Il manque un échelon dans la classification des cyclones
Faut-il changer la classification des cyclones tropicaux ? Avec des vents soutenus à 315 kilomètres par heure (km/h) et des rafales mesurées à près de 380 km/h, le super-typhon Haiyan qui a frappé les côtes philippines, vendredi 8 novembre, a été le plus puissant cyclone tropical à toucher terre de l’histoire récente. Au point que, sur des listes de diffusions professionnelles, certains climatologues suggèrent l’ajout d’un sixième échelon à l’échelle de Saffir-Simpson, qui permet de classerles cyclones tropicaux en fonction de leur potentiel destructeur.
L’argument est simple. L’échelle de Saffir-Simpson est indexée sur la vitesse du vent, une augmentation d’une trentaine de km/h faisant passer un cyclone à la catégorie supérieure. Or le sommet de l’échelle – la catégorie 5 – est atteint àpartir de vents soutenus mesurés à 252 km/h. Haiyan pulvérise ce seuil de plus de soixante kilomètres par heure : n’est-il pas légitime d’ajouter un sixième échelon ?
La question revient de plus en plus fréquemment. Après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012, sur la côte est américaine, l’ancien vice-président américain Al Gore avait déjà suggéré qu’il fallait une sixième catégorie de cyclones. « Beaucoup de météorologues tropicaux pensent que l’échelle de Saffir-Simpson est obsolète et qu’elle devrait être remplacée, confie Kerry Emanuel, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’une des figures de la recherche sur les cyclones tropicaux. Mais je pense pour ma part que toute échelle peut être trompeuse. Le problème est qu’aucun chiffre simple ne peutrendre la nature particulière de la menace présentée par un cyclone. Pour certains, la destruction peut être surtout provoquée par le vent, par la marée de tempête pour un autre, par les inondations pour un autre encore. »

UNE NOUVELLE COULEUR SUR LES CARTES DE TEMPÉRATURES
Pour les avocats de la catégorie 6, la décision serait comparable à celle, prise par le Bureau météorologique australien en janvier, consistant à ajouter une nouvelle couleur – le violet – sur les cartes de températures pour rendre compte des dernières mesures à plus de 50 ºC. Cette nouvelle convention avait aussi valeur d’avertissement : avec le réchauffement en cours, de tels records sont voués à s’installer.
L’ajout d’un sixième niveau à l’échelle officielle procéderait de la même mise en garde. A ceci près que la question des liens entre réchauffement et fréquence ou intensité des cyclones tropicaux est délicate. Y aura-t-il à l’avenir plus de cyclones tropicaux très puissants ? Le lien semble logique : ces derniers ne se forment que lorsque les eaux de surface des océans excèdent 26 ºC. Or avec le réchauffement en cours, l’augmentation de la température des océans est certaine. Et c’est précisément parce que les eaux du Pacifique nord étaient particulièrement chaudes que la puissance de Haiyan a été hors du commun.
Cependant, dans son dernier rapport, rendu en septembre, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime qu’il n’y a guère plus d’une chance sur deux pour que ce soit le cas. Il juge aussi que les incertitudes de mesure et le manque de recul sont trop importants pour pouvoir attribuer au changement climatique la tendance de l’histoire récente… Une estimation que M. Emanuel juge « trop conservatrice », de même que de nombreux spécialistes qui s’attendent sans trop de doutes à une recrudescence des cyclones de catégories 4 et 5 dans le siècle en cours.
Si la question des liens entre réchauffement et cyclones est toujours en relatif suspens, d’autres effets du changement climatique renforceront leur potentiel destructeur sans l’ombre d’un doute. L’arrivée d’un cyclone sur les côtes s’accompagne toujours d’une « onde de tempête » – ou « marée de tempête » – qui voit la mer s’élever en raison des basses pressions qui règnent au cœur du système cyclonique.
Or ces brusques marées – plus de quatre mètres dans le cas de l’ouragan Sandy – sont aggravées par l’élévation du niveau des mers, une des conséquences majeures du réchauffement. Aux Philippines, Haiyan a, par endroits, fait entrer la mer de plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres, causant des dommages considérables. Depuis 1960, selon le réseau Global Sea Level Observing System, la mer s’est déjà élevée de plus de 20 cm le long de l’archipel philippin, fragilisant encore ses côtes face à ce type de phénomène.

Lancement réussi de la mission spatiale chinoise vers la Lune

PEKIN – La Chine a lancé sa première mission rover sur la lune ,ce lundi,2 décembre 2013. En effetl’envoi d’un engin robotisé nommé »Lapin de Jade » va pouvoir aller gambader à travers le paysage lunaire, examiner sa géologie et d’envoyer des images vers la Terre.
Une fusée transportant le rover à bord d’un vaisseau spatial non habité Chang’e 3 ,a été lancé avec succès , lundi matin à partir d’un centre de lancement dans le sud-ouest de la Chine et devait arriver sur la Lune à la mi-Décembre, a affirmé l’Agence Officielle de Nouvelles Xinhua .
« Nous nous efforcerons de rêve notre rêve d’exploration de l’espace dans le cadre du rêve chinois de rajeunissement nationale », a déclaré le directeur de Xichang Satellite Launch Center, Zhang Zhenzhong.

Si la mission lancée par la nouvelle fusée Chang’e 3 a du succès ,en envoyant le « Lapin de Jade » sur la lune, la Chine deviendra le troisième pays à le faire, après les États-Unis et l’ancienne Union soviétique. Un atterrissage en douceur est prévu ,afin ne pas endommager l’embarcation et l’équipement qu’il transporte. Un véritable travail d’artisanat chinois sera placé plus tôt en orbite et a recueilli des données avant d’intentionnellement fait atterrissage en catastrophe sur la lune.
« Chang’e » est une déesse mythique chinoise de la lune, et « Yutu » – ou « lapin de Jade » – est son animal de compagnie.
Le rover solaire passera en revue les structures géologiques de la lune et mettre en place un télescope pour étudier la surface ainsi que d’observer la plasmasphère de la Terre, c’est une région dense, un plasma froid qui entoure la planète, a indiqué Xinhua.
La Chine a envoyé son premier astronaute dans l’espace en 2003, devenant le troisième pays après la Russie et les États-Unis à réussir un Voyage spatial habité de façon indépendante. La Chine a déjà déclaré que ses objectifs éventuels doivent comprendre une station spatiale et de mettre un astronaute sur la lune.
Le programme spatial soutenu par l’armée est une énorme source de fierté nationale pour la Chine et a propulsé en avant le pays , dans une série bien orchestrée et des étapes chronométrées méthodiquement. Il a déjà fait des percées majeures dans un temps relativement court, même si elle est loin derrière les États-Unis et la Russie en matière de technologie et de l’expérience de l’espace.

SOURCES: Agence Chine Nouvelle
L’héritage mortel du nucléaire en Polynésie Française

Polynésie : l’épée de Damoclès du nucléaire
Officiellement, la France a stoppé son programme d’essais nucléaires depuis 1998, quelques années seulement après la ratification du TICEN (Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, 1996). Même si l’arrêt de ce programme est une chose positive, les conséquences de ces tests sur l’environnement ont été manifestement sous-estimés. En outre, et comme le soulignera un élu polynésien, personne n’a trouvé utile d’interroger la population locale sur sa volonté d’accueillir ces essais nucléaires.
Sous l’égide du général de Gaulle, la Polynésie avait été désignée comme le terrain de prédilection idéal pour ces batteries de tests. Il faut dire que la Polynésie réunissait deux atouts de taille pour ces expérimentations : le territoire était étendu, peu peuplé, et il était situé suffisamment loin de la métropole.

Sur décision gouvernementale, les atolls de Mururoa et Fangataufa devinrent des zones militaires,alors que la France se tarque d’être une nation démocratique et respectueuse des droits des peuples. Les retombées économiques ne se firent pas attendre pour la Polynésie (besoin de main d’oeuvre, essor du commerce maritime et routier) au nez et à la barbe des nationalistes indépendantistes qui ne voyaient pas d’un bon œil les chamboulements que cela allait entrainer dans la société traditionnelle polynésienne. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de ces complexes militaires, si ce n’est que quelques vestiges vieillissants dont certains sont démantelés pour calmer la colère des populations locales.

En tout, ce sont pas moins de 193 tirs nucléaires qui ont été effectués dans l’archipel polynésien. A l’époque, les scientifiques ont apparemment mal jugé les trajectoires du vent après certains de ces fameux essais, et des nuages radioactifs se seraient ainsi déplacés d’îles en îles.
Depuis la fin de ce programme, l’armée française mène un autre chantier, celui de la réhabilitation des sites concernés. Cette tâche est immense, mais comme le dira le colonel Baillat, il s’agit de « tourner la page » définitivement sur cet épisode de l’histoire de France,un épisode peux glorieux. Ces efforts suffiront-ils ?
Si l’on en croit Patrick Bouisset (laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement), les écosystèmes polynésiens n’ont pas souffert et les traces de radioactivité ont disparu… Si l’on écoute également les propos de hauts gradés de l’armée françaises, les mesures régulières effectuées au niveau des sols polynésiens n’ont rien révélé de particulièrement inquiétant.

Malgré ces propos rassurants, la population locale continue de se méfier. A-t-elle raison ? 570 tonnes de déchets contaminés sommeillent encore au fond des lagons polynésiens. Un document du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) pointe du doigt les risques de tsunamis qui ne sont de lointaines conséquences de ces essais militaires, les sous-sols étant ébranlés.

Les autochtones apprennent donc à vivre avec cette épée de Damoclès d’un tsunami dévastateur au dessus de leurs têtes. Certains, amers, parlent d’expatriations. D’autres ont décidé de rester sur les terres de leurs ancêtres coûte que coûte. A titre exceptionnel, des journalistes ont obtenu une autorisation spéciale du ministère de la défense pour visiter l’atoll du « grand secret » (atoll de Mururoa).

Sur cet atoll, l’on constatera les effets directs et indirects de ces essais nucléaires. Pour faire bonne mine, un poste de surveillance radiologique et géomécanique permanent (‘Telsit’) a été installé sur place mais plusieurs de ses organes sont défaillants, souvent par manque d’entretien (une dégradation des installations qui saute aux yeux). Mais le paramètre le plus négligé d’entre tous reste sans doute la destination du plutonium présent dans les sédiments de l’atoll. (Que deviendrait ce plutonium en cas de catastrophe ?). Le secret défense n’est pas encore levé non plus sur bon nombre d’informations confidentielles concernant ces essais, des informations qui pourraient pourtant s’avérer capitales, autant pour la santé des écosystèmes que pour celle des habitants.

DES COÛTS FARAMINEUX
L’atoll de Mururoa, dans l’archipel des Tuamotu, où la France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines (photo AFP de 1971), va faire l’objet d’une modernisation complète de ses infrastructures de surveillance. A Fangataufa ont lieu 24 tests.
Selon le délégué à la sûreté nucléaire, Bernard Dupraz, ces travaux qui dureront quatre ans et sont estimés à près de 50 millions d’euros (la facture sera payée par le ministère de la Défense). Quelque 200 personnes pourraient être alors déployées sur le site. Des appels d’offres sont annoncés pour janvier 2014.
L’atoll, où une partie des installations datant du Centre d’expérimentations du Pacifique (CEP) ont été détruites et rasées après le dernier essai, en 1996, abrite toujours une piste d’aviation et une trentaine de militaires en charge de la sécurité de ce périmètre. Mururoa reste un espace militaire interdit.
L’atoll fait l’objet d’une surveillance permanente via le système Telsite, mais ce système est vieillissant et il va donc être totalement modernisé entre 2014 et 2018. La surveillance est d’abord radiologique mais aussi géo-mécanique car les expérimentations nucléaires souterraines ont en effet provoqué des fissures dans le substrat corallien formant la couronne de l’atoll.
Durant les quatre années de travaux visant à rénover complètement les installations de surveillance de Mururoa, l’actuel système Telsite continuera d’effectuer normalement son travail de surveillance.
UNE INDEMNISATION AU COMPTE-GOUTTES

10 millions d’euros par an sont prévus pour indemniser les victimes des 210 essais nucléaires français de 1960 à 1996. «Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés», précise le ministre de la Défense, Hervé Morin.
Le ministre de la Défense Hervé Morin dévoile aujourd’hui un projet de loi d’indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires menés par la France de 1960 à 1996 dans le Sahara et en Polynésie, texte très attendu des associations de vétérans.
L’objectif est de déposer ce texte sur le bureau du Parlement d’ici à la fin du premier semestre, 10 millions d’euros de provision annuelle étant prévus dans un premier temps, précise-t-on au ministère de la Défense.
«Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés, sans compter les populations qui vivaient au Sahara et en Polynésie à l’époque des essais», a précisé le ministre dans un entretien publié sur le site Internet du «Figaro».
Il s’agira donc de civils et militaires, employés par la défense ou par des entreprises comme le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ou leurs sous-traitants, mais aussi des populations algériennes ou polynésiennes présentes à proximité.
Les essais avaient mobilisé 150.000 travailleurs, dont près de 20.000 au Sahara et les autres en Polynésie. Quant aux populations polynésiennes, elles représentaient 2.000 personnes dont 600 enfants de moins de 15 ans.
Pour toutes les victimes, qui relevaient jusqu’à présent de régimes divers, les décrets d’application fixeront une liste de 18 maladies (leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…).
La liste sera calquée sur celle établie par un organisme de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER). Elle pourra toutefois être étendue au gré de l’évolution des connaissances médicales, précise-t-on de même source.
De la même manière, les zones géographiques seront très précisément déterminées par décret, la loi prévoyant les périodes concernées, qui s’étendront jusqu’au démantèlement des installations d’essais.
Les dossiers d’indemnisation seront confiés à un comité de neuf membres, principalement des médecins, présidé soit par un conseiller soit d’Etat soit de la cour de cassation, le ministre de la Défense ayant le dernier mot.
Les indemnités, dont le montant sera laissé à l’appréciation de ce comité qui disposera de six mois pour émettre une proposition, seront versées sous forme de capital, ajoute-t-on au ministère de la Défense. De la même manière, aucun seuil d’exposition aux radiations ne sera fixé.
La création d’une commission nationale de suivi, réclamée par les associations de vétérans, n’a en revanche pas été retenu, indique-t-on encore.
Le ministère de la Défense reconnaît plusieurs incidents dont quatre lors d’essais conduits dans des galeries au Sahara qui n’ont pas été totalement confinés, en particulier le 1er mai 1962 lorsque des retombées radioactives importantes ont été relevées dans une bande de plus de 150 km.
En Polynésie, indique-t-on de même source, sur les 41 essais aériens, une dizaines de retombées radioactives ont été notées sur les atolls environnants dont 6 ont eu un impact radiologique.
L’objectif est de déposer ce texte sur le bureau du Parlement d’ici à la fin du premier semestre, 10 millions d’euros de provision annuelle étant prévus dans un premier temps, précise-t-on au ministère de la Défense.
«Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés, sans compter les populations qui vivaient au Sahara et en Polynésie à l’époque des essais», a précisé le ministre dans un entretien publié sur le site Internet du «Figaro».
Il s’agira donc de civils et militaires, employés par la défense ou par des entreprises comme le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ou leurs sous-traitants, mais aussi des populations algériennes ou polynésiennes présentes à proximité.
Les essais avaient mobilisé 150.000 travailleurs, dont près de 20.000 au Sahara et les autres en Polynésie. Quant aux populations polynésiennes, elles représentaient 2.000 personnes dont 600 enfants de moins de 15 ans.
Pour toutes les victimes, qui relevaient jusqu’à présent de régimes divers, les décrets d’application fixeront une liste de 18 maladies (leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…).
La liste sera calquée sur celle établie par un organisme de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER). Elle pourra toutefois être étendue au gré de l’évolution des connaissances médicales, précise-t-on de même source.
De la même manière, les zones géographiques seront très précisément déterminées par décret, la loi prévoyant les périodes concernées, qui s’étendront jusqu’au démantèlement des installations d’essais.
Les dossiers d’indemnisation seront confiés à un comité de neuf membres, principalement des médecins, présidé soit par un conseiller soit d’Etat soit de la cour de cassation, le ministre de la Défense ayant le dernier mot.
Les indemnités, dont le montant sera laissé à l’appréciation de ce comité qui disposera de six mois pour émettre une proposition, seront versées sous forme de capital, ajoute-t-on au ministère de la Défense. De la même manière, aucun seuil d’exposition aux radiations ne sera fixé.
La création d’une commission nationale de suivi, réclamée par les associations de vétérans, n’a en revanche pas été retenu, indique-t-on encore.
Le ministère de la Défense reconnaît plusieurs incidents dont quatre lors d’essais conduits dans des galeries au Sahara qui n’ont pas été totalement confinés, en particulier le 1er mai 1962 lorsque des retombées radioactives importantes ont été relevées dans une bande de plus de 150 km.
En Polynésie, indique-t-on de même source, sur les 41 essais aériens, une dizaines de retombées radioactives ont été notées sur les atolls environnants dont 6 ont eu un impact radiologique.
VOICI UN TÉMOIGNAGE D’UN ANCIEN MILITAIRE FRANÇAIS :
Bonjour,
J’ai pris le temps il y a quelques mois de lire un résumé (334 pages)du rapport d’experts sur les risques encourus, par les vétérans du nucléaire.
N’oublions pas cependant que les populations civiles et les travailleurs Polynésiens étaient eux aussi exposées aux effets des expérimentations nucléaires.
Nombres d’entre nous ne sont plus de ce monde pour voir enfin se profiler un début de reconnaissance.
C’est un bien? Je ne sais pas!! Car l’argent, même s’il va aider nombre d’entre eux, ne fera pas revenir les morts et ne guériras pas les maladies incurable liées à des effets que même les scientifiques, sont incapables de définir.
Nous avons tous passés des moments agréables et inoubliables, sur ces atolls.
Pour ma part j’y serais allé, même en connaissant les risques.
Ah oui, j’oubliais de dire, le résultat de mon analyse concernant ce rapport: il n’y avait aucun risque majeur avec les connaissances de l’époque…………..
Donc la France possède des bombes H et des bombes A très propres????
Amicalement
Francis
J’ai pris le temps il y a quelques mois de lire un résumé (334 pages)du rapport d’experts sur les risques encourus, par les vétérans du nucléaire.
N’oublions pas cependant que les populations civiles et les travailleurs Polynésiens étaient eux aussi exposées aux effets des expérimentations nucléaires.
Nombres d’entre nous ne sont plus de ce monde pour voir enfin se profiler un début de reconnaissance.
C’est un bien? Je ne sais pas!! Car l’argent, même s’il va aider nombre d’entre eux, ne fera pas revenir les morts et ne guériras pas les maladies incurable liées à des effets que même les scientifiques, sont incapables de définir.
Nous avons tous passés des moments agréables et inoubliables, sur ces atolls.
Pour ma part j’y serais allé, même en connaissant les risques.
Ah oui, j’oubliais de dire, le résultat de mon analyse concernant ce rapport: il n’y avait aucun risque majeur avec les connaissances de l’époque…………..
Donc la France possède des bombes H et des bombes A très propres????
Amicalement
Francis
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AUTRE TÉMOIGNAGE ÉLOQUENT D’UN ANCIEN MILITAIRE FRANÇAIS:
Bonjour,
de toute manière, nous étions fatalistes.
Je ne sais si la Légion a travaillé dans la région de Reggane en Algérie où ont été effectués 17 essais nucléaires (4 en atmosphère et 13 souterrains) mais en Polynésie, nous allions comme toujours là où on nous envoyait.
Le fait d’être à Mururoa ou Fangataufa n’enchantait personne car nous étions perdus au milieu du Pacifique après avoir goûté aux douces et folles nuits à Tahiti dont nous étions éloignés de 1.200 kms !!!
C’était des bases militaires, donc pas de village tahitien comme à Hao. Les seuls civils étaient le personnel du CEA – Commissariat à l’Energie Atomique, les entreprises civiles qui bossaient pour le CEP – Centre d’Expérimentations du Pacifique – et les tahitiens qui travaillaient avec le régiment. A Mururoa, 3.000 hommes et 4 femmes mieux gardées que la bombe.
Je n’ai pas connu les tirs en atmosphère qui se sont achevés en 1974, puisque j’ai été affecté au 5° RMP / Papeete en septembre 1975 et à Mururoa début janvier 1976.
J’ai donc connu les campagnes de tirs souterrains jusqu’à novembre 1977 qui allaient de la petite secousse qu’on sentait à peine à tout l’atoll qui bougeait comme en 1976 où la secousse a duré 43 secondes.
Seule protection, un masque à gaz ! Pas de dosimètre ! Les plate-formes surélevées que j’ai vu depuis n’existaient pas alors pour éviter les mini raz-de-marées provoqués par l’explosion.
Après le tir, j’étais allé à une conférence du CEA pour les officiers et les sous-officiers du régiment où on nous avait montré des croquis, projeté des films et répondu à nos questions.
Aucun risque nous avait-on dit et quand bien même une fissure se serait produite, on tirait quand il y avait du vent de manière à ce que l’éventuel nuage radioactif parte ailleurs.
Je crois que c’est pour cela que la Nouvelle-Zélande et l’Australie râlaient à l’époque car si ça c’était produit, c’est eux qui ramassaient !!!
Enfin, n’étant pas des spécialistes, on faisait comme si tout allait bien ! Pas le choix, surtout quand on y était affecté pour deux ans.
On allait se balader le week-end vers l’endroit de l’atoll où avaient eu lieu les essais en atmosphère, on ramassait les coquillages, on mangeait même les langoustes et les poissons.
On a même entendu parler d’essais de la bombe à neutrons. Vrai ou faux, on ne le saura sans doute jamais !
J’ai passé un petit examen avant de rentrer en Métropole. Pendant 20 minutes on m’a enfermé dans un coffre relié à plein d’appareils et on m’a dit que tout était ok.
Donc, bête et discipliné, j’ai écouté et cru ce que l’on m’a dit !!!
A ce jour je ne brille toujours pas la nuit mais ça ne veut rien dire !
Amicalement
Simon
source : Libération.fr
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LES VICTIMES CIVILES DE POLYNÉSIE

Agriculteur sur l’île de Tahaa, dans l’archipel des îles sous le vent en Polynésie française, Lucien Faara s’était exilé en 1968 sur l’atoll de Mururoa. Il espérait ytrouver des revenus plus stables que ceux que lui procurait son champ de taro. Pendant huit ans, il a travaillé comme manœuvre sur les sites où le centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) et le centre à l’énergie atomique (CEA) réalisaient les essais nucléaires.
En 2004, Lucien Faara est mort d’un cancer broncho-pulmonaire. Sa veuve demande, depuis 2005, que la maladie et le décès de son époux soient reconnus comme liés à la contamination radioactive. Elle espérait obtenir gain de cause auprès du comité d’indemnisation (Civen) créé par la loi sur la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de janvier 2010, dite loi Morin. En vain.
Le 29 mai, le tribunal administratif de Papeete se penchera sur son recours et celui de six anciens travailleurs et de leurs ayants droit contre la décision du Civen de rejeter leur demande d’indemnisation. Ce sera le troisième et dernier rendez-vous judiciaire sur cette question depuis le 21 mai au palais de justice de Papeete. Tribunal du travail et cour d’appel ont examiné les actions des anciens travailleurs contre le CEA, accusé de ne pas avoir pris les mesures de sécurité suffisantes pour éviter qu’ils soient contaminés.
« JE VEUX OUBLIER »
« Je veux oublier. Mais ça me fait mal au cœur quand je vois mes collègues partir », murmure Robert Voirin, ancien manœuvre à Mururoa. « On nous disait de nousmettre les mains sur les yeux et de tourner le dos au champignon », raconte-t-il. En 1998, il se plaint de ganglions aux jambes et les médecins diagnostiquent un lymphome.
Le 21 mai, le tribunal du travail a entendu les plaidoiries de son avocat sur l’expertise médicale ordonnée en juin 2009. Il rendra une décision le 16 juillet. « Je n’attends plus grand-chose, avoue M. Voirin. Je veux juste savoir si cette maladie risque d’être transmise à mes enfants. »
Le CEA a été condamné en première instance au civil pour le décès de Lucien Faara. Plaidant l’absence de lien entre la maladie et les essais, l’avocat du CEA, Me Franck Dremaux, a estimé devant la cour d’appel, le 24 mai, que « les essais, l’atome, le nucléaire militaire font peur, mais la polémique ne doit pas entrer dans la salle d’audience ». Il a demandé une expertise médicale.
La loi Morin devait, selon les termes de l’ancien ministre de la défense, éviter de telles « procédures judiciaires longues et aléatoires ». La déception est à la hauteur de l’espoir suscité par le texte, présenté comme un aveu de « la responsabilité de l’Etat dans les souffrances que supportent aujourd’hui ceux qui l’ont servi hier ».
TOUS LES CAS POLYNÉSIENS ÉCARTÉS
Sur les 720 dossiers, civils et militaires, reçus par le Civen, quatre ont obtenu une indemnisation, située entre 16 000 et 60 000 euros. Tous les cas polynésiens ont été écartés. « Ils attendent que l’on meurent les uns après les autres pour qu’il y ait moins de personnes à indemniser », lâche, désabusé, Robert Voirin. « C’est une humiliation, » tonne Roland Oldham, de l’association de défense des anciens travailleurs Mururoa e Tatou.
Le Civen justifie les rejets en considérant comme « négligeable » le risque que lespathologies soient imputables aux essais nucléaires. « La loi a été vidée de son sens. La méthode de calcul du Civen réintroduit une logique de seuils de radiation exclue par le législateur », condamne Me Cécile Labrunie, avocate des anciens militaires.
Les associations des anciens travailleurs souhaitent la refonte complète du dispositif et le gouvernement polynésien a demandé un rendez-vous au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour évoquer ces demandes. Le délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires de Polynésie française, Bruno Barrillot, note que Christiane Taubira avait porté, en 2009, une proposition de loi sur ce sujet, tout comme l’avait fait, sept ans auparavant, Marie-Hélène Aubert, aujourd’hui conseillère de François Hollande.
On aime aussi rappeler, à Mururoa e Tatou, que la banderole de l’association est un cadeau du conseil municipal de la ville de Nantes dirigée par M. Ayrault. Toute la semaine, elle a été déployée, lors de chaque audience, devant le palais de justice de Papeete.
Christine Chaumeau ((Papeete, correspondante))
La multiplication des groupes terroristes contre les États-Unis d’Amérique

C’est à croire que les États-Unis vivent sur une autre planète:à lire les informations qui suivent ,c’est comme si le paradigme ou Al Qaïda est terroriste,ennemi des États-Unis et que le gouvernement américain n’a aucun rapport avec ces mercenaires sanguinaires.Leurs services de renseignements US doivent croire que le peuple américain est chloroformé et composé d’abrutis…Jugez par vous-mêmes:
La menace de terrorisme contre les Etats-Unis est en augmentation et les Américains ne sont pas aussi sûrs qu’ils l’étaient il y a un an ou deux , ont affirmé les dirigeants des comités de renseignement de la Chambre et du Sénat .
Dianne Feinstein a dit qu’il y a des groupes terroristes plus que jamais , avec des bombes plus sophistiqués et difficiles à détecter . Le démocrate de Californie a déclaré: « il y a une énorme malveillance contre nous. «
Rep Mike Rogers a dit qu’il ya une pression énorme sur les services de renseignement des États-Unis » pour y arriver , et pour prévenir une attaque . «
Le sénateur républicain a déclaré que le travail devient plus difficile parce que Al-Qaïda est en train de changer , avec plusieurs filiales à travers le monde . Il a dit que ce sont les groupes qui , une fois exploitées indépendamment mais ont maintenant rejoint avec Al -Qaïda .
Rogers a également déclaré terroristes adoptent l’idée que « peut-être plus petits événements sont OK » et pourraient encore atteindre leurs objectifs .
» C’est pourquoi il est exponentiellement plus difficile pour nos services de renseignement d’ empêcher qu’un tel événement se produise », a-t-il dit dans une interview conjointe sur » l’ état de l’Union » reporté par CNN qui a été diffusé dimanche.
Bien qu’aucun législateur n’a offert des détails sur ce qui les conduit à leurs conclusions , Feinstein a parlé en général d’un « agression déplacée dans cette collectivité islamique jihadiste très fondamentaliste , et qui croit que l’Occident est responsable de tout ce qui va mal et que la seule chose qui va pour résoudre ce problème est la charia islamique et le concept du califat » . Le califat est un État islamique dirigé par un chef religieux et politique dont le calife est considéré comme un successeur du prophète Mahomet et qui gouverne par la charia .
Rogers a déclaré que les groupes d’Al-Qaïda ont changé leurs moyens de communication à la suite de fuites sur les programmes de surveillance des États-Unis , ce qui rend plus difficile à détecter les parcelles de nouvelles potentielles dans les premières étapes de planification ,ce qui permet de les contrecarrer.
Source: ABC News
Descubrimiento fantástico durante 3 pirámides descubiertas en la Antártida

Tres pirámides antiguas han sido descubiertas en la Antártida por un equipo de científicos estadounidenses y europeos. Dos pirámides fueron descubiertas a unos 16 kilómetros hacia el interior, mientras que el tercero estaba muy cerca de la costa , de acuerdo con informes de los medios .
Una expedición a las extrañas estructuras debe cumplir la pregunta intrigante ya sea natural o artificial.
Los primeros informes sobre las pirámides apareció en los medios de comunicación occidentales el año pasado. Algunas fotos han sido publicadas en los sitios web con un comentario que las extrañas estructuras podrían servir como prueba de que el continente cubierto de hielo que solía ser lo suficientemente caliente como para haber sido una antigua civilización que viven allí.
En la actualidad, todavía sabemos poco acerca de las pirámides , el equipo sigue a guardar silencio sobre el descubrimiento . La única información fiable proporcionada por los científicos es que planearon una expedición a las pirámides para investigar con mayor profundidad y para determinar con certeza si las estructuras eran artificiales o naturales. No hay detalles sobre el momento de la expedición se han ofrecido a la curiosidad de los medios de comunicación.
Cuando los investigadores muestran que las pirámides son estructuras artificiales , el descubrimiento puede obligar a la revisión de las más grandes en la historia humana jamás se ha hecho .
Fantastic discovery on the run : 3 pyramids discovered in Antarctica

