Le mois dernier la pollution en Chine a fait la une des quotidiens des agences de presse internationales. Les médias d’État disent que le smog a effectivement de nombreux avantages et qu’il peut renforcer la défense nationale par la création d’une cible floue pour les ennemis.
Maintenant, le gouvernement et les médias d’Etat en Chine ont changé leur position en disant que le smog est une menace pour la sécurité nationale. Ce récent retournement de situation est dû au fait que les caméras d’espionnage du gouvernement dans les rues, ont des difficultés à garder un oeil sur les citoyens locaux.
Kong Zilong, un ingénieur senior de projet avec Shenzhen Yichengan technologie et un expert en technologie de vidéo surveillance, a déclaré que les dispositifs de sécurité qui pourraient fonctionner dans de la pollution épaisse n’avaient pas encore été inventés.
« D’après nos expériences, alors que la visibilité chute en dessous de trois mètres, même la meilleure caméra ne peut pas voir au delà de douze mètres,« dit-il.
Bien sûr, le gouvernement a l’intention de trouver un moyen de contourner ce problème.
Le professeur Yang Aiping, un expert en imagerie numérique à l’École de génie de l’information électronique de l’Université de Tianjin et chef de l’équipe civile, a déclaré que « la plupart des études dans d’autres pays ont été menées en rapport au brouillard. En Chine, la plupart des gens pensent que le brouillard et le smog peuvent être traités par le même procédé. Notre recherche préliminaire montre que les particules de smog sont tout à fait différentes de celles des petites gouttelettes d’eau de brouillard en termes de propriétés optiques ».
« Nous devons fortement revoir, si non complètement réécrire, les algorithmes de certains modèles mathématiques. Nous avons également besoin de faire beaucoup de simulation informatique et d’essais sur le terrain ». Dit-elle.
Professeur Zhang Li, un expert dans le traitement d’image avec le département de génie électronique de l’Université de Tsinghua, a dit que les chercheurs pourraient avoir à penser différemment.
« Les jours les plus pollués, nous pouvons avoir besoin d’utiliser un radar pour assurer la sécurité de quelques zones sensibles, » il ajouta.
Dans d’autres informations, la police d’état en Chine est légèrement ennuyée.
« Notre pollution atmosphérique est un avantage défensif sur un champ de bataille »
La pollution de l’air en Chine a fait les grands titres depuis pas mal de temps déjà. Plus tôt cette année, Pékin a annoncé un programme massif qui demanderait 17 000 milliards de yuan, comme investissement pour les cinq prochaines années, afin de régler son problème de pollution.
Alors que les grands titres sur des villages cancéreux et d’autres effets secondaires de la pollution chinoise perdurent, et que Pékin ne semble pas prendre le problème au sérieux, l’appareil médiatique de l’état est désespéramment en quête d’une lueur d’espoir.
Citant le rapport d’un journal nationaliste, South China Morning Post souligne un article qui tente désespérément de trouver un aspect positif de la pollution de l’air en Chine. L’article affirme que la pollution renforce la défense militaire chinoise. (L’article en question)
« Le smog affecte la santé des gens et leur vie quotidienne … mais sur un champ de bataille, elle peut avoir un avantage défensif dans les opérations militaires, a dit l’article sur le site internet Global Times, un journaliste nationaliste affilié auPeople’s Daily du Parti Communiste.
« Le guidage de missile qui dépend de la vision humaine, des rayons infrarouges et lasers, pourrait être affecté par la pollution à plein de niveaux, dit l’article. Il explique que des petites particules dans l’air contribuant à la pollution de l’air pourraient affecter les systèmes de guidage de missile. »
« L’article dit que pendant la guerre du Kosovo, les soldats de la République Fédérale de la Yougoslavie utilisaient de la fumée en brulant des pneus pour contrecarrer les attaques aériennes de l’OTAN. La fumée réduisait la visibilité, empêchant les efforts de reconnaissance, dit l’article. »
« … L’article a aussi dit que pendant la première Guerre du Golfe, les tempêtes du désert réduisaient l’identification à distance par les équipement à imagerie thermale des Tanks de l’armée Américaine de 2500 à 800 mètres, alors que la détection visuelle des tanks Irakiens était quasiment nulle. »
Sources:South Morning China Post,Google,recherches personnelles.
Antonia Melo,la très populaire dirigeante du mouvement Xingu.
Paris / La Défense – vendredi 15 novembre 2013, dès 12h Paris / ambassade du Brésil, à partir de 15h
Pour que les entreprises européennes comme Alstom et GDF-Suez (France) se désistent des grands barrages qui détruisent la biodiversité et les populations locales.
Pour que le Brésil respecte ses propres lois, sa constitution et les conventions internationales qu’il a ratifié, qui veillent aux droits de ses populations autochtones et à la protection de l’environnement.
Pour que les crimes et les assassinats dont sont victimes au Brésil les populations indigènes et les défenseurs de l’environnement ne restent plus impunis.
Avec la présence exceptionnelle d’Antonia Melo (http://www.youtube.com/watch?v=5sW564yRcTw&feature=youtu.be), la grande militante du Mouvement Xingu Vivant Pour Toujours ( Movimento Xingu Vivo para Sempre).Le barrage de Belo Monte a été déclaré illégal le 25 octobre 2013 par une décision de justice qui a exigé l’arrêt immédiat du chantier. L’administration de la présidente Dilma Rousseff a eu recours à une mesure d’Urgence Nationale pour balayer d’un revers de la main cette décision tant attendue par les détracteurs du projet, qui suscite des levers de boucliers depuis plus de trente ans. En réaction, toutes les organisations et militants soucieux de la préservation de l’environnement sont appelés à s’unir pour un rassemblement citoyen autour d’Antonia Melo, la grande militante du Mouvement Xingu Vivant Pour Toujours (Movimento Xingu Vivo para Sempre). A cette occasion, Antonia Melo souhaite rencontrer Patrick Kron, PDG d’Alstom, afin d’ouvrir un dialogue, échanger des points de vue et au-delà, exposer clairement aux actionnaires de cette compagnie, qui viole sa propre charte éthique en s’associant à ce projet, la réalité d’une situation qu’elle constate au quotidien dans sa ville et dans sa région depuis le début des travaux de Belo Monte. Le rassemblement débutera devant l’immeuble de GDF-SUEZ, impliqué dans d’autres barrages ravageurs en Amazonie brésilienne. Devant l’ambassade du Brésil, les manifestants appelleront au respect des droits des populations indigènes, à la pointe de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne.
L’environnement n’est pas dans l’agenda des entreprises multinationales participantes au projet de destruction de l’Amazonie …pour produire un peu d’énergie pour les entrepreneurs capitalistes du Brésil.
Antonia Melo,je lui souhaite de réussir à bloquer le projet de Belo Monte.
La radioactivité suit les courants marins vers…l’Amérique du Nord.
La vitesse à laquelle l’eau contaminée a coulée dans l’océan Pacifique à partir de la centrale nucléaire de Fukushima est pire qu’on ne le pensait auparavant , un responsable du ministère de l’Industrie a déclaré mercredi que le Premier Ministre Shinzo Abe a promis d’intensifier les efforts pour mettre fin à la crise.
La Voix de la Russie a contacté Arnold Gundersen , fondateur et président de Fairewinds Associates, pour discuter de la crise et ses solutions possibles. L’expert affirme que les matières radioactives continueront à s’infiltrer dans les mers mondiales à moins que la centrale soit entourée d’ une tranchée remplie de zéolite. Même dans ce cas cependant , des matières toxiques couleront toujours dans le Pacifique par les voies sous-marines.
Transcription de l’interview
Evgeny Sukhoi : Est-il possible de faire en quelque sorte que les bassins de stockage des eaux usées soient imperméable et ainsi pouvoir éliminer les fuites ?
Arnie Gundersen : Le cheval est déjà hors de la grange ici . Cette centrale fuit depuis deux ans. Et enfin, maintenant , l’eau radioactive se propage à tout l’océan. Mais mon expérience avec de l’eau souterraine est que – si elle est grave pour l’océan , il est plus grave que vous vous éloignez de l’océan. Ainsi, le pic élevé de rayonnement continue à se déplacer vers l’océan.
Les Japonais proposent de mettre une barrière pour empêcher l’ eau de pénétrer dans l’océan. Qui est de deux ans trop tard et sera trop tard quand ils finiront de construire cette barrière. Mais la barrière entraîne également un autre problème. Si l’eau ne peut pas aller n’importe où dans l’océan Pacifique , il va s’accumuler sur place, ce qui signifie que les réacteurs nucléaires eux-mêmes vont devenir instables. L’eau peut fuir sous les bâtiments nucléaires et s’il y a un tremblement de terre , en fait, les bâtiments nucléaires pourraient se renverser . Ainsi, en résolvant un problème, ils créent un autre problème.
ES: Est-il possible d’éviter en quelque sorte ce scénario ?
AG: La solution que j’ai proposé il y a deux ans était d’ entourer la centrale avec une tranchée remplie de matériau appelé zéolite. C’est juste de la cendre volcanique. La cendre volcanique est très bon pour absorber le rayonnement . Mais la solution n’est pas d’ empêcher l’eau de sortir . La solution est d’empêcher l’eau de pénétrer dans le sol. Donc , en dehors de la tranchée qu’ils entourent l’usine , s’ils contrôlent la fuite d’eau, le niveau d’eau baisse ( de l’eau propre en dehors de la tranchée ) ce qui empêche encore de l’eau irradiée de s’infiltrer dans le site Daiichi .
Les Japonais n’ont pas été disposés à dépenser de l’argent . Je me suis approché il y a deux ans avec cela et on m’a dit que Tokyo Electric n’a pas d’ argent à dépenser. Mais bien sûr , le problème est maintenant que nous sommes en train de contaminer tout l’ océan Pacifique ce qui est extrêmement grave .
ES: Est- ce que quelque chose peut être fait avec cela, je veux dire avec l’océan?
AG : Franchement, je ne le crois pas . Je pense que nous allons continuer à libérer des matières radioactives dans l’océan pendant 20 ou 30 ans au moins. Ils vont devoir pomper l’eau hors des zones entourant le réacteur nucléaire . Mais franchement, cette eau est l’eau la plus radioactive que j’ai jamais connu dans ma vie . Je travaille directement sur un des cœurs de réacteurs nucléaires au cours des arrêts pour rechargement . Et l’eau est projetée directement sur un coeur de réacteur nucléaire et lorsque la centrale est en marche ,c’est mille fois moins radioactif que cette eau . Donc, il y a une quantité extraordinaire d’eau et même si ils construisent le mur, les eaux souterraines entrent dans le Pacifique par des sources sous-marines. On n’a pas besoin d’ exécuter des travaux pour contrôler les fuites du haut de la surface dans le Pacifique. Il peut pénétrer dans les sources sous-marines ainsi .
ES: Sur le plan intérieur , pensez-vous que les dernières révélations sur Fukushima vont retarder les décisions sur la réactivation des centrales nucléaires japonaises?
AG: Je pense qu’il devrait . Je pense que le grand problème, c’est que le gouvernement japonais n’a pas été honnête avec son peuple sur le coût de nettoyer Daiichi . Je pense que le coût de nettoyer tout le site va être de plus 100 milliards de dollars . Et le coût pour nettoyer la préfecture de Fukushima va être un autre 400 milliards de dollars .
Le gouvernement japonais n’a pas dit aux gens qu’ils sont sur le crochet pour une demi-billion de dollars. Et je pense que si les gens au japon ont compris l’ ampleur des dégâts qu’une centrale nucléaire peut créer , ils devraient réfléchir en gardant les yeux fixés sur les centrales nucléaires restantes , car cela pourrait se produire ailleurs . C’est l’endroit le plus sismique de la planète et de construire une centrale nucléaire est plutôt stupide.
Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent »[1] boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² !
En 1997, le capitaine Charles Moore a été le premier à découvrir cette zone improbable de l’océan Pacifique où les déchets plastiques flottants s’accumulent. Ainsi, selon des observations effectuées depuis plus de 15 ans par l’Algalita Marine Research Foundation, sous l’effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires, flottent pendant des années avant de se concentrer dans deux larges zones connues sous les noms de « Plaque de déchets du Pacifique est » (Eastern Pacific Garbage Patches) et « Plaque de déchets du Pacifique ouest » (Western Pacific Garbage Patches).
Ces deux plaques forment la « Grande plaque de déchets du Pacifique » (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s’étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit un tiers de la superficie de l’Europe ou encore six fois la superficie de la France ! Il est estimé que ce « continent » de déchets pèse au total 3,43 millions de tonnes avec jusqu’à 750 000 débris par km² ; Greenpeace évoquait fin 2006 près d’un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.
Ainsi, selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du gyre[2] subtropical du Pacifique Nord (North Pacific Gyre) et s’accumulent dans cette zone peu connue : peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches l’empruntent. A l’image d’un puissant siphon marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre société de (sur)consommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas « aspirés » mais accumulés et bien visibles.
Le plastique : principal constituant du « continent » de déchets
Jusqu’alors les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n’est plus le cas avec l’arrivée du fameux plastique. En effet, les plastiques constituent 90 % des déchets flottant sur les océans. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement mentionnait en juin 2006 qu’on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres !
Ce « continent » de déchets plastique ressemble davantage à une soupe de plastique constitué de macro déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles sans une fine observation. C’est en filtrant l’eau que l’on découvre une mixture composée de petits morceaux de plastique qui se sont fractionnés mais aussi des granulés de plastique qui sont utilisés comme matière secondaire pour fabriquer les objets en pastique.
En certains endroits, la quantité de plastique dans l’eau de mer est jusqu’à 10 fois supérieure à celle du plancton, maillon élémentaire de la vie dans les océans (Charles Moore, Algalita Foundation) ! On parle alors de « plancton plastique »
Selon Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Et 70 % des plastiques qui s’aventurent en mer coule et le reste flotte naviguant au grès des courants…
Un « continent » de déchets mortels
Ce qui pose problème c’est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et la toxicité des éléments qui les composent.
L’exemple le plus classique étant la tortue qui s’étouffe avec des sacs plastiques confondus avec des méduses.
Avec de telles concentrations de plastique, toute la chaîne alimentaire est affectée puisque les plus petits morceaux sont ingérés par des oiseaux, de petits poissons qui seront à leur tour mangés par de plus gros… Ainsi, Greenpeace estime qu’à l’échelle de la Terre, environ 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l’ingestion de plastiques.
Selon des scientifiques américains de l’Institut Océanographique Scripps, 3 poissons sur 10 ont ingéré du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24 000 tonnes de plastiques boulottées par les poissons chaque année dans cette zone. Rebecca Asch, chercheuse à l’Institut Océanographique Scripps indique que « dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n’a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tous petits morceaux de plastique de la taille d’un confetti (largeur inférieure à 5 mm). En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C’est pour ça qu’ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton. »
Ce « continent » attire des animaux marins comme les pélicans et les tortues marines dont l’espérance de vie se trouve alors diminuée. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet soupe colossale de déchets selon le rapport de Greenpeace.
Enfin, ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dont des polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe. Ainsi, Bisphénol A, phtalates, DDT et PCB se retrouvent dans ces morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales !
Un « continent » de déchets qui modifie l’écosystème marin
Selon une expédition menée en 2009 par l’Institut d’océanographie Scripps (Université de San Diego – USA) et dont les résultats ont été publiés en mai 2012, ce continent de déchets favorise également certains insectes marins. Ainsi, l’insecte Halobates sericeus (ou patineur de mer) profite des détritus qui flottent pour pondre dessus. En effet, cet insecte dépose naturellement ses oeufs sur des plumes d’oiseaux, des coquilles, des pierres ponces (donc qui flottent)… Cette multiplication de nouveaux supports est donc une aubaine qui contribue à leur développement. Malheureusement, cela devrait contribuer à déséquilibrer l’écosystème marin en augmentant également la population de crabes, friands des halobates…
L’expédition 7e continent
En mai 2013, une équipe de professionnels de la mer menée par Patrick Deixonne, Président d’OSL et membre de la Société des Explorateurs Français, s’est rendue sur place pour effectuer des prélevements, évaluer l’importance du 7e continent de déchets et sensibiliser l’opinion publique à cette catastrophe écologique silencieuse.
Que pouvons-nous faire pour ne pas contribuer à ce « continent » de déchets ?
Chaque année, environ 250 millions de tonnes de plastique sont produits et plus de 10% se retrouveront dans l’eau, faute de filière de traitement. Or, leur durée de vie peut atteindre 1000 ans ! Et les plastiques biodégradables ne représentaient en 2012 que 0,27% de la production mondiale… Dans ces conditions et en l’absence de mesure radicale, le gyre du Pacifique Nord pourrait atteindre la taille de l’Europe d’ici une vingtaine d’années…
Malheureusement, le nettoyage de cet océan de déchets semble insurmontable, la superficie à couvrir est trop importante et les coûts seraient colossaux selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation : « il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal. » De plus, cela serait dommageable aux organismes qui survivent sur ce nouvel « eldorado ».
En attendant d’avoir plus d’éléments corroborant l’ampleur de ce phénomène – notamment par des photos à grande échelle, aujourd’hui introuvables sur les nappes de déchets plastiques – plusieurs missions ont été lancées à l’assaut du « continent de déchets » comme celles de l’Algalita Marine Research Foundation, le projet Kaisei, et celle du CNES. Près de 15 ans après sa découverte, cette abomination colossale engendrée par nos activités semble enfin susciter un peu plus d’intérêt.
Une fois de plus, la surconsommation serait à l’origine de dégradations dont l’ampleur dépasserait la fiction. Et ce n’est pas pour nous rassurer, mais toute l’agitation « verte » actuelle ne semble rien n’y changer… Plus que jamais, nous avons tous un rôle à jouer, notamment pendant les périodes de fêtes où l’opulence frise l’écœurement.
Notes
Le terme « continent » est bien sûr exagéré, il faut sans doute plus y voir une concentration importante de déchets qui flottent et se regroupent sur une large zone dont la forme et la localisation précises varient au gré des courants.
Un gyre est un gigantesque tourbillon d’eau formé d’un ensemble de courants marins et provoqué par la force de Coriolis. Le gyre subtropical du Pacifique Nord fait environ 22 200 km de circonférence pour une surface approximative de 3,4 millions de km² (CNES)
DETROIT – A massive cloud of black dust that swept across the Detroit River into Windsor, Canada this week has been linked to piles of petroleum coke, a by-product of tar sands oil illegally stored in Detroit by Koch Carbon. Though much has already been said of the tar sands oil industry, which is currently experiencing a boom and has spurred several high profile pipeline expansions across the US, the accumulation of the petroleum coke, commonly referred to as pet coke, along the Detroit riverfront went largely unnoticed until this week. A dust cloud which flew over Detroit and into Windsor this week was found to carry elevated traces of lead, sulfur, zinc and vanadium, which is possibly cancer-causing in humans in prolonged or elevated exposure, according to the International Agency for Research on Cancer, a France-based organization. The US Department of Health and Human Services and the US has not yet classified whether vanadium is carcinogenic. Last Saturday evening Windsor resident Randy Emerson managed to capture a video of the thick black dust moving along the city’s waterfront. “Is that the pet coke?” Emerson, who captured the scene on his cellphone, asked his wife. “Oh my God,” he concluded. “Yep — that’s pet coke.” In May the New York Times profiled the Detroit dumping grounds of pet coke at an industrial site owned by Koch Carbon, a company controlled by wealthy industrialists Charles and David Koch, which sells the high-sulfur, high-carbon by-product overseas in China and India where it serves as a cheaper, dirtier alternative to coal. There is also strong demand for the by-product in Latin America, where it is used in cement-making kilns. The refining process known as coking releases oil from tar sands, and leaves petroleum coke as its by-product. According to the Times Canada currently has 79.8 million tons of pet coke stockpiled, most of which is dumped into open pits and ponds in Alberta, and the rest is simply piled up. Marathon Petroleum’s refining plant in Detroit is currently processing some 28,000 barrels a day of tar sands oil, and the increase of oil sands into the US, including transportation through the controversial Keystone XL pipeline, will also bring more of the coking processing and waste product to the US. Coke is an ingredient in steel making and the production of aluminum, though according to a petroleum coke analyst at Roskill Information Services cited by the Times high sulfur content in this particular type of pet coke make it virtually unusable for those purposes. “Here’s a little bit of Alberta,” said Brian Masse, a Windsor’s parliament members in May. “For those that thought they were immune from the oil sands and the consequences of them, we’re now seeing up front and center that we’re not.” According to Lorne Stockman, the author behind a recent study on petroleum coke, the waste is “the dirtiest residue from the dirtiest oil on earth.”
Voici le tas de sable bitumineux…coupable de notre empoisonnement.
« Le coke de pétrole tiré des sables bitumineux est le plus sale résidu du pétrole le plus sale sur terre. »
(Lorne Storkman,chercheur ,écologiste et auteur sur l’énergie pétrolière)
DETROIT – Un nuage énorme de poussière noire qui a balayé la rivière Detroit dans Windsor, Canada cette semaine a été liée à des tas de coke de pétrole, un sous-produit du pétrole des sables bitumineux stockés illégalement à Detroit par Koch Carbon. Bien que beaucoup a déjà été dit de l’industrie pétrolière des sables bitumineux, qui connaît actuellement un boom et a incité plusieurs projets élevés de pipelines à travers les Etats-Unis, l’accumulation de sables bitumineux, communément appelé coke de pétrole, le long du fleuve Detroit est passé largement inaperçue jusqu’à cette semaine. Un nuage de poussière qui a survolé Detroit et Windsor cette semaine a été trouvé porteur de traces élevées de plomb, de soufre, de zinc et de vanadium, qui est peut-être cancérigène chez l’homme en cas d’exposition prolongée ou élevée, selon l’Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer , une organisation basé en France. Le US Department of Health and Human Services des États-Unis n’a pas encore classé si vanadium est cancérigène. Samedi soir dernier,un résident de Windsor ,Randy Emerson a réussi à capturer une vidéo de la poussière épaisse et noire se déplaçant le long du secteur riverain de la ville. « Est-ce que les sables bitumineux entreposés ont affaire avec ça? » Emerson, qui a capturé la scène sur son téléphone portable, a demandé à son épouse.
« Oh mon Dieu », a -t-elle conclue. « Yep – c’est le coke. »
En mai, le New York Times a identifié les dépotoirs Détroit de coke sur un site industriel détenue par Koch Carbon, une société contrôlée par des industriels fortunés Charles et David Koch, qui vend la haute teneur en soufre, haute teneur en carbone des sous-produits à l’étranger en Chine et en Inde où il sert comme une alternative moins coûteuse, mais plus sale au charbon. Il y a aussi une forte demande pour les sous-produits en Amérique latine, où il est utilisé dans les fours de fabrication du ciment. Le processus de raffinage extrat l’huile des composants de coke de sables bitumineux, et laisse le coke de pétrole comme sous-produit. Selon le Times ,le Canada compte actuellement 79,8 millions de tonnes de coke de stocks, dont la plupart sont déversés dans des fosses ouvertes et des étangs en Alberta, et le reste est simplement entassés. L’usine de raffinage de Marathon Petroleum à Detroit traite actuellement près de 28000 barils par jour de pétrole des sables bitumineux et l’augmentation des sables bitumineux aux États-Unis, y compris le transport à travers le controversé pipeline Keystone XL, apportera également plus du traitement de coke et produira plus de déchets aux États-Unis. Le coke est un ingrédient dans la fabrication de l’acier et la production d’aluminium, mais selon un analyste ,l,information obtenu sur le coke de pétrole à Roskill Services cités par le Times,sa haute teneur en soufre dans ce type particulier de coke de pétrole rendent pratiquement inutilisable à ces fins. «Ici, c’est un peu de l’Alberta», a déclaré Brian Masse, les membres du Parlement des Windsor en mai. « Pour ceux qui pensaient qu’ils étaient à l’abri des sables bitumineux et les conséquences d’entre eux, nous voyons maintenant à l’avant et au centre que nous ne le sommes pas. » Selon Lorne Stockman, l’auteur derrière une récente étude sur le coke de pétrole, le déchet est «le plus sale résidu du pétrole le plus sale sur terre. »
Des poissons pris dans l’environnement de Fukushima ,montrent un niveau très élevé de radioactivité.
De l’eau contaminée provenant de la centrale nucléaire de Fukushima s’échappe probablement dans la mer, a déclaré mercredi l’agence japonaise de surveillance du nucléaire. Les responsables de la centrale ont jusqu’à maintenant nié ce problème, que les experts redoutent depuis longtemps.
L’Autorité de réglementation du nucléaire suspecte fortement une fuite et a pressé l’entreprise Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) de déterminer d’où elle pourrait provenir et de limiter les risques, notamment pour l’environnement et la chaîne alimentaire.
L’agence de surveillance réunira un comité d’experts qui se penchera sur les moyens de limiter les dégâts.
La TEPCO a de nouveau mis en doute l’existence d’une fuite mercredi. Son porte-parole, Noriyuki Imaizumi, a défendu l’entreprise en affirmant que l’augmentation du niveau de césium dans les échantillons récoltés dans des puits ne signifie pas nécessairement que l’eau contaminée de la centrale coule dans l’océan.
L’entreprise analyse d’autres échantillons d’eau et suspecte que les hausses précédentes du niveau de césium aient été causées par des poussières contaminées qui auraient glissé dans les échantillons.
M. Imaizumi ajoute toutefois que la TEPCO est ouverte aux mesures de prévention proposées par l’agence de surveillance.
La centrale nucléaire Dai-ichi de Fukushima a été ravagée en mars 2011 par un tremblement de terre et un tsunami. Elle éprouve depuis des problèmes de fuite de l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs, ralentissant les efforts de décontamination.
Des biologistes marins ont soulevé la possibilité que de l’eau radioactive s’écoule de façon continue dans les eaux souterraines. Des analyses sur des poissons prélevés près de la centrale ont démontré un haut niveau de radioactivité.
Bien que la TEPCO ait enregistré des hausses du niveau césium et de strontium dans les eaux avoisinantes, elle affirme que la plupart de la contamination s’est faite au moment de l’accident. Elle soutient ne pas avoir détecté d’«impact significatif» sur l’environnement.
Selon l’Autorité de réglementation du nucléaire, les eaux souterraines contaminées ont vraisemblablement atteint l’océan.
L’Australie a officiellement reconnu mercredi la dégradation de la Grande Barrière de corail dont l’état est désormais qualifié de «médiocre» et que l’UNESCO menace de placer au nombre des sites en danger.
Le ministre de l’Environnement Mark Butler a rendu public un rapport attestant l’altération régulière du récif corallien depuis 2009 sous l’effet de cyclones et d’inondations malgré le recul des pollutions agricoles.
«Les épisodes climatiques extrêmes ont un impact significatif sur l’état général de l’environnement marin (de la Grande Barrière), lequel a décliné de moyen à médiocre», souligne le rapport.
Les écosystèmes du récif présentent «une tendance à la dégradation de leur état en raison d’une qualité de l’eau qui reste mauvaise et les effets cumulatifs du changement climatique et d’une augmentation, en fréquence et en intensité, des événements (météorologiques) extrêmes», ajoute-t-il.
Les rejets de nitrates (-7%), de pesticides (-15%), de sédiments (-6%) et d’autres polluants ont diminué dans l’intervalle, faisant également baisser les invasions d’une étoile de mer coralliphage.
Mais les inondations côtières de 2010-2011 puis le cyclone Yasi ont gravement endommagé la Grande Barrière, ravageant 15% de surface de corail.
«Une régénération complète prendra des décennies», prévient le rapport, jugé alarmant par les organisations de protection de la nature.
Elles se réjouissent des efforts accomplis mais soulignent que les objectifs n’ont pas été remplis. Les attaques d’étoiles de mer, par exemple, ont diminué de 13% alors que l’objectif était de 50%.
«Il existe des solutions», a réagi Nick Heath, du Fonds mondial pour la nature (WWF). «Nous devons investir plus, mieux cibler nos actions sur les points de pollution les plus importants», a-t-il dit.
Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, la Grande barrière a perdu plus de la moitié de ses coraux au cours des 27 dernières années sous l’effet de facteurs météorologiques (tempêtes), climatiques (réchauffement) et industriels, selon la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences.
Elle s’étend sur environ 345 000 km2 le long de la côte est australienne, et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde avec 3000 «systèmes» récifaux et des centaines d’îles tropicales.
Un collectif international d’océanologues a récemment appelé le gouvernement australien à protéger la Grande Barrière des déchets de dragage générés par l’aménagement de ports et la navigation dus en particulier à l’industrie minière.
L’Australie est l’un des grands émetteurs de rejets polluants en raison de sa dépendance aux centrales au charbon et à ses exportations de minerais en Asie.
L’UNESCO a menacé de placer la Grande Barrière au nombre des sites en danger en 2014 si aucune mesure n’était prise pour limiter le développement de l’industrie sur le littoral. Ses recommandations, si elles ne sont pas suivies par les Etats, peuvent entraîner à terme un retrait de la liste du Patrimoine.