Lac d’eau liquide sur Mars : pourrait-on y trouver la vie ?

Il y a quelques jours, une équipe d’astronomes annonçait la découverte d’un lac d’eau liquide d’une vingtaine de kilomètres de large, situé à 1,5 kilomètre de profondeur sous la glace martienne. Si ces données restent à confirmer, elles soulèvent une question importante : la vie pourrait-elle évoluer sous la surface de Mars ?

Une équipe de chercheurs annonçait il y a peu la découverte d’un lac d’environ 20 km de large situé sous une couche de glace martienne, côté pôle sud. C’est la première fois qu’un tel volume d’eau liquide est découvert. La nouvelle est importante : rapportés dans la revue Science, les détails de cette étude révèlent aujourd’hui la présence d’une masse d’eau permanente sur la planète rouge. Cette dernière serait capable – pourquoi pas – de soutenir la vie sur durée prolongée. Mais est-ce vraiment le cas ? La réponse courte est : on ne sait pas.

Jonti Horner, professeur d’astrophysique à l’Université du Queensland (Australie), explique dans The Conversation que nous pourrions comparer ce lac martien souterrain avec la myriade de lacs enterrés sous la glace de l’Antarctique. « Jusqu’à présent, dit-il, plus de 400 de ces lacs ont été trouvés sous la surface du continent gelé. Le lac Whillans, par exemple, est enterré à environ 800 mètres sous la glace, à l’ouest du continent. En 2013, une équipe de chercheurs a réussi à forer assez profondément pour y récupérer des échantillons. Qu’ont-ils découvert ? Que ce lac est grouillant de vie microbienne. En d’autres termes, poursuit le chercheur, les meilleurs analogues terrestres à ce lac martien nouvellement découvert ne sont pas seulement habitables, ils sont habités ».

Qu’en est-il alors de Mars ? Nous savons plusieurs choses : que la planète rouge était autrefois chaude et humide, qu’elle abritait potentiellement des océans, des lacs et des rivières (et sur Terre, là où il y a de l’eau, il y a de la vie). Nous savons également que la transition d’une planète chaude et humide vers un monde froid et aride s’est produite sur des millions d’années. Quoi d’autre ? Que la vie s’adapte aux environnements changeants, tant que ce changement n’est pas trop rapide ou dramatique.

Le reste n’est que spéculation. « Nous pourrions imaginer que dans un passé lointain, Mars abritait peut-être la vie, poursuit le chercheur. Peut-être est-elle née sur place ? Peut-être a-t-elle été transportée en auto-stop, à bord d’une météorite ? Toujours est-il qu’une fois la vie établie, il est incroyablement difficile de s’en débarrasser ». Pendant des millions d’années, Mars a vu son climat refroidir et son eau se renfermer dans le pergélisol. Son atmosphère s’est amincie, certes, rendant les conditions invivables en surface, mais la vie – tenace – aurait-elle pu suivre le cours de l’eau, se retrouvant ainsi sous la glace ?

Encore une fois, « ce n’est ici que de la spéculation, mais c’est bien ce genre de processus de pensée qui ont guidé notre exploration continue de Mars au cours des deux dernières décennies, rappelle le chercheur. Maintenant que nous savons avec certitude qu’il y a un réservoir d’eau liquide juste au-dessous de la surface de la planète, les astronomes peuvent désormais penser un moyen de se rendre directement sur place ». Ce ne sera pas facile. Il est aujourd’hui beaucoup plus aisé d’atterrir près de l’équateur que des pôles, car la surface est plus rugueuse et l’atmosphère plus fine (ce qui rend le freinage plus difficile pour une sonde).

Mais les chercheurs sont habitués au « compliqué ». Et si une potentielle vie extraterrestre évolue bel et bien sous la surface de Mars, il ne fait aucun doute que les astronomes du monde entier trouveront le moyen d’en avoir le cœur net. Rendez-vous dans quelques années.

 


EN COMPLÉMENT

Il y a 40 ans, la NASA détruisait probablement par erreur les premières molécules organiques détectées sur Mars

 

Il y a une quarantaine d’années, les deux atterrisseurs Viking découvraient probablement les premières molécules organiques dans le sol de Mars, l’agence spatiale américaine les aurait détruites par erreur. Comment cela s’est-il produit ?

