Dans leur quête sans fin pour pouvoir positionner des missiles de première frappe autour de la Russie, les États-Unis et l’UE ont tenté de s’emparer de l’Ukraine, mais se rendent compte qu’ils ne peuvent pas le faire sans une guerre de la Russie; alors maintenant ils essaient de renverser le gouvernement du Kazakhstan voisin.
Au cours des dernières 72 heures, toutes sortes de désobéissance civile ont surgi, avec des manifestations soudaines et sauvages dans les rues de nombreuses villes et villages. Ces émeutes relativement inattendues qui touchent le cœur de l’Asie centrale ne pouvaient qu’attirer le regard des observateurs du Grand jeu eurasien. Et conduisent déjà à des interprétations diverses et variées. Simple révolte populaire ? Tentative de révolution colorée manigancée par Washington comme première réponse à l’ultimatum de Poutine? A moins que l’Ours ne cherche à démontrer aux Kazakhs qu’il serait dangereux de s’accoquiner avec la Turquie du derviche tourneur Erdogan au détriment du voisin russe…
L’étincelle qui a mis le feu aux poudres (et aux stations-service) est le doublement du prix du carburant il y a quelques jours, faisant passer le prix du litre de GPL, utilisé comme carburant par de nombreux automobilistes, de 50-60 tenge à 120 (1 euro ≈ 500 tenge). Les manifestations se sont multipliées, la fronde a gagné toutes les villes du pays et d’autres revendications, plus politiques, ont commencé à se faire jour.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Kazakhstan est le théâtre de grandes manifestations à caractère socio-économique ; celles-ci éclatent même avec une admirable régularité tous les cinq ans. En 2011 à Zhanaozen, une grève générale des employés du secteur pétrolier a fait 14 morts. En 2016, c’est une réforme agraire qui déclenche les protestations. Et aujourd’hui, la crise est à nouveau partie de Zhanaozen, petite ville décidément bien turbulente…
Côté économique, le Kazakhstan n’a pas grand chose à envier aux pétromonarchies du Golfe pour ce qui est des inégalités et il n’est guère étonnant qu’avec son passé communiste, il voie de temps en temps fleurir des flambées de revendications sociales.
L’ampleur soudaine et vaste des manifestations indique quelque chose de bien organisé est en cours : des pots-de-vin américains et européens, versés à des organisateurs clés, pour déstabiliser et renverser le gouvernement. Ce qui se passe actuellement au Kazakhstan est une reconstitution précise de ce qui s’est passé en Ukraine en 2014. À cette époque, les États-Unis et l’UE ont versé des milliards aux Ukronazis qu’ils ont utilisés pour renverser le gouvernement.
Le but recherché par les USA et l’UE ? Simple : amener le Kazakhstan dans la sphère d’influence des États-Unis afin que des missiles américains puissent être placés sur le territoire du Kazakhstan, pour les diriger contre la Russie.
Il est important de noter que la Russie et la Chine sont fortement investies au Kazakhstan, en particulier dans l’industrie pétrolière et gazière. De plus, le Kazakhstan abrite le cosmodrome de Baïkonour, loué à l’Agence aérospatiale russe.
En septembre 2013, une visite au Kazakhstan du nouveau président chinois de l’époque, Xi Jinping, a conduit à la signature d’accords énergétiques d’une valeur de 30 milliards de dollars, dont l’acquisition par la China National Petroleum Corporation (CNPC) d’une participation de 8,3 % dans Kashagan, le plus grand champ pétrolifère au monde. .
Par ailleurs, d’ambitieux projets visent à faire du Kazakhstan une plaque-tournante énergétique et infra-structurelle entre la Chine et l’Europe sous la supervision russe, véritable cauchemar de qui vous savez.
À l’échelle mondiale, le Kazakhstan produit également 43% de tout l’uranium sur terre. Il y a donc des implications mondiales à ces troubles soudains. Les prix de l’uranium montent en flèche sur les marchés mondiaux.
Mais évidemment, la position stratégique du pays, cœur de l’Eurasie, lien territorial incontournable entre l’ours et le dragon, attire irrémédiablement l’attention dès qu’il s’y passe quelque chose. Son rôle de pivot ferait baver d’envie n’importe quel stratège US dans la lignée de Mackinder, Spykman et Brzezinski, et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que certains voient dans les événements actuels la main de tonton Sam.
Son pays plongeant dans le chaos, le président Tokaïev a quémandé l’aide de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective d’obédience russe, et l’on ne parle soudain plus du tout du Derviche dans les chaumières kazakhes…
Par le biais de Nikol Pachinyan (l’Arménie est présidente de l’OTSC cette année), qui retrouve au passage une posture internationale à laquelle il ne s’attendait peut-être pas de sitôt, la demande a été acceptée presque dans l’heure. Américains et Turcs n’ont pas eu le temps de placer un mot que déjà, des troupes russes et arméniennes sont en partance pour le Kazakhstan !
Si l’opération est théoriquement limitée dans le temps, certains russo-sceptiques craignent que la présence du contingent de la paix ne s’éternise et n’offre un boulevard à Moscou. Dans tous les cas, l’ours a posé sa patte et marqué résolument son territoire.
NOUVELLES MISES À JOUR (jeudi,6 janvier 2022,9h00 am)
Des coups de feu et des combats de rue éclatent dans la plus grande ville du Kazakhstan
Des tirs nourris signalés dans le centre d’Almaty, après que la police est intervenue pour réprimer les émeutes
Les forces de sécurité kazakhes se sont attaquées aux émeutiers à Almaty, avec des tirs nourris entendus dans le centre-ville près du bâtiment administratif calciné. La police dit avoir repoussé une « attaque » contre son QG, faisant des morts parmi les assaillants.
Une nouvelle tentative de déloger des manifestants violents du centre-ville aurait été lancée par la police et l’armée jeudi soir. Des témoins ont rapporté avoir entendu des tirs nourris dans le centre-ville, à proximité du bâtiment de l’administration locale qui a été envahi et incendié par de violents manifestants mercredi.
Plusieurs camions militaires, transportant apparemment des troupes, ont été vus se dirigeant vers le centre d’Almaty.
Un journaliste d’un média local a été blessé à la jambe lors de l’opération de police, a rapporté Spoutnik Kazakhstan. Le journaliste a reçu les premiers soins des forces de l’ordre.
Plusieurs personnes blessées ont été vues fuyant les tirs, a rapporté l’agence, citant son propre correspondant. On les a vus partir en petits groupes, certains d’entre eux emportant les blessés.
La police a déclaré qu’une nouvelle tentative de prendre d’assaut le quartier général de la police de la ville avait également été repoussée jeudi. Un nombre indéterminé d’assaillants a été « éliminé » lors de l’attentat raté, a affirmé le porte-parole de la police, Saltanat Azirbek.
Le siège, qui reste l’un des rares bâtiments gouvernementaux à ne pas être envahi par les manifestants, a subi un autre assaut pendant la nuit, plusieurs assaillants auraient été tués lors de cette tentative, selon Azirbek, qui a déclaré que « l’opération de nettoyage » se poursuit jeudi dans toute la métropole. .
Pendant ce temps, des informations non confirmées dans les médias locaux ont indiqué que la tour de télévision d’Almaty, située sur les pentes de la montagne Kok Tobe juste au sud-est de la ville, a été envahie par des émeutiers. La tour de l’ère soviétique, qui fait toujours partie des bâtiments les plus hauts du Kazakhstan, dispose d’un abri anti-atomique de guerre.
Cependant, les informations faisant état de la capture de la tour de télévision ont été démystifiées par la police locale peu de temps après leur apparition. Ils ont confirmé que la tour avait été attaquée, mais ont insisté sur le fait qu’ils étaient capables de repousser la tentative de saisir l’installation.
Près de 2 300 personnes ont été arrêtées à travers le Kazakhstan au milieu des troubles, a déclaré le ministère de l’Intérieur du pays aux médias locaux. Quelque 18 policiers et militaires ont été tués et 748 autres blessés.
NOUVELLES MISES À JOUR (Jeudi,6 janvier 2022,22h00)
L’ordre constitutionnel est en grande partie rétabli dans toutes les régions du Kazakhstan, selon le président
Plus de 3 000 personnes ont été arrêtées au Kazakhstan en lien avec des émeutes, 26 émeutiers armés ont été tués et 18 blessés dans des affrontements avec les forces de sécurité, a rapporté vendredi la chaîne de télévision publique Khabar 24, citant une source au ministère de l’Intérieur.
L’ordre constitutionnel a été principalement rétabli autour du Kazakhstan, les autorités régionales contrôlent la situation, a déclaré vendredi matin le président Tokayev.
Le président kazakh a également déclaré que les terroristes utilisaient des armes, infligeant des dommages aux biens des personnes, ajoutant que des opérations antiterroristes étaient nécessaires jusqu’à l’extermination complète des hommes armés.
Des coups de feu ont de nouveau été entendus à Almaty, au Kazakhstan, aux petites heures de vendredi, a déclaré un correspondant de Spoutnik, ajoutant que les barricades avaient été démantelées et qu’il n’y avait ni policiers ni manifestants dans les rues.
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Les deux candidats ont été fidèles à ce qu’on aurait pu attendre d’eux : le démocrate Joe Biden a appelé à compter toutes les voix, et le président Donald Trump a crié victoire avant même que le dépouillement soit terminé.
Le candidat démocrate Joe Biden (à gauche) et le candidat républicain, Donald Trump (à droite).
Après s’être prématurément déclaré vainqueur sur Twitter, le président Trump a martelé son message devant les caméras de télévision peu avant 2 h 30 du matin, utilisant une rhétorique défiant les normes démocratiques.
Annoncé de façon solennelle et faisant son entrée sur l’hymne présidentiel «Hail to the Chief» – le salut au chef –, il a dénoncé une «fraude contre notre nation» et a accusé ses adversaires de vouloir voler l’élection. Il s’est targué, sans pouvoir le savoir, d’avoir une avance qui ne pourrait être rattrapée, alors que des millions de voix restent à compter.
«Des millions et des millions de personnes ont voté pour nous», a déclaré le président devant des centaines de personnes réunies pour célébrer dans la salle Est de la Maison-Blanche. «Un très triste groupe de personnes tente de priver ce groupe de ses droits.»
Se tenant devant plusieurs drapeaux américains, il a déclaré qu’il se tournerait vers la Cour suprême pour arrêter le dépouillement des votes qui n’ont pas encore été comptés.
Contrairement à ce qu’affirme le président Trump, les États poursuivent toujours leur dépouillement les jours suivants le vote. Les projections des médias traditionnellement annoncées en soirée lorsqu’une tendance claire se dessine ne sont que cela : des projections basées sur les résultats partiels en fonction du profil des États et des districts.
Tout inusitée qu’elle soit, la réaction du président était prévisible : sa campagne avait signalé ses intentions au cours des derniers jours.
À ses côtés, le vice-président Mike Pence s’est montré plus prudent. «Alors que les votes continuent d’être comptés, nous allons rester vigilants, comme l’a dit le président. Le droit de vote est au centre de notre démocratie depuis la fondation de cette nation. Nous allons protéger l’intégrité du vote.»
Prenant brièvement la parole avant son adversaire, Joe Biden a appelé à la patience, rappelant que les résultats n’avaient pas été annoncés dans plusieurs États, notamment dans trois États de la région des Grands Lacs, le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie, qu’il s’est dit confiant de remporter.
Le candidat démocrate Joe Biden s’est adressé aux militants en compagnie de son épouse Jill Biden, à Philadelphie, le 4 novembre 2020.
À 6 h 30 HE, il restait encore un nombre important de bulletins de vote à dépouiller et plusieurs grands électeurs d’États clés à attribuer.
«Ce n’est pas à moi ou Donald Trump de décider qui gagne cette élection. C’est aux Américains de le faire», a lancé l’ancien vice-président, pressentant les intentions de son rival.
Après le discours de Donald Trump, la campagne de Joe Biden a d’ailleurs dénoncé une déclaration «scandaleuse, sans précédent et incorrecte», martelant que le comptage dans les États se poursuivrait et que le droit constitutionnel des électeurs à voir leur vote pris en compte serait respecté, conformément à la loi.
«Si le président va de l’avant avec ses menaces d’aller devant les tribunaux, nous avons des équipes d’avocats prêts à contrer ses efforts. Et ils l’emporteront», a-t-il assuré.
Les gouverneurs du Wisconsin et de la Pennsylvanie, tous deux démocrates, ont eux aussi assuré que toutes les voix seraient comptées. Même des alliés du président, comme l’ancien gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie, ont pour leur part averti qu’il était trop tôt pour revendiquer la présidence.
