Plein feux sur un grand dessinateur québécois: Patrick Malenfant

Je vous laisse le soin de découvrir Patrick malenfant sur son site web:vous serez  surpris par la finesse de son art:

Http://Malenfantillages.com

 

Juliette Greco parle de notre époque

Juliette Greco
Juliette Greco

 

La grande Juliette Greco n’a pas peur de mourir: Elle se désole de la barbarie qui revient en force dans le monde:

 

Répétons-le…

Bien d’accord avec cette grande dame…

« Je suis assez contente d’avoir mon âge (88 ans ndlr) et de mourir bientôt. L’avenir me fait peur.
Or je n’ai jamais eu peur de ce qui allait se passer. Je me suis toujours dit « on va se battre, l’intelligence va gagner. J’ai en général un amour profond pour la race humaine. Là, j’ai peur.

Nous sommes revenus à la décapitation au sabre, à la barbarie ordinaire. On marche à reculons à toute pompe. Je suis bouleversée et inquiète.

Autrefois, je voyais une femme enceinte, je souriais. Aujourd’hui, je m’inquiète. C’est terrible. On va vers le refus des femmes, le racisme ordinaire. On avait fait des progrès, maintenant c’est fini. On redevient totalement barbare. Ce qui se passe est grave ? Il faut un peu se réveiller. Je vois mal cet avenir avec la peur des autres (…) « 

Juliette Gréco, dans « l’Humanité », septembre 2015.

Rencontrons August Kowalczyk ,un rescappé de l’enfer d’I G Farben

 

August Kowalczyk < l'époque de son internement  à Aushwitz.
August Kowalczyk à l’époque de son internement à Aushwitz.

Il y a de nombreuses années,August Kowalczyk écrivait ces mots remarquables:
« Nous pouvons trouver l’amitié de différentes manières.Heureux celui qui trouve l’amitié de la VERITE.Heureux, parce qu’au-dessus de la foi, de l’espoir et de l’amour, il y a la valeur de JUSTICE – qui est la VERITE. Elle apparaît souventau milieu des décombres de notre naïveté et de notre ignorance –mais elle devient la force motrice de notre « nouvelle » façon depenser, et une nécessité d’agir.Et ensuite, dans l’univers de l’humanité, apparaît quelqu’un, ouceux qui savent.En fait, soit ils savent, soit ils font seulement semblant de savoir. Sinos vies et notre univers sont remplis avec l’histoire inscrite dansnos vies, dans notre existence, alors il y a une chance que nouspuissions rapidement reconnaître ceux qui se contentent de parler.Pour une fois, nous pouvons reconnaître les voix entendues il y aquelque temps, les voix de ceux qui ont déjà trompé la VERITE. Quiont menti, triché, interprété. Parfois, ce sont les voix de ceux quiont tué, parfois ce sont celles de ceux qui ont donné les ordres –pour       tuer ! Et après cette dissimulation couronnée de succès,    ils  vent leurs doigts vers le ciel etcrient « ne tuez pas. »Et parfois, provenant de derrière lesrideaux affichant l’inscription «Com-mission européenne»1, émergentdes visages que je connais person-nellement, mais pas par leur nom defamille ni par leur prénom.Il s’agit du banc des accusés et deceux qui ont été condamnés au tri-bunal de Nuremberg ; ce sont lesdirecteurs, les conseillers juridiqueset les ingénieurs du chantier deconstruction d’Oswiecim – l’usinechimique d’IG Farben, à Auschwitz.Ils ont tous vu la mort et l’agonie deceux qui étaient en train de mourir, mais ils ont détourné les yeuxvers un horizon lointain.Ils ont entendu les cris perçants des bandits de surveillants, leurs ju-rons et leurs coups sourds, souvent mortels; de façon étrange, cepen-dant, ils étaient sourds aux appels à l’aide ou qui demandaient pitié.Ils surveillaient tranquillement leurs résultats industriels et gardaientleurs profits. Leur seule préoccupation était la contre-performancede cette entreprise maléfique.Le 14 juin 2003 – le jour du 63e anniversaire du premier transportde Polonais tatoués des numéros 31 à 728 à KL Auschwitz – à LaHaye, la capitale de la Hollande, j’entendis des mots simples et profondément édifiants en raison de leur simplicité et de leur réalité historique.   »    

 

 

 

Notre homme en 2003.
Notre homme en 2003.

« Ceux qui ignorent l’histoire sont condamnés à la revivre. »

George Santayana

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L’HOMME

Il joua le rôle du Sturmbanführer Dehne dans le film polonais Stawka ,en 1966.Un rôle qui lui allait comme un gant car il vécut  cette période.
Il joua le rôle du Sturmbanführer Dehne dans le film polonais Stawka ,en 1966.Un rôle qui lui allait comme un gant car il vécut cette période.

 

Né en 1921 et mort en août 2012,

August Komalczyk  fut  le dernier membre survivant d’un petit groupe de prisonniers qui se sont évadés d’Auschwitz en 1942.Il est décédé  à 90 ans.

