La sixième grande extinction est en cours et s’aggrave

 

De nombreux chercheurs l’affirment : la sixième grande extinction est en route. La raison : la destruction progressive de l’habitat de millions d’êtres vivants. Explications.

 

De nombreux chercheurs l’affirment : la sixième grande extinction est en route. La plus grande extinction des espèces depuis 66 millions d’années est bien enclenchée en raison de la destruction progressive de l’habitat de millions d’êtres vivants. Les scientifiques Gerardo Ceballos, Paul Ehrlich et Peter Raven ont publié une étude revue par d’autres chercheurs qui analyse près de 30 000 espèces de vertébrés. Parmi celles-ci, 1,7 % sont en voie d’extinction.

Leur conclusion : la sixième grande extinction s’accélère. Plusieurs espèces en danger vont disparaître. Ces animaux vivent dans des régions où l’activité humaine malmène la biodiversité, ce qui menace de nombreuses autres espèces. Plus les êtres vivants disparaissent, plus cette disparition exerce un effet d’entraînement sur d’autres. Enfin, l’action de l’homme et les pressions qu’il exerce sur la nature ne sont pas sans conséquence. L’avènement de la COVID-19 en est la preuve. Le trafic et la consommation d’animaux sauvages en seraient la cause.

Chaque être vivant joue un rôle dans l’écosystème et sa disparition est permanente. La survie des humains dépend directement de la biodiversité. Selon les chercheurs, la perte massive des espèces est directement ou indirectement causée par l’activité humaine. Déforestation, agriculture, élevage et activités minières et industrielles sont responsables de la réduction du territoire de ces espèces. Cette détérioration des habitats est presque entièrement survenue depuis les débuts de l’agriculture qui remonte à 11 000 ans.

La biodiversité est nécessaire à notre survie. Sa disparition est un phénomène méconnu du grand public, des autorités gouvernementales et de ceux qui participent à l’économie mondiale.

 


La sixième extinction de masse des animaux s’accélère, alertent des scientifiques

 

Plus de 500 espèces sont menacées de disparition, selon des scientifiques américains. L’activité humaine en est la cause principale.

Un rhinocéros de Sumatra, en Indonésie, en novembre 2016.

Une étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, affirme que plus de 500 espèces d’animaux risquent de disparaître d’ici 20 ans. Un chiffre alarmant qui met en lumière l’accélération du phénomène lorsque l’on sait qu’autant d’espèces ont disparu tout au long du siècle dernier. 

D’après les auteurs de cette étude, 515 espèces d’animaux terrestres, dont des mammifères, des reptiles et des amphibiens, ont à ce jour une population inférieure à 1000 individus, et 50% de ces espèces ne comptent pas plus de 250 spécimens. Pire encore, 77 espèces ont perdu 94% de leur population et 173 ont totalement disparu entre 2001 et 2014, s’alarment les scientifiques.

L’activité humaine en cause

Le rhinocéros de Sumatra, le troglodyte de Clarion, la tortue géante espagnole ou encore la grenouille arlequin sont tous menacés d’extinction.   

La tortue géante espagnole

 

La grenouille arlequin

En cause: l’activité humaine. Les chercheurs estiment que sans ce facteur destructeur, ces espèces pourraient vivre encore des milliers d’années.

Par le biais de leur étude, les scientifiques mettent en garde contre l’effet domino de la disparition des espèces. Par exemple, la chasse excessive de la loutre de mer, principal prédateur des oursins, entraîne la prolifération de ces invertébrés qui dévastent les forêts de varech, une espèce d’algues, dans la mer de Béring. Cette situation engendre l’extinction de la rhytine de Steller, un mammifère qui se nourrit de varech.

le professeur Paul Ehrlich

 

“Quand l’humanité extermine d’autres créatures, elle détruit les fondations sur lesquelles elle s’est bâtie et qui lui sont nécessaires pour vivre”, explique au Guardian le professeur Paul Ehrlich, de l’université de Stanford aux Etats-Unis.

« Il n’est pas trop tard » pour réagir

Il estime que la conservation des espèces menacées devrait être “élevée au rang d’urgence mondiale par les gouvernements et les institutions, au même titre que le dérèglement climatique”.

“Cette étude prouve que l’extinction de masse s’accélère et que la crise de la biodiversité est bien réelle. Mais il n’est pas trop tard pour passer à un mode de vie plus respectueux de la nature et ainsi protéger l’héritage des générations futures”, veut croire le professeur Andy Purvis, du musée d’histoire naturelle de Londres. 

Un espoir partagé par le directeur des sciences à l’ONG WWF, Marc Wright, qui estime que la fin de la déforestation en Amazonie pourrait “permettre d’inverser la courbe de l’extinction des espèces et du réchauffement climatique”.

Mais si cet effort est nécessaire, il semble difficile à mettre en place: en 2019, nos forêts tropicales ont perdu une surface équivalent à un terrain de football toutes les six secondes, selon une étude américaine de l’université du Maryland, publiée ce mardi par Global Forest Watch.

 

 

Paul Ehrlich,le grand  penseur et guide  des écosystèmes

 

Depuis de nombreuses années, il observe les défis biophysiques actuels de notre planète, chacun d’entre eux étant capable de déstabiliser notre société. Nous sommes familiers avec la plupart d’entre eux – le changement climatique, l’eau, le sol, la biodiversité, etc. Pourtant, les causes sous-jacentes à ces défis continuent de passer largement inaperçues. La population humaine explose et entraîne avec elle la destruction des ressources naturelles nécessaires pour satisfaire les besoins d’une croissance économique sans limites.

Mondialement reconnu, Paul Ehrlich incite depuis plus de 50 ans l’humanité à réfléchir avec intelligence et clairvoyance à ces défis. Faisant partie du cercle des plus grands intellectuels de notre époque, il est également l’un des penseurs les plus créatifs et les plus influents sur les défis fondamentaux pour l’humanité et la relation entre l’homme et sa biosphère.

Le Prof. Ehrlich est considéré comme l’un des écologistes les plus honorés dans le monde, l’un des écrivains les plus compétents et les plus prolifiques sur les questions biophysiques auxquelles l’humanité est confrontée et sur l’interdépendance entre ces questions. Il est connu pour son style divertissant, son humour et sa profonde compassion.

 

 

 

 

 

 

 

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Sixième Extinction Massive en cours:La vie sur Terre est en train de disparaître

Il y a de moins en moins de vie sur Terre. C’est l’enseignement principal du rapport Planète vivante publié ce jeudi par le fond pour l’environnement WWF. Depuis 1970, près de 60% des vertébrés, poissons, oiseaux, mammifères, reptiles ont disparu.

En France, le constat est évident. Il suffit de se promener dans la nature pour observer qu’il y a moins de papillons. moins d’oiseaux dans les champs. Moins de batraciens dans les zones humides.

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Les causes de cette dégradation de la biodiversité: la pollution, la surexploitation mais également la dégradation des habitats.

D’ici 2050, il pourrait ne plus y avoir de forêt tropicale dans le monde, sans compter celles qui sont protégées.

Pour Pascal Canfin directeur du WWF France, c’est le regard culturel qui doit changer. « Il y a toujours une bonne raison de faire une unité touristique en montagne à la place d’une prairie dans les Alpes. Il y a toujours une bonne raison de faire un aéroport à la place d’une zone humide autour de Nantes. La question elle est fondamentale, c’est « est-ce que à un moment donné on pose une limite et on se dit voilà c’est pas une zone vide à aménager, c’est une zone pleine de vie à protéger ». Et une fois que l’on fait cette conversion culturelle, et bien oui on se dit que c’est plus que jamais nécessaire, qu’il y a beaucoup plus de valeur dans cette zone qui paraît vide, que dans l’infrastructure nouvelle qu’on va construire. »

Seule bonne nouvelle du rapport : l’empreinte écologique des habitants des pays les plus riches du monde diminue. Cette empreinte évalue la pression exercée par les hommes sur les écosystèmes. Et cette inversion de la courbe donne un peu d’espoir quant au changement des mentalités.


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Un exemple : l’érosion de la faune marine. Les dégâts déjà causés à la diversité biologique sont multiples, souvent connus et dans beaucoup de cas chiffrés, y compris en termes monétaires, par la perte des ressources, la disparition d’emplois, etc. Ils pourraient se décliner comme une longue litanie. Ainsi, par exemple, la quantité de poissons pêchés chaque année dans l’océan mondial (toutes mers et océans confondus) est de l’ordre de 95 millions de tonnes, ce qui correspond à une « surpêche » qui prélève plus que la production naturelle. Or, ce tonnage est à peu près stable depuis une vingtaine d’années bien que dans cette période, l’effort de pêche ait été multiplié par dix grâce à des bateaux plus puissants, des chaluts qui descendent plus profond et l’exploitation de nouveaux stocks. Cette stabilisation des quantités de poissons débarquées malgré l’amélioration de l’effort de pêche est un signe de l’effondrement de nombreuses populations de poissons, notamment des grands prédateurs comme les espadons, morues, thons ou marlins. La diminution des populations de poissons a de multiples conséquences fâcheuses, non seulement pour l’économie de la pêche, mais aussi pour le fonctionnement des écosystèmes océaniques, notamment en perturbant durablement les réseaux d’interactions entre espèces.

-L’homme et le devenir de la biodiversité. Actuellement, il n’est plus aucun écosystème sur la planète qui ne soit influencé d’une manière ou d’une autre par l’homme. Cette action de l’homme peut participer au développement d’écosystèmes plus variés qu’à l’origine, comme cela a été le cas dans nos pays, en favorisant une alternance de champs cultivés, de prairies, de bois, d’étangs au lieu de la sylve primitive. Elle peut aussi protéger des espèces ou des écosystèmes menacés. Mais, l’augmentation de la population et de la consommation ont,majoritairement, des effets très pénalisants :
 disparition d’écosystèmes par les villes, l’agriculture intensive, les barrages, la déforestation inconsidérée, l’assèchement des zones humides ;
 segmentation et artificialisation des habitats naturels par les voies de communication ;
 surexploitation et pression sur les espèces sauvages par la pêche, la chasse, le surpâturage, le feu ;
 diffusion à l’échelle planétaire d’espèces envahissantes et de vecteurs de maladies ;
 érosion des sols ;
 pollutions, dont certaines produisent le réchauffement climatique, aux effets déjà manifestes mais encore largement imprévisibles sur la biodiversité.
Ces changements et pressions interviennent rarement seuls, mais de façon synergique et à des échelles spatiales et temporelles différentes, avec des effets de seuil et des effets « domino ».

-Le cas de l’agroécologie. L’exemple de l’agroécologie montre qu’un ensemble de techniques, comme l’agriculture biologique, l’agroforesterie, la gestion appropriée des espaces, peut fortement atténuer l’effet négatif de l’agriculture intensive sur la biodiversité et l’environnement. Mais comme l’agriculture intensive résulte aussi de pressions extérieures d’ordre socio-économique, un dialogue entre toutes les parties prenantes est indispensable. Il passe par la mise en place de lieux de « gouvernance agroenvironnementale », allant du global au local.


LES MILIEUX HUMIDES

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Milieux humides : Ils regroupent les sites dont le sol est saturé d’eau durant toute l’année ou pendant une période suffisamment étendue pour que la végétation et le sol en soient influencés. Milieux riverains : Ils correspondent à la bande de terrain qui assure la transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Les milieux riverains intègrent autant la berge que la plaine d’inondation et abritent des écosystèmes précieux tels que des milieux humides. Pourquoi la perte et la dégradation des milieux humides et riverains constituentelles des problèmes prioritaires? Les services écologiques offerts par les milieux humides et riverains diminuent l’ampleur d’autres problèmes liés à l’eau repérés sur le territoire : érosion, contamination de l’eau par les matières en suspension et les pesticides, dégradation des écosystèmes aquatiques. Principaux services écologiques : • Protection contre l’érosion • Filtration de l’eau • Recharge de la nappe phréatique • Régulation du débit des cours d’eau (inondations et étiages moins sévères) • Offre de nourriture et d’habitats à la faune et maintien de la biodiversité.

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Quelles lois protègent les milieux humides et les milieux riverains? Milieux humides En vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE; L.R.Q., c. Q-2), le gouvernement se garde un droit de regard sur toutes les interventions réalisées dans les milieux humides. • Les projets touchant un étang, un marais, un marécage ou une tourbière, peu importe la superficie du milieu visé et ses caractéristiques, doivent avoir été autorisés par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) du Québec (alinéa 2 de l’article 22). • Dans l’éventualité où un projet est autorisé, le gouvernement a le droit d’exiger des mesures de minimisation d’impact et de compensation pour la perte de milieux humides. Écosystèmes riverains La Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI) énonce des mesures minimales de protection pour les bandes riveraines. Celles-ci sont effectives dès leur intégration dans les schémas d’aménagement des municipalités régionales de comté (MRC) ainsi que dans les règlements d’urbanisme des municipalités. Au sens de la PPRLPI, l’expression « bande riveraine » définit une zone minimale de protection mesurée à partir de la ligne des hautes eaux1 le long des cours d’eau. La bande riveraine a un minimum de 10 mètres : • lorsque la pente est inférieure à 30 % ou; • lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de moins de 5 mètres de hauteur. La bande riveraine a un minimum de 15 mètres : • lorsque la pente est continue et supérieure à 30 % ou; • Lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de plus de 5 mètres de hauteur. En zone agricole, la bande riveraine a un minimum de 3 mètres et doit inclure au moins un mètre sur le replat du talus. Situation actuelle Milieux naturels La perte de milieux naturels dans un territoire donné constitue un bon indice de la disparition de milieux humides et riverains. À cet effet, les travaux effectués par Papasodoro (2010) et Langlois (2011) ont permis de quantifier, à l’aide de photographies aériennes, la perte de milieux naturels dans les bassesterres de Lanaudière et des Laurentides. Selon ces études, le territoire du COBAMIL a perdu environ 12 % de ses milieux naturels au cours d’une décennie. Ils n’occupaient plus que 29 %, soit 30 500 ha, du territoire du COBAMIL à la fin des années 2000 (voir figure 2). Les pertes les plus significatives ont été enregistrées dans les MRC Les Moulins et Thérèse-De Blainville. Soulignons que pour assurer le maintien de la biodiversité, Environnement Canada estime qu’au moins 30 % de la superficie d’un bassin hydrographique doit être occupée par des milieux naturels.

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Milieux humides On estime que la grande région de Montréal comptait cinq fois plus de milieux humides qu’actuellement au temps de la colonisation. Malheureusement, aucune étude ne permet de quantifier et de localiser ces pertes. Canards Illimités a toutefois réalisé, à partir d’images aériennes de 2007, une carte identifiant les milieux humides de plus de 0,3 ha sur l’ensemble du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude, les milieux humides couvraient 5 514 ha dans le territoire du COBAMIL à la fin des années 2000, soit 5,4 % de sa superficie (voir figure 3). Environnement Canada estime que les écosystèmes humides doivent occuper au moins 10 % de la superficie d’un bassin hydrographique pour assurer le maintien de la biodiversité. Dans son étude, Canards Illimités souligne également que les diverses activités se déroulant dans la région métropolitaine fragilisent les milieux humides restants. En effet, sur le territoire de la CMM, 80 % des milieux humides sont affectés par des perturbations anthropiques. Dans la couronne nord de Montréal, ces pressions proviennent essentiellement de l’agriculture, des activités commerciales et industrielles, des secteurs résidentiels et du transport routier. De plus, dans la région métropolitaine, 71 % des milieux humides occupent une superficie inférieure à 1 ha. Une telle fragmentation des habitats humides peut porter atteinte à la diversité faunique et floristique de la région. Malgré cette fragmentation, le territoire du COBAMIL comprend cinq grands complexes de milieux humides, c’est-à-dire des regroupements de milieux humides séparés par une distance de moins de 30 m. Ces complexes jouent un rôle primordial dans la préservation d’une diversité écologique .

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• Popularité des abords des cours d’eau comme milieu de vie et de villégiature Les abords des cours d’eau représentent, historiquement comme actuellement, des milieux de vie privilégiés. Afin de contrer les risques d’inondation ou pour optimiser l’usage de leur propriété, certains riverains ont remblayé leurs terrains, ont aménagé des digues et des murs de soutènement ou ont coupé la végétation dans la bande riveraine. De telles interventions ont pu être réalisées avant qu’elles ne soient encadrées par la loi ou malgré le cadre législatif en vigueur. • Le non-respect du cadre législatif existant Un cadre législatif permet aujourd’hui d’assurer la protection des milieux humides et riverains. Or, plusieurs raisons, notamment la compétition pour l’utilisation du sol ainsi que le manque de ressources assurant l’observation des lois, peuvent mener au non-respect du cadre législatif en vigueur. • Mauvaises perceptions des milieux humides et riverains et méconnaissance de leurs services écologiques Le manque de reconnaissance des services essentiels rendus par les milieux humides et riverains constitue un frein à leur protection. • Introduction et propagation d’espèces exotiques ou envahissantes La présence d’espèces exotiques ou envahissantes peut porter atteinte à la qualité des écosystèmes humides et riverains. • Mauvaise qualité de l’eau de surface Les problèmes liés à la qualité de l’eau de surface peuvent avoir des conséquences sur des écosystèmes connectés au réseau hydrographique. Ils peuvent être à l’origine de l’envasement, de l’ensablement, d’un apport excessif de nutriments et d’une accumulation de contaminants dans les milieux humides et riverains.

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Face à la Sixième Extinction massive …quelle biodiversité choisir

Jeudi 6 novembre 2014  se tient à Paris une rencontre entre les experts français impliqués dans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et ceux récemment sélectionnés pour contribuer à la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, le « GIEC de la biodiversité »). Le caractère un peu obscur d’une telle information ne doit pas occulter des enjeux importants.

Les arbres d'Amazonie menacés par l'avidité capitaliste.
Les arbres d’Amazonie menacés par l’avidité capitaliste.

Alors que la France se prépare activement à accueillir fin 2015 une conférence internationale cruciale sur le changement climatique, notre planète entre, dans une indifférence quasi générale, dans une phase d’extinction de masse de la biodiversité. S’il s’agit de la sixième extinction de ce genre depuis que la vie s’est diversifiée sur Terre il y a 600 millions d’années, celle-ci se distingue en ce qu’elle est la première à être causée par une seule espèce, Homo sapiens, et à se produire à une telle vitesse. Destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollution, espèces exotiques envahissantes et changement climatique sont quelques-uns des fléaux qui conduisent à une dégradation de plus en plus systématique des écosystèmes à l’échelle planétaire, condamnant probablement à l’extinction une espèce toutes les vingt minutes.

Protéger cette source de richesses et d’innovations

Les chaleurs extrêmes vécues depuis quelques années sont un avertissement à l'espèce humaine elle-même!
Les chaleurs extrêmes vécues depuis quelques années sont un avertissement à l’espèce humaine elle-même!

La biodiversité terrestre et marine est aujourd’hui présentée comme une série d’anecdotes : des populations d’abeilles déclinantes, des loups dangereux pour les moutons, des thons rouges traqués par des pêcheurs avides, des méduses surabondantes et dangereuses pour les touristes, des salamandres en voie d’extinction bloquant la construction d’une autoroute… La liste est longue et relève plus des faits divers que d’une approche scientifique ou politique. Dans l’esprit des décideurs comme dans celui de nombre de nos concitoyens, la biodiversité est sans doute un sujet de préoccupation, mais elle n’est pas considérée comme un élément fondamental de bien-être, de prospérité, ni d’arbitrage et d’orientation des politiques publiques. Au mieux s’agit-il d’un bien commun attachant et gratuit que l’on consent à protéger quand cela ne dérange personne mais que l’on sacrifie sans hésitation sur l’autel de toute autre préoccupation, en particulier économique et de court terme.

Il est pourtant bien établi à présent que notre prospérité repose sur ce socle naturel que nous dégradons de plus en plus rapidement. Préserver la biodiversité constitue la meilleure manière de garantir, de façon durable, la productivité et la stabilité des systèmes écologiques qui fournissent les biens et services nécessaires à notre vie quotidienne. Il faut protéger cette source inestimable de richesses et d’innovations, qui représente notre meilleure assurance face aux changements à venir.

Une période charnière de l’évolution humaine

Les entreprises  américaines et canadiennes sont responsable de 22 à 23% des émissions de  gaz à effets de serre.
Les entreprises américaines et canadiennes sont responsable de 22 à 23% des émissions de gaz à effets de serre.

Parce que le fonctionnement des écosystèmes et leurs relations avec les sociétés humaines sont extraordinairement complexes et difficiles à prédire, les décisions privées et publiques qui ont un impact sur la biodiversité ne peuvent se dispenser d’éclairage scientifique. C’est pour favoriser cette collaboration entre scientifiques et décideurs qu’a été créée l’IPBES en 2012. Cette plate-forme vise à confronter et synthétiser l’ensemble des connaissances produites sur la biodiversité pour informer les politiques publiques. Tout comme le fait le GIEC depuis 1988, l’IPBES devrait avoir un effet structurant sur l’activité des chercheurs dans les vingt années à venir. Les besoins sont immenses : centralisation des données, modélisation, intégration des connaissances traditionnelles, production et validation de rapports, communication en direction des citoyens et des politiques…

Si chacun peut s’accorder à souhaiter le succès d’une telle entreprise, les défis qui l’attendent sont considérables. D’une part, les problèmes du changement climatique et de la biodiversité, quoique fortement liés, sont de nature très différente (échelle géographique, unités de mesure, responsabilités et juridictions des États…). Les communautés scientifiques associées le sont également, la biodiversité étant un sujet d’étude très ancien et exploré par de nombreuses disciplines. En outre, si le GIEC trouve un écho direct et logique dans les négociations qui se tiennent dans le cadre de la convention climat, l’IPBES ne trouve pas d’équivalent avec la convention sur la diversité biologique car la biodiversité est largement placée sous juridiction nationale.

Si l’IPBES doit bien sûr tirer les leçons des succès et des échecs du GIEC et favoriser le renforcement des passerelles scientifiques entre les deux communautés, elle devra aussi s’en démarquer nettement dans son fonctionnement, ses produits et ses cibles. Nous sommes à une période charnière de l’évolution humaine et plus que jamais nous avons besoin d’une vision de l’avenir nourrie par nos connaissances sur le fonctionnement de la planète.

La biodiversité invite à repenser l’avenir de nos sociétés

L'avancée de plus en plus rapide des déserts nous menacera nous -mêmes!...ainsi que de nombreuses espèces!
L’avancée de plus en plus rapide des déserts nous menacera nous -mêmes!…ainsi que de nombreuses espèces!

Il ne faut cependant pas attendre des travaux de l’IPBES qu’ils répondent à toutes les questions cruciales de choix de société auxquelles la perspective de la sixième extinction de masse nous renvoie. En effet, il ne fait guère de doute que le monde peut, techniquement, continuer de s’enfoncer dans cette crise de la biodiversité sans que l’espèce humaine ne soit directement menacée, du moins à court terme.

La sixième extinction de masse de la biodiversité n’invite donc pas seulement à des débats techniques sur la « gestion » d’un « capital naturel » qui nous est précieux pour diverses raisons. Elle nous invite aussi et surtout à débattre de la nature que nous voulons, c’est-à-dire de l’environnement dans lequel nous voulons vivre. Récifs coralliens moribonds, océans sans poissons, forêts tropicales réduites à peau de chagrin, sols artificialisés, agriculture intensive faisant massivement appel aux intrants chimiques et à la pollinisation mécanique, le tout dans un contexte de réchauffement de 4 ou 6 °C, avec des millions de victimes chaque année de l’insécurité alimentaire, des inégalités croissantes, d’événements climatiques extrêmes ou plus simplement d’un environnement très dégradé néfaste à leur santé et impropre à leur épanouissement : que ce soit la direction que nous prenons pour l’instant ne fait guère de doute.

Que l’espèce humaine puisse continuer à exister dans de telles conditions est possible. Mais que ce monde, même vivable, ne soit pas désirable, et qu’il faille inventer d’autres futurs est un constat qui émerge et qu’il faut proclamer. Nous sommes nombreux à vouloir vivre entourés d’une nature riche et diversifiée, et à voir en la biodiversité infiniment plus qu’une collection d’images qui nous distrait le dimanche ou lors de périples à la campagne et au bord de la mer.

La biodiversité, ce tissu vivant de la planète dont nous faisons partie, nous invite à repenser l’avenir de nos sociétés : inventer de nouvelles formes de mobilisation des connaissances scientifiques dans le débat public et les institutions ; encourager les expérimentations fondées sur l’accompagnement de la nature plus que sur son contrôle ou son exploitation ; construire des alternatives aux modèles de développement insoutenables et morbides aujourd’hui dominants ; développer des visions du monde et des valeurs en phase avec les grands défis écologiques de notre temps. Voilà le chantier que nous propose la sixième extinction de masse, et c’est une chance unique pour l’humanité de choisir dans quel monde et avec quelle nature elle pourra continuer à s’épanouir.

 

Sources: Biodiversité:vers une sixième  extinction de masse

Recherché par les Justiciers de la Vie:Un lâche assassin de rhinocéros blanc est identifié

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Le plus lâche de tous les chasseurs  de trophée ! Pour ajouter à l’histoire écœurante des chasseurs de trophées  qui  ont réveillé  l’éléphant au Zimbabwe et l’ont tiré  avant qu’il ait une chance de se remettre sur  ses pieds, voici un autre exemple terrible d’un chasseur de trophées   qui a fait  la même chose à un rhinocéros blanc endormi, et nous  montrant une fois de plus  que la lâcheté de la communauté des chasseurs  de  trophées n’a pas de limites. USFWS, la CITES, cela doit cesser! Ce n’est pas de  la conservation. Ceci est du meurtre imbécile,sans courage et sans respect!

La chasse en question a eu lieu en Afrique du Sud par un homme du nom de Clay Parker, qui était sur le point d’ouvrir le feu car il était pleinement prévue mais comme il était sur le point de tirer sur la gâchette, le rhinocéros  a tenté de se lever et la première balle a touché  l’animal . Une fois qu’il a été frappé le rhinocéros a tenté de s’enfuir et il a fallu qu’ils  continuent  à tirer dessus. Ils suivent une traînée de sang et trouvent de se cacher dans un buisson où ils tirent une couple plusieurs fois avant qu’il ne s’enfuit de nouveau meurt de ses blessures infligées par les lâches.

Les images peuvent être trouvées dans une vidéo réalisée l’année dernière,en 2013  ,faisant partie  d’une collection de vidéos de différentes chasses ou des chasseurs de trophées ont tués plusieurs  rhinocéros blancs, en voie de disparition et en danger critique (comme le rhinocéros noir). Il y a aussi des images de la vidéo d’un autre chasseur de trophées qui a  ouvert le feu sur un rhinocéros (car elle est entièrement définie), mais  dans cet autre cas,le rhinocéros ne dormait pas. La vidéo montre des   rhinocéros en cours d’exécution pour  le plaisir  du meurtre gratuit.Nous voyons  les balles qui déchirent  leur corps pendant que les chasseurs de trophées applaudissent et célèbrent leurs meurtres brutaux, à un moment donné un chasseur de trophée peut être vu à cheval un  rhinocéros mort,comme un cheval de rodéo.

 

Une vidéo graphique:

Retrouvez-nous Clay Parker,il fera un beau trophée …