Three ancient pyramids have been discovered in Antarctica by a team of American and European scientists. Two pyramids were discovered about 16 kilometers inland , while the third was very close to the coast, according to media reports .
An expedition to the bizarre structures should meet the intriguing question whether natural or artificial.
The first reports on the pyramids appeared in Western media last year. Some photos have been posted on websites with a comment that the strange structures could serve as proof that the ice-covered continent used to be hot enough to have been an ancient civilization living there.
Currently , we still know little about the pyramids, the team continues to remain silent about the discovery . The only reliable information provided by scientists is that they planned an expedition to the pyramids to research in greater depth and to determine with certainty if the structures were artificial or natural . No details on the timing of the shipment have been offered to the curiosity of the media.
Where the researchers show that the pyramids are artificial structures , the discovery may force revision of the largest in human history ever made.
Les crimes d’Al Qaïda en Syrie en sont rendus à 126 000 victimes
La guerre syrienne, 126 000 victimes
Guerres sanglantes en Syrie ont pris près de 126 000 morts depuis le début du conflit avant 33 mois. Parmi les morts était plus de 44 300 civils, dont plus de 6600 enfants. Le plus puissant parti kurde en Syrie espère que la région autonome kurde, dans le pays,soit reconnue.
Le conflit syrien sanglante débuté en 2011. a tué près de 126 000 personnes, selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, basé à Londres.
Les Kurdes syriens veulent l’autonomie dans une Syrie fédéral
Le Parti de l’unification démocratique , le plus puissant parti kurde en Syrie , espère établir une région autonome kurde en Syrie , a déclaré le président du parti Salih musulman .
Dans un entretien avec l’AFP , l’Islam a confirmé qu’il a entamé le processus de préparation de la constitution des régions du nord et du nord-ouest de la Syrie , où la majorité de la population sont des Kurdes , a indiqué la compagnie .
«Notre objectif n’est pas de faire sécession , mais les Kurdes veulent Syrie pour devenir une fédération », a déclaré musulman .
Les Kurdes de Syrie représentent environ 15 pour cent de la population et vivent principalement dans le nord-est et nord-ouest du pays , le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak …d’ou viennent justement les ravitaillement d’Al Qaïda (une coïncidence?).
L’organisation , qui a tient compte des activistes du Réseau oslanja , des conseils d’avocats et des emplacements des médecins,des cliniques ,des hopitaux et des morgues entre les zones gouvernementales et les mercenaires , estime la première évaluation au nombre de 125 835 décès ,selon AFP .
L’observatoire a dit qu’il a documenté la mort de 232 membres du groupe chiite libanais Hezbollah et d’autres 265 combattants chiites qui se battent sur le côté du gouvernement syrien .
L’organisation est également enregistré 2781 décès de personnes non identifiées .
Dans le même temps , l’ONU (qui continue à désinformer) affirme qu’il a découvert plus de preuves que les fonctionnaires du gouvernement syrien , y compris le président Bachar al -Assad sont responsables de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans ce pays.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme , Navi Pillay, a déclaré que le comité de l’ONU pour enquêter sur les crimes pendant la guerre civile en Syrie est venu à une «preuve substantielle» de crimes où la preuve »fait référence à la responsabilité des plus hauts fonctionnaires du gouvernement , y compris le chef de l’Etat « , a rapporté l’ AP .
Mentez,mentez,il en restera toujours quelque chose.
Source: PTC (Serbie)
Financial times : La Monnaie royale britannique prévoit d’émettre des Bitcoins adossés à l’or physique !
L’Iran et Israël jouent sur un autre registre, qui témoigne de l’évolution du monde par Danielle Bleitrach
1) Voici que l’Iran après avoir vitupéré contre Israël, l’avoir traité de grand satan et avoir réussi l’eploit par ses vitupérations et son négationnisme à apparaître comme l’agresseur, alors même qu’il subissait un véritable terrorisme de la part d’Israël, des sanctions prétextes ruinant son économie. Voici que désormais l’Iran joue la carte de la légalité internationale et ceci à usage interne autant qu’externe.Se rapprocher si peu que ce soit des Etats-Unis, dont le peuple iranien ne cesse de subir depuis 1953 les méfaits, passe par une pression accrue sur Israël. Mais l’originalité de la période est le retour à la diplomatie et à la démonstration du respect du droit, la marque d’Hassan Rohani.
2) Face au danger de cette nouvelle stratégie d’appel à l’Assemblée générale des Nations Unies, tablant sur la paix et le respect du droit, les pseudo-ennemis de hier, à savoir Israël et les émirats, les saoudiens, le…
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