Adieu la nature sauvage…Adieu pour toujours!

 

Ici ,j’analyse le phénomène de la sixième extinction et la destruction des rares réserves naturelles de la planète

Vue aérienne de la jungle amazonienne où vous pourrez apprécier les effets de la déforestation.

Tous ceux qui prétendent être des conservateurs ne sont pas tous d’accord pour que la biodiversité soit préservée. Une minorité de plus en plus nombreuse croit que l’humanité a déjà changé le monde vivant de manière irréversible et que nous devons nous adapter à la vie sur une planète endommagée . Quelques révisionnistes recommandent l’adoption d’une vision anthropocénique extrême du monde dans laquelle les humains dominent complètement la Terre et les espèces et les écosystèmes sont conservés en fonction de leur utilité pour notre espèce.

C’est la vision future des illuminati pour le contrôle du monde!

Dans cette vision de la vie sur Terre, la nature sauvage cesse d’exister ; Toutes les parties du monde, même les plus reculées, sont corrompues d’une manière ou d’une autre. La nature, telle qu’elle s’est développée avant l’arrivée de l’homme, est morte ou mourante . Selon les défenseurs radicaux de cette idée, ce résultat pourrait avoir été prédéterminé par les impératifs de l’histoire. Si tel est le cas, le destin de la planète doit être totalement dominé et gouverné par l’humanité: d’un pôle à l’autre, par et pour nous, la seule espèce qui compte en fin de compte.

Il y a un peu de vérité dans cette opinion. L’humanité a porté un coup à la planète qui ne ressemble à aucune autre espèce. L’attaque à grande échelle – ou, selon le jargon anthropocénique, « croissance et développement » – s’est produite avec le début de la révolution industrielle. Cependant, cela remonte à l’ extermination de la plupart des mammifères pesant plus de dix kilos, collectivement appelé « la mégafaune », processus initié par les chasseurs-cueilleurs paléolithiques et qui a été renforcé par l’innovation technologique. Le processus a été darwinien dans sa forme la plus pure, obéissant aux dieux de croissance et de reproduction illimitées. Alors que les arts créatifs ont cédé la place à de nouvelles formes de beauté selon les normes humaines, le processus global n’a été beau pour personne, sauf pour les bactéries, les champignons et les vautours.

L’élimination de la biodiversité a eu lieu dans la même mesure que la propagation de l’humanité. Il a tué et dévoré des dizaines de milliers d’espèces. C s , nous avons vu, au moins un millier d’ espèces d’oiseaux, 10% du total, a disparu lorsque les colons de la Polynésie ont progressé à travers le Pacifique avec leurs pirogues doubles et tangons d’île en île , de Tonga à archipels lointains Hawaii, Pitcairn et la Nouvelle-Zélande. Les premiers explorateurs européens en Amérique du Nord ont constaté que la mégafaune, il est possible qu’une fois la plus riche dans le monde, a déjà été détruit par les flèches et les pièges de paleoindios. Les mammouths avaient disparules mastodontes, les grands félins à dents de sabre, les énormes loups géants, les grands oiseaux de vol à voile, les gigantesques castors et les paresseux terrestres. Cependant, même dans les régions les plus pauvres, la plupart des plantes et des animaux plus petits sont restés intacts, y compris les insectes, toujours hyperdivers, et d’autres arthropodes.

Le mouvement de conservation, né aux États-Unis au XIX e et au début du XX e siècle, est arrivé tardivement, mais heureusement pas suffisamment pour ne pas pouvoir conserver ce qui reste de notre faune et de notre flore.

Le concept de conservation est répandu dans le monde, au point qu’au le début du XXI siècle , la grande majorité des 196 Etats souverains dans le monde possédait des parcs nationaux ou réserves de quelque sorte protégé par le gouvernement. Le concept a donc été couronné de succès, bien que partiellement en termes de quantité et de qualité. zones humides gravement menacées qui sont à la maison à un certain nombre d’espèces 10 fois supérieure à celle des stocks européens et americanas- résistent à peine dans les grandes étendues de régions tropicales d’Amérique, l’ Indonésie, les Philippines, Madagascar et l’ Afrique équatoriale. Le taux d’extinction des espèces dans tous ces habitats à travers le monde, calculée à partir des données sur les vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, grenouilles et autres amphibiens et poissons), a dépassé le millier de fois la valeur de référence pré-humaine et continue de s’accélérer.

Les lacunes du mouvement de conservation ont été au centre de la nouvelle idéologie anthropocentrique. Ses partisans soutiennent que les anciennes tentatives de sauver la biodiversité de la Terre ont échoué. La nature vierge n’existe pas et les territoires véritablement sauvages ne sont que le fruit de l’imagination. Ceux qui regardent le monde à travers le verre des amateurs d’anthropocentrisme ont une vision complètement différente de celle des conservateurs traditionnels. Ces extrémistes croient que nous devrions traiter ce qui reste de la nature comme un produit pour justifier leur salut. La biodiversité qui subsiste est jugée en fonction de son service à l’humanité. Laissez l’histoire suivre son cours apparemment prédéterminé. Par dessus tout,reconnaître que le destin de la Terre doit être humanisé.

Cette idéologie, que certains de ses défenseurs ont appelée « nouvelle conservation », a conduit à une grande variété de recommandations pratiques. Tout d’abord, ils disent que les parcs naturels et autres réserves doivent être gérés de manière à répondre aux besoins des populations. Mais pas de tout le monde, on comprend que seuls ceux qui vivent dans le présent et dans un avenir proche, afin que nos valeurs esthétiques et personnelles soient décisives et durent pour toujours. Les dirigeants qui suivent les préceptes de l’Anthropocène feront que la nature surpassera le point de non-retour,si les prochaines générations le veulent… ou non. Les survivants des plantes et d’animaux sauvages vivront dans une nouvelle harmonie avec les humains. Alors que dans le passé les gens qu’ils avaient accès aux écosystèmes naturels et les visiteurs (de ces écosystèmes), à l’époque des espèces anthropocènes qui composent des fragments frelatés des écosystèmes ,doivent apprendre a vivre parmi nous. Les principaux adeptes de l’Anthropocène semblent indifférents aux conséquences qui en découlent s’ils agissent selon leurs croyances. Leur peur est l’inverse de la liberté qu’ils doivent agir.

 

Mon impression est que les gens qui se soucient moins des zones sauvages et  de  la splendide biodiversité que contiennent encore ces territoires, qui sont plus susceptibles de les traiter avec dédain, qui ont eu souvent moins d’expériences personnelles  sur eux. Je pense, à cet égard, qu’il convient de citer le grand explorateur et naturaliste Alexander von Humboldt, si précis dans ses propos: « La vision du monde la plus dangereuse  vient de celui qui n’a pas vu le monde. »

Prions  pour  nos petits-enfants et pour l’avenir de toutes les formes de vie…sur Terre…comme dans l’espace lointain!


EN COMPLÉMENT:LES ERREURS DE L’HUMANITÉ

Depuis 20 siècles, nous dénigrons le corps par rapport à l’esprit, nous méprisons le monde vivant, nous avons peur de la nature sauvage. Nous opposons nature contre culture, sauvage contre civilisé.

Nous décrétons la toute puissance humaine, qui contrôle, prévoit, domine et nous instaurons le principe universel de la conflictualité qui est à l’origine des tensions entre les êtres, entre les sexes, entre les classes, entre les sociétés, entre les peuples, entre les espèces. Cette théorie du conflit perpétuel est responsable de tant de guerres et du présent désastre écologique, économique et social.

Depuis 20 siècles, nous sommes dans l’erreur. L’être humain n’est ni antinaturel, ni autre, et le vivant est plus proche que différent. La nature n’est pas un ensemble distinct de nous. NOUS SOMMES NATURE !

Quand nous prétendons avoir perdu notre connexion à la nature par la civilisation, cela signifie que nous avons aussi perdu notre connexion à nous-mêmes. L’imagination d’un dieu pour tous, comme substitut, n’est que pure abstraction et ne peut conduire qu’à un profond mal-être. Ce mal-être est très occidental.

D’ailleurs le mot nature a été créé spécifiquement pour distinguer l’être humain et le placer au-dessus de son environnement. Dans la langue Japonaise, par exemple, le mot nature n’existe pas car l’environnement et l’homme sont liés ; rien d’autre ne doit être spécifié.

Pour Kinji Imanishi, grand naturaliste Japonais du XXe siècle, ce type de pensée anthropocentrique dans laquelle l’humain et l’environnement sont considérés comme séparés est caractéristique de l’époque glorieuse de la pensée mécaniste. Il reproche à cette pensée sa rigueur et sa rigidité liées à sa principale contrainte : l’objectivité scientifique. Selon lui, la nature est au contraire l’endroit où le subjectif retrouve toute sa place, basée sur la sensibilité et l’intuition.

Imanishi rappelle un principe fondamental de ce monde : un élément unique donne une multiplicité de formes interconnectées.

Philosophiquement, l’homme est de même valeur que l’animal ou le végétal. Un monde dont la pratique consiste à ne pas épuiser la ressource mais à intégrer dans une même intuition dedans et dehors, nature et culture, et les êtres entre les deux.

C’est la théorie d’Arne Næss, le fondateur de l’écologie profonde. Plus simplement, il observe qu’il y a le monde, la vie, et que l’homme en fait partie intrinsèquement.

Arne Naess

Cette approche est très différente des approches anthropocentriques issues du christianisme et qui ont conduit au capitalisme. Nous les qualifierons de « modèles prédateurs » où l’humain utilise toutes les ressources environnementales pour lui seul au profit des nantis et sans limite. Ce qui revient bien sûr à scier la branche sur laquelle il est assis.

Nous le voyons aujourd’hui, notre survie dépend de la nature. Il est essentiel de comprendre que la nature n’est pas un environnement qui entoure l’humain mais un système de systèmes où il s’immerge. Il s’agit en fait d’une collaboration continue entre les espèces, guidée par l’affinité, et aboutissant à des formes infinies de « socialité ».

On est très loin du modèle simpliste et mécaniste de Darwin qui décrit une lutte pour la survie du plus apte et qui sert de base à nos sociétés capitalistes actuelles. Solidarité et partage … un vieux rêve qui pourtant fut réalisé lors de l’insurrection de 1919 menée par Nestor Makhno en Ukraine, lorsque paysans et ouvriers organisaient un système de troc massif entre les productions manufacturières industrielles et celles agricoles. Fondé sur le modèle de Kropotkine. qu’il appela lui-même « l’Entraide », ce type de société en autogestion ne dura que le temps d’une révolution.

Nestor Makhno est a droite.
Photo colorisée de 1922.

 

 

 

Fantastique découverte d’un énorme objet céleste énigmatique repéré au-delà de notre Système solaire

Un géant objet céleste flotte à l’extérieur de notre Système solaire sans que les astrophysiciens puissent déterminer de quoi il s’agit. Certains d’entre eux supposent toutefois que c’est un objet libre de masse planétaire, autrement dit un objet possédant la masse d’une planète, mais qui n’est attaché gravitationnellement à aucune étoile.

Des astrophysiciens ont découvert à l’aide du Très Grand Télescope installé au Chili un objet céleste flottant au-delà de notre Système solaire et ayant une masse 12.7 fois plus importante que celle de Jupiter. D’après les chercheurs, il ne gravite autour d’aucune étoile et se trouve seulement à 20 années-lumière de la Terre.

Loin ,très loin dans l’espace!
«Compte tenu de sa taille, cet objet est juste à la limite entre une planète et une naine brune, ou une étoile manquée. Il nous réserve sans doute son lot de surprises susceptibles de nous aider à comprendre les processus magnétiques se déroulant sur d’innombrables étoiles et planètes», a expliqué l’astrophysicienne Melodie Kao, chargée des observations.
Pour rappel, une naine brune est un objet trop gros pour être une planète, mais en même temps n’est pas assez grand pour maîtriser une fusion nucléaire d’hydrogène dans son noyau, ce qui est essentiel pour les étoiles.L’objet en question, déjà nommé SIMP J01365663 + 0933473, avait été détecté pour la première fois en 2016, et avait d’abord été qualifié comme une naine brune. Les dernières observations laissent toutefois supposer qu’il serait plus jeune qu’on ne le pensait auparavant car son âge ne s’élèverait qu’à 200 millions d’années, et que sa masse ne serait pas si imposante, si bien qu’il pourrait être classé comme une planète. Sa température serait également beaucoup plus froide que celle du Soleil, à savoir 825°C. L’objet possèderait en outre un fort champ magnétique, dont la force serait 200 fois plus grande que celle de Jupiter.

La nature exacte de l’objet reste ainsi à déterminer. Au demeurant, les méthodes utilisées pour sa détection pourraitent constituer «une nouvelle technique permettant de détecter des exoplanètes, y compris celles qui ne gravite autour d’aucune étoile parentale», a conclu le chercheur Gregg Hallinan.

Donc,tout est possible même la Planète Nibiru associée aux sumériens!

La Sexualité Sacrée:Sappho ,la poètesse de l’amour lesbien

‘Sappho et Alcaeus’ (1881) par le Lauréat Alma-Tadema.

 

En plus d’être née sur l’île de Lesbos vers 630 avant JC, et cette date est souvent contestée, on en sait étonnamment peu sur la vie de la  poètesse  bien-aimée Sappho. La seule source fiable d’informations biographiques provient de sa propre poésie. Cependant, il est souvent contesté que ses écrits soient en réalité de nature autobiographique ou, comme ils l’ont fait dans des festivals et pour un large public, qu’ils racontent des histoires et des mythes.

En outre, une grande partie de ses écrits ont été perdus au fil des ans. En effet, elle a été prolifique à son époque et a écrit environ 10 000 lignes (environ 2 000 de moins que l’ Odyssée), mais aujourd’hui, seules environ 650 lignes survivent. Cela nous laisse peu ou pas de preuves vérifiables sur qui était cette femme.

Femme au stylet et a la tablette de cire (définie comme étant Sappho).
Fresque murale de Pompéi.

Sappho était-elle une lesbienne?

Pourtant, son nom a survécu et sa réputation en tant que poètesse lyrique douée. Elle a beaucoup écrit sur l’amour et la passion pour tous les peuples et pour les deux sexes. Elle décrit en détail l’amour émotionnel entre les femmes et écrivait occasionnellement sur les actes sexuels entre femmes.

Sappho et la lyre.

 

 

Ces découvertes ont conduit à penser que Sappho était une lesbienne. Le terme « lesbienne » dérive du nom de sa patrie « Lesbos » et le terme « amour saphique » est dérivé du nom du poète. Nous ne saurons peut-être jamais avec certitude si Sappho aimait les femmes, l’amour pour les femmes décrit dans sa poésie pourrait avoir été entièrement fictif. Mais Sappho écrivait à propos d’autres aspects de sa vie dans les strophes de sa poésie, ce qui a amené beaucoup à croire qu’elle était lesbienne.

Sappho et Erinna dans un jardin de Mytilène’ (1864) par Siméon Salomon.

 

Cependant, dans sa propre période, elle n’était pas considérée comme gay. Plutôt l’inverse. Dans la comédie athénienne classique (de la vieille comédie du Ve siècle à Menander à la fin du IVe et au début du IIIe siècle av. J.-C.), Sappho était caricaturé en tant que femme hétérosexuelle. En effet, ce n’est qu’à la période hellénistique (environ trois siècles après sa mort) qu’elle a été décrite comme homosexuelle.

Au milieu du Ier siècle après JC, le philosophe romain Sénèque, précepteur de Néron, se plaignait d’un érudit grec qui avait consacré tout un traité à la question de savoir si Sappho était une prostituée. Certains auteurs anciens supposaient qu’il devait y avoir deux Sapphos: l’un le grand poète, l’autre une femme très espiègle. Il y a une entrée pour chacun dans la Suda , la grande encyclopédie byzantine du 10ème siècle de l’ancien monde méditerranéen.

Ramasser les détails des fragments

La vérité est que nous ne pouvons tirer que des conclusions de divers fragments de poésie attribués à Sappho. Et ce sont vraiment des «chutes». Toutes les œuvres survivantes de Sappho sont partiellement détruites, sauf Hymn for Aphrodite . Plus de la moitié des lignes originales survivent dans une dizaine d’autres fragments et le reste des fragments de l’œuvre de Sappho ne contient qu’un seul mot. Ses poèmes sont en réalité classés comme fragment 1 – fragment 213. Ces fragments ont été attribués à plusieurs livres que le poète aurait écrits durant sa carrière littéraire.

Alcaeus et Sappho. Le côté A d’un grenier à kalathos à figures rouges, ca. 470 av. De Akragas (Sicile).

 

Récemment, il y a eu des découvertes majeures de plus de la poésie de Sappho. En 2004, le poème Tithonus et un nouveau fragment précédemment inconnu ont été découverts et, en 2014, des fragments de neuf poèmes: cinq déjà connus mais avec de nouvelles lectures, dont le poème des Frères , ont été retrouvés dans un ancien vase égyptien.

Le style du poète

Même si très peu de son travail a survécu, de ce qui reste nous pouvons déterminer que Sappho était extraordinairement talentueux. Elle possédait une clarté de langage et une simplicité de pensée qui créent des images clairement définies et magnifiquement construites.

Elle a écrit et chanté dans un dialecte éolien, une sorte de grec ancien qui était une langue accentuée, un peu comme le chinois aujourd’hui. Elle a utilisé un schéma rythmique que Sappho aurait inventé sous le nom de « Sapphic Stanza ». Chaque strophe de quatre lignes se compose de trois lignes identiques sur le plan métrique, de onze syllabes de longueur, suivies d’une quatrième ligne plus courte de cinq syllabes.

Pilier Hermaic avec un portrait féminin, appelé « Sappho »; inscription « Sappho Eresia » c’est à dire. Sappho d’Eresos. Copie romaine d’un original grec classique.

Elle a été admirée par d’autres poètes de son temps. Un auteur grec, écrivant trois siècles après sa mort, a prédit avec confiance que «les colonnes blanches de la belle chanson de Sappho perdurent et dureront, s’exprimant à haute voix. . . tant que les navires quittent le Nil. « 

Solon, le poète, homme d’État et tout autour de Wiseman, a demandé qu’on lui enseigne une de ses chansons « afin que je puisse l’apprendre et ensuite mourir ». Le philosophe Platon a également écrit d’elle dans l’ Anthologia Graeca , un recueil d’anciens poèmes d’auteurs estimés, lorsqu’il déclare:

« Certains disent que les Muses sont neuf: quelle imprudence! Regardez, il y a aussi Sappho, de Lesbos, le dixième. »

Bien qu’une grande partie de son travail ait été perdue, Sappho conserve suffisamment de poésie pour apprécier son talent de poète et son importance en tant qu’anciene écrivaine.


EN COMPLÉMENT

l’île de Lesbos et le tourisme sexuel dans le monde antique

 

Zeus se change en taureau et vole Europa.

Les tendances sexuelles de la Grèce antique sont presque aussi mythologiques que leurs héros légendaires. En fait, tout le panthéon grec des dieux est réputé pour ses ébats et ses exploits sexuels hédonistes. Mais laisse-t-on le mythe passionnant en nuage? La vérité et l’histoire ancienne de l’île de Lesbos, longtemps associées au lesbianisme, peuvent être très différentes de ce que la plupart des gens supposent. Dans un nouveau documentaire et article de la BBC , l’île aurait été le théâtre d’un commerce du sexe très actif – pour les hommes!

Dans le mythe grec, il y a des histoires de Zeus se transformant en cygnes et en taureaux et des rayons de lumière dorée pour imprégner les femmes. Tirésias, le Theban qui avait été à la fois un homme et une femme, a été aveuglé par Hera pour avoir dit que les femmes jouissaient davantage du sexe que les hommes, faisant perdre à Hera un pari avec Zeus. la vie pour compenser). (Hera, furieuse aussi, a changé une des prairies de Zeus en une vache et fait voler une mouche à travers le monde; Zeus l’a finalement sauvée.) Et la pauvre Dionysos? Est-ce que ces femmes folles de Maenad l’ont vraiment déchiré chaque année dans une frénésie? Chaste Artemis dans la piscine en train de se baigner avec ses jeunes filles se déchaîna avec fureur quand Actaeon vit son nu, le transforma en cerf, et ses chiens le chassèrent et le tuèrent.

Par leur réputation, les anciens Grecs ont adopté l’homosexualité, tant masculine que féminine, mais un endroit particulier connu pour ses lesbiennes, Lesbos, était en réalité une île où les femmes connues pour leur beauté servaient le commerce du sexe des hommes en vacances. À un tournant surprenant, Lesbos aurait été l’ancienne capitale du tourisme sexuel des hommes de la mer Égée. Vient maintenant un nouveau documentaire de la BBC qui dit que Lesbos était l’ancien équivalent du Magaluf moderne, une ville de l’île de Majorque, en Espagne, connue pour son tourisme sexuel, sa consommation excessive et sa débauche.

Carte de Lesbos par Giacomo Franco (1597).

 

Selon cet article sur une autre BBC, les femmes de Lesbos qui n’étaient pas impliquées dans le commerce du sexe, c’est-à-dire les non-prostituées, ne se sont pas regroupées pour voler les touristes ivres du monde antique. 

Le rapporteur grec dit que les femmes de Lesbos ne pouvaient pas résister, mais pas à cause de la force brutale et du nombre élevé d’enfants qui se mêlaient à des malheureux ivres, mais parce qu’ils étaient si beaux.

« Lesbos avait une réputation très particulière pour la production de très belles femmes. Ils étaient vraiment censés être les personnes les plus sexy du monde grec », a déclaré Edith Hall, de King’s College à Londres, dans la série, qui sera diffusée le 4 mai sur BBC Four. « Dans le monde grec antique, le mot lesbienne signifiait en fait une femme qui jouait un rapport sexuel intime sur un homme. »

La personne la plus célèbre qui ait jamais vécu à Lesbos était le poète Sappho, une femme qui a célébré les belles femmes de l’île. On en sait très peu sur cette artiste qui a vécu vers 630 av. J.-C., mais sa poésie captive les lecteurs deux mille ans après sa rédaction. Elle est souvent définie comme une lyre car ses écrits étaient destinés à être joués accompagnés de la lyre. En outre, elle était une innovatrice, car elle était l’un des premiers poètes à écrire à la première personne, rendant l’expérience personnelle et individuelle. Ses œuvres sont maintenant synonymes d’amour féminin.

La BBC a envoyé une équipe pour enquêter sur l’histoire sexuelle de l’île de Lesbos et cette femme énigmatique. La plus grande partie de la poésie de Sappho est perdue, mais certains restent, y compris ce poème, traduit par Mary Barnard:

Je n’ai pas entendu un mot d’elle 
Franchement, je voudrais être morte
Quand elle est partie, elle
a beaucoup pleuré ; elle m’a dit: « Cette séparation doit être
supportée, Sapho. Je pars à contrecœur. »

J’ai dit: « Vas-y, et sois heureux 
mais souviens-toi (tu le sais  
bien) que tu pars enchaîné par amour

« Si vous m’oubliez, pensez à 
nos cadeaux à Aphrodite 
et à toute la beauté que nous partagions

« tous les diadèmes violets, 
boutons de rose tressés, aneth et 
crocus tordus autour de votre jeune cou

« La myrrhe a versé sur ta tête
et sur des tapis mous des filles avec
tout ce qu’ils souhaitaient le plus à côté d’eux
 » alors qu’aucune voix ne chantait des
refrains sans le nôtre,
aucun bois n’a fleuri au printemps sans chanson … « 

Des recherches plus approfondies sur les réalités et les pratiques culturelles historiques de la sexualité peuvent changer la façon dont nous percevons le monde antique, mais toutes les fenêtres sur le passé doivent être ouvertes pour avoir un regard plus vrai sur  le passé.

Actaeon Surprenant Diana (Artemis) dans le bain, par Titian

 

Voici des fragments découverts récemment d’une oeuvre de Sappho.

 

 

 

 

 

 

Lac d’eau liquide sur Mars : pourrait-on y trouver la vie ?

Il y a quelques jours, une équipe d’astronomes annonçait la découverte d’un lac d’eau liquide d’une vingtaine de kilomètres de large, situé à 1,5 kilomètre de profondeur sous la glace martienne. Si ces données restent à confirmer, elles soulèvent une question importante : la vie pourrait-elle évoluer sous la surface de Mars ?

Une équipe de chercheurs annonçait il y a peu la découverte d’un lac d’environ 20 km de large situé sous une couche de glace martienne, côté pôle sud. C’est la première fois qu’un tel volume d’eau liquide est découvert. La nouvelle est importante : rapportés dans la revue Science, les détails de cette étude révèlent aujourd’hui la présence d’une masse d’eau permanente sur la planète rouge. Cette dernière serait capable – pourquoi pas – de soutenir la vie sur durée prolongée. Mais est-ce vraiment le cas ? La réponse courte est : on ne sait pas.

Jonti Horner, professeur d’astrophysique à l’Université du Queensland (Australie), explique dans The Conversation que nous pourrions comparer ce lac martien souterrain avec la myriade de lacs enterrés sous la glace de l’Antarctique. « Jusqu’à présent, dit-il, plus de 400 de ces lacs ont été trouvés sous la surface du continent gelé. Le lac Whillans, par exemple, est enterré à environ 800 mètres sous la glace, à l’ouest du continent. En 2013, une équipe de chercheurs a réussi à forer assez profondément pour y récupérer des échantillons. Qu’ont-ils découvert ? Que ce lac est grouillant de vie microbienne. En d’autres termes, poursuit le chercheur, les meilleurs analogues terrestres à ce lac martien nouvellement découvert ne sont pas seulement habitables, ils sont habités ».

Qu’en est-il alors de Mars ? Nous savons plusieurs choses : que la planète rouge était autrefois chaude et humide, qu’elle abritait potentiellement des océans, des lacs et des rivières (et sur Terre, là où il y a de l’eau, il y a de la vie). Nous savons également que la transition d’une planète chaude et humide vers un monde froid et aride s’est produite sur des millions d’années. Quoi d’autre ? Que la vie s’adapte aux environnements changeants, tant que ce changement n’est pas trop rapide ou dramatique.

Le reste n’est que spéculation. « Nous pourrions imaginer que dans un passé lointain, Mars abritait peut-être la vie, poursuit le chercheur. Peut-être est-elle née sur place ? Peut-être a-t-elle été transportée en auto-stop, à bord d’une météorite ? Toujours est-il qu’une fois la vie établie, il est incroyablement difficile de s’en débarrasser ». Pendant des millions d’années, Mars a vu son climat refroidir et son eau se renfermer dans le pergélisol. Son atmosphère s’est amincie, certes, rendant les conditions invivables en surface, mais la vie – tenace – aurait-elle pu suivre le cours de l’eau, se retrouvant ainsi sous la glace ?

Encore une fois, « ce n’est ici que de la spéculation, mais c’est bien ce genre de processus de pensée qui ont guidé notre exploration continue de Mars au cours des deux dernières décennies, rappelle le chercheur. Maintenant que nous savons avec certitude qu’il y a un réservoir d’eau liquide juste au-dessous de la surface de la planète, les astronomes peuvent désormais penser un moyen de se rendre directement sur place ». Ce ne sera pas facile. Il est aujourd’hui beaucoup plus aisé d’atterrir près de l’équateur que des pôles, car la surface est plus rugueuse et l’atmosphère plus fine (ce qui rend le freinage plus difficile pour une sonde).

Mais les chercheurs sont habitués au « compliqué ». Et si une potentielle vie extraterrestre évolue bel et bien sous la surface de Mars, il ne fait aucun doute que les astronomes du monde entier trouveront le moyen d’en avoir le cœur net. Rendez-vous dans quelques années.

 


EN COMPLÉMENT

Il y a 40 ans, la NASA détruisait probablement par erreur les premières molécules organiques détectées sur Mars

 

Il y a une quarantaine d’années, les deux atterrisseurs Viking découvraient probablement les premières molécules organiques dans le sol de Mars, l’agence spatiale américaine les aurait détruites par erreur. Comment cela s’est-il produit ?

 

Il y a peu, la NASA a déclaré avoir découvert d’étonnantes molécules organiques par le biais du rover Curiosity dans de la roche sédimentaire de Mars. Cependant, il se pourrait que cela ne soit pas une grande première. Les atterrisseurs Viking 1 et 2 ont débarqué sur Mars respectivement le 20 juillet et le 3 septembre 1976. Il s’avère que ceux-ci sont au cœur des débats depuis plusieurs décennies consistant à savoir si oui ou non, les atterrisseurs ont identifié des traces de vie sur Mars. Il se pourrait que ce soit le cas selon certains chercheurs et il est presque sûr que ces deux Viking ont été les premiers à détecter des molécules organiques complexes à la surface de la planète rouge.

Melissa Guzman et son équipe du Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations spatiales (LATMOS) affirment dans une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research le 20 juin 2018 que les Viking auraient identifié de la matière organique sur mars il y a quarante ans. Seulement voilà, les chercheurs de la NASA seraient passés à côté, car cette matière organique aurait été détruite de manière involontaire durant l’expérience.

Les scientifiques ont toujours été surpris de ne pas mettre la main sur des traces de carbone là où logiquement, il devrait y en avoir. En effet, Mars reçoit souvent une multitude de micrométéorites sur son sol et ces dernières sont riches en composés carbonés. Le fait est que ces micrométéorites sont très inflammables et l’expérience de porter une poignée de sol martien à une température de 500°C dans un chromatographe en phase gazeuse (CPG) a sûrement eu raison de l’échantillon et donc des éventuelles traces de matière organique.

C’est en tout cas ce que pensent Melissa Guzman et son équipe qui dans le cadre de leurs recherches, ont tenté de retrouver des traces de chlorobenzène dans les archives de Viking. Le chlorobenzène est une molécule résultant de la combustion de perchlorates avec du carbone. Finalement, des traces de cette molécule ont été retrouvées en ce qui concerne Viking 2 mais malheureusement, aucune preuve n’existe pour affirmer qu’il s’agissait de matière organique martienne ou provenant de notre propre planète.

Sources : New Scientist 


la plus complexe matière organique de Mars

La sonde Opportunuity

 

D’étonnantes molécules organiques ont été découvertes par le rover Curiosity dans de la roche sédimentaire. Les chercheurs en savent également un peu plus sur l’atmosphère de Mars avec la découverte de traces de méthane, mais la découverte de la vie sur cette planète n’a pas encore été faite. Pourquoi ?

 

La NASA a qualifié la découverte de matière organique la plus complexe jamais trouvée à la surface de Mars, ce qui serait une avancée dans le cadre de la recherche de vie sur la planète rouge, comme l’explique l’étude parue dans la revue Science le 7 juin 2018. Une deuxième étude concerne la découverte de méthane atmosphérique.

Bien que la découverte de la vie sur Mars ne soit pas encore effective grâce à cette trouvaille, Curiosity semble également avoir confirmé la présence de variations saisonnières de méthane dans l’atmosphère martienne. Or ce gaz, souvent signe de la présence de la vie, vient de la planète elle-même et pourrait être contenu dans des plaques de glaces situées sous la surface.

Par ailleurs, il faut savoir que les échantillons de matière organique ont été retrouvés à la base du mont Sharp (cratère de Gale), prélevés dans des roches datant de 3,5 milliards d’années. Ce lieu qui fut autrefois un lac est considéré comme une des zones les plus difficiles de Mars.

Les chercheurs parlent d’une avancée puisque cette découverte montre que la matière organique peut être présente dans des environnements difficiles de la planète. Cependant, il serait selon eux possible de trouver quelque chose de beaucoup mieux préservé, c’est-à-dire renfermant une signature de vie.

En 2014 déjà, Curiosity avait retrouvé de la matière organique en petite quantité. En revanche, cela ne veut pas dire que la vie est présente, mais selon Sanjeev Gupta, professeur de SVT à l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) et co-auteur de l’étude, “les composés organiques sont les pierres de construction de la vie”.

Il faut savoir que les échantillons de matière organique peuvent avoir une origine abiotique, provenir de formations géologiques similaires au charbon, ou encore d’une météorite. Il faut bien comprendre que matière organique ne veut pas nécessairement dire que la vie est présente.

Sources : Sciences et Avenir 

 

Détail d’un cratère

 

 

 

 

Dès mercredi, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

D’ici ce mercredi 1er août, l’humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète était en mesure de produire pour l’année 2018, prévient l’organisation Global Footprint Network, qui calcule chaque année ce «jour du dépassement». Et si tous les humains consommaient comme les Canadiens, la situation serait encore pire, puisque toutes les ressources disponibles auraient été épuisées dès le 18 mars.

 

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du «jour du dépassement» au début des années 1970.

Concrètement, au rythme actuel de consommation des ressources planétaires, il faudrait aujourd’hui 1,7 Terre pour suffire à la demande annuelle. Cela signifie que d’ici la fin de 2018, soit pour une période de cinq mois, l’humanité vivra «à crédit», en hypothéquant encore davantage la capacité de la planète à renouveler ses ressources à et absorber nos déchets, notamment nos émissions de carbone.

Qui plus est, cette journée du «dépassement» survient de plus en plus tôt chaque année. Si on remonte au début des années 1970, par exemple, date à laquelle la planète ne comptait que 3,7 milliards d’habitants (contre 7,6 milliards aujourd’hui), nous commencions à vivre à crédit seulement le 21 décembre.

Voyez quels pays vivent le plus (ou le moins) «à crédit

Surconsommation

Symbole du caractère insoutenable de notre consommation globale, l’indice prend notamment en compte l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation d’eau. Global Footprint Network utilise ainsi des milliers de données de l’ONU, notamment celles du Fonds des Nations unies pour l’alimentation, de l’Agence internationale de l’énergie et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Globalement, le calcul se base sur la biocapacité de la planète, soit sa capacité à renouveler ses ressources et à absorber les déchets, mais aussi sur l’empreinte écologique. Ce concept inventé au début des années 1990 par deux chercheurs canadiens, représente la quantité de matières consommées par l’humanité (nourriture, terrains à bâtir, bois, produits de la mer, etc.) qui seront converties sous la forme d’une surface terrestre ou marine nécessaire à leur production, ou leur absorption pour ce qui concerne les émissions de CO₂.

En clair, la biocapacité peut être vue comme l’offre de la nature, tandis que l’empreinte écologique représente la demande humaine. Or, la demande excède plus que jamais l’offre, selon ce qui se dégage des données mondiales. «On met à mal la capacité de la planète à se régénérer », en puisant par exemple dans les stocks de poissons, a fait valoir lundi Valérie Gramonddu Fonds mondial pour la nature, partenaire du Global Footprint Network. Et ce mouvement « s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage ».

Cancre canadien

Le Canada est d’ailleurs un bon exemple de ce phénomème. Si l’humanité consommait au même rythme que les Canadiens, nous aurions déjà commencé à hypothéquer les ressources planétaires dès le 18 mars. Il faudrait donc plus de 4,7 planètes Terre pour suffire à la demande en ressources, mais aussi absorber l’ensemble de nos émissions de gaz à effet de serre.

Le Canada fait à peine mieux que les États-Unis, où Global Footprint Network fixe la date au 15 mars pour 2018. Il fait toutefois moins bonne figure que l’Allemagne (2 mai), la France (5 mai), ou encore la Chine (15 juin). Le pire cas est celui du Qatar (9 février), alors que le pays le mieux placé est le Vietnam (21 décembre).

Empreinte carbone

Pour tenter d’inverser la tendance, l’organisation qui établi cette date «du dépassement» souligne qu’il faudrait s’attaquer en priorité à l’empreinte carbone de l’humanité, qui représente plus de 60 % de l’ensemble de l’empreinte environnementale. Si l’humanité parvenait à réduire cette empreinte carbone de 50 %, il serait possible de faire reculer le jour du dépassement de 93 jours, soit l’équivalent de trois mois.

Global Footprint Network insiste aussi sur la nécessité de réduire la demande pour la production alimentaire en réduisant la consommation de viande, mais aussi en réduisant la gaspillage, qui compte pour 9 % de l’empreinte écologique mondiale. À titre d’exemple, 40 % de la nourriture produite pour nourrir les Américains est gaspillée, ce qui équivaut à l’empreinte environnementale combinée du Pérou et de la Belgique.

Enfin, on fait valoir l’importance de réduire la croissance de la population mondiale, qui doit atteintre plus de neuf milliards de personnes en 2050, si la tendance actuelle se maintient.

 

 

 

 

 

Alerte Yellowstone:Des fissures apparaissent dans les rochers près de Yellowstone

 

 

Les Rangers ont temporairement fermé certaines parties du parc national de Grand Teton après que les guides aient remarqué des fissures dans la région, il y a un peu plus d’une semaine. Grand Teton étant relié à Yellowstone, et ce parc étant connu pour être assis sur une bombe à retardement volcanique, certains se sont alarmés. Mais pas de panique.

Grand-Teton,parc national de Yellowstone

 

«Hier, les guides du parc ont remarqué des fissures dans les rochers»a déclaré la porte-parole de Teton Park, Denise Germann. «Ils ont communiqué l’information aux gardes ce matin, et quand ils sont allés voir, ils se sont rendus compte qu’elle était devenue plus grande et s’était élargie (environ 30 mètres de long, courant le long d’une paroi rocheuse d’environ 30 mètres de haut)». Face à la menace d’une possible chute de rochers, les autorités du parc ont décidé de fermer au public les cascades Hidden Falls ainsi que la zone avoisinante.

Tandis que Grand Teton ne siège pas techniquement au-dessus des chambres magmatiques de Yellowstone, toute la zone reste sujette aux mouvements du sol en raison de l’activité géologique. L’apparition de fissures aussi grandes peut donc s’expliquer. Les scientifiques appellent ainsi au calme, affirmant que l’apparition de la fissure n’annonce aucunement une éruption à venir.

Rappelons que le super-volcan de Yellowstone est entré en éruption il y a 630 000 ans, éjectant dans le ciel environ 1000 kilomètres cubes de roches, de cendres et de poussière volcanique. Aujourd’hui, la plupart des géologues s’accordent à dire que la chambre magmatique de Yellowstone ne contient pas le volume de magma nécessaire pour une éruption aussi importante. 

Rappelons également que le parc de Yellowstone héberge aussi Steamboat, le plus grand geyser du parc, capable de cracher sa colonne d’eau bouillante jusqu’à 90 mètres de hauteur. Selon un article du 28 avril 2018 de l’agence de presse Reuters, le geyser est entré en éruption le 15 mars, le 19 avril ainsi que le 27 avril, soit trois éruptions en six semaines. Mais comme l’indiquent les chercheurs de l’U.S. Geological Survey’s Yellowstone Volcano Observatory, si le réveil d’un geyser peut parfois être annonciateur d’une nouvelle éruption volcanique, dans le cas qui nous intéresse, rien ne laisse supposer une éruption imminente.


La question  du jour:pourquoi avons-nous l’impression qu’on nous cache quelque chose quand divers communiqués en provenance de Yellowstone sont si contradictoires?

Source

 

Troisième Guerre Mondiale en préparation:Menaces apocalyptiques de Trump après des propos guerriers de l’Iran

 

Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d’une rare virulence contre l’Iran, qu’il a menacé de représailles apocalyptiques après des propos guerriers de son homologue iranien Hassan Rohani.

« NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT », a écrit dimanche sur Twitter M. Trump dans un message adressé nommément au président Rohani et rédigé entièrement en majuscules.

« NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SUPPORTE VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. FAITES ATTENTION ! », a-t-il poursuivi.

Le président américain Donald Trump, le 17 juillet 2018 à la Maison Blanche, à Washington

Ce message est intervenu après un avertissement de M. Rohani au dirigeant américain, lui conseillant de « ne pas jouer avec la queue du lion » et assurant qu’un conflit avec l’Iran serait la « mère de toutes les guerres ».

Le président iranien Hassan Rohani, le 22 juillet 2018 à Téhéran

 

M. Rohani a en outre de nouveau averti que l’Iran pourrait fermer le détroit stratégique d’Ormuz, qui contrôle le Golfe et par où passe jusqu’à 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime.

M. Rohani s’exprimait lui-même quelques heures avant un discours très attendu du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à la diaspora iranienne.

Les Etats-Unis n’ont « pas peur » de sanctionner « au plus haut niveau » le régime de Téhéran qui est « un cauchemar pour le peuple iranien », a assuré M. Pompeo.

– « Ce n’est pas fini »

Le 8 mai, le président Donald Trump, dont la République islamique est devenue la principale bête noire, décidait de claquer la porte de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et de rétablir toutes les sanctions levées dans le cadre de ce texte jugé trop laxiste.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, le 11 juillet 2018 à Bruxelles

Alors que les alliés européens des Etats-Unis tentent par tous les moyens de sauver cet accord, M. Pompeo a appelé le monde à « cesser de flirter avec un régime révolutionnaire » accusé de « corruption », de « terrorisme », de violations des droits de l’Homme et de persécutions religieuses.

Il a confirmé que Washington souhaitait que tous les pays réduisent leurs importations de pétrole iranien « au plus près de zéro » d’ici la date-butoir du 4 novembre, faute de quoi ils s’exposeront aux sanctions américaines.

« Ce n’est pas fini », a-t-il mis en garde au sujet des sanctions américaines, après avoir rappelé que les Etats-Unis avaient déjà ciblé en janvier l’ayatollah Sadegh Larijani, chef de l’Autorité judiciaire, pour violations des droits de l’Homme.

« Les dirigeants du régime, notamment ceux à la tête des Gardiens de la Révolution », l’armée d’élite iranienne, « et de la Force Qods », chargée des opérations extérieures, « doivent payer chèrement pour leurs mauvaises décisions », a-t-il encore estimé.

Carte de l’Iran et de ses installations nucléaires et caractéristiques de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien

Alors que l’administration Trump est régulièrement soupçonnée de caresser l’espoir d’un changement de régime en Iran, Mike Pompeo a réaffirmé vouloir uniquement « que le régime change de manière significative son comportement, à la fois à l’intérieur de l’Iran et sur la scène mondiale ».

« Les Etats-Unis vous entendent, les Etats-Unis vous soutiennent, les Etats-Unis sont à vos côtés », a-t-il ajouté à l’intention des manifestants, qui selon lui descendent dans la rue comme jamais depuis la révolution islamique de 1979.

Concrètement, il a annoncé le lancement d’une chaîne multimédia (télévision, radio, numérique et réseaux sociaux) 24 heures sur 24 en langue farsi, « afin que les Iraniens ordinaires en Iran et à travers le monde sachent que l’Amérique est à leurs côtés ».

L’idée de l’administration Trump est simple: tenter de profiter des tensions sociales qui semblent se multiplier en Iran, sur fond de difficultés économiques aggravées par l’annonce du retour des sanctions américaines qui fait partir de nombreuses entreprises étrangères.

Elle compte s’appuyer sur une date symbolique, les 40 ans de la République islamique, l’an prochain. « Quarante ans de kleptocratie, 40 ans de richesse détournée pour soutenir le terrorisme, 40 ans d’emprisonnement d’Iraniens ordinaires pour avoir pacifiquement exprimé leurs droits », a martelé Mike Pompeo.

La communauté diplomatique et les experts sont divisés à Washington quant à savoir si la République islamique est vraiment ébranlée par la crise sociale en cours, voire menacée de l’intérieur.

 

Des manifestants réclament un moratoire sur l’expulsion des migrants haïtiens

Un rassemblement s’est tenu samedi avant-midi devant les bureaux de l’Agence des services frontaliers, à Montréal, pour demander à Ottawa de rétablir le moratoire sur les expulsions vers Haïti.

C’est le réseau Solidarité sans frontière, qui lutte pour l’abolition des frontières et un statut légal pour tous, qui organisait l’évènement. L’organisme réclame la réinstauration du moratoire sur les renvois en Haïti.

Déclaré en 2004 en raison de l’instabilité et de la violence sur l’île, ce moratoire a été reconduit en 2010 à la suite au séisme qui a frappé le pays. Ce moratoire avait été levé à la fin de 2014.

La cinquantaine de manifestants qui étaient présents à Montréal déplorent notamment le fait que d’un côté, les migrants haïtiens continuent à être expulsés du Canada et que de l’autre, Ottawa reconnait que le climat social actuel en Haïti est dangereux.

Le 6 juillet dernier, d’importants soulèvements populaires ont éclaté en Haïti et le gouvernement canadien a réagi en recommandant d’éviter tout voyage dans le pays.

Avec le relatif retour au calme des derniers jours, les avertissements gouvernementaux ont été atténués. Affaires mondiales Canada recommande tout de même de faire preuve d’une grande prudence lors d’un voyage en Haïti, « en raison du taux de criminalité élevé en différents endroits du pays ainsi que des tensions politiques et sociales persistantes ».

Sur le site Internet de l’État canadien, des avertissements plus précis suggèrent aux Canadiens d’éviter des régions spécifiques où les conditions de sécurité sont « particulièrement instables et dangereuses ».

Taux d’acceptation en baisse

La Commission de l’immigration et du statut de réfugié indique par ailleurs que de moins en moins de demandeurs d’asile d’origine haïtienne voient leur demande acceptée. De février 2017 à mars 2018, seulement 10 % de ces demandes, dont la grande majorité sont faites par des migrants haïtiens entrés au Québec par le chemin Roxhamont, ont connu une fin heureuse.

On arrive à ce faible pourcentage en analysant les 7164 demandes d’asile déposées par des Haïtiens pour cette période. De ce lot, 1074 sont traitées et 98 ont été acceptées.

Cette situation exaspère la manifestante Jennie-Laure Sully, qui a pris la parole durant l’évènement de samedi.

Mme Sully croit qu’une solution commune, plutôt que des règlements individuels, devrait être instaurée. « On demande que les personnes soient traitées de façon respectueuse et que leurs droits humains soient respectés. Surtout, on veut une solution globale et collective; on ne veut pas de cas par cas », explique la manifestante.

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Un immense morceau de glace, dont la superficie équivaut à la moitié de l’île de Manhattan, s’est détaché du glacier du Groenland à la fin du mois de juin.

 

« C’est un très gros grondement qui a résonné à travers de fjord, alors que divers morceaux de glace commençaient à se briser », a relaté la scientifique canadienne Denise Holland, qui a filmé la scène.

Son mari et elle faisaient partie de l’équipe de chercheurs de l’Université de New York qui étaient sur place.

Dans la vidéo, on peut voir d’impressionnants morceaux de glace se désagréger, alors que l’eau s’agite autour. Puis, un gros fragment, d’une hauteur d’un demi-kilomètre, se détache et commence à voguer vers l’océan, laissant derrière lui plusieurs débris.

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Le détachement de cet iceberg est l’un des plus importants phénomènes de vêlage filmé. Lors de cette désagrégation, entre cinq et huit milliards de tonnes de glace ont disparu.

Ce genre d’événement inquiète grandement les glaciologues et les climatologues quant à la montée du niveau de l’océan. La vidéo qu’a tournée Mme Holland pourrait toutefois aider les scientifiques à mieux prévoir la variation du niveau de l’océan.

En moyenne, le Groenland perd entre 200 et 250 milliards de tonnes de glace chaque année. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux années 1990, où environ 50 milliards de tonnes disparaissaient chaque année.

La fonte du Groenland élève le niveau de l’océan de 3,5 millimètres par an.

 

La fonte des glaces s’est accentué au Groenland.

 

En septembre 2017,même un feu de forêt était détecté.

 

Mais dormez tranquille,car Donald Trump a déjà affirmé que ce n’était qu’une machination et un mensonge!

 

Pendant ce temps le monstrueux iceberg s’approche d’un petit village groenlandais:

 

 A general view shows an iceberg stranded near the village of Innaarsuit, in the Avannaata Municipality, northwestern Greenland, 12 July 2018 (issued 13 July 2018). The Avannaata Municipality was alarmed on 11 July, after a huge iceberg was grounded just outside the village of Innaarsuit. According to local media, police asked villagers who live closest to the water, to leave their houses over fears the iceberg could calve and affect the village with a tsunami.
La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

« Nous craignons un vêlage (la séparation) de l’iceberg, provoquant une inondation dans la zone », a déclaré vendredi Lina Davidsen, chef de sécurité pour la police du Groenland.

Le village, situé dans le nord-ouest du Groenland, compte 169 habitants, mais seuls ceux vivant à proximité de l’iceberg -repéré jeudi- ont été évacués, a indiqué Ritzau.

« L’iceberg est toujours proche du village, la police est actuellement en discussion pour voir la suite des événements », a déclaré Kunuk Frediksen, l’un des responsables de la police groenlandaise. 

La découverte de cet immense bloc de glace intervient quelques semaines après la diffusion d’une vidéo -par des scientifiques de l’Université de New-York- d’un iceberg se détachant d’un glacier, dans l’est du Groenland.

En 2017, quatre personnes sont mortes et onze ont été blessées à la suite d’un tsunami à proximité d’un autre village groenlandais, sur la côte ouest.

http://www.youtube.com/watch?v=7tyfSlnMe8E

 

 

 

 

 

Vidéo: Un son capté par Cassini entre Encelade et Saturne

La sonde spatiale Cassini réalise sa dernière mission et signe un baroud d’honneur étonnant. En effet, plongée dans l’atmosphère de Saturne, cette sonde nous offre encore une fois des données exceptionnelles.

Bien sûr, il est impossible pour le son de se déplacer dans l’espace. Mais ce n’est pas le cas des ondes radio. Elles sont une forme de rayonnement électromagnétique qui est créé par des champs électriques et magnétiques auto-propagatifs.

Le relevé des données de Cassini

Ce sont des ondes radio que la sonde Cassini a captées. Les scientifiques ont ensuite transformé ces ondes en sons.

Plus précisément, il semble que ces ondes soient produites lors d’interactions entre Saturne et Encelade, l’un des satellites naturels les plus étonnants et intéressants pour les astronomes.

Lorsque Cassini se rapprocha de Saturne avant de plonger dans l’atmosphère de la planète, elle enregistra des mesures uniques qui n’auraient pas été possibles à une plus grande distance.

En orange, les dernières orbites de Cassini avant de plonger. Crédits : NASA/JPL-Caltech

 

Deux semaines avant le dernier plongeon, la sonde a utilisé son instrument Radio Plasma Wave Science (RPWS) pour capturer les sons des ondes de plasma voyageant entre Saturne et Encelade, montrant pour la première fois les lignes de champ magnétique reliant les deux corps.

Le résultat est un hurlement étrange, comme un cliquetis sifflant qui tombe puis se lève. Cette signature est souvent (mais pas toujours) associée aux aurores, et est ainsi appelée un sifflement auroral.

 

Le rôle d’Encelade pour Saturne

« Encelade est ce petit générateur qui circule autour de Saturne, et nous savons qu’il s’agit d’une source d’énergie continue », a déclaré le scientifique Ali Sulaiman de l’Université de l’Iowa (États-Unis) et membre de l’équipe du RPWS.

« Maintenant, nous constatons que Saturne répond en lançant des signaux sous forme d’ondes de plasma, à travers le circuit des lignes de champ magnétique qui la relient à Encelade à des centaines de milliers de kilomètres. »

De plus, le scientifique David G. Simpson a émis l’hypothèse que l’un des cercles de Saturne aurait pour origine un rejet de matière d’Encelade.

Source : Théorie de David G. Simpson – ScienceAlert