Comme un soldat polonais lutte contre les nazis, Kowalczyk a été capturé et envoyé au camp de concentration allemand en Décembre 1940, un camp  utilisé principalement pour les prisonniers politiques et militaires polonais .

Il était parmi un groupe de 50 prisonniers qui ont tenté une évasion en Juin 1942.

Tous, sauf neuf ont été tués, et Kowalczyk était censé être le dernier survivant du groupe, selon jewishjournal.com .

Kowalczyk a peut-être bénéficié de naître dans Oswiecim , très près du lieu où le camp d’Auschwitz a été construit.

Après s’être échappé du camp il se cacha dans la forêt et a été à l’abri dans le grenier d’une maison pendant sept semaines dans le village de Boszowy. Il s’est ensuite rendu sous de faux documents en  Silésie et à Cracovie .

Un porte-parole du musée d’Auschwitz a dit Kowalczyk est décédé dimanche,le 28 juillet 2012, dans un hospice, qu’il a contribué à fonder à Oswiecim, dans le sud de la Pologne.

Kowalczyk est devenu un acteur de cinéma en Pologne après la Seconde Guerre mondiale. Il a servi pendant de nombreuses années comme vice-président du conseil d’administration de la Société pour la protection du camp d’Auschwitz, une association qui a pour but de transmettre la mémoire d’Auschwitz aux générations futures, selon le Journal juif.

Il parlait souvent aux jeunes de son expérience à Auschwitz. «C’était ma vie en témoignage », at-il dit en 2005.

Kowalczyk a déclaré à un journaliste qu’il avait raconté son histoire personnelle « , plus de 6200 fois dans plus de 5000 écoles à travers la Pologne. »

Alors que le gazage des prisonniers ne commencent à avoir lieu à Auschwitz en 1941,lors de la  mise en œuvre à grande échelle de la dite solution finale et la conversion du site d’un camp de concentration à un camp de la mort à part entière n’a pas eu lieu jusqu’en 1942;ce que les  documents nazis montrent.

On estime que quelque 1,5 millions de personnes, la plupart des Juifs, ont été tués à Auschwitz de 1940 à 1945.

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 100 ans aujourd’hui: Charlie Chaplin entrait dans la légende

Charlie Chaplin Laughter Quote

On parle beaucoup, ces jours-ci, du 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, qui aura lieu en juillet. Mais on oublie qu’un autre centenaire, beaucoup plus poétique, aura lieu cette semaine. Il a l’apparence d’un petit bonhomme à moustache, avec un chapeau melon et une canne.

C’est le 7 février 1914, en effet, qu’est apparu pour la première fois le personnage de Charlot, le vagabond inventé par Charlie Chaplin. Le film, intitulé Kid Auto Races at Venice, est en ligne sur YouTube. Faites-vous plaisir. C’est aussi drôle qu’au premier jour, et ça ne dure que six minutes.

On peut y voir Charlot déambulant parmi la foule, pendant une course de boîtes à savon. Voyant qu’une équipe de cinéma filme l’événement, il cherche par tous les moyens à être dans le champ de la caméra. Le réalisateur s’emporte et le botte hors du cadre. Une fois. Deux fois. Trois fois. Mais il revient à la charge, chapeau de travers, cigarette au bec. Baveux, arrogant, obstiné.

Produit par un Québécois d’origine (Mack Sennett, né à Danville!) et réalisé par Henry Lehrman, Kid Auto Races (en français, Charlot est content de lui) est le fruit d’une totale improvisation de la part de Chaplin. Le tournage n’aurait pas pris plus de 45 minutes. Et, bien sûr, le public n’était pas dans le coup. Indifférents au départ, les spectateurs finissent par s’amuser des pitreries de Charlot, sans savoir qu’ils assistent à la naissance d’un futur monstre du cinéma.

Ce n’était pas la première fois, cela dit, que l’acteur endossait son costume de vagabond.

En fait, Kid Auro Races est le deuxième film où apparaît Charlot. C’est Mabel’s Strange Predicament, tourné un jour plus tôt, qui marque la véritable entrée en scène du personnage.

À la recherche d’un déguisement, Chaplin était ressorti du costumier avec sa fameuse canne, sa moustache et son chapeau melon, accessoires qui ne le quitteront plus par la suite, même si le personnage lui-même évoluera substantiellement sur le plan psychologique (moins baveux, plus chevaleresque). Mais pour des raisons de montage, Mabel’s ne sortira pas sur les écrans avant le 9 février, deux jours après Kid Auto Races at Venice.

Peu importe. Avant la fin de l’année, «Charlot» Chaplin était déjà devenu une immense star, signant un mirobolant contrat de 1250$ par semaine avec la maison de productions Essanay. L’équivalent aujourd’hui de 28 232$ par semaine! Il n’y a pas de prix pour le génie. And the rest is history …

Source: Jean-Christophe Laurence

Il y a 90 ans ,naissait Maria Callas

Maria Callas ,une superbe de belle femme,en plus!
Maria Callas ,une superbe de belle femme,en plus!

