Video: Les risques accrus de guerre civile aux Etats-Unis

C’est une affaire qui a été littéralement censurée dans les grands médias alignés, mais qui provoque un buzz et une onde de choc historiques aux Etats-Unis et au-delà :

 

En effet, des citoyens armés étasuniens, armés jusqu’aux dents, sont parvenus à faire reculer les Fédéraux armés eux aussi jusqu’aux dents dans une sombre affaire de bétail et de redevance au Névada, dans le Grand Ouest des Etats-Unis où les milices armées sont autorisées.

Le Ranch Bundy

Tout a commencé lorsque le fils d’un puissant fermier dirigeant le « Bundy Ranch » s’est opposé physiquement, en pleine steppe désertique du Névada à la saisie de plusieurs centaines de têtes de bétail par le BLM, le Bureau fédéral en charge du prélèvement de la taxe sur le fermage :

 

Cliven Bundy, 67 ans, rancheur au Névada, refusait de longue date de verser un droit pour faire paître ses bêtes au BLM (Bureau of Land Management), estimant qu’en bon patriote américain il n’a pas à entretenir des fonctionnaires « étrangers » à sa terre, jusqu’au moment où la police fédérale est venue saisir des centaines de bêtes sur le terrain : A ce moment, le fils a décidé de bloquer le passage du convoi qui emmenait ses bêtes et a été attaqué par un chien policier lancé contre lui.

 

Tout a très vite dégénéré, puisque les habitants du secteur ont immédiatement afflué pour apporter leur soutien au Ranch Bundy, obligeant la police Fédérale à déployer des blindés et des hélicoptères pour tenter d’imposer le calme.

 

Face à ce déploiement de force fédérale particulièrement démonstratif, des milices armées ont décidé à leur tour de s’inviter dans ce face à face sans précédent, affluant par dizaines de tout le pays, avec notamment le site anti-NWO Infowars.com comme médiateur (au sens attalien du terme) de cette affaire :

 

Très vite des snipers armés jusqu »aux dents ont été déployés par la police fédérale, tandis qu’en face d’autres snipers « citoyens », eux-mêmes armés jusqu’aux dents, se déployaient autour des policiers et les tenaient en joue.

Crainte d’un nouveau Wacco 

La tension est devenue extrêmement vive entre les agents fédéraux représentant le gouvernement US et les milices armées représentant les citoyens US, au point qu’à la moindre étincelle, tout pouvait dégénérer et provoquer un drame pire peut-être que la tragédie de Wacco.

C’est pourquoi le gouvernement d’Obama a semble-t’il capitulé face à la démonstration de force des citoyens rassemblés autour du Ranch Bundy, décidant non seulement de quitter les lieux, mais aussi de laisser  paître  les animaux saisis puis repris de force par les fermiers locaux !

Risques accrus de guerre civile

Cette capitulation historique des agents fédéraux face à des citoyens étasuniens organisés et armée a été totalement censurée dans les médias alignés US comme européens : il faut dire qu’elle illustre de manière spectaculaire la défiance de plus en plus grande et déterminée des populations étasuniennes « de base » face au Pouvoir et aux élites US, au point qu’une guerre civile devient de plus en plus probable au rythme où vont les choses.

 

La situation en Ukraine montre que décidément, la tension est en train de monter comme rarement à l’extérieur comme à l’intérieur des Etats-Unis (ce sont en effet les élites atlantistes qui sont également à la manoeuvre en Ukraine), laissant augurer de jours bien sombres lorsque le chaos sera lancé…

Source: Infowars

Togo, Décès du détenu Atandi en ce jour du 27 avril

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Pendant que le peuple togolais commémore le 54 èm anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, les conditions inhumaines se poursuivent pour les prisonniers togolais. Le plus Faure des togolais n’a daigné élargir les détenus ne serait ce que pour désengorger les mouroirs de prisons comme c’est chanté dans les beaux discours. Le nommé Atandi, celui là même qui a été manipulé dans le dossier Bertin Agba, du nom du richissime homme d’affaires togolais torturé puis incarcéré à la prison civile de Tsévié, à rendu l’âme ce jour du 27 avril aux environs de 17H20 au cabanon, au CHU Sylvanus Olympio.

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Atandi fait partie des acteurs que le pouvoir a fabriqué de toutes pièces pour jouer un rôle de mauvais aloi dans le ténébreux dossier dit d’escroquerie internationale qui met en première ligne Abass al Youssef, Loïc le Floch Prigent, Agba Bertin et accessoirement l’ancien ministre de l’administration territoriale…

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Importante marche symbolique contre le projet du pipeline de TransCanada à Gros -Cacouna

Manifestation à Cacouna
Crédit photo : Capture d’écran TVA Nouvelles

Environ 400 personnes ont pris part dimanche matin à une marche symbolique pour démontrer leur opposition au projet de TransCanada d’implanter un port pétrolier sur le site de Gros-Cacouna, Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

Des représentants d’organismes pro-environnement, tels Nature Québec, Greenpeace, Fondation David Suzuki, SNAP, Coalition Saint-Laurent, Centre québécois du droit de l’environnement, Conseil Régional de l’Environnement du Bas-Saint-Laurent, l’AQLPA, WWF et Équiterre se sont joints à d’autres marcheurs en provenance de plusieurs régions du Québec, sous une température frisant le point de congélation.

(Crédit photo: Capture d’écran TVA Nouvelles)

C’est en scandant des slogans comme «Ne touchez pas à notre fleuve, le fleuve aux bélugas et TransCanada coule pas chez nous!», que le groupe de manifestants, a marché les 1,2 km séparant le stationnement de l’église jusqu’à l’entrée du port de mer de Gros-Cacouna.

Lors d’un point de presse précédant la marche, M. Christian Simard, directeur général de Nature Québec, s’en est pris à TransCanada, en l’accusant d’être arrogante.

(Crédit photo: Agence QMI)

Il a dénoncé les travaux géophysiques avec impacts, présentement en cours sur le site du port, avant tout examen public, soit par l’Office national de l’énergie (ONE) ou le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Christian Simard a aussi souligné que ces travaux mettaient en danger une population de 900 bélugas, «dont le statut va passer de menacé, à en voie de disparition très prochainement».

(Crédit photo: Agence QMI)

Puis prenant la parole, Mikael Rioux, un activiste de Trois-Pistoles, a invité la population à marcher avec lui le long du tracé du pipeline, de Cacouna jusqu’à Kanasatake, du 10 mai au 14 juin prochain, «afin de visiter les communautés et de faire en sorte de développer une stratégie pour que ce projet ne se réalise pas. »

On se souviendra de ce Mikael Rioux comme étant celui qui s’était rendu célèbre en 2004, en vidant un verre d’eau sur la tête du président d’Hydro-Québec, André Caillé, en direct à la télé, lors d’une rencontre de presse.

Source: TVA

La Russie va créer une alternative à Visa et Mastercard,son propre système de paiement électronique parallèle

L’actu évolue vite, et deux bombes viennent d’être lâchées, la première étant la candidature de Ioulia Timochenko à la présidence de l’Ukraine, la seconde étant une alternative russe aux cartes Visa et Mastercard en Russie, ce qui risque de ne pas faire du bien à l’économie américaine…

 

Vladimir Poutine, aujourd'hui, au Kremlin.

 

La Russie va créer son propre système de paiement électronique comme alternative aux systèmes des géants américains Visa et Mastercard, a annoncé jeudi le président russe Vladimir Poutine.

« Nous devons défendre nos intérêts et nous le ferons », a déclaré M. Poutine à des membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) dans des propos retransmis par la télévision russe.

Visa et Mastercard ont arrêté vendredi de fournir leur service de paiement aux clients de plusieurs banques russes après l’annonce la veille de sanctions par Washington à l’encontre de la banque Rossia, contrôlée par le milliardaire Iouri Kovaltchouk, et de certaines personnalités russes.

Ces limitations ont depuis été levées et ne concernent plus que la banque Rossia.

« Dans certains pays comme le Japon et la Chine, ces systèmes fonctionnent, ils fonctionnent très bien », a souligné M. Poutine.

« Ils ont d’abord commencé en se concentrant d’abord sur leur marché national, sur leur territoire, sur leur population, et deviennent maintenant de plus en plus populaires », a-t-il observé.

Il a par ailleurs jugé « regrettable » la manière de procéder des groupes américains.

« Je pense que cela ne (les) mènera qu’à la perte de certains segments du marché, un marché très lucratif », a-t-il déclaré.

 

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Ce qu’ils ont dit:

Visa et Mastercard vont voir arriver prochainement un système de paiement électronique concurrent.

Vladimir Poutine a annoncé que suite à l’arrêt sans préavis de la fourniture de leurs services aux clients de plusieurs banques russes, la Russie allait créer son propre système de paiement.

« Nous devons défendre nos intérêts et nous le ferons ! Dans certains pays comme le Japon et la Chine, ces systèmes fonctionnent, ils fonctionnent très bien. Ils ont d’abord commencé en se concentrant sur leur marché national, sur leur territoire, sur leur population, et deviennent maintenant de plus en plus populaires.  »

Le Président russe a aussi déploré l’attitude des banques états-uniennes :

« Je pense que cela ne (les) mènera qu’à la perte de certains segments du marché, un marché très lucratif ! »

Elvira Nabioullina, la présidente de la banque centrale de Russie s’est réjouie de cette décision :

« Nous devons créer un système qui assure sans accroc les paiements internes. Actuellement, 95 % des paiements par carte en Russie se font via des systèmes étrangers. »

Les systèmes états-uniens et le système russe existeront parallèlement.

 

 

Source: 7sur7.be

Un livre numérique important à lire:  » Une déflation cache souvent une récession « par Bruno Colmant

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Le titre du dernier livre de Bruno Colmant est assez évocateur: « Du bon génie de l’inflation… à l’ogre de la déflation ».

 

Ce recueil de chroniques, publiées entre l’été 2013 et le printemps 2014, est disponible en téléchargement gratuit ici. Membre de l’Académie Royale de Belgique et professeur à l’UCL et à la Vlerick Business School, Bruno Colmant y revient longuement sur les sujets qui l’inquiètent à commencer par la dette publique et la déflation.

Certains affirment que vous avez beaucoup changé d’opinion au cours de cette crise. Et que l’on ne sait plus exactement où vous vous situez en tant qu’économiste. Vous êtes d’accord avec ces critiques?

Bruno Colmant: Un professeur d’université doit, avant toutes choses, être un chercheur rigoureux. Il est donc sain qu’il affine sa perception des événements, d’autant que la crise économique est instable et virale. J’ai donc étendu le champ d’analyse en intégrant de nouveaux éléments, dont le facteur social, que j’avais sous-estimé. Ma génération d’économistes a été formée dans le moule d’une économie absolue et mathématique, dissociée de tout référentiel politique. Or cette vision est incomplète et stérile.

Je garde deux convictions absolues. La première est que l’économie de marché est un modèle de prospérité, pour autant que cette dernière soit correctement redistribuée. Et puis, depuis quatre ans, je préconise l’inflation comme un moyen de sortie de crise. Cette intuition se vérifie, puisque la zone euro glisse dans la déflation (baisse généralisée des prix sur une longue période, Ndlr). C’est le reflet de politiques d’austérité erronément imposées en pleine récession et d’une monnaie trop forte, donc déflationniste et récessionnaire.

Dans l’introduction du livre, vous dites: « Je suis la victime probable de mes propres intuitions. J’ai l’impression que quelque chose d’oppressant se rapproche inéluctablement ». Quel sera cet événement précisément?

Ma véritable inquiétude, c’est la dette publique. Il s’agit non seulement de la dette apparente, égale à une année de richesse nationale, mais aussi de la dette latente et différée du vieillissement de la population, des pensions légales et des soins de santé. Il faut honorer ces contrats moraux et collectifs. Mais on n’y arrivera pas sans avoir la lucidité de structurer des solutions à long terme, c’est-à-dire un nouveau contrat social et fiscal.

 

Livre téléchargeable gratuitement

Le titre du dernier livre de Bruno Colmant est assez évocateur: « Du bon génie de l’inflation… à l’ogre de la déflation ».

L’ouvrage est téléchargeable gratuitement encliquant ici. Il est également disponible en version papier payante directement auprès des Éditions Anthemis (contact:info@anthemis.be).

La question n’est plus de savoir si les Etats de la zone euro sont en défaut: la plupart le sont sociétalement, dans la mesure où le poids des dettes publiques n’est plus transposable dans le futur. Ce n’est pas la dette, en tant que telle, qui importe, mais sa cohérence avec la prospérité et les revenus futurs. Cette dette ne finance d’ailleurs plus des investissements mais des transferts sociaux.

Au surplus, comment expliquer qu’une crise de l’endettement se règle à coups de rigueur budgétaire et de chômage, c’est-à-dire au détriment de ceux qui devront la rembourser? Comment sortirons-nous de ce piège infernal? Nombreux sont ceux qui invoquent la sortie « par le haut et par l’extérieur » de l’endettement public, c’est-à-dire par la croissance (qui diminue le poids relatif de la dette publique) ou par l’inflation (qui dilue la valeur de la dette). Malheureusement, il n’y a pas de croissance et l’obstination politique allemande écarte l’inflation. Concrètement, il faudra se préparer à un effacement des dettes dans des pays faibles. Ce ne sera pas un défaut généralisé de la dette européenne, mais des dissolutions et compensations nationales de dettes. La stupéfiante opération chypriote en est l’exemple parfait. Mais il y aura d’autres modalités: défauts (Grèce), annulation des dettes bancaires (Irlande) et confiscations (affectation obligatoire des pensions publiques au Portugal et réserves d’assurances en Hongrie).

En ouverture du livre, il y a aussi cette petite phrase de Christine Lagarde: « si l’inflation est le génie, alors la déflation est l’ogre qui doit être combattu fermement ». Vous êtes davantage d’accord aujourd’hui avec les déclarations du Fonds monétaire international (FMI) qu’avec celles de la Banque centrale européenne (BCE)?

Oui. Depuis l’éruption de la crise, une réalité est incontournable: la BCE, ayant transposé la politique monétaire de la Bundesbank, entretient une politique de déflation interne. Pourquoi une telle approche de la politique monétaire? Probablement parce que l’Allemagne considère que la vertu monétaire discipline une économie. Malheureusement, une déflation cache souvent une récession, comme l’expérimentent amèrement les pays du Sud de l’Europe. A partir du moment où, au moment d’un immense choc économique, seules des politiques de retour à l’équilibre budgétaire et de contrôle de l’inflation prévalent, la zone euro n’est-elle pas dans une prédisposition naturelle à la déflation? La question est aussi de savoir si le retour à l’équilibre budgétaire et la marche forcée vers le désendettement public sont de bonnes choses dans les difficultés contemporaines? Je ne le crois pas.

Vous êtes très critique vis-à-vis de Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la BCE? Que peut-on lui reprocher exactement?

Jean-Claude Trichet a pris des décisions difficiles dans un contexte instable. C’était un fonctionnaire, imprégné de la lutte pour le franc fort, alors qu’il était directeur du Trésor et gouverneur de la Banque de France sous François Mitterrand. Au contraire, Mario Draghi est un banquier. L’erreur de Jean-Claude Trichet est de n’avoir pas pris la mesure de la gravité de la crise. Craignant une inflation fantomatique, il a augmenté, à deux reprises, le taux d’intérêt de la BCE au printemps 2011, en pleine crise souveraine. Il considérait aussi que la rigueur et l’austérité budgétaire contribueraient à apaiser les investisseurs. Cette théorie, héritée de l’économiste Ricardo, s’est avérée inadaptée. Il fallait adopter une politique monétaire assouplie, comme Keynes et Friedman l’auraient d’ailleurs suggéré.

Le bilan de Mario Draghi semble meilleur, non? Il réussit à influencer le marché avec ses seules paroles…

Sa gestion est habile, c’est vrai, mais la véritable question sera de savoir si la BCE sera capable de nous extraire du piège de la déflation par autre chose que des mots. En juillet 2012, le président de la BCE s’est engagé à faire tout pour sauver l’euro… mais force est de constater que contrairement aux bilans des autres banques centrales (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), le bilan de la BCE s’est contracté. Cette contraction explique, entre autres, la force de l’euro et contribue probablement au cycle récessionnaire et déflationniste dans lequel l’Europe tombe. Aujourd’hui, le taux d’inflation dégringole. Le FMI et tous les économistes internationaux recommandent, avec une grande urgence, d’adopter une politique monétaire assouplie. Et pourtant, la BCE se borne à envisager d’imprécises mesures monétaires non conventionnelles sans reconnaître l’évidence du piège de la déflation.

Vous mettez aussi en cause la notion d’indépendance de la Banque centrale européenne. Or, c’est remettre là en question un critère fondateur de la BCE.

En Europe, la notion d’indépendance de la BCE, pierre angulaire du Traité de Maastricht, a émergé avec la construction de l’euro sous la pression allemande. La BCE a désormais créé une monnaie absolue fondée sur un taux « absolu » d’inflation de 2%. Elle est, de surcroît, très éloignée de l’exécutif européen. Est-ce optimal, sachant que la plupart des autres banques centrales gèrent des monnaies de manière relative, c’est-à-dire en tenant compte d’un faisceau de réalités, dont le taux d’inflation, mais aussi le cours de change et le niveau d’emploi, c’est-à-dire le niveau d’activité de l’économie réelle? Idéalement, la BCE devrait être subordonnée à un pouvoir exécutif européen, comme aux Etats-Unis pour la Réserve fédérale.

Certains économistes osent aujourd’hui douter de la pérennité de l’euro. Auparavant, c’était un sujet assez tabou. Vous pensez que l’euro pourrait disparaître un jour?

Même si l’euro est une monnaie unique sans plus être commune, son démantèlement serait une catastrophe. Mais le prix de sa survie sera un allégement autoritaire des dettes publiques et une véritable union budgétaire, fiscale et industrielle. Dans cette crise, seule la BCE a véritablement fait des progrès inespérés. C’est l’union politique qui est en déficit de développement.

(1) Du bon génie de l’inflation… à l’ogre de la déflation. Carnet de notes d’un économiste. Eté 2013-printemps 2014. Editions Anthemis, 218 pages.

Téléchargeable gratuitement.

L’ouvrage est également disponible en version électronique gratuite et au format papier, payant, directement auprès des Éditions Anthemis (contact:info@anthemis.be).

Des rapports indiquent que les pays alliés des États-Unis se préparent à une guerre

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Caleb Maupin est un analyste politique qui vit à New York. Il est activiste au sein de l’International Action Center et du Workers World Party (Parti du monde des travailleurs – un parti orienté communiste). Il a fait partie du mouvement Occupy Wall Street.

Chaque année, l’Institut International de Recherche pour la Paix de Stockholm (SIPRI) réalise une étude sur les dépenses militaires partout dans le monde. Le rapport de cette année contient des détails intéressants.

Certains éléments présents le 14 avril dans le rapport de la Commission des Nations unies sur le désarmement n’ont en rien changé. Comme ce fut le cas durant des décennies, les États-Unis restent la nation la plus dépensière en armement militaire dans le monde, malgré les très annoncées « réductions de budget de la défense ». Les États-Unis, l’OTAN et les alliés extérieurs à l’alliance OTAN/États-Unis dépensent environ 64 % de la somme totale dépensée dans le monde.

Des préparations pour une guerre dans le Moyen Orient ?

Le rapport a cependant montré que les régimes alliés aux États-Unis dans le Moyen-Orient sont en train d’augmenter sensiblement leurs dépenses militaires et d’acheter des armes modernes de haute technologie. La liste des États alliés des États-Unis dans le Moyen-Orient est une collection de royaumes autocratiques, répressifs et d’émirats. Ces pays ne sont pas « démocratiques » du tout. L’Arabie saoudite, le Qatar, Oman, Bahreïn et d’autres États encore, sont des monarchies absolues. Les gens y sont fouettés, lapidés et décapités fréquemment. La torture y est monnaie courante, et il n’y a aucune élection. La « liberté d’expression » est presque inexistante, car les gens sont enfermés, tués arbitrairement ou réprimés par d’autres méthodes pour avoir parlé.

Ceux qui consomment les émissions de TV américaines et les médias écrits sont constamment bombardés par une forme de « journalisme » qui diabolise la République islamique d’Iran et la République arabe syrienne, alors que les crimes commis dans cette longue liste de régimes alliés des États-Unis au Moyen-Orient, qui n’ont pas la moindre prétention de faire semblant d’être des démocraties, sont tout bonnement ignorés. Les États-Unis soutiennent ces États autocratiques avec des milliards de dollars en aides étrangères, et les multinationales pétrolières de Wall Street se font des profits à milliards à travers le contrôle de leurs richesses naturelles.

Lorsque les populations de ces États se sont soulevées et ont demandé des droits démocratiques et économiques, ces régimes ont utilisé leurs stocks d’armes fabriquées aux États-Unis pour abattre les protestataires, brûler des villages entiers, et imposer leur ordre par la force, la terreur et la violence. La violente répression des récentes manifestations au Bahreïn, l’emprisonnement de poètes au Qatar, et les caresses continues dans le sens du poil de la part des États-Unis, montrent l’hypocrisie totale de toute rhétorique des « droits de l’Homme » de Washington.

Cependant, ces dernières années, les régimes pantins des États-Unis au Moyen-Orient ont de plus en plus embrassé le business de la guerre.Le royaume d’Arabie saoudite est désormais le quatrième plus grand dépensier au monde en terme d’armement. Il remplit ses stocks de missiles modernes, de tanks et d’autres mécanismes de haute technologie créés pour détruire et tuer.

Oman, le Qatar et les émirats arabes unis augmentent également leurs dépenses militaires. Ces régimes sont en train de financer, de former et d’armer des groupes d’insurrection en Syrie, où plus de 100 000 personnes ont déjà perdu la vie dans ce qui était autrefois un pays en paix. Les millions de réfugiés en Syrie tentent désespérément de fuir vers d’autres endroits de la région, alors que les « rebelles » brûlent leurs maisons, kidnappent leurs enfants, et procèdent à des décapitations publiques. L’argent et les armes provenant de régimes soutenus par les États-Unis prolonge cette guerre civile qui dure depuis quatre ans déjà, et qui cause chaque jour de nouvelles pertes humaines.

L’augmentation des dépenses militaires dans le Moyen-Orient montre les signes d’une guerre plus vaste. Les troubles en Tunisie et en Égypte en 2011, qui ont eu pour conséquence le retrait d’Hosni Moubarak (un pantin des États-Unis) et l’échec de la tentative de renversement de la République arabe syrienne après des années de guerre civile, montrent une réelle faiblesse dans l’influence des États-Unis au Moyen-Orient. Lorsqu’Obama a annoncé son intention de faire pleuvoir des missiles sur la Syrie, il a été contraint de faire marche arrière. Alors que les États autocratiques alliés des États-Unis dans le Golfe augmentent leur puissance militaire, cela ressemble à une manœuvre désespérée pour regagner l’influence potentiellement perdue durant ces œuvres.

 

Encercler la Chine et la Corée du Nord

Le très controversé « pivot asiatique », où les États-Unis augmentent leur activité militaire dans le Pacifique, survient au même moment où les régimes alliés des États-Unis en Asie sont en passe d’augmenter leurs dépenses militaires.

Le gouvernement des Philippines recourt fréquemment à des exécutions et à des assassinats illégaux. Les journalistes qui rédigent des articles critiques sur le gouvernement disparaissent fréquemment et sont plus tard retrouvés morts. Les Philippines, qui hébergent déjà plusieurs bases militaires américaines, ont augmenté leurs dépenses militaires de 17 %. La plupart des activités militaires aux Philippines sont dirigées vers la suppression de la New People’s Army (Nouvelle Armée populaire, ndt), un groupe de tendance communiste jouissant d’un soutien populaire conséquent, et qui mène une « guerre du peuple » contre l’État autocratique soutenu par les États-Unis.

La Corée du Sud, où les « lois de sécurité nationale » peuvent vous jeter en prison pour avoir envoyé un tweet, et où l’on tire fréquemment sur les travailleurs en grève, est la 8e plus grande importatrice d’armes au monde. Le pays héberge également des bases militaires américaines, et stocke des missiles, des avions militaires et d’autres armes modernes.

L’Azerbaïdjan, un régime allié des Américains en Asie Centrale, est connu pour ses violations des droits de l’Homme. Amnesty International a annoncé que les droits de l’Homme en Azerbaïdjan sont en « sévère déclin ». Au cours des dix dernières années, l’Azerbaïdjan a augmenté ses dépenses militaires de 378 %.

La République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée [Corée du Nord], deux sociétés qui ont défié Wall Street et s’expriment ouvertement contre le capitalisme international et l’impérialisme, sont en passe d’être encerclés par les États-Unis et les régimes alliés des Américains. L’influence économique grandissante de la Chine dans le monde, surtout en Amérique latine et en Afrique, est une menace pour la puissance économique de Wall Street, et des manœuvres sont entreprises pour les encercler et les supprimer. En réponse à une présente militaire hostile grandissante à ses frontières, la Chine a également augmenté ses dépenses militaires.

La République populaire démocratique de Corée, en dépit du fait qu’elle soit encerclée et qu’elle fasse l’objet de sanctions hostiles, a réajusté son budget domestique. La politique de « Songun », qui donnait la priorité à l’armée, a changé, et davantage d’argent est désormais dépensé sur des programmes domestiques tels que la nouvelle vague de construction de logements. Le test de missiles nucléaires réussi semble avoir apporté au pays un nouveau niveau de sécurité, lui permettant de réduire ses dépenses militaires.

La Corée du Nord est détentrice du record d’alliances avec des gouvernements qui défient Wall Street à travers le monde, tels que le Zimbabwe. Elle a fourni du soutien militaire dans le combat d’indépendance contre la domination de Wall Street au cours des dernières décennies. Kim II Sung a même accueilli une délégation du parti Black Panther en 1969, en soutien pour leur combat contre le racisme aux États-Unis.

 

Le danger d’une nouvelle guerre mondiale

Alors que l’économie est toujours en crise, les tendances aux dépenses militaires en dérangent beaucoup, trop même. Avant la Première Guerre mondiale, il y a exactement cent ans de cela, la meneuse radicale américaine Emma Goldman s’est moquée de ceux qui ont affirmé que l’augmentation de l’armement empêcherait une guerre. Elle a déclaré que la politique de « preparedness » (capacité de réactionen français) de Woodrow Wilson, qui consistait à acheter d’énormes quantités d’armes, n’était pas un chemin vers la pain, mais « une route vers le meurtre universel ». Le déclenchement de la Première Guerre mondiale en Europe lui a donné raison, et des millions de gens sont morts. Bien que Wilson ait été élu sur base de son programme antiguerre, en 1917, les États-Unis ont intégré le conflit, et ceux qui ont osé s’y opposer ont été emprisonnés, torturés et tués.

Dans notre monde contemporain, les conflits semblent se dérouler à travers le monde à une fréquence élevée. Bien que ces conflits aient lieu dans des régions différentes, ils ne sont rien de plus que des épisodes d’une même confrontation globale. Au Venezuela, le gouvernement démocratique populaire, allié à la Russie et la Chine, affronte des forces d’oppositions violentes soutenues par Wall Street.

En Syrie, le gouvernement, qui est allié avec la Palestine et a fourni des soins de santé et l’éducation, est également en proie à de violents extrémistes soutenus par Wall Street et ses pantins : les États du Golfe.

En Ukraine, les violents ultranationalistes soutenus par Wall Street se sont emparés du gouvernement après que ce dernier a refusé de rejoindre le FMI, et à Donetsk, ainsi que dans d’autres régions du pays, les gens se battent contre eux dans l’espoir d’être soutenus par la Russie et la Chine.

Alors que les États alliés des États-Unis sur le globe stockent de plus en plus d’armes, il semble que cette tendance de la violence par Wall Street et ses alliés est là pour durer. Ils se préparent peut-être pour une guerre plus large et totale, pour garder le contrôle du monde, puisque leur système économique s’enraye, et que les pays désireux d’un développement indépendant continuent à prospérer.

Traduit de l’article de Russia Today par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr