Photo présumée d’Adolph Hitler et de sa femme noire brésilienne.
La parution d’un nouveau bouquin relance le débat. L’auteure, Simoni Renee Guerreiro Dias affirme que le fondateur du nazisme ne se serait pas suicidé dans son bunker comme le raconte l’Histoire mais qu’il aurait organisé sa fuite en Amérique du Sud où il serait décédé à l’âge de 95 ans.
Adolf Hitler aurait-il réussi à fuir en Amérique du Sud où il y aurait passé la fin de ses jours? C’est ce qu’affirme Simoni Renee Guerreiro. Cette doctorante brésilienne pense connaître la vérité sur la fin de la vie du dictateur allemand. Selon elle, après avoir fui l’Allemagne, Hitler se serait rendu en Argentine et puis au Paraguay avant de s’installer au Brésil, protégé par des alliés séjournant au Vatican, peut-on lire ce matin dans le DailyMail.
Une photo pose question
Simoni explique que dans la ville de Nossa Senhora do Livramento, un homme surnommé par les locaux comme « le vieux Allemand » se faisait officiellement appeler Adolf Leipzig(2). Selon elle, il aurait choisi le nom de « Leipzig » parce qu’il s’agissait du lieu de naissance de Bach, son compositeur préféré. Pour ne pas éveiller les soupçons sur ses visions politiques, l’homme s’affichait avec une petite amie noire, appelée Cutinga. Un cliché du couple existe et il est de très mauvaise qualité. Selon Simoni, la ressemblance de cet homme avec Adolf Hitler est sans équivoque.
Une religieuse priée de garder le silence
La jeune femme a également recueilli le témoignage troublant d’une religieuse polonaise qui visitait des malades au début des années 80 dans un hôpital de la région. Pénétrant dans une chambre, la femme aurait reconnu Adolf Hitler. Elle aurait rapporté cela à sa supérieure qui lui aurait demandé de garder le silence car il s’agissait là d’ordres venant du Vatican.
Simoni a retrouvé l’endroit où Adolf Leipzig a été enterré et compte prélever des échantillons d’ADN pour prouver scientifiquement qu’Hitler n’est pas mort dans son bunker.(1)
Source : RTL, Daily mail
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NOTES PERSONNELLES
(1)L’auteur fait fausse route concernant la recherche d’ADN,car le Führer a été incinéré immédiatement après son décès.
(2)J’ai retrouvé aussi ce pseudonyme.
Michel Duchaine ,en attente de publication des faits réels.
Un médecin nazi nommé Josef Mengele est très connu par les historiens . Il a été surnommé « l’Ange de la mort, parce que pendant la deuxième La Seconde Guerre mondiale, il a servi en tant que médecin dans le camp de travail ( ou de concentration ,si vous préférez) polonais d’Auschwitz Birkenau, où beaucoup de gens auraient servi de cobayes pour des expériences scientifiques particulières. Selon certaines personnes , les expériences ont continué après la guerre. Est-ce réel?
Une ville brésilienne fort mystérieuse Probablement peu de gens de gens ordinaires n’auraient jamais entendu parler de la ville brésilienne de Candido Godói, près de la frontière avec l’Argentine, si elle n’avait pas attiré les scientifiques et le public pendant de nombreuses décennies. Pourquoi? Bien que la ville ne dispose que d’environ 7,000 habitants seulement , mais le nombre de naissances de jumeaux (ou de jumelles) est très supérieur à la moyenne mondiale. Dans le cas d’une moyenne mondiale de 80 naissances double, mais ici ,dans cette ville, ce sont les un cinquième des naissances qui donnent des jumeaux. En outre, non seulement des jumeaux, mais les traits aryens dominent : blonds, aux yeux bleus. Tous les enfants sont en effet les descendants d’immigrés allemands qui sont arrivés en 1918, mais le mystère réside principalement dans le fait que les jumeaux blonds naissent depuis plusieurs décennies.Selon l’historien et journaliste argentin Jorg Camarasa :il ne peut y avoir qu’une seule possibilité: Josef Mengele, qui avait continué ses expériences biologiques , même vingt ans après la guerre. Y aurait-il des preuves?
Josef Mengele,surnommé « L’Ange de la Mort » par la propagande alliée.
L’Ange de la mort au Brésil Casamara écrivit ses recherches afin d’établir la vérité sur les jumeaux de Mengele, et il a constaté que le principal objectif des expériences de Mengele était principalement…sa recherche sur les jumeaux . Et c’est pour cette raison précise , que si Hitler a voulu étendre au maximum la masse démographique de la race aryenne,il fallait que soient multipliés ces gens de race autant que possible,pour étendre la suprématie . Toutefois,tout cela ne pourrait jamais se réaliser si après neuf mois de grossesse ,un femme aryenne accouche non pas de un ,mais au moins deux enfants en santé.
Les expériences avec des jumeaux indigènes auraient commencé à se faire bien avant l’arrivée en Amérique du Sud,mais surtout avec les premières prisonnières juives et tsiganes, à Auschwitz. En approchant de la fin de la guerre, cependant, il est revenu sur ces tentatives expérimentales arrêtées. En Avril 1945,il a donc réussi à fuir l’Armée rouge, mais il a été capturé par les Alliés, puis miraculeusement relâché ,…car aucune preuve n’avait été retenue contre lui qui n’avait pas laissé entendre que c’était un membre de la SS (influence possible de l’Opération Paperclip et hypocrisie américaine). En 1949, il est arrivé en Argentine, mais en 1959 a été averti (par qui?) qu’il venait d’être découvert par un chasseur de nazis, alors il a fui au Paraguay, puis au Brésil. Et de là, au début de ses 60 ans ,selon certains témoignages, on lui suggéra et l’aida à visiter la ville de Candido Godói.
Parmi les nombreux émigrants allemands qui arrivaient en Amérique du Sud, plusieurs ont été encouragé (par qui?) à s’établir avec le fameux Dr Mengele…dans cette ville.En arrivant dans cette ville brésilienne au climat exceptionnel,beaucoup de réfugiés allemands voulaient y rester plus longtemps , surtout avec un leader qui en plus était un médecin illustre,comme Josef Mengele, inscrit sous un faux nom comme un médecin et vétérinaire,ce qui était doublement rare dans cette région.
Quelque temps après,il a commencé à donner aux femmes locales,une combinaison miraculeuse de médicaments et d’hormones, en les convainquant qu’il s’agissait d’une première mondiale et que le traitement était…gratuit. Et toujours selon Camarasa, juste après la visite de Mengele,on commence soudainement à Candido Godói ,à voir naître beaucoup plus de jumeaux et de jumelles.
Du pour et du contre
Jorge Casamara, dans son livre fétiche: « L’ ange de la mort en Amérique du Sud » , dit avoir interrogé toutes les personnes âgées de la ville de Candido Godoi, et celles-ci ont toutes confirmées qu’il était vraiment un grand médecin… avec une mystérieuse drogue.
Sources: Jorge Casamara,L’Ange de la Mort en Amérique du Sud
Que vaut la vie humaine pour la Guardia Civile espagnole?
Événements de Mélilla:
Être un membre de la sécurité aux frontières (édictées par les anciens Maîtres du Monde ),donne-t-il carte blanche pour assassiner sommairement et légalement un africain?
C’est là la question de $1 million de dollars qu’il faut se poser en regardant cette première photo.
Mardi,le 11 février 2014,
Plus de 450 d’immigrés clandestins originaire du Sud-Sahara ont pris d’assaut une barrière de barbelés de six mètres de haut au Maroc pour tenter de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, le mercredi . Quelque 300 immigrants ont attaqué la barrière mardi après-midi, et une centaine ont pu la franchir avant d’être rattrapés par la police et placé dans des centres d’accueil temporaire, aprécisé Irene Flores, porte-parole du ministère de l’Intérieur de Melilla.parmis lesquelles ils y a eu 8 morts et plus précisement 6 camerounais.
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Événements de Ceuta
De nombreux réfugiés ont tenté de contourner les barrières en nageant.
Mensonges officiels: plus de 1001 versions de la tragédie de Ceuta…les agents de la Guardia sont embarrassés
Un examen chronologique totalement différent de la version officielle, que le ministère espagnol de l’Intérieur a dû sortir dans sa composition et son contrôle de l’information ,tout en cherchant à discréditer les témoignages affiché dans les dernières heures,dans les médias.
À 9 h , le jeudi 5 Février 2014,les médias obtiennent les premières nouvelles de la mort de migrants entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta . Ils se sont noyés en essayant de contourner la clôture de la frontière ,par la mer .
La version officielle # 1
– 400 personnes sont venues à la frontière et ont été » repoussés » en trois points de la frontière .
– Les forces de sécurité espagnoles n’ont pas eu à agir du tout. Ils ont pris soin de tous les Marocains .
– Un seul non immigrant a été fait prisonnier sur le territoire espagnol .
– Les gens se sont noyés sans aucun épisode de violence .
– Les gardes espagnols n’ont eu aucun contact avec les immigrés et ont reçu les coordonnées des décès et les détails de ce qui s’est passé grâce à des contacts sur le côté marocain .(!?)
A 17h,les témoignages d’immigrants qui accusent la Garde Civil de les charger de gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc … sont publiées dans le journal eldiario.es. En réaction à ces témoignages , le ministère espagnol de l’intérieur dressé contre et fait un tout autre récit des événements .
La version officielle # 2
– Un porte-parole officiel de la Garde civile a déclaré que « peut-être ils auraient utilisé des armes blanches », mais « qui ne font rien ,pas de mal , juste du bruit . « (!?)
– Introduire l’élément de la violence des immigrants : «Ils ont jeté des pierres sur tout ce qu’ils ont pu » .
A 19h, une nouvelle preuve a pu survenir alors que les gardes espagnols auraient ouvert le feu avec des balles en caoutchouc pour percer les flotteurs et des fumigènes pour disperser la foule .
Compte tenu de la situation ,le ministère de l’Intérieur reviendra afin de fournir les données sur la participation de la Garde civile dans l’épisode .
La version officielle # 3
– Les forces espagnoles n’ont pas intervenu .
– Le matériel de contrôle des émeutes de la Garde civile aurait été utilisée contre les immigrés, mais seulement sur la première tentative d’entrer par terre .
– Aucune action n’a été entreprise par les autorités espagnoles sur la clôture ou dans l’eau ou sur la plage .
De plusieurs façons ,l’information officielle détaillée apparaît, comme dans ce graphique ,montrant le pays .
L’enclave espagnole de Ceuta:un vestige du colonialisme.
À 10h le vendredi le 14 février 2014, le nombre de morts est confirmés à 13 victimes.
Pour les changements de version et de la confusion parmi les sources officielles, des journalistes ont demandé si nous pouvons voir des images de caméras de sécurité qui ont généralement autour des postes frontaliers.
La version officielle # 4
– Un porte-parole de la Garde civile a déclaré que dans la tragédie (poste frontière, barrière et de l’eau environnante qui l’entoure) aucune des caméras ne fonctionnait et donc on ne peut pas voir les images de ce qui s’est passé.
La version officielle # 5
– Version officielle du gouvernement espagnol: pas de caméras en fonction »dans toute la région. »
– Version de la Police: oui il y a des caméras, mais personne n’a encore vu les images, 24 heures plus tard.
Qu’il y avait des gardes espagnoles le long de la clôture et le long de l’eau, les immigrants eux-mêmes ont foulé le sol espagnol et les agents les ont retournés immédiatement en utilisant des moyens illégaux: A 14h une vidéo qui montre trois choses particulières se répand sur internet.
La version officielle # 6
– Les forces espagnoles ont agi le long de la clôture seulement.
– Bien que la Loi sur l’immigration interdit le retour des immigrés à la volée , la Guardia Civil a attiré les immigrants à Ceuta,les ont retiré hors de l’eau et les ont retourné de l’autre côté,en territoire marocain . Il est «normal» et ils l’ont fait » pour des raisons humanitaires » ,ont ajouté les autorités espagnoles.
– Le territoire de l’Espagne ne démarre pas en suivant la ligne de clôture, mais derrière les gardes civils . Aussi pour que les immigrants n’entrent pas officiellement en Espagne, la Garde civile les attendait sur la plage pour les rejeter de l’autre côté de la clôture. Voici donc la X-ième version officielle des événements:
– Un groupe d’immigrants est arrivé à la frontière entre le Maroc et Ceuta et a essayé d’aller par la route vers l’Espagne .
– La Garde civile a agi avec fumigènes et a tiré des salves , des coups à blanc et des balles en caoutchouc en l’air pour dissuader les immigrants.
– Les immigrants se sont retirés et ont essayé un autre endroit , où la police marocaine a tenté de les arrêter.
– Le groupe s’est déplacé vers l’eau et la clôture de la mer environnante.
– Les gardes civils ont été déployés le long de la clôture sur la plage afin de les décourager d’entrer par la mer .
– Certaines personnes réussirent à traverser par la plage de Ceuta et ont été retournés au Maroc .
– Les blessures et les noyades se sont produit sans que personne n’utilise la violence contre les immigrés .
– Aucun des décès ne sont survenus dans les eaux espagnoles . Comparer avec la version n ° 1 .
Les morts n’ont pas seulement eu lieu par noyade,mais aussi par la tentative d’escalader la barrière frontalière.
En conclusion:
Il s’agit ni plus,ni moins que d’un meurtre légal .Les agents de la Guardia ont un ordre non écrit de tirer à vue et sont « couverts » par leur gouvernement .
Le sang d’un réfugié africain,ne semble pas faire un pli aux autorités colonialistes espagnoles.Dans combien de siècles,le Maroc pourra-t-il reprendre en main,la souveraineté des enclaves de Mélilla et de Ceuta?
Est-ce que ces deux événements reliés ensemble vont disparaître dans notre passivité,notre négligence et notre suffisance?
Il y a 25 % d’offres d’emplois sans candidats à la centrale de Fukushima, selon les données du gouvernement japonais. Ces postes seraient attribués à des sans-abris, des chômeurs de longue durée et même des handicapés mentaux, recrutés par les yakuzas, la mafia japonaise. Peu ou pas informés des risques encourrus, il se plaigent des sous-traitants, qui les embauchent comme « personnel jetable. »
Alors que certains travailleurs ont accepté volontairement ces emplois sur les chantiers de reprise en main de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et de décontaminations des zones interdites, beaucoup d’autres n’ont tout simplement pas eu le choix. Une bonne part des travailleurs dans la centrale nucléaire y ont été introduits par les syndicats du crime organisé au Japon, les yakuzas. Même si un groupe de travail a été spécialement mis en place par les autorités pour maintenir le crime organisé en dehors du projet de nettoyage nucléaire, les enquêteurs disent qu’ils ont besoin de rapports de première main de ceux qui sont forcés de travailler par les yakuzas.
Un ancien travailleur de Fukushima témoigne anonymement : On ne nous a donné aucune assurance pour les risques de santé, même pas de radiamètre. Nous avons été traités comme des moins que rien, comme des employés jetables.
Tomohiko Suzuki, journaliste qui a travaillé clandestinement à la centrale de Fukushima, témoigne également : Le gouvernement a appelé Tepco à réagir d’urgence, Tepco a passé le relai à des sous-traitants, lesquels, en pénurie de main-d’œuvre disponible, ont fait appel aux Yakuzas.
Je vous recommande également cette conférence en deux parties de Tomohiko Suzuki, où il parle de son expérience de travailleur dans la centrale de Fukshima : http://dai.ly/xn8fzl http://dai.ly/rOeEbN
(Note de l’éditeur : Cet extrait d’un livre de John Hamer, Falsification de l’Histoire : La distorsion de notre réalité (2012), montre une image perturbante de la Croix-Rouge. Je soupçonne qu’il y aurait bien d’autres choses à révéler sur cette équipe)
Par John Hamer
La Croix-Rouge Internationale est une organisation-écran sous contrôle de l’élite dont le but réel est l’opposé exact de son but déclaré.
Au moment d’une catastrophe « naturelle » comme l’ouragan Katrina, le séisme d’Haïti ou le tsunami du Japon, la Croix-Rouge inonde les ondes d’annonces pour demander des dons. Avec une musique mélodramatique en arrière-plan, un annonceur nous dit que la Croix-Rouge est ‘toujours là quand on a besoin d’elle’ et avec maintenant de pauvres victimes qui souffrent terriblement, ‘voudriez-vous s’il vous plaît ouvrir votre cœur et votre porte-monnaie ?’
Ces gens ont totalement maîtrisé la technique pour soutirer de l’argent aux masses naïves. Par exemple, la poussière provenant de l’écroulement du World Trade Center n’était pas encore retombée (littéralement) que la Croix-Rouge nous appelait à donner du sang et de l’argent pour aider les familles des victimes de l’attaque ‘terroriste’. Des milliers de gens ont donné leur sang et encore plus des millions de dollars à la Croix-Rouge. Peut-être qu’il aurait été pertinent de demander « du sang pour qui ? » Tout le monde était mort (il y a eu quelques blessés, relativement parlant) pourquoi donc la Croix-Rouge a-t-elle demandé de donner du sang jour et nuit pendant une semaine ou plus ?
La réponse reflète le réel but de la Croix-Rouge. Triste à dire que la Croix-Rouge est un ‘racketteur’ de catastrophes qui s’enrichit grâce aux malheurs des gens, spécialement avec des catastrophes totalement manigancées comme le 11 septembre. Ils revendent le sang, bien sûr, mais ils utilisent apparemment le sang aussi pour d’autres choses inavouées et on pourrait légitimement se demander où va tout l’argent et pour qui ?
Pour la plus grande partie, ils le gardent pour eux-mêmes comme le font une grande majorité d’œuvres de bienfaisance archi-connues. Les familles des victimes du 11 septembre ont dû harceler, s’acharner et menacer la Croix-Rouge pour tenter d’obtenir les 11 millions de dollars qu’ils ne voulaient pas lâcher pour les familles, un an au moins après l’événement – et on ne sait que ce qui a transpiré dans les médias, j’ai donc le sentiment que le chiffre réel était nettement plus élevé.
Le directoire de la Croix-Rouge et ses autres administrateurs reçoivent des salaires obscènes et d’énormes avantages en nature, provenant tous directement des contributeurs. À l’époque de la rédaction de cet article (2012, NdT), le salaire du président en exercice est de presque 700.000 dollars par an (523.700 €) et le revenu total de la Croix-Rouge présente un excédent de 3 milliards de dollars !
KATRINA ET LE 11 SEPTEMBRE
En septembre 2005, Paul Joseph Watson et Alex Jones écrivaient, « Pendant que les conséquences de l’ouragan Katrina continuent de provoquer des troubles et le chaos avec des compte-rendus de pillages, de fusillades, de viols et de meurtres, les médias des organes de l’Establishment font la promotion de la Croix-Rouge comme une louable organisation à laquelle il faut envoyer des dons. Le plus gros site web au monde, Yahoo.com, affiche un lien pour donner à la Croix-Rouge bien en évidence sur sa page d’accueil. À chaque fois que se produit une catastrophe majeure la Croix-Rouge et des organisations du même genre comme United Way reçoivent toute l’attention des média alors que d’autres œuvres de bienfaisance sont laissées dans l’ombre. Nous ne voulons pas dire qu’une grande majorité des employés de la Croix-Rouge ne sont pas des gens décents qui veulent simplement aider ceux dans le besoin ».
En fait, la Croix-Rouge a été attrapée « la main dans le sac » à refuser de l’argent au lendemain de terribles catastrophes qui réclamaient des fonds immédiats. Au nom du ‘Liberty Fund’ (Fonds Liberté de la Croix-Rouge américaine. Il s’agit d’une collecte spécifique que la Croix-Rouge a lancée à la suite des attentats de 2001, NdT) pour l’aide aux familles du 11 septembre, la Croix-Rouge a collecté 564 millions de dollars en dons dont seuls 150 millions ont été en réalité distribués.
La présidente de la Croix-Rouge d’alors, le Dr Bernadine Healy a proclamé avec arrogance, « Le Liberty Fund est un fonds pour les guerres. Il a évolué en fonds de guerre. Nous devons anticiper les effusions de sang. Nous devons pouvoir aider nos troupes si nous entrons dans des affrontements au sol. Nous devons pouvoir aider les victimes de demain ». (Elle démissionna en décembre 2001 sous le feu des critiques et décéda en 2011.)
Le 3 janvier 2005, CNN publia : « Les œuvres de bienfaisance se sont démenées après les attaques terroristes du 11 septembre, réunissant plus d’un milliard de dollars. Mais des questions sont soulevées sur le lieu, la manière et la quantité d’argent distribuée. C’est la présidente de la Croix-Rouge, le Dr Bernadine Healy qui en a fait les frais mardi pendant une audition devant le panel d’un comité de la Chambre des Représentants. Healy a été durement accusée par un officiel de New York pour la décision de la Croix-Rouge de mettre de côté presque la moitié de l’argent récolté pour de futurs besoins qui peuvent inclure des attaques terroristes. ‘Je vois que la Croix-Rouge, qui a collecté des centaines de millions de dollars prévus pour des dons publics à usage des victimes du 11 septembre – je vois que ces fonds ont été mis sous séquestre dans des plans à long terme’, a déclaré le procureur général de New York, Eliot Spitzer. »
UNE CORRUPTION DE LONGUE DATE
La Croix-Rouge a en fait une longue et sordide histoire de vol de dons en espèces prévus pour les aides humanitaires des catastrophes. Suite au séisme désastreux de San Francisco en 1989, la Croix-Rouge n’a donné que 10 millions de dollars sur les 50 millions collectés et a gardé le reste.
De même, après l’explosion de la bombe d’Oklahoma City en 1995 et l’inondation de la Red River en 1997, une grande partie des dons ont été aussi gardés. En remontant jusqu’à la guerre de Corée, la Croix-Rouge récupérait les paquets humanitaires des soldats, les fameux « colis de la Croix-Rouge » envoyés par les familles.
La Croix-Rouge excelle dans l’art de voler l’argent et le courrier et a été prise sur le fait de nombreuses fois mais on l’a autorisée à échapper aux sanctions, ou aux révélations car l’organisation est un très proche allié de l’élite avec laquelle elle est inextricablement liée. C’est sans doute une organisation dirigée par des gens appartenant à l’élite dont le but est de rassembler des renseignements et de voler l’argent aux pauvres, défavorisés et nécessiteux pour remplir ensuite les poches des riches.
Plusieurs œuvres de bienfaisance secondaires qui étaient impliquées dans le projet d’aide humanitaire après le tsunami de 2004 ont exprimé publiquement leur colère en disant que des œuvres de bienfaisance connues comme la Croix-Rouge et Oxfam s’étaient engagées secrètement dans des négociations qui ont résulté en un montant élevé de dons publics non distribués aux plus touchés de la catastrophe.
Le message ici devrait être clair pour tous. Ne donnez sous aucun prétexte d’argent aux grandes organisations charitables sauf si vous voulez que votre argent aille bénéficier à l’expansion des empires de l’élite et à voir un état policier en développement rapide au coin de la rue. Trouvez des œuvres de bienfaisance plus petites et indépendantes que vous savez être fiables et c’est à elles que vous enverrez vos dons.
La Libye a connu un putsch militaire au matin du vendredi 14 février 2014. Le renversement du pouvoir s’est matérialisé par la suspension du gouvernement et du parlement. Il est conduit par l’armée libyenne sous l’égide de Khalifa Hafter, ancien général des forces terrestres libyennes.
Selon une déclaration faite à ce propos, Khalifa Hafter justifie cette démarche par la nécessité de protéger la population libyenne contre la violence des milices militaires. Il a ajouté que l’armée a été obligée d’intervenir pour éviter à la Libye de perdre ses ressources et de voir sa population décimée.
Il a tenu à préciser que ce mouvement n’est pas un putsch militaire dans le sens traditionnel du terme et que ce n’est pas une voie pour la mise en place d’un pouvoir militaire. Pour le prouver, les chefs de l’armée libyenne vont présenter une feuille de route dont les détails seront connus dans quelques jours après avoir été discuté avec les forces politiques du pays. Les premiers pas de cette feuille de route seront la mise en place d’une instance présidentielle qui devra charger une personne de constituer un gouvernement restreint et temporaire. Une instance de défense nationale, relevant de l’instance présidentielle, sera également créée. Cette instance se chargera de toutes les affaires concernant la défense du territoire libyen et la sûreté intérieure.
Il est également question d’activer les lois transitionnelles pour assurer le respect de la loi. Khalifa Hafter a ajouté que l’espoir était de mise et qu’il est temps de se consacrer au travail et à la construction de la nation libyenne. Pour conclure, la direction générale de l’armée demande au peuple de l’aider dans cette mission en ajoutant qu’ils pouvaient continuer à vivre normalement. Khalifa Hafter a également invité l’ensemble des forces de l’ordre libyennes à rejoindre leurs postes et à aider au sauvetage du pays. Il a conclu en disant que tous les engagements extérieurs et les accords bilatéraux de la Libye seront respectés et qu’il n’est pas question de les remettre en cause.
Le chef du gouvernement libyen, Ali Zeidan, a réagi à l’annonce faite par les militaires libyens. Il a déclaré qu’il était hors de question de tolérer le « vol de la révolution », selon ses dires sur la chaîne Al Alrabiya. Il a également déclaré que les mesures nécessaires seront prises contre Khalifa Hafter en précisant que le gouvernement et le parlement poursuivaient leurs fonctions normalement. Ali Zeidan a également appelé l’armée libyenne à faire preuve de responsabilité.
Le général libyen, Khalifa Hafter, ancien allié de la CIA
Le général Haftr alors qu’il s’entrainait aux États-Unis d’amérique avec de l’équipement fournit par la CIA.
L’ex-général à la retraite, Khalifa Haftar, ancien chef d’état-major de l’armée libyenne, ayant conduit aujourd’hui, vendredi 14 février 2014, un putsch militaire, serait un ancien allié de la CIA. Alors que sa cooptation à la tête de l’armée nationale avait été assez controversée et avait suscité la colère des islamistes, Khalifa Haftar déclare aujourd’hui que sa démarche se justifie par « la nécessité de protéger la population libyenne contre la violence des milices militaires ».
L’ancien général Haftar, fait prisonnier au milieu des années 90, a bénéficie de la clémence des autorités libyennes et a obtenu l’asile politique aux Etats-Unis. Il a ensuite été militairement entraîné par la CIA afin de préparer le renversement de l’ancien président libyen Kadhafi. La chaîne de télévision CNN décrit l’histoire de cet homme comme « un thriller politique » et note : « Celui qui a d’abord été le confident de Mouammar Kadhafi devient par la suite son ennemi juré. Il a d’abord dirigé un groupe d’exilés libyens qui tentaient de renverser le régime libyen avant d’être exilé dans le secret aux Etats-Unis quand les choses allaient mal ».
Alors qu’il a été fraîchement nommé chef d’état-major de l’armée libyenne, en 2011, Khalifa Haftar avait déclaré à la télévision locale que « les voisins qui voient la Libye inférieure sont des pays hostiles, y compris la Tunisie, l’Egypte, le Mali, l’Algérie et le Tchad », des pays qu’il considère comme « ennemis ». Il ajoute également qu’en tant que chef de l’armée, « il devra trouver la force en son armée pour faire face à ceux qui perçoivent la Libye comme une nation inférieure ».
Les États-Unis aurait déplacé l’un de ses navires de guerre en dehors du golfe Persique alors que le pays est à la recherche d’un accord global avec l’Iran et sa puissance nucléaire.
Le porte-avions à propulsion nucléaire USS Harry S. Truman, qui est le seul navire de guerre américain dans la région, « a passé plus de temps à l’extérieur du golfe Persique au cours des six derniers mois que l’intérieur», selon un rapport publié par The Hill.
Ces données ont été rendu publiques par les responsables américains qui ont estimé les jours que le navire de guerre a été dans le golfe Persique, a rapporté le journal.
« De Août 2013 à Janvier 2014, le Truman a passé environ 101 jours dans le golfe d’Oman et la mer du Nord arabe, et seulement environ 45 jours à l’intérieur du golfe Persique, à l’exclusion d’environ 11 jours passés en transit entre ou dans des lieux inconnus, » selon le rapport.
C’est alors que le porte-avions était dans la région avec un autre transporteur au cours de la même période l’an dernier.
Toutefois, le Pentagone affirme que le nombre de porte-avions ne montre pas la présence américaine et l’US Navy a augmenté le nombre de petits navires de patrouille côtière.
Un responsable de la marine parlant sur les raisons du déplacement a reconnu que la Marine travaille à désamorcer les tensions dans la région.
«Notre objectif ici est de faire tout notre possible pour éviter des erreurs de calcul, et ne pas pressuriser une situation qui pourrait facilement être mise sous pression, » a dit l’officiel.«Nous faisons beaucoup là-bas … on n’est pas seulement à regarder ce que font les Iraniens « .
L’Iran et les puissances mondiales ont conclu un accord nucléaire provisoire en Novembre 2013 et les deux parties travaillent à compléter un accord final….officiellement parlant.
Je reprends ici les notes d’un chercheur méconnu en Amérique du Nord:James Robert.
La guerre secrète britannique
Dans les récits officiels sur les opérations militaires alliées en Antarctique, il est très peu question de la Grande-Bretagne. Pourtant, des documents attestent qu’elle tenta, en 1945, un assaut final contre l’Allemagne nazie sur ce continent. On sait que les Allemands y avaient construit, dès 1938, une base secrète où des rescapés se seraient réfugiés après la défaite du IIIe Reich. Cette base de Neuschwabendland aurait été entièrement détruite par l’armée britannique lors de l’expédition totalement occultée par les livres d’histoire, mais dont témoigne ici le dernier survivant. Une pièce essentielle qui vient éclairer le mystère de la quarantaine de sous-marins allemands disparus à l’issue de la guerre, et relance le « mythe » nazi de l’Antarctique.
« Par James Robert »
Le dernier témoin
Aujourd’hui, presque tous ceux qui ont servi pendant la campagne du Neuschwabenland nous ont quittés. Mais j’ai pu recueillir du dernier survivant le récit que vous pouvez lire ci-dessous. Je précise qu’il m’a raconté son histoire lors de deux entretiens séparés de dix ans, et que je n’ai pu déceler aucune contradiction entre les deux récits.
LE DERNIER SURVIVANT DE LA MISSION TEMOIGNE
Quand on nous annonça la victoire de l’Europe, mon unité était au repos dans une grotte de l’ex-Yougoslavie.
J’étais content que cette guerre soit finie, mais avec les combats qui continuaient dans le Pacifique et les tensions qui montaient en Palestine, nous savions bien que notre guerre à nous pourrait bien continuer. Grâce au Ciel, je fus dispensé de participer à la guerre contre le Japon, mais hélas, je fus envoyé en Palestine où l’afflux de Juifs, joint à une montée du
terrorisme sioniste, angoissait non seulement les Palestiniens, mais aussi les forces britanniques chargées d’endiguer cet afflux et de réprimer les insurrections. On m’avertit que mon affectation en Palestine pouvait durer indéfiniment. Je vis mourir beaucoup de mes compagnons soldats. Heureusement, je reçus au début d’octobre 1945 l’ordre de me présenter à mon officier supérieur, car j’avais été choisi pour une mission secrète à Gibraltar (aucun de mes supérieurs ne connaissait la nature de cette mission). N’ayant reçu aucune explication, j’espérais qu’on me rendrait bientôt à la vie civile. Je me trompais lourdement ! J’allais passer un autre Noël sur le pied de guerre.
Une fois arrivé à Gibraltar, un Major me prit à part et m’informa que je serais muté aux Colonies des Îles Falkland pour instructions complémentaires et que plusieurs autres soldats
d’autres corps d’élite britanniques allaient me rejoindre. Le mystère s’épaissit quand on nous
envoya tous par avion aux Falklands en nous demandant un complet silence. Nous avions reçu ordre de ne même pas spéculer sur la raison pour laquelle nous avions été choisis et sur le lieu où nous nous rendions.
Un entraînement extrême
En atteignant les Îles Falkland désolées et sévères, nous fûmes présentés à l’officier qui
commandait l’expédition et à un Norvégien qui avait servi dans la résistance norvégienne, un
expert en combats hivernaux qui allait nous entraîner pour une mission dont nous n’avions pas la moindre idée. Aujourd’hui, on sait que les Falklands, considérées comme le secret le mieux gardé de l’Armée britannique, promettent quelques années difficiles à ceux qui y sont affectés, mais dans les années 40, personne ne les connaissaient et encore moins les soldats comme moi. Pendant un mois, nous fûmes soumis à un éreintant entraînement au combat par temps froid. Plonger dans l’Atlantique glacé, affronter les éléments dans une tente en Géorgie du Sud nous paraissait Quand d’autant plus fou que nous ne savions pas pourquoi nous étions là ! Cependant, après cette préparation, un major et un scientifique nous expliquèrent enfin la nature de notre mission, et là, nous réalisâmes tous qu’il y avait peu de chances pour que nous en sortions vivants, surtout si ce que l’on soupçonnait était exact.
Parés pour la « guerre secrète »
On nous expliqua que nous devions examiner des activités « anormales » dans les environs des Monts Mühlig-Hoffmann à partir de la base britannique de Maudheim. L’Antarctique, à ce
que l’on nous dit, était « la guerre secrète de la Grande-Bretagne ». On nous informa ensuite des activités britanniques au Pôle Sud pendant la guerre. Nous étions là, assis, intrigués par
ce qui allait nous être divulgué ; aucun de nous n’avait rien entendu d’aussi fascinant ni d’aussi effrayant. Très peu de gens savaient que les nazis étaient venus dans l’Antarctique en 1938 et 1939, et plus rares encore étaient ceux qui avaient connaissance du fait que la Grande-Bretagne commençait, en réaction à établir des bases secrètes autour de l’Antarctique. Celle que nous devions’visiter, Maudheim, était la plus importante et la plus clandestine de toutes les bases antarctiques. En effet, elle n’était qu’à 300 kilomètres du lieu présumé de la base nazie.
On nous informa de l’activité allemande dans l’Atlantique Sud, autour de l’Antarctique. Un
nombre impossible à estimer de sous-marins allemands étaient manquants et non signalés ;
mais, pire, certains de ceux qui avaient fait leur reddition des mois après la fin de la guerre
alimentaient encore davantage de spéculations.
L’armée britannique avait capturé trois des plus grands noms du parti nazi – Hess, Himmler et Doenitz – et au moment de leur capture, la Grande-Bretagne avait obtenu des informations qu’elle ne partagea pas avec la Russie ou les États-Unis.
C’est sur la base de ces informations qu’agissait, seule, la Grande-Bretagne, et nous étions à la pointe de cette opération. On nous indiqua sans trop de précision ce que l’on attendait de nous et ce que nous étions susceptibles de trouver sur l’Antarctique. La Grande-Bretagne était convaincue que les Allemands avaient construit une base secrète, et qu’ils avaient fait sortir d’Europe, comme par magie, de nombreux Nazis dont on avait perdu la trace.
Une diversification de bases et de colonies.Les allemands du Grand Reich étaient Maîtres de l’Antartique en 1945.
Hommes polaires, tunnel et nazis
Des révélations en cascade nous attendaient. L’été précédent, nous dit-on, les scientifiques et commandos d’origine avaient trouvé un « ancien tunnel ». Des militaires envoyés sur place y auraient pénétré, mais seuls deux d’entre eux étaient revenus à leur base avant que l’hiver austral ne soit installé. Ensuite, les deux survivants avaient fait par radio des déclarations absurdes à propos « d’hommes polaires, d’anciens tunnels et des nazis ». Le contact radio avait finalement été perdu en juillet 1945, après un message de très mauvais augure pour nous :
« … les hommes polaires nous ont trouvés ! » Après nous avoir fait écouter cet enregistrement,
le Major qui devait commander l’expédition essaya de nous encourager : « Nous allons nous rendre à la base de Maudheim, trouver le tunnel, élucider l’énigme des hommes polaires et des nazis et tout faire pour détruire cette menace. »
Par bonheur, les réponses à nos questions, si nombreuses, furent honnêtes et directes.
On nous apprit que la Grande-Bretagne entendait prendre de vitesse les Américains et les Soviétiques qui préparaient leurs propres expéditions. Elle ne voulait pas prendre le risque
que les États-Unis ou l’Union soviétique ne découvrent la base allemande et ne recueillent
des technologies nazies. Ces deux pays avaient déjà une avance technologique sur la Grande-Bretagne grâce aux scientifiques et aux équipements récupérés sur les nazis. En outre, considérant l’Antarctique comme étant sous la juridiction de l’Empire britannique, elle
entendait bien être la première et la seule à éradiquer la présence nazie sur son sol, refusant
ainsi à la fois aux États-Unis et à l’Union Soviétique la gloire d’avoir livré le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale.
Parachutés dans la neige
On nous emmena en avion jusqu’au point de largage prévu, situé à 30 kilomètres de la base de Maudheim. Des chasse-neige attendaient notre arrivée. Après le saut en parachute dans la solitude glacée, la peur au ventre, nous rejoignîmes les chasse-neige. A partir de cet instant, nous fûmes sur le pied de guerre. Nous devions opérer sous silence radio total. Nous étions seuls, sans appui ni chance de retraite si nos pires craintes se confirmaient.
Nous approchâmes de la base, sur nos gardes, mais elle nous apparut bientôt dépourvue de toute vie, une ville fantôme. Cela éveilla immédiatement notre méfiance, mais, comme dans toutes les campagnes précédentes, nous avions une mission à accomplir et nos peurs ne devaient pas paralyser notre jugement.
Hans Kammler,le commandant du U-574 était un officier lors de l’Expédition Antartique Allemande de 1938-39.
Première victime de l’expédition
Comme nous nous dispersions autour de la base, un fil déclencha une alarme et une sirène retentit, déchirant le silence et nous faisant sursauter. Une voix, impossible à localiser, nous cria de nous identifier. Nous levâmes nos fusils, le major nous présenta, et la voix prit corps.
Elle appartenait à un survivant isolé, et ce qu’il révéla ne fit que nous inquiéter davantage et nous faire regretter de ne pas être plus nombreux. Il nous expliqua que, dans le bunker
numéro 1, se trouvait l’autre survivant de « l’expédition dans le tunnel », en compagnie de l’un des mystérieux hommes polaires dont nous avions entendu parler sur l’enregistrement radio.
Malgré les objections du survivant, ordre fut donné d’ouvrir ce bunker. Il essaya de s’y
opposer avec une peur panique qui nous gagna instantanément : aucun de nous ne voulait être le premier à entrer dans le bunker.
Heureusement pour moi, je ne fus pas choisi. Cet honneur fut dévolu au plus jeune membre de notre unité désigné à la courte paille. Il entra, hésitant un peu, en se heurtant à la porte.
Une fois à l’intérieur, un silence s’abattit sur la base, suivi par deux coups de fusil. La porte
s’ouvrit et l’homme polaire s’échappa en courant, nous prenant tous de cours et nous laissant juste le temps de tirer quelques coups de feu, pour la forme. C’est alors que nous pénétrâmes dans le bunker où gisaient deux cadavres : notre camarade, la gorge tranchée, et, plus atroce, le survivant, déchiqueté jusqu’aux os. Nous étions envahis de colère et d’interrogations après avoir vu mourir un membre de notre unité quelques heures seulement après notre atterrissage, et nous écoutâmes anxieusement les réponses du dernier survivant aux questions du Major. Il lui demanda d’abord ce qui avait bien pu arriver à l’autre survivant,et comment il s’était retrouvé piégé dans le bunker avec cet homme polaire. Mais l’homme préféra commencer par le début, c’est-à-dire le moment où ils avaient découvert le « tunnel ». Le scientifique qui nous ccompagnait prenait des notes.
Le U-977 était un sous-marin de dernière génération équipé pour lers longs voyages vers Neue Schwabenland.
Une immense base souterraine
On apprit que la région où se trouvait le tunnel était l’une de ces vallées sèches particulières à l’Antarctique, ce qui explique la facilité avec laquelle les Britanniques avaient pu le trouver.
Les trente membres de la base de Maudheim avaient l’ordre de découvrir où conduisait le tunnel. Ils avaient parcouru le tunnel pendant des kilomètres, et finalement, étaient arrivés à
une vaste caverne souterraine anormalement tiède ; certains parmi les scientifiques
pensèrent qu’elle pouvait être chauffée par géothermie. L’immense grotte comportait des lacs souterrains, mais, beaucoup plus mystérieux, elle était éclairée artificiellement. Devant
l’immensité de la grotte, l’expédition s’était divisée pour mieux l’explorer C’est alors qu’ils avaient découvert l’énorme base construite par les nazis, avec des quais pour les sous-marins, dont l’un d’entre eux, semble-t-il, pût être identifié. Mais plus les britanniques avançaient, plus le spectacle était étrange. Le survivant parla notamment « de hangars pour d’étranges avions et de multiples excavations ».
Cependant, leur présence n’était pas passée inaperçue et les deux survivants de la base de
Maudheim avaient vu leurs camarades se faire capturer et exécuter un par un. Après avoir été témoins de six exécutions, ils s’étaient enfui par le tunnel, mais trop tard : « les hommes
polaires arrivent ! », avait alors hurlé le survivant. Les forces ennemies à leurs trousses, ils n’avaient pas eu d’autre choix que de retourner à leur base pour informer par radio leurs supérieurs de ce qu’ils avaient découvert. Ils avaient réussi à rentrer à la base, mais, comme l’hiver approchait et qu’il y avait peu de chances pour qu’on vienne les secourir, ils avaient décidé de se donner toutes les chances de pouvoir témoigner de leur découverte. Ils
s’étaient donc séparé, chacun prenant un poste radio sans fil et attendant dans un bunker
différent. L’un des survivants avait servi d’appât et lorsqu’une poignée d’hommes polaires
l’avait découvert dans son bunker, ils avaient cru qu’il était le dernier survivant. Le plan avait fonctionné, mais au détriment de sa vie et de la radio, car le brave du bunker numéro un
détenait le seul poste radio sans fil opérationnel qui fut détruit dans la bagarre. Le deuxième survivant n’avait plus eu d’autre choix que de s’asseoir, attendre, et essayer de ne pas
devenir complètement fou.
Une source d’énergie inconnue
Sans explications satisfaisantes, l’homme nous parla ensuite des hommes polaires comme
étant des produits de la science nazie. De la même manière, il tenta de nous expliquer la manière dont les Nazis se fournissaient en énergie : celle-ci provenait, d’après lui, de l’activité volcanique, qui, à travers sa vapeur, leur permettait de produire de l’électricité. Mais il semblerait que les nazis disposaient d’une source d’énergie inconnue, car le survivant déclara :
» … d’après ce dont j’ai été témoin, la quantité d’électricité requise est supérieure à ce que pourrait produire, à mon avis, de la vapeur ».
Les scientifiques de l’expédition rejetèrent la plupart des informations livrées par le survivant,
lui reprochant même son manque de culture scientifique et objectant que ces données « ne
pouvaient en aucun cas être véridiques ». Le major, quant à lui, voulait en savoir plus : en
savoir davantage sur l’ennemi que nous avions à affronter et sur ce qu’allait bien pouvoir faire l’homme polaire qui s’était échappé. La réponse ne fut pas pour nous réconforter et poussa le scientifique à annoncer que le survivant était « bon à enfermer ». Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que nous ressentîmes en entendant la réponse : « Il va attendre, nous épier en se demandant quel goût nous pouvons bien voir. »
Un paysage saharien
En entendant cela, le Major ordonna qu’un tour de garde fut établi pendant que lui et le
scientifique discuteraient, en privé, de la suite de la mission.
Le lendemain matin, on nous ordonna d »‘inspecter le tunnel » et pendant les quarante-huit
heures qui suivirent, nous progressâmes régulièrement vers la vallée sèche, lieu du supposé « ancien tunnel ». En arrivant dans la vallée sèche, nous fûmes tous abasourdis, car on nous avait dit que l’Antarctique était totalement entouré de glaces et pourtant, nous étions dans un
paysage qui rappelait le Sahara.
Nous avions l’interdiction d’approcher du tunnel avant que le camp de base provisoire n’eût
été dressé. Pendant que les hommes construisaient la base, le scientifique et le major inspectaient le tunnel.
Au bout de quelques heures, ils revinrent au camp pour nous faire part de ce qu’ils avaient
vu et de notre prochain plan d’action. Le tunnel n’était pas du tout ancien, d’après le
scientifique. et le major ajouta que les murs de granit poli semblaient interminables. Nous
pourrions le constater nous-mêmes le lendemain, après une bonne nuit.
Juste avant de nous assigner nos tours de garde, on nous confirma qu’il s’agissait de suivre
le tunnel jusqu’au bout, « jusqu’au Führer, au besoin ».
Il est difficile de dormir dans l’Antarctique pendant les mois d’été, à cause de la lumière du
jour qui brille perpétuellement. Mais cette nuit-là, le sommeil fut encore plus long à venir…
Autopsie d’un homme polaire
Et cette nuit-là, l’homme polaire revint, effectivement. Mais cette fois-ci, il n’y eût pas de victime dans notre camp : l’homme polaire s’écroula sous nos balles. Le scientifique, après avoir examiné le cadavre, déclara que l’homme polaire était un « humain », certes plus poilu et mieux armé contre le froid. Après une autopsie rapide, le corps fut mis dans un sac afin d’être conservé jusqu’à un prochain examen plus minutieux.
Le lendemain matin, deux personnes restèrent à l’entrée du tunnel, avec le cadavre, les
chasse-neige, l’équipement et, le plus important, la radio. En tête de l’expédition, le major
était accompagné du Norvégien et du scientifique. Le survivant, lui aussi, était indispensable au succès de la mission. Nous voulions tous nous joindre à eux.
Je fus choisi avec quatre autres hommes tout joyeux : nous allions entreprendre l’une des
expéditions les plus passionnantes, et peut-être les plus importantes, de l’histoire de
l’humanité. Bien que leur rôle fût tout aussi essentiel pour le succès de la mission, les deux
compagnons qui restaient à l’entrée du tunnel étaient déçus.
Une véritable ruche technologique
En nous préparant tous les neuf à entrer dans le tunnel, nous nous assurâmes que nous avions emporté suffisamment de munitions et d’explosifs pour mener un affrontement et peut-être détruire la base dans son intégralité, car telle était notre mission : non pas sauver, mais détruire. Nous marchâmes longtemps dans l’obscurité et, au bout de quatre heures,nous commençâmes à percevoir de la lumière au loin, à environ une heure de marche, une heure interminable, la tête pleine de questions. Finalement, nous arrivâmes dans la vaste caverne éclairée artificiellement. On se dirigea ensuite à l’endroit d’où les survivants avaient été témoins des exécutions. En observant d’en haut les galeries de la caverne, nous fûmes ébahis par le nombre d’ouvriers qui s’activaient ici et là, comme des fourmis.
Mais ce qui était le plus impressionnant, c’était l’énormité des constructions en cours. Tout
semblait indiquer que les nazis étaient dans l’Antarctique depuis longtemps. Le scientifique
notait tout ce qu’il pouvait, dessinait des diagrammes, prenait des échantillons de roche, et
des photos. Le major, de son côté, s’intéressait davantage à la manière de détruire la base sans être pris par les nazis.
Au bout de deux jours de reconnaissance attentive, le scientifique et le major décidèrent des cibles pour les mines. Elles allaient devoir être placées tout autour du toit de la caverne.
D’autres cibles étaient également prévues, comme par exemple le générateur et les cuves d’essence ainsi que, si possible, les dépôts de munitions.
Trois survivants seulement
Pendant toute la journée, nous posâmes des mines et primes des photos de cette technologie très avancée ; nous prîmes aussi un otage, un « homme polaire ».
Une fois les mines posées et les preuves substantielles de l’existence de la base
rassemblées, nous nous dirigeâmes vers le tunnel.
C’est alors que nous fûmes découverts et poursuivis par des hommes polaires et des nazis.
En atteignant le tunnel, nous plaçâmes un obstacle sur le passage de sorte à ralentir nos
ennemis assez longtemps pour que les mines explosent. Certaines mines avaient été placées à l’entrée du tunnel, et quand nous entendîmes les explosions, nous espérâmes que nos poursuivants avaient été atteints. Il n’en était rien.
Les mines avaient bien obstrué le tunnel, mais les nazis et les hommes polaires nous poursuivaient. Seulement trois d’entre nous en réchappèrent : le Norvégien, le scientifique et moi-même. Quand nous atteignîmes la vallée sèche, suffisamment de mines avaient été posées pour fermer le tunnel à jamais. Après que les mines eussent explosé, il ne subsista aucune trace de tunnel. Curieusement, il resta très peu de preuves de la mission. Qu’elles aient été perdues accidentellement ou à dessein importait peu, car le scientifique était déjà parvenu à ses conclusions et la mission avait été accomplie.
Retour aux Îles Falkland
Le camp fut démonté et nous rentrâmes à la base de Maudheim d’où l’on nous évacua. On nous transporta par avion jusqu’aux Colonies des Îles Falkland. En atteignant la Géorgie du Sud, on nous distribua une directive nous interdisant de révéler ce que nous avions vu, entendu, et rencontré. Le tunnel fut expliqué comme n’étant rien de plus qu’un accident naturel, « une érosion glaciaire ». Les hommes polaires n’étaient autres que « des soldats débraillés devenus fous ». La présence d’Allemands n’a jamais été mentionné dans le rapport, et toute idée de rendre publique la mission fut fermement rejetée.
La mission ne serait jamais rendue officielle, bien que certains éléments de celle-ci aient
déjà fait l’objet de fuites vers les Russes et les Américains.
Le 10 juillet 1945,le U-977 se rendait à…Mar del Plata ,ArgentineIl était désarmé,avec un équipage réduit.
Aucune reconnaissance
Ainsi mon dernier Noël de la Seconde Guerre mondiale se passa-t-il sur le continent
Antarctique en 1945, à combattre les mêmes nazis que j’avais combattu tous les Noëls depuis 1940.
Le pire, c’est le fait que l’expédition n’ait jamais reçu aucune reconnaissance ni les survivants aucun honneur.
Au contraire, les survivants britanniques furent démobilisés, le rapport du scientifique disparut. Cette mission n’a jamais figuré dans les livres d’histoire, alors que s’y trouve la mission de 1950, menée par une expédition conjointe de Britanniques, de Suédois et de Norvégiens, et qui dura jusqu’en janvier 1952. Elle avait pour but de vérifier et d’enquêter sur certaines découvertes des expéditions nazies de 1938-1939 au Neuschwabenland.
Neuschwabendland revisité ensuite
Cinq ans après notre mission, Maudheim et Neuschwabenland furent revisités, et cette
expédition avait tout à voir avec la campagne du Neuschwabenland, mais, plus important, avec ce que nous avions détruit. Pendant les années qui s’écoulèrent entre les deux missions, la Royal Air Force ne cessa de survoler le Neuschwabenland.
La raison officielle invoquée par la RAF pour ces vols intensifs était la recherche de lieux
propices pour établir des camps de base. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se poser des
questions. »
( ici finit le récit de l’officier du SAS).
À propos de James Robert
James Robert est un employé civil d’une agence du ministère de la Défense britannique,et historien et écrivain spécialisé dans la période de la Seconde Guerre mondiale. Il a beaucoup voyagé à travers l’Afrique du Nord et en Europe pour les besoins de son enquête sur les « guerres secrètes britanniques ». Issu d’une famille de longue tradition militaire, ses sources d’information germaniques crédibilisant ses recherches, il s’est découvert une vocation à creuser plus profondément les activités censurées, peu connues ou mystérieuses qui furent conduites avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Les médias de masse sont l’outil le plus puissant utilisé par la classe dirigeante pour manipuler les masses. Ils forment et modèlent les attitudes, les opinions et définissent ce qui est normal et acceptable. Cet article examine le fonctionnement des médias de masse à travers les théories de leurs penseurs majeurs, leur structure d’influence, et les techniques qu’ils utilisent, afin de comprendre leur véritable rôle dans la société.
Beaucoup d’articles de ce site [vigilantcitizen, ndlr] parlent de symbolisme occulte trouvé dans des objets de la culture populaire. De ces articles émergent beaucoup de questions légitimes liées à l’objectif de ces symboles et aux intentions de ceux qui les placent ici, mais il est impossible pour moi de fournir des réponses satisfaisantes à ces questions sans mentionner de nombreux autres faits et concepts. Par conséquent j’ai décidé d’écrire cet article autant pour étayer les fondements théoriques et méthodologiques des analyses présentées sur ce site que pour présenter les principaux spécialistes du monde de la communication de masse. Des gens lisent mes articles et pensent que je dis : « Lady Gaga veut contrôler nos esprits ». Or ce n’est pas le cas. Elle est simplement une petite partie de l’énorme système que sont les médias de masse.
La programmation via les médias de masse
Les médias de mass (« mass media ») sont des formes de médias conçues pour toucher la plus large audience possible. Cela inclut la télévision, les films, la radio, les journaux, les magazines, les livres, les chansons, les jeux vidéos et Internet. De nombreuses études ont été conduites au siècle passé pour mesurer les effets des médias de masse sur la population afin de découvrir les meilleures techniques pour l’influencer. De ces études a émergé la science des communications, qui est utilisée dans le marketing, les relations publiques et la politique : la communication de masse est un outil nécessaire pour assurer le fonctionnement d’une vaste démocratie ; c’est aussi un outil nécessaire pour une dictature. Tout dépend de son usage.
Dans la préface de son Meilleur des Mondes de 1958, Aldous Huxley peint un portrait plutôt sombre de la société. Il croit qu’elle est contrôlée par une « force impersonnelle », une élite dirigeante, qui manipule la population par des méthodes variées.
« Les forces impersonnelles sur lesquelles nous n’avions presque aucun contrôle semblent tous nous pousser en direction du cauchemar Meilleur-mondiste ; et cette poussée impersonnelle est en train d’être sciemment accélérée par les représentants des organisations politiques et commerciales qui ont développé un certain nombre de techniques pour manipuler, dans l’intérêt d’une certaine minorité, les pensées et sentiments des masses. » – Aldous Huxley, préface du Meilleur des mondes.
Sa sombre perspective n’est pas qu’une simple hypothèse ou une illusion de paranoïaque. C’est un fait certifié, présent dans les plus importantes études mondiales sur les médias de masse. En voici quelques unes :
Les penseurs de l’élite
Walter Lippmann
Walter Lipman
Walter Lippmann, intellectuel américain, écrivain qui a gagné à deux reprises le prix Pulitzer, a donné naissance à un des premiers travaux à propos de l’usage des médias de masse. DansOpinion publique (1922), Lippmann compare la masse à une « grosse bête » et à « un troupeau perplexe » qui avait besoin d’être guidé par un classe gouvernante. Il a décrit l’élite dominante comme « une classe spécialisée dont les intérêts se portent au-delà du local ». Cette classe est composée d’experts, de spécialistes et de bureaucrates. Selon Lippmann, les experts, à qui ont fait souvent référence comme « l’élite », seront sous peu une machine de la connaissance qui circonvient au principal défaut de la démocratie, l’idéal impossible d’un « citoyen omnipotent ». Le « troupeau perplexe » rugissant et piétinant a sa fonction : être « le spectateur désintéressé de l’action », c-à-d pas un participant. La participation est le devoir de « l’homme responsable », qui n’est pas le citoyen ordinaire.
Les médias de masse et la propagande sont par conséquent des outils qui doivent être utilisés par l’élite pour diriger le public sans correction physique. Un concept important présenté par Lippmann est la « fabrication du consentement » qui est, en gros, la manipulation de l’opinion publique pour accepter le programme de l’élite. A l’avis de Lippmann, le public en général n’est pas en mesure de raisonner et de trancher les questions importantes. Il est donc important pour l’élite de décider « pour son propre bien » et ensuite vendre ces décisions aux masses.
« Que cette fabrication du consentement soit capable de grandes améliorations personne, je pense, personne ne le nie. Le procédé par lequel les opinions publiques se présentent n’est certainement pas moins subtil qu’il l’est apparu dans ses pages, et les opportunités de manipulation qui s’ouvrent à quiconque comprend le procédé sont suffisamment claires… Comme un résultat de recherches psychologiques alliées avec les moyens de communication modernes, la pratique de la démocratie a pris un tournant. Une révolution se produit, infiniment plus significative que toutes les variations du pouvoir économique… Sous l’impact de la propagande, pas nécessairement au sens péjoratif du mot, les vieilles constantes de notre pensée sont devenues variables. Il n’est plus possible, par exemple, de croire au dogme initial de la démocratie ; que la connaissance nécessaire à la gestion des affaires humaines sort spontanément du cœur humain. Lorsqu’on agit selon cette théorie on s’expose à l’autodéception, et à des formes de conviction que nous ne pouvons vérifier. Il a été démontré que nous ne pouvons pas compter sur l’intuition, la conscience, ou les accidents de l’opinion faite à la va-vite pour traiter avec le monde au-delà de notre portée. » – Walter Lippmann, « Opinion publique »
Il peut être intéressant de remarquer que Lippmann est un des pères fondateurs du CFR (« Council of Foreign Relations », soit « le conseil des relations étrangères »), le club de réflexion en politique étrangère le plus influent du monde. Ce fait devrait vous donner un petit indice sur l’état d’esprit de l’élite concernant l’utilisation des médias.
« Le pouvoir politique et économique aux Etats-Unis est concentré entre les mains d’une « élite dirigeante » qui contrôle la plupart des corporations multinationales, les principaux médias, les fondations les plus influentes, les universités privées les plus importantes et la plupart des services publics basés aux E-U. Fondé en 1921, le Council of Foreign Relations est le lien-clé entre les grosses corporations et le gouvernement fédéral. On l’appelait « l’école des hommes d’Etats » et « ce qui se rapproche d’un organe de ce que C. Wright Mills appelait l’Elite du Pouvoir – un groupe d’hommes aux intérêts et modes de pensée similaires façonnant les évènements depuis des positions invulnérables dans les coulisses. La création des Nations Unies était le projet du CFR, tout comme le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale. » – Steve Jacobson, « Contrôle mental aux Etats-Unis »
Parmi les membres actuels du CFR se trouvent David Rockefeller, Dick Cheney, Barack Obama, Hilary Clinton, le pasteur d’une méga-église Rick Warren, les PDG de corporations importantes telles que CBS, Nike, Coca-Cola et Visa.
Carl Jung
Carl Jung
Carl Jung est le fondateur de la psychologie analytique (aussi connue sous le nom de « psychologie jungienne ») qui met l’accent sur la compréhension de la psyché en explorant les rêves, l’art, la mythologie, la religion, les symboles et la philosophie. Le thérapeute suisse est à l’origine de nombreux concepts psychologiques utilisés aujourd’hui tels que l’Archétype, le Complexe, la Personne, l’Introverti/Extraverti et la Synchronicité. Il a été hautement influencé par le milieu occulte de sa famille. Carl Gustav, son grand-père, était un fervent Franc-maçon (il était Grand-Maître) et Jung lui-même découvrit que certains de ses ancêtres étaient rosicruciens. Cela pourrait expliquer son grand intérêt pour la philosophie Occidentale et Orientale, l’alchimie, l’astrologie et le symbolisme. Un de ses plus importants concepts (et un des plus mal compris) était celui d’Inconscient collectif.
« Ma thèse, donc, est comme suit : en plus de notre conscience immédiate, qui est d’une nature tout à fait personnelle et que nous croyons être le seul psychisme empirique (même si nous ajoutons l’inconscient personnel en appendice), il existe un second système psychique d’une nature collective, universelle et impersonnelle qui est indentique à tous les individus. Cet inconscient collectif ne se développe pas individuellement, mais on en hérite. Il consiste en formes préexistantes, les archétypes, qui peuvent seulement devenir conscientes de manière secondaire, et qui donnent une forme définie à certains contenus psychiques. » – Carl Jung, « le Concept d’inconscient collectif ».
L’inconscient collectif ressort à travers l’existence de symboles similaires et de personnages mythologiques dans différentes civilisations. Les symboles archétypaux semblent être ancrés dans notre subconscient collectif et, lorsque nous y sommes exposés, nous démontrons une fascination et une attraction naturelles. Les symboles occultes peuvent donc exercer un impact conséquent sur les gens, même si beaucoup d’individus n’ont jamais été personnellement confronté au sens ésotérique du symbole. Les penseurs des médias de masse, comme Edward D. Bernays, a trouvé dans ce concept un excellent moyen de manipuler l’inconscient collectif et personnel du public.
Edward Bernays
Edward Bernays
Edward Benays est considéré comme le « père des relations publiques » et a utilisé des concepts découverts par son oncle Sigmund Freud pour manipuler le public en utilisant le subconscient. Il partageait la vision de Walter Lippmann concernant la population en général, la considérant irrationnelle et sujette au « mouvement de troupeau ».
« La manipulation consciente et intelligente des habitudes et opinions organisées des masses est un élément important d’une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est la vraie force dirigeante du pays.
Nous sommes gouvernés, nos esprits sont façonnés, nos goûts formés, nos idées suggérées, en grande partie par des hommes dont on n’a jamais entendu parler. C’est un résultat logique de la manière dont notre société démocratique est organisée. Un vaste nombre d’êtres humains doivent coopérer de cette manière s’ ils veulent sous peu vivre ensemble dans une société qui fonctionne sans difficultés.
Nos gouvernants invisibles sont, dans beaucoup de cas, inconscients de l’identité de leurs collègues dans le cercle fermé. » – Edward Bernays, « Propagande ».
Les campagnes marketing novatrices de Barneys ont profondément changé le fonctionnement de la société américaine. Il a pratiquement créé le « consumérisme » en créant une culture dans laquelle les Américains achètent pour le plaisir et non pour la survie. Pour cette raison, il est considéré par Life Magazine comme étant dans le Top 100 des Américains les plus influents du XXème siècle.
Harold Lasswell
Harold Lasswell
En 1939-1940, l’Université de Chicago fut l’hôte d’une série de séminaires secrets sur les communications. Ces clubs de réflexion furent fondés par la fondation Rockfeller et comprenait les chercheurs les plus importants dans les domaines de la communication et des études sociologiques. Un de ses érudits était Harold Lasswell, un scientifique politique et théoricien en communication de premier plan, spécialisé dans l’analyse de la propagande. Il partageait aussi l’opinion selon laquelle la démocratie, un gouvernement dirigé par les gens, ne pouvait pas se maintenir sans une élite spécialisée formant et façonnant l’opinion publique à travers la propagande.
Dans son Encyclopédie des Sciences sociales, Lasswell explique que lorsqu’il manque aux élites la force requise pour l’obéissance contrainte, les managers sociaux doivent se tourner vers «une toute nouvelle technique de contrôle, en grande partie par la propagande ». Il y ajouta la justification conventionnelle : « l’ignorance et la stupidité [des]… masses et ne pas succomber aux dogmatismes démocratiques comme quoi les hommes seraient les meilleurs juges de leurs propres intérêts. »
Lasswell a considérablement étudié le domaine de l’analyse de contenu pour comprendre l’efficacité des différents types de propagande. Dans son essai Les contenus de la communication, Lasswell explique que, afin de comprendre la signification d’un message (c-à-d un livre, un discours, un film etc), on doit prendre en compte la fréquence à laquelle certains symboles apparaissent dans le message, la direction dans laquelle ces symboles essaient de guider l’opinion de l’audience, et l’intensité des symboles utilisés.
Lasswell était célèbre pour son analyse des médias basée sur ceci :
« Qui (dit) Quoi (à) Qui (par) Quel Moyen (avec) Quel Effet »
Via ce modèle, Lasswell indique que pour analyser correctement un produit médiatique, il nous faut regarder à qui l’a produit (les gens qui ont ordonné sa création), à qui il est destiné(l’audience-cible) et quels sont les effets désirés du produit (informer, convaincre, vendre, etc) sur l’audience.
Voilà quelle serait l’analyse d’une vidéo de Rihanna par exemple : QUI A PRODUIT : Vivendi Universal ; QUOI : l’artiste pop Rihanna ; A QUI : les consommateurs âgés de 9 à 25 ans ; QUEL MOYEN : vidéoclip ; et QUEL EFFET : vendre l’artiste, sa chanson, son image, et son message.
L’analyse de films et de vidéos sur The Vigilant Citizen donne une grande importance à « qui est derrière » les messages communiqués au public. Le terme « Illuminati » est souvent utilisé pour décrire un petit groupe formant une élite dirigeant secrètement les masses. Bien que le terme sonne assez caricatural et conspirateur, il décrit judicieusement les affinités de l’élite avec des sociétés secrètes et un savoir occulte. Cependant, je déteste personnellement utiliser le terme de « théorie du complot » pour décrire ce qui se passe dans les médias de masse. Si tous les faits concernant la nature élitiste de l’industrie sont facilement disponibles au public, est-ce qu’on peut encore appeler ça une « théorie du complot » ?
Il y avait avant une variété de points de vue, idées et opinions dans la culture populaire. La consolidation des corporations médiatiques a cependant produit une standardisation de l’industrie culturelle. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi toutes les musiques récentes sonnent pareilles et tous les films récents ont l’air pareils ? la réponse se trouve dans la partie suivante :
Possession des médias
Le nombre de corporations qui contrôlent la majorité des médias aux Etats-Unis : (journaux, magazines, stations de radio, chaînes télé, livres, musiques, films, fournisseurs d’accès et agences de photographie)
Comme il est représenté sur le graphique ci-dessus, le nombre de corporations possédant la majorité des organes de presse aux E-U est passé de 50 à 5 en moins de 20 ans. Voici le top des corporations en évolution autour du monde et les capitaux actifs qu’elles possèdent :
« Une liste des propriétés contrôlées par AOL Time Warner prendrait dix pages dactylographiées qui listeraient 292 compagnies séparées et filiales. Parmi elles, 22 sont des sociétés en participation avec d’autres majors impliquées à divers degrés en opérations médiatiques. Ces partenaires incluent 3Com, eBay, Hewlett-Packard, Citygroup, Ticketmaster, American Express, Homestore, Sony, Viva, Berterlsmann, Polygram, et Amazon.com. Quelques une des propriétés plus familières détenues à 100% par AOL Time Warner : Book-of-the-Month Club : Little Brown éditeurs ; HBO et ses sept chaînes ; CNN ; sept chaînes spécialisées et en langues étrangères ; « Bip-Bip et Vil Coyote » ; les studios Warner Bros ; Popular Science et 52 autres labels de disques différents. » – Ben Bagdikan, « le Nouveau monopole des Médias. »
AOL Time Warner possède : – 64 magazines, dont Time, Life, People, MAD Magazine et DC Comics. – Waner Bros, New Line et Fine Line Features dans le cinéma. – Plus de 40 labels musicaux dont Warner Bros, Atlantic et Electra. – Beaucoup de « networks » télévisuels tels que AB Network, HBO, Cinemax, TNT, Cartoon Network et CNN. – Madonna, Sean Paul, les Whites Stripes…
Viacom possède : – CBS, MTV, MTV2, UPN, VH1, Showtime, Nickelodeon, Comedy Central, TNN, CMT et BET – Paramount Pictures, Nickelodeon Movies, MTV Films – Blockbuster Videos – 1800 écrans de cinéma à travers Famous Players
« La propriété de Disney d’une équipe de hockey appelés les Mighty Ducks d’Anaheim ne suffit pas à décrire l’immensité de son royaume. Hollywood reste son cœur symbolique, avec huit studios de productions et distributeurs : Wall Disney Pictures, Touchstone Pictures, Miramax, Buena Vista Home Video, Buena Vista Home Entertainment, Buena Vista International, Hollywood Pictures et Caravan Pictures.
La compagnie Walt Disney contrôle huit maisons d’édition sous Walt Disney Company Book Publishing et ABC Publishing Book ; 17 magazines ; ABC Television Network avec ses dix stations qu’elle possède et qu’elle fait fonctionner y compris dans le top 5 du marché ; 30 stations de radio, dont toutes les plus grosses du marché; 11 chaînes câblées dont Disney, ESPN (conjointement) ; A&E et la chaîne Histoire ; 13 chaînes de diffusion internationale qui vont de l’Australie au Brésil ; 17 unités sportives et unités de production autour du monde ; et 17 sites Internet, ce qui inclut le groupe ABC, ESPN.sportzone, NFL.com, NBAZ.com et NASCAR.com. Ses cinq groupes musicaux incluent la Buena Vista, Lyric Street et les labels Disney, et des productions cinématographiques « vivantes » d’où sont sortis des films comme Le Roi Lion, la Belle et la Bête, et le Roi David… » – Ibid.
La Walt Disney Company possède : – ABC, Disney Channel, ESPN, A&E, History Channel – Walt Disney Pictures, Touchstone Pictures, Hollywood Pictures, Miramax Film Corp., Dimension etBuena Vista International – Miley Cyrus/ Hannah Montana, Selena Gomez, les Jonas Brothers.
Vivendi Universal possède: – 27% des ventes de musique aux Etats-Unis, ses labels comprennent: Interscope, Geffen, A&M, Island, Def Jam, MCA, Mercury, Motown et Universal – Universal Studios, Studio Canal, Polygram Films, Canal + – De nombreuses compagnies téléphoniques et Internet, – Lady Gaga, The Black Eyed Peas, Lil Wayne, Rihanna, Mariah Carey, Jay-Z
Sony possède: – Columbia Pictures, Screen Gems, Sony Pictures Classics – 15% des ventes de musique aux Etats-Unis, ses labels comprennent : Columbia, Epic, Sony, Arista, Jive et RCA Records – Beyonce, Shakira, Michael Jackson, Alicia Keys, Christina Aguilera
Un nombre limité d’acteurs dans l’industrie culturel signifie un nombre limité de points de vue et d’idées qui font leur chemin jusqu’au grand public. Cela signifie aussi qu’une seule idée peut facilement saturer toutes les plateformes médiatiques pour générer le consentement (par exemple : « il y a des armes de destruction massive en Irak »).
La standardisation de la pensée humaine
La fusion des compagnies médiatiques lors des dernières décennies a engendré une petite oligarchie de conglomérats médiatiques. Les shows télé que nous suivons, la musique que nous écoutons, les films que nous regardons et les journaux que nous lisons sont tous produits par CINQ corporations. Les propriétaires de ces conglomérats ont des liens étroits avec l’élite mondiale et, de bien des façons, ils SONT l’élite. En possédant tous les points de vente disponible qui ont le potentiel d’atteindre les masses, ces conglomérats ont le pouvoir de créer, dans l’esprit des gens, une seule et cohérente vision du monde, engendrant une « standardisation de la pensée humaine. »
Mêmes les mouvements et les styles considérés marginaux sont, en fait, des extensions de la pensée principale. Les médias de masse produisent leurs propres rebelles qui ont bel et bien l’air de faire partie et qui continuent de faire partie de l’ordre établi et de n’en rien contester. Les artistes, les créations et les idées qui ne correspondent pas au mode de pensée principale sont oubliés et rejetés sans merci par les conglomérats, qui à leur tour les font virtuellement disparaître de la société elle-même. Cependant, les idées qui sont estimées valides et désirables pour être acceptées par la société sont adroitement commercialisées aux masses dans le but de les transformer en normes qui vont de soi.
En 1928, Edward Barnays avait déjà vu l’immense potentiel du cinéma pour standardiser les pensées :
« Le cinéma américain est le plus grand transporteur inconscient de propagande dans le monde aujourd’hui. C’est un grand distributeur d’idées et d’opinions. Le cinéma peut standardiser les idées et habitudes d’une nation. Parce que les images sont faites pour satisfaire les demandes du marché, elles reflètent, soulignent, et même exagèrent les grandes tendances populaires, plutôt que de stimuler de nouvelles idées et opinions. Le cinéma use des idées et des faits qui sont en vogue. Tandis que les journaux cherchent à offrir les faits, il [le cinéma] cherche à offrir du divertissement. »
– Edward Bernays, Propagande.
Ces faits ont été marqués comme des dangers à la liberté humaine dans les années 1930 par les penseurs de l’école de Frankfort tels que Theodor Adorno et Herbert Marcuse. Ils ont identifié trois problèmes principaux avec l’industrie culturelle. L’industrie peut :
1. Réduire les êtres humains au statut de « masse » en entravant le développement d’individus émancipés, qui sont capables de prendre des décisions rationnelles
2. Remplacer le dynamisme légitime vers l’autonomie et la conscience de soi par la paresse sécurisante du conformisme et de la passivité ; et
3. Valider l’idée que les hommes cherchent bien à s’échapper du monde absurde et cruel dans lequel ils vivent en se perdant dans un état hypnotique de satisfaction personnelle.
La notion d’évasion est encore plus pertinente aujourd’hui avec l’avènement des jeux vidéo en ligne, des films en 3d et des home cinémas. Les masses, cherchant le divertissement dernier cri, vont avoir recours à des produits à gros budget qui peuvent seulement être produits par les plus grosses corporations médiatiques mondiales. Ces produits contiennent des messages et symboles délibérément placés avec attention qui ne sont ni plus ni moins que de la propagande divertissante. Le public a été entraîné à AIMER cette propagande, au point de dépenser son argent difficilement gagné pour y être exposé.
« En ce qui concerne la propagande, les premiers défenseurs de l’alphabétisation universelle et de la presse libre envisagèrent deux possibilités : la propagande peut être vraie, ou elle peut être fausse. Ils n’ont pas prévu ce qui est en fait arrivé, surtout dans nos démocraties capitalistes occidentales – le développement d’une vaste industrie de consommation de masse, concernée dans l’absolu ni par le vrai ni par le faux, mais par l’irréel, le plus ou moins totalement dénué de pertinence. En un mot, ils ont échoué à prendre en compte l’appétit presque infini de l’Homme pour la distraction. »
– Aldous Huxley, préface du « Meilleur des mondes ».
Un seul extrait d’un média n’a souvent pas un effet durable sur la psyché humaine. Les médias de masse cependant, par leur nature omniprésente, créent un environnement vivant dans lequel on évolue sur des bases journalières. Ils définissent la norme et excluent l’indésirable. De la même manière que les chevaux de trait portent des oeillières afin de ne voir que ce qui est devant eux, les masses ne peuvent voir que là où elles sont supposées voir.
« C’est l’émergence des médias de masse qui rend possible l’utilisation de techniques de propagande à échelle sociétale. L’orchestration de la presse, de la radio et de la télévision pour créer un environnement continuel, durable et total rend l’influence de la propagande virtuellement insoupçonnée précisément parce que ça crée un environnement constant. Les médias de masse fournissent le lien essentiel entre l’individu et les exigences de la société technologique. »
– Jacques Ellul
Une des raisons pour lesquelles les médias de masse influencent avec succès la société industrielle, on la doit à la quantité considérable de recherches sur les sciences cognitives et la nature humaine qui y a été appliquée…
Techniques de manipulation
« La publicité est une tentative délibérée pour contrôler la perception qu’a le public d’un sujet. Parmi les sujets de la pub se trouvent des gens (par exemple des politiciens ou des artistes en train de jouer), des biens et des services, des organisations de tous les types, des œuvres d’art et de divertissement. »
L’effort pour vendre produits et idées aux masses a conduit à un nombre de recherches sans précédent sur le comportement humain et la psyché humaine. Sciences cognitives, psychologie, sociologie, sémiotique, linguistique et d’autres domaines qui leur sont liées étaient et sont encore considérablement recherchés par les études bien financées.
« Aucun groupe de sociologistes ne peut se rapprocher des équipes publicitaires en ce qui concerne le rassemblement et le traitement de données sociales. Les équipes publicitaires ont des milliards par an à dépenser dans les recherches et tests de réactions, et leurs produits sont de magnifiques accumulations de substance concernant les sentiments et expériences vécues par la communauté entière. »
– Marshall Mcluhan, « les Extensions de l’Homme »
Les résultats de ces études sont appliqués aux publicités, aux films, aux clips et à d’autres médias dans le but de les rendres aussi influents que possible. L’art du marketing est hautement scientifique et calculé parce qu’il doit atteindre à la fois l’insconscient collectif et individuel. En ce qui concerne les produits culturels à gros budget, une vidéo n’est jamais « une simple vidéo ». Les images, les symboles et les significations sont placées stratégiquement dans le but d’obtenir un effet désiré.
« C’est aussi bien avec la connaissance de l’être humain, de ses tendances, de ses désirs, de ses besoins, de son mécanisme psychique, de ses automatismes que celle de la psychologie sociale et de la psychologie analytique que la propagande peut affiner ses techniques. »
– Jacques Ellul.
La propagande d’aujourd’hui n’utilise quasiment jamais d’arguments logiques ou rationnels. Elle va directement puiser dans les besoins et instincts humains les plus primaires afin de générer une réponse émotionnelle et irrationnelle. Si nous pensions de manière rationnelle, il est probable que nous n’achèterions pas 50% de ce que nous avons. On peut trouver constamment des bébés et des enfants dans les pubs qui ciblent les femmes pour une raison spécifique : les études ont montré que les images d’enfants déclenchent chez les femmes un besoin instinctif de nourrir, de prendre soin et de protéger, ce qui conduit au bout du compte un parti-pris de sympathie envers la publicité.
Veille pub bizarre de 7up, utilisant le côté mignon des bébés. Le sexe est omniprésent dans les médias de masse, puisque cela attire et maintient l’attention du spectateur. Cela se met immédiatement en communication avec notre instinct de perpétuer l’espèce, de nous reproduire, et quand il est déclenché, cet instinct peut éclipser toute autre pensée rationnelle de notre cerveau.
Perception subliminale
Et si les messages décrits ci-dessus étaient capables d’atteindre directement l’inconscient des spectateurs, sans mêmes que ceux-ci s’apperçoivent de ce qui se passe ? C’est le but de la perception subliminale. Le terme « publicité subliminale » fut inventé en 1957 par le spécialiste en études de marché américain James Vicary, qui disait qu’il pouvait faire « boire du Coca-Cola » et « manger du pop-corn » aux gens qui allaient au cinéma en faisant apparaître ces messages à l’écran par flashes assez courts pour que les spectateurs n’en soient pas conscients.
« La perception subliminale est un processus délibéré créé par les techniciens en communication par lequel vous recevez des informations, des instructions et y répondez sans en avoir conscience. »
– Steve Jacobson, « Contrôle de l’esprit aux Etats-Unis. »
Cette technique est souvent utilisée en marketing et on sait tous que le sexe fait vendre.
Bien que certaines sources prétendent que la publicité subliminale est inefficace ou même que c’est une légende urbaine, l’utilisation documentée de cette technique dans les médias de masse prouvent que ses créateurs croient en son pouvoir. Les études récentes ont aussi prouvé son efficacité, particulièrement lorsque le message est négatif.
« Une équipe de l’University College de Londres, financée par le Wellcome Trust, a découvert qu’elle [la perception subliminale] était particulièrement bonne à inculquer des pensées négatives. « Il y a eu beaucoup de spéculations pour savoir si les gens pouvaient traiter inconsciemment l’information émotionnelle, par exemple des images, des visages et des mots », a dit le professeur Nill Lavie, qui a conduit la recherche. « Nous avons montré que les gens peuvent percevoir la valeur émotionnelle des messages subliminaux et avons démontré de façon concluante que les gens sont beaucoup plus à l’écoute des mots négatifs. »
Juste après que le nom « Gore » est mentionné, la fin du mot « bureaucrats » – « rats » – flashe à l’écran pendant une fraction de seconde.
La découverte de cette ruse a causé pas mal de remous, même s’il n’y a aucun loi contre les messages subliminaux aux E-U, la publicité a été retirée des chaînes.
Comme on peut le voir dans beaucoup d’articles sur Vigilant Citizen, les messages subliminaux et semi-subliminaux sont souvent utilisés dans les films et les clips pour communiquer des idées et des messages aux spectateurs.
Désensibilisation
Par le passé, lorsque des changements étaient imposés aux populations, elles descendaient dans la rue, protestaient, voire déclenchaient des émeutes. La principale raison de ces affrontements était dûe au fait que les changements étaient clairement annoncés par les dirigeants et compris par la population. C’était soudain, et les effets pouvaient être clairement analysés et évalués. Aujourd’hui, lorsque l’élite a besoin que le public comprenne une partie de son programme, elle le fait à travers la désensibilisation. Le programme, qui peut aller à l’encontre des meilleurs intérêts du public, est lentement, peu à peu et à maintes reprises présenté au monde à travers les films (en l’impliquant dans l’intrigue) des clips (qui le rendent cool et sexy) ou les nouvelles (qui le présentent comme une solution aux problèmes actuels). Après plusieurs années d’exposition des masses à un programme particulier, l’élite expose ouvertement son projet au monde et, à cause de la programmation mentale, il est accueilli dans l’indifférence générale, et passivement accepté. Cette technique vient de la psychothérapie.
« Ces techniques de psychothérapie, largement pratiquées et acceptées comme un moyen de guérir les désordres psychologiques, sont aussi des méthodes pour contrôler les gens. Elles peuvent être systématiquement utilisées pour influencer les attitudes et les comportements. La désensibilisation systématique est une méthode utilisée pour faire disparaître l’anxiété afin que le patient (le public) ne soit plus troublé par une peur spécifique, la peur de la violence par exemple. […] Les gens s’adaptent aux situations effrayantes s’ils y sont suffisamment exposés.»
– Steve Jacobson, « Contrôle de l’esprit aux Etats-Unis »
On peut souvent trouver de la programmation prédictive dans le genre de la science-fiction. Elle représente une image spécifique du futur – celui qui est désiré par l’élite – qui devient au bout du compte inévitable dans l’esprit des hommes. Il y a dix ans, le public a été désensibilisé à la guerre contre le monde arabe. Aujourd’hui, le public est petit à petit exposé à l’existence du contrôle de l’esprit, au transhumanisme et à l’existence d’une élite Illuminati. Emergant de l’ombre, ces concepts sont à présent partout dans la culture populaire. C’est ce qu’Alice Bailey décrit sous le nom d’ « externalisation de la hiérarchie » : ceux qui dirigent dans l’ombre se révèlent lentement…
Symbolisme occulte dans la culture populaire
Metropolis – Un film de l’élite pour l’élite ?
Contrairement aux informations présentées ci-dessus, la documentation sur le symbolisme occulte est plutôt difficile à trouver. Cela ne doit pas se révéler surprenant, puisque le terme « occulte » signifie littérallement « caché ». Cela veut dire aussi « réservé à ceux qui savent » puisqu’il est seulement communiqué à ceux qui sont considérés dignes de ce savoir. Il n’est ni enseigné dans les écoles ni discuté par les médias. Il est donc considéré marginal voire ridicule par la population en générale.
Le savoir occulte n’est cependant PAS considéré comme ridicule dans les cercles occultes. Il est considéré intemporel et sacré. Il y a une longue tradition de savoir hermétique et occulte qui s’enseigne à travers les sociétés secrètes qui viennent de l’Egypte Ancienne, aux Mystiques Orientaux, aux chevaliers Templiers jusqu’aux Francs-Maçons des temps modernes. Même si la nature et l’étendue et ce savoir a très probablement été modifié, altéré à travers les siècles, les écoles de l’occulte ont gardé leurs principales caractéristiques, qui sont hautementsymboliques, ritualistes et métaphysiques. Ces caractéristiques, qui étaient une part complexe des anciennes civilisations, ont totalement été évacuées de la société moderne pour être remplacées par un pragmatisme matérialiste. Pour cette raison il existe un fossé de compréhension important entre la personne lambda et l’institution ritualiste.
« Si cette doctrine ésotérique a toujours été dissimulée aux masses, pour qui un code plus simple a été partitionné, n’est-il pas hautement probable que les représentants de chaque aspect de la civilisation moderne – philosophique, éthique et scientifique – soient ignorants de la vraie signification de ces théories et principes mêmes sur lesquels leurs croyances sont fondées ? Est-ce que les arts et les sciences que la race a héritées de nations plus anciennes dissimulent derrière leure jolie façade un mystère si grand dont seuls les intellectuels les plus illuminés peuvent comprendre la portée ? C’est très certainement le cas. »
– Manly P. Hall, « Enseignements secrets de tous les âges ».
Le « code plus simple » partitionné pour les masses avait pour habitude d’être les religions organisées. Maintenant, c’est devenu le Temple des Médias de Masse et il prêche quotidiennement le matérialisme extrême, la vacuité spirituelle et une existence individualiste, tournée vers soi. C’est exactement le contraire des attributs requis pour devenir un homme réellement libre, comme c’est enseigné par les grandes écoles de pensée. Est-ce qu’une population abêtie est plus facile à tromper et à manipuler ?
« On dit à ces esclaves aveugles qu’ils sont « libres » et « bien éduqués », même quand ils marchent au pas derrière des signes qui feraient s’enfuir d’eux paniqué et en criant n’importe quel paysan du Moyen-Age. Les symboles que l’homme moderne embrasse avec la confiance naïve d’un enfant équivaudraient à cet écriteau sur une pancarte : « Direction votre mort et l’esclavage », comme le comprendrait un paysan de l’antiquité ».
– Michael A. Hoffman II, « Sociétés secrètes et guerre psychologique ».
En conclusion
Cet article a porté un regard sur les penseurs majeurs dans le domaine des médias de masse, la structure d’influence des médias, et les techniques utilisées pour manipuler les masses. Je crois que cette information est vitale pour la compréhension du « pourquoi » dans les sujets débattus sur The Vigilent Citizen. La dichotomie entre la « masse de la population » contre « l’élite dirigeante » décrite dans nombre d’articles n’est pas une « théorie de la conspiration » (encore une fois je déteste ce terme), mais une réalité qui a été précisément indiquée dans les travaux de quelques uns des hommes les plus influents du XXème siècle.
Lippmann, Bernays et Lasswell ont tous déclaré que le public n’était pas à même de décider de son propre destin, qui est le but inhérent à la démocratie. A la place, ils en ont appelé à une « cryptocratie », un gouvernement caché, une classe dirigeante en charge du « troupeau perplexe ». Au fur et à mesure que leurs idées continuent d’être appliquées à la société, il est de plus en plus visible qu’une population ignorante n’est pas un obstacle dont les dirigeants doivent s’occuper : c’est quelque chose de DESIRABLE, et, en effet, nécessaire pour assurer un leadership total. Une population ignorante ne cherche pas ses droits, ne cherche pas une plus grande compréhension des problèmes, ne questionne pas l’autorité. Elle suit simplement la tendance. La culture populaire pourvoit aux besoins de l’ignorance et la nourrit en servant continuellement du divertissement asphyxiant le cerveau et en mettant en lumière des célébrités dégénérées pour qu’elles soient idolatrées. Beaucoup de gens me demandent : « est-ce qu’il y a un moyen d’arrêter ça ? ». Oui, il y en a un. ARRETEZ D’ACHETER LEURS SALOPERIES ET LISEZ UN LIVRE.
« Si une nation espère être ignorante et libre, elle espère ce qui n’a jamais été et ce qui ne sera jamais. »
Michel Martelly,un politicien soutenu par le crime organisé. Ou se trouve la démocratie là-dedans?
En septembre 2013, Joris Mergelus, chef de l’Unité anti-drogue en Haïti, écrivait :« 114 dealers de drogue présumés et leurs complices ont été arrêtés, 1.554 kilos de cocaïne et de marijuana ainsi que plus de 1 million de dollars saisis entre Janvier et mi-Septembre 2013, comparativement à 124 arrestations, plus de 634 kg de stupéfiants et environ US$ 93.000 confisqués de Janvier à Décembre 2012 [1]. » En réalité, il s’agit de la continuation de la route prise par la société haïtienne depuis le gouvernement des Duvalier. Un combat prétendument engagé pour le meilleur, mais passant par la route du pire. Un projet réactionnaire et servile en soi qui a investi le champ politique en force. En effet, c’est à coup de dollars que les élections sont organisées chaque fois en Haïti. Il n’y a même pas besoin de simulacres. Deux mois avant les élections de novembre 2010, les Nations Unies exprimaient ouvertement leurs craintes en disant : « il existe un risque que la campagne pour les prochaines élections – en particulier les législatives – peut être contaminée par le financement provenant d’activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d’être un facteur de déstabilisation en Haïti [2]. »
Mario Andresol,un officier de police qui aurait reçu des menaces de mort sérieuses,en provenance du crime organisé,en Haiti.
Depuis 2004 et même avant, Haïti est reconnue comme une plaque tournante de la cocaïne dans les Caraïbes. Selon Joe Mozingo du Miami Herald [3], « la connexion de la cocaïne en Haïti » est une vérité de La Palice. Au cours de la décennie 1994-2004, la condamnation pour trafic de cocaïne et l’emprisonnement de militaires et d’officiels du gouvernement Lavalas accusés et poursuivis par la Drug Enforcement Agency (DEA) indiquent clairement que la profondeur du mal dépasse de loin les frontières idéologiques. Les dernières révélations le 6 janvier 2014 parues dans le journal mexicain El Universal [4] au sujet de la DEA au Mexique indiquent que « l’agence antidrogue américaine (DEA) et des membres du ministère de la justice américain auraient collaboré pendant des années avec le cartel mexicain de Sinaloa en échange d’informations sur les cartels rivaux. Entre 2000 et 2012, les agents américains auraient ainsi organisé une cinquantaine de rencontres avec les mafieux, sans en informer les autorités mexicaines [5]. »
En Haiti,ce sont toujours des sommes d’argent moyennes qui sont saisies.Le gros de l’argent circule par transfert inter-banques…via souvent les paradis fiscaux.
Les autorités américaines de la DEA et de la CIA ont laissé le cartel de Sinaloa envahir le marché américain avec des milliards de dollars de cocaïne en échange d’informations sur les cartels concurrents des Arellano Felix, Beltran Leyva, Los Zetas, Carillo Fuentes, Gulf et La Familia. Le marché de la cocaïne représente annuellement 45 milliards de dollars et 90% de la cocaïne consommée aux États-Unis passe par le Mexique. Les relations occultes des autorités américaines avec les mauvais garçons mexicains ne sont pas nouvelles. Pour s’en rendre compte, on peut consulter les articles de Gary Webb publiés en 1996 dans le San Jose Mercury News référant à l’alliance ténébreuse de 1982 à 1994 entre la CIA et les Contras.
Le nombre élevé de gangs de rues les oblige à s’armer lourdement. Ici une saisie d’armes dans l’un des groupes criminalisés vendant la drogue.
Ces informations, bien que rejetées dans les deux volumineux rapports produits en 1998 par l’Inspection Générale de la CIA (Inspector General’s Report on CIA- Contra Drug Trafficking), indiquent qu’il était impératif pour les autorités compétentes de fermer les yeux ou de regarder ailleurs. C’est précisément le cas quand le blanchiment d’argent a explosé pour sauver le dollar et éviter qu’il ne vole en éclats lors de la crise de 2008, la plus grande crise financière depuis celle de 1929. Pour ne pas profaner le Dieu de l’argent en donnant le blues à la Réserve Fédérale, il a fallu occulter certaines réalités.
Le financement du capitalisme par l’argent de la drogue
En effet, les rapports de corruption entre les autorités américaines et les cartels de la drogue ont été remarqués particulièrement à l’occasion de la crise financière mondiale de 2008. Dans le désespoir et pour sortir du véritable carnage des 200 plus grandes banques en faillite, annonçant alors la fin du système capitaliste, les autorités américaines ont accepté la fausse bonne idée de se faire financer par les cartels de la drogue. Et depuis lors, le système est incapable de leur tourner le dos. De manière ouverte ou clandestine, ce passé rattrape le système. La révélation de ces rapports mafieux est faite, entre autres, par Antonio Maria Costa, directeur de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (UNODOC) [6]. Dans son entendement, c’est grâce aux profits générés par le crime organisé que le pire a été évité.
Les destructions occasionnées par le séisme de 2011.
« Dans de nombreux cas, l’argent de la drogue a été la seule source de liquidités disponibles. Dans la seconde moitié de 2008, le manque de liquidités a été le principal problème du système bancaire » a-t-il dit [7]. Des 1 000 milliards de dollars par an blanchis dans le système financier mondial, 400 milliards viennent du commerce de la drogue (marijuana, cocaïne, héroïne, etc.) [8]. Dans l’optique de la loi du plus fort, ces malversations n’ont provoqué aucun tollé ni scandale. Dans le tourbillon de la vie quotidienne, les agissements scandaleux ont été accueillis avec indifférence et certains de ces banquiers corrompus engagés, entre autres dans les manipulations du taux du LIBOR, ont même eu droit à une certaine reconnaissance [9]. Sur cette lancée, on notera aussi que la production d’opium en provenance d’Afghanistan a augmenté de plus de 900% depuis l’invasion américaine en 2001. Cette augmentation a contribué à financer les pertes de plus de 1 000 milliards de US$ de produits dérivés toxiques enregistrées par le système financier international lors de la crise de 2008.
Pendant que les barons haïtiens de la drogue empochent des millions de dollars et que la famille Marlelly détourne l’argent public,le peuple commence à crier son désarroi.
Selon Peter Dale Scott, « la banque HSBC pourrait avoir blanchi environ 7 milliards de dollars de revenus narcotiques grâce à sa filiale mexicaine sans que personne n’aille en prison [10]. » Le blanchiment d’argent de la drogue par les grandes banques a été sanctionné par les institutions de régulation, mais les pénalités ont rarement dépassé 2% des profits. Un cas édifiant est celui de la banque Wells Fargo qui a racheté la banque Wachovia au cœur du blanchiment de 378 milliards de dollars en provenance des cartels de cocaïne du Mexique [11] au cours des années 2002-2008. L’égoïsme des uns s’affiche d’un côté dans toute sa pétulance tandis que de l’autre, la misère des autres est exposée dans toute sa laideur.
Les rapports du système financier international avec les barons de la drogue font penser aux rapports entre l’Angleterre et la Chine conduisant aux guerres de l’opium du 19e siècle au cours desquelles l’évangélisme n’a pas été absent. C’est bien au nom de la liberté religieuse que l’Angleterre oblige les Chinois à consommer de l’opium. Pour conquérir le pouvoir et le garder, tous les moyens sont bons selon certains. Même si cela doit inclure l’alliance avec le diable comme c’est le cas avec les alliances tacites de certains évêques avec les cartels de drogue au Mexique, pendant que près de 300 prêtres sont obligés de fuir pour échapper à la mort dans leur paroisse.
Quatre tonnes de cocaïne par mois
En Haïti aussi, de telles alliances sont courantes. La religion catholique a été présente dès l’arrivée des premiers esclaves débarqués des cales des négriers. Elle a traversé le temps en menant un combat contre le vaudou classé parmi les superstitions africaines. Syncrétisme aidant, la mentalité de l’Haïtien moyen convaincu de la capacité destructrice des « messes noires » a subi une mutation devant la continuation du pouvoir maléfique des Duvalier, malgré les persécutions dont le clergé catholique fait les frais.
Dans un style qui semble être à la fois celui de la fiction et du reportage journalistique, Nicolas Jallot reconstitue une tranche assez cocasse de l’histoire du trafic de la cocaïne en Haïti. En levant les bras vers le ciel à la recherche d’une solution divine à ses tourments, un paysan sans terre voit un jour tomber du ciel des sacs d’une poudre blanche qu’il assimile dans un premier temps à de la farine. Une manne dont il ne tardera pas à découvrir la vraie nature… et la valeur. L’heureux paysan vend sa « farine » au boulanger du coin qui « porte plainte contre (lui), car sa pâte ne prend pas » [12].
On apprendra plus tard que le largage à tout vent de milliers de petits sacs de cocaïne était à la fois plus efficace et moins coûteux que la formule traditionnelle d’import-export avec l’aide d’intermédiaires de plus en plus gourmands. L’opération eut tant de succès qu’à l’approche du nouvel an, les Haïtiens en général, et surtout ceux, des régions côtières se souhaitaient mutuellement de faire une petite « trouvaille », nom donné par la malice populaire au précieux paquet tombé du ciel ou emporté sur le rivage par les vagues !
Ainsi quatre tonnes de cocaïne par mois sont larguées par les petits avions des trafiquants colombiens et récupérés par leurs associés haïtiens qui les acheminent ensuite au Mexique et en Floride. Mark Fineman en discute à Aquin dans le Sud [13], et Joe Mozingo en parle aux Gonaïves. Vingt sept clans colombiens se font concurrence sur le territoire haïtien. Ils sont autour des hautes sphères du pouvoir depuis le régime de Jean-Claude Duvalier quand « les fructueuses affaires de Frantz Bennett, frère de Michèle Bennett-Duvalier, sont mises en évidence [14] » avec son arrestation par la DEA. Depuis lors, la cocaïne est au cœur de l’activité politique en Haïti. Selon Gérard Pierre-Charles en 1999, « l’État ne fonctionne pas et les barons de la drogue pourraient devenir les maîtres du pays [15]. »
En réalité, considérant que 70 tonnes de cocaïne, ont transité par Haïti en 1999, d’après le Département d’État, les trafiquants sont déjà les maîtres. Le journaliste Christophe Wargny dira en juin 2001 qu’on peut considérer « en Haïti, la drogue comme substitut au développement » [16]. L’influence de la drogue dans la politique en Haïti est telle que Bruce Bagley, professeur à l’Université de Miami, qualifie le renversement du président Aristide le 29 février 2004 de « coup d’État des narcos » [17]. Depuis, la dérive n’a pas cessé. La dégradation continue, et le sujet de la cocaïne est devenu habituel. Selon Hillary Clinton, Secrétaire d’État américain, en 2010, la drogue transitant par Haïti serait d’un montant équivalent à 500 millions US [18]. Un montant sous-estimé car, déjà en 1993, les recherches du député démocrate John Conyers indiquaient un trafic d’une valeur double, soit d’un milliard de dollars US$ sur le marché américain [19].
Le mauvais pli s’affirme à nouveau comme au temps des militaires avec les colonels Jean-Claude Paul et Michel François. Depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly, surnommé également « Sweet Micky » comme le fameux colonel, les clans de la drogue voient arriver l’heure du recyclage de leur produit. Nombre d’anciens militaires se sont reconvertis dans le secteur privé et dirigent ou travaillent dans des compagnies de sécurité. Qui les payent mieux que l’armée d’Haïti. D’autres ont carrément viré dans la mafia, un peu comme les anciens du KGB ont fait leur reconversion dans la Russie des hommes à la gâchette facile. La prise du pouvoir par le chanteur-président, symbolisant l’absence de tout repère éthique, représente une occasion idéale pour cette engeance de redémarrer le juteux trafic. Le 23 février 2012, « 300 kilos de cocaïne estimés à 2,5 millions de dollars américains sur le marché haïtien ont été saisis lors d’une opération conjointe du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) et de l’Agence américaine antidrogue (DEA) [20]. »
Ces mouvements des cargaisons de cocaïne se répètent à l’infini, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, comme dans les potpourris du musicien Sweet Micky ! Ce dernier, il faut le reconnaître, n’a jamais caché d’y avoir goûté et pris son pied. Sans faux puritanisme. Il dit s’en être démarqué comme un apprenti sorcier qui maudit sa première cuite. Sans donner des détails sur sa désintoxication. Il n’empêche que la cocaïne a planté ses racines assassines au cœur du terroir. Selon le Département d’État américain, les Rapports de Transactions Suspectes [Suspicious Transaction Reports (STR)] n’étaient que 49 en 2011 et 43 en 2012, tandis que les Rapports de Transaction en Espèces (Cash Transaction Reports)] étaient de 244 297 en 2011 et de 264 099 en 2012 [21]. Avec une magie inépuisable, de nouvelles procédures sont constamment inventées pour blanchir l’argent sale. Dans un temps qui semble rester en suspens, les autorités monétaires haïtiennes n’ont pas vu les traits, pourtant d’une grande netteté, des 100 millions de US$ en espèces allant au Panama annuellement [22]. D’ailleurs, les autorités américaines ont détecté ce dangereux entre-deux entre Haïti et le Panama en 2012.
HSBC est présente partout ou il y a traffic de drogues et corruption politique. Elle est présente aussi en Haïti.
On ne peut rien laisser en désordre pour faire fonctionner un réseau de passagers voyageant avec 25 000 dollars chacun dans des vols totalisant 1 million de US$ au décollage [23]. Une bonne trousse de suggestions est nécessaire. Loin des clichés éculés d’une modernité démodée, la récidive des bandits légaux est ambitieuse. Partisans et adversaires des clans mafieux au sein du gouvernement n’ont pas seulement le goût du travestissement des carnavals. Ils peuvent aussi avancer sans bruit dans la démesure et l’horreur. Surtout quand ils ne se déchirent pas dans de sombres fresques politiques autour d’intrigues alambiquées de cargaisons de cocaïne recueillies par exemple à l’Anse-d’Hainault au cours du week-end du 18 mars 2012 [24] ou encore à Port-Salut le 12 septembre 2013. Un combat sans merci dans lequel Haïti agonise.
Dans le cas de l’affaire de drogue à Port-Salut, Jean Renel Sanon, ministre de la Justice, est intervenu en personne pour libérer les deux trafiquants Woodly Ethéard, alias Sonson, et Evinx Daniel. Avec la superficialité de celui qui revendique la liberté de choisir ses amis comme bon lui semble, le président Martelly s’est associé au présumé trafiquant Evinx Daniel en s’exhibant avec lui au Dan’s Creek hotel de Port-Salut. Dans le collimateur du FBI pour trafic de drogues et blanchiment d’argent, ce dernier serait devenu, semble-t-il, une menace pour le pouvoir. Arrêté par le Commissaire du Gouvernement des Cayes Jean-Marie Salomon [25] en septembre 2013, il est libéré sous les pressions du président Martelly qui en profite pour révoquer le magistrat. Cet acte irréfléchi a provoqué l’ire du FBI qui l’aurait amené aux Etats-Unis pour enquête. De retour au pays, il a disparu de la carte depuis le 5 janvier 2014.
(à suivre)
Sources:Leslie Péan,Alter Presse
Article original:Haiti,des élections à saveur de cocaïne (partie 1)
[1] Joe Colas, « Plus de 238 arrêtés, 2.200 kg saisis en Haïti dans le cadre de la lutte anti-drogue », Haïti en marche, 23 septembre 2013.
[2] Report of the Secretary-General on the United Nations Stabilization Mission in Haiti, United Nations Security Council, New York, September 1, 2010, p. 3.
[3] Joe Mozingo, « Haïti cocaïne connexion », Miami Herald, June 3, 2004.
[4] Doris Gómora, « La guerra secreta de la DEA en México », El Universal, 6 de Janeiro de 2014. Lire aussi Per Liljas, « U.S. Government Helped Rise of Mexican Drug Cartel », Time, January 14, 2014. Lire enfin Tracy Wilkinson and Ken Ellingwood, « International banks have aided Mexican drug gangs », Los Angeles Times, November 27, 2011.
[5] « Feu à la poudre – Les relations troubles entre les Etats-Unis et un cartel mexicain », Blog Le Monde, 14 janvier 2014.
[6] Rajeev Syal, « Drug money saved banks in global crisis », claims UN advisor, The Observer, London, 12 December 2009. Lire aussi « La criminalité organisée, une menace mondiale pour la sécurité », United Nations Information Service, Vienna, UNIS/CP/618, 3 juin 2010.
[7] « Le trafic de drogue a sauvé l’économie mondiale, selon l’ONU », – LMOUS, 5 janvier 2010.
[8] Thierry Francq et Alain Damais, Problèmes économiques, n° 2674, 19 juillet 2000, p. 2.
[9] Leslie Péan, « La corruption du LIBOR et par le LIBOR », Le Nouvelliste, Port-au-Prince, 10 et 11 août 2012. Voir aussiAlterPresse, Port-au-Prince, 13 et 15 août 2012.
[10] Maxime Chaix, « Les drogues et la machine de guerre des Etats-Unis », Réseau Voltaire, 18 juillet 2013.
[11] Ed Vulliamy, « How a big US bank laundered billions from Mexico’s murderous drug gangs », The Guardian, April 2, 2011.
[12] Nicolas Jallot et Laurent Lesage, Haïti – Dix ans d’histoire secrète, Paris, Éditions du Félin, 1995, p. 153. Lire aussi, Nicolas Jallot, Haïti – la plaque tournante de la drogue », Le Point, no. 1132, 28 mai 1994, p. 70.
[13] Mark Fineman, « Drug Cartels Set Back Efforts to Bring Democracy to Haiti », Los Angeles Times, October 30, 1998.
[14] Nicolas Jallot et Laurent Lesage, Haïti – Dix ans d’histoire secrète, op. cit., p. 154.
[15] « Haiti : a shabby epilogue », Newsweek, November 27, 2000.
[16] Christophe Wargny, « En Haïti, la drogue comme substitut au développement », Le Monde diplomatique, Paris, juin 2001.
[17] Lydia Polgreen and Tim Weiner, « Drug Traffickers Find Haiti a Hospitable Port of Call », New York Times, May 16, 2004
[18] Hillary Rodham Clinton, “International Donors Conference : Towards a New Future for Haiti,” US State Department, March 31, 2010.
[19] Dennis Bernstein and Howard Levine, « The CIA’s Haitian Connection », San Francisco Bay Guardian, 11/3/93.
[20] « 300 kilos de cocaïne saisis et deux arrestations à Port-au-Prince », Radio Kiskeya, 24 février 2012 ?
[21] United States Department of State, Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs, Money Laundering and Financial Crimes, Country Database, March 7, 2012 and June 2013.
[22] United States Department of State, 2012 International Narcotics Control Strategy Report II (INCSR), Volume II : Money Laundering and Financial Crimes, March 7, 2012.
[24] Jackson Joseph, « Une autre affaire de drogue », Le Matin, 9 avril 2012.
[25] RNDDH, Trafic illicite de drogues : Le Gouvernement MARTELLY / LAMOTHE met tout en œuvre pour protéger les narcotrafiquants proches du Pouvoir, P-au-P, 19 septembre 2013.