Le Québec sous contrôle du crime organisé:LES COCHONS DE BPR ET DE NATHALIE NORMANDEAU

Cochons

 

 

 

ST-IRÉNÉE, QUÉBEC-Aujourd’hui, nousêtre le plus important scandale à avoir jamais plané sur le Québec.
Toute cette histoire a débuté en 1997 quand le premier ministre Lucien Bouchard a déclaré que l’industrie porcine serait le fleuron de l’agriculture québécoise.
Maintenant, il est établi que la firme d’ingénieurs-conseils BPR conseille depuis cette époque l’industrie porcine et l’Union des producteurs agricoles (l’UPA). BPR emploie quinze cents personnes et fournit toute la gamme de services-conseils en ingénierie aux entreprises spécialisées industrielles et aux organismes publics et privés.
Ensuite, il a aussi été établi que c’est l’UPA qui dicte les réglements sur la protection des bandes riveraines des cours d’eau. Je n’invente rien, des documents publics existent qui appuient mes dires. Le 15 juin 2002, le ministre de l’Environnement du Québec d’alors, André Boisclair, a fait adopter à la vapeur, sous le baillon, un règlement qui a réduit de trente à trois mètres la bande de protection des cours d’eau en regard des fertilisant. Pour les cours d’eau servant à l’alimentation, la distance a été abaissée de soixante-quinze à quinze mètres.
Ce qui n’a encore jamais été dit nulle part dans les médias, c’est que ce même règlement a annulé toute protection pour les cours d’eau de deux mètres par deux mètres, soit les ruisseaux qui traversent les champs et qui alimentent les lacs et les rivières, et les sources d’eau. On peut épandre du lisier de cochon directement dans ces cours d’eau en toute légalité, et on ne s’en prive pas. C’est à la demande de l’UPA, conseillée par BPR, que cette disposition a été adoptée par le législateur. Résultats de toute cette réglementation : de larges nappes phréatiques ont été contaminées, des rivières polluées, des lacs détruits. Un cochon pollue deux fois et demi de plus qu’un être humain, on leur administre aussi des quantités phénoménales d’hormones de croissance et d’antibiotiques qui filent dans les cours d’eau; les neuf millions de porcs du Québec polluent donc comme une population d’environ vingt-deux millions d’habitants, et bien davantage encore.

Lucien Bouchard en compagnie d'un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest. Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l'argent.
Lucien Bouchard en compagnie d’un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest.
Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l’argent.

Si cette industrie était rentable, l’acceptabilité de la chose serait peut-être plus facile. Mais elle ne l’est pas. Chaque cochon coûte cent-cinquante dollars à élever, soixante-quinze dollars doivent être versés en subventions pour y parvenir. Alors, quel peut bien être l’avantage pour le Québec d’une telle industrie? L’industrie réclame des centaines de millions de dollars en subventions pour subsister. Alors quoi?
Dans la municipalité de St-Irénée, dans Charlevoix, on a construit une usine d’eau potable au coût de trois millions six cents mille dollars. Les travaux ont été confiés à la firme BPR, sans appel d’offres, par la ministre Nathalie Normandeau. L’usine produit assez d’eau pour satisfaire cinq fois les besoins de cette municipalité où seulement trois-cent-cinquante personnes sont branchées sur le réseau d’aqueduc ! Elle a été construite après que la firme BPR ait effectué des sondages dans les environs pour trouver une source d’eau et que ses ingénieurs aient rapporté qu’il n’y en avait pas. Mais des résidents de l’endroit sont passés aux endroits où BPR était allé, et ils ont trouvé une source d’eau bien riche, propre et bien abondante. À St-Irénée, dans Charlevoix, on a donc construit une usine d’eau cinq fois trop grosse…et pour rien du tout; il y avait déjà tout ce qu’il fallait en eau.
St-Irénée n’est pas un cas unique au Québec. Un peu partout, des usines d’eau potable ont ainsi été construites à coûts élevés, avec l’approbation subventionnée par la ministre Normandeau, rapportant des milliards aux firmes d’ingénieur-conseil, le tout parce que les nappes phréatiques étaient contaminées par une industrie hyper-polluante, déficitaire, et subventionnée elle-aussi à coups de milliards. Alors quoi? Qu’est-ce qu’il y a derrière tout ça? Le président de BPR, Pierre Lavallée, qui a démissionné à la suite de sa comparution à la Commission Charbonneau où on n’a pas abordé toute cette question d’usine d’eau potable. Pourtant, parenthèse, la Commission Charbonneau a été mise au courant de toutes ces données. Monsieur Lavallée remplaçait Paul Lafleur, président au moment de la construction, sans appel d’offres, répétons-le, de l’usine de peau potable de St-Irénée. D’ailleurs, tous les projets de construction publics qui s’effectuent à St-Irénée le sont par BPR et toujours sans appel d’offres.
Paul Lafleur était jusqu’à récemment président du conseil d’administration du Domaine Forget, un vaste domaine champêtre où des étudiants viennent suivre des cours de musique. Le domaine est ouvert environ six mois par année. Il reçoit des subventions du gouvernement du Québec, d’Hydro-Québec, de riches mécènes comme monsieur Lafleur et la famille Desmarais de Power Corporation, laquelle a un aéroport à sa disposition, tout près, au sommet d’une colline de St-Irénée. De jour comme de nuit, des Learjet viennent s’y poser, débarquant passagers et marchandises en toute franchise car il n’y a là aucun douanier pour embêter personne.
Monsieur Lafleur est souvent appelé « le génie de l’eau » pour la science dont il a fait preuve à BPR. Prenons maintenant le temps de nous résumer un peu. Monsieur Lafleur a pris la direction de la firme en 1991. Il l’a notamment développée en appuyant, via les conseils fournis à l’UPA, le développement de l’industrie porcine, puis en conseillant cette même industrie qui a dicté la réglementation la concernant au gouvernement du Québec. C’est sous l’impulsion des conseils de BPR que la protection des bandes riveraines a été réduite par le gouvernement du Québec à presque rien et, dans le cas des ruisseaux et des petits cours d’eau, à néant, contaminant les nappes phréatiques, les plus gros cours d’eau, et entraînant la nécessaire construction, par BPR , d’usines d’épurations des eaux et d’usine d’eau potable. Et voilà : d’un côté, on s’est assuré de polluer, de l’autre on a fait des milliards en dépolluant et en usines d’eau potable, tout en étant largement subventionné par la ministre Normandeau. Et la boucle est bouclée.
Il est intéressant de noter, quand on regarde la liste des donateurs au Domaine Forget, qu’ils bénéficient généralement de généreux contrats publics d’Hydro-Québec, souvent sans appels d’offres, comme c’est le cas pour BPR.
Finalement, si on avait voulu détruire les ressources en eau du Québec pour faire faire des milliards aux firmes de génies-conseils en usines inutiles, on n’aurait pas agi autrement.

 

Nathalie Normandeau 002

Écrit par François Harvey,reporter, pour la Fédération des groupes révolutionnaires du Québec

 

Et le Canada devint un Etat pétrolier sans scrupules

Feuille d'érable dans l'eau

 

 

Vous voyez le Canada, dont la fête nationale est le 1er juillet, comme le voisin sympa des Etats-Unis? Vous allez peut-être changer d’avis.

Cela fait des dizaines d’années que le monde voit le Canada comme le gentil voisin nordique des Etats-Unis. Un pays responsable, fiable, à la limite de l’ennuyeux, connu pour ses fans de hockey et son régime d’assurance maladie à payeur unique. Il a longtemps joué un rôle de «boy scout» international dans son positionnement sur les questions les plus importantes, de la protection de la couche d’ozone à l’éradication des mines antipersonnel en passant par les droits des homosexuels. Le romancier Douglas Adams a même déclaré pour plaisanter que si on considère les Etats-Unis comme un adolescent qui cherche la bagarre, alors le Canada doit être une femme intelligente d’une trentaine d’années. En fait, le Canada, c’est les Etats-Unis, pas tels qu’ils sont, mais tels qu’ils devraient être.

Mais les grandes forêts du nord abritent un terrible secret. Au cours de la dernière décennie, le Canada est devenu non seulement un centre international d’exploitations minières, mais également un redoutable Etat pétrolier sans scrupules. Ce n’est plus l’exemple à suivre d’Amérique du nord, mais bien une vision dystopique du futur énergétique du continent.

Eh oui, le gentil voisin a basé son économie sur l’élixir maudit du dysfonctionnement politique: le pétrole. Le gouvernement canadien, motivé par l’envie de devenir une superpuissance énergétique internationale, s’est lié d’amitié avec des évangélistes de l’oléoduc, des brutes du pétrole, et des sceptiques du réchauffement climatique. Il faut croire que le boy scout n’est plus juste accro à la came brute, il est passé dealer. Et ce n’est même pas ça le pire dans l’histoire.

Des lois environnementales supprimées

Le Canada n’est plus aussi poli que la légende le voudrait: le pétrole et l’essence représentent aujourd’hui environ un quart de ses revenus d’exportation. Depuis que le Parti conservateur a remporté la majorité au Parlement en 2011, le gouvernement fédéral a éventré les défenseurs de l’environnement, les nations indigènes, les commissaires européens, et plus généralement, tous ceux qui s’opposent à une production illimitée de pétrole: tous ces antipatriotes aux idées radicales.

 

 

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Le Canada a aussi muselé les scientifiques qui s’intéressaient au réchauffement climatique et mis fin à tous les financements de projets de recherche environnementale. Plus récemment, il a aussi, à travers deux projets de lois englobant des mesures diverses, fait supprimer les lois environnementales les plus importantes du pays, qui étaient jusque-là très chères à celui-ci.

L’auteur de cette transformation est Stephen Harper, le Premier ministre de droite du Canada, un chrétien évangélique obsédé par le boulot. Sa base de pouvoir se trouve en Alberta, le ground zero du boum pétrolier du pays. Tout comme Margaret Thatcher qui a fondé la transformation politique de l’Angleterre sur les revenus du pétrole provenant de la mer du Nord, Harper a pour intention de refaire méthodiquement toute l’organisation du pays à l’aide des dollars qu’il extraira directement du sol canadien.

Ce faisant, il a accordé plus de pouvoir à son propre bureau et a réorienté les priorités de la politique étrangère du pays. Harper, qui est entré en fonctions en 2006, a augmenté les dépenses liées à la défense de presque 1 milliard de dollars par an durant les quatre premières années de son mandat, et il a dédié 2 milliards de dollars à l’expansion du système carcéral et à sa politique de «tolérance zéro» en ignorant la baisse du taux de criminalité du pays. Pendant ce temps-là, le Canada a amassé une dette fédérale colossale d’environ 600 milliards de dollars (la plus haute dans l’histoire du pays) qui ne cesse d’augmenter.

Le pari du pétrole

Les critiques libéraux aiment bien dire que la révolution politique d’Harper a pris les Canadiens par surprise: il a tiré partie de l’aveuglement de ce peuple «généralement apathique et en surpoids», et l’a combiné à des stratégies politiques trompeuses. C’est peut-être vrai, mais même si les Canadiens vivent sous des latitudes élevées, cela ne veut pas dire qu’ils sont au-dessus des instincts humains de base, comme l’avidité.

Harper a placé de manière agressive un pari économique sur le pétrole, la ressource la plus volatile du monde, en promettant une nouvelle richesse nationale basée sur des ressources non exploitées, qui se trouvent loin de là où les Canadiens habitent. Cette richesse devrait remplir le porte-monnaie des Canadiens, ainsi que celui de leurs enfants, et ce pendant plusieurs générations. D’après un sondage récent, environ trois quarts de la population du Canada sont favorables au développement des sables bitumineux: Harper semble avoir réussi à leur vendre son idée.

La ressource cachée derrière bon nombre de ces changements de comportement discutables est le bitume: une substance lourde et brute que l’on extrait des sables bitumineux. Des dépôts de cette matière fortement dégradée et proche de l’asphalte gisent sous une forêt de la taille de la Floride qui se trouve dans le nord-est de la province de l’Alberta. Ces dépôts constituent la troisième plus grande réserve de pétrole du monde.

Au cours de ces dix dernières années, tandis que le prix du pétrole a été multiplié par cinq, les compagnies pétrolières ont investi près de 160 milliards de dollars pour développer le bitume en Alberta, et leur investissement vient de devenir rentable. Le Canada sort actuellement 1,7 million de barils par jour, et la production prévue devrait remplir les caisses fédérales et provinciales avec environ 120 milliards de dollars de rente et de redevance d’ici 2020. Plus de 40% du butin vont directement profiter au gouvernement fédéral, sous la forme d’impôts sur les sociétés. Mais le gouvernement en veut encore plus: il voudrait que la production atteigne les 5 millions de barils par jour d’ici 2030.

Un projet soi-disant «responsable» et «durable»

Et tant pis si tout ce processus représente un gaspillage douteux; qu’il consomme des quantités copieuses d’eau, d’argent et d’énergie pour déterrer ces sables riches en carbone, sans même compter les opérations de raffinage et d’extraction sur le matériau brut, qui ne peut même pas être transporté dans des oléoducs avant d’être dilué dans un condensé importé proche de l’essence.

Le gouvernement la joue au culot, et défend malgré tout le projet d’Alberta en disant qu’il est «responsable» et «durable», et le décrit comme «une entreprise aux proportions épiques, similaire à la construction des pyramides d’Egypte, ou de la muraille de Chine, mais en plus grand». En effet, en bien plus grand: les projets d’extraction du bitume qui ont été approuvés pourraient potentiellement détruire une forêt qui fait six fois la taille de la ville de New York. Le défrichement et la reforestation de cette zone sont pour l’instant un projet considéré incertain et coûteux. Jusqu’ici, les compagnies pétrolières ont déjà créé suffisamment de boue toxique (6 milliards de barils) pour recouvrir l’intégralité de la ville de Washington.

Sans surprise, le gouvernement canadien est passé maître dans l’art cynique du lavage de cerveau écologique. Quand les ministres d’Harper ne sont pas trop occupés à attaquer James Hansen, un ancien scientifique de la Nasa et tête d’affiche du réchauffement climatique, dans le New York Times, ils font du lobbying contre la directive européenne sur la qualité des carburants (qui considère le bitume comme bien plus polluant que le pétrole habituel). Le gouvernement de Harper a dépensé près de 100 millions de dollars depuis 2009 en différentes campagnes publicitaires pour convaincre les Canadiens que l’exportation de pétrole est «un développement responsable des ressources». En parallèle, le Canada s’est également mis en quatre pour attirer Pékin. Trois compagnies pétrolières publiques chinoises (qui ont pour point commun un passif lamentable en termes de transparence et de sensibilité environnementale) ont déjà dépensé plus de 20 milliards de dollars dans l’acquisition de droits d’exploitation des sables bitumineux en Alberta.

En s’aplatissant devant la Chine, qui est la plus grande consommatrice de pétrole au monde, le Canada fait ressortir son grand dilemme du bitume: comment amener un pétrole polluant et éloigné du littoral sur les marchés internationaux? Les Etats-Unis, premiers clients du Canada, ne semblent plus en avoir autant besoin que ça: leurs imports ont diminué de plus de 4 millions de barils par jour entre 2005 et 2011. En plus, avec des projets de construction d’oléoducs entre les deux pays qui n’avancent pas, comme celui de Keystone XL, la vision de Harper, qui voudrait voir le Canada devenir une «superpuissance émergente de l’énergie», semble menacée.

Un accord avec la Chine

Sans surprise, Harper a récemment abandonné son approche critique du non-respect des droits de l’homme en Chine. Comme l’indique un document secret de politique étrangère qui a été divulgué en automne dernier par la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, le principal réseau de télévision canadien), le Canada a de nouvelles priorités:

«Pour réussir, nous devrons rechercher les relations politiques qui concordent avec nos intérêts économiques, même si celles-ci vont à l’encontre de nos intérêts politiques ou de nos valeurs.»

En 2012, le Canada a signé discrètement un accord commercial très controversé avec la République populaire et approuvé un rachat à 15 milliards de dollars de Nexen, une entreprise actrice dans les débats sur les sables bitumineux, par la China National Offshore Oil Corporation, une compagnie pétrolière publique chinoise. Et, sûrement pour encourager l’affection des Canadiens pour les Chinois, le gouvernement a réservé pour les dix prochaines années la location de deux pandas itinérants pour un coût total de 10 millions de dollars.

Maintenant que les sables bitumineux représentent presque 10% des émissions de gaz à effet de serre du Canada, Ottawa ne peut plus vraiment admettre de discussion sur une potentielle taxe carbone, même si une majorité de Canadiens y seraient favorables.

Harper a décrit le protocole de Kyoto comme «une manigance socialiste» et un traité «dévastateur pour l’économie et destructeur pour l’emploi» avant de se retirer complètement de l’accord en 2012. De nombreux ministres canadiens sont maintenant des sceptiques purs et durs à propos des données scientifiques qui concernent le réchauffement climatique. Il suffit de lire les récentes explications de Joe Oliver, le ministre des Ressources naturelles, au journal montréalais La Presse, pour s’en rendre compte:

«Je crois que les gens ne sont plus aussi inquiets qu’ils l’étaient auparavant à propos d’un réchauffement climatique mondial de deux degrés… les scientifiques ont récemment déclaré que nos craintes sont exagérées.»

Pour réduire au silence les potentiels exagérateurs, le gouvernement a tout simplement cessé de financer la Fondation canadienne pour les Sciences du climat et de l’atmosphère, dissout le Groupe de recherche pour l’adaptation au changement climatique d’Environnement Canada, et éliminé le siège de conseiller scientifique en chef. Et depuis 2008, les cerbères politiques ont surveillé de près toutes les demandes de couverture médiatique déposées par les quelque 23.000 scientifiques fédéraux du pays.

Une «gouvernance à la matraque»

Après que le gouvernement a interdit à un scientifique fédéral de parler de la découverte d’un vaste trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Arctique, un éditorial de 2012 dans l’influent journal scientifique Nature a exigé que le gouvernement canadien «libère ses scientifiques».

A la place, Harper s’est «libéré» de ses scientifiques: son gouvernement a fermé la station de recherche de la zone des lacs expérimentaux, célèbre dans le monde entier, et véritable joyaux de la science environnementale canadienne qui a contribué à établir des politiques mondiales sur les pluies acides, pour économiser la modique somme de 2 millions de dollars par an (même si le gouvernement de l’Ontario est en train d’essayer de la garder ouverte).

La poursuite unilatérale de ce projet pétrolier a abasourdi les analystes internationaux. The Economist, qui n’est pourtant pas de gauche, a décrit Harper, le fils d’un comptable d’Imperial Oil, comme une brute «qui ne tolère ni critiques ni contestations» avec une habitude résolue: briser les règles. Lawrence Martin, un des commentateurs politiques les plus influents au Canada, a déclaré que la «gouvernance à la matraque» d’Harper est «innovante dans son renversement du processus démocratique». Allan Gregg, un enquêteur conservateur, a décrit le pland’Harper comme un assaut idéologique contre les preuves, les faits et la raison.

Il faut dire que le gouvernement d’Harper a bel et bien prévu un plan pour le réchauffement climatique: pomper le problème vers les Etats-Unis ou la Chine. Les sables bitumineux bruts transportés vers les Etats-Unis grâce au potentiel oléoduc Keystone XL, par exemple, pourraient, sur une période de cinquante ans, augmenter les émissions de carbone de 935 millions de tonnes, en comparaison avec d’autres matériaux bruts. 5,5 milliards de dollars de dépense sont prévus pour l’oléoduc Northern Gateway qui devrait relier l’Alberta à l’océan Pacifique. Oléoduc qui conduirait pourrait causer jusqu’à 100 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an, de l’extraction à la production au Canada, jusqu’à la combustion en Chine. C’est plus que le total des émissions en Colombie-Britannique en 2009. Le Rapport d’inventaire national de 2012 rendu par Environnement Canada, le département d’écologie du pays, a d’ailleurs annoncé avec fierté que le Canada a réduit en partie l’intensité globale de ses émissions dues aux sables bitumineux, «en exportant plus de bitume brut».

Tout cela souligne encore davantage la nouvelle réalité du Canada: toutes les preuves rationnelles sont attaquées par un gouvernement qui croit que les marchés internationaux, et uniquement les marchés internationaux, détiennent les réponses.

Tout acte que cette industrie perçoit comme un obstacle à l’extraction rapide de minéraux ou à la construction d’un oléoduc a été redéfini avec des fioritures à la saoudienne. Un seul projet de loi englobant des mesures diverses a suffi pour changer 70 textes de loi, en modifiant, par exemple, les actes régulant la pêche, qui interdisaient directement la destruction des habitats de la vie aquatique qui se trouvaient sur le chemin de l’oléoduc de Northern Gateway, qui traverse environ 1.000 voies navigables sur sa route vers l’océan Pacifique.

Esclave de sa propre avidité

En parallèle, les financements pour le système des parcs naturels du Canada, véritable symbole du pays, ont été réduits de 20% dans le cadre de ce que les critiques appellent une «lobotomie». La CBC, le réseau de télévision national très respecté, et longtemps considéré par Harper comme une forme de contrôle indépendant du pouvoir, a souffert d’une série de réductions budgétaires. Le Conseil canadien de la Santé, qui assurait autrefois les standards et innovations en termes de santé pour les treize provinces et territoires du pays, a également été frappé par les réductions. De plus, Harper, dans un élan digne d’un prince du pétrole du Moyen-Orient, a désigné le chef de sa sécurité rapprochée comme ambassadeur du Canada en Jordanie. Tout cela sans même se demander ce qu’en penserait le Canadien moyen.

Il y a plus de dix ans, le scientifique politique américain Terry Lynn Karl a résumé de manière crue le dysfonctionnement des Etats pétroliers: les pays qui deviennent trop dépendants du pétrole ou du gaz adoptent des économies de plantations qui reposent sur «une trajectoire de développement peu durable entretenue par une ressource limitée» dont les sources de revenus forment une «barrière implacable au changement». Et c’est ce qui est arrivé au Canada pendant qu’on ne regardait pas. Enchaîné à l’hybris d’un dirigeant qui rêve de bâtir une nouvelle superpuissance énergétique mondiale, le boy scout est maintenant esclave de sa propre avidité.

Andrew Nikiforuk
Travaille pour Tyee, un journal canadien en ligne et auteur de Tar Sands: Dirty Oil and the Future of a Continent (Les sables bitumineux: le pétrole sale et le futur d’un continent).

Traduit par Hélène Oscar Kempeneers

 

Une image qui vaut 1,000 bisons

Si une image vaut mille mots, alors cette image vaut des milliers de bisons. Cette photo des années 1870 montre un homme tenant fièrement devant une montagne de dizaines de milliers de crânes de bisons - une espèce américaine emblématique qui a été systématiquement abattue par millions par  les Américains  d'origine européenne installés à l'ouest.    L'armée américaine a activement approuvé le massacre de ces animaux pour deux raisons principales: pour éliminer toute concurrence avec le bétail, et à laisser mourir de faim les tribus amérindiennes qui dépendaient fortement du bison pour la nourriture. Sans le bison, les tribus résistant de la Great Plains seraient soit obligés de partir ou mourir de faim.
Si une image vaut mille mots, alors cette image vaut des milliers de bisons. Cette photo des années 1870 montre un homme tenant fièrement devant une montagne de dizaines de milliers de crânes de bisons – une espèce américaine emblématique qui a été systématiquement abattue par millions par les Américains d’origine européenne installés à l’ouest.
L’armée américaine a activement approuvé le massacre de ces animaux pour deux raisons principales: pour éliminer toute concurrence avec le bétail, et à laisser mourir de faim les tribus amérindiennes qui dépendaient fortement du bison pour la nourriture. Sans le bison, les tribus résistant de la Great Plains seraient soit obligés de partir ou mourir de faim.

L’état totalitaire islamique expose son plan de domination mondiale

 

Le Grand Califat: Une carte montrant prétendument les zones  prévues dans les  plans  des terroristes d'avoir sous son contrôle dans les cinq ans a été largement partagée en ligne. Ainsi que le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et de vastes zones de l'Asie, elle révèle aussi l'ambition ISIS pour s'étendre dans l'Europe. L'Espagne, ou la loi  musulmane a régné jusqu'à la fin du 15ème siècle, ferait partie du califat, tout comme les pays des Balkans et de l'Europe de l'Est, jusqu'à comprendre  l'Autriche.
Le Grand Califat: Une carte montrant prétendument les zones prévues dans les plans des terroristes d’avoir sous son contrôle dans les cinq ans a été largement partagée en ligne. Ainsi que le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et de vastes zones de l’Asie, elle révèle aussi l’ambition ISIS pour s’étendre dans l’Europe. L’Espagne, ou la loi musulmane a régné jusqu’à la fin du 15ème siècle, ferait partie du califat, tout comme les pays des Balkans et de l’Europe de l’Est, jusqu’à comprendre l’Autriche.

 

 

 

L’ISIS a déclaré officiellement la création d’un califat, ou État islamique, dans les vastes étendues du Moyen-Orient qui sont tombés sous son contrôle, et a ouvertement exposer sa vision politique pour s’étendre jusqu’en  Europe.

L’annonce a été décrit comme le «développement le plus important dans le djihadisme international depuis le 9/11».

Après avoir proclamé un califat, les militants sunnites – dont la brutalité pour tenter d’établir un contrôle en Irak et la Syrie a été la marque extrême de la violence  gratuite et de l’agression , une violence dénoncée même par Al-Qaïda – ont exigé l’allégeance des musulmans à travers le monde.

Avec une efficacité brutale, ISIS s’est taillé une grande partie du territoire qui chevauche  effectivement la frontière entre l’Irak et la Syrie et jeté les bases de son proto-état.

 

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Annonce: Les militants de l’ISIS (photo) Ont Déclaré officiellement la création d’un califat , l’État islamique,.

 

Abu Bakr al-Baghadi...proclamé calife.
Abu Bakr al-Baghadi…proclamé calife.

 

Extrémiste:. Un islamiste  brandissant  u pistolet,fidèle à ISIS Célèbre l'annonce de l'Etat islamique en agitant non drapeau islamique Dans la ville syrienne de Raqqa hier La région Est considérée Comme la principale base  Opérationnelle ISIS
Extrémiste:. Un islamiste brandissant u pistolet,fidèle à ISIS Célèbre l’annonce de l’Etat islamique en agitant non drapeau islamique Dans la ville syrienne de Raqqa hier La région Est considérée Comme la principale base Opérationnelle ISIS

 

 

Support: la suite des Demandes d'Isis »Que Les musulmans Du monde Entier déclarent Leur allégeance au califat, certains des semblent déjà-soi faire. Cette  photographie, prise apparemment Dans Le Pays-Bas, une partie d' Été en ligne par les partisans ISIS
Support: la suite des Demandes d’Isis »Que Les musulmans Du monde Entier déclarent Leur allégeance au califat, certains des semblent déjà-soi faire. Cette photographie, prise apparemment Dans Le Pays-Bas, une partie d’ Été en ligne par les partisans ISIS

 

Exécution: Avec juin Efficacité brutale, ISIS S'est taillé en juin ,une grande partie de territoire Qui a effacé la frontière Effectivement Entre l'Irak et la Syrie et jeté les bases de Leur proto-État
Exécution: Avec juin Efficacité brutale, ISIS S’est taillé en juin ,une grande partie de territoire Qui a effacé la frontière Effectivement Entre l’Irak et la Syrie et jeté les bases de Leur proto-État

 

Protestations: Le Groupe a appele Les Musulmans Du Monde Entier à jurer allégeance à l'Etat islamique. En chiite Dominee par l'Iran, cependant, IL Ya eu des manifestations de grande ampleur Contre Les militants Islamistes
Protestations: Le Groupe a appele Les Musulmans Du Monde Entier à jurer allégeance à l’Etat islamique. En chiite Dominee par l’Iran, cependant, IL Ya eu des manifestations de grande ampleur Contre Les militants Islamistes

 

 
«La légalité de tous les émirats, les groupes, les Etats et les organisations …est  devenue nulle par l’expansion de l’autorité du calife et l’arrivée de ses troupes dans leurs régions», a déclaré Abou Mohammed al-Adnani.

«Écoutez votre calife et obéissez  lui . Soutenez votre état, qui grandit chaque jour », at-il ajouté dans un communiqué audio mis en ligne  hier.

Charles Lister, un chercheur invité à la Brookings Institution, a dit de l’annonce  qu’elle a probablement été le «développement le plus important dans le djihadisme international depuis le 9/11».

Al-Adnani a défini vaguement le territoire de l’État que l’exécution du nord de la Syrie à la province irakienne de Diyala – une vaste étendue de terres à cheval sur la frontière qui est déjà en grande partie sous le contrôle de l’ISIS.

Il a également déclaré que, avec l’établissement du califat, le groupe a  changé son nom  pour : l’État islamique, procédant à l’abandon de la mention de l’Irak, Sham et le Levant.

Cependant, dans une carte largement partagée par les partisans d’ISIS sur les réseaux sociaux, le groupe islamiste a présenté un plan de cinq ans  sur  la façon dont les djihadistes aimeraient étendre leurs limites au-delà des pays à majorité musulmane.

Ainsi que des plans pour étendre le califat dans tout le Moyen-Orient, l’ensemble de Afrique du Nord, et de grandes parties de l’Asie occidentale, la carte marque également une expansion dans certaines parties de l’Europe.

l’Espagne, qui a été un pays administré  par les musulmans pendant 700 ans jusqu’en 1492, est marqué comme un territoire du califat  qui prévoit l’avoir sous son contrôle en 2020.

Ailleurs, l’ISIS envisage de prendre le contrôle des Etats des Balkans – dont la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie – étendre ses territoires en Europe de l’Est aussi loin que l’Autriche, qui semble être basée sur des  frontières d’avant la Première Guerre mondiale ,à l’époque de l’Empire austro-hongrois .

L’ISIS fait régulièrement des déclarations et des communiqués de propagande en faveur du retour des frontières géographiques,déjà  en place avant la Grande Guerre de 1914-1918.

Le groupe insiste le découpage  de l’Empire ottoman par les forces alliées après le conflit – communément appelée l’Accord Sykes-Picot – qui était une tentative délibérée de diviser les musulmans et limiter la probabilité qu’un autre califat soit  établi.

Les extrémistes musulmans ont longtemps rêvé de recréer l’état islamique ou califat, qui a régné sur le Moyen-Orient, Afrique du Nord et au-delà des formes diverses au cours de 1400 ans d’histoire de l’Islam.
Il n’était pas clair de définir  quel impact immédiat aurait  la déclaration  du représentant de l’État Islamique  sur le terrain ,en Syrie et en Irak, même si les experts ont prédit qu’il pourrait annoncer  des luttes intestines entre les militants sunnites qui ont uni leurs forces avec l’État islamique dans sa lutte contre le Premier ministre irakien ,Nouri al-Maliki et son gouvernement à  majorité chiite .

«Maintenant, les insurgés en Irak n’ont aucune excuse pour travailler avec l’ISIS ,s’ils espéraient partager le pouvoir avec eux, dit Aymenn al-Tamimi, un analyste spécialisé dans les milices islamisques en Irak et en Syrie. «La perspective de luttes intestines en Irak est augmentée pour vous, at-il ajouté.

Le plus grand impact, cependant, pourrait être sur un   mouvement djihadiste international plus large, en particulier sur l’avenir d’Al-Qaïda.

Fondé par Oussama Ben Laden, le groupe qui a effectué les attentats du 11 Septembre (version officielle américaine)sur les États-Unis a longtemps porté le manteau de la cause jihadiste internationale.

Mais l’État islamique a tout  bouleversé devant lui:les règles  et la vision politique elle-même.

«Cette annonce constitue une menace grave à al-Qaida et  de sa position de longue date du leadership de la cause jihadiste internationale», a déclaré Charles Lister, chercheur invité à la Brookings Doha Center.

«Pris globalement, la jeune génération de la communauté djihadiste devient de plus en plus favorable à [l’ISIS] en grande partie à cause de  sa capacité éprouvée pour obtenir des résultats rapides grâce à sa brutalité et à sa violence extrème, a-t-il ajouté.

Al-Baghdadi, un militant irakien ambitieux qui a une prime de $ 10,000,000 US  sur sa tête, a pris les rênes de l’ISIS en 2010 quand elle était encore une filiale d’Al-Qaida, basée  en Irak.

Depuis, il a transformé ce qui avait été une organisation parapluie, portée principalement sur l’Irak,en une force militaire transnationale très respectée.

Al-Baghdadi a longtemps été en désaccord avec le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, et les deux chefs terroristes  avaient annoncé une rupture très publique après qu’al-Baghdadi a ignoré les demandes d’al-Zawahiri que l’Etat islamique  devait quitter la Syrie.
Marre d’ al-Baghdadi et incapable de le contrôler, al-Zawahiri avait formellement désavoué l’ISIS en Février 2014.

Mais la popularité  d’ al-Baghdadi n’a fait que croître depuis lors, comme ses combattants ont renforcé leur emprise sur une grande partie de la Syrie, et ont maintenant envahi de larges pans de territoires de  l’Irak.

Après sa nomination à la tête du califat, ISIS a exigé qu’al-Baghdadi  devait prendre le nom de   calife Ibrahim – en utilisant le nom donné au fils du prophète Mahomet dans le but de renforcer l’argument selon lequel il est aujourd’hui le leader de tous les  musulmans dans le monde  et  successeur  en droite ligne du prophète lui-même.

La déclaration de l’Etat islamique intervient alors que le gouvernement irakien tente de reconquérir une partie du territoire qu’il  a perdu au groupe djihadiste et ses alliés militants sunnites au cours des dernières semaines.

Le dimanche,29 juin 2014, des hélicoptères de combat irakiens ont frappé les positions des insurgés présumés pour une deuxième journée consécutive à Tikrit – la ville natale majoritairement sunnite de l’ancien dictateur Saddam Hussein.

L’armée irakienne a lancé sa poussée pour reconquérir Tikrit – qui est un foyer d’antipathie envers le gouvernement à majorité chiite de l’Irak -, samedi, avec une attaque sur plusieurs fronts menée par les troupes au sol appuyées par des chars et des hélicoptères.

EN CONCLUSION:

Un califat est un Etat islamique gouverné par un calife »- dans ce cas, Abou Bakr al-Baghdadi  est considéré comme le successeur de Mahomet par ceux  qui lui donnent allégeance,simplement  en jurant fidélité.

De la même manière que le Pape est considéré comme le chef de l’Église catholique, un calife ,se définit  comme le dirigeant des musulmans dans le monde entier.

Les djihadistes prendraient eux-mêmes,dans leurs seules mains, la responsabilité d’établir la politique – strictement fondée sur le Coran – pour tous les musulmans et les territoires occupés par les musulmans dans le passé.

Une des premières choses qu’ISIS a fait après avoir annoncé la formation du  califat, fut de déclarer tous les émirats et sultanats existants comme illégaux.

Par conséquent, toutes les  personnes ,prêtant  serment au nouvel état islamique, seraient   tenu en même temps de déclarer qu’elles ne reconnaissent plus ni les frontières, ni les lois ou  toute autorité des Etats musulmans  actuels.

L’annonce de l’Etat islamique, les militants ont décrit à plusieurs reprises comme étant «restaurée» la Grande Vision du Prophète d’un Grand Califat qui s’étendrait sur le Monde.

>Il s’agit d’une référence au  dernier califat largement reconnu – qui existait sous l’Empire ottoman et a effectivement pris fin avec la fondation de la Turquie ,en 1923.

De nombreux islamistes – y compris l’ISIS – tendent à blâmer cet effondrement sur le  dépeçage géographique de l’Empire ottoman par les Alliés ,après la Première Guerre mondiale.

En déclarant un califat, ISIS prétend maintenant  «corriger» …en partie, le conflit vieux d’un siècle.

Il n’était pas clair quel impact immédiat de la déclaration aurait sur le terrain en Syrie et en Irak, si les experts ont prédit qu’il pourrait annoncer luttes intestines entre militants sunnites qui ont uni leurs forces avec l’État islamique dans sa lutte contre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et son chiite dirigé par le gouvernement.

«Maintenant, les insurgés en Irak n’ont aucune excuse pour travailler avec l’ISIS s’ils espéraient partager le pouvoir avec ISIS, dit Aymenn al-Tamimi, un analyste spécialisé dans les militants islamistes en Irak et en Syrie. «La perspective de luttes intestines en Irak est augmentée pour vous, a-t-il ajouté.

La Grande Question à $1 million pour les québécois qui sommeillent sous la bienveillance de l’espion canado-saoudien Philippe Couillard est la suivante:

donnerons-nous un jour des  cours sous la tutelle des djihadistes  dans nos écoles pour remplacer

les cours d’histoire et de science qui seront abolis …afin de faciliter l’intégration  du Québec dans la mouvance islamique?

Le Grand Califat: Une carte montrant prétendument les zones  prévues dans les  plans  des terroristes d'avoir sous son contrôle dans les cinq ans a été largement partagée en ligne. Ainsi que le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et de vastes zones de l'Asie, elle révèle aussi l'ambition ISIS pour s'étendre dans l'Europe. L'Espagne, ou la loi  musulmane a régné jusqu'à la fin du 15ème siècle, ferait partie du califat, tout comme les pays des Balkans et de l'Europe de l'Est, jusqu'à comprendre  l'Autriche.
Le Grand Califat: Une carte montrant prétendument les zones prévues dans les plans des terroristes d’avoir sous son contrôle dans les cinq ans a été largement partagée en ligne. Ainsi que le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et de vastes zones de l’Asie, elle révèle aussi l’ambition ISIS pour s’étendre dans l’Europe. L’Espagne, ou la loi musulmane a régné jusqu’à la fin du 15ème siècle, ferait partie du califat, tout comme les pays des Balkans et de l’Europe de l’Est, jusqu’à comprendre l’Autriche.


 

 

 

 

Arthur Porter est mon meilleur ami

Couillard Porter

 

Les Québécois ont payé le «juste prix» pour le CUSM, soutient Yves Bolduc …

Cachez ce stationnement que je ne saurais voir !

Chaque fois que je passe dans ce coin-là, sur la 720 Ouest, devant l’imposant nouvel hôpital anglophone de Montréal (CUSM), je me pose la question (j’en suis même un peu gossant, demandez à mes amis!): comment, à notre époque, peut-on construire un stationnement étagé aussi haut, aussi visible, aussi moche, comme une espèce de rappel absurde aux horreurs urbanistiques des années 70 et 80 si présentes dans tant de villes nord-américaines?

Eh bien, il semble que je m’indigne pour rien :
selon les conclusions des enquêteurs de la commission Charbonneau, cette masse de béton ajourée de huit étages est un… stationnement souterrain ! Avec autant d’imagination, on pourrait même finir par se convaincre que l’autoroute Ville-Marie, c’est les Champs-Élysées ou que le mât du Stade olympique est un pittoresque phare sur le Saint-Laurent.

Sont forts, tout de même, les anciens dirigeants du CUSM. S’ils ont été capables de faire passer un bloc de huit étages pour un ouvrage souterrain, pas étonnant qu’ils aient été aussi capables d’en passer une p’tite vite au gouvernement. Une p’tite vite qui aurait permis au consortium dirigé par SNC-Lavalin d’obtenir ce contrat en aspergeant quelque 22,5 millions de dollars de pots-de-vin.

Il y aura, vraisemblablement, un jour des condamnations dans cette sordide histoire de corruption au CUSM (huit personnes, dont l’ancien directeur du CUSM, Arthur Porter, et l’ancien PDG de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, sont accusés de fraudes, complot, abus de confiance, notamment), mais en attendant, il n’est pas très difficile de désigner les dindons de cette triste farce. Eh oui, c’est nous (encore une fois!), contribuables québécois, entubés, s’il faut en croire la version des enquêteurs de la commission Charbonneau, par une bande de profiteurs sous l’oeil éteint de notre gouvernement.

Certains s’étonneront peut-être de voir la commission Charbonneau s’intéresser de si près à cette histoire, d’autant que des procédures criminelles sont en cours dans cette affaire. Le titre même de la CEIC – Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction – et la firme impliquée dans un des contrats publics majeurs des dernières années – SNC-Lavalin, géant de cette industrie – devaient toutefois mener naturellement les enquêteurs de la juge Charbonneau le long de la 720. L’octroi et la gestion des contrats publics, ce n’est pas la magouille impliquant les partis politiques ou le gouvernement. L’incurie, aussi, comme on le constate encore une fois, coûte cher aux contribuables.

Cette histoire, pour le Québec, est une vraie honte. Recruter à l’étranger des «spécialistes» pour mieux se faire plumer, ça fait vraiment république bananière de classe mondiale! On n’a pas seulement ouvert la porte du poulailler aux renards, on leur a déroulé le tapis rouge pour les y conduire!

Il faut se rappeler que le gouvernement Charest poussait très fort pour instaurer au Québec le modèle controversé des PPP (partenariat public-privé) et que le CUSM devait être un des fers de lance de cette approche. À l’époque, le gouvernement Charest n’y voyait que des avantages. Les risques, disait-il, pesaient sur les entreprises privées qui ne respecteraient pas leur contrat avec le gouvernement.

La réalité, c’est que les contribuables québécois doivent éponger, encore une fois, les dépassements de coûts, les magouilles avec, en prime, le sentiment honteux de s’être fait avoir et une horreur architecturale de plus dans le paysage montréalais.

Il ne serait pas étonnant par ailleurs que le consortium rival de SNC-Lavalin, dirigé par le géant espagnol OHL, qui a été apparemment écarté par des tractations illégales, réclame compensation, ce qui serait parfaitement normal.

Quelle que soit la suite judiciaire de l’affaire, le CUSM avance et son inauguration est prévue pour 2015. On prévoit déjà une grande fête, une parade, etc.

Philippe Couillard, qui sera nécessairement de la fête, doit espérer très fort qu’on ne parle plus trop de son ancien ami et associé Arthur Porter au moment de couper le ruban.

Rien n’est moins sûr. Ça s’incruste, des taches pareilles.

Vincent Marissal

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