Après que Donald Trump eut proclamé «une grande victoire» sur Twitter, accusant les démocrates de vouloir «voler l’élection», le réseau social a d’ailleurs rapidement sévi, accolant à son message un avertissement indiquant que le contenu était «contesté» et potentiellement «trompeur».
Chronique de poursuites annoncées
Le président des États-Unis et candidat républicain, Donald Trump, a prononcé un discours aux petites heures du matin, mercredi.
Au cours des derniers jours, le président Trump n’avait laissé planer aucun doute sur ses intentions, indiquant que les avocats de sa campagne lanceraient les procédures «dans la nuit, dès que cette élection va être terminée».
À l’origine d’une avalanche de poursuites entamées ces derniers mois pour limiter le vote postal dans plusieurs États, les républicains entendent poursuivre leur croisade dans plus d’un État, par exemple au Nevada et en Pennsylvanie.
Dans cet État, ils comptent revenir à la charge, après avoir été déboutés en Cour suprême, pour faire rejeter tous les bulletins de vote portant le cachet de la poste en date du 3 novembre qui arriveront avant vendredi.
L’espoir d’une vague bleue s’est brisé
Une victoire du démocrate Joe Biden dans des États traditionnellement républicains du Sud, qui semblaient à portée de main, aurait mis fin au suspense dès mardi soir, avant même que les résultats dans la région du Midwest ne soient connus. Mais le scénario d’un balayage espéré par les démocrates – et que les sondages n’excluaient pas – ne s’est pas concrétisé, pas plus que celui de la reconquête du Sénat.
La lutte dans la Sun Belt a cependant été plus âprement disputée qu’il y a quatre ans, mais en bout de ligne, cela s’est avéré insuffisant pour marquer des gains.
Selon les projections des médias américains, le président conservera dans le giron républicain l’Ohio, qui fait historiquement figure de baromètre, ainsi que l’Iowa, la Floride et le Texas.
Misant sur la démographie changeante du Texas, les démocrates anticipent depuis longtemps le moment où ce poids lourd électoral, avec ses 38 grands électeurs, basculera dans leur camp, mais ce n’est pas cette année qu’ils auront décroché leur Saint Graal.
Même la Floride, quintessence de l’État pivot, leur a échappé. L’avance républicaine semble attribuable à l’augmentation de ses appuis par rapport à 2016 au sein de la communauté hispanique de la région de Miami, particulièrement la communauté cubaine, qui s’est montrée sensible au message antisocialiste mis de l’avant par le président.
Joe Biden semble cependant en bonne position en Arizona, l’État de la Sun Belt traditionnellement républicain qui était d’ailleurs le plus susceptible de devenir bleu. À l’exception de 1996, les républicains ont remporté cet État depuis 1952.
Il est également en avance au Nevada, où le comptage a été suspendu jusqu’à jeudi matin. Dans cet État qui a automatiquement envoyé un bulletin de vote par la poste aux électeurs inscrits, les voix exprimées aux bureaux de vote ainsi que les bulletins de vote postaux ont tous été comptées à l’exception de celles arrivées après le 2 novembre.
Avec des résultats partiels, Donald Trump mène en outre en Caroline du Nord et en Georgie, selon l’Associated Press.
Plus au nord, Joe Biden a par ailleurs remporté le New Hampshire, le Minnesota ainsi que le deuxième district du Nebraska un des deux seuls États à attribuer des grands électeurs au gagnant des districts. Le camp Trump croyait initialement être en mesure de remporter ces deux États, qui, en 2016, avaient accordé à Hillary Clinton ses victoires les plus minces, mais les sondages montraient qu’ils semblaient hors d’atteinte.
Dans l’est du pays, il reste encore le deuxième district du Maine à octroyer.
Jusqu’ici, selon les projections de Radio-Canada, le démocrate cumule 238 grands électeurs et le républicain en a pour sa part 213.
D’après ABC News, Joe Biden recueille jusqu’ici plus de 68 millions de voix et Donald Trump, 2,5 millions de moins.
Les regards se tournent vers les Grands Lacs
Si la tendance se confirme dans les États de la Sun Belt, la bataille se transporte donc dans la région du Midwest, où plusieurs États continuent à compter leurs votes postaux.
Pour l’instant, Donald Trump mène au Michigan et en Pennsylvanie, et Joe Biden au Wisconsin.
Ironiquement, la balle est entre autres dans le camp de ce trio d’anciens bastions démocrates qui avaient livré la présidence à Donald Trump en 2016.
Dans ces États, l’avance de Donald Trump était prévisible, car, contrairement à d’autres, comme la Floride ou l’Arizona, ils n’ont pas commencé à compter les votes postaux, dont le traitement est plus long, avant mardi matin et ont d’abord procédé au décompte des votes exprimés en personne.
Il était donc déjà établi que les résultats liés au vote postal, viendraient plus tard.
D’emblée, les résultats dans le Wisconsin n’étaient pas attendus avant la matinée, et il était déjà prévu que le décompte des votes postaux au Michigan et en Pennsylvanie, entre autres, irait au lendemain de l’élection, voire aux jours subséquents, tout comme au Nevada.
Les sondages et les données montrent que les démocrates, davantage préoccupés par les risques de la COVID-19, ont été beaucoup plus nombreux que les républicains à poster leur bulletin de vote.
Ce n’est pas le suffrage populaire qui importe, car les électeurs ne votent pas directement pour le président, mais pour des intermédiaires, connus sous le nom de «grands électeurs». Ces derniers forment le «Collège électoral», composé de 538 grands électeurs répartis dans les États.
Les Américains avaient, à la surprise générale, envoyé à la Maison-Blanche le candidat républicain, vedette de téléréalité et magnat milliardaire de l’immobilier, provoquant une onde de choc ébranlant les États-Unis et le monde.
Quatre ans plus tard, il pourrait de nouveau déjouer les pronostics. Mais les dés ne sont pas encore jetés.
« Nous avons gagné cette élection » : Donald Trump revendique la victoire malgré des résultats incomplets
Alors que les résultats de l’élection américaine se font toujours attendre, Donald Trump n’a pas hésité à revendiquer la victoire finale lors de sa prise de parole depuis la Maison-Blanche, ce mercredi 4 novembre au matin.
La tension monte outre-Atlantique. Alors que les résultats de l’élection américaine se font longuement attendre, Donald Trump s’est finalement exprimé depuis la Maison-Blanche, peu de temps après l’allocution de son homologue démocrate Joe Biden dans le Delaware. Un discours au cours duquel l’actuel pensionnaire du Bureau ovale a notamment revendiqué la victoire et dénoncé des « fraudes » dans le scrutin.
« Des millions de personnes ont voté pour nous »
« Je veux remercier le peuple américain pour son soutien, des millions et des millions de personnes ont voté pour nous ce soir », a commencé Donald Trump, quelques dizaines de minutes après avoir accusé les démocrates de vouloir « voler » l’élection sur Twitter. « Les résultats sont phénoménaux », a-t-il ensuite annoncé.
« On a gagné au Texas de 700.000 voix. On va clairement gagner en Géorgie, on a 2,5 points d’avance avec 7% des voix. On a gagné en Caroline du Nord, 1,4 points avec plus que 5% à dépouille, il ne peut pas nous rattraper. »
« En Pennsylvanie nous gagnons d’une marge significative. Nous avons 690.000 voix d’avance, ce n’est même pas une bataille. Avec 64% des voix déjà comptées, ils ne pourront pas nous rattraper », a-t-il poursuivi concernant l’un des derniers « swing states ».
« Nous n’avons même pas besoin de l’Arizona (pour remporter l’élection) mais il y a une bonne possibilité pour qu’on l’emporte », s’est-il ensuite félicité.
Trump revendique la victoire
Le candidat Trump s’est ensuite attaqué à de possibles « fraudes » qui pourraient avoir entaché le scrutin, et a même annoncé son intention de saisir la Coup suprême :
« C’est de la fraude, c’est une honte pour ce pays. Tout s’est arrêté alors que nous allions fêter. Il faut garantir l’intégrité de cette élection. Nous souhaitons que la loi soit appliquée correctement. Nous irons à la cour suprême, nous souhaitons que les votes soient arrêtés. C’est un moment très triste pour moi. »
Pour conclure sa prise de parole, le président américain a tout bonnement revendiqué la victoire finale. « Nous avons gagné cette élection », a-t-il assené à plusieurs reprises.
Les Etats-Unis à la croisée des chemins
L’Empire (ou monarchie) britannique a été créé par des intérêts rentiers et financiers qui ont consolidé leur mainmise sur la monarchie anglaise avec l’accession au trône du roi George Ier. Dès lors, l’établissement d’une république indépendante en Amérique du Nord devint l’intérêt et la cause commune de toutes les forces républicaines et patriotiques européennes. Ces forces, surtout en France, mais également en Allemagne, en Italie, en Angleterre, etc. – s’unirent alors pour contribuer au succès de l’indépendance des États-Unis. S’ils sont devenus une république indépendante, c’est uniquement grâce à la direction et au soutien de l’Europe pour cette cause. L’intention des Européens, jusqu’à la Révolution française, et encore à ses débuts, était que la France devienne un deuxième État-nation, une République modelée sur les principes définis par la Déclaration d’indépendance et la Constitution fédérale américaine.
Tout d’abord, permettez-moi de vous saluer. Ici, sur la côte est des Etats-Unis, c’est un peu tôt… J’ai toujours aimé l’idée de parler à 4 ou 5 heures du matin à Paris, mais plutôt en étant sur place ! La dernière fois que j’ai eu l’occasion de le faire, c’était il y a 36 ans, il serait donc temps que cela se reproduise. J’espère que cela se fera dès que les circonstances le permettront et que nous pourrons nous rencontrer.
Je voudrais vous saluer au nom de tous ceux pour qui l’Amérique n’est pas « un lieu » mais « une idée ». Mais pas une idée de « changement de régime » ! Ce n’est pas l’idée de répandre la démocratie à la pointe du fusil, ou d’un drone. C’est l’idée que les citoyens d’une nation, quelle qu’elle soit, puissent s’unir pour former une union plus parfaite, un symposium de créativité infinie (et de productivité), incarnée par le progrès scientifique et technologique et la célébration de la capacité mentale à exprimer cette créativité via le théâtre, la musique et les arts.
J’ai choisi ce court extrait d’un clip vidéo de Lyndon LaRouche, parce que j’aime toujours être précédé et accompagné par lui. Cela permettra de cadrer l’échange que je vais avoir avec vous en dessinant un contexte plus précis.
[vidéo, conférence de l’Institut Schiller, 2 septembre 2000] LYNDON LAROUCHE :
L’Empire (ou monarchie) britannique a été créé par des intérêts rentiers et financiers qui ont consolidé leur mainmise sur la monarchie anglaise avec l’accession au trône du roi George Ier. Dès lors, l’établissement d’une république indépendante en Amérique du Nord devint l’intérêt et la cause commune de toutes les forces républicaines et patriotiques européennes. Ces forces, surtout en France, mais également en Allemagne, en Italie, en Angleterre, etc. – s’unirent alors pour contribuer au succès de l’indépendance des États-Unis. S’ils sont devenus une république indépendante, c’est uniquement grâce à la direction et au soutien de l’Europe pour cette cause. L’intention des Européens, jusqu’à la Révolution française, et encore à ses débuts, était que la France devienne un deuxième État-nation, une République modelée sur les principes définis par la Déclaration d’indépendance et la Constitution fédérale américaine. Le règne de la « Terreur » de 1789 (du 14 juillet 1789 jusqu’à la décapitation de Robespierre et de Saint-Just cinq ans plus tard) a démoralisé l’Europe et isolé les États-Unis, qui n’avaient plus d’amis en Europe, ou du moins de grands défenseurs de l’État-nation. Les États-Unis se remirent de cet isolement avec la défaite infligée par le président Abraham Lincoln à la Confédération, cette entreprise fantoche qui, comme la Terreur jacobine en France, avait été orchestrée depuis Londres. Plus précisément, la Terreur jacobine fut orchestrée par Jeremy Bentham, sous la direction du comte Shelburne, le premier chef du service de renseignement secret du ministère britannique des Affaires étrangères, c’est-à-dire le « Comité secret ». (…) L’objectif était de détruire le principal allié des États-Unis, la France.
[fin de l’extrait vidéo]
DENNIS SPEED :
La complexité de l’histoire contemporaine des États-Unis est, une fois de plus, liée à celle de la France. J’ai pensé que cet extrait était particulièrement approprié, parce que, pour comprendre ce qui se passe actuellement aux États-Unis, il est utile d’avoir cette vision complexe, comme si on voyait les choses depuis le sommet d’une montagne. On doit les voir du point de vue de ceux qui ont conspiré et travaillé ensemble pour permettre aux États-Unis de voir le jour. L’Amérique d’aujourd’hui est infestée par le même type de synarchie qui saborda la promesse de la Révolution française, et je fais ici allusion à cette entente entre le monde financier, les services secrets, certains juges et parfois aussi des églises, qui forment une sorte d’État parallèle, ou de « gouvernement secret ». C’est cette forme de gouvernement oligarchique qui domine aujourd’hui.
Aux Etats-Unis, on a affaire à cela depuis le 22 novembre 1963, lorsque, malgré les mises en garde que lui avait adressées le président Charles de Gaulle, le président Kennedy fut assassiné par l’entremise de forces militaires traîtresses.
Ces forces ont également tenté de tuer de Gaulle, qui échappa à une trentaine de tentatives d’assassinat, et les personnes impliquées dans l’assassinat de Kennedy ont été retrouvées à Montréal, mais aussi en Espagne et dans d’autres endroits.
Les Etats-Unis ont eu quatre de leurs présidents assassinés : Kennedy en 1963, William McKinley en 1901, 62 ans plus tôt, James Garfield en 1881, 20 ans avant McKinley, et puis le président Abraham Lincoln, assassiné en 1865.
Si vous regardez ces quatre assassinats, ainsi que les tentatives manquées, comme celle contre Franklin Roosevelt deux semaines avant qu’il ne prenne ses fonctions en 1933, ils émanent tous de la même source.
Ils font partie d’un processus visant à empêcher les États-Unis d’incarner l’intention initiale, internationale, qui présida à leur fondation, non pas comme une sorte de république arriérée et sans intelligence, mais comme l’avant-garde des aspirations des peuples du monde entier.
Aujourd’hui, les mises en garde contre un coup d’État militaire, lancées par des personnes comme le colonel Richard Black ou d’anciens responsables de la National Security Agency (NSA) comme William Binney et Kirk Wiebe, tombent hélas trop souvent dans l’oreille d’un sourd. Pourtant, l’heure n’est pas à la partisanerie mais à la raison. Ainsi, quoi qu’on puisse penser de Donald Trump, cela n’a pas grand-chose à voir avec la présidence des Etats-Unis en tant que telle.
Nous sommes dans un contexte qui est bien compris, par exemple, par la Russie. Leur ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a accordé le 17 septembre une interview à Sputnik et lorsqu’on l’a interrogé sur les attaques contre la Russie de la part des États-Unis, il a déclaré :
Cela a commencé sous l’administration Obama. C’est lui qui disait, y compris publiquement, que les autorités russes avaient délibérément adopté une ligne de conduite visant à nuire aux relations entre Moscou et Washington. C’est lui qui parlait d’ingérence de la Russie dans les élections présidentielles de 2016…
Ainsi, alors qu’il aurait pu évoquer les tensions actuelles avec Trump, il ne l’a pas fait, et ce n’est pas anodin.
Je voudrais maintenant vous donner une idée de ce qui est arrivé aux États-Unis, en particulier depuis le 11 septembre 2001, il y a presque 20 ans. C’est alors qu’a commencé ce que l’on appelle parfois la « révolution dans les affaires militaires », un processus lancé par l’administration Obama (et l’administration Bush/Cheney avant lui). Ils ne voyaient la Russie que comme une puissance régionale et se croyaient même capables d’avoir le dessus en cas d’échange thermonucléaire avec elle. Leur doctrine, baptisée « Prompt Global Strike », est devenue entre-temps la politique nucléaire des Etats-Unis, ce qui est extrêmement dangereux. Elle fut mise en place par des gens associés à Wall Street et à la City de Londres, notamment par George Shultz et Felix Rohatyn, l’un étant associé au parti républicain et l’autre au parti démocrate. J’en reparlerai un peu plus tard.
Le malthusianisme
Le véritable objet de mes remarques d’aujourd’hui porte sur le changement de cap qu’a connu l’Amérique depuis 1963, parce que ce n’est qu’en comprenant ce changement que nous pourrons aborder les processus sous-jacents à la crise culturelle qui secoue ce pays, et que vous verrez s’exprimer à travers les élections du 3 novembre. Mais l’élection n’est pas le processus central. C’est peut-être l’événement crucial que les gens regardent, mais en réalité, il est lui-même déterminé par un processus de désintégration qui a atteint son point critique. S’il a été aggravé par l’arrivée du coronavirus, cela ne l’a pas non plus précipité, car c’était déjà une conséquence de la crise précédente.
Le scénariste Dalton Trumbo et son épouse Clea.
Je voudrais donc vous expliquer comment nous en sommes arrivés là, en vous donnant une idée de la façon dont cela fut perçu aux États-Unis par ceux qui y prêtaient attention, au cours des 50 dernières années.
Dix ans après l’assassinat de Kennedy, un scénariste du nom de Dalton Trumbo se rendit célèbre aux États-Unis parce qu’il avait été mis sur liste noire pendant l’ère maccarthyste des années 1950, soi-disant parce qu’il était communiste. Écrivant sous des pseudonymes, il reçut de multiples récompenses et remporta plusieurs Oscars. Il écrivit le scénario du film « Executive Action », qui portait sur l’assassinat de John F. Kennedy. Au cours du film, deux officiers militaires fictifs expliquent pourquoi ils pensent que Kennedy doit être assassiné.
Le vrai problème, James, c’est le suivant, dit l’un d’eux. Dans deux décennies, il y aura 7 milliards d’êtres humains sur la planète, la plupart d’entre eux étant basanés, jaunes ou noirs. Ils quitteront leurs zones de reproduction en essaim pour gagner l’Europe et l’Amérique du Nord. D’où le Vietnam. Tous nos efforts au Vietnam nous donneront le contrôle de l’Asie du Sud pour les décennies à venir. Et avec une planification adéquate, nous pouvons réduire la population à 550 millions d’ici la fin du siècle.
Cette discussion sur la réduction démographique se poursuit tout au long du film. Un an après sa sortie, un mémorandum secret a été rédigé, intitulé National Security Study Memorandum (NSSM) 200, avec pour sous-titre : « Les implications de la croissance démographique mondiale pour la sécurité des États-Unis et les intérêts des pays étrangers ».
Il ne fut déclassifié que beaucoup plus tard, en 1989, alors qu’il aurait dû l’être en1980. Le NSSM affirmait, en gros, qu’on a certains pays, notamment le Nigeria, le Mexique, le Bangladesh et d’autres, qui risquent de devenir une menace pour la sécurité nationale des États-Unis en raison de leur croissance démographique.
L’idée étant que pour les Américains, leur approvisionnement en ressources serait compromis par le fait que ces pays auraient tant d’habitants qu’il serait très difficile de les forcer à se défaire de leurs ressources ou à les exploiter. Ce problème se posait non seulement pour les États-Unis mais aussi pour les pays de l’OTAN.
Or, c’est à la même époque, en 1974, que LaRouche et ses associés dénoncèrent pour la première fois le caractère génocidaire des politiques du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Les pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie étaient alors considérés comme échappant à l’influence de l’Union soviétique comme à celle de l’OTAN.
Robert McNamara, qui était alors à la tête de la Banque mondiale, avait défendu l’idée que les habitants de ces régions n’avaient tout simplement pas de chance, qu’on devait reconnaître qu’une croissance démographique rapide dans ces régions ne serait tout simplement pas tolérable et, en fin de compte, que ces gens allaient mourir.
Nous (c’est-à-dire Lyndon LaRouche et son organisation) avions alors averti que si l’on mettait en œuvre les politiques du FMI et de la Banque mondiale, on irait jusqu’à provoquer « un holocauste écologique », notamment parce que l’on créerait des conditions telles que de nouvelles maladies et pandémies pourraient apparaître ou d’anciennes, revenir en force.
On peut penser que ce fut le cas, notamment avec l’apparition du sida, le syndrome d’immunodéficience acquise. Mais il n’y a pas que cela, et ce n’est pas seulement dû à la Banque mondiale et à Robert McNamara : il y a quelque chose qui fait partie de l’histoire de l’Amérique, et c’est de cela qu’il faut parler.
Racisme
Vous avez évidemment entendu parler des conflits raciaux et sociaux qui enflamment les États-Unis.
Pourquoi cela se produit-il et de quoi s’agit-il réellement ? Les gens tendent à reprendre comme seule vérité tout ce qu’affirme la mouvance Black Lives Matter. La réalité est plus complexe.
Aux États-Unis, le phénomène du racisme est intimement lié à l’émergence du mouvement « écologiste » et du mouvement pour le contrôle des naissances.
Je pense en particulier à Lothrop Stoddard, qui fut l’un des fondateurs de ce qu’on appelait d’abord la Ligue américaine du contrôle des naissances, puis le « Planning familial ».
Lothrop a aussi écrit un livre intitulé The rising tide of color against White World Supremacy (La marée montante de la couleur contre la suprématie du monde blanc).
Il y affirme (p. 92) :
Pour commencer, disons clairement que les peuples noirs n’ont pas de passé historique. N’ayant jamais développé de civilisation propre, ils sont pratiquement dépourvus de cette masse accumulée de croyances, de pensées et d’expériences qui rendent les Asiatiques si impénétrables et si hostiles aux influences blanches. Bien que la race blanche fasse preuve d’une puissance constructive soutenue à un degré inégalé, en particulier dans ses branches nordiques, les peuples basanés et jaunes ont grandement contribué à la civilisation du monde et ont profondément influencé le progrès humain. Le noir, au contraire, n’a pratiquement rien apporté. Livré à lui-même, il est resté un sauvage et, dans le passé, son seul vivier a été celui où les hommes basanés ont imposé leurs idées et modifié son sang. La force provenant de l’Europe et de l’Asie ne sont pas en lui.
Cette vision extrême, tout comme celle de Madison Grant, fut reprise par les nazis. En particulier, Stoddard élabora le concept de Untermensch (homme inférieur), repris et utilisé par les premiers eugénistes de l’Allemagne nazie.
Aussi, quand vous regardez les États-Unis, vous devez en rappeler les fondements constitutionnels. Stoddard est particulièrement important parce qu’il vient de l’université de Harvard, au Massachusetts, et qu’il représente le vrai visage du racisme en Amérique, non pas celui de policiers désorientés, ni de ces pauvres blancs des Appalaches qui se mettent une cagoule et une robe (attributs du KKK). Certes, ces gens sont problématiques. Mais le vrai visage du racisme en Amérique, c’est celui de l’establishment : il vient de Wall Street et de la City de Londres. C’est la première chose à comprendre, dans tout ce processus.
Je voudrais parler d’un autre individu dont vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais qui est très important pour le mouvement écologiste. C’est lui qui instaura, il y a 50 ans, la « Journée de la Terre ». Il s’agit de Gaylord Nelson. Lorsqu’il a été interviewé il y a environ 20 ans, peu avant sa mort, il dit qu’il était déçu, parce que, je cite :
Le thème de la première Journée de la Terre était centré sur la compréhension que la croissance de la population américaine est le corollaire de la dégradation des ressources environnementales de notre nation. La plupart de ceux d’entre nous qui ont participé à la création du mouvement environnemental moderne, ont bien compris que nous ne pourrions atteindre les objectifs environnementaux fixés si les États-Unis ne commençaient pas rapidement à stabiliser leur population, et se gardaient de répéter le baby boom que nous venons de connaître.
Schultz et Rohatyn
Le milliardaire « vert » Mike Bloomberg, mécène inconditionnel de Joe Biden et grand ami d’Anne Hidalgo, maire de Paris, félicitant son ami George Schultz.
(…) Je voudrais maintenant vous présenter un peu plus George Shultz et Felix Rohatyn, dont j’ai parlé plus haut.
George Shultz aura 100 ans en décembre. C’est un poids lourd de l’establishment américain depuis les années 1950. C’est également lui qui a organisé et composé l’administration de George W. Bush. Schultz a occupé quatre postes différents de haut niveau : ministre du Travail, secrétaire au Trésor, secrétaire d’État et directeur du Bureau de la gestion et du budget auprès du Président.
C’est lui qui orchestra le démontage des accords de Bretton Woods en 1971 en conseillant au président Nixon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or. C’est également George Shultz qui fut la première grande figure du Parti républicain à demander la légalisation des drogues.
L’autre personnage qui nous intéresse s’appelle Felix Rohatyn. C’était un démocrate, et il est connu pour avoir conçu un programme supposé réorganiser les finances de la ville de New York, appelé la Municipal Assistance Corporation (Big MAC). De 1975 à 2008, ce programme a imposé une véritable dictature financière sur la ville.
En 2004, trois ans après le 11 septembre, tous deux participèrent à un forum conjoint au Middlebury College, dans le Vermont, pour discuter de la « révolution dans les affaires militaires ». Pour eux, au niveau de la défense, la nouvelle frontière, c’est la haute technologie, c’est-à-dire la cyberguerre, la guerre des drones, la guerre à distance.