 

 

La plus belle voix du vingtième siècle

Si le mot « diva » n’avait pas existé avant elle, on l’aurait inventé pour elle. Maria Callas est née le 2 décembre 1923. Une date qui n’est pas un hasard ! C’est un 2 décembre (1804) que Bonaparte se fit sacrer empereur et que, un an plus tard, en guise de cadeau d’anniversaire, il s’offrit la plus flamboyante de ses victoires : Austerlitz. Maria Callas fut à la fois une impératrice et un chef de guerre. Relisons André Tubeuf dans son Dictionnaire amoureux de la musique (Éd. Plon) : « Cadette physiquement moche d’une aînée brillante et préférée, s’en consolant par les sucreries qui l’enflaient, regard pis que caché, nié, par de grosses lunettes de myope ; puis rapatriée (sans le père) à Athènes et réfugiée dans l’étude, avide de tout, absorbant tout. » Mais plus que tout, la voix était là, et c’est sur ce don de Dieu qu’elle battit son empire. 

Un industriel fondu de musique la remarqua, l’épousa et la propulsa sur les plus grandes scènes italiennes, puis à Buenos Aires, à Mexico et bientôt dans le monde entier. Un charmant petit monstre était né, capable de chanter Wagner, Bellini, Haydn, l’opéra français et le reste. Le monde entier était à ses genoux, les hommes la trouvèrent soudainement belle, tandis qu’elle jouait presque quotidiennement la grande scène du quatre à un Meneghini désarmé, amoureux, dépassé, qui aurait tout donné pour rester près de son miracle. Il suffira d’une croisière sur un yacht pour que la Callas trouve son égal, son frère, son compatriote. Aristote Onassis était grec, richissime, capricieux, séducteur, m’as-tu-vu, connu dans le monde entier. Il faisait plier les puissants, pouvait humilier ses collaborateurs, ne connaissait rien à la musique classique, ni à l’art en général. L’idéal pour la diva assoluta qui n’écoutait personne !

Riche et adulée, elle multiplie les caprices et déclineL

Leur liaison fut aussi brève que passionnée, aussi sensuelle que destructrice. Entourée de dorures et de courtisans, réclamée par les opéras du monde entier, Callas n’avait plus faim. En 1957, elle abandonne une Sonnambula, l’année suivante elle délaisse une Norma. Le milieu très conservateur de la musique classique proteste, les puristes arguent que sa voix n’est plus là. Elle répond avec morgue à tout ce petit monde, multiplie les scènes de hargne, les caprices de star et s’abîme dans des régimes qui lui esquintent la santé. Onassis, lui, est déjà occupé à multiplier ses millions et ses conquêtes. En 1968, moins de dix ans après leur rencontre, il épouse Jackie Kennedy. Les amis d’hier s’éloignent… De temps à autre, elle montre qu’elle est encore la meilleure, celle qui est capable de faire pleurer une salle de 1 000 personnes, mais le coeur n’y est plus. Le sien donne d’ailleurs des signes inquiétants. Maria avale des médicaments et exige auprès de ses agents des cachets que sa valeur lyrique ne justifie plus toujours. Elle donne des master class très courues à Londres et à Paris. Elle noue une relation avec le ténor Giuseppe Di Stefano. Elle s’installe avenue Georges-Mandel, dans le 16e arrondissement. Elle rend visite à Onassis hospitalisé en 1975 pour une pneumonie qui lui sera fatale. Pendant ce temps, Renata Tebaldi, sa rivale dès les années 50, conquiert les scènes du monde entier. La boucle est bouclée, la fin est proche. Le glas sonne le 16 septembre 1977. La plus grande cantatrice du XXe siècle meurt d’une embolie pulmonaire à Paris. Aux dernières nouvelles – décembre 2010 –, Callas est morte d’une maladie dégénérative qui a affecté ses cordes vocales, soutiennent deux médecins italiens spécialistes en orthophonie.

Mais sa vie romanesque ne pouvait pas s’arrêter là ! Elle fut incinérée au cimetière du Père-Lachaise où une plaque (division 87) lui rend hommage, mais la mort de la Callas connut un ultime rebondissement. Après le vol de son urne funéraire, retrouvée quelques semaines plus tard, ses cendres (ou ce que l’on pense être les siennes) furent dispersées en mer Égée, au large des côtes grecques, selon son voeu. Ce 2 décembre 2013, Google rend hommage à la diva divine. Au même titre que les sorcières d’Halloweenle designer Raymond Loewyle philosophe Friedrich Nietzsche ou l‘anthropologue Claude Lévi-Strauss, Maria Callas est honorée par un Doodle mondial.

Voici le Doodle consacré à Callas, lundi ,le 2 décembre 2013: