Le Québec sous la gérance du crime organisé:À la Commission Charbonneau , retour sur la faillite des chiens de garde de l’intégrité

 La commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction a remis son rapport final mardi,le 24 novembre 2015.
La commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction a remis son rapport final mardi,le 24 novembre 2015.

Au-delà de l’implacable récit des faits et des quelques reproches destinés à des témoins-vedettes qu’on y retrouve, le rapport de la commission Charbonneau dresse une série de constats lapidaires au sujet des activités de surveillance et de contrôle dévolues à des ministères et à des organismes publics.

Personne n'oubliera jamais ce regard de la juge France Charbonneau.
Personne n’oubliera jamais ce regard de la juge France Charbonneau.

« La faiblesse des actions posées par ces organismes a créé un climat d’impunité que la commission a pu constater tout au long de ses travaux », peut-on y lire. Pourtant, « la juridiction des organismes de surveillance et de contrôle couvrait l’ensemble des phénomènes liés à son mandat. »

La commission présente une liste exhaustive des causes de cette situation, qui s’est soldée par un manque d’intégrité dans l’octroi des contrats publics, l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction, et de multiples violations des lois qui régissent l’industrie.

Elle relève notamment le « laxisme institutionnel », une « gouvernance défaillante », une « sous-utilisation des pouvoirs d’enquête et de vérification », une « allocation de ressources déficientes », des « carences » dans le recrutement et la formation, une « insuffisance » des outils de détection et d’interprétation « restrictive » des lois.

Voici une liste de ces organismes et de leurs manquements, mais aussi des solutions que propose la commission pour y mettre un terme.

Le ministère des Affaires municipales du Québec

Il a fait preuve d’un « certain laxisme institutionnel » et son mandat de surveiller la bonne gestion des deniers publics dans les municipales « n’a pas été rempli adéquatement ». En 1995, le rapport Martin l’avait informé que l’administration Vaillancourt à Laval se plaçait parfois en situation « d’apparence de favoritisme », mais « aucune conséquence ne s’est ensuivie ».

Avant 2010, souligne la commission, le ministre titulaire ne demandait par ailleurs jamais à ses fonctionnaires de faire enquête sur la conduite d’un employé municipal, ni à la Commission municipale du Québec (CMQ) d’enquêter sur l’administration financière d’une municipalité. Quant à la CMQ, son « inaction » a été causée par son interprétation des matières sur lesquelles elle peut enquêter ».

La commission recommande notamment de créer un poste de commissaire à l’éthique et au lobbyisme disposant notamment du pouvoir de déclencher, de sa propre initiative, des enquêtes en matière d’éthique visant tout élu, provincial ou municipal, tout membre du personnel politique de ces élus ainsi que toute enquête pénale en matière de lobbyisme.

Le ministère des Transports du Québec

Le service des enquêtes du MTQ « ne possédait ni les ressources ni l’expertise » pour faire des enquêtes sur des cas de collusion ou de corruption, souligne la commission, et il « ne collabore pas de façon structurée » avec la Sûreté du Québec et le Bureau de la concurrence.

Le ministère a aussi « négligé » de donner suite à différents rapports, dont ceux du vérificateur général du Québec, qui faisaient état de « problèmes récurrents » quant à son expertise, sa capacité à estimer le coût de travaux, son processus de suivi et sa gestion des extras. Du « laxisme institutionnel », conclut là encore le rapport.

La commission recommande notamment au gouvernement « d’accélérer les efforts d’accroissement de l’expertise interne » au ministère des Transports du Québec.

Jacques Drouin,le directeur général des élections.
Jacques Drouin,le directeur général des élections.

Le Directeur général des élections du Québec

Pendant longtemps, le DGEQ « n’a pas assumé adéquatement son rôle d’enquêteur et de poursuivant » dans des dossiers liés au financement de partis politiques provinciaux et municipaux. Un service des enquêtes avec du personnel permanent n’a été créé qu’en 2010. De nombreux témoins ont d’ailleurs avoué n’avoir été nullement inquiétés par le DGEQ.

Qui plus est, le DGEQ « n’a pas pris de mesures suffisantes » pour contrer les stratagèmes de prête-noms, même s’il avait été informé d’allégations « depuis au moins la fin des années 90 », souligne la commission. Avant 2012, précise-t-elle, aucun partage d’informations avec l’Agence du revenu du Québec n’avait lieu.

La commission fait quatre recommandations pour lutter contre le recours aux prête-noms en matière de financement politique – améliorer l’imputabilité des chefs de parti, rendre obligatoires les fiches de contribution utilisées par les partis et les candidats provinciaux pour qu’elles comportent le nom de l’employeur du contributeur, etc. – et trois autres destinées à améliorer la reddition de comptes du DGEQ.

Souvenons-nous des gros gras de la FTQ qui se caraissaient le dos sur une plage des mers du Sud.
Souvenons-nous des gros gras de la FTQ qui se caraissaient le dos sur une plage des mers du Sud.

La Commission de la construction du Québec

Sa contribution à la lutte contre le crime organisée a été « modeste », un « mince bilan » qui s’explique en partie par les « ratés » dans la gestion interne de l’organisme. « Certains représentants d’associations accréditées et certains membres du conseil d’administration se sont immiscés dans la gestion quotidienne de l’organisation, notamment en matière d’inspections, d’enquêtes et d’émissions de cartes de qualification », note la commission.

Quant au processus d’inspection et de plaintes, il a fait « l’objet de manipulations » et était « fréquemment instrumentalisé » par des représentants syndicaux et patronaux et des entrepreneurs. Les relations avec des individus liés au crime organisé de Jocelyn Dupuis, membre du C.A. de 1998 à 2009, ont aussi pu « favoriser un relâchement sélectif » des inspections.

La commission recommande de limiter le mandat des administrateurs de la CCQ et de la CSST à deux mandats consécutifs de trois ans, et d’interdire à quiconque d’être simultanément administrateur à la CCST, administrateur à la CCQ et président ou directeur général d’une association patronale ou syndicale. Plusieurs recommandations visent en outre à mieux outiller la CCQ pour combattre l’intimidation sur les chantiers.

La Régie du bâtiment du Québec

L’organisme qui veille au respect de la Loi sur le bâtiment « n’a pas joué son rôle de rempart » contre l’infiltration du crime organisé dans l’industrie. Pourtant, elle peut s’appuyer sur la notion de « confiance du public » pour effectuer un certain contrôle et refuser, annuler ou suspendre certaines licences.

« Aucun des entrepreneurs liés de près ou de loin au crime organisé, et dont il a été question dans le cadre des travaux de la commission, n’a été convoqué à une audition devant la RBQ ou n’a vu sa licence annulée ou suspendue en raison de ses mauvaises mœurs », résume la commission.

Elle recommande au gouvernement de resserrer les règles relatives à la période de carence imposée aux entrepreneurs reconnus coupables d’un acte criminel, d’élargir l’examen sur la vérification des antécédents criminels des actionnaires d’une entreprise de construction et de créer des sanctions pénales pour les titulaires ou les demandeurs d’une licence de la RBQ.

La Sûreté du Québec et le DPCP

De 1996 à 2008, la police provinciale n’a mené que six enquêtes sur des cas de corruption. Avant 2009, seuls sept enquêteurs se consacraient à cette tâche… quand ils n’étaient pas prêtés à d’autres équipes. Ses enquêtes, essentiellement fondées sur des dénonciations, donnaient rarement lieu à de l’écoute électronique, comme lors d’opérations visant le crime organisé.

La donne a évidemment changé avec l’arrivée de l’escouade Marteau, en 2009. Au cours des cinq années qui ont suivi, 30 enquêtes, dont 15 liées à l’industrie de la construction, ont abouti à 127 mises en accusation. L’escouade est aujourd’hui une unité d’enquête de l’UPAC.

Quant au DPCP, la commission lui reproche de faire une « interprétation restrictive des lois ».

Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, le syndic adjoint de l'OIQ, André Prud'homme, avait expliqué qu'une enquête de deux ans avait été nécessaire pour conclure à la…
Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, le syndic adjoint de l’OIQ, André Prud’homme, avait expliqué qu’une enquête de deux ans avait été nécessaire pour conclure à la…

L’Ordre des ingénieurs du Québec

L’ordre professionnel des ingénieurs a consacré « peu d’efforts » à la prévention et à la détection » de pratiques frauduleuses, un problème, dont elle a « pris conscience tardivement ». De 1996 à 2010, ses enquêtes sur la collusion, la corruption et les dons politiques ont été « marginales »; dans les quatre années suivantes, elle a toutefois reçu 668 demandes d’enquêtes.

Le syndic a mis en place une équipe chargée de ces enquêtes en 2013, mais l’OIQ manque toujours de ressources, en raison de la faiblesse des cotisations. Les ingénieurs verseront 325$ par année à compter de 2016-2017, ce qui demeure cinq fois moins que les avocats ou quatre fois moins que les médecins. Il revient à l’Office des professions du Québec d’agir à ce sujet.

Soulignant la « culture organisationnelle » de certaines firmes « qui laissait libre cours à certaines pratiques déviantes », la commission propose de modifier le Code des professions du Québec pour qu’elles soient assujetties à l’OIQ, comme c’est le cas partout ailleurs au Canada et dans 35 États américains. À l’heure actuelle, l’OIQ peut uniquement sanctionner des individus.

L’Office des professions du Québec

Le rôle de l’OPQ est de s’assurer que les ordres professionnels, dont l’OIQ, disposent des moyens nécessaires pour garantir la protection du public. Or, le président de l’OPQ, Jean-Paul Dutrisac, a admis n’avoir constaté aucune anomalie à l’OIQ avant 2012-2013, et a reconnu que, sans les travaux de la commission, il n’aurait peut-être pas pris la mesure des problèmes la concernant. L’OPQ a depuis lancé un avertissement à l’OIQ concernant ses cotisations et mis en place un accompagnement particulier.

La commission constate en outre que l’OPQ n’effectue « aucune reddition de comptes standardisée » lui permettant de s’assurer que les ordres professionnels soient en mesure de protéger le public. Elle recommande donc au gouvernement de modifier le Règlement sur le rapport annuel d’un ordre professionnel afin de remédier à cette situation.

Selon la commission, il est « crucial » que l’OPQ s’assure de disposer de l’information nécessaire pour mener à bien sa mission de surveillance, et qu’il puisse poser un « regard critique » sur les données obtenues. À l’heure actuelle, il n’a « aucune balise » lui permettant d’évaluer si les actions des ordres professionnels permettent de protéger adéquatement le public.

Le célèbre Rambo ...
Le célèbre Rambo …

Le Bureau de la concurrence du Canada

L’organisme fédéral chargé de veiller au respect de la Loi sur la concurrence et responsable des enquêtes sur la collusion souffre d’un manque de ressources et sous-utilise son pouvoir d’enquête et de vérification, dit la commission. Sa collaboration avec les organismes de compétence provinciale est « imparfaite ».

Résultat : entre 2000 et 2006, le Bureau de la concurrence n’a déposé aucune accusation visant l’industrie de la construction au Québec, comme l’a noté le spécialiste du droit de la concurrence Yves Comtois. Selon lui, une douzaine d’employés travaillent pourtant sur les cartels dans la province.

N’ayant aucune compétence sur les organismes fédéraux, la commission recommande que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) adopte et diffuse une politique claire stipulant qu’elle a la compétence requise pour intenter des poursuites criminelles fondées sur la Loi sur la concurrence au Canada.

Sources:informations,Radio Canada

 

Le Québec sous la gérance du crime organisé:le rapport Charbonneau comprend 1741 pages, mais 0 blâme

Nous parlons ici de l’apothéose du néolibéralisme le  plus pur!

Il y a eu de la corruption et de la collusion à grande échelle dans l’industrie de la construction et l’appareil politique au Québec, mais la juge Charbonneau ne blâme officiellement personne, ce qui laisse de nombreux observateurs sur leur appétit.

Mardi matin, la juge France Charbonneau a décrit les principales conclusions de son rapport fort attendu, pendant une vingtaine de minutes. Mais elle n’a répondu à aucune question pour défendre le travail de la Commission.
Mardi matin, la juge France Charbonneau a décrit les principales conclusions de son rapport fort attendu, pendant une vingtaine de minutes. Mais elle n’a répondu à aucune question pour défendre le travail de la Commission.
  • Consultez le rapport, ici.

Dans son très volumineux rapport produit au terme de 4 ans de travaux qui ont coûté presque 45 M$ aux contribuables, la Commission (CEIC) écorche principalement l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay, estimant qu’il aurait dû savoir ce qui se passait sous son nez à titre de maire et chef de parti.

Jean Charest a toujours dit n’avoir rien vu, lui non plus. Mais l’ex-premier ministre et ex-chef du PLQ est épargné par le rapport. Tout comme ceux qui dirigeaient le PQ et de l’ADQ, des partis qui ont aussi violé les lois électorales. Au provincial, ce sont les formations politiques, et non les individus, qui sont blâmés.

«On a l’impression qu’ils vont tous sabrer le champagne ce soir», a laissé tomber le député de Québec solidaire Amir Khadir, mardi.

Son opinion trouve écho chez le syndicaliste Ken Pereira, l’un des témoins-vedettes de la Commission.

«Je voulais plus. Je pense qu’ils ne sont pas allés assez loin. Je me suis vidé, j’ai tout dit ce que j’avais à dire, et finalement, il n’y a même pas de tapes sur les doigts», a-t-il affirmé .

« Pas très mordant »

Le rapport et ses annexes, d’un total de plus de 1700 pages, ne contiennent que deux fois le mot «blâme», et il est utilisé en référence à deux autres documents.

Le rôle d’acteurs-clés, comme Nicolo Milioto (l’entrepreneur qui remettait de l’argent à la mafia), ou Marc Bibeau (qui organisait le financement sectoriel du PLQ), est décrit, mais les commissaires se gardent bien de le qualifier ou de le dénoncer.

«Ce rapport va être sûrement décevant pour plusieurs personnes, car il y a eu peu de blâmes. Ce n’est pas un rapport très mordant», a estimé Bernard Motulsky, professeur à l’Université du Québec à Montréal. «On ne pointe pas spécifiquement d’hommes ou de femmes politiques. C’est assez vague», a renchéri Emmanuel Choquette, de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

En ce qui concerne l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt, accusé de gangstérisme, il est presque invisible. Les passages qui le concernent ont été caviardés parce que son dossier est devant les tribunaux.

Pas dans le mandat

L’ex-entrepreneur Lino Zambito, qui a beaucoup collaboré à l’enquête, est déçu que la CEIC n’ait pu établir de lien entre le financement illégal et les firmes de génie-conseil.

«À un moment donné, il faut lire entre les lignes. [Les firmes] ne faisaient pas juste du financement pour le plaisir de le faire», reproche-t-il à la CEIC.

«La juge avait déjà mentionné que son but n’était pas de trouver des personnes coupables, mais d’identifier les stratagèmes et des solutions», tempère de son côté Danielle Pilette, professeure en gestion municipale à l’UQAM.

Ni les commissaires France Charbonneau et Renaud Lachance, ni les procureurs de la CEIC n’ont répondu aux questions mardi.


7 choses importantes à savoir

 

1. L’enquête menée par la commission Charbonneau a confirmé l’existence d’un problème de corruption et de collusion au Québec «beaucoup plus étendu et enraciné qu’on pouvait le penser».

2. Le blanchiment d’argent provenant de la drogue est la principale motivation du crime organisé, notamment de la mafia, pour infiltrer les entreprises de construction. Des cartels empêchent d’autres entrepreneurs de soumissionner sur des contrats publics. Certains ont été́ victimes de menaces, d’intimidation et de voies de fait.

3. Les liens ont clairement été établis entre le financement politique des partis et l’octroi et la gestion de contrats publics. Ces liens sont différents sur les scènes municipale et provinciale. 

4. Les apparences de conflits d’intérêts de certains dirigeants de la FTQ et de la FTQ-Construction ont été révélées par les témoignages. N’empêche que d’ex-hauts dirigeants – comme Jean Lavallée et Michel Arsenault – ne sont pas directement blâmés.

5. Plusieurs des acteurs dont les actions – parfois douteuses – sont décrites dans le rapport Charbonneau n’y sont pas blâmés. C’est notamment le cas de l’ex-président du comité exécutif Frank Zampino, du syndicaliste Bernard «Rambo» Gauthier, de l’argentier d’Union Montréal Bernard Trépanier et de l’ex-entrepreneur Tony Accurso. 

6. La faiblesse des actions posé́es par des organismes de contrôle et de surveillance a créé un climat d’impunité.

7. Quelques pépins sont survenus mardi. Le site web de la commission a été non fonctionnel pendant de longues minutes suivant la mise en ligne du rapport tant attendu. C’est sans compter qu’on a oublié de caviarder un extrait sous le coup d’une ordonnance de non-publication. La commission a dû se raviser en après-midi.  

 


COÛT TOTAL

  • 44 779 775 $*

 

  • Rémunération: 18 153 643 $
  • Honoraires: 13 903 435 $
  • Loyer: 3 564 929 $
  • Fonctionnement: 9 157 768 $ soit 25 720,72 $ par page du rapport
  • 1741 pages de rapport
  • 263 jours d’audience
  • 300 personnes entendues
  • 3600 documents déposés
  • 7500 communications du public reçues
  • 70 000 pages de transcription

Le parti libéral du Québec n’a pas à s’inquiéter

 

Désolé de casser le party comme on dit par chez nous mais contrairement à ce que titre La Presse ce matin, je doute que la Commission Charbonneau (CEIC) ne fasse bien mal au parti libéral du Québec. Je serais énormément surpris si le PLQ se voyait déstabilisé par cette commission, et ce pour plusieurs raisons.

CEIC a protégé le PLQCEIC Normandeau

A) La Commission Charbonneau a protégé le parti Libéral. Du moins s’est-elle assurée de ne pas trop embêter le « politique » et 95% du politique à embêter est au PLQ; n’en déplaise à ceux qui font tout pour essayer de salir les autres partis afin de dissoudre le blâme à toute la classe politique. On se souvient de l’entrevue percutante qu’a accordé l’ex policier Tremblay de l’Unité anti-Collusion à Bryan Myles de L’Actualité et du Devoir. Selon cet enquêteur chevronné, la CEIC a manqué à son mandat en ce qu’elle a volontairement négligé des éléments de preuves essentiels à la compréhension du financement illicite au PLQ. Il est tout à fait inadmissible que cette commission n’ait pas entendu et confronté publiquement un témoin comme Marc Bibeau, pierre angulaire de l’organisation du financement occulte libéral selon plusieurs sources. Oui, on a entendu à la hâte, et à hui-clos, Marc Bibeau, mais rien ne justifie qu’il n’ait pas subi le même genre d’interrogatoire que Bernard Trépanier par exemple. En protégeant Marc Bibeau, on s’assurait de ne pas étaler au grand jour le coeur du stratagème de financement libéral à partir de la collusion et de la corruption, le comté 127, etc. On doit aussi rappeler la comparution bâclée, complaisante de certains députés du PLQ, nommément celle de Nathalie Normandeau. On se souvient de la critique très dure faite par la journaliste Isabelle Riche qui était mal à l’aise devant le parti pris de la juge Charbonneau qui a tout fait pour « réhabiliter » Nathalie Normandeau plutôt que de l’interroger ou la confronter en fonction des éléments de preuve dont la commission disposait.

CEIC peut sortir ce elle veutCapture d’écran 2015-11-23 à 11.53.29

B) Le parti Libéral s’en tirera aussi à cause du timing. Les militants libéraux étaient bien plus nerveux lors de la dernière campagne électorale alors que le risque était plus grand que la Commission Charbonneau n’affecte les chances du PLQ d’être réélu. Cependant, la CEIC a fait une longue pause, on s’est assuré que rien ne sorte pendant la campagne électorale et c’était sans compter, bien sûr, sur cet électorat libéral captif qui n’a absolument rien à cirer de la CEIC ou des travaux de l’UPAC. Dès que les résultats de la dernière élection ont été confirmés, de nombreux militants libéraux se bidonnaient et envoyaient un doigt d’honneur à la CEIC et à la population du Québec en quelque sorte : « Ils peuvent sortir ce qu’ils veulent l’UPAC et la CEIC, on est là pour 4 ans! »

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En fait, le PQ a plus souffert du reportage d’Alain Gravel et de sa source anonyme qui salissait le mari de Pauline Marois que le PLQ des 21 visites de l’UPAC (contre zéro pour tous les autres partis). Gravel a été blâmé pour ce reportage par la suite (Radio-Canada a contesté le blâme), mais le mal était fait. Au final, aussi hallucinant que cela puisse paraître, le PQ aura été puni plus sévèrement dans cette affaire que le PLQ.

PLQ-PQ financement

C) Le parti Libéral s’en tirera aussi car ses alliés (institutionnels, médias, affaires) ne le laisseront pas tomber. Si des blâmes politiques sont lancés par la CEIC, on s’assurera d’effleurer juste assez le PQ pour diffuser les conséquences, on beurrera le plus large possible toute la classe politique et l’appareil gouvernemental afin d’éviter de ne pointer QUE le PLQ alors qu’essentiellement, cette problématique relève surtout de la collusion et de la corruption libérale. Pendant la période visée par la Commission Charbonneau (et avant que la corruption ne devienne LE sujet de controverse), on observe d’ailleurs l’augmentation indécente des dons politiques au PLQ quand ces derniers sont au pouvoir (surtout durant l’ère Charest) versus dans l’opposition.

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On se souviendra que rien de ce qui avait été dévoilé sur la collusion libérale pendant tout le long règne de Charest, rien sur le passé éthique trouble de Philippe Couillard, rien sur le fait que l’équipe de Couillard en 2014 était essentiellement la même qui avait été chassée dans la honte en 2012 suite à un long chaos social… rien de tout cela n’a empêché Gesca d’appuyer le parti Libéral dans tous ses journaux en avril 2014.

En fin de compte, le parti Libéral du Québec n’a pas à s’inquiéter de la Commission Charbonneau surtout parce que ni ses appuis électoraux, ni ses accointances institutionnelles ou affairistes ne le sanctionneront pour son rôle dans la corruption ou la collusion. On se souviendra en 2009 alors que Gérald Tremblay, maire sortant de Montréal miné par les révélations sur la corruption, se trouvait en combat électoral contre Louise Harel, une méchante « séparatiste », la réaction du West-Island Gazette avait été de proposer les escrocs plutôt que les séparatistes: « Better Crooks than Separatists » (Michel David dans un texte du Devoir y avait fait référence d’ailleurs…).

Voilà pourquoi le PLQ ne sera pas inquiété. Il existe une proportion assez grande de Québécois qui souscrivent à la prémisse que battre les séparatistes est plus important que des banalités comme la corruption. Le même argumentaire qu’avaient servi Jean Chrétien et Jean Pelletier pour justifier la fraude des Commandites.

 


EN CONCLUSION

 

Le fonctionnement même de l’Assemblée Nationale du Québec  baigne dans la corruption et la  collusion.Il est pratiquement impossible de récupérer  une toute petite partie de pouvoir politique sans côtoyer le crime organisé.Seule la désobéissance civile peut ébranler et renverser ce système corrompu…en autant que cette révolution venue du peuple élimine l’ensemble de la représentation politique de cette « pseudo Assemblée Nationale »  afin de remplacer totalement les choix politiques par d’autres plus respectueux.Le Parti libéral du Québec est coupable de nombreux crimes et son bannissement est la sentence minimale pour gérer l’État au profit de la Mafia.

 

 


Énergie Est ne passera pas ,par François Harvey

Fuite pétrole 001ÉNERGIE EST NE PASSERA PAS

Par François Harvey.

 

Le président des États-Unis, Barak Obama, vient hier de fermer la porte au projet de pipeline de Keystone XL. Par ce projet, les pétrolières qui sont en train de ravager le nord de l’Alberta pour en extraire les sables bitumineux se voient fermer la porte des États-Unis. Elles avaient le projet d’acheminer vers les raffineries du Texas des millions de barils de pétrole sale par semaine. L’Alberta est maintenant coincée avec son pétrole et les dégâts environnementaux énormes que l’exploitation des sables bitumineux a causés. La route vers l’ouest est bloquée en raison de l’opposition des tribus autochtones, celle du sud aussi, il ne reste au pétroliàre comme possibilité que la route vers l’est à travers la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, et le Nouveau-Brunswick.

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L’opposition au projet Énergie Est de TransCanada pour faire transiter le pipeline vers l’est rencontre énormément d’opposition au Québec. De nombreux mouvements sociaux, de municipalités aussi importante que celles de Montréal et de Laval, et de municipalités régionales de comtés ont entérinés des résolutions pour contrer le pipeline. Le projet a l’appui du gouvernement néo-libéral de Philippe Couillard qui, à Québec, ouvre le territoire québécois au projet de construction du pipeline. Les travaux préliminaires ont débuté même si le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement n’a pas encore eu l’opportunité de se pencher sur le projet. L’oléoduc, dont on prévoit qu’il charriera 1 million 100 mille barils de pétrole sous pression par jour, doit franchir 750 kilomètres de territoire québécois.
Il doit passer au travers de quatre-vingt rivières et franchir le fleuve Saint-Laurent du nord au sud à la hauteur de Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, à quelques mètres d’une réserve naturelle protégée pour sa biodiversité. Tout le Québec est menacé. Les pipeline connaissent tous des accidents, des fuites, des explosions. La traversée d’ÉnergieEst au travers des terres agricoles de la vallée du Saint-Laurent menace non seulement l’environnement, mais aussi les activités agricoles.

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Des groupes, des individus se mobilisent. Les Québécois(e)s ne veulent pas de ce projet qui ne leur apportera absolument rien sur le plan économique et menace l’environnement de la province. Le pétrole sale de l’Alberta est un produit dangereux et désuet au vu des technologies modernes qu’offrent l’hydrogène, les moteurs électriques, et les générateurs par magnétisme. Le projet va aussi à l’encontre des prises de position du gouvernement Couillard en regard de la réduction des gaz à effet de serre. Des dizaines de lobbyistes de TransCanada s’acharnent sur le gouvernement québécois et les députés pour faire passer le projet. De grosses sommes d’argent sont investies par la pétrolière pour acheter l’approbation du gouvernement et convaincre les députés.

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Des projets bien concrets sont sur la table à dessin, au moment où j’écris ces lignes, pour bloquer le passage à ÉnergieEst. Des coalitions se sont formées, des activistes se réunissent autour de l’opposition à ce projet, et on doit s’attendre à ce que des actions soient prises pour fermer la porte du Québec à ÉnergieEst. Nous allons concentrer tous nos efforts pour faire avorter ce projet insensé. Nous recevons des appuis bien concrets à travers le Québec et même de l’étranger car le fleuve Saint-Laurent est un bien international, lui qui charrie le quart de l’eau potable de la planète. Donc, ÉnergieEst, vous allez vous attaquer à bien du monde, nous sommes résolus à nous attaquer à votre projet jusqu’à la victoire finale. No passaran!

Sources: L’Étincelle 

Auteur:François Harvey

L’invasion islamique de l’Occident chrétien:de plus en plus de crimes perpétrés par les migrants clandestins

Des clandestins agressent sexuellement une femme d’ouvrage du centre pour réfugiés.

De nombreux clandestins parmi le flux des réfugiés et parmi eux:des criminels et des djihadistes qui vont se transformer en scellules dormantes dans nos villes.
De nombreux clandestins parmi le flux des réfugiés et parmi eux:des criminels et des djihadistes qui vont se transformer en scellules dormantes dans nos villes.

Allemagne. Bavière. Kitzingen. Suite au fait qu’une dame d’entretien ait été durant dix jours agressée sexuellement par deux « réfugiés » logeant dans le centre pour demandeurs d’asile où cette dame travaille, les autorités responsables ont décidé de ne plus employer pour cette tâche que des hommes. En attendant la mise en place du nouveau dispositif, les dames d’entretien seront assistées de gardiens. La dame agressée a eu le courage après dix jours de se confier à son employeur et à la police et a été examinée par des médecins spécialisés. Les deux « réfugiés » sont en prison.

Allemagne : FACE À LA VAGUE DE CRIMINALITÉ DES MIGRANTS, LA POLICE CAPITULE

Selon un document classifié, le gouvernement allemand estime maintenant que l’Allemagne accueillera jusqu’à 1,5 million de demandeurs d’asile en 2015, y compris les 920,000 du dernier trimestre 2015 seul. Avec le regroupement familial le nombre véritable des demandeurs d’asile pourrait gonfler jusqu’à 7 millions. Par ailleurs, les autorités allemandes estiment maintenant qu’au moins 290,000 migrants et réfugiés sont entrés dans le pays sans être contrôlés.

« Le comportement de ces jeunes hautement délinquants envers les officiers de police peut-être caractérisé d’agressif, d’irrespectueux, de condescendant….. Quand ils sont arrêtés, ils résistent et attaquent les officiers de police. Les jeunes n’ont aucun respect pour les institutions d’état. » — Rapport confidentiel, fuité dans Die Welt.
Selon le Président du Syndicat de la police allemande « A Berlin ou dans le nord de Duisburg il y a des secteurs où des collègues osent à peine s’arrêter en voiture — parce qu’ils savent qu’ils vont être assaillis par 40 à 50 hommes. » Ces attaques représentent « un défi délibéré envers l’autorité de l’état — des attaques par lesquelles les assaillants expriment leur mépris de notre société. »
Migrants en Allemagne
Les demandeurs d’asile sont à l’origine de la hausse des crimes violents dans les cités et les villes à travers l’Allemagne. Les autorités allemandes minimisent ces actes illicites, apparemment pour éviter d’entretenir un sentiment anti-immigration.

Un rapport confidentiel de la police qui a fuité dans un journal allemand, révèle que 38 000 demandeurs d’asile – un record – ont été accusés de crimes dans le pays en 2014. Les analystes pensent que ce nombre — qui équivaut à plus de 100 par jour — est seulement le sommet de l’iceberg, étant donné que bon nombre de crimes ne sont ni résolus ni répertoriés.
Le pic actuel des crimes — comprenant des viols, des violences sexuelles et physiques, des attaques au couteau, des invasions de maisons, des cambriolages, des vols par effraction et le trafique de drogues, — correspond à une arrivée massive de réfugiés d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et des Balkans de l’ouest.

L'ADMINISTRATION FRANÇAISE A DÉJÀ INTÉGRÉ LA TURQUIE, CONTRE AVIS DU PEUPLE. Image datant de 2012 (pour ceux qui voudront encore crier au scandale) mais décision d'actualité. Les Français et les Européens avaient massivement dit NON à la Turquie. Mais face au chantage d'Erdogan, sur le ralentissement du flux migratoire, l'Europe cède et la France en tête ! Il y a moins d'un mois, Erdogan était à Strasbourg, accueilli comme une star du show-biz, pour faire un discours appelant les Turcs à NE PAS S'INTÉGRER à leur pays d'accueil !!! Maintenant, on leur accorde toute construction religieuse.
L’ADMINISTRATION FRANÇAISE A DÉJÀ INTÉGRÉ LA TURQUIE, CONTRE AVIS DU PEUPLE.
Image datant de 2012 (pour ceux qui voudront encore crier au scandale) mais décision d’actualité.
Les Français et les Européens avaient massivement dit NON à la Turquie.
Mais face au chantage d’Erdogan, sur le ralentissement du flux migratoire, l’Europe cède et la France en tête !
Il y a moins d’un mois, Erdogan était à Strasbourg, accueilli comme une star du show-biz, pour faire un discours appelant les Turcs à NE PAS S’INTÉGRER à leur pays d’accueil !!!
Maintenant, on leur accorde toute construction religieuse.
L'Essonne réquisitionne un Hôtel Formule 1 pour les Migrants ! Par contre,en Ftance,on ne fait presque rien pour les sans-abris,les itinérants et les squatters.Comme au Québec,par exemple,mais nos politiciens véreux veulent ouvrir toutes grandes les portes.
L’Essonne réquisitionne un Hôtel Formule 1 pour les Migrants !
Par contre,en France,on ne fait presque rien pour les sans-abris,les itinérants et les squatters.Comme au Québec,par exemple,mais nos politiciens véreux veulent ouvrir toutes grandes les portes.
« Des pans entiers du territoire français sont islamisés. Des quartiers parisiens n’ont plus rien ou presque de français. Marseille est la première ville musulmane d’Europe. Le 9-3 est probablement la plus forte concentration urbaine de musulmans en Europe. La France n’est plus la France, bientôt elle sera le 58 e Etat membre de l’OCI. « 
(Salem Benammar – Dr en Sciences Politiques, Tunisien)
LA FRANCE ABANDONNE SES FRANÇAIS POUR ADOPTER DES MIGRANTS A l'heure où Cazeneuve trouve 5.000 logements supplémentaires pour les Clandestins, l'Etat EXPULSE LES FRANÇAIS ! La course contre la montre est lancée, avant la trêve hivernale, pour libérer des logements, au profit des migrants ! Même si cette personne est en défaut de loyers, les migrants paieront-ils les leurs ? Encore une preuve de la préférence pour ces ENVAHISSEURS. Attendons-nous de voir la même chose se produire au Québec.
LA FRANCE ABANDONNE SES FRANÇAIS POUR ADOPTER DES MIGRANTS
A l’heure où Cazeneuve trouve 5.000 logements supplémentaires pour les Clandestins, l’Etat EXPULSE LES FRANÇAIS !
La course contre la montre est lancée, avant la trêve hivernale, pour libérer des logements, au profit des migrants !
Même si cette personne est en défaut de loyers, les migrants paieront-ils les leurs ?
Encore une preuve de la préférence pour ces ENVAHISSEURS.
Attendons-nous de voir la même chose se produire au Québec.
La FCPE discrimine les parents d’élèves en raison de leurs opinions politiques ! Seuls les socialistes sont autorisés à défendre les intérêts des élèves ! Pas étonnant que personne ne s'insurge contre les mesures pro-islamistes de Belkacem ! Dictature, quand tu nous tiens ... Petits éclaircissements : Katia Cabrolier, militante au Front national, s’est vue interdite de représenter une fédération de parents d’élèves au conseil d’administration du lycée Bellevue d’Albi. Dans un courrier révélé au public, Sandrine Soliman, présidente de la FCPE du Tarn, militante notoirement connue du Parti socialiste, s’est révoltée contre la présence de Katia Cabrolier sur une liste FCPE. « Il s’avère de façon notoire que madame Cabrolier est proche du Front national. Ces idées étant en totale opposition avec les valeurs de la FCPE, nous vous demandons urgemment de retirer cette personne de notre liste » a déclaré notre commissaire politique à la petite semaine. En guise de conclusion, madame Soliman avertit : « Vous voudrez bien nous tenir informés des suites que vous saurez donner à cette insupportable situation. » Au Québec,ce genre de discrimination existe déjà au niveau politique,et depuis longtemps. Par exemple,tout récemment ,un candidat du Bloc québécois a été remplacé en pleine élection parce qu'il avait soutenu les paroles etl'action de Marine Le Pen et du Front National,en France.Il n'y a pourtant aucun rapport entre eux...mais en début de campagne,une candidate d'origine africaine de race noire avait accusée le Front national du Québec de racisme alors que ses dires étaient impossibles à prouver.Le but évident était de se faire connaître et de se démarquer.Gilles Duceppe qui est un vieux routier en a profiter pour soutenir sa candidate ethnique au mépris d'un mouvement politique qui jadis lui était allié. Le Québebec offre un visage de corruption et de collusion politique à faire peur.
La FCPE discrimine les parents d’élèves en raison de leurs opinions politiques !
Seuls les socialistes sont autorisés à défendre les intérêts des élèves !
Pas étonnant que personne ne s’insurge contre les mesures pro-islamistes de Belkacem !
Dictature, quand tu nous tiens …
Petits éclaircissements :
Katia Cabrolier, militante au Front national, s’est vue interdite de représenter une fédération de parents d’élèves au conseil d’administration du lycée Bellevue d’Albi.
Dans un courrier révélé au public, Sandrine Soliman, présidente de la FCPE du Tarn, militante notoirement connue du Parti socialiste, s’est révoltée contre la présence de Katia Cabrolier sur une liste FCPE.
« Il s’avère de façon notoire que madame Cabrolier est proche du Front national. Ces idées étant en totale opposition avec les valeurs de la FCPE, nous vous demandons urgemment de retirer cette personne de notre liste » a déclaré notre commissaire politique à la petite semaine. En guise de conclusion, madame Soliman avertit : « Vous voudrez bien nous tenir informés des suites que vous saurez donner à cette insupportable situation. »
Au Québec,ce genre de discrimination existe déjà au niveau politique,et depuis longtemps.
Par exemple,tout récemment ,un candidat du Bloc québécois a été remplacé en pleine élection parce qu’il avait soutenu les paroles etl’action de Marine Le Pen et du Front National,en France.Il n’y a pourtant aucun rapport entre eux…mais en début de campagne,une candidate d’origine africaine de race noire avait accusée le Front national du Québec de racisme alors que ses dires étaient impossibles à prouver.Le but évident était de se faire connaître et de se démarquer.Gilles Duceppe qui est un vieux routier en a profiter pour soutenir sa candidate ethnique au mépris d’un mouvement politique qui jadis lui était allié.
Le Québec offre un visage de corruption et de collusion politique à faire peur.

Le pire est arrivé en Allemagne : la candidate poignardée élue maire de Cologne

Abattue mais élue...Peut-on parler de démocratie sous surveillance,en Allemagne? Le Nouvel Ordre Mondial est puissant!
Abattue mais élue…Peut-on parler de démocratie sous surveillance,en Allemagne?ou de démocratie néolibérale vivant sur du temps emprunté?
Le Nouvel Ordre Mondial est puissant!

AU CANADA,DURANT LES ÉLECTIONS  DE 2015

Stephen Harper,Thomas
Stephen Harper,Thomas « Tom » Mulcair et Justin Trudeau.

Le saviez-vous?
Les conservateurs du chef de gouvernement Stephen Harper se sont engagés, lors de la campagne, à procurer l’asile au Canada à 10 000 réfugiés supplémentaires au cours des prochaines années.

Le NPD de Thomas Mulcair promet d’accueillir 10.000 réfugiés dès la fin de cette année, puis 9000 réfugiés parrainés par le gouvernement chaque année pour les quatre prochaines années.
Contrairement au candidat libéral Marc Garneau qui a affirmé samedi que son parti entend accueillir 25 000 réfugiés d’ici le 1er janvier 2016, Justin Trudeau a plutôt évoqué l’atteinte de cet objectif d’ici la fin de l’année fiscale, soit le 31 mars 2016 .

LA PALME DE LA DÉSINFORMATION POLITIQUE AU CANADA REVIENT À…

...Élizabeth May du Parti vert du Canada que j'ai déjà représenté dans l'élection de 2011...ou bien elle est pro-sioniste ou elle ne connait rien à la politique au Moyen Orient ou bien c'est une digne admiratrice du Nouvel Ordre Mondial. Je me félicite de ne plus supporter ce parti noyeauté par des sionistes au Québec.
…Élizabeth May du Parti vert du Canada que j’ai déjà représenté dans l’élection de 2011…ou bien elle est pro-sioniste ou elle ne connait rien à la politique au Moyen Orient ou bien c’est une digne admiratrice du Nouvel Ordre Mondial.
Je me félicite de ne plus supporter ce parti noyeauté par des sionistes au Québec.
Gilles Duceppe semble sortir tout droit d'un film d'horreur de Christopher Lee,dans cette photo.
Gilles Duceppe  qui semble sortir tout droit d’un film d’horreur de Christopher Lee,dans cette photo,avait donné le même discours que Justin Trudeau et Thomas « Tom » Mulcair sur la question des réfugiés.Pour lui,il est normal que le Québec fasse mieux que l’Ontario car il est un partisan de la croissance économique nord-américaine.De plus,rappelons nous que le Bloc  a toujours appuyé l’ALENA.L’ancien partisan du Parti communiste  croit aussi que c’est normal de renverser la « dictature » du président Assad même s’il a été élu par 88% des votes en Syrie.Un désinformateur au service  de la famille Desmarais,comme Lucien Bouchard.
Voici les collants que l'on placeait sur les pare-brise des voitures dans le stationnement des Galeries de la Rive-Nord à Repentigny,le 4 septembre 2015.
Voici les collants que l’on placeait sur les pare-brise des voitures dans le stationnement des Galeries de la Rive-Nord à Repentigny,le 4 septembre 2015.Aucun parti politique dans  cette campagne électorale canadienne ne s’y est intéressé,car il ne faut pas perdre les « précieux » votes des musulmans djihadistes au Québec,dont les électeurs vont se ruer demain matin pour voter.

*Voir  notre article à succès sur le complot terroriste en formation: lien

Comment l’Arabie saoudite promeut la charia au Québec

MISE à JOUR : Le Journal de Montréal rapportait, le 15 octobre, que des livres qui dénigrent la façon de vivre des femmes occidentales et vantent les valeurs islamiques ont été envoyés gratuitement à des bibliothèques de la plupart des régions du Québec par la Ligue islamique mondiale (LIM), un organisme basé à La Mecque en Arabie saoudite. 

La LIM, dont le cheikh Saïd Fawaz est l’envoyé au Québec, était derrière le projet de tribunaux de la charia dénoncé par Fatima Houda-Pépin en 2005. 

********************

Comme l’expliquait Fatima Houda-Pépin, plusieurs imams des plus grandes mosquées au Québec ont été formés à l’étranger. Souvent, ils visent moins à aider les musulmans à s’intégrer à notre culture qu’à amener les Québécois à accommoder les valeurs qu’ils promeuvent.

Le New York Times a publié un article sur des documents diplomatiques saoudiens diffusés par Wikileaks et qui expliquent notamment le financement de l’exportation de la charia par l’Arabie saoudite.

FAWAZ_LIM

Selon le NYT, qui a analysé plusieurs dizaines de milliers de documents :

Pendant des décennies, l’Arabie Saoudite a versé des milliards de pétrodollars à des organisations islamiques sympathisantes à travers le monde, pratiquant la diplomatie du carnet de chèques pour faire avancer son agenda.

[…]

Parmi ses initiatives récentes, l’Arabie a rémunéré des prédicateurs étrangers ; construit des mosquées, des écoles et des centres d’études ; et torpillé des fonctionnaires et des médias étrangers perçus comme une menace pour les visées du Royaume.

Les documents couvrent essentiellement la période de 2010 au début 2015. Ils documentent les activités de sensibilisation religieuse coordonnées par le Conseil suprême des Affaires islamiques, un organisme interministériel dissous par le roi Salman lors d’un remaniement effectué après son accession au trône cette année.

Le ministère des Affaires étrangères relayait les demandes de financement à des officiels à Riyad; le ministère de l’Intérieur et l’agence de renseignement approuvaient parfois les bénéficiaires potentiels après vérification; la Ligue islamique mondiale aidait à coordonner la stratégie; et les diplomates saoudiens supervisaient les projets à travers le monde. Ensemble, ces officiels identifiaient des leaders et des associations islamiques sympathiques à l’étranger, ils distribuaient des fonds et de la littérature produite en Arabie saoudite, ils formaient des prédicateurs et leur versaient un salaire pour travailler dans leurs pays.

L’Arabie saoudite investit depuis longtemps dans la formation de prédicateurs étrangers ; elle octroie des bourses à des étudiants musulmans étrangers pour leur permettre d’étudier la charia dans des universités saoudiennes.

Source: WikiLeaks Shows a Saudi Obsession With Iran, NY Times, 16 juillet 2015

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Voir la suite de l’article: SUITE

Le Québec sous la gérance du crime organisé:L’opération SharQc un gachis sans précédent

Claude Pepin était tout sourire après avoir entendu les résultats d'un premier plaidoyé en mars 2015.
Claude Pepin était tout sourire après avoir entendu les résultats d’un premier plaidoyer en mars 2015.

L’opération SharQc finit en queue de poisson. Le juge James Brunton a décrété l’arrêt des procédures contre cinq présumés membres des Hells Angels accusés de six meurtres commis durant la guerre des motards.

Sylvain et François Vachon, Michel Vallières, Yvon Tanguay et Claude Berger sont libres comme l’air, en raison d’incompréhensibles bévues de la Couronne. En gros, la Couronne a mis quatre ans à divulguer à la défense des éléments de preuve qui auraient pu permettre de contredire le témoignage du délateur Sylvain Boulanger.

La Couronne a prétendu qu’elle n’avait pas ces preuves en 2011, lorsque la défense a fait une première demande. À l’approche du témoignage de Boulanger, en septembre dernier, la Couronne a procédé à la divulgation subite de cette preuve (des résumés d’enquêtes menées au Québec et en Ontario).

Les motards criminalisés sont au sommet de leur pouvoir ,non seulement au Québec,mais dans tout le Canada ,en 2015.Une justice qui prot`ge de plus en plus le crime organisé et des avocats véreux!
Les motards criminalisés sont au sommet de leur pouvoir ,non seulement au Québec,mais dans tout le Canada ,en 2015.Une justice qui prot`ge de plus en plus le crime organisé et des avocats véreux!

Le juge Brunton y voit «un grave abus de procédures», «une attaque sur les principes fondamentaux d’équité dont doit bénéficier toute poursuite criminelle». La police et la poursuite ont «privilégié leur désir de gagner à tout prix au détriment des principes fondamentaux qui forment la fondation de notre système de justice pénale», a-t-il tranché.

Depuis l’arrêt Stinchcombe, prononcé par la Cour suprême, en 1991, la Couronne est obligée de divulguer à la défense tous les éléments de preuve en sa possession qui sont pertinents pour la cause, y compris ceux qui pourraient favoriser l’accusé.

Dans les mégaprocès, cette règle est difficile à appliquer en raison du volume de preuve à administrer et du grand nombre d’accusés et de chefs d’accusation portées contre eux. Les avocats de la défense se plaignent constamment d’être submergés de preuves, mais ils demandent incessamment des compléments de preuves. Dans le dossier SharQC, ils sont même allés jusqu’à exiger, et obtenir, des informations sur les Hells Angels de Sherbrooke et de Québec contenues dans les banques de données policières.

Selon Sylvain Tremblay, un enquêteur à la retraite de la Sûreté du Québec (SQ) qui a piloté le projet SharQc à ses débuts, les juristes devront «revisiter l’arrêt Stinchcombe.

«On va devoir faire une réflexion dans notre système judiciaire sur l’étendue des obligations de divulgation de preuve. Ça prend des limites, c’est devenu une folie», estime-t-il. Dans l’immédiat, la décision du juge Brunton signe l’arrêt de mort des mégaprocès, croit-il.

SharQc est un cafouillage judiciaire sans précédent. Le juge Brunton avait mené la première charge, en 2011, acquittant 31 des 151 accusés pour gangstérisme et trafic de drogue, en raison de «délais déraisonnables anticipés».

Dans les derniers mois, les accusés restants ont plaidé coupable à des accusations réduites de complot pour meurtre. La plupart sont maintenant libres, en raison des normes généreuses de calcul du temps passé en détention préventive dans l’attente de leur procès.

C’est dommage. SharQc était d’abord et avant tout l’un des plus grand succès policier du Québec.

Sylvain Boulanger, un ex-membre des Hells Angels, était le délateur le plus redoutable dans l’histoire récente de la lutte contre le crime organisé, du moins sur papier. Recruté par la police moyennant le paiement d’une somme de près de trois millions de dollars, Boulanger aurait pu confirmer la participation des accusés à la guerre des motards.

Le multimillionnaire de la délation n’aura finalement jamais témoigné, dans aucun procès.

C’est l’affaire judiciaire la plus gênante depuis que Maurice «Mom» Boucher a descendu les marches du palais de Montréal en triomphe, lors de son acquittement pour le meurtre de deux gardiens de prison, en 1998 (il a écopé d’une peine de prison à vie à la suite de son deuxième procès).

L’opération SharQc, menée en 2009, avait mené à l’arrestation de la quasi-totalité des membres des Hells Angels au Québec. Si les juges de la Cour supérieure n’avaient pas fait la fine bouche devant les mégaprocès, et si la Couronne s’était mieux acquitté de ses devoirs, le gang aurait pu être anéanti au Québec.

Au contraire, il renait de ses cendres. La filiale de Montréal a relancé ses activités récemment, après plus de quatre ans d’inactivité. Des groupes de soutien qui font les salles besognes des Hells Angels, tels que les Red Devils, font des démonstrations de force en public. Bientôt, les Hells Angels reprendront le plein contrôle de la vente de stupéfiants, et ils poursuivront leurs efforts pour infiltrer l’économie légale et blanchir les profits de leurs activités illégales.

Les Hells sont parmi les gagnants de l,utilisation de l'argent public pour servir la cause du crime organisé qui soutient le pouvoir politique au Québec,comme un peu partout au Canada!
Les Hells sont parmi les gagnants de l’utilisation de l’argent public pour servir la cause du crime organisé qui soutient le pouvoir politique au Québec,comme un peu partout au Canada!

En avril 2009, l’opération policière SharQc avait mené à l’arrestation de plus de 150 personnes que la poursuite avait identifiées comme étant des Hells Angels ou reliées d’une autre façon à l’organisation.

Cette décision rendue par la Cour suprême risque fort d’avoir un impact sur la gestion des autres méga-procès toujours en cours au Québec.

Le crime organisé n’a jamais eu autant de pouvoir  au Québec ,ceci depuis la prise du pouvoir politique par les libéraux corrompus de l’espion canado-saoudien Philippe Couillard!

Imaginez une reprise du pouvoir politique par les autres libéraux fédéraux,à Ottawa,le 19 octobre 2015!

Vraiment,plus que jamais,voter c’est collaborer ,au Québec comme au Canada!

Vive la désobéissance civile!

Sources:L’Actualité

Le Québec sous la gérance du crime organisé:les coupes en santé visent à mieux privatiser les services

Selon Régine Laurent, plusieurs citoyens ont fait état de coupes de services très concrètes par l'intermédiaire de la ligne téléphonique de dénonciation en santé.
Selon Régine Laurent, plusieurs citoyens ont fait état de coupes de services très concrètes par l’intermédiaire de la ligne téléphonique de dénonciation en santé.

(Québec) L’annonce d’un nouveau cycle de coupes qui touchera particulièrement la santé l’an prochain ne fait que confirmer la volonté du gouvernement de tuer à petit feu le régime public pour mieux privatiser, croit la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Régine Laurent.

«Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, est là pour détruire le réseau public de santé et forcer ensuite le monde à aller dans le privé. On est vraiment dans une phase critique de rupture», a déploré Mme Laurent en entrevue au Soleil, jeudi, ajoutant que les coupes «pan par pan, pas à pas» allaient finir par mettre le réseau à terre.

La présidente de la FIQ réagissait à un article de La Presse révélant que le secteur de la santé allait encore écoper l’an prochain. Au ministère de la Santé, Québec réclame en tout 700 millions $ de compressions, dont 400 millions $ d’«efforts supplémentaires».

«Imaginez les impacts que ça va avoir dans le réseau de la santé. Les dégâts vont être épouvantables. On n’a même pas fini d’appliquer les dernières compressions dans le réseau et on connaît la situation. […] Il n’y aura pas seulement des impacts sur les services, mais aussi sur les soins», avertit Mme Laurent.

«Je ne suis pas la personne qui a le plus d’empathie envers les gestionnaires du réseau de la santé, mais là, je suis en train de devenir empathique parce que le personnel va hurler. Ils sont sur le terrain, eux. Pas M. Coiteux», ajoute la présidente de la FIQ.

Le gouvernement, dit-elle, peut bien «imposer des compressions et laisser ça entre les mains des gestionnaires du réseau, il doit quand même se rappeler que ce sont des humains qu’on soigne et que ce n’est pas comme si on pouvait couper une chaîne de montage pour 24 heures».

Selon Régine Laurent, plusieurs citoyens ont fait état de coupes de services très concrètes par l’intermédiaire de la ligne téléphonique de dénonciation en santé (1 844 FIQ-AIDE). 

«Dans un CHSLD ou en milieu de soins aigus, on va couper dans quoi? Les équipes ne suffisent déjà pas […]. Et les professionnels ont une responsabilité individuelle. Quand on confie plus de patients aux infirmières, par exemple, c’est leur responsabilité qui est engagée, en plus d’une charge mentale liée au fait qu’elles sont de moins en moins capables de répondre adéquatement aux besoins de leur groupe de patients. D’autres coupes, est-ce que ça va vouloir dire plus de patients qui vont devoir attendre de recevoir leurs calmants, à qui il faudra dire qu’on n’a pas le temps?» demande Mme Laurent.

À propos des négociations avec le gouvernement, la présidente de la FIQ est restée discrète. «On est retourné à la table parce que le gouvernement nous a dit qu’il était prêt à discuter de ce qui nous préoccupe vraiment. Ça vient de reprendre, on verra.» 

«Un trop petit pas» 

Régine Laurent estime par ailleurs que les nouveaux pouvoirs qui viennent d’être confiés aux infirmières sont un «petit pas» dans la bonne direction. «Peut-être que j’ai le bonheur trop gourmand, mais il y a une loi qui existe depuis plus d’une décennie [la loi 90 sur les ordonnances collectives] qui permettrait de faire une meilleure prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques, par exemple. J’ai hâte que ce soit appliqué dans le réseau», laisse tomber Mme Laurent.


Les frais accessoires ne sont  pas les «véritables priorités» pour Couillard

L'espion canado-saoudien,Philippe Couillard, irait directement en prison  en cas de prise du pouvoir  par un mouvement organisé de désobéissance civile.
L’espion canado-saoudien,Philippe Couillard, irait directement en prison en cas de prise du pouvoir par un mouvement organisé de désobéissance civile.

 

D’autre part,l’espion canado-saoudien Philippe Couillard qui nous sert en apparence  de premier-ministre, a dû défendre la décision de son gouvernement de légaliser les frais accessoires, jeudi,le 8 octobre 2015, pendant la période de questions,à l’Assemblé « dite » nationale . Au chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, qui lui demandait comment il pouvait affirmer «ne pas avoir 50 millions $ de plus pour les patients alors qu’il avait 4 milliards $ de plus pour les médecins», le premier ministre a répondu qu’il préférait investir ces 50 millions $ dans les «véritables priorités».

Qualifiant les frais accessoires d’«étape de plus vers une médecine libérale à deux vitesses, une pour les patients et une pour les médecins», le chef de l’opposition officielle a reproché au premier ministre, au ministre de la Santé et à leur ancien collègue, le Dr Yves Bolduc, d’avoir choisi «d’engloutir» près de 4 milliards $ pour augmenter le salaire des médecins.

«Le gouvernement de Pauline Marois a tenté de négocier un meilleur partage entre les patients et les médecins avec l’actuel ministre de la Santé, alors qu’il était président de la Fédération des médecins spécialistes. À ce moment, il le disait ouvertement, et je le cite, que « les frais accessoires, c’est une astuce pour payer tout le reste ». Ses refus répétés se sont soudainement expliqués quand il s’est porté candidat libéral. Est-ce que le premier ministre peut arrêter de gouverner pour les médecins et commencer à gouverner pour les patients?» a demandé M. Péladeau.

Ce à quoi Philippe Couillard a répondu qu’il y avait des choix à faire en santé et que l’argent devait être investi dans les véritables priorités, dont les personnes âgées et les personnes avec des problèmes de santé mentale. «Non pas que ce ne soit pas important, la question des frais accessoires, ça l’est, mais la décision prise de les baliser pour éviter les abus, c’est la bonne décision, et c’est d’ailleurs l’orientation que [le Parti québécois] proposait en campagne électorale. Quelle contradiction cynique!» a dit le premier ministre.

Pierre Karl Péladeau en a remis, reprochant au gouvernement Couillard de dire aux infirmières qu’il n’a pas le choix de geler leurs salaires et de retirer leurs primes de nuit alors que les médecins ont vu l’enveloppe de leur rémunération augmenter de 134 %. «Des gels pour les infirmières, des frais accessoires pour les patients, mais 134 % d’augmentation pour les médecins. Est-ce que le premier ministre peut nous dire ce qu’il attend pour rétablir l’équité pour l’ensemble de la population?»

Selon Philippe Couillard, son gouvernement agit justement avec équité «parce qu’il faut s’assurer que toutes les missions prioritaires de notre système de santé, particulièrement envers les personnes les plus vulnérables, fassent l’objet d’attention lorsqu’il y a des sommes d’argent neuf disponibles».

Bref on tourne de plus en plus en rond dans cette Assemblée « dite » Nationale qui  laisse de plus en plus entendre un dialogue de sourds.


Pour les frais en cliniques médicales,il ne  reste plus que  les tribunaux selon l’opposition de gauche

Diane Lamarre du PQ et Amir Khadir de QS.
Diane Lamarre du PQ et Amir Khadir de QS.

Les députés de l’opposition n’en reviennent pas de l’attitude «antidémocratique» du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dans le dossier des frais accessoires. Dans un point de presse commun, mercredi matin, la péquiste Diane Lamarre et le solidaire Amir Khadir ont dit s’en remettre maintenant au dépôt d’éventuels recours judiciaires, seule façon selon eux de faire entendre raison au gouvernement.

Diane Lamarre et Amir Khadir n’en démordent pas : les frais accessoires sont illégaux, et le ministre Barrette, dont l’amendement au projet de loi 20 a été adopté mercredi soir en commission parlementaire, a décidé de les légaliser «tout seul et en douce» et d’étendre leur portée «pour faire plaisir à une poignée de médecins spécialistes», selon le député de Québec solidaire.

«Il a déjà obtenu pour ces médecins-là une part du gâteau tellement grande que tout le monde est pénalisé actuellement, et il en remet une couche en allant piger dans les poches des Québécois […] pour quelque chose qui était déjà négocié dans l’enveloppe des médecins», a déploré Diane Lamarre.

«L’enveloppe budgétaire du Québec est gravement trouée par des milliards de dollars d’augmentation qu’on a donnés aux médecins, et je sais de quoi je parle, j’ai vu moi-même ma rémunération augmenter de manière substantielle. Et il y a déjà une majoration pour les médecins qui pratiquent en clinique privée de l’ordre de 40 %. Ils n’ont pas besoin des frais accessoires», a renchéri Amir Khadir, précisant que les généralistes gagnent en moyenne 300 000 $ par année et les spécialistes, 400 000 $.

Selon la députée Diane Lamarre, «en officialisant les frais accessoires, le ministre Barrette va vider les hôpitaux et les médecins vont être beaucoup plus intéressés à travailler en clinique privée […], et on va créer encore plus d’attente pour les gens qui n’ont pas de moyens et qui doivent attendre au public».

Poursuites coûteuses

Pour les deux députés d’opposition, il est clair que le gouvernement s’expose maintenant à des poursuites qui coûteront cher aux contribuables. «Lorsque des patients ont eu recours aux tribunaux [pour des questions de frais accessoires] en utilisant la Loi canadienne de la santé [qui les interdit clairement], ils ont eu gain de cause», rappelle Amir Khadir, selon qui «les poursuites vont aller en s’amplifiant et Québec ne sera pas dégagé de sa responsabilité aux yeux de la loi fédérale». Le député de Lévis et porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de santé, François Paradis, a lui aussi dénoncé en point de presse «la politique de fin de soirée» du ministre Barrette, «qui a fait adopter un amendement crucial sur les frais accessoires en toute de fin de session parlementaire, à 21h15», sans consultation aucune.

Gaétan Barrette:la corruption a un visage.
Gaétan Barrette:la corruption a un visage.

 

EN CONCLUSION

Seule la désobéissance civile pourra marquer des points dans cette cause.Le système de santé était la fierté du peuple québécois pendant une longue période.

En 2015,c’est devenu un cauchemar et un exemple de l’échec de l’État-Providence,si chère aux défenseurs du néolibéralisme totalitaire dont ,NOUS,LE PEUPLE ,sommes devenu la cible .Ce gouvernement des gros docteurs corrompus n’a d’intérêts que pour la gestion financière de l’État.

En 2015,l’Assemblée Nationale (si on ose dire) ne représente plus le Peuple québécois ,mais des groupes en lutte les uns contre les autres pour s’accaparer la mainmise sur le Trésor Public, devenu une passoire pour ces intermédiaires du crime organisé.Il nous faut un groupe d’hommes et de femmes solides,pouvant recueuillir la confiance des citoyens et des citoyennes une fois que ce gouvernement  gangstérisé aura été renversé.Si un jour,je deviens premier-ministre du Québec,je jure de faire mettre aux arrêts toute cette racaille et de leur faire subir un procès historique …après avoir rétabli la peine de mort et les travaux forcés… et modifié le code criminel et civil du Québec pour y incorporer de nouveaux types de crimes ,tels que « Haute trahison contre le Peuple Souverain du Québec et divers crimes écologiques. 

 

 

Sources  :La Presse Canadienne  et recherches personnelles.

Il y a 45 ans aujourd’hui,la loi des mesures de guerre et le complot fédéraliste contre le Québec

Des soldats montent la garde devant la résidence de James Cross après son enlèvement.
Des soldats montent la garde devant la résidence de James Cross après son enlèvement.

 

Le 5 octobre 1970, l’attaché commercial du consulat britannique de Montréal, James Richard Cross, est kidnappé par le Front de libération du Québec (FLQ). C’est le début de la crise d’Octobre. Si la chronologie des événements est connue, l’accès à des documents et les recherches permettent, 45 ans plus tard, de jeter un éclairage nouveau, notamment en ce qui concerne les rumeurs de gouvernement provisoire. Jacques Beauchamp recueille l’analyse approfondie de Marc Laurendeau.

La fabrication d’une rumeur
Quand la crise d’Octobre survient, Robert Bourassa est un jeune premier ministre. Le 11 octobre, lors d’une rencontre avec Lucien Saulnier, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Ryan, éditeur du Devoir, lui parle d’une possibilité d’adjoindre un comité des sages à l’équipe de Robert Bourassa.  
 
Le 14 octobre, le groupe des 16, composé notamment de René Lévesque et de Claude Ryan, demande qu’on négocie pour échanger les deux otages avec les prisonniers politiques, comme exigé par les membres du FLQ. C’est un geste d’affirmation nationale. 
 
Ce geste renforce la rumeur d’un gouvernement parallèle prêt à renverser le pouvoir légitime. Le ministre Marc Lalonde s’en servira pour alerter l’opinion canadienne-anglaise grâce à la collaboration d’un journaliste du Toronto Star.  
 
Ils étaient 6, et non pas 5
La cellule Libération du FLQ était dirigée par Jacques Lanctôt, principal auteur du manifeste qui a été lu à Radio-Canada le 8 octobre, à la grande surprise des membres, semble-t-il. Marc Laurendeau révèle que la cellule comprenait aussi un anglophone, Nigel Barry Hamer.