Sociétés Secrètes:L’origine occulte de la franc maçonnerie

L’étude des origines de la Franc-Maçonnerie moderne réserve de
nombreuses surprises aux esprits curieux. Un des plus intéressant*
problèmes qui se posent, devant l’historien et le philosophe, est cettainement
la recherche des moyens qui ont permis aux Loges d’acquérir,
aussi rapidement, l’influence dont on les voit armées à
l’origine du mouvement social, d’où est sortie la Révolution Française.
Rien, dans leur composition, ne justifie le rùle qu’elles ont joué
avec le désastreux succès qu’enregistre l’histoire. Au commencement
du dix-huitième siècle elles se composent d’hommes que ne
mettent en évidence ni leur valeur personnelle, ni leur science, ni
le rang qu’ils occupent dans la société si hiérarchisée de toute l’Kurope
à cette époque.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen...une vision franc-maçonne.
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen…une vision franc-maçonne.

Mais bientôt nous voyons entrer dans les Loges la haute bourgeoisie,
la noblesse, la grande aristocratie ; les princes, les rois
eux-mêmes. Malgré les défenses des Papes, les membres du clergé
se laissent entraîner dans les Ateliers.
Rien n’échappe à la contagion, et l’Europe presque tout entière
se montre peu à peu absolument latomisée. Il y a là un phénomène
de pénétration et d’absorption qu’on ne peut naturellement expliquer.
Ce qu’on sait de la Franc-Maçonnerie exolérique ne sullit pas à
donner le pourquoi du pouvoir occulte de la secte. Il faut chercher
dans le surnaturel et étudier la Franc -Maçonnerie ésotérique. Alors
tout s’éclaire ; aussi bien pour hier, que pour aujourd’hui et demain.

Même Nelson Mandela était franc-maçon.
Même Nelson Mandela était franc-maçon.

Et comme les chefs occultes des Sociétés secrètes n’ignorent pas
que dans cette étude se trouve la clé qui permettra de suivre, à
travers les siècles, Faction directrice qui les mène, ils ont, pour détourner
les recherches et cacher leur véritable but, créé la Franc-
Maçonnerie actuelle des pays latins et catholiques ; qui exotériquement
s’affirme matérialiste, athée et par conséquent négatrice de
tout surnaturel ; alors que la secte, dans les pays allemands et anglo-
saxons, c’est-à-dire protestants, est restée fidèle aux doctrines
spiritualisles de ses origines. 11 en est de môme chez les nations infidèles
et païennes. Certains historiens veulent voir dans ces divergences
deux Francs-Maçonneries différentes et même ennemies,
C’est, à mon avis, une erreur.

Liée à l'Islam djihadiste et aux Illuminati.
Liée à l’Islam djihadiste et aux Illuminati.

Il n’y a là qu’une tactique des Hautes Loges internationales et
rien de plus. La preuve c’est que tous ces frères qui semblent s’anathématiser
exotériquement, s’entendent ésotériquement et parlent
le même langage contre l’Eglise Romaine.
Pour rendre ces habiletés ineflicaces, il suffit de les démasquer.
Il est pour cela nécessaire aussi de montrer comment les Sociétés
secrètes se sont servi, et se servent encore du surnaturel. Et à quel
surnaturel elles ont eu et ont toujours recours.
Mais dans ces recherches il faut se souvenir qu’il entre dans les
habitudes souterraines de la Franc-Maçonnerie de défendre ses secrets
en employant la fourberie. Elle n’agit jamais à visage découvert.
L’une de ses manoeuvres favorites ce siste à égarer ses adversaires
par de fausses conversions et des révélations, sinon complètement
erronées, du moins considérablement dénaturées et outrées.
Tout n’est pas faux dans les histoires du docteur Bataille, de Léo
Taxil ou de la prétendue Miss Diana Vaughan. Mais en faisant amplifier,
d’une façon grotesque, la réalité qui avait transpiré, la
Haute Loge internationale a espéré jeter à tout jamais le ridicule
sur ces recherches. Elle y a réussi, grâce à l’ignorance des sciences
occultes et de la mystique chez les écrivains catholiques qui ont
voulu aborder ce sujet scabreux et difficile. Et bien rares aujourd’hui
sont les écrivains antimaçons qui osent, et qui peuvent, se placer
avec sûreté sur ce terrain de discussion, délicat entre tous.
Peut-être cela vaut-il mieux ainsi, et ceux qui n’ont pas fait une
étude préalable complète des sciences occultes et de la mystique
seront sages en s’abstenant, jusqu’à ce qu’ils aient acquis les connaissances
nécessaires. D’autres champs assez nombreux restent à
parcourir pour satisfaire l’activité de toutes les bonnes volontés.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. On pourra, plus ou moins facilement

franc-macon

triompher des comités électoraux politiques que sont devenues les Loges françaises ; un revirement de  l’opinion publique,
dont la venue ne semble pas très éloignée», en aura raison sans
grands combats. Pour bon et souhaitable que soit ee résultat, il
sera loin d’être sullisaul, il ne marquera que quelques points
favorables dans la bataille contre la série internationale. La véritable
lutte est ailleurs. Elle est à Home.
« La Révolution est allée à Rome pour combattre le Pape lare ,i
face, pour assembler sous la coupole de Saint-Pierre les championde
la Raison; pour donner à la Maçonnerie des proportions gigantesques
dans le coeur même de Rome, la capitale de II ni vers. Elle
y attaquera, sans pitié, les religions qui ont pour point commun la
croyance en Dieu, en l’immortalité de l’âme1 »,
 poignee-de-main-franc-maconnique

Cette dernière phrase fait partie du jargon maçonnique pour
prendre les niais; en réalité la Franc-Maçonnerie n’a jamais attaqué
que la religion catholique, le protestantisme est toujours demeuré
à l’abri de ses coups. Et les ministres protestants, même en
France, sont admis dans les Loges ; ainsi en a déridé le Conseil <le
l’ordre du Crand-Orient de France.
Du reste le célèbre F.-.Crispi a dit plus franchement et plus nettement
: « Nous sommes allés à Rome pour y abattre cet arbre dixhuit
fois séculaire du Catholicisme ».
Le F.*. Orrei, Vice-Président de la députation provinciale, a
donné le leitmotiv de la Secte, lorsqu’il a développé, dans sou <li^
cours du 20 septembre 1911, à la Porta Pia, celte pensée : Il \ a
trois Romes ; la Rome classique, la Rome des Papes, la Rome née
le 20 Septembre 1870. Celle-ci reprend h» rôle de la première et le
continue2. Soit. Mais alors il faut dire : il  y a deux Romes historiques;
la Rome du paganisme, puis la Rome chrétienne. Et la
Franc-Maçonnerie internationale a conduit les événements, qui ont
amené la journée néfaste du 20 septembre 1870, grâce à sa complicité
dans les douloureux revers de la France, pour essayer de
créer une troisième Rome, qui reprendrait le rôle de la première et
le continuerait. C’est le retour du paganisme antique, ramené par
la Franc-Maçonnerie. Or le paganisme est le règne de Satan.
La théurgie évocatrice est une des formes du paganisme. Les
Sociétés secrètes ont toujours été des écoles de théurgie. La Franc-
Maçonnerie moderne internationale a suivi el suit encore la tra-

dition qu’elle a reçue. Sa force, au dix-huitième siècle, dont nous
cherchions au début l’origine, vient de là.
La décroissance de la foi conduit nécessairement l’humanité vers
la superstition. L’homme est un être déchu qui se souvient. Hoi
détrôné de la nature, il prétend reconquérir son royaume. Dompter
les forces qui l’entourent ne lui sutlit pas, il a soif de l’au-delà ;
et lorsqu’il abandonne la religion révélée, il demande la satisfaction
• le ses désirs aux manoeuvres louches des superstitions. Le dix-huitième
siècle offre un remarquable exemple de cette déviation de
l’intelligence humaine. La raison pure prétendait gouverner les aspi
rat ions de l’Ame et passer au crible de la science toutes les vérités
ail mises par les siècles précédents. Mais « les plus folles crédulités
s’associaient alors à la négation de Dieu. Les émotions pour ce siècle
qui S’achevait remplaçaient toute doctrine. Il lui fallait son
émotion de chaque jour, et chaque jour plus aiguë, plus délirante.
Iious^eau avait préparé à cette dernière phase de ce qu’on pourrait
appeler la névrose, si le mot n’était un anachronisme, cette génération
d’hommes et de femmes sensibles(4) ».
« Singulier siècle que le dix-huitième, dont la première moitié
plonge avec amour dans tous les genres de criticisme et dont la
seconde, devenue toute septique, nous offre William Law en face
de Hume. Swedenborg en face de Kant ; Saint-Germain, Caglioslro
et Martinez Pasqualis en face de Diderot, de Voltaire et de
Rousseau* (5) ».
Oui donc était intervenu entre la première et la seconde moitié
du siècle? Si non la Franc-Maçonnerie moderne, transformée dans
son organisation exotérique, par la Grande Loge d’Angleterre.
Et cette société,qui se targuait de rationalisme, était menée par
un surnaturel dont l’origine, on l’a bien vu aux résultais, n’était
certainement pas divine.
Les plus grands personnages, les princes,les rois se montrent alors
avides d’occultisme. Les uns sont septiques, les autres croyants ;
mais tous demeurent curieux. La recherche de la pierre philosophai,
le pouvoir de faire de l’or et des diamants les attirent. Peutèlre
parce que tous, grands seigneurs ou rois, sont obérés. Mais
l’alchimie n’en reste pas moins secondaire, ce qu’ils veulent c’est
communiquer avec le monde invisible(6).

Et pour répondre à ce besoin universel apparaissent les théo»ophes
: en Allemagne, Jacob Boehme et son école ; en Angleterre.
Jane Leade, Pordage et la première société des philadelphes ; en
Suède, Swedenborg et sa pneumafologie ; en France, Martine/
Pasqually, Saint-Martin et Willermoz(7).
Alors, grâce aux efforts de quelques grands initiés, dont les plus
remarquables furent Swedenborg, Martine/ Pasqually, Saint-Martin
et Willermoz, des forces, éparses jusque-là, viennent se concentrer
dans la nouvelle Franc-Maçonnerie internationale issue de
cette célèbre Grande Loge d’Angleterre, créée elle-même en 1717.
De même que le paganisme avait ses oracles, la secte nouvelle a
ses voyants : les illuminés. Et par ce nom il faut entendre non pas
seulement l’association célèbre dont Weish’iupl(8) fut l’organisateur
en Bavière ; mais tous les occultes directeurs de la Franc-Maçonnerie,
qui se prétendent dirigés directement par l’invisible. Théurgistes,
plus ou moins puissants, voyants plus ou moins éclairé>.
thaumaturges quelquefois; mais tous esclaves soumis d’un être
surnaturel,dont ils ont évoqué la présence et demandé le secours.
Etre volontaire, capricieux qui répond, mais seulement à son gré.
à leurs invocations rituéliques.
S’ils diffèrent souvent d’opinion, de manière de voir sur bien des
points, ils n’ent ont pas moins un lien commun. La haine de l’Eglise
catholique dirige leurs actions. Qu’ils soient luthériens comme

Swedenborg, anciens croyants catholiques comme Saint-Martin,
anglicans comme Jane Leade, libres penseurs comme les encyclopédistes,
leur langage contre Home est le même(9).
C’est le signe de la Bêle. Kl cela seul suffit à prouver que, conduits
par des voies différentes,ils n’en sont pas moins les serviteurs,
plus ou moins conscients, d’un être surnaturel, dont il y a lieu de
rechercher la personnalité réelle. Elle ressortira, croyons-nous,
suffisamment de l’examen de quelques faits.
I! y a dans toutes les Sociétés Secrètes deux sections bien distinctes:
la première, dite exotérique, qui laisse assez facilement
deviner ses secrets; puis une seconde appelée ésotérique,inaccessible
aux simples adhérents, et qui cache sous un voile impénétrable
les travaux et les actes de ses membres.
La Franc-Maçonnerie n’échappe pas à cette loi, dans sa transformai
ion de 1717. Alors que, dès l’origine des Loges modernes on
peut dire de la partie publiquement connue ce que Albert Pike écrivait
du Grand Orient de France, qu’elle « a toujours été entre
les mains de trois I, des Ignorants, des Imbéciles et des Intrigants5 ;
il en est tout autrement de la « section hermétique, consacrée au
développement des facultés hyperphysiques de l’être humain(10)» : où
des « cérémonies initiatiques, reproduisent les phases du dédoublement
astral et des adaptations alchimiques », réservée aux
grands initiés, qui sont en possession de c l’intelligence de lascienee
hermétique ». Initiés peu nombreux mais qui « disposent du
nombre fourni par les Loges » ». El cela, non dans un but simplement
philosophique, pour employer le langage maçonnique, mais
« en vue dune action sociale, collective, connexe de l’action initiatique
individuelle(11)… ». L’auteur occultiste que nous citons ajoute
que si la section ésotérique donne bien généralement l’impul-

sion aux masses sociales, celles-ci dépassent aussi fort souvent les
vues des chefs occultes du mouvement et alors se produisent ces
terribles réactions brutales et impossibles à prévoir(12) ». Mais il ne
nous dit pas, et pour cause, quel est cet être surnaturel, chef
suprême du mouvement, qui entraîne ainsi, contre la volonté de*
grands initiés, la plèbe des Sociétés secrètes. Celui-là seul, dont on
se garde bien de nous parler, mène et les uns et les autres.
Il y a en effet deux initiations bien distinctes. La première se fait
dans les Loges, après les épreuves grotesques, que chacun connaît
aujourd’hui, et dont M. Andricux, dans les Souvenirs d’un Ancien
Préfet de Police, a tracé pour les profanes un spirituel et mordant
tableau. Elle se constate par un diplôme et des insignes, dont les
Parisiens ont eu un échantillon dans le cortège qui conduisait à sa
dernière demeure, il y a quelques jours, le Président Brisson. C’est
l’initiation éxotérique.
La seconde, la seule véritable « ne consiste pas en la propriété
d’un parchemin et d’un ruban. Elle se prouve seulement par la possession
de pouvoirs spirituels actifs que le parchemin et le ruban
ne peuvent qu’indiquer »(13) .
Et lorsque l’initiation ésotérique est devenue complète, « une
sensibilité toute spéciale a pris naissance, de nouveaux modes de
perception permettant d’acquérir de nouvelles impressions, et d’en
déduire de nouvelles certitudes ; et des rapports avec le monde
invisible s’établissent, rapports toujours inccnipris des profanes et
toujours incompréhensibles pour eux.
« Entrer en communication avec l’invisible, tel est le premier
résultat obtenu par l’illuminé.
« C’est là le grand mystère, le secret qu’il ne faut pas livrer en

pâture à la curiosité de la foule… » (14) .
Il y a beaucoup de réserves à faire sur ces affirmations; et lorsque
l’auteur écrit par exemple que l’initié « peut dégager à volonté
l’étincelle divine, qui est en lui, du corps matériel que lui prête la
nature pour une existence… et… participer à l’essence des forces
créatrices », il avance une chose absolument inexacte.
Jamais l’homme ne peut, par les travaux hermétiques, ou autrement,
participer à l’essence des forces créatrices.
Dieu seul est créateur. Il n’en est pas de même de l’être supranaturel
qui répond aux évocations théurgiques(15).

Kl il est tout aussi contraire à la vérité expérimentale de préten-
<Ire que celui-ci répond au commandement de l’homme. C’est un
élre capricieux qui obéit à sa propre volonté et se manifeste quand
i| lut plaît, et aussi lorsqu’il lui est permis de le faire. On peut facilement
le constater, même en acceptant comme vrais tous les récits
des évocaleurs. Et il ne saurait, du reste, comme renseigne la
théologie mystique, en être autrement.
Quoiqu’il en soit des exagérations voulues de certains occultistes,
il n’en est pas moins vrai que les initiés « par les formes, c’est-à-dire
par les cérémonies extérieures >», suivant l’expression de Saint-
Martin (16), savent peu de choses. « Mes intelligences étaient loin
d’eux > écrit le même Ihéosophe.
Il en est encore ainsi de nos jours, et le F.’. Blatin, 33*, ancien
président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France et
Grand Commandeur du Grand Collège des Rites (17)- «lisait au Convent
de 1907 :
Il ne faut pas oublier que nos cérémonies initiatiques ont un
sens exclusivement symbolique. En réalité, elles n’initient pas un
profane. Elles précisent simplement la direction dans laquelle ce
profane aura à s’initier lui-même, peu à peu, aux grandes doctrines
qui sont la luise de l’éducation des Maçons. Or, cette initiation est
d’une grande lenteur. Elle ne se fait que par la fréquentation régulière
de nos Ateliers, par l’étude de nos traditions, par renseignement
«de nos symboles. « (18)
Retenons ces trois conditions, puisqu’elles marquent les trois
étapes de l’initiation véritable, parait-il.

La fréquentation régulière des Ateliers crée un état d’esprit maçonnique
qui est seulement un premier degré. Un de nos collaborateurs,
connaissant bien les Loges actuelles, le dépeint en ces termes :

« Jamais un Maçon n’est initié par ses pairs ou ses supérieurs.
II doit s’initier lui-même. Il est initié lorsqu’il possède l’esprit maçonnique.
Cet état d’esprit détermine le phénomène d’ordre spirituel
que le F.*. Blatin, au Couvent de 1892 définissait ainsi :
« Tous les Maçons sentent et éprouvent en même temps les mêmes
« douleurs et les mêmes joies, ce qui leur permet,sur toute la surface
« du territoire, de faire, d’un seul corps, en même temps, tête à
« l’ennemi ».
« Tout le secret de la Maçonnerie est dans ces paroles » (19) .
Une grande partie oui ; tout, non. Nous le verrons plus loin.
« Cent Maçons vraiment initiés, c’est-à-dire animés de l’esprit
maçonnique — s’ils sont dispersés sur toute la surface du globe —
agiront de la même manière et dans les mêmes circonstances,
contre les catholiques, sans que leur action ait été préméditée ou
concertée et sans avoir reçu d’ordres de Directeurs spirituels quelconques
» (20). Cela est vrai, et l’histoire non seulement de la Franc-
Maçonnerie, dans les deux derniers siècles, mais aussi de toutes les
Sociétés secrètes, à travers les âges, en fournirait de nombreux
exemples. Mais, alors que le rationalisme des Loges ne veut voir
là qu’un état d’esprit créé par la fréquentation régulière des Ateliers,
une étude plus approfondie de la question fait découvrir l’intervention
certaine d’un être supra-naturel produisant et déterminant
à sa volonté ce même état d’esprit et celte similitude de pensée
chez les adeptes, qui se sont mis directement ou indirectement
sous sa direction.
C’est là qu’est le véritable secret de l’action maçonnique. En efïet,
si la thèse exotérique posée par le F.\ Blatin, dans les paroles
citées plus haut, était la seule vraie, il faudrait admettre que ce fait
se reproduirait pour toutes les autres associations. Par exemple :
tous les prêtres, ayant reçu la même formation intellectuelle dans
les Séminaires, devraient penser de même dans des circonstances
identiques. Tous les olliciers, sortant de Saint-Cyr ou de Polytechnique,
se conduiraient de façon semblable dans des cas pareils.
Tous les anciens normaliens penseraient de même Or, on sait
quelles divergences de rues produisent les diversités d’intelligence,
de caractères, d’atavisme chez des individus ayant reçu 1« même
culture scientifique ou morale.

Il y a donc autre chose dans les Sociétés secrètes. Un facteur
nouveau, ou mieux très ancien intervient, non pas pour donner des
conceptions semblables mais pour imposer aux adeptes une volonté

et une direction unique, qu’ignorent les simples membres des
Loges, mais que connaissent « les initiés» supérieurs des hauts
Ateliers, et surtout les Maîtres plus isolés qui, sans fréquenter régulièrement
les Chapitres ou les Aréopages, dirigent en réalité, par
la théurgie évocatrice, toutes les Sociétés secrètes internationales.
Nous retrouverons tout à l’heure quelques curieuses figures de
ces grands « initiés ».
Le F.*. Blatin pose ensuite comme moyen de parvenir à l’initiation
renseignement des symboles. C’est te premier pas dans l’occultisme.
J’ignore s’il existe, entre les hauts initiés, une tradition
orale qui donne la signification symbolique des signe* extérieurs
de la Franc-Maçonnerie. Je le crois, sans en être sûr, cependant(21).
Mais tout ce qui a été publié sur ce sujet dans les rituels, est
absurde ou à peu près. Les discours tenus aux profanes, dans les
séances d’initiations, sont ridicules ; la recherche du cadavre
d’Hiram, etc., etc. sont des histoires ineptes, qui n’ont aucun sens
hermétique, débitées par des ignorants et des imbéciles, qu’un
homme intelligent, et tant soit peu instruit des choses occultes, ne
saurait écouter sans éclater de rire.
Je ne pense pa« qu’il existe une autre association que la Franc-
Maçonnerie pour avoir réuni et publié sérieusement, dans ses manuels,
une semblable collection de bêtises. Qu’il s’agisse de la Franc-
Maçonnerie bleue ou des hauts grades de l’écossisme tous font
preuve d’une ignorance absolument renversante.
Et cependant, lorsqu’on se donne la peine de lire ces fatras d’absurdités,
on trouve, de place en place, la trace de certaines vérités,
dont les commentateurs ordinaires ont complètement perdu le sens.
C’est ce qui me porte à croire qu’il y a un enseignement verbal
ésotérique que se transmettent quelques initiés.
Quoiqu’il en soit, le symbolisme, tel qu’il est enseigné dans les
Ateliers maçonniques, ne peut donner aucune initiation particulière

par la raison très simple et péremptoire qu’il n’a aucun sens hermétique.
L’Astrologie est à la fois la mère et la clef de toutes les sciences
occultes. Vouloir étudier l’occultisme sans connaître à fond l’astrologie,
c’est essayer d’explorer des catacombes sans flambeau.
Pour avoir négligé l’étude de la première de toutes les connaissances
humaines, la Franc-Maçonnerie a perdu la clef de tous ses
symboles. Elle les emploie, mais ne les comprend plus. Prenons
par exemple les plus connus : le triangle, l’équerre, la règle, le
compas, le niveau, le fil à plomb, le maillet, la planche à tracer.
Tous les rituels enseignent qu’ils proviennent des premiers Francs-
Maçons, membres de corporations professionnelles de tailleurs de
pierre, constructeurs, architectes, etc.
Mais pour qui connaît véritablement l’occultisme la signification
est bien différente. Ce sont des symboles astrologiques qui remontent
à l’origine de la civilisation. Ils viennent des Egyptiens et des
Chaldéens.
La règle, c’est l’aspect d’opposition astronomique des planètes et
des signes du Zodiaque situés à cent quatre-vingt degrés. L’équerre
est l’aspect de quadrature, à quatre-vingt-dix degrés. Le triangle
est l’aspect trigone de cent vingt degrés. Le compas,qui est toujours
ouvert à soixante degrés, représente l’aspect sextil. Le niveau c’est
l’horizon; et le fil aplomb, le méridien. La planche à tracer est le
thème astrologique.
Le maillet, qui joue un rôle si important dans les Loges maçonniques,
est la représentation ésotérique du taureau, second signe
du Zodiaque. Il porte l’étoile royale Aldèbaran, un des quatre termes
du Sphinx astrologique, ayant pour signification kabbalistique
la volonté et la religiosité. Il fait partie du symbolisme des anciens
Rose-Croix. C’est la lettre thoth de l’alphabet des Mages, le tau
des Phéniciens, des Hébreux et des Grecs. Sa valeur numérique est
trois cent. Il représente entre les mains du Vénérable d’un Atelier,

la vingt et unième imne du tarot des astrologes : la couronne des
Mages, expression hermétique de la somme des six premiers nombres.
C’est la marque distinctive de l’hiérophante parvenu au plus
haut degré de l’initiation. Il personifie le dieu Thoth des Egyptiens,
le démiurge universel des Platoniciens ; l’ouvrier par excellence,
l’architecte des gnostiques ; l’hermès-trismégiste des néo-platoniciens,
le Maître des sciences occultes. Et pour les grands initias,
chacun de ces symboles était exprimé par une manière de frapper
l’autel avec le maillet.
Il serait facile de prendre ainsi toutes les formules des rituels et
de montrer que, partout où elles n’ont pas été adultérées par des

additions ou modifications récentes  ( 22), ce ne sont que des représentations
astronomiques et astrologiques.
Ouvrons par exemple le rituel du Rose-Croix par Ragon. Nous
lisons :
.Y Degré. Maître Parfait.
< Ce degré,qui formait le troisième et le dernier point de la Maîtrise,
peut être considéré comme le couronnement de l’édifice…Les
quatre voyages d l’aspirant figurent la marche du soleil pendant
les quatre saison**. On voit à chaque angle de la Loge quatre colonnes
et quatre lumières ; ces seize colonnes éclairées réprésentent
les douze mois de l’année et les quatre saisons…».
On saisit ici sur le vif la réminiscence de la véritable signification
astronomique des anciens, déformée par un moderne. Les quatre
voyages expriment en effet que « l’aspirant » devait expliquer
toutes les significations des quatre triplicités astrologiques des
signes du Zodiaque. Eau, terre, air et feu. Les seize colonnes illuminées
rappelaient aux récipiendaires les qualités astrologiques des
signes du Zodiaque. Eau, terre, air, feu, Equinoxiaux, tropicaux,
Fixes, doubles, Masculins, Féminins, diurnes, nocturnes, humains,
quadrupèdes, Féconds, dominants(23) .
Continuons le rituel : « Pour le Maître parfait la planche à tracer
e*t le symbole de la perfection: la pierre cubique… il connaît le
triangle, le cercle et sa quadrature, c’est-à-dire les quatre devoirs
de la perfection…».
Qu’est-ce que cela veut dire ? Un membre du Conseil de l’Ordre
du Grand Orient de France, fût-ce le F.*. Lafferre ou le F.*. Debierre
lui-même, serait bien embarrassé de l’expliquer. Et je doute
que même au Grand Collège des Rites on parvienne à donner une
solution acceptable du problème. C’est ainsi que les Maçons actuels
répètent, sans en comprendre le sens ésolérique, toutes les phrases
qui constituent leur langage conventionnel.

Manifestation maçonnique à Paris,en 2015,pour soutenir Charlie Hebdo.
Manifestation maçonnique à Paris,en 2015,pour soutenir Charlie Hebdo.

La planche à tracer est le thème astrologique que le récipiendaire
devra dresser d’abord — opération de Maçonnerie opérative
— et expliquer ensuite — opération de Maçonnerie spéculative.
Car c’est une erreur encore d’avoir voulu établir une division
très nette entre la Franc-Maçonnerie, dite opérative, d’avant 1717
époque de la Constitution de la Grande Loge d’Angleterre) et la
Franc-Maçonnerie, prétendue simplement spéculative ou philoso-

phique, issue de cette création. La Secte, comme toutes les Sociétés
secrètes, a toujours été à la fois opérative et spéculative. Nous
reviendrons sur ce point en étudiant les traditions.
La pierre cubique, est la quatrième lame de tarot. Elle symbolise
la réalisation des actes humains, l’oeuvre accomplie. Elle est représentée
par la lettre (24) (Dinaïn) et le chiffre quatre. Dans le monde
divin, c’est la réalisation perpétuelle et hiérarchique des virtualités
contenues dans l’Etre absolu. Dans le inonde intellectuel, la réalisation
des idées de l’être contingent par le quadruple travail de
l’esprit : affirmation, négation, discussion, solution. Dans le monde
physique, la réalisation des actes dirigés par la science delà vérité,
l’amour de la justice, la force de la volonté et le travail des organes.
Le bijou du maître parfait consiste en « un compas ouvert à
soixante degrés posé sur une portion de cercle gradué(25) ». C’est,
nous venons de le dire le sextil astrologique ou aspect de soixante
degrés des planètes et des signes du Zodiaque.
Quant à la connaissance du cercle et de sa quadrature, il ne s’agit
nullement des quatre devoirs de la perfection, mais simplement
de la manière de dresser le thème astrologique.

medaille-fm-001
En ouvrant les travaux d’une Loge du rite écossais ancien et
accepté au Cinquième degré (Maître parfait) le Président demande :
« Frère Vénérable premier surveillant êles-vous Maître Parfait?»
Et cet officier répond :
« Je connais les cercles, leurs quadratures et j’ai voyagé par
« toutes les quatre parties du monde(26) ».
Ce qui doit se traduire :
— Frère Vénérable premier Surveillant savez-vous dresser un

thème astrologique?
— Je sais représenter les sept cercles planétaires et le cercle du
premier mobile dans un carré et je connais toutes les significations
des aspects astrologiques.
Les quatre devoirs de la perfection, signifient les quatre termes
astrologiques du Sphinx qui contient, sous une forme très concrète,
toute la théorie du Zodiaque « et même toute une doctrine philosophique
: Savoir-Vouloir-Oser-Se taire. La Science-la Volonté-PAction-
la Prudence(27) ».

Un hotel Sheraton affiche son orientation maçonnique.
Un hotel Sheraton affiche son orientation maçonnique.

On retrouve ces curieuses correspondances ésotériques de l’astrologie
dans la composition de presque tous les livres hermétiques
ou apocalyptiques de l’antiquité(28). El même le plus grand et le plus
sublime de tous se prête à ses savants rapprochements.
L’Apocalypse de Saint-Jean comporte vingt-deux chapitres et on
peut presque synthétiser, pour ainsi dire, le sens principal de chacun
dans une des vingt-deux lames hermétiques du tharot astrologique.
il y a des analogies plus précises encore :
Par exemple on lit dans l’Apocalypse (ch. xn, v, i et n) :
« Puis il parut dans le ciel un grand signe : une jeune femme
revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze
étoiles sur la tête.
« Elle était enceinte, et elle criait, dans le travail et les douleurs
de l’enfantement ».
Voici maintenant la description de la troisième lame du tarot
Egypto-Chaldéen Iêis-Uranie> qui représente astrologiquement la
terre et signifie la nature en travail : « L’arcane trois est figuré
par l’image d’une femme assise au centre d’un soleil rayonnant, elle
est couronnée de douze étoiles et ses pieds reposent sur la lune.
C’est la personnification delà fécondité universelle…(29) ».
Les sept églises, les sept chandeliers d’or, les sept étoiles, les
sept anges, les sept trompettes, les sept têtes de la bête à dix cornes,
les sept coupes dont il est parlé dans l’Apocalypse semblent
rappeler les sept aspects astrologiques des sept planètes : deux
sextils, deux carrés, deux trigones et l’opposition.

8-etoile-satanique-kabbale-maconnique
La représentation du soleil qui éclaire et domine le monde peut
être trouvée dans celui qui est assis sur le trône, entouré d’un arcen-
ciel ; et celle de la lune, dans l’agneau qui agit et féconde.
Les vingt-quatre vieillards seraient, d’après la même interprétation,
les douze signes et les douze maisons du Zodiaque.
Les quatre animaux placés devant le trône, le lion, le boeuf,
l’homme et l’aigle, correspondraient aux quatre termes du Sphinx
des anciens Egyptiens. Les yeux qui les emplissent de tous côtés, à
l’extérieur et à l’intérieur, figurent alors les innombrables étoiles
fixes situés dans les signes de feu, de terre, d’air et d’eau.
L’épée à deux tranchants, le jour et la nuit ; les bonnes et les
mauvaises influences de la même planète.

George W Bush bien entouré.
George W Bush bien entouré.

Les quatre chevaux de l’Apocalypse deviennent les éclipses et les
comètes, classées suivant leurs couleurs et leurs qualités :
Le cheval  blanc, la victoire heureuse.
Le cheval roux, la guerre.
Le cheval noir, la famine.
Le cheval pâle, la mort, la peste.
La Jérusalem céleste décrirait très exactement le thème astrologique
dressé en carré, comme le faisaient les anciens et encore la
plupart des modernes, avec trois portes ou maisons à l’Orient, trois
au midi, au couchant et au nord.
La correspondance des pierres précieuses, indiquée dans l’Apocalypse,
est celle que les ouvrages anciens donnent aux douze signes
du Zodiaque.

379px-freemasons_structure
L’étude de ces suggestifs et singuliers rapprochements pourrait
être conduite beaucoup plus loin. Mais ce serait un peu trop sortir
du but de cet article, puisque les Loges ignorent ce côté « initiatique
» des livres hermétiques. Aucun Atelier ne pousse aussi loin la
recherche ésotérique de l’occultisme.
L’enseignement des symboles maçonniques, tel qu’il est donné
par les Loges, même dans celles de l’Ecossisme, ne peut donc pas
faire de vrais initiés au sens désiré par le F.*. Blatin.
La connaissance des véritables significations symboliques aurait
même un résultat tout opposé car elle conduirait non pas vers le
Maître des Sociétés secrètes, mais plutôt vers le Souverain Créateur
de toutes choses. L’astrologie, en effet, ne peut être connue sans
une étude préalable complète de l’astronomie, et la science du ciel
mène à Dieu.
Ce n’est pas lui que cherchent les Sociétés secrètes, c’est pourquoi
la Franc-Maçonnerie a depuis longtemps perdu la notion ésotérique
des objets, des signes et des mots qu’elle emploie encore
dans ses Ateliers.

Il reste à examiner si la troisième condition, posée par le F.*.
Blatin, l’étude des traditions, peut avoir une influence plus décisive
sur la véritable initiation d’un Franc-Maçon.
Il est assez difficile de savoir exactement quelles sont les traditions
maçonniques dont parle le F.*. Blatin. Le texte suivant semblerait
les limiter à la Franc-maçonnerie moderne : « Sans parler des
agrégations maçonniques qui ont existé dans les temps antérieurs
à l’année 1700 et don» les traces sont difficiles à définir en raison de

l’état de servitude de l’humanité à ces époques II est constant
qu’au dix-huitième siècle divers pouvoirs maçonniques, après la
transformation par un français (Désaguliers) de la Maçonnerie opérative
en Maçonnerie spéculative, se sont constitués en Angleterre,
en France et dans d’autres pays… »(30) .
En retirant des traditions maçonniques toute la longue période
de siècles antérieurs au dix-huitième, le Grand Collège des Rites
fait preuve d’une ignorance qui ne suffit pas à justifier le prétendu
« état de servitude de l’humanité à ces époques ». Mais cette ignorance
est-elle réelle, ou seulement voulue pour détourner de recherches
qui conduiraient à la vérité et montreraient la chaîne occulte
qui relie la Franc-Maçonnerie actuelle, par les Sociétés secrètes,
à la sorcellerie et au paganisme. Et la phrase sur la « servitude
de l’humanité », qui rentre dans le jargon particulier à la
secte, n’est qu’une fourberie de plus à son actif. Elle excelle dans
ces moyens louches, destinés à égarer les enquêtes trop clairvoyantes
à son gré et gênantes pour sa marche souterraine.
La division en maçonnerie opérative et spéculative, adoptée par
tous les écrivains maçons — et antimaçons — a de même été établie
par les chefs de la secte afin de ne pas laisser pénétrer les regards
des profanes et aussi ceux des simples adeptes, dans des
arcanes secrets que la haute Maçonnerie ne veut pas voir dévoiler.
Je ne crois pas à l’ignorance des grands initiés sur ce point. Ils
connaissent l’origine véritable de la Franc-Maçonnerie, ils savent
fort bien qu’elle remonte par la sorcellerie au paganisme.(31)
Mais ils jugent plus prudent, dans leur but secret de lutte contre
l’Eglise, de dissimuler cette descendance qui arrêterait peut-être
certains concours.

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C’est pourquoi la Franc-Maçonnerie enseigne exotériquement
que « les milliers de Loges actuellement répandues dans l’Ancien
et le Nouveau monde, procèdent, par filiation directe ou indirecte,
dune grande Loge constituée à Londres, en 1717, par les membre*
de quatre Loges locales… qui, à l’instar des autres Loges ou Compagnies
de Francs-Maçons alors existantes dans les Iles Britanniques,
continuaient les corporations professionnelles qui, depuis le
XIIIième siècle, avaient groupé, dans toute l’Europe, les artisans voués
à l’art de bâtir, maçons, tailleurs de pierre, architectes, couvreurs,

sculpteurs, etc. Le Symbolisme et le nom même de la Franc-Maçonnerie
suffiraient d’ailleurs a confirmer cette origine (32) ».
S’il est exact que toutes les Loges, répandues de nos jours dans
ie monde (au moins pour l’Europe et l’Amérique), sont filiales de
la Grande Loge,créée à Londres en 1717 par quatre Loges anglaises,
il n’est pas démontré que celles-ci tiraient leur origine de corporations
professionnelles. Les Sociétés secrètes ont une toute autre
filiation. Et la courte étude des symboles, que nous avons faite plus
haut, suffit pour montrer que l’assertion des écrivains maçonniques,
— répétée par tous les auteurs antimaçonniques, — est
inexacte.
En réalité la Maçonnerie est à la fois opérative dans ses deux premiers
grades : Apprenti et Compagnon ; spéculative dans celui de
Mattre ou maçon parfait.
Quant aux hauts grades, inventés pour battre monnaie, ils n’ont
aucune valeur hermétique. C’est une foire aux vanités et rien de
plus (33).
L’Apprenti étudiait l’astronomie. Le Compagnon apprenait ensuite
l’astrologie sphérique et le Mattre connaissait l’astrologie judiciaire.
Telle est la marche occulte des trois grades.
Puis venaient pour le Mattre astrologue : l’alchimie, la recherche
de la pierre philosophale et de l’élixir de vie ; la théurgie évocatrice,
la Kabbale et la gnose.
Réminiscences occultes, disent les anciens hiérophantes, de l’état
parfait dans lequel l’homme a été créé. Il connaissait alors les secrets
de la nature et n’était pas soumis à la maladie ni à la mort.
L’humanité déchue se souvient en effet. Et comme elle désire retrouver
ce bonheur, cette domination,. Satan exploite ce sentiment ;
il continue l’oeuvre de la première chute.
Il montre à l’homme la puissance que donne l’or et l’alchimiste
cherche la pierre philosophale par l’unité de la matière (34) . Il lui fait

entrevoir les délices d’une éternelle jeunesse et l’occultisme se souvient
qu’il existait au Paradis un arbre de vie dont il espère découvrir
le secret et manger les fruits.
L’âme humaine de passage ici-bas a soif de l’au-delà, sa véritable
patrie. Le Maître fourbe exploite cette noble aspiration. Et
poussé par lui l’homme croit satisfaire son désir par l’occultisme et
la ihéurgie, triomphe de l’orgueilleux et parodie de la divine mystique.
Le Croyant, au contraire, fils soumis de l’Eglise, adore humblement
la volonté de Dieu. Il attend en paix et souffre en silence dans
la prière et la résignation, sachant que la récompense et le bonheur
ne sont pas de ce monde.

Albert Pike
Albert Pike

Mais dans sa lutte contre Dieu, dont l’âme de l’homme est l’enjeu,
l’esprit du mal ne se montre pas à découvert. Ce n’est pas dans
ses habitudes. 11 s’est réfugié, pour mieux tromper ses victimes,
dans les Sociétés secrètes.
Le Paganisme, où il a triomphé jusqu’à la venue du Christ, qui a
vaincu le prince de ce monde, a eu ses oracles.
La sorcellerie, où Satan avait trouvé pour son culte un refuge,
avait ses voyants et ses invocateurs. La Franc-Maçonnerie, où le
mauvais rampe en silence pour saper la religion révélée, a ses Illuminés
et ses « théurgistes », qui continuent à la fois les mystères
de l’antiquité et les sabbats du moyen âge. Mais en même temps
Satan est devenu philosophe, il s’est fait encyclopédiste et matérialiste.
De là est née « Toute une Ihéurgie contemporaine de Voltaire
et de Rousseau(35) ».
Ce sont, je crois, ces traditions dernières dont a voulu parler le
F.a . Blatin. Examinons-les.
Les Loges, d’où est sortie la Grande Loge de Londres, étaient des
sociétés d’occultistes, et en cela elles continuaient les véritables
traditions des Sociétés secrètes qui leur avaient donné naissance.
Si, dans leurs rangs il s’est trouvé des membres de corporations

ouvrières, ils y figuraient comme occultistes. Une qualité n’exclue
pas l’autre, elles se complètent au contraire et marchaient rarement
séparées.
Les anciens Mattres constructeurs n’auraient pas plus posé la
première pierre d’un édifice, sans interroger les astres, qu’ils n’auraient
admis dans leur confrérie un nouveau membre, sans avoir
au préalable étudié le thème astrologique de sa naissance et celui
de l’heure de la réception. Sages précautions pour se garer des
accidents de toute nature(36). Et l’on retrouve la trace de ces préoccupations
occultes sur beaucoup de vieux monuments, notamment
dans les sculptures qui ornent les anciennes cathédrales.
Mais le but et le lien ésotérique de toutes les Sociétés secrètes
est la connaissance des sciences hermétiques, de l’astrologie, de la
théurgie, etc. Les membres, qui, dans la Franc-Maçonnerie, se
livrent plus particulièrement à cette dernière étude, sont les
Théosophes ou Illuminés. Ils furent nombreux, dans toute l’Europe,
au dix-huitième siècle.
Puisque vous m’interpellez formellement de vous dire ce que
c’est qu’un illuminé peu d’hommes peut-être sont plus que moi en
état de vous satisfaire.
« En premier lieu, je ne dis pas que tout illuminé soil Franc-
Maçon ; je dis seulement que tous ceux que j’ai connus, en France
surtout, l’étaient….
« Les connaissances surnaturelles sont le grand but de leurs travaux
et de leurs espérances ; ils ne doutent point qu’il ne soit possible
à l’homme de se mettre en communication avec le monde spirituel,
d’avoir un commerce avec les esprits et de découvrir ainsi les
plus rares mystères.
« Leur coutume invariable est de donner des noms extraordinaires
aux choses les plus connues sous des noms consacrés…
« J’ai eu l’occasion de me convaincre, il y a plus de trente ans,
dans une grande ville de France, qu’une certaine classe de ces illuminés
avaient des grades supérieurs inconnus aux initiés admis à
leurs assemblées ordinaires ; qu’ils avaient même un cuite et des
prêtres qu’ils nommaient du nom hébreu cohen… »
Joseph de Maistre à qui ces lignes sont empruntées signale
ensuite « leur aversion pour toute autorité et hiérarchie sacerdotale.
Ce caractère est général parmi eux ; jamais je n’y ai rencontré
d’exception parfaite parmi les nombreux adeptes que j’ai connus…
» (37)

ON COMPREND COMBIEN IL EST DIFFICILE DE PÉNÉTRER DANS CES ANTRES
SECRETS DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET DE SOULEVER LES VOILES SOUS LESQUELS
LA SECTE INTERNATIONALE A TOUJOURS CACHÉ LES TRAVAUX ÉSOTÉRIQUES
DE SES ATELIERS.
AUTANT SES MEMBRES ONT ÉTÉ, À TOUTES LES ÉPOQUES, PROLIXES DE
THÉORIES PHILOSOPHIQUES, RELIGIEUSES ET SOCIALES, RÉDIGÉES SOUS LA
DICTÉE DES HABITANTS DE L’AU-DELÀ, AUTANT ILS SE SONT MONTRÉS BREFS
ET DISCRETS SUR LES MANOEUVRES THÉURGIQUES ET LES RÉSULTATS DIRECTS
DE LEUR ILLUMINATION. LE MYSTÈRE EST UNE DES TRADITIONS DE LA SECTE.
IL FAUT SE CONTENTER DE QUELQUES AFFIRMATIONS SUCCINCTES SEMÉES
AU MILIEU DE LEURS OUVRAGES OU DE LEUR CORRESPONDANCE. MAIS CEPENDANT
CES COURTES RÉVÉLATIONS, RÉUNIES EN FAISCEAU, SONT SUFFISANTES,
À QUI VEUT SE DONNER LA PEINE DE LIRE ENTRE LES LIGNES, POUR DÉCOUVRIR
LA VÉRITÉ QUE LA FRANC-MAÇONNERIE A TOUJOURS TENU À DÉROBER
AUX REGARDS PROFANES.
L’ORGUEIL EST LA NOTE CARACTÉRISTIQUE DE TOUS. C’EST LA SIGNATURE
DU MAÎTRE.
SAINT-MARTIN,LE PHILOSOPHE INCONNU, COMME IL SE PLAÎT À S’APPELER
LUI-MÊME D’APRÈS UN ORDRE DE L’AU-DELÀ, ÉCRIT :
« SALOMON A DIT AVOIR TOUT VU SOUS LE SOLEIL. JE POURRAIS CITER
QUELQU’UN QUI NE MENTIRAIT POINT, QUAND IL DIRAIT AVOIR SU QUELQUE
CHOSE DE PLUS, C’EST-À-DIRE CE QU’IL Y A AU-DESSUS DU SOLEIL ; ET CE
QUELQU’UN LÀ EST LOIN DE S’EN GLORIFIER » .
LE MÊME THÉOSOPHE, FRANC-MAÇON, ÉCRIT À SON AMI ET DISCIPLE LE
BARON DE LIEBISDORF :
« QU’IL A REÇU D’EN HAUT DIVERSES INSTRUCTIONS ; MAIS IL NE PEUT
EXPLIQUER COMMENT ELLES LUI ARRIVENT, LES MOTS NÉCESSAIRES N’EXISTENT
PAS DANS LA LANGUE » * .
11 EST DU RESTE, D’APRÈS TOUS LES MEMBRES DE LA SECTE, « DES CHOSES
QU’ON NE PEUT POINT PUBLIER »  .
MAIS LE BARON DE LIEBISDORF  EST COMME TOUS LES DISCIPLES:IL

VOUDRAIT VOIR DU NOUVEAU ET ASPIRE AVEC IMPATIENCE APRÈS UNE
CONNAISSANCE physique DE DIEU LUI-MÊME »  .
C’EST QUE D’AUTRES ONT VU, ILS ONT EU DES ILLUMINATIONS EXTRAORDINAIRES,
DES VISIONS, ETC., À LA SUITE DE TRAVAUX THÉURGIQUES QUI LES
METTAIENT « EN RAPPORT AVEC LES ÊTRES LES PLUS ÉLEVÉS DE LA GRANDE ET
UNIVERSELLE FAMILLE DES CIEUX »  .
LE COMTE D’HAUTERIVE, PAR EXEMPLE, MEMBRE D’UNE IMPORTANTE

Loge de Lyon » parvenait à la suite de plusieurs opérations à la
connaissance physique de la cause active et intelligente, désignation
du Verbe, la Parole ou le Fils de Dieu ».
Malgré tous les efforts, toutes les évocations, l’initiation est longue,
il y faut des années. « La chose avant de se manifester
« demande des preuves sûres et très sérieuses d’un dévouement
sans borne. Le jour où vous en serez digne les phénomènes viendront
»  . Quelquefois l’attente dure dix ans, comme pour Willermoz,
le VénéraHe de la Loge La Parfaite Amitié de Lyon. D’autres
plus favorisés n’avaient besoin que de deux ou trois années d’initiation.
Nous résumerons, dans la seconde partie de cette étude, d’après
les lettres de Pasqually et de Saint-Martin à Wilîermoz, les travaux
théurgiques ou kabbalistiques employés par les Francs-
Maçons de Lyon, de Paris, de Bordeaux, de Versailles, d’Allemagne,
de Wurtemberg, de Danemark, de Suède, d’Angleterre du Canada et du Québec pour
obtenir ces communications étranges avec un être surnaturel se
disant « être »  Dieu.

 

Sources:De nombreux auteurs  du début du  vingtième siècle,dont certains sont notés ici,dans la légende.

https://atomic-temporary-14961841.wpcomstaging.com/2014/02/21/franc-maconnerie-politiciens-et-collusion-a-montreal/

 

Voir un article important sur la franc-maçonnerie au Québec: lien

 

couillard_franc-macon2

 

Autres liens et écrits sur ce sujet:L’histoire secrète du Québec

 

Voyez ce qu'un important journal écrivait sur Justin Trudeau en 2014:Canada’s Liberal Party leader Justin Trudeau, the son of former Prime Minister Pierre Elliott Trudeau, has, unlike his father, warmed up to the United States, Wall Street, and the cause of globalization.   Justin Trudeau and Aecio Neves are prime examples of how the CIA eagle will take under its wings the progeny of leftist icons to achieve its goals.
Voyez ce qu’un important journal écrivait sur Justin Trudeau en 2014:Canada’s Liberal Party leader Justin Trudeau, the son of former Prime Minister Pierre Elliott Trudeau, has, unlike his father, warmed up to the United States, Wall Street, and the cause of globalization.
Justin Trudeau and Aecio Neves are prime examples of how the CIA eagle will take under its wings the progeny of leftist icons to achieve its goals.

 

 

 


 

LÉGENDE

 

1. Rivista, citée par V Univers, n° du 1« Février 1911.
2. Cette lutte des Société* secrètes contre l’Egli*» a existé de tout temps. Dans le manifeste
publié par les frères de la Rose-Croix en 1615. le Ornnd Maître proclame « Que par leur moyen
le triple diadème du pape sera réduit en poudre ; qu’ils» confessent librement et publient sans
aucune crainte d’en étr** repris, que le pape est l’antechrist.
3-Conf. NAUDÉ : Instruction à la France sur la vérité de l’histoire des Frères de la L’ose-Croix.
Paris 1623, in 8 ».

4. Marquis Costa de Beaurboard. Le Roman d’un royaliste sous la Révolution. Paris 1895.
Page 4«.
5•J. MaTTEB, Saint-Martin. Paris, 1863, 2« Ed. p. 49.
6. I/Empereur François 1«*, éponx de Marie-Thérèse, avait été initié, Je 14 mai 1731 à La
Haye, sous le nom de F.*, de Lothringen dans une Loge temporaire sur délégation du Grand
Muitre Lord Lovel et sous la présidence de Stauhope comte de Chesterfiéld… Il fut bon maçon..

Le seul reproche qu’on puisse lui adresser, c’est son amour pour l’alchimie : la rech.-t
ehe de la pierre philosophale fut Tune de ses grandes préoccupations et c’est de la Fi an<
Maçonnerie qu’il attendait la solution de cette passionnante question. Elle seule, pensait H.
pouvait la lui donner et devait la lui révéler. Il faut à la vérité convenir que trop souvent les
Francs-Maçons se livrèrent jadis, dans le secret du temple, à ce genre d’étude qui apparaît tv
jourd’hui comme puérile… L’opinion courante affirmait que… la transmutation des métaux,
était le secret de la Franc-Maçonnerie, qu’il ne pouvait être dévoilé qu’aux initiés… aux études
sur la composition des corps et sur la nature de la matière s’était jointe la recherche de la pa
nacée universelle, de l’Elixir de longue vie et des secrets hermétiques qui transforma sinirulio
rement certaines Loges en cabinet de charlatans et d’imposteurs. (La Franc-Maçon unir h<-xviii* êiicle par Paul Duchaine, p. 35 et suiv. L’auteur est F.*. M.’.).
7, Jacob Bcehtne, ouvrier cordonnier, né à Vieux-Seidenberg en 1575, mort à Grerlitz en
1624. Il écrivit ses ouvrages théosophiques d’après des visions. Nous avons cité c> théosnphe
bien qu’il soit antérieur au xvni» siècle,parce que ses disciples ont eu une grande influence
dans la Franc-Maçonnerie Anglaise et Allemande.
— Jane Leade, née en 1623 morte en 1704» inspiratrice et associée de Jean Pordage.
— Emmanuel Swedenborg né à Stockholm en ltW8 mort à Londres en 1772. Fils d’un evéque
Luthérien. Savant minéralogiste, membre de l’Académie Suédoise, assessseur au Collège royal
des mines, etc.
— Martinez Pasqually. On est peu renseigné sur sa vie, on le croit portugais et don
gine juive, né vers 1715 (?) mort à Port-au-Prince en 1779,
— Louis-Claude de Saint-Martin né à Amboiseen 1743, mort à Auuay en 1802. Ancien officier
do régiment de Foix.
8. Adam TVeishaupt, né à Ingolstadt en 1748 mort à Gotha en 1830. Elève et professeur à
l’Université d’Ingolstadt alors dirigée par le» Jésuites.

 

9. « lia Providence, écrit Saint-Martin, saura bien faire naître une religion du coeur de
homme… qui ne sera plus susceptible d’être infectée par le trafic du prêtre et par Vhaleine
de l’imposture comme celle que nous venons de voir «’éclipser avec les ministres qui l’avaient
*]* <*houorée… accapareur» des subsistances «le lame… ». (Matter. Saint-Martin, p. 2ô’.l).
10. Albert Pike, né à Bouton le 29 décembre 1*09. Mort à Wasington le 2 avril 1891. Elu en
18″>9 Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du Sud du Rite Ecossais ancien et
accepté. Grand Maître provincial de la Grande Loge de l’Ordre Royal d’Ecosse aux Etats-Unis
et membre honoraire de presque tous les Suprêmes Conseils du Monde. Très zélé Maçon. Auteur
fu t historien distingué pour les choses ayant trait à la Franc-Maçonnerie. (Precss. J. Study in
American Freemanonry. Introd. p. îx).
11. Papas. Martinézisme et Franc-Maçonnerie, p. 71.
f. id. p, 91.
« >, Paix». Martinet de Pa$cally, p. 149.
6. id. p« 73.

12. Fapus, Martinet de Paically, p. 135.
13. Fapus, Martinézisme et Franc-Maçonnerie, p. 6.
14. Papuh, Martinet de Fatqually, Paris, in-12, 1805 p. 71 et suiv.
15.11 y a dans l’initiation Traie quelque chose de diabolique.puisqu’elle incite l’individu à tain»
acte d’initiative, en «insurgeant contre tout ce qui l’opprime. Tout comme le serpent tentateur

qui  exhorte l’homme à se rendre semblable à Dieu ; elle en fait un Titan, qui ne craint pas
d’ escalader l’Olympe, après s’être enfoncé dans la nuit du Tartare, jusqu’au seuil du palais de
Proserpine. Aussi, pour être initié, a-t-il toujours été indispensable de n’avoir penr de rien et de
faire preuve dune indomptable énergie. Le Grand Livre de la Nature ou l’Apocalypse et hermétique. Préface d’Oswald Wirth, p. 0
16. MATTER. Saint-Martin, p. 94.
17. Le Grand Collège des Rites gardien de la tradition et régulateur des formes maçonniques
arrête et revise, pour les travaux à tous les degrés, les rituels dont l’observation est recommandée
par le Grand Orient à ses Ateliers. 11 approuve ou rédige les instructions pour les
différents grades… Il donne son avis sur les questions de tradition et de formes… Il a seul le
droit d’initier aux degrés les plus élevés de la Franc-Maçonnerie. (Constitution et Règlement
général du Grand Orient de France Ed. de 1903, art. 231 et 234).
18. La connaissance occulte ne se communique ni par les discours ni par les écrits. Elle ne
«aurait être conquise que par la méditation : il faut rentrer au dedans de soi-même, pour la
découvrir en soi et l’on fait fausse route en la cherchant hors de soi. C’est en ce sens qu’il tant
entendre le fvwSd ( Socrate. » OSWALD WIRTH. Le Symbolisme hermétique p.40

19. Article de M. JEAN BIDEGAIN sur le F.*. Blatin, Liberté du Sud-Ouest, 24 octobre 1911.
20. id.

21. Dans le domaine du symbolisme, il ne faut pas vouloir trop préciser, les symboles initiatiques
correspondent à des conceptions peu saisissables de leur nature et nullement réductibles
des définitives scholastiqucs… Peut-être n’est-il pas mauvais que rien ne soit trop strictement
déterminé en matière de symbolisme maçonnique. Les problèmes qui se posent sont susceptibles
do solutions multiples, si bien que l’esprit se meut en ce domaine avec une liberté féconde…
chaos philosophique… qu’il nous incombe de débrouiller pour en faire jaillir la lumière,
(HoswALD WIRTH, Symbolisme hermétique, p. 84 et 82.
 « Il suffit de jeter un rapide coup d’oeil sur les enseignements de toutes ces associations pour
constater que la Franc-Maçonnerie a perdu presque totalement le sens des symboles traditionnels,
constituant le dépôt qu’elle devait transmettre d’Age en âge » PÀPUS. Le Tarot des
Bohémiens, p. 11.

22. f… modifications que l’on a cru devoir faite subir aux anciens rituels maçonniques. On en
a retranché… ce que l’on ne comprenait j»as et — chose plus déplorable encore — ce que l’on
s’imaginait comprendre » (Article du Yrijnutêtlaar, revu» trimestrielle maçonnique d’Amsterdam
no de Février 1908, cité parOSWALD WIRTH. Syribolism* hermétique , p. 76-77.
23. Voir; FOMAUUXn. Manuel d’Astrologie tphrriqiie et judiciaire.

24. CHRISTIAN. Histoire de la Magie, p. 117 et 120.
25. DSLAUHAY. Thuileur de* trente trois degrés de i Eccoisme du rite ancien et accepté, 1813..P. 41.
26. FOMALHACT. Manuel d’astrologie spérique et judiciaire, p. 332.
27. Rituel publié par La France Antimaçonnique, n« du 4 avril, 1912.

28. I* Apocalypse forme avec le Zohar, le Sepher Jittirah et quelques passages d’Etéchiel plus pur corps doctrinal et claviculaire de la Kabbale proprement dite. STANISLAS DE GUAITA.
A u Seuil du Mystère, 3* édit. p. 43.
29. CHBISTIA*. Histoire de 1» Magie, p. 11«.

30. Avis du Crand Collège des Rites sur 1» régularité maçonnique. Compte rendu du Grand
Orient de France aux Atelier». 1«* mars an * mai 1901, p. 24.
31, Parlant de Saint-Martin OSWALD WIRTH — un des rares initiés de notre époque écrit :
« Il ne sut que planer dans les hauteurs, alors qu’avec Lucifer lui-même, il aurait du se préci
pitt-r du ciel, pour plonger jusqu’au centre le plus profond de l’enfer.» — Le Grand Livre de
la nature, préf. p. 9.

32. Préface du Comte Gobtet d’Alvieil* an livre de M. Duohaine : La Franc-Maçonnerie belge
au XVIIr siècle, p. 5. M. Goblet d’Alviella est un des pins hauts Initiés de la Franc-Maçon*
nerie belge.
33. « Tout résotérisme maçonnique est très certainement renfermé dans les trois grades dits
de Saint-Jean, qui devraient suffire si nous savions en extraire tout ce qu’ils contiennent….
Les hauts grades… n’ont pas la prétention de révéler de nouveaux secrets ». OSWALD WIRTH,
Symbolisme hermétique, p. 93 et 94.
34. « A-ton assez cruellement vilipendé l’alchimie et raillé de bon coeur la transmutation des
métaux f Ce n’est point ici le cas de faire l’apologie ni même l’exposition de l’art spsgyrique ;
mais nous exultons de transcrire, pour la confusion des détracteurs imbéciles, l’appréciation récente
du plus grand chimiste, peut-être de la France contemporaine, M. Berthetot, dar i ses
Origines de V Alchimie (préf. p. XIV et XV) (•) M. Berthelot était franc-maçon : « J’ai retrouvé
« non seulement la filiation des idées qui les avaient conduits (les alchimistes) à poursuivre
la transmutation des métaux, mais aussi la théorie, la philosophie de la nature qui leur avait
« servi de guide, théorie fondée sur l’hypothèse de l’unité de la matière, ET AUSSI

« AU FOND QUE LES THÉORIES MODERNES LES PLUS RÉFUTÉES AUJOURD’HUI… Or, circonstance*
m étranges ! les opinions aux quelles Us savants tendent à revenir sur la constitution H tière, ne sont pas sans analogie avec les vues profondes des premiers alchimistes « On yoit quel cas notre glorieux contemporain fait des philosophes hermétiques. Combien
plus vive serait peut-être son admiration si, pleinement initié eu spagirisme ésotérique, il pénétrait
le triple sens de ces locutions spéciales que son génie ne lui a fait qu’imparfaitement deviner.
Mais l’alchimie n’est qu’une part minime de la science universelle enseignée dans les
sanctuaires de l’antiquité ». Essais de sciences maudites. Au Seuil du mystère par STANISLAS
DB GUAITA, p. 21).
35. Maître, Saint Martin, p. 21.

36. « Nous initions trop souvent des profanes que nous aurions dû rejeter, si nous avions été
suffisamment perspicaces… L’oeuvre ne peut réussir que si l’on est parvenu à trouver le sujet
convenable… » OSWALD WIBTH. Symbolisme hermétique, p. 87.
37. Soirée* de Saint-Péterebourg cité par MATTER, Saint-Martin,

 

 

Paradis fiscaux : nouvelle fuite de documents des Bahamas

Après les Panama Papers, voici les Bahamas Leaks. Cette nouvelle fuite d’informations concerne plus de 175 000 entreprises enregistrées entre 1990 et le début de 2016 aux Bahamas, pays des Caraïbes reconnus pour être un paradis fiscal.

Nassau aux Bahamas.
Nassau aux Bahamas.

Les informations proviennent du registraire des entreprises des Bahamas. Elles ont été obtenues par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui les a partagées avec le Consortium international des journalistes d’enquête (ICIJ) et ses médias partenaires, dont Radio-Canada.

On y trouve le nom des sociétés, des fiducies et des fondations, leurs dates de création, leurs adresses, ainsi que les noms des administrateurs. Les actionnaires n’apparaissent toutefois pas dans le registre.

Il est possible de consulter ce registre des entreprises à Nassau, capitale des Bahamas, située à une heure de vol de Miami. La version électronique du registre, géré par le gouvernement bahamien, est pour sa part souvent incomplète. De plus, récupérer un seul document coûte au moins 10 $.

Explorez tous les documents de cette fuite grâce à une base de données, en anglais, que nous rendons publique ici. Contrairement au registre des Bahamas, vous pouvez faire des recherches par noms d’individus, révélant ainsi des liens qui seraient restés dans l’ombre en passant par le registre officiel.

 

Une base de données unique

Les informations des Bahamas ont été ajoutées à la base de données des Panama Papers. Vous pouvez donc y trouver aussi des informations sur 320 000 sociétés : celles créées par Mossack Fonseca dans les paradis fiscaux, combinées à des informations rendues publiques en 2013, lors d’une première fuite sur les paradis fiscaux surnommée Offshore Leaks.

Il s’agit de la plus importante base de données publique d’entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux de l’histoire.

Utiles, les Bahamas Leaks?

Pour André Lareau, professeur de droit fiscal à la Faculté de droit de l’Université Laval, cette nouvelle fuite de documents pourrait être utile aux gouvernements.

Depuis novembre 2011, un accord d’échange de renseignements est en vigueur entre le Canada et les Bahamas.

« Si le gouvernement canadien a une information concernant ceux qui ont de l’argent ou des actifs aux Bahamas, ça facilite [sa] tâche. Le gouvernement peut alors faire une demande en vertu de l’accord de renseignement pour vérifier s’il y a un problème ou non », explique le professeur.

Les Bahamas ont promis de respecter les standards internationaux pour lutter contre les paradis fiscaux, mais ne les ont pas appliqués. Pour cette raison, le pays se retrouve sur une « liste grise » de l’OCDE depuis 2009. Les Bahamas sont surveillées par les autorités fiscales internationales depuis près de 100 ans.

Les autorités des Bahamas ont affirmé au Consortium international des journalistes d’enquête que le pays honore ses obligations internationales. Les Bahamas « ne tolèrent pas l’argent sale », ont-elles dit, soulignant être classées à plusieurs égard parmi les pays « largement conformes » aux standards internationaux.

Les autorités n’ont pas voulu donner de commentaires sur leur registre des entreprises.

Concernant les échanges d’informations fiscales entre pays, « les Bahamas négocient de bonne foi avec tous les partenaires appropriés du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements, sous réserve de standards internationaux de confidentialité et de sécurité des informations », ajoute-t-on.

Il faut cependant souligner qu’il est généralement légal de détenir ou de gérer une entreprise dans un paradis fiscal.

On ne peut pas faire l’adéquation automatique entre fraude fiscale et utilisation d’un tel paradis fiscal.

André Lareau, professeur de droit fiscal à la Faculté de droit de l’Université Laval

Sur la piste des Panama Papers

Cette nouvelle fuite d’information n’a pas la taille ni l’ampleur de celle des Panama Papers, qui a ébranlé la planète en dévoilant les documents internes de la désormais célèbre firme Mossak Fonseca.

Mais on découvre que cette dernière, qui a aidé des chefs d’État, des athlètes professionnels, des milliardaires et des narcotrafiquants à profiter des paradis fiscaux, était active aux Bahamas.

Elle y a enregistré près de 16 000 sociétés, à titre d’intermédiaire entre des gens qui voulaient créer des sociétés dans un paradis fiscal et le gouvernement des Bahamas.

Les compagnies aux Bahamas étaient l’un des produits vedettes de Mossak Fonseca.


Pour consulter les Panama Papers et les Bahamas Papers ,voici le lien: Papers

 

 

bahamas


Les documents des Bahamas nous révèlent des détails sur les activités de politiciens, de ministres, de princes et de criminels.

L’une de ces personnes est Neelie Kroes.

Neelie Kroes
Neelie Kroes

Commissaire européenne à la concurrence (2004-2010) et responsable de l’agenda numérique (2010-2014), Mme Kroes était administratrice d’une société bahamienne, la Mint Holding, de 2000 à 2009.

Le problème, c’est qu’elle n’a pas dévoilé ses intérêts dans cette entreprise. Les règles de l’Union européenne exigent que les commissaires déclarent leurs intérêts financiers des 10 dernières années, ce qui inclut les postes d’administrateurs pour des entreprises qui ont des activités économiques et commerciales.

C’était le cas de M. Kroes. La Mint Holding avait été mise sur pied pour faire l’acquisition d’actifs dans le secteur de l’énergie.

Par l’entremise de son avocat, Mme Kroes rejette toutes critiques de ses activités commerciales. Elle n’a jamais été en conflit d’intérêts en raison de liens avec le secteur privé, affirme-t-il. L’omission de déclarer qu’elle était administratrice de cette société, qui n’est plus active depuis 2000, a été faite de « bonne foi ».

« Mme Kroes informera le président de l’Union européenne de cet oubli et en assumera la pleine responsabilité », ajoute son avocat.

Avec la collaboration de Gino Harel et du Consortium international des journalistes d’enquête

Source:Ici-Radio.Canada

 

 

Chaos programmé:Quelqu’un se prépare à détruire l’internet

Le spécialiste de la cyber-sécurité Bruce Schneier a posté un article alarmiste sur son blog, des menaces pèseraient sur les structures de l’internet.

 

Le futur est à craindre
Le futur est à craindre

C’est très sérieux.
C’est LE grand expert de la cybersécurité Bruce Schneier qui l’a écrit sur son blog hier “quelqu’un est en train d’apprendre à détruire Internet” ce sont ses mots.
Quand Bruce Schneier dit quelque chose comme ça, il faut mieux y prêter attention….

Schneier explique que depuis un ou deux ans, les entreprises critiques de l’internet, subissent des attaques précises, calibrées, dont le but semble être de tester leurs défenses, et d’évaluer les moyens nécessaires pour les mettre à bas.

C’est le cas par exemple de Verisign, dont le rapport trimestriel de ce type d’attaques.
Verisgn, c’est l’entreprise américaine qui gère notamment les noms de domaine en .com et .net si Verisign tombe, c’est tout un pan de l’Internet mondial qui disparaît.

Qu’est-ce que ces attaques ont de particulier ?
Schnieier l’explique très bien.

Les attaques les plus courantes sur Internet, sont ce qu’on appelle les attaques en déni de service (en Ddos).

En gros, il s’agit d’empêcher les usagers de se rendre sur le site visé.

Pour ça, même s’il y a des subtilités, le moyen est toujours le même : adresser au site tellement de requêtes qu’il sature et devient inaccessible, c’est ensevelir le site sous les données.

Les attaques en déni de service sont vieilles comme Internet, les hackers y recourent pour faire tomber les sites qu’ils n’aiment pas, les cybercriminels pour obtenir des rançons (car on peut prendre un site en otage).

Il y a toute une industrie de la défense contre les attaques en déni de service, mais, à la base, ça revient toujours à une question de bande passante (c’est-à-dire de débit, pour faire une analogie avec la plomberie).
Si l’attaquant en a plus que le défenseur, il gagne.

Depuis quelques mois donc, les entreprises critiques de l’internet subissent ce genre d’attaques en déni de service, mais elles ont un profil particulier.
Elles portent sur un spectre plus large que d’habitude, et elles durent plus longtemps.
Elles sont plus sophistiquées aussi.
Mais surtout, elles donnent l’impression de tester des choses.

Par exemple, une semaine, une attaque va commencer à un certain niveau, monter en grade, puis s’arrêter.
La semaine suivante, elle va reprendre à ce niveau, puis monter encore.
Comme si elle cherchait l’exact point de rupture.

Et puis ces attaques semblent configurées pour voir les contours des défenses.
A chaque fois, elles utilisent différents points d’entrée en même temps, ce qui est rare, obligeant les entreprises à mobiliser l’ensemble de leurs capacités de défense; à montrer tout ce qu’elles ont à disposition, ce qui n’est jamais bon.

Tout converge donc vers le constat que quelqu’un est bien en train de tester les défenses des entreprises les plus critiques de l’Internet mondial.
Mais qui ?
Schneier ne croit pas à un criminel, un activiste ou chercheur.

Ce genre de méthode passant par le test des infrastructures centrales, ça ressemble beaucoup plus selon lui à un acte d’espionnage ou de renseignement.

Et puis la puissance et l’échelle de temps sur laquelle s’étendent ces attaques désignent un Etat.
Comme si le cyber-commandement d’une armée était en train de calibrer ses armes en cas de cyberguerre.
Ca rappelle à Schneier quand, pendant la guerre froide, les Américains envoyaient dans le ciel soviétique des avions de très haute altitude pour que la défense anti-aérienne soviétique se mette en alarme, et pouvoir donc la cartographier.

Que faire ? Rien, dit Schneier. On ne sait pas d’où ça vient.

Les données qu’il a en sa possession le feraient pencher pour la Chine, et il n’est pas le seul à le penser.
Mais ce type d’attaque permet de masquer le pays d’origine.

La NSA, explique-t-il, qui exerce sur la colonne vertébrale de l’Internet (pour traduire “backbone”) la surveillance la plus approfondie, doit avoir une idée plus précise, mais à moins que les Etats-Unis ne veuillent déclencher une crise diplomatique, nous n’en saurons rien.

Ainsi commence ce John Le Carré au pays des gigabits.

Terrorisme islamique:Le jour de l’Aïd, Daesh met en scène l’exécution de 12 «espions» dans un abattoir (PHOTOS CHOC)

Les bourreaux de l'Etat islamique font entrer les suppliciés dans l'abattoir
Les bourreaux de l’Etat islamique font entrer les suppliciés dans l’abattoir

Le 12 septembre, l’Etat islamique a diffusé une nouvelle vidéo, mettant en scène l’exécution de prétendus «espions américains» dans un abattoir. Le document, d’une violence extrême, est intitulé «La Fabrique de l’illusion».

Menés à l’abattoir comme des bêtes, les douze prisonniers sont un à un égorgés, avant d’être suspendus à des crocs de bouchers, afin qu’ils se vident de leur sang. La vidéo de ces assassinats, filmée avec soin et à l’aide de plusieurs caméras, dure plusieurs longues minutes que RT vous épargne.

Les prisonniers sont sélectionnés un à un avant d'être égorgés
Les prisonniers sont sélectionnés un à un avant d’être égorgés

Le document de propagande qui intègre cette scène débute avec des extraits de films et de téléfilms d’espionnage, dont certaines images proviennent du blockbuster américain Mission Impossible5. Par la suite, des images d’anciennes exécutions perpétrées par Daesh, ainsi que celles d’attentats organisés par le groupe terroriste sont utilisées. Les observateurs avertis remarqueront que des scènes de l’attentat de Nice du 14 juillet y figurent en bonne place.

Une fois tués, les suppliciés sont pendus par les pieds
Une fois tués, les suppliciés sont pendus par les pieds

Cette dernière vidéo de Daesh a été diffusée le 12 septembre, soit le premier jour de la fête de l’Aïd el-Kebir, rappelant l’épisode biblique durant lequel dieu arrêta la main d’Abraham qui était prêt à lui sacrifier son fils, le remplaçant par un agneau pour qu’il l’égorge.

Sources: Russia Tv

 

 

 

 

2001-2016 célébrons 15 ans de mensonges médiatiques et de psychose collective partie 1-la clé de l’énigme se trouve dans le WTC 7

La candeur apparente avec laquelle les représentants du pouvoir et les médias commerciaux ont toujours négligé publiquement de percevoir les liens entre l’affaire Enron et le 11-Septembre constitue un cas exemplaire de parenthèse enchantée. D’une part, l’affaire Enron est sans conteste l’une des plus grandes fraudes de l’Histoire des États-Unis. D’autre part, l’un des hauts dirigeants d’Enron, Thomas White, a bien été nommé au Pentagone, quelques mois avant le 11-Septembre, durant le basculement institutionnel imposé aux États-Unis par Dick Cheney et George W. Bush, en mai 2001.

L’après-midi du 11-Septembre, Donald Rumsfeld tient une conférence de presse historique en compagnie du chef d’état-major interarmées Hugh Shelton, des sénateurs républicain et démocrate John Warner et Carl Levin, et de… Thomas White, ex haut dirigeant chez Enron, responsable de fraudes massives et nommé secrétaire de l’Armée en mai 2001 (à gauche).
L’après-midi du 11-Septembre, Donald Rumsfeld tient une conférence de presse historique en compagnie du chef d’état-major interarmées Hugh Shelton, des sénateurs républicain et démocrate
John Warner et Carl Levin, et de… Thomas White, ex haut dirigeant chez Enron,responsable de fraudes massives et nommé secrétaire de l’Armée en mai 2001 (à gauche).

Et pourtant, quel que soit le nombre des personnalités de la sphère politique et du business américain impliqué à des niveaux divers dans cette affaire… quelle que soit la position déterminante de ces mêmes personnalités au moment des événements du 11-Septembre… quelle que soit la similitude évidente entre les déviances propres à l’escroquerie des dirigeants d’Enron et les anomalies qui caractérisent les événements du 11-Septembre… et quels que soient les bénéfices qui seront engrangés par certaines de ces personnalités sur la base des attentats survenus en 2001… il s’avère tout à fait naturel d’admettre, d’un côté, la réalité de l’ensemble des crimes commis dans le cadre du scandale Enron, mais il s’avère tout aussi « naturel » de considérer, de l’autre, que les personnalités impliquées de près ou de loin dans ce scandale étaient nécessairement et impérativement vertueuses dans les circonstances du 11-Septembre. Et ce, quelle que soit par ailleurs l’ambigüité de leurs activités durant ces événements qui ont bouleversé le cours de l’Histoire… George Bush père, George Bush fils, Thomas White, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, James Baker ou Frank Wisner, tout ces hauts responsables auront su, chacun à leur manière, tirer profit du modèle Enron, et pourtant, jamais aucun d’entre eux ne sera finalement incriminé pour cela, bénéficiant de l’immunité que leur délivre la magie de la parenthèse enchantée.

Analogie

L’affaire Enron présente plusieurs faits, aujourd’hui historiquement reconnus ou admis de tous, et qui se trouvent abondamment documentés, en partie par la justice américaine :

Le si`ge social d'Enron

• Enron a bâti à la fin du XXe siècle une gigantesque escroquerie à plusieurs échelles : à l’échelle d’un État, la Californie, d’un pays, les États-Unis, et au niveau international, impliquant une grande part des marchés financiers.

• Kenneth Lay, devenu désormais une figure historique du capitalisme le plus corrompu, était dans les années 1990 un ami intime de la famille Bush, premier financier de la campagne de George W. Bush en 2000, et collaborateur de Dick Cheney pour son plan hégémonique de nouvelle politique américaine de l’énergie, corrélé à la guerre d’Irak.

• Thomas White a été durant onze ans l’un des hauts dirigeants d’Enron, un rouage fondamental de l’escroquerie massive opérée par ce groupe grâce auquel White a empoché des dizaines de millions de dollars alors que des dizaines de milliers d’américains ont été ruinés par cette fraude.

• Nommé en mai 2001 secrétaire de l’Armée, Thomas White s’est trouvé également être, le 11-Septembre, une des autorités incontournables au cœur même de l’attaque du Pentagone. Il était le responsable direct du service qui verra disparaitre le plus grand nombre d’employés du Département de la Défense dont l’équipe comptable en charge de veiller à la bonne tenue des budgets du DoD.

L’ensemble des anomalies survenues dans le cadre des attentats du 11-Septembre et plus particulièrement au Pentagone présentent des similitudes frappantes avec les caractéristiques de la gigantesque fraude opérée par Enron : le dysfonctionnement des systèmes de contrôle, la collusion massive entre les acteurs du privé et les responsables politiques, l’instrumentalisation de l’appareil d’État, l’opacité des informations comptables et les détournements de fonds, les délits d’initié, la stratégie du choc tout aussi caractéristique du 11-Septembre que du black-out électrique en Californie, les méthodes d’intimidation pratiquées sur les observateurs critiques, l’aveuglement ou l’atonie des médias face à des anomalies pourtant spectaculaires, etc.

Au terme de cette affaire, les deux plus hauts dirigeants d’Enron, Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, seront condamnés pour fraude et conspiration [1]. Conspiration ? Il s’agit très exactement du terme que la loi américaine emploie pour caractériser les agissements des responsables du groupe. Et cette réalité parfaitement tangible du droit regroupe un spectre très vaste de transgressions opérées dans le domaine commercial. Par exemple, l’entente illicite entre concurrents de l’industrie et du commerce, opérée par des groupes notoires pour s’accorder sur le maintient de prix de vente élevés au détriment des consommateurs, représente une part imposante des affaires traitées devant les tribunaux et aboutit à des condamnations très lourdes pour leurs auteurs [2].

Liste de personnalités, autres que Thomas White, ayant oeuvré à la fois pour Enron et pour le gouvernement des États-Unis.
Liste de personnalités, autres que Thomas White, ayant oeuvré à la fois pour Enron
et pour le gouvernement des États-Unis.

A l’inverse, dans le domaine politique, et plus particulièrement depuis le 11-Septembre, cette notion de « conspiration » a été rendue taboue par les gardiens de la version officielle sur cet événement et par les chantres du dogme de l’infaillibilité démocratique [3]. Par l’autorité spécieuse de ce dogme, et quels que soient la collusion, la corruption, les trafics d’influences ou les conflits d’intérêts observés par le citoyen, il est devenu presque dangereux pour ce dernier de remettre en cause certains représentants du pouvoir suspectés de nuire à ces institutions dont chaque citoyen est pourtant, au bout du compte, seul véritable garant. Il est devenu politiquement incorrect de s’autoriser, sur la base d’éventuelles anomalies du système démocratique ou des comportements équivoques de ses représentants, à envisager la possibilité d’une entente qui serait susceptible de privilégier un groupe restreint d’individus au détriment des intérêts du plus grand nombre,phénomène pourtant récurrent, reconnu et condamné, comme il se doit, dans le domaine commercial [2].

C’est précisément sous la pression de ce dogme que la Commission sur le 11-Septembre, tout comme la grande majorité des organes de presse des médias commerciaux, s’est refusée à envisager la possibilité d’une quelconque implication de membres de l’appareil d’État américain dans les attentats de 2001. Et pourtant, dans le cas de la fraude massive d’Enron, les liens multiples et puissants des dirigeants de ce groupe avec l’administration américaine et, pire encore, l’implication de certains de ces dirigeants dans la trame du 11-Septembre démontrent une fois de plus l’impérative nécessité d’une nouvelle enquête indépendante et objective pour faire toute la lumière sur cet événement fondateur de notre siècle.

L'évolution des actions d'Enron
L’évolution des actions d’Enron

Un modèle d’escroquerie à grande échelle

En 2001, Enron est un géant du secteur de l’énergie. Cette société fondée au Texas en 1985 par Kenneth Lay, sur une activité initiale d’opérateur de gazoduc, a su tirer profit des lois fédérales sur la déréglementation du marché de l’énergie. Ainsi Enron est devenue, au cours des années 1990, la septième entreprise américaine en terme de capitalisation boursière. La multinationale détient un monopole. Enron fait du « trading », du négoce : elle spécule sur le prix de l’énergie et s’impose comme un acteur incontournable sur les marchés aux États-Unis comme à travers le monde. Encensée par la presse et les analystes financiers comme le nouveau modèle économique vertueux, sa valeur boursière ne cesse de croître. La compagnie texane est tout simplement admirée par Wall Street et reçoit la Palme de l’innovation de Fortune Magazine, six années de suite, de 1996 à 2001 [4].

Mais en fait de modèle économique, il s’avère que le système comptable d’Enron n’est qu’un habile décor en trompe l’œil et la réussite du groupe une vaste illusion. Depuis des années, les cadres dirigeants d’Enron gonflent artificiellement les profits de la multinationale et masquent ses pertes en utilisant une multitude de sociétés écrans et en falsifiant ses comptes. Et ces manœuvres ont pour objectifs de tromper les investisseurs, de faire grimper la valeur boursière et de permettre ainsi aux dirigeants de gagner des millions de dollars avec la vente de leurs stock-options [5].

A l’automne 2001, la vérité éclate au grand jour, le château de carte s’effondre et Enron fait faillite. De la multinationale aux 100 milliards de dollars de chiffre d’affaire, il ne reste rien. Aux États-Unis, les milieux économiques, financiers et politiques sont sous le choc. L’entreprise tant admirée n’est que corruption, mensonges et fraude fiscale [6].

Le code de l’éthique par Enron, publié en juillet 2000
Le code de l’éthique par Enron,
publié en juillet 2000

Et pour les victimes de cette immense escroquerie, la surprise est d’autant plus grande qu’Enron a bâti toute sa communication sur l’idée récurrente d’intégrité : « Enron est une entreprise parfaitement intègre. Nous respectons les règles, nous respectons la parole donnée. Nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce que nous disons. Nous voulons être la référence » vantait Kenneth Lay dans un des films promotionnels de la multinationale. Enron avait d’ailleurs publié en juillet 2000 un code de l’éthique, partie intégrante de la communication de l’entreprise visant à détourner l’attention des observateurs des pratiques frauduleuses constitutives de son fonctionnement réel [7].

Le patron d’Enron survivra quelques années à cette faillite en emportant tout de même plusieurs dizaines de millions de dollars, tout comme la poignée de cadres dirigeants qui l’ont entouré, dontThomas White devenu, peu de temps avant qu’Enron ne disparaisse, secrétaire de l’Armée sous l’administration Bush, se trouvant, par le plus grand des hasards, au cœur même des événements suspects qui marquent le 11-Septembre. De leur côté, la foule des investisseurs, petits et gros, ont tout perdu. Du jour au lendemain, un quart des vingt mille employés de la société est à la rue. Les caisses de retraite se sont évaporées, et les salariés, encouragés à investir dans leur propre société, sont ruinés [8].

A plus d’un titre, Enron présente un cas exemplaire d’une opération menée à une échelle internationale, impliquant souvent des autorités fiables et respectées des milieux industriel, financier, politique, médiatique, qui composent notre société, et constitue pourtant une opération frauduleuse d’une ampleur inouïe menée durant plus d’une décennie dans une forme de secret absolu qui a garanti sa pérennité. Cette spécificité mérite que nous observions plus en détail la nature même du système Enron.

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• La flambée des années 1990

Lorsqu’en 1990, Ken Lay embauche Jeffrey Skilling, ce dernier fait basculer Enron dans une nouvelle dimension. La grande idée de Skilling consiste à s’appuyer sur la dérégulation du marché de l’énergie, chère à Ken Lay, et à mettre en place une toute nouvelle exploitation de ce marché. Plutôt que d’être contraint par des infrastructures en dur telles que les pipelines, Enron entreprend de tirer profit des échanges financiers sur le gaz naturel puis sur les autres sources d’énergie. Voilà la grande idée qui fera la fortune et la gloire d’Enron avant de lui être fatale : transformer l’énergie en un pur instrument de spéculation [9].

Parallèlement, Jeffrey Skilling et son directeur financier, Andrew Fastow, mettent en place un système comptable spécifique (à partir de la méthode dite de valorisation au prix du marché) qui leur permet de dissimuler les dettes de l’entreprise dans le bilan financier. En réalisant le tour de force de baser la comptabilité non pas sur la réalité des chiffres, mais sur les projections liés aux projets ambitieux de l’entreprise, les dirigeants d’Enron parviennent à faire croire aux actionnaires que le groupe engrange d’importants profits alors qu’il enregistre dans les faits des profits moindres puis des pertes de plus en plus lourdes. Toute l’attention de l’équipe dirigeante consiste donc à créer l’illusion d’un business florissant là où rien ne fonctionne véritablement, et c’est ainsi qu’Enron se lance dans un cycle sans fin d’investissements massifs pour assurer la pérennité de ce système frauduleux [9].

Un exemple spectaculaire de ces initiatives d’Enron est la construction, en 1993, de la plus grande centrale électrique au gaz du monde, en Inde, le Dabhol Power Project, à laquelle participe activement Frank Wisner, employé de longue date par le pouvoir américains pour sa diplomatie secrète. il s’agit d’un édifice démesuré qui, malgré l’avancement des travaux, ne sera jamais abouti et ne produira que très peu d’électricité, le prix de l’énergie produit ainsi se révélant finalement quatre fois plus élevé que le prix local. Cependant le projet permet à Enron d’afficher quatre milliards de dollars supplémentaires dans ses comptes grâce, entre autres, au financement de l’aide aux pays en voie d’industrialisation [10].

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Dabhol Power Project, en Inde

En 1994, le négoce en électricité se généralise pour devenir l’activité principale d’Enron, même si le groupe ne manque pas d’investir opportunément dans d’autres secteurs sans rapport avec son activité d’origine. Supportée par la croissance due à l’essor des nouvelles technologies, et avec la flambée boursière de la fin des années 1990, le jeu fonctionne à merveille. Les dirigeants engrangent d’importantes masses d’argent par le biais des stock-options. Ils ont les yeux rivés sur le prix des actions, pendant que la société investit dans de vastes campagnes de communication et de relations publiques pour convaincre les investisseurs que la société incarne le nouveau modèle vertueux de l’économie [11].

Alors que la fraude se perpétue, tous les mensonges et artifices utilisés finissent par persuader nombre d’acteurs enfermés dans la bulle Enron qu’elle est une réalité à part entière (salariés, investisseurs, journalistes, analystes, contrôleurs…). En fait, la perception tronquée de la fraude leur permet à tous d’en tirer bénéfice ou de cultiver la croyance dans un modèle profitable, et aussi longtemps que tient cette perception, la fraude est, pour ces acteurs, difficilement tangible. Enron semble se porter pour le mieux. En 2000, la société voit son chiffre d’affaire dépasser les 100 milliards de dollars, et le cours de son action atteint 90 dollars. Enron est devenue une société de haut rang, une icône du monde des affaires qui jouit d’une réputation sans pareille. Cette même année, Kenneth Lay reçoit la distinction de meilleur dirigeant d’entreprise des États-Unis…

Bethany McLean, journaliste, lanceuse d’alerte et co-auteure du livre sur l’affaire Enron : "The Smartest Guys in the Room", adapté en documentaire [12]. (pour visionner le documentaire – en anglais – cliquer sur l’image)
Bethany McLean, journaliste, lanceuse d’alerte et co-auteure du livre sur
l’affaire Enron : « The Smartest Guys in the Room », adapté en documentaire [12].
(Coîncidence le lien  a été enlevé par You Tube)
• Burn, baby, burn !

Et pourtant, les profits réels de l’année 2000 sont bien inférieurs, deux fois moindres que ceux déclarés, l’endettement de l’entreprise est supérieur de 40% à celui qui est présenté, et les dettes colossales sont enfouies dans une comptabilité fantôme. La filiale phare d’Enron, Enron Energy Services (EES) dirigée par un certain Lou Pai et son bras droit Thomas White, dissimule 500 millions de pertes et les deux affairistes doivent se montrer très créatifs pour faire apparaitre une situation de profit à la fin de chaque trimestre [13].

Anciennement chargé des relations publiques chez EES, Max Eberts raconte : « Une des choses étranges qui se répétait chez Enron est le fait qu’on avait toujours l’impression, durant les semaines précédant chaque rapport trimestriel, qu’on ne parviendrait pas à faire nos chiffres. Et puis d’une façon ou d’une autre, miraculeusement, on parvenait toujours à atteindre les chiffres. Mais en définitive, la question a été posée à Tom White : ‘comment se fait-il qu’on atteigne les chiffres ?’ Et sa réponse a tenu en un mot : ‘Californie’. » [12]

Effectivement, en 1997, le rachat par Enron de Portland General Electric (PGE) offre au groupe son ticket d’entrée dans le négoce de l’électricité et plus particulièrement sur le marché Californien qui vient d’adopter une loi permettant la déréglementation de l’électricité (sous la pression des compagnies énergétiques…). Enron choisit donc de lâcher sa meute de traders sur la Californie. Bientôt, l’État le plus puissant des USA, la sixième plus grande économie mondiale, se trouve régulièrement plongé dans le noir. Enron contrôlant une bonne part de la fourniture d’énergie aux États-Unis, ses traders peuvent s’enrichir en jouant avec les pénuries d’électricité. Le courant produit en Californie est d’abord exporté hors de l’État, puis quand le manque devient insupportable, les prix bondissent et l’électricité est ramenée vers la Californie contrainte de la payer au prix fort.

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Dans son livre Pipe Dreams, le journaliste Robert Bryce détaille les ressorts du système Enron : « Les traders qui travaillaient dans la tour Enron ont étudié le marché de la distribution de l’électricité en Californie qui venait tout juste d’être libéralisé et ouvert à la compétition. Ils ont découvert qu’il était très facile de contourner la nouvelle législation de cet État. Cette nouvelle loi leur permettait de manipuler très facilement le marché de l’électricité. C’est donc ce qu’ils ont fait. Ils créaient une rétention factice de courant quelque part et l’envoyaient ailleurs. Ensuite, ils faisaient de l’arbitrage en jouant un marché contre l’autre. Ils faisaient ainsi monter les prix artificiellement. C’est pourquoi les prix sont rapidement passés de 30 ou 50 dollars pour un mégawatt par heure jusqu’à 1500 dollars pour la même quantité d’électricité. » [14,15]

Puis les traders découvrent qu’en encourageant la fermeture temporaire de certaines centrales électriques, ils peuvent provoquer des pénuries artificielles qui poussent encore davantage les prix à la hausse. Ainsi le marché de l’électricité autrefois stable est transformé en une activité de casino, et Enron engrange près de deux milliards de dollars.

L’électricité n’est pas un produit comme les autres. Son usage est bien entendu vital pour le fonctionnement de toute société moderne et, à l’inverse du pétrole et du gaz, cette forme d’énergie n’est pas stockable. L’inconséquence, le cynisme et le mépris des traders pour toute autre valeur que l’argent sont révélés par les bandes enregistrées de leurs conversations téléphoniques. Les incendies qui se déclarent durant l’été en Californie menacent d’endommager le réseau électrique californien, ce qui entraine l’euphorie des traders qu’ils manifestent sans retenue : « Burn, baby, burn… That’s a beautiful thing! » (Brûle, mon bébé, brûle… Voilà une chose magnifique !) [12]

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• Et tout disparait en fumée

À l’automne 2001, plus ou moins conscient que la profondeur du gouffre financier est telle qu’aucune illusion ne sera plus en mesure de combler les attentes des marchés, les exécutifs d’Enron vendent leurs actions. Le journaliste et écrivain Robert Bryce précise : « Lay a vendu à la dernière minute pour plus de 185 millions de dollars de ses actions. C’est une histoire incroyable ce montant d’actions vendues. C’est du jamais vu dans les anales économiques des États-Unis. Il a vendu ses actions de la société juste avant la fin d’Enron, et le pire, c’est qu’il disait aux autres d’en acheter au même moment, notamment à ses propres employés. » [14]

Jeffrey Skilling
Jeffrey Skilling

Le 31 octobre 2001, la SEC, gendarme de la bourse américaine, ouvre une enquête, et la découverte des malversations comptables provoque la chute d’Enron. Le 2 décembre 2001, la multinationale se déclare en faillite. Du jour au lendemain, des milliers d’actionnaires sont ruinés, 5600 employés perdent leur emploi, et plus de deux milliards de dollars investis dans des fonds de pension sont partis en fumée. Pour le petit univers de l’élite capitaliste, cette débâcle est une tragédie, le fleuron du système encore cité en exemple quelques mois auparavant est brutalement devenu le symbole de la corruption aux États-Unis et des pratiques criminelles dans le monde des affaires.

Manifestation des employés, retraités et petits épargnants ruinés par la débâcle d’Enron.
Manifestation des employés, retraités et petits épargnants ruinés par la débâcle d’Enron.

Etant donné les relations très haut placées de Kenneth Lay et le nombre de personnages politiques en lien avec le groupe, la chute d’Enron provoque également un séisme à Washington. Les parlementaires américains auditionnent les dirigeants impliqués et découvrent la manipulation opérée sur les comptes permettant d’augmenter artificiellement la valeur de l’action, ainsi que la complicité du cabinet Arthur Andersen et l’ampleur des sommes détournées. Jim Greenwood, de la Commission d’enquête du Congrès américain résume assez bien le sentiment qui domine à l’époque : « Enron a dévalisé la banque. » [14]

Le 25 mai 2006, au terme du procès de Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, à Houston au Texas, le jury rend son verdict : Le fondateur d’Enron et de son ancien PDG sont reconnus coupables des chefs d’accusation de fraude et de conspiration qui pesaient contre eux. Kenneth Lay, qui encourt 45 ans de prison pour fraude et complot, décède d’un infarctus le 6 juillet avant de commencer à purger sa peine. L’ancien numéro deux d’Enron, Jeffrey Skilling, reconnu coupable pour fraude, complot, fausses déclarations et délit d’initié est condamné à 24 ans de prison. [1]

Le logo d'enron...prédestiné on dirait:Ask why (!)
Le logo d’Enron…prédestiné on dirait:Ask why. (!)

La famille Bush financée par Enron

Pour comprendre comment l’architecture Enron a pu se mettre en place, exister et perdurer plus d’une décennie, il est indispensable de revenir, comme toujours, aux relations entre le monde politique et le monde financier inhérentes au système économique américain. Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Frank Carlucci, en sont des exemples frappant que nous avons observésprécédemment. Le parcours du fondateur d’Enron s’inscrit dans une logique identique, à cheval entre trafic d’influence, financement électoral et renvois d’ascenseur.

Issu d’une famille modeste, Kenneth Lay obtient un doctorat en économie. Il commence sa carrière comme économiste au sein du géant pétrolier Exxon, puis délivre ses services d’analyste financier au Pentagone de 1968 à 1971 avant de devenir sous-secrétaire adjoint chargé de l’Energie sous la présidence de Richard Nixon. Ken Lay se révèle, très tôt, un apôtre de la déréglementation des marchés, et sur ce point, il est bien en avance sur les bouleversements qui interviendront plus tard avec l’accession de Ronald Reagan à la Maison Blanche. Or, cette croisade pour libérer l’industrie des entraves de la réglementation va lui permettre de se faire beaucoup d’amis dans le monde politique au Texas comme à Washington.

Les liens étroits entre Enron, la famille Bush et le Pentagone. (cliquer sur l’image pour accéder à l’intégralité de l’organigramme)
Les liens étroits entre Enron, la famille Bush et le Pentagone.
(cliquer sur l’image pour accéder à l’intégralité de l’organigramme)

C’est ainsi que Kenneth Lay entre dans le cercle de la famille Bush dont il devient un ami proche. La conjonction d’intérêts des Bush pour l’industrie de l’énergie et pour le pouvoir rejoint la logique de dérèglementation qui conditionne la fortune d’Enron. Lors de son mandat présidentiel de 1988 à 1991, George Bush Senior contribue à libérer la politique énergétique du pays des contraintes réglementaires et favorise l’obtention de subventions gouvernementales pour Enron. En retour, « Kenny Boy », tel qu’il est surnommé par les Bush, se montre très généreux avec sa nouvelle famille d’adoption, et en particulier George W. Bush dont il sera, pour la campagne présidentielle de 2000, le premier contributeur financier et un de ses plus fervent supporter : « Je crois très fort à sa candidature. J’ai soutenu [George W. Bush] lors de sa candidature au poste de gouverneur du Texas. J’avais déjà soutenu son père avant. C’est vrai que je crois en sa personnalité et son intégrité, mais aussi dans les valeurs et le programme qu’il défend. » [1]

Kenneth Lay encadré par George Bush père et son épouse Barbara
Kenneth Lay encadré par
George Bush père et son épouse Barbara

George Strong, qui a été responsable du lobbying pour Enron durant 25 ans, témoigne dans le même sens : « C’était des amis intimes. Lorsque Bush était Gouverneur du Texas, il appelait souvent Ken Lay pour lui demander conseil au sujet des politiques qu’il devait mettre en place concernant le gaz naturel et tout ce qui était relatif à l’énergie. Je sais par exemple qu’à l’époque où nous tentions d’influencer les élus du Texas afin qu’ils restructurent le marché de l’électricité dans notre sens, j’ai fait appeler Bush plusieurs fois par Ken Lay, afin que le gouverneur nous aide à libéraliser le marché de l’électricité. Nous avions besoin de Bush qui nous a donné un sérieux coup de main. » [1]

Du point de vue de Kevin Phillips, ancien stratège du parti républicain et auteur du livre American Dynasty qui explore, entre autres, les relations d’affaires douteuses de la famille Bush : « Cela n’a absolument aucun précédent. Dans toute l’Histoire des États-Unis, c’est de loin la relation la plus importante entre une famille présidentielle et une société privée. » [2]

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Kevin Philips

Thomas White, escroc utile

Pourquoi diable la presse, la justice et les parlementaires américains ont-ils laissé s’échapper ce personnage tout aussi stupéfiant que le lapin blanc de Lewis Carroll alors qu’ils l’ont pourtant suivi jusqu’au fond de son incroyable terrier ? Thomas White a été durant onze ans l’un des principaux dirigeants d’Enron, responsable de nombreuses initiatives caractéristiques des fraudes qui ont fait la fortune de quelques opportunistes, à commencer par lui même, et qui ont précipité dans la misère des dizaines de milliers de citoyens américains.

Et pourtant, en mai 2001, soit quelques mois avant la chute du géant de l’énergie, la Maison Blanche fait le choix de nommer White au poste très élevé de secrétaire de l’Armée, en faisant valoir sa volonté de faire bénéficier la bureaucratie du Pentagone des vertus de la culture d’entreprise. En avril, à l’annonce du remplacement surprise des trois secrétaires aux armées, dont Thomas White, le New York Times publie un billet qui reflète bien l’incapacité de la presse à percevoir, à l’époque, la moindre anomalie dans la trame des décisions gouvernementales qui précèdent le 11-Septembre : « Le Président Bush a signalé son intention d’imposer un type de gestion inspiré de l’entreprise à la bureaucratie actuelle du Pentagone avec la nomination de trois dirigeants du monde des affaires […] aux postes de secrétaires de l’Armée, de la Marine et de la Force aérienne. M. Bush et son secrétaire à la Défense, Donald H. Rumsfeld, ont fait valoir que l’armée doit être plus efficace dans l’achat des armements et dans les services fournis à son personnel, soins, logement et autres. Pour cette raison, l’annonce d’aujourd’hui a été largement perçue comme une première étape vers une nouvelle politique de gestion, intégrant la privatisation des services. » [3]

 

• Enron : la fortune du soldat

Thomas E. White officie durant 23 ans au sein de l’armée américaine, atteignant le grade de général de brigade et devenant adjoint exécutif de Colin Powell, alors chef d’état-major interarmées (en 2001, Powell sera secrétaire d’État) [4].

En 1990, White rejoint Enron où il accumule rapidement les postes de direction. Il est membre du Comité exécutif d’Enron, chef de direction des opérations pour Enron Corporation, et responsable de la Société d’ingénierie et construction d’Enron qui gère le portefeuille des vastes projets de construction à l’échelle nationale et internationale. Ainsi White supervise le réseau international des gazoducs que détient Enron et la construction de centrales électriques à l’étranger, telles que la centrale de Dabhol que nous avons évoquée [5].

En mars 1998, s’associant avec Lou Pai à la direction d’Enron Energy Services (EES), Thomas White en obtient la vice-présidence. EES est la filiale d’Enron spécialisée dans la privatisation de l’énergie et chargée de vendre aux clients et industriels des États-Unis les nouveaux services que suppose cette évolution [5].

Dans le cas de la fraude organisée par Enron pour détourner l’électricité en Californie, The Village Voice met clairement en lumière l’implication de Thomas White : « Durant les trois premiers mois de 2001, Enron Energy Services a échangé des millions de mégawatts d’électricité avec d’autres divisions d’Enron, faisant grimper artificiellement les prix jusqu’à 2500 dollars par mégawatt-heure (par rapport au prix moyen de 340 dollars à l’époque). L’organisation à but non lucratif Public Citizen note : ‘En tant que vice-président, White était en charge de la gestion au jour le jour des opérations, y compris la gestion et la signature de contrats d’énergie au détail.’ Pour la Californie, les effets ont consisté en pannes d’électricité et en flambée des prix. Pour White, le résultat a été bien meilleur : ‘Comme conséquence directe de la fraude de sa division, White est devenu multimillionnaire’ précise Public Citizen ». [5]

Le New York Times ajoute : « La manipulation du marché par les sociétés d’énergie – sans doute les mêmes entreprises que celles qui ont rédigé le plan énergétique de M. Cheney – bien qu’il ait bravé une ordonnance du tribunal réclamant la divulgation des dossiers du groupe de travail – a joué un rôle clé dans la crise de l’électricité de la Californie. Et de nouvelles preuves indiquent que le secrétaire de l’Armée [Thomas White], trié sur le volet par M. Cheney, était bien un malfaiteur de l’entreprise [Enron]. » [6]

Le réseau du "courant" américain selon Enron, vu par le dessinateur Matt Wuerker
Le réseau du « courant » américain selon Enron,
vu par le dessinateur Matt Wuerker

Au sein d’Enron Energy Services, Thomas White s’engage dans une croissance très agressive, propre à l’ensemble du groupe et, là encore, basée sur la dissimulation comptable des pertes financières. Ainsi signe-t-il des contrats que sa société n’a clairement pas la capacité de remplir. EES enregistre ainsi les profits à partir d’engagements portant sur plusieurs années, permettant aux cadres comme White, dont les bonus sont liés à la performance, de gagner des millions de dollars avant que la société ne réalise un quelconque bénéfice réel. C’est le cas du contrat de 15 ans pour la fourniture d’électricité et de gaz naturel à la compagnie pharmaceutiqueEli Lilly, pour lequel le rendement futur de l’affaire se révélera intenable [7].

Sherron Watkins, une ancienne responsable d’Enron qui a démissionné en constatant les irrégularités de l’entreprise, témoignera ensuite devant le Congrès, expliquant que la société dirigée par Thomas White en était arrivée à dissimuler jusqu’à 500 millions de dollars en pertes au sein de sa comptabilité. Pourtant, en 2001, White reçoit avant son départ plus de 31 millions de dollars de salaire, primes et stock-options. Selon Tyson Slocum, le directeur de recherche du groupe de surveillance Public Citizen : « White était payé principalement sur le principe des rémunérations incitatives. Par conséquent, son salaire était gonflé par les pratiques comptables frauduleuses qu’EES avait mises en place. » [8]

Thomas White...l'idiot utile
Thomas White…l’idiot utile

• Le Pentagone : de l’expert à l’ingénu

A son arrivée au Pentagone en mai 2001, l’escroquerie à laquelle Thomas White a participé durant onze ans reste à cette époque un secret bien gardé, et il s’installe donc à son poste de secrétaire de l’Armée de terre tout auréolé de la réputation encore intacte d’Enron. White a d’ailleurs signé en 1999 un contrat liant Enron Energy Service et le Pentagone pour une valeur de 25 millions de dollars afin de fournir de l’énergie au Fort Hamilton à New York sur une durée de 10 ans, un contrat qui était précisément supposé être un exemple représentatif des vertus de la privatisation pour la gestion des structures militaires [9]. Mais cet état de grâce sera bref, et quelles que soient les informations que l’exécutif possède sur Thomas White au moment de sa nomination, il n’anticipe certainement pas l’ampleur du séisme que va déclencher l’effondrement d’Enron, et la Maison Blanche devra composer avec cette nouvelle donne.

Dans son article du New York Times, le journaliste Paul Krugman remarque à ce sujet : « M. Cheney a supposément choisi Thomas White pour son expertise du monde des affaires. Mais quand il est devenu évident que la filiale d’Enron qu’il dirigeait se trouvait au cœur de la fraude financière, l’histoire a changé. On nous a raconté que M. White était un type aimable qui n’avait aucune idée de ce qui se passait réellement, que ses collègues l’appelaient dans son dos ‘Mister Magoo’ : exactement l’homme qu’il faut pour mener l’Armée dans une guerre sur deux fronts au Moyen-Orient, n’est-ce pas ? Cependant, ce n’était pas Mister Magoo [NdT : héros de dessin animé caractérisé par sa myopie extrême]Jason Leopold, un journaliste qui écrit un livre sur la crise [de l’énergie] en Californie, a acquis les documents d’Enron qui montrent que M. White était pleinement conscient de ce qui se tramait dans son entreprise. » [7]

Email envoyé par Thomas White le 8 février 2001 : « Boucler une opération plus vaste. Dissimuler les pertes avant la fin du premier trimestre. » [10]
Email envoyé par Thomas White le 8 février 2001 :
« Boucler une opération plus vaste. Dissimuler
les pertes avant la fin du premier trimestre. » [10]

Après sa nomination comme secrétaire de l’Armée, et malgré la signature d’un accord éthique l’engageant à rompre tout lien financier avec les entreprises privées auxquelles il était attaché auparavant, Thomas White conserve une participation très importante dans Enron en ne suivant pas les règles concernant l’élimination des stock-options. A cette date, White connait parfaitement la situation d’Enron. La révélation en 2002 d’un bref courrier électronique envoyé en février 2001 par Thomas White démontre à la fois l’arnaque dont il était un des instigateurs et sa position d’initié, une seule phrase qui résume à elle seule toute la stratégie secrète d’Enron : « Boucler une opération plus vaste. Dissimuler les pertes avant la fin du premier trimestre. » Ce que leNew York Times commente : « Si de l’extérieur, la véritable situation financière d’Enron avait été connue lorsque M. White a envoyé cet e-mail, le prix des actions aurait chuté. En entretenant l’illusion du succès, les initiés comme M. White ont été en mesure de vendre leurs actions à bon prix aux victimes naïves – des gens comme leurs propres employés, ou les travailleurs de l’État de Floride dont le fonds de pension a investi 300 millions de dollars dans Enron au cours des derniers mois de l’entreprise. » [6]

En effet, entre sa nomination au Pentagone et la faillite d’Enron, Thomas White parvient à vendre pour 12 millions de dollars d’actions Enron, tout en prétendant ensuite qu’aucune information ne l’aura influencé dans ce sens au cours des 70 coups de fil passés qui seront finalement révélés, des appels couvrant la même période à destination de ses anciens collègues ou directement à Kenneth Lay dont le New York Times remarque incidemment qu’une des conversations téléphoniques avec le patron d’Enron a lieu précisément le 10 septembre 2001 [11].

Lorsqu’il sera auditionné par les membres du Comité sénatorial, le 18 juillet 2002, le haut dirigeant d’Enron, expert aguerri du monde des affaires, se sera définitivement transformé en martyr ingénu. [12,13]

Durant l’audition de Thomas White devant le Comité sénatorial, le 18 juillet 2002, est exposé un ensemble d’éléments de preuve démontrant son implication dans la fraude d’Enron et les délits d’initiés dont il s’est rendu coupable. Mais la logique d’impunité de l’administration Cheney-Bush permettra à White de rester au Pentagone jusqu’en avril 2003. (cliquer sur l’image pour visionner l’intégralité de l’audition C-SPAN [13])
Durant l’audition de Thomas White devant le Comité sénatorial, le 18 juillet 2002, est exposé
un ensemble d’éléments de preuve démontrant son implication dans la fraude d’Enron et les
délits d’initiés dont il s’est rendu coupable. Mais la logique d’impunité de l’administration
Cheney-Bush permettra à White de rester au Pentagone jusqu’en avril 2003.
(cliquer sur l’image pour visionner l’intégralité de l’audition C-SPAN [13])

• 11-Septembre : un escroc bien placé

Dans le cadre du 11-Septembre, de par le poste qu’il occupe, Thomas White se révèle soudain un personnage incontournable par rapport à toute forme d’investigation sur la secteur du Pentagone qui se trouve sous sa responsabilité directe. Et effectivement, la zone des dégâts – résultant selon le rapport officiel du crash d’un Boeing 757 sur le bâtiment – se situe en grande partie sur un secteur appartenant au département de l’Armée de Terre dont il est précisément le secrétaire.

C’est donc Thomas White qui est chargé de coordonner concrètement, avec les différents services de renseignement, les opérations postérieures à cet attentat au sujet duquel le rapport de la Commission sur le 11-Septembre indique des faits qui entrent en violente contradiction avec les observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même en examinant les archives officielles. Et cette commission néglige aussi de mentionner, à un quelconque endroit du rapport qu’elle a publié, la destruction des données financières du Département de la Défense et l’anéantissement de l’équipe comptable qui travaillait sur les derniers budgets, précisément caractérisés par des pertes massives dans les méandres des écritures comptables effectuées durant les deux années fiscales précédentes.

Au regard de cette situation particulièrement dérangeante, il est légitime de se poser plusieurs questions :

– En 2001, l’administration Cheney-Bush peut-elle ne pas être consciente de la nature singulière des activités menées par les dirigeants d’Enron, si l’on en juge par la formidable proximité de longue date de Kenneth Lay avec la famille du nouveau président américain ?

– L’exécutif en place à la Maison Blanche défend-il les seuls intérêts du peuple américain – et non d’autres intérêts plus inavouables – lorsqu’il vante les vertus de la privatisation et de la déréglementation à l’attention du Département de la Défense, en cohérence avec la communication opportuniste du géant de l’énergie dont les capacités économiques surnaturelles ont par ailleurs contribué à financer généreusement la campagne électorale du candidat Bush ?

– Enfin, Dick Cheney et Donald Rumsfeld, experts des opérations secrètes depuis trois décennies,peuvent-ils vraiment ignorer l’ensemble des nombreux agissements frauduleux de Thomas White à la tête de la filiale d’Enron lorsque, en mai 2001, ils lui attribuent le poste de secrétaire de l’Armée au Pentagone, sachant qu’à ce poste, White devient aussitôt responsable d’un budget de81 milliards de dollars ? [4] 

Il faut être terriblement ignorant ou très peu psychologue – ou à l’inverse parfaitement conscient et fin manoeuvrier – pour installer un individu tel que Thomas White à la tête d’un budget de 81 milliards de dollars !


Question:

Pour quelle raison George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld
ont-ils donc confié à Thomas White le poste de secrétaire de l’Armée ?

À la suite de l’attentat du 11-Septembre, le Département de l’Armée de Terre comptera 74 personnes tuées parmi les 125 victimes travaillant au Pentagone. Et précisément, la divisionRessource Services Washington (RSW), qui emploie 34 des 46 comptables et analystes budgétaires tués, se trouve administrativement intégrée à ce même département dont Thomas White est le patron. Enfin, les données financières détruites ce jour-là se trouvent également installée sur la zone appartenant au département de l’Armée.

En fait, lorsqu’en mai 2001 Thomas White a été nommé au Pentagone, il apparait tout simplement que sa position vulnérable, du fait des activités frauduleuses qu’il a accumulées depuis tant d’années, en faisait un candidat aisément manipulable et – dans le cas d’une nécessité de première importance… – un complice idéal pour assurer la couverture d’une action illicite au sein de l’appareil d’État américain.

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Malgré l’ampleur et le retentissement de la faillite d’Enron, malgré l’ensemble des faits, des éléments de preuves, des témoignages qui s’accumulaient et accablaient Thomas White, malgré son audition devant le Comité sénatorial et malgré les articles virulents de la presse tout au long de l’année 2002, en particulier le New York Times, réclamant la tête de White, ce dernier reste tout de même à son poste jusqu’en avril 2003. Politiquement parlant, il est possible qu’il ait ainsi permis de protéger d’autres têtes plus haut placées que la sienne. C’est en tout cas ce que suggère l’anecdote rapportée par le journaliste Joshua Green qui s’interroge sur l’incroyable longévité de White si l’on tient compte du concert de casseroles qui le suit inexorablement : « J’ai posé cette question à l’un de ses plus proches collaborateurs, qui m’a raconté une histoire étonnante : au cours du voyage à West Point le 1er juin [2002], Bush a pris White à part pour une conversation privée. ‘Tant qu’ils vous tapent dessus avec Enron, ils ne tapent pas sur moi’, a déclaré Bush, selon cet officiel de l’Armée. ‘C’est votre boulot. Vous êtes le paratonnerre de cette administration.’ » [8].

Cependant, au printemps 2003, cette précaution deviendra superflue : une fois lancée l’invasion de l’Irak, le champ des polémiques qui occupent les médias s’en trouvera bouleversé. En avril, un nouveau secrétaire de l’Armée s’installera discrètement au Pentagone, et Thomas White pourra se retirer en toute tranquillité après les bons et loyaux services rendus à l’administration Bushpour enfin profiter de sa fortune amassée chez Enron.

Vous comprenez mes ami(e)s pourquoi le WTC 7 s’est écroulé!

Fin de la partie 1.

 

 

 

Banque du Canada: P E-Trudeau et la Grande Trahison de 1974

 

De la Confédération à 1974, le Canada s’est impliqué dans deux guerres mondiales; a traversé une dépression majeure; a construit de vastes infrastructures, telles que la Voie maritime du Saint-Laurent, l’autoroute Trans-Canada, des aéroports internationaux, des chemins de fer nationaux (le Canadien National); et a implanté des programmes de protection sociale comme les allocations familiales, la Pension de la Sécurité de vieillesse, le Régime de pensions du Canada, le Système de soins de santé universel. Tout ça, avec une dette de seulement 21,6 milliards $.

Or aujourd’hui, la dette fédérale dépasse 630 milliards $, alors que le gouvernement ne cesse depuis des années de réduire les services, que nos infrastructures sont mal entretenues, et que d’autres -comme le Canadien National, Pétro-Canada et Air Canada- ont été privatisées. Et pendant ce temps, les six grandes banques à charte canadiennes continuent de récolter des profits faramineux: près de 35 milliards $ pour l’année 2015.

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Sources

Le graphique ci-dessous, produit par l’Institut Fraser, illustre la trajectoire de la dette fédérale du Canada, de la Confédération à l’année 2015. De toute évidence, quelque chose a mal tourné en 1974.

Graphique de l'Institut Fraser  (source)
Graphique de l’Institut Fraser (source)

 

Qu’est-il arrivé en 1974? Eh bien, Pierre Elliott Trudeau a délégué la souveraineté monétaire du Canada à un groupe de banquiers privés internationaux.

Entre la création de la Banque centrale du Canada, en 1938, et l’année 1974, le gouvernement canadien empruntait à sa propre banque centrale. La dette était virtuellement sans intérêt, puisque le gouvernement est propriétaire de la banque. Mais depuis 1974, le Canada emprunte auprès de banquiers privés internationaux. Cette année-là, le Comité de Bâle a été créé par les gouverneurs des banques centrales du «groupe des Dix» (G10), incluant le gouverneur de la Banque du Canada, Gerald Bouey.

Pierre Elliott-Trudeau, et son ministre des Finances de l’époque, John Turner, ont délégué la souveraineté monétaire du Canada à ce groupe de banquiers étrangers: au Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, hébergé par la Banque des règlements internationaux, un groupe qui décourage l’emprunt sans intérêt par les banques centrales, afin d’encourager les emprunts avec intérêts auprès de créanciers privés. La différence entre une banque privée et une banque publique comme celle du Canada, c’est que la banque centrale de propriété publique retourne les paiements sur les intérêts au gouvernement, et donc au peuple. En revanche, une banque privée siphonne l’intérêt dans son propre compte de capital privé. La banque privée réinvestit ce profit en chargeant de nouveau des intérêts, siphonnant ainsi progressivement l’argent de l’économie productive, et dépossédant le peuple et le gouvernement.

Sur une période de 108 ans (1867-1974) la dette accumulée par le Canada est représentée par une ligne plate. Mais depuis la trahison du gouvernement Trudeau en 1974, la dette croît de manière exponentielle. Aujourd’hui, elle a dépassé 630 milliards $. Une vaste portion de cette dette consiste en intérêts dus aux banquiers privés.

Selon l’Institut Fraser, les gouvernements canadiens ont déboursé environ 61,7 milliards $ en paiements d’intérêts en 2013-2014. Un montant énorme, qui excède les dépenses dans le système d’éducation primaire et secondaire du pays (61,0 milliards $) en 2011-2012.

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Avant 1974, la dette fédérale était faible, et n’augmentait presque pas. Le Canada a pu financer avec succès de grands projets publics simplement sur le crédit de la nation, y compris la production d’avions pendant et après la Seconde guerre mondiale; des avantages sociaux pour les vétérans; des allocations familiales; des pensions de vieillesse; la route Transcanadienne ; le projet de la Voie maritime du Saint-Laurent; et le Système de soins de santé universel. Malgré tout ça, la dette demeurait faible. La dette a grimpé seulement après 1974.

Mais pourquoi le Canada paie-t-il des banques privées pour générer un crédit que sa propre banque centrale publique pourrait lui octroyer sans intérêt? Et pourquoi nos politiciens n’abordent-ils pas cette problématique?

En décembre 2011, une poursuite a été déposée devant la Cour fédérale du Canada par deux Canadiens et le groupe COMER (Comité pour une réforme économique et monétaire), afin de rétablir l’usage de la Banque du Canada selon ses règles initiales, notamment en faisant des prêts sans intérêt aux municipalités, aux provinces et au gouvernement fédéral pour des dépenses en éducation, en santé et autres services sociaux, ainsi que pour les infrastructures. Les demandeurs, représentés par l’avocat constitutionnaliste Rocco Galati, affirment que depuis 1974, la Banque du Canada et la politique monétaire et financière du Canada sont inféodées aux diktats de banques privées étrangères, dont les intérêts financiers sont articulés par la Banque des règlements internationaux(BRI), le Conseil de stabilité financière (FSF) et le Fonds monétaire international(FMI), en contournant frauduleusement la règle de droit souveraine du Canada.

La solution est simple: que le gouvernement cesse emprunter auprès des banques privées et qu’il recommence à emprunter, virtuellement sans intérêt, auprès de la Banque du Canada.

La solution au problème de la dette n’est donc pas d’augmenter les impôts, de couper dans les services offerts, ou de vendre nos biens publics. La solution consiste à réduire la dette grâce à l’usage de la Banque du Canada, une banque publique, dont les actionnaires sont la population canadienne, et qui retourne les paiements sur les intérêts qu’elle charge, le cas échéant, dans les caisses publiques.

 

SOURCES:

http://www.comer.org/

http://www.banqueducanada.ca/sujet-banque/historique/

Who Changed The Bank Of Canada’s Policies In 1974 And Why?
https://canadaundernewstyranny.wordpress.com/2014/08/30/canadas-money-problem-who-changed-the-bank-of-canadas-policies-in-1974-and-why/

http://www.publicbankinginamerica.org/speakers.htm

http://qualicuminstitute.ca/money-creation/

 

 

Source principale: Poste de Veille

 

 

Antoine Deltour, l’homme qui a fait trembler le Luxembourg

Début 2015, la bombe médiatico-politique «LuxLeaks» éclatait au visage de Bruxelles et de Jean-Claude Juncker. L’affaire a révélé de nombreux schémas d’optimisation fiscale concernant de grandes entreprises enregistrées au Luxembourg.

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C’est un destin qui bascule sur un instant, une décision. Leur visage est familier et, eux, sont devenus des sources d’informations de premier ordre. Chacun à son échelle, leur vie est devenue un combat. De Bradley Manning, qui avait confié à WikiLeaks de nombreux documents militaires classés secret défense autour des actions de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan, à Edward Snowden, en passant par Denis Robert, Julian Assange, Irène Frachon, Stéphanie Gibaud… tous ont été, et sont encore aujourd’hui, habités par des convictions communes. Ils ne se considèrent pas comme des «chevaliers blancs» des temps modernes: ces hommes et femmes ont juste voulu faire «bouger les choses», trembler les lignes, en appuyant sur un bouton, en copiant un document ou en les confiant à un journaliste. Ils ont aujourd’hui un nom. Ils sont lanceurs d’alerte. Lui, a décidé de faire tomber un système. Il s’appelle Antoine Deltour et sera jugé dans les prochains mois.

Jean-Claude Juncker, en première ligne

Décembre 2014, Bruxelles. Depuis un peu plus d’un mois, l’ex-premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, vient de prendre ses fonctions de président de la Commission européenne. Fini les affaires du Grand-duché, le Parlement européen vient d’offrir à l’homme un poste en accord avec ses ambitions, lui qui rêve depuis le début de sa carrière politique d’avoir «un œil global sur le monde de la finance». Pourtant, quelques semaines après avoir enfilé son nouveau costume, le Luxembourgeois se retrouve fauché par une vague médiatique sans précédent. L’affaire «LuxLeaks», qui revèle alors de manière très précise l’organisation de l’exil fiscal de plus de 300 entreprises avec le consentement de l’administration luxembourgeoise des impôts. La presse internationale accuse Jean-Claude Juncker d’être «responsable des politiques d’évitement fiscal».

Derrière l’affaire «LuxLeaks», il y a un homme: Antoine Deltour, un ancien employé du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC). En octobre 2010, – l’auditeur d’entreprises n’est alors âgé que de 28 ans – il découvre un ensemble de documents liés aux «tax rulings», des accords fiscaux entre le Luxembourg et de grandes multinationales permettant à ces dernières de minimiser leurs impôts à l’aide de filiales. Dès lors, il a voulu quitter PwC, où il était entré en 2008 en tant que stagiaire, puis employé. «Je cherchais à ce moment-là à récupérer des documents de formation pour me renseigner avant de partir. C’est des choses qui se font souvent. Après, il faut savoir que dans ce genre de cabinet, le turnover est fréquent, c’est une sorte de mastère spécialisé où on accumule beaucoup d’expériences en très peu de temps», détaille Antoine Deltour. C’est le genre d’endroit où tout se sait mais rien ne se dit. La culture du travail y est omniprésente, les questions politiques passées sous silence, «une sorte de tabou». «Je n’avais pas d’attente réelle, ni précise, nous explique aujourd’hui Antoine Deltour. Mon objectif était simplement de partager mes questionnements sur la problématique des «tax rulings». Je me suis documenté, les documents ont été vérifiés.»

 

«Dans quelle merde tu t’es foutu?»

Antoine Deltour part, avec dans son sac, «ces schémas incroyables» détaillant les «tax rulings, une pratique sur laquelle on plaisantait parfois entre nous au travail». Quelques mois plus tard, au détour d’un commentaire lâché sur le web, il est alorsrepéré par le journaliste Édouard Perrin, de Cash Investigation. L’enquêteur se rend «rapidement compte qu’il a devant lui une masse d’informations importantes. Confier ces documents à un journaliste était une décision délicate, mais Cash avait déjà une bonne réputation.»

L’enquête sera diffusée en mai 2012, Antoine Deltour y collabore épisodiquement sans que son nom soit cité. Il devient alors l’homme à faire tomber dans les locaux de PwC qui, au terme d’une enquête interne, trouvera rapidement l’idendité de la source. Le mois suivant, les enquêteurs luxembourgeois partent à sa recherche. Deux ans plus tard, il sera alors placé en garde à vue et est inculpé le 12 décembre 2014: «quand tu rentres ensuite chez toi, que tu n’as plus ton matériel informatique, que

 

tu es seul, tu te demandes dans quelle merde tu t’es foutu».

«Oui, le contenu m’a échappé. Le traitement médiatique a été très efficace mais m’a semblé injuste. Pourquoi 300 sociétés ont été pointées du doigt alors que les pratiques mises en causes sont systèmiques? Après, de mon côté, je n’ai eu aucun contact avec l’ICIJ, le consortium des journalistes qui a sorti l’affaire. L’idendité de la personne qui a transmis les documents est toujours secrète. C’est le secret des sources», raconte Antoine Deltour. Il affirme dans le même temps ne pas «être un héros» et rejette «la figure médiatique parfois décrite du lanceur d’alerte comme quelqu’un d’isolé et courageux. Oui on l’est, mais on n’est pas seul, je sais qu’aujourd’hui des milliers de personnes sont les témoins silencieux de pratiques qui devraient être portées à l’attention du public». Depuis son inculpation par la justice luxembourgeoise, Antoine Deltour est dans l’attente. Il a été reçu par la commission spéciale TAXE au Parlement européen, s’est vu décerné le Prix du citoyen européen 2015 pour son action et s’avoue heureux d’avoir fait bouger les choses à Bruxelles.

Récemment, le procureur luxembourgeois a retenu cinq chefs d’inculpation contre lui. Un Conseil du tribunal doit les valider avant un procès, «pas avant 2016». Il demande maintenant des solutions. Antoine Deltour: «Au cours de différents colloques, on essaye maintenant de sensibiliser les citoyens. Il faut élargir la définition du lanceur d’alerte, le but d’une alerte est de faire bouger les lignes et on a besoin d’une certaine protection. Pourquoi pas une autorité indépendante qui rassemblerait les alertes et ferait le tri?». Le combat d’une vie, la loi «Sapin 2» anti-corruption, doit donner dans les prochains mois une meilleure protection aux lanceurs d’alerte. Pour le moment, Antoine Deltour attend, quelque part en France, où il a retrouvé un poste dans l’administration publique. Loin de Luxembourg.

Le Luxembourg est un paradis fiscal très prisé par les québécois corrompus et les canadiens du même accabit.
Le Luxembourg est un paradis fiscal très prisé par les québécois corrompus et les canadiens du même accabit.

 

 

 

Les dossiers de Michel Duchaine:Des courriels déclassifiés révèlent que l’OTAN a tué Kadhafi pour mettre fin au projet libyen d’une monnaie soutenue par l’or

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En dépit de la résolution française,en 1973,  adoptée par le  Conseil de sécurité de l’ ONU ,créant une zone d’exclusion aérienne sur la Libye avec l’intention « expresse » de la protection des civils, l’ un des  3000 nouveaux courriels d’Hillary Clinton publié par le Département d’ Etat, à la veille du Nouvel An de 2016,  contient des preuves accablantes sur les nations occidentales qui  se sont servi de l’ OTAN ,comme un outil pour renverser le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Le renversement de Kadhafi par  l’ OTAN n’a pas été  fait pour la protection des personnes, mais afin de contrecarrer la tentative de Kadhafi pour créer une monnaie africaine basée sur l’or ,menaçant de  concurrencer le monopole central occidental bancaire dans toute l’Afrique.

Les courriels indiquent que l’initiative militaire de l’OTAN dirigée par les Français en Libye a également été motivée par le désir d’avoir accès à une plus grande part de la production de pétrole libyen, et de porter atteinte à un plan à long terme de  Kadhafi visant à supplanter la France comme puissance dominante dans l’Afrique francophone .

Avril 2011,un courriel  envoyé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton  par le conseiller officieux et conseiller  de longue date  Sidney Blumenthal avec la ligne d’objet « le client et de la France de l’or de Kadhafi, » révèle les intentions occidentales prédatrices.

Le Foreign Policy Journal rapporte :

Le courriel identifie le président français Nicolas Sarkozy comme leader de l’attaque sur la Libye avec cinq objectifs précis en tête: pour obtenir le pétrole libyen, d’assurer l’influence française dans la région, d’accroître la réputation de Sarkozy au niveau national, affirmer la puissance militaire française, et pour empêcher l’influence de Kadhafi dans ce qui est considéré comme «l’Afrique francophone. »

La plus étonnante information  est la longue section délimitant la grande menace que l’or et l’argent des réserves de Kadhafi, estimées à « 143 tonnes d’or, et un montant similaire en argent, » pose au franc français (CFA) en circulation comme monnaie africaine prime.

L'esclavage du peuple libyen avait commencé bien avant la Deuxième Guerre Mondiale par l'invasion italienne .
L’esclavage du peuple libyen avait commencé bien avant la Deuxième Guerre Mondiale par l’invasion italienne .

 

C'était ces photos de la mise en esclavage du peuple libyen par les soldats italiens que Kadhafi aborait sur son uniforme devant Berlusconi...pour discuter de la dette italienne à l'endroit de la Libye.
C’était ces photos de la mise en esclavage du peuple libyen par les soldats italiens que Kadhafi aborait sur son uniforme devant Berlusconi…pour discuter de la dette italienne à l’endroit de la Libye.

Le courriel indique clairement que les sources de renseignement indiquent que  la détermination derrière l’attaque française sur la Libye était un geste calculé pour consolider une plus grande puissance, à l’aide de l’OTAN comme un outil de conquête impérialiste, et non pas une intervention humanitaire que le public a été faussement conduit à croire.

Selon l’ email :

 

Cet or a été accumulée avant la rébellion actuelle et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie panafricaine basée sur le Dinar or libyen. Ce plan a été conçu pour fournir les pays africains francophones comme une alternative au franc français (CFA).

(Source Commentaire: Selon des personnes bien informées cette quantité d’or et d’argent est évalué à plus de $7 milliards US selon les  officiers de renseignement français ont découvert ce plan peu après que la rébellion actuelle a commencé, et ce fut l’un des facteurs qui ont influencé la décision du président Nicolas Sarkozy à commettre l’attentat. France à l’attaque sur la Libye.)

Le courriel offre un coup d’oeil  privilégié derrière le rideau pour  nous révéler la façon dont la politique étrangère est souvent réalisée dans la pratique. Bien que rapporté dans les médias qui se sont fait l’écho de la propagande néolibérale , l’intervention militaire en Libye, soutenue  par l’Occident est  montrée comme nécessaire pour sauver des vies humaines, mais le  véritable moteur de l’intervention a été  le fait que Kadhafi avait prévu de créer un haut degré d’indépendance économique africaine… avec une nouvelle monnaie panafricaine , ce qui aurait réduit l’influence et la puissance française dans la région.

La preuve indique que lorsque l’intelligence française a pris connaissance de l’initiative libyenne de créer une monnaie afin  de rivaliser avec le système central occidental bancaire, la décision de renverser le régime par des moyens militaires avait  commencé, y compris  l’alliance de l’OTAN.


EN CONCLUSION

Paul Desmarais,ancien chef illuminati au Québec,Nicolas Sarkozy ,alors président illuminati de la France et Jean Charest ,alors premier-minitre du Québec qui a édifié le système politique actuel du Québec autour  de la corruption et de la collusion.De ces 3 hommes,seul Paul Desmarais est mort,mais les autres mériteraient d'être condamné à la peine capitale pour leurs crimes.Ils représentent ce que l'Occident chrétien a fait de pire,en ce début du Troisième Millénaire!
Paul Desmarais,ancien chef illuminati au Québec,Nicolas Sarkozy ,alors président illuminati de la France et Jean Charest ,alors premier-minitre du Québec qui a édifié le système politique actuel du Québec autour de la corruption et de la collusion.De ces 3 hommes,seul Paul Desmarais est mort,mais les autres mériteraient d’être condamné à la peine capitale pour leurs crimes.Ils représentent ce que l’Occident chrétien a fait de pire,en ce début du Troisième Millénaire!

Le Grand Guide Socialiste du Peuple Libyen,Mouammar Kadhafi,malgré  tous ses défauts,malgré sa violence et son  manque de condescendance,était résolu à laisser plus de liberté et d’indépendance aux peuples d’Afrique.En  voulant laisser ,en héritage, une monnaie  convertible en or et qui soit liée à l’environnement politique ,social et économique africain,il est entré en conflit avec  un personnage sans scrupule ,membre important des Illuminati: Nicolas Sarkozy.

En 1991,il inaugurait le Grand Bassin de Nubie...grâce  aux propres finances du Peuple Libyen.La Libye ne faisait pas affaires avec les banques de Rotschild.
En 1991,il inaugurait le Grand Bassin de Nubie…grâce aux propres finances du Peuple Libyen.La Libye ne faisait pas affaires avec les banques de Rotschild.

Sarkozy,membre de l’élite illuminati qui se  donne rendez-vous au Siècle,est l’un des meilleurs amis de la famille Bush qui s’est ralliée récemment derrière Hillary Clinton pour barrer la route à Donald Trump.

Combien de temps encore,les peuples d’Afrique vont attendre avant de vivre la naissance et la montée d’un aussi grand Guide…?Combien de temps encore  le terrorisme islamique,financé et armé  par le Nouvel Ordre Mondial et ses alliés (USA,France,Italie,Israël,Arabie Saoudite,etc) va continuer de menacer la paix et la sérénité des nations au nom du satanique pétrole?

Comment peut-on dire d’un pays « qu’il est démocratique » quand il complote pour  déstabiliser et renverser d’autres gouvernements légitimes?

Comment ne pas voir dans cette affaire que l’OTAN est une secte criminelle qui sert d’outil au service du Nouvel Ordre Mondial afin d’étendre le  pouvoir esclavagiste de l’oppression contre les peuples et les nations?

Le crime organisé contrôle de nombreux gouvernements de par  le monde;les cas du Québec,des états-Unis d’Amérique et de la France sont loin d’être les seuls!

Aussi,j’invite le peuple français,le peuple québécois et tous les peuples du monde  à s’unir dans la Révolte pacifique mais courageuse contre le crime organisé qui gère nos pays au nom du Nouvel Ordre Mondial!

Il faut arrêter le bain de sang actuel avant qu’il ne devienne incontrôlable et seule la désobéissance civile,pacifique mais résolue,peut débarrasser les peuples du monde qui rêvent de liberté,du péril grandissant des gouvernements néolibéraux et de leurs alliés.

Dans peu de temps,le point de non-retour sera franchi…Réveillez-vous !

kadhafi-livre

 

Les taxes et les impôts ont augmenté de 1939% au Canada depuis 1961

argent canadien

 

 

TORONTO – Les sommes consacrées au paiement des taxes et impôts de toutes sortes ont considérablement gonflé depuis 1961, selon un rapport de l’Institut Fraser dévoilé mardi.

Les chercheurs de l’organisation ont passé au peigne fin l’évolution des principales dépenses d’une famille canadienne moyenne sur un horizon de 55 ans, en s’intéressant à l’argent dépensé pour des biens et produits de «nécessité» comparativement à ce qui est payé à l’État. Ils en ont conclu que les paiements de taxes ont augmenté de 1939 % en chiffres d’absolus (donc, non ajusté pour l’inflation), ce qui est fait le poste budgétaire ayant connu la plus forte hausse.

Les impôts du fédéral et du provincial, les taxes scolaires et municipales, les taxes de vente, ainsi que celles sur l’alcool et le carburant entrent dans ce calcul.

«Tous les gens ne le réalisent pas, mais un ménage canadien consacre maintenant davantage d’argent pour payer ses impôts de toutes natures que pour des biens de première nécessité», a avancé Charles Lammam, directeur des études fiscales à l’Institut Fraser, dans un communiqué publié mardi.

En guise de comparaison, les sommes dépensées pour le logement ont bondi de 1425 % (toujours en chiffres absolus), celles pour les vêtements de 746 % et 645 % pour la nourriture.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a quant à lui progressé de 706 % au cours de cette même période.

En 2015, une famille moyenne gagnait un revenu de 80 593 $ et en a versé 42,4 % en paiements de taxation divers. En 1961, cette famille moyenne avait plutôt un revenu de 5000 $, payait 1675 $ en taxes, ce qui représentait le tiers de l’argent gagné soit 33,5 %.

«Les taxes contribuent à financer les services gouvernementaux, mais avec un montant qui atteint désormais 42 % de leur revenu, les Canadiens sont plus que jamais en droit de se demander s’ils sont satisfaits de ce qu’ils reçoivent en retour», a conclu M. Lammam.

 

Sources:journal de Montréal

 

 

 

 

Vidéo important Illuminati au pouvoir:L’avocat de Julian Assange écrasé par un train aprés avoir révèlé qu’il pouvait mettre fin à la carrière de Hillary Clinton !

 

 

 

L’Avocat de Julian Assange  vient d’être retrouvé mort,en ce 15 août 2016,aprés avoir menacé de divulguer des secrets pouvant mettre fin à la carrière politique de Hillary Clinton.

L’élection de Novembre approche rapidement, aussi Donald Trump n’est pas la seule personne qui fait obstacle à la candidature de Hillary Clinton à la présidence.

Il y a aussi le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui continue de divulguer des informations préjudiciables sur la candidate démocrate dont elle aurait préféré garder le secret.

En fait, il semble bien que Hillary est prête à tuer pour garder ses squelettes dans le placard …

John Jones 48 ans, l’un des meilleurs avocats des droits de l’homme de la Grande-Bretagne, et un représentant de  Julian Assange,a été tué lundi dernier, le 15 Août 2016, quand il a été frappé par un train de banlieue.Cette mort a été interprété comme un suicide par la police.

Les  policiers des transports britanniques ont été appelé à la gare de West Hampstead au nord de Londres à 07h07 le lundi, après avoir reçu le rapport qu’un homme a été frappé par un train. Il aurait été déclaré mort sur la scène et sa mort n’est pas traitée comme suspecte.

Jones a travaillé sur la même équipe que l’épouse de l’acteur George Clooney, Amal. Il se spécialise dans l’extradition, les crimes de guerre et le contre-terrorisme. Il était connu pour défendre les cas de l’ex-Yougoslavie, le Rwanda, la Sierra Leone, le Liban et le Cambodge.

Les nouvelles sont particulièrement inquiétantes, comme stratège démocrate et CNN hôte, Bob Beckel est récemment apparu dans une interview  de FOXTV et a lancé un appel à l’assassinat de Julian Assange (ou plus exactement, « Juste tuer ce fils de pute! »).

Assange semble planifier tranquilement un « Octobre Surprise » pour Hillary Clinton,une  fuite stratégique d’un email incriminant d’ Hillary Clinton, juste avant l’élection présidentielle américaine. Il contient des informations  qui ,prétendument , peuvent définitivement la mettre derrière les barreaux.

Un Julian Assange fort ému ...surement de cette nouvelle!
Un Julian Assange fort ému …surement de cette nouvelle!