Le Maître d’oeuvre de la gérance du crime organisé au Québec et l’héritier des manoeuvres de John james Charest,Philippe Couillard,l’espion bien payé ,le loup qui criait aux loups et l’arroseur arrosé.
Les décisions de John James Charest
Québec — Les importants surplus d’électricité avec lesquels Hydro-Québec est aux prises sont entièrement imputables aux achats que lui a imposés par décret le gouvernement Charest. Leur coût : 1,5 milliard de dollars qui gonfleront la facture d’électricité des Québécois d’ici la fin de la décennie.
C’est ce qu’a révélé mardi le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, en commission parlementaire lors de l’étude des crédits du ministère des Ressources naturelles.
Dans la planification d’Hydro-Québec, dès 2007, « on établissait qu’on n’avait plus aucun besoin », a indiqué Thierry Vandal. C’était après le contrat visant la centrale au gaz de TransCanada Énergie à Bécancour en 2002 et après les grands appels d’offres en énergie éolienne de 1000 MW et de 2000 MW en 2003. Qui plus est, la fermeture de plusieurs usines de pâtes et papier en 2007 et la récession de 2008-2009 ont entraîné une chute marquée de la consommation industrielle d’électricité.
Or, le gouvernement Charest en a rajouté en 2009, lançant des appels d’offres en biomasse et en éolienne communautaire tout en créant un programme de petites centrales hydrauliques.
Ces approvisionnements en trop, de l’ordre de 24 TWh entre 2013-2020, équivalent grosso modo aux surplus d’électricité de 21,4 TWh qu’Hydro-Québec doit supporter, a expliqué le p.-d. g.
« Les décisions sur les approvisionnements d’électricité n’ont pas été le fait d’une planification des besoins d’Hydro-Québec, mais le fait de décisions – que l’on respecte comme société d’État, bien sûr – de développement industriel de la part du gouvernement », a-t-il souligné.
Ces surplus entraîneront des coûts de 1,5 milliard de dollars répartis sur les sept prochaines années, une facture qu’Hydro-Québec refilera à ses clients québécois. « Ça va rentrer graduellement dans les tarifs au fur et à mesure que les projets entrent en service », a signalé Thierry Vandal. À compter de 2020, compte tenu de la croissance de la demande, la société d’État ne sera plus en surplus, selon ses prévisions.
Dans cette optique, Thierry Vandal a salué la décision du gouvernement Marois de mettre un terme au programme des petites centrales, « une bonne décision », a-t-il dit.
Des propos choquants
Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, la députée de Laviolette, Julie Boulet, a défendu un des projets de petites centrales, celui de Manouane Sipi mené par la municipalité de Lachute et la communauté autochtone Weymontachie. « S’il y a des sauvages dans ce dossier, les sauvages sont devant nous », s’est écriée la députée libérale en pointant les banquettes du gouvernement. Elle citait un article du journal Le Nouvelliste, a-t-elle mentionné. Le président l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, n’entendait pas à rire et lui a demandé de retirer ses propos.
En guise de réponse, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a affirmé que pour chaque million de revenus tirés de ces petites centrales par les communautés, il en coûtait quatre millions à Hydro-Québec.
En point de presse, Julie Boulet, accompagnée du député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, s’est présentée avec le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, qui a fait valoir les qualités du projet.
Pour sa part, Pierre Paradis a défendu la décision du gouvernement Charest de faire du développement économique en faisant casquer Hydro-Québec. « Des surplus, ce n’est pas la fin du monde. Ça en prend pour créer de l’emploi, ça en prend pour développer l’économie », a-t-il dit, en ajoutant que c’était là la façon libérale de considérer l’économie.
LA VISITE DE L’UPAC À L’HYDRO QUÉBEC
Par ailleurs, interrogé par le député caquiste François Bonnardel, Thierry Vandal a reconnu que des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’étaient présentés dans les bureaux d’Hydro-Québec et ont posé des questions sur l’octroi des contrats par la société d’État. L’UPAC a aussi dépêché ses enquêteurs sur le chantier de la Romaine. « Que l’UPAC s’intéresse à un projet ou à des contrats particuliers, c’est normal. On va fournir l’information », a-t-il dit. « Nos pratiques sont robustes et diversifiées. »
Que ceux et celles qui ont voté libéral et qui sentent qu’ils (elles) ont perdu la face,se fassent hara kiri!
Nous y voilà déjà! Deux semaines à peine après l’élection, le premier ministre se voit contraint de nous annoncer une série de mauvaises nouvelles: coupures de programmes, gel de l’embauche dans la fonction publique, coupures de subventions, etc.Cela ne me surprend pas du tout:tous les gouvernements néolibéraux ,depuis Jean Lesage,ont agi de la sorte lorsqu’ils étaient majoritaires.
Le 22 juillet 2012,les étudiants avaient envoyés un message clair à la classe politique qui a cherché à le récupérer plutôt que d’écouter.
Depuis que j’ai écouté le rapport de la commission québécoise sur les finances,ce matin…et leur remède de cheval pour soutenir la Sainte Croissance Économique néolibérale,j’en suis venu à la conclusion que la table est mise pour permettre la vente aux enchères privées de ce qui reste comme richesses économiques,naturelles et écologiques au Québec.
Ce matin,nous avons entendu les deux compères Godbout et Montmarquette ,avec un beau sourire ,nous expliquer qu’il va falloir privatiser une partie de l’Hydro Québec,la fierté de notre pseudo révolution tranquille pour financer notre dette.Ils ont bien parler de « notre dette » quand on sait que ce sont les libéraux qui ont battu le record de succession de mauvaises décisions.Au-delà de l’idée fumeuse de rétablir les finances par les responsables de l’endettement de l’État ,les libéraux vont continuer d’utiliser la carte de crédit pour au moins tenter de maintenir en vie artificiellement cet État-Providence qu’ils ont contribué à faire naître depuis 1960.
Gaétan Barrette ,à l’époque ou il était membre de la CAQ. Il aura dénoncé les libéraux pendant des années avant de se joindre à eux. Il représente l’exemple parfait du politicien corruptible.
Au-delà du pouvoir de l’argent,il y a l’impératif de rendre dociles,les québécois et québécoises. Depuis le 7 avril 2014,on a maintenant à Québec un gouvernement qui pense d’abord « canadien » avant de penser »québécois ». C’était ça l’enjeu de la dernière élection et beaucoup ne l’ont pas compris. L’éveil sera brutal, on peut s’en douter; ça commencera probablement par le démantèlement de notre état national, la bilinguisation et tout le reste.
