin Luther King et Marlon Brando.
Martin Luther King et Marlon Brando.

 

Muhammad Ali et Michael Jordan en 1992.
Muhammad Ali et Michael Jordan en 1992.

 

 

Dans une série de la coupe Stanley,dans les années "50,Maurice Richard marque un but solide contre  le gardien de but des Bruins  de Boston.Richard qui joua toute sa carrière pour les Canadiens de Montréal ,au hockey eut une influence qui  dépassat le sport lui-même.
Dans une série de la coupe Stanley,dans les années « 50,Maurice Richard marque un but solide contre le gardien de but des Bruins de Boston.Richard qui joua toute sa carrière pour les Canadiens de Montréal ,au hockey eut une influence qui dépassat le sport lui-même.

 

En 1934,à Buckeberg,une célébration du parti nazi,en Allemagne.
En 1934,à Buckeberg,une célébration du parti nazi,en Allemagne.

 

 

En 1980,Robin Williams prend place dans un groupe de cheerleaders.
En 1980,Robin Williams prend place dans un groupe de cheerleaders.

 

En 1938,le Führer Adolph Hitler est acclamé à tout rompre par un parlement en liesse .Il venait de réussir à rapatrier l'Autriche.
En 1938,le Führer Adolph Hitler est acclamé à tout rompre par un parlement en liesse .Il venait de réussir à rapatrier l’Autriche.

 

 

Oussama bin Laden  lors d'un entrainement de judo.
Oussama bin Laden lors d’un entrainement de judo.

 

En 1912,une photo de l'équipe de hockey des bulldogs de Québec,dans la Ligue Nationale de Hockey.
En 1912,une photo de l’équipe de hockey des bulldogs de Québec,dans la Ligue Nationale de Hockey.

 

L'éléphante Queenie fit un tour de ski nautique en 1950.
L’éléphante Queenie fit un tour de ski nautique en 1950.

 

 

 

 

 

 

 

Les Beatles juste avant la photo classique d'Abbey Road.
Les Beatles juste avant la photo classique d’Abbey Road.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un enfant avec des jambes artificielles en 1893.
Un enfant avec des jambes artificielles en 1893.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eduard Bloch était le très secret médecin juif d'Hitler. Bloch a été longtemps protégé par la police secrète allemande et a fui le pays aux États-Unis avant le début de la guerre.
Eduard Bloch était le très secret médecin juif d’Hitler. Bloch a été longtemps protégé par la police secrète allemande et a fui le pays aux États-Unis avant le début de la guerre.

Plein feux sur…Si l’Émir Abdelkader vivrait encore,il dénoncerait l’État Islamique

Je suis tombé,comme par hasard,sur des textes écrits par l’illustre émir Abdelkader  qui a vécu au 19 ième siècle et que je considère comme le vrai fondateur de l’état algérien moderne.Il est rafraichissant de lire un homme aussi cultivé et aussi ouvert d’esprit.L’Émir semble avoir respecté la frontière étroite entre la religion,la gouvernance de l’état (la politique) et la science.

Aussi,j’en suis arrivé à la conclusion que s’il vivrait maintenant,il serait un puissant allié de l’occident et se battrait contre les fourbes et les mercenaires obscurantistes de l’État Islamique.C’est le genre d’homme,de culture arabe et de religion musulmane que j’appuierais personnellement,s’il vivrait.Je l’imagine même serrer la main ,à Damas,au président Bachar al-Assad …

Voici donc le texte qui m’a tant fait méditer depuis hier:

 

«Les prophètes ne sont pas venus pour controverser avec les philosophes ni pour annuler les sciences de la médecine, de l’astronomie ou de la géométrie. Ils sont venus pour honorer ces sciences pour que la croyance en l’unité de Dieu n’y soit pas contredite et qu’on rapporte à sa puissance, à sa volonté tout ce qui se produit dans le monde. Les sciences ne sont pas contraires à ce que les prophètes ont révélé. Leur science a pour objet l’éternité ou la création du monde, que la Terre soit sphérique ou plane, que le ciel et ce qu’il y a sous lui soit composé de treize couches ou moins. La chose essentielle est que l’existence du monde vient de Dieu, celui qui affirme que les connaissances scientifiques sont opposées à la religion pèchent contre la religion».


L’HOMME

L'Émir Abdelkader
L’Émir Abdelkader

Abd-El-Kader est né à la Guetna près de Mascara en 1808, élevé dans la zaouïa paternelle dirigée par si Mahieddine, il reçoit une éducation solide qu ‘il complète auprès des maîtres éminents à Arzew et à Oran. Il apprend les sciences réligieuses,la littérature arabe, l’histoire, la philosophie, les mathématiques, l’astronomie, la médecine…  Platon et Aristote, AI-Ghazâli, Ibn Rushd et Ibn Khaldûn lui sont familiers, comme en témoignent ses écrits. Toute Sa vie, il étudie et développe sa culture.

 

Il effectue le pèlerinage à la Mecque avec son père en 1826 et prend contact avec l’orient. Les pèlerins se rendent ensuite à Baghdad pour visiter le tombeau de Sidi Adelkader Djilâni, fondateur de la confrérie al-Qàdiriyya à laquelle se rattache la zaouïa de la Guetna. Ils échappent ainsi aux menaces du bey d’Oran qui a pris ombrage de l’autorité spirituelle de Si Mahieddine et de son fils en Oranie. 

 


LE POLITICIEN  RASSEMBLEUR ET LA GUERRE  À L’ENVAHISSEUR

Émir Abdelkader 005

Après la prise d’Alger en 1830, Si Mahieddine et le jeune Abd-El-Kader participent à la résistance populaire, Abd-El-Kader se distingue par son courage et son intelligence. Les tribus de l’ouest se réunissent et veulent choisir un chef pour détendre le pays. Si Mahieddine , sollicité, s’excuse en raison de son âge et propose son fils Abd-EI-Kader qui fait l’unanimité, il est investi en qualité d’Emir par une grande assemblée réunie près de Mascara, le 21 novembre1832. L’Emir s’engage à diriger la guerre contre l’occupation étrangère, il organise l’Etat national, constitue le gouvernement, désigne les Khalifas pour administrer les provinces, mobilise les combattants, crée une armée régulière! lève les impôts et rend la justice. Il signe le traité Desmichels avec le général d’Oran le 24 février 1834, ce traité reconnaît son autorité sur l’Ouest et le Chelf.  Ratifié par le Gouvernement français, il est mal appliqué. Insaisissable, l’Emir se montre partout et nulle part, son infanterie et Sa cavalerie sont mobiles et efficaces.C’est un fin stratège qui connait le terrain.

Les négociations entre le gouvernement français et l'Émir Abdelkader.
Les négociations entre le gouvernement français et l’Émir Abdelkader.

Le général Bugeaud nommé à Oran négocie un nouveau traité avec l’Emir, le traité de la Tafna est signé le 30 mai 1837. L’Emir contrôle désormais l’ouest, le Titeri et une partie de l’algérois. Il consolide l’état, bâtit des villes fortifiées, fonde des ateliers militaires, soumet les rebelles et les collaborateurs. Le traité donne lieu à des contestations avec le Gouverneur Valée et la guerre reprend en novembre 1839. Bugeaud nommé gouverneur, veut occuper tout le pays, il pratique la méthode de la « terre brûlée’, détruisant toutes les villes, les récoltes, troupeaux… L’Emir résiste avec énergie, remporte de brillants succès comme celui de Sidi Brahim (23 septembre 1845). Mais le pays est ruiné, les tribus sont épuisées, le soutien du Maroc fait défaut. L’Emir décide d’arrêter la guerre et choisit l’exil (décembre 1847). Le Gouvernement français accepte de le transporter en Orient.


L’EMPRISONNEMENT , L’EXIL  ET LA MORT

 

Photo  d'époque.
Photo d’époque.

L’engagement français n’est pas respecté. L’Emir est conduit à Toulon, puis à Pau et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d’état jusqu’à octobre 1852, date à laquelle Napoléon III vient enfin le libérer. Il s’embarque pour la Turquie et s’installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d’un nouveau pèlerinage, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l’enseignement et aux oeuvres de bienfaisance. En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l’occasion de s’illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d’Etat lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d’Angleterre, de Russie, de France… Célèbre et honoré, il s’éteint à Damas le, 26 mai 1883. Une foule considérable assiste à ses funérailles.

En 2015,il manque un Émir Abdelkader sur notre planète …!

 


L’ÉCRIVAIN
L’Emir a beaucoup écrit. On peut citer notamment :

1-Dhikrâ al-âqiI, traduit en 1856, puis de nouveau en 1977 cette seconde traduction de R. KhawAm porte le titre de ‘lettre aux français’ ( réedit. Rahma. Alger). L’Emir y fait preuve d’une grande culture.

2 – AI-miqràdh aI-hâdd (réed. Rahma. Alger). Il s’agit d’une réfutation de ceux
qui s’attaquent àl’islam.

3 – AI-Sayra aI-dhàtiyya (autobiographie), éditée à Alger (Dar-al-Umma)

4 – AI-mawâqif (médiations mystiques) édit, de Damas et d’Alger (ENAG. 1996) 3 volumes.

5 -La correspondance dispersée dans plusieurs ouvrages ou dans les bibliothèques et qu’il faudrait éditer.