Les dossiers de Michel Duchaine:LA NOUVELLE COALITION EN SYRIE UNIRA L’OPPOSITION ET LES AUTORITÉS

La Syrie a créé une nouvelle coalition politique, le Front populaire syrien, conçu pour unir à la fois les forces pro-gouvernementales et « l’opposition officielle », ainsi que des radicaux et des représentants de clans et de tribus influents.

Composition de la coalition

Selon l’information obtenue , le Front populaire syrien incluera l’armée syrienne libre, les islamistes de Jaysh Al-Islam (représentant une partie de l’armée syrienne libre), les tribus bédouines dirigés par leurs chefs, divers groupes religieux, le Parti socialiste-démocratique et le Parti de la jeunesse de la Syrie, des représentants des milieux dirigeants de la Syrie, de diverses communautés d’experts, l’opposition parlementaire, les communautés chrétienne et musulmane du pays. Inattendue face à l’aggravation de la situation dans le pays et à l’échec de toutes les négociations internationales, la décision peut changer sérieusement l’équilibre des pouvoirs dans la région.

 

 

Qui est intéressé ?

 

Quant aux acteurs extérieurs, la Russie et la Turquie sont intéressés à la création d’un nouveau groupement. Pour les militants pro-turcs, c’est une occasion d’être légalisés dans l’espace politique syrien actuel, d’autant plus que l’adhésion à une coalition ne signifie pas un désarmement immédiat. Ainsi, la Turquie se dote d’un levier non seulement militaire mais aussi politique pour influencer Assad. En outre, la création d’une nouvelle formation isole les militants pro-saoudiens des pro-turcs. La première fait partie de facto da la même catégorie que Daech et an-Nusra.

Pour la Russie, c’est une chance de réduire l’intensité du conflit et de diviser les rangs des islamistes. Pour Damas, la création de telles structures-parapluies, y compris avec les membres de l’opposition est l’occasion de préserver une Syrie unie.
De toute évidence, le projet a été préparé avant la frappe des missiles américains en Syrie. Dans ces circonstances, le comportement modifié des États-Unis peut nuire aux tentatives de résoudre le conflit. Tout d’abord, cela concerne l’influence des États-Unis sur la Turquie et les tentatives possibles de la Turquie elle-même de se retirer du projet en cas où les États-Unis proposeront quelque chose de plus intéressant.

Sources:Geopolitica.ru

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Troisième Guerre Mondiale:Le président Assad déterminé à reconquérir toute la Syrie

Le dirigeant syrien a été interviewé par l’Agence France Presse pour la seconde fois en deux ans. Il continue de nier les crimes de guerre dont il est accusé.

Villes assiégées, politique d' »extermination » de détenus dans les prisons syriennes et près d’un demi-million de morts: rien ne trouble le dirigeant syrien. Encore moins depuis que Russes et Iraniens lui sont venus massivement en aide. Interviewé par l’AFP pour la seconde fois en deux ans, Bachar al-Assad prétend, avec un aplomb toujours renouvelé, vouloir mener des négociations avec l’opposition.

 

« Depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l’action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu’on arrête de combattre le terrorisme. Les deux volets sont indispensables en Syrie (…). Le premier volet est indépendant du second », assure-t-il. 

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« Reconquérir la Syrie »

Le dirigeant, qui avouait l’été dernier que l’armée syrienne était confrontée à « un manque de ressources humaines », se dit désormais déterminé à reconquérir le pays. Depuis lors, le régime a reçu le soutien de l’intervention russo-iranienne et bénéficié de l’arrivée en nombre de combattants du Hezbollah libanais et des centaines de combattants irakiens et afghans, recrutés et dirigés par des militaires iraniens.

« Il n’est pas logique de dire qu’il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons », a-t-il ajouté. « Que nous soyons capables de le faire ou non, c’est un but que nous chercherons à atteindre sans hésitation », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il s’estimait capable de reprendre le contrôle de tout le pays. 

La « bataille principale » d’Alep dans le nord de la Syrie a pour but de « couper la route » entre cette province et la Turquie, et non pas de prendre la deuxième ville du pays, ajoute le dirigeant syrien. L’importance de couper cette route tient au fait qu’elle constitue « la voie principale de ravitaillement des terroristes ».

« L’Europe doit créer les conditions pour le retour des réfugiés »

Concernant les milliers de réfugiés syriens qui préfèrent affronter le risque de la noyade plutôt que de retourner en Syrie, Assad estime que l’Europe devait créer les conditions pour aider à leur retour: « Je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à l’exode (des réfugiés syriens) en fournissant une couverture aux terroristes et en imposant un embargo à la Syrie à aider au retour des Syriens chez eux. »

Le dictateur rejette par ailleurs les accusations de l’ONU sur les crimes de guerre qui lui sont reprochés: « Les institutions onusiennes (…) sont essentiellement dominées par les puissances occidentales et la plupart de leurs rapports sont politisés » et « n’avancent pas de preuves », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi je ne crains ni ces menaces ni ces allégations », a-t-il répondu lorsque les journalistes ont évoqué la possibilité qu’il ait à rendre des comptes un jour devant un tribunal international.

« Possibilité d’une intervention militaire turque et saoudienne »

Interrogé sur le rôle de la France, il a estimé que Paris doit « changer de politique » en Syrie afin de « combattre le terrorisme ». Assad a par ailleurs dit craindre une intervention militaire turque et saoudienne en Syrie, mais que ses forces allaient « y faire face ».

« C’est une possibilité que je ne peux pas exclure pour la simple raison que (le président turc Recep Tayyip) Erdogan est quelqu’un d’intolérant, de radical, un pro-Frères musulmans et qui vit le rêve ottoman (…). Il en est de même pour l’Arabie saoudite. De toute manière une telle action ne sera pas facile pour eux et nous allons très certainement y faire face », a-t-il poursuivi.

Sources:AFP

Syrie : Bachar Al-Assad tire à boulets rouges sur l’Occident et l’Arabie saoudite

Bachar al-Assad
Bachar al-Assad

 

 

Dans une entrevue accordée à la télévision tchèque, le président syrien, Bachar Al-Assad a affirmé que la paix reviendrait dans son pays lorsque les pays occidentaux et l’Arabie saoudite cesseront de « soutenir les terroristes ».

« Pour ramener la paix, a-t-il affirmé, il faut que plusieurs pays – la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et quelques autres – arrêtent de soutenir les terroristes. Le lendemain, la situation sera déjà meilleure et en quelques mois nous aurons la paix complète en Syrie. »

La majorité des pays occidentaux exigent depuis le début de la crise syrienne le départ du président Assad comme préalable à toute solution politique. Mais le soutien indéfectible de l’allié russe et de l’Iran a empêché cette exigence de voir le jour.

Depuis les attentats de Paris du 13 novembre, la priorité pour les Occidentaux est devenue la destruction de l’organisation armée État islamique (EI). Ce qui a relégué l’exigence du départ d’Assad au second plan.

Paris tente d’ailleurs de rallier Moscou à une coalition internationale contre l’EI.

Concernant ce projet de coalition, M. Assad s’est montré dubitatif. « Pourquoi n’ont-ils rien appris de Charlie Hebdo? (…) Vous ne pouvez pas combattre le terrorisme alors que vous soutenez directement les terroristes avec des armes et avez une alliance avec ce plus grand soutien du terrorisme dans le monde qu’est la monarchie saoudite », a-t-il assené.

Pour lui, la France ne fait « rien de sérieux, tandis que les Russes sont très sérieux dans le combat contre le terrorisme et il y a une coopération entre eux et l’armée syrienne », a-t-il affirmé.

Le président syrien estime que l’Europe a échoué à intégrer des immigrants venant d’horizons culturels différents, alors que des « institutions wahhabites » ont financé des activités pour « fausser l’interprétation de l’islam ».

« En fait, cette région (le Proche-Orient) avait exporté un certain extrémisme vers l’Europe, dans notre crise c’est l’Europe qui exporte l’extrémisme vers chez nous », faisant référence aux nombreux jeunes européens qui se sont engagés dans les rangs de l’EI en Syrie et en Irak.

Sur la question de son départ du pouvoir, M. Assad a affirmé qu’il n’allait pas démissionner « au milieu de la guerre ». Mais a assuré que « quand il y aura une élection, les Syriens décideront s’ils veulent de moi. S’ils veulent de moi, je serai heureux d’être président. S’ils ne veulent pas, je serai heureux de partir. Je n’ai aucun problème », a-t-il conclu.

Sources:Radio Canada

Pour Assad, la politique française a contribué à « l’expansion du terrorisme

 

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La politique française au Moyen-Orient a contribué à « l’expansion du terrorisme » a affirmé samedi le président syrien Bachar al-Assad, en réaction aux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui ont fait au moins 128 morts à Paris.

« Les politiques erronées adoptées par les pays occidentaux, notamment la France dans la région ont contribué à l’expansion du terrorisme », a dit M. Assad cité par l’agence officielle syrienne Sana.

Selon l’agence, le président Assad a fait cette déclaration en recevant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani (Les Républicains, opposition).

« Les attaques terroristes qui ont visé la capitale française ne peuvent pas être dissociées de ce qui s’est produit dernièrement à Beyrouth ni de ce qui se passe depuis cinq ans en Syrie » a dit M. Assad en référence à l’attentat de l’EI commis jeudi dans un fief du Hezbollah dans la capitale libanaise et qui a fait 44 morts.

« La France a connu hier ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans », a-t-il répété.

« On avait averti sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, on avait dit « Ne prenez pas ce qui se passe en Syrie à la légère ». Malheureusement, les responsables européens n’ont pas écouté », a-t-il dit par ailleurs sur Europe 1.

« Faire seulement des déclarations contre le terrorisme ne sert à rien, il faut le combattre », a-t-il ajouté.

Au sujet d’une possible collaboration avec la France dans la lutte antiterroriste, le président syrien a estimé que le gouvernement français n’était « pas sérieux ».

« Nous sommes prêts à combattre le terrorisme avec ceux qui le veulent vraiment et jusqu’ici le gouvernement français n’est pas sérieux », a-t-il dit.

Et pour M. Assad, « on ne peut pas faire de la coopération des services secrets sans faire de la coopération politique ».

Un drapeau de l'État Islamique photographié au nord de la Syrie.
Un drapeau de l’État Islamique photographié au nord de la Syrie.

 

Dans un communiqué sur internet, le groupe EI a revendiqué samedi les attentats de Paris et affirmé que la France restera une de ses principales cibles.

« Que la France et ceux qui suivent sa voie sachent qu’ils resteront à la tête des cibles de l’Etat islamique », a ajouté l’organisation extrémiste sunnite.

 

Sources: BVoltaire

Troisième Guerre Mondiale :les présidents Al-Assad et Poutine se congratulent à Moscou

Le président syrien est allé remercier son ami Poutine. Les deux hommes ont appelé à une solution politique, sans jamais évoquer le départ du président légitime  de Syrie.

Vladimir Poutine et Bachar al-assad se sont rencontré hier à Moscou.
Vladimir Poutine et Bachar al-assad se sont rencontré hier à Moscou.

C’est la première fois qu’il sortait officiellement de Syrie depuis 2011, date du début de la guerre civile. Et cette première visite, Bachar el-Assad l’a faite auprès de Vladimir Poutine, qu’il a remercié pour son engagement militaire, alors que la campagne de raids aériens de l’aviation russe entre dans sa quatrième semaine.

C’était une visite-surprise. La venue du président syrien n’a été annoncée par le Kremlin qu’une fois qu’il avait quitté la Russie pour rentrer à Damas. Elle sonne comme un rappel : le Kremlin est plus déterminé que jamais à soutenir son allié. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, la question d’un éventuel départ du pouvoir de Bachar el-Assad n’a d’ailleurs pas été évoquée.

Souriant et visiblement détendu, le président syrien a chaleureusement remercié Vladimir Poutine pour son « aide » et pour sa décision d’intervenir militairement le 30 septembre malgré les critiques des Occidentaux. « Le terrorisme qui s’est répandu dans la région aurait gagné encore plus de terrain s’il n’y avait pas eu vos actions [militaires] et votre décision » d’intervenir en Syrie, a déclaré Bachar el-Assad, selon les images diffusées par les télévisions russes et syriennes.

« Une aide au peuple syrien » (Poutine)

Outre un entretien dans un salon du Kremlin, les deux hommes ont dîné, entourés des plus hauts responsables sécuritaires russes : le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, mais aussi le chef du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev et Mikhaïl Fradkov, le directeur des services de renseignements extérieurs (SVR). « À votre demande, nous avons apporté une aide précieuse au peuple syrien dans sa lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Poutine.

Les deux hommes ont également souligné en chœur qu’un « processus politique » devait succéder aux opérations militaires. À Vladimir Poutine qui assurait que la Russie est prête « à faire tout [son] possible non seulement dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans le processus politique », Bachar el-Assad a répondu que « tout acte militaire doit être suivi par des mesures politiques ». Le dirigeant russe a rappelé qu’un règlement politique du conflit n’est possible qu’« avec la participation de toutes les forces politiques, ethniques et religieuses » du pays, ajoutant que le dernier mot devait « revenir au peuple syrien ».

Vladimir Poutine, qui avait évoqué le risque de voir les « terroristes » venir en Russie pour justifier les frappes aériennes, a répété son inquiétude de voir « au moins 4 000 combattants issus des ex-Républiques soviétiques se battre contre les troupes gouvernementales syriennes ». Une délégation parlementaire russe se rendra jeudi en Syrie pour rencontrer Bachar el-Assad et plusieurs hauts responsables syriens.

Vladimir Poutine a ensuite discuté avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux hommes ont « discuté de la situation en Syrie. Dans ce cadre, le chef de l’État russe a informé son collègue turc des résultats de la visite de la veille au soir à Moscou du président Bachar el-Assad », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Puis le président russe s’est entretenu par téléphone avec le roi Salmane d’Arabie saoudite.


Réunion quadripartite sur le conflit syrien

Les frappes aériennes se multiplient.
Les frappes aériennes se multiplient.

 

La Russie a pris l’initiative sur le conflit en Syrie en annonçant coup sur coup mercredi avoir reçu son allié Bachar al-Assad pour sa première sortie du pays depuis 2011 et une réunion quadripartite incluant les Etats-Unis vendredi.

Parallèlement à son engagement militaire au côté du régime Assad face aux rebelles en Syrie, Moscou a affirmé qu’un « processus politique » devait succéder aux opérations militaires dans le pays meurtri par plus de quatre ans de guerre dévastatrice.

Au lendemain de la visite mardi de M. Assad à Moscou, le président russe Vladimir Poutine a en outre contacté les principaux dirigeants de la région, dont le roi saoudien et le président turc, tous deux hostiles au maintien du président syrien au pouvoir.

Le séjour de M. Assad, qui a été annoncé une fois ce dernier rentré à Damas, est intervenu alors que la campagne de l’aviation russe entrait dans sa quatrième semaine avec de nouveaux raids, dont l’un a touché un hôpital de campagne dans la province d’Idleb (nord-ouest) faisant 13 morts mardi selon une ONG.

Souriant, le président syrien a remercié M. Poutine pour l’intervention de son aviation le 30 septembre en Syrie. « Le terrorisme qui s’est répandu dans la région aurait gagné encore plus de terrain s’il n’y avait pas eu vos actions (militaires) et votre décision ».

A Vladimir Poutine qui assurait que la Russie est prête « à faire tout (son) possible non seulement dans la lutte antiterroriste, mais aussi dans le processus politique », M. Assad a répondu que « tout acte militaire doit être suivi par des mesures politiques ».

Pour le dirigeant russe, un règlement politique n’est possible qu' »avec la participation de toutes les forces politiques, ethniques et religieuses » du pays, et le dernier mot doit « revenir au peuple syrien ».

– L’Iran absent –

La rencontre Poutine-Assad sonne comme un rappel; Moscou est plus déterminé que jamais à soutenir son allié et le Kremlin a affirmé que la question d’un éventuel départ du pouvoir de M. Assad n’avait pas été évoquée.

Elle risque surtout de faire grincer des dents parmi les détracteurs de M. Assad, notamment en Occident et en Turquie où l’appui militaire russe et politique au régime syrien n’a cessé d’être dénoncé.

D’ailleurs Ankara a répété qu’une éventuelle transition politique devait nécessairement être une « formule qui garantisse le départ » de M. Assad.

Et le président français François Hollande a affirmé que « rien ne doit être fait pour conforter Bachar al-Assad ». « Je veux croire que le président Poutine a convaincu Assad d’engager au plus tôt la transition politique et de quitter la place le plus rapidement possible ».

Ces divergences seront sans doute étalées à la réunion vendredi à Vienne des chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, américain John Kerry, saoudien Adel al-Jubeir et turc Feridun Sinirlioglu, ces trois derniers réclamant un départ de M. Assad.

L’Iran, un allié du président syrien mais qui ne participe pas à la réunion de Vienne, a affirmé par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, qu’il « ne travaille pas à maintenir Assad au pouvoir pour toujours », mais que le rôle de ce dernier « sera important » dans tout processus politique.

– Accord syro-américain –

M. Poutine, qui avait évoqué le risque de voir les « terroristes » venir en Russie pour justifier les raids en Syrie, a répété son inquiétude de voir « au moins 4.000 combattants issus des ex-républiques soviétiques se battre contre les troupes syriennes ».

Les groupes jihadistes en Syrie, principalement l’organisation Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, comptent des milliers de combattants étrangers.

Sur le terrain, l’aviation russe a continué de frapper les groupes « terroristes » dans les provinces d’Idleb (nord-ouest), d’Alep (nord), de Deir Ezzor (est), de Damas et de Hama (centre), pour couvrir des offensives de l’armée qui ne parvient pas à prendre le dessus sur les rebelles.

Selon l’ONU, des dizaines de milliers de personnes ont été poussées à l’exode notamment à Alep face à ces offensives menées avec aussi l’appui au sol des combattants iraniens et du Hezbollah libanais.

Depuis mars 2011, le conflit déclenché par la répression de manifestations réclamant des réformes a tué plus de 250.000 personnes et poussé à la fuite des millions de Syriens.

L’intervention russe l’a rendu plus complexe car si Moscou affirme frapper les « groupes terroristes » dont l’EI, les Occidentaux et leurs alliés l’accusent de viser quasi exclusivement des provinces où le régime mène des offensives contre l’opposition considérée comme modérée, et où l’EI n’est pas présent.

De plus, une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis mène depuis plus d’un an des frappes contre l’EI, mais Moscou et Washington ont signé un protocole d’accord pour éviter tout incident entre leurs avions opérant séparément dans le ciel syrien.


 

D’autre part,en Syrie: les forces du président Assad  avancent dans la province d’Alep

 

Les forces du  gouvernement légitime de Syrie, aidées des alliés russes et iraniens, progressaient samedi 17 octobre dans le nord de la Syrie, mais rencontraient une forte résistance dans le centre, au 11e jour de leur offensive terrestre pour regagner du terrain aux rebelles.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces coalisées de l’armée, des milices pro-gouvernementales, du Hezbollah libanais et des combattants iraniens et irakiens ont pris en 24 heures cinq villages et des collines de la province d’Alep.

Elles se trouveraient également aux portes de la localité clé d’Al-Hader. La prise de cette localité, à 25 km au sud de la ville d’Alep, permettrait de sécuriser une ligne d’approvisionnement de l’armée entre la province d’Alep et celle de Hama, plus au sud.

Pour le moment la province d’Alep est quasi-entièrement aux mains du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, et ses alliés islamistes, ou des jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le gouvernement syrien ne maîtrise qu’une route lui permettant d’approvisionner les quartiers de la ville d’Alep sous son contrôle. Selon l’OSDH, depuis vendredi, 17 rebelles et huit membres des forces du régime ont été tués. Les combats ont poussé 2 000 familles à fuir leurs habitations.

 

 

Des soldats syriens des forces du gouvernement syrien patrouillent dans l'est de la province d'Alep, le 16 octobre 2015
Des soldats syriens des forces du gouvernement syrien patrouillent dans l’est de la province d’Alep, le 16 octobre 2015
 

D’après un responsable américain, près de 2 000 Iraniens ou combattants soutenus par l’Iran, comme ceux du Hezbollah ou de groupes irakiens, participent à l’offensive près d’Alep, dans un effort coordonné entre l’Iran, la Russie et le gouvernement  syrien.


Syrie: plus de 250000 morts en quatre ans, selon l’OSDH

Près de 2 millions de gens ont acclamé récemment l'alliance entre le président russe ,Vladimir poutine et le président légitime de la Syrie,Bachar al Assad,à Damas.
Près de 2 millions de gens ont acclamé récemment l’alliance entre le président russe ,Vladimir poutine et le président légitime de la Syrie,Bachar al Assad,à Damas.

C’est un effroyable bilan pour la guerre civile qui ravage la Syrie depuis quatre ans : selon l’Organisation syrienne des droits de l’homme (OSDH), plus de 250 000 personnes ont perdu la vie dans ce conflit interminable et meurtrier. Sur ces 250 000 tués, plus du tiers sont des victimes civiles.

C’est un bilan macabre effectué chaque mois par l’Organisation syrienne des droits de l’homme. Cette ONG basée à Londres dispose d’un vaste réseau d’informateurs sur le terrain, qui lui permet de dénombrer jour après jour le nombre de victimes provoquées par la guerre civile.

Au mois de septembre 2015, plus de quatre ans après le début du conflit, ce sont donc plus de 250 000 personnes qui ont perdu la vie. Dans le camp loyaliste, l’OSDH dénombre 90 000 tués parmi les soldats syriens et les miliciens qui se battent à leur côté. L’ONG estime à plus de 80 000 le nombre de tués dans les rangs de la rébellion, dont un tiers de combattants étrangers.

Mais le conflit est également meurtrier pour la population. Selon l’OSDH, la guerre a provoqué la mort de plus de 70 000 civils, parmi lesquels 12 000 enfants.

La courbe de ce bilan macabre a bien peu de chances de s’inverser, avec l’entrée en scène de la Russie et la nouvelle offensive lancée par le gouvernement légitime du peuple syrien  dans les provinces de Homs, d’Idleb et d’Alep.

 

On fraternise beaucoup autour des bases russes,en Syrie.
On fraternise beaucoup autour des bases russes,en Syrie.

 

 

 

 

 

Sources :AFP

 

 

Des soldats russes se mutinent contre leur déploiement en Syrie

Au cours de leur entraînement, leurs supérieurs les ont prévenus: ils seront confrontés à un environnement qu'ils ne connaissent pas et à de fortes températures.
Au cours de leur entraînement, leurs supérieurs les ont prévenus: ils seront confrontés à un environnement qu’ils ne connaissent pas et à de fortes températures.

Ces militaires, qui ont appris leur destination finale la veille de leur départ, risquent selon leur avocat jusqu’à 20 ans de prison pour ne pas avoir suivi les ordres de leurs supérieurs.

 

Ils n’ont appris qu’à la dernière minute l’objet de leur mission. Ces soldats russes ont refusé d’être déployés sur le front syrien, rapporte le site Gazeta.ru. Ils faisaient partis d’un détachement d’une vingtaine d’hommes, tous jugés prometteurs par leurs supérieurs. Fin août, ils sont envoyés à Novorossisk, sur le bord de la mer Noire. Eux pensaient aller combattre dans l’Est de l’Ukraine, où d’autres militaires russes opèrent en toute clandestinité. Seulement, mercredi dernier, un supérieur leur apprend la destination finale: le port syrien de Lattaquié. L’embarquement est programmé pour le lendemain. La durée de la mission, elle, n’est pas précisée. La majorité du détachement s’y oppose. Quatre soldats ont même tenté de faire valoir leurs droits auprès d’un procureur militaire. En vain.

«Nous ne voulons pas aller en Syrie, nous ne voulons pas mourir là-bas, témoigne l’un des concernés, Aleksei N., interrogé par le site d’information russe. Depuis le début de cette mission, il y avait beaucoup de bizarreries et de sous-entendus.» En effet, quand il faut habituellement plusieurs semaines pour se procurer des armes, les soldats auraient dès leur arrivée reçu leur équipement, expliquent les militaires. Au cours de leur entraînement, leurs supérieurs les ont prévenus: ils seront confrontés à un environnement qu’ils ne connaissent pas et à de fortes températures. Ils n’auront pas le droit de mettre un seul pied en dehors de leur base. Ils apprennent aussi la marche à suivre et les réponses à donner en cas de capture par l’ennemi.

Aujourd’hui, ces réfractaires sont l’objet de pressions. D’après leur avocat Ivan Pavlov, cité par Radio Free Europe, ils risquent jusqu’à vingt ans de prison pour trahison. «Ils sont tenus de suivre les ordres, bien sûr, mais ces derniers doivent être clairs et légaux afin qu’ils puissent s’assurer que ce combat est bien le leur, précise l’avocat. Si des hommes sont envoyés quelque part sans connaître leur destination finale et, au dernier moment, ils apprennent qu’ils sont envoyés hors de Russie, il s’agit sans aucun doute d’une violation de leur contrat et de la loi.» En l’absence d’ordre de mission écrit, ajoute Ivan Pavlov, si un militaire venait à être tué, ses proches ne percevraient aucun dédommagement. Devant le tollé provoqué par ce témoignage, l’armée chercherait à renvoyer les soldats concernés dans leurs unités.

Selon le porte-parole du Kremlin, aucune plainte de militaires craignant d’être envoyés en Syrie n’a été reçue par le Conseil des droits de l’Homme du Kremlin, qui avait également été saisi par les militaires et leur famille. Et, pour cause, Moscou ne reconnaît pas la présence de soldats russes auprès des troupes du président syrien , Bachar el-Assad. Mais, dans un contexte de tension croissante avec les Occidentaux, plusieurs citoyens russes ont été inculpés de haute trahison, espionnage ou divulgation de secrets d’État ces derniers mois. Un autre client d’Ivan Pavlov, un ancien ingénieur des services secrets militaires russes, a été condamné à 14 ans de prison pour haute trahison. À croire le FSB, il avait divulgué «des informations sur les activités russes de renseignement dans l’espace» dans une lettre de candidature envoyé en 2010 à une branche du ministère suédois de la Défense.