Les Québécois ont payé le «juste prix» pour le CUSM, soutient Yves Bolduc …
Cachez ce stationnement que je ne saurais voir !
Chaque fois que je passe dans ce coin-là, sur la 720 Ouest, devant l’imposant nouvel hôpital anglophone de Montréal (CUSM), je me pose la question (j’en suis même un peu gossant, demandez à mes amis!): comment, à notre époque, peut-on construire un stationnement étagé au…ssi haut, aussi visible, aussi moche, comme une espèce de rappel absurde aux horreurs urbanistiques des années 70 et 80 si présentes dans tant de villes nord-américaines?
Eh bien, il semble que je m’indigne pour rien : selon les conclusions des enquêteurs de la commission Charbonneau, cette masse de béton ajourée de huit étages est un… stationnement souterrain ! Avec autant d’imagination, on pourrait même finir par se convaincre que l’autoroute Ville-Marie, c’est les Champs-Élysées ou que le mât du Stade olympique est un pittoresque phare sur le Saint-Laurent.
Sont forts, tout de même, les anciens dirigeants du CUSM. S’ils ont été capables de faire passer un bloc de huit étages pour un ouvrage souterrain, pas étonnant qu’ils aient été aussi capables d’en passer une p’tite vite au gouvernement. Une p’tite vite qui aurait permis au consortium dirigé par SNC-Lavalin d’obtenir ce contrat en aspergeant quelque 22,5 millions de dollars de pots-de-vin.
Il y aura, vraisemblablement, un jour des condamnations dans cette sordide histoire de corruption au CUSM (huit personnes, dont l’ancien directeur du CUSM, Arthur Porter, et l’ancien PDG de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, sont accusés de fraudes, complot, abus de confiance, notamment), mais en attendant, il n’est pas très difficile de désigner les dindons de cette triste farce. Eh oui, c’est nous (encore une fois!), contribuables québécois, entubés, s’il faut en croire la version des enquêteurs de la commission Charbonneau, par une bande de profiteurs sous l’oeil éteint de notre gouvernement.
Certains s’étonneront peut-être de voir la commission Charbonneau s’intéresser de si près à cette histoire, d’autant que des procédures criminelles sont en cours dans cette affaire. Le titre même de la CEIC – Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction – et la firme impliquée dans un des contrats publics majeurs des dernières années – SNC-Lavalin, géant de cette industrie – devaient toutefois mener naturellement les enquêteurs de la juge Charbonneau le long de la 720. L’octroi et la gestion des contrats publics, ce n’est pas la magouille impliquant les partis politiques ou le gouvernement. L’incurie, aussi, comme on le constate encore une fois, coûte cher aux contribuables.
Cette histoire, pour le Québec, est une vraie honte. Recruter à l’étranger des «spécialistes» pour mieux se faire plumer, ça fait vraiment république bananière de classe mondiale! On n’a pas seulement ouvert la porte du poulailler aux renards, on leur a déroulé le tapis rouge pour les y conduire!
Il faut se rappeler que le gouvernement Charest poussait très fort pour instaurer au Québec le modèle controversé des PPP (partenariat public-privé) et que le CUSM devait être un des fers de lance de cette approche. À l’époque, le gouvernement Charest n’y voyait que des avantages. Les risques, disait-il, pesaient sur les entreprises privées qui ne respecteraient pas leur contrat avec le gouvernement.
La réalité, c’est que les contribuables québécois doivent éponger, encore une fois, les dépassements de coûts, les magouilles avec, en prime, le sentiment honteux de s’être fait avoir et une horreur architecturale de plus dans le paysage montréalais.
Il ne serait pas étonnant par ailleurs que le consortium rival de SNC-Lavalin, dirigé par le géant espagnol OHL, qui a été apparemment écarté par des tractations illégales, réclame compensation, ce qui serait parfaitement normal.
Quelle que soit la suite judiciaire de l’affaire, le CUSM avance et son inauguration est prévue pour 2015. On prévoit déjà une grande fête, une parade, etc.
Philippe Couillard, qui sera nécessairement de la fête, doit espérer très fort qu’on ne parle plus trop de son ancien ami et associé Arthur Porter au moment de couper le ruban.
Rien n’est moins sûr. Ça s’incruste, des taches pareilles.
L’ex-organisateur du Parti libéral du Québec Pierre Bibeau nie avoir jamais demandé et encore moins reçu 30 000 $ en argent comptant de Lino Zambito, en lien à une activité de financement au profit de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.
Pierre Bibeau,ce matin 10 juin 2014 ,devant la juge Charbonneau.
Pierre Bibeau, qui a été organisateur en chef du PLQ de 2001 à 2003 et occupe depuis un poste de vice-président à Loto-Québec, admet l’avoir croisé lors d’un déjeuner au profit de Mme Beauchamp le 6 avril 2009 à Laval. Mais il précise qu’il ne s’occupait aucunement du financement de l’événement, qui a incidemment rapporté 61 500 $ à l’ex-ministre.
Devant la commission Charbonneau, Lino Zambito avait affirmé lui avoir remis cette somme dans la foulée de ce déjeuner de financement lors d’une rencontre à son bureau de Loto-Québec.
M. Bibeau admet que l’ex-propriétaire d’Infrabec est bel et bien venu à son bureau, mais pour lui parler d’une histoire de dézonage à Boisbriand concernant les terrains de GM. M. Zambito, a-t-il dit, souhaitait profiter de l’influence politique présumée de M. Bibeau pour qu’il intervienne en sa faveur auprès de la commission de la protection du territoire.
Il dément que la rencontre ait plutôt porté sur une usine d’épuration à Boisbriand, comme le suggère plutôt le procureur Crépeau.
Pierre Bibeau a par ailleurs reconnu qu’il connaissait déjà à l’époque Lino Zambito, puisqu’il était déjà intervenu en sa faveur deux ans plus tôt, à la demande de l’oncle de Lino Zambito, Jean Rizzuto (aucun lien avec le clan mafieux Rizzuto).
Le témoignage historique de Lino Zambito à la Commission Charbonneau
Lino Zambito ,l’homme qui aimait parler.
Octobre 2012-Le témoignage choc de Zambito (Dossiers personnels)
Dès les premières minutes de son témoignage, Lino Zambito a déclaré sous serment à la commission Charbonneau, avoir donné une enveloppe contenant 30 000 $ comptant au vice-président de Loto-Québec, Pierre Bibeau, afin de financer le Parti libéral du Québec.
M. Zambito affirme qu’il a remis cette somme en se rendant aux bureaux de M. Bibeau, à la société d’État. La rencontre n’aurait duré qu’une dizaine de minutes. L’argent lui avait été réclamé par M. Bibeau lui-même pour une activité de financement du PLQ organisée par la firme Génivar et s’étant déroulée quelques jours plus tôt.
Line Beauchamps,la ministre libérale qui a tout niée,en compagnie de Pierre Bibeau ,au sommet de sa puissance.
Cet événement de financement s’est tenu le 6 avril 2009 sous la présidence d’honneur de l’ex-ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, qui était alors la conjointe de Pierre Bibeau. Ce dernier, ancien organisateur en chef des libéraux, n’occupait alors aucune fonction officielle au sein du PLQ.
Le déjeuner de financement réunissait une vingtaine de personnes, dont Paolo Catania, de la firme Catcan, le controversé homme d’affaires Domenico Arcuri, qui est associé à la mafia montréalaise, et M. Zambito, qui était accompagné de son oncle, Jean Rizzuto.
Selon M. Zambito, il en coûtait 1000 $ par personne pour participer à l’activité. Sa contribution s’est toutefois élevée à 30 000 $. Selon les documents du PLQ, cette activité a permis d’amasser 61 000 $.
Ce n’est pas la première fois que M. Zambito cible Pierre Bibeau. L’ex-entrepreneur a raconté devant la commission Charbonneau avoir rencontré M. Bibeau alors qu’il avait été sollicité par un collecteur de fonds qu’il ne connaissait pas. Christian Côté, employé d’une filiale de la firme Dessau, travaillait à amasser des fonds pour le ministre David Whissel. Il aurait réclamé 50 000 $ comptant de la part de M. Zambito.
Mal à l’aise, Lino Zambito a fait appel à son oncle Jean Rizzuto, un libéral notoire, pour qu’il intervienne auprès de Pierre Bibeau. Ce dernier a stoppé les élans de M. Côté en téléphonant à son fils, Alexandre Bibeau, alors chef de cabinet du ministre Whissel.
Outre cet événement, Lino Zambito a raconté que le PLQ lui avait réclamé quelques mois plus tard une autre contribution de 30 000 $ comptant. La demande était alors venue de Bruno Lortie, alors chef de cabinet de la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau. M. Zambito a raconté n’avoir jamais versé la somme puisque, la veille de l’activité de financement, il a reçu un appel du PLQ (comme le démontre une facture téléphonique déposée en preuve). Cela correspondait à la diffusion d’un reportage de l’émission Enquête l’impliquant dans des tractations douteuses à Boisbriand.
PQ et ADQ sous pression
Lino Zambito n’a pas seulement égratigné le PLQ. Ce spécialiste des égouts a affirmé avoir fait des dons tant au Parti québécois qu’à l’Action démocratique (maintenant la Coalition avenir Québec) notamment par le biais de prête-noms ou en argent comptant. Il répondait à des « commandes », a-t-il soutenu. « Ç’a pas été des montants qu’on a versés par conviction. C’était des montants qui ont été versés par obligation, des ententes, des demandes qui m’ont été faites », a expliqué M. Zambito.
Des factures de Bell ont été déposées à la commission confirmant que M. Zambito a été en contact téléphonique avec notamment la responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, et Alexandre Bibeau, alors directeur de cabinet du ministre David Whissell.
De plus, il y aurait « une filiation » entre firmes de génie, cabinets d’avocats et entrepreneurs qui ne trompent pas sur l’organisation des marchés. Ainsi, M. Zambito a déclaré que le PLQ est surtout associé aux firmes Roche, Génivar et Dessau alors que le PQ est lié au Groupe Séguin (aujourd’hui Génius), BPR-Triax. M. Zambito établit des liens entre l’ADQ et la firme Projeco de Saint-Eustache.
Lino Zambito a précisé que c’était toujours le même cercle d’affaires qui se retrouvait semaine après semaine dans les cocktails de financement des différents partis.
La situation lui a fait dire que les chefs de cabinets des politiciens jouent « un double rôle » qui peut être dangereux pour mener les affaires de l’État. Plusieurs sont honnêtes, mais ils sont sous pression, croit-il. M. Zambito a même affirmé que des changements des règles de financement politique étaient devenus nécessaires.
Ministère des Transports
En après-midi, Lino Zambito a témoigné sur les contrats pour lesquels il a soumissionné au ministère des Transports (MTQ). Une liste de 50 contrats a été décortiquée.
Ici, il a dit avoir présenté une soumission de complaisance pour permettre à l’entreprise de Tony Accurso de gagner l’appel d’offres. Là, il a affirmé que les firmes de génie qui autorisent les extras conservaient 25 % du paiement pour elles. Et il a nommé les entreprises, toujours les mêmes, qui se partageaient la manne, dont Simard-Beaudry, Asphalte Desjardins, Sintra et autres Construction DJL.
M. Zambito a raconté avoir été obligé de verser 150 000 $ à Claude Chagnon, associé de l’ex-ministre David Whissel dans ABC Rive-Nord, pour obtenir un contrat. Cela remonterait à 2004.
Selon M. Zambito, ce sont les firmes de génie-conseil qui agiraient comme pivot du grand jeu de la collusion et du financement des partis politiques. À plus d’une reprise, le témoin a invité la commission à se questionner sur ceux qui orchestrent les appels d’offres et les exécutent.
L’ex-entrepreneur a été appelé à témoigner concernant l’important projet de reconstruction du rond-point de l’Acadie. Déjà, il avait affirmé que le parrain de la mafia, Vito Rizzuto avait agi comme médiateur entre lui et Tony Accurso. Lundi, il a affirmé avoir indisposé le bras droit de M. Accurso, Frank Minicucci, dans un autre contrat. « C’était son rond-point à lui ! », a-t-il laissé tomber.
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M. Zambito était alors aux prises avec Christian Côté de Dessau, un proche du ministre David Whissell, qui lui demandait une grosse somme d’argent pour faire débloquer une demande de subvention gouvernementale pour le projet d’usine d’épuration à Boisbriand. M. Zambito souhaitait en fait savoir si M. Côté était assez influent pour obtenir un tel résultat. Il s’agit d’un contrat éventuellement obtenu par M. Zambito dans des circonstances troubles : il doit subir un procès en 2015.
Le procureur Crépeau a par la suite souligné que le 26 octobre 2012, soit deux semaines après le passage de Lino Zambito à la commission, M. Bibeau a été vider et fermer ses deux coffrets de sûreté et fermé sa marge de crédit à la Caisse Populaire à St-Bruno.
Pierre Bibeau a expliqué ce geste par l’état mental dans lequel l’avait plongé le témoignage de M. Zambito et affirme avoir vécu un long épisode dépressif, traversé par des pensées suicidaires. Il soutient que ces coffrets ne comprenaient rien que des documents personnels et qu’il « n’y avait rien à cacher ». Il a finalement pris un autre coffret dans une autre institution en décembre 2012.
Le vice-président corporatif de Loto-Québec nie aussi avoir fait un quelconque trafic des billets d’événements divers commandités par la société d’État qu’il obtenait en raison des fonctions, suivait l’hypothèse émise lundi par le procureur Crépeau dans le cadre du témoignage de son ex-secrétaire à Loto-Québec, Jocelyne Truchon.
Il admet cependant qu’il avait d’innombrables billets à sa disposition pour lesquels il s’efforçait de trouver preneur. Et s’il en donnait à des élus libéraux, reconnaît-il, biens d’autres en on bénéficié, notamment les grands médias pour le Grand Prix.
Lumières sur le 357C
M. Bibeau devrait par la suite être interrogé sur sa présence à deux rencontres tenues en 2009 au club privé 357C, aux côtés d’ingénieurs, d’entrepreneurs et de sa conjointe de l’époque, l’ex-ministre Line Beauchamp.
La commission a déjà révélé il y a plus d’un an que Pierre Bibeau s’est rendu à deux reprises au 357C à l’invitation de Rosaire Sauriol de Dessau. La première rencontre a eu lieu le 26 février 2009, soit cinq jours après le déclenchement de la campagne électorale en 2007, la seconde ayant lieu le 18 mai. Mme Beauchamp était présente à chaque fois. Elle était ministre de la Culture et des Communications lors de la première rencontre, et ministre de l’Environnement lors de la seconde.
Les autres invités à ces rencontres étaient Paolo Catania de Constructions Frank Catania, Frank Minicucci, bras droit de l’entrepreneur Tony Accurso et trois dirigeants de firmes de génie-conseil, Michel Lalonde (Genius), Pierre Lavallée (BPR) et Yves Théberge (CIMA+).
L’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino était également présent, tout comme Bernard Trépanier, ex-argentier d’Union Montréal, qui aurait aussi amassé de l’argent pour le Parti libéral, selon un témoignage livré la semaine dernière par l’enquêteur de la commission Guy Desrosiers.
Line Beauchamp avait déjà affirmé que ces deux rencontres avaient été tenues à sa demande, à titre de ministre, pour des discussions de nature générale.
Trafic de billets au bureau de Bibeau à Loto-Québec
Jocelyne Truchon, qui a été la secrétaire de Pierre Bibeau après qu’il fut devenu vice-président de Loto-Québec, en 2003, a expliqué lundi que des ministres du gouvernement de Jean Charest appelaient régulièrement à son bureau afin d’obtenir des billets pour des événements que commanditait la société d’État.
Le procureur Crépeau a affirmé qu’il y avait un lien entre ce trafic de billets en tout genre – Grand Prix de Montréal, Festival de jazz de Montréal, Francofolies, Festival de St-Tite, les feux d’artifice organisés à Montréal, Québec et Gatineau, etc. – et le financement du Parti libéral du Québec.
Interrogée sur les politiciens qui étaient en contact avec Pierre Bibeau lorsque ce dernier était à Loto-Québec, Mme Truchon a évoqué pêle-mêle le bureau du premier ministre Jean Charest, ainsi que les ex-ministres Jacques Dupuis, David Whissell, Norman MacMillan. Elle a aussi évoqué l’actuelle vice-première ministre Lise Thériault, autrefois ministre du Travail, et l’actuel ministre du Travail, Sam Hamad.
Mme Truchon a aussi nommé l’ex-directeur général du PLQ, Karl Blackburn, la responsable officielle du financement au PLQ de 2001 à septembre 2013, Violette Trépanier et l’entrepreneur de Schokbéton Marc Bibeau, responsable du financement sectoriel au parti, selon le président de CIMA+, Kazimir Olechnowicz.
Bernard Trépanier appelait aussi Pierre Bibeau pour obtenir des billets. « M. Bibeau me disait : « Mettez tant de billets dans une enveloppe pour Bernard Trépanier ». Ça pouvait être des billets de feux [d’artifice], ça pouvait être des billets de festivals, des billets de boxe » », a-t-elle affirmé.
Plusieurs responsables de firmes de génie étaient aussi en lien avec M. Bibeau, a précisé Mme Truchon. Elle a nommé Rosaire et Jean-Pierre Sauriol, de Dessau, Kazimir Olechnowicz de CIMA+, Bernard Poulin de SM et Sylvain Lacasse de Claulac.
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HORS TEXTE NO 2 Déjeuner de financement de la ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs,Line Beauchamps
Le fameux restaurant Piccolo Mondo ou a eu lieu le fameux repas.Les bureaux du clan Rizzuto ne sont pas loin.
En 2009, alors conjoint de la ministre Line Beauchamp, Pierre Bibeau participe avec elle à un controversé déjeuner de financement organisé par deux vice-présidents de Genivar. Parmi les 15 à 20 invités figurent Domenico Arcuri, membre de la mafia, Lino Zambito et Paolo Catania, accusé depuis de fraude. M. Bibeau a déjà dit à La Presse qu’il ne savait pas que M. Arcuri était membre de la mafia.
Domenico Arcuri,un membre important de la mafia italienne de Montréal.
Un membre important de la mafia, Domenico Arcuri, était l’un des 15 à 20 participants à une activité de financement du Parti libéral du Québec, le matin du 6 avril 2009, dont l’invitée-vedette était Line Beauchamp , alors ministre de l’Environnement. Le petit-déjeuner s’est déroulé au restaurant Piccolo Mondo, à Laval, entre 8h30 et 9h30.
Il était organisé par des cadres de la firme d’ingénieurs Genivar pour l’association libérale de Bourassa-Sauvé (à Montréal-Nord), une circonscription que représente Mme Beauchamp depuis 12 ans.
Elle se souvient de cette activité, mais elle assure qu’elle ne connaissait pas M. Arcuri et qu’elle ne le connaît toujours pas.
«Elle tient à vous dire qu’elle va s’assurer que cette personne-là ne va plus se représenter à ses activités», a ajouté Mme Sauvageau.
Le petit-déjeuner a rapporté 61 500$ au Parti libéral du Québec (PLQ). Dans son rapport financier, le parti affirme que le prix d’entrée était de 1 000$. Certains participants ont donné beaucoup plus, d’autres, rien du tout.
Domenico Arcuri a donné 2 995$ au PLQ en 2009, soit 5$ de moins que la limite permise à cette époque. Son frère Antonino a donné presque autant, soit 2 990$. Domenico Arcuri, 52 ans, est l’un des cinq chefs mafieux qui, l’année suivante, ont pris la relève du clan Rizzuto, décimé par l’opération Colisée de la GRC.
Bonifier un certificat d’autorisation
Arcuri participait au petit-déjeuner en tant que représentant de la société Énergie Carboneutre ( 09 ), spécialisée dans la décontamination des sols. Il contrôlait l’entreprise avec son frère Antonino. Ce matin-là, il était accompagné de son bras droit, Giuseppe Bertolo, frère de Johnny Bertolo, trafiquant de drogue assassiné en 2005.
L’entreprise faisait alors des démarches auprès du ministère de l’Environnement pour que son certificat d’autorisation soit bonifié. L’entreprise a obtenu les autorisations demandées un an plus tard. La ministre Beauchamp a pris soin de préciser que ce n’était pas elle qui avait donné cette autorisation à Énergie Carboneutre, mais bien une direction régionale de son ministère.
Arcuri avait été identifié par l’opération Colisée
En avril 2009, le nom de Domenico Arcuri avait déjà été publiquement associé à la mafia. Son nom figurait une vingtaine de fois au registre des écoutes électroniques de l’enquête antimafia Colisée, qui s’est terminée en 2006.
Le père de Domenico et d’Antonino Arcuri s’appelle lui-même Domenico Arcuri. Membre connu de la mafia sicilienne, il avait hérité de la crémerie Ital-Gelati lorsque le clan sicilien des Rizzuto avait éliminé le clan calabrais de Paolo Violi.
; »>En 2010, Domenico Arcuri fils s’est joint à d’autres caïds pour prendre la relève du clan Rizzuto, dont Salvatore Montagna, Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Desjardins a été associé un temps à la société de décontamination Carboneutre, tout comme son ami Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction.
Depuis, l’alliance mafieuse a éclaté. Domenico Arcuri s’est rangé du côté de Salvatore Montagna contre Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Ces deux caïds sont accusés du meurtre de Montagna.
André-Martin Bouchard, ingénieur de Genivar qui préparait des études techniques pour Carboneutre, a aussi participé à cette activité de financement, mais il n’a remis aucun chèque à cette occasion. M. Bouchard est aujourd’hui vice-président environnement de GenivarCarboneutre cherchait alors à convaincre le ministère de l’Environnement de bonifier son certificat d’autorisation. L’entreprise, qui a son centre de traitement à Montréal-Est, sollicitait l’autorisation de traiter des sols contaminés par des métaux lourds, et pas seulement par des hydrocarbures pétroliers.
L’entreprise a fini par obtenir cette autorisation un an plus tard, en mai 2010. Cela lui a ouvert un nouveau marché. La Presse a tenté à de multiples reprises de parler à un responsable du ministère de l’Environnement à ce sujet, mais sans succès.
Bertrand St-Arnaud
À l’Assemblée nationale du Québec, le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud , a poussé la ministre dans ses retranchements en lui rappelant qu’à l’époque, son attaché politique était Gilles Deguire, un policier à la retraite ayant cumulé une trentaine d’années d’expérience.
Comment la ministre a-t-elle pu alors ne pas être au courant que l’une des personnes avec qui elle déjeunait était un membre présumé du crime organisé montréalais?», a demandé le député de Chambly.
Gilles Deguire
En effet Gilles Deguire a participé au petit-déjeuner du 6 avril 2009 avec Line Beauchamp; il était son attaché politique dans la circonscription de Bourassa-Sauvé. Maintenant maire de Montréal-Nord et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, il a dit qu’il se souvenait de cette rencontre au Piccolo Mondo. Il a confirmé qu’il y avait entre 15 et 20 participants, mais il a dit qu’il ne connaissait presque personne. Il a ajouté que cette activité de financement n’avait pas été organisée par l’association libérale de Bourassa-Sauvé, mais par le «sectoriel» au PLQ.
Il n’a pas pu donner de nom. Cependant, il s’est souvenu de la présence de Pierre Bibeau, longtemps organisateur politique pour le PLQ. Pierre Bibeau a confirmé qu’il était présent, mais pas à titre d’organisateur: à l’époque, il était le conjoint de Mme Beauchamp. Il a dit lui aussi qu’il ne connaissait pas les invités réunis autour de la table, dans une petite salle de réception. «Domenico Arcuri, c’est un gars de la mafia?», a-t-il demandé. En défense: dorénavant, la ministre prendra « toutes les précautions » pour ne pas se retrouver avec un membre de la mafia dans les activités de financement .
Des rencontres louches pour un financement louche du Parti Libéral du Québec 27 novembre 2012: la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction s’est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l’abri des regards.
Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.
Le Club 357…l’une de ses salles de réception.
En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques. «Vous avez entendu depuis le début de l’automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c’est en lien.
Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp et Tony Tomassi qui ont participé à des rencontres séparées. Line Beauchamp, qui a été tour à tour ministre de la Culture, de l’Environnement puis de l’Éducation et finalement Vice-première ministre, était notamment accompagnée de Pierre Bibeau, important organisateur libéral à l’époque.
Les événements d’intérêts ont été enregistrés sur cette période .
Line Beauchamp a déjeuné à deux reprises en 2007 avec une brochette de présumés collusionnaires réunis dans un club privé par son conjoint de l’époque, Pierre Bibeau, ancien organisateur libéral et aujourd’hui vice-président de Loto-Québec. Une fois en février 2007, à leurs côtés se trouvaient notamment Paolo Catania, Bernard Trépanier et Frank Zampino, tous accusés au criminel dans l’affaire du Faubourg Contrecoeur.
Dans le cas de la rencontre au club 357c, c’était mon conjoint Pierre Bibeau» qui avait pris l’organisation en main, se souvient l’ex-vice première ministre du Québec, Line Beauchamp. «Je lui avais dit [à M. Bibeau] qu’à titre de ministre responsable de Montréal, je voulais rencontrer des acteurs économiques de la région», ajoute-t-elle. Aujourd’hui, celle qui a démissionné pendant la crise étudiante du printemps érable convient que la perception «ne peut être que négative».
Même son ex-conjoint a été mis sur la sellette lorsque Lino Zambito, un entrepreneur «repenti», a juré à la commission Charbonneau avoir remis 30 000 $ comptants à M. Bibeau dans les locaux de Loto-Québec pour financer le Parti libéral du Québec (PLQ).
Line Beauchamp et Pierre Bibeau,un couple mafieux ,coupable de haute trahison contre le Peuple.
EN CONCLUSION
En ce 10 juin 2014,j’ai bien rigolé tout l’avant-midi après avoir écouté cet homme,Pierre Bibeau qui tremblait,buvait continuellement de l’eau,bafouillait,se trompait,oubliait,etc.Il se rappelait des nombreuses parties de cartes avec ses petits amis mafieux en 2007,mais avait oublié des rencontres importantes,mélangeait Pâques avec le lendemain de la St-Jean-Baptiste en 2009.etc…Un vrai bouffon,vous direz,mais un bouffon d’une grande adresse et d’une grande intelligence qui cherche à se faire passer pour un cinglé!
Ce type de criminel répond fort bien à la culpabilité de « Haute Trahison contre le Peuple,contre les intérêts financiers du Peuple Souverain. »
Dans une réforme du code criminel,à peu près tous les hauts dirigeants du Parti libéral du Québec pourraient être déclaré coupables de haute trahison sous plusieurs formes différentes que l’on pourraient définir à ce crime.
Dans de nombreux pays souverains et indépendants,le crime de haute trahison et d’appartenance au crime organisé est passible de la peine capitale.
La peine capitale pourrait aussi être réformée au Québec: moi,j’ai déjà proposé de rétablir la peine de mort contre certains types de crimes comme celui-là.
L’espion canado-saoudien au pouvoir du Québec,Phillippe Couillard. Le crime organisé a un visage.
Avec les nouvelles frappes de l’Unité permanente anticorruption aux bureaux du Parti libéral du Québec, il y a de quoi irriter le premier ministre Philippe Couillard qui prend désormais conscience de l’héritage laissé par son prédécesseur Jean Charest. Selon ce qu’a appris notre bureau d’enquête, le premier ministre Couillard aurait contacté le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, afin de le sommer de cesser les visites et perquisitions dans les bureaux de son parti. Un geste inacceptable, estime l’UPAC, mais dont celui qui nous sert de premier ministre (au nom de X) ne s’en cache pas.
«Le budget de l’UPAC provient directement des fonds publics, de l’argent des Québécois, et je ne pense sincèrement pas que les Québécois sont d’accord avec les perquisitions faites chez le Parti libéral du Québec», affirme le premier ministre. Le premier ministre québécois ne s’en cache d’ailleurs pas : il a bel et bien contacté l’UPAC pour lui demander de cesser ces perquisitions. «J’ai demandé à l’UPAC de tout arrêter avant que nous mettions un terme à leur contrat et que l’Unité soit placée sur une tablette dans un cabanon lointain.» Le chef du Parti libéral se défend cependant d’avoir transgressé les règles : «les règles, c’est nous».
L’Unité permanente anticorruption a confirmé avoir reçu un appel de Philippe Couillard et a affirmé étudier toutes les options possibles avant de se prononcer davantage sur la demande du gouvernement libéral. «Nous avons reçu le message. Nous avons compris le message. Nous allons désormais l’analyser et prendre une décision qui ira dans le sens de nos convictions», pouvons-nous lire dans un communiqué de l’UPAC. Rejoint au téléphone, un porte-parole de l’Unité n’a pas souhaité commenter davantage : «Je ne peux pas vous dire, pour le moment, si nous allons quitter les bureaux du Part libéral du Québec. La décision n’a pas encore été prise par le commissaire Lafrenière».
La démission de Couillard réclamée
Le Parti Québécois, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont fait front commun à l’Assemblée nationale pour réclamer la démission du premier ministre Couillard. «Cette ingérence est d’une répugnance inacceptable. Le premier ministre est allé trop loin», a affirmé le chef intérimaire du Parti Québécois, Stéphane Bédard. «Le premier ministre affirmait durant la campagne électorale vouloir s’attaquer à la corruption et au manque de transparence du gouvernement. Maintenant qu’on lui tend les outils et les plans pour le faire, il met la clé dans la porte. Merci bonsoir!», s’est désolé le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault. «Mange donc de la marde, gros sale», s’est pour sa part exclamée Manon Massé, députée de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.
C’est un peu comme si Al Capone était devenu maire de Chicago en 1928 et qu’il aurait eut la responsabilité d’administrer Elioth Ness en même temps.Pensez-vous que les Incorruptibles. auraient eu une augmentation de salaire?
Le Québec commence à ressembler à la Bolivie et à l’Islande,mais avec le véritable crime organisé au pouvoir!
Seule la désobéissance civile va ramener la démocratie,penser autrement c’est rêver en couleurs.
Le préalable à l’indépendance et à la Libération du Québec ,c’est de mettre en prison les « gangsters au Pouvoir »!
…Ensuite,après avoir pris le contrôle de cette Assemblée Nationale qui nous échappe,on pourra penser qu’on est sur la bonne voie,pas autrement!
Vous nous excuserez de vous réveiller et de vous éveiller ,ceux et celles qui dorment encore au gaz,mais nous avons une révolution à faire!
Depuis 10 ans, cet agent de police a été mis en congé de maladie pour avoir dénoncé ses collègues dans le crime et la fraude de tenir un bar clandestin. Mais il reçoit son salaire de $70,000 par année. Votre argent pour fermer sa gueule!
C’est un résumé d’une entrevue de plus de 3 heures que (Peter Moore) a tenu avec Rock Larochelle de la Sûreté du Québec le 5 juin 2014. Plusieurs éléments très controversés ont été édités au montage, entre autre sur les OGMs et les gaz de schiste, mais ces extraits suivront dans une vidéo future. 😉
Un récent sondage sur les choix politiques des jeunes du Québec me surprend et me laisse pantois. Non seulement une majorité rejette le Parti québécois et aurait voté NON à 69% à l’occasion d’un référendum sur la souveraineté, mais ils sont 34% de ces mêmes jeunes à adhérer aux valeurs du Parti libéral du Québec, un parti corrompu à l’os comme le démontre de plus en plus les derniers squelettes que la commission Charbonneau sort du placard du PLQ jour après jour.
C’est bien simple, je n’y crois pas. Je ne sais pas où s’est constitué l’échantillonnage de ces 500 jeunes Québécois mais je doute fort qu’il soit représentatif de l’ensemble des jeunes de 18 à 24 ans. Il y a deux ans à peine, des centaines de milliers d’étudiants avaient exprimé leur dégoût des politiques libérales de Jean Charest et bravé la police, tout en faisant preuve de beaucoup d’imagination. À tel point qu’une grande partie de la population, des parents de ces mêmes étudiants, entre autres, les ont appuyés et sont descendus dans la rue à leur côté. Rien n’a changé depuis, malgré le bref intermède d’un gouvernement minoritaire du Parti québécois qui n’a pas pu faire grand-chose en dix-huit mois.
Alors je doute et me demande si ce sondage n’avait pas pour but de nous faire oublier les perquisitions à répétition au siège du Parti libéral du Québec et chez des membres éminents de ce parti.
Je doute mais aussi je me questionne sur moi-même, sur mon demi-siècle de militantisme, d’appartenance sans faillir à un projet de société on ne peut plus noble, à courir, à crier, à souffrir en prison et en exil, à brandir des pancartes, à affronter les forces de l’ordre, à trébucher et à me relever. Pourquoi ai-je été et suis-je encore indépendantiste depuis cinquante ans? Qu’est-ce que ça signifie? Qu’est-ce que ça signifiait être indépendantiste en 1963? Suis-je carrément «à côté de la track» depuis tout ce temps? Suis-je buté ou obsédé par une chimère?
Pourquoi cette idée a-t-elle connu un essor considérable à partir des années soixante parmi les gens de ma génération, alors que nous bousculions l’ordre établi – le seul fait de se dire Québécois et non pas Canadien ou Canadien français constituait un crime, un scandale, un outrage – pour stagner maintenant et ne plus intéresser la génération des 18-24 ans? Le projet pourtant est toujours aussi noble: l’indépendance d’un peuple qui veut avoir le droit de décider de son destin par lui-même, en fonction de ses besoins, de sa culture, de son histoire, de sa langue, comme tant d’autres l’ont fait avant nous. Tous les autres partis politiques s’y opposent, y compris Québec solidaire qui joue sur les deux tableaux pour aller chercher des votes, un jour souverainiste, le lendemain fédéraliste derrière le NDP/NPD.
Dans le Québec des années soixante, nous risquions la prison pour nos idées, on nous matraquait, on nous ostracisait, on nous fichait et on nous marginalisait. Le film Les ordres, c’est de la petite bière en comparaison de la réalité. Aujourd’hui, en 2014, le projet indépendantiste a-t-il à ce point dégénéré qu’il suscite tant d’indifférence et de rejet? Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire, répétait sans cesse le poète Gaston Miron.
Pourtant, des jeunes s’affirment pour prendre la relève, comme Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin, entre autres. Au Chili, on a vu une figure charismatique des batailles étudiantes de 2011, la jeune Camila Vallejo, être élue aux dernières élections sous la bannière d’un vieux parti, le Parti communiste, qui représente encore les espoirs d’un monde meilleur.
Parfois, on me salue dans la rue, on me dit que je représente quelque chose à leurs yeux. Je ne veux pas être considéré comme un monument avec épitaphe et placé hors du temps. Je veux être de mon temps et non pas d’un autre siècle, sans mémoire qui flanche. Je me souviens, oui. Mais dans le feu de l’action.
Article de Jacques Lanctôt ,sur Canoe.ca
Ils sont tous pareils et corrompus par le pouvoir de l’argent.Ce que Jacques Lanctôt que je considère comme un ami et un patriote ,devrait constater ,c’est que nous faisons face et trempons dans un système politique érigé sur la corruption qui est toujours une colonie survivante de l’Empire Britannique.,la derrière encore active.Il faut donc abattre ce système avant de mourir,car il va surement nous tuer,si nous ne bougeons pas.
M.Biutati et François Roy en conférence de presse.
Voici un article trouvé sur le net,ce matin.Il illustre fort bien ,combien une famille ignorante de la vie sociale et économique du Québec ,peut se placer dans une situation infernale.
Comment peut-on prétendre faire des enfants de manière industrielle,sans s’intéresser à ce qui se passe au Québec,avant d’émigrer ici.
Nous sommes en 2014 et le coût de la vie augmente à vitesse Grand V.La vie humaine n’a plus d’importance au Québec,et encore moins au Canada anglais.Seul le profit capitaliste compte pour l’élite des politiciens corrompus alliés au crime organisé…que nous venons de ré-élire au Québec.
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PAUVRETÉ. Criblée de dettes, une famille de Gatineau avec huit enfants âgés entre 3 et 16 ans tente par tous les moyens de dénicher un logement abordable où se loger.
Établie au pays depuis quatre ans après avoir quitté le Congo, la famille Bitati habite une maison de quatre chambres dans le secteur d’Aylmer louée au prix mensuel de 1100$. En faisant abstraction des 2973$ touchés en prestations familiales, John Bitati et sa conjointe reçoivent un chèque d’aide sociale de 900 $. Un montant nettement insuffisant, selon eux, pour défrayer tous les coûts liés au logement, incluant les frais de chauffage et d’électricité, et tout le reste. Depuis le 27 mai, la famille doit composer sans eau chaude en raison de dettes à Gazifère. De plus, le propriétaire de la résidence a récemment indiqué aux locataires qu’il avait l’intention d’en reprendre la possession pour la mettre en vente.Puisque les Bitati résident à Gatineau depuis moins d’un an (ils habitaient à Ottawa jusqu’en septembre dernier), ils sont inadmissibles à un logement à prix modique de l’Office municipal d’habitation (OMH).
«Et même si la famille se qualifiait demain matin, à ma connaissance, il n’y aurait pas de logement assez spacieux pour accueillir 10 personnes. Dans le passé, l’OMH a déjà fusionné deux logements en défonçant des murs. Est-ce qu’on en est là présentement? Je n’en sais rien, mais la situation est urgente», a raconté le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy.
L’organisme espère qu’un propriétaire entende ce cri du cœur et vienne en aide à la famille.
«Mais on sait que ce ne sera pas facile, concède M. Roy. C’est pour ça qu’on va s’adresser à la Société d’habitation du Québec (SHQ) afin qu’on puisse exceptionnellement offrir une aide humanitaire (financière) d’urgence à la famille comme c’est déjà arrivé par le passé.»
Voyez le discours prononcé par Mario Beaulieu, candidat à la direction du Bloc Québécois, lors de l’ouverture officielle du congrès national du parti le vendredi 23 mai dernier.
Un des inspirateurs du programme économique de l’espion canado-saoudien qui nous sert de premier ministre,pour le compte d’intérêts occultes (lire:le crime organisé) , Philippe Couillard, a été l’architecte de la proposition financière du stationnement du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) qui a permis à SNC-Lavalin de remporter le lucratif contrat,en fraudant et en trompant l’éthique professionnelle.
Pierre Lortie est conseiller principal, section affaires chez Dentons, un cabinet d’avocats formé notamment de l’ancien bureau Fraser Milner Casgrain.
Comme on peut le lire dans ses notes biographiques publiées sur le site internet de Dentons, M. Lortie a été actif dans le processus en mode partenariat public-privé (PPP) du CUSM.
Lors de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), en 2013, il a fait partie du groupe de proches conseillers de Philippe Couillard en matière d’économie et de développement. Il a participé à l’élaboration de la plate-forme économique, a confirmé le bureau du premier ministre.
En août dernier, il s’est investi une nouvelle fois auprès du PLQ. Il a travaillé au contenu économique à débattre lors du Forum des idées pour le Québec. M. Lortie a également recruté les conférenciers; lui-même a pris la parole. Une nouvelle édition de l’événement aura lieu l’automne prochain, dans une formule réduite.
Le PLQ a aussi confirmé qu’encore une fois, Pierre Lortie «donne un coup de main» à titre de bénévole pour la tenue du forum.Un chum,c’est un chum!
Formule gagnante pour SNC-Lavalin…une compagnie libérale
Le nom de Pierre Lortie est ressorti à plusieurs reprises à la commission Charbonneau depuis une semaine,mais ça ne dérange plus personne ,au Québec ,une colonie néolibérale dont trop de citoyens sont en état de léthargie avancée.
À tour de rôle, des enquêteurs de la Commission et de la Sûreté du Québec ont expliqué l’importance du travail de M. Lortie pour trouver une solution respectant le plafond budgétaire de 1,3 milliard pour la construction du CUSM.
Selon Éric Desaulniers, enquêteur de la Commission, «la proposition, elle est réalisée par Pierre Lortie». Puis, mardi dernier, Jean-Frédérick Gagnon, de la SQ, a affirmé que M. Lortie a été embauché par le CUSM «pour faire ce qu’on appelle une stratégie d’ingénierie financière en sortant le financement du stationnement du projet général soumis par les deux soumissionnaires».Des mots différents pour dire qu’on va tricher sur le dos de la seule compagnie concurrente.
Le lendemain, c’était au tour du responsable du dossier du CUSM à l’Agence des partenariats public-privé (PPP), Gabriel Soudry, de mentionner que M. Lortie avait été l’architecte de la proposition concernant le financement du stationnement du superhôpital anglophone.
Montage financier
Concrètement, Pierre Lortie a conseillé d’extraire du montage financier du PPP le paiement du stationnement. Du coup, SNC-Lavalin a utilisé les économies de 25 millions que la manoeuvre permettait pour bonifier sa soumission.
Ce faisant, SNC-Lavalin devançait son concurrent, le consortium espagnol mené par OHL. Le hic, c’est qu’à aucun moment OHL n’a été prévenu de ces changements.N’est-ce pas qu’en matière d’escroquerie que le « Modèle capitaliste québécois » sait faire.
La proposition de M. Lortie a contraint le gouvernement à verser une somme supplémentaire pour la construction du stationnement, à l’extérieur du cadre des PPP, ont révélé les enquêteurs de la commission Charbonneau.
Cette somme s’élèverait à 245 millions (266 millions avec les intérêts), a appris La Presse. Le nombre de places aurait été augmenté.
Plusieurs journalistes ont tenté de joindre Pierre Lortie. Sa secrétaire a indiqué qu’il ne souhaitait pas se prononcer sur le dossier du CUSM. Au bureau du pseudo- premier ministre, on a également refusé de commenter l’implication de M. Lortie à la fois au CUSM et au PLQ corrompu.
Un ami libéral
Pierre Lortie a une longue feuille de route professionnelle. Ingénieur de formation (il n’est plus inscrit à l’ordre professionnel depuis l’année dernière), il a dirigé la Bourse de Montréal. Il s’est retrouvé par la suite à la présidence de Provigo, puis chez Bombardier.
Dans la foulée du nouveau credo du gouvernement de Jean Charest en faveur des PPP, l’ancienne présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a fait appel aux services de M. Lortie, un ami personnel, qui a alors occupé le poste de conseiller auprès de deux instances gouvernementales.
Mme Jérôme-Forget vantait alors les compétences de Pierre Lortie. «Les gens sont renversés de voir son talent et son habileté à pousser les dossiers», avait-elle dit.
Devenu consultant au cabinet d’avocats Fraser Milner Casgrain, M. Lortie a travaillé de près au bureau du directeur exécutif responsable du dossier du CUSM, du CHUM et de son Centre de recherche. Il a également dirigé la préparation des plans d’affaires des centres hospitaliers universitaires pour l’Agence des PPP.
Congédié
Le vérificateur général du Québec a décrié les plans d’affaires qui ne permettaient pas de «conclure avec rigueur que ce mode [PPP] offre une réelle valeur ajoutée pour les fonds investis».
En 2009, le PDG de l’Agence des PPP, Normand Bergeron, a congédié Pierre Lortie qui empochait 12 000 $ par semaine (14 heures/jour, 5 jours/semaine). M. Bergeron a raconté cette semaine, devant la commission Charbonneau, que M. Lortie lui coûtait cher, compte tenu qu’il ignorait la justification de son contrat.
«Vous savez pas comment ça se fait qu’il en est venu à avoir ce contrat-là?», lui a demandé le procureur de la Commission. «Absolument pas, il était là quand je suis arrivé», a indiqué M. Bergeron. L’expert en PPP du CUSM, St. Clair Armitage, a immédiatement recruté M. Lortie.
Un mandat d’arrestation a été émis récemment contre M. Armitage concernant la fraude présumée de 22,5 millions grâce à laquelle la firme SNC-Lavalin aurait été favorisée.
Un certain Arthur Porter doit rire comme un fou du Québec.
Le Maître d’oeuvre de la gérance du crime organisé au Québec et l’héritier des manoeuvres de John james Charest,Philippe Couillard,l’espion bien payé ,le loup qui criait aux loups et l’arroseur arrosé.
Les décisions de John James Charest
Québec — Les importants surplus d’électricité avec lesquels Hydro-Québec est aux prises sont entièrement imputables aux achats que lui a imposés par décret le gouvernement Charest. Leur coût : 1,5 milliard de dollars qui gonfleront la facture d’électricité des Québécois d’ici la fin de la décennie.
C’est ce qu’a révélé mardi le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, en commission parlementaire lors de l’étude des crédits du ministère des Ressources naturelles.
Dans la planification d’Hydro-Québec, dès 2007, « on établissait qu’on n’avait plus aucun besoin », a indiqué Thierry Vandal. C’était après le contrat visant la centrale au gaz de TransCanada Énergie à Bécancour en 2002 et après les grands appels d’offres en énergie éolienne de 1000 MW et de 2000 MW en 2003. Qui plus est, la fermeture de plusieurs usines de pâtes et papier en 2007 et la récession de 2008-2009 ont entraîné une chute marquée de la consommation industrielle d’électricité.
Or, le gouvernement Charest en a rajouté en 2009, lançant des appels d’offres en biomasse et en éolienne communautaire tout en créant un programme de petites centrales hydrauliques.
Ces approvisionnements en trop, de l’ordre de 24 TWh entre 2013-2020, équivalent grosso modo aux surplus d’électricité de 21,4 TWh qu’Hydro-Québec doit supporter, a expliqué le p.-d. g.
« Les décisions sur les approvisionnements d’électricité n’ont pas été le fait d’une planification des besoins d’Hydro-Québec, mais le fait de décisions – que l’on respecte comme société d’État, bien sûr – de développement industriel de la part du gouvernement », a-t-il souligné.
Ces surplus entraîneront des coûts de 1,5 milliard de dollars répartis sur les sept prochaines années, une facture qu’Hydro-Québec refilera à ses clients québécois. « Ça va rentrer graduellement dans les tarifs au fur et à mesure que les projets entrent en service », a signalé Thierry Vandal. À compter de 2020, compte tenu de la croissance de la demande, la société d’État ne sera plus en surplus, selon ses prévisions.
Dans cette optique, Thierry Vandal a salué la décision du gouvernement Marois de mettre un terme au programme des petites centrales, « une bonne décision », a-t-il dit.
Des propos choquants
Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, la députée de Laviolette, Julie Boulet, a défendu un des projets de petites centrales, celui de Manouane Sipi mené par la municipalité de Lachute et la communauté autochtone Weymontachie. « S’il y a des sauvages dans ce dossier, les sauvages sont devant nous », s’est écriée la députée libérale en pointant les banquettes du gouvernement. Elle citait un article du journal Le Nouvelliste, a-t-elle mentionné. Le président l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, n’entendait pas à rire et lui a demandé de retirer ses propos.
En guise de réponse, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a affirmé que pour chaque million de revenus tirés de ces petites centrales par les communautés, il en coûtait quatre millions à Hydro-Québec.
En point de presse, Julie Boulet, accompagnée du député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, s’est présentée avec le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, qui a fait valoir les qualités du projet.
Pour sa part, Pierre Paradis a défendu la décision du gouvernement Charest de faire du développement économique en faisant casquer Hydro-Québec. « Des surplus, ce n’est pas la fin du monde. Ça en prend pour créer de l’emploi, ça en prend pour développer l’économie », a-t-il dit, en ajoutant que c’était là la façon libérale de considérer l’économie.
LA VISITE DE L’UPAC À L’HYDRO QUÉBEC
Par ailleurs, interrogé par le député caquiste François Bonnardel, Thierry Vandal a reconnu que des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’étaient présentés dans les bureaux d’Hydro-Québec et ont posé des questions sur l’octroi des contrats par la société d’État. L’UPAC a aussi dépêché ses enquêteurs sur le chantier de la Romaine. « Que l’UPAC s’intéresse à un projet ou à des contrats particuliers, c’est normal. On va fournir l’information », a-t-il dit. « Nos pratiques sont robustes et diversifiées. »
Que ceux et celles qui ont voté libéral et qui sentent qu’ils (elles) ont perdu la face,se fassent hara kiri!