Incroyable conception révolutionnaire d’un vaisseau spatial d’entrainement par la NASA

On le dirait sorti tout droit de Star Trek ...
On le dirait sorti tout droit de Star Trek …

 

 

 

C’est à cela  que le navire qui va nous permettre  d’explorer la galaxie va ressembler, selon les scientifiques de la NASA.

Le concept est encore au stade expérimental très tôt, mais si ces images 3D sont quelque chose qui lui ressemblent de  près, nous sommes déjà  en train de paniquer et très excité.

Le dr Harold «Sonny»  White  travaille sur le programme d’entraînement de chaîne (warp drive) au Centre spatial Johnson de la NASA, et en est venu avec ce concept avec l’aide de l’artiste 3D Mark Rademaker, Jesus Diaz présente au Sploid…Voir ce lien: Jesus Diaz

Comme Rademaker a expliqué à io9, la conception implique «un navire élégant niché au centre de deux bagues énormes, qui créent la bulle de la chaîne »(warp drive).

White a passé sa carrière à travailler sur les moyens de propulser des engins spatiaux  plus rapides  que la vitesse de la lumière, et ce modèle le ferait en courbant l’espace autour de lui , ce qui  rend la distance plus courte.

Cela signifie, écrit Diaz , que l’entreprise ne ferait pas briser la théorie de la relativité d’Einstein, que dans sa petite bulle, il ne pourrait pas se déplacer plus vite que la lumière.

Et il se trouve,que  White et son équipe sont plus près de ce but que vous pourriez penser.

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POUR VOIR PLUS DE PHOTOS DU NOUVEL ENTERPRISE,VOICI  pour vous tous:

 

Les premiers dessins du dr White donnaient ceci.
Les premiers dessins du dr White donnaient ceci.

 

Ensuite on opta pour du réalisme .
Ensuite on opta pour du réalisme .

 

Vaisseau spatial 008

 

 

Vaisseau spatial 002

 

Vaisseau spatial 003Vaisseau spatial 004

 

 

Vaisseau spatial 005

 

 

 

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Comme l’explique Gizmodo, ils ont déjà commencé à expérimenter avec de minuscules bulles de chaîne:

Travaillant à la NASA Eagleworks-une opération de skunkworks profondeur à l’équipe Johnson Space Center-le Dr  White  de la NASA essaie de trouver des preuves de ces lacunes. Ils ont « lancé un banc d’essai de l’interféromètre qui va essayer de générer et détecter une instance microscopique d’une petite bulle de chaîne» à l’aide d’un instrument appelé le White-Juday  Warp  Field  Interférometer.

White  estime que si son travail est un succès, il va créer un moteur qui pourrait nous amener à Alpha Centauri dans deux semaines. Il a créé la feuille de route ci-dessous des mesures qui doivent être prises.

OK Dr White, nous sommes là!

Regarder un discours fascinant par White donnée lors de la conférence SpaceVision 2013 ci-dessous.

 

 

Sources: NASA,org , Science alert.com

Le Québec sous la gérance du crime organisé :Pierre Bibeau ,l’homme au coeur du système occulte de financement politique

 

 

 

 

 

 L’ex-organisateur du Parti libéral du Québec Pierre Bibeau nie avoir jamais demandé et encore moins reçu 30 000 $ en argent comptant de Lino Zambito, en lien à une activité de financement au profit de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.

 

 

Pierre Bibeau,ce matin 10 juin 2014 ,devant la juge Charbonneau.
Pierre Bibeau,ce matin 10 juin 2014 ,devant la juge Charbonneau.

 

 

Pierre  Bibeau, qui a été organisateur en chef du PLQ de 2001 à 2003 et occupe depuis un poste de vice-président à Loto-Québec, admet l’avoir croisé lors d’un déjeuner au profit de Mme Beauchamp le 6 avril 2009 à Laval. Mais il précise qu’il ne s’occupait aucunement du financement de l’événement, qui a incidemment rapporté 61 500 $ à l’ex-ministre.

Devant la commission Charbonneau, Lino Zambito avait affirmé lui avoir remis cette somme dans la foulée de ce déjeuner de financement lors d’une rencontre à son bureau de Loto-Québec.

M. Bibeau admet que l’ex-propriétaire d’Infrabec est bel et bien venu à son bureau, mais pour lui parler d’une histoire de dézonage à Boisbriand concernant les terrains de GM. M. Zambito, a-t-il dit, souhaitait profiter de l’influence politique présumée de M. Bibeau pour qu’il intervienne en sa faveur auprès de la commission de la protection du territoire.

Il dément que la rencontre ait plutôt porté sur une usine d’épuration à Boisbriand, comme le suggère plutôt le procureur Crépeau.

Pierre Bibeau a par ailleurs reconnu qu’il connaissait déjà à l’époque Lino Zambito, puisqu’il était déjà intervenu en sa faveur deux ans plus tôt, à la demande de l’oncle de Lino Zambito, Jean Rizzuto (aucun lien avec le clan mafieux Rizzuto).

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HORS TEXTE

Le témoignage historique de Lino Zambito à la Commission Charbonneau

Lino Zambito ,l'homme qui aimait parler.
Lino Zambito ,l’homme qui aimait parler.

Octobre 2012-Le témoignage choc de Zambito (Dossiers personnels)

Dès les premières minutes de son témoignage, Lino Zambito a déclaré sous serment à la commission Charbonneau, avoir donné une enveloppe contenant 30 000 $ comptant au vice-président de Loto-Québec, Pierre Bibeau, afin de financer le Parti libéral du Québec.

M. Zambito affirme qu’il a remis cette somme en se rendant aux bureaux de M. Bibeau, à la société d’État. La rencontre n’aurait duré qu’une dizaine de minutes. L’argent lui avait été réclamé par M. Bibeau lui-même pour une activité de financement du PLQ organisée par la firme Génivar et s’étant déroulée quelques jours plus tôt.

Line Beauchamps,la ministre libérale qui a tout niée,en compagnie de Pierre Bibeau ,au sommet de sa puissance.
Line Beauchamps,la ministre libérale qui a tout niée,en compagnie de Pierre Bibeau ,au sommet de sa puissance.

 

Cet événement de financement s’est tenu le 6 avril 2009 sous la présidence d’honneur de l’ex-ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, qui était alors la conjointe de Pierre Bibeau. Ce dernier, ancien organisateur en chef des libéraux, n’occupait alors aucune fonction officielle au sein du PLQ.

 

Le déjeuner de financement réunissait une vingtaine de personnes, dont Paolo Catania, de la firme Catcan, le controversé homme d’affaires Domenico Arcuri, qui est associé à la mafia montréalaise, et M. Zambito, qui était accompagné de son oncle, Jean Rizzuto.

 

Selon M. Zambito, il en coûtait 1000 $ par personne pour participer à l’activité. Sa contribution s’est toutefois élevée à 30 000 $. Selon les documents du PLQ, cette activité a permis d’amasser 61 000 $.

 

Ce n’est pas la première fois que M. Zambito cible Pierre Bibeau. L’ex-entrepreneur a raconté devant la commission Charbonneau avoir rencontré M. Bibeau alors qu’il avait été sollicité par un collecteur de fonds qu’il ne connaissait pas. Christian Côté, employé d’une filiale de la firme Dessau, travaillait à amasser des fonds pour le ministre David Whissel. Il aurait réclamé 50 000 $ comptant de la part de M. Zambito.

 

Mal à l’aise, Lino Zambito a fait appel à son oncle Jean Rizzuto, un libéral notoire, pour qu’il intervienne auprès de Pierre Bibeau. Ce dernier a stoppé les élans de M. Côté en téléphonant à son fils, Alexandre Bibeau, alors chef de cabinet du ministre Whissel.

 

Outre cet événement, Lino Zambito a raconté que le PLQ lui avait réclamé quelques mois plus tard une autre contribution de 30 000 $ comptant. La demande était alors venue de Bruno Lortie, alors chef de cabinet de la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau. M. Zambito a raconté n’avoir jamais versé la somme puisque, la veille de l’activité de financement, il a reçu un appel du PLQ (comme le démontre une facture téléphonique déposée en preuve). Cela correspondait à la diffusion d’un reportage de l’émission Enquête l’impliquant dans des tractations douteuses à Boisbriand.

 

PQ et ADQ sous pression

 

Lino Zambito n’a pas seulement égratigné le PLQ. Ce spécialiste des égouts a affirmé avoir fait des dons tant au Parti québécois qu’à l’Action démocratique (maintenant la Coalition avenir Québec) notamment par le biais de prête-noms ou en argent comptant. Il répondait à des « commandes », a-t-il soutenu. « Ç’a pas été des montants qu’on a versés par conviction. C’était des montants qui ont été versés par obligation, des ententes, des demandes qui m’ont été faites », a expliqué M. Zambito.

 

Des factures de Bell ont été déposées à la commission confirmant que M. Zambito a été en contact téléphonique avec notamment la responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, et Alexandre Bibeau, alors directeur de cabinet du ministre David Whissell.

 

De plus, il y aurait « une filiation » entre firmes de génie, cabinets d’avocats et entrepreneurs qui ne trompent pas sur l’organisation des marchés. Ainsi, M. Zambito a déclaré que le PLQ est surtout associé aux firmes Roche, Génivar et Dessau alors que le PQ est lié au Groupe Séguin (aujourd’hui Génius), BPR-Triax. M. Zambito établit des liens entre l’ADQ et la firme Projeco de Saint-Eustache.

 

Lino Zambito a précisé que c’était toujours le même cercle d’affaires qui se retrouvait semaine après semaine dans les cocktails de financement des différents partis.

 

La situation lui a fait dire que les chefs de cabinets des politiciens jouent « un double rôle » qui peut être dangereux pour mener les affaires de l’État. Plusieurs sont honnêtes, mais ils sont sous pression, croit-il. M. Zambito a même affirmé que des changements des règles de financement politique étaient devenus nécessaires.

 

Ministère des Transports

 

En après-midi, Lino Zambito a témoigné sur les contrats pour lesquels il a soumissionné au ministère des Transports (MTQ). Une liste de 50 contrats a été décortiquée.

 

Ici, il a dit avoir présenté une soumission de complaisance pour permettre à l’entreprise de Tony Accurso de gagner l’appel d’offres. Là, il a affirmé que les firmes de génie qui autorisent les extras conservaient 25 % du paiement pour elles. Et il a nommé les entreprises, toujours les mêmes, qui se partageaient la manne, dont Simard-Beaudry, Asphalte Desjardins, Sintra et autres Construction DJL.

 

M. Zambito a raconté avoir été obligé de verser 150 000 $ à Claude Chagnon, associé de l’ex-ministre David Whissel dans ABC Rive-Nord, pour obtenir un contrat. Cela remonterait à 2004.

 

Selon M. Zambito, ce sont les firmes de génie-conseil qui agiraient comme pivot du grand jeu de la collusion et du financement des partis politiques. À plus d’une reprise, le témoin a invité la commission à se questionner sur ceux qui orchestrent les appels d’offres et les exécutent.

 

L’ex-entrepreneur a été appelé à témoigner concernant l’important projet de reconstruction du rond-point de l’Acadie. Déjà, il avait affirmé que le parrain de la mafia, Vito Rizzuto avait agi comme médiateur entre lui et Tony Accurso. Lundi, il a affirmé avoir indisposé le bras droit de M. Accurso, Frank Minicucci, dans un autre contrat. « C’était son rond-point à lui ! », a-t-il laissé tomber.

 

 

 

 

 

 

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M. Zambito était alors aux prises avec Christian Côté de Dessau, un proche du ministre David Whissell, qui lui demandait une grosse somme d’argent pour faire débloquer une demande de subvention gouvernementale pour le projet d’usine d’épuration à Boisbriand. M. Zambito souhaitait en fait savoir si M. Côté était assez influent pour obtenir un tel résultat. Il s’agit d’un contrat éventuellement obtenu par M. Zambito dans des circonstances troubles : il doit subir un procès en 2015. 

Le procureur Crépeau a par la suite souligné que le 26 octobre 2012, soit deux semaines après le passage de Lino Zambito à la commission, M. Bibeau a été vider et fermer ses deux coffrets de sûreté  et fermé sa marge de crédit à la Caisse Populaire à St-Bruno.

Pierre Bibeau a expliqué ce geste par l’état mental dans lequel l’avait plongé le témoignage de M. Zambito et affirme avoir vécu un long épisode dépressif, traversé par des pensées suicidaires. Il soutient que ces coffrets ne comprenaient rien que des documents personnels et qu’il « n’y avait rien à cacher ». Il a finalement pris un autre coffret dans une autre institution en décembre 2012.

Le vice-président corporatif de Loto-Québec nie aussi avoir fait un quelconque trafic des billets d’événements divers commandités par la société d’État qu’il obtenait en raison des fonctions, suivait l’hypothèse émise lundi par le procureur Crépeau dans le cadre du témoignage de son ex-secrétaire à Loto-Québec, Jocelyne Truchon.

Il admet cependant qu’il avait d’innombrables billets à sa disposition pour lesquels il s’efforçait de trouver preneur. Et s’il en donnait à des élus libéraux, reconnaît-il, biens d’autres en on bénéficié, notamment les grands médias pour le Grand Prix.

Lumières sur le 357C

M. Bibeau devrait par la suite être interrogé sur sa présence à deux rencontres tenues en 2009 au club privé 357C, aux côtés d’ingénieurs, d’entrepreneurs et de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.

La commission a déjà révélé il y a plus d’un an que Pierre Bibeau s’est rendu à deux reprises au 357C à l’invitation de Rosaire Sauriol de Dessau. La première rencontre a eu lieu le 26 février 2009, soit cinq jours après le déclenchement de la campagne électorale en 2007, la seconde ayant lieu le 18 mai. Mme Beauchamp était présente à chaque fois. Elle était ministre de la Culture et des Communications lors de la première rencontre, et ministre de l’Environnement lors de la seconde.

Les autres invités à ces rencontres étaient Paolo Catania de Constructions Frank Catania, Frank Minicucci, bras droit de l’entrepreneur Tony Accurso et trois dirigeants de firmes de génie-conseil, Michel Lalonde (Genius), Pierre Lavallée (BPR) et Yves Théberge (CIMA+).

L’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino était également présent, tout comme Bernard Trépanier, ex-argentier d’Union Montréal, qui aurait aussi amassé de l’argent pour le Parti libéral, selon un témoignage livré la semaine dernière par l’enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

Line Beauchamp avait déjà affirmé que ces deux rencontres avaient été tenues à sa demande, à titre de ministre, pour des discussions de nature générale.

Trafic de billets au bureau de Bibeau à Loto-Québec

Jocelyne Truchon, qui a été la secrétaire de Pierre Bibeau après qu’il fut devenu vice-président de Loto-Québec, en 2003, a expliqué lundi que des ministres du gouvernement de Jean Charest appelaient régulièrement à son bureau afin d’obtenir des billets pour des événements que commanditait la société d’État.

Le procureur Crépeau a affirmé qu’il y avait un lien entre ce trafic de billets en tout genre – Grand Prix de Montréal, Festival de jazz de Montréal, Francofolies, Festival de St-Tite, les feux d’artifice organisés à Montréal, Québec et Gatineau, etc. – et le financement du Parti libéral du Québec.

Interrogée sur les politiciens qui étaient en contact avec Pierre Bibeau lorsque ce dernier était à Loto-Québec, Mme Truchon a évoqué pêle-mêle le bureau du premier ministre Jean Charest, ainsi que les ex-ministres Jacques Dupuis, David Whissell, Norman MacMillan. Elle a aussi évoqué l’actuelle vice-première ministre Lise Thériault, autrefois ministre du Travail, et l’actuel ministre du Travail, Sam Hamad. 

Mme Truchon a aussi nommé l’ex-directeur général du PLQ, Karl Blackburn, la responsable officielle du financement au PLQ de 2001 à septembre 2013, Violette Trépanier et l’entrepreneur de Schokbéton Marc Bibeau, responsable du financement sectoriel au parti, selon le président de CIMA+, Kazimir Olechnowicz.

Bernard Trépanier appelait aussi Pierre Bibeau pour obtenir des billets. « M. Bibeau me disait : « Mettez tant de billets dans une enveloppe pour Bernard Trépanier ». Ça pouvait être des billets de feux [d’artifice], ça pouvait être des billets de festivals, des billets de boxe » », a-t-elle affirmé.

Plusieurs responsables de firmes de génie étaient aussi en lien avec M. Bibeau, a précisé Mme Truchon. Elle a nommé Rosaire et Jean-Pierre Sauriol, de Dessau, Kazimir Olechnowicz de CIMA+, Bernard Poulin de SM et Sylvain Lacasse de Claulac.

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HORS TEXTE NO 2
Déjeuner de financement de la ministre
du Développement durable, de l’environnement et des parcs,Line Beauchamps

 

Le fameux restaurant Piccolo Mondo ou a eu lieu le fameux repas.Les bureaux du clan Rizzuto ne sont pas loin.
Le fameux restaurant Piccolo Mondo ou a eu lieu le fameux repas.Les bureaux du clan Rizzuto ne sont pas loin.

En 2009, alors conjoint de la ministre Line Beauchamp, Pierre Bibeau participe avec elle à un controversé déjeuner de financement organisé par deux vice-présidents de Genivar. Parmi les 15 à 20 invités figurent Domenico Arcuri, membre de la mafia, Lino Zambito et Paolo Catania, accusé depuis de fraude. M. Bibeau a déjà dit à La Presse qu’il ne savait pas que M. Arcuri était membre de la mafia.

Domenico Arcuri,un membre important de la mafia italienne de Montréal.
Domenico Arcuri,un membre important de la mafia italienne de Montréal.

Un membre important de la mafia, Domenico Arcuri,  était l’un des 15 à 20 participants à une activité de financement du Parti libéral du Québec, le matin du 6 avril 2009, dont l’invitée-vedette était Line Beauchamp , alors ministre de l’Environnement. Le petit-déjeuner s’est déroulé au restaurant Piccolo Mondo, à Laval, entre 8h30 et 9h30.

Il était organisé par des cadres de la firme d’ingénieurs Genivar  pour l’association libérale de Bourassa-Sauvé (à Montréal-Nord), une circonscription que représente Mme Beauchamp depuis 12 ans.

Elle se souvient de cette activité, mais elle assure qu’elle ne connaissait pas M. Arcuri et qu’elle ne le connaît toujours pas.

«Elle tient à vous dire qu’elle va s’assurer que cette personne-là ne va plus se représenter à ses activités», a ajouté Mme Sauvageau.

Le petit-déjeuner a rapporté 61 500$ au Parti libéral du Québec (PLQ). Dans son rapport financier, le parti affirme que le prix d’entrée était de 1 000$. Certains participants ont donné beaucoup plus, d’autres, rien du tout.

Domenico Arcuri a donné 2 995$ au PLQ en 2009, soit 5$ de moins que la limite permise à cette époque. Son frère Antonino a donné presque autant, soit 2 990$. Domenico Arcuri, 52 ans, est l’un des cinq chefs mafieux qui, l’année suivante, ont pris la relève du clan Rizzuto, décimé par l’opération Colisée de la GRC.

Bonifier un certificat d’autorisation

Arcuri participait au petit-déjeuner en tant que représentant de la société Énergie Carboneutre ( 09 ), spécialisée dans la décontamination des sols. Il contrôlait l’entreprise avec son frère Antonino. Ce matin-là, il était accompagné de son bras droit, Giuseppe Bertolo, frère de Johnny Bertolo, trafiquant de drogue assassiné en 2005.

L’entreprise faisait alors des démarches auprès du ministère de l’Environnement pour que son certificat d’autorisation soit bonifié. L’entreprise a obtenu les autorisations demandées un an plus tard. La ministre Beauchamp a pris soin de préciser que ce n’était pas elle qui avait donné cette autorisation à Énergie Carboneutre, mais bien une direction régionale de son ministère.

Arcuri avait été identifié par l’opération Colisée

En avril 2009, le nom de Domenico Arcuri avait déjà été publiquement associé à la mafia. Son nom figurait une vingtaine de fois au registre des écoutes électroniques de l’enquête antimafia Colisée, qui s’est terminée en 2006.

Le père de Domenico et d’Antonino Arcuri s’appelle lui-même Domenico Arcuri. Membre connu de la mafia sicilienne, il avait hérité de la crémerie Ital-Gelati lorsque le clan sicilien des Rizzuto avait éliminé le clan calabrais de Paolo Violi.

; »>En 2010, Domenico Arcuri fils s’est joint à d’autres caïds pour prendre la relève du clan Rizzuto, dont Salvatore Montagna, Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Desjardins a été associé un temps à la société de décontamination Carboneutre, tout comme son ami Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction.

Depuis, l’alliance mafieuse a éclaté. Domenico Arcuri s’est rangé du côté de Salvatore Montagna contre Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Ces deux caïds sont accusés du meurtre de Montagna.

André-Martin Bouchard, ingénieur de Genivar qui préparait des études techniques pour Carboneutre, a aussi participé à cette activité de financement, mais il n’a remis aucun chèque à cette occasion. M. Bouchard est aujourd’hui vice-président environnement de GenivarCarboneutre cherchait alors à convaincre le ministère de l’Environnement de bonifier son certificat d’autorisation. L’entreprise, qui a son centre de traitement à Montréal-Est, sollicitait l’autorisation de traiter des sols contaminés par des métaux lourds, et pas seulement par des hydrocarbures pétroliers.

L’entreprise a fini par obtenir cette autorisation un an plus tard, en mai 2010. Cela lui a ouvert un nouveau marché. La Presse a tenté à de multiples reprises de parler à un responsable du ministère de l’Environnement à ce sujet, mais sans succès.

Bertrand St-Arnaud
Bertrand St-Arnaud

À l’Assemblée nationale du Québec, le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud , a poussé la ministre dans ses retranchements en lui rappelant qu’à l’époque, son attaché politique était Gilles Deguire, un policier à la retraite ayant cumulé une trentaine d’années d’expérience.

Comment la ministre a-t-elle pu alors ne pas être au courant que l’une des personnes avec qui elle déjeunait était un membre présumé du crime organisé montréalais?», a demandé le député de Chambly.

Gilles Deguire
Gilles Deguire

En effet Gilles Deguire a participé au petit-déjeuner du 6 avril 2009 avec Line Beauchamp; il était son attaché politique dans la circonscription de Bourassa-Sauvé. Maintenant maire de Montréal-Nord et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, il a dit qu’il se souvenait de cette rencontre au Piccolo Mondo. Il a confirmé qu’il y avait entre 15 et 20 participants, mais il a dit qu’il ne connaissait presque personne. Il a ajouté que cette activité de financement n’avait pas été organisée par l’association libérale de Bourassa-Sauvé, mais par le «sectoriel» au PLQ.

 
Il n’a pas pu donner de nom. Cependant, il s’est souvenu de la présence de Pierre Bibeau, longtemps organisateur politique pour le PLQ. Pierre Bibeau a confirmé qu’il était présent, mais pas à titre d’organisateur: à l’époque, il était le conjoint de Mme Beauchamp. Il a dit lui aussi qu’il ne connaissait pas les invités réunis autour de la table, dans une petite salle de réception. «Domenico Arcuri, c’est un gars de la mafia?», a-t-il demandé. En défense: dorénavant, la ministre prendra
« toutes les précautions » pour ne pas se retrouver avec un membre de la mafia dans les activités de financement  .

Des rencontres louches pour un financement louche du Parti Libéral du Québec
27 novembre 2012: la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction s’est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l’abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Le Club 357...l'une de ses salles de réception.
Le Club 357…l’une de ses salles de réception.

 

En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques. «Vous avez entendu depuis le début de l’automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c’est en lien.
Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp et Tony Tomassi qui ont participé à des rencontres séparées. Line Beauchamp, qui a été tour à tour ministre de la Culture, de l’Environnement puis de l’Éducation et finalement Vice-première ministre, était notamment accompagnée de Pierre Bibeau, important organisateur libéral à l’époque.

Les événements d'intérêts ont été enregistrés sur cette période .
Les événements d’intérêts ont été enregistrés sur cette période .

Line Beauchamp a déjeuné à deux reprises en 2007 avec une brochette de présumés collusionnaires réunis dans un club privé par son conjoint de l’époque, Pierre Bibeau, ancien organisateur libéral et aujourd’hui vice-président de Loto-Québec. Une fois en février 2007, à leurs côtés se trouvaient notamment Paolo Catania, Bernard Trépanier et Frank Zampino, tous accusés au criminel dans l’affaire du Faubourg Contrecoeur.

 

Dans le cas de la rencontre au club 357c, c’était mon conjoint Pierre Bibeau» qui avait pris l’organisation en main, se souvient l’ex-vice première ministre du Québec, Line Beauchamp. «Je lui avais dit [à M. Bibeau] qu’à titre de ministre responsable de Montréal, je voulais rencontrer des acteurs économiques de la région», ajoute-t-elle. Aujourd’hui, celle qui a démissionné pendant la crise étudiante du printemps érable  convient que la perception «ne peut être que négative».

Même son ex-conjoint a été mis sur la sellette lorsque Lino Zambito, un entrepreneur «repenti», a juré à la commission Charbonneau avoir remis 30 000 $ comptants à M. Bibeau dans les locaux de Loto-Québec pour financer le Parti libéral du Québec (PLQ).

Line Beauchamp et Pierre Bibeau,un couple mafieux ,coupable de haute trahison contre le Peuple.
Line Beauchamp et Pierre Bibeau,un couple mafieux ,coupable de haute trahison contre le Peuple.

EN CONCLUSION

En ce 10 juin 2014,j’ai bien rigolé tout l’avant-midi après avoir écouté cet homme,Pierre Bibeau qui tremblait,buvait continuellement de l’eau,bafouillait,se trompait,oubliait,etc.Il se rappelait des nombreuses  parties de cartes avec ses petits amis mafieux en 2007,mais avait oublié des rencontres importantes,mélangeait  Pâques avec le lendemain de la St-Jean-Baptiste en 2009.etc…Un vrai bouffon,vous direz,mais un bouffon d’une grande adresse et d’une grande intelligence qui cherche à se faire passer pour un cinglé!

Ce type de criminel répond fort bien  à la culpabilité  de  « Haute Trahison contre le Peuple,contre les intérêts financiers du Peuple Souverain. »

Dans une réforme du code criminel,à peu près tous les hauts dirigeants du Parti libéral du Québec pourraient être déclaré coupables de haute trahison sous plusieurs formes différentes que l’on pourraient définir à ce crime.

Dans de nombreux pays souverains et indépendants,le crime de haute trahison et d’appartenance au crime organisé est passible de la peine capitale.

La peine capitale  pourrait aussi être réformée au Québec: moi,j’ai déjà  proposé de rétablir la peine de mort contre certains types de crimes comme celui-là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NIGERIA : des grosses fortunes américaines financent Boko Haram

http://rutube.ru/video/f62f6c76584c20fff45adad3991e97b3/

 

 

Les mercenaires de Boko Haram aux services du capitalisme d'affaires.
Les mercenaires de Boko Haram aux services du capitalisme d’affaires.

 

 

La résurgence de Boko Haram au Nigeria après la mort du fondateur de cette organisation au départ  fondamentalement  islamiste serait l’œuvre de 2 grosses fortunes  américaines : Bill Gates et  Hugh Grant  PDG de la Monsanto Company.

En effet ces 2 milliardaires américains ont été identifiés par le « Global Alliance Prolife » (GPA)  en tant sponsor étranger  de l’insurrection de Boko Haram.

Global alliance Prolife a révélé que le nom de Boko Haram originel a été utilisé comme couverture dans des attaques terroristes. Selon GPA les vrais coupables étaient des assassins et des mercenaires embauchés par « Blackwater » ou « Xe-Service » appelé aujourd’hui « Academy », une armée privée propriété de Bill Gates et Monsanto Company. Toujours selon Global Alliance Prolife, en 2009 après la mort du fondateur de Boko Haram (en tant secte purement islamiste opposée à la culture occidentale) Mohamed Yusuf, « Blackwater » a commencé le recrutement d’anciens enfants soldats sierra lionais et libériens de la rébellion de Charles Taylor et les a formé à Ouagadougou au Burkina Faso en dépit de l’éviction de « Blackwater » du Liberia par la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Par la suite ces enfants soldats libériens et sierra lionais ont été amenés au Nigéria et présentés comme des employés de l’ECOMOG (The Economic Community of West African States Monitoring Group ou Groupe de Surveillance de la Communauté des Etas de l’Afrique de l’Ouest) pour officiellement combattre la secte islamiste Boko Haram. Mais en réalité, la mission de ces mercenaires libériens introduis au Nigéria par Bill Gates et Monsanto Company était de déplacer les agriculteurs locaux du Nord Est du pays ; de créer une chute de la production agricole et obliger le gouvernement fédéral à adopter les grandes exploitations des deux géants américains spécialisés dans l’agrobusiness génétiquement modifiée pour nourrir la population. Les aliments de base locales, tels le riz, le sorgho ; le millet ou le manioc serait ainsi remplacés par des variantes génétiquement modifiées de Gates et Monsanto leur cédant ainsi efficacement la sécurité alimentaire pour plus de 170 millions de nigérians. Selon l’AGP, « le volume de production des ces OGMs serait alors vendue à des prix inférieurs à celui de la nourriture cultivée biologiquement ou naturellement partout ailleurs au Nigeria, détruirait le marché des aliments biologiques traditionnels, faisant des cultures des industries agroalimentaires Gates/Monsanto dominants de l’alimentation au Nigeria. Le président de GPA, le Dr Philip Njemanze a également tiré la sonnette d’alarme sur les moyens de hautes technologies utilisées par bill Gates dans l’exécution du plan terrorisme. Selon lui ; la récente entrevue du maniaque de la micro-informatique dans le quotidien ‘’Daily trust’’ dans laquelle il a déclaré que « sa fondation effectuait de la télédétection dans les Etas du Nord Est du Nigéria fief de Boko Haram pour étudier les schémas de migration des personnes » signifiait que des images satellitaires contre la loi nigériane ont été utilisée par l’espionnage pour identifier les installations militaires nigérianes comment s’en échapper et les attaquer en état d’urgence. Le Dr Njemanze a par ailleurs dénoncé les téléphones portables distribués aux agriculteurs locaux par Bill Gates via le ministère nigérian de l’agriculture pour accorder à ces derniers des agro-crédits pour les engrais et les cultures OGM. Décrivant ces dons comme des « portes feuilles de la morts » faits et acceptés dans le mépris total de la preuve fournie par le Ministère américain de l’agriculture (USDA) que les OGM ne peuvent augmenter les rendements des cultures, sinon diminuer la production agricole globale , endommager les terres fertiles , le président de GPA soutient que les OGM constituent des risques sanitaires dangereux encore méconnus incluant des cancers et autres maladies débilitantes. Toujours selon le Dr Njemanze, grâce aux GPS des téléphones cellulaires distribués aux populations rurales du nord du Nigéria , la position de chaque agriculteurs serait connue des terroristes à la solde des multinationales agroalimentaires américaines qui utilisent des images satellitaires pour connaître l’emplacement de la JTF ( Joint Task Force) et les téléphones portables pour traquer les agriculteurs nigérians.

Source : Ngouegni N. Nadège,Afrique Média

Alerte Fukushima: les vidanges d’eau radioactive devenues incontrôlables (561 tonnes en 1 jour)

 

 

 

C'est ainsi qu'on vidange l'eau radioactive à Fukushima...incognito!
C’est ainsi qu’on vidange l’eau radioactive à Fukushima…incognito!

 

 

 

 

 

Le 21 mai 2014, Tepco a au final déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux souterraines de la dérivation.
Selon leurs dernières analyses, 1 100 000 Bq/m³ (1,1 million) de tritium ont été relevés dans l’échantillon d’eaux souterrains pris le 19 mai 2014. Tepco affirme que les eaux des autres puits de dérivation sont moins radioactives, qu’ils peuvent diluer cette radioactivité en la mélangeant avec des eaux moins contaminées.
Ils ne recherchent pas le plutonium-238/239/240 et l’uranium-235/238 dans les eaux qu’ils rejettent. De plus, ce rejet ne fait diminuer que de 10 à 25% le flot des eaux souterraines qui s’écoulent dans les bâtiments de la centrale.

 

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La radioactivité en tritium dépasse déjà leur limite de sécurité désirée même dès avant de commencer à les déverser en mer.
C’est à l’un des 12 puits de dérivation. Dans un échantillon du 15 avril 2014, Tepco a relevé 1,6 millions de Bq/m³ de tritium. La limite de sécurité désirée par Tepco est de 1,5 millions de Bq/m³.
Le niveau de la radioactivité la dépasse déjà avant même qu’ils aient fini l’analyse détaillée d’avant les déversements.
Le puits en question est le plus proche de la citerne qui a connu la fuite des 300 m³ l’été dernier. Ce relevé dépasse la pire hypothèse de Tepco sur les eaux de la dérivation à déverser en mer. Tepco tablait sur des eaux qui ne seraient pas radioactives.
Au cours de la conférence de presse du 17 avril 2014, Tepco a affirmé qu’ils continueraient d’utiliser ce puits. La radioactivité en tritium devrait descendre sous leur limite de sécurité en mélangeant cette eau avec celle des autres puits de dérivation.

 

 

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 Ils déclarent que les eaux déversées sont assez sûres mais l’équipe à la manœuvre reste en combinaison intégrale devant les caméras. On y lit “METI” dans le dos : Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

 Dans ces conditions, comment faire confiance ? c’est impossible et c’est pareil chez nous.

Les liens de Tepco : carte des pompages
toutes les photos

 

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LA MOBILISATION CITOYENNE AU JAPON ET EN FRANCE

 

 

Comme pour tout accident nucléaire, il est difficile d’avoir des données sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Pourtant elles sont durables pour toute la région pacifique et… consultables sur un site mis en place par des geeks, hackers et citoyens japonais.

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Un mini compteur connecté en kit

À l’origine de la constitution de Safecast sur Internet, on trouve un groupe de personnes qui souhaitait obtenir des informations sur les radiations. Regroupant des Américains, des Japonais, des Philippins, des Singapouriens, il est constitué principalement de hackers, de fous d’électronique, de scientifiques. Ensemble, ils ont défini des plans pour créer un compteur Geiger (plus exactement, un dosimètre) facile à réaliser et relié au réseau pour récupérer des données en temps réel. Une campagne sur le site de participation kickstarter a ensuite été lancée pour financer le projet. Résultat : cet objet connecté (voir le visuel ci-contre).

À partir des données récoltées, il a été possible de constituer une cartographie en temps réel, consultable sur le site maps.safecast.org. Le relevé ci-dessous date du lundi 13 janvier 2014. Il révèle de fait des niveaux élevés de radiations. Ici mesurés en cpm, ces chiffres sont des instantanés alors que les degrés de radiations reçues sont souvent publiés annuellement. En pratique, 100 cpm est un seuil anormal qui correspond à un peu moins de 1 microsievert par heure, soit 72 millisieverts par an ou 5 fois le seuil à partir duquel les cancers connaissent une notable augmentation (il s’agit ici des zones en mauve-violet).

 

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À noter, ce n’est pas un simple périmètre circulaire qui se retrouve contaminé près de 2 ans et demi après la catastrophe, mais tout un territoire au tracé aléatoire (dû aux vents, nappes phréatiques, etc. Et, à l’heure où l’on s’inquiète pour la fragilité du réacteur numéro 3 et l’étanchéité des réservoirs d’eau contaminée, les informations sur les rejets dans l’océan pacifique sont méconnues. C’est pourquoi le projet Safecast a réalisé une simulation de la propagation de Cesium 137 dans l’océan (voir ci-dessous).

 

L'impact du caesium 137 .
L’impact du caesium 137 .

 

On constate que les particules contaminées sont disséminées sur une zone impossible à maîtriser. Des capteurs sont aussi présents en Californie pour mesurer l’impact de la catastrophe. Il faut toutefois prendre garde de ne pas s’alarmer trop vite au vu d’une valeur immédiate de radioactivité. Ainsi, en Bretagne, il est notoire que la radioactivité naturelle est plus élevée que dans d’autres régions, notamment pour des raisons géologiques (jusqu’à 200 CPM). C’est en observant l’évolution desdites valeurs qu’il convient d’anticiper les dangers potentiels.

Safecast fournit une nouvelle preuve, si besoin en était, de l’importante de la mobilisation de citoyens dans la récolte d’informations. Quelles auraient pu être les réponses si un tel projet avec ses mesures avait existé juste après Tchernobyl ? Au demeurant, des Français utilisent désormais un programme similaire pour mesurer la radioactivité, notamment sur l’agglomération de Rennes. À suivre sur api.safecast.org. On n’est jamais trop prudent…

 

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EN CONCLUSION :FUKUSHIMA VA DEMEURER UN DANGER MORTEL POUR TOUTE L’HUMANITÉ

Des rejets massifs de radioéléments

 

Même arrêtée, une centrale nucléaire est menaçante : la forte chaleur dégagée par la radioactivité du combustible doit être évacuée dans le cœur du réacteur puis pendant des années en piscine. Sans électricité et eau, pas de refroidissement et la pression monte. Il faut donc dépressuriser les réacteurs pour éviter qu’ils n’explosent. C’est ce qui s’est passé dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima frappée par un puissant séisme et un tsunami, entraînant des rejets radioactifs massifs. Comme le combustible a fondu, il n’est plus protégé par sa gaine, et les éléments très radioactifs sont en contact direct avec l’eau et l’air. Les explosions d’hydrogène qui ont eu lieu dans trois des six réacteurs de la centrale et au niveau de la piscine d’un quatrième ont aussi provoqué de forts dégagements de gaz radioactifs.

 

 

Tout un cocktail de radioéléments a été rejeté. La quantité estimée a posteriori a changé au cours du temps et dépend de l’organisme qui a fait les calculs. Une chose est sûre, c’est que l’on n’est pas loin des quantités rejetées par Tchernobyl. Les niveaux de contamination relevés jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale sont aussi similaires à ceux relevés dans les territoires contaminés de Biélorussie. Avec cependant quelques petites différences : contrairement à Tchernobyl, où un incendie a entraîné une forte contamination de la Scandinavie par exemple, les vents dominants ont emporté la majorité de la radioactivité émise par la centrale de Fukushima vers l’Océan Pacifique. Les relevés effectués autour de la centrale ont aussi montré que très peu de plutonium est sorti, alors qu’en Biélorussie, la contamination en plutonium, très toxique, doit être prise en compte dans la délimitation des zones à évacuer. La contamination en strontium est aussi relativement plus faible qu’autour de Tchernobyl.

L’évacuation, seul recours pour protéger les populations

 

Les habitants ont été rapidement évacués, parfois dans des conditions chaotiques, dans un rayon de 20 km autour de la centrale et confinés jusqu’à 30 km pour éviter l’exposition au panache radioactif. Le confinement a duré des semaines avant que les habitants soient invités à partir. Comme la centrale est encore menaçante et que l’on ne peut pas exclure de nouveaux rejets une distance de sécurité de 30 km est maintenue. En effet, la centrale est fragilisée et les séismes continuent. À cela s’ajoute la contamination de vastes territoires qui fait qu’une grande partie de ces gens ne pourront pas rentrer chez eux. Ce sont près de 80 000 personnes jusqu’à une quarantaine de kilomètres de la centrale qui ont finalement été évacuées. Et ce n’est sûrement pas suffisant…en fait,il faudrait rapidement évacuer plus de 40 millions de personnes et le capitalisme japonais ne l’acceptera jamais.

Évacuer est une décision terrible, car on perd tout, maison, emploi… C’est aussi le démantèlement des communautés et du lien social très fort au Japon. Les agriculteurs sont les plus pénalisés car ils n’ont presque aucun espoir de retrouver des terres. Nombreux ont refusé de partir et sont restés avec leurs bêtes. Quand les autorités ont bouclé la zone des 20 km autour de la centrale, fin avril 2011, 45 irréductibles ont refusé de partir.En fait,il a été prouvé qu’il aurait fallu délimiter plus de 75 kilomètres de rayon.

Un checkpoint
Un checkpoint

 

checkpoint à la limite de la zone interdite

Pourtant, les conséquences de la radioactivité sont pires que l’évacuation et personne n’a réclamé une zone d’évacuation plus étroite. En revanche, les appels à l’élargissement de la zone sont nombreux. Les autorités japonaises ont fixé à 20 millisieverts par an la limite de risque acceptable pour la population, comme pour les travailleurs du nucléaire. C’est 20 fois plus qu’en temps normal et c’est inacceptable [2]. Car, contrairement aux travailleurs du nucléaire qui sont sélectionnés et suivis médicalement, il y a des personnes fragiles et vulnérables parmi la population qui doivent être mieux protégées. C’est le cas des enfants particulièrement sensibles aux radiations. Où mettre la limite ? Jusqu’où évacuer ? Ce n’est pas une décision facile. Interrogée par l’ACRO, l’IRSN a déclaré qu’elle recommanderait de mettre la limite à 10 millisieverts par an en cas de situation similaire en France. Et d’ajouter que cela impliquerait d’évacuer 70 000 personnes supplémentaires au Japon [3]. De fait, les familles qui peuvent se le permettre sont parties, ou se sont séparées, la mère et les enfants, ou les enfants seuls envoyés plus loin. Sans aide gouvernementale, d’autres n’ont pas le choix et doivent rester.

La délimitation des zones d’évacuation est seulement définie à partir de l’irradiation externe due aux retombées sur le sol. Mais, les personnes ne partent pas de zéro puisqu’elles ont été exposées aux retombées radioactives : le logiciel SPEEDI développé après Tchernobyl pour calculer l’impact des panaches radioactifs en cas d’accident n’a servi à rien, ou presque. Les prévisions n’étaient pas publiées et pas utilisées par les autorités. Des personnes ont été évacuées dans un abri situé sous les vents dominants où les enfants ont joué dehors. Et la contamination interne risque de continuer via l’alimentation, l’inhalation de poussières…

De la radioactivité détectée à travers tout le pays

 

L’ACRO a détecté du césium 134 et 137 dans toutes les urines des enfants de la ville de Fukushima qu’elle a contrôlés [4]. Les prélèvements ont été faits par des associations locales avec lesquelles nous sommes en contact. Les niveaux étaient faibles, mais montrent que la contamination interne existe et doit être prise en compte. Les données officielles [5] font état de cas avec de plus fortes contaminations. En revanche, la limite de détection des autorités est trop élevée pour pouvoir se faire une idée du nombre de personnes contaminées. Il est important que le suivi officiel soit plus rigoureux.

Des retombées radioactives ont été retrouvées très loin en quantité significative. Du thé radioactif au-delà des normes a été détecté jusqu’à Shizuoka, à environ 300 km de la centrale. De la paille de riz, qui sert à alimenter le bétail, a aussi été retrouvée jusqu’à Iwaté, plus au Nord. L’eau a concentré cette pollution dans les cours d’eau et les stations d’épuration dont les boues sont radioactives. Le pays ne sait pas comment faire face à tous ces déchets radioactifs nouveaux.

Certaines de ces boues ont été incinérées, entraînant une contamination locale importante. L’ACRO a mesuré une contamination en césium dans un sol de l’arrondissement de Kôtô-ku de Tôkyô qui nécessite une surveillance radiologique. De la paille de riz contaminée a été vendue jusqu’à Mié, à 600 km de la centrale, rendant la viande de bœuf radioactive. Le fumier a servi à faire du compost à Shimané à l’autre bout du pays.

La chaîne alimentaire est contaminée

La chaîne alimentaire est donc touchée et la crise provoquée par la découverte de viande de bœuf radioactive au-delà des normes sur les étals a montré que les contrôles officiels n’étaient pas suffisants. Le pays importe près de 60% de sa nourriture, mais est autosuffisant en riz. L’agriculture dans les zones évacuées est suspendue. Au-delà, elle est fortement perturbée, de nombreux aliments ne pouvant pas être mis sur le marché [6]. Heureusement, la plupart des aliments vendus en supermarché sont peu ou pas contaminés. Les aliments qui ne passent pas par les circuits commerciaux échappent aux contrôles.

Les végétaux peuvent être contaminés de deux façons. D’abord par les feuilles directement exposées aux retombées. Le transfert est élevé, mais cela ne dure que le temps d’une récolte. Si l’accident de Tchernobyl avait eu lieu en juin, une grande partie de la production de blé en France n’aurait pas pu être consommée. L’autre mode de contamination est via les racines. Le taux de transfert est généralement faible, mais dans les zones très contaminées, cela rend la production d’aliments impossible pendant des décennies à cause du césium 137 qui a une demi-vie de 30 ans. Le thé de Shizuoka devrait pouvoir être consommé sans problème dans l’avenir.

La culture du riz est plus problématique : une étude de l’université de Tokyo, en collaboration avec la province de Fukushima, a montré que le césium s’enfoncerait plus vite dans le sol que ce qui était généralement admis, rendant une décontamination des terrains quasiment impossible. De plus, les fortes pluies de juin et les typhons ont lessivé les sols et concentré la radioactivité dans les rivières. Celle-ci risque ensuite de diffuser lentement dans les rizières où elle va rester piégée. Une surveillance accrue s’impose pendant de longues années.

Le milieu marin est aussi très touché

À toute cette contamination terrestre, s’ajoute une forte pollution radioactive en mer. Outre les rejets aériens qui ont aussi contaminé l’océan sur une grande surface, TEPCO a dû faire face à une forte fuite d’eau très radioactive qui a contaminé durablement la côte. Au même moment, la compagnie a rejeté volontairement de l’eau moyennement radioactive, ce qui a provoqué une confusion et un tollé.

Les sous-sols inondés des réacteurs débordaient dans la mer et il fallait pouvoir pomper cette eau fortement contaminée. TEPCO a donc vidé des cuves pour faire de la place. Pour l’iode, ces rejets volontaires étaient dix fois plus faibles qu’une année de rejets de l’usine Areva de La Hague. En revanche, TEPCO a annoncé que la fuite d’eau du réacteur n°2 a entraîné un rejet estimé à 520 m3 d’eau très radioactive, soit 4 700 térabecquerels (1 térabecquerel représente un million de millions de becquerels) ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Ce seul rejet mériterait d’être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES.

La centrale de Fukushima étant proche du point de rencontre de deux courants marins, cette pollution devait être rapidement emportée au large et les autorités se voulaient rassurantes. Mais il n’en est rien. Des mois plus tard, les analyses faites par l’ACRO pour Greenpeace sur des poissons et algues prélevés à des dizaines de kilomètres de la centrale montrent une contamination persistante. Certains de ces échantillons dépassent la limite fixée en urgence par les autorités japonaises pour les produits de la mer. Les fonds marins sont aussi contaminés.

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Simulation de la dispersion des rejets de Fukushima dans l’océan au 15 juillet 2011

Si les algues et les poissons sont contaminés, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en dessous de la limite de détection de quelques becquerels par litre, il est annoncé « non détectable ». Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l’eau. La société d’océanographie du Japon a aussi réclamé des mesures plus précises sur l’eau de mer. Les données sur le strontium sont trop rares.

Un impératif : multiplier les mesures indépendantes

Les rejets continuent. Actuellement, suite à la fusion des trois cœurs de réacteurs qui ont percé les cuves, TEPCO refroidit le magma en injectant de l’eau par le haut et qui ressort via les fuites dans les sous-sols après avoir été fortement contaminée. Il y en a 120 000 m3 dans des structures qui n’ont pas été prévues pour stocker l’eau. TEPCO tente, tant bien que mal, de décontaminer cette eau avant de la réinjecter dans les réacteurs et ose parler de « circuit fermé ». Une partie s’évapore car les réacteurs sont encore très chauds, une autre s’infiltre partout.

Fin avril, TEPCO estimait à 1 térabecquerel par heure (1 million de millions de becquerels par heure) les rejets de la centrale. Ils seraient en baisse. Les rejets étaient estimés à 6,4 fois plus début avril. Fin juillet, TEPCO estime à environ 1 milliard de becquerels par heure les rejets aériens actuels des 3 réacteurs accidentés. Ce chiffre est estimé à partir des mesures faites à l’extérieur à partir de balises. TEPCO est en train de construire comme une tente par-dessus le réacteur n°1 pour contenir les effluents gazeux. Les autres suivront. Elle prévoit aussi d’installer une barrière souterraine pour retenir les fuites vers la mer.

Face à une telle situation, malheureusement durable, l’accès à la mesure de la radioactivité est primordial. On ne compte plus les initiatives en ce sens. Des universitaires sont en train de finaliser une cartographie dans un rayon de 80 km autour de la centrale. Un groupe Facebook a fait analyser de nombreux échantillons de sol de Tokyo… On trouve sur Internet de nombreux relevés de débit de dose ambiant fait par les autorités ou des amateurs. L’ACRO est en contact avec plusieurs projets de vrais laboratoires pouvant distinguer la pollution radioactive de la radioactivité naturelle. Dans certains cas, nous avons juste fourni du conseil technique. Dans d’autres nous avons installé le laboratoire, testé et qualifié les détecteurs, formé les utilisateurs. Afin de favoriser l’entraide technique et la coopération nous avons aussi initié un réseau. Et pour que ces projets soient pérennes, nous avons lancé une souscription pour ouvrir un laboratoire aussi sophistiqué que le nôtre sur place qui prendrait le relais du soutien technique que nous fournissons actuellement. Cela en collaboration étroite avec les associations avec lesquelles nous sommes en contact depuis de très nombreuses années.

Un projet aussi ambitieux prend du temps à se mettre en place. En attendant, l’association a analysé gracieusement de nombreux échantillons dans son laboratoire en France. Pour nous permettre de continuer, l’ACRO a besoin de votre soutien financier.

 

Les retombées de Fukushima en Europe

 

 

Annoncé plusieurs jours à l’avance, un « nuage » radioactif a survolé et contaminé l’Europe suite aux rejets massifs des premiers jours. L’ACRO et Greenpeace ont œuvré ensemble pour faire une surveillance indépendante : le couvert végétal a été prélevé en plusieurs points de la métropole, en Suisse et au Luxembourg. De l’iode 131 a été trouvé quasiment partout, avec un record de 14 becquerels par kilogramme dans le massif central. Les césiums 134 et 137 ont été détectés en plusieurs points [7]. Avec les niveaux constatés, les mesures préventives habituelles comme rester confiné plusieurs jours ou se restreindre de manger des légumes ne se justifiaient pas. La seule chose à faire était de bien laver les végétaux.

 

Les retombées de Fukushima en Amérique du Nord

 

Au Canada,les retombées  frappent le pays en suivant  le courant aérien ,en haute altitude.Des taux anormalement enregistrés ont été découverts au Manitoba.

Aux États-Unis d’Amérique,c’est un couloir qui suit  le même type de courant qu’au Manitoba qui frappe un arc de cercle qui  recoupe étrangement les états américains autour du grand fleuve Mississipi.

De plus,la complaisance aveugle des autorités politiques à l’égard des produits importés du Japon et de l’Asie,combinée à la négligence et au manque d’effectifs dans les unités de surveillance des aliments ,au Canada,ont fait découvrir des fruits de mer et des poissons hautement radioactifs  dans des épiceries et des supermarchés ,dans l’Ouest du Canada.

Bien sur,ces gens bien rénumérés pour la  piètre qualité de leur travail vous diront que c’est impossible au Canada.

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo: La vérité cachée dans l’Islam Coran-Hadith-Mohammed

 

Lapidation à mort d’un couple en Afghanistan

L’homme et la femme ont été accusés d’adultère dans le quartier de Dashte Archi dans la province de Kunduz Août dernier .

Des centaines de personnes ont assisté à la lapidation , mais personne n’a été facturés . La zone est toujours sous le contrôle des Taliban .

Après avoir visionné le film , régional chef de la police Gen Daoud Daoud déclaré que les responsables pouvaient être reconnus.

 » Enquêteurs de la police spéciale sera envoyée là-bas, nous allons les trouver et ils seront traduits en justice », at-il déclaré à la BBC.

Un enregistrement de la téléphonie mobile des meurtres vient seulement d’être vu par des responsables afghans et de l’OTAN . La plupart de la vidéo est trop graphique pour être montré.

Trempé dans le sang

La vidéo commence avec Siddqa , une femme de 25 ans , debout taille de profondeur dans un trou dans le sol .

Elle est entièrement caché dans une burka bleue. Des centaines d’ hommes du village sont rassemblés en deux mollahs passent phrase. Comme les talibans regardent , la sentence est prononcée et elle est reconnue coupable d’adultère .

La lapidation dure deux minutes. Des centaines de roches – certaines plus grandes que le poing d’ un homme – sont jetés à la tête et le corps. Elle essaye de ramper hors du trou , mais il est repoussé par les pierres . Un rocher est ensuite jeté à sa tête, son burka est trempé dans le sang, et elle s’effondre dans le trou .

Incroyablement Siddqa était encore en vie . Les mollahs se font entendre en disant qu’elle devrait être laissé seul . Mais un combattant taliban s’avance avec un fusil et elle est abattu de trois balles .

Puis son amant, Khayyam , est porté à la foule . Ses mains sont attachées derrière son dos. Avant , il a les yeux bandés , il regarde la caméra du téléphone mobile. Il semble provocante .

L’attaque contre lui est encore plus féroce. Son corps , allongé face contre terre, secousses que les roches atteignent leur objectif . Il est entendu à pleurer, mais c’est bientôt le silence.

Le couple a eu tôt enfui au Pakistan , mais ont été attirés en arrière avec la fausse promesse qu’ils ne seraient pas lésés.

Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a défendu la peine.

Dans un entretien téléphonique , il a dit: « Quiconque connaît l’islam sait que la lapidation est dans le Coran, et que c’est la loi islamique.

 » Il ya des gens qui l’appellent inhumains – mais ce faisant, ils insultent le Prophète Ils veulent amener la pensée étrangère à ce pays. ».

«La peur et la haine « 

Haut représentant civil de l’OTAN , Mark Sedwill , a déclaré le Taliban avait une vue «épouvantable» de la justice islamique.

Mais il a dit que le gouvernement afghan nécessaire pour améliorer l’état de droit dans le pays.

 » Les communautés qui sont terrorisés n’ont pas de choix … C’est pourquoi nous devons éliminer les talibans dans ces communautés», at-il dit .

 » Il est absolument essentiel que le gouvernement afghan en concurrence frontale avec les talibans dans ce domaine – la primauté du droit – de sorte que les gens ne sont pas confrontés à ce genre de choix que cette communauté fait face . « 

Ahmed Nader Nadery , de la Commission afghane indépendante des droits de l’homme , a regardé la vidéo dans son intégralité. Il a dit qu’il a ramené des souvenirs de quand les talibans a gouverné le pays .

«C’est non seulement m’a rappelé ces jours à Kaboul et dans d’autres parties du pays, mais il a créé un sentiment de peur et de haine plus de ce groupe et la peur – . Que s’ils reviennent , » dit-il .

M. Nadery a ajouté: «Le gouvernement afghan et la communauté internationale n’ont pas réussi à faire face à ces crimes graves Il est arrivé à un moment où il y avait un débat sur l’avenir de la communauté internationale , et des discussions sur leur calendrier pour quitter le pays.

JÉSUS: « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! » jean 8

 

 

Vidéo sur le vrai visage du système politique mafieux au Québec (un policier parle)

 

 

Ajoutée le 6 juin 2014

http://www.facebook.com/ThePlot911

C’est un résumé d’une entrevue de plus de 3 heures que  (Peter Moore)  a  tenu avec Rock Larochelle de la Sûreté du Québec le 5 juin 2014. Plusieurs éléments très controversés ont été édités au montage, entre autre sur les OGMs et les gaz de schiste, mais ces extraits suivront dans une vidéo future. 😉

http://www.facebook.com/ThePlot911
http://www.youtube.com/user/ytpolicies
http://www.youtube.com/user/motormagnet
https://www.youtube.com/user/lescomplots
http://www.dailymotion.com/ThePlot911
http://rutube.ru/video/person/276948/…
http://www.the-plot-911.com/

 

…À SUIVRE!

Nouvel Ordre Mondial :Êtes-vous prêts pour la guerre nucléaire ?

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Faites bien attention à la colonne de l’invité de Steven Starr sur “La létalité des armes nucléaires”

Washington pense que la guerre nucléaire peut-être gagnée et planifie une première frappe nucléaire sur la Russie et peut-être la Chine, afin de prévenir tout défi à son hégémonie mondiale.

Le plan est dans un stade déjà bien avancé et sa mise en application est en cours. Comme je l‘ai rapporté auparavant, la doctrine stratégique américaine a changé et le rôle des missiles nucléaires a été élevé de celui de rôle de frappe en retour à celui de frappe offensive. Des bases de missiles anti-balistiques (MAB) ont été établies en Pologne à la frontière avec la Russie et d’autres bases sont en cours d’établissement. Une fois terminée la mise en place, la Russie sera complètement encerclée par des bases de missiles américaines.

Les MAB, connu aussi sous le nom de “guerre des étoiles”, sont des armes faites pour intercepter et détruire les Missiles Balistiques Inter-Continentaux (MBIC ou ICBM en anglais). Dans la doctrine guerrière de Washington, les Etats-Unis frappent la Russie en premier et quelque soit la force de rétaliation dont dispose encore la Russie, celle-ci est empêchée d’atteindre les Etats-Unis par les MAB. La raison donnée par Washington pour changer sa doctrine de guerre est la possibilité que des terroristes puissent obtenir une arme nucléaire avec laquelle ils pourraient détruire une ville américaine. Cette explication est un non-sens total. Les terroristes sont des individus ou un groupe d’individus, pas un pays ayant un pouvoir de menace militaire. Utiliser des armes nucléaires contre des terroristes détruirait bien plus que les terroristes et serait inutile dans la mesure où une frappe par missile conventionnel embarqué sur drone serait bien suffisant.

La raison donnée par Washington pour sa base de MAB en Pologne est de protéger l’Europe des MBIC iraniens. Washington et les gouvernements européerns savent que l’Iran n’a aucun MBIC et que l’Iran n’a aucune intention manifeste d’attaquer l’Europe.

Aucun gouvernement ne croit aux raisons invoquées par Washington. Chaque gouvernement réalise que les raisons de Washington ne sont que de faibles tentatives de masquer le fait qu’il est en train de créer la capacité au sol de gagner une guerre nucléaire.

Le gouvernememt russe comprend que le changement de la doctrine de guerre américaine et la construction de bases de MAB à ses frontières est dirigée contre la Russie et est une indication évidente que Washington planifie une frappe nucléaire initiale contre la Russie.

La Chine a aussi compris que les intentions sont les mêmes à son encontre. Comme je l’ai écrit il y a plusieurs mois, en réponse à la menace de Washington, la Chine a appelé l’attention du monde en signifiant sa capacité de détruire les Etats-Unis si Washington initiait un tel conflit.

Quoi qu’il en soit, Washington pense qu’il peut gagner une guerre nucléaire avec peu ou pas de dommages aux Etats-Unis. Cette croyance rend la possibilité de cette guerre encore plus possible (et plausibe).

Steven Starr est clair, cette croyance est fondée sur l’ignorance. Une guerre nucléaire n’a aucun vainqueur. Même si les villes américaines étaient sauvées de la frappe en retour par les MAB, les effets des radiations et de l’hiver nucléaire qui s’en suivraient après la destruction de la Russie et de la Chine, détruiraient également les Etats-Unis.

Les médias, maintenant concentrés en très peu de mains de manière si convéniente, sont complices en ignorant ce problème. Les gouvernements des états vassaux de Washington en Europe de l’ouest et de l’est, au Canada, en Australie et au Japon, sont aussi complices, parce qu’ils acceptent cet état de fait et le plan de Washington en lui fournissant ces bases pour pouvoir le réaliser. Le gouvernement polonais dont l’insanité ne fait plus de doute, a probablement signé l’arrêt de mort de l’humanité. Le congrès des Etats-Unis est complice, parce qu’aucun débat, aucune enquête ne sont faits au sujet des plans de la branche exécutive de déclencher une guerre nucléaire.

Washington a créé une situation très dangereuse. La Russie et la Chine étant clairement menacées d’une frappe nucléaire initiale, elles pourraient bien décider elles-mêmes de frapper en premier. En effet, pourquoi la Russie et la Chine devraient-elles attendre gentiment l’inévitable, tandis que leurs adversaires créent la capacité de se protéger en développant un bouclier AMB ? Une fois que le bouclier sera terminé, la Russie et la Chine seront certaines qu’elles seront attaquées, à moins qu’elles ne capitulent avant.

Ce rapport de 10min ci-dessous émanant de Russia Today (RT) clarifie que le plan secret de Washington pour une frappe nucléaire initiale contre la Russie n’est pas en fait un secret. Le rapport clarifie également que Washington se prépare à éliminer tous leaders politiques européens ne s’alignant pas avec son plan.

http://rt.com/shows/the-truthseeker/162864-us-plans-strike-russia/ A transcript is provided by Global Research:http://www.globalresearch.ca/us-plans-first-strike-attack-on-russia-or-china/5384799

Alors les lecteurs vont me demander: “Mais que pouvons-nous faire ?” Voici ce que vous pouvez faire.Si vous résidez aux États-Unis  d’Amérique ou au Canada anglais: Vous pouvez mettre un terme au ministère de la propagande en refusant d’allumer vos télés, de regarder Fox News, CNN, the BBC, ABC, NBC, CBS, en arrêtant de lire le New York Times, le Washington Post, le LA Times.Si vous résidez au Québec : boycottez Radio Canada,TéléMédia,etc…fermez votre télé et profitez  du bon air.Renseignez-vous auprès de  réseaux anti-système sur le web.

Sortez tout simplement des médias officiels. Ne croyez pas un mot de ce que vous dit le gouvernement, Ne votez pas. Comprenez que le mal est concentré à Washington. Au XXIème siècle (13 ans et demis), Washington a détruit en partie ou totalement 7 pays. Des millions de gens ont été assassinés, estropiés, déplacés et Washington n’a montré absolument aucun remord ou quoi que ce soit s’en approchant ; les églises “chrétiennes” non plus du reste. La dévastation que Washington a infligé est dépeinte comme étant un grand succès (de la démocratie). Washington a prévalu.

Washington est absolument déterminé à prévaloir et le mal absolu que Washington représente et  mène le monde à la destruction.Bien sur ,Ottawa suit derrière,comme un « petit chien de poche »!

Source :Paul Craig Roberts
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Article original : Are You Ready for Nuclear War ?, le 3 juin 2014

 

Recherché par les Justiciers de la Vie:Un lâche assassin de rhinocéros blanc est identifié

 Chasseur de rhinocéros bbb

Le plus lâche de tous les chasseurs  de trophée ! Pour ajouter à l’histoire écœurante des chasseurs de trophées  qui  ont réveillé  l’éléphant au Zimbabwe et l’ont tiré  avant qu’il ait une chance de se remettre sur  ses pieds, voici un autre exemple terrible d’un chasseur de trophées   qui a fait  la même chose à un rhinocéros blanc endormi, et nous  montrant une fois de plus  que la lâcheté de la communauté des chasseurs  de  trophées n’a pas de limites. USFWS, la CITES, cela doit cesser! Ce n’est pas de  la conservation. Ceci est du meurtre imbécile,sans courage et sans respect!

La chasse en question a eu lieu en Afrique du Sud par un homme du nom de Clay Parker, qui était sur le point d’ouvrir le feu car il était pleinement prévue mais comme il était sur le point de tirer sur la gâchette, le rhinocéros  a tenté de se lever et la première balle a touché  l’animal . Une fois qu’il a été frappé le rhinocéros a tenté de s’enfuir et il a fallu qu’ils  continuent  à tirer dessus. Ils suivent une traînée de sang et trouvent de se cacher dans un buisson où ils tirent une couple plusieurs fois avant qu’il ne s’enfuit de nouveau meurt de ses blessures infligées par les lâches.

Les images peuvent être trouvées dans une vidéo réalisée l’année dernière,en 2013  ,faisant partie  d’une collection de vidéos de différentes chasses ou des chasseurs de trophées ont tués plusieurs  rhinocéros blancs, en voie de disparition et en danger critique (comme le rhinocéros noir). Il y a aussi des images de la vidéo d’un autre chasseur de trophées qui a  ouvert le feu sur un rhinocéros (car elle est entièrement définie), mais  dans cet autre cas,le rhinocéros ne dormait pas. La vidéo montre des   rhinocéros en cours d’exécution pour  le plaisir  du meurtre gratuit.Nous voyons  les balles qui déchirent  leur corps pendant que les chasseurs de trophées applaudissent et célèbrent leurs meurtres brutaux, à un moment donné un chasseur de trophée peut être vu à cheval un  rhinocéros mort,comme un cheval de rodéo.

 

Une vidéo graphique:

Retrouvez-nous Clay Parker,il fera un beau trophée …

 

Ré-écrire l’histoire:Le débarquement du 6 juin 1944 réussit grâce à L’OPÉRATION « FORTITUDE »

Tard le 6 juin 1944, Adolph Hitler s'entoura de ses généraux...pour consultations.
Tard le 6 juin 1944, Adolph Hitler s’entoura de ses généraux…pour consultations.

Ainsi, Adolf Hitler lui-même est persuadé pendant plusieurs semaines que le débarquement qui a eu lieu en Normandie n’est qu’un leurre des alliés pour attirer les soldats allemands au mauvais endroit. Une intox savamment entretenue, avant et après le Jour J, par les alliés et qui prend pour nom  d’Opération Fortitude.

Le débarquement de Normandie n’aurait sans doute pas réussi si quelques hommes exceptionnels, et discrets, n’avaient mené à bien la plus belle opération de l’histoire des services de renseignement. Une mission si extraordinaire qu’en 1946 la section des archives de l’armée britannique ordonna que sa classification «top secret» ne soit jamais levée.
« Cela ne marchera jamais, laissa tomber sir Alan Brooke, chef de l’état-major impérial. Mais, bon Dieu, il faut que ça marche! » Face à lui, le colonel John Henry Bevan ne dit rien. Bevan affichait toujours cette supériorité tranquille héritée de plusieurs générations de banquiers du côté de son père, de ducs et de vicomtes du côté de sa mère. Eton, Oxford, la City: son parcours, jusque-là, avait été impeccable. Il n’était pas militaire de profession. Mais la qualité de ses états de service dans les tranchées de la Somme lui avait valu de se retrouver officier de renseignement du « field marshal » lord Haig. Il s’était montré éblouissant, à ce poste: il avait par exemple annoncé, avec une extraordinaire précision, le lieu et l’ampleur de la dernière poussée allemande sur la Marne. Un seigneur de la guerre de l’ombre. Voilà pourquoi, un quart de siècle plus tard, sir Alan avait décidé de lui confier la responsabilité de la plus incroyable entreprise d’intoxication de l’ennemi dans l’histoire militaire. Nom de code: opération « Fortitude ». Objectif: piéger Hitler, l’inciter à concentrer ses troupes là où elles ne serviraient à rien dans les heures suivant le Débarquement. Enjeu: l’issue de la bataille de Normandie. Et, donc, l’issue de la guerre.
Son apparence d’homme tranquille était trompeuse. Bevan était un faux calme. Il fumait quatre paquets de Players par jour et pouvait exploser devant des collaborateurs moins brillants que lui. Ses yeux bleus, alors, s’enflammaient. Quand il le fallait, il savait se montrer retors. Et impitoyable. Le fair-play? Cet Anglo-Saxon plus vrai que nature ne savait pas ce que c’était. Surprendre l’ennemi par-derrière, de préférence endormi, telle était sa vision d’une stratégie efficace.
Le plan qu’il prépara pour Fortitude était stupéfiant de simplicité. Il fallait faire croire aux Allemands que le débarquement du 6 juin ne serait qu’un hors-d’oeuvre, une pâle entrée en matière avant la véritable opération stratégique: une attaque dans le Pas-de-Calais. Le scénario présentait cependant une faille majeure. Les Alliés manquaient d’hommes sur les îles Britanniques. Ils en avaient tout juste assez pour préparer un débarquement. Comment allaient-ils convaincre les généraux du Führer que d’autres soldats s’entraînaient pour une seconde offensive? Là encore, la réponse de Bevan fut d’une géniale simplicité. Il ferait exister une armée de fantômes, qui ne prendraient vie qu’en un lieu capital, la tête des chefs du service de renseignement de la Wehrmacht.
Un camion  gonflé...de l'opération.
Un camion gonflé…de l’opération.

Voilà le scénario écrit. Première scène: Quicksilver, le recrutement des spectres. Bevan et sa troupe – une aristocrate, un auteur de romans de gare, un fabricant de savons, un banquier, un savant excentrique et le fils d’un pacha – avaient un nom pour leur armée imaginaire: Fusag (First US Army Group). Ils avaient aussi un général. Un vrai de vrai: George S. Patton, celui qui, pour les Allemands, devait mener l’assaut à venir. Ils avaient enfin un terrain d’entraînement: le sud-est de l’Angleterre, d’où les envahisseurs seraient censés partir pour Douvres, la Manche, le Pas-de-Calais. La reconquête. Mais il n’y avait que trois divisions dans cette partie de l’Angleterre. Toutes les autres se préparaient dans le sud-ouest du pays, tremplin naturel pour la Normandie.
Quand on lui expliqua le plan, le commandant Ralph Ingersoll, de l’US Army, fut pris d’un grand éclat de rire. « Je pensais vraiment que tout cela n’était qu’une immense rigolade. » Il se laissa faire, pourtant, quand on l’emmena, en janvier 1944, visiter une usine où des menuisiers construisaient méticuleusement des pièces d’artillerie et des chars en bois que Bevan et ses acolytes projetaient de déployer dans les champs pour leurrer les avions de reconnaissance de la Luftwaffe. Du travail d’artiste. « Mais beaucoup trop long », se dit Ingersoll. Qui avait des souvenirs d’enfant. Une image lui traversa l’esprit: la parade de Thanksgiving, devant le grand magasin Macy’s, à New York; des dizaines de chars de carnaval, gigantesques baudruches représentant Donald ou Mickey Mouse. Pourquoi ne pas fabriquer des chars d’assaut gonflables? Une fois qu’un moule aurait été réalisé, on pourrait les produire à la douzaine. Ce fut un trait de génie. Dès mars, les compagnies américaines Goodyear et Goodrich envoyaient en Angleterre des centaines de camions, de chars Sherman, de pièces d’artillerie lourde ou légère. Ils arrivaient dans des paquets de petite dimension. Mais, une fois gonflés… Ils furent déployés dans les prairies du sud-est. La nuit, un vrai tank avec de vraies chenilles labourait le terrain pour imprimer les traces que d’authentiques engins auraient dû laisser en manoeuvrant.

Les chard d'assault gonflables furent fabriqués en série.
Les chard d’assault gonflables furent fabriqués en série.

On planta des tentes qui n’abritaient que des poêles dont la fumée donnait à penser que des cuistots y cuisinaient pour des bataillons entiers. On déversa des milliers de jerricans et de boîtes de munitions vides. Des convois de camions, de Jeep, d’ambulances formaient des processions sans fin et sans objet. Et l’on mobilisa « Dad’s Army », les vétérans de la Home Guard britannique, pour que les pilotes des avions espions ennemis soient les témoins, de temps à autre, de véritables manoeuvres.
Mais Bevan savait qu’un bon décor ne fait pas, à lui seul, une bonne pièce. Il faut aussi de bons dialogues. D’autant qu’il n’y avait pas de meilleur département, dans les services de renseignement allemands, que la Direction Y, celle de l’interception des messages. Qu’à cela ne tienne: des acteurs de Broadway et de Hollywood furent appelés à la rescousse, chacun sachant imiter à la perfection tous les accents, de Brooklyn au Sud profond, et submergeant bientôt les oreilles ennemies de vrais-faux messages codés – 13 818 entre le mois d’avril et le mois de juin 1944. A son habitude, la Direction Y des services nazis fit des merveilles. Elle localisa les QG de Fusag à Wentworth, près d’Ascot, à Chelmsford et dans le Wiltshire. Un triomphe pour Bevan. Son armée fantôme existait.

Badge de l'armée fantôme (Ghost Army)
Badge de l’armée fantôme (Ghost Army)

Elle hantait même les nuits du colonel baron Alexis von Roenne, le chef de Fremde Heere West (FHW, les armées étrangères de l’Ouest), l’un des principaux services de renseignement militaire allemands. Une sorte de Bevan teuton. Un patricien de la vieille Prusse. Comme Bevan, il s’était distingué durant la Première Guerre mondiale. Comme Bevan, il était banquier de formation. Et, comme Bevan, il était investi de redoutables responsabilités: chaque semaine, il rédigeait un rapport dans lequel il analysait les forces en présence et la tactique prévisible des Alliés. Destinataire du texte: le Führer en personne. Pour s’informer, von Roenne préférait s’en remettre aux photos aériennes et à l’interception des messages plutôt qu’aux renseignements de ses agents. Mais, au début de 1944, le maréchal Göring se montrait de plus en plus réticent devant l’utilisation de ses avions pour de simples missions de reconnaissance. Alors, von Roenne décida qu’il lui fallait compter sur les hommes. Il se rendit à Berlin chez l’amiral Wilhelm Canaris, patron de l’Abwehr. « Qui sont nos meilleurs espions? lui demanda-t-il. – Un Polonais et un Espagnol, répondit d’emblée l’amiral. Des rocs. Allez voir leurs câbles, à Tirpitzstrasse. Le nom de code du Polonais est ?V-Mann (Vertrauensmann: agent secret) Armand », celui de l’Espagnol, ?V-Mann Arabal ». » Le petit amiral avait raison. Les meilleures informations provenaient des deux mystérieux agents. Tout correspondait avec les renseignements interceptés par le service Y; le 17 avril 1944, von Roenne commença ainsi son rapport pour le Führer: « Il y a aujourd’hui 60 formations anglo-américaines d’importance en Angleterre… Les Alliés concentrent de plus en plus leurs troupes dans le sud-est du pays. »

il y avait même des avions gonflables.
il y avait même des avions gonflables.

Tous les mercredis après-midi, une poignée d’hommes, la moitié en civil, l’autre en uniforme, s’engouffraient dans une sinistre bâtisse victorienne en brique rouge, au 58, Saint James Street, à Londres. Au-dessus du porche, les lettres MGM désignaient le propriétaire des lieux: la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais il n’y avait aucune mention des locataires: le MI 5, le contre-espionnage britannique. Le comité XX – un simple chiffre romain, sans signification particulière – se réunissait au troisième étage. Bevan chouchoutait ses membres. Car le comité était l’un des bataillons d’élite de sa troupe. Depuis 1939, le MI 5 avait démasqué chaque agent nazi envoyé en Grande-Bretagne: tous avaient été tués, emprisonnés ou, mieux encore, retournés. Parmi ces derniers, un Polonais et un Espagnol. Le premier s’appelait Roman Garby-Czerniawski, alias « Brutus ». Ancien capitaine de l’armée de son pays, pilote accompli et skieur de classe olympique, il s’était retrouvé à Paris après la double débâcle de la Pologne puis de la France. C’est là qu’il mit sur pied le premier réseau de renseignement britannique dans la France occupée, Interallié. Hélas! il tomba amoureux. De Mathilde Carré, « la Chatte », sa codeuse, celle qui cryptait les messages clandestins. Elle était aussi femme légère. Le sergent de l’Abwehr qui l’arrêta un jour était beau. La Chatte devint sa maîtresse. Elle dénonça son ancien amant et ses compagnons. Dans les desseins pervers qu’entretiennent les hommes de l’ombre, Czerniawski devint, dès lors, un acteur capital. Car les Allemands décelèrent l’homme de talent. Un matin de 1942, dans sa cellule de Fresnes, le major Oskar Reille, de l’Abwehr, lui fit une offre. « Allez en Angleterre, lui dit-il. Vous espionnerez pour nous. En échange, je vous garantis que vos 63 compagnons de réseau ne seront pas exécutés. » Le Polonais accepta. Le 14 juillet 1942, entre Fresnes et l’hôtel Lutetia, à Paris, où ils allaient l’interroger, les Allemands le laissèrent s’échapper. Erreur colossale, Czerniawski restant fidèle à sa vraie cause: celle des Alliés. A Londres, il raconta tout au MI 5. D’abord méfiants – d’où son nom de code, « Brutus » – ils réalisèrent bientôt que les Allemands accordaient à cet agent une grande valeur. Bevan ne pouvait pas laisser passer pareille occasion. Il le recruta, le cajola, en fit l’un des piliers de l’opération Fortitude. Le 26 avril 1944, l’agent Czerniawski, alias « Brutus » pour les Anglais, alias « V-Mann Armand » pour les Allemands, chouchou du colonel von Roenne et de l’amiral Canaris, révélait à ses officiers traitants nazis qu’il avait repéré, dans le Wiltshire, dans le sud-est de l’Angleterre, des mouvements de troupes et de matériel. Il ne précisa pas, bien entendu, que les chars d’assaut étaient des baudruches. Et les hommes, des fantômes.

Un faux convoi...completement gonflable.
Un faux convoi…completement gonflable.

A Londres, Bevan et ses hommes savouraient leurs triomphes. Car Brutus n’était pas seul. V-Mann Arabal, l’autre protégé de Canaris, travaillait évidemment, lui aussi, pour les maîtres de l’intoxication en cours. Son histoire était encore plus extraordinaire que celle du Polonais. Il s’appelait, lui, Juan Pujol Garcia. Un Catalan, anticommuniste primaire, qui avait combattu pour Franco pendant la guerre civile. Mais il détestait Allemands et Italiens. L’avenir de l’Occident, pensait-il, reposait sur deux démocraties libérales: la France et la Grande-Bretagne. Quand la guerre éclata, il proposa ses services aux Britanniques. « J’utiliserai mes contacts auprès des Allemands. Je les espionnerai pour vous. – Pas question », lui répondit-on. Chez les hommes de l’ombre, on se méfie toujours un peu des offres de services spontanées. Mais Garcia était obstiné. Et diabolique. Il rendit visite à Wilhelm Leissner, chef de poste de l’Abwehr à Madrid. « Je vais à Londres pour travailler dans une société pharmaceutique. Voulez-vous que j’espionne les Anglais? » Leissner se renseigna sur le personnage. Son passé franquiste plaidait pour Garcia. Leissner lui donna un nom de code (« Arabal »), quelques instructions et lui souhaita bon vent.
Grand maître de la supercherie, Arabal n’alla pas au-delà de Lisbonne. C’est là qu’il s’installa. Se nourrissant de journaux britanniques, d’une imagination débordante et d’un sens aigu de l’analyse, il envoya des rapports remarquables aux Allemands. Pour expliquer à Berlin comment ils cheminaient de Londres au Portugal, Garcia inventa un personnage de courrier, matelot sur un bateau qui faisait le trajet Liverpool-Lisbonne. Du grand art. Car les Britanniques, interceptant les messages allemands, se demandèrent bientôt qui était cet homme bien informé. Juan Pujol Garcia, Votre Majesté. Pour vous servir. Le Catalan, en effet, proposa une nouvelle fois de mettre son talent au service de la Couronne. Le MI 5, là encore, sauta sur l’occasion. L’histoire du faux courrier de Liverpool transporta d’enthousiasme cet amateur de faux-semblants qu’était Bevan. Alors, il imagina d’autres informateurs pour Garcia: des guerriers de l’IRA, des nationalistes gallois, des sikhs, des Chypriotes grecs, tous ennemis de l’Angleterre. Tous fictifs. Mais von Roenne et les siens n’y virent que du feu. En février 1944, alors que Fortitude commençait à se concrétiser, Garcia, alias « Garbo », alias « Arabal », avait convaincu les Allemands qu’il avait 24 agents dans son écurie. A Douvres, à Ramsgate, à Folkestone, à Canterbury, partout où les fantômes de Fusag préparaient, croyait Berlin, la libération de l’Europe à partir du Pas-de-Calais.
Mais on n’en était encore qu’aux prémices d’un pur chef-d’oeuvre de la guerre de l’ombre. Car Bevan et les siens inventaient chaque jour un peu plus. Un matin, vers la fin d’avril 1944, somnolant sur son breakfast dans le jardin de sa résidence de Chesterfield Gardens, à Londres, l’officier traitant de Garcia, Tomas Harris, se réveilla en sursaut. Une idée folle venait de lui traverser l’esprit. « Tommy » Harris, père anglais, mère espagnole, était considéré comme l’un des meilleurs experts mondiaux de Goya et du Greco. Les mauvaises langues chuchotaient même qu’il avait consacré l’essentiel de son temps, pendant la guerre d’Espagne, à organiser le trafic d’oeuvres d’art volées dans des églises pour son propre compte et celui des loyalistes. Mais qu’importe! Ce matin d’avril, il fit peut-être gagner la guerre aux Alliés. Son trait de génie: Garcia annoncerait à ses « patrons » allemands à Madrid, quelques heures avant le débarquement sur les plages de Normandie, qu’une opération majeure était en cours. Vu le temps qu’il faudrait aux Allemands pour décoder le message, le recoder pour le transmettre à Berlin et le déchiffrer là-bas, les Alliés seraient déjà sur les plages. Les Allemands, donc, ne pourraient rien en faire. Sinon s’extasier sur la qualité de leur agent Arabal. Et, plusieurs heures plus tard, au moment où Hitler devrait décider d’envoyer toutes ses troupes vers la Normandie ou de se garder ailleurs, Garcia déclencherait une nouvelle alerte. « Un deuxième débarquement est en cours, préviendrait-il. Il aura lieu dans le Pas-de-Calais. Ne vous laissez pas abuser par l’opération ?Overlord?. »
« Comme toutes les opérations militaires, les entreprises d’intoxication entraînent des pertes », soulignait un rapport américain sur Fortitude, le 25 mai 1945. Des pertes, c’est-à-dire des morts innocents. Tués pour rien? Tués pour faire plus vrai. Car comment convaincre l’ennemi qu’un débarquement aura lieu dans le Pas-de-Calais si l’on ne prépare pas le terrain par des bombardements massifs? Pour faire vrai, donc, deux bombes tombèrent sur le Nord, pour une sur la Normandie. Et des résistants parlèrent sous la torture, livrant à l’ennemi ce qu’ils pensaient être des secrets d’importance capitale. Cela faisait partie du plan. Le 1er juin 1944, par exemple, un réseau opérant à la frontière franco-belge se met en alerte. Car la BBC vient de transmettre le texte qu’ils attendent: « Message pour la petite Berthe ». Les Anglais savent que le réseau est infiltré par les Allemands. Deux jours plus tard, les résistants sont arrêtés. Interrogés. Brisés. Plusieurs parlent. Si le message est répété, avouent-ils, suivi de la phrase « Salomon a chaussé ses grands sabots », c’est que le Débarquement aura lieu dans les quarante-huit heures. Dans le Pas-
de-Calais.

Les ressources fournies à l'Opération Fortitude furent énormes:on  développa  de l'équipement   d'effets soniques.
Les ressources fournies à l’Opération Fortitude furent énormes:on développa de l’équipement d’effets soniques.

La nuit du 5 au 6 juin, John Bevan la passa à errer dans les rues de Londres. Il fumait ses Players, obsédé par les mots de sir Alan Brooke, le soir où il avait entendu parler de Fortitude pour la première fois. « Cela ne marchera jamais », se disait-il.
A quelques encablures, Garcia-Garbo-Arabal, son opérateur radio et Tommy Harris se mettaient à table dans la maison de Chesterfield Gardens. L’approche, tendue, du moment de vérité ne les empêcha pas de déguster quelques verres de château-ausone 1934. Avec modération. Car, à 3 heures du matin, alors que la flotte alliée faisait route vers les plages normandes, ils gagnèrent une maison, à Hampstead Heath, sur une colline. C’est là que Garcia avait sa radio. Ils appelèrent Madrid. Pas de réponse. Bizarre. Le correspondant allemand de l’agent avait toujours été fidèle au poste. Un quart d’heure plus tard, nouvelle tentative. Toujours rien. Et encore quinze minutes plus tard. Rien. La plus belle opération de l’histoire du renseignement allait capoter parce qu’un opérateur radio allemand, pour une fois, n’était pas au rendez-vous. Il était dans un bouge du vieux Madrid, faisant le joli coeur auprès d’une danseuse de flamenco. On ne sait lequel des deux se lassa le plus vite. Vers 4 heures, enfin, l’Allemand répondit à l’appel. Garcia délivra son message: les Alliés débarquent en Normandie.
A Zossen, dans la banlieue de Berlin, le colonel von Roenne étudiait les informations venues du front. Le message d’Arabal était dans le lot. Au petit matin du 6 juin, le baron nazi rédigea le « Rapport n° 1288 sur la situation dans l’Ouest ». Citant des « sources crédibles », il souligna: « Pas une seule des unités de Fusag n’a été engagée dans les opérations en cours. Cela signifie que l’ennemi prépare un engagement de plus grande envergure qui visera le secteur côtier du Pas-de-Calais. » A Berchtesgaden, Hitler partageait cette analyse. Ce ne fut qu’après le déjeuner, au château de Klessheim, qu’il daigna envoyer quelques renforts à von Rundstedt, un des deux chefs des armées allemandes en Normandie (l’autre étant Rommel). Mais, une heure plus tard, quand le premier lui demanda de faire plus, le Führer se mit en colère. « Hors de question! » éructa-t-il. Puis il s’en alla faire sa sieste.
Au soir du 7 juin, le vieux von Rundstedt n’avait plus aucun doute. Hitler, von Roenne, les autres: tout le monde se trompait. Il n’y aurait pas de second débarquement. Une fois encore, il envoya un message, toujours le même: dépêchez tous les chars, toutes les armes, tous les soldats vers la Normandie. Rommel, lui, continuait d’avoir les yeux fixés sur le Pas-de-Calais. La Normandie n’était qu’un leurre. Hitler lui donna raison. Provisoirement. Car, le jeudi 8 au soir, le Führer prend enfin une décision qui fait plaisir à von Rundstedt. Il ordonne « Case III », le renforcement massif des troupes en Normandie. Cinq des divisions du Pas-de-Calais, y compris la 1re panzers SS et la 116e panzers, reçoivent l’ordre de s’ébranler sur-le-champ. En Normandie, les Alliés piétinaient. Pour Eisenhower, le cauchemar restait possible. Si Fortitude devait être un succès, c’était maintenant ou jamais.
« Salomon a chaussé ses grands sabots. » A 19 h 15, ce même 8 juin, un membre du commando 307 de l’Abwehr, basé dans le nord de la France, sursauta. On lui avait dit que, s’il entendait ce message, il lui faudrait le transmettre immédiatement à ses chefs. Il accomplit fidèlement son devoir. Brutus et Garbo aussi. Un peu après minuit, ils mirent leurs émetteurs en marche. Brutus, le Polonais, appela Paris. « J’ai passé la journée au château de Douvres, rapporta-t-il à ses traitants allemands. J’y ai vu Patton, le roi, et toute une batterie de généraux américains. Ils préparent quelque chose. » Garbo, l’Espagnol, prit langue avec Madrid. Et débita son roman. Il raconta qu’il avait rappelé ses trois meilleurs agents, 7-2, 7-4 et 7-7, membres de sa brigade antibritannique. Ils lui avaient rapporté qu’une grande activité agitait le sud-est de l’Angleterre. L’agent 7-7 avait vu des péniches de débarquement dans les rivières Deben et Orwell, prêtes à embarquer des troupes. « Il est parfaitement clair, conclut-il, que, si l’attaque en Normandie est d’envergure, son objectif principal est d’attirer l’essentiel de nos troupes vers cette région dans le dessein de frapper ailleurs avec un maximum d’efficacité. La disposition des formations alliées dans le sud-est montre que la nouvelle frappe aura lieu dans le Pas-de-Calais, d’où le chemin sera le plus court vers leur objectif final: Berlin. »
Von Roenne téléphona personnellement au QG de Hitler. « Il y aura un nouveau débarquement dans le nord de la France le 10 juin. Retirer les troupes de cette région serait une grave erreur. » Il confirma ce diagnostic par écrit dans son rapport quotidien, déposé sur le bureau de Hitler à 13 h 35, le 9 juin, au moment même où celui-ci commençait sa réunion stratégique. Le Führer hésitait. Il décida de réfléchir. Il attendrait le soir. A 22 h 20, un résumé écrit des propos de Gacia atteignit Berchtesgaden. Von Roenne avait ajouté quelques mots de sa main: « Les informations données par cet agent ont presque toujours été confirmées par les faits. Leur valeur est inestimable. » Le papier survécut à la guerre. Une annotation à l’encre verte indique que Hitler lui-même le lut. La 1re panzers SS et la 116e panzers furent arrêtées dans leur élan. Elles resteraient dans le Pas-de-Calais. Von Rundstedt en fut informé. Les Britanniques interceptèrent le message. Longtemps après la guerre, sir Ronald Wingate, l’adjoint de John Bevan, raconta qu’un sourire se dessina sur le visage de sir Alan Brooke quand il apprit la nouvelle, dans la « war room » souterraine de Churchill, à Londres. « Nous savions que nous avions gagné. »
La XVe armée allemande, la meilleure, demeura bloquée dans le Pas-de-Calais jusqu’au 15 juillet. Par Hitler. Et par Fortitude. Attendant une invasion qui n’aurait jamais lieu. Et un adversaire qui n’avait jamais existé.
Roman Czerniawski resta en Angleterre après la guerre, pour collaborer aux travaux du gouvernement polonais en exil. Le major Oskar Reille, l’officier de l’Abwehr qui l’avait envoyé à Londres, ne se douta jamais de rien. Il tint d’ailleurs sa promesse: presque tous les membres du réseau Interallié revinrent d’Allemagne vivants. Czerniawski mourut en 1987. Garcia, lui, disparut quelque part en Amérique du Sud. Mort récemment, il était le seul survivant connu de la Seconde Guerre mondiale à pouvoir porter de hautes distinctions militaires à la fois britanniques et allemandes.
John Bevan, enfin, retourna à la finance, héros discret d’événements extraordinaires seulement connus de ses intimes. Il mourut d’un cancer du poumon en 1977. Trop de Players, bien sûr. Sur son lit de mort, sa fille l’interrogea: « Papa, ne regrettes-tu pas toutes ces cigarettes fumées pendant la guerre? – Pas une seule bouffée, darling, répondit-il. Pas une seule bouffée. »

Sources: Larry Collins,Fortitude

Le pétrole ou la vie

Le déraillement du train de la Mort ,à Lac Mégatic en 2013,est le premier signal avertisseur  très médiatisé,au Québec.
Le déraillement du train de la Mort ,à Lac Mégatic en 2013,est le premier signal avertisseur très médiatisé,au Québec.

 

Le gouvernement Conservateur cherche à augmenter la production du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta. À cette fin, il doit l’acheminer par pipeline vers l’est canadien et américain pour l’exportation. C’est pourquoi la compagnie TransCanada organise des réunions d’information dans les régions du Québec situées le long du tracé du projet de pipeline Énergie Est. Selon les règles autocratiques de la gouvernance actuelle, seuls les partenaires du projet ont voix au chapitre, soit les responsables de l’industrie, le gouvernement et les propriétaires des terrains sur lesquels devrait passer le pipeline. Pourtant, ce développement industriel décrié à travers le monde est l’affaire de toute la population, puisque les enjeux environnementaux qu’il soulève dépassent largement les zones directement affectées par ses installations matérielles.
Parlons d’abord de l’eau . Il faut de trois à cinq barils d’eau pour extraire un baril de pétrole des sables bitumineux, en plus d’un baril et demi pour d’autres opérations sur le site. Cela représente des milliards de litres d’eau toxique produits chaque année. Pour se le représenter on peut calculer qu’il faut polluer mille litres d’eau par jour pendant plus de deux mille ans pour atteindre un milliard de litres. Les gigantesques réservoirs d’eau polluée couvrent déjà une superficie de plus de 180 km² en Alberta. Des rapports d’experts font état de 11 millions de litres d’eau toxique qui fuient de ces bassins chaque jour pour se perdre dans l’environnement. La rivière Athabasca est contaminée et les populations autochtones de la région, qui vivent des ressources du milieu, subissent une hausse de cancers et autres maladies rares.
Mais ce n’est là encore qu’un aspect du problème. Une équipe d’experts de la NASA a produit, dès janvier 2008, un rapport crucial qui chiffrait le seuil de particules de CO₂ admissible dans l’atmosphère compatible avec la vie et la civilisation sur terre . Ce seuil est évalué à 350 ppm (parties par million). Or nous avons atteint en 2013 le seuil de 400 ppm . Indépendamment des catastrophes qui font déjà partie de notre actualité (acidification des océans, cyclones, désertification, inondations, perte de la biodiversité et des capacités agricoles, canicules meurtrières, malnutrition et conflits pour l’eau et le territoire), ce seuil se traduit par la fonte de la glace des pôles et la libération du carbone et du méthane enfouis dans le pergélisol. Ce sont des trillions de tonnes de gaz nuisible dont la libération dans l’atmosphère augmentera avec le réchauffement, tout en accélérant le processus même du réchauffement climatique. Ce processus de libération est déjà amorcé .

Qui peut oser dire que ceci est beau? La région des sables bitumineux au nord de l'Alberta n'est pas touristique,c'est un enfer.
Qui peut oser dire que ceci est beau?
La région des sables bitumineux au nord de l’Alberta n’est pas touristique,c’est un enfer.

Regardons la Terre vue de l’espace. L’atmosphère a l’épaisseur d’une couche de vernis sur le globe. Une atmosphère de méthane est incompatible avec la vie. Le pétrole des sables bitumineux rejette de 3,2 à 4,5 fois plus de gaz à effets de serre dans l’atmosphère que le pétrole conventionnel . Dans ce contexte, l’idée même de favoriser l’expansion de cette industrie n’est pas seulement peu sécuritaire, elle est immorale. Les gouvernements parleront de normes pour encadrer l’industrie. Il en existe présentement pour les installations albertaines. Ce qui n’a pas empêché des chercheurs indépendants de recenser depuis 1996 jusqu’à 9 000 incidents qui ont provoqué des émissions polluantes excessives.
On dira que le transport par pipeline est plus sécuritaire que tout autre mode de transport. C’est passer sous silence le fait que les pipelines ne feront que s’ajouter aux autres modes de transport existants et à venir. Accepter le discours de l’industrie pétrolière, c’est accepter, au nom des générations immédiates et futures, de mourir dans les normes. Il faut asphyxier l’industrie du pétrole et du gaz avant que les conditions favorables à la vie ne soient détruites. Même la Banque mondiale a réitéré l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique . Nous disposons d’une dizaine d’années pour éliminer notre production de gaz à effets de serre afin d’éviter de dépasser une hausse de 2 °C du thermomètre mondial d’ici vingt à trente ans .
La Terre appartient à ceux et celles qui l’aiment et l’habitent. Le droit des entreprises est une invention du début du XXème siècle. Il n’est pas inscrit dans la nature que les populations doivent consentir à la destruction de leur environnement. Il existe d’autres modèles de développement économique. L’expansion de l’industrie du gaz et du pétrole « extrêmes » ne peut que retarder la transition vers une économie plus viable. C’est collectivement que nous devons réaliser cette transition. Le Québec doit se joindre à la lutte internationale contre l’industrie des sables bitumineux.

 Louise Morand,

Comité vigilance hydrocarbures L’Assomption

Sans commentaire.
Sans commentaire.