Ces thons sont radioactifs…méfiance alimentaire majeure!
Chaque thon rouge testés dans les eaux au large de la Californie s’est montré être contaminé par le rayonnement qui provient de Fukushima .
Il y a plus d’un an , en mai 2012, le Wall Street Journal a rapporté une étude de l’Université de Stanford . Daniel Madigan , un écologiste marin qui a dirigé l’étude , a été cité comme suit: » L’irradiation du thon monte en flèche( le rayonnement ) et il le transporte et le retransmet à travers le plus grand océan du monde . Nous étions vraiment surpris de le découvrir et encore plus surpris de voir dans chacun des thons que nous avons mesuré » .
Un autre membre du groupe d’étude ,le biologiste marin Nicholas Fisher de l’Université Stony Brook , dans l’État de New York a déclaré , » Nous avons constaté qu’absolument chacun d’entre eux avait des concentrations comparables de césium 134 et le césium 137 . «
C’était il y a plus d’un an . Les poissons qui ont été testés avait relativement peu d’exposition aux déchets radioactifs déversés dans l’océan suite à la fusion nucléaire qui est survenu à la centrale de Fukushima Daiichi ,en Mars 2011. Depuis ce temps , le flux de contaminants radioactifs( venant du dumping de plus de 300 tonnes d’eau irradiées par jour) dans l’océan s’est poursuivie sans relâche . Les poissons qui arrivent à ce stade ,vivront contaminés pour toute leur vie .
Le Césium radioactif ne coule pas au fond de la mer , de sorte que les poissons nagent à travers lui,dans l’environnement , et ingèrent par leurs branchies ou par des organismes qui ont déjà ingéré dans leur manger . Il s’agit d’un composé qui ne se produit naturellement pas dans la nature , cependant, les niveaux de césium trouvées dans le thon en 2012 avaient des niveaux de 3 pour cent de plus que d’habitude dans leurs corps . Les mesures pour cette année n’ont pas été mis à disposition , ou du moins aucune que j’ai pu trouver . Je suis allé à la recherche des effets de l’ingestion de césium . C’est ce que j’ai trouvé :
Lorsque le contact avec le césium radioactif se produit , ce qui est très peu probable , une personne peut éprouver des lésions cellulaires dues à un rayonnement des particules de césium . Pour cette raison, des effets tels que des nausées, des vomissements, la diarrhée et les saignements peuvent se produire. Lorsque l’exposition dure longtemps , les gens peuvent même perdre conscience.Le coma ou même la mort peuvent alors suivre. La gravité des effets dépend de la résistance des individus et la durée d’exposition et la concentration radioactive dans une personne qui est exposée à ses effets.
La demi-vie du césium 134 est de 2,0652 années . Pour le césium 137 , la demi-vie est 30,17 années .
La catastrophe de Fukushima est un combat permanent avec aucun signe que les humains gagneront la haute main . Les seules bonnes nouvelles à sortir du Japon aplus tard ,se sont révélées fausses et n’était rien de plus que les tentatives de Tokyo Electric Power Company (TEPCO ) pour tromper le public et de les endormir dans un sentiment de sécurité alors que la compagnie recherche en vain des moyens pour contenir l’accident . Cet incident fait de Three Mile Island et de Tchernobyl ,de pâles figures en comparaison . Ce sont des effondrements nucléaires . Une fusion nucléaire par contre, pose un problème beaucoup plus grave et c’est une chose que la technologie moderne n’a pas les outils pour répondre . Deux ans et demi plus tard et les contaminants coulent toujours dans l’océan et se poursuivront dans un avenir prévisible et sombre .
La FDA (USA) et Santé Canada nous assurent que notre approvisionnement alimentaire est sécuritaire , que les niveaux de rayonnement trouvées dans les échantillons de poissons sont dans des limites sûres pour la consommation . Mais on peut se demander si cela est vrai et , s’il est vrai maintenant , et si cela restera vrai ? Est-ce , comme les déclarations issues du TEPCO , une autre tentative pour réprimer une réaction du public face à un événement sans précédent qui , pour l’instant, n’a pas de solution et aucune fin en vue ?
La sécurité alimentaire de l’Amérique …et même du Monde est menacée.
Continuerons-nous longtemps à accepter de nous laisser leurrer par nos gouvernements de tricheurs et de menteurs.
Sources :(diverses recherches et mêmes conclusions)
Les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur la population commencent à montrer leur étendue. Pneumonies, leucémies ou problèmes hormonaux semblent se multiplier chez les deux millions d’habitants de la région. Les enfants sont en première ligne, alors que les terres, les eaux et certains aliments sont fortement contaminés. De son côté, Tepco, l’exploitant de la centrale, sombre dans le cynisme : les éléments radioactifs qui se sont échappés des réacteurs ne lui appartiennent plus…
« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » C’est l’appel lancé par un groupe de femmes de la région de Fukushima. Depuis mars, ils sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour alerter sur les dangers sanitaires de la radioactivité, dans la zone concernée par la catastrophe nucléaire, comme ailleurs dans le pays. Des graphiques mis en ligne par Centre de surveillance des maladies infectieuses font apparaître d’inquiétants pics pour certaines maladies au Japon, comme les pneumonies, ou les conjonctivites aiguës hémorragiques.
Des écoliers plus irradiés que les travailleurs du nucléaire
Des prélèvements d’urine effectués par un laboratoire indépendant français (l’Acro, agréé par l’Autorité de sûreté du nucléaire), auprès d’une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima ont montré que 100 % d’entre eux sont contaminés par du césium radioactif. Dans cette région, un enfant examiné sur 13 aurait des problèmes hormonaux et un dysfonctionnement de la thyroïde, selon une étude japonaise. Face à l’angoisse des parents, la préfecture de Fukushima a lancé en octobre une grande étude médicale auprès de 360 000 enfants.
Les habitants de la région de Fukushima restent soumis à un important taux de radiation. En avril, le gouvernement japonais a relevé la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 millisievert/an à 20 millisieverts/an. Ce taux est le seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire. Alors que la sensibilité des enfants aux radiations est plus importante que celle des adultes, le ministère de l’Éducation considère pourtant comme « sans danger » les écoles où le taux de radiation approche les 20 millisieverts/an. 20 % des écoles de la préfecture de Fukushima dépasseraient ce taux. Dans ces établissements, les activités de plein air sont limitées : les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et les parcs, ni à jouer dans les bacs à sable. Parallèlement, du césium a même été détecté dans du lait en poudre destiné aux enfants.
Les autorités confirment la vente de riz contaminé
Cette situation est « extrêmement dangereuse », s’indigne le réseau Sortir du nucléaire, qui rappelle qu’« aucune dose de radioactivité n’est inoffensive » : « Les normes d’exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d’innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de “risque admissible”. » Dans la ville de Fukushima, située à 60 km de la centrale, la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) a mesuré une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire. Une radioactivité énorme. « Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié », déclarait alors l’organisation.
La nourriture est aussi un vecteur de contamination radioactive. Les autorités japonaises ont étendu le 29 novembre l’interdiction de vente de riz, notamment dans la région de Date, où des milliers d’agriculteurs ont dû suspendre leurs livraisons. Les dernières mesures effectuées montraient une teneur supérieure à la limite légale provisoire, fixée par le gouvernement à 500 becquerels/kg. Neuf kg de riz « excédant les standards de sécurité internationaux » ont par ailleurs été vendus à des consommateurs, ont déclaré les autorités de la préfecture de Fukushima, qui se sont excusées pour « les désagréments causés aux personnes qui ont acheté ce riz » (sic). C’est la première fois depuis la catastrophe que les autorités confirment la vente de riz contaminé. Le présentateur de télévision Norikazu Otsuka, qui consommait en direct des produits de la région de Fukushima pour en montrer l’innocuité, a récemment été hospitalisé pour une leucémie aigüe. Ce qui n’a pas rassuré les deux millions d’habitants de la zone.
L’équivalent de la Bretagne contaminé au Césium
Autre sujet d’inquiétude : le taux de contamination en césium des rivières de la région de Fukushima. Une étude universitaire évalue le niveau de contamination à l’embouchure de l’Abukumagawa à environ 50 milliards de becquerels répandus dans la mer chaque jour. L’équivalent, au quotidien, du césium déversé dans la mer pour tout le mois d’avril, par les eaux « faiblement contaminées » relâchées par Tepco depuis les réacteurs.
Un rapport publié fin novembre par les autorités japonaises souligne que 8 % du territoire du Japon est fortement contaminé par du césium radioactif. Soit 30 000 km². L’équivalent de la superficie de la Bretagne ou de la région Paca. Le césium s’est diffusé à plus de 250 km vers l’ouest, et jusqu’à la préfecture d’Okinawa, à 1 700 km de la centrale, selon le ministère des Sciences [1]. Une zone de 20 km autour de la centrale a été évacuée en mars, et à 30 km les habitants avaient pour consigne de se calfeutrer chez eux, prêts pour une évacuation. Les dernières cartes publiées par le ministère montrent que la zone à risque est beaucoup plus étendue. 300 000 personnes vivent dans la ville de Fukushima, où la radioactivité cumulée atteignait en mai plus de 20 fois la limite légale.
À qui appartient la radioactivité ?
À Hitachinaka, à une centaine de km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 becquerels/m², près d’un million de fois supérieur à la radioactivité naturelle locale, avant la catastrophe [2]. Après l’accident de Tchernobyl, les zones où les niveaux de radioactivité dépassaient 37 000 becquerels/m² étaient considérées comme « contaminées », rappelle le journal Asahi, principal quotidien du Japon. Dans le quartier Shinjuku de Tokyo, le taux est toujours de 17 000 becquerels/m² [3]. Dans certaines régions montagneuses, à 180 km de Fukushima, laradioactivité se situe entre 100 000 et 300 000 becquerels/m². Une contamination qui aura des conséquences durables, car la demie-vie du césium 137 est de 30 ans.