 

Il y a peu, la NASA a déclaré avoir découvert d’étonnantes molécules organiques par le biais du rover Curiosity dans de la roche sédimentaire de Mars. Cependant, il se pourrait que cela ne soit pas une grande première. Les atterrisseurs Viking 1 et 2 ont débarqué sur Mars respectivement le 20 juillet et le 3 septembre 1976. Il s’avère que ceux-ci sont au cœur des débats depuis plusieurs décennies consistant à savoir si oui ou non, les atterrisseurs ont identifié des traces de vie sur Mars. Il se pourrait que ce soit le cas selon certains chercheurs et il est presque sûr que ces deux Viking ont été les premiers à détecter des molécules organiques complexes à la surface de la planète rouge.

Melissa Guzman et son équipe du Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations spatiales (LATMOS) affirment dans une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research le 20 juin 2018 que les Viking auraient identifié de la matière organique sur mars il y a quarante ans. Seulement voilà, les chercheurs de la NASA seraient passés à côté, car cette matière organique aurait été détruite de manière involontaire durant l’expérience.

Les scientifiques ont toujours été surpris de ne pas mettre la main sur des traces de carbone là où logiquement, il devrait y en avoir. En effet, Mars reçoit souvent une multitude de micrométéorites sur son sol et ces dernières sont riches en composés carbonés. Le fait est que ces micrométéorites sont très inflammables et l’expérience de porter une poignée de sol martien à une température de 500°C dans un chromatographe en phase gazeuse (CPG) a sûrement eu raison de l’échantillon et donc des éventuelles traces de matière organique.

C’est en tout cas ce que pensent Melissa Guzman et son équipe qui dans le cadre de leurs recherches, ont tenté de retrouver des traces de chlorobenzène dans les archives de Viking. Le chlorobenzène est une molécule résultant de la combustion de perchlorates avec du carbone. Finalement, des traces de cette molécule ont été retrouvées en ce qui concerne Viking 2 mais malheureusement, aucune preuve n’existe pour affirmer qu’il s’agissait de matière organique martienne ou provenant de notre propre planète.

Sources : New Scientist 


la plus complexe matière organique de Mars

La sonde Opportunuity

 

D’étonnantes molécules organiques ont été découvertes par le rover Curiosity dans de la roche sédimentaire. Les chercheurs en savent également un peu plus sur l’atmosphère de Mars avec la découverte de traces de méthane, mais la découverte de la vie sur cette planète n’a pas encore été faite. Pourquoi ?

 

La NASA a qualifié la découverte de matière organique la plus complexe jamais trouvée à la surface de Mars, ce qui serait une avancée dans le cadre de la recherche de vie sur la planète rouge, comme l’explique l’étude parue dans la revue Science le 7 juin 2018. Une deuxième étude concerne la découverte de méthane atmosphérique.

Bien que la découverte de la vie sur Mars ne soit pas encore effective grâce à cette trouvaille, Curiosity semble également avoir confirmé la présence de variations saisonnières de méthane dans l’atmosphère martienne. Or ce gaz, souvent signe de la présence de la vie, vient de la planète elle-même et pourrait être contenu dans des plaques de glaces situées sous la surface.

Par ailleurs, il faut savoir que les échantillons de matière organique ont été retrouvés à la base du mont Sharp (cratère de Gale), prélevés dans des roches datant de 3,5 milliards d’années. Ce lieu qui fut autrefois un lac est considéré comme une des zones les plus difficiles de Mars.

Les chercheurs parlent d’une avancée puisque cette découverte montre que la matière organique peut être présente dans des environnements difficiles de la planète. Cependant, il serait selon eux possible de trouver quelque chose de beaucoup mieux préservé, c’est-à-dire renfermant une signature de vie.

En 2014 déjà, Curiosity avait retrouvé de la matière organique en petite quantité. En revanche, cela ne veut pas dire que la vie est présente, mais selon Sanjeev Gupta, professeur de SVT à l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) et co-auteur de l’étude, “les composés organiques sont les pierres de construction de la vie”.

Il faut savoir que les échantillons de matière organique peuvent avoir une origine abiotique, provenir de formations géologiques similaires au charbon, ou encore d’une météorite. Il faut bien comprendre que matière organique ne veut pas nécessairement dire que la vie est présente.