Andrew Marshall
Cette haute technologie s’avèrerait également fort utile pour recouvrer les dettes au niveau international. Ils avaient différentes approches sur la façon de la mettre en œuvre, et pour y parvenir, ils se tournèrent vers Andrew Marshall, qui fut de 1973 à 2015 à la tête de l’Office of Net Assessment (ONA), chargé d’évaluer et d’accompagner l’arrivée des nouvelles technologies dans l’appareil militaire américain.
Historiquement, jusqu’en 1945, aux États-Unis, chaque fois qu’une guerre était terminée, on démobilisait les troupes. Cependant, avec l’arrivée de l’arme atomique et le largage de deux bombes atomiques sur le Japon, l’état de mobilisation devint permanent. Avec cela naîtra ce fameux « complexe militaro-industriel » contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde à la fin de son mandat.
C’est précisément ce milieu que représentait Andrew Marshall. Depuis l’assassinat de Kennedy, ce complexe militaro-industriel cherchait à recréer les conditions d’un affrontement thermonucléaire. La notoriété de Marshall date des années 1973-74, l’époque où le NSSM 200 de Kissinger était au cœur de la politique américaine. Durant ses 42 ans à la tête de l’ONA, il accompagna une terrible transformation de l’armée américaine : d’abord, pour l’armée, la création d’internet, qui fut ensuite répandu dans le monde entier pour le contrôler. Ensuite, l’utilisation des drones, notamment pour opérer des assassinats ciblés. C’est en quelque sorte Andrew Marshall qui fut, dès 1973, l’architecte de notre monde. Votre – notre – addiction à internet et aux écrans n’est en quelque sorte rien d’autre qu’une extension de sa nouvelle « Révolution dans les affaires militaires ».
Tout cela pose la question majeure de la culture. Je veux parler de quelque chose qui est souvent évoqué mais jamais vraiment pensé : c’est le rôle de la contre-culture, en particulier le rôle d’Aldous Huxley. Il est, bien sûr, connu comme un auteur britannique, il a écrit plusieurs livres et passé beaucoup de temps aux États-Unis, à partir des années 1930 environ. Surtout connu comme le père ou le grand-père de la contre-culture, il est souvent considéré comme celui qui a bousculé le conservatisme américain par son plaidoyer en faveur de l’usage des drogues hallucinogènes.
En 1962, lors d’une conférence en Californie, Huxley déclara :
Il existera, dans la prochaine génération, une méthode pharmacologique pour faire aimer la servitude et créer une dictature sans larmes, une sorte de camp de concentration indolore pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront, en fait, ôter leur liberté, mais qu’ils s’en réjouiront plutôt, car ils seront distraits de toute volonté de se rebeller par la propagande et le lavage de cerveau, ou le lavage de cerveau renforcé par des méthodes pharmacologiques. Cela semble être la révolution finale.
Il y a un poème peu connu, écrit par un hippie américain pour promouvoir l’idée d’Huxley à l’époque. Cela dit, entre autres :
J’imagine un monde où l’écologie sera cybernétique, où nous serions libérés de tout travail, réunis à la nature, rendus à nos frères et sœurs mammifères, et tous surveillés par les machines de la grâce aimante.
Cette idée d’un monde bienfaisant de surveillance universelle était donc déjà popularisée en 1967. Elle n’est pas née avec l’avènement d’internet, ni avec l’affaire Snowden ou ce que nous voyons dans le travail d’Assange et d’autres. C’est un sujet qui a fait l’objet de discussions approfondies et qui fut posé comme une question culturelle. La Révolution dans les affaires militaires n’implique pas seulement de changer d’armes, mais aussi de changer l’état d’esprit, pas seulement des soldats mais de toute la nation. Et les drogues hallucinogènes et psychédéliques entrent dans ce cadre. On a, bien sûr, entendu parler de certains programmes (comme MK-Ultra [1], organisé par Alan Dulles et la CIA), y compris d’expériences secrètes avec la drogue en France dans les années 1950.
Ce sont ces différentes façons de manipuler et façonner l’esprit des peuples qui nous ont conduits là où nous en sommes.
Je voudrais évoquer une chose dont Lyndon LaRouche nous a parlé en 1999 et 2000. Certains d’entre vous se rappellent peut-être de la fusillade au lycée Columbine à Littleton, dans le Colorado.
Juste avant, un certain Amadou Diallo avait été abattu dans le Bronx, à New York. Alors qu’il s’apprêtait à sortir son portefeuille de sa poche pour présenter sa carte d’identité, les quatre agents de police lui ont tiré dessus 41 fois !
« C’est quelque chose d’entièrement nouveau », a dit LaRouche en apprenant ce qu’il s’était passé, et il parla alors d’une « nouvelle violence », du fait qu’on avait remplacé les policiers ordinaires par des « flics Nintendo », tout droit sortis de jeux vidéo ultra-violents, mais très répandus chez les jeunes dans les écoles. L’origine de cette « nouvelle violence » vient d’un certain type d’utilisation des ordinateurs, de la technologie informatique et de la dissociation mentale des esprits qui en résulte.
Eh bien, ce processus a infecté l’armée américaine, et c’est exactement à cela que l’administration Obama a passé son temps. C’est ce que l’on a vu avec le déploiement de drones par l’administration Obama, au Pakistan et ailleurs, et avec les séances d’assassinat du mardi , les soi-disant « actions anti-terroristes », qu’Obama organisait pendant son administration. C’est ce qu’on a vu dans son attitude vis-à-vis de la Libye, chez lui comme chez Hillary Clinton. Et c’est encore le même processus avec le printemps arabe.
Ainsi, de 2009 à 2017, période où Obama était à la Maison Blanche, ce processus s’est consolidé. Mais de quoi s’agissait-il vraiment ? Qu’est-ce qui avait changé aux États-Unis avec cette idée de « nouvelle violence » ? C’est l’image de l’homme que l’on avait changée. Or, en faisant cela, c’est la culture que vous changez, et en changeant la culture, vous pouvez dès lors changer toute la structure du gouvernement. Et c’est cela qui est en cours.
Maintenant, je voudrais aborder le sujet de Donald Trump. Il faut noter que le 7 septembre, jour de la fête du travail, Donald Trump a commencé à parler des militaires en disant :
Je ne dis pas que l’armée est amoureuse de moi, mais les soldats le sont. Les hauts responsables du Pentagone ne le sont probablement pas, parce qu’ils ne veulent rien faire d’autre que la guerre, pour que toutes ces merveilleuses entreprises qui fabriquent les bombes et les avions et tout le reste, continuent à être heureuses.
Cela provoqua un tollé et le lendemain, son porte-parole a précisa : « Le Président tient à bien faire comprendre que ses remarques visent le complexe militaro-industriel. »
Comme l’a fait remarquer une journaliste indépendante :
C’est vraiment énorme. Aucun président, aucun président américain depuis Eisenhower – et c’était en janvier 1961, il y a presque 60 ans – n’a jamais prononcé les mots ou l’expression ‘complexe militaro-industriel’. C’est ce que disent les gens qui sont devenus très critiques à l’égard des militaires, de nos engagements militaires dans le monde entier, de nos interventions à l’étranger, de notre politique de changement de régimes, de renversement des gouvernements. (…) Mais je ne pense pas qu’aucun président ait jamais prononcé cette phrase, à part Eisenhower. C’est vraiment un gros coup.
Le Président a donc défié le complexe militaro-industriel. A un moment où, comme la Russie le sait, il est fort possible qu’il y ait dans les prochains jours ou les prochaines semaines, une erreur de calcul pouvant conduire à la guerre. Il nous appartient de reconnaître que l’élection aux États-Unis a très peu à voir avec ce processus en soi. Le « coup d’État » contre la présidence américaine dont on a parlé, et la révolution qui s’est produite dans les affaires militaires, ont maintenant infiltré toute la politique américaine.
Nous verrons, au fil des jours, si le peuple des États-Unis a la capacité de réagir, non pas par idéologie ou par politique partisane, mais en essayant réellement de défendre son gouvernement et sa Constitution. Merci.
À peine une heure après que les flammes aient commencé à s’élever au-dessus de Notre-Dame – à un moment où personne ne pouvait donner aucune explication – les autorités françaises se sont empressées de dire que l’incendie était un « accident » et que « l’incendie criminel avait été exclu. » Les propos ressemblaient à toutes les déclarations officielles du gouvernement français après les attentats perpétrés en France au cours de la dernière décennie.
L’incendie de Notre-Dame s’est également produit à un moment où les attaques contre des églises en France et en Europe se sont multipliées. Plus de 800 églises ont été attaquées en France rien qu’en 2018.
Les églises en France sont vides. Le nombre de prêtres est en baisse et les prêtres actifs en France sont soit très âgés, soit africains ou latino-américains. La religion dominante en France est maintenant l’islam. Chaque année, des églises sont démolies pour laisser la place à des parkings ou à des centres commerciaux. Des mosquées sont construites partout et elles sont pleines.
L’incendie qui a détruit une grande partie de la cathédrale Notre-Dame au cœur de Paris est une tragédie irréparable. Même si la cathédrale est reconstruite, elle ne sera plus jamais comme avant.
L’incendie qui a détruit une grande partie de la cathédrale Notre-Dame au cœur de Paris est une tragédie irréparable. Même si la cathédrale est reconstruite, elle ne sera plus jamais comme avant. Les vitraux et les principaux éléments architecturaux ont été gravement endommagés et la charpente en chêne totalement détruite . La flèche qui s’élevait de la cathédrale était une œuvre d’art unique. Il a été dessiné par l’architecte qui a restauré l’édifice au XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc, qui avait fondé son travail sur des documents du XIIe siècle.
En plus de l’incendie, l’eau nécessaire pour éteindre les flammes a pénétré dans le calcaire des murs et de la façade et les a affaiblies , les rendant cassantes. La toiture est inexistante : la nef, le transept et le choeur sont maintenant en plein air, vulnérables aux intempéries. Ils ne peuvent même pas être protégés avant que la structure n’ait été examinée de manière approfondie, une tâche qui prendra des semaines. Trois éléments principaux de la structure (le pignon du transept nord, le pignon situé entre les deux tours et la voûte) sont également sur le point de s’effondrer.
Notre Dame a plus de 800 ans. Il a survécu aux turbulences du Moyen Âge, au règne de la terreur de la Révolution française, aux deux guerres mondiales et à l’occupation nazie de Paris. Il n’a pas survécu à ce que devient la France au 21 èmesiècle.
Si l’incendie était vraiment un accident, il est presque impossible d’expliquer comment il a commencé. Benjamin Mouton, ancien architecte en chef de Notre-Dame, a expliqué que les règles étaient exceptionnellement strictes et qu’aucun câble ou appareil électrique ni aucune source de chaleur ne pouvaient être placés dans le grenier. Il a ajouté qu’un système d’alarme extrêmement sophistiqué était en place. La société qui a installé l’échafaudage n’a pas utilisé de soudure et s’est spécialisée dans ce type de travail. L’incendie s’est déclaré plus d’une heure après le départ des travailleurs et aucun d’entre eux n’était présent. Il s’est propagé si rapidement que les pompiers qui se sont précipités sur les lieux dès qu’ils ont pu y arriver ont été choqués . Rémi Fromont, l’architecte en chef des monuments historiques français a déclaré: « L’incendie ne peut pas partir de l’élément où il a commencé. Une véritable charge calorifique est nécessaire pour déclencher un tel désastre ».
Une enquête longue, difficile et complexe sera menée.
La possibilité que l’incendie soit le résultat d’un incendie criminel ne peut être écartée. À peine une heure après que les flammes aient commencé à s’élever au-dessus de Notre-Dame – à un moment où personne ne pouvait donner aucune explication – les autorités françaises se sont empressées de dire que l’incendie était un « accident » et que « l’incendie criminel avait été exclu . » Les propos ressemblaient à toutes les déclarations officielles du gouvernement français après les attentats perpétrés en France au cours de la dernière décennie.
En novembre 2015, le soir du massacre au théâtre Bataclan à Paris, au cours duquel des djihadistes ont assassiné 90 personnes, le ministère français de l’Intérieur a déclaré que le gouvernement ne savait rien , si ce n’est qu’une fusillade s’était produite. La vérité a été révélée seulement après que l’Etat islamique a revendiqué la responsabilité du massacre.
À Nice, après l’attaque d’un camion en juillet 2016, le gouvernement français a insisté pendant plusieurs jours pour que le terroriste qui a écrasé 86 personnes à mort soit un » homme souffrant de dépression nerveuse « .
En 2018, le meurtrier de Sarah Halimi, qui avait récité des versets du Coran tout en torturant sa victime, a été déclaré « perturbé mentalement » et placé en détention dans un établissement psychiatrique immédiatement après son arrestation. Il ne sera probablement jamais devant un tribunal. Le 8 avril, Alain Finkielkraut et 38 autres intellectuels ont publié un texte disant que son meurtrier ne devait pas échapper à la justice. Le texte n’a eu aucun effet.
L’incendie de Notre-Dame a eu lieu moins de trois ans après qu’une « unité commando » composée de femmes djihadistes, plus tard arrêtée, ait tenté de détruire la cathédrale en faisant exploser des bouteilles de gaz naturel. Trois jours avant l’incendie de la semaine dernière, le 12 avril, la chef des djihadistes, Ines Madani, une jeune française convertie à l’islam, a été condamnée à huit ans de prison pour avoir créé un groupe terroriste affilié à l’État islamique.
L’incendie de Notre-Dame s’est également produit à un moment où les attaques contre des églises en France et en Europe se sont multipliées. Plus de 800 églises ont été attaquées en France rien qu’en 2018. Beaucoup ont subi de graves dégâts : bris, statues décapitées, tabernacles brisés, excréments jetés aux murs. Dans plusieurs églises, des feux ont été allumés. Le 5 mars, la basilique Saint-Denis, où sont enterrés tous les rois de France, sauf trois, a été vandalisée par un réfugié pakistanais. Plusieurs vitraux ont été brisés et l’orgue de la basilique, trésor national construit entre 1834 et 1841, a failli être détruit. Douze jours plus tard, le 17 mars, un incendiea éclaté à Saint Sulpice, la plus grande église de Paris, causant de graves dommages. Après des jours de silence, la police a finalement admis que la cause était un incendie criminel .
Pendant des mois, des organisations djihadistes ont publié des déclarations appelant à la destruction d’églises et de monuments chrétiens en Europe. Notre Dame a été nommée à plusieurs reprises comme cible principale. Malgré tout, la cathédrale n’était pas suffisamment protégée. Un couple de jeunes hommes, entrés de nuit dans la cathédrale, ont grimpé sur le toit en novembre dernier et ont tourné une vidéo qu’ils ont ensuite diffusée sur YouTube.
De nombreux messages ont été postés par des personnes portant des noms musulmans sur les médias sociaux – Twitter, Facebook, le site Web d’Al Jazeera – exprimant la joie de voir détruit un symbole chrétien important. Hafsa Askar , une migrante marocaine et vice-présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), la principale organisation étudiante de France, a publié un tweet qui disait: « Les gens pleurent sur de petits morceaux de bois … c’est une illusion. des déchets blancs « .
Le président français Emmanuel Macron, qui n’avait jamais mentionné les attentats de Saint-Denis ou de Saint-Sulpice, s’est rapidement rendu à Notre-Dame et a déclaré : « Notre-Dame est notre histoire, notre littérature, notre imagination ». Il a totalement laissé de côté la dimension religieuse de la cathédrale.
Le lendemain soir, il a déclaré que Notre-Dame serait reconstruite dans cinq ans: c’était une déclaration audacieuse. De nombreux commentateurs ont interprété ses paroles comme dictées par sa volonté désespérée d’essayer de regagner la confiance des Français après cinq mois de manifestations, d’émeutes et de destructions résultant de son inefficacité à gérer le soulèvement des « Gilets jaunes ». (Le 16 mars, une grande partie des Champs-Élysées a été endommagée par des émeutiers ; les réparations ont à peine commencé.) Tous les experts s’accordent pour dire qu’il faudra presque certainement plus de cinq ans pour reconstruire Notre Dame.
Macron a étrangement ajouté que la cathédrale serait » plus belle » qu’avant – comme si un monument gravement endommagé pourrait être plus beau après sa restauration. Macron a poursuivi en disant que la reconstruction serait un « geste architectural contemporain ». La remarque a suscité l’ inquiétude , voire la panique, des défenseurs des monuments historiques, qui craignent maintenant qu’il veuille ajouter des éléments architecturaux modernes à un joyau de l’architecture gothique. Encore une fois, il a totalement laissé de côté la dimension religieuse de la cathédrale.
L’attitude de Macron n’est pas surprenante. Depuis qu’il est devenu président, il s’est tenu à l’ écart de toute cérémonie chrétienne. La plupart des présidents qui l’ont précédé ont fait de même. La France est un pays où règne une laïcité dogmatique . Un leader politique qui ose se dire chrétien est immédiatement critiqué par les médias et ne peut que nuire à une carrière politique naissante. Nathalie Loiseau – ancienne directrice de l’École nationale d’administration de France et principale candidate sur la liste électorale du parti de Macron, « Republic on the Move », aux élections européennes de mai 2019 – a récemment été photographiée en train de sortir d’une église après la messe, ce qui a conduit à un débat dans les médias sur la question de savoir si sa présence à l’église était un « problème ».
Les résultats de la laïcité française sont visibles. Le christianisme a été presque complètement éliminé de la vie publique. Les églises sont vides . Le nombre de prêtres est en baisse et les prêtres actifs en France sont soit très âgés, soit africainsou latino-américains. La religion dominante en France est maintenant l’ islam . Chaque année, des églises sont démolies pour laisser la place à des parkings ou à des centres commerciaux. Des mosquées sont construites partout et elles sont pleines . Des imams radicaux prosélytent . L’assassinat, il y a trois ans, de Jacques Hamel, un prêtre âgé de 85 ans qui a été massacré par deux islamistes alors qu’il disait la messe dans une église où seulement cinq personnes (dont trois vieilles religieuses) étaient présentes, raconte.
En 1905, le parlement français adopta une loi décrivant la confiscation de tous les biens de l’Église catholique en France . Les églises et les cathédrales sont devenues la propriété de l’État. Depuis lors, les gouvernements successifs ont dépensé peu d’argent pour les entretenir. Les églises qui n’ont pas été vandalisées sont en mauvais état et la plupart des cathédrales sont également en mauvais état. Même avant l’incendie dévastateur, l’archidiocèse de Paris a déclaré qu’il « ne peut pas se permettre toutes les réparations » dont Notre Dame a besoin « , estimées à 185 millions de dollars ». Selon CBS News, dans un rapport du 20 mars 2018:
« Le gouvernement français, propriétaire de la cathédrale, a promis environ 50 millions de dollars au cours de la prochaine décennie, laissant une facture de 135 millions de dollars. donateurs en France et outre-Atlantique.
« Nous savons que les Américains sont riches, alors nous allons dans les endroits où nous pensons pouvoir trouver de l’argent pour aider à la restauration de la cathédrale », a déclaré Picaud.
Le soir de l’incendie de Notre-Dame, des centaines de Français se sont rassemblés devant la cathédrale en flammes pour chanter des psaumes et prier. Ils semblèrent soudain comprendre qu’ils perdaient quelque chose de précieux.
Après l’incendie, le gouvernement français a décidé de commencer à collecter des dons de particuliers, d’entreprises et d’organisations pour la reconstruction. plus d’un milliard d’euros ont été dépensés. Les milliardaires français ont promis de débourser de grosses sommes: la famille Pinault (les principaux propriétaires du conglomérat de distribution Kering) a promis 100 millions d’euros, la famille Arnault (les propriétaires de LVMH, la plus grande société de luxe du monde ), 200 millions d’euros, la famille Bettencourt (propriétaires de l’Oréal), elle aussi 200 millions. Beaucoup de « partis » français ont immédiatement déclaré que les familles riches avaient trop d’argent et que ces millions seraient mieux utilisés pour aider les pauvres que pour prendre soin de vieilles pierres.
Dans un avenir prévisible, le cœur de Paris portera les terribles cicatrices d’un incendie qui a dévasté bien plus qu’une cathédrale. Le feu a détruit une partie essentielle de ce qui reste de l’âme presque perdue de la France et de ce que la France pourrait accomplir lorsque les Français croyaient en quelque chose de plus grand que leur existence quotidienne.
Certains espèrent que la vue de la cathédrale détruite incitera de nombreux Français à suivre l’exemple de ceux qui ont prié le soir de la catastrophe. Michel Aupetit, archevêque de Paris, a déclaré le 17 avril, deux jours après l’incendie, qu’il était convaincu que la France connaîtrait un « réveil spirituel ».
D’autres, moins optimistes, voient dans les cendres de la cathédrale un symbole de la destruction du christianisme en France. L’historien de l’art, Jean Clair, a déclaréqu’il voyait dans la destruction de Notre-Dame un signe supplémentaire d’une « décadence irréversible » de la France et de l’effondrement final des racines judéo-chrétiennes de l’Europe.
Un éditorialiste américain, Dennis Prager, a écrit :
« Le symbolisme de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, l’édifice le plus renommé de la civilisation occidentale, symbole emblématique de la chrétienté occidentale, est difficile à manquer.
« C’est comme si Dieu lui-même voulait nous avertir de la manière la plus évidente que le christianisme occidental soit en feu – et avec lui la civilisation occidentale. »
Un autre auteur américain, Rod Dreher, a déclaré :
« Cette catastrophe à Paris aujourd’hui est un signe pour nous tous, chrétiens, et un signe pour tous les peuples de l’Ouest, en particulier ceux qui méprisent la civilisation qui a construit ce grand temple pour son dieu sur une île de la Seine où les rites religieux ont été célébrée depuis les jours de la Rome païenne. C’est un signe de ce que nous perdons et de ce que nous ne récupérerons pas si nous ne changeons pas de cap maintenant. «
Pour le moment, rien n’indique que la France et l’Europe occidentale vont changer de cap.
AU QUÉBEC
L’égise des Patriotes ,à St-Eustache est un monument historique formidable pour les nationaliste québécois. C’est ici , le 14 décembre 1838 que les Patriotes se réfugièrent devant l’assaut de l’armée britannique supérieure en hommes et en armes.Voici l’impact d’un boulet de canon britannique sur la façade de l’égise de St-Eustache. Les cicatrices de l’église rappellent la véritable histoire du Québec:celle ou à une époque ,les Patriotes avaient une colonne vertébrale et du courage!Peinture rappelant l’événement…Nous voyons l’église à l’arrière-plan. En 2019,les citoyens doivent se battre encore contre les autorités politique afin de sauvegarder cette majestueuse église située au centre d’une communauté francophone et fière d’être québécoise.
Au Québec,nous avons remarqué qu’un nombre croissant d’églises sont menacées de destruction ou de changement de vocation!Au Québec,au fil des ans de nombreuses églises et édifices religieux catholiques sont devenus des condominiums à appartements,ont été démolis ou pire,sont devenus des mosquées ou lieux de cultes sectaires.Peu d’efforts sont fait pour préserver notre patrimoine culturel religieux.C’est devenu raciste que de dire que nous sommes chrétiens:ce n’est plus à la mode que de dire que nous sommes spirituels ou religieux,mais athées…oui!Le Québec est devenu un bûcher ou brûle l’héritage français de notre jeunesse en Amérique!La gauche bolchevique du parti Québec Solidaire préfère défendre les islamistes,les femmes voilées et Addil Charkaoui dans sa mosquée du centre-ville de Montréal!
Triste époque que la nôtre,pour paraphraser Maurice Druon!
Adil Charkaoui
Le logo de l’État Islamique apparut au dessus de la mosquée de Montréal en…2014!
Malgré les gesticulations hystériques de l’appareil de désinformation de l’OTAN, le cœur de l’empire a démarré l’année 2019 dans un état de chaos intégral.
Washington, Londres et Paris — les trois capitales de l’Empire — sont aujourd’hui effectivement en panne de gouvernance, paralysées, au bord de l’effondrement ou assiégées par leur propre peuple.
Les Némésis qu’elles se sont elles-mêmes choisies —Moscou et Pékin — ont entre-temps porté un toast à la nouvelle année dans un état d’optimisme et de confiance en soi considérables. Ce sont les faits, ce sont les informations.
Commençons par le sommet de l’Empire. Le gouvernement des États-Unis a fermé ses services fédéraux dans un contexte de paralysie politique et de tirs de barrage intergouvernementaux.[1]
Le secrétaire à la défense, « Mad Dog » (« chien fou ») Mattis, a démissionné, tout comme d’autres subalternes en uniforme en colère contre la détermination retrouvée du président à se retirer de guerres étrangères coûteuses et perdantes. Le véritable « chien fou » — John Bolton — défie ouvertement le président Trump sur la Syrie, Mueller se rapproche de son but[2] et la nouvelle majorité démocrate à la Chambre se prépare à « destituer ce fils de p**e ».
Personne ne sait si le président Trump sera encore là longtemps, mais un simple regard sur son successeur possible — le vice-président Mike Pence — rappelle la célèbre image du président Nixon avec son vice-président, Spiro Agnew, debout derrière lui. La légende de l’image montrait Nixon qui pointait par-dessus son épaule et disait : « Personne ne va me tirer dessus avec ce type comme successeur. »
Theresa May
À Londres, la Première ministre britannique Theresa May est un cadavre ambulant ; la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne est encore dans un flou total, à 80 jours à peine de son entrée en vigueur. Des violences ont commencé à éclater à l’extérieur du Parlement, aucune faction n’a de majorité, aucune élection ne peut avoir lieu parce que son résultat le plus probable serait l’élection de Jeremy Corbyn, un anti-impérialiste chevronné que « l’État profond » préférerait arrêter (ainsi que votre serviteur, selon l’appareil à coups d’État appelé « Integrity Initiative » [3]).
Un Brexit sans accord paralyserait le sud de l’Angleterre, faute de préparation. Une fois à l’arrêt, les camions en provenance et à destination du continent transformeraient le Kent, le « Jardin de l’Angleterre », en parking géant.
Le « Brexit » purement cosmétique concocté par Theresa Mayne pourra pas être adopté par la Chambre des communes, la semaine prochaine, étant donnée l’opposition des travaillistes, d’au moins cinquante députés du gouvernement et des dix membres des partenaires de la coalition des Tories, le DUP.
La troisième option, un nouveau référendum, risque de déclencher le même scénario que dans les rues de Paris et les autres villes françaises (qui est au passage presque entièrement occulté par la presse britannique). Défier le résultat du premier référendum, déposséder 17,4 millions de personnes des résultats de leur vote, c’est mettre en danger la paix sociale en Angleterre. Des millions d’électeurs du Brexit comptent parmi ceux qui, en Grande-Bretagne, n’ont plus rien à perdre.
En France, l’Élysée est devenue la Bastille de Macron et il n’est pas du tout inconcevable qu’elle soit prise.
Le week-end dernier, son propre porte-parole a dû être évacué en catastrophe par une porte arrière après qu’un véhicule de chantier détourné par des manifestants ait défoncé la porte cochère de son immeuble gouvernemental. Les conditions mêmes que Macron s’était tant acharné à créer à Damas et que la France avait aidées à créer à Kiev font maintenant trembler les fondations de la République française .
Aucun « œil de Nelson » – dans un célèbre épisode de la Bataille de Trafalgar, quand l’amiral anglais Nelson avait appris que la marine française avançait à sa rencontre, il avait collé son télescope au bandeau noir qui cachait son œil manquant et avait dit « Je ne vois aucun bateau » – ne changera le fait que, pendant huit semaines, des centaines de milliers de Français de toutes allégeances politiques se sont retrouvés dans les rues des villes du pays pour exiger à cor et à cri la démission de leur président. Et le fait que Macron fasse pleuvoir des euros sur les Champs-Élysées – en contravention absolue des règles fiscales de l’UE — n’a fait qu’encourager « les autres » à continuer à manifester.
Gilets jaunes italiens.
Cette semaine, le gouvernement italien, membre de l’UE (et de l’OTAN) s’est joint aux Gilets jaunes, avec l’Italien Salvini dénonçant personnellement le président français qui « gouverne contre son peuple. »
Ce samedi, une manifestation gigantesque est prévue à Londres pour porter sur la place publique les mêmes exigences anti-austérité contre le gouvernement britannique que celles des Gilets jaunes contre Macron.
Le centre de l’Empire ne peut pas tenir.
L’ancien ordre se meurt, le nouvel ordre n’arrive pas à naître. Si nous ne faisons pas attention, nous serons bientôt au temps des monstres. [4]
Un article de George Galloway (Il a été membre du Parlement britannique pendant presque trente ans. Il présente des émissions de radio et de télévision (y compris sur RT). C’est un célèbre réalisateur, écrivain et tribun.)
Notes de la traduction :
[1]Un « partial government shutdown », une fermeture partielle des services fédéraux des USA, a été décrétée pour une durée de 19 jours en réponse à l’opposition du Parti démocrate à la construction du mur de Trump.
[2] L’enquête de Mueller, dite « Russiagate » et menée depuis le 17 mai 2017, cherche à établir la preuve d’une collusion entre la Russie et Trump dans le but de le faire élire. En l’absence de preuves formelles, elle a élargi le champ de ses investigations etinculpé plusieurs personnes de l’entourage de Trump sous divers chefs d’accusation, dont des fraudes fiscales et bancaires, des mensonges sous serment, du blanchiment d’argent, de la subornation de témoins, du détournement de fonds, des financements étrangers illégaux, etc. Il semble que ces derniers jours, l’enquête ait révélé l’existence d’un milliardaire russe devenu informateur du FBI sous Obama, et qui serait lié à Trump. A suivre.
[3] « Integrity Initiative » : A la suite de fuites, les Britanniques ont eu la surprise de découvrir, il y a quelques semaines, que les méga-campagnes de diabolisation contre Jeremy Corbyn, RT, la Russie, etc, qui faisaient les Unes de leurs médias avaient été organisées par le gouvernement britannique… sur l’argent des contribuables.
[4] Allusion à la célébrissime citation d’Antonio Gramsci, « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
Source: RT sous le titre Fall of Empires: London, Washington & Paris on brink of collapse (by George Galloway)
Le rejet grandissant des élites, la bipolarisation de la société et la montée d’une nouvelle forme de démocratie dite « illibérale » que connaît l’Europe, s’est très bien exportée en Amérique. Le 28 octobre dernier, un nouveau pays est venu sur la liste : le Brésil. L’élection du candidat d’extrême-droite, Jair Bolsonaro, connu pour ses déclarations misogynes, racistes […]
Le procureur général d’Istanbul convoque 28 autres membres du personnel du consulat d’Arabie saoudite…voici pourquoi:
Dans cette image réalisée à partir d’une vidéo, Jamal Khashoggi parle lors d’une interview en mars dans un lieu tenu secret. Dix-huit jours après la disparition de Khashoggi, l’Arabie saoudite a reconnu samedi matin qu’il était mort dans un « combat de poings » à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.
Selon une vidéo de surveillance, un homme portant apparemment les vêtements de Jamal Khashoggi a quitté le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul après l’assassinat du journaliste, alors qu’un membre de l’entourage du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman aurait passé quatre fois au bureau du prince.
Les reportages de CNN et d’un journal turc pro-gouvernemental sont parvenus juste un jour avant le sommet du prince Mohammed sur l’investissement, qui doit débuter à Riyad, et le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis que les détails de l’assassinat de Khashoggi « seront révélés nus » . «
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, prononce un discours devant les partisans à Istanbul dimanche. Erdogan a annoncé qu’il annoncerait les détails de l’enquête turque sur la mort de Khashoggi mardi.
Cela ajoute encore une fois à la pression qui pèse sur l’Arabie saoudite pour le meurtre du chroniqueur du Washington Post et du résident permanent des États-Unis. L’affirmation samedi du royaume selon laquelle Khashoggi est mort dans un « combat de poings » a rencontré le scepticisme international et des accusations de dissimulation pour dispenser le prince héritier, âgé de 33 ans, de toute responsabilité directe.
Les médias turcs et des responsables affirment qu’une équipe saoudienne de 15 membres s’est rendue à Istanbul le 2 octobre, sachant que Khashoggi arriverait pour obtenir un document dont il avait besoin pour se marier. Une fois à l’intérieur de la mission diplomatique, les Saoudiens ont abordé Khashoggi, lui ont coupé les doigts et ont tué et démembré l’écrivain âgé de 59 ans.
CNN a diffusé lundi une séquence de surveillance montrant l’homme vêtu de la chemise, du veston et du pantalon de Khashoggi. Un responsable turc aurait qualifié cet homme de « double » et un membre de l’équipe saoudienne a été envoyé à Istanbul pour viser l’auteur. L’homme est vu dans les images sortant du consulat par la sortie arrière du consulat avec un complice, puis prenant un taxi pour se rendre à la célèbre mosquée Sultan Ahmed d’Istanbul, où il est entré dans une salle de bains publique, s’est déshabillé et est parti.
CBC News
Khashoggi ‘double body’
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La vidéo de surveillance montre un homme semblant porter les vêtements de Jamal Khashoggi quittant le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul après le meurtre du journaliste le 2 octobre. 0:26
La chaîne de télévision publique TRT a également annoncé par la suite qu’un homme qui entrait dans le bâtiment du consulat avait été vu en train de quitter le bâtiment avec les vêtements de Khashoggi.
Dans les jours qui ont suivi la disparition de Khashoggi, des responsables saoudiens ont d’abord annoncé qu’il avait quitté le consulat, ce qui impliquait une préméditation de la part de l’équipe saoudienne.
« Après que les autorités turques et les médias eurent été autorisés à inspecter l’intégralité du bâtiment du consulat, les accusations portèrent à la prétention scandaleuse qu’il avait été assassiné au consulat, pendant les heures de bureau et avec des dizaines d’employés et de visiteurs dans l’immeuble », Le 8 octobre, l’ambassadeur saoudien auprès des Etats-Unis, le prince Khalid bin Salman, frère du prince héritier, a écrit: « Je ne sais pas qui se cache derrière ces affirmations, ni dans leurs intentions, et je m’en moque franchement. »
Appels au bureau du prince héritier
Le journal Yeni Safak a indiqué dans un article séparé que Maher Abdulaziz Mutreb, membre de l’entourage du prince Mohammed lors de voyages aux États-Unis, en France et en Espagne cette année, avait passé des appels du consulat. Selon le journal, les quatre appels ont été adressés à Bader al-Asaker, responsable du bureau du prince Mohammed. Un autre appel a été envoyé aux États-Unis.
Yeni Safak n’a cité aucune source d’information. Cependant, des journaux pro-gouvernementaux ont divulgué des informations sur le meurtre de Khashoggi, apparemment avec l’aide des forces de sécurité turques. Yeni Safak a annoncé la semaine dernière que des responsables saoudiens avaient coupé les doigts de Khashoggi, puis l’avaient décapité au consulat pendant que sa fiancée attendait à l’extérieur.
Une image réalisée à partir d’une caméra de surveillance montre un homme identifié par des responsables turcs comme Maher Abdulaziz Mutreb se dirigeant vers le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul avant la disparition de Khashoggi le 2 octobre 2018. L’image a été publiée jeudi par le journal pro-gouvernemental turc Sabah. (Sabah via Associated Press)
Les responsables en Arabie saoudite n’ont pas répondu aux demandes répétées de commentaires de l’Associated Press ces derniers jours, y compris lundi. Jusqu’à présent, l’Arabie saoudite n’a pas reconnu ni expliqué la présence de Mutreb à Istanbul – ni qu’un expert en criminalistique et en autopsie était également présent pour l’arrivée de Khashoggi au consulat.
La semaine dernière, une photo divulguée apparemment tirée d’une séquence de surveillance montrait Mutreb au consulat, juste avant l’arrivée de Khashoggi. Le nom de Mutreb correspond également à celui d’un premier secrétaire qui a déjà été diplomate à l’ambassade saoudienne à Londres, selon une liste de 2007 établie par le ministère britannique des Affaires étrangères.
Appels de condoléances
Dans le même temps, les médias saoudiens ont annoncé que le prince Mohammed et le roi Salman avaient téléphoné au fils de Khashoggi, Salah, tôt lundi matin. Selon des déclarations de l’agence, le roi et le prince héritier ont exprimé leurs condoléances pour la mort de Khashoggi.
Un ami saoudien de Khashoggi, qui était en contact avec lui avant sa mort, a déclaré à l’Associated Press que Salah Khashoggi faisait l’objet d’une interdiction de voyager et qu’il était interdit de quitter le royaume depuis l’année dernière à la suite des critiques adressées par son père au gouvernement. L’ami a parlé sous condition d’anonymat par peur de répercussion. Les déclarations saoudiennes n’ont pas reconnu l’interdiction.
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman participe à la cérémonie d’ouverture du G20 au Hangzhou International Expo Center le 4 septembre 2016 à Hangzhou, en Chine. Bin Salman, aujourd’hui prince héritier, et son père, le roi Salman, ont appelé le fils de Khashoggi pour lui exprimer leurs condoléances pour le décès de son père, a annoncé le gouvernement saoudien. (Nicolas Asfouri / Getty Images)
Cinq employés turcs du consulat ont également témoigné lundi devant les procureurs, ont rapporté les médias turcs. Le procureur en chef d’Istanbul avait convoqué 28 autres fonctionnaires du consulat d’Arabie saoudite, y compris des citoyens turcs et des ressortissants étrangers, pour témoigner. Certains employés turcs auraient déclaré avoir reçu l’ordre de ne pas aller au travail à l’époque de la disparition de Khashoggi.
Les enquêteurs turcs ont également visité lundi un parking souterrain à Istanbul où les autorités avaient retrouvé un véhicule appartenant au consulat saoudien. Selon certaines informations, la voiture aurait été laissée là il y a deux semaines. Les enquêteurs qui enquêtent sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi la semaine dernière ont fouillé d’autres véhicules du consulat, ainsi que le bâtiment du consulat et la résidence du consul général.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a déclaré dimanche à Fox News que le meurtre de Khashoggi était « une opération frauduleuse » et que « nous ne savons pas où se trouve le corps ».
« Les personnes qui ont agi de la sorte l’ont fait en dehors du cadre de leur autorité », a-t-il déclaré. « De toute évidence, une énorme erreur a été commise et ce qui a aggravé l’erreur est d’essayer de dissimuler. C’est inacceptable pour le gouvernement. »
Les critiques des législateurs américains
Cependant, des républicains et des démocrates au Congrès estiment que l’Arabie saoudite devrait être punie pour le meurtre de Khashoggi. Le président des États-Unis, Donald Trump, avait également évoqué la possibilité d’une sanction, mais a déclaré qu’il ne voulait pas mettre fin aux ventes d’armes proposées à l’Arabie saoudite, car cela nuirait aux fabricants américains.
Jared Kushner, conseiller à la Maison Blanche, a déclaré lundi à CNN qu’il avait exhorté le prince héritier de l’Arabie saoudite à faire preuve de transparence à propos du meurtre, et qu’il « le monde regarde » le récit de Riyadh sur la disparition du journaliste. Il n’a pas précisé quand ni par quels moyens il avait communiqué avec le prince Mohammed avec qui il entretenait une relation personnelle.
La Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont publié une déclaration commune condamnant le meurtre de Khashoggi, soulignant qu’il y avait un « besoin urgent de clarifier ce qui s’était passé ».
Dans un communiqué publié dimanche, les gouvernements ont déclaré que les attaques contre les journalistes étaient inacceptables et « préoccupent au plus haut point nos trois pays ». Selon eux, les « hypothèses » proposées jusqu’à présent dans l’enquête saoudienne doivent être étayées par des faits pour être considérées comme crédibles.
La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dimanche à la presse à Berlin qu’elle était favorable à un gel des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite. Le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a appelé lundi à une position commune européenne, dans la mesure où l’Allemagne « n’approuvera pas pour l’instant d’autres exportations d’armes parce que nous voulons savoir ce qui s’est passé ».
L’islam est pacifique et nous tuerons tous ceux qui disent le contraire On sait que l’islam n’est compatible avec rien, sauf avec la folie meurtrière des siens en Syrie, en Irak, au Yémen, en Algérie hier, en Afghanistan, au Pakistan, au Nigéria et partout dans le monde. Aux yeux de ceux qui s’affublent du masque […]
L’Union européenne a «relocalisé» – c’est-à-dire s’il est offert des trajets gratuits – plus de 45 000 envahisseurs non blancs prétendant être des réfugiés, les transférant de Grèce et d’Italie vers d’autres États membres de l’UE à compter du 30 avril de cette année, selon les chiffres officiels.
En regardant cette carte de « Relocalisation »,on voit qu’il s’agit d’un agenda caché,un plan!
Le programme de «relocalisation» a été adopté en septembre 2015 «pour reloger les demandeurs d’asile italiens et grecs, afin de les aider à faire face aux pressions de la crise des réfugiés».
Dans le cadre de ce programme, jusqu’à 106 000 envahisseurs «susceptibles de traiter leurs demandes avec succès (taux de reconnaissance moyen de l’UE supérieur à 75%) devaient être délocalisés de Grèce et d’Italie, où ils étaient arrivés, vers d’autres États membres où ils souhaiteraient voir leurs demandes d’asile traitées. «
La majorité d’entre eux étaient des hommes (63%), des adultes (68%) et des nationalités syrienne (52%), érythréenne (35%) et irakienne (11%). Le programme comprenait également 585 «mineurs non accompagnés».
C’est ce stratagème auquel les gouvernements hongrois et polonais se sont opposés et dans lequel ils ont refusé de participer, affirmant qu’aucun de ces soi-disant «réfugiés» ne fuyait pour sauver leur vie et que tous avaient un refuge leur pays d’origine ou dans des États beaucoup plus proches de leur domicile.
Je dis rarement aux lecteurs ce qu’ils doivent croire. J’essaie plutôt d’expliquer pourquoi il serait sage de se méfier, du moins sans preuve très solide, de ce que les personnes au pouvoir nous disent que nous devrions croire.
Nous avons des dictons bien connus sur le pouvoir : « Le savoir c’est le pouvoir« , et « Le pouvoir tend à corrompre, alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces aphorismes résonnent parce qu’ils disent quelque chose de vrai sur la façon dont nous vivons le monde. Les personnes qui ont du pouvoir – même un pouvoir très limité qu’elles détiennent en vertu d’une licence délivrée par quelqu’un d’autre – ont tendance à en abuser, parfois subtilement et inconsciemment, et parfois ouvertement et volontairement.
Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons sentir notre tendance à exploiter à notre avantage tout pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou simplement par l’utilisation générale de notre statut pour progresser.
Ce n’est généralement pas fait malicieusement ou même consciemment. Par définition, la chose la plus difficile à reconnaître est constituée par nos propres zones d’ombre psychologiques, émotionnelles et mentales – et la plus importante, du moins pour ceux qui sont nés avec des privilèges de classe, de sexe ou de race, est de réaliser que ce sont aussi des formes de pouvoir.
Néanmoins, toutes ces formes de pouvoir sont mineures par rapport au pouvoir exercé collectivement par les structures qui dominent nos sociétés : le secteur financier, les entreprises, les médias, la classe politique et les services de sécurité.
Rupert Murdoch
Mais étrangement, la plupart d’entre nous sommes bien plus disposés à admettre l’influence corrompue du pouvoir relativement restreint des individus que le pourrissement des institutions et structures beaucoup plus puissantes. Nous reprochons à l’enseignant ou à l’homme politique d’abuser de son pouvoir, tout en hésitant à faire de même avec les systèmes éducatifs ou politiques dans lesquels ils doivent opérer.
De même, nous préférons identifier le pouvoir personnel excessif d’un Rupert Murdochque l’immense pouvoir de l’empire corporatif derrière lui et dont dépendent sa richesse et son succès personnels.
Et au-delà de cela, nous peinons surtout à détecter le cadre structurel et idéologique qui sous-tend ou fait cohabiter tous ces exemples discrets de pouvoir.
Contrôle du récit
Il est relativement facile de comprendre que votre supérieur hiérarchique abuse de son pouvoir, parce qu’il en a si peu. Sa puissance est visible pour vous parce qu’elle ne concerne que vous et le petit groupe de personnes autour de vous.
C’est un peu plus complexe, mais pas trop difficile, d’identifier les politiques abusives de votre entreprise – bas salaires, réduction des heures supplémentaires ou attaques contre la représentation syndicale.
Il est plus difficile de voir le pouvoir corrompu des grandes institutions, mis à part parfois la corruption de personnalités de haut rang au sein de ces institutions, comme un Robert Maxwell ou un Richard Nixon.
Mais il est pratiquement impossible de saisir la nature corrompue de l’ensemble du système. Et la raison est là, dans ces aphorismes : le pouvoir absolu dépend du contrôle absolu de la connaissance, qui à son tour nécessite une corruption absolue. Si ce n’était pas le cas, nous n’aurions pas affaire à un réel pouvoir sérieux – si nous nous arrêtons pour y réfléchir.
Le pouvoir réel dans nos sociétés découle de ce qui est nécessairement difficile à voir – les structures, l’idéologie et les récits – et non des individus.
L’élite néolibérale actuelle qui dirige véritablement la planète a presque atteint le pouvoir absolu comme aucune autre élite de l’histoire de l’humanité. Et parce qu’ils ont un pouvoir quasi absolu, ils ont un contrôle quasi absolu sur les récits officiels de nos sociétés et de nos « ennemis », ceux qui les empêchent de dominer le monde.
Pas de questions sur l’affaire Skripal
Il suffit de jeter un coup d’œil au récit des deux hommes, pris sur des caméras de vidéosurveillance, qui ont récemment été accusés par notre classe politique et médiatique d’avoir utilisé un agent chimique pour tenter de tuer Sergei Skripal et sa fille Yulia en mars dernier.
Je ne prétends pas savoir si Alexander Petrov et Ruslan Boshirov travaillent pour les services de sécurité russes ou si Vladimir Poutine les a envoyés en mission à Salisbury pour tuer les Skripals.
Ce qui est clair, cependant, c’est que les services de renseignements britanniques ont d’emblée fourni aux médias d’entreprise britanniques un récit intéressé et au goutte à goutte – et que les médias n’ont à aucun moment chercher à vérifier ou même à s’interroger sur cette partie du récit. Ils ont été entièrement passifs, ce qui signifie que nous aussi, leurs lecteurs, nous avons été entièrement passifs.
Il est évident qu’il y a des questions à se poser au sujet du récit si vous vous détournez des médias d’entreprise dociles et que vous cherchez à connaître l’opinion d’un initié indépendant comme Craig Murray.
Ancien ambassadeur britannique, Murray pose des questions qui peuvent s’avérer pertinentes ou non. À ce stade, alors que nous n’avons plus qu’à nous fier à ce que les services de renseignements fournissent de façon sélective, ce genre de doutes devrait alimenter les enquêtes de tout journaliste sérieux qui couvre l’affaire. Mais comme c’est souvent le cas, non seulement ces questions ne sont pas soulevées ou ne font pas l’objet d’une enquête, mais toute personne comme Murray qui réfléchit de manière critique – qui suppose que les puissants chercheront à promouvoir leurs intérêts et à éviter la responsabilité – est immédiatement rejetée comme un théoricien du complot ou sous la coupe de Poutine.
Ce n’est pas une critique significative. Bon nombre des questions qui ont été soulevées – comme la raison pour laquelle il y a tant de lacunes dans les enregistrements de vidéosurveillance des mouvements des Skripals et des deux présumés assassins – pourraient trouver une réponse s’il y avait un intérêt à le faire. Les esquives et les calomnies suggèrent simplement que le pouvoir a l’intention de ne pas rendre des comptes, qu’il se cache et que le récit est plus important que la vérité.
Et c’est une raison suffisante pour passer de la remise en question du récit à la méfiance à son égard.
Des vagues sur un lac
Les journalistes ont généralement un rapport passif avec le pouvoir, ce qui contraste fortement avec leur image de chien de garde tenace. Mais l’idéologie qui guide ces récits est plus fondamentale que le contrôle du récit. L’idéologie garantit que le système de pouvoir est invisible non seulement pour nous, pour ceux qui sont abusés et exploités, mais aussi pour ceux qui en bénéficient.
C’est précisément parce que le pouvoir réside dans les structures et l’idéologie, plutôt que dans les individus, qu’il est si difficile à voir. Et les structures de pouvoir elles-mêmes sont rendues encore plus difficiles à identifier parce que les récits créés au sujet de nos sociétés sont conçus pour dissimuler ces structures et ces idéologies – où réside le vrai pouvoir – en se concentrant plutôt sur les individus.
C’est pourquoi nos journaux et nos émissions de télévision sont pleins d’histoires sur des personnalités – célébrités, rois, criminels, politiciens. Ils sont rendus visibles, de sorte que nous ne remarquons pas les structures idéologiques à l’intérieur desquelles nous vivons, qui sont censées rester invisibles.
Les nouvelles et les divertissements sont les vagues sur un lac, pas le lac lui-même. Mais les vagues ne pourraient exister sans le lac qui les forme.
Contre l’écran
Si cela ressemble à une hyperbole, prenons du recul par rapport à notre système idéologique particulier – le néolibéralisme – et considérons les systèmes idéologiques antérieurs dans l’espoir qu’ils offrent une certaine perspective. En ce moment, nous sommes comme quelqu’un qui se tient debout contre un écran IMAX, si près que nous ne pouvons pas voir qu’il y a un écran ou même deviner qu’il y a une image complète. Tout ce que nous voyons, ce sont des couleurs et des pixels en mouvement. On peut peut-être en déduire brièvement une bouche, la roue d’un véhicule, une arme.
Avant le néolibéralisme, il existait d’autres systèmes de gouvernement. Il y a eu, par exemple, le féodalisme qui s’est approprié une ressource commune – la terre – exclusivement pour une aristocratie. Elle exploitait les masses en les forçant à travailler la terre pour un salaire de misère afin de générer les richesses qui soutenaient les châteaux, un clergé, des manoirs, des collections d’art et des armées. Pendant plusieurs siècles, le pouvoir de cette minuscule élite est resté largement incontesté.
Mais c’est alors qu’une classe d’entrepreneurs a émergé, défiant l’artistocratie avec des nouveaux moyens de production industrialisés. Ils ont construit des usines et profité des échelles de l’économie qui ont légèrement élargi le cercle des privilèges, créant ainsi une classe moyenne. Cette élite, et la classe moyenne qui jouissait des miettes de la table de leur maître, vivait de l’exploitation des enfants dans les maisons de travail et du travail du nouveau pauvre urbain dans les bidonvilles.
Ces époques étaient systématiquement corrompues, permettant aux élites de l’époque d’étendre et d’asseoir leur pouvoir. Chaque élite a produit des justifications pour apaiser les masses exploitées, pour leur laver le cerveau et leur faire croire que le système existait dans le cadre d’un ordre naturel ou même pour leur bénéfice. L’aristocratie reposait sur le droit divin des rois, la classe capitaliste sur la main de l’économie de marché et sur de fausses revendications d’égalité des chances.
Dans cent ans, si nous existons toujours en tant qu’espèce, notre système n’aura pas l’air moins corrompu – probablement plus – que ses prédécesseurs.
Le néolibéralisme, le capitalisme tardif, le règne ploutocratique des grandes entreprises – quel que soit le nom qu’on lui donne – ont permis à une petite élite de cacher plus de richesses et d’acquérir plus de pouvoir qu’aucun monarque féodal n’aurait pu l’imaginer. Et en raison de la portée mondiale de cette élite, sa corruption est plus endémique, plus complète, plus destructrice que tout autre phénomène connu de l’humanité.
Une politique étrangère de l’élite peut détruire le monde plusieurs fois avec des armes nucléaires. Une élite corporative mondialisée remplit les océans avec les débris de notre consommation, et coupe les forêts-poumons de notre planète pour des plantations d’huile de palme afin de satisfaire notre besoin de biscuits et de gâteaux. Et nos médias et nos services de renseignements élaborent conjointement un récit de croquemitaine et de méchant James Bond – tant dans les films hollywoodiens que dans nos programmes d’information – pour nous rendre craintifs et flexibles.
Hypothèses d’inévitabilité
La plupart d’entre nous abusons de notre petite puissance de façon irréfléchie, voire moralisatrice. Nous nous convainquons que nous avons donné une « bonne fessée » aux enfants parce qu’ils ont été méchants, plutôt que parce que nous avons établi très tôt avec eux une relation de pouvoir qui leur a appris de façon confuse que le recours à la force et à la coercition s’accompagnait de l’approbation parentale.
Ceux qui détiennent le plus de pouvoir, qu’il s’agisse des sous-fifres des médias ou des dirigeants de grandes entreprises, ne sont pas différents. Ils sont aussi incapables que le reste d’entre nous de remettre en question l’idéologie et le récit – à quel point notre système néolibéral est inévitable et « juste ». Mais ils jouent un rôle vital dans le maintien et l’enracinement de ce système.
David Cromwell et David Edwards de Media Lens ont fourni deux analogies – dans le contexte des médias – qui aident à expliquer comment il est possible pour des individus et des groupes de soutenir et d’appliquer des systèmes de pouvoir sans en avoir l’intention consciente, et sans être conscients qu’ils contribuent à des choses nocives. En bref, sans savoir qu’ils conspirent dans le système.
Lorsqu’un banc de poissons change instantanément de direction, tout le monde a l’impression que le mouvement est synchronisé par une main guide. Les journalistes – tous formés et sélectionnés pour leur obéissance par les médias, tous cherchant à maximiser les profits au sein de la société capitaliste d’État – ont tendance à réagir de la même manière aux événements.
Placez un cadre carré en bois sur une surface plane et jetez-y des roulements à billes, de billes ou d’autres objets ronds. Certaines peuvent rebondir, mais beaucoup formeront une couche à l’intérieur de la charpente de bois ; d’autres trouveront alors leur place au sommet de cette première couche. De cette façon, le flux de roulements à billes construit progressivement de nouvelles couches qui produisent inévitablement une forme pyramidale. Cette expérience est utilisée pour démontrer comment des structures cristallines presque parfaites comme les flocons de neige se forment dans la nature sans une conception consciente.
Le système – qu’il s’agisse du féodalisme, du capitalisme ou du néolibéralisme – émerge de la situation réelle de ceux qui recherchent le pouvoir sans pitié. À une époque où la ressource clé était la terre, une classe a émergé, justifiant pourquoi elle devrait avoir le droit exclusif de contrôler cette terre et le travail nécessaire pour la rendre productive. Lorsque les procédés industriels se sont développés, une classe a émergé en exigeant qu’elle ait des droits de propriété sur ces procédés et sur le travail nécessaire pour les rendre productifs.
Notre place dans la pyramide
Dans ces situations, nous devons nous inspirer du principe évolutif de Darwin, celui de la « survie du plus fort ». Ceux peu nombreux qui ont le plus soif de pouvoir, ceux qui ont le moins d’empathie, monteront au sommet de la pyramide, se trouvant ainsi les mieux placés pour exploiter les gens d’en bas. Ils rationaliseront cette exploitation comme un droit divin, ou comme la preuve de leurs compétences intrinsèquement supérieures, ou comme la preuve de l’efficacité du marché.
Et en dessous d’eux, comme les couches de roulements à billes, se trouvent ceux qui peuvent les aider à maintenir et à étendre leur pouvoir : ceux qui ont les compétences, l’éducation et la socialisation nécessaires pour augmenter leurs profits et vendre leurs marques.
Tout cela devrait être évident, et ne devrait même pas prêter à controverse. Cela correspond à ce que nous vivons dans notre vie de petit pouvoir. Est-ce que les plus grands pouvoirs fonctionnent différemment ? Après tout, si ceux qui sont au sommet de la pyramide du pouvoir n’avaient pas soif de pouvoir, ou n’étaient pas psychopathes dans sa poursuite, s’ils étaient attentifs et humains, soucieux avant tout du bien-être de leurs employés et de la planète, ils seraient des travailleurs sociaux et des activistes environnementaux, et non des PDG des empires des médias et des fabricants d’armes.
Et pourtant, basez votre pensée politique sur ce qui devrait être des vérités, exprimez une vision du monde qui se méfie de ceux qui ont le plus de pouvoir parce qu’ils sont les plus capables – et engagés – à en faire un mauvais usage, et vous serez ridiculisés. Vous serez traité de théoricien du complot, rejeté comme un usurpateur. Vous serez accusé de bonimenteur, de trouble-fête, d’être anti-américain, d’antisocial, paranoïaque, haineux envers Israël ou antisémite, pro-Poutine, pro-Assad, marxiste.
Rien de tout cela ne devrait nous surprendre non plus. Parce que le pouvoir – pas seulement les gens du système, mais le système lui-même – utilisera tous les outils dont il dispose pour se protéger. Il est plus facile de tourner les critiques en dérision, surtout lorsqu’on contrôle les médias, les politiciens et le système éducatif, que de fournir un contre-argument.
En fait, il est essentiel d’empêcher toute discussion ou tout débat réel. Parce qu’au moment où nous réfléchissons aux arguments, les pesons, utilisons nos facultés critiques, il y a un réel danger que nos œillères tombent. Il y a une menace réelle que nous reculions de l’écran et que nous voyions l’image dans son ensemble.
Pouvons-nous voir le tableau complet de l’empoisonnement de Skripal à Salisbury, des élections américaines qui ont conduit Trump à la présidence, de la révolution en Ukraine, des causes et de la tournure des combats en Syrie et avant elle, en Libye, en Irak, de la campagne pour discréditer Jeremy Corbyn comme dirigeant du parti travailliste ou les véritables implications de la crise bancaire qui a eu cours il y a dix ans ?
Le profit, pas l’éthique
Tout comme une élite féodale n’était pas guidée par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la terre, et tout comme les premiers capitalistes n’étaient pas guidés par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la mécanisation, le néolibéralisme est guidé non par l’éthique mais la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la planète.
La seule vérité que nous connaissons, c’est que l’élite occidentale au pouvoir est déterminée à rendre son pouvoir pleinement mondial, en l’étendant de quasi absolu à absolu. Il ne se soucie pas de vous ou de vos petits-enfants. C’est un système de calcul froid, pas un ami ou un voisin. Il vit pour la satisfaction instantanée de l’accumulation de richesses, et non pour le sort de la planète de demain.
Et à cause de cela, il est structurellement tenu de discréditer quiconque, tout groupe, tout État qui s’oppose à la réalisation de sa domination absolue.
Si ce n’est pas la pensée que nous gardons à l’esprit lorsque nous écoutons un politicien, lisons un journal, regardons un film ou une émission de télévision, absorbons une publicité ou utilisons les médias sociaux, alors nous sommes des somnambules marchant vers un avenir que les plus puissants, les plus impitoyables et les moins bienveillants ont construit pour nous.
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Reculez et regardez l’ensemble de l’écran. Et décidez si c’est vraiment l’avenir que vous souhaitez pour vos petits-enfants.
En Afrique du Sud, entre 2017 et 2018, 55 meurtres, 109 viols, 137 infractions à caractère sexuel, 878 agressions, 44 vols de voiture et 819 cambriolages ont eu lieu chaque année, et au moins 5 meurtres par mois, selon les chiffres officiels publiés par le Sud. Services de police africains (SAPS).
Le SAPS «Statistiques de la criminalité 2017/2018» a été publié le 11 septembre 2018 lors d’une réunion d’information spéciale donnée au Parlement sud-africain par le ministre de la police sud-africain, Bheki Cele.
Selon les chiffres, pour la période d’avril 2017 à mars 2018, il y avait
20 336 meurtres, ou 55 par jour;
50 108 infractions sexuelles, soit 137 par jour;
18 233 tentatives de meurtres, soit 49 par jour;
167 352 agressions avec l’intention d’infliger des lésions corporelles graves, ou 458 par jour;
156 243 voies de fait simples, ou 428 voies de fait par jour;
50 730 vols qualifiés, soit 138 par jour;
138 364 vols qualifiés avec circonstances aggravantes, ou 379 par jour;
40 035 viols, soit 109 par jour;
6 786 agressions sexuelles, ou 18 par jour;
2 066 tentatives d’infractions sexuelles, ou 5 par jour;
1 221 infractions sexuelles avec contact, ou 3 par jour;
16 325 carjackings, soit 44 par jour;
22 261 vols qualifiés dans des locaux résidentiels, ou 60 vols par jour;
20 047 vols qualifiés dans des locaux non résidentiels, ou 54 vols par jour;
71 195 cambriolages dans des locaux non résidentiels, ou 195 par jour;
228 094 cambriolages dans des locaux résidentiels, ou 624 par jour;
50 663 vols de véhicules à moteur et de motocycles, ou 138 par jour;
129 174 vols de ou à partir de véhicules à moteur, ou 353 par jour;
28 849 vols de stock ou 79 par jour;
302 656 «tous les vols non mentionnés ailleurs» ou 829 par jour;
73 277 «crimes commerciaux» ou 200 par jour;
62 180 vols à l’étalage, soit 170 par jour;
17 558 possession illégale d’armes à feu et de munitions, ou 48 par jour;
323 547 «crimes liés à la drogue», ou 886 par jour.
En outre, il y avait 238 vols qualifiés d’espèces dans des véhicules de transport en commun; 13 vols de banque; et 1 202 détournements de camions.
Selon M. Cele, les 20 336 meurtres enregistrés étaient de 1 320 de plus que l’année précédente, une statistique qui, selon lui, a placé l’Afrique du Sud «près d’une zone de guerre… mais nous ne sommes pas en guerre».
Le SAPS n’a publié aucune statistique raciale avec son rapport annuel sur la criminalité – une omission inutile car tout le monde en Afrique du Sud sait que 99,99% des criminels en Afrique du Sud sont noirs.
* L’Union agricole du Transvaal (TAU), l’un des plus grands syndicats paysans représentant les agriculteurs blancs, a publié une déclaration dans laquelle elle déclarait que «selon le service de police de la SA, 62 meurtres ont été commis au cours du dernier exercice.
«Cependant, la base de données de TAU SA reflète un chiffre de 70, ce qui implique un chiffre légèrement supérieur à 10% par rapport aux statistiques officielles. Cette différence et la nécessité de parler d’une seule voix sur un sujet qui suscite de plus en plus l’intérêt international, exigent une consolidation ».
Manifestation de fermiers blancs près de Pretoria.De plus en plus les sud-africains noirs manifestent contre ce type de racisme meurtrier et sauvage qui relève davantage de la vengeance.A l’autre côté du spectre,les afrikaners s’entraînent et se préparent mentalement.