Le gouvernement se veut pourtant rassurant. Beaucoup d’habitants n’ont de toute façon pas les moyens de quitter les zones contaminées. La plupart des 160 000 Japonais évacués après la catastrophe attendent toujours des indemnités de la part de Tepco. Le propriétaire de la centrale est de plus en plus critiqué pour sa gestion de l’après-catastrophe. Lors d’un procès concernant la décontamination d’un terrain de golf au Japon, Tepco a sidéré les avocats en se dédouanant de ses responsabilités, affirmant que « les matériaux radioactifs (comme le césium) qui ont été disséminés par le réacteur n° 1 de la centrale de Fukushima et sont retombés appartiennent aux propriétaires des terres et non plus à Tepco » !
Cynisme et manque de transparence
Un argument rejeté par le tribunal, qui a cependant décidé de confier les opérations de décontamination aux autorités locales et nationales. Tepco va jusqu’à contester la fiabilité des mesures effectuées et affirme qu’un taux de 10 millisieverts/heure n’était après tout pas un problème et ne justifiait pas de maintenir des terrains de golf fermés. Les mesures effectuées sur ces terrains mi-novembre ont pourtant détecté un taux de césium de 235 000 becquerels par kg d’herbe : à ce niveau, la zone devrait être classée comme interdite selon les standards mis en place après l’accident de Tchernobyl, souligne Tomohiro Iwata, journaliste du Asahi Shimbun.
Au cynisme de Tepco s’ajoute le manque de transparence. Le 28 novembre, l’entreprise a annoncé que Masao Yoshida, 56 ans, directeur de la centrale de Fukushima au moment de la catastrophe, a dû quitter son poste pour des raisons de santé. Il a été hospitalisé en urgence. Tepco refuse de donner davantage de précisions. Par ailleurs, un projet du gouvernement d’organiser un monitoring en temps réel des radiations dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushima, notamment les écoles, devait démarrer en octobre. Il a été reporté à février 2012. Argument évoqué : l’entreprise qui devait fournir les équipements n’a pas pu tenir les délais.
Le béton des réacteurs rongé par le combustible
Les experts estiment que les efforts de décontamination devraient coûter au Japon 130 milliards de dollars. À cela risquent de s’ajouter des coûts sanitaires et environnementaux encore difficiles à comptabiliser, tant le risque sanitaire semble être aujourd’hui minimisé. D’après Tepco, la situation de la centrale est aujourd’hui stabilisée [4]. La température des réacteurs 1, 2 et 3 – qui ont subi une perte totale du système de refroidissement en mars – serait maintenue en dessous de 100 degrés. Le risque sismique n’est pourtant pas écarté, qui pourrait de nouveau aggraver la situation. Dans un rapport rendu public le 30 novembre, Tepco explique que le combustible du réacteur 1 aurait entièrement fondu, percé la cuve et rongé une partie du béton de l’enceinte de confinement, sur 65 cm de profondeur. Le combustible fondu serait à 37 cm de la coque en acier. Mais ces analyses reposent sur des estimations et simulations informatiques. Impossible d’avoir des informations plus précises.
Pendant ce temps, la vie continue dans les régions contaminées. Le 13 novembre, dans la ville de Fukushima, était organisé le marathon annuel, Ekiden. Des jeunes femmes ont couru 40 km, sans aucune protection, dans une des zones les plus contaminées du Japon. Un journaliste japonais y a relevé des taux de 1,4 microsieverts/h (soit plus de 12 fois la limite d’exposition aux rayonnements autorisée pour la population civile en temps normal). L’organisateur de la course a fait signer aux participants un formulaire stipulant qu’ils ne pourraient le poursuivre en justice s’ils avaient des problèmes de santé. À Fukushima, la vie ressemble à un jeu de roulette russe où les victimes ne sont pas ceux qui appuient sur la gâchette. Eux jouissent, pour le moment, d’une impunité totale.
[1] La présence de césium 134, à la durée de mi-vie de 2 ans, est la preuve que la source de cette radioactivité est bien l’explosion de la centrale de Fukushima.
[2] 970 000 fois le niveau de 2009, qui était de 0,042 becquerels/m² de « densité cumulée de césium 134 et 137 », d’après The Asahi Shimbun
[3] De grandes quantités de poussières radioactives sont tombées sur Tokyo, mais une autre étude montre une faible accumulation de césium dans le sol. L’explication ? « Tokyo a de plus petites surfaces de sol que les autres préfectures, mais les routes et les surfaces en béton ont moins tendance à fixer le dépôt de césium, qui a probablement été lessivé par le vent et la pluie », affirme un membre du ministère.
[4] 45 tonnes d’eau radioactive se sont pourtant de nouveau échappées du réacteur n°1 début décembre.
Si l’humanité soudainement s’éteingnait , et si dans quelques siècles des archéologues extraterrestres viennent faire des recherches sur Terre,ils vont probablement baptiser l’époque dans laquelle nous avons vécu, à la lumière du matériel technique qu’ils trouveront en plus grande abondance dans les fouilles qu’ils feront . Si il y a 5000 ans , dans notre préhistoire , nos archéologues ont ainsi nommé » l’âge du bronze » ,à cause du développement de l’utilisation de ce métal, pour les savants extraterrestres qui étudieront notre post- histoire, les humains auront disparu au cours de « l’âge de plastique » .
Et malheureusement , c’est l’océan qui est en charge de rappeler nos abus de façon spectaculaire dans la fabrication de matières plastiques ( qui a échappé au recyclage) avec qui nous punissons notre planète pour les 70 dernières années . Difficile de se faire une idée de sa taille , mais dans l’océan Pacifique quelque part entre San Francisco et Hawaii , il ya une énorme île de déchets supérieure à celle de la France , l’Espagne et le Portugal en taille .
Les experts se réfèrent à lui comme « une grande plaque de déchets du Pacifique » (ou le Grand Vortex de Déchets du Pacifique), même si c’est un peu plus fantaisiste , certains préfèrent l’appeler » Le septième continent » .
Ce n’est pas un phénomène nouveau, en fait d’abord détecté dans les années 1950 , et depuis lors,il n’a cessé de croître à un rythme rapide en raison de notre dépendance excessive sur le plastique .
Les premières contre-mesures ont déjà été prises , et c’est pourquoi les supermarchés ont commencé à surcharger les sacs en plastique . Heureusement, de plus en plus de gens sont concients de leur environnement,en portant à la maison leurs caddies ou des sacs en tissu réutilisables , mais la grande plaque de déchets , qui se compose de 80 % de plastique et pèse plus de 3,5 millions de tonnes , ne disparaîtra pas du matin au soir . Sa taille est telle que le nettoyage n’est tout simplement pas une option .
Bientôt , une expédition de français Exploration Society (SEF ) , parrainé par le Centre national d’études spatiales ( CNEE ) , va commencer une expédition de la grande île de déchets . La raison de cette expédition , qui commande le navigateur Deixonne SEF Patrick , est d’analyser la composition de la poubelle et avertir le monde de son existence .
L’expédition mit à la voile le 2 mai 2014 de San Diego , côte de la Californie aux États-Unis et se rendra 4,630 miles pour atteindre Hawaii .
Selon les données fournies par NCES , ce groupement de débris flottants d’origine humaine ( qui abondent de bouées , de filets de pêche ,de bouchons de bouteilles , d’objets de toutes sortes échappé des égouts et de millions de petites particules de plastique ) mesure actuellement 22,200 miles de circonférence , donnant une superficie de 3,4 millions de kilomètres carrés .
La goélette obtenir de l’aide de l’espace , comme la NASA satellites Terra et Aqua , vont les guider vers l’île de débris . Pendant le voyage , les experts à bord seront la mesure de la densité des déchets , tout en prenant des échantillons d’eau , de plancton et de matières solides .
Les scientifiques avertissent que la plaque de déchets n’est pas superficielle , mais il a une profondeur de 30 mètres, ce qui influe évidemment sur l’environnement sous-marin .
Pour continuer à croître au rythme actuel, la plaque de déchets ne pose pas seulement une menace pour le tourisme sur les côtes de Hawaii ou en Californie , mais lpose aussi des risques à la marine marchande.
La raison qui explique pourquoi tous ces débris provenant de toute la planète ont terminé dans cette région particulière, est l’existence d’un tourbillon géant causé par la force de l’ actuelle spirale du Pacifique Nord , qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre . Ce fait , couplé avec les vents de la région contribue à ce que le sac à ordures reste capturé dans les eaux sans atteindre la côte .
Ce n’est pas la seule poubelle de débris visible de la planète , en fait, les experts avertissent qu’il y en a quatre autres plus petites , dont l’une est située sur la côte ouest de l’Atlantique Nord entre Cuba et les Etats-Unis ( mer des Sargasses ) .
Étant donné que nous sommes entré dans la Sixième Grande Extinction Massive d’espèces,il est bon de se familiariser avec ce qui est arrivé jadis,car dans peu de temps,nous allons suivre le même chemin que les dinosaures.
L’impact de Chicxulub.
L’extinction des dinosaures
Le tueur invisible
Quel cataclysme mit donc fin au règne des dinosaures il y a 65 millions d’années, à la limite de l’ère du Crétacé et du Tertiaire (C/T) ?
L’extinction des grands sauriens, mais aussi des fougères géantes et des ammonites à la fin du Secondaire (limite C/T) fut provoquée par un phénomène à l’échelle astronomique qui modifia tout notre écosystème pendant plusieurs centaines ou milliers d’années, déversant d’énormes quantités de gaz carbonique dans l’atmosphère et ensevelissant les terres sont des millions de tonnes de cendres.
L’événement,il y a 65 millions d’années.
Il y a quelques années le paléontologue américain Peter D.Ward de l’Université de Washington a décrit les principales leçons que l’on peut tirer du débat sur l’extinction du C/T :
– Les modèles et les mécanismes qui ont conduit à cette hécatombe sont immatures et donc inadaptés pour expliquer les modes de comportements de la survie sélective et de l’extinction
– Les impacts peuvent provoquer une extinction
– D’ordinaire il y a plus d’un mécanisme tueur impliqué dans une extinction massive, même dans le cas C/T
– Les enregistrements fossiles interprétés littéralement aux époques frontières des extinctions peuvent être trompeurs
– Toutes les extinctions devraient être considérées comme des processus rapides, sauf preuve du contraire
– Une percée scientifique sera le résultat d’efforts pluridisciplinaires, impliquant la paléontologie, la sédimentologie, la géochimie et les sciences de l’atmosphère.
C’est en suivant ces conseils et en analysant notamment les résultats des recherches pluridisciplinaires que nous allons tenter d’exposer un scénario plausible de ce qui s’est passé il y a 65 millions d’années.
Trois grands axes de recherches ont été explorés depuis les années 1980 :
– Les mécanismes tueurs et les contraintes dans les modèles paléontologiques
– La calibration de la taille de « l’impacteur » et de l’extinction en elle-même
– Comment la sélectivité a préservé certaines espèces et pourquoi d’autres ont péri.
Plusieurs théories ont été invoquées pour expliquer l’extinction des reptiles géants. Celles que nous retiendrons font appel à des évènements extraterrestres, d’ordre astronomique, dont on peut retrouver une périodicité car le même phénomène s’est produit antérieurement à plusieurs reprises, ainsi que nous l’expliquerons dans l’article consacré aux extinctions de masse.
Les autres causes, biologiques (cycle interne, virus, etc) ou géologiques (mouvements du sol, volcanisme) n’ont aucune raison d’être périodiques, du moins de présenter des cycles dont la période dépasse plusieurs millions d’années (certains volcans peuvent en effet avoir des éruptions cycliques tous les 600000 ans comme le Yellowstone). Mais nous reviendrons sur la cause géologique pour expliquer d’autres extinctions massives.
Enquête sur l’extinction des dinosaures
L’explication la plus plausible concernant l’extinction des reptiles géants et de 75% des autres espèces à la limite C/T tient compte des preuves d’un impact météoritique et des traces d’incendies que l’on retrouve à travers le monde.
En effet, la théorie que nous allons décrire explique non seulement l’origine de la catastrophe mais également pourquoi des espèces dominantes ont disparu en quelques décennies et surtout pourquoi 25% des espèces ont survécu, y compris certains mammifères et des oiseaux.
Luis et son fils Walter Alvarez ainsi que des chercheurs de Caltech ont découvert en 1980 dans les states à la limite C/T un taux anormalement élevé d’iridium, d’osmium et de cristal de quartz au Canada, aux Etats-Unis, en Espagne, en France, dans les Balkans, en Chine et même en Nouvelle-Zélande.
L’iridium est rare sur Terre, sa concentration est en moyenne de 0.05 mg/kg dans la croûte terrestre. Mais c’est un élément ordinaire dans le système solaire, qu’on retrouve principalement dans les astéroïdes et les comètes. Il peut être 10000 fois plus concentré dans les météorites.
De façon générale, toutes les données recueillies jusqu’à présent tendent à démontrer que seule une perturbation extraterrestre a pu conduire à l’extinction massive de l’ère Secondaire. Toutefois la répartition de l’iridium n’est pas régulière sur tout le globe et certains géologues et géochimistes considèrent que les taux d’iridium relevés aux époques des différentes extinctions pourrait très bien avoir une origine terrestre. Selon Stephen K.Donovan[6] de l’Université jamaïcaine des West Indies, “seule l’extinction massive du Crétacé-Tertiaire ne pourrait pas être attribuée à une cause terrestre”.
Ceci est le point de vue adopté par une majorité de chercheurs rassembés autour des Alvarez. Mais une minorité d’entre eux considèrent qu’il n’existe pas de lien entre les impacts majeurs et leur principale conséquence, l’extinction massive des espèces. Ou lorsqu’ils partagent l’opinon générale ils tempèrent leurs positions en précisant par exemple que l’extinction du C/T fut limitée aux Tropiques (Keller, 1994; Zinsmeister et Feldman, 1994) ce qui est totalement faux, ce qui fut démontré dès 1985 par différentes mesures géologiques effectuées aux quatre coins de la planète.
Voyons en détail la théorie de l’impact météoritique avant de décrire succintement les théories alternatives.
I. L’impact météoritique
J.Hess et M.Bender, océanologues à l’Université de Rhodes découvrirent en 1986 que l’eau de mer à l’époque de l’extinction des dinosaures avait une grande teneur en strontium.
En 1991, une équipe américaine de l’Université Rhodes Island affirmait même avoir localisé le cratère d’impact à l’origine du bouleversement de notre biosphère. Ayant découvert de grande quantités de sphérules près de Haïti, ils considéraient que le lieu d’impact le plus vraisemblable était le cratère de Chicxulub, au Mexique, le plus grand cratère de la planète[7], avec un diamètre supérieur à 260 km. Le cratère d’impact est parfaitement conservé car il est enfoui sous une couches de sédiments d’environ 1000 m d’épaisseur. Vu de profil le cratère est formé de deux pics centraux tandis que les remparts partiellement effondrés sont entourés d’éjectas sur plusieurs dizaines de kilomètres en direction de Belize.
Mais cette hypothèse n’a pas retenu l’attention d’une équipe française du Laboratoire des faibles radioactivités car ils considèrent après contre-analyse que ces sphérules avaient une origine volcanique locale et rien de plus. Le débat reste toutefois ouvert, en particulier dans l’esprit de J.Kasting déjà connu pour ses modèles climatiques, M.Rampino et R.Stothers, chercheurs à l’Institut des Etudes Spatiales de la NASA[8].
En 1993, les géochronologistes Peter Zeitler de l’Université de Bethlehem et Michael Kunk de l’US Geological Survey apportèrent à leur tour la preuve[9] que le cratère d’impact de Manson en Iowa – 35 km de diamètre – avait exactement le même âge que celui de Chicxulub. Cette découverte suggéra que la Terre fut frappée simultanément ou presque par au moins deux grands objets, phénomène qui se produit rarement avec les astéroïdes.
Le cratère de Chicxulub fit donc l’objet de deux nouvelles expéditions scientifiques en 1995 et 1996. Des géologues de la Planetary Society explorèrent la région de Belize en quête de signatures extraterrestres, de roches éjectées du cratère suite à la force de l’impact. Ces expéditions furent un succès et eurent une répercussion mondiale, tant dans la presse spécialisée que grand public. Les chercheurs découvrirent tout d’abord dans les pierres de dolomites (carbonate de calcium ou de magnésium naturel) des fossiles d’une nouvelle espèce de crabe Carcineretes planetarius qui s’est éteinte à la fin du Crétacé, ainsi que des fossiles de néréides. Ces créatures permirent aux scientifiques d’avoir une première idée de l’environnement de cette région à l’époque de l’impact et de confirmer que la surface fut exposée à des éjectas de Chicxulub à la fin du Crétacé.
De nouvelles tectites ont également été découvertes, dont la composition correspondait à celles retrouvées dans les roches du Yucatan. Les découvertes se sont ainsi succédées. D’autres dolomites, de 8 m de diamètre, avaient été striées par une force titanesque. Certaines sphérules de calcites semblaient à l’évidence avoir subi un traitement inhabituel pour leur donner cette forme atypique. Certaines avaient été vaporisées avant de se cristalliser.
Adriana Ocampo et Kevin Pope de la Planetary Society ont démontré qu’à plus de 500 km de l’épicentre, la force de l’impact fut vraiment diabolique. Des roches éclatées ont été découvertes, encroûtées et polies dans les éjectas. D’autres roches présentaient des signes de métamorphisme de choc : des débris avaient été vitrifiés sous la chaleur de l’onde de choc qui suivit l’explosion et d’autres roches présentaient des trous résultants d’impacts supersoniques.
Enfin, à Cristo Rey et Barton Creek des zones exposées aux intempéries ont permis aux géologues de découvrir le tracé de la limite C/T. Ainsi qu’on le distingue ci-dessus, au-dessus d’éboulis et de sédiments jaunâtres, ils découvrirent un fin lit brun-bordeau de 5 cm d’épaisseur constitué de petits rochers arrondis et de sphérules au-dessus duquel reposait la couche d’éjectas sur une dizaine de centimètre, elle-même recouverte de dolomites blanches. Cette limite C/T courait sur plusieurs dizaines de mètres de longueur au milieu des montagnes de Belize. A l’heure actuelle c’est la seule trace biostratigraphique connue présentant un indice clair traduisant l’influence d’un impact météoritique majeur.
Interpréter ce fait comme étant la cause de l’extinction des dinosaures est par contre une hypothèse plus incertaine qui n’a pas encore été démontrée, bien qu’une multitudes d’indices abondent dans ce sens, y compris la prolifération des formes vies après cet incident, évènement sur lequel nous reviendrons à la fin de l’article.
La fragmentation de l’astéroïde Baptistina
Si la théorie météoritique est exacte, des chercheurs ont essayé de déterminer quelle sorte d’astéroïde avait pu être à l’origine du cratère de Chicxulub.
Les résultats des simulations numériques publiés en 2007 dans le magazine « Nature » par des chercheurs du Southwest Research Institute (SwRI) en Arizona et de la Charles University (Karlova) de Prague suggèrent que l’impact de Chicxulub et le cratère Tycho (85 km de diamètre et 4.8 km de profondeur) sur la Lune auraient la même origine.
Ainsi que le montre l’illustration présentée à droite, deux astéroïdes de la famille Baptistina, un groupe de corps formés suite à la fragmentation d’une chondrite carbonée mesurant quelque 170 km de longueur, seraient entrés en collision dans la partie intérieure de laCeinture des astéroïdes il y a environ 160 millions d’années.
Les chercheurs ont abouti à cette conclusion en analysant les données de plusieurs fragments de cet objet dont celui de l’astéroïde 298 Baptistina justement, un corps de 13 à 30 km de longueur découvert en 1890 (Cf. ce document de 1893) dans la Ceinture des astéroïdes. Ce petit corps qui brille à la magnitude 11 se déplace à environ 20 km/s sur une orbite inclinée à 6.28° sur le plan de l’écliptique.
A partir de ces données, ils ont modélisé l’évolution de leur trajectoire en remontant jusqu’à l’époque de la fragmentation du corps parent, en tenant compte des forces thermiques qui ont modifié leur trajectoire à mesure qu’ils absorbaient et réémettaient le rayonnement solaire. Ils ont découvert que cette fragmentation s’est produite il y a 160±20 millions d’années.
Les fragments auraient suivi une trajectoire les écartant de la Ceinture des astéroïdes et les rapprochant de celles de la Terre et de la Lune, provoquant une augmentation significative du nombre d’impacts météoritiques sur ces astres dont le pic d’activité est survenu il y a 100 millions d’années. Aux dernières estimations, Tycho aurait été formé il y a 108 millions d’années.
Les deux impacts de Chicxulub et Tycho correspondent aux tracés des fragments du corps parent de Baptistina, Chicxulub correspondant à la composition d’une chondrite carbonée. En complément, le modèle indique une augmentation de la fréquence des impacts sur la Lune au cours des 150 derniers millions d’années.
Scénario d’une extinction
En supposant que nous connaissons à présent l’origine du cratère de Chicxulub et du corps qui lui a donné naissance, voyons comment le biologiste Michael Rampino de l’Université de New York reconstitua les évènements qui suivirent l’impact de Chicxulub.
Il y a 65 millions d’années, un astéroïde de la famille Baptistina de 10 km de diamètre suivi une trajectoire de collision avec la Terre.
Il pénétra dans l’atmosphère terrestre à plus de 20 km/s et s’écrasa dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.
Ce phénomène excessivement rare provoqua une catastrophe globale. Son intensité a été estimée à VEI 8 sur une échelle qui va de 0 à 8, chaque degré étant 10 fois plus intense que le précédent !
Rappelons qu’une île qui est détruite par l’explosion d’un volcan (île de Santorin) atteint une intensité VEI 6 et jamais aucun évènement n’a jusqu’à présent dépassé cette valeur. L’impact du C/T devait donc fatalement conduire à l’extinction de la plupart des espèces par les effets secondaires qui en découlèrent (incendies, tsunamis et refroidissement à l’échelle gobale).
La chaleur
L’énergie de l’impact, évaluée à 100 mille milliards de tonnes de TNT soit plus de 6 mille milliards de fois l’explosion d’Hiroshima (la bombe d’Hiroshima fut équivalente à 15 kt de TNT) fut convertie en onde de choc et en chaleur, formant un cratère d’impact de plus de 260 km de diamètre qui libéra dans l’atmosphère une quantité extraordinaire de poussières, de roches en fusion, de débris, de vapeur brûlantes et de gaz toxiques.
Sous l’impact, une boule de feu d’au moins 6000°C et de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre se forma. Elle progressa à 75000 km/h dans toutes les directions et notamment vers l’Amérique du Nord qui abritait une grande population de dinosaures.
En quelques secondes, les éjectas en fusion libérés par l’impact ont porté l’atmosphère à haute température. En retombant, l’air devint si chaud que les végétaux et les animaux succombèrent sous les effets de la chaleur.
En quelques heures voire en quelques minutes, tous les organismes vivants à la surface de la terre existant en Amérique du Nord et Centrale ont été brûlés vifs par l’onde de chaleur. A plus de 500 km de l’impact, les animaux furent soufflés par l’onde choc ou blessés mortellement par des débris se déplaçant à des vitesses supersoniques. A plus grande distance, ils moururent intoxiqués par lez gaz ou étouffés par les cendres (résidus incombustibles) et la suie (un dépôt carboné formé lors de la combustion incomplète de la biomasse). Ailleurs sur la planète, les organismes vivants n’euront qu’un répit de quelques heures, le temps que l’onde de chaleur et les cendres les atteignent.
Seuls les petits animaux vivants dans des terriers, cavernicoles ou capables de s’abriter sous terre ou dans l’eau on pu échapper au déluge de feu. Parmi ces rescapés on retrouve une majorité de poissons, des reptiles (lézards, tortues, crocodiles, grenouilles, etc), des insectes, de petits mammifères (les ancêtres du chien de prairie notamment) et même les rares oiseaux vivant dans des terriers. Mais aucun gros reptile et encore moins le T.Rex ne pouvait s’abriter sous terre, ce qui explique la disparition quasi instantanée des grands dinosaures.
Les tsumanis
Avec ses quelque 260 km de diamètre (presque la taille de la Belgique), il fallut environ 10 heures pour que le cratère d’impact se remplisse d’eau. Sous la violence des flots, un méga tsunami de 300 mètres de haut se forma.
Les strates sédimentaires témoignent qu’au moins 6 vagues gigantesques successives ont déferlé sur les continents. En d’autres termes, si une créature avait survécu au premier tsunami, elle risquait fort de ne pas survivre aux suivants.
Les gaz et les poussières
L’impact de Chicxulub vaporisa toutes les roches et le substrat dans un rayon de 6 à 12 km. La plume de vapeur brûlante qui s’éleva au-dessus du Yucatan était composée de trillions de tonnes de dioxyde de soufre, de gaz carbonique et de vapeur d’eau, des éléments qui composent d’ordinaire toute météorite ou comète. Cette couche de carbonates et de sulfate devait avoir une épaisseur de 3 km et la température d’une lave très fluide soit plusieurs milliers de degrés. Les gaz et les poussières ont finalement être pris dans la circulation atmosphérique générale et encerclèrent la Terre avant de retomber très lentement au sol.
A titre de comparaison, si un volcan explose et libère un centimètre cube de poussière dans l’atmosphère, Chixculub libéra un mètre cube de poussière ! Ces débris furent portés à une température telle que la surface de la Terre devint une chaudière à la vitesse de l’éclair, les forêts se consumant dans le monde entier. Le ciel s’obscurcit tandis que la poussière retomba lentement sur un paysage brûlé vif. Dans le golfe du Mexique et la région des Caraïbes l’impact fut à ce point destructif qu’il provoqua des tremblements de terre et des tsunamis qui renversèrent complètement les barrières de coraux et balayèrent totalement les zones intertidales.
Un mois après l’impact toute la terre fut recouverte de boues et de cendres, transformant les prairies et les bois en désert minéral.
Selon Kevin Pope, des modèles informatiques suggèrent que parallèlement aux éjectas de poussière dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforma en acide sulfurique au contact des nuages. En bloquant la lumière du Soleil, ceux-ci ont empêché la photosynthèse végétale pendant plusieurs mois et refroidirent la surface de la Terre de 10°C durant près de 10 ans. S’ajoute à ce cataclysme le fait que l’acide sulfurique en suspension dans l’atmosphère créa une diminution de la quantité d’ozone et déversa sur le monde une pluie acide durant plusieurs années, acidifiant la surface des océans et tuant les derniers organismes restés à la surface, y compris les végétaux.
Outre la chaleur dégagée par les éjectas, il est également possible que le gaz carbonique libéré au cours de l’impact ait provoqué un réchauffement de l’atmosphère par effet de serre. Cette augmentation resterait néanmoins inférieure à 2°C. Cet évènement ne provoqua probablement pas l’extinction massive des espèces car cette vapeur dût rapidement se combiner avec les oxydes de calcium ou de magnésium et se précipita sous forme de carbonates. Mais “l’hiver de Chixculub” eut probablement lieu suite à la vaporisation des sulfates.
Dans ces conditions il n’est pas surprenant qu’une fois la couche de poussière dissipée et les pluies adoucies que 75% des espèces vivants sur la terre ferme et quelques unes dans l’océan (certaines espèces de requins et de raies notamment) se soient éteintes.
Si les végétaux se sont reconstitués quelques années après l’impact, les grands dinosaures n’y ont pas survécu. Selon leur habitat et leur localisation par rapport au point d’impact, ils seraient tous morts en quelques dizaines d’années.
La survie des mammifères
Quant aux mammifères, sans lesquels nous ne serions pas là, ils étaient très petits à l’époque, de la taille d’une souris ou d’un mulot. Ils ont survécu car ils bénéficiaient de plusieurs atouts. D’abord leur petite taille leur permit de se réfugier sous terre, ensuite le fait qu’ils se reproduisaient rapidement, tous les 2-3 ans, leur donnait un avantage sur les dinosaures qui ne se reproduisaient que tous les 20 ou 30 ans. Les petits mammifères ont donc eu plus d’occasions de subir des mutations et de s’adapter à tous les nouveaux environnements laissés en friche par les espèces disparues.
Un nouveau monde est né, sans dinosaure, où les mammifères allaient pouvoir s’épanouir.
Cette remarquable histoire est aujourd’hui empreinte dans les sédiments terrestres dont l’analyse directe et la modélisation informatique permettent de retracer les étapes. Grâce à tous ces indices, depuis les années 1980 une majorité de scientifiques se rallient à la thèse de l’équipe d’Alvarez et consorts.
En 1990, D.Raup publia une courbe d’extinction des espèces en fonction du diamètre du cratère d’impact. Mais il ne disposait virtuellement comme indice que d’un seul cratère associé à un tel phénomène, celui de Chixculub. Pour tester la validité de ce modèle quelques années plus tard M.Rampino et B.Haggerty complèteront le schéma en ajoutant plusieurs cratères d’impacts : Puchezh-Katunki (Russie), 80 km, Trias; Popigai (Russie), 100 km, Tertiaire; Manicouagan (Canada), 100 km, fin du Trias. Ces points semblent tomber dans la marge d’erreur proposée par D.Raup, un nouvel indice en faveur de cette théorie.
Mais tempérons nos découvertes. Les scientifiques ont encore beaucoup à apprendre sur le timing des évènements survenus à la limite C/T, des mécanismes impliqués dans la suite de catastrophes (gradient de latitude, sélectivité des victimes et des survivants, refuges d’altitude, etc), autant de détails qui nécessiteront des décennies de recherches pour en extraire l’essentiel et espérer affiner le scénario présenté ci-dessus afin qu’il réponde à toutes les questions.
Représentation de l’éruption de Toba.
II. Les éruptions volcaniques
Il existe une autre hypothèse suggérée par les Américains Charles Officer et Charles Drake du Dartmouth College ainsi que Vincent Courtillot de l’Institut de Physique de la Terre à Paris[10]. Ils évoquent l’éruption des volcans aux quatre coins du monde, phénomène plus incertain mais qui a pu conduire à une élévation de la concentration en iridium. Ils basent leur hypothèse sur les coulées basaltiques découvertes dans les trappes du Deccan[11] bien visibles dans les montagnes du sud de l’Inde. A la fin de l’ère Secondaire, cette région vit l’accumulation de cendres volcaniques sur une épaisseur de 250 mètres ! Par comparaison, l’éruption du volcan El Chiñon au Mexique recouvrit le sol de quelques dizaines de centimètres de poussière seulement.
On décompte aujourd’hui entre 50 et 60 éruptions volcaniques chaque année à travers le monde et 1500 volcans actifs. Si la thèse soutenue par les chercheurs de Dartmouth est correcte, il y a 65 millions d’années, une forte activité volcanique put entraîner une extinction massive des espèces. Nous pouvons imaginer les retombées d’un tel phénomène, en observant les volcans qui sont actifs de nos jours.
Par ses dimensions, l’explosion d’un volcan est souvent plus dévastatrice que celle d’une bombe. En 1980 aux Etats-Unis, le mont St Helens explosa sans grands préliminaires et libéra une énergie équivalent à 27000 fois l’explosion de la bombe d’Hiroshima ! 470 millions de tonnes de cendres volcaniques retombèrent dans un rayon de 30 km tandis que les projections atteignirent la stratosphère (> 20 km d’altitude). Le pays fut dévasté sur des centaines de kilomètres carrés. Il y eut 57 morts et pour 1 milliard de dollars de dégâts !
Mais l’évènement était très localisé et n’entraîna finalement que peu de perturbations. Certains volcans projettent une quantité phénoménale de lave pulvérisée dans l’atmosphère. L’explosion du volcan Philippin Pinatubo en 1991 est l’exemple typique. Il libéra une poussière très lourde jusqu’à 25 km d’altitude. Durant des jours, le ciel fut totalement obscurci et envahi de gaz irritants. Cette poussière agit comme un « écran total » devant le rayonnement du Soleil. D’une densité de 2.7, la poussière retomba rapidement sur le sol. Semblable au talc, elle obstrua les moindres orifices et le poids des cendres volcaniques fit s’écrouler les ponts et les habitations. Lorsque la pluie se mit à tomber, se condensant sur la poussière, l’eau était devenue acide. Des torrents de boues (lahars) dévalèrent dans toute la région, transportant avec eux la mort et la désolation.
Lorsque l’explosion se produit dans un site naturel, cette neige minérale entraîne l’exode massif des populations. Le cycle de la vie est interrompu brutalement; la région sur laquelle elle retombe devient un désert, le sol étant recouvert d’une épaisse couche de boue solidifiée.
D’autres volcans, telle la montagne Pelée ou le Vésuve ont dégagé un important souffle de chaleur, des nuées ardentes qui retombèrent sur les populations, tuant instantanément toute vie. Enfin, les volcans enneigés qui se réveillent produisent la fonte massive des neiges qui les recouvrent. Celle-ci s’écoule en avalanches vers les vallées en nivelant les reliefs sur plusieurs kilomètres carrés. Il en est de même pour les volcans de laves (dits hawaïens) qui éjectent une plus grande quantité de lave vive et de bombes.
A la fin du Secondaire, cette période volcanique dura au moins 500000 ans, au point de modifier la biosphère et de provoquer une extinction massive de 10% environ de toute les populations vivantes, végétales ou animales, du monde marin et terrestre. Mais selon les défenseurs de l’impact météoritique, cette explication n’explique pas la concentration des platines (iridium, etc) et la soudaineté de l’extinction massive des dinosaures.
Aujourd’hui la majorité des chercheurs pensent que la fin du règne des dinosaures coïncide avec l’explosion d’une météorite et non pas avec celle de l’éruption des volcans.
Enquête sur l’extinction massive du Permien
Si la théorie de l’impact météoritique explique parfaitement l’extinction des dinosaures par sa brieveté et les éléments chimiques que l’on a retrouvé, elle n’explique pas l’extinction massive du Permien qui se produisit voici 250 millions d’années et qui tua 95% des organismes vivants sur Terre ! Ouvrons donc une parenthèse pour étudier un instant cette hypothèse.
La catastrophe du Permien fut un événement majeur, la plus importante catastrophe qu’aie connu la Terre. Elle demandait une explication tout aussi colossale… Mais jusqu’aux années 1990 rien de vraiment tangible venait appuyer l’une ou l’autre théorie : impact météorite ou activité volcanique, toute deux étaient plausibles, mais les chercheurs n’avaient pas vraiment d’indices probants en faveur de l’une ou l’autre explication.
Avec le recul des années, les chercheurs ont rassemblé de nouveaux indices. Accompagnons-les dans leurs recherches et essayons de savoir comment s’est produit l’extinction du Permien. Impact ou volcanisme ?
Après avoir découvert le cratère de Chicxulub dont les effets étaient parfaitement en corrélation avec l’extinction des dinosaures voici 65 millions d’années, la plupart des chercheurs pensaient qu’un impact météoritique similaire avait pu se produire au Permien. L’extinction de masse se serait alors produite très rapidement, en l’espace de 10000 ans. Au début, l’atmosphère aurait été obscurcie en l’espace de quelques mois par la poussière soulevée par l’explosion mais c’est surtout l’hiver durable qui suivit ce sinistre événement qui aurait fini par exterminer les populations. Encore fallait-il le démontrer et localiser le cratère ou les autres effets secondaires de cet impact.
Dans les années ’70 et ’80 des chercheurs anglais dont le spécialiste en pétrologie Adrian Jones de l’University College de Londres (ES/UCL) étudièrent les trappes géologiques de Russie ou trappes de Sibérie, une couche de quelques centimètres d’épaisseur formée par l’éruption d’une plume tectonique remontant à 250 millions d’années.
Situées entre 50-75° N et 60-120° E, aujourd’hui les trappes de Sibérie recouvrent une superficie d’environ 2.5 millions de km2 et un volume qui pourrait atteindre 3 millions de km3. On estime que ces trappes s’étendaient à l’origine sur 7 millions de km2.
Les plumes tectoniques ne sont pas des événements rares. Depuis le Permien nous avons assisté à l’émission d’au moins 8 plumes tectoniques dont la dernière fut celle du Yellowstone il y a 17 millions d’années. Elle forma le plateau basaltique de Columbia situé dans les états d’Orégon et de Washington puis elle se déplaça vers l’ouest pour former la plaine de Snake River en Idaho et la fameuse Vallée de la Lune (Valley of the Moon dans le comté de Sonoma, à ne pas confondre avec la vallée du même nom située au Chili). Elle donna ensuite naissance à la grande éruption du Yellowstone il y a 650000 ans. C’est dire combien les retombées de ce type de volcanisme peuvent bouleverser une région et être catastrophiques pour toutes les espèces vivant dans un rayon pouvant aller jusqu’à 1000 km autour du volcan.
Par la même occasion les géologues recherchèrent le cratère d’impact éventuel qui aurait provoqué ces retombées. Mais bientôt on se rendit compte que pour anéantir autant d’êtres vivants, la météorite aurait dû être gigantesque afin de produire des effets persistants à l’échelle mondiale. En fait on estima qu’elle aurait dû être aussi grande que l’île de Manhattan, bref aussi grande qu’un petit astéroïde !
Selon des simulations informatiques, il put y avoir impact mais il aurait été si violent que la croûte terrestre aurait localement fondu et le cratère original aurait été noyé sous la lave. Restait alors à trouver ces traces de lave… Or à ce jour les indices sont fragmentaires. Même les quantités de cristaux de quartz choqués ou d’iridum relevés en Antarctique dans la couche du Permien sont insuffisantes pour expliquer l’ampleur de cette catastrophe. Il fallait encore chercher.
Dans les années ’90, Paul Wignall et son équipe de l’université anglaise de Leeds découvrirent au Groenland des sédiments remontant au Permien qui s’étalaient sur plusieurs mètres d’épaisseur et non plus sur quelques centimètres comme en Russie, ainsi que de très intéressants fossiles de toutes dimensions. Leur découverte fit la manchette des journaux et fut si sensationnelle qu’elle passionna les chercheurs. Elle apportait la preuve que l’extinction du Permien ne se déroula pas en un bref instant dans l’échelle du temps comme on l’imaginait, mais elle fut lente et dura bien plus que 10000 ans.
En effet, on découvrit que les fossiles s’éteignirent progressivement en trois phases distinctes : d’abord les plantes et les animaux disparaissent durant 40000 ans, puis dans une seconde phase l’extinction s’étendit à la mer et brièvement, enfin, durant une troisième phase l’extinction repris sur la terre ferme : on perdit les espèces végétales et animales caractéristiques. Durée totale : au moins 80000 ans ! Du coup la théorie de l’impact météoritique devenait caduque et plus personne ne savait exactement ce qui s’était réllement produit au Permien. Il fallait continuer à analyser les sédiments.
On découvrit que le carbone-12 augmentait entre les phases 2 et 3. Le carbone-12 est connu pour se former lors de la décomposition des matières organiques animales ou végétales. Mais sa concentration était plus beaucoup plus élevée que prévu.
Un peu plus tard, un chercheur discuta de ses travaux en compagnie du géologue Gerald Dickens de l’Université de Rice au Texas. Dickens avait justement étudié l’hydrate de méthane et savait qu’il contenait beaucoup de carbone-12. D’origine organique on en retrouve un peu partout à travers le monde près des côtes.
Après enquête sur la transformation de l’hydrate de méthane en carbone-12, Dickens découvrit qu’un petit morceau de méthane gelé libérait énormément de carbone-12. La température de l’eau suffisait également à faire fondre le méthane, libérant le carbone-12. Après publication de ses résultats, Paul Wignall en eut connaissance et imagina quelle pouvait être l’influence du méthane sur le climat, sachant que cet élément était également un puissant gaz à effet de serre.
Wignall démontra que le dégagement de méthane suffisait pour réchauffer la planète de 4 à 5° mais était insuffisant pour tuer toutes les espèces vivantes. Il fallait alors trouver un événement antérieur qui aurait également réchauffer l’atmosphère de 4 à 5°. Ensemble, les 10° d’augmentation auraient alors tué toutes les formes de vie.
On finit par trouver un scénario tout à fait plausible et confirmé par les différents indices relevés sur le terrain. Sur des millers de kilomètres à travers toute la Russie, les volcans se sont réveillés voici 250 millions d’années, formant les fameuses trappes de Sibérie. La lave s’écoula et envahit les terres. C’était le premier tueur. Le réchauffement climatique était constant, jusqu’à 4-5°. Certaines espèces succombèrent. Puis la mer se réchauffa; les espèces marines succombèrent à leur tour.
Puis un deuxième événement se produisit : les eaux devenues plus chaudes libérèrent le tueur venu des profondeurs océaniques, le méthane. La libération du gaz à effet de serre accrût encore le réchauffement du globe de 4-5° pour atteindre à présent 10° d’augmentation ! Mais était-ce suffisant pour tuer des organismes ? Si cela se produisait aujourd’hui, les climatologues nous disent que l’Europe deviendrait un désert. Ok, c’est plutôt convainquant.
Ainsi, après de longues années de recherche, la cause de l’extinction massive du Permien a peut-être été identifiée : une activité volcanique inimaginable suivie d’un réchauffement climatique fatal pour la plupart des espèces vivantes. Il a fallut ensuite 100000 ans pour que la vie repeuple la Terre; c’était le début de l’ère des dinosaures.
Mais les géologues découvrirent qu’un être vivant avait survécu à cet enfer ; l’herbisosaurus, un animal de la taille d’une vache et sans doute pas plus méchant, l’ancêtre de tous les mammifères, et donc de l’homme… Il réussit à s’accrocher à la vie lors de la plus grand catastrophe que la Terre ait jamais connu.
Si l’hypothèse du volcanisme ne semble pas s’appliquer à l’extinction des dinosaures, d’autres théories alternatives d’ampleur astronomique ont été proposées avec plus ou moins de succès.
Les théories alternatives (III)
Si l’impact d’une météorite explique plutôt bien l’extinction massive des dinosaures et de la majororté des espèces, on ne peut pas ignorer certains phénomènes naturels qui, venant s’ajouter à un premier cataclysme majeur, peuvent précipiter la disparition de la majorité des espèces vivantes.
III. L’explosion d’une supernova
Une autre explication de l’extinction des grands sauriens propose qu’une supernova explosa à courte distance, à environ 30 années-lumière du Soleil. Mille fois plus intense que le flux solaire, l’intense rayonnement serait parvenu sur Terre, détruisant la couche d’ozone, réduisant la lumière visible et irradiant la surface de rayons X.
Sensible à l’énergie de ce rayonnement, l’édifice du monde vivant se serait fissuré, les chaînes moléculaires se brisant sous l’attaque de l’énergie trop intense.
En quelques générations la quasi totalité des espèces auraient connu des mutations génétiques stériles et auraient disparu. Le rayonnement mortel aurait progressivement diminué, l’enveloppe de la supernova perdant son énergie en quelques milliers d’années.
Mais notre sous-sol manque de traces d’éléments lourds libérés dans l’explosion de la supernova pour confirmer cette hypothèse. De plus, les petits animaux et certaines espèces de la flore n’ont pas été touchés par cette extinction. S’ils ont occupé les niches écologiques des espèces disparues, le rayonnement n’était pas néfaste pour tous et il faut trouver l’origine de la disparition de leurs congénères ailleurs, sans toutefois rejeter l’idée que des supernovae ont pu exploser dans le voisinage de la Terre, mais dans un passé plus lointain.
IV. La poussière cosmique
Une autre cause possible se rapproche de la périodicité des glaciations et des cratères météoritiques. Tous les 28 à 32 millions d’années environ, le système solaire traverse le plan de la Galaxie, riche en poussières. Pendant ces traversées, des pluies de météorites ont pu bombarder la Terre à un rythme soutenu. Mais aujourd’hui, nous sommes presque dans le plan de la Voie Lactée. Selon les paléontologistes David Raup et John Sepkoski de l’Université de Chicago, nous sommes à mi-chemin entre deux extinctions massives, dont le cycle serait de 26 millions d’années. La position du système solaire ne semble donc pas jouer un rôle important.
Enfin, tous les 250 millions d’années, le Soleil traverse les bras de la Voie Lactée riches en poussière interstellaire. Ces particules auraient pu modifier le régime des climats sur Terre en absorbant la lumière solaire. L’énergie nécessaire à la photosynthèse aurait été bouleversé. Mais ce phénomène aurait duré 20 fois plus longtemps que l’extinction constatée au Tertiaire.
V. La planète X
Reste l’hypothétique Némésis, une étoile naine qui graviterait autour du Soleil en 26 millions d’années environ. Traversant le nuage de Oort, son passage aurait entraîné de graves perturbations orbitales durant un million d’années. Des comètes seraient rentrées dans le système solaire et certains satellites auraient quitté leur orbite. Les collisions avec la Terre auraient à chaque fois provoqué l’extinction massive des populations[12]. Malheureusement ce compagnon reste invisible malgré les efforts des astronomes. Du reste, en quelques centaines de millions d’années sa trajectoire aurait dû s’infléchir ou au contraire éjecter l’astre vagabond hors du système solaire.
Modifications géomagnétiques et mutations
Quelle que soit l’exacte vérité, un impact est peut-être à l’origine de la prolifération de toutes les formes de vie qui sont apparues ou se sont développées après l’extinction du C/T. L’hypothèse étant rarement soulevée et confortant la théorie de l’impact, je la trouve séduisante et il est intéressant de la rappeler. Elle nous est rapportée par le physicien américain le Dr Edwards Teller du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL).
A la surface de la Terre la densité d’énergie par centimètre cube d’air (la quantité d’énergie pour dire simple) est de l’ordre de 103 ergs, des millions de fois plus élevée que la densité d’énergie magnétique de l’air. Si nous nous élevons de quelques centaines de kilomètres en altitude, la densité d’énergie magnétique tombe à une part par million tandis que la force du champ gémagnétique reste à peu près constante. A cette altitude les deux densités d’énergie sont comparables. Lorsqu’il y a un déplacement d’air et ionisation de l’air, provoquée par exemple par l’entrée d’un météore, en vertu de la rotation de la Terre sur elle-même, les forces du champ géomagnétique se déplacent avec l’atmosphère, entraînant localement une augmentation de la densité d’énergie magnétique.
Ce qui est plus intéressant c’est le fait que ce changement de densité d’énergie peut être permanent. D’ordinaire les régions ionisées se dissocient et si l’atmosphère se détend perpendiculairement aux lignes de forces du champ magnétique (en gros horizontalement), l’air entraîne ces perturbations qui finissent par disparaître. Mais si l’atmosphère se détend parallèlement aux champs de forces, l’énergie du champ magnétique n’est pas affecté et son intensification sera permanente.
Lorsqu’un astéroïde percute la Terre, sous l’impact, l’onde de choc rencontre des corps propices à sa propagation comme les océans ou le manteau (solide visqueux situé juste sous l’écorce) qui sont de bons conducteurs. Ces changements hydrodynamiques se produisent en l’espace de quelques heures et durant ce temps les masses d’eau se déplacent également. Le champ magnétique pénètre ensuite l’écorce terrestre jusqu’à quelques dizaines de kilomètres de profondeur.
En suivant ce raisonnement on peut imaginer que de tels événements se sont parfois produits, certains ont été violents, d’autres beaucoup moins intenses. Finalement ces perturbations ont stabilisé le champ magnétique terrestre dans la direction opposée, tout aussi stable que l’orientation originale.
C’est surtout en cours des variations que la situation est susceptible de nous intéresser. Pendant que le champ géomagnétique oscille entre deux extrêmes, on a observé qu’il devenait moins intense pendant quelques milliers d’années. Cet effet permet à une quantité plus importante de rayons cosmiques de pénétrer dans l’atmosphère et d’augmenter le taux de mutations sur la matière vivante, peut-être dans un rapport de 10:1.
Si un changement requiert de multiples mutations (modification d’un organe, etc), une réduction de l’intensité du champ magnétique terrestre durant quelques milliers d’années pourrait conduire à une explosion biologique et au développement extraordinaire de nombreuses facultés qui restaient latentes pendant des millénaires.
Pour ceux qui ont étudié en détail le Crétacé, il s’avère que cette période de la préhistoire dura 600 millions d’années et ne connut aucune inversion géomagnétique durant 40 millions d’années. Ce qui est plus étonnant et renforce l’hypothèse du Dr Teller c’est le fait qu’il y eut des impacts durant cette période, de fréquence tout à fait normale, mais surtout que les extinctions massives de moindre importance et l’apparition des nouvelles espèces coïncident plus d’une fois avec les inversions géomagnétiques. Ces périodes ont duré environ 5 millions d’années mais les espèces elles-mêmes ont proliféré beaucoup plus rapidement, en l’espace de quelques centaines de milliers d’années ou moins. La transition des espèces s’est faite à une vitesse plus lente, propre à leur rythme biologique.
Il y a en revanche au moins un contre-exemple. Si le champ de tectites Austro-Asiatique remonte à 780000 ans et est en corrélation avec une inversion géomagnétique, les tectites du cratère Gant qui remontent à un million d’années sont antérieures de quelque dix mille ans à une inversion géomagnétique.
Du reste ce scénario est viable. On peut alors penser que les extinctions massives provoquées par l’impact de météorites ont été accompagnées d’une période d’intenses mutations, conduisant à des changements radicaux, évolutions qui demeurent improbables dans le cas de mutations graduelles.
Une chose est sûre, tous les cataclysmes ayant conduit à des extinctions massives furent suivis d’une prolifération de nouvelles espèces, ce qui en soi est très encourageant pour l’évolution de la vie.
La sixième extinction
Pour reprendre le titre d’un ouvrage de Richard Leakey et Roger Lewin consacré à la biodiversité, certains vous diront que nous sommes actuellement dans une période d’extinction massive.
Selon une estimation de Peter Raven du Jardin Botanique du Missouri, il existerait aujourd’hui sur la Terre un minimum de 10 millions d’espèces, et selon E.O.Wilson peut-être 30 millions d’espèces. Mais il est impossible d’évaluer le pourcentage d’espèces qui disparaît chaque année pour la simple raison que l’arbre taxonomique est loin d’être complet, surtout dans le règne des insectes et des écosystèmes marins où l’on découvre des milliers de nouvelles espèces chaque année.
Voyant la façon dont la biodiversité s’appauvrit tant dans nos campagnes que dans les réserves naturelles, biologistes et géologues pensent que nous sommes dans une période d’extinction massive. Combien d’espèces disparaissent ? Ce taux est difficile à évaluer pour l’ensemble de la planète.
Pour vous donner un ordre de grandeur, les plus pessimistes estiment qu’à l’heure actuelle une espèce disparaît toutes les 15 minutes ! Sans mesure de protection 1 million d’espèces auront disparu d’ici 2050. Peter Raven estime que 60% de toutes les espèces vivant sur Terre seront éteintes vers 2300, dans 300 ans ! En moyenne 20000 espèces disparaitraient ainsi chaque année du fait d’un tueur en série, l’homme !
Si d’aucun considèrent que la période actuelle présente la plus grande diversité de tous les temps, si cette hypothèse se vérifie, la crise actuelle (en valeurs absolues du nombre d’espèces éteintes) sera la plus dévastatrice des extinctions de masse de tous les temps, hormis bien entendu l’explosion du super volcan de Yellowstone. Dès à présent les atteintes aux écosystèmes menacent déjà la santé de l’homme.
Aussi, nous devons relativiser les histoires d’impacts. La crise actuelle de la biodiversité entre en compétition avec les efforts mitigés de défense contre l’impact potentiel d’un astéroïde ou d’une comète. Car la question est autant politique que scientifique. Préférons-nous payer pour détecter un astéroïde sur une orbite de collision avec la Terre ou pour préserver nos forêts des pluies acides ? Faut-il nous protéger contre un objet potentiel qui tomberait ciel ou ne vaut-il pas mieux protéger les espèces en voie de disparition vivant près de chez nous ? Quels sont les risques de l’un et de l’autre pour notre avenir ? Voilà autant de questions qui nécessitent une prise de conscience globale et des actions coordonnées des pouvoirs publics.
Tous les faits démontrant que nous devrions tous rapidement agir pour restaurer l’état de santé très préoccupant de notre planète. Il en va de la survie du vaisseau Terre et de notre espèce.
La fierté des assassins racistes pleins de préjugés anachroniques.
DU TOIT et sa famille sont des chrétiens fondamentalistes qui croient que c’est « cool de tuer pour le Christ », et ils ont créé un fournisseur de chasse du nom de « Christ Adventure » ,une dégoûtante entreprise.
Afin de soutenir la création de nouveaux et plus énergiques fournisseurs pour le Christ, et les familles des hommes et des femmes basé sur les principes bibliques.
Cela se fait en tuant des animaux tels que Impala, Blesbok et Gnou bleu, mais il est prévu pour ceux qui le veulent ,peuvent abattre de grandes bêtes.
Tout jeune on apprend à tuer au nom du Christ pour du profit capitaliste.
C’est ce que vous obtiendrez si vous vous inscrivez pour de l’une des séries de folie meurtrière de Du Toit (coût: 2,395 $ par chasseur):
Transfert de l’aéroport à notre camp, l’hébergement et les repas, le culte et séminaires chrétiens par les ministres locaux. (Vous pouvez apporter votre propre à partager avec nous aussi bien). Le transport terrestre au cours de votre safari.
La chasse d’un animal au choix: Impala, Blesbok, Gnou bleu ( sujet à changement et autres animaux disponibles). Trophée peaux / Cornes/ crânes restent vôtre. (Taxidermie et expédition / trempage est de votre responsabilité. Nous allons faciliter la préparation trophée et salage).
…et en prime , vous aurez à:
Ministre des pauvres dans un orphelinat et un camp de squatters avec une organisation chrétienne . Il s’agira de mettre votre viande dans les camps et en utilisant vos autres talents pour aider les enfants . N’hésitez pas à apporter les éléments nécessaires tels que les bonbons , matériel de sport , de vêtements et de fournitures médicales . Ceux-ci sont toujours en nombre insuffisant et grandement appréciés.
Vous serez invité à prier avec les gens dans les camps. Ils apprennent à aimer Jésus Christ et seront alimentés par votre soutien . Si vous avez des talents spéciaux et que vous voulez les utiliser , laissez- nous savoir et nous ferons de notre mieux pour vous faciliter dans leur utilisation pour Dieu.
Voici ce qu’il faut voir,sur les photos de la fameuse centrale
Une étude sur l’impact des radiations de la catastrophe de Fukushima sur les habitants de la préfecture où est située la centrale atomique a révélé que 26 mineurs d’âge avaient développé un cancer de la thyroïde et 32 autres en étaient très probablement atteints, mais le lien avec le désastre atomique n’est pas pour autant établi.
Des tests ont été effectués sur près de 240.000 personnes âgées de 18 ans ou moins au moment de l’accident par un comité de suivi de la santé des habitants de la région.
Le nombre de cancers confirmés après une intervention chirurgicale s’établit désormais à 26, soit huit de plus que lors du précédent rapport datant du mois d’août dernier et portant sur un nombre moins important de personnes.
Un autre adolescent a été opéré mais le nodule prélevé était bénin. Le nombre de cas suspects, chez des individus qui n’ont pas encore subi d’intervention chirurgicale, est quant à lui passé de 25 à 32.
Les spécialistes mandatés par les autorités préfectorales tendent cependant à penser que ces cancers ne sont pas directement liés à l’accident atomique du 11 mars 2011. Ils fondent cet avis sur des données comparatives, notamment dans le cas du désastre de Tchernobyl, en 1986 en Ukraine.
Il serait selon eux encore trop tôt pour que ces cancers soient déjà apparus, seulement deux ans et demi après la catastrophe, alors qu’il est estimé qu’il faut de 3 à 5 ans pour qu’on puisse établir un lien de cause à effet.
Fukushima:La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, envisage de lancer un appel à un millier au moins de départs volontaires dans le groupe afin de réduire sa masse salariale en échange d’une aide financière supplémentaire des pouvoirs publics, selon la presse japonaise.
Tepco envisagerait de mettre en oeuvre ce programme de réduction d’effectifs d’ici à l’automne 2014, selon le quotidien économique Nikkei de samedi. Ce sera le cas échéant le premier plan de ce genre pour Tepco, et le nombre de départs pourrait même atteindre 1.500, ajoute le journal.
De surcroît, la compagnie, pour le moment totalement privée de ses centrales nucléaires, prévoit de vendre de vieilles installations thermiques qui, rénovées, seraient alors exploitées par une autre structure auprès de laquelle s’approvisionnerait Tepco à un coût inférieur.
La compagnie doit en effet se préparer à affronter la concurrence qui va naître de la libéralisation progressive du secteur de l’électricité à partir de 2016. Elle envisage d’ailleurs dans ce cadre de se restructurer en plusieurs sociétés chapeautées par une maison-mère, dont une filiale pourrait être exclusivement chargée de traiter l’accident de Fukushima.
Une façon détournée de voler les fonds publics tout en s’enrichissant.Ce n’est pas la fin du monde qui les traumatise,mais bien le risque de perdre des profit$.
Pendant ce temps-là:
Quatre tonnes d’eau de pluie potentiellement contaminée se sont répandues au cours d’un transfert entre deux zones de stockage de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima, au Japon, a fait savoir récemment son exploitant.
Tokyo Electric Power Co (Tepco), qui a fait état en août dernier d’une fuite de 300 tonnes d’eau radioactive, s’efforce depuis de régler le problème du stockage de cette eau.
On ignore la radioactivité de celle qui s’est répandue récemment, a indiqué un porte-parole de la compagnie, ajoutant que des analyses étaient en cours.
TEPCO…ou l’incompétence associée à la collusion politique et à la corruption généralisée.
Une mutation de poissons à double mâchoire est apparue récemment sur les eaux cotières.
Très inquiétant ! Le 23 octobre dernier, un journal Suisse, annonçait l’impensable, du poisson contaminé au césium 137 de Fukushima aurait été retrouvé en vente sur les étalages des grands magasins suisses avec ce titre alarmant “In Schweizer Läden gibts Fukushima-Fisch” ”Du poisson de Fukushima en magasin Suisse” lien
L’impensable se serait-il passé ? Du poisson contaminé par Fukushima serait-il déjà en vente dans les magasins suisses ? C’est ce que présuppose très nettement, l’article paru dans le très populaire journal le “20min” le 23 oct 2013 (on s’étonne déjà que le journal n’a pas jugé utile de traduire cette article allemand en français puisque le journal est bilingue et qu’il est édité dans les deux langues) mai on s’étonne encore plus que depuis cette date, le silence des média est absolument total !
Une expertise de radioactivité a décelé deux thons contaminés au césium 137 dans les magasins suisses. Il s’agit d’un test effectué par Radio 105.
Radio 105 a acheté dans un supermarché, une part de chaque produit de thon et les a confié, au laboratoire de l’État de Bâle. Les résultats montrent, que sur les échantillons achetés, deux échantillons mesurés par spectrométrie gamma, ont montré la présence très nette de césium 134 et césium 137… une substance présente que dans les centrales nucléaires.. et une analyse qui signe la catastrophe de Fukushima.
Les isotopes de ces analyses sont comme une signature, ce qui permet de dire que ces poissons on été, plus que très probablement en contact direct avec l’eau ultra radioactive de la centrale.
Bien que les poisson ont été pêchés aux Philippines, la présence césium 137 prouve en quelque sorte que ces poissons ont bien été contaminés par la catastrophe de Fukushima avant d’arriver au Philippines.
Voilà pourquoi selon Markus Zehringer, chef du laboratoire cantonal de Bâle, il est fort à parier, que cette contamination est liée directement à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Comme les poissons sont capable de parcourir de très longues distances, explique-t-il, il est très probable qu’ils ont probablement été contaminés au large de de Fukushima, où ils auraient ingurgité pendant des mois, ces isotopes radioactifs, avant de migrer aux Philippines.
Pour l’instant il se veut rassurant en disant que “Avec 0,4 becquerels par kilogramme de césium 137, les valeurs sont encore en deçà de la limite de 1.250 becquerels par kilogramme,” a-t-il déclaré, il n’y a donc pas de danger pour la santé pour le moment. D’autres tests périodiques seront faits par le laboratoire du canton de Bâle a-t-il assuré”
Ce que l’article ne dit pas, c’est si on a trouvé cela sur 5 échantillons, analysés au hasard, nul ne nous dit qu’il n’y a pas des poissons beaucoup plus atteints en vente dans nos étalage, des poissons qui eux n’ont pas eux la chance d’être analysés !
De plus on sait que depuis l’accident de Fukushima, chaque jour, la centrale, rend les océans du monde entier de plus en plus radioactif et que la contamination durera au minimum 40 ans si tout va bien et si d’ici là on arrive à démanteler la centrale. D’ici là les mer du monde entier auront largement eu le temps d’être hautement contaminées !
J’ai appris aussi qu’il ne suffit pas de passer les poissons au compteur Geiger pour savoir si ils sont contaminés, mais que cela demande des analyses très complexes et très coûteuses en laboratoire… j’ai donc peur, qu’il devienne alors impossible de contrôler tous les poissons mis en vente… que nos supermarchés, ne sont ni équipés pour contrôler les poissons qui sont en vente, ni n’ont les moyens pour pouvoir le faire sérieusement. Et donc j’imagine que dans peu de temps, des scandale éclateront au grand jour un peu partout pour dénoncer, cette fois-ci la vente de poisson radioactif, mais d’ici là la population aura déjà été largement contaminée, et nous nous tomberons tous malade. J’ai peur aussi que les média soient dans l’interdiction d’en parler car si ils en parlaient et que du jour au lendemain les gens cesseraient de manger du poisson, le système économique mondial s’effondrerait complètement. J’ai peur qu’on nous cache ces choses pour ces raison aussi, et pour moi se pose alors la véritable question : quel risque y a-t-il de se faire complètement contaminer par les poissons contaminés? Je sais que ma question est douloureuse, mais franchement je me dois de vous la partager.
Une petite ville à environ 50 miles au sud de Dallas a été évacuée par précaution jeudi,14 novembre 2013, après que des responsables d’un pipeline en ont fait écho.Le pipeline de 10 pouces a explosé et a envoyé des flammes et un panache de fumée dans l’air visible pour plusieurs miles autour.
Aucun blessé n’a été signalé,a déclaré au Los Angeles Times dans un entretien téléphonique,Mark Jackson du service des Incendies de Milford.
Jackson dit que les fonctionnaires attendaient que le feu s’éteingne de lui-même au lieu de le combattre activement…et inutilement. Un lieutenant avec le bureau du shérif du comté de Ellis, affilié à celui de Dallas , a dit à la CBS qu’ils s’attendaient que cela prendra 24 heures pour que le feu arrête de brûler.
Milford a une population de 728 personnes.
Les images d’hélicoptère de la scène montrait une montagne de feu émergeant de ce qui semblait être une sorte de petit site industriel entouré de grands champs, loin des autres structures, mais il y avait au moins une maison à quelques centaines de mètres de l’incendie.
Les médias locaux ont rapporté qu’il s’agissait d’une conduite de gaz naturel. ARE-TV a rapporté qu’un appareil de forage était sur les lieux, et la filiale locale Fox a indiqué que le pipeline était la propriété de Chevron.
Plusieurs camions abandonnés encerclent le brasier, certains d’entre eux ont brûlés. Le panache de fumée était assez grand, il est apparu sur le radar météo de service national, le service l’a signalé.
Selon un nouveau rapport international , des experts concluent que l’acidité des océans de la planète pourrait augmenter de près de 170% d’ici la fin du siècle.
L’étude a été menée par le Programme international géosphère-biosphère en corrélation avec les résultats du plus grand rassemblement mondial d’experts sur l’acidification des océans jamais réunis. Il s’agit du Troisième Symposium sur l’ océan qui s’est tenue à Monterey en Californie en Septembre 2012, il a réuni 540 experts de 37 pays. Leur conclusion sera présenté aux décideurs lors des négociations climatiques de la CCNUCC à Varsovie, le 18 Novembre prochain. Les experts y concluent que les écosystèmes et la biodiversité marine sont susceptibles de changer radicalement à la suite de l’acidification des océans, avec de lourdes conséquences pour notre société dans les années à venir. Leur rapport indique que l’acidification croissante des océans est causée par les activités humaines qui ajoutent plus de 24 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans les océans chaque jour. Par conséquent, la chimie de l’ eau des mers se modifie, l’acidité des eaux des océans a déjà augmenté de 26% depuis le début de la révolution industrielle. L’acidification des océans pourrait augmenter de 170 % au cours du siecle à venir, au moins un tiers des espèces marines ne pourra pas y survivre. Jean -Pierre Gattuso de l’Agence française du CNRS ajoute qu’aucun expert des océan au monde n’a trouvé dans ses archives géologiques des taux de changement aussi rapides que ceux que nous constatons aujourd’hui. Ce qui inquiète les scientifiques est l’impact potentiel sur de nombreuses espèces marines, comme les coraux . Près de 30% de la biodiversité des océans peut être détruit d’ici la fin du siècle, affirment ils. D’autre part, ils ont constaté que l’effet de l’acidité est plus forte dans les océans Arctique et Antarctique. En effet, les eaux froides contiennent plus de CO2 et la teneur en acide y croie beaucoup plus vite que dans le reste du monde. L’acidité des eaux étant dommageable pour les coquilles et les squelettes des organismes marins, les chercheurs croient que dix pour cent de l’Arctique sera de venu inhospitalier pour les espèces qui construisent leur coquille en carbonate de calcium d’ici 6 ans. L’ ensemble de l’Arctique deviendra un environnement hostile d’ici 2100. Les changements constatés sont d’ores et déjà de plus en plus évident. Les scientifiques avertissent que les pertes économique dans les secteurs de l’aquaculture pourraient être énormes . Il pourrait atteindre jusqu’à 130 milliards de dollars d’ici 2100 si les émissions de CO2 continuent de croître dans les teneurs actuelles.