Sources : Sciences et Avenir 

 

Détail d’un cratère

 

 

 

 

Fantastique découverte d’un grand lac d’eau liquide découvert sur Mars

Une équipe de chercheurs annonce la découverte d’un lac d’environ 20 km de large situé sous une couche de glace martienne. C’est la première fois qu’un tel volume d’eau liquide est découvert. Les détails de cette étude sont rapportés dans la revue Science.

 

Une équipe internationale d’astronomes annonce avoir repéré un lac sur Mars. La découverte de cette vaste étendue d’eau souterraine, que vous retrouverez sous le pôle Sud de la planète rouge, est un tournant dans la recherche de la vie sur d’autres planètes. “C’est un résultat stupéfiant qui laisse penser que la présence d’eau sur Mars n’est pas seulement un ruissellement temporaire révélé par de précédentes découvertes, mais une masse d’eau permanente qui crée les conditions pour de la vie sur une période de temps prolongée“, a commenté Alan Duffy, professeur associé à l’université de Swinburne (Australie), qui n’a pas participé à l’étude.

 

Ce lac, large d’une vingtaine de kilomètres (et pas très profond), “ressemble à l’un des bassins interconnectés situés sous plusieurs kilomètres de glace au Groenland et en Antarctique“, explique Martin Siegert, géophysicien à l’Imperial College de Londres. Selon les premières estimations, qui demandent à être confirmées, cette étendue d’eau liquide se trouverait à environ 1,5 kilomètre sous la surface glacée. Les chercheurs se sont ici appuyés sur les données de MARSIS, un radar installé sur la sonde Mars Express, de l’Agence spatiale Européenne, en orbite depuis 2005, qui a pour objectif principal de “scruter ce qui se trouve en dessous de la surface martienne”.

L’instrument fonctionne en analysant le temps que met l’onde radar à revenir à la sonde. Cette onde réagit différemment en fonction des matériaux traversés. C’est alors qu’à environ 1,5 km sous la couche de glace du pôle sud martien, les données récoltées ne collaient pas avec de la glace, de la roche ou de simples sédiments. Les chercheurs estiment alors que la “matière” traversée la plus probable est bel et bien de l’eau liquide.

 

Notons par ailleurs qu’il fait -68°C sous cette couche de glace. Comment se fait-il alors que cette eau ne soit pas complètement gelée ? Tout dépend de la pression, mais surtout de la composition de l’eau (plus elle est salée, plus la température doit être basse pour qu’elle gèle). Les chercheurs font ici remarquer qu’une eau avec un fort dosage de sels de sodium, de magnésium et de calcium, peut effectivement rester liquide jusqu’à -74°C. Et ces trois éléments ont été repérés à la surface martienne.

D’autres analyses devront être faites pour confirmer la présence de cette eau liquide sous la surface martienne. Si telle est le cas, cette annonce aura à coup sûr de fortes implications pour les futures missions d’ores et déjà prévues. Pourrait-on y retrouver une vie microbienne ? Rappelons que si Mars est désormais froide, désertique et aride, elle était auparavant chaude et humide et abritait une large quantité d’eau liquide et de lacs il y a au moins 3,6 milliards d’années.

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Vidéo: Un son capté par Cassini entre Encelade et Saturne

La sonde spatiale Cassini réalise sa dernière mission et signe un baroud d’honneur étonnant. En effet, plongée dans l’atmosphère de Saturne, cette sonde nous offre encore une fois des données exceptionnelles.

Bien sûr, il est impossible pour le son de se déplacer dans l’espace. Mais ce n’est pas le cas des ondes radio. Elles sont une forme de rayonnement électromagnétique qui est créé par des champs électriques et magnétiques auto-propagatifs.

Le relevé des données de Cassini

Ce sont des ondes radio que la sonde Cassini a captées. Les scientifiques ont ensuite transformé ces ondes en sons.

Plus précisément, il semble que ces ondes soient produites lors d’interactions entre Saturne et Encelade, l’un des satellites naturels les plus étonnants et intéressants pour les astronomes.

Lorsque Cassini se rapprocha de Saturne avant de plonger dans l’atmosphère de la planète, elle enregistra des mesures uniques qui n’auraient pas été possibles à une plus grande distance.

En orange, les dernières orbites de Cassini avant de plonger. Crédits : NASA/JPL-Caltech

 

Deux semaines avant le dernier plongeon, la sonde a utilisé son instrument Radio Plasma Wave Science (RPWS) pour capturer les sons des ondes de plasma voyageant entre Saturne et Encelade, montrant pour la première fois les lignes de champ magnétique reliant les deux corps.

Le résultat est un hurlement étrange, comme un cliquetis sifflant qui tombe puis se lève. Cette signature est souvent (mais pas toujours) associée aux aurores, et est ainsi appelée un sifflement auroral.

 

Le rôle d’Encelade pour Saturne

« Encelade est ce petit générateur qui circule autour de Saturne, et nous savons qu’il s’agit d’une source d’énergie continue », a déclaré le scientifique Ali Sulaiman de l’Université de l’Iowa (États-Unis) et membre de l’équipe du RPWS.

« Maintenant, nous constatons que Saturne répond en lançant des signaux sous forme d’ondes de plasma, à travers le circuit des lignes de champ magnétique qui la relient à Encelade à des centaines de milliers de kilomètres. »

De plus, le scientifique David G. Simpson a émis l’hypothèse que l’un des cercles de Saturne aurait pour origine un rejet de matière d’Encelade.

Source : Théorie de David G. Simpson – ScienceAlert

 

 

Astronomie:Découverte de l’objet le plus brillant dans l’Univers primordial

Une équipe d’astronomes annonce avoir détecté l’objet le plus brillant jamais découvert dans l’Univers primordial : un quasar situé à 13 milliards d’années-lumière, à une époque où notre Univers ne représentait que 7 % de son âge actuel.

Un quasar est une galaxie en orbite autour d’un trou noir supermassif qui se nourrit activement de matière. Appelé PSO J352.4034-15.3373, ce quasar nouvellement découvert fait partie d’une race rare qui non seulement avale de la matière, mais émet également un jet de plasma se déplaçant à des vitesses approchant celles de la lumière. Ce jet d’une extrême brillance vient d’être détecté par nos radiotélescopes. Les résultats, publiés dans deux articles dans The Astrophysical Journal, permettront aux astronomes de mieux sonder la jeunesse de l’Univers au cours d’une période importante de transition vers son état actuel.

« Il y a une pénurie de puissants émetteurs radio dans l’Univers primordial, ce quasar est le plus brillant de cette époque par un facteur de 10 », note l’astrophysicien Eduardo Bañados, de la Carnegie Institution for Science à Pasadena en Californie, et principal auteur de l’étude.

La lumière des quasars peut être utilisée pour étudier le milieu intergalactique. C’est parce que l’hydrogène qu’il traverse pendant son long voyage vers la Terre change le spectre de la lumière. Un quasar a d’ailleurs récemment été utilisé de cette manière pour trouver la matière baryonique manquante de l’Univers dans l’espace entre les galaxies. P352-15 se présente ainsi comme un formidable outil : « Nous voyons P352-15 comme il était quand l’Univers avait moins d’un milliard d’années », poursuit Chris Carilli, co-auteur de l’étude. « C’est à cette période que les premières étoiles et les galaxies ré-ionisaient les atomes d’hydrogène neutres qui pénétraient dans l’espace intergalactique. Ce quasar pourrait alors être utilisé comme une “lampe de fond” pour mesurer la quantité d’hydrogène neutre restant à ce moment-là ».

Ainsi, la luminosité extrême de ce quasar et sa grande distance en font un outil unique pour étudier les conditions et les processus qui prévalaient dans les premières galaxies de l’Univers.

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Astronomie:Une collision gigantesque entre Uranus et une protoplanète s’est-elle déroulée il y a 4 milliards d’années ?

Uranus, septième planète de notre système solaire, aurait été frappée par un objet massif d’environ deux fois la taille de la Terre il y a 4 milliards d’années, selon une étude. L’événement cataclysmique expliquerait un certain nombre de mystères entourant Uranus, y compris la raison de l’inclinaison dramatique de la géante et la formation de ses lunes.

Uranus est sans doute l’une des planètes les plus sous-estimées de notre système solaire. Et pour cause, elle sent l’œuf pourri. Mais si l’on passe outre son odeur, Uranus devient beaucoup plus intéressante. Elle possède son propre système d’anneaux et accueille une famille étendue de lunes fascinantes. Elle est aussi intrigante : à la différence de toutes les autres planètes, Uranus présente une très forte inclinaison de son axe. Les pôles nord et sud sont en effet situés où les autres planètes ont leur équateur. Et depuis sa découverte, les astronomes se demandent forcément pourquoi.

Des astronomes de l’Université de Durham au Royaume-Uni se sont récemment penchés sur la question, évaluant la possibilité d’un impact géant il y a plusieurs milliards d’années, à l’aube de la formation de notre système : quelles auraient été les conséquences d’un tel impact sur l’évolution de la planète ?

En pleine formation, notre système solaire était chaotique : tous les corps étaient en mouvements, ainsi les collisions étaient nombreuses. Par exemple, la théorie dominante sur la création de la Lune de la Terre implique un rendez-vous qui aurait mal tourné entre notre monde et un corps de la taille de Mars connu sous le nom de Theia. Les débris résultant de cette collision ont lentement fusionné pour finalement former la Lune, qui continue aujourd’hui d’affecter notre planète, en ralentissant par exemple son spin et en créant des marées.

Les chercheurs se sont pour cette étude appuyés sur des simulations informatiques de pointe pour déterminer les conséquences qu’une collision massive aurait sur l’évolution d’Uranus. Plus de 50 tests différents ont été faits, impliquant un proto-Uranus frappé par une série de trois impacteurs qui représentaient respectivement une, deux et trois fois la masse de la Terre. Les simulations à haute résolution ont révélé qu’Uranus a probablement été frappée par une jeune protoplanète qui faisait au moins deux fois la masse de la Terre. Cette dernière était composée en grande partie de roches et de glace, semblable à certains égards au noyau rocheux du géant gazier lui-même.

L’étude pourrait également aider à résoudre un mystère de longue date concernant la température extrêmement basse – -216 °C – de l’atmosphère d’Uranus. Il est possible que les débris de l’impacteur aient formé une fine couche près de la couche de glace de la planète, empêchant la chaleur du centre de se déplacer vers la haute atmosphère. Les collisions par informatique ont également montré que l’impact aurait pu jeter des quantités significatives de roches et de glace en orbite, qui se seraient ensuite installées autour du plan incliné. À partir de ces débris, les lunes du géant gazeux auraient pu se coaliser.

Notons enfin que cette étude ne permet pas simplement une meilleure compréhension de notre système. Uranus partage de nombreuses caractéristiques avec les mondes extraterrestres fréquemment découverts par Kepler. Les astronomes pourraient utiliser ces connaissances pour mieux comprendre la nature de ces mondes lointains.

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Astronomie:Hubble photographie des objets inattendus

Le télescope spatial Hubble est le plus ancien télescope spatial en activité, avec vingt-huit années passées en orbite. Mais cela ne l’empêche pas de nous surprendre encore et encore. En témoigne une récente photographie qui nous révèle quelques objets inattendus.

Le télescope Hubble

Récemment, alors qu’il menait une étude sur Abell 370 – un amas de galaxies situé à environ quatre milliards d’années-lumière dans la constellation de la Baleine – Hubble a repéré quelque chose au premier plan. En observant cette collection de plusieurs centaines de galaxies, il a alors isolé 22 astéroïdes dont la queue créait des stries qui ressemblaient à des phénomènes astronomiques de fond.

L’étude faisait ici partie du programme Frontier Fields qui propose de photographier quelques-unes des premières galaxies de l’Univers (ou « galaxies reliques ») afin de déterminer comment elles ont évolué au fil du temps. La position de ce champ d’astéroïdes est proche de l’écliptique (le plan de notre système solaire) où la plupart des astéroïdes résident, ce qui explique pourquoi les astronomes ont vu tant de passages. Sur les 22 astéroïdes, cinq ont été identifiés comme des objets uniques. L’image a été assemblée à partir de plusieurs expositions prises dans la lumière visible et infrarouge :

Hubble de la grappe de galaxies Abell 370, montrant les traînées causées par 22 astéroïdes géocroiseurs.

 

Les queues d’astéroïdes apparaissent ici comme des traînées blanches qui ressemblent à des stries incurvées, un effet causé par la parallaxe. En astronomie, la parallaxe est un effet d’observation où la position apparente d’un objet semble être différente selon plusieurs points de vue. Par exemple, alors que Hubble tournait autour de la Terre et prenait plusieurs images de la Galaxie, les astéroïdes semblaient se déplacer par rapport aux étoiles de fond et aux autres galaxies.

Alors que les stries blanches ont été identifiées comme des queues d’astéroïdes, les stries bleues, elles, sont des images déformées des galaxies lointaines positionnées derrière la grappe. Cet effet est connu sous le nom de lentille gravitationnelle, où la lumière provenant d’objets éloignés est déformée et amplifiée par la présence d’un objet situé entre l’observateur et ledit objet. Si ces stries bleues étaient attendues, les stries blanches provoquées par les astéroïdes, elles, ont complètement surpris les scientifiques !

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Moon Mystery Solved! Apollo Astronauts Caused Odd Lunar Warming — Brights –

Astronauts caused the mysterious warming detected by the Apollo moon missions in the 1970s, a new study suggests By Mike Wall | SPACE.com When astronauts walked or drove their moon rover near buried heat-flow probes, the activity disturbed and displaced surface soil, exposing the darker dirt below. This newly unearthed material absorbed more sunlight, causing […]

via Moon Mystery Solved! Apollo Astronauts Caused Odd Lunar Warming — Brights – Die Natur des Zweifels

La Chine lance un satellite relais pour la Lune

BEIJING – La Chine a lancé lundi un satellite relais dans le cadre d’un programme sans précédent qui vise le tout premier alunissage d’un engin spatial sur la «face cachée de la Lune», plus tard cette année.

Le satellite, monté à bord d’une fusée «Longue Marche-4C», vise à faciliter les communications entre les contrôleurs au sol et la mission spatiale «Chang’e 4», indique l’agence spatiale chinoise sur son site internet.

La Chine espère devenir le premier pays à faire alunir en douceur une sonde sur la face la plus éloignée du satellite naturel de la Terre.

Lancement du satellite chinois,lundi,le 21 mai 2018.

 

Le satellite Queqiao lancé lundi doit maintenant relever plusieurs défis, notamment procéder à de nombreux ajustements à son orbite, «freiner» à l’approche de la Lune et mettre à profit la gravité du satellite naturel de la Terre, a indiqué le responsable du projet, Zhang Lihua, à l’agence de presse Chine nouvelle.

Selon l’agence spatiale chinoise, le satellite Queqiao devait atteindre rapidement son site gravitationnel stationnaire, situé à 64 000 kilomètres au-delà de la face cachée de la Lune. Sans ce relais de télécommunications, la sonde aurait dû transmettre ses signaux à travers la masse rocheuse de la Lune, explique le site spécialisé space.com.

La Chine a déjà fait alunir un mini-robot mobile et prévoit envoyer «Chang’e 5» sur la Lune l’an prochain. La sonde doit ramener sur Terre des échantillons lunaires — les premiers depuis 1976.

 

BIEN ENTENDU: il y a trop de radioactivité sur la Lune pour permettre a un être  humain  de revenir indemne et voici venir ma question a $100,000:

Pourquoi les communistes chinois ont-ils  besoin d’un satellite-relais pour leurs communications quand les américains ont communiqué directement,en  1969,avec une technologie primitive?

 

 

 

 

 

Astronomie:Découverte fantastique d’un objet mystérieux au-delà de Pluton donne des indices à l’existence de la planète Nine

Une découverte récente a ajouté des preuves que la mystérieuse Planet Nine – en orbite dans le nuage Oort bien au-delà de Pluton – existe. 


– Les astronomes à la recherche de preuves d’une grande planète qui se cache à la périphérie de notre système solaire ont plutôt localisé un étrange monde nain qui, bien qu’il ne soit pas exactement ce qu’ils recherchent, fournit néanmoins des preuves supplémentaires de la mystérieuse planète Nine. 
– Les observateurs astronomiques ont identifié un petit corps céleste techniquement dans le système solaire qui présente une orbite étrange qui – selon les chercheurs – ne peut s’expliquer qu’en supposant qu’un autre objet encore plus grand (et non détecté)  décrit également une orbite similaire autour du soleil . 

Pendant une poignée d’années, les astronomes ont affirmé l’existence d’une neuvième planète bien au-delà de l’orbite de Pluton entourant notre soleil et ont cherché des preuves dans les cieux. 
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La chasse est devenue sérieuse après que les observateurs du ciel en 2016 ont remarqué que plusieurs objets du système solaire lointain se comportaient étrangement. Les corps du système solaire de l’orbite lointaine – beaucoup plus loin que Pluton – ont tous orbité le soleil à un angle prononcé de celui des planètes intérieures. 
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La découverte a suggéré que l’influence gravitationnelle d’une autre planète – et beaucoup plus grande – affectait les orbites des corps orbitaux lointains. Maintenant, des découvertes récentes notant l’orbite étrange de l’objet planétaire nouvellement découvert 2015 BP519 ajoutent des preuves que Planet Nine est réel. 

2015 BP519, en orbite autour du soleil à un angle de 54 degrés par rapport à presque tout le reste à l’intérieur de l’orbite de Pluton, de nombreux astronomes théorisent que la planète Nine est la cause. 
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La découverte et la confirmation de la planète Nine – et de tous les corps du système solaire en orbite lointaine – est extrêmement problématique, étant donné que son emplacement est considéré comme étant plusieurs fois aussi éloigné que Pluton. 

Même les télescopes les plus puissants de l’humanité ont du mal à trouver un minuscule point qui est aussi complètement sombre , car on pense qu’il est trop éloigné pour que les rayons du soleil nous reviennent.

Bien que cela n’aide pas que les astronomes ne sachent pas exactement où pointer leurs télescopes, le nombre croissant de preuves indique que dans un avenir pas trop lointain, la mystérieuse planète Nine est due à son gros plan.

 

Une station spatiale chinoise fonce sur la Terre (et on ignore où elle atterrira)

Sujet d’interrogations, la station Tiangong-1 devrait entrer en collision avec la surface de la Terre le 31 mars. Reste à savoir où. Les spécialistes ne redoutent pas nécessairement des dégâts.

La station spatiale chinoise Tiangong-1, ici en action en 2013, doit entrer en collision avec la Terre dans les jours à venir.

 

Mais où va s’écraser Tiangong-1? La question attise la curiosité de celles et ceux qui ont la tête dans les étoiles. La réponse, elle, devrait tomber ce week-end. En même temps que cette station spatiale lancée dans l’espace en 2011 et dont le contrôle interroge grandement.

Si l’on en croît les spécialistes, une perte de contrôle n’est pas rare. Le problème, c’est que cela empêcherait les scientifiques chinois de s’assurer que l’engin s’abîmera dans un océan. Pire: il est bien difficile de savoir où le « palais céleste » (c’est son nom en chinois) finira sa course. Alors qu’en début d’année, la Chine affirmait que l’engin était sous contrôle, les questions demeurent.

Une zone de chute très (très) large

Interrogé par Sud-Ouest, Stéphane Christy, expert au Centre national d’études spatiales de Toulouse, explique que « l’inclinaison de l’orbite de la station chinoise est environ de 42,8 degrés. « Cela veut dire que si on projette cette orbite sur un planisphère, la zone terrestre sur laquelle va retomber l’objet est une bande comprise entre les latitudes -42,8° et +42,8 ».

En l’état, c’est un petit peu vague parce que cela concerne aussi bien les Etats-Unis, le Japon ou le Brésil que l’ensemble du continent africain, les Territoires d’Outre-Mer… et la Corse.

Mais rien ne sert de s’alarmer. D’abord parce qu’en entrant dans l’atmosphère, ce cylindre de 8,5 tonnes va dans un premier temps se fragmenter en plusieurs morceaux et que « la plupart (d’entre eux) vont être détruits par la chaleur », assure Stéphane Christy. Reste que certains éléments « peuvent arriver plus ou moins entiers au sol ».

« Une chance sur 40 000 » pour qu’un élément tombe en Corse

Mais là aussi, il faut rester serein. « La probabilité d’avoir un problème ou d’éventuelles victimes est extrêmement faible », assure Christophe Bonnal, spécialiste des débris spatiaux au Centre national d’études spatiales (Cnes), interrogé par LCI.

Selon lui, de nombreux débris tombent de l’espace chaque semaine. « Il y a eu 25 000 rentrées atmosphériques d’objets catalogués et il n’y a jamais eu d’accident majeur ni de victime », argumente-t-il. « Cela nous donne, grosso modo, une chance sur 40 000 de tomber en Corse, une chance sur 308 000 de tomber en Martinique, une chance sur 138 000 de tomber sur la Réunion », confirme Stéphane Christy.

Une seule chose est sûre: avec le temps, les prévisions des spécialistes s’affinent. Après avoir annoncé que Tiangong-1 entrerait en collision avec la Terre dans une période comprise entre le 29 mars et 9 avril, l’Agence spatiale européenne (ESA) considèrent désormais que l’événement devrait survenir le 31 mars.