Un système unique pour l’exploitation des sources d’eau souterraine a été développé dans le bassin du Rio Grande de Nasca dans l’époque précolombienne. Cette technique implique l’excavation de tranchées et tunnels horizontaux pour atteindre les aquifères souterrains qui retiennent l’eau en profondeur sous le sol. Encore en usage aujourd’hui par les habitants de la vallée, ces tunnels, puits et tranchées sont connus collectivement comme étant les puquios.
L’incroyable aqueduc de Cumbermayo ,à Nazca.
Les anciens du Pérou construisirent un extraordinaire système d’irrigation qui assurait une mobilité de l’eau et les technologies la préservant comme les aqueducs de Cumbe Mayo ( c. 1500 BCE) ou de la Nazca …des aqueducs souterrains appelés Puquios (date incertaine de fabrication selon la science officielle), ou sur les jardins en terrasses de la Huari . Des aqueducs ont également été utilisés par le peuple Moche .
Une autre technique utilisée pour adapter le terrain escarpé de la Cordillère des Andes à l’agriculture est par le moyen des terrasses. Les peuples Chavin, Moche, et celui des Incas ont construit des terrasses ou des zones aplaties de terres, sur les côtés des collines. Les terrasses réduisent l’érosion des sols qui seraient normalement en haut d’une colline escarpée. Ces terrasses sont encore utilisés au Pérou. Les Incas ont également leurs champs irrigués avec un système de réservoirs et des citernes pour recueillir l’eau, qui a été ensuite distribuée par des canaux et des fossés.
La nécessité d’une source supplémentaire d’eau peut être clairement vu dans les statistiques nationales du Pérou concernant les ressources en eau disponibles aujourd’hui. Les observations modernes indiquent que dans les parties médianes des affluents du Rio Grande de Nasca, les rivières transportent de l’eau de surface seulement deux ans sur sept (Schreiber et Lancho 1995: 231) Lorsque l’eau ne s’écoule pas , le volume est bien inférieur à celui des autres systèmes des vallées plus au nord. Dans le drainage du plateau de Nasca, les affluents du sud de l’Aja, Tierras Blancas, Nasca, Taruga et Las Trancas reçoivent le moins d’eau.
« Le fleuve Aja … .a un flux annuel moyen de seulement 30,27 millions de m3 d’eau, par rapport à 198 050 000 m3 d’eau qui se jettent sur le Rio Grande (ONERN 1971). La quantité d’eau n’est tout simplement pas suffisante pour les habitants, passés et présents, en particulier pendant les périodes de sécheresse…donc de là ,l’importance de ces canaux dont la technologie qui a permis leur existance,à une lointaine période,nous étonne.
Voir notre vidéo sur Rutube …Vous allez visiter ce site directement: Lien vidéo sur le site
*Photos de la technologie inca:
L’aqueduc de Sayamarca est en pierres taillées sans joints de ciment ou mortier.Près de Machu Pichu,on peu admirer cette fontaine.
Aqueduc inca:même sans habitant,l’eau continue de couler depuis plus de 1,000 ans.
Autre aqueduc inca près de Nazca:les dessins gravés avec un angle de 90 dégrés …nécessiteraient une foreuse à diamant pour effectuer le machinage de précision que l’on peut facilement voir.
Photo d’une canalisation en cercle…savamment conçue pour recueillir l’eau.
Forteresse de Sacsayhuanam ,Pérou. Les pierres taillées sont ajustées avec une précision défiant l’imagination. La science actuelle est embarrassée par son existence qui prouve une civilisation très avancée.
Ces bourses qui appartiennent à l’élite oppressive et esclavagiste des petits potentats arabes marquent le début de l’effondrement d’un système corrompu soutenu par l’industrie de l’énergie fossile et…le crime organisé.
(Mise à jour du 1 er décembre 2014)
Les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont plongé dimanche (30 novembre 2014), premier jour ouvrable après la décision de l’Opep de reconduire son plafond de production qui a accentué l’effondrement des cours du brut.
Les sept marchés des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) étaient fermés vendredi et samedi, après l’annonce jeudi du maintien du plafond de la production du cartel malgré la surabondance de l’offre.
La Bourse de Dubaï a perdu plus de 5% quelques minutes après l’ouverture et son indice est tombé à 4.273 points. Toutes les actions étaient dans le rouge.
A Abou Dhabi, l’indice de la deuxième bourse des Emirats arabes unis perdait 1% à 4.753 points.
La Bourse koweïtienne reculait de 2% à 6.846,50 points, et celle de Mascate chutait de 1,8%.
Au Qatar, le marché plongeait de 4% et son indice est passé sous la barre psychologique de 1.300 points, moins de cinq minutes après le début des cotations.
Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe, ouvrait plus tard.
La décision de l’Opep a été accueillie positivement par les bourses dans le monde car la baisse des prix du pétrole devrait relancer l’économie. En revanche, un effondrement des cours du brut aura un impact négatif sur les budgets des monarchies du Golfe dont les recettes pétrolières constituent environ 90% de leurs revenus.
Il est à prévoir qu’un effet domino s’en suive dans les jours et les semaines à venir.L’effondrement financier annoncé depuis peu semble prendre forme …donc un petit conseil: sortez votre argent des banques appartenant aux Rothschild.
Les 7 effets constatés et redoutés du maintien des quotas de production
L’Opep ébranle le monde de l’énergie. Jeudi, lors d’une réunion à Vienne, les pays producteurs de pétrole ont maintenu le niveau de production à 30 millions de barils/jour. Passage en revue des principales conséquences de ce choix. Qu’elles soient déjà observées mais aussi redoutée.
Le Brent sous les 70 dollars
Après la décision de l’Opep, les cours du pétrole ont chuté brusquement vendredi. A 66,15 dollars, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en janvier a chuté à son plus bas niveau depuis septembre 2009. Il a reculé de 7,54 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le baril de Brent est lui passé sous le seuil des 70 dollars pour la première fois depuis quatre ans et demi. Il est tombé à 69,78 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) avant de clôturer à 70,15 dollars.
Coupes budgétaires au Venezuela
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné le 28 novembre des coupes budgétaires après la décision de l’Opep. Il a également demandé de « procéder à un examen des traitements et salaires de tous les employés des ministères, des entreprises publiques, à commencer par le président« . Il attend « une proposition de réduction substantielle des salaires et traitements de la haute direction, des ministre et ministres délégués, des présidents et vice-présidents des entreprises d’Etat ».
Le ministre de l’Economie vénézuélien, Rodolfo Marco Torres, doit se rendre en Chine afin d’ « approfondir les accords économiques et financiers » existants dans le but de compenser « le manque à gagner des recettes pétrolières en baisse« , a dit Nicolas Maduro.
Les revenus pétroliers qui représentent 96% des rentrées en devises du pays. Le pétrole vénézuélien a perdu un tiers de sa valeur au cours du deuxième trimestre 2014, tandis que le poids de sa dette extérieure ne cesse de s’alourdir par rapport aux rentrées fiscales.
Depuis le début de l’année, le prix moyen du pétrole vénézuélien s’est établit a 92,76 dollars américains, soit 5,42% de moins qu’en 2013.
Le schiste américain dans le viseur
Le Vénézuela faisait partie des pays qui souhaitait réduire la quantité de pétrole disponible sur le marché afin d’enrayer la baisse des prix. Mais les pays du Golfe, davantage capable de résister, préfèrent un pétrole à prix bas afin de contrer le pétrole de schiste qui reste plus coûteux à produire.
Leonid Fedun, vice-président de la compagnie russe Lukoil, a déclaré dans une interview accordée jeudi à Bloomberg.
« En 2016, quand l’OPEC aura rempli sa mission de supprimer le marché marginal américain, les prix recommenceront à grimper (…) l’essor du gaz de schiste est à l’image du boom ‘dot.com’, les acteurs les plus forts résisteront, les faibles disparaitront », a-t-il déclaré en faisant référence à la bulle internet au début des années 2000.
Des producteurs plus ou moins vulnérables
Si elle se poursuit, cette baisse pourrait affecter certains pays du Golfe. L’agence Standard and Poor’s indique dans une note que « la baisse récente du prix des hydrocarbures, si elle se prolonge, pourrait avoir un impact significatif« , en particulier à Bahreïn et Oman.
Plus largement, les pays émergents seraient également susceptibles d’être affectés, comme par exemple le Brésil, qui a investit dans le pétrole, surtout au large de Rio où des gisements ont été découverts. Par ailleurs, la Russie a fondé son budget sur un baril à 100 dollars, note un économiste d’HSBC interrogé par l’AFP qui nuance: « la forte dépréciation du rouble atténue l’impact budgétaire.«
Le recul du prix du baril a aussi des conséquences pour le secteur des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis, qui doit investir lourdement pour maintenir la production. Les analystes considèrent que ces investissements ne sont plus rentables si le pétrole reste à un prix évoluant autour de 65 à 70 dollars.
Hausse du pouvoir d’achat dans les pays industrialisés?
A plus long terme, un certain nombre d’économistes prévoient un effet positif de ces faibles prix du pétrole sur le pouvoir d’achat des ménages, susceptibles d’acheter des produits moins chers tandis que les entreprises peuvent accroître leurs marges, surtout dans les pays les plus avancés économiquement (Etats-Unis, zone euro, Japon, Chine).
Patrick Artus, économiste chez Natixis, interrogé par l’AFP estime que la zone euro peut « profiter de l’effet positif de la dépréciation de la monnaie unique sur ses exportations sans être pénalisée par la hausse des prix des importations« , et espérer gagner 0,5 point de Produit intérieur brut en deux ans.
De son côté, l’institut Coe-Recommence, estime que la facture énergétique française a déjà baissé « d’au moins 5 milliards d’euros en 2014« . D’après lui, le secteur de l’industrie, « principal bénéficiaire » et y gagnera 2 milliards d’euros. Ce qui représente plus que les « versements au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi« .
Mais risque de déflation
Toutefois, dans les pays déjà affectés par faible inflation, soit les membres de l’Union européenne, un pétrole à bas coûts présenterait plutôt un risque.
« La question est de savoir si les entreprises vont garder dans leurs marges cet effet bénéfique, ou en profiter pour baisser encore leurs prix », souligne Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, selon des propos rapporté par l’AFP.
Quel impact sur la BCE?
Enfin, de façon indirecte, cette décision de l’Opep pourrait avoir un poids sur celle de la Banque centrale européenne (BCE). Plusieurs analystes prévoient de nouvelles mesures pour limiter la désinflation, et éviter une spirale déflationniste.
Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK, également cité par l’AFP écrit ainsi;
« Je suis sûr que Mario Draghi [le président de la BCE] espérait secrètement que l’Opep lui donne un coup de main en annonçant une forte baisse de production ».
Car, en se traduisant par une remontée des cours, les prix des biens et services dans l’UE auraient pu ainsi voir leur chute stoppée.
Le 27 novembre 2014,l’OPEP ébranle l’industrie pétrolière mondiale et les bourses en décidant de maintenir les prix bas.
Le baril de pétrole chute à son plus bas niveau en cinq ans
Le baril de pétrole a chuté lundi,1 er décembre 2014, à son plus bas niveau depuis cinq ans, pénalisé par une offre surabondante renforcée par la décision de l’Opep de ne pas changer son plafond de production.
A Londres, le Brent pour livraison en janvier a atteint un plus bas depuis octobre 2009, à 67,53 dollars le baril, tandis que le « light sweet crude » (WTI) côté à New York et pour livraison à la même période est tombé au plus bas depuis juillet 2009, à 63,72 dollars le baril.
Les prix du pétrole ont continué de dégringoler après la décision jeudi de l’Opep de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour (mbj). Un indicateur manufacturier décevant en Chine publié lundi a aussi contribué à tirer les cours du pétrole vers le bas.
Dans le courant de la journée de lundi, le retour d’opérateurs américains absents jeudi et vendredi après-midi pour cause de Thanksgiving n’entraînait pas de retournement majeur de la tendance.
« En maintenant son objectif de production à 30 millions de barils par jour, l’Opep signale clairement qu’elle ne supportera plus seule le fardeau d’ajuster le marché », ont noté les analystes de Barclays. Selon Barclays, c’est le réajustement de l’offre de pétrole non conventionnel (pétrole de schiste) qui sera crucial pour donner une direction aux prix de l’or noir.
En effet, la décision de l’Opep a été largement interprétée comme une réponse à la récente expansion du pétrole de schiste américain, qui grignote les parts de marché du cartel. « La motivation de l’Arabie saoudite est de préserver ses parts de marché, principalement de la concurrence du pétrole de schiste américain, dont le coup d’extraction est plus élevé », ont précisé les experts de la maison de courtage Czarnikow.
Les États-Unis sont passés d’une production moyenne de 5 millions de barils par jour (mbj) en 2008 à près de 8,4 mbj lors des seuls huit premiers mois de cette année grâce à l’exploitation du pétrole de schiste.
Un million de barils en moins ?
L’impact de cette croissance de la production se fait de manière indirecte, en réduisant de façon spectaculaire les besoins d’importations des États-Unis et en forçant leurs fournisseurs à se trouver d’autres débouchés.
Si l’Opep avait décidé de réduire sa production, elle serait entrée dans un cercle vicieux où elle n’aurait cessé de réduire son offre pour lutter contre la baisse des prix face à l’augmentation de la production américaine, ont estimé les experts de la Société Générale.
Même si certains opérateurs trouvent la réaction des marchés exagérée compte tenu du fait que la décision de l’Opep était largement anticipée, une offre surabondante, combinée à une faible croissance de la demande, devrait continuer à peser sur les cours l’année prochaine, ont estimé des analystes.
« Il n’y a aucune fin en perspective pour cette baisse des prix du pétrole, puisqu’un énorme excédent d’offre, d’environ 1,5 million de barils par jour, est attendu pour le premier semestre 2015 et va continuer à peser sur les cours, » ont noté les experts de Commerzbank.
« Une nouvelle réduction d’au moins 1 million de barils par jour sera nécessaire pour rééquilibrer le marché », a-t-on souligné chez Barclays.
Mais pour les analystes de Westhouse Securities, les prix du pétrole pourraient commencer à se stabiliser une fois la décision de l’Opep digérée.
« Nous anticipions une pression à court terme sur les prix du pétrole après la réunion de l’Opep, mais notre vue à moyen et long terme demeure inchangée. Le pétrole est une matière première chère, et les prix bas vont initier une correction (à la baisse, NDLR) de l’offre mondiale », a-t-on précisé chez Westhouse Securities.
Peu de temps après 9/11, la CIA a créé un groupe de travail d’urgence qui a enquêté sur les activités suspectes de Wall Street qui a eu lieu avant l’attaque.
Est-ce que ce signal annonce
la fin du dollar? Un motif alarmante a causé beaucoup dans la communauté du renseignement pour préparer secrètement la population à un « scénario du pire ».
Et ce que beaucoup d’Américains ne savent pas est que leurs conclusions étaient radicalement différent que les conclusions de la Commission 9/11 du gouvernement.
Selon la version officielle du gouvernement américain,la CIA a déterminé que des paris contre les actions d’American et United Airlines ont atteint des niveaux considérablement accrus dans les jours avant que les agents d’Al-Qaïda ont détourné les trois avions qui seraient utilisés dans les attaques contre les tours jumelles et le Pentagone.
Le quatrième avion a été abattu près de Shanksville, en Pennsylvanie (selon la version officielle du gouvernement US) après que passagers ont combattu les terroristes …à bord de l’appareil. On sait tous que pas un seul morceau de l’avion n’a été récupéré…par même un morceau de cadavre.Il s’agit du premier avion dans l’histoire de l’aviation,qui se soit totalement désintégré en s’écrasant au sol.
De leur enquête officielle, la CIA en est venu à une conclusion importante.
Voici donc le lien vers le vidéo de l’interview de Rickards:Economical meltdown
En utilisant les marchés financiers, ils pourraient identifier les menaces imminentes pour notre sécurité nationale contre les terroristes, les nations rivales, et de faiblesses internes qui rôdent dans notre économie.
Cela a conduit au lancement d’une opération sensible appelée Project Prophecy. Et sa mission était claire.
Empêcher un autre 9/11. Et il a peut-être fait exactement cela.
Le système intégré de projet Prophecy a prouvé sa précision le 7 Août 2006, lorsque il a détecté les signes avant-coureurs d’une attaque terroriste imminente.
Trois jours plus tard à Londres, un complot visant à faire exploser dix avions de ligne américains a été contrecarré. Et 24 extrémistes pakistanais ont été arrêtés.
Cependant, l’un des architectes de Project Prophecy nous avertit maintenant que la prochaine attaque est sur le point de nous frapper de plein fouet.
Seulement cette fois il va venir de l’intérieur.
Jim Rickards est un vétéran de trois décennies des plus grandes entreprises d’investissement de Wall Street et les fonds spéculatifs. Il a également aidé à construire l’infrastructure de la technologie connue sous le nom de « cerveau» du NASDAQ.
Et il est expert en menaces financières de la CIA et conseiller en guerre asymétrique.
Dans une interview exclusive avec Money Morning, Rickards a révélé que lui et son équipe ont détecté une série de signaux économiques dangereux qui prédisent un rapide effondrement de l’économie de l’ordre de $100 trillions.
Et ils croient que cela conduira à un événement plus grave que les années 1930.
Une Grande Dépression de 25 ans
Leur date estimée de cette catastrophe est le 23 mai 2015.
Pour empirer les choses, ils croient que cela est impossible d’arrêter.
« Tout le monde sait que nous avons un niveau dangereux de la dette. Tout le monde sait que la Fed a des milliers de milliards de dollars imprimés par imprudence . Ce ne sont pas des secrets pour personne », a déclaré Rickards dans l’interview.
« Mais tous les signes maintenant clignotent au rouge vif que nos poulets sont sur le point de revenir à la maison pour se percher. »
Un des signes d’alerte que Rickards a révélé est que la CIA surveille de près ce qui concerne la Misery Index.
Des décennies en arrière, il a été créé afin de déterminer à quel point ,l’empire américain était proche d’un effondrement social. Il ajoute simplement le taux d’inflation vrai avec le taux de chômage réel.
Toutefois, la Réserve fédérale a changé à plusieurs reprises la façon dont touta été calculée depuis des années…afin de ne pas effrayer le « bon peuple qui dort au gaz ».
«Aujourd’hui, vous entendez rarement le discours du gouvernement sur l’indice de la misère avec le public», a déclaré Rickards.
« La raison en est qu’ils ne veulent pas que vous sachiez la vérité. Et la vérité est que l’indice de la misère a atteint des niveaux qui sont plus sévères que ce que nous avons vu avant la Grande Dépression. Ce est un signal d’un système complexe qui est sur à se effondrer. »
Rickards continué de montrer à part une succession de tableaux dans l’interview qui se est avéré que l’Amérique a secrètement atteint, ou dépassé, les niveaux de crise dans son marché boursier, avec notre système basé sur le dollar US, et de la banque qui sont plus sévères que dans 1929.
Et il est pas seul dans ses craintes.
Un rapport étonnant de tous les 16 branches de la commission du renseignement américain a récemment fait surface.
Il a révélé que ces organismes ont déjà commencé à évaluer conjointement l’impact de «La chute du dollar comme monnaie de réserve mondiale. »
Et notre règne comme la superpuissance d’attaque étant anéanti de façon « équivalent à la fin de l’Empire britannique dans la période après la Deuxième Guerre mondiale. »
À un moment de l’entrevue, Rickards a examiné les cinq points chauds qui pourraient fixés tout cela en mouvement.
Et puis il a décrit ce qui se passerait immédiatement à la suite.
« Je me attends à la première phase apparaît comme un accident de 70% du marché boursier presque instantanée. De l’extérieur, personne ne le voir venir. » Rickards expliqué.
« Une fois qu’il devient clair que ce ne est pas un krach éclair – ce est une crise systémique dans l’économie elle-même, ce est alors que la gravité de la situation va sombrer dans. »
Détails du plan gouvernemental de
« Day After plan » Avertissement en ressort:
des mesures d’urgence ont déjà été mises «en jeu» pour cette période de 25 ans de Grande Dépression.
Près de la fin de la discussion, il a fait un aveu qui a choqué toutes les personnes présentes.
«Notre gouvernement a déjà mis en œuvre « The Day After Plan » pour cet effondrement, pour être clair que ce est leur nom pour lui, The Day After plan», a admis Rickards.
Ils ont préparé les emplacements pour l’évacuation de nos dirigeants à des sites baptisés zone A, zone B, et site R, qui est également connu comme The Rock.
« Regardons cela de cette façon dont les Américains sont debout au fond d’une montagne très grand -. Mont Everest, le Kilimandjaro … ils regardent et voient une avalanche dévaler. »
«Détermination de l’une flocon de neige qui a commencé ce chaos ne devrait pas être notre objectif. Reconnaissant la gravité de la situation et se déplaçant à la sécurité devrait être», a expliqué Rickards.
La question que nous devrions tous nous poser maintenant est « …a-t-il raison…ou Est-ce du terrorisme médiatique? »
Il y a plus de 3 ans,la NASA rendait publique une longue séquence de photos de la surface de la planète Mars .Une courte séquence de 5 photos révélait que la petite sonde robotisée Spirit Rover avait capté sur une période approximative de sept jours ,ce qui semble être un animal à proximité d’un ensemble distinctif de roches. Deux des cinq images montrent un objet qui apparaît là où d’autres images de la séquence ne montrent rien d’autre auparavant. L’objet, de la même taille qu’un ballon de basket, s’était clairement déplacé, non pas une fois mais plusieurs fois dans la séquence. L’objet semble avoir relativement parlant …un long cou et se marie bien avec les roches environnantes,comme un caméléon. La conclusion tirée par Scott Waring, propriétaire du quotidien UFO Sightings est particulièrement surprenante : Spirit Rover avait capté des images d’une forme de vie indigène sur la surface martienne qui s’harmonise bien avec les roches environnantes.Il s’agirait d’une forme de vie parfaitement adaptée à son environnement aride …pour nous ,bien sur!
Première série de trois images de Spirit Rover montrant un objet (?) ou un animal en mouvement sur Mars
La séquence d’images Spirit Rover fut d’abord trouvée et identifiée , il y a trois ans par Scott Waring. Le 14 mai 2014, il a décidé de poster une mise à jour sur son blog ,afin de fournir une analyse plus détaillée de l’objet en mouvement dans les images de Spirit Rover. Waring fourni la séquence chronologique des images qui montrent clairement un objet qui à deux reprises apparaissait où il n’y avait déjà plus rien auparavant. Aucune modification des images n’a eu lieu qui ont tous été pris directement à partir du site de la NASA JPL créé pour stocker les images du Mars Rover . La conclusion de Waring est que les images révèlent une sorte d’animal se déplaçant sur la surface de Mars.
Il est assez difficile d’ignorer la propre imagerie de la NASA qui montre clairement un objet de la taille d’un ballon de basket paraissant mobile sur la surface martienne. Alors, pourquoi la NASA n’a pas dit quelque chose à ce sujet? Scott Waring pensait donner à quelqu’un de la NASA une chance de répondre.
Le 15 mai 2014, il a écrit un post sur le forum de la science NASA affiliés, NASASpaceFlight.com, pour obtenir des commentaires d’expert sur la séquence d’images Spirit Rover. NASASpaceFlight.com a été conçu par son propriétaire, Chris Bergin, avec le soutien de la NASA gestionnaires de vols spatiaux de donner ingénieurs de différents programmes spatiaux nationaux un forum pour partager des informations sur les missions spatiales. Voici ce qu’il a écrit:
Il y a une séquence d’images par le Rover Spirit sur plus d’une semaine environ (images (Sol) 1830-1836) qui montrent un ensemble distinctif de roches. Un objet apparaît dans la séquence. Certains prétendent que c’ est une forme de vie indigène. Waring aimerait avoir l’avis d’experts sur ce qu’il est. Il a joint un composite de trois images de la séquence qui montrent l’objet (notation est par le promoteur de la vie).
La fameuse capture d’écran du post de Waring sur le forum…qui sera responsable de son renvoi.
Son post a été rapidement éliminé par Bergin, et il a été banni indéfiniment du forum . La raison invoquée était que le forum ne discute pas d’OVNIS, mais dans sa demande de commentaires sur les images du Spirit Rover, je ne ai pas mentionné les ovnis ou quoi que ce soit de vol pour cette question. De toute évidence, les experts de l’espace ne veulent pas discuter des questions découlant de ses instruments scientifiques de la NASA qui suggèrent la vie possible sur Mars, encore moins l’existence des ovnis.
Les cinq images de la mission Spirit Rover montrent un objet qui a clairement déplacé dans la séquence. L’objet semble être une sorte d’animal qui se marie bien avec la roche environnante. Étant donné que les experts de la NASA refusent de discuter de cette possibilité, il est raisonnable d’être en accord avec Waring. Il y a une grande évidence a été constaté qu’il ya une sorte de vie indigène itinérante sur la surface de Mars.
Autres faits:un crâne ou une statue d’une tête allongée… photographié sur le solde Mars
Statue de la tête allongée trouvé sur Mars avec des flèches bleues, blanches et rouges insérées par la NASA. Flèche jaune avec un grossissement de la tête allongée insérée par l’auteur. NASA / JPL
Un des Mars rovers a photographié ce qui semble être une statue de pierre d’une tête allongée sur la surface martienne qui, étonnamment, la NASA avait identifié comme une anomalie d’intérêt. Dans un post publié aujourd’hui sur UFO Sightings Daily, Scott Waring décrit l’anomalie de pierre comme un «visage de Mars.« La NASA avait souligné la statue de la tête apparente avec d’autres anomalies de pierre avec différentes flèches de couleur. Cela a permis d’attirer l’attention de Waring, qui prétend que la tête était probablement partie d’une statue plus grande qui a été démantelées au cours d’un événement cataclysmique passé. La clarté de la tête et du visage est magnifique. Cela rend difficile de rejeter la conclusion de Waring que la photo est une preuve puissante d’une civilisation passée sur Mars.
Facile à comparer avec un os de dinosaure (à droite).
Le 14 Août 2014, le Mars Rover Curiosity a photographié un objet qui semble être un os de cuisse d’animal sur la surface martienne. Lorsque la photo a été libéré par la NASA de JPL affilié quelques jours plus tard, les observateurs initiaux ont affirmé que l’objet était un fragment d’os fossilisé. Les premières demandes de fossiles de la cuisse le 20 Août 2914 ont suscité beaucoup d’attention des médias et de la controverse publique avec une couverture par les grands médias comme le Huffington Post et celui de la Grande-Bretagne,le Daily Mirror Dans une réponse exceptionnellement rapide, la NASA a répondu à la controverse croissante le 21 Août en affirmant que l’objet était au peu plus …un rocher. Aujourd’hui, Science.com a publié une histoire pour sauvegarder la face…à la demande de la NASA que la photo n’est rien de plus qu’un rocher. Pas si selon un nombre croissant de chercheurs indépendants qui ont découvert,dans le passé,les images du Curiosity Rover de ce qui semblent être différentes formes de vie sur la surface de Mars.
L’image a été prise par la caméra MastCam de Curiosity Rover qui fournit en haute résolution panoramique des images en couleur de l’environnement martien. Parmi les premiers observateurs de l’objet à la recherche de la cuisse a été le site Web populaire UFO Blogger qui a publié un message le 20 Août 2014… affirmant:
« Après la colonne vertébrale fossilisée et le doigt maintenant le rover de la NASA, Curiosity ,le 14 Août, 2014,a photographié une cuisse ou un objet semblable à un os fossilisé sur Mars. »
Alors que Space.com et d’autres grands médias semblent satisfaits par l’explication de la NASA, les chercheurs indépendants sont en désaccord. En fait, les dernières images montrées par le Mars Rover ce qui semble clairement être des animaux itinérants la surface de Mars.
En Août 2013, par exemple, une photo de Curiosity Rover a montré ce qui semblait être un canard sur MarsUne autre image Rover Curiosity prises en Février 2013, a montré ce qui ressemblait à un lézard sur la surface de Mars.
Dans encore une autre photo de Curiosity Rover capturé sur Septembre 2012, un écureuil semble être sur Mars. Enfin, dans une série de cinq images capturées par Rover Spirit en 2009, un objet apparaît clairement avoir déplacé; curieusement, experts de la NASA ont refusé de commenter.
L’explication de la NASA que toutes les images ci-dessus sont simplement roches apparaissent comme des animaux ou des fossiles génère controverse non seulement dans le grand public, mais parmi les scientifiques de la NASA eux-mêmes. Richard Hoover a travaillé pour la NASA comme un astrobiologiste depuis 46 ans, et affirme qu’en 2004, le Mars Rover, Opportunity a photographié ce qui ressemblait clairement les restes fossilisés d’un crinoïde, un animal marin qui ressemble à un lys de mer. Hoover a montré à des collègues qui ont immédiatement reconnu l’objet comme un crinoïde. Toutefois, plutôt que d’examiner la possibilité passionnante qui Opportunity avait photographié les restes fossilisés d’un organisme vivant, Hoover a déclaré que moins de quatre heures après la prise de la photo, l’outil d’abrasion de occasion rez la zone où le fossile possible était en poussière. Il a demandé à David McKay, l’ancien chef de astrobiologiste Johnson Space Center, pourquoi cela avait été fait. Selon Hoover, la réponse qu’il a reçue était moins que satisfaisante. La conclusion de Hoover était que les scientifiques de la NASA ont été activement en train de détruire des preuves de fossiles martiens.
Si les animaux parcourent la surface de Mars, que les photographies de Mars Rover suggèrent, puis les fossiles d’os et fragments d’os seront également susceptibles d’être détectés sur la surface de Mars comme Hoover prétend. Les preuves photographiques et les dénonciateurs suggèrent que les explications de la NASA Mars Rover que les images ne sont que des rochers, semblent être des faux-fuyants conçus pour tromper le grand public sur la véritable composition de l’atmosphère de Mars et de la vie sur Mars.
…à moins que toute l’exploration martienne ne soit qu’un immense canular ,un odieux mensonge pour détourner des fonds publics américains et autres..!
…ou bien que le canard et les deux reptiles suivis du rat …s’étaient caché dans les rovers sans que les spécialistes de la NASA les voient…!
L’apparent réveil rapide du supervolcan de Yellowstone qui sommeille depuis 680,000 ans va certainement,un jour, faire disparaître notre civilisation et peut-être toute l’humanité elle-même qui accompagnerait,dans la mort,une multitude d’espèces animales.
Prions et méditons sur notre avenir.
Le grand lac de lave sous la cadéra du supervolcan de Yellowstone se rapproche dangereusement de la surface. Le sort de nombreuses espèces dépend de sa stabilité.
Nous venons de créer un événement sur Facebook,mais ce sera une réelle commémoration non seulement de l’homme,de l’écrivain et du penseur que fut Jimmy Guieu ,mais le Jour Jimmy Guieu deviendra pour tous ,le Jour en Hommage des Chercheurs et des Diseurs de Vérité .
Rappelons mon mot d’ordre: La Liberté implique la Vérité!
…car comment pourrions-nous affirmer que nous sommes des Hommes et des Femmes libres,si nous vivons dans le mensonge,dans un paradigme fabriqué par une matrice qui nous garde en esclavage.
Faire la lumière sur la Vérité,c’est combattre le Nouvel Ordre Mondial.
Le Premier Jour Jimmy Guieu du 2 janvier 2015,15 longues années après la mort de celui que tous appelaient le « Maître »,ce jour deviendra aussi le Jour 1 du début de la Révolution des Peuples contre le Nouvel Ordre Mondial.
Voici donc le texte de notre événement sur Facebook et nous vous invitons à diffuser cet événement partout autour de vous,dans vos contact,etc.
Le len Facebook se trouve à la fin du texte…Merci de prendre le temps de me lire:
Désireux d’aller de l’avant avec notre projet de Commémoration du 15 ième Anniversaire de la mort de Jimmy Guieu,l’homme qui nous a éveillé aux « mondes Étranges,aux Mystères et à l’Inconnu »,nous n’attendrons pas après les gouvernements pour agir:nous allons célébrer le 2 janvier 2015,le premier Jour Jimmy Guieu des Chercheurs et Diseurs de Vérité. Cette commémoration va au-delà de l’homme lui-même et s’étend à tous les hommes et les femmes qui à travers l’histoire,ont osé défier les préjugés,l’autorité obscurantiste des gouvernements et la menace des sociétés secrètes pour proposer une alternative aux mensonges officiels.En cela,nous pensons aux Eric von Daniken,aux Aimé Michel,aux Jimmy Edwards,aux Robe…rt Charroux,aux Zecharia Sitchin, et à tout récemment ,Edward Snowden.
Le Peuple des Humains de la Terre est redevable envers ces hommes ,pour l’état d’éveil qu’ils ont provoqué.
Nous pensons,Nous qui participerons à l’événement ,que si un jour, nous réussissons à abolir le pouvoir de l’argent,le contrôle des populations mondiales par le meurtre et l’empoisonnement,la fabrication des guerres par les banquiers à la solde du crime organisé et la tyrannie du néolibéralisme qui menace l’écologie de toute la planète au nom du Nouvel Ordre Mondial ,nous devrons cette victoire à ces grands penseurs qui ont su écrire les mots qui nous ont réveillés.
COMMÉMORATION
Nous proposons qu’en se réveillant,le 2 janvier 2015,chacun d’entre nous gardera 2 minutes de silence en fermant les yeux afin de réfléchir au sens de notre vie,afin de la remettre en question.
Nous devons réfléchir avant d’agir sur notre futur,car si nous ne changeons pas nos gestes,nous serons ,nous les humains de la Terre,responsables de la pire extinction de l’histoire de cette planète.
Je propose aussi que chacun prenne le temps d’écrire un petit message,ajouter une photo,même une citation d’un Diseur de Vérité …adressée à l’Humanité ,toute entière!
RASSEMBLEMENT
Dans ma communauté de Repentigny,au Québec,j’organiserai un rassemblement en hommage à Jimmy Guieu et de tous les Chercheurs et Diseurs de Vérité.
Je prendrai la parole et chacun pourra dire son mot sur Jimmy Guieu,l’homme …et l’avenir de toutes les formes de vie,sur Terre.
Je vous invite ,à travers toute la francophonie,à organiser votre petite commémoration,votre humble rassemblement qui créera une chaîne de pensée positive pour la recherche de la Vérité et de la Liberté sur notre planète.
SUGGESTIONS
C’est avec plaisir que je recevrai vos suggestions !
Le Soleil a émisune éruption solaireà mi-niveau, avec un pic à12h48HNEle 16Novembre2014.
Voici une capture d’imagede l’événement. Les éruptions solairessontde puissantes rafalesderayonnement cosmiques .Les rayonnements nocifsd’une éruption ne peuvent pas passerà travers l’atmosphèrede la Terre pour affecterphysiquementl’hommesur la terre, cependant–quand ces rayonnements sont assezintense–ilspeuventperturber l’atmosphèredans la coucheoù circulent les signaux GPSet de communicationde voyage.
Cette éruption a émergéd’unerégion activequi tournaitsur le côtégauchedu Soleille 13Novembre2014.Cetterégion active était déjàtournésur le devantdu soleilau cours des deuxdernières semaines en Octobre, quand c’était la plus grandedes taches solaires vue en 24 ans.Cette fois-ci, elle n’est que d’un tiersdesa taille précédente.
Cette éruption est classée commeune éruption de classe M5.7. Les éruptions de classe Msont undixième de la tailledeséruptionsles plus intenses, leséruptions de classe X. Le nombrefournitplus d’informations sursa force. UnM2est deux fois plusintensecomme unM1, M3est trois fois plusintense, etc.
Il y a des liens sérieux entre sur ce qui se passe maintenant sur notre soleil et les secousses sismique et les événements climatiques extrêmes,sur Terre.
Jeudi 6 novembre 2014 se tient à Paris une rencontre entre les experts français impliqués dans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et ceux récemment sélectionnés pour contribuer à la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, le « GIEC de la biodiversité »). Le caractère un peu obscur d’une telle information ne doit pas occulter des enjeux importants.
Les arbres d’Amazonie menacés par l’avidité capitaliste.
Alors que la France se prépare activement à accueillir fin 2015 une conférence internationale cruciale sur le changement climatique, notre planète entre, dans une indifférence quasi générale, dans une phase d’extinction de masse de la biodiversité. S’il s’agit de la sixième extinction de ce genre depuis que la vie s’est diversifiée sur Terre il y a 600 millions d’années, celle-ci se distingue en ce qu’elle est la première à être causée par une seule espèce, Homo sapiens, et à se produire à une telle vitesse. Destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollution, espèces exotiques envahissantes et changement climatique sont quelques-uns des fléaux qui conduisent à une dégradation de plus en plus systématique des écosystèmes à l’échelle planétaire, condamnant probablement à l’extinction une espèce toutes les vingt minutes.
Protéger cette source de richesses et d’innovations
Les chaleurs extrêmes vécues depuis quelques années sont un avertissement à l’espèce humaine elle-même!
La biodiversité terrestre et marine est aujourd’hui présentée comme une série d’anecdotes : des populations d’abeilles déclinantes, des loups dangereux pour les moutons, des thons rouges traqués par des pêcheurs avides, des méduses surabondantes et dangereuses pour les touristes, des salamandres en voie d’extinction bloquant la construction d’une autoroute… La liste est longue et relève plus des faits divers que d’une approche scientifique ou politique. Dans l’esprit des décideurs comme dans celui de nombre de nos concitoyens, la biodiversité est sans doute un sujet de préoccupation, mais elle n’est pas considérée comme un élément fondamental de bien-être, de prospérité, ni d’arbitrage et d’orientation des politiques publiques. Au mieux s’agit-il d’un bien commun attachant et gratuit que l’on consent à protéger quand cela ne dérange personne mais que l’on sacrifie sans hésitation sur l’autel de toute autre préoccupation, en particulier économique et de court terme.
Il est pourtant bien établi à présent que notre prospérité repose sur ce socle naturel que nous dégradons de plus en plus rapidement. Préserver la biodiversité constitue la meilleure manière de garantir, de façon durable, la productivité et la stabilité des systèmes écologiques qui fournissent les biens et services nécessaires à notre vie quotidienne. Il faut protéger cette source inestimable de richesses et d’innovations, qui représente notre meilleure assurance face aux changements à venir.
Une période charnière de l’évolution humaine
Les entreprises américaines et canadiennes sont responsable de 22 à 23% des émissions de gaz à effets de serre.
Parce que le fonctionnement des écosystèmes et leurs relations avec les sociétés humaines sont extraordinairement complexes et difficiles à prédire, les décisions privées et publiques qui ont un impact sur la biodiversité ne peuvent se dispenser d’éclairage scientifique. C’est pour favoriser cette collaboration entre scientifiques et décideurs qu’a été créée l’IPBES en 2012. Cette plate-forme vise à confronter et synthétiser l’ensemble des connaissances produites sur la biodiversité pour informer les politiques publiques. Tout comme le fait le GIEC depuis 1988, l’IPBES devrait avoir un effet structurant sur l’activité des chercheurs dans les vingt années à venir. Les besoins sont immenses : centralisation des données, modélisation, intégration des connaissances traditionnelles, production et validation de rapports, communication en direction des citoyens et des politiques…
Si chacun peut s’accorder à souhaiter le succès d’une telle entreprise, les défis qui l’attendent sont considérables. D’une part, les problèmes du changement climatique et de la biodiversité, quoique fortement liés, sont de nature très différente (échelle géographique, unités de mesure, responsabilités et juridictions des États…). Les communautés scientifiques associées le sont également, la biodiversité étant un sujet d’étude très ancien et exploré par de nombreuses disciplines. En outre, si le GIEC trouve un écho direct et logique dans les négociations qui se tiennent dans le cadre de la convention climat, l’IPBES ne trouve pas d’équivalent avec la convention sur la diversité biologique car la biodiversité est largement placée sous juridiction nationale.
Si l’IPBES doit bien sûr tirer les leçons des succès et des échecs du GIEC et favoriser le renforcement des passerelles scientifiques entre les deux communautés, elle devra aussi s’en démarquer nettement dans son fonctionnement, ses produits et ses cibles. Nous sommes à une période charnière de l’évolution humaine et plus que jamais nous avons besoin d’une vision de l’avenir nourrie par nos connaissances sur le fonctionnement de la planète.
La biodiversité invite à repenser l’avenir de nos sociétés
L’avancée de plus en plus rapide des déserts nous menacera nous -mêmes!…ainsi que de nombreuses espèces!
Il ne faut cependant pas attendre des travaux de l’IPBES qu’ils répondent à toutes les questions cruciales de choix de société auxquelles la perspective de la sixième extinction de masse nous renvoie. En effet, il ne fait guère de doute que le monde peut, techniquement, continuer de s’enfoncer dans cette crise de la biodiversité sans que l’espèce humaine ne soit directement menacée, du moins à court terme.
La sixième extinction de masse de la biodiversité n’invite donc pas seulement à des débats techniques sur la « gestion » d’un « capital naturel » qui nous est précieux pour diverses raisons. Elle nous invite aussi et surtout à débattre de la nature que nous voulons, c’est-à-dire de l’environnement dans lequel nous voulons vivre. Récifs coralliens moribonds, océans sans poissons, forêts tropicales réduites à peau de chagrin, sols artificialisés, agriculture intensive faisant massivement appel aux intrants chimiques et à la pollinisation mécanique, le tout dans un contexte de réchauffement de 4 ou 6 °C, avec des millions de victimes chaque année de l’insécurité alimentaire, des inégalités croissantes, d’événements climatiques extrêmes ou plus simplement d’un environnement très dégradé néfaste à leur santé et impropre à leur épanouissement : que ce soit la direction que nous prenons pour l’instant ne fait guère de doute.
Que l’espèce humaine puisse continuer à exister dans de telles conditions est possible. Mais que ce monde, même vivable, ne soit pas désirable, et qu’il faille inventer d’autres futurs est un constat qui émerge et qu’il faut proclamer. Nous sommes nombreux à vouloir vivre entourés d’une nature riche et diversifiée, et à voir en la biodiversité infiniment plus qu’une collection d’images qui nous distrait le dimanche ou lors de périples à la campagne et au bord de la mer.
La biodiversité, ce tissu vivant de la planète dont nous faisons partie, nous invite à repenser l’avenir de nos sociétés : inventer de nouvelles formes de mobilisation des connaissances scientifiques dans le débat public et les institutions ; encourager les expérimentations fondées sur l’accompagnement de la nature plus que sur son contrôle ou son exploitation ; construire des alternatives aux modèles de développement insoutenables et morbides aujourd’hui dominants ; développer des visions du monde et des valeurs en phase avec les grands défis écologiques de notre temps. Voilà le chantier que nous propose la sixième extinction de masse, et c’est une chance unique pour l’humanité de choisir dans quel monde et avec quelle nature elle pourra continuer à s’épanouir.
Oui elle fait peur cette étude de la NASA , mais c’est mathématique, inévitable : on ne peux pas faire de croissance infinie dans un monde fini , je rappel ce principe fondamental , avec le dessin du futur : L’overshoot !
Vous avez certainement dû entendre parler de la dernière étude de la NASA sur la chute de nos civilisations. Selon cette étude, nous en avons au mieux pour quelques décennies avant de disparaître de la surface de la Terre. Au-delà de l’alarmisme affiché aussi bien dans cette étude que dans ses conclusions, l’humanité tout entière fait face à des défis d’ampleur historique. Il me semblait intéressant d’essayer de revenir sur cette étude qui a déchaîné de très nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et dans ma messagerie électronique !! Essayons donc d’y voir plus clair, et d’analyser ce sujet loin de toute panique et en prenant du recul.
Quel est le point de vue défendu par l’étude de la Nasa ?
Petite précision, vous trouverez en annexe le lien vous permettant d’avoir accès à l’original, c’est-à-dire au document complet, en anglais et en 27 pages !
On peut résumer cette étude en disant qu’elle pointe du doigt la menace d’épuisement des ressources naturelles et la répartition des ressources.
Les chercheurs ont utilisé un modèle mathématique baptisé Handy (Human and Nature Dynamical) et ont répertorié les raisons qui ont provoqué la chute d’autres civilisations : les Mayas, l’empire Mésopotamien, l’Empire romain, la dynastie Han, etc. En étudiant la dynamique homme-nature, l’étude montre qu’il y a un cycle récurrent constaté tout au long de l’histoire et qui provoque un « effondrement brutal » des civilisations.
Parmi les causes récurrentes d’effondrement, on retrouve : – le climat ; – la démographie ; – l’eau, l’agriculture ; – l’énergie.
Lorsqu’elle se produit, la convergence de ces facteurs aboutit à un effondrement civilisationnel.
« Pour les auteurs, il serait faux de croire que les progrès technologiques permettront de résoudre ces problèmes avant qu’il ne soit trop tard, car ils entraînent une consommation plus importante. Seule solution envisagée par cette étude : la mise en place de politiques adaptées qui viseraient à réduire les inégalités et la consommation des ressources. »
En clair, cette étude de la NASA prône en réalité la mise en place de politiques systématiques de « décroissance » pour sauver l’humanité.
L’effondrement des sociétés complexes du Professeur Tainter
C’est un excellent ouvrage. Je vous joins en annexe là encore le lien vous permettant de le lire ou le relire dans son intégralité. Pour résumer là encore, pour ce professeur américain qui a étudié avec minutie les effondrements de sociétés dans notre histoire les facteurs qui conduisent au drame sont les suivants :
1/ Les sociétés humaines sont des organisations faites pour résoudre les problèmes.
2/ Les systèmes sociopolitiques ont besoin d’énergie pour se maintenir.
3/ La complexité accrue porte en elle des coûts accrus par habitants.
4/ L’investissement dans la complexité sociopolitique, en tant que réponse à la résolution des problèmes, atteint souvent un point de rendements marginaux décroissants.
5/ À mesure que le rendement marginal de l’investissement dans la complexité décline, la société investit toujours plus lourdement dans une stratégie proportionnellement moins rentable. Il faut alors faire face aux poussées de tensions en dehors du budget de fonctionnement courant.
6/ Les rendements marginaux décroissants font de la complexité une stratégie d’ensemble de moins en moins séduisante, si bien que des parties d’une société perçoivent un avantage croissant à une politique de séparation ou de désintégration. Logiquement, divers segments de la population accroissent leur résistance active ou passive, ou tentent ouvertement de faire sécession.
Par rapport à cette grille de lecture, force est de constater qu’un pays comme la France obtient à peu près un sans-faute aux critères de l’effondrement. Comme quoi, nous pouvons être premier quelque part et avec facilité. Les exilés fiscaux, ou nos compatriotes qui font tout simplement le choix et ils sont de plus en plus nombreux à aller tenter leur chance à l’étranger, ne sont rien d’autre que des « segments de la population qui accroissent leur résistance active ».
Nous finançons notre complexité par toujours plus d’impôts sur toujours plus de choses comme la cigarette électronique, les boissons, et la créativité de nos élites est sur ce sujet sans limite. Le « choc de simplification » lancé par notre président est un vieux serpent de mer. Tout le monde veut simplifier la complexité, or la complexité s’est emballée, elle nous échappe, nous courons derrière elle. Nous la subissons. Aussitôt lancé, le choc de simplification fut bien vite oublié, et soyons francs, parmi vous… qui se souvient encore de ce sujet alors qu’il faisait la « une » de nos médias il y a moins d’un an.
Le Club de Rome et Dennis Meadows
Dennis Meadows est l’un des auteurs de l’étude visionnaire sur « Les limites à la croissance” qui, dès 1972, alertait sur le risque d’une crise d’effondrement dans la première moitié du 21e siècle provoquée par l’épuisement des ressources de la planète. Cela fait donc 40 ans que certains ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’insoutenabilité de notre modèle économique basé sur l’idée suivante : « croissance infinie de la consommation de masse dans un monde fini ».
Or il n’est nul besoin d’aucun modèle mathématique pour comprendre ce que le simple bon sens d’un enfant permet de comprendre. La croissance infinie dans un monde fini est une aberration intellectuelle en soi. Or notre système repose pour le moment sur ce postulat aberrant. Pour le dépasser, il faudrait que nous puissions par exemple accéder à d’autres planètes et que nous puissions évidemment les exploiter de façon massive. C’est là encore illusoire tant les coûts et les technologies pour y arriver nous manquent.
Soyons réalistes. Il ne s’agit pas d’envoyer un équipage de courageux aventuriers modernes vers Mars pour quelques mois et de 4 personnes ! Il s’agirait de coloniser, d’habiter, d’exploiter et de rapatrier des ressources sur Terre. Nous devrions bâtir des cargos spatiaux au lieu de nos porte-conteneurs. Nous n’y sommes évidemment pas et nous risquons, car là est le problème, de ne jamais atteindre le moment où nous serons techniquement capables d’aller exploiter facilement une autre planète et de connaître notre effondrement bien avant.
Dennis Meadows n’est pas n’importe qui puisqu’il était le directeur du MIT, une très célèbre université, et son étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d’évolution possible de l’économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l’humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario « On continue comme avant », qui correspond grosso modo à ce qui s’est passé par la suite, prédisait que l’approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l’année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d’ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c’est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d’épuisement des ressources et de l’environnement naturel.
Pour ceux qui voudront approfondir ce sujet (et je le leur conseille), vous trouverez le lien vers la dernière interview donné par Monsieur Meadows et en français dans le texte !
Maintenant que nous avons vu à travers les travaux de 3 personnes ou groupes différents que l’idée d’un effondrement était loin d’être aussi improbable, posons la question qui fâche vraiment !
La civilisation occidentale est-elle aujourd’hui menacée sérieusement de disparition ?
Je parlerais plutôt d’une possible disparition de la civilisation telle que nous la connaissons dans le sens où le délitement des structures occidentales ne signifie pas qu’elles seront remplacées par un nouvel « âge sombre ». L’actuelle crise économique peut à ce titre être considérée de deux façons : elle pourrait être un élément directement déclencheur de notre potentielle chute ou bien un élément précurseur à travers les tensions qu’elle pourra générer dans les prochaines années, dans ce cas cela signifierait qu’en réalité, l’effondrement a déjà commencé.
Ce rapport de la NASA fait par ailleurs écho, comme nous l’avons vu à d’autres travaux, notamment ceux du Club de Rome qui avait analysé sous un angle environnementaliste les cycles d’exploitations des matières premières. Il avait ainsi été conclu que la croissance économique finirait par connaître une fin logique face à la limite des ressources naturelles disponibles dans un système de consommation de masse, l’idée de base pouvant être résumée par « la croissance infinie dans un monde fini est par définition impossible ». L’autre texte de référence en la matière est celui de l’américain Joseph Tainter (L’effondrement des sociétés complexes) qui relève d’une analyse plus politique et historique sur la fin des grandes civilisations.
Cela nous amène effectivement à se demander si le système que nous connaissons, basé sur la consommation et la production de masse, peut tenir éternellement en reposant sur l’abondance complète des matières premières et de l’énergie, le tout devant être disponible à un coût très bas !
À l’instar de la NASA et du Club de Rome, je suis de ceux qui pensent que de telles structures ne peuvent durer, en particulier dans un contexte mondialisé comme le nôtre. Une fois que cela est dit, il ne faudrait pas dire que notre situation est pour autant désespérée : ce n’est pas parce que notre système ne peut plus faire de la consommation de masse sa pierre angulaire que la civilisation en tant que telle est condamnée à l’effondrement. Il ne faudrait pas confondre à ce titre le système économique pur (ainsi que son corollaire le monde politique) d’une civilisation dans son ensemble : la chute récente du système soviétique est là pour rappeler l’importance de telles nuances. La fin d’un système économique n’est pas la fin d’une culture et encore moins la fin d’une civilisation, en revanche cela peut aussi le devenir !
La complexité fragilise une société la rendant sensible au moindre changement
Il est clair que la compréhension et la prédiction de notre environnement est de plus en plus difficile. Tainter évoque l’idée, de manière assez pragmatique du reste, qu’une société se fragilise au fur et à mesure qu’elle devient plus performante, et donc plus complexe.
Par exemple, il n’y a pas 20 ans de cela, il était possible pour à peu près n’importe qui de réparer le phare de sa voiture, un simple changement d’ampoule étant nécessaire pour y arriver. Aujourd’hui, un tel problème demande de se rendre à la concession, d’utiliser des outils spéciaux, de démonter la moitié du pare-chocs, et d’acheter une ampoule spéciale dont le prix est 10 fois plus important.
Dans la même logique, la multiplication des équipements électroniques de nos automobiles multiplie les sources de pannes, et ces pannes sont aujourd’hui impossibles, ou presque, à réparer pour l’individu moyen. De moins en moins autonomes, nous finissons par dépendre de ce que l’on appelle les « services-support » (fourniture d’eau, d’énergie, de nourriture, de vêtements par des services extérieurs…). Plus ces services se popularisent plus ils fragilisent par définition un équilibre d’ensemble en généralisant l’interdépendance.
Ainsi, lors des tempêtes de neige du début de l’année 2013, le gouvernement avait été obligé d’immobiliser les semi-remorques à l’entrée de l’Île-de-France, ce qui avait fini par créer des pénuries dans plusieurs secteurs au bout de quelques jours. Dans un registre similaire, l’impact du tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 sur les entreprises japonaises avait fini par créer des problèmes d’approvisionnement aux quatre coins de la planète. Autrement dit, plus nous développons des systèmes spécifiques, moins nous sommes capables de nous adapter à des événements imprévus.
Cette question de la complexité est d’ailleurs d’autant plus préoccupante qu’elle n’est plus tellement limitée dans l’espace à l’ère de la globalisation. Le problème est qu’il est impossible ou presque de « simplifier » un système trop complexe, et l’exemple du « choc de simplification » souhaité par le gouvernement Hollande est ici assez révélateur puisqu’il a en vérité généré de nouvelles lois qui ont encore ajouté à la complexité de l’État français. Enfin, dans une société complexe, les individus sont ultra-spécialisés et ne maîtrisent plus par définition les savoir-faire nécessaires à une survie dans un monde plus « naturel ». Une société complexe rend donc les gens moins résilients car dépendants des autres qui détiennent d’autres compétences. La complexité rend donc chacun de nous plus sensible et plus fragile aux aléas du monde.
Un facteur ne peut conduire à un effondrement !… Quoique!
Nos sociétés sont à la fois complexes donc fragiles mais jusqu’à un certain stade cette complexité et cette « technicité » permettent de trouver des solutions et des palliatifs. Une société complexe est aussi d’une certaine façon adaptable. C’est la raison pour laquelle, hormis un aléas totalement extrême, l’effondrement d’une civilisation est toujours plurifactoriel et il s’agit de la convergence de facteurs économiques, sociaux, politiques, énergétiques ou encore culturels.
Certains pensent donc qu’une crise énergétique majeure ne serait pas en mesure de mener nos sociétés industrielles à un effondrement. Si cela peut sembler logique si l’on admet que les chutes des civilisations sont multifactorielles, c’est néanmoins oublier un peu vite à quel point l’ensemble de notre vie dépend aujourd’hui du pétrole et de ses dérivés. Nous sommes à la fin de l’âge du pétrole abondant et peu coûteux et le problème n’est d’ailleurs pas tant de savoir quand coulera la dernière de goutte de pétrole du dernier puits que de savoir combien coûteront les barils lorsqu’ils seront véritablement plus rares. Nos médicaments, notre médecine, nos vêtements, notre alimentation, nos engrais, notre mobilier, tout, absolument tout dépend aujourd’hui de l’accessibilité aux énergie fossiles. Aucune civilisation dans notre histoire n’a jamais été aussi dépendante de la fée énergie et l’essentiel de l’énergie aujourd’hui c’est le pétrole. Nous sommes incapables pour le moment de mener ce que l’on appelle la transition énergétique vers les énergies propres ou renouvelables.
Je pense donc que pour la première fois dans notre histoire, un seul facteur, et nous regrouperons tout sous le vocable « matière premières » peut aboutir à un effondrement des sociétés telles que nous les connaissons si ce sang indispensable à notre système économique venait à manquer. Or, et tous les chiffres le montrent sans ambiguïté, ils sont en train de manquer.
Pour aller un peu plus loin dans le raisonnement, l’Empire romain ne disposait d’aucune source d’énergie sauf celle des bras des esclaves. Son effondrement était donc effectivement multifactoriel. Les mêmes phénomènes se sont peu ou prou répétés jusqu’à l’émergence de notre civilisation que nous pouvons qualifier « d’industrielle ». Sans énergie nous sommes condamnés à très brève échéance et c’est également ce qui explique, ne soyons pas naïfs, la nécessité d’intervenir en Irak, en Libye, en Syrie, ou encore en Ukraine. Tous les pays du monde sont lancés dans une « guerre douce » aux matières premières. Lorsqu’elles manqueront vraiment ces « guerres douces » pourraient devenir autrement plus dangereuses.
Alors évidemment, on a envie tout de même d’espérer et se dire qu’il y a forcément des solutions.
Ces mécanismes d’effondrements sont-ils irréversibles et peut-on avoir un peu d’espoir ?
Le plus bel exemple historique est selon moi l’Histoire de l’humanité, cette dernière étant ponctuée de grands chocs et de réadaptations souvent surprenantes.
Contrairement à une idée reçue, la chute de l’Empire romain n’a pas signifié la fin de toute civilisation et de toute technique, bien que cela ait évidemment représenté une « régression ». Néanmoins, les civilisations qui suivent arrivent toujours à dépasser le seuil technologique et économique de celles qui les ont précédés. Du moins est-ce le cas dans l’histoire de l’Occident.
Le problème est de se demander ce qui pourrait remplacer la société globalisée à une époque où aucun contre-modèle n’existe pour s’y substituer, ce qui est en soi quelque chose de totalement inédit sur le plan historique.
Un effondrement de ce système où chacun est interdépendant se fera en toute logique à l’échelle mondiale et rien ne pourra venir se placer en alternative.
Lorsqu’un système s’effondrait autrefois, il avait toujours la possibilité d’être absorbé par un voisin plus puissant (c’était le cas de Rome avec la puissance militaire des tribus germaniques et la matrice intellectuelle du christianisme), ce qui est effectivement impensable en l’état actuel des choses.
Vers quoi pourrait mener un effondrement de nos modèles de société ? Faut-il aller jusqu’à craindre un nouveau Moyen Âge ?
Comme je le disais plus haut, on peut dissocier la fin d’un système politico-économique de la fin d’une civilisation, ce à quoi on peut ajouter un troisième scénario, autrement plus apocalyptique, à savoir la fin de l’humanité.
Le plus inquiétant est que ce schéma, aussi spectaculaire soit-il, n’est pas à exclure entièrement.
Au-delà de l’aspect globalisé de notre système, une fragilité supplémentaire est à prendre en compte aujourd’hui : notre incroyable potentiel de destruction technologique.
Lorsque l’Empire romain s’est effondré, il n’existait pas de laboratoires P4 concentrant des masses de virus mortels, ni de centrales nucléaires, et encore moins d’arsenaux nucléaires capables de vitrifier cent fois la planète entière.
Or on peut légitimement s’interroger sur ce qu’il se passerait si jamais ces structures n’étaient plus gérées par un personnel compétent. D’ailleurs, cette problématique du potentiel de destruction technologique fut une véritable problématique lors de l’effondrement de l’Union Soviétique avec la hantise qu’une ogive nucléaire se retrouve revendue au marché noir par des militaires dont les soldes n’étaient plus payées depuis… plusieurs années !!
Si l’on peut toujours espérer que le système capitaliste, dans son acceptation la plus resserrée (respect de la propriété privée dans les moyens de production), puisse s’appuyer sur son incroyable capacité d’adaptation pour trouver un nouveau souffle et de nouveaux postulats de fonctionnement (comme l’économie circulaire par exemple), des scénarios noirs ne sont donc clairement pas à exclure. Cela nous renvoie à l’ouvrage phare de Nassim Taleb, Les Cygnes Noirs, pour qui ce qui façonne l’histoire de l’humanité n’est pas la « moyenne normale des événements »… mais les événements extrêmes et hautement improbables.
L’effondrement est-il donc inéluctable ?
La réponse ne vous plaira pas, car on n’aime pas les mauvaises nouvelles, mais oui, l’effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons n’est qu’une question du temps et même si ces sujets parce qu’ils sont particulièrement anxiogènes ne sont pas publiquement détaillés, tous ceux qui y réfléchissent un peu sérieusement aboutissent à la même conclusion.
La croissance de la population mondiale est exponentielle mais nos ressources ne le sont pas. Le problème peut donc se résumer de façon assez simple. Soit nous trouvons plus de ressources et je peux vous garantir que ce n’est pas sur Terre que nous les trouverons, soit nous réduisons notre consommation de ressources, soit nous réduisons notre population donc la demande.
Il y a donc trois paramètres et pas un de plus sur lesquels vous pouvez jouer. Il n’y a dans ce problème que 3 variables et elles sont parfaitement connues de tous.
Plus de ressources. Moins de consommation de ressources Moins de consommateurs de ressources.
Pour le plus de ressources, il faudrait comme lors de la découverte de l’Amérique, et ce fut un apport considérable en nouvelles richesses et ressources pour la vieille Europe, que nous quittions cette fois non pas notre continent pour en découvrir un nouveau, mais que nous allions exploiter une autre planète. Il faut que nous le fassions avant de nous effondrer ce qui évidemment semble très mal parti.
Nous pouvons aussi réduire de façon drastique notre consommation et c’est d’ailleurs ce qui se passe avec nos chômeurs et nos « pauvres » qui sont des millions à être décroissants par nécessité et non par choix. Nous pouvons revenir à un mode de vie beaucoup plus simple, quitter les villes et se rapprocher de la terre. Les villes sont une aberration en termes de ressources puisqu’un citadin par définition doit tout se faire apporter et dépend de l’ensemble des services de supports. Il n’a aucune autonomie possible. Il ne peut ni cultiver, ni élever des poules ni de lapin lui-même logeant dans un clapier hors de prix. J’espère que nous saurons nous adapter de cette façon-là car si nous ne le faisons pas alors il ne restera que la dernière variable.
Réduire la population humaine… cela peut se faire par la maladie, les guerres ou la famine. Choisissez votre fin ou votre faim mais dans tous les cas cette option est fort désagréable.
Comment se préparer ?
Là encore je vous indique en lien un article que j’avais écrit à ce sujet récemment et intitulé « Comment vous préparer à l’effondrement économique ».
Sachez que les problèmes d’accès aux matières premières, auxquels nous sommes déjà confrontés, sont avant tout des problèmes économiques. Souvenez-vous qu’avant la crise des subprimes en 2007, nous avions tous les yeux rivés sur le prix du baril de pétrole qui avait dépassé les 150 dollars le baril !! Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce qu’il n’y avait plus assez de pétrole pour fournir en énergie un monde en croissance économique forte.
Cela veut dire que la croissance ne PEUT pas revenir contrairement à tout ce que nous expliquent nos crétins de dirigeants pour la simple et bonne raison que si nous avions demain une croissance économique mondiale forte alors le prix des matières premières flamberait et qu’en flambant, le prix très élevés des matières premières viendrait « casser » la croissance économique et la reprise qui serait forte. Il est indispensable de comprendre ce mécanisme. Tout le monde l’a oublié ou occulté, mais de 2005 à 2007 nous l’avons pourtant tous vécu et nous avons pu mesurer l’effet de la raréfaction des ressources. Alors que l’économie se porte mal partout dans le monde, le prix du pétrole est aujourd’hui 10 fois plus élevé que lors de la première guerre du Golfe !!!
Soyez donc conscient que quoi que l’on vous raconte, il n’y aura pas de retour possible à une croissance économique forte et durable. Nous sommes déjà rentrés dans l’ère de la rareté et elle précède le moment de l’effondrement.
Alors stockez ce qui vous sera utile, ayez des outils et pas « made in china », ayez de quoi tenir en attendant votre première récolte, apprenez à cultiver, à coudre, à réparer, à faire du cheval, à chasser, à piéger, apprenez à vous débrouiller et à devenir le plus autonome possible, mais surtout si vous le pouvez quitter les villes car en cas d’effondrement de la civilisation les villes n’offriront aucune chance de survie à long terme et c’est exactement ce qu’il se passe en Grèce. En Grèce, c’est un véritable exode urbain qui a lieu. 60 % des Grecs des villes veulent rejoindre les campagnes, dernières planches de salut pour affronter la misère urbaine.
Alors certains me diront mais c’est beaucoup trop pessimiste comme analyse ou comme approche ! Sauf que mes chers amis, la crise a commencé à l’été 2007 ! Il y a presque 7 ans !! Nous sommes en train d’attendre depuis 7 années entières le retour de la croissance que l’on nous promet à chaque vœux présidentiels de fin d’année !!! 7 années d’attente pour ne rien voir venir si ce n’est plus de misère et plus de pauvreté, plus de dégradations dans notre mode de vie, plus d’impôts et moins de richesses… Ce mouvement ne concerne pas que notre pays. Il est mondial.
Alors au bout de 7 années d’attente, ne croyez-vous pas que la bonne question ne serait pas plutôt de se demander et si l’effondrement avait déjà commencé ? Et si l’effondrement n’était pas « brutal » comme l’indique la NASA, mais justement relativement lent ? Et à votre avis, comment l’Empire romain s’est-il effondré ? Le 16 avril 376 à 15h23 ? En réalité, et la NASA nous induit tous en erreur dans ce cas, l’effondrement d’une civilisation, parce qu’elle a des structures, des règles, des lois, des corps constitués, une culture, une technique, etc., parce qu’elle possède forcément une forme de force et de résilience qui ont expliqué son succès et son développement ne s’effondre jamais brutalement. Au début, c’est une lente déliquescence, presque impalpable ou l’on confond crise passagère avec crise terminale, puis les événements s’accélèrent progressivement, et enfin, au dernier stade, lorsque l’on atteint certains « effets de seuil », c’est-à-dire une accumulation suffisante de problèmes, alors la fin de la chute est brutale.
L’effondrement a déjà commencé. Il est économique, technologique, environnemental, social, politique et évidemment moral. Il ne s’agit pas de la fin du monde mais de la fin d’un système, celui dans lequel et par lequel nous vivons tous actuellement.