Cyberattaque WannaCry : tout ce que l’on sait sur l’attaque informatique

Une cyberattaque de grande ampleur, utilisant le ransomware WannaCry, a infecté plus de 200.000 ordinateurs dans le monde ce weekend dans 150 pays. Les attaquants réclament le paiement d’un rançon de 300 dollars par machine infectée pour permettre le déchiffrement des fichiers cryptés par le virus. Microsoft a lancé en urgence une mise à jour de sécurité pour ses OS « obsolètes ». Un cyberchaos est redouté ce lundi.

Un ransomware particulièrement dévastateur a infecté plus de 200.000 machines depuis vendredi dernier. Baptisé WannaCry, celui-ci chiffre les fichiers personnels de la machine infectée à l’issue d’un compte à rebours, sauf si une rançon de 300 dollars (environ 275 euros) est payée en Bitcoins avant le délai imparti. Des hôpitaux britanniques mais aussi des entreprises dans 150 pays ont été touchés.

Cyberattaque WannaCry : l’attaque informatique a infecté plus de 200.000 machines

Dont Renault, FedEx ou encore le système bancaire Russe. Selon la société informatique Digital Shadow environ 32.000 dollars auraient déjà été versés aux hackers. Au cours du weekend, des chercheurs seraient parvenus à stopper la propagation du virus en utilisant un « kill switch » propre au programme.

Ce « kill switch » a été découvert par accident : le chercheur @Malwaretechblog a enregistré un nom de domaine présent dans le code du ransomware, stoppant net sa propagation. Mais ce lundi, les craintes d’un nouveau cyberchaos sont là : il suffit en effet aux hackers de modifier quelques lignes de code pour rendre le ransomware de nouveau actif. Et de propager une version sans « kill switch » pour faire potentiellement d’encore plus gros dégâts.

Lundi étant le début de la semaine, des millions d’ordinateurs vont être rallumés. Dont de nombreux ordinateurs avec des systèmes d’exploitation anciens, particulièrement en Asie. Ce qui fait craindre une résurgence de l’attaque. Ce malware particulièrement dangereux utilise une faille zéro-day précédemment utilisée par la NSA pour mener des attaques. Elle vise en particulier des systèmes d’exploitation anciens comme Windows XP.

En parallèle, Microsoft a donc décidé de réactiver les mises à jour de sécurité pour Windows XP et d’autres systèmes « obsolètes » de la firme. Selon le site Nomoreransom.org d’Europol, la seule manière de se prémunir contre le risque d’attaques est de protéger préventivement votre machine :

  • Sauvegardez régulièrement vos fichiers
  • Utilisez un antivirus robuste
  • Tenez votre ordinateur à jour : cela implique non seulement de mettre à jour vos programmes mais aussi votre système d’exploitation. Microsoft ne publie généralement plus de mise à jour de sécurité pour les systèmes jugés obsolètes comme Windows 7 et antérieurs. Mieux vaut alors upgrader votre version de Windows.
  • N’ouvrez pas les pièces jointes des messages si celui-ci provient d’inconnus
  • Activez Activer l’extension des noms de fichiers pour repérer les fichiers potentiellement dangereux (.exe, .vbs et .scr).
  • Si vous découvrez une infection, déconnectez votre machine de votre réseau Wifi ou Ethernet afin d’éviter que le virus ne se propage.

 

 

 

 

 

 

Ransomware : des hôpitaux sont pris en otage par des hackers

Une cyberattaque à grande échelle a été déclenchée contre plusieurs hôpitaux britanniques. Les systèmes informatiques y sont paralysés par un ransomware. Aucun dossier médical de patient ne peut être consulté. Les hackers réclament le paiement de rançons pour libérer les ordinateurs.

Le National Health Service (NHS), le système de la santé publique du Royaume-Uni vient de confirmer que plusieurs hôpitaux du pays sont actuellement victimes d’une cyberattaqued’envergure qui a été déclenchée ce vendredi 12 mai. Les hôpitaux concernés sont paralysés, car ayant perdu le contrôle sur le système informatique.

Des hôpitaux britanniques paralysés, les hackers réclament des rançons

Personne en théorie n’est épargné par ce type d’attaque. Les ransomware se font de plus en plus courants et constituent l’un des types d’attaques les plus fréquents rencontrés ces dernières années. Toutefois, certaines entités sont plus vulnérables et donc particulièrement affectionnées par les hackers. C’est le cas des systèmes de transport, mais aussi et surtout des établissements hospitaliers, car il y a plus de risques d’entraîner des morts. Ceci conduit très souvent au payement des sommes demandées pour éviter des dégâts.

Les hôpitaux du système britannique qui sont actuellement la cible de cette attaque ont été contraints d’annuler certains de leur rendez-vous et ont appelé les patients à se rendre dans d’autres services du NHS. Et des retards sont constatés au niveau de certains patients qui devaient subir des opérations.

Un virus nommé Wanna Decryptor, les enquêtes sont toujours en cours

« On nous a dit d’éteindre tous nos ordinateurs, et le wifi de nos téléphones. Aucun ordinateur ne fonctionne actuellement« , ont confié deux employées de l’hôpital St Bartholomew, à Londres à une journaliste de l’AFP.

À travers un communiqué, le NHS a indiqué qu’une enquête était en cours. Bien qu’elle en soit encore à ses débuts, il apparaît déjà que le virus incriminé se nommerait Wanna Decryptor, unransomware qui est capable d’infecter tous les PC d’un réseau, puis de chiffrer les fichiers qui s’y trouvent. Résultats, aucun dossier médical des patients ne peut être consulté sans les clés de déchiffrement que seuls les hackers possèdent.

Et dans le but de monter encore plus la pression, les cybercriminels ont fixé un ultimatum de 6 jours pour le payement des rançons exigées. Passé ce délai, les fichiers chiffrés seront cette fois-ci détruits, sans possibilité de les récupérer.

 

 

 

 

 

 

La Chine créé l’ordinateur quantique le plus puissant au monde

Une équipe de scientifiques chinois affirme avoir mis au point un ordinateur quantique unique au monde, qui est 24 000 fois plus rapide que ses équivalents internationaux. Il s’agit pour ainsi dire de l’ordinateur quantique le plus puissant jamais créé à ce jour.

La course au développement des ordinateurs à haute performance se poursuit. Non content d’être le pays détenant le superordinateur le plus puissant au monde, le TaihuLight, la Chine vient de franchir un nouveau pas en développant l’ordinateur quantique le plus rapide jamais créé.

Chine : un ordinateur quantique qui dépasse largement la concurrence

Il a été construit par des chercheurs de l’Université des sciences et de la technologie de Chine. Cela fait des années que plusieurs acteurs de l’univers de la technologie ont fait le pari de porter les avancées dans ce domaine, avec la promesse de créer des machines d’une vitesse de calcul incroyablement plus rapide que celle des superordinateurs classiques. IBM et D-Ware en sont deux des principaux pionniers.

Les ordinateurs quantiques sont donc potentiellement beaucoup plus rapides que les ordinateurs conventionnels les plus puissants. Ils sont particuliers en ce sens qu’ils effectuent des calculs en se basant sur les bits quantiques (qubits). C’est une approche différente comparativement aux ordinateurs classiques qui, au niveau le plus basique, traitent les données en bits, représentés par les chiffres 0 et 1.

Les qubits peuvent compter sur la possibilité de superposition et d’intrication propre à la physique quantique. Cela leur permet de prendre une multitude d’états différents de manière simultanée et donc de procéder à des calculs parallèles ultra-rapides.

Selon une analogie permettant de mieux comprendre le principe, l’informatique quantique, c’est comme être capable de lire tous les livres dans une bibliothèque de manière simultanée. L’informatique classique quant à lui ne permettrait que de lire ces livres l’un après l’autre.

Une percée réalisée par la Chine

Même si les ordinateurs quantiques promettent par leur potentiel des avancées considérables en manière de vitesse de traitement des données, la construction de machines quantiques capables de surpasser les ordinateurs classiques dans certaines tâches spécifiques reste un défi. La raison est toute simple : des contraintes technologiques limitent pour l’heure le nombre de qubits manipulables avec haute précision.

La Chine vient toutefois d’introduire l’informatique quantique basée sur l’utilisation de photons multiples. Cinq pour être plus précis. Leur architecture de calcul quantique est donc plus avancée que celles antérieures ne se basant que sur un seul photon. Résultat : les chercheurs affirment être parvenus à développer un circuit quantique supraconducteur contenant 10 qubits, avec une vitesse de calcul jusqu’à 24 000 fois plus rapide que les prototypes de calculateurs quantiques existants déjà. Nous sommes tout de même encore loin de la suprématie quantique.

 

 

 

 

Le 1 % le plus riche : le modèle québécois

On dit souvent que le Québec est la société la plus égalitaire d’Amérique du Nord. C’est au Québec qu’on trouve les écarts de richesse les moins grands, c’est là que les inégalités progressent le plus lentement lorsqu’on fait des comparaisons avec les autres provinces du pays et les États américains. Ces affirmations sont vraies, mais elles demandent certaines nuances.

C’est le travail qu’a voulu faire Nicolas Zorn, spécialiste des inégalités économiques, dans un livre publié aux Presses de l’Université de Montréal, Le 1 % le plus riche, l’exception québécoise. Cette contribution de Nicolas Zorn est essentielle, utile et éclairante, à un moment où les inégalités contribuent aux tensions sociales et politiques dans le monde.

Ce sont les institutions, l’encadrement du travail, l’impôt des plus riches notamment qui ont permis au Québec de ralentir la montée des inégalités économiques. Le modèle québécois, écrit Nicolas Zorn, « serait conçu notamment pour atténuer les écarts de revenus. […] Le modèle institutionnel particulier au Québec pourrait bien permettre d’expliquer comment le phénomène relativement généralisé de concentration des revenus vers le sommet a pu être plutôt modéré, en comparaison de l’évolution vécue chez ses voisins américains et canadiens. »

Contre vents et marées

« Il est bien possible, poursuit Nicolas Zorn, que le taux de syndicalisation plus élevé au Québec ait ralenti la hausse des revenus du premier centile, comparativement à ses vis-à-vis nord-américains, par exemple en réussissant à maintenir les éléments plus égalitaristes et redistributifs du modèle québécois. »

Face à la financiarisation de l’économie, la réduction des impôts pour les entreprises et les mieux nantis, « les institutions du marché du travail et le syndicalisme pourraient avoir tempéré la hausse des revenus du premier centile québécois » selon l’auteur.

« Le premier centile québécois se situe nettement dans la moyenne des pays au régime non libéral, et ce même s’il fait partie du Canada et s’il est le voisin des États-Unis, deux pays qui, rappelons-nous, ont un régime libéral. Le Québec a plutôt développé un modèle social distinct, avec sa propre conception de la justice sociale. »

Le vent des inégalités souffle fort

N’empêche, les membres du 1 % le plus riche au Québec ont vu leur revenu marchand augmenter de 78 % de 1985 à 2008 contre 19 % pour les 99 % les moins nantis.

Les pressions sont fortes, explique le chercheur. « Les écarts de revenus en général, et ceux entre le sommet et le reste de la société en particulier, ont augmenté dans la quasi-totalité des pays développés que nous avons examinés. Une société fortement intégrée dans l’économie mondiale comme le Québec peut difficilement s’isoler des phénomènes qui touchent l’ensemble des pays mondialisés. »

« Le nombre de paliers [d’imposition] au sein des pays développés, écrit Nicolas Zorn, est passé d’une moyenne de 15 en 1981 à seulement 5 en 2010. Le taux marginal maximal d’imposition moyen est passé de 66 % en 1981 à 42 % en 2010 et le seuil du dernier palier d’imposition a baissé dans la plupart des pays, de 2000 à 2010. »

Choix rationnel ou idéologique?

Dans sa conclusion, il ajoute que « la baisse de la progressivité fiscale et du niveau d’imposition, sous couvert de nécessité économique, relèverait de choix politiques qui privilégient un modèle et une idéologie plutôt que d’autres. »

Comme on l’a souvent mentionné ici, les inégalités économiques préoccupent aujourd’hui un vaste éventail d’économiste et de décideurs publics, soit « un nombre grandissant de chercheurs, d’institutions et de personnalités politiques allant du premier ministre canadien, des présidents français et américain jusqu’au pape, en passant par les banquiers centraux des États-Unis et du Royaume-Uni, sans oublier les institutions internationales telles que l’OCDE et le FMI, ni les grandes organisations de la société civile comme Oxfam et le Forum de Davos. »

« Dans une nouvelle étude sur les inégalités, écrit Nicolas Zorn, cinq économistes du Fonds monétaire international concluent que plus les riches sont riches, plus la croissance économique est faible. En fait, c’est plutôt l’enrichissement des moins nantis et de la classe moyenne qui stimule la croissance économique, affirment-ils. »

 

 

 

 

 

Gmail : Google alerte ses utilisateurs, une dangereuse attaque phishing est en cours

Les attaques par phishing sont légions sur le web, mais rarement il y en a eu qui soient aussi sophistiquée. Des millions d’utilisateurs reçoivent des e-mails à priori de confiance car venant de contacts figurant dans leur carnet d’adresse. Seulement, les messages contiennent un lien Google docs assez difficile à évaluer comme étant malicieux.

Google a lancé une alerte via la page Twitter de Gmail, appelant ses utilisateurs à la vigilance face à une dangereuse attaque phishing. Des millions d’utilisateurs reçoivent un email ayant tout d’authentique. Le message  invite les destinataires à ouvrir ce qui semble être un document Google via un bouton bleu d’appel à l’action estampillé « Ouvrir dans doc ».

Une attaque très bien élaborée

Les hackers se sont servis du protocole OAuth, dont se servent la plupart des services du web pour permettre aux utilisateurs de se connecter. Il s’agit de ces fameuses boîtes de dialogues qui permettent de se loguer en utilisant ses comptes Gmail, Facebook, Twitter, etc.

 

Aussitôt que le destinataire clique sur le bouton d’appel à l’action, il lui est demandé de donner des autorisations d’accès à une application imitant Google Docs. Ces permissions incluent la possibilité de lire, d’envoyer, de supprimer les e-mails, mais aussi de gérer les contacts.

Une fois les autorisations données, rien ne se passe du côté des victimes, mais les hackers reçoivent effectivement l’accès à leur compte Gmail. Les personnes derrière cette attaque pouvaient ainsi se servir des comptes hackés pour envoyer le même message phishing aux contacts figurant dans les carnets d’adresse. Vous l’auriez compris, le danger ici est que les nouvelles cibles sont plus faciles à tromper car ils reçoivent des emails venant de leurs contacts reconnus.

Google a indiqué avoir pris des mesures

Ce processus automatisé à permis aux attaquant d’envoyer des emails massifs pendant plus de 3 heures de temps avant que Google n’identifie la campagne malicieuse et ne prenne des mesures pour bloquer l’application et descendre les pages d’hameçonnage mises en place par l’attaquant :

« Nous avons pris des mesures pour protéger les utilisateurs contre un courrier électronique impliquant Google Docs et avons désactivé les comptes de l’attaquant. Nous avons supprimé les fausses pages et effectué des mises à jour pour une navigation sécurisée. Notre équipe chargé des abus travaille pour éviter que ce type de spoofing ne se reproduise. Nous encourageons les utilisateurs à signaler les courriels de phishing dans Gmail.« 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crime organisé:Google et Facebook perdent 100 millions de dollars dans une grosse arnaque

Même les géants de la technologie de l’envergure de Google et Facebook ne sont pas immunisés contre les escroqueries par phishing. D’après le magazine américain Fortunes, les deux sociétés ont été victimes d’une grosse arnaque qui leur a coûté à eux deux pas mois de 100 millions de dollars. 

 

 

Le mois dernier, la justice américaine avait signalé la mise en accusation d’un lituanien de 48 ans répondant au nom de Evaldas Rimasauskas. Ce dernier serait impliqué dans une arnaque de 100 millions de dollars ayant touché deux grandes entreprises de technologie. Aucune précision n’avait été donnée quant à l’identité de ces sociétés. Le magazine américain Fortunes nous apprend aujourd’hui que ces entreprises ne sont autres que Google et Facebook.

Google, Facebook : une arnaque phishing très élaborée

Entre 2013 et 2015, Rimasauskas se serait fait passer pour la société taïwanaise Quanta Computer – un fabricant d’électronique – en envoyant des e-mails frauduleux à des employés de Google et de Facebook, leur demandant le paiement de biens et de services. Quanta Computer est partenaire de plusieurs grandes sociétés américaines parmi lesquelles figurent  Google et Facebook, mais aussi Apple et Amazon.

« Sur une période de deux ans, l’imposteur a fait virer plusieurs dizaines de millions de dollars par les départements comptables des deux sociétés de technologie », selon Fortune. « Au moment où les deux entreprises ont compris ce qui se passait, Rimasauskas s’était déjà fait virer plus de 100 millions de dollars, qu’il a rapidement dispatchés dans des comptes bancaires  situés en Europe de l’Est ».

Une information confirmée par Google et Facebook

Evaldas Rimasauskas

« Nous avions découvert cette fraude contre notre équipe de gestion des fournisseurs et avions rapidement alerté les autorités. Nous avons récupéré les fonds et sommes heureux que cette question soit résolue », a déclaré un porte-parole de Google dans un communiqué sans toutefois préciser le montant total que la firme a transféré, encore moins combien elle a pu récupérer.

Même son de cloche du côté de Facebook : « Nous avons récupéré la majeure partie des fonds et avons étroitement coopéré avec la justice dans le cadre de son enquête ».

Evaldas Rimasauskas qui vit toujours sur le sol lituanien est sous le coup d’une procédure d’extradition aux États-Unis. Il continue de nier les faits qui lui sont reprochés.

 

 

 

 

 

 

Technologie:voici une preuve que la science fiction est devenue réalité…la moto volante

La start-up Kitty Hawk a dévoilé aujourd’hui son prototype de moto volante surnommée Kitty Hawk Flyer. Si le concept est déjà intéressant, le fait que le prototype soit financé par Larry Page l’est tout autant. Comment le patron de Google a-t-il investi dans un prototype de véhicule de science-fiction ?

La Kitty Hawk flyer

L’aspect visuel du prototype disponible actuellement serait radicalement différent de la version finale en préparation. L’engin comprend 8 rotors électriques et peut voler seulement au dessus de l’eau à une vitesse de 40 km/h, ce qui est quand même pas mal.

Larry Page qui finance la moto volante d’une start-up : pourquoi ?

On le sait, l’actuel co-fondateur et PDG de Google raffole des nouvelles technologies. Il avait déjà déclaré vouloir investir dans le transport, en particulier les véhicules hybrides automobile/aviation. On comprend mieux pourquoi en apprenant qu’il finance depuis 2010 le programme Zee Aero et sa filiale Kitty Hawk. Pas mal pour une start-up d’avoir un coup de pouce de tonton Larry…

Mais pourquoi diable a-t-il investi dans une start-up plutôt que dans une grosse boîte d’aéronautique ? Il aurait par exemple pu choisir Lexus, qui a récemment recréé le Hoverboard de Retour vers le Futur. Le fait que ce programme Kitty Hawk travaille déjà sur plusieurs dizaines de modèles d’avions ultralégers et révolutionnaires n’y est peut-être pas pour rien. Mais

L’engin volant en question, qui nous a un peu donné l’impression d’un remake d’un vaisseau de Star Wars, serait selon le constructeur « très facile à piloter » après quelques minutes d’apprentissage. Le fait que le véhicule soit au-dessus de l’eau et qu’il dispose de flotteurs rassure du point de vue sécurité. Là où l’on a du mal à comprendre, c’est que l’utilité de cet avion-moto-drone-flotteur (appelez-le comme vous le souhaitez) est très réduite.

Larry Page a donc investi dans une start-up proposant à des millionnaires de faire mumuse au dessus de l’eau. Mouais… En tous les cas, la commercialisation de ce véhicule est prévue pour la fin d’année. Vous pouvez retrouver la vidéo de présentation produite par Aero juste en dessous.

On peut désormais pirater votre voix en une minute à peine

Pirater une voix n’est plus de l’ordre de la science-fiction. Un simple enregistrement d’une minute suffit désormais pour copier la voix de n’importe quel individu et de s’en servir à volonté. Présidents et célébrités comme personnes lambdas ne sont donc pas à l’abri d’être victimes de fausses déclarations. La technologie soulève un grand nombre de questions d’ordre éthique et légal.

 

S’ils peuvent être à l’origine de canulars hilarants, les logiciels permettant de recréer les voixde personnes existantes peuvent aussi représenter un risque majeur pour les individus. Imaginez par exemple qu’une personne mal-intentionnée se serve de votre voix pour produire un faux témoignage. Comment prouveriez-vous votre innocence ?

Pirater votre voix en une minute chrono

C’est la question que s’est posée Lyrebird. Cette entreprise canadienne a en effet donné naissance à une technologie capable de pirater la voix de n’importe qui sur la base d’un enregistrement d’une minute seulement. Autrement dit dès aujourd’hui, une simple conversation téléphonique suffirait à un pirate pour créer de faux documents audio.

Pour prouver son efficacité, Lyrebird a mis en ligne plusieurs fichiers sur Soundcloud, dans lesquels on peut notamment entendre Barrack Obama, Donald Trump et Hillary Clinton discuter au cours d’une conversation montée de toutes pièces. Selon la société, le logiciel est même capable de reproduire certaines émotions telles que la colère ou la joie. Fascinant et terrifiant.

 

La prouesse est impressionnante, et ce genre de piratage éclair n’est pas sans rappeler celui de d’Alexandre Korznikov, qui permettait de pirater un compte Windows dans des délais similaires. Pour Lyrebird, cependant, il ne s’agit pas de faciliter la tâche à de potentiels pirates. Au contraire, on peut lire sur son site officiel :

En révélant l’existence de cette technologie et en la rendant disponible, nous souhaitons conjurer l’apparition de tels risques. Nous espérons que le public prendra conscience qu’imiter une voix est devenu possible et que cela doit relativiser à l’avenir la valeur de preuve accordée aux enregistrements audio.

 

La vocation de Lyrebird est donc avant tout de prévenir le public de l’émergence de ce genre de détournements. Dans un futur très proche, le témoignage audio n’aura peut-être plus la même puissance et utilité qu’aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

L’ADN est-il l’avenir des mémoires d’ordinateur?

D’ici 2020, entre 21 et 26 milliards d’appareils seront connectés à Internet. Pour réussir à entreposer cette énorme quantité de données, des chercheurs en génomique tentent d’utiliser le meilleur outil offert par la nature : l’ADN.

Des relevés effectués par des chercheurs ou des compagnies, comme IBM ou Google, montrent que, chaque année, de nouveaux records sont établis quant à la quantité de données produites.

La technologie actuelle ne permet pas de régler le problème du stockage d’information, compte tenu de l’explosion des réseaux sociaux et de la vitesse à laquelle du nouveau contenu est mis en ligne.

Comme solution, des scientifiques américains se sont tournés vers l’ADN, l’une des façons les plus compactes de stocker de l’information sur Terre. L’ADN est composé de quatre nucléotides, quatre molécules identifiées à l’aide des lettres A, T, G et C, qui s’agencent entre elles pour encoder toute l’information biologique. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Science.

Des chiffres et des lettres

La méthode employée pour passer du virtuel au biologique a déjà été testée dans d’autres études : on associe arbitrairement une lettre de l’ADN à une combinaison de 0 et de 1 qui forment les données informatiques, transformant ainsi le biologique en binaire.

 

Avec cette façon de procéder, les 6 milliards de lettres formant l’ADN humain donnent environ 1,5 gigaoctet de données (un disque Blu-ray contient entre 25 et 50 gigaoctets).

Cela peut paraître peu, mais chaque cellule contient une copie de ce code en son noyau (un noyau cellulaire mesure environ 10 microns). Si on multiplie ce chiffre par les 37 trillions de cellules qui forment un corps humain (37 milliards de milliards), on obtient une quantité de données insensée! Il est donc facile d’envisager que maîtriser l’ADN pour l’informatique réglerait tout problème de stockage actuel.

Un encodage unique, mais coûteux

La méthode employée par les chercheurs s’appelle « encodage par fontaine d’ADN ». Avec cet algorithme, il est possible d’entreposer 215 millions de gigaoctets dans 1 gramme d’ADN.

Ceci est la valeur maximale proposée par leur méthode. L’équipe a toutefois commencé avec un projet plus petit, en encodant plusieurs fichiers pour une valeur de 2,15 mégaoctets.

Ces chercheurs ont d’abord traduit la séquence binaire en séquence d’ADN grâce à leur algorithme. Ils ont ensuite fait synthétiser les brins d’ADN par une compagnie de biotechnologie, qui leur a envoyé le tout par la poste.

Ils ont ensuite reconverti l’ADN en fichiers informatiques, sans qu’aucune erreur ne s’y glisse, ce qui est une première. Rares sont ceux qui ont eu l’occasion de regarder une vidéo sur leur écran d’ordinateur à partir d’un fichier qui, peu de temps auparavant, était stocké dans un agencement de molécules organiques!

Il y a toutefois deux problèmes qui pourraient porter ombrage à cette méthode : son coût et sa vitesse. Il aura fallu 2 minutes 30 et 7000 $ pour encoder un fichier et 9 minutes ainsi que 2000 $ supplémentaires pour le décoder. Il n’est donc pas envisageable que cette technique soit commercialisable sous sa forme actuelle.

Les nouvelles technologies faisant souvent face à des problèmes de coûts, seul le temps nous dira si nous enregistrerons un jour nos fichiers sur des clefs USB à base d’ADN.

 

Source:Radio Canada

 

 

Comment la CIA peut hacker à distance à peu près tout, même les voitures :un dosdsier de Wikileaks

Selon Wikileaks, la CIA pourrait prendre à distance le contrôle d’une voiture pour provoquer un accident, et donc procéder « à des assassinats presque indétectables ». Wikileaks vient de publier une énorme quantité de leaks qui révèlent comment la CIA peut accéder à tous les objets qui nous sont familiers : smartphones, TV Connectées, voitures… pour servir ses objectifs. 

 

 

 

Si les données contenues dans les leaks publiées par Wikileaks se révèlent exactes, il y a de quoi vouloir vivre éloigné de toute technologie. On apprend ainsi que la CIA possède de nombreux exploits zero day lui permettant d’entrer dans des ordinateurs tournant sous Windows, Mac OS, diverses distributions Linux, Solaris, iOS, Android, et une kyrielle d’autres systèmes.

En outre ce qui nous a particulièrement frappé, c’est qu’à en croire ces fuites, la CIA sait également infecter le système de contrôle utilisé dans les voitures et camions récents. Wikileaks explique :

 

« La raison d’un tel contrôle n’est pas spécifiée, mais cela permettrait à la CIA de s’engager dans des assassinats presque indétectables »

Wikileaks : la CIA peut prendre le contrôle d’une voiture pour provoquer un accident

Outre les voitures, on apprend que la CIA saurait entrer dans n’importe quelle Smart TV de Samsung, en mode « fake-off » c’est à dire en faisant croire que la TV est éteinte, de manière à la transformer en dispositif d’espionnage. En outre, l’agence serait capable de contourner le chiffrement de WhatsApp, Signal, Telegram, Wiebo, Confide et Cloackman, « en collectant l’audio et les messages avant que le chiffrement ne soit appliqué ».

 

En cela la CIA, pense Wikileaks, « aurait créé sa propre NSA ». Vous pouvez lire le communiqué de Wikileaks et le contenu des fuites complet (en anglais) directement sur le site de l’organisation. Selon Wikileaks, ce serait « la plus importante publication d’espionnage de l’histoire ». Si cela est avéré, ce serait effectivement très grave.

 

Sources:Wikileaks