Syrie : Les djihadistes sont massivement drogués au Captagon, un euphorisant fabriqué par l’OTAN

La drogue est financée par l'OTAN,les saoudiens et Israel.
La drogue est financée par l’OTAN,les saoudiens et Israel.

Alors que les médias occidentaux et du Golfe laissent penser que les jihadistes se nourrissent principalement de la lecture du Coran, les saisies effectuées en Syrie montrent qu’en réalité, ils se droguent au Captagon.

L’armée arabe syrienne a saisi en deux jours une voiture pleine de comprimés de Captagon et un camion citerne en contenant une tonne.

Le Captagon (Fénétylline chlorhydrate) est une amphétamine qui suscite une certaine euphorie et insensibilise à la douleur. Mêlé à d’autres drogues, comme du haschich, il constitue la ration alimentaire de base des jihadistes. Les combattants ne ressentent plus ni leurs souffrances, ni celles qu’ils infligent aux autres. Dès lors, ils peuvent commettre toutes sortes d’atrocités en riant.

Contrairement à une idée répandue, les jihadistes ne sont pas motivés par des préoccupations religieuses, mais par la recherche de plaisirs immédiats. Ils sont principalement recrutés parmi les voyous et dans les prisons.

Fabriqués en 2011 par l’Otan dans un laboratoire en Bulgarie, le Captagon est maintenant produit dans tout le Proche-Orient, y compris sur le territoire syrien.

Source: Le Réseau Voltaire

Livre numérique : Armes Silencieuses pour guerres tranquilles- ToP SECRET par William Milton Cooper

 

 

Publishing, 1991

 

TOP SECRET

Publié en annexe du livre « Behold a pale horse » de William Cooper, Light Technology P SECRET Silent weapons for quiet wars

 

Armes silencieuses pour guerres tranquilles

 

An introductory programming manual

 

Operations ResearchTechnical Manual TM-SW7905.1

 

 WilliamCooper 003

 

Bienvenue à bord!

 

Cette publication marque le 25è anniversaire de la Troisième Guerre Mondiale, appelée »guerre tranquille », et conduite en utilisant des armes biologiques subjectives, qualifiées »d’armes silencieuses ».

 

 

 

Le document suivant, daté de Mai 1979, a été trouvé le 7 Juillet 1986 dans un photocopieur acheté dans une vente  d’articles de bureau provenant d’un département  du gouvernement américain associé à la sécurité.

 

L’ensemble de la théorie mathématique développée dans l’étude d’un système d’énergie (mécanique, électronique, etc.) peut être directementappliqué dans l’étude de n’importe quel autre système d’énergie (par exemple économique).

 

Découverte décisive

 

Le champ de l’industrie aéronautique fournit la plus grande évolution enengineering économique par la voie de la théorie mathématique du

« shock-testing« . Dans ce procédé, un projectile est tiré à partir d’un avion vers le sol,et l’impulsion du recul est mesurée par des capteurs de vibration disposés surla carlingue, et branchés à des graphes enregistreurs.

 

En étudiant l’écho ou les réflexions de l’impulsion de recul sur l’avion, il estpossible de découvrir les vibrations critiques dans la structure de l’avion. (…)Du point de vue de l’engineering, cela signifie que les forces et les faiblessesde la structure d’un avion en termes d’énergie vibratoire peuvent êtredécouverts et manipulés.

 

Application en économie

 

Pour utiliser cette méthode de « shock testing » aéronautique dansl’engineering économique, les prix des produits sont soumis à un choc, et laréaction du public est mesurée. L’écho résultant du choc économique estinterprété théoriquement par des ordinateurs et la structure psycho-économique est ainsi découverte. C’est par ce procédé qu’est découvert ce quidéfinit le ménage familial et rend possible son évaluation.

 

Dès lors, la réponse du ménage aux chocs futurs peut être prédite etmanipulée, et la société devient alors un animal bien régulé avec ses reinssous le contrôle d’un système sophistiqué de comptabilité de l’énergie socialerégulé par ordinateur.

 

Finalement, chaque élément individuel de la structure en vient à être sous lecontrôle d’un ordinateur à travers la connaissance des préférencespersonnelles, une telle connaissance étant garantie par l’associationinformatique du code barre avec des consommateurs identifiés (via le numérode carte de crédit, et plus tard par le tatouage permanent sur le corps d’unnuméro invisible sous la lumière ambiante ordinaire).

 

Le modèle économique

 

Le Harvard Economic Research Project (1948 -… ) était une extensiond’Operations Research. Son propos était de découvrir la science du contrôled’une économie: au départ l’économie américaine, puis l’économiemondiale. Il fut pressenti qu’avec suffisamment de bases mathématiques etde données, il serait bientôt facile de prédire et de contrôler la tendanced’une économie, aussi bien que de prédire et de calculer la trajectoire d’unprojectile. Ceci s’est effectivement avéré être le cas. Plus encore, l’économiea été transformée en un missile guidé vers une cible.

 

Le but immédiat du projet Harvard était de découvrir la structureéconomique, quelles forces modifient cette structure, comment lecomportement de la structure peut être prédit, et comment il peut êtremanipulé. Ce qui était recherché était une connaissance bien organisée desstructures mathématiques et des interrelations d’investissement, deproduction, de distribution, et de consommation.

 

Pour faire un résumé de tout cela, il fut découvert qu’une économieobéissait aux mêmes lois que l’électricité, et que toutes les théoriesmathématiques ainsi que le savoir faire pratique et informatique développédans le domaine électronique pouvait être directement appliqué dans l’étudede l’économie.

 

Cette découverte ne fut pas proclamée ouvertement, et ses implications lesplus subtiles furent et sont encore un secret soigneusement gardé, commepar exemple le fait que dans un modèle économique, la vie humaine estmesurée en dollars, ou qu’une étincelle électrique générée à l’ouverture d’uninterrupteur connecté à un inducteur actif est mathématiquement analogue àl’initiation d’une guerre.

 

Le plus grand obstacle rencontré par les théoriciens de l’économie fut ladescription précise du ménage en tant qu’industrie. Ceci est un défi parceque les achats du consommateur sont une affaire de choix, qui est lui-mêmeinfluencé par le revenu, les prix, et d’autres facteurs économiques.

 

Cet obstacle fut levé par un moyen indirect et statistiquement approximatif,en utilisant le shock-testing pour déterminer les caractéristiques courantes,appelés coefficients techniques courants, d’une industrie de biens ménagers.

 

Finalement, parce que les problèmes en économie théorique pouvaient êtretraduits très facilement en problèmes d’électronique théorique, et la solutiontraduite à son tour en sens inverse, il s’en suivit que seul un livre detraduction linguistique et de définition de concepts avait besoin d’être écrit.Le reste pouvait être trouvé dans les travaux ordinaires en mathématique etélectronique. Cela rend inutile la publication d’un livre sur l’économieavancée, et simplifie considérablement la sécurité du projet.

 

 

 

 

William Milton Cooper  à un dîner.
William Milton Cooper à un dîner.

 

 

 

 

 

 Sommaire de la diversion

 

Médias: Garder l’attention du public adulte distraite, loin des véritablesproblèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle.

 

Enseignement: Garder le public ignorant des véritables mathématiques, dela véritable économie, de la véritable loi, et de la véritable histoire.

 

Spectacles: Maintenir le divertissement public en-dessous du niveau de lasixième.

 

Travail: Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pourpenser; de retour à la ferme avec les autres animaux.

 

Table des stratégies

 

Faites ceci                                      /                 Pour obtenir ceci

 

Garder le public ignorant             /            Moins d’organisation publique

 

Créer de la préoccupation              /          Moins de défenses

 

Attaquer la cellule familiale            /         Contrôle de l’éducation de la jeunesse

 

Donner moins de cash et plus decrédits ou d’indemnités / Plus de laisser-aller et plus dedonnées

 

Conformité sociale                               /           Simplicité de la programmationinformatique

 

Minimiser la protestation contre les taxes /  Maximum de données économiques,minimum de problèmes de contrainte

 

Stabiliser le consentement               /                Simplicité des coefficients

 

Etablir des conditions-cadre             /               Simplicité des problèmes, solutiondes équations différentielles

 

Justesse du timing                               /                 Moins de décalage et de flou dans lesdonnées

 

Maximiser le contrôle                         /                 Résistance minimum au contrôle

 

Logistique

 

L’application avec succès d’une stratégie requiert une étude attentive desentrées, sorties, de la stratégie reliant les entrées aux sorties, et des sourcesd’énergie disponibles pour remplir cette stratégie. Cette étude est appeléelogistique.

 

Un problème logistique est étudié au niveau élémentaire d’abord, puis lesniveaux de complexité plus grands sont étudiés en tant que synthèse desfacteurs élémentaires.

 

Cela signifie qu’un système donné est analysé, c’est à dire décomposé en ses  sous-systèmes, ceux-ci étant à leur tour analysés, jusqu’à ce que, par ce  processus, on parvienne à « l’atome » logistique, l’individu.

 

Courte liste d’inputs

 

Questions auxquelles répondre:

 

– quoi- quand- où- comment- pourquoi- qui

 

Sources d’information générales:

 

– écoutes téléphoniques- surveillance- analyse des ordures- comportement des enfants à l’école

 

Standard de vie selon:

 

– nourriture- habillement- habitat- moyens de transport

 

Contacts sociaux:

 

– téléphone (enregistrements d’appels répertoriés)- famille (certificats de mariage, de naissance, etc.)- amis, associés, etc.- adhésion à des associations- affiliation politique

 

La trace de papier personnelle

 

Habitudes personnelles d’achat:

 

– chèques bancaires- achats par carte de crédit- achats par carte de crédit « marquée » – association de la carte de crédit avec le code barre des produits (U.P.C. – Universal Product Code)

 

Possessions (actif):

 

– compte chèque- comptes sur livret- dépôt dans un coffre de banque- business- automobiles- actions en bourse

 

Handicaps (passif):

 

– emprunts, crédits à la consommation

 

 

 

 obey-giant-hostile-takeover

 

 

 

 

 

Résumé

 

Le peuple mandate les politiciens afin que le peuple puisse:(1) obtenir la sécurité sans avoir à l’organiser.(2) obtenir l’action sans avoir à y réfléchir.(3) infliger le vol, les blessures, et la mort à d’autres sans avoir à contempler la vie et la mort.(4) éviter la responsabilité pour leurs propres intentions(5) obtenir les bénéfices de la réalité et de la science sans s’exercer eux-mêmes à la discipline d’affronter ou d’apprendre l’une ou l’autre de ces choses.

 

Il donne aux politiciens le pouvoir de créer et de diriger une machine de guerre pour:(1) pourvoir à la survie de la nation/utérus.(2) empêcher l’empiétement de quoi que ce soit sur la nation/utérus(3) détruire les ennemis qui menacent la nation/utérus.(4) détruire ceux des citoyens de leur propre pays qui ne se conforment pas au respect de la stabilité de la nation/utérus.

 

Relations du flux dans le temps et oscillations auto-destructives

 

Une industrie type peut être symbolisée électroniquement de plusieurs manières. Laplus simple est de représenter la demande par un voltage, et l’offre par un courant.Quand ceci est fait, la relation entre les deux devient ce que l’on appelle uneadmission, qui peut résulter de trois facteurs économiques: (1) le flux rétrospectif,(2) le flux présent, et (3) le flux prévisionnel.Le flux prévisionnel est le résultat de la propriété des entités vivantes qui fait quel’énergie (nourriture) est stockée pour une période de basse énergie (c’est à dire pourla saison d’hiver). Dans une industrie de production, il prend différentes formes; l’uned’elles est connue sous le nom de stock de production ou inventaire. En symboliqueélectronique, ce type de demande industrielle (pure industrie de capital) estreprésentée par la capacitance, et le stock (ou ressource) est représenté par unecharge stockée. La satisfaction d’une demande industrielle souffre d’un décalage àcause de l’effet de remplissage des stocks.Le flux présent n’implique idéalement aucun délai. Il est, à proprement parler, del’input du jour pour de l’output du jour, un flux « de la main à la bouche ». Ensymbolique électronique, ce type de demande industrielle est représentée par uneconductance qui est alors une simple valve économique (un élément dissipatif).Le flux rétrospectif est connu comme habitude ou inertie. En électronique, cephénomène est caractéristique d’un inducteur (pure industrie de services) dans lequelun flux de courant (équivalent économique: le flux d’argent) crée un champmagnétique (équivalent économique: la population humaine active) qui, si le courant(flux d’argent) commence à diminuer, disparaît (guerre) pour maintenir le courant(flux d’argent – énergie).D’autres alternatives importantes à la guerre en tant qu’inducteurs économiques sontun programme d’assistance sociale sans fin, ou un énorme (mais fructueux)programme spatial.Le problème dans la stabilisation d’un système économique est qu’il y a trop dedemande, à cause de trop d’avidité et trop de population.Cela crée une inductance économique excessive qui peut seulement être équilibréepar de la capacitance économique (vraies ressources ou valeur, c’est à dire biens etservices).Le programme d’assistance sociale n’est rien de plus qu’un système d’équilibragebasé sur un crédit sans fin, qui crée une fausse industrie de capital pour donner à desgens non-productifs un toit au-dessus de leur têtes et de la nourriture dans leursestomacs. Cela peut être utile, toutefois, parce que les récipients deviennent lapropriété de l’état en retour pour le « cadeau », une armée prête pour l’élite.Ceux qui sont accrochés à la drogue économique doivent aller vers l’élite pour avoirune dose. En cela, la méthode d’introduction de montants importants de capacitance

 

stabilisatrice s’applique en empruntant sur le futur « crédit » du monde. Ceci est unequatrième loi de mouvement, et consiste en l’accomplissement d’une action et enquittant le système avant que la réaction produite ne revienne au point de départ del’action (réaction différée).Le moyen de survivre à une réaction est de changer le système avent que la réactionne puisse intervenir. Par ce moyen, le politicien devient plus populaire de son temps,et le public paye plus tard. En fait, la mesure d’un tel politicien est le temps de délai.La même chose est accomplie par le gouvernement en imprimant de la monnaie au-delà des limites du produit national brut, un processus économique appelé inflation.Cela met une grande quantité d’argent entre les mains du public, et maintient unéquilibre contre leur avidité, crée une fausse confiance en eux-mêmes et, pour unmoment, tient le loup loin de la porte.Il peut éventuellement revenir à la guerre d’équilibrer le compte, parce que la guerreest simplement, en dernier ressort, l’acte de détruire le créditeur, et les politicienssont les vedettes publiquement chargées de justifier l’acte et de garder laresponsabilité du sang loin de la conscience du public. (voir la section sur lesfacteurs de consentement et la structuration socio-économique)Si les gens se souciaient réellement de leur prochain, il contrôleraient leur appétits(avidité, procréation, etc.) afin qu’il puissent ne pas avoir à compter sur un crédit ouun système d’assistance sociale.

 

Puisque la majorité du public ordinaire n’exercera pas une telle restriction, il n’y aque deux alternatives pour réduire l’inductance économique du système:(1) Laisser le peuple s’entre-tuer dans la guerre, ce qui aura pour seul résultat ladestruction totale de la vie sur terre.(2) Prendre le contrôle du monde par l’utilisation « d’armes silencieuses »économiques, sous la forme d’une « guerre tranquille », et réduire l’inductanceéconomique à un niveau sûr, par un processus d’esclavage et de génocide.

 

Le dernière option a été retenue comme la meilleure option évidente. A ce point, ildoit être clair comme du cristal pour le lecteur pourquoi le secret absolu estnécessaire à propos des armes silencieuses. Le public ordinaire refuse d’améliorer sapropre mentalité et sa foi en son prochain. Il est devenu une horde de barbaresproliférants, et à proprement parler, un fléau sur la face de la terre.Ils ne se soucient pas de la science économique pour apprendre pourquoi ils n’ont pasété capables d’éviter la guerre en dépit de la moralité religieuse, et leur refusreligieux ou auto-gratifiant de traiter les problèmes planétaires rend la solution de cesproblèmes hors de leur portée.Ceci est laissé aux quelques uns qui veulent réellement penser et survivre comme lesplus aptes à survivre, et résoudre les problèmes pour eux-mêmes comme pour ceuxqui sont réellement conscients. Autrement, la révélation publique de l’armesilencieuse détruirait leur seul espoir de préserver la graine de la future véritable humanité.

(Le texte fini ainsi)

Traduction par MD.

 

cooper

 

 

Livre numérique:Némésis et tarte au riz de Frank Muller

 *Je vous offre aujourd’hui,non pas un livre ,mais une nouvelle numérique …car beaucoup de gens  n’ont pas toujours le temps de lire des livres entiers.Je choisirai à l’occasion de courtes nouvelles de qualité .

fin-du-monde-2

 Les dinosaures nous ont montré la voie. Les pauvres, ils ne méritaient pas ça.

  Pour nous, ce n’est que justice dans le fond. On ne peut pas jouer au gamin gâté pendant des siècles sans s’attendre à recevoir une bonne claque à un moment ou à un autre. Il n’existe pas de fête éternelle. Cro-Magnon s’est bien marré, d’accord. Homo sapiens s’est bien gavé, tant mieux. Et même s’il y a eu des moments un peu pourris, quelques creux exécrables, faut reconnaître qu’on ne s’est pas gêné pour s’éclater. Va falloir ranger un peu maintenant. Fourrer les gobelets en plastique dans la poubelle, vider les cendriers dégueulasses et passer un coup de serpillière. Histoire de faire un peu de place pour les prochains noceurs. Un bon rocher de plusieurs milliards de tonnes sur le coin du crâne, y a rien de mieux pour remettre de l’ordre dans ce fouillis. Plus efficace que la Javel, y a pas photo.

 

  Les historiens, froids et désespérés, estiment que notre présence dans le grand mouvement du temps n’est qu’une anecdote.

  Les scientifiques, cyniques et lucides, admettent que notre existence est en grande partie due au hasard.

  Les religieux, fiévreux et transis, glorifient le doigt divin qui nous pointe pour cible, nous, pauvres êtres chimériques nés des entrailles du grand bonhomme.

  Louis, obsédé et honteux, hurle sans hésitation qu’il n’en a rien à foutre.

  Il revoit parfaitement la journaliste en pleurs qui a annoncé notre extinction dans un flash spécial, un mardi vers 21 heures. À un moment, il en est persuadé, elle a gerbé en se planquant derrière un prompteur.

  Un astronome polonais, Jaromir Kowalsky, désormais l’homme le plus célèbre de l’histoire — pour un bref moment — avait découvert l’objet céleste en décembre. Des équipes de confrères internationaux avaient procédé à près de huit mille calculs de vérification pendant deux mois. La conclusion avait malheureusement sauté aux yeux au bout de la vingtième équation. Un rocher essentiellement constitué de fer, de la taille d’un quart de Lune, fonçait vers nous à la vitesse d’un obus sidéral, soit à environ quarante kilomètres à la seconde. ZUT ! Quelqu’un allait pouvoir écrire « The end » sur la dernière page de l’encyclopédie Universalis.

 

  C’est dingue comme le chaos peut facilement se mettre en place. Comme s’il couvait, invisible, entre les rues et les âmes. La France s’embrasa littéralement, les USA implosèrent, l’Afrique… Non, l’Afrique ne fit rien, ça faisait déjà longtemps qu’on l’avait mise dans la merde. La Chine s’immola, le Japon se hara-kirisa, le Brésil se lambada, la Belgique trembla puis, comme toujours, trouva une solution. On concentra les biens de première nécessité dans des endroits faciles d’accès et connus de tous, puis on instaura une illusoire loi martiale et un couvre-feu à 19 heures. L’armée, la police, les pompiers, quelques fonctionnaires, ainsi que quelques « spécialistes » aux compétences particulières, tous enrôlés volontaires, furent regroupés au sein d’une entité de secours nommée Novam, sous contrôle du centre de crise permanent de Bruxelles, le C.C.B. Le Novam se chargeait avant tout de la protection et de la distribution des vivres, de l’eau et de l’électricité, mais gérait aussi d’autres domaines importants comme la sauvegarde culturelle — département dans lequel Louis traînait désormais ses afflictions.

 

  Dans les huit premiers jours qui avaient suivi l’annonce officielle de notre disparition imminente, 172 816 personnes avaient trouvé la mort entre Ostende et Arlon. Des suicides en grande partie, mais beaucoup d’incrédules — ou de cinglés — avaient aussi péri en essayant de voler des lecteurs DVD ou des iPod que des commerçants tout aussi incrédules — ou cinglés — avaient tenté de protéger.

  Il faudrait plusieurs milliers de pages pour rendre compte des événements dramatiques et insensés qui se sont déroulés pendant ces jours et ces nuits infernales mais, dans l’ensemble, disons que ça ne s’est pas trop mal passé. Au bout d’une semaine, tout le monde ou presque était épuisé de désespoir. Louis avait résumé ça par une formule griffonnée sur un coin d’annuaire lors d’une de ses nuits d’insomnies alambiquées :

  Extinction = plus d’avenir = plus de projet = plus de désir = plus de loi = RIEN.

  Plus rien ne sert à rien. Connaître la météo ? Pour quoi faire ? Aller au boulot ? Euh… Mettre des sous sur son livret d’épargne ? Pardon ? Du plus petit des détails aux choses les plus fondamentales, tout est devenu inutile. La raison a vaincu la folie, terrassée par l’évidence de notre vacuité. Les rues sont désertes, les magasins sont fermés, les portes des théâtres sont scellées, les feux de circulation ne fonctionnent plus, les poubelles s’entassent, les pigeons s’amusent. Chacun reste chez soi, calfeutré, en se regroupant par affinité familiale ou amicale, pour regarder la télévision, prier et discuter de ce qu’on a fait et de ce qu’on ne fera jamais. On ne sort que pour se rendre au centre Novam le plus proche et se réapprovisionner. On attend. Point. Bien sûr, il y a encore quelques quidams qui vagabondent : une minorité peu fréquentable de psychopathes, de dévots et d’instables qui ne contrôlent plus leurs pulsions et leurs fantasmes ; mais au final, l’apocalypse a des allures de lendemain de gala.

  La route qui emmène Louis vers l’enfer est pourtant pavée d’actes inutiles et incontrôlables, d’envies sournoises qui le grignotent de l’intérieur comme les mandibules d’un insecte. Il ne se rase plus et ne se lave plus les dents. Il préfère éviter son reflet dans le miroir. Il se dégoûte.

 

***

 

  Louis ralentit à pas d’homme pour profiter de la vue. La place St Lambert offrait sa désolation sous un soleil pâle d’avril. Le panorama était plus triste qu’effrayant. La plupart des monuments, semblables à des ruines après un bombardement, ne tenaient debout que par un miracle géométrique. Le palais des Princes-Évêques s’était consumé pendant quatre jours. Sa carcasse décharnée, torturée, éventrée, défiait quelque géant d’oser venir l’achever. Les galeries marchandes, autrefois bruyantes et agitées, s’étendaient désormais sans souffle, comme le cadavre oublié d’une vieille matrone. Près de la fontaine, une bande d’adultes formait un cercle autour d’une silhouette allongée au sol dans une mare de sang. Louis jeta un coup d’œil sur le fusil à pompe coincé sur le siège passager mais ne s’arrêta pas.

  Il gara la Citroën aux couleurs du Novam au coin de la place St Paul déserte. Le silence, uniquement perturbé par les gazouillis de quelques oiseaux inconscients du sort des hommes, l’entoura de sa présence envoûtante, comme un linceul maudit. Il prit le sac avec le matériel, réajusta la bandoulière du fusil accroché à son épaule, et claqua le coffre avec force. Le son, pareil à une détonation, résonna en échos multiples bizarrement rassurants. Il se dirigea vers la cathédrale et croisa quelques inconnus aux mines grises qui marchaient d’un pas pressé, les yeux baissés, l’échine courbée par le poids de l’angoisse. Louis se souvenait de ces jours de beau temps qui gonflaient les cœurs des Liégeois. Il en avait passé des heures à flâner dans le piétonnier ou à traîner à la terrasse d’un bistro en regardant les passants, en guettant leurs chuchotements et en s’imaginant leurs vies. Plus personne ne s’attarderait ici pour se délecter du temps qui passe. Nous étions tous déjà morts.

  Louis travaillait à la préservation du patrimoine. Plusieurs navettes spatiales chargées de milliards d’informations décolleraient bientôt pour transmettre notre souvenir à d’hypothétiques cousins extraterrestres. Un projet absurde mais romantique qui témoignait de notre candeur et de notre obsession à nous croire importants. Louis se chargeait de rédiger les biographies d’artistes liégeois anodins et de collecter des photographies haute résolution de leurs œuvres. Son travail, compressé sur de gigantesques disques durs, embarquerait bientôt vers le néant du vide sidéral.

  Le « client » du jour, un peintre sans importance, habitait derrière l’ancienne collégiale romane. Louis ne résista pas à l’envie de s’y recueillir un instant. Bien qu’agnostique depuis l’âge de raison, il avait toujours été émerveillé par l’atmosphère des églises. Une complainte mélodieuse l’accueillit comme par magie. Huit dames âgées, debout sous la splendide voûte bigarrée du transept, chantaient la gloire du Sauveur pour une centaine de pénitents songeurs. La douce lumière filtrée par les vitraux multicolores et l’odeur humide du bois et de la pierre parachevaient l’ambiance fantasmagorique du moment. Louis s’engagea sous la nef mais n’eut pas le courage de s’approcher. Il ne méritait pas cette beauté et quitta les lieux en tanguant, étourdi par l’expérience.

  Liège lui parut soudain plus ténébreuse encore, comme si tout ce qu’il restait de bon dans la ville avait trouvé refuge entre les briques sombres de la vieille cathédrale, dans le chant de quelques sexagénaires. Au loin, la fontaine de la Vierge à l’Enfant se dissolvait dans une brume sulfureuse. Au fond de son iris, la cité ardente s’évaporait déjà en volutes. Il secoua la tête et reprit sa route.

 

***

 

  Louis avait épousé une bouteille de whisky et ne lui était guère fidèle. Il succombait facilement à la tentation d’une bonne chope de bière, d’un pichet de vin ou d’un godet de péket. Il avait dit « oui » à l’alcool, pour le meilleur et pour le pire. Tout le monde ou presque ignorait qu’il était un pochtron de compétition depuis bientôt vingt ans. Les gens disaient qu’il avait une bonne descente, que c’était un sacré fêtard, mais ils ne se doutaient pas que son sang se transformait en confiture de genièvre, que ses globules blancs se dopaient au houblon. Ses amis se souvenaient vaguement du terrible accident de Clio qui l’avait tenu alité pendant plusieurs semaines mais personne ne savait qu’il avait perdu le contrôle de son véhicule avec 3,3 g d’un mélange explosif de bibine dans le sang. Louis était un alcoolo lucide et vergogneux, et dans le fond, il n’y pouvait rien.

  Gilbert Destrée ouvrit la porte avec la nervosité mêlée de timidité d’un gamin recevant la visite de St-Nicolas. Sa silhouette squelettique, dessinée sous un tablier centenaire couvert de taches de peinture, lui donnait l’allure d’un laborantin diabolique. Ses cheveux gris, filasses, flottaient autour de son visage anguleux. Sa peau, ratatinée par les décennies, couverte de sillons insondables, s’amalgamait de teintes changeantes, tantôt roses, tantôt jaunes. Louis présenta son badge du Novam mais l’artiste n’y prêta pas attention.

  « Entrez, entrez, dit le vieil homme. J’ai tout préparé », ajouta-t-il enthousiaste en tendant la main vers une série de tableaux aux couleurs vives.

  Louis fit trois pas en titubant, mal à l’aise devant ces œuvres abstraites médiocres qui respiraient la joie de vivre et la naïveté de l’enfance. Il n’avait jamais rien vu d’aussi obscène. À droite, sur un petit guéridon, trônait une tarte au riz. Le comble du luxe en ces temps de disette. Le vieil homme remarqua que la pâtisserie éveillait la curiosité de son hôte.

  « J’ai un ami boulanger. Il n’a pas renoncé à donner du plaisir aux gens. Ce sera notre récompense. »

  Louis acquiesça de la tête.

  « Je suis heureux, je suis heureux », ajouta le vieil homme dans un murmure.

  Ses longs doigts tordus par l’arthrite invitèrent Louis à se rapprocher de ses toiles.

  « Vous êtes heureux ? demanda Louis.

  — Bien sûr.

  — Nous allons tous mourir.

  — Memento mori, jeune homme. Une jolie lapalissade.

  — Oui, en effet, hésita Louis.

  — Mon travail filera bientôt vers le firmament des cieux. Quelle magnifique compensation.

  — Je vois.

  — Vous ne déballez pas votre matériel ?

  — Nous pourrions discuter un peu avant.

  — Oh », susurra le vieil homme, déçu, stoppé dans son élan.

  Ils prirent place sur deux canapés ancestraux couverts d’un velours verdâtre râpé.

  « Nous nous connaissons, affirma Louis.

  — Ah bon ? À quelle occasion, jeune homme ? demanda Gilbert sans dissimuler son intérêt.

  — Avant que vous ne séjourniez en prison », mâchouilla Louis.

  Son ton était froid comme la banquise. Le visage du vieil homme se voila.

  « Mes parents m’avaient inscrit dans l’association de jeunesse du village. Une excellente idée, a priori. J’étais un enfant turbulent.

  — Oui, oui, ronchonna Gilbert.

  — Vous vous souvenez ?

  — Nous changeons tous, dit le vieil homme en anticipant la suite du récit.

  — L’éducateur était un grand gars plein de rêves artistiques, continua Louis, comme s’il récitait un texte mille fois répété. Un salopard de vicelard qui s’est bien amusé avec les gosses. Ça vous dit quelque chose ? »

  Gilbert ne répondit pas. Sa bouche se tordit, ses yeux minuscules regagnèrent une grotte au fond de son crâne. Louis retrouva enfin les traits du monstre qui avait fait basculer sa vie. Le faciès hideux qu’il tentait désespérément d’effacer de sa mémoire à grand renfort de liqueur et de vinasse. Il se leva et arma son fusil avec un calme effrayant. Le vieil homme enfonça les doigts dans les accoudoirs. Ses phalanges rosirent. Son corps vibrait comme un robot de cuisine. Louis visa. Ses yeux se noyèrent dans ceux de sa victime.

  « T’iras pas au firmament, salaud. »

  Il appuya sur la détente.

  Louis ne voulait pas seulement que son persécuteur meure, il voulait être l’unique responsable de cette mort. La colère brûlait en lui, indomptable, souveraine, alimentée au charbon de ses douleurs. Il se détestait, conscient de céder aux désirs primitifs et dégoûtants qui sommeillaient au fond de sa sordide nature humaine, mais il ne pouvait lutter contre les tourments de cette volonté horrible, furieuse et aliénée. La vengeance le rongeait comme un poison noir enfoui au plus profond de ses entrailles. Il avait faim de chair, il était assoiffé de sang. La justice n’avait rien à voir là-dedans. Aucun rocher venu du fond des âges n’avait le droit de le priver de ce besoin d’ivresse, de cet appétit pour la mort. Il déglutit bruyamment, lâcha le fusil, et fixa un instant ses mains tremblantes de meurtrier. Il laissa son regard vagabonder une dernière fois sur les toiles joyeuses, flamboyantes, innocentes, puis se saisit d’un morceau de tarte qu’il enfourna en quatre bouchées. Un délice orgasmique ondula à la surface frémissante de sa peau. Il sourit et quitta l’atelier.

 

  Un jeune homme d’une vingtaine d’années l’attendait dans la rue étroite qui longeait le mur du cloître. Ses yeux avaient la couleur de la lave incandescente, au bout de ses doigts brillait un éclat d’onyx. Louis le trouva charmant. Marc Simonis — fils de Jean-Louis et Thérèse Simonis, décédés dans leur voiture en revenant d’un concert, percutés par un chauffard bourré dans une Clio — leva le bras, pointa le pistolet et logea deux balles dans la tête de Louis.

 

  Nous n’étions pas grand-chose et nous ne laisserons rien. Mais de ce rien renaîtra la vie, c’est sûr, sans passé, sans héritage, sans souvenirs. Heureuse, peut-être.