Astronomie:La NASA dévoilent de nouvelles photos de New Horizons sur la lune Hydra

La lune Hydra n'aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d'eau.
La lune Hydra n’aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d’eau.

De nouvelles données sur la composition de la lune Hydra,en orbite autour de Pluton (provenant  du satellite New Horizons de la NASA) révèlent une signature d’eau glacée distincte sur la surface extérieure la plus petite  lune de Pluton.

La lune Hydra comparée à Charron...toute une différence!
La lune Hydra comparée à Charron…toute une différence!

La plus grande lune Charon mesure 1.210 kilomètres , tandis que Hydra est à environ 50 kilomètres de long.

 

Des "snapshots" remarquables!
Des « snapshots » remarquables!

 

Pluton et Charron (à gauche).
Pluton et Charron (à gauche).

 

 

 

 

Adolph Hitler:le Führer et les sociétés secrètes partie 1de 10

Une belle photo du Fûhrer Adolph Hitler
Une belle photo du Führer Adolph Hitler

AVANT  PROPOS

Le  but de cette série d’articles est de donner l’heure juste  sur la personne d’Adolph Hitler,ses relations,le développement de sa pensée politique,même après  la victoire des alliés et des sionistes bolchéviques.

Il restera à jamais,l’homme politique le plus marquant  du vingtième siècle.

Dans cette série d’article,vous apprendrez ce que le système politique du Nouvel Ordre Mondial,le néolibéralisme et ses partenaires d’oppression,ne veut pas que vous sachiez un jour,car vous risqueriez de vous éveiller et de vouloir votre liberté!Si vous voulez éviter  de devenir un ennemi de l’état,rendormez vous aussitôt que vous aurez terminé  la lecture du dernier article!


Le samedi 24 juin 1922, vers onze heures moins le quart, une petite auto décapotable rouge foncé, conduite par un chauffeur en uniforme, descendait à allure modérée la Königsallee à Berlin, dans le quartier résidentiel du Grünenwald. Sur la banquette arrière était assis un homme élégant au costume strict, dont les yeux sombres ressortaient, étrangement vivants et intelligents, dans un visage fin et mince, mais au front volontaire. Une seconde voiture, gris foncé, plus grande mais également découverte, rejoignit la décapotable. A son bord, deux hommes en manteaux de caoutchouc noir, la tête recouverte d’un capuchon qui laissait tout juste entrevoir l’ovale de leur visage entièrement rasé.

La petite auto rouge roulait à ce moment au milieu de la rue, presque sur les rails du tramway, comme si elle s’apprêtait à tourner. Le grand cabriolet gris, après l’avoir doublée sur la droite, lui fit une queue de poisson, la serrant contre le trottoir opposé. L’un des deux hommes en noir sortit alors un pistolet, visa le passager assis à l’arrière de la voiture rouge et fit feu à plusieurs reprises. Puis son complice se leva et, brandissant une grenade citron, la lança dans l’auto. Mais déjà, l’homme au fin visage s’était écroulé sur son siège et restait étendu sur le côté. Tandis que la voiture des assassins démarrait en trombe et filait par la Wallot Strasse, le chauffeur de la décapotable rouge avait bondi sur le trottoir et appelait à l’aide. C’est alors que la grenade explosa. L’homme étendu sur la banquette arrière fut littéralement soulevé par le souffle et la voiture elle-même eut comme un haut-le-corps dérisoire. Après quelques secondes de stupeur, des passants se précipitèrent, parmi lesquels une jeune fille qui monta dans la voiture et soutint le blessé, sans connaissance. Le chauffeur parvint à remettre son moteur en marche et, faisant demi-tour dans un crissement de pneus, remonta à toute allure la Königsallee jusqu’au commissariat tout proche.

Première victime juive du nazisme, le ministre allemand des Affaires étrangères. Walther Rathenau, devait mourir après une courte agonie, veillé par sa fidèle compagne et collaboratrice, l’Autrichienne Irma Staub, qui put recueillir ses ultimes paroles : « Les Soixante-Douze qui mènent le monde… » Il désignait par là les commanditaires de ses assassins, deux jeunes pangermanistes nommés Kern et Fischer. Le premier avait déclaré à quelques compagnons dans les minutes précédant le crime : « Si Hitler comprend que son heure est arrivée, il est bien l’homme que je crois. »

Photo datant du 29 juin 1934,à Berlin...juste un peu avant la décision d'éliminer Ernst Rohm,le chef des SA. Dans ce que nous appellerons:la Nuit des Longs Couteaux!
Photo datant du 29 juin 1934,à Berlin…juste un peu avant la décision d’éliminer Ernst Rohm,le chef des SA.
Dans ce que nous appellerons:la Nuit des Longs Couteaux!

 

Il fut le lieu de passage des forces de l’histoire, « le catalyseur de ces forces qui se sont déjà dressées devant vous ; et, après cela, vous pouvez le supprimer sans rien détruire de ce gui s’est fait par lui… Qu’il y ait dans ces temps aveugles à toute réalité non numérable le « fait » qu’il faut bien nommer « Adolf Hitler », c’est une effrayante ironie machinée par la Providence…

« Ah ! Vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien ! Je pose ce fait dans votre histoire : Expliquez-le, si vous pensez encore que cela suffit à vous en protéger… »

Ainsi parlait Denis de Rougemont. Et là, tout est dit, ou presque. Il ne reste plus, pour cerner notre propos, qu’à compléter cette citation par celle du journaliste Jacques Nobécourt qui écrivait dans l’hebdomadaire Carrefour en date du 6 janvier 1960 :

« L’hypothèse d’une communauté initiatique, sous-jacente au nationalsocialisme, s’est imposée peu à peu. Une communauté véritablement démoniaque, régie par des dogmes cachés, bien plus élaborés que les doctrines élémentaires de Mein Kampf ou du Mythe du XXe siècle, et servie par des rites dont les traces isolées ne se remarquent pas, mais dont l’existence semble indubitable pour les analystes (et redisons qu’il s’agit de savants et de médecins) de la pathologie nazie. »

L’irréductibilité manifeste du nazisme aux critères « officiels » a il est vrai incité certains historiens — dont le plus remarquable demeure René Alleau — à rechercher dans les structures de l’imaginaire une explication à ce ténébreux surgissement, en plein XXe siècle, de forces que l’on croyait à jamais bannies de l’univers de l’homme civilisé. L’horreur dont l’Allemagne envoûtée revêtit le masque excédait par trop, en effet, les limites étouffantes imposées par les seules analyses économiques, sociales et politiques qui sont généralement censées rendre compte de la genèse du IIIe Reich.

Adolph Hitler à une ouverture de seesion du Parti nazi.Il est ici entouré de hauts dignitaires du parti.
Adolph Hitler à une ouverture de session du Parti nazi.Il est ici entouré de hauts dignitaires du parti.

La thèse la plus communément admise selon laquelle Adolf Hitler n’aurait été que le produit et l’instrument (finalement incontrôlé…) du grand capital allemand, ignore délibérément les aspects fondamentaux du nazisme. Hitler lui-même en avait prévenu dans Mein Kampf (Nouvelles Éditions Latines) : « L’État n’a absolument rien de commun avec une conception ou un développement économique quelconque, (…) La force essentielle d’un État ne coïncide que très rarement avec ce qu’on appelle la prospérité économique, (…) La Prusse démontre avec une admirable netteté que ce ne sont pas les qualités matérielles, mais les vertus idéales qui, seules, rendent possible la formation d’un État. » Il allait, ce faisant, sur les brisées de Schiller : « Une nation prend naissance avec sa mythologie… L’unité de sa pensée, qui correspond à une philosophie collective, [est] offerte par sa mythologie ; c’est donc celle-ci qui contient le destin de la nation. » Ajoutons sans plus tarder que les tragiques contrefaçons et les dérisoires ersatz d’une mythologie à laquelle, nous le verrons. Hitler lui-même ne croyait pas mais qu’il utilisa, nous situent d’emblée dans une perspective inversée, parodique, dirait Guénon, et donc diabolique stricto sensu (j’adore le latin!).

Si la conjoncture économique joua néanmoins son rôle, ce ne fut qu’à titre subalterne, contingent. Simple terrain infectieux propice à l’apparition de cette maladie de l’âme allemande. Et puis, n’oublions pas que, comme l’écrit William L. Shirer (le Troisième Reich, t. I, éd. Stock, 1959) : « …sans Hitler — doué d’une personnalité diabolique, d’une intuition surnaturelle, d’une intelligence hors ligne, d’une détermination inébranlable et impitoyable (…), d’une stupéfiante aptitude à peser les hommes et les situations — il est presque certain qu’il n’y aurait jamais eu de Troisième Reich. »

La voie est étroite, certes, entre une histoire officielle délibérément sourde aux revendications d’un arrière-monde grimaçant, et une littérature de vulgarisation pseudo-ésotérique exploitant un marché apparemment fructueux. Si nous nous sommes résolu à braver à la fois les foudres des doctes et la colère des trafiquants de swastikas, c’est que nous pensons bien détenir la « clef » qui ouvre la porte des coulisses interdites du nazisme. Et cette clef, c’est Rathenau, et lui seul, qui nous l’a donnée.

Puisque nous répudions le primat de l’économique, est-ce donc dans les « structures de l’imaginaire » évoquées tout à l’heure que nous commencerons notre descente aux enfers ? Non pas si l’on entend ces structures au sens « nominaliste », c’est-à-dire comme de commodes abstractions. Ce qui n’est guère plus satisfaisant que la plate explication économico-politique, cette dernière fût-elle agrémentée d’un zeste d’« irrationalisme germanique », fourre-tout où l’on jette les éléments inclassables du dossier. Que dit donc René Alleau ?

« L’angoisse allemande devant l’absence d’un statut légitime international, devant la misère, la honte, l’inflation, le chômage, la contraignait à lutter contre cette aliénation réelle en lui opposant une concentration, et pour ainsi dire, une récapitulation des ressources mythiques les plus lointaines et les plus constantes de son passé. » (Hitler et les Sociétés secrètes, éd. Grasset, 1969.)

Il y a quelque ambiguïté dans cette formulation, qui peut sous-entendre en somme que les Allemands de la défaite et de l’humiliation se seraient volontairement réfugiés dans un univers imaginaire, pour échapper à la cruelle réalité quotidienne. Il convient donc de préciser ce qu’il faut entendre par « ressources mythiques », et de mesurer leur pouvoir d’intervention dans ce qu’il est convenu d’appeler la vie ordinaire.

Une première approche du subconscient met en valeur la puissance potentielle des pulsions qui, plus ou moins clairement, visent à renverser les obstacles s’opposant à un retour instinctif à l’origine, à ce non-temps mythique assimilé par la métaphysique hindoue à l’éternel présent. Sur le plan individuel, ce processus ramène à l’enfance, et sur le plan collectif, à l’Âge d’Or. Mais chez Hitler, la démarche est parfaitement consciente, si l’on en juge d’après cette déclaration à Rauschning (Hitler m’a dit, éd. Aimery Somogy, 1979) :

« Naturellement, je sais aussi bien que tous vos intellectuels, vos puits de science, qu’il n’y a pas de race au sens scientifique du mot… Eh bien, moi qui suis un homme politique, j’ai besoin aussi d’une notion qui me permette de dissoudre l’ordre établi dans le monde et d’opposer à l’histoire la destruction de l’histoire. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Il faut que je libère le monde de son passé historique. (…) Pour accomplir cette tâche, la notion de race est tout à fait utilisable. Elle bouleverse les vieilles idées et ouvre des possibilités de combinaisons nouvelles. »

Ces propos recoupent étrangement ceux d’un maître hindou contemporain. Uppalari Gopala Krishnamurti — dit « U.G. » — qui déclare quant à lui : « L’état naturel [c’est-à-dire l’état originel] ne survient qu’à la faveur d’une mutation biologique ». Ce qui n’est contradictoire qu’en apparence car cette mutation a en fait pour objectif, non un progrès, mais l’« atomisation » de superstructures mentales réputées aliénantes. Et « U.G. » de préciser : « Ce qui est nécessaire pour l’homme, c’est de se libérer de la totalité du passé de l’espèce humaine et pas seulement de son passé individuel. Autrement dit, vous avez à vous libérer de ce que chaque homme avant vous a pensé, ressenti et expérimenté : C’est, pour vous, la seule possibilité d’être vous-même. Tous mes propos n’ont d’autre but que de mettre en lumière l’unicité de chaque individu. La culture, la civilisation (quel que soit le nom que vous lui donniez) a toujours essayé de nous enfermer dans un certain cadre ; l’homme n’est pas du tout un homme : Il est à mon sens un animal unique et il demeurera un animal unique aussi longtemps qu’il subira le fardeau de la culture. » (C’est la première fois, ce n’est pas la dernière, que nous voyons un certain hindouisme « subversif » rejoindre l’essence pseudo-philosophique du national-socialisme.)

Le retour aux origines constitue donc un aspect de ce que les Grecs nommaient la catharsis, c’est-à-dire une voie de purgation des passions, le mot étant pris au sens étymologique d’angoisse et de souffrance. Mais il convient d’élargir le champ de nos investigations au sein de la sphère mythique où s’alimente le phénomène hitlérien.

Les mythes et archétypes socio-historiques sont en effet au principe de toute civilisation, en qualité de supports des valeurs morales et philosophiques. A commencer par le Mythe majeur et multiforme du destin véritable de l’homme : mythe du « bon sauvage », parent de celui du Paradis perdu ; mythe du changement et du Progrès illimité — ou de son antithèse par arrêt catastrophique de l’Histoire ; mythe de la supériorité aristocratique due à la race, à la faveur divine ou au destin ; mythe de la « Civilisation » opposée à la « Barbarie » ; Etc.

La seconde catégorie mythique est constituée par les prototypes des conquérants,des saints, des chevaliers, des martyrs de toutes les causes — et a contrario par ceux des traîtres et des maudits. Mais le type primordial reste celui des « grands monarques », des « empereurs endormis » et des « imâms cachés » parousiques, promis à la restauration des empires et des paradis perdus, à la fin des temps…

Très souvent, nous venons de le voir, chaque mythe sécrète son antithèse, son double inversé, son ombre portée — engendrant ainsi un affrontement de valeurs tout aussi important que le mythe lui-même, et qui lui confère de puissantes résonances. Il s’agit là d’un aspect particulier de l’ambivalence des symboles.

Voulons-nous un premier indice de ce « pouvoir d’intervention » des mythes civilisateurs évoqué tout à l’heure ? L’Histoire elle-même nous le fournit, qui fermente au sein des empires, vifs ou morts, comme pour conforter la perspective archétype. En Europe, le limes romain n’a-t-il pas laissé une marque indélébile ? Est-ce un hasard si le tracé actuel du rideau de fer correspond à peu près aux limites de l’expansion romaine en Occident ?

La psychanalyse, quant à elle, ne converge que partiellement avec l’Histoire, relativement à ce climat fondamental. Ainsi, pour Jung, il existe trois couches psychiques : la conscience, l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Ce dernier niveau, de tous le moins rationnel, contiendrait la totalité du passé des sociétés à l’état latent mais agissant, formant un inépuisable réservoir de griefs et de revendications qui alimente toutes les formes d’agressivité collective, « L’inconscient collectif, dit Jung, compte une forte précipitation de tout le vécu humain, jusqu’en ses débuts les plus sombres. Mais ce n’est pas une précipitation morte ; ce sont des systèmes de réactions vivantes. »

Toutefois, comme l’a bien vu le regretté Éric Muraise, à qui il nous plaît ici de rendre hommage, l’incapacité où se trouve la psychanalyse de distinguer nettement entre différentes catégories de mythes et d’archétypes — certains « complexes » n’ayant rien d’universel — nous renvoie à la problématique médiévale des universaux, qui va nous servir de critère insurpassable pour apprécier la qualité objective des mythes.

Le problème des universaux, aussi antique qu’inépuisable, connaît trois solutions, qui n’ont jamais varié :

— Celle des idéalistes avec Platon, pour qui les individus ne sont que les ombres d’archétypes réels, autonomes, qui leur préexistent. C’est la position Universalia ante rein.

— Celle des réalistes avec Aristote, pour qui les individus seuls ont une pleine réalité, les archétypes trouvant en eux l’unique possibilité de se réaliser. C’est la position Universalia in re.

— Celle des nominalistes avec Guillaume d’Occam, pour qui les individus sont seuls réels, les archétypes n’étant que des abstractions, un simple système de classement. C’est la position Universalia post rem.

La position idéaliste autorisera l’hypothèse selon laquelle il existe des mythes et archétypes ayant au moins une apparence de vie autonome et capables de s’emparer périodiquement des groupes. Ce qui, répétons-le, n’a rien à voir avec l’inconscient collectif jungien, simple accumulation de « strates géologiques » dépourvues de toute autonomie, et dont les réactions seraient purement instinctives

et en quelque sorte « mécaniques ». Selon l’adaptation de la position idéaliste que nous envisageons ici, nous aurions au contraire affaire à des idées et des passions contagieuses, indépendantes des moyens techniques de diffusion qui ne font qu’exciter le phénomène sans en être le premier moteur. Ces passions, douées d’une vie propre et supposée consciente, engendreraient des comportements « sauvages et déraisonnables » chaque fois que l’humanité traverse une crise, et susciteraient des mouvements qualifiés par H. Kahn, de « romanesques, implicitement messianiques et totalitaires », Et cela d’une manière d’autant plus efficace qu’ils trouvent pour les incarner en termes incandescents des personnages eux-mêmes romanesques et passionnés. Raymond Abellio, dans Heureux les Pacifiques, en a esquissé la typologie par la bouche d’un de ses héros : « …La vérité ne s’incarne pas aujourd’hui au niveau de la politique, elle le fait bien plus haut. Ce n’est pas un Parti qu’il faut créer, mais un Ordre. (…) » Et encore : « Pour qu’une telle société fonctionne, il suffira d’un homme. L’épicentre n’est pas un lieu, c’est un homme qui est en communication avec les forces cosmiques et divines et les transmet aux autres. (…) »

Comme l’avoue très significativement Ernst von Salomon dans les Réprouvés (éd. Christian Bourgois) : « Nous n’agissions pas, les choses agissaient en nous… Lorsqu’on nous demandait : que voulez-vous au juste ? nous ne pouvions pas répondre, (…) Ce que nous espérions s’exprimait en un langage muet… Nous cherchions autour de nous l’homme capable de prononcer le mot libérateur… » (Ainsi le mythe du « destin véritable » attendait-il son héros archétype.)

Il existerait donc des « universaux mentaux » susceptibles d’expliquer la « météorologie » politique et la psychologie des peuples. Le mécanisme des grandes peurs historiques, les états d’âme propres aux tenants des causes pour lesquelles on se fait égorger, selon la formule pascalienne, l’explosion des révolutions et violences généralisées (l’Europe de 1848 ou de 1917) relèveraient alors de la puissance de certains courants, de certaines ondes psychiques. Léon Daudet devait les caractériser de manière quasi platonicienne : « Ils sont chargés de vie, pensée, émotions… Ils sont latents, mais nous constatons leurs effets… Ils relient les humains les uns aux autres et leur course incessante de l’animé vers l’inanimé, nous permet de nous comprendre les uns les autres à l’aide du langage, de comprendre les animaux, les végétaux, les minéraux eux-mêmes et les hiérarchies et les lois qui régissent l’univers. »

Ces universaux mentaux tenteraient leur percée dans notre monde à la manière des gaz et liquides sous pression, recherchant une issue. Toutefois, selon René Guénon, « (…) les courants mentaux sont soumis à des lois, parfaitement définies, et la connaissance de ces lois permet une action bien autrement efficace que l’usage de moyens tout empiriques ». Cette possibilité de manipulation nous renvoie — bien au-delà des lois censées régir la psychologie des profondeurs — à cette perspective satanique dans laquelle se situe le phénomène nazi.

Considérés ainsi, les universaux mentaux sembleront peut-être à certains par trop magiques ; mais il se trouve que le professeur A. Ratzler, de l’Institut universitaire d’Études européennes de Genève, évoquant la crise de la conscience européenne et les mythes du Barbare et du Bon Sauvage, adopte des expressions parentes de celles du polémiste Léon Daudet. Il parle en effet d’une « tradition latente souterraine…douée d’une force d’expansion quasi autonome… [d’un] parti pris viscéral… et qui surgit dans les crises depuis la fin de la Renaissance ». C’est donc bien de nos universaux qu’il est question. S’ils se manifestent de façon particulièrement éclatante depuis la fin de la Renaissance, c’est parce que la civilisation médiévale, comme la chinoise, l’égyptienne ou la romaine, s’estimait « arrivée » et avait décidé, ainsi que l’écrit Toynbee, d’« arrêter l’Histoire ». Nous dirons plus précisément que la dimension temporelle n’était encore que rythme harmonieux et prévisible au sein d’une infinitude spatiale, et l’espace — ou la simultanéité — prédominait sur l’expérience de la durée et du changement. Tandis que depuis la Renaissance, la civilisation européenne, tout en « rapetissant » la planète, s’est identifiée au Progrès, au Devenir, dans une sorte de fuite en avant qui suscite périodiquement de graves inquiétudes, elles-mêmes génératrices d’accès de fièvre.

La solution idéaliste revêt donc décidément un intérêt certain, en expliquant ces crises cycliques directement inspirées par les mythes majeurs de la civilisation : Et d’abord par celui du destin véritable, qui conditionne ce que le professeur Ratzler traduit par l’hypostase du Barbare, opposé au Civilisé, et quel que soit le niveau culturel de celui qui ne s’intègre pas à la définition du destin véritable. Celui-ci partage l’humanité en deux groupes : Ceux qui relèvent de cette définition et les autres » qui en sont exclus. Ces autres sont les Barbares, quel que soit, redisons-le, le degré de raffinement de leur civilisation, qui ne saurait en aucun cas compenser leur aliénation ontologique. Par définition, ce sont des pervers ou des déshérités, infirmes mentaux ou machiavéliques tireurs de ficelles, païens ou pécheurs qu’il faudra réduire ou séduire pour leur bien. Ainsi se justifie la farouche profession de foi du Schatov de Dostoïevski :

« Un peuple ne reste un peuple qu’aussi longtemps qu’il a son dieu propre et qu’il réprouve avec une énergie sauvage tous les autres dieux du monde ; aussi longtemps qu’il croira à son dieu, il pourra vaincre et chasser les autres dieux. Dès qu’un grand peuple cesse de croire qu’il est l’unique détenteur de la vérité — son unique et exclusif détenteur — dès qu’il ne croit plus qu’il est le seul appelé, le seul capable de ressusciter et sauver le monde par sa vérité, il cesse immédiatement d’être un grand peuple et n’est plus qu’une expression géographique. »

Dans cette logique, toute civilisation « totalitaire » implique la présence du Barbare à ses portes, voire même au sein de la cité, à l’état de « 5e colonne ».

Pour Hitler, le Barbare était le Juif, et la Civilisation était aryenne :

« Ce serait une vaine entreprise que de discuter sur le point de savoir quelle race ou quelles races ont primitivement été dépositaires de la civilisation humaine et ont, par suite, réellement fondé ce que nous entendons par humanité. Il est plus simple de se poser la question en ce qui concerne le présent et, sur ce point, la réponse est facile et claire. Tout ce que nous avons aujourd’hui devant nous de civilisation humaine, de produits de l’art, de la science et de la technique est presque exclusivement le fruit de l’activité créatrice des Aryens. Ce fait permet de conclure par réciproque, et non sans raison, qu’ils ont été seuls les fondateurs d’une humanité supérieure et, par suite, qu’ils représentent le type primitif de ce que nous entendons sous le nom d’« homme ». L’Aryen est le Prométhée de l’humanité, (…) Si on le faisait disparaître, une profonde obscurité descendrait sur la terre ; en quelques siècles la civilisation humaine s’évanouirait et le monde deviendrait un désert. » (Mein Kampf.)

Hitler, de surcroît, était obsédé par l’idée d’un tournant de l’Histoire, et ce n’est pas par hasard que l’expression suprême de l’Opéra était à ses yeux le final du Crépuscule des Dieux. « Lorsque sur la scène de Bayreuth, le château des Dieux s’effondrait au milieu du tumulte de la musique, il saisissait toujours dans l’obscurité de la loge la main de Winifred [Wagner] assise à côté de lui pour y déposer un baiser ému. » (Joachim Fest, le Führer, t. II, éd. Gallimard, 1973.)

De fait, selon Rauschning, il prophétisait un bouleversement de la planète « que nous autres, non-initiés, ne pouvions comprendre dans son ampleur. Acquérir la « vision magique » lui apparaissait comme le but de l’évolution humaine, (…) Une espèce nouvelle s’annonçait, qui allait refouler l’ancienne humanité. De même que, suivant l’immortelle sagesse des vieux peuples nordiques, le monde devait continuellement se rajeunir par l’écroulement des âges périmés et le crépuscule des dieux, de même que les solstices représentaient, dans les vieilles mythologies, le symbole du rythme vital, non pas en ligne droite et continue, mais en ligne spirale, de même l’humanité progressait par une série de bonds et de retours. (Hermann Rauschning, op. cit.)

S’opposant directement à l’eschatologie judéo-chrétienne, qui postule une « assomption » de l’Histoire, il s’inscrivait ainsi de plein droit dans une perspective antéchristique. Que si l’on préférait accorder désormais au seul marxisme ce statut infamant, au double titre de sa persistance hic et nunc et de son athéisme militant, nous rétorquerions que le nazisme lui aussi, dans ses structures d’action vivantes et agissantes, continue d’étendre son ombre sur le monde — nous l’allons montrer contre les sceptiques — et que pour être antéchristique, une doctrine (ou plutôt, en l’occurrence, un courant mental) se doit précisément de n’être point matérialiste, mais pseudo-spiritualiste. Ce que n’est pas le marxisme (au moins officiellement…), mais ce qu’est le nazisme.

Car comme l’écrivait René Guénon dans le Règne de la Quantité et les Signes des Temps (éd. Gallimard), les représentants du « Satellite sombre », ou si l’on préfère les serviteurs de l’Antéchrist, « ne peuvent jamais être des mécanistes ni des matérialistes ». En effet, après avoir enfermé l’homme dans une sorte de coquille étanche qui lui procurait une relative impression de sécurité, lui interdisant toute communication avec des domaines supérieurs mais le protégeant d’une certaine façon des influences dissolvantes du psychisme inférieur et de ses courants mentaux, le matérialisme passe le relais au néo-spiritualisme, dont le rôle est de percer par le bas la coquille, permettant ainsi aux puissances de dissolution assimilées symboliquement aux hordes de Gog et de Magog, de pénétrer dans notre monde. Cette seconde phase est d’autant plus dangereuse qu’elle donne à certains l’illusion de s’opposer au matérialisme (voir la croisade antibolchevique d’Hitler) et de réintroduire la spiritualité, alors qu’il s’agit d’une spiritualité à rebours qui ne peut aboutir qu’à une communication avec les états inférieurs de l’être.

Entendons-nous bien : notre propos n’est évidemment pas d’assimiler Hitler purement et simplement à l’Antéchrist, mais de le désigner comme un précurseur,récapitulant en lui certains thèmes mythiques qui appartiennent en propre à l’eschatologie démoniaque. Nous pourrions dire, en usant de la terminologie hindoue, qu’il fut un avatar partiel de l’archétype antéchristique. Néanmoins, ce livre montrera clairement, du moins nous l’espérons, qu’il s’agissait bien d’une préfiguration directe.

Si l’on assimile le déroulement de l’Histoire au processus du Grand OEuvre alchimique, on pourra risquer une analogie entre la tragédie hitlérienne et la phase de l’oeuvre au jaune — la xanthosis des Grecs et le citredo des Occidentaux. Comme le dit Jean Parvulesco dans un entretien accordé à Arnold Waldstein, « son vécu est celui d’une sorte de long rêve éveillé, d’un sommeil vertigineusement limpide où ce qui doit venir se trouve comme déjà donné, mais donné comme dans un miroir (…). » Cependant, il est trop évident que ce n’est pas de rêve mais de cauchemar qu’il est ici question, et que le passage « de l’autre côté de la ligne fatale », ainsi préfiguré, ne peut s’assimiler qu’à l’ultime saut dans le vide, au terme d’un processus de désintégration satanique.

Et comme il est bien connu que le diable n’invente rien mais qu’il imite, cette contrefaçon de spiritualité que fut le nazisme utilisa à des fins ténébreuses les immenses « ressources mythiques » véhiculées par la Queste du Graal. Celle-ci ne constitue-t-elle pas le terreau où s’enracina la plus haute spiritualité de l’Occident chrétien ? Il était donc logique, selon l’adage latin corruptio option pessima, qu’elle servît de support à la négation la plus absolue des valeurs spirituelles. Cette tragique collision entre la sphère des archétypes platoniciens — récupérés à des fins inavouables — et la réalité politique du XXe siècle, fut suscitée de façon quasi mathématique, à l’image du mouvement des corps célestes dont les rencontres sont programmées, du coeur ténébreux de l’espace, par d’infinies et rigoureuses ellipses. Si l’on se souvient des possibilités de manipulation évoquées plus haut, est-on habilité à parler de « plan diabolique » ? Sans ignorer les dangers de l’« Histoire conspirationnelle », nous sommes contraint de répondre par l’affirmative. Les faits sont suffisamment éloquents et, bien loin de vouloir les exploiter abusivement a priori, nous nous sommes cru obligé dans ce préambule de fournir quelques grilles de lecture, faute de quoi la charge explosive qu’ils recèlent risquerait d’en désorienter plus d’un. Et puis, il est toujours dangereux d’ouvrir une trappe sur les abysses infernaux, sans quelques précautions préalables…

Avant qu’Hitler ne fût…

Dans le livre assurément le plus estimable qui ait jamais été écrit sur la ténébreuse alliance nouée entre Adolf Hitler et l’arrière-monde de l’ésotérisme (Hitler et les Sociétés secrètes), René Alleau se laissait inspirer une prophétie dont il était loin alors de mesurer la terrible portée. Son importance — puisque aussi bien notre livre se propose d’en prouver l’hallucinante exactitude — requiert que nous la citions tout au long

« En fait, le pangermanisme possède une supériorité considérable sur ses adversaires : il les connaît alors qu’ils l’ignorent parce qu’ils sont incapables d’imaginer ce qu’il leur réserve. Ce serait, en effet, une lourde erreur de croire qu’un plan de cette envergure (et qui a coûté d’énormes investissements depuis la fin du xixe siècle) n’ait pas prévu de modifications stratégiques, dans le cas de situations nouvelles déterminées et étudiées longtemps à l’avance. Le passage d’une guerre nationale à une guerre raciale, par exemple, permet de déplacer le théâtre des opérations sans perdre vraiment le terrain conquis, lequel devient alors plutôt psychologique que militaire. Pour peu que l’on réfléchisse à l’extension prodigieuse de la puissance de destruction de l’armement depuis 1945, on en arrive à penser que les véritables vainqueurs d’un nouveau conflit seraient ceux qui auraient gagné la guerre, sans l’avoir faite — ou, en d’autres termes, les survivants. Il faut donc en inférer qu’un plan de survie, dans toutes les circonstances possibles, d’un noyau germanique fondamental, s’est imposé logiquement aux racistes hitlériens, à la fois en fonction de leurs doctrines et de leurs buts permanents d’hégémonie mondiale. On peut le nommer le plan de 1945.

On nous comprendrait très mal si l’on ne voyait ici que les prémisses d’une pieuse mise en garde contre une certaine « extrême droite », qui n’entretient de complicité avec le national-socialisme que dans l’imaginaire perturbé de quelques gardiens du Temple démocratique. Rien de tel. Soucieux du sens des mots et terrorisme intellectuel qui faussent toute réflexion, nous n’attribuons la « qualité » de nazis qu’à ceux qui la revendiquent hautement — et qui de surcroît peuvent se réclamer d’une filiation directe, d’une transmission sans solution de continuité, bref d’une participation consciente et active au Plan de 1945. Qui lui-même s’enracine très loin dans le passé mytho-politique de l’Allemagne. Mais ces artisans-là de la « renaissance germanique » sont un peu plus difficiles à découvrir que les habituels boucs émissaires plus ou moins manipulés par l’Est (la Fédération de Russie,en particulier) et livrés à une vindicte médiatique qui se nourrit rarement de craintes justifiées.

C’est à André Chéradame, ancien élève d’Albert Sorel à l’École des Sciences politiques, que nous nous référerons d’abord. Vers 1894, il se lança à corps perdu dans une tâche immense à laquelle il sacrifia 22 années de sa vie : l’étude du plan pangermaniste politique et militaire à l’échelle internationale. Sillonnant le globe pour réunir des preuves, il commença en janvier 1898 à publier le fruit de ses recherches, dans des articles puis dans des livres. Il y définissait en ces termes l’esprit du « pangermanisme universel » : « Les Allemands sont des gens méthodiques. Leurs plans d’action, dans tous les domaines, reposent toujours sur une doctrine, vraie ou fausse, qu’ils se sont faite. En partant de cette conception, ils marchent ensuite avec une tenace résolution. »

André Chéradame
André Chéradame

A ceux qui estimeraient les assertions de Chéradame par trop tributaires du contexte antiprussien de l’époque, nous signalerons un livre publié en 1895 à Berlin par Thormann et Goetsch et qui, sous l’égide de la Ligue pangermaniste, annonçait tout bonnement le programme nazi. Son titre ? Grossdeutschland und Mitteleuropa um das Jahr 1950 La Grande Allemagne et l’Europe centrale en 1950 »). On y pouvait lire entre autres à la page 48 ces lignes si opportunément exhumées, là encore, par René Alleau :

« Sans doute, des Allemands ne peupleront-ils pas seuls le nouvel Empire allemand ainsi constitué ; mais, seuls, ils gouverneront ; seuls, ils exerceront les droits politiques, serviront dans la marine et dans l’armée ; seuls, ils pourront acquérir la terre. Ils auront alors, comme au Moyen Age, le sentiment d’être un peuple de maîtres ; toutefois, ils condescendront à ce que les travaux inférieurs soient exécutés par des étrangers soumis à leur domination. »

Mais à tout seigneur tout honneur ; voyons, maintenant que nous sommes un peu rassurés (si l’on peut dire !) sur l’« incontournable » actualité de son sujet, comment Chéradame lui-même décrivait ce plan qu’il avait si talentueusement et obstinément mis au jour :

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« Le plan pangermaniste a été établi sur ses bases fondamentales dès 1895. En 1898, eut lieu Fachoda qui semblait devoir creuser un abîme entre la France et l’Angleterre. En 1905, la Russie dut signer la paix avec le Japon après une longue guerre ayant vidé tous ses magasins militaires et par suite détruit pour longtemps, au profit de l’Allemagne, l’équilibre des forces en Europe. [Notons à titre anecdotique que durant la Deuxième Guerre mondiale, le Japon, allié de l’Allemagne, offrit d’accueillir en Mandchourie les Juifs d’Europe centrale, en souvenir reconnaissant de l’aide que lui avait apportée la banque juive Schiff-Kuhn-Loeb, durant sa guerre victorieuse contre la Russie.] En 1909, le gouvernement de Vienne, à la faveur de l’ultimatum discret mais formel que Berlin adressa au Tsar, put réaliser l’annexion de la Bosnie et de l’Herzégovine, peuplées presque totalement de Serbes. Cette mainmise sur un énorme territoire slave constitua un succès considérable pour le germanisme. Le 3 novembre 1910, lors de l’entrevue de Potsdam, le Kaiser obtint du gouvernement du Tsar que la Russie abandonnât toute opposition à l’achèvement du chemin de fer de Bagdad. L’Angleterre et la France adoptèrent ensuite la même attitude à ce sujet. Le 1er juillet 1911, le Kaiser risque le « coup d’Agadir ». Celui-ci aboutit au traité franco-allemand du 4 novembre 1911, cédant à l’Allemagne 275 000 kilomètres carrés du Congo français, alors que cependant des hypothèques économiques extrêmement lourdes continuent à peser sur le Maroc en faveur du commerce allemand.

LE-PLAN-PANGERMANISTE-SON-BUT-LES-ETAPES-DE-SA-REALISATION-(1915)002

« Ces divers événements lésèrent profondément les intérêts de la France, de l’Angleterre et de la Russie ; mais ces puissances préféraient consentir les plus pénibles sacrifices plutôt que de prendre l’effroyable responsabilité de déchaîner une guerre atroce sur l’Europe. Cette attitude fut interprétée bien à tort par les pangermanistes comme une preuve de faiblesse de ces trois puissances et de leur volonté de paix à tout prix. Les pangermanistes en conclurent que l’espoir des réalisations les plus énormes dans un avenir prochain leur était permis. C’est pourquoi, le plan pangermaniste fondamental de 1895 considérablement remanié, devint le plan de 1911.

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« Ce plan de 1911 prévoyait en Europe et en Asie occidentale :

« 1. L’établissement sous la direction de l’Allemagne d’une vaste confédération de l’Europe centrale comprenant, à l’ouest, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, les départements français situés au nord-est d’une ligne tirée du sud de Belfort à l’embouchure de la Somme. A l’est, le plan prévoyait la domination de la Pologne russe, des provinces haltes, des gouvernements de Kovno. Vilna et Grovno, et, au sud-est, l’Autriche-Hongrie.

« Cette confédération devait ainsi grouper sous l’hégémonie immédiate de l’Allemagne 77 millions d’Allemands et 85 millions de non-Allemands.

La subordination absolue à la Grande Confédération de l’Europe centrale, de tous les pays des Balkans réduits à l’état de satellites de Berlin, soit 22 millions de non-Allemands.

La mainmise politique et militaire de l’Allemagne sur la Turquie qu’on s’efforcerait ensuite d’accroître de l’Égypte et de l’Iran. L’indépendance de la Turquie, d’ailleurs liée à l’Allemagne par un traité d’alliance militaire, eût subsisté en apparence. Elle eût permis de placer de nombreux fonctionnaires allemands à la tête de toutes les administrations ottomanes sous couleur de les réformer. Ainsi passait sous le protectorat étroit de l’Allemagne la Turquie avec ses 20 millions d’habitants non-allemands, sans compter les dépendances : Égypte et Iran.

« La Confédération germanique de l’Europe centrale devait former un immense Zollverein ou Union douanière. Des traités de commerce spéciaux imposés aux États balkaniques et à la Turquie asservie auraient eu pour résultat de réserver ces vastes régions exclusivement à la Grande Allemagne comme débouchés économiques.

« En somme, le plan pangermaniste de 1911 se résume dans les quatre formules :

Berlin-Calais ;

Berlin-Riga ;

Hambourg-Salonique ;

Hambourg-Golfe Persique.

« La réunion des trois groupements : Europe centrale. Balkans et Turquie, devait placer finalement sous l・influence prédominante de Berlin 204 millions d’habitants dont 127 eussent été obligés de subir la domination directe ou indirecte de 77 millions d’Allemands seulement.

Ce plan pangermaniste continental de 1911 devait être complété par des acquisitions coloniales considérables. « Guillaume II savait fort bien qu’un pareil programme ne pourrait devenir réalité durable qu’à la suite de la disparition de toutes les grandes puissances. Le Kaiser, en établissant son plan pangermaniste, avait donc formellement résolu l’anéantissement de cinq grandes puissances. La disparition de l’Autriche-Hongrie était prévue par son absorption, déguisée par son entrée dans l’Union douanière allemande. L’anéantissement de la France et de la Russie devait résulter de la destruction totale de leurs forces militaires au moyen d’une guerre préventive foudroyante. La mise hors de cause de l’Angleterre devait se produire par l’effet d’une opération ultérieure qui fût devenue très aisée une fois la France et la Russie démembrées et réduites à une complète impuissance. Quant à l’Italie, destinée à devenir un simple État satellite, elle n’était pas considérée comme capable d’offrir la moindre résistance aux ambitions pangermanistes.

« Le plan pangermaniste est fondé sur la connaissance très exacte acquise par les Allemands au prix d’un travail intense, de tous les problèmes politiques, ethnographiques, économiques, sociaux, militaires et navals, non seulement de l’Europe, mais du monde entier. Or, ce travail formidable n・a pas été fait par la diplomatie officielle allemande : il a été effectué soit par des adhérents de l’Alldeutscher Verband ou Union pangermaniste, soit par des agents du service allemand secret, lequel a reçu un développement extraordinaire. Ce sont ces divers agents, rouages intermédiaires entre les espions classiques et les diplomates officiels — le baron de Schenk qui a opéré à Athènes en 1915-1916 est le type d’une catégorie de ces agents — qui ont étudié méthodiquement tous les problèmes-bases du plan pangermaniste, qui ont préparé les moyens de fausser l’opinion des neutres, de paralyser la révolte des Slaves de l’Autriche-Hongrie, de corrompre ceux des neutres (personnes ou journaux) qui pourraient l’être, etc. Les rapports de ces multiples agents, une fois contrôlés et résumés, ont été envoyés à la fois à la Wilhelmstrasse, au grand état-major allemand — dont les opérations d・ensemble sont toujours combinées de façon à correspondre aussi bien aux nécessités politiques qu・aux nécessités militaires. »

Les axes Hambourg-Salonique (turque en 1911) et Hambourg-Golfe Persique attestent assez l’étroitesse des liens entre l’Allemagne et le monde islamique, que symbolise la déclaration de Guillaume II à Damas, le 8 novembre 1898 : « Puisse Sa Majesté le Sultan, ainsi que les trois cents millions de mahométans qui vénèrent en lui leur Calife, être assurés que l’Empereur allemand est leur ami pour toujours ! »

Guillaume II, rêvant de réunir les empires de Charlemagne et d’Haroun alRachid, ne pouvait ignorer, ce faisant, le mythe du Mahdi — le « messie subversif  de l’Islam » — qui commençait d’enflammer les foules musulmanes et qui permet d’expliquer, aujourd’hui, en profondeur, un Khomeiny ,un Kadhafi,un Saddam Hussein,un Ossama ben Laden ou un Al Baghdaddy. Ainsi, le dessein impérial du dernier Hohenzollern, utilisant cette fièvre messianique, relève moins de la mégalomanie que d’une manoeuvre géopolitique qu’Hitler fera sienne. John Buchan, baron Tweedsmuir of Elsfield. Adeptus Exemptus de cette puissante société secrète qu’était l’Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in the Outer, et accessoirement directeur des services stratégiques et de la propagande dans le cabinet Lloyd George et Gouverneur général du Canada, connaissait lui aussi la légende de l’Imâm caché — le Mahdi — destiné à réapparaître à la fin des temps pour la plus grande gloire temporelle et spirituelle d’un Islam régénéré dans le sang… juif. Ainsi écrivait-il dès 1916, dans le Manteau vert : « L’Orient attend une révélation qui lui a été promise, un avènement. Il attend une étoile, un homme, une prophétie nouvelle (…) ; Et l’Occident n’en sait rien. Alors que les Allemands, eux, ne l’ignorent pas. »

Représentation du Mahdi:plusieurs communautés musulmanes attendent que le Mahdi dévoile son visage.Selon la prophécie,le Mahdi apparaîtrait avant la venue du Djahal,le démon.
Représentation du Mahdi:plusieurs communautés musulmanes attendent que le Mahdi dévoile son visage.Selon la prophécie,le Mahdi apparaîtrait avant la venue du Djahal,le démon.

Et encore : « L’Islam connaît en ce moment les états d’une immense agitation intérieure. Quelque chose le bouleverse dans les tréfonds. Il se trouve en pleine crise cyclique, vous savez, ces crises, ces montées de mysticisme qui le font flamber périodiquement. D’ailleurs les gens du peuple ne dissimulent rien de ce projet. Ils sont tous d’accord pour annoncer l’apparition prochaine d’un sauveur, qui restituera le califat dans toute sa gloire et l’Islam dans toute sa pureté initiale. Cette promesse court de bouche à oreille dans tout le monde musulman et chacun la chérit en son coeur comme une espérance nouvelle. » Et enfin : « Les musulmans d’Iran fomentent des troubles. Un vent sec souffle à travers l’Est, et l’herbe desséchée n’attend plus qu’une étincelle. » Nous verrons plus loin pourquoi l’appartenance de John Buchan à la Golden Dawn était de nature à lui inspirer de telles prophéties relativement à l’Islam, et une telle connaissance des plans allemands.

Quoi qu’il en soit. Guillaume II savait ce qu’il faisait en prenant le titre de Hadj — accordé à tout pèlerin qui s’est rendu à la Mecque — et en ajoutant même pour faire bonne mesure que les Hohenzollern descendaient du Prophète. Quant au nazisme, loin d’être cette monstruosité irréductible à toutes les normes civilisées, et qu’on a voulu « évacuer » en arguant de son irrationalité même, on le voit s’inscrire dans un plan à très vaste échelle — dont Chéradame avait parfaitement discerné les premières étapes.

A la ténébreuse lumière de ce qui précède, il importe d’ores et déjà de savoir que Rudolf von Sebottendorf, le fondateur de la société Thulé dans laquelle se retrouvèrent les principaux dignitaires du nazisme, à commencer par Hitler. Hess et Rosenberg, avait été initié en Turquie au sein de la confrérie musulmane des Bektashî, et qu’il écrivit un opuscule — Die Praxis der alten Türkischen Freirnaurerei (« La Pratique opérative de l’ancienne Franc-Maçonnerie turque ») — mettant la quête de la pierre philosophale en parallèle avec l’exégèse ésotérique des 29 lettres isolées que l’on rencontre dans les sourates du Coran. Nous y reviendrons.

Fort instructive aussi, cette dévolution forcée du destin impérial austro-hongrois à la Prusse puis au Reich hitlérien — ombre portée d’un mythe dont la prégnance dans l’âme allemande ne fut pas pour rien dans le succès du nazisme. Ce dernier profita en quelque sorte, comme nous le disions plus haut, de l’ambivalence du symbole graalique — Coupe de la Cène mais aussi émeraude tombée du front de Lucifer — pour préparer un crépuscule des dieux à sa mesure. Le Reich et l’Italie fasciste ne furent-ils pas, mille ans après, des contrefaçons du Saint-Empire romain germanique ; et ne profitèrent-ils pas de la nostalgie séculaire d’un ordre temporel sacralisé ? N’oublions pas que, non seulement la Papauté mais les plus grands esprits, à diverses époques, demanderont aux empereurs de venir rétablir l’ordre en Italie et y reprendre l’oeuvre d’Othon le Grand. Tels Dante s’adressant à Henri VII de Luxembourg et Pétrarque à Charles IV.

 

Représentation de l'empereur Napoléon I.
Représentation de l’empereur Napoléon I.

 

 

En 1806, Napoléon, en contraignant l’empereur d’Autriche François II à abandonner les titres du Saint-Empire, rendait un immense service aux Hohenzollern de Prusse, tout en s’appropriant la grande idée magnifiquement incarnée par Othon… et qui ne demandait qu’à « informer » de nouveau l’Europe en une structure unitaire. Mais il était trop tard — ou trop tôt — à l’horloge de l’Histoire ; l’heure des contrefaçons avait sonné, en place de la résurrection de l’unité européenne de l’an mille qui, si elle s’était continuée, eût permis d’annihiler dès ses commencements la tragique aventure des patries, fragments séparés, rapidement et stupidement opposés, d’un même ensemble.

Napoléon, dès lors, ne pouvait que préfigurer le messianisme inversé d’Hitler, qui de fait sut reconnaître et honorer son précurseur. Il souhaita même, en 1945, que Berlin tînt assez longtemps pour qu’il pût mourir le 5 mai, comme l’Empereur…

Un distinguo s’impose, cependant, qui est plus qu’une nuance : Napoléon usurpa un héritage impérial germanique dont Hitler incarna la face obscure. Quoi qu’il en soit, l’« air du temps », au lendemain de la Grande Guerre, est rempli de cette analogie mytho-politique qui fait vaticiner les folliculaires et transforme en visionnaire un jeune élève-officier. Ernst von Salomon, qui rapporte dans les Réprouvés cette singulière prémonition, en pleine révolution spartakiste :

« Après cette révolution viendra l’usurpateur », lit-il dans le Generalanzeiger, évoquant Napoléon, « Dans une armoire, j’avais encore un portrait du Corse que j’avais décroché au début de la guerre. J’allai le chercher, (…) Ce regard fougueux n’avait-il pas vu tout sombrer autour de lui, n’avait-il pas endigué les forces qui allaient s’écouler comme une écume que le vent disperse ; la France et le monde entier n’avaient-ils pas été sous la menace directe de ce regard ? Si à cette époque une chose nouvelle était née, c’était parce que derrière ce front, dans le tourbillon d’un dédain suprême, les vaillants désirs de justice des hommes, les désirs de gloire et d’amour avaient été ramassés, concentrés, transformés en énergie fulgurante (…). Nous prendrions les armes et nous les porterions avec la passion de la victoire qui nous promettait davantage que la pure et simple sauvegarde de l’état existant, qui nous rendrait dignes de notre mission, qui ôterait au désespoir sa morne tristesse, qui ferait jaillir de chaque touffe d’herbe, de chaque muraille, de chaque fenêtre, de chaque porte, notre haine et notre foi. »

La légende germanique de l'empereur endormi.
La légende germanique de l’empereur endormi.

L’homme qu’attendait von Salomon, et que pourtant il ne voulut jamais reconnaître, était revenu avec ces soldats qu’il avait vus défiler, de retour du front : « La guerre les tenait, la guerre les dominait, la guerre ne les laisserait jamais échapper, (…) Ils auront toujours la guerre dans le sang, la mort toute proche, l’horreur, l’ivresse et le fer. Ce qui se passait maintenant, ce retour, cette rentrée dans le monde, paisible, ordonné, bourgeois, c’était une transplantation, une fraude et qui ne pouvait pas réussir. » Eux aussi, ils attendaient celui qui leur rendrait l’honneur. Et là nous en avons trop dit pour ne pas éclairer brièvement le personnage mythique tapi dans l’ombre, qui hantait leurs rêves de revanche : l’Empereur endormi — équivalent germanique du Mahdi, de l’Imâm caché — ce IIIe Frédéric sous l’identité duquel se dissimula Hitler et qui explique que pour l’Allemand moyen, en plein XXe siècle, le Führer ait été un surhomme, un être quasi surnaturel que l’on croyait invulnérable. Au point, comme le rappelle John Toland dans son excellent Hitler (éd. Pygmalion, 1978), « que des esprits crédules avaient affiché son portrait sur leurs murs pour les préserver des bombes ».

Massif de l'Unterberg...près de Bertersgaden
Massif de l’Unterberg…près de Bertersgaden

Le Führer lui-même, au Berghof, pouvait contempler le massif de l’Unterberg où, « selon la légende, dormait l’empereur Frédéric qui devait un jour revenir disperser ses ennemis et retrouver son peuple opprimé. Hitler voyait avec émotion un indice significatif dans le fait que sa résidence privée fît face à cette montagne : «Ce n’est pas un hasard. J’y vois un appel». » (Joachim Fest, Hitler, t. I), D’autre part, dans un discours qu’il prononça en 1940 après la victoire sur la France. Alfred Rosenberg déclara expressément aux soldats de la Wehrmacht qu’Hitler devait être considéré comme le Fredericus Rex attendu depuis des siècles.

Le Berghof,résidence du Führer
Le Berghof,résidence du Führer

Il fallait bien que l’idée du IIIe Frédéric, pour jouer un tel rôle, fût tout autre chose qu’une pieuse légende n’ayant de valeur qu’emblématique ou simplement historique. De fait, il s’agissait non d’une chimère mais bel et bien d’une représentation dynamique vivant de sa vie propre. Et qui venait de fort loin, de beaucoup plus loin encore que le pangermanisme, même si elle intégra celui-ci… ou même si celui-ci l’utilisa à ses fins.

Dans les traditions de tous les peuples, il est question d’un roi ou d’un empereur qui « dort » aujourd’hui, caché dans une île lointaine ou une profonde caverne, mais qui surgira à la fin des temps pour faire triompher la justice et la vérité, rétablir l’ordre et préparer ainsi le cadre temporel de l’ultime descente du Divin, en anéantissant les puissances de la matière et des ténèbres. Il peut être aidé dans son entreprise par un trésor fabuleux ou un objet miraculeux.

Or cette soudaine et providentielle manifestation d’un chef temporel entretient avec la légende du Graal, pivot de cette eschatologie, des liens que, par-delà les contingences historiques, le mythe, dans sa secrète vitalité, s’ingénie à renforcer. De temps à autre, des événements s’affirment décidément rebelles aux grilles interprétatives classiques, et semblent prédéterminés par des forces en apparence irrationnelles En fait, nous savons déjà qu’ils répondent à une mystérieuse et millénaire nécessité, directement induite par le monde des archétypes. Comme l’écrit très justement René Alleau (op. cit.) : « Le temps mythique coule parallèlement au temps historique mais à un autre rythme. Ce que nous nommons des « événements » ne sont peut-être que de multiples avènements, intérieurs et obscurs, qui se renversent, soudain cristallisés et pris en masse, au grand jour. »

Ainsi seulement peut s’expliquer la résurgence abrupte, en plein XXe siècle, de thèmes messianiques hérités en droite ligne des spéculations médiévales ou même préchrétiennes. Un des aspects « cycliques » de la légende de l’Empereur endormi — sa barbe qui continue de pousser et fait le tour de la table — n’est-il pas préfiguré dès le IIIe siècle avant Jésus-Christ à Pessinonte, où l’on montrait le tombeau du dieu Attis dont les cheveux poussaient toujours, symbole de la végétation qui renaît à chaque printemps.

L’eschatologie impériale, en effet, regroupe nombre d’éléments païens, à commencer, on s’en serait douté, par celui de… l’Imperium universel. La romanité païenne, déjà, fut identifiée à un retour de l’Age d’Or et — fait significatif — Saturne n’était qu’endormi dans les régions hyperboréennes. Sous Auguste, les prophéties sibyllines annonçaient un roi venu du ciel, ou du soleil, et Horace (Carm, I, II, 30 sq.), tout comme Virgile (Églogues, IV, 5-10, 15 sq.), espérait en la proche venue de l’Apollon hyperboréen.

La période byzantine voit Méthode reprendre certains de ces thèmes : Là encore, un roi qu’on croyait mort se réveille et rétablit Rome dans sa puissance première, mais pour une courte période (il s’agit là d’une constante puisque le règne du Mahdi dure seulement sept ans). C’est qu’il ne fait que préfigurer le Millenium… Un apocryphe chrétien, l’Apocalypse de Pierre, évoque de son côté un redoutable « Fils du Lion » qui lui aussi s’éveille d’un long sommeil pour vaincre tous les rois. Thème repris dans une prophétie du XVIe siècle attribuée à Paracelse (que nous retrouverons) et annonçant le « Lion du Septentrion » victorieux de la « cléricaille ».

Il est très troublant, a contrario, que tous les prophètes de l’Ancien Testament aient annoncé pour les derniers temps de terribles menaces venant du Nord :

« J’amène du Nord une grande calamité et une grande dévastation.

Le destructeur des peuples s’est mis en marche. » (Jérémie, 4, 6-7.)

« Je te mettrai en marche depuis l’extrême Nord et je t’amènerai sur les montagnes d’Israël. » (Ezéchiel, 39, 2.)

Ainsi assiste-t-on au heurt de thèmes païens et judéochrétiens, symbolisé par la bataille finale contre les armées « orientales » de Gog et Magog commandées par un roi venu du Nord, (Il n’est pas sans intérêt de noter, à ce propos, que l’actuel roi de Shambhala, le royaume secret de la mythologie tibétaine, a nom Magag. pa. Aniruddha, [Cf. Jean Marquès-Rivière. Kâlachakra. Initiation tantrique du Dalaï-Lama, éd. Robert Laffont, 1985].)

Le « IIIe Frédéric » tant attendu par la tradition germanique eut en effet, quant à lui, des précurseurs dont les liens furent historiquement attestés avec l’Orient — confortant ainsi le thème eschatologique de l’alliance du Nord et de l’Est contre l’Occident. Un vieux conte italien cité par Julius Evola dans le Mystère du Graal et l’Idée impériale gibeline (éd. Traditionnelles, 1967), dit que le « prêtre Jean, très noble seigneur indien », délégua une ambassade auprès de l’empereur Frédéric (selon toute vraisemblance Frédéric II) « qui était vraiment le miroir du monde, pour se rendre compte si c’était un sage en paroles et en actions ». Pour en juger, les mystérieux émissaires confièrent de la part du Prêtre Jean trois pierres à Frédéric, sans que ce dernier s’enquît de leurs vertus. En même temps, on lui demanda quelle était selon lui la meilleure chose au monde. A quoi il répondit que c’était « la mesure », dont le Prêtre Jean conclut que « l’empereur était un sage en paroles, mais non dans les faits, parce qu’il n’avait pas demandé quelles étaient les vertus de ces pierres qui étaient d’une si grande noblesse », Il estima que, le temps passant, elles « perdraient leurs vertus, puisque l’empereur ne les connaissait pas », et décida de les lui reprendre. On retrouve ici, réunis, le thème du chevalier qui, au château du Graal, omet de poser la question salvatrice, et celui du Roi Méhaigné qui n’est plus digne du pouvoir qu’il incarne. Une autre légende, rapportée par Oswald der Schreiber, raconte que le Prêtre Jean donna à Frédéric II un vêtement incombustible en peau de salamandre, l’eau de l’éternelle jeunesse et un anneau orné de trois pierres grâce auxquelles on pouvait vivre sous l’eau, devenir invulnérable et se rendre invisible à volonté. On sait que selon Guénon, le Prêtre Jean, incarnant à la fois l’essence du sacerdoce et de la royauté, l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel, s’assimila, aux yeux des clercs médiévaux, au mythe pérenne du « Roi du Monde » siégeant dans l’Agarttha (autre nom de Shambhala), et que certains catholiques identifièrent comme étant le « Prince de ce Monde » dont il est question dans l’Évangile. Son royaume, dans l’imaginaire du temps, se situait tantôt en Inde, tantôt en Asie Centrale, tantôt en Mongolie, quand ce n’était pas en Éthiopie, (Quoi qu’il en fût de la localisation assez fluctuante de cette dernière contrée, qui devait surtout s’entendre symboliquement.)

Représentation du prêtre Jean et de son royaume.
Représentation du prêtre Jean et de son royaume.

Les cadeaux merveilleux du Prêtre Jean au représentant du Saint Empire (plus germanique que romain…) constituaient une sorte de « mandat » légitimant et authentifiant sa fonction. Mais, nous venons de le voir, les incarnations historiques de l’Empereur universel se révélèrent décevantes. Les temps n’étaient pas mûrs. Le représentant véritable de l’Imperium païen, hypostasié par « Fredericus Rex » ou le IIIe Frédéric, était encore à venir, puisqu’il doit s’identifier au Roi du Graal qui régnera avant la dissolution finale… Nul ne sait le jour et l’heure, mais il se trouve qu’au lendemain de la Grande Guerre, toute l’Allemagne attend « quelque chose ».

Allemagne aussi insaisissable que son rêve : Où était-elle ? « A Weimar ? A Berlin ? Autrefois elle avait été au front, mais le front s’était désagrégé. Puis nous avions cru la trouver à l’intérieur du pays, mais le pays nous trompait. — Il était plein de chants et de paroles, mais cela sonnait faux. Où était l’Allemagne ? Était-elle chez le peuple ? Mais le peuple réclamait du pain et il ne lui importait que d’avoir le ventre rempli. Était-ce l’État ? Mais l’État bavard cherchait son chemin parmi les mots et le trouvait dans la résignation. » (Les Réprouvés.) Alors on se lançait dans d’impossibles quêtes

« A cette époque les associations patriotiques sortaient de terre comme des champignons. Des fidèles appartenant à toutes les classes de la société bouleversée s’y réunissaient. Partout c’était le même tohu-bohu d’opinions et de gens. Tous les lambeaux et les débris des valeurs d’autrefois, des idéologies, des confessions et sentiments qui avaient été sauvés du naufrage, se mêlaient aux mots d’ordre attrayants, aux demi-vérités du jour, aux aperçus imprécis, aux divinations exactes et tout cela formait une pelote, perpétuellement en rotation et d’où s’échappait un fil dont mille mains empressées s’emparaient pour en tisser une tapisserie d’une diversité de couleurs déroutante. Sur un fond gris de théories s’épanouissaient des discours fleuris de vieux barbons loquaces, et toute une jeunesse déçue et avide de lumière y jetait une éclatante bigarrure parmi les entrelacs des vertus féminines allemandes. Dans le monde des patrons et des travailleurs chacun croyait posséder la solution des problèmes sociaux actuels et toutes ces théories énoncées à grand fracas ne faisaient qu’embrouiller davantage la situation véritable. Des chefs de partis au crâne chauve trouvaient des accents aussi mélodieux que l’appel des sirènes pour attirer les jeunes générations, et les intérêts des professions les plus diverses savaient habilement mêler leurs voix à ce concert. Partout on voyait un Bismarck en plâtre, au milieu de lauriers et de généraux décorés, qui se dressait menaçant et soulevait l’enthousiasme. Sous un curieux mélange d’odeur de bière, de mythe solaire, de musique militaire on essayait d’étouffer la peur de la vie qui vous serrait la gorge. Cette tapisserie multicolore était bordée d’une frange burlesque de sectes et de communautés, de prophètes et d’apôtres. Le romantisme le plus tarabiscoté signait des pactes avec l’américanisme le plus intégral. Et partout des rêves s’agitaient, tourbillonnaient dans les cerveaux et dans les coeurs. » (Ibid.)

LE FÜHRER,UNE PROPHÉCIE ANNONCÉE!

Oui, décidément, ce chaos attendait qu’on l’organisât, ce terreau pseudo-religieux aspirait à recevoir la Parole prophétique qui l’ensemencerait. Le mythe du Destin véridique allait susciter le prototype héroïque censé conduire l’Allemagne au château du Graal, mais qui la mènerait en fait au plus profond des abysses infernaux. Ernst Jünger, voyant défiler la jeunesse idéaliste des Wandervögel, les « Oiseaux migrateurs », proclame : « Voici l’Homme nouveau, le soldat de choc, l’élite de la Mitteleuropa. Une race entièrement nouvelle, astucieuse, forte et résolue. » (Der Kampf als inneres Erlebnis. Berlin, 1933.) Et encore : « Les formes neuves se façonnent dans le sang, et le pouvoir se saisit d’une poigne dure. » Quant à Spengler, invoquant lui aussi les mânes de Napoléon, il écrivait à un ami : « Comme les Français en 1793, nous devons boire la coupe jusqu’à la lie, il nous faut un châtiment en comparaison de quoi les quatre années de guerre ne sont rien, jusqu’à ce qu’enfin la Terreur soit parvenue à un tel degré d’excitation et de désespoir qu’une dictature, semblable à celle de Napoléon, soit considérée universellement comme le salut. » Drexler aussi — le fondateur du D.A.P. — attendait, rêvant d’un chef capable de donner vie aux maigres idées qu’il avait publiées dans Mon éveil politique. Extraits du journal d’un travailleur. « En tout cas, ne serait-ce que pour tenter la chance, il fallait que ce fût une personnalité exceptionnelle, un homme aux convictions intenses, tout d’une pièce, et sans la moindre crainte. » Mais le plus « prophétique », comme par hasard, était Heinrich Class, président de la Ligue pangermaniste, qui déclarait dès 1913 qu’un homme prendrait la tête de la croisade contre la juiverie : « Nous attendons le Führer ! Patience, patience, il viendra. Persévérez, travaillez et unissez-vous ! »

Walter Rathenau en 1922,peu avant son assassinat.
Walter Rathenau en 1922,peu avant son assassinat.

En 1922, enfin, l’année même de l’assassinat de Rathenau, paraissait un roman de K. Hesse intitulé Feldherr Psychologos, et prophétisant la venue d’un Messie allemand : « Ainsi, un jour viendra où il s’annoncera. Lui, que nous tous attendons pleins d’espoir : des millions de voix l’invoquent incessamment, l’âme allemande tout entière le cherche… Chacun l’acclamera, chacun lui obéira. Et pourquoi ? Parce qu’une puissance extraordinaire émane de sa personne : il est le directeur des âmes. C’est pourquoi son nom sera : le maréchal Psychologos. »

Représentation de l'attentat contre Walter Rathenau.
Représentation de l’attentat contre Walter Rathenau.

Deux au moins des personnages majeurs du nazisme eurent, bien avant leur rencontre avec Hitler, une stupéfiante prémonition de « Celui » qu’ils attendaient. Nous voulons parler de Hess et de Goebbels. Le futur ministre de la Propagande du Reich, qui ne devait entendre Hitler prononcer un discours qu’en 1922 à Munich,avait écrit en 1920, alors qu’il étudiait la philosophie à l’université de Heidelberg, un roman intitulé Michael, dans lequel on pouvait lire ce passage :

« Je m’assieds dans une salle où je ne suis jamais venu avant. Au milieu de gens qui me sont totalement étrangers. Pauvres et mal habillés pour la plupart. Des ouvriers, des soldats, des fonctionnaires, des étudiants. Je fais à peine attention à l’homme là-bas qui commence à parler, lentement, en hésitant.

« Et puis, soudain, c’est un flot de paroles. Une lumière brille au-dessus de lui. J’écoute. Je suis captivé. L’honneur ! le travail ! Le drapeau ! Ces mots ont-ils encore un sens pour un peuple dont Dieu semble s’être tout à coup désintéressé ?

« L’auditoire est enflammé. L’espoir illumine les visages gris. Quelqu’un serre le poing. Un autre essuie la sueur de son front. Un vieil officier pleure comme un enfant.

« J’ai chaud, et puis j’ai froid. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Il me semble entendre tonner des canons. Quelques militaires se lèvent en criant : « Hourrah ! », et personne n’a l’air de le remarquer.

« L’homme continue de parler, et tout ce qui en moi était à l’état d’embryon prend forme. Un miracle !

« Au milieu des ruines, quelqu’un nous montre le drapeau.

« Ceux qui m’entourent ne sont plus des étrangers. Ce sont mes frères. Je me dirige vers la tribune pour voir l’homme de plus près.

« Plus qu’un orateur, un prophète !

« La sueur inonde son visage. Un visage pâle où brillent deux yeux fiévreux. Et comme à l’heure du jugement dernier, les mots tonnent, phrase après phrase.

« Je ne sais plus quoi faire. J’ai l’impression d’être fou, « Je me mets à applaudir. Et personne ne semble surpris, « Lui, du haut de sa tribune, me lance un regard. Ses yeux bleus me transpercent comme une flamme, et c’est un ordre.

« J’ai l’impression de naître une seconde fois. Je sais maintenant où me conduit mon chemin. Le chemin de la maturité. On dirait que je suis ivre. Tout ce dont je me souviens, c’est de la main de l’homme étreignant la mienne. Un serment à vie. Et mes yeux rencontrent deux grandes étoiles bleues. »

Rudolph Hess en compagnie du Führer.
Rudolph Hess en compagnie du Führer.

Quant à Rudolf Hess, il avait rédigé, alors qu’il était lui aussi étudiant, une dissertation sur le thème : « Comment doit être constitué l’homme qui rendra à l’Allemagne son ancienne grandeur ». (Cf. Konrad Heiden. Der Führer. Boston. Houghton Mifflin, 1944.) Ce devait être, écrivait-il, un dictateur qui ne dédaignerait pas l’usage des défilés dans les rues, des slogans et de la démagogie. Homme du peuple n’ayant cependant rien de commun avec la masse, il aurait « une énorme personnalité » et ne craindrait pas le sang répandu. Pour atteindre son but, il devrait être prêt à « piétiner ses amis les plus proches », à légiférer « avec une terrible rigueur », à manier individus et nations « avec des doigts prudents et sensibles » ou, en cas de nécessité, « à les fouler avec des bottes de grenadier ».

Dans un tel contexte « prémonitoire », et qui suffirait à accréditer les hypothèses les plus fantastiques sur la manipulation des « courants mentaux », le Führer attendu se devait de recevoir sa mission par des voies… et en l’occurrence des voix, dignes de l’épopée de Jeanne d’Arc.

Plongé une seconde fois dans les ténèbres à l’annonce de l’armistice du 11 novembre 1918, après qu’il eut déjà perdu la vue lors d’un bombardement anglais au gaz moutarde. Hitler, dans sa chambre d’hôpital de Pasewalk, en Poméranie, est l’objet d’un « miracle » dans la nuit du 11 au 12 novembre. Des voix lui enjoignent de sauver l’Allemagne, et la vue lui est rendue. Il promet alors solennellement « de devenir un politicien, et de consacrer toutes ses énergies à exécuter l’ordre qu’il avait reçu », (Cf. John Toland, op. cit.)

Mais, avant même cette « nuit du miracle », le terrible destin du Fredericeas Rex semble s’être manifesté à Hitler, attentif à la voix intérieure qui lui permit, pendant la guerre, d’échapper à la mort un grand nombre de fois. Ainsi de cet épisode (cf. G. Ward Price. I know these dictators. Londres. Harrap, 1937) : « J’étais en train de dîner dans la tranchée avec plusieurs camarades. Soudain, j’eus l’impression qu’une voix me disait : «Lève-toi, et va là-bas.» La voix était si nette, si insistante, que j’obéis mécaniquement comme s’il se fût agi d’un ordre militaire. Je me levai aussitôt en emportant mon dîner dans la gamelle. Puis je m’assis pour continuer mon repas ; mon esprit s’était calmé. A peine avais-je fait cela qu’un éclair et une assourdissante détonation me parvinrent de l’endroit de la tranchée que je venais de quitter. Un obus égaré avait éclaté au-dessus du groupe, tuant tout le monde. »

Quelque temps après, il déclarerait à ses compagnons : « Vous entendrez beaucoup parler de moi. Attendez seulement que mon heure ait sonné. »

Redisons-le, cette « voix » lui était depuis longtemps familière. Son ami Kubizek rapporte en effet la métamorphose d’Adolf, âgé de dix-sept ans, au sortir d’une représentation du Rienzi de Wagner, à Linz : exalté par la geste du tribun romain, son état extatique l’amena à vaticiner, possédé « d’une mission spéciale qui lui serait un jour confiée ».

Ce fut là apparemment la première manifestation de cette emprise consciente du Destin qui allait le conduire, en présence de témoins interloqués, à réaffirmer périodiquement, et son invulnérabilité, et l’appel intérieur qui lui dictait sa voie. Ainsi, avant le putsch manqué de 1923, un de ces témoins rapporte qu’« Hitler avait alors des idées napoléoniennes et messianiques très nettes. Il déclara qu’il se sentait intérieurement appelé à sauver l’Allemagne, et que ce rôle lui incomberait tôt ou tard. Il fit ensuite un certain nombre de parallèles avec Napoléon, en particulier avec le retour de l’île d’Elbe. »

Au-delà des témoins évoqués. C.G. Jung — avec qui nous sommes ici d’accord — livre ce pénétrant diagnostic « Hitler appartient à la catégorie des sorciers guérisseurs authentiquement mystiques. Son corps n’évoque pas la force. Le trait le plus remarquable de sa physionomie est son regard rêveur, (…) Il avait dans les yeux une expression de prophète. » Par conséquent : « …Le pouvoir de Hitler n’est point politique ; il est magique. » Certes, nous le prouverons. Et Jung comprend aussi qu’Hitler se laisse diriger par des forces mystérieuses : « Hitler, lui, écoute et obéit. Le vrai meneur est toujours mené. » C’est d’autant plus vrai que le Messie de l’Islam, le Mahdi, est littéralement le « Bien Dirigé »…

Cette adéquation étrange de l’homme Hitler à un destin mythique nous enjoint décidément d’aborder ce destin en « idéaliste » et non en « nominaliste », Encore une fois, ce serait une grave erreur que de considérer la légende du IIIe Frédéric, du Roi du Graal, comme un simple monument littéraire, vénérable certes, poétique ô combien, mais essentiellement tributaire des phantasmes de son époque, et dont il serait illusoire de vouloir attendre autre chose que des émotions esthétiques. Pour l’intellectualité médiévale, les légendes, loin de s’assimiler à des fictions gratuites nées de la seule imagination, étaient au contraire, selon l’étymologie mime du mot, ce qu’on devait lire. Incitation, en somme, à explorer la sphère des archétypes platoniciens.

Nous l’avons vu : Dans l’Allemagne de l’immédiat après-guerre, le mythe qui « informe » la psyché collective et unifie des légendes disparates, agit de façon quasi autonome et imprime son sceau aux événements, en dehors de la volonté consciente d’acteurs « possédés » par des dieux — ou si l’on préfère des courants mentaux — surgis d’un arrière-monde trop longtemps ignoré par le scientisme et le rationalisme triomphants. Fascinant spectacle — et combien terrible — que celui de ces personnages totalement ignorants, parfois, des thèmes mythiques qu’ils mettent en action, et qui n’en reproduisent pas moins, jusque dans les détails les plus inattendus, le modèle archétype formulé in illo tempore.

Il y a eu, surtout en ces dernières années, d’intéressantes « lectures » du Cycle du Graal — en rapport avec la queste initiatique, l’alchimie, etc. — mais à notre connaissance, l’aspect prophétique et politico-mystique qu’il renferme a été négligé. Pourtant, l’archéologue Louis CharbonneauLassay — qui appartint à la » Fraternité des Chevaliers du Divin Paraclet », une organisation initiatique chrétienne dont la fondation remontait au XVe siècle — concluait en ces termes un article sur le « Saint Graal » paru dans une revue catholique des années trente, le Rayonnement intellectuel : « La légende du Saint Graal fut donc pour nos pères un ferment efficace d’inspiration. On peut dire qu’elle reste, après l’Imitation de Jésus-Christ, le chef-d’oeuvre littéraire le plus prestigieux, le plus fécond que la société médiévale nous ait laissé. Qu’on en soit bien assuré, sa gloire et son rôle actif ne sont pas morts. » Il s’agit en effet d’un thème pérenne qui, sous-jacent à la structure religieuse de l’Occident, donne naissance à tout un courant politico-mystique à l’ombre duquel surgira le phénomène hitlérien, telle une plante parasite. Est-ce un hasard si le prix Goncourt Alphonse de Chateaubriant, initié de « l’Estoile Internelle », le cercle intérieur du « Paraclet », écrivait d’Hitler, en 1937, dans la Gerbe des forces : « Ses yeux sont du bleu profond des eaux de son lac de Königssee… Son corps vibre, son mouvement de tête est juvénile, sa nuque est chaude. Ce dos-là n’a pas été cabossé par les sales passions de la politique : il est plein et pur comme un tuyau d’orgue. L’une de ses caractéristiques est une immense bonté. Oui. Hitler est bon. Il est immensément bon. »

La vision du Saint-Graal retrouvé au Moyen Âge.
La vision du Saint-Graal retrouvé au Moyen Âge.

L’image du chevalier du Graal était à ce point prégnante que l’hebdomadaire satirique allemand Simplicissimus publiait dès 1924, en première page, une caricature d’Hitler en armure, « faisant son entrée à Berlin sur un blanc destrier comme s’il eût été messire Galaad en personne » (cf. John Toland, op. cit.), En fait, ce n’était pas de Galaad qu’il s’agissait, ni même de Parsifal, mais de Klingsor, le mage noir. Et pourtant, du héros, il eut les captieuses apparences, au point qu’un groupe d’extrémistes juifs de Palestine déclarait en 1932 que, mis à part son antisémitisme (!), le mouvement N.S.D.A.P. était acceptable et qu’il sauverait l’Allemagne. De surcroît, l’Association des Juifs de la Nation allemande lançait en 1933 un appel en sa faveur. Ses membres appartenaient aux 90 % d’Allemands qui le 19 août 1933 votèrent librement pour Adolf Hitler, successeur de Hindenburg… Un tel plébiscite n’était réservé qu’à un héros désigné par le Destin.


HORS TEXTE

himmler-et-le-saint-graal

En 1933, un écrivain et archéologue allemand reçoit un étrange télégramme anonyme. La lettre lui promet une forte somme d’argent s’il continue sa quête. L’écrivain s’appelle Otto Rahn. Passionné d’ésotérisme, il recherche depuis des années le Saint Graal. L’expéditeur n’est autre que Heinrich Himmler. Le chef de la SS est obsédé par le mysticisme et se persuade à la lecture d’un livre de Rahn que le calice du Christ est à sa portée !Himmler souhaitait créer une nouvelle religion païenne. Il finança plusieurs expéditions d’Otto Rahn au château de Montségur,en France, lieu supposé du trésor cathare. Revenu bredouille, Rahn fut muté gardien aux camps de  Dachau et de Buchenwald. Il finit par se suicider dans les Alpes autrichiennes. Il était juif et homosexuel…Himmler était  homophobe!

 

 

 

 


N’avait-il pas fait preuve pendant la Grande Guerre d’un courage exceptionnel ? Lui, l’« intellectuel » qui transportait toujours des livres, dont un Schopenhauer, dans son paquetage, était devenu dès la fin de 1915 indispensable à l’état-major du régiment, car les tirs d’artillerie coupaient fréquemment les lignes téléphoniques entre les postes de commandement des bataillons et des compagnies, et seuls les agents de liaison pouvaient porter les messages, « Nous ne fûmes pas longs à savoir à quels messagers nous pouvions nous fier le plus », devait écrire Fritz Wiedemann dans Der Mann, der Feldherr werden wollte. Constamment sur la brèche, admiré par les autres soldats pour son intrépidité, « Adi », nous dit John Toland, « était en général aimé parce qu’on pouvait se fier à lui en cas de coup dur. Jamais il n’abandonnait un camarade blessé damais il ne se prétendait malade en cas de missions dangereuses. En outre, c’était un bon compagnon durant les longues et fastidieuses périodes où l’on attendait le combat. Sa qualité de peintre le rapprochait de ses camarades : Il faisait des dessins humoristiques illustrant des moments comiques de leur existence. »

Son colonel devait déclarer : « Aucune circonstance, aucune situation ne l’auraient empêché de se porter volontaire pour les tâches les plus délicates, les plus difficiles et les plus dangereuses, et il était toujours prêt à sacrifier sa vie et sa tranquillité à sa patrie et à ses camarades. » Hugo Gutmann, un Juif, capitaine adjoint du bataillon d’Hitler, demanda pour ce dernier la croix de fer de première classe, qu’il lui remit le 4 août 1918.

Alphonse de Chateaubriant, quant à lui, qui aurait dû pourtant savoir que viendrait un temps « où les élus eux-mêmes seraient séduits », pensait sans doute déjà à Hitler en commentant en 1933 dans la Réponse du Seigneur, la célèbre gravure de Dürer, le Chevalier et la Mort :

« …. Le chevalier apparaît, casqué, lacé dans sa cuirasse, la lance sur l’épaule, à cheval.

« Ce n’est pas un jouvenceau, c’est un homme d’âge mûr, qui porte sur ses os durcis la trace de ses combats, (…)

« Il remonte des bas-fonds de sa vie, son âme médite. Il passe droit son chemin. (…)

« Redoutable chemin, plongé dans les ténèbres des plus basses nuées, hérissé des terribles pierres de l’angoisse et du doute, hanté par les bêtes les plus immondes, les abominations, les terreurs, les trahisons, les haines. Des rochers effroyables essayent d’écraser l’homme et le cheval ; des bas-fonds de cendre, des marais pestilentiels s’ouvrent sous leurs pas pour les engloutir. Véritable sentier de Trophonius, où ceux qui y entraient ne riaient de toute leur vie ! (…)

« Et le voici maintenant qui a engendré l’oeuvre de sa délivrance, et qui passe, ferme comme celui qui a vu l’Invisible. Un immense oubli recouvre comme un tombeau tout ce qui l’a fait souffrir ; il est rendu au confluent de cette heure, où l’homme sous le balancier de l’Éternel peut-être dit : un jour qui s’avance et une nuit qui se retire. »

Et les deux sacripants apocalyptiques, le vieillard à la clepsydre comminatoire et la mâle bête aux longues oreilles d’âne porcien, la Mort et Belzébuth, il ne les voit plus — ces formes obsolètes du vieux monde.

Mais que voit-il alors, de ce regard fixe et perçant qu’il dirige droit devant lui ?

— Ce qu’il voit, répondit ce vieux fils des Templiers, ce qu’il voit, est l’épanouissement de la vision qui ne fut au départ qu’une tremblante ébauche, et qui, à force d’être contemplée, est devenue la glorieuse cité de marbre où il mettra bientôt pied à terre, en enlevant son casque ! » C’était le château du Graal que décrivait ainsi Chateaubriant. Et Hitler lui faisait sinistrement écho : « L’oeuvre que le Christ a entreprise mais n’a pu achever, moi — Adolf Hitler — je la mènerai à terme. »

Adolph Hitler,le guide du Peuple allemand.
Adolph Hitler,le guide du Peuple allemand.

 

 

 

 

 

 

De belles photos disparues dans les archives de l’histoire

 Jeunes enfants à vendre: Les temps étaient si difficiles, (ou les enfants étaient trop difficiles à manipuler) cette mère de Chicago cache son visage des caméras pendant que sa pancarte envoie le message "4 enfants à vendre" dans sa cour avant.L'adoption aurait pu être une meilleure idée.

Jeunes enfants à vendre:
Les temps étaient si difficiles, (ou les enfants étaient trop difficiles à manipuler) cette mère de Chicago cache son visage des caméras pendant que sa pancarte envoie le message « 4 enfants à vendre » dans sa cour avant.L’adoption aurait pu être une meilleure idée.

 

 Couverture historique: Regardez attentivement cette photo. Les Beetles marchent dans la direction opposée à celle qui apparaît sur la couverture de leur célèbre album Abey Road.

Couverture historique: Regardez attentivement cette photo. Les Beetles marchent dans la direction opposée à celle qui apparaît sur la couverture de leur célèbre album Abey Road.

 

 

 I Have A Dream: Martin Luther King, célèbre pour son discours "I Have A Dream" sur l'égalité, est montré ici enlevant une croix brûlée de sa cour avant, tandis que son jeune fils regarde ailleurs. Certaines personnes ne sont pas tellement impressionné par les droits civils et les croyances de King.

I Have A Dream: Martin Luther King, célèbre pour son discours « I Have A Dream » sur l’égalité, est montré ici enlevant une croix brûlée de sa cour avant, tandis que son jeune fils regarde ailleurs. Certaines personnes ne sont pas tellement impressionné par les droits civils et les croyances de King.

 

 Ronald McDonald, les fameuses chaînes de hamburgers ou leur mascotte colorée est introduite dans le monde grâce à Willard Scott, maintenant devenu l'homme météo de l'Amérique . Vérifiez le verre sur le nez en papier maintenant remplacé par une boule rouge.
Ronald McDonald, les fameuses chaînes de hamburgers ou leur mascotte colorée est introduite dans le monde grâce à Willard Scott, maintenant devenu l’homme météo de l’Amérique . Vérifiez le verre sur le nez en papier maintenant remplacé par une boule rouge.

 

 

 Avant la Maison Blanche: Le dynamique duo de la politique politique américaine, Bill et Hillary Clinton sont photographiés alors qu'ils jouent au volleyball sur leur pelouse de l'université en 1975. Il semble que Hillary rêve de plus grandes et meilleures choses ... la pelouse de la Maison Blanche, peut-être?

Avant la Maison Blanche: Le dynamique duo de la politique politique américaine, Bill et Hillary Clinton sont photographiés alors qu’ils jouent au volleyball sur leur pelouse de l’université en 1975. Il semble que Hillary rêve de plus grandes et meilleures choses … la pelouse de la Maison Blanche, peut-être?

 

Au début du vingtième siècle,les courageux cameramen de la Metro Goldwin Mayer filment et enregistrent le célèbre rugissement du lion de la MGM qui sera immortalisé.
Au début du vingtième siècle,les courageux cameramen de la Metro Goldwin Mayer filment et enregistrent le célèbre rugissement du lion de la MGM qui sera immortalisé.

 

L'infâme Time Square de New York a été photographié en 1911 ici.La photo nous révèle que le point de repère était aussi à couper le souffle qu'il ne l'est aujourd'hui.
L’infâme Time Square de New York a été photographié en 1911 ici.La photo nous révèle que le point de repère était aussi à couper le souffle qu’il ne l’est aujourd’hui.

 

 «Je serai de retour": Arnold Schwarzenegger lui-même enveloppé dans les drapeaux américains sur le jour où il a reçu sa citoyenneté américaine; une simple prédiction de son avenir politique? Oh oui, il était définitivement de retour.

«Je serai de retour »: Arnold Schwarzenegger lui-même enveloppé dans les drapeaux américains sur le jour où il a reçu sa citoyenneté américaine; une simple prédiction de son avenir politique? Oh oui, il était définitivement de retour.

 

En 1950,ce jeune homme bien habille chevauche une bicyclette Schwinn,l'icône des vélos vintage.
En 1950,ce jeune homme bien habille chevauche une bicyclette Schwinn,l’icône des vélos vintage.

 

Elvis Presley a chanté son chemin vers la célébrité et a également joué dans de nombreux films, y compris Harum Scarum où il romanced sa co-star belle, Mary Ann Mobley.
Elvis Presley a chanté son chemin vers la célébrité et a également joué dans de nombreux films, y compris Harum Scarum où il romanced sa co-star belle, Mary Ann Mobley.

 

 Le Bureau d'un génie: la théorie de la relativité d'Einstein fera de lui un génie scientifique l'un des physiciens les plus influents de notre temps . Ceci est une photographie de son bureau au New Jersey qui a été prise le jour de sa mort, le 15 Avril 1955.

Le Bureau d’un génie: la théorie de la relativité d’Einstein fera de lui un génie scientifique l’un des physiciens les plus influents de notre temps . Ceci est une photographie de son bureau au New Jersey qui a été prise le jour de sa mort, le 15 Avril 1955.

 

 Cette photographie attachante du président, John F. Kennedy a été prise alors qu'il savourait une tasse de thé avec sa fille Caroline à la Maison Blanche, un spectacle très commun au cours de sa présidence.

Cette photographie attachante du président, John F. Kennedy a été prise alors qu’il savourait une tasse de thé avec sa fille Caroline à la Maison Blanche, un spectacle très commun au cours de sa présidence.

 

Première photo d'Elton John prise lors de sa première session de photos en Angleterre.
Première photo d’Elton John prise lors de sa première session de photos en Angleterre.

 

 

Clint Eastwood dans les rues de Rome,en 1964.
Clint Eastwood dans les rues de Rome,en 1964.

 

Photo de Babe Ruth en 1923 durant une pratique au baton.bien sur il vient de claquer un autre circuit!
Photo de Babe Ruth en 1923 durant une pratique au baton.bien sur il vient de claquer un autre circuit!

 

 "Nous serons amis pour toujours" est ce que l'adorable Winnie l'Ourson dirait à son meilleur ami, Christopher Robin. Avant sa popularité en bandes dessinées, cette photo montre l'affection réelle que Christopher Robin avait pour son ours Winnie.

« Nous serons amis pour toujours » est ce que l’adorable Winnie l’Ourson dirait à son meilleur ami, Christopher Robin. Avant sa popularité en bandes dessinées, cette photo montre l’affection réelle que Christopher Robin avait pour son ours Winnie.

 

 

Cette jolie photo est celle d'une jeune bombe nommée Marilyn Monroe avant la gloire et la fortune. Cette photographie rare a été vendue aux enchères pour près de $12.000 ! Pas mal pour une journée de travail.
Cette jolie photo est celle d’une jeune bombe nommée Marilyn Monroe avant la gloire et la fortune. Cette photographie rare a été vendue aux enchères pour près de $12.000 ! Pas mal pour une journée de travail.

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale,des Hawker Hurricanes bombardent une colline près de Mourmanks en Union Soviétique.Nous y voyons tout l'impact de la guerre sur la nature et les humains.
Durant la Seconde Guerre Mondiale,des Hawker Hurricanes bombardent une colline près de Mourmanks en Union Soviétique.Nous y voyons tout l’impact de la guerre sur la nature et les humains.L’élan semble s’arrêter pour observer.

 

 

 

 

 

 

Les origines du mythe de la licorne enfin découvertes

Des scientifiques russes disent avoir trouvé des preuves de l’existence de la « licorne de Sibérie ». Cet animal aurait cohabité avec les humains, il y a 26, 000 ans.

La licorne de Sibérie devait peser 5 tonnes.
La licorne de Sibérie devait peser 5 tonnes.

Des scientifiques russes de l’université de Tomsk en Russie disent avoir découvert de nouvelles traces de la « licorne de Sibérie », appelée elasmotherium sibiricum, rapporte RTL, mardi 29 mars. Leur travail a été publié dans la revue scientifique American Journal of Applied Sciences (en anglais).

Les paléontologues pensaient jusqu’ici que cet animal, qui ressemble à un rhinocéros avec une grosse corne, avait disparu il y a 350 000 ans. Mais ils ont découvert que cette espèce aurait vécu beaucoup plus longtemps. Selon ces résultats, l’animal, qui mesurait environ 4,5 mètres de long et 2 mètres de haut, aurait vécu dans l’actuel Kazakhstan, il y a 29 000 ans.

Autrement dit, il aurait pu cohabiter avec les êtres humains, qui vivait dans cette région il y a déjà 50 000 ans. Le fait que nos ancêtres aient croisé cette imposante espèce, qui pesait jusqu’à 5 tonnes, pourrait donc expliquer l’existence du mythe de la licorne chez les humains.

 

L’exploration du cratère qui a provoqué l’extinction des dinosaures va commencer

Le cratère de Chixculub renferme l’un des plus grands mystères de la planète. Des scientifiques ont décidés de le percer… dans tous les sens du terme !

Les dinosaures ont-ils oui ou non été exterminés par la chute d’un astéroïde ? C’est très probable mais les scientifiques n’ont jamais été en mesure d’apporter une réponse définitive. Alors, pour en avoir le coeur net, une équipe de spécialistes a décidé d’explorer l’immense cratère causé par la chute d’un astéroïde tombée sur Terre il y 66 millions d’années ! Un projet génial qui laisse rêveur…

Dessin d'artiste illustrnt bien les proportions des lieux.
Dessin d’artiste illustrnt bien les proportions des lieux.

Ce cratère, qui fait 180km de diamètre, se situe dans la péninsule du Yucatan, au Mexique. On l’appelle le cratère de Chicxulub. C’est à cet endroit précis que serait tombé l’immense projectile de 10km de diamètre fortement suspecté d’avoir causé la perte de nos amis les dinosaures à la fin du Crétacé.

 

Mais puisqu’il n’est pas bon d’accuser sans preuve, une expédition hors-norme va être lancée sur site pour y rechercher des indices. Cette mission, financée conjointement par  l’International Ocean Discovery Program (IODP) et l’International Continental Scientific Drilling Program (ICDP) consistera en un gigantesque forage…

Dès la fin de ce mois, un navire atteindra la zone, située à 30km des côtes. A son bord : une équipe chargée d’installer une plateforme à l’aide de trois pylônes.

Géographie des lieux:centre du cratère.
Géographie des lieux:centre du cratère.

Quand cette plateforme sera opérationnelle (en principe, dès le 1er avril), la partie forage pourra alors commencer. Premier objectif : atteindre les 500m sous terre. C’est à partir de cette profondeur que les scientifiques espèrent récolter des indices. Ensuite, des carottes de 3m de long seront extraites jour et nuit jusqu’à atteindre, deux mois plus tard, les 1 500m !

Commencera alors la partie la plus passionnante de l’opération : l’étude de ces carottes. Que contiendront-elles ? Quels changements de roches vont-elles révéler ? Y trouvera-ton des fossiles ? Nous offriront-elles des traces d’ADN ?

Chicxulub entrant dans l'athmosphère:il y a 65 millions d'années!
Chicxulub entrant dans l’athmosphère:il y a 65 millions d’années!

Il faudra encore patienter un peu avant d’obtenir toutes les réponses à ces questions. Mais elles devraient enfin prouver que les dinosaures ont bel et bien disparu de la surface de la Terre après avoir croisé le trajet d’un astéroïde.

Une aventure passionnante dont on a hâte de connaître l’issue !

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:L’avion du vol FlyDubai a été abattu en Russie par des missiles turcs

Un sinistre rapport du Service fédéral russe de sécurité (FSB) circulant au Kremlin  aujourd’hui dit que l’enquête sur l’accident mortel du vol Flydubai-981 de ce samedi (19 Mars), qui a eu lieu à l’aéroport de Rostov-sur-le-Don, révèle qu’il s’agit d’une «affaire criminelle spéciale », car des preuves matérielles d’un attentat délibéré ont été trouvées. L’avion a été abattu par deux missiles portables américains fabriqués en Turquie. La bande vidéo de surveillance prouve que l’avion était en train d’exploser avant son atterrissage.

 

Une multitude de débris jonchaient le sol.
Une multitude de débris jonchaient le sol.

Comme nous l’avions  vérifié, les premières constatations ont révélé des «découvertes choquantes» (voir  plus bas dans l’article) :

 

  • Il y avait sur ce vol un responsable de la CIA de haut niveau voyageant avec un faux passeport anglais en utilisant le nom Larisa Allen,
  • L’avion  transportait 27 millions $ en espèces cachés dans une  malle métallique blindée.

 

La mallette du parfait agent de la CIA.
La mallette du parfait agent de la CIA.

Quant à la cause de l’explosion de cet avion, qui a laissé des débris sur plus de 1,7 kilomètres (1 mile), les analystes du FSB disent quel’avion a été touché par deux missiles portables Stinger FIM-92. Le FIM-92 Stinger est un lance-missile sol-air américain à courte portée utilisé pour atteindre les hélicoptères ou les avions de combat à basse altitude. En phase d’atterrissage, le missile peut atteindre un avion de ligne comme le Boing abattu. Ce missile est du type « tire et oublie ». Le missile est autodirecteur à infrarouge. Les missiles utilisés ont été identifiés par leur «signature chimique» spécifique, utilisant un explosif de forte puissance.

Bien que ces missiles soient fabriqués par le géant américain de la défense Raytheon, l’explosif puissant utilisé dans l’attaque sur FlyDubai Vol 981 a été tracé comme venant du fabricant d’armes turques Roketsan qui fabrique ces Stinger sous licence.

La « sophistication de l’attaque » par ces missiles est  également à noter, car l’avion a été  « presque simultanément » frappé dans sa section de l’aile gauche (ce qui a causé la principale explosion du carburant du jet) et dans section arrière où sont situés les enregistreurs de vol, ou  » boîtes noires ». Ce qui explique pourquoi ces enregistreurs de vol sont très endommagés. Les enquêteurs de l’IAC disent qu’il faudra plus d’un mois pour récupérer leurs données, le cas échéant.

Porochenko ey Erdogan en discussion.
Porochenko ey Erdogan en discussion.

En ce qui concerne la motivation de cet acte terroriste, il semble que cela viendrait du président turc Recep Tayyip Erdogan et du président Ukrainien Petro Porochenko. Les deux ont publiquement exprimé leur haine extrême de la Russie. Ainsi, lors de leur réunion du 9 Mars à Ankara, ils ont formé leur «Axe de la Mer Noire  » contre la Fédération de Russie.

Le service de renseignement extérieur (SVR) a noté que Porochenko a transféré 7 millions $ à Erdoğan, et que ce transfert a été immédiatement suivi par le chargement sur l’avion de Porochenko de 5 caisses « fortement blindées » dont le contenu pourrait très bien être ces missiles FIM-92 Stinger, fabriqués par Roketsan et utilisés pour détruire l’avion FlyDubai Flight 981.

Le système de  tir de roquettes tel que décrit dans l'article.
Le système de tir de roquettes tel que décrit dans l’article.

 

Quant à savoir pourquoi Porochenko voulait attaquer la Russie de façon si vile, cela viendrait de sa tentative de vouloir échanger son espionne terroriste ukrainienne Nadiya (Nadezhda) Savchenko qui , en dépit de l’attentat délibéré contre le vol FlyDubai 981, vient d’être, tôt ce matin, reconnue coupable du meurtre de deux journalistes russes en 2014. Pour convaincre la cour et la faire condamner, le FSB avait utilisé dans le procès de nombreux courriels « ultra top secret» de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, obtenus par le renseignement russe de l’ordinateur non sécurisé de la Clinton.

Le FSB examine  également d’autres «scénarios terroristes»  de cet attentat, y compris un lien éventuel avec l’Etat islamique, avec des gouvernements occidentaux, ou avec des éléments du crime organisé, qui ont tous montré, et depuis longtemps,  peu ou pas de respect pour la vie humaine.

Source :  Sorcha Faal
http://www.whatdoesitmean.com/index2016.htm 

 


 

L’avion FlyDubaï transportait un haut responsable de la CIA et 27 millions$

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L’enquête préliminaire du Service Fédéral de Sécurité russe (FSB) concernant l’avion  FlyDubai Vol FZ 981, qui s’est écrasé ce 19/03/2016 à Rostov-on-Don, montre que cet avion avait à son bord un responsable de haut niveau de la CIA. Il voyageait sous un faux passeport anglais, utilisant le nom de Larisa Allen, et qu’il y avait à bord de cet avion une somme d’argent en liquide de 27 millions $. Cet argent sale et clandestin a été « lavé » à Dubaï, il appartient soit à la CIA (qui veut financer une « révolution de couleur » en Russie), soit à la mafia russe, soit aux filières terroristes, l’enquête le déterminera.



Cet avion Boing 737-800 de la compagnie FlyDubai Boeing avait décollé de l’aéroport de Dubaï et a explosé ce matin à environ 3:50 heure de Moscou (00h50 GMT) lors de son atterrissage à l’aéroport de Rostov tuant les 55 passagers et les sept membres d’équipage à bord.

 

Le Boeing 737, qui dispose d’une capacité maximale de 180 passagers, n’était rempli qu’au tiers. Il y avait 62 personnes à bord, 55 passagers (18 hommes, 22 femmes et 4 enfants) et 7 membres d’équipage ont péri dans la catastrophe. Les victimes sont 44 ressortissants russes, 8 Ukrainiens, 2 Indiens et un Ouzbek. L’équipage était composé de deux Espagnols, un Russe, un Colombien, un Chypriote (le capitaine de l’appareil), un Kirghize et un citoyen des Seychelles.

 

Les vols de Dubaï vers la Fédération de Russie sont courants, car beaucoup de jeunes femmes russes travaillent dans cette ville, la plus peuplée des Émirats arabes unis (EAU) en tant que «danseuses» (à savoir les prostituées) et de nombreuses entreprises de publicité vantent leurs «services».

 

La majeure partie de ces «danseuses» sont contrôlées par la Mafia russe du crime organisé. Comme Dubaï est devenu un centre mondial de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent (argent de la drogue et argent de la mafia), la CIA aurait soupçonné que des fonds terroristes soient détournés vers la Russie. Telle serait l’explication la plus probable donnée par la CIA pour expliquer la présence de son haut fonctionnaire à bord de cet avion.

 

Quant à savoir comment les 27 millions $ en liquide sont venus dans la soute de cet avion, dans des conteneurs « métal / aluminium »,  le FSB soupçonne le pilote chypriote de cet avion car des liens connus depuis longtemps existent entre les banques chypriotes et la criminalité organisée de la Fédération de Russie.

 

Avec l’IAC publiant une déclaration publique qu’ils ont pris le contrôle de cette enquête, et en raison de la mort de cet agent officiel de « niveau élevé » de la CIA, ainsi que des millions-de-dollars trouvés à bord, le président Poutine, a autorisé les services de renseignement américains, français et émiratis à se joindre à l’enquête.

 

Sources: http://www.whatdoesitmean.com/index2015.htm

 

 

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:soutenir le pouvoir néolibéral par le chaos contrôlé dans tout l’Occident chrétien

Dans un excellent article, le journaliste Christian Rioux s’interroge sur la vague migratoire actuelle. Il évoque la difficulté pour les peuples de distinguer entre l’immigrant économique et le réfugié. Pour la droite, il suffirait «de faire comprendre au bon peuple que l’immigration est bonne pour l’économie» (nous attendons encore les résultats!) Et pour la gauche, «qui confond la politique et les bons sentiments», se donner bonne conscience résume l’argumentaire des Québec solidaire et autres bobos. D’un côté, le motif d’augmenter l’immigration est bêtement sentimental. De l’autre, bêtement économique. D’aucun ne voit derrière le rideau.

De nombreuses relations qui montrent son attachement à la foie islamique.
De nombreuses relations qui montrent son attachement à la foie islamique,font de Justin trudeau ,un destructeur  invétéré de l’état-nation.Le seul motif qui fait vibrer le petit Trudeau est la formation d’un « melting pot » à l’américaine afin d’assimiler ,puis de détruire définitivement la nation québécoise.Justin Trudeau semble être de religion islamique!Une autre espèce de Quisling comme fut Jean Chrétien avant lui.

Le but occulte des élites est celui de mettre fin à l’État-nation de manière chaotique et non ordonnée. Ainsi, la mondialisation en cours est conçue par une élite, le 1% de gauche ou de droite, et pour ses seuls intérêts, dont au premier chef ceux des Américains.

Les intentions de la guerre n’ont rien à voir avec la justice, l’éthique et le respect de la démocratie; quand la fin justifie les moyens, le diable n’est jamais bien loin.

En slovénie,les migrants syriens et irakiens arrivent par milliers.
En Slovénie,les migrants syriens et irakiens arrivent par milliers.

Dans tout l’Occident,on utilise les immigrants à des fins politiques et économiques, même ici, au Québec. Rien d’humanitaire dans l’intention d’origine des gouvernements. Quand j’ai voulu obtenir plus détails sur les faits, Monsieur H. a refusé d’aller plus loin. Comme s’il ne voulait plus connecter avec une douloureuse mémoire. Il avait aussi refusé d’être la source d’un journaliste à The Gazette. Monsieur H. veut la paix. Il est fonctionnaire à la ville.

Cet été 2015, j’ai trouvé certaines réponses. Dans cet article de Manlio Dinnuci, «Ces paras sur nos têtes», il explique que l’OTAN, «dont le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des États-Unis et dont les autres commandements clé sont aux mains des USA – sert à maintenir l’UE dans la sphère d’influence états-unienne.».

Autrement dit, les États-Unis feront tout pour garder l’Union européenne affaiblie. La migration humaine fait partie de cette stratégie: créer un chaos grâce à l’arrivée massive d’humains dont la gestion sera impossible. Et pendant que les peuples souverains s’enliseront dans un chaos quotidien, les oligarchies garderont mainmise sur tous les leviers d’enrichissement des peuples, ses institutions.

Stratégie politique: un chaos planifié pour solliciter nos bons sentiments

Dans cet autre article, «Goldman Sachs – Otan’ corp.», Manlio Dinucci explique comment la Goldman Sachs finance les opérations de l’OTAN qu’exploitent les USA, en citant en exemple le cas de l’exode lybien. «Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’OTAN, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux États-Unis.»

Voici la nouvelle démocratie exportée par les États-Unis en Lybie.Dans quelques secondes après la prise de cette photo,l'homme qui a le pistolet sur la tempe ,mourra...Pour la gloire des terroristes et du 1% qui contrôle les richesses du monde.
Voici la nouvelle démocratie exportée par les États-Unis en Lybie.Dans quelques secondes après la prise de cette photo,l’homme qui a le pistolet sur la tempe ,mourra…Pour la gloire des terroristes et du 1% qui contrôle les richesses du monde.

La banque Goldman Sachs porte dorénavant trois chapeaux: financier, politique et militaire. Ainsi elle financerait à la fois les crises (militaire) et la migration (politique) vers l’Europe. «Les peuples européens sont traînés dans une dangereuse et coûteuse Guerre froide contre la Russie, et dans des situations critiques, comme celle du dramatique exode de réfugiés provoqué par les guerres USA/OTAN en Libye et Syrie.»

Hillary Clinton est cette politicienne américaine qui a particulièrement aidé à l'instauration de la "Pax Americana" en Lybie.On la voit ici,le 19 octobre 2011,faisant son signe illuminati de la victoire,entourée des mercenaires terroristes qu'elle a grassement payé pour éliminer le Grand Guide Lybien Khadafi et mettre ce pays en ruines.
Hillary Clinton est cette politicienne américaine qui a particulièrement aidé à l’instauration de la « Pax Americana » en Lybie.On la voit ici,le 19 octobre 2011,faisant son signe illuminati de la victoire,entourée des mercenaires terroristes qu’elle a grassement payé pour éliminer le Grand Guide Lybien Khadafi et mettre ce pays en ruines.

Manlio Dinucci est l’un des rares Européens à faire la lumière sur la manière dont les USA ont créé la crise libyenne avant de détourner les fonds souverains que la Libye avait investis dans la Goldman Sachs. La banque a provoqué un placement baissier catastrophique pour le fonds souverain libyen, causant la perte du pays. La Goldman Sachs est la ressource complice de toutes les guerres menées par l’élite américaine dont profitent seulement quelques oligarchies mondiales. Jamais les peuples.

Marine Le Pen en visite au Québec a eu le mérite et le courage de nous avertir même si nos petits politiciens néolibéraux et véreux ne veulent rien entendre...sutout pas la vérité!
Marine Le Pen en visite au Québec a eu le mérite et le courage de nous avertir même si nos petits politiciens néolibéraux et véreux ne veulent rien entendre…sutout pas la vérité!

Christian Rioux pointe du doigt les donneurs de leçons britanniques, mais ce pourrait englober le Commonwealth: «C’est dans ces pays où l’on préfère généralement les immigrants riches, jeunes et instruits que l’on semble le plus prompt à faire la leçon aux Européens».

Ce n’est donc pas par hasard si Philippe Couillard sollicite aujourd’hui les sentiments des bons chrétiens québécois (majorité constituant le peuple) pour leur demander d’ouvrir les bras aux réfugiés.

Il doit être très aux fait du programme. Le premier ministre, supporté par la puissante machine des services secrets, des banques et oligarchies, fera tout pour en finir avec l’esprit nationaliste du Québec. Par amour pour un Canada uni? Non, pour faire partie des privilégiés qui soutirent la richesse aux peuples.

Et le Québec dans tout ça?

L’aristocratie anglaise a agi exactement de la même manière après la conquête du Canada français. Diviser pour régner et donner des leçons pour cacher la réalité des faits. Le projet souverainiste du Québec est contrecarré depuis ses débuts par cette même stratégie (lire aussi cet article) qui force à fédérer les peuples là où il y a le plus de résistance identitaire. Une propagande haineuse et réductrice envers la nation souveraine sert à affaiblir le peuple sur le plan de son identité afin de lui enlever confiance en lui. Ensuite, on peut facilement remplacer son élite de souche par une autre, sans scrupules car sans appartenance (incluant des immigrants non intégrés), commanditée par des forces souterraines. Ces pions facilitent l’accès du 1% à la richesse du peuple.

Avec notre argent, le 1% achète encore plus de pions ou les intimide, voire les élimine. C’est ce cercle vicieux qui entretient la corruption dans nos institutions.

L'espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d'Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel...un système bâti sur la corruption et la collusion politique.
L’espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d’Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel…un système bâti sur la corruption et la collusion politique.

Lorsque nous lisons les événements autrement que par le prisme des bons sentiments ou de l’insécurité économique, nous voyons clairement qu’un détournement de nos richesses est en train de se produire à travers le Parti libéral.

Soutenu par la richesse souterraine (M. Couillard doit en avoir appris beaucoup sur la stratégie Goldman Sachs/OTAN lors de son passage au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et en Arabie saoudite), le PLQ a placé ses pions dans les Conseils d’administration de nos plus grandes institutions (Caisse de dépôt, Hydro-Québec, CHUM, Université de Montréal) et les privatisera pour mieux contrôler leur orientation vers les oligarchies. Ainsi, on tue les peuples.

Ces crimes contre l’humanité resteront impunis tant que les bons chrétiens de la gauche et les absolutistes du libre-marché refuseront de regarder le diable dans les yeux. Ajoutons à cette naiveté, une immigration de remplacement ou de «chaos commandité», et le combat des peuples est perdu d’avance.

 


 

HORS TEXTE

L’origine de cette politique du chaos contrôlé remonte à l’Empire de Babylone,dont voici un bref historique:

 

Cité du pays d’Akkad (en Iraq).

Ville de Mésopotamie dont les ruines se trouvent à 90 km au sud de Bagdad (près de l’actuelle Hilla), Babylone fut la capitale d’une vaste région de Mésopotamie. Arrosée par le Tigre et l’Euphrate, elle connut l’une des plus brillantes civilisations du monde antique, qui se développa pendant près de douze siècles.

La ville de Babylone existe dès le xxiiie siècle avant J.-C., au temps de la splendeur d’Akkad.Le premier texte cunéiforme qui mentionne le nom de Babylone date du règne du roi d’Akkad Sharkali-sharri (v. 2185-2160 avant J.-C.).Son entrée dans l’histoire ne débute véritablement qu’avec l’arrivée des Amorrites, ces Sémites occidentaux qui, à la fin du xxe siècle, submergent les pays de Sumer et d’Akkad. Parmi ces envahisseurs, un certain Sumou-aboum s’installe à Babylone et y fonde une dynastie qui régne pendant trois siècles (1894-1595).

Toutefois, cette première dynastie babylonienne ne devient une puissance que sous le règne de son sixième roi Hammourabi (1793-1750), qui en fait la capitale de son empire. Hammourabi, connu surtout pour son œuvre de législateur, est aussi un grand conquérant. Sous son règne, la Babylonie (pays de Sumer et d’Akkad unifiés) tient le devant de la scène mésopotamienne. Ses successeurs tentent en vain de refaire l’unité de l’Empire mais en 1595, les Hittites s’abattent sur Babylone.

À la faveur de ce raid hittite, d’autres envahisseurs, les Kassites, descendus des montagnes de l’Est et du Nord-Est, s’emparent à leur tour de Babylone et y fondent leur propre dynastie. Tout comme leurs prédécesseurs, les Kassites adoptent la culture suméro-akkadienne et tentent de rendre à Babylone tout son prestige. Vers 1530, les Kassites récupèrent Sumer ; la Babylonie à nouveau reconstituée retrouve sa suprématie d’autrefois.Mais, à partir du xive siècle, harcelé par l’Assyrie, le royaume babylonien décline ; en 1203, le roi d’Assour Toukoulti-Ninourta Ier prend Babylone.

Dès lors, une dynastie locale prend la relève. Ses deux premiers rois reconduisent la politique de lutte contre l’hégémonie assyrienne. Avec Nabuchodonosor Ier (v. 1127-1105), troisième roi de la dynastie, la ville atteint le faîte de sa puissance. À partir du xie siècle, le royaume babylonien, en butte aux invasions des nomades araméens, entre dans une très longue période d’instabilité. Cette situation est habilement exploitée par les Assyriens qui parviennent, au viiie siècle, à annexer la Babylonie. Au siècle suivant, la ville de Mardouk, alors défendue par les Chaldéens – tribu d’origine araméenne –, est par deux fois saccagée, par les armées assyriennes de Sennachérib (689) puis d’Assourbanipal (648).

Le Chaldéen Nabopolassar (626-605) fonde la Xe et dernière dynastie de Babylone. Allié des Mèdes dès 625, il attaque l’Assyrie, qui s’écroule en 612, rendant ainsi à Babylone son prestige. Son fils, Nabuchodonosor II (605-562) – célèbre pour avoir pris Jérusalem et déporté l’élite juive sur les bords de l’Euphrate –, échoue à s’emparer de l’Égypte mais réussit à dominer toute la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine. La Babylonie, désormais maîtresse du couloir syrien et du nord de l’Arabie, détient le monopole du grand commerce. Les revenus considérables de l’empire sont en grande partie consacrés à l’embellissement des cités ; outre Babylone, Our, Ourouk, Nippour, Sippar, Kish, Larsa et Barsippa connaissent une intense activité architecturale.

Parmi les successeurs de Nabuchodonosor, Nabonide (556-539) est le seul qui se maintienne quelque temps sur le trône, mais il ne peut repousser l’attaque du Perse Cyrus II. En 482, Xerxès Ier, irrité par l’esprit « national » de ses sujets babyloniens, démantèle leur capitale et emporte la statue d’or de Mardouk. À partir du ve siècle, écartée du grand commerce, écrasée sous les charges fiscales, la Babylonie connaît un grand marasme économique. Sa situation culturelle est aussi peu brillante : les Perses, accourus en grand nombre sous les règnes de Darios et de Xerxès, imposent dans les vallées du Tigre et de l’Euphrate les divinités iraniennes ; l’araméen, devenu la langue officielle de l’Empire achéménide, achève de supplanter le dialecte babylonien. La culture suméro-akkadienne ne survit que dans les cercles étroits des scribes et des savants.En 331, Babylone, amoindrie, opprimée et appauvrie, acclame Alexandre le Grand, qui en fait la capitale de l’Asie et voudrait lui redonner sa splendeur ; mais il la délaisse pour d’autres conquêtes. De retour neuf ans après, il a tout juste le temps d’y mourir. Dès lors, Babylone continue à courir vers son déclin ; peu après 301, la fondation macédonienne de Séleucie du Tigre lui ravit son statut de capitale. Les Parthes, indifférents à son sort, la laissent décliner. Au premier siècle avant J.-C., le géographe grec Strabon trouva le site désert.

*Voir mon article sur l‘histoire du sionisme,d’Israel et de l’Islam sur ce lien qui est en rapport direct avec cet article.


 

L’État Islamique est une répétition de l’histoire: «La surpopulation et la sécheresse»  conduisirent à  l’effondrement de l’Empire assyrien 

L'Empire assyrien...semble recouper les frontières actuelles de l'état Islamique.
L’Empire assyrien…semble recouper les frontières actuelles de l’État Islamique.

L’effondrement soudain de l’empire assyrien était due à la surpopulation et à la sécheresse,ce qu’un groupe de chercheurs a trouvé.

L’Empire assyrien a été le plus grand empire du Vieux Monde ,tellement qu’on n’avait jamais vu cela avant.Il  fonctionnait comme une «machine militaire puissante » qui a dominé l’ancien Proche-Orient – une région qui est aujourd’hui l’Irak du Nord et la Syrie.

Cependant, il ne fallut  juste que 100 ans, pour que cette civilisation  s’effondre. Les forces babyloniennes et médes alors conjointes ont attaqué et détruit Ninive en 612 avant JC et l’empire n’a jamais  pu récupérer (et  la raison a été longuement débattu depuis des siècles).
Des chercheurs de l’Université de Californie, San Diego, et de l’Université Koç à Istanbul, en Turquie, ont trouvé des preuves qui suggèrent que le changement climatique et la surpopulation ont  conduit à la destruction de l’Empire.
« Les explications traditionnelles du déclin de l’Empire néo-assyrien dans le 7ème siècle avant JC ont mis  l’accent sur le rôle du conflit militaire, et en particulier la destruction de la capitale assyrienne, Ninive, par une coalition de Babylone et les forces médes en 612 avant JC, » selon  les auteurs.
« Cependant, on ne sait pas comment l’état assyrien, la machine militaire la plus puissante de son époque et le plus grand empire du Vieux Monde n’avait jamais vu jusqu’à ce moment-là, a diminué si rapidement. »
Publié dans la revue Climatic Change Springer, les chercheurs ont comparé récemment (et publié) des données sur le climat avec le texte antique trouvé sur une tablette d’argile. Le texte – une lettre écrite au roi par un astrologue de la cour – a dit qu’il n’y avait eu « aucune récolte » cette année.

L’analyse des modèles de dossiers paléoclimatiques de la  météo de la région a constaté que cette sécheresse précise  faisait partie d’une longue période de sécheresse qui a duré plusieurs années.
Adam Schneider, de l’Université de Californie, a déclaré: « Pour autant que nous le savons, la nôtre est la première étude à mettre en avant l’hypothèse que le changement climatique – en particulier la sécheresse – a contribué à détruire l’Empire assyrien. »
Dans le même temps, l’Empire assyrien souffrait de surpopulation. La société a connu une croissance insoutenable grande pendant le règne du roi Sennachérib et l’Empire était «fatalement affaibli».

La population de l'Empire Assyrien était devenue hors contrôle à l'époque du roi Sénachérid.
La population de l’Empire Assyrien était devenue hors contrôle à l’époque du roi Sénnachérib.

Dans les cinq années qui ont suivi, l’Assyrie a été ravagé par les guerres civiles. « Nous ne disons pas que les Assyriens se sont mis  soudainement à mourir de faim ou ont été forcés à errer dans le désert en masse, abandonnant leurs villes », a déclaré Schneider. « Au contraire, nous disons que la sécheresse et la surpopulation ont affecté l’économie et déstabilisé le système politique à un point où l’empire ne pouvait pas résister à l’agitation et à l’assaut des autres peuples. »(comme cela se produit actuellement avec l’État Islamique)!
Les chercheurs ont déclaré que l’effondrement de l’Empire assyrien est comparable à la situation politique actuelle dans la Syrie et le nord de l’Irak. Ils attirent également des parallèles avec des villes comme San Diego et Los Angeles, où ces zones poussent trop rapidement (sur le plan démographique) pour leurs environnements.
« Les Assyriens peuvent être« excusés »dans une certaine mesure pour se concentrer sur des objectifs économiques ou politiques à court terme qui ont augmenté leur risque d’être impacté négativement par le changement climatique, compte tenu de leur capacité technologique et de leur niveau de compréhension scientifique sur la façon dont le monde naturel fonctionne, « écrivent les auteurs.
« Cependant, nous n’avons pas de telles excuses, et nous possédons également l’avantage supplémentaire de voir avec le recul du temps, ce qui nous permet de reconstituer le passé sur ce qui peut aller mal si nous choisissons de ne pas adopter des politiques qui favorisent la viabilité à long terme. »


BABYLONE ET LE CODE D’HAMMURABI

Babylone et le code d'Hammurabi Règne du roi Hammurabi : Les cité-états de Mari, Eshnounna, Larsa et Babylone ne cessent de guerroyer. C’est finalement Babylone qui l’emporte grâce à la ténacité, la prudence et l’habileté d’un Amorrite : Hammurabi, fils de roi. Il devient roi de Babylone et crée l’Empire babylonien grâce à ses capacités diplomatiques et politiques. En moins de 25 ans, il constitue un véritable empire qui n’est pas seulement l’œuvre d’un conquérant, mais aussi celle d’un administrateur et d’un lettré. La centralisation est extrême, bien que les villes gardent leur propre administration. Cependant, Hammurabi gère et contrôle toute l’activité économique du pays : montant des salaires, prix des marchandises, montant des taxes et impôts, etc. Babylone devient la capitale religieuse et culturelle de la Mésopotamie. Hammurabi met en place un code de châtiments destinés aux sujets de son empire qu’il fait graver sur des colonnes en pierre pour que chacun puisse les voir. Ce code de lois est destiné à fournir aux princes à venir un modèle de sagesse. Après sa conception, il fut largement diffusé dans les villes importantes. Le code comprend environ 282 articles regroupés par thème : Vols, coups et blessures, exercice des diverses professions, etc. A chaque délit, le code assigne un tarif précis, selon le rang de la victime : Si un chirurgien pratique une opération qui entraîne la mort de son patient, sa main est tranchée ! – Si un architecte construit une maison qui s’écroule et tue quelqu’un, il est mis à mort. – Un homme qui doit de l’argent à un autre peut lui prêter sa femme comme esclave. – Si quelqu’un casse un membre à un awilou (notable), on lui cassera un membre. S’il crève l’œil d’un moushkenou (simple paysans), ou s’il lui casse un membre, il paiera une mine d’argent. Bien que paraissant barbares, ces châtiments dégagent l’image d’une société d’hommes libres. Propriétaires, paysans, artisans, commerçants, fonctionnaires, prêtres, de classe inférieure (moushkenou), esclaves, prisonniers de guerre, enfants vendus, débiteurs insolvables, etc, chacun est protégé par la loi. Ils peuvent se marier, même avec une femme libre, avoir une famille, exercer un métier, posséder des biens, racheter leur liberté ou être affranchis. La femme apparaît aussi avec son statut juridique. Quand Hammurabi meurt, son empire s’affaiblit.
Babylone et le code d’Hammurabi
Sous le règne du roi Hammurabi :
Les cité-états de Mari, Eshnounna, Larsa et Babylone ne cessent de guerroyer. C’est finalement Babylone qui l’emporte grâce à la ténacité, la prudence et l’habileté d’un Amorrite : Hammurabi, fils de roi. Il devient roi de Babylone et crée l’Empire babylonien grâce à ses capacités diplomatiques et politiques. En moins de 25 ans, il constitue un véritable empire qui n’est pas seulement l’œuvre d’un conquérant, mais aussi celle d’un administrateur et d’un lettré. La centralisation est extrême, bien que les villes gardent leur propre administration. Cependant, Hammurabi gère et contrôle toute l’activité économique du pays : montant des salaires, prix des marchandises, montant des taxes et impôts, etc. Babylone devient la capitale religieuse et culturelle de la Mésopotamie. Hammurabi met en place un code de châtiments destinés aux sujets de son empire qu’il fait graver sur des colonnes en pierre pour que chacun puisse les voir. Ce code de lois est destiné à fournir aux princes à venir un modèle de sagesse. Après sa conception, il fut largement diffusé dans les villes importantes. Le code comprend environ 282 articles regroupés par thème : Vols, coups et blessures, exercice des diverses professions, etc. A chaque délit, le code assigne un tarif précis, selon le rang de la victime :
Si un chirurgien pratique une opération qui entraîne la mort de son patient, sa main est tranchée ! – Si un architecte construit une maison qui s’écroule et tue quelqu’un, il est mis à mort. – Un homme qui doit de l’argent à un autre peut lui prêter sa femme comme esclave. – Si quelqu’un casse un membre à un awilou (notable), on lui cassera un membre. S’il crève l’œil d’un moushkenou (simple paysans), ou s’il lui casse un membre, il paiera une mine d’argent.
Bien que paraissant barbares, ces châtiments dégagent l’image d’une société d’hommes libres. Propriétaires, paysans, artisans, commerçants, fonctionnaires, prêtres, de classe inférieure (moushkenou), esclaves, prisonniers de guerre, enfants vendus, débiteurs insolvables, etc, chacun est protégé par la loi. Ils peuvent se marier, même avec une femme libre, avoir une famille, exercer un métier, posséder des biens, racheter leur liberté ou être affranchis. La femme apparaît aussi avec son statut juridique. Quand Hammurabi meurt, son empire s’affaiblit.

 


 

Attentats sous faux drapeau à Bruxelles. L’opération Gladio 2.0 de l’OTAN suit son cours…

 

Nous sommes une fois de plus, nous les peuples, victimes de la stratégie de la tension exercée par intermittence et depuis environ un an avec plus d’intensité, par une oligarchie financière et industrielle qui pousse toujours plus avant sa volonté de contrôle totalitaire sur nos vies. Les opérations des oligarques sous l’égide de l’OTAN ayant échoué en Syrie et en Ukraine, la décision a été manifestement prise de faire monter de plusieurs crans la stratégie de la tension générée par l’idéologie factice et criminelle néoconservatrice du « choc des civilisations ».
Le but est de faire passer un à un tous les états d’Europe sous régime d’état d’urgence et de loi martiale, renforçant la grille de surveillance sur les peuples au nom de la « sécurité ». Pas à pas nos libertés peau de chagrin sont rognées pour que tout cela finisse dans les geôles et les camps du goulag qui s’annonce. Nous n’en sommes plus loin.


ISIS/Daesh est une création avérée et reconnue des services occidentaux des états de l’OTAN (USA, Turquie, GB, France) + Israël + les monarchies dégénérées du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar et EAU en tête) pour le financement, monarchies qui inondent la France et les pays européens de l’ouest de leur pétrodollar corrupteur. Daesh est Gladio 2.0. Daesh est la nouvelle armée (légion mercenaire pseudo-djihadiste) secrète de l’OTAN, payée pour exécuter les basses besognes et les boucheries de la terreur. Les lampistes qui commettent ces atrocités sont des dupes, manipulés par leur nébuleuse hiérarchique qui finit invariablement par se confondre avec les « services » aux sigles connus se planquant derrière celui d’ISIS ou EI ou Daesh ou quelque soit le nom qu’on lui donne ; tout comme l’entreprise mercenaire Blackwater qui change de nom au fil de ses crimes, Daesh fut tour à tour AQI puis AQIL, puis EIIL puis ISIS ou EI (Daesh), comme Blackwater est devenue Xe, puis Academi. L’envers du décors est tapissée des barbouzes de la CIA, MI6, MIT, DGSE, Mossad, GIP et autres… Les connexions des terroristes avec les services de renseignements font toujours surface, qui peut encore s’en étonner ?
L’oligarchie transnationale a déclaré la guerre aux peuples, nous a déclaré la guerre. Le plan est de nous faire mettre à genoux, de nous soumettre et d’implorer que soit appliquer plus de restrictions, plus de contrôles des populations et mouvements des personnes et des biens, cela est déjà bien en marche… Le but est de nous abrutir de violence aveugle et forcenée pour que nous nous soumettions VOLONTAIREMENT à l’arbitraire, la loi martiale et le goulag au nom de notre SECURITE.

La mise sous tutelle de l’UE sous le joug d’un état d’urgence permanent suivi dans la foulée de l’application du traité de partenariat transatlantique (on l’a oublié celui-là hein ?..) et les peuple d’Europe seront verrouillés dans un goulag en forme de continent où toute dissidence sera réprimée au nom de la SECURITE intérieure. Ceux qu’on appelle « Daesh » ou l’EIIL n’est que l’outil, le bras armé du chaos imposé qui mènera à la dictature fasciste supranationale, encadrée par les corporations industrielles et banquières transnationales dirigées depuis la City de Londres et Wall Street.
Bienvenue dans la fin de partie qui vous est offerte par Goldman Sachs, Rothschild, Rockefeller & co…
= = =

Des réactions à chaud

Problème / Réaction / Solution.

 
1- Créer le problème (création / financement / entrainement des groupes terroristes par la Cabale)
2- Réaction des Humains de façon émotionnelle
3- Solution proposée par les pantins de la Cabale pour répondre à la peur provoquée
 
Ou comment faire passer, grâce au Terrorisme, des lois toujours plus limitatives des libertés Humaines, qui n’auraient jamais été acceptées par les Humains si ce problème n’avait pas été créé.

 

 
Voici mon résumé des attentats de Bruxelles qui se sont produit le 22 mars 2016 à 9h11 (911).
 
Attentats signés par la Cabale.
SkullBones322
Attentats effectués le 3/22, soit le 22 mars
comme spécifié sur le logo des
« Skull and Bones »,
société secrète liée à l’OTAN, et
groupe de choc maçonnique de la CIA
———–Les réactions et analyses a chaud sur le net———————————
Du coté des USA :
(L’attentat sous faux drapeau du 22/03 !Gladio frappe Bruxelles pendant les vacances sataniques)
 
Du coté de la Belgique :Vidéo.
Du coté de la France : Vidéo
Réaction d’une éveillée, membre de la Résistance :
 
Discours du criminel Manuel Valls à l’assemblée nationale et décryptage…
 
Citation de Manuel Valls du début de cette vidéo : « Le cœur de l’Europe, le siège de nos institutions Européennes, ont été frappé par le terrorisme Islamiste ».
Traduction de la manipulation mentale :
1- Ouvrez vos émotions (le cœur) / n’utilisez pas votre esprit d’analyse.
2- Réagissez émotionnellement et en tant qu’Européen et non français (nos institutions européennes)
3- Haïssez les Musulmans (terrorisme Islamiste)
 
Notez l’utilisation de la combinaison de mots qui n’ont rien a voir ensemble à l’origine mais dont la combinaison permet d’imprégner une idée négative sur un mot neutre ou positif à l’origine :
 
Terrorisme Islamiste. Terrorisme = mot négatif. Islamiste = mot neutre.
 
Utiliser la combinaison « Terrorisme Islamique » équivaut a inventer des termes comme :
 
  • Bombisme Catholique
  • Sniperisme Judaique
  • Tranchéisme Boudhique
 
La Terreur, est une techniques qui remonte a la nuit des temps.
L’utilisation de la Terreur qui normalement est le vrai langage que nous devrions utiliser, est devenu au fil du temps le Terrorisme (néologisme alliant Terreur et isme).
C’est juste une technique de guerre qui existe depuis toujours sur Terre et qui a été utilisée par tous les peuples de la Terre, quelque soit leur religion.
 
L’envoi de Bombes, que je décris ici par le néologisme Bombisme est une autre technique de guerre, plus récente. Ainsi que le Tranchéisme (prendre position défensive dans des tranchées).
 
Comme vous le voyez dans ces exemples, cela n’a aucun sens si ce n’est que de simplifier les explications de nos dirigeants afin de nous infantiliser et de nous pousser vers la peur, les réactions émotionnelles, plutôt que de creuser le sujet des raisons et des responsables de cette guerre qui utilise la Terreur.
 
Manuel Valls répète sans cesse dans cette vidéo, le mot « Guerre »
 
« Nous sommes en Guerre », « Guerre », « Guerre », « Guerre », « Guerre », « Guerre », « Guerre »,…..
 
Décryptage:
 
« Vous allez mourir », « Peur », « Peur », « Peur »,  « Peur »,  « Peur »,  « Peur »,  « Peur »,  « Peur »,  « Peur », …….
 
Émotions, au lieu de la Réflexion.

Le 18 mars, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis l’Europe en garde contre le risque d’attaques sur son territoire suite aux attentats d’Ankara, rapporte l’AP.

Mais personne n’a voulu donner crédit à Erdogan, qui, en étant quelque peu cinglé, avait révélé ce secret hautement dangereux de l’OTAN, secret dont il était détenteur, comme tous les chefs d’Etat des pays de l’OTAN.

 

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« Rien n’empêche que la bombe qui a explosé à Ankara n’explose à Bruxelles ou dans une autre vile européenne« , a déclaré le président turc lors de la 101ème commémoration de la bataille de Gallipoli qui s’est tenue à Canakkale. 

Et d’ajouter: « Les serpents que tu mets dans ton lit peuvent te mordre à tout moment ».

De la même manière, les judéo-sionistes new-yorkais avaient prédit, un an à l’avance, que le WTC allait être détruit, et ont agi en conséquence : ce fut le jack-pot du siècle

Comme Erdogan pour l’attentat de Bruxelles, ils étaient bien évidemment « au parfum »  des plans diaboliques de ces attentas sous faux drapeau.

Un journaliste américain avait annoncé

une attaque à Bruxelles entre le 16 et le 23 mars

Le journaliste américain David Chase Taylor, rédacteur en chef du journal de dénonciation Thruther, a annoncé le 16 mars que la CIA a planifié une attaque sous fausse bannière dans la capitale belge entre le 16 et le 23 mars 2016.
 
Ce très controversé journaliste est un dénonciateur de la même trempe que Julian Assange et Edward Snowden. Selon les dernières nouvelles, il aurait demandé l’asile politique en Suisse, mais elle lui serait toujours refusée. 
 
Il dit avoir publié des milliers de rapports dénonçant des « événements sous faux drapeaux » (false flag) perpétrés par la CIA et il croit que les attentats de Paris ont été fomentés par la CIA. Dans l’article ici-bas, publié le 16 mars dernier, il annonce une attaque sur la Belgique entre le 16 et le 23 mars 2016. 
 

Attentats de Bruxelles : le témoin israélien est issu du groupe qui diffusa la photo-choc du Bataclan

INFO PANAMZA. L’Israélien qui captura une vidéo des passagers confinés dans l’aéroport de Bruxelles fait partie d’United Hatzalah, une association -liée au Mossad- qui fut la première à diffuser la photographie du carnage du Bataclan.

Le 25.03.2016 à 16h03
{Avertissement en préambule : les « théoriciens de la coïncidence » ne manqueront pas d’aboyer sur les réseaux sociaux en dénonçant une prétendue « théorie du complot » dans les lignes qui vont suivre…}
Mardi 22 mars 2016, à « 10h00 » heure française, soit deux heures après les explosions survenues à l’aéroport de Bruxelles, un organisme israélien -dénommé United Hatzalah- publiait ce tweet

yeret

Il y est fait état d’une déclaration tenue par Yaakov Yeret, présenté comme un urgentiste (« EMT, emergency medical technician »), qui -présent à l’aéroport de Bruxelles- raconte avait été « en train de prier à la synagogue (quand) nous avons senti l’explosion ».
Auprès d’une chaîne de télévision israélienne, il fitégalement savoir que le bruit de la première explosion lui était « familier » en tant qu’Israélien.

Dans un média de la communauté juive orthodoxe (VIN News), Yeret -présenté comme un « bénévole » de United Hatzalah- précisa que ses collègues et lui, en provenance des États-Unis et à destination d’Israël, ont « assisté les infirmiers venus soigner les blessés ».
Il a d’ailleurs adressé au média en ligne sa propre vidéo capturée depuis le local de rétention des passagers rescapés.
 
L’intérêt singulier de ce témoignage?
C’est la seconde fois que le nom de cet organisme israélien (United Hatzalah, « Ichud Hatzalah » en hébreu, littéralement « Unis dans le secours ») apparaît en relation avec des attentats jihadistes commis sur le sol européen.
La première illustration avait été révélée par Panamza -le 15 décembre- dans une enquête consacrée à l’origine de la diffusion de la photo-choc du Bataclan.
Extraits :
AUCUN média de la presse traditionnelle n’a tenté d’en savoir plus sur l’origine de la photo. Au contraire : de concert avec le gouvernement et la police, la plupart des journalistes encartés et des éditorialistes se sont contentés de dénoncer la diffusion de l’image sans entamer la moindre tentative de décryptage quant à la genèse de sa propagation (…)
Il était pourtant possible d’en retracer le parcours, a fortiori quand on est censé exercer son métier dans le web-journalisme.
Panamza a tenté de percer ce mystère, pas à pas (…)
Nom du compte : « Fil d’actualités d’Israël » animé par « @IsraelHatzolah ».
Ce compte avait été en réalité le premier sur le web à diffuser la photographie.
 
 
Sur sa page d’accueil de Twitter, ce compte -qui a curieusement publié sa photo exclusive sans y apposer son nom, rendant ainsi facile sa récupération par quiconque- indique être « affilié à United Hatzalah« , une ONG israéliennequi collabore pleinement avec l’armée.
Et qui dirige -au niveau international- cette organisation para-médicale?
L’Américain Mark Gerson.
 
Sa spécificité?
Admirateur de l’ex-président républicain George Walker Bush, ce New-Yorkais est unefigure vedette des cercles neoconservateursdont la volonté de domination géopolitique est centrée sur l’axe Washington-Tel Aviv.
Détail-clé : Gerson fut le directeur exécutif d’un célèbre think-tank dénommé Project for a New American Century. Cette organisation ultra-droitière (qui fut présente dans l’Administration Bush et qui avait joué un rôle majeur dans l’instrumentalisation du 11-Septembre contre Saddam Hussein) était elle-même basée sur les grandes lignes d’unmémorandum commandé en 1996 par le Premier ministre Benyamin Netanyahou et destiné à développer une stratégie moyen-orientale en faveur des intérêts israéliens.
Et devinez qui participait -deux jours avant les attentats de Bruxelles- au congrès de l’AIPAC, célèbre rassemblement annuel à Washington de la nébuleuse sioniste internationale
Un certain Mark Gerson, patron neocon d’United Hatzalah, comme l’illustre ce tweet de Dov Maisel, responsable des opérations internationales.  
 
 
Détail à souligner : la page Facebook d’ « Hatzalah France » a rendu un vibrant hommage, le jeudi 17 mars, à « un héros d’Israël, grand soutien d’Hatzalah et membre du comité international de United Hatzalah » : le décédé Meïr Dagan, ancien « criminel de guerre »devenu le patron -de 2002 à 2010- du Mossad.
Rappel : la désignation d’United Hatzalah comme étant l’organisme à l’origine de la propagation de la photo-choc du Bataclan avait conduit l’auteur de ces lignes (HICHAM HAMZA)  à être placé en garde à vue.

 

 

 

 

Illuminati avise bbb

 

 

 

 

 

EN CONCLUSION

La filière turque confirmée depuis le 23 mars 2016

Sur cent réfugiés, vous avez un terroriste islamiste, et sur trois terroristes, vous avez un kamikaze prêt à mourir au signal émis par les Turcs.

Les Forces populaires kurdes opérant aujourd’hui en Syrie ont capturé un haut fonctionnaire du MIT  turc de renseignement (équivalent de la CIA) qui, sous la rubrique «interrogatoires renforcés», a impliqué le Président Erdogan dans les attentats de Bruxelles. Veterans Today a eu accès à des aveux enregistrés qui détaillent le rôle du MIT dans les explosions de Bruxelles ainsi que des plans pour encore plus d’attaques à travers l’Europe. Le «suspect» a avoué son rôle dans la planification de l’attaque de Bruxelles en coordination avec le commandement de Daech ISIS basé à Raqqah.

Le Mossad israélien et le MIT tuc sont deux grands amis collaborateurs dans tout genre de complot contre les peuples.
Le Mossad israélien et le MIT turc sont deux grands amis collaborateurs dans tout genre de complot contre les peuples.

 

 

Les informations précises ayant permis la capture de ce super espion ont été fournies par un signal d’interception russe. On nous dit que les Russes ne seraient pas impliqués dans la capture proprement dite, mais qu’une équipe Spetsnaz était disponible pour le soutien.

L’espionnage turc dirige un centre de planification opérationnelle dans un complexe souterrain à Raqqah, selon notre informateur qui veut rester anonyme. Le centre, construit sous une installation sportive, contient des stocks d’armes chimiques et biologiques, y compris du gaz sarin, la grippe porcine et des tonnes de matériaux pour la production du gaz  moutarde et du chlore gazeux. Les États-Unis ont frappé le centre en Octobre 2014, la coordination avec une unité syrienne « Tiger », ce  qui a conduit à la capture d’officiers qataris, saoudiens et turcs lors d’une demi-douzaine d’opérations conjointes très secrètes.

Les notes d’interrogatoire que nous avons reçues jusqu’à présent du Secrétaire Général , le DR Haissam Bou Said du Département européen pour la sécurité et de l’information (DESI) indiquent que le MIT, service  de renseignement turc , était derrière les attentats suicides jumeaux horribles de Bruxelles et que des cellules terroristes turques à travers l’Europe avaient été prévues depuis des années en coordination avec une infrastructure de la criminalité organisée (traite des personnes, de stupéfiants) et de travailler avec des groupes israéliens et saoudiens pour la mise en scène de d’attaques terroristes sous faux drapeau.

 

 

Selon notre source, Erdogan en personne a veillé à canaliser les cellules terroristes entraînées et formées par le MIT, cachées dans l’afflux soigneusement orchestrée des réfugiés. Il les a  dirigés vers des «couchettes» au sein des communautés de la pègre turque établie depuis longtemps en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

 

Des sources de la communauté du renseignement américain notent que le crime organisé turc est centré à Munich attend, depuis plus d’une décennie, le « top départ » pour lancer ses attaques terroristes  contre les États-Unis à la veille de la prochaine élection présidentielle.

 

La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles

Depuis six mois, la Turquie menace la France, la Belgique et l’Allemagne et les somme de l’aider à éliminer le mouvement de libération nationale kurde. Idéologiquement le régime de Recep Tayyip Erdoğan considère en effet que les Turcs sont une « race supérieure » et que les Kurdes doivent obéir ou être éliminés. La France, qui avait pris l’engagement d’aider la Turquie à résoudre la question kurde « sans porter atteinte à l’intégrité de son territoire » (c’est-à-dire en déplaçant les Kurdes turcs en Syrie), mais n’était plus en mesure de tenir sa promesse, fut la première touchée. La Belgique qui donne asile aux Kurdes, a été la seconde cible.

Le quotidien {Star}, organe officieux du régime de Recep Tayyip Erdoğan, ouvre sa "une" du 22 mars 2016 (c’est-à-dire le matin même des attentats de Bruxelles) sous le titre « La Belgique État terroriste ». Le journal reproche à la Belgique d’avoir laissé des familles de victimes kurdes de la guerre civile manifester à Bruxelles pendant le sommet UE-Turquie.
Le quotidien {Star}, organe officieux du régime de Recep Tayyip Erdoğan, ouvre sa « une » du 22 mars 2016 (c’est-à-dire le matin même des attentats de Bruxelles) sous le titre « La Belgique État terroriste ». Le journal reproche à la Belgique d’avoir laissé des familles de victimes kurdes de la guerre civile manifester à Bruxelles pendant le sommet UE-Turquie.

 

Tout terroriste choisissant sa cible, veille à passer un message pour justifier son action. La plupart du temps c’est ce message qui intéresse les terroristes et non pas l’ampleur de la catastrophe que va provoquer leur acte terroriste.

De la sorte, ils parviennent à contourner l’exclusion dont ils font l’objet de la part des médias conventionnels, et se trouvent soudain au centre du débat, sous le feu des projecteurs.
Dans le cas des attentats terroristes de Bruxelles, il pourrait y avoir plusieurs messages, dont un lié à l’existence même de l’UE [1]. Cependant, le message central, qui n’a cessé d’être répété par le gouvernement turc, par des groupes étatiques et para-étatiques et par la presse turque, concernait le soutien de la Belgique et de l’UE à la cause kurde.
Le président Erdoğan en personne, pendant que se tenait le sommet de l’UE avec la Turquie, prononçait une attaque violente contre l’Union européenne accusée d’héberger et de soutenir des organisations du mouvement de libération nationale kurde.
Le quotidien Star, organe officieux du régime de Recep Tayyip Erdoğan, ouvrait sa « une » du 22 mars 2016 (c’est-à-dire le matin même des attentats de Bruxelles) sous le titre « La Belgique État terroriste ». Elle était illustrée de photographies de Kurdes brandissant le drapeau du Rojava, la région autonome du Nord de la Syrie qui sert désormais de base arrière au PKK et constitue une menace majeure pour la Turquie.

 

Le même journal publie les menaces du président Erdoğan envers la Belgique,une journée plus tard.

Une journée plus tard,le même journal turc continue ses attaques contre la Belgique.
Une journée plus tard,le même journal turc continue ses attaques contre la Belgique. « Le serpent que nourrissait la Belgique en son sein l’a mordue », faisant référence au discours prononcé par le président Erdoğan, le 18 mars dernier .

 

L’édition spéciale de Star du 23 mars est intitulée : « Le serpent que nourrissait la Belgique en son sein l’a mordue », faisant référence au discours prononcé par le président Erdoğan, le 18 mars dernier [2].

Dans le second titre du journal turc Akita,on peut lire:« La Belgique supporte les terroristes ».
Dans le second titre du journal turc Akita,on peut lire:« La Belgique supporte les terroristes ».

De plus, le journal islamiste Akita, un des organes du Parti de la Justice et du Développement, du 23 mars reprend le même argument en « une ». Elle est illustrée par des photographies de l’ancien député Zoubair Indar, l’un des dirigeants du mouvement de libération nationale kurde, et de Fehriye Erdal, accusée du meurtre d’Ozdemir Sabanci, tous deux réfugiés politiques en Belgique. Un second titre précise : « La Belgique supporte les terroristes ».
Dans son éditorial d’aujourd’hui intitulé « Celui qui dort avec le terrorisme, se réveille avec lui », Khanty Ozisik, le principal chroniqueur du journal électronique pro-ErdoğanInternethaber.com, écrit mot pour mot :
« Le gouvernement qui dirige ce pays [la Belgique], en dépit des protestations et des objections de la Turquie, autorise et permet au PKK de faire sa propagande. Il n’a pas dit mot lorsque le PKK montait ses tentes et organisait des rassemblements avec ses militants. D’autre part, le gouvernement belge, en soutenant les Forces de défense populaire (YPG) [3], qui sont considérées comme le plus grand ennemi de l’État Islamique en Irak et en Syrie, a agi comme s’il disait aux djihadistes « Venez me mettre des bombes » ».

Il y a d’autres documents et éléments attestant de la responsabilité turque, tout comme il y en a pour les attentats contre la France. Ces derniers ont eu lieu pour faire comprendre à François Hollande qui avait accueilli à Paris, à l’Élysée, les dirigeants du YPG en uniformes militaires, qu’il ne pouvait plus reculer quant à son engagement de créer un faux État kurde [4].
Ne prêtez pas attention à qui étaient les exécutants de ces attentats, ni au groupe dont ils se revendiquent. La Turquie constitue un allié stratégique de l’État Islamique  et est en mesure de passer « contrat » directement avec son équipe dirigeante.
J’espère que le Premier ministre grec et les membres de son gouvernement liront et analyseront tout cela, alors que par leurs actions ils ont livré  de nombreux pays en otage de la Turquie,mais surtout la Belgique. S’ils ne se réveillent pas, nous serons confrontés à des événements inimaginables,même ici au Québec,avec la douce protection de Justin Trudeau et de Philippe Couillard,les grands amis des islamistes dans notre pays.

 

 

 

 

 

 

Sources: Nahaid al-Husseini,chef  de bureau du renseignement du gouvernement légal de Syrie et autre lien

 

 

Nouvel Ordre Mondial:Franc maçonnerie et extrème droite

Sigle  logo 666

Par Géplu dans EditionNous vous avons présenté le 5 février le numéro spécial de Critica Masonica, titré Extrême droite et ésotérisme, retour sur un coupe toxique, et constitué de onze articles de Stéphane François, extraits de ses travaux sur ce sujet.
Aujourd’hui, avec l’autorisation de Critica Masonica, je puis vous offrir un de ces articles, celui consacré aux relations entre la Franc-maçonnerie et l’extrême droite. C’est un peu plus long que ce que nous publions habituellement, mais le traitement fouillé du sujet le nécessitait.
Vous pouvez commander ici ce numéro spécial de Critica Masonica, et les autres sur cette page de leur site.

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FRANC-MAÇONNERIE ET EXTRÊME DROITE

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Pour une proportion importante de la population, les expressions « franc-maçonnerie » et « extrême droite » sont opposées et inconciliables. Cela est vrai dans une certaine mesure. En effet, si nous avons gardé en mémoire les campagnes antimaçonniques de l’extrême droite, formulées dès l’apparition des clivages politiques au sens contemporain du terme, c’est-à-dire dès le début du XVIIIe siècle avec les premières encycliques, puis au début du XIXe, l’apparition de la droite contre-révolutionnaire (avec le jésuite Augustin de Barruel par exemple), il existe toutefois des exemples de militants d’extrême droite membres de loges maçonniques. Mais surtout, celles-ci ne sont pas forcément des scissions ou des dissidences conservatrices ou d’extrême droite. Par conséquent, après être revenu sur les origines de l’antimaçonnisme de l’extrême droite, nous nous intéresserons aux raisons de l’attrait d’une frange de l’extrême droite pour la franc-maçonnerie, suite à l’influence de la pensée guénonienne.

L’antimaçonnisme de l’extrême droite

L’un des premiers livres à condamner la franc-maçonnerie est celui d’un jésuite conservateur, antidémocrate et rejetant les idées des Lumières, Augustin de Barruel (1741-1820)[1]. En effet, le prêtre dénonce dansMémoires pour servir l’histoire du jacobinisme, un ouvrage en 5 tomes paru à Hambourg entre 1797 et 1799[2], le rôle supposé des francs-maçons dans le déclenchement de la Révolution française. Toutefois, « il est précédé en cela par la brochure du comte Ferrand, publié à Turin en 1790, Les Conspirateurs démasqués. »[3]. Cependant, Ferrand voit surtout dans ce complot l’action d’un protestant, Necker (1732-1804). Barruel va plus loin : il estime que le complot est à la fois antichrétien, antimonarchique et cherchant à détruire la société d’Ancien régime. Les acteurs changent aussi : il ne s’agit plus d’un complot protestant, mais maçonnique. Cette idée se cristallisera dans les milieux catholiques intégristes. Pour s’en convaincre, il suffit de garder à l’esprit la prégnance du « complot judéo-maçonnique » dans ces milieux, comme le montrent les catalogues des Éditions Barruel, des Éditions Saint Rémi, les Éditions de Chiré et, sur Internet, la Bibliothèque Saint-Libère[4]. Récemment encore, le Vatican voyait dans la franc-maçonnerie une secte[5]

Cette idée de complot vient notamment de l’usage de l’expression « Supérieurs Inconnus », forgé initialement par des francs-maçons. En effet, en 1751, le baron Charles-Gotthelf von Hund (1722-1776) fonde une nouvelle forme de maçonnerie : la Stricte Observance ou plus exactement l’Ordre supérieur des chevaliers du Temple sacré de Jérusalem. L’idée était que la franc-maçonnerie serait une perpétuation des Templiers dirigée par des « Supérieurs Inconnus » dont Hund était, selon ses dires, le seul mandataire, s’étant lui-même fait initier par un mystérieux chevalier au « plumet rouge », en 1747. Cette légende va connaître un succès considérable au cours des XIXe et XXe siècles. Récupérés par les antimaçons, les Supérieurs Inconnus vont devenir les vrais maîtres occultes de la franc-maçonnerie. Ils seront assimilés aux satanistes, aux Juifs, aux maîtres de l’Himalaya de la Société théosophique, etc., devenant le symbole de la sphère dirigeante du complot mondial, selon la vulgate conspirationniste.

Cette idée de complot maçonnique se retrouve également chez un auteur écossais, John Robison (1739-1805) qui publie, également en 1797, un ouvrage développant la même thèse, intitulé Preuve d’une conspiration contre toutes les religions et les gouvernements d’Europe fomentées les assemblées secrètes des francs-maçons et des illuminés[6]. Pour ce dernier, les Illuminés de Bavière auraient infiltré les loges françaises et auraient provoqué la révolution française dans le but de mettre en place un gouvernement mondial. À compter de ce moment, la franc-maçonnerie est assimilée à une société secrète, bien que ses rituels aient été divulgués dès 1730 par Pritchard, dans son Masonry Dissected. Malgré cette divulgation ancienne, la question du secret est restée capitale dans les milieux d’extrême droite, qui voient dans la franc-maçonnerie une société secrète.

Ces thèses se diffusèrent en Occident au XIXe siècle, donnant naissance à un antimaçonnisme à la fois virulent et banalisé auprès d’opinion publique. Ainsi, dès 1831, il existe un parti antimaçonnique aux États-Unis, dont le président américain John Quincy Adams fut membre. Cet antimaçonnisme fut encouragé dans les milieux catholiques par différentes bulles et encycliques papales, hostiles à son relativisme religieux[7]. En 1917, tout catholique risquait l’excommunication en devenant franc-maçon, bien qu’initialement, il fût obligatoire d’être chrétien pour l’être.

Mais surtout le XIXe siècle voit la naissance d’une expression qui jouira d’une grande postérité dans les extrêmes droites occidentales : le complot judéo-maçonnique[8]. Ainsi, différents partis et ligues antimaçonniques apparaissent entre 1830 et 1880 en Europe et aux États-Unis. En France cet antimaçonnisme fut développé entre la fin du XIXe siècle et la Seconde guerre mondiale par une foule de publication et de publicistes dont il serait fastidieux de faire l’inventaire[9]. L’une des plus importantes fut la Revue Internationale des Sociétés Secrètes (RISS) de monseigneur Jouin.

À compter de ce moment, l’idée d’un complot mondial d’une société secrète cherchant à renverser les gouvernements va se diffuser dans différents milieux et dans différents pays. Jusqu’à récemment, cette thèse était surtout mise en avant par des auteurs ou des groupes que l’on peut classer à l’extrême droite, principalement dans la mouvance catholique traditionaliste et contre-révolutionnaire. Encore aujourd’hui, des militants notoires de l’extrême droite, considèrent que la Révolution française est à chercher dans l’action de la franc-maçonnerie. C’est par exemple le cas de l’antisémite et ancien collaborateur Henry Coston qui diffusa cette idée des années 1930 à sa mort en 2001. C’est le cas également de Philippe Ploncard d’Assac. Nous pourrions multiplier les exemples…

Henry Coston et Jacques Ploncard (dit d’Assac), le père de Philippe Ploncard d’Assac, étaient des militants d’extrême droite dont l’amitié était soudée amis par un antisémitisme et un antimaçonnisme virulents. Conspirationnistes[10], ils participèrent durant la guerre au dépouillement des archives du Grand Orient de France et à la recherche d’une supposée subversion maçonnique. Ils étaient en outres des membres influents de la Commission d’études judéo-maçonniques (CEJM)[11], qui siégeait dans les locaux du Grand Orient de France. Le financement de leurs activités provenait des occupants nazis, qu’ils fréquentaient dès 1934[12], mais également de l’État français. Leurs thèses furent reprises après-guerre par différents groupes extrémistes, allant des néonazis aux catholiques traditionalistes.

Dans les années 1930, l’idée fut endossée par Julius Evola dont nous déjà parlé dans Critica Masonica[13]. Il voyait dans celle-ci une création moderne ex nihilo et non pas une persistance d’une tradition immémoriale et s’opposait par conséquent à René Guénon, qui considérait la franc-maçonnerie spéculative comme héritière, certes dégénérée, de la franc-maçonnerie médiévale. Il intégra dans sa pensée antimoderne des éléments conspirationnistes issus des thèses antisémites et contre-révolutionnaires d’auteurs comme Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, en particulier au livre La Grande conspiration d’Emmanuel Malynski, dont Léon de Poncins cosigna une version abrégée sous le titreLa Guerre occulte. Juifs et Francs-Maçons à la conquête du monde[14], qu’Evola traduisit et préfaça[15]. Dans ses articles, il se penchait sur la notion de « guerre occulte », c’est-à-dire la guerre menée par les sociétés secrètes, notamment la franc-maçonnerie, et par les Juifs contre la tradition, et analysait l’action de ces dernières au prisme de la « contre-initiation »[16].

L’antimaçonnisme est réapparu quasiment à la fin du conflit, reprenant ses vieilles antiennes. Toutefois, il a également muté, en intégrant au vieil anti-judéo-maçonnisme d’avant-guerre des considérations antisionistes se nourrissant d’un anti-maçonnisme musulman[17], que nous trouvons par exemple chez Paul-Éric Blanrue, un publiciste négationniste contemporain. Outre celui-ci, l’un des principaux représentants de ce « nouvel » antimaçonnisme en France est Alain Soral. Celui-ci en fait régulièrement la promotion dans ses vidéos. Toutefois son antimaçonnisme se nourrit également de textes « classiques » parus au début du XXe siècle. Ainsi, il a réédité en 2012 la brochure du publiciste Maurice Talmeyr[18], La Franc-maçonnerie et la Révolution française[19], paru initialement en 1904. Il s’inspire également des ouvrages d’Henri Coston, et de son héritier intellectuel Emmanuel Ratier, récemment décédé, qui participait à des débats à Égalité & Réconciliation, l’association de Soral. Emmanuel Ratier est une figure intéressante de l’extrême droite : diplômé de Science Po, journaliste, éditeur, ancien membre du GRECE, militant néopaïen, pourfendeur des « lobbies » (ie juifs et francs-maçons), il est régulièrement accusé d’avoir été franc-maçon. Quoiqu’il en soit, sa feuille confidentielle Faits et Documents est très bien informé, dévoilant les noms d’hommes politiques appartenant ou soupçonnés d’appartenir à une loge. Il reprend la tradition d’un Henri Coston, mais sans son antisémitisme délirant. Toutefois, l’antimaçonnisme actuel peut également prendre l’aspect de discours hallucinés typiques de certains milieux chrétiens de la fin du XIXe siècle (au moment de l’« affaire Taxil »), tels les ouvrages, articles ou conférences de Laurent Glauzy[20]. Ce nouvel antimaçonnisme s’exprime également dans les milieux catholiques réactionnaires par une condamnation publique, comme l’action des Hommens devant le siège du Grand Orient de France en 2014. L’antimaçonnisme reste donc d’actualité à l’extrême droite la plus radicale.

Guénon et la « vraie maçonnerie »

L’un des points de rencontre entre l’extrême droite et la franc-maçonnerie se situe autour de René Guénon et du recours à la « Tradition ». Ce dernier, à l’opposé d’un Evola qui considérait la franc-maçonnerie comme « antitraditionnelle », voyait dans la franc-maçonnerie l’un des derniers vecteurs de la « Tradition » occidentale. Selon lui, la franc-maçonnerie pourrait se prévaloir d’une origine « traditionnelle » authentique et d’une transmission initiatique réelle, même si celle-ci avait dégénéré par la suite, sous l’influence des pasteurs protestants créateurs de la maçonnerie moderne, James Anderson et Jean-Théophile Désaguliers. Ainsi Guénon n’hésite pas à écrire que « la véritable régularité réside essentiellement dans l’orthodoxie maçonnique ; et cette orthodoxie consiste avant tout à suivre fidèlement la tradition… »[21] Dans plusieurs textes il a affirmé « la filiation existant entre la franc-maçonnerie moderne, spéculative, et la maçonnerie ancienne, médiévale et opérative. Mieux encore, il a fait de cette continuité institutionnelle – ne fût-elle que subtilement décelable […] la condition sine qua non de la légitimité traditionnelle et de la régularité initiatique de la maçonnerie.[22] » Cette idée de « Tradition » immémoriale séduit une frange de l’extrême droite allant des « traditionalistes-révolutionnaires » aux nationalistes-révolutionnaires et en passant par des anciens de la Nouvelle Droite[23].

Il faut également garder à l’esprit qu’il existe quelques loges maçonniques d’extrême droite, au discours réactionnaire sur le plan des mœurs et faisant l’éloge de la hiérarchisation, les loges servant à recruter et à former une nouvelle élite intellectuelle et spirituelle. Ces loges, souvent irrégulières et/ou issues d’obédiences marginales ultraconservatrices, cherchent à maintenir la « Tradition », abandonnée par les loges « révolutionnarisées », ainsi qu’un élitisme spirituel et moral contre le délitement du monde contemporain. En outre, de sa naissance officielle jusqu’à la fin du XIXe siècle, la franc-maçonnerie fut théiste, et donc ouverte à des développements mystiques, voire ésotériques/occultistes. Ces premières loges furent aussi empreintes de positions élitistes, expression de l’aristocratisme de l’époque : outre les athées, les femmes, les serfs et les personnes de condition modeste étaient exclues des loges. Cet aristocratisme persista[24] et se mêla aux thèses guénoniennes.

Il ne faut pas oublier en effet que le fascisme reçut dans un premier temps un accueil favorable dans les milieux maçonniques italiens, du fait de l’anticléricalisme affiché du mouvement fasciste. De plus, la franc-maçonnerie italienne, héritière des idéaux du Risorgimento, était plutôt nationaliste, ce qui favorisa encore le rapprochement. En effet, le fascisme bénéficia d’un accueil favorable de la part de tout un courant mêlant tradition gibeline, franc-maçonnerie, occultisme et paganisme italique. Ce courant mystico-intellectuel, autour notamment d’Arturo Reghini, se caractérisait par un nationalisme et un antichristianisme virulents. Il fut attiré par le fascisme croyant que Mussolini restaurerait la grandeur de l’Italie. Certains maçons firent même partie des premiers fascistes, tel Eduardo Frosini.

Arturo Reghini était un ami et un correspondant de Guénon, mais aussi de Julius Evola. Occultiste, il était membre à la fois de l’Ordo Templis Orientis[25] (ou OTO) et de la principale obédience maçonnique italienne (il a même créé son propre rite maçonnique, le Rite philosophique italien). En 1903, il fonda la Biblioteca Teosofica et fut à l’origine de la section italienne de la Société Théosophique dans laquelle il aurait développé son anticléricalisme. Violemment antichrétien, Reghini signait parfois des articles sous le pseudonyme « le vicaire de Satan ». En effet, « Inconsciemment et à sa manière, Reghini puisait à cette source et en faisait le jeu, exaltant les anciennes “vertus italiques” et la doctrine gibeline de l’Empire, et adressant d’âpres critiques au christianisme, accusé d’être une “croyance asiatique” dont le fondateur Jésus, n’était qu’“un mégalomane hypocondriaque et sentimental, dont la vision du monde créé par Dieu menait à la compassion et aux pleurs”[26]. » Selon Arturo Reghini, pour en finir définitivement avec « […] “l’exotique croix chrétienne” il fallait “rétablir une religion, au sens étymologique et païen du terme, entre l’humain et le divin. Mais ce lien, ce rapport, devaitt être effectif, magique, religieux et ne pouvait être établi par une religion qui n’est plus qu’une croyance et un résidu sentimental”[27] ».

Reghini fut donc le théoricien principal de la « religion italique », une variante italienne du néopaganisme, dans sa variante impériale romaine. C’est en effet avec cet auteur

« […] que la Voie romaine tend à devenir plus explicite, même s’il appartient au courant “orphico-pythagoricien”, marginal par rapport à la Tradition romaine proprement dite. Ce fut précisément autour des revues de Reghini, Atanor (1924), puis Ignis (1925), et enfin, après les ordonnances de Bodrero et les lois sur les sociétés secrètes, Ur (1927-1928) officiellement dirigé par Julius Evola, que se rassembleront tous ceux qui cherchaient à donner au régime [fasciste] un caractère néo-païen et romain[28] ».

De fait, comme beaucoup de partisans de la « voie romaine », Arturo Reghini était un ardent nationaliste qui soutint l’expédition de Gabriele D’Annunzio à Fiume en septembre 1919. Il défendit l’État fasciste, qu’il jugeait anticatholique, jusqu’aux accords de Latran.

Il affirmait également l’aspect païen de la franc-maçonnerie, en particulier ce qui concerne son aspect méditerranéen, égyptien et pythagoricien[29]. Cette franc-maçonnerie païenne existe encore, et elle n’est pas confinée aux rites marginaux. Ces francs-maçons païens recherchent en fait une supposée tradition maçonnique, abandonnée à la suite des pressions de l’Église catholique. La christianisation forcée de la franc-maçonnerie est un thème récurrent chez certains maçons hétérodoxes, notamment chez ceux qui se réclament de la tradition celtique ou de la tradition italique. Un thème qui plaît beaucoup aux militants d’extrême droite initiés à la franc-maçonnerie…

Enfin, la franc-maçonnerie attire aussi des catholiques intransigeants, en dépit du rejet général de celle-ci dans ce milieu. Ces maçons d’un genre particulier se placent dans la filiation du penseur contre-révolutionnaire et catholique intransigeant Joseph de Maistre. Il fut initié au rite écossais rectifié et fut membre de la loge La Sincérité de Chambéry. Au sujet de la franc-maçonnerie, il a pu écrire au baron Vignet des Étoles que « la franc-maçonnerie en général, qui date de plusieurs siècles […] n’a certainement, dans son principe, rien de commun avec la révolution françoise[30] ». En 1810, il regrettait de n’avoir pas pu accepter une invitation d’une loge russe. Il était aussi membre de sociétés initiatiques maçonniques et paramaçonniques chrétiennes, notamment de l’Ordre des Élus Coëns, fondé par Martinès de Pasqually[31].

De fait, Maistre défendait une franc-maçonnerie religieuse contre une franc-maçonnerie rationaliste, moderniste. Cette franc-maçonnerie spirituelle serait selon lui beaucoup plus ancienne et respectable que la franc-maçonnerie moderne, qui, ne serait, quant-à-elle, qu’une branche divergente corrompue. En ce sens, Maistre développe une conception de la franc-maçonnerie opposée à celle d’Augustin de Barruel. Cette franc-maçonnerie spirituelle et presque immémoriale aura une postérité : nous retrouvons cette idée chez René Guénon. De fait, il est fréquent de voir des guénoniens proches de l’extrême droite devenir maçons et abandonner ensuite leur guénonisme pour un illuminisme influencé par Maistre.

C’est le cas, par exemple, de Jean-Marc Vivenza, qui est un personnage intéressant : il fut membre de Troisième Voie, un groupuscule nationaliste-révolutionnaire, dirigé par Jean-Gilles Malliarakis, puis lors de la scission des radicaux, il rejoint la Nouvelle Résistance de Christian Bouchet, dont il fut le bras droit, et grand amateur de thèses ésotériques et occultistes. Il fut également un compagnon de route de Synergie Européenne, une structure nationaliste-révolutionnaire et völkisch fondée par l’ancien néo-droitier Belge Robert Steuckers[32]. Après avoir été nationaliste-révolutionnaire et futuriste, il s’intéressa à l’ésotérisme et devint guénonien et franc-maçon. Suite à la découverte de Martinès de Pasqually, il se fit illuministe, abandonnant son guénonisme. Malgré tout, il a gardé des liens avec ces milieux : il a publié quatre livres chez Pardès : un sur Maistre[33], un sur Saint-Martin[34], un sur Böhme[35] et enfin un dernier sur la Rose-croix[36].

Si la franc-maçonnerie est globalement rejetée par l’extrême droite, dans son acception générique, il est cependant impossible de considérer ce courant politique dans son intégralité comme antimaçonnique. En effet, il existe des liens entre franc-maçonnerie et droite radicale, comme nous venons de le voir. Cet intérêt pour la franc-maçonnerie rejoint le goût de certains de ces militants, cadres ou théoriciens pour l’ésotérisme, en particulier dans la variante guénonienne. Il rejoint également l’intérêt pour la magie et la maçonnerie de marge.

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[1] Sur Barruel, cf. Gérard Gengembre, « Barruel, Augustin de », in Jean-Clément Martin (dir.), Dictionnaire de la contre-révolution, Paris, Perrin, 2011, pp. 83-85. Voir aussi, avec des réserves, Michel Riquet, Augustin de Barruel : un jésuite face aux jacobins francs-maçons, Paris, Beauchesne, 1989.
[2] Une édition abrégée, Abrégé, en deux volumes parut à Londres en 1798-1799.
[3] Gérard Gengembre, « Barruel, Augustin de », art. cit., p. 83.
[4]  www.liberius.net.
[5] Jérôme Rousse-Lacordaire, Rome et les francs-maçons. Histoire d’un conflit, Paris, Berg international, 1996.
[6] John Robison, Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of Europe, carried on in the Secret Meetings of Free-Masons, Illuminati and Reading Societies, etc. collected from good authorities, Edinburgh, 1797. Traduction française, d’après la troisième édition de 1798 : Preuves de conspirations contre toutes les religions et tous les gouvernements de l’Europe, ourdies dans les assemblées secrètes des Illuminés, des Francs-Maçons et des sociétés de lecture, recueillies auprès de bons auteurs.
[7] Jérôme Rousse-Lacordaire, Rome et les francs-maçons, op. cit.
[8] Comme un grand nombre de juifs entreront en franc-maçonnerie, vue comme un lieu d’assimilation républicaine, les milieux antisémites en déduiront la supposée connivence entre les francs-maçons et les juifs. Cet amalgame fut facilité par l’usage, dans les rituels francs-maçons, de termes hébreux. Le fameux faux Les Protocol(e)s des sages de Sion mettra en avant ce judéo-maçonnisme pour asseoir son idée de complot juif mondial..

[9] Michel Jarrige, L’antimaçonnerie en France à la Belle époque. Personnalités, mentalités, structures et modes d’action des organisations antimaçonniques, Milan, Archè, 2006.
[10] Ainsi, Jacques Ploncard participe, dès la fin des années 1920, à laRevue Internationale des Sociétés Secrètes (fondée en 1912) du très antisémite et antimaçon Monseigneur Ernest Jouin. En 1979, Jacques Ploncard d’Assac publie un ouvrage intitulé Le Secret des francs-maçons (Édition de Chiré, Chiré en Montreuil). Cet ouvrage a été plusieurs réédité depuis sa publication et est toujours considéré par les milieux de l’extrême droite catholique comme un ouvrage de référence. Henry Coston publiera une vingtaine d’ouvrages antimaçonniques durant toute sa carrière, sous son nom ou sous différents pseudonymes.
[11] Cette commission fut créée à l’instigation du lieutenant SS Moritz en 1942. Moritz était le chef de l’action antimaçonnique en zone occupée.
[12] Michaël Lenoir, « Henry Coston (Henri Coston, dit) et Jacques Ploncard d’Assac (Jacques Ploncard, dit), in Pierre-André Taguieff (dir.),L’Antisémitisme de plume. 1940-1944. Études et documents, Paris, Berg International, 1999, pp. 370-384.
[13] « Evola, l’antisémitisme et l’antimaçonnisme », Critica Masonica, n°6, 2015, pp. 103-122.
[14] Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, La Guerre occulte. Juifs et Francs-Maçons à la conquête du monde, Paris, Gabriel Beauchesne, 1936.
[15] Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, La Guerra occulta. Ebrei e massoni alla conquista del mondo, Hoepli, Milano, 1939.
[16] Voir notamment, Julius Evola, « Sur la contre-initiation », Ur & Krur. Introduction à la Magie, t. III, Milan, Arché, 1986, pp. 209-224.
[17] Hervé Hasquin, Les pays d’islam et la franc-maçonnerie, Bruxelles, L’Académie en Poche, Académie royale de Belgique,  2013.
[18] Né en 1850 et mort en 1931, Maurice Talmeyr est un auteur antimaçon, ayant publié par exemple : La conspiration maçonnique contre les mœurs (Ligue antimaçonnique, s.d.) ; La Franc-maçonnerie et la Révolution française (Paris, Perrin, 1904).
[19] Maurice Talmeyr, La Franc-maçonnerie et la Révolution française, Kontre-Kulture, 2012.
[20] Voir par exemple Laurent Glauzy, Pédo-satanisme et franc-maçonnerie. L’autel des élites, Maison du Salat, 2015.
[21] Cité in Jean-Pierre Laurant, « Avant-propos » in René Le Forestier,L’Occultisme et la franc-maçonnerie écossaise, Milan, Archè, 1987, p. VIII.
[22] Roger Dachez, « René Guénon et les origines de la franc-maçonnerie. Les limites d’un regard », in Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), Études d’histoire de l’ésotérisme. Mélange offert à Jean-Pierre Laurant pour son soixante-dixième anniversaire, Paris, Éditions du Cerf, 2007, p. 187.
[23] Lors de discussions, une fois la confiance établie, j’ai appris par d’anciens néo-droitiers leur appartenance à des loges, de différentes obédiences. De ce fait, je ne donnerai ni les noms, ni les loges, afin de ne pas mettre ces personnes dans une position désagréable.
[24] Cette tradition conservatrice est encore la norme dans certains pays, comme la Grande-Bretagne, la Scandinavie ou l’Allemagne. Ce le cas particulier de ce pays, voir l’excellente étude de Jacob Katz, Juifs et franc-maçons en Europe 1723-1939, Paris, Cerf, 1995.
[25] Cet ordre magique fut fondé vers 1895 par un journaliste allemand, Theodor Reuss et un riche industriel autrichien, Karl Kellner, tous deux passionnés par l’ésotérisme et l’Orient. À la mort de Kellner en 1905, Reuss le réorganisa sur des bases nouvelles, en particulier sur la magie sexuelle. Le célèbre occultiste anglais Aleister Crowley implanta l’ordre en Angleterre en 1912. Voir infra.
[26] G. M., « Guénon, De Giorgio et la “réorientation” de Julius Evola », pp. 30-31, in G. De Giorgio, L’instant et l’éternité, Milan, Archè, 1988.
[27] Ibid., p. 31.
[28] Renato Del Ponte, « Les courants de la Tradition païenne romaine en Italie », Antaïos, nº 10, été 1996, p. 168.
[29] Cf. Arturo Reghini, Tous les écrits de UR & KRUR, Milan, Archè, 1986.
[30] Joseph de Maistre, Écrits maçonniques de Joseph de Maistre et de quelques-uns de ses amis francs-maçons, Œuvres, t. II, Genève, Slatkine, 1983, p. 133.
[31] Martinès de Pasqually fut le principal inventeur de la franc-maçonnerie occultisante. Participant à l’activité de plusieurs loges jacobites, il va décider de créer sa propre organisation, L’Ordre des Élus Coëns, un système théosophique qui se greffe rapidement sur la franc-maçonnerie. Cet Ordre connut un succès grandissant et très rapidement compta 13 loges en fonction. Son contenu théorique était marqué par la kabbale hébraïque et par le mysticisme chrétien : son objectif était en effet de réintégrer l’état adamique d’avant le péché originel. Pour atteindre cet objectif, des pratiques à la fois hygiéniques (jeûnes, exercices respiratoires), morales (stricte fidélité conjugale) et magiques (théurgie) étaient demandés. À la mort de Pasqually, ses thèses furent diffusées par deux disciples : Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz. Ceux-ci apportèrent des modifications aux pratiques martinésistes, comme la conversation avec « la voix intérieure », l’introspection et la spiritualité (Saint-Martin). Willermoz, quant à lui, fit fusionner le martinésisme avec des rites maçonniques templiers allemands, la Stricte Observance Templière. Le résultat de cette fusion devint l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, grade final du régime et du rite Écossais Rectifié. Willermoz fut aussi à l’origine du mythe de l’origine égyptienne de la franc-maçonnerie.
[32] Sur l’histoire des nationalistes-révolutionnaires français, voir Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, 2010.
[33] Jean-Marc Vivenza, Maistre, Puiseaux, Pardès, « Qui suis-je ? », 2003.
[34] Jean-Marc Vivenza, Saint-Martin, Puiseaux, Pardès, « Qui suis-je ? », 2003.
[35] Jean-Marc Vivenza, Böhme, Grez-sur-Loing, Pardès, « Qui suis-je ? », 2005.
[36] Jean-Marc Vivenza, Rose-croix, Grez-sur-Loing, Pardès, « B.A.-BA », 2005.

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Les médias occidentaux basés sur une rhétorique russophobe, ont été pris au dépourvu par la décision de Poutine, essuyant un cuisant échec quant à leurs prévisions de propagande liées à la Syrie. Ce n’est plus un secret que la guerre en Syrie a été déclenchée par des mercenaires islamistes provenant de l’extérieur, armés et payés par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et d’autres pays afin de renverser Bachar Al-Assad.

Habilement, par la Conférence sur la sécurité à Munich, Sergei Lavrov ministre des Affaires étrangères de la Russie, a forcé la main au secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour obtenir un arrêt des hostilités en Syrie qui est entré en vigueur le 27 Février 2015. Les termes de cet accord pouvaient laisser prévoir, du point de vue américain, que les Russes resteraient encore en Syrie.

FET22 VIENA (AUSTRIA), 23/10/2015.- Fotografía facilitada por el Ministerio ruso de Exteriores que muestra a su titular, Serguéi Lavrov (d) junto con el secretario de Estado estadounidense, John Kerry (2i) y sus homólogos de Arabia Saudí, Adel Al Jubeir (2d) y de Turquía, Feridun Sinirlioglu (i) durante un encuentro en Viena, Austria hoy 23 de octubre de 2015. Los jefes de la diplomacia de EEUU, Rusia, Turquía y Arabia Saudí se reúnen hoy en Viena para abordar la posibilidad de una solución política a la sangrienta guerra civil en Siria, que dura ya más de cuatro años. EFE/Eduard Pesov **SÓLO USO EDITORIAL/NO VENTAS***

Les Russes ont montré qu’ils ont appris des expériences américaines ratées en Irak et en Afghanistan. Ils ont compris qu’ils ne peuvent pas miser que sur une réponse militaire, et qu’ils doivent apporter en Syrie une réponse intelligente, en utilisant habilement la crème de la diplomatie russe, reconnue comme la plus efficace dans le monde.

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Regard sur l’afrique