Les propos de Philippe Couillar sont très précis sur le sujet de l’immigration ,au Québec:«Accueillir, c’est grandir et s’ouvrir. Nous grandirons ensemble au Québec. Vous aurez la tâche difficile mais essentielle de guérir les blessures des derniers mois en participant à la construction d’une société inclusive, en partageant avec fierté une identité basée sur notre langue et nos valeurs communes ».Le but est à peine voilé,dans la politique réelle de l’espion canado-saoudien: faire disparaître le fait français ,au Québec,ravalé au rang de simple province canadienne …afin d’intégrer le maximum possible d’immigrants de toutes origines possibles.
Philippe Couillard,l’espion bien payé ,le loup qui criait aux loups et l’arroseur arrosé.
Couillard a donc reçu du Nouvel Ordre Mondial,de la haute finance et du crime organisé (tout en n’oubliant pas ses amis ,les intégristes musulmans radicaux) de banaliser le fait français au Québec,en le culpabilisant des pertes de profits (que c’est odieux!) au capitalisme pan-canadian,créateur de prospérité économique et d’emplois « à gogo »!Philippe Couillard fonctionne donc sur le même agenda que Jack Layton:démolir les partis politiques nationalistes,au Québec.
Seule la désobéissance civile peut faire échec au pillage des ressources du Québec:autant humaines que matérielles,autant environnementales que minières!
Stratégie néolibérale: ÉTAPE 1: on réduit les revenus de l’État: réduction d’impôt et de taxes (surtout pour les entreprises et les plus riches), générosité publique, augmentation de la dette. ÉTAPE 2: on crie à l’apocalypse appréhendée: on n’a plus les moyens de se payer les services gratuits, chacun doit faire sa juste part, la dette publique va exploser, les agences de crédit (les banques) vont baisser notre cote et augmenter nos taux d’intérêt, la faillite est à l’horizon, le syndrome de la Grèce.
ÉTAPE 3: on coupe dans les services collectifs gratuits, on congédie des travailleurs de l’État, on gèle les salaires, on investit pour créer de la croissance et de la richesse (pour les riches).
ÉTAPE 4 et OBJECTIF VISÉ: les services collectifs sont repris en mains par le privé qui s’enrichit davantage en chargeant le gros prix aux utilisateurs-payeurs. Le peuple s’appauvrit encore un peu plus. L’environnement ne tient pas le coup face aux impératifs de survie économique.
ÉTAPE 5 NON PRÉVUE: le climat s’emballe, l’économie s’effondre, les sociétés sont bouleversées, débordées et décimées. L’Apocalypse, la vraie.
Seul espoir: que le peuple reprenne le contrôle des décisions, en d’autres mots, la restauration de la démocratie.
Anarchopanda,le symbole des Manifestations Étudiantes du Printemps 2012.Il pourrait reprendre du service.
Quel type de démocratie avons-nous réellement?
Il y a beaucoup de gens qui continuent à dire que le peuple a parlé ,oui le peuple a dit non aux libéraux, mais compte tenu du système électoral anachronique à la Britannique : c’est la majorité du peuple qui est battu avec 62% du peuple contre alors que les libéraux ont 38% du vote.Le problème,c’est ce parti politique mafieux qui a perdu tout honneur qui va nous gouverner majoritairement , alors je me pose la question suivante: est-ce qu’une minorité peut avoir les mains libres pour gouverner une majorité?
Poser la question c’est y répondre ,le système de une voix =un vote n’existe pas ici .Le Québec est donc dans un cul-de-sac politique,social,économique et écologique.
La démocratie est dans la rue!
Ce n’est certainement pas en criant au meurtre, à la disparition de « notre identité », au « colonialisme » ou à la négation de nos « aspirations dites nationales » qu’on redressera la situation financière du Québec,pense les petits amis de Couillards dont font partie les dinosaures du Fond de Solidarité de deux syndicats corrompus ,entre autres choses. Les oppositions à l’Assemblée Nationale seront TRÈS heureuses de voir « l’ennemi » s’attaquer à une situation catastrophique encouragée, que dis-je provoquée par un électoralisme de bas étage. Ce ne sont pas les JANETTES,ni les YVETTES de jadis qui pourront redresser la situation, même si elles en profiteront. Encore moins les « chartistes » et « artistes » dépendants de subventions, ni les corporatistes syndicaux, défenseurs de privilèges arrachés par chantage à un parti plus intéressé au pouvoir qu’à faire ce qu’il faut.
Ce qu’il faut:c’est abolir ce système corporatiste ,ce capitalisme élitiste,ce faux nationalisme archaïque qui ne pense qu’à faire tourner la roue du système tout en préparant une retraite généreuse à ses porte-parole qui oublieront tout, après avoir reçu leurs primes de départ.Pour abolir un système politique désuet et corrompu,il faut simplement fabriquer un autre système concurrent et le faire fonctionner à côté,tout en dénonçant ses carences…et les carences du système défendu par Couillard,l’espion canado-saoudien,sont nombreuses.
La juge France Charbonneau…sera-t-elle baillonnée par couillard?
La lutte pour l’indépendance nationale sous le régime politique des gros docteurs corrompus
Le régime politique de Couillard n’aurait pu naître sans fourberie ,ni falsification du système.C’est pourquoi le directeur général des élections,Jacques Drouin qui avait été mis en place par John James Charest ,a décidé de prendre subitement sa retraite.Dans peu de temps,ce régime politique bâti sur la fraude et le mensonge va éclater lorsque la vérité va sortir (voir notre autre article sur ce sujet:Les manigances et les coïncidences …) …et tout va basculer.
Premièrement ce régime politique n’a pas été élu avec le mandat de nous rattacher au Canada.Lors du scrutin du 7 avril dernier, les Québécois et les québécoises ne se sont pas prononcés sur leur adhésion ou non au putsch constitutionnel de Pierre Elioth Trudeau avec l’appui du ROC (Rest of Canada) perpétré contre le Québec en 1982. Une adhésion formelle du gouvernement Couillard en la signature de la constitution du Rocanada ,sans consultation référendaire au Québec, provoquerait une crise politique sans précédent sur tout le territoire québécois…et la guerre civile ou crise sociale pourrait aussi s’étendre au Canada anglais,vers l’Alberta elle-même. Que le gouvernement québécois soit formé par le clan soumissioniste ou par le clan souverainiste, les options constitutionnelles étant proposées aux Québécois et québécoises – le statu quo (fédération du ROC) et l’indépendance du Québec – seront à l’ordre du jour de l’intendance coloniale de la Province of Quebec tant qu’il n’y aura pas réparation du putsch constitutionnel de 1982. Quoi que les canadians disent et /ou fassent, seul le peuple québécois sera toujours le seul maître de sa destinée,au Québec.
Dans toute colonie écrasée par l’Empire Britannique,l’expérience historique démontre que lorsque la Lueur de la Liberté a frappé l’Esprit des esclaves accroupis,il est très difficile de l’éteindre…en les laissant vivants.Une autre expérience de l’histoire nous montre de façon éclatante que plus on réussit à tuer les « Résistants à l’Empire »,plus la Résistance s’accentue.
Couillard,en bon espion formé à l’école des oppresseurs de la tyrannie des Saoud ,doit le savoir fort bien:c’est un homme fort habile et un politicien véreux qui a du flair.Ce que beaucoup de stratèges politiques du Parti québécois ne semblent pas avoir compris ,c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer un adversaire surtout lorsque l’on sait qu’il est plus intelligent que la moyenne.Regardez comment il s’est entouré des gros docteurs corrompus qui végètent dans les arcanes mal odorantes de la scène politique du Québec.Regardez ce qu’ils ont en commun:ils sont tous riches,ils ont tous profité du systèmes délabré de de Santé Publique,ils possèdent tous des cliniques privées et ils sont tous dangereux.
Il est à craindre qu’il faille un jour se débarrasser de beaucoup de rats qui gangrènent dans notre système de santé.Il est clair que c’est l’endroit parfait pour détourner beaucoup d’argent public,tout comme la voirie et la construction.
C’est cela le système à abattre pour bâtir un autre système plus humain,plus communautaire,plus solidaire et plus patriotique que cet engrenage de politicailleries rompues au crime organisé.
Sous le le régime politique des gros docteurs corrompus de Couillard ,la colonie québécoise travaillera à la promotion du fédéralisme canadien, et ceux qui se scandalisaient du moindre sous public dépensé pour des études consacrées à la faisabilité de la souveraineté ne trouveront cette fois rien à redire. Il y a là une forme de loyalisme ostentatoire qui témoigne de l’asservissement psychologique de bien des Québécois à un Canada qui s’obstine pourtant à ne pas reconnaître le Québec comme société distincte.Les sionistes qui ont porté à bout de bras le NPD au Québec ,lors de l’élection du 2 mai 2011,le savent très bien.
On le sait, le gouvernement Couillard entend se consacrer à «l’économie».Devant ce mot, »économie,tout devra plier,même les étudiants et les travailleurs à petit salaire,surtout eux. Il s’agit normalement de la plus creuse des formules creuses, mais dans le contexte présent, cela veut essentiellement dire qu’il entreprendra le redressement des finances publiques, une tâche commune, faut-il le dire, à tous les États occidentaux. La dernière colonie survivante de l’Empire Britannique,le Québec,couve une crise latente des finances publiques depuis plusieurs années (pour ne pas dire trois générations) et le gouvernement libéral serait bien mal venu d’en faire porter la responsabilité seulement au précédent gouvernement. C’est tout un modèle social-bureaucratique administré tour à tour par des gouvernements du PQ et du PLQ qui a endetté le Québec au-delà de tout bon sens. Comme on le sait tous:une dette ,c’est une manière habile de tenir un peuple en esclavage.C’est une tâche de salut public que d’entreprendre un redressement des finances publiques, en ciblant mieux les missions de la Colonie et en débureaucratisant l’appareil public.Comme on le sait,nous parlons de la survie de l’État-Providence et le Parti libéral corrompu du Québec se tirerait une balle dans la tête et dans le pied en même temps,en parlant d’austérité pendant que la Commission Charbonneau parlera de sommes d’argent public détournées,de dépenses pharaoniques des fabriquants d’élections,etc
Il y a manifestement dans le gouvernement Couillard des ministres issus du monde des affaires ,de la haute finance ,du 1% avec des diplômes de Harvard et de Concordia ,qualifiés capables d’affronter ce problème. Reste à savoir si ce gouvernement aura la détermination pour cela. On s’en souvient, la réingénierie de l’État entreprise par Jean Charest en 2003 avait avorté devant la pression de la rue. La passion réformatrice du gouvernement s’était vite éteinte et le gouvernement Charest s’était contenté d’une gestion à la petite semaine du Québec, tout en faisant miroiter au loin le fantasme du plan Nord, censé ranimer les vieux rêves de prospérité nordique hérité des années Bourassa. Il n’est pas certain, toutefois, que le gouvernement Couillard suive le même chemin, d’autant que Philippe Couillard semble se faire une haute idée de lui-même.
Ne nous trompons-pas : ils seront nombreux, dans l’opposition, à se réjouir que le gouvernement Couillard s’attaque à la sale besogne de maintenir l’État-Providence en vie. La grande question des penseurs capitalistes,de la haute bourgeoisie et de nos maîtres Illuminati pour les prochaines années se laisse définir ainsi : comment conjuguer le redressement des finances publiques avec la conservation indispensable des grandes valeurs de solidarité sociale? Reste à savoir aussi comment le gouvernement Couillard cherchera à rallier la population à une politique de rigueur qui rappellera inévitablement les années du déficit zéro. Se contentera-t-il de son mandat électoral pour enclencher ses réformes? Il serait absolument en droit de le faire et il faudra bien rappeler un jour qu’un gouvernement élu est en droit d’appliquer son programme, même si ceux qui n’ont pas voté pour lui s’en désolent. Préférera-t-il miser sur une gestion par sommets? Ce n’est manifestement pas dans ses plans mais il n’est pas inimaginable qu’il s’essaie au rôle de grand rassembleur…ce qu’il semble entreprendre en espérant la mort du Parti québécois…mais il en restera toujours un pour lui rappeler ses promesses de grandeur mensongères,comme tout parti politique depuis 1960.
Tout cela pourrait provoquer une crise sociale, disent les optimistes ou les pessimistes, selon qu’ils la souhaitent ou la craignent. Il n’est pas certain que ce soit le cas, cela dit. Le Québec a peut-être épuisé une part de ses énergies contestataires au moment du printemps 2012 et quoi qu’en pensent certains, les mouvements contestataires ne peuvent soulever une population par pur volontarisme. Quant aux nationalistes, ils seront pour un temps encore sonnés par la défaite du 7 avril 2014. À moins que le gouvernement Couillard ne s’en prenne directement à certains symboles forts de l’identité québécoise, on les voit mal regagner d’un coup en popularité,au train ou vont les choses,mais ce n’est pas impossible. La reconstruction du Parti québécois exigera de la patience et une mise à jour de sa vision du Québec.La bourgeoisie capitaliste et affairiste incarnée par pierre-Karl Péladeau a transformé le parti de René Lévesque en une nouvelle Union Nationale,mais sans leader fort.
Dans tous les cas, le régime politique de Couillard marquera probablement l’histoire politique du Québec. Nous sommes devant le gouvernement le plus fédéraliste et le plus manipulateur depuis près de 70 ans. Il ne s’agit pas d’un gouvernement comme les autres, mais de celui de «l’intégration lucide» au Canada, pour reprendre la formule de Maurice Lamontagne. Le Québec doit être une province canadienne exemplaire, mais ne sera rien de plus qu’une province canadienne. Les souverainistes qui réfléchissent à leur avenir devraient se demander s’ils veulent simplement incarner l’alternance au nouveau gouvernement libéral ou s’ils entendent développer authentique alternative politique. Pour l’instant, on ne le sait pas encore…pourquoi ?…Parce que dans notre fort intérieur nous savons maintenant que nous sommes géré par de dangereux criminels légaux.Nous savons que nous vivons dangereusement dans une Matrice qui nous voit venir de loin qui contrôle notre pouvoir financier qui vide nos avoirs et notre futur et qui s’apprète à vendre nos moyens de faire de l’argent ,notre Hydro Québec.Nous savons aussi que ce régime politique va tout faire pour nous assimiler ,mieux que Durham l’aurait imaginé:par l’immigration.Les familles des intégristes islamiques qui appuient Couillard et ses petits amis sionistes,vont faire venir le maximum possible de leur famille…avec la bénédiction de Harper et des Conservateurs.
« Yanai Elbaz : ex-directeur en gestion immobilière du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et ayant travaillé de près avec l’ex-patron déchu du CUSM, Arthur Porter – personnage trouble soupçonné d’être au centre d’une histoire de pots-de-vin de 22 millions de dollars qui auraient été versés par SNC-Lavalin pour obtenir le méga contrat de la construction du méga hôpital anglophone. Porter, entre autres nombreuses activités, avait également fondé une compagnie maintenant défunte avec l’ex-ministre libéral de la Santé et actuel premier ministre ,Philippe Couillard. »
La question à $10 millions est celle-ci:que fera ce gouvernement néolibéral face à la plus importante crise économique de l’histoire qui se profile à l’horizon de l’année prochaine?D’après moi,il va mentir plus fort pendant que beaucoup d’entre nous feront l’autruche.
En fait,vous le savez tous,inutile de se conter des mensonges: le pouvoir politique réel est dans la rue,seul la désobéissance civile peut nous débarrasser de cette gouvernance du crime organisé!Il s’agit de prévoir d’avance l’effondrement de ce système en préparant une nouvelle organisation,un nouveau parti politique pour reprendre en main la gérance de l’État du Québec.Face au régime institutionalisé de la corruption,dont l’inspiration remonte à Al Capone,organisons la résistance et la lutte au crime ,autour d’un petit groupe d’incorruptibles.
Michel Duchaine
Chercheur et Diseur de Vérité
Promoteur du Mouvement Québécois de Désobéissance Civile.
Malgré sa prime de départ mirobolante, Gaétan Barrette conservera toute son indépendance face aux médecins spécialistes, estime Philippe Couillard, qui a par ailleurs annoncé que son nouveau gouvernement libéral créerait 125 postes de sages-femmes sur une période de cinq ans et ajouterait sept maisons de naissance aux 13 que compte le Québec à l’heure actuelle.Gaétan Barrette est seulement un exemple parmi plusieurs.Couillard ne savait pas à ce moment-là qu’il serait élu et majoritaire.
Gaétan Barrette ,à l’époque ou il était membre de la CAQ. Il aura dénoncé les libéraux pendant des années avant de se joindre à eux. Il représente l’exemple parfait du politicien corruptible.
Le chef libéral corrompu est tout à fait à l’aise avec l’indemnité de départ de 1,2 million $ empochée par son candidat de La Pinière lorsqu’il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).Ça promet pour l
«On parle d’une entente privée entre le docteur Barrette et l’organisation qu’il dirigeait. Ce qui est important pour moi est que, un, ce soit connu, ce qui est le cas, deuxièmement, c’est que ça coupe complètement les liens entre le docteur Barrette et la Fédération des médecins spécialistes», a déclaré l’autre docteur Couillard, mercredi, en conférence de presse à Trois-Rivières.
Le leader libéral corrompu a admis avoir appris par des membres de son entourage,il y a «moins d’une semaine», l’existence du parachute doré consenti à Barrette.
«C’est un contrat et ça aurait été révélé de toute façon à l’issue de l’élection», a-t-il expliqué.
Quoi qu’il en soit, l’indemnité de départ versée par la Fédération des médecins spécialistes ne disqualifie pas le docteur Barrette «pour aucune fonction», a pris soin de préciser M. Couillard à l’intention de ceux qui redoutent un conflit d’intérêts.
Comme tout a été fait selon les règles, M. Barrette n’aura pas à renoncer à sa prime s’il devient ministre de la Santé, a fait comprendre le chef du PLQ.
«Je ne forme pas de gouvernement, l’élection n’est pas faite encore, mais moi, je suis à l’aise avec la situation actuelle. Elle est connue cette situation, il a payé tout l’impôt (sur la prime), le trésor public a déjà reçu un bon chèque, c’est fait, le dossier est clos en ce qui me concerne», a insisté M. Couillard.
Présent aux côtés de son chef, M. Barrette a argué que «les ponts» étaient «coupés» avec ses anciens confrères de la profession et que la cagnotte n’aura aucune incidence sur toute négociation qu’il pourrait éventuellement mener avec les médecins spécialistes.
«J’ai toujours dit à mes membres à l’époque: quand je serai l’autre bord, je serai l’autre bord, je représente 8 millions de personnes, pas 8 millions de médecins spécialistes», a-t-il assuré.
Du reste, il a rappelé que l’indemnité de départ qui lui a été accordée par la fédération n’était en rien inédite. Il s’agit plutôt d’une pratique établie et connue depuis longtemps.
«Pour que les choses soient claires, la Fédération des médecins spécialistes a une politique formelle, présentée devant ses délégués, débattue publiquement de façon transparente devant ses membres et votée. Je peux vous dire que c’était comme ça pour mon prédécesseur et son prédécesseur. (…) Ça fait partie de la chose», a-t-il dit.
Couillard a par ailleurs déploré l’expression «gras dur» utilisée par un quotidien de Québecor pour décrire en première page l’indemnité de départ du « gros docteur » Barrette. L’allusion à l’obésité de M. Barrette n’a échappé à personne.
«J’ai trouvé le titre d’un journal ce matin (mercredi) très inélégant. Je m’excuse mais la façon dont c’était titré se passe de commentaires. On ne devrait pas présenter des nouvelles de cette façon», a-t-il critiqué.
Au jour 29 de la campagne électorale, Couillard et Barrette étaient dans la métropole de la Mauricie pour présenter les engagements du Parti libéral pour accroître l’accès aux services des sages-femmes et aux maisons de naissance.
Un gouvernement libéral créerait (promesse oblige) 125 postes de sages-femmes sur une période de cinq ans et ajouterait sept maisons de naissance aux 13 que compte le Québec à l’heure actuelle, a annoncé l’ancien espion du SCRS ,maintenant chef du PLQ… et premier ministre pour 4 longues années.
«L’objectif, c’est de donner aux femmes du Québec un véritable choix dans la région où elles se trouvent, (un choix) qui inclut l’accès à la profession de sage-femme et aux maisons de naissance avec comme potentiel, dépendant du choix que feront les femmes, d’avoir environ 10 pour cent des accouchements faits par une sage-femme dans une maison de naissance», a souligné M. Couillard.
Le coût de ses mesures, à même les crédits existants, est évalué à une vingtaine de millions de dollars sur cinq ans.
Le PLQ s’engage également à allouer 20 millions $ par an à compter de 2016-2017 pour augmenter le nombre de centres de pédiatrie sociale dans les milieux défavorisés.
Le PLQ prépare la transition
M. Couillard a confirmé devant la presse qu’un comité de transition était présentement à l’oeuvre en prévision d’une victoire libérale au scrutin du 7 avril.
«Ce serait irresponsable qu’il n’y ait pas des gens dans l’équipe électorale qui se consacrent à ces questions-là», a-t-il dit, laissant entendre que le Parti québécois avait fait le même exercice «plusieurs semaines» avant l’élection de septembre 2012.
«Moi je ne m’occupe pas de ça, je suis dans ma campagne jusqu’à lundi soir et il est normal que des gens de l’équipe électorale pensent à certains détails administratifs s’ils sont nécessaires après le 7 avril. Ceci dit, on va écouter ce que les Québécois ont à nous dire le 7 avril et le lendemain on avisera», a-t-il précisé.
En fait,Couillard devait préparer les derniers détails de l’arnaque qui l’a porté au pouvoir.Gaétan Barrette est un bel exemple d’opportunisme et de carriérisme politique.C’est le genre d’homme qui fait les choses en fonction de son ego et de son porte-monnaie.Le nombre de gros docteurs provenant de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec ,associés au Parti libéral du Québec ,les manigances d’Arthur Porter actuellement en prison,concernant la gérance du contrat du CHUM et l’industrie des sous-contrats associés au ministère de la Santé du Québec ,font de cet état de fait ,une dangereuse conjoncture au-début d’un mandat libéral majoritaire.Les firmes de génie-conseil ont fourni des millions de dollars aux trois principaux partis politiques du Québec et plus des deux tiers de la somme ont été dans les poches libérales.
Immédiatement après cette « Élection de l’Indignation et de la Corruption »,je serai occupé à mettre en branle 2 organisations au Québec et 1 internationale. Il faudra s’attendre à la mise en place de l’organisation du Mouvement Québécois de Désobéissance Civile ,en tant que mouvement d’action politique qui aura pour but d’abolir le système politique corrompu actuel. Afin de définir une éventuelle prise du pouvoir par le peuple ,nous développerons on parti politique qui fournira une alternative à l’effondrement prévisible du système actuel. En tant que citoyen imbu de l’idée de liberté et de Vérité ,je ne reconnais pas ces élections et ce gouvernement ,car toutes les décisions sont prises au-dessus de la volonté du peuple. J’étudie,moi et mes supporteurs,la possibilité de nous adresser à la Cour de Londres afin de faire annuler cette élection de 2014 ,au Québec ,car nous sommes toujours une « colonie survivante de l’Empire Britannique. »Seule un Comité Citoyen ,en dehors des politiciens corrompus actuels,peut définir le futur du Québec en lui demandant ce qu’il veut inscrire dans une Constitution de l’État du Québec.
De nombreuses preuves existent quant aux liens entre le Parti libéral du Québec et le crime organisé.Il y a de fortes présomptions que ces élections soient trafiquées et contrôlées de multiples façons.En tant que démocrate et homme du monde ,j’en appelle à la justice du peuple car nous sommes placé dans un cul-de-sac historique qui prouve hors de tout doute que la « démocratie…ou ce qui en portait le nom » est définitivement morte ,en ce jour…de manière officielle.
En tant que telle,la Désobéissance Civile devient maintenant ,le seul et unique moyen d’abolir ce système néolibéral mafieux ,dont les autres partis et l’ensemble des institutions semblent avoir collaboré à son élection.
Personne n’a de leçon à me donner sur ce qui s’est passé depuis plus de deux siècles dans notre pays et nous avons tous et toutes une responsabilité collective au contrôle de la gérance de l’État par le crime organisé ,illustré par l’image même du Parti libéral du Québec ,contrôlé par l’espion Philippe Couillard, qui provient de la CIA canadienne.
Aujourd’hui,les masques sont tombé et la lutte pour la respectabilité de nos institutions,de la sauvegarde de notre langue française,de la possession de nos richesses naturelles,de la prortection de notre environnement et du droit des citoyens à refuser la pollution de l’industrie pétrolière et fossile.
Nous invitons les Premières Nations et la Nation Métissée du Québec ,à déterrer la « hâche de Guerre » et à joindre nos forces pour un gouvernement « Patriote et Abolitioniste du Crime Organisé ».
Je vous annonce que la lutte pour la Libération du Peuple Québécois vient de commencer!
Philippe Couillard,l’espion bien payé ,le loup qui criait aux loups et l’arroseur arrosé.
Les politiciens sont supposé être là pour servir la population et non pour se servir!
Je ne sais pas combien de garde fous et de balises devrons-nous,Nous …le Peuple souverain, instaurer pour empêcher la corruption et la collusion de s’installer,de progresser comme elle le fait si bien depuis plus de 100 ans et faire ?
Après l’affaire des $428,000 de contributions d’origine inconnue dans le portefeuille du Parti libéral corrompu du Québec,voilà que l’on apprend que Philippe Couillard avait un compte bancaire dans un paradis fiscal ,soit l’Île de Jersey.
Quand il est parti travailler comme neurochirurgien en Arabie saoudite en 1992, Philippe Couillard a coupé tous ses liens fiscaux avec le Canada et le Québec, fermant ainsi ses comptes de banque au Canada. Pour recevoir son salaire de son employeur en Arabie saoudite, il a ouvert un compte à la succursale de la Banque Royale à Jersey, un paradis fiscal en Europe.
« Alors qu’il résidait et travaillait à l’étranger à la fin des années 90, le salaire de M. Couillard, comme celui de la plupart de ses collègues canadiens présents, était versé à une succursale de la banque à charte canadienne Banque Royale du Canada à Jersey », a indiqué le PLQ dans un communiqué de presse, à la suite d’un reportage diffusé hier par Radio-Canada.
Selon KPMG, l’Arabie saoudite n’impose pas les salaires de ses résidents fiscaux, ce qui était la situation fiscale de M. Couillard entre 1992 et 1996. À son retour au Québec en 1996, M. Couillard a conservé son compte bancaire à Jersey, mais il a divulgué aux autorités fiscales québécoises et canadiennes l’existence de ce compte. Il fut dès lors imposé sur les revenus d’intérêt et de placements de ce compte comme si l’argent avait été transféré dans un compte bancaire au Canada.
Philippe Couillard et l’effet Picsous
La corruption politique érigée en système de gouvernance
À les voir ainsi exposer non seulement la profondeur de la corruption, mais son long historique, on comprend qu’elle est un rouage de l’économie québécoise bien intégré au système. Il ne s’agit ni d’une exception, ni d’une nouveauté. Les liens entre contrats publics, développement du secteur privé et financement des partis remontent à longtemps et ont participé à la construction économique du Québec, pour le meilleur et pour le pire.
La commission Charbonneau dévoile les structures de cette économie qui s’est constituée dans un clair-obscur avantageux pour certains individus et certaines organisations. Il était grand temps que ça se fasse.
Cela dit, s’agit-il pour autant d’un mal typiquement québécois? D’un problème culturel qui rongerait le « canadien-français » à cause de ses origines latines? En fait, ce court texte vise à vous réconforter: la commission Charbonneau ne pourrait avoir lieu dans d’autres provinces parce qu’une bonne partie de ce qu’elle considère comme de la corruption y est… légal!
Rappel historique
À l’arrivée au pouvoir du gouvernement Lévesque en 1976, la question du financement politique est l’une de celles qu’il veut régler en priorité. Bien sûr, il voulait mettre fin au clientélisme et à certaines pratiques honteuses, mais il voulait également égaliser les forces: le Parti québécois ne pouvait compter à l’époque sur d’aussi vastes réseaux de financement.
Il choisit donc d’interdire le financement politique par des entreprises et devient la première province à le faire. Cette restriction était compensée par une allocation de l’État québécois aux partis politiques. Le gouvernement fédéral le fera plusieurs décennies plus tard (au milieu des années 2000), entre autres à cause d’importantes et constantes pressions exercées par le Bloc québécois.
Cette transformation opérée à Québec et à Ottawa ne s’est cependant pas généralisée.
Jean Chrétien…passera à l’histoire comme le pire premier ministre de l’histoire canadienne.Il a à son négatif :le détournement de fortes sommes de l’assurance chômage,la nuit des longs couteaux,le rapatriement de la Constitution canadienne sans le Québec,l’affaire des commandites,etc Il est le cauchemard de l’identité québécoise et le fossoyeur du droit légitime.
Le financement des partis dans le reste du Canada
Sur 13 provinces et territoires, seules deux autres provinces que le Québec (le Manitoba et la Nouvelle-Écosse) ont proscrit la participation des entreprises au financement électoral. Dans les autres provinces, l’usage de prête-noms n’est pas nécessaire: les entreprises peuvent directement s’entendre avec les partis pour leur verser de généreux dons.
On peut bien sûr célébrer la clarté de l’affaire : au moins on sait quelles entreprises donnent aux partis, mais sait-on en échange de quoi? Pas plus qu’au Québec, et comme on ne fera pas enquête sur des choses légales, comment peut-on l’apprendre? En fait, dans la Belle Province, Benoît Labonté, candidat déchu à la mairie de Montréal, avait révélé l’existence du système dit de « prête-noms » et contribué à l’éclosion des scandales qui ont mené à la commission Charbonneau. Comme l’objectif même des prête-noms est de permettre aux entreprises de contribuer aux partis politiques, un tel système serait totalement inutile dans les provinces et territoires où c’est permis.
Certaines provinces vont même plus loin. La Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan, Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard et le Yukon n’ont pas de plafonds des contributions. Signalons aussi que les six provinces et territoire acceptent même des dons provenant de l’extérieur de leur territoire. Ainsi, non seulement des entreprises peuvent donner comme des personnes, où qu’elles soient situées, mais en plus elles peuvent donner autant qu’elles veulent. Ici c’est le système que la commission Charbonneau a nommé « double comptabilité » qui perd de sa pertinence. En effet, il vise surtout à cacher l’argent comptant reçu lorsque les prête-noms viennent à manquer pour dépasser les plafonds de contribution (ou contourner l’interdiction pour les entreprises de contribuer).
Ce mode de collecte de dons ressemble à un embryon de celui en vogue aux États-Unis où les Super PAC ont fini par faire lever toute frontière entre les partis et les entreprises.
La double comptabilité permet aussi aux partis de dépasser les plafonds de dépenses électorales, plafonds qui n’existent pas en Alberta et au Yukon. Là, les partis peuvent dépenser autant d’argent qu’ils sont capables d’amasser. Ainsi, au Yukon, il est légal pour une seule entreprise de donner autant d’argent qu’elle le veut pour s’assurer de faire élire le parti qui lui sera le plus favorable. Aux États-Unis, les élections coûtent plus chères d’années en années.
Corrompu le Québec? C’est maintenant une évidence. Cependant, est-il plus corrompu que les autres provinces? On pourrait arguer qu’il dispose surtout de lois plus strictes en matière de financement des partis politiques, ce qui lui permet aujourd’hui de mettre en lumière la corruption.
La Commission du juge Charbonneau
La première à exiger une commission d’enquête publique a été l’adéquiste Sylvie Roy en avril 2009. Le Parti libéral en était à son troisième mandat, et Jean Charest n’avait absolument aucune intention de céder. Pendant deux ans, il a systématiquement refusé de lancer une commission publique, préférant plutôt la création d’escouades policières. Il a commencé par Marteau en octobre 2009, puis a ajouté l’Unité anticollusion (UAC) du ministère des Transports le février suivant et a finalement créé l’Unité permanente anticorruption (UPAC) une année plus tard pour chapeauter les deux autres et coordonner le travail de toutes les enquêtes (non publiques).
Acte I: Duchesneau
La commission a finalement été mise en place en 2012. Quand Jacques Duchesneau, l’ex-chef de l’UAC, a parlé de 70% d’argent sale en politique provinciale, on trouvait le montant trop énorme. C’était juste trop scandaleux: ce devait être une exagération!
Son premier coup de théâtre avait été de couler aux médias son rapport lorsqu’il était à la tête de l’UAC parce qu’il avait peur qu’autrement il ne soit jamais rendu public. Duchesneau a répété ses conclusions à la commission et y a ajouté l’incroyable 70%, sous serment. Avec les révélations de ce printemps, les chroniqueurs ont commencé à dire que ce n’était peut-être pas si exagéré.
Rappelons que c’est tout juste après avoir été le premier témoin vedette de la commission, en juin 2012, que Duchesneau s’est présenté pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) aux élections du mois d’août dernier. C’est probablement le député le plus en vue du nouveau parti de droite.
Acte II: Zambito
Lino Zambito,le plus gaffeur et le plus comique des témoins mafieux de la Commission Charbonneau.
Jean Charest avait choisi de tenir les élections l’été pour qu’elles soient terminées avant que les audiences de la commission ne reprennent à l’automne 2012. Bien que Charest ait perdu son pari quant à sa réélection, il est devenu clair qu’il n’avait pas le choix une fois terminée la discussion introductive des différentes factions et modus operandi de la mafia italienne.
Le témoignage de Lino Zambito a éclaboussé fonctionnaires et ingénieurs, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal et des ex-ministres libéraux. L’entrepreneur en construction s’était joint au cartel des égouts, dirigé par la mafia. Il a expliqué comment certains fonctionnaires facilitaient la collusion en partageant de l’information privilégiée sur les contrats à venir et en approuvant des faux extras, le tout contre de l’argent comptant et d’autres formes de cadeaux.
Au cours de l’automne, un grand nombre de fonctionnaires sont venus témoigner. À les écouter, il est devenu clair que le milieu de la construction brassait des affaires de la même façon dans le secteur public que dans le secteur privé. Les fonctionnaires étaient vus comme des donneurs d’ouvrage à amadouer. L’allégeance des employés municipaux envers leur réel employeur, la ville de Montréal, était vacillant, comme l’a souvent fait remarquer la juge France Charbonneau.
Zambito a aussi révélé l’existence d’un système de fausse facturation, nécessaire pour fournir de l’argent comptant aux firmes de génie-conseil. Les témoignages de ce printemps ont confirmé que les partis politiques étaient la destination finale de cet argent. De plus, les entrepreneurs en construction, pour conserver de bonnes relations avec le gouvernement provincial, étaient très attentifs aux besoins des ministres. Zambito a ainsi souligné avec délicatesse le quarantième anniversaire de la vice-première ministre de l’époque, Nathalie Normandeau, en envoyant à son bureau un bouquet de quarante roses. Mais que c’est touchant!
Acte III: Montréal
Frank Zampino et Gérald Tremblay…des câlins de mafieux.
Des témoins de chaque palier hiérarchique de la ville de Montréal ont défilé devant la commission, jusqu’à l’ex-président du comité exécutif Frank Zampino et l’ex-maire Gérald Tremblay. Ils ont tout deux clamé leur innocence, dans des registres très différents, mais la vue d’ensemble qui s’est dégagée de ce chapitre montréalais place Zampino à la tête du stratagème. Il semblait impliqué de près dans la répartition des contrats à la fois pour les entrepreneurs et pour les firmes de génie-conseil.
Son sous-fifre semble avoir été Bernard Trépanier, grand argentier d’Union Montréal, le parti du maire, maintenant dissous. Dans le milieu, on l’appelait «Monsieur 3%» en référence à la redevance qu’il percevait sur les contrats attribués aux différentes entreprises. Des responsables jurent que leur parti ne recevait aucune redevance de la sorte. Plusieurstémoins ont suggéré que Trépanier mettait tout simplement l’argent dans ses propres poches.
Pour ce qui est du maire Tremblay, il ne savait probablement rien, mais il n’a pas tenté de savoir non plus. Une hypothèse plausible explique son attitude détachée par son passé de ministre au gouvernement provincial, un poste qui demande beaucoup moins d’implication dans les opérations quotidiennes que celui de maire.
Acte IV: Laval
Jean Charest,Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt…les architectes d’un régime dont la base est le crime organisé.
Lorsque les rideaux se sont fermés sur Montréal, ils se sont réouvert sur Laval, la troisième ville du Québec. En tournant son regard sur le royaume de Gilles Vaillancourt, la commission a dans les faitsmis fin à sa quasi-dictature en place depuis plus de deux décennies. Encore une fois, le processus d’attribution des contrats était truqué, mais cette fois, le maire avait le plein contrôle. Il a même été accusé de diriger une organisation criminelle sous un chef de gangstérisme!
De plus, l’agent officiel de Vaillancourt a témoigné du fait que presque tous les conseillers municipaux (tout le conseil municipal était sous le contrôle de Gilles Ier) avaient reçu de l’argent comptant recueilli auprès des ingénieurs pour rembourser leurs contributions politiques. La mise en lumière de ce vaste système de prête-noms a mené à la mise en tutelle de Laval puisque le successeur de Vaillancourt y avait participé, tout comme la quasi-totalité du conseil de ville actuel.
Scènes provinciales
Les contributions politiques au provincial sont revenus sur le tapis à quelques reprises. Les ingénieurs ont expliqué qu’ils ont été contactés par des collecteurs de fonds des deux principaux partis (le PLQ et le PQ). Le système des prête-noms au provincial, fort répandu et requis pour mener à bien le financement sectoriel, a été initialement documenté par Québec solidaire en mars 2010 et est maintenant sous enquête par le Directeur général des élections (DGEQ), qui croit qu’il pourrait atteindre 13 millions $.
Gilles Cloutier passera à l’histoire comme un agent important de la corruption de notre système politique.
Ce que le secteur de la construction avait à gagner en finançant les partis politiques provinciaux est demeuré nébuleux jusqu’à ce que l’organisateur politique Gilles Cloutier s’amène à la barre des témoins. Ingénieur après ingénieur avaient expliqué qu’ils finançaient les partis municipaux pour obtenir des contrats. Toutefois, quand on les questionnait au sujet de leurs contributions au palier provincial, ils renvoyaient tous à une vague notion de «juste au cas». Aucune collusion au ministère des Transports, ont-ils tous répété d’une seule et bizarrement même voix.
Cloutier a précisé la nature du réseautage offert lors des événements de financement d’un parti au pouvoir: en y participant, on obtient un accès privilégié aux ministres, qui ont le pouvoir d’accélérer et d’influer les processus bureaucratiques. Ainsi, Cloutier réussissait à attirer les ingénieurs à ses événements en leur disant qu’ils pourraient faire des pressions pour le compte de leurs clients municipaux: s’assurer qu’ils recevraient leur subvention, ou débloquer ce foutu permis environnemental. L’accès aux décideurs donnait par la suite un avantage concurrentiel aux firmes de génie-conseil rivalisant pour des contrats municipaux.
EN CONCLUSION
Ce sont des milliards de dollar$$$ qui sont évacués chaque année du trésor public.Le bien commun est menacé par ces criminels en cravate.Comment quelqu’un qui est associé à un parti politique ayant des liens avec le crime organisé et qui a oser défier tout le monde sur le thème de la transparence alors qu’il cachait un compte en banque dans un paradis fiscal ,peut-il honnêtement essayer de nous faire croire qu’il peut bien administrer la « province coloniale » du Québec?
La corruption fait partie de la génétique de nos actuels politiciens.
(Montréal,le 25 mars 2014) L’UPAC a rencontré le directeur général du Parti québécois et son directeur des finances en février dernier, confirme la formation de Pauline Marois.
Selon un communiqué de presse diffusé mardi soir, «le Parti Québécois n’a été soumis à aucune perquisition, n’a pas eu d’autre rencontre avec les enquêteurs et aucun document n’a été demandé».
Le PQ affirme qu’il s’agissait de «rencontres informelles» qui devaient demeurer confidentielles. Mais «puisque l’existence de cette rencontre a été révélée à un média, le Parti Québécois tient à rendre publique toute l’information à ce sujet, afin de ne pas entretenir de confusion entre la situation du Parti libéral, qui a été perquisitionné, et celle du Parti Québécois, à qui on a demandé d’expliquer sa structure et ses méthodes de financement», peut-on lire dans le communiqué.
En février, le DG du PQ, Sylvain Tanguay et le directeur des finances, Pierre Séguin, ont rencontré «de façon informelle» deux sergents enquêteurs de l’escouade Marteau, qui fait partie de l’UPAC. «Les enquêteurs ont affirmé vouloir obtenir, de tous les partis politiques, des renseignements quant au financement du parti, à sa structure et à ses méthodes de financement», selon le communiqué.
Cette nouvelle tombe alors que Pauline Marois enfonce le clou de l’intégrité depuis quelques jours. Elle a déjà affirmé que le PQ n’a rien à se reprocher en matière de financement. «Le Parti québécois a toujours fait respecter la loi sur le financement des partis politiques, et lorsqu’une personne a commis un acte répréhensible, nous avons immédiatement agi», disait-elle lundi.
Hypocrisie, juge Couillard
«Assez pour le Parti québécois de se draper dans la vertu! La vérité apparaît depuis le rapport Moisan (en 2006). Elle apparaît encore», a réagi le chef libéral Philippe Couillard en soirée après un rassemblement à Asbestos.
Le quartier général du PLQ a déjà fait l’objet d’une perquisition. Y a-t-il une différence entre une perquisition et une rencontre d’information? «Oui, il y a une différence», a répondu M. Couillard. «Mais je remarque le contraste entre le discours des derniers mois – je dirais même des dernières années, souvenez-vous du foulard blanc à l’Assemblée – et les événements réels», a-t-il poursuivi.
Il accuse les péquistes d’hypocrisie et de pratiquer un double standard. «Je suis content que les gens voient que derrière les discours et la fausse vertu, il y la réalité.»
M. Couillard dit qu’il «veut bien croire» le PQ qui affirme qu’il s’agissait d’une simple rencontre d’information. «On ne présume de rien, pas plus qu’on ne présume des gens qui chez nous peuvent être amenés à rencontrer la commission. (…) Mais quand nous on a dit ça, est-ce qu’ils nous ont crus? Est-ce qu’ils n’ont pas plutôt renforcé les attaques mesquines?»
Réaction de la CAQ
En réaction à ce qu’elle appelle des « aveux » du Parti québécois, la Coalition avenir Québec a formellement nié qu’un enquêteur de l’UPAC soit venu frapper à sa porte. Elle assure aussi ne pas avoir été questionnée sur les pratiques de financement de la défunte Action démocratique du Québec, avec laquelle elle a fusionné.
« La direction de la Coalition Avenir Québec tient à préciser que jamais une telle demande ne lui a été faite de la part de l’UPAC jusqu’ici, et qu’en conséquence, une telle rencontre n’a jamais eu lieu, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué péquiste », a affirmé la formation politique dans un communiqué.
MONTRÉAL,le 25 mars 2014 – Le Parti québécois (PQ) a déposé une plainte auprès du Directeur général des élections (DGEQ) en lien avec une activité de financement du Parti libéral du Québec (PLQ).
L’activité aurait permis d’amasser 428 000 $ et ne se trouverait pas dans les états financiers du PLQ, indique le candidat péquiste Pierre Duchesne. Le PQ dit avoir fait des recherches pour les y trouver.
Quant aux informations sur l’activité, elles sont tirées des documents de perquisition de l’UPAC et ont été révélées par les médias il y a plusieurs semaines déjà.
M. Duschesne croit que le Québec serait plongé dans un véritable «cauchemar» advenant une victoire libérale aux élections. Il demande aux Québécois s’ils sont prêts à revivre une succession d’allégations à l’encontre des libéraux «toutes les semaines».
M. Duchesne s’est défendu d’avoir attendu tard en campagne pour annoncer cette nouvelle alors que toutes les informations étaient connues.
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Dossier intégrité
Les chefs politiques du Québec font de plus en plus pitié.
Philippe Couillard a invité, mardi, les autres chefs de parti à dévoiler leur rapport d’impôt et un bilan chiffré de leurs actifs ainsi que ceux de leurs conjoints(es). Un défi que Pauline Marois et François Legault ne relèveront pas.
Couillard soutient qu’il n’a rien à cacher. Il s’est engagé à dévoiler, d’ici le prochain débat, sa plus récente déclaration d’impôts (2012) alors qu’il était toujours dans le privé et un bilan détaillé de tous ses actifs et ceux de son épouse. Les informations seront diffusées sur le site web du Parti libéral.
«Vous allez voir que ce n’est pas très compliqué, j’ai une maison et des REER», a-t-il évoqué. Il a ensuite invité ses adversaires à suivre son exemple. «J’ai bien réussi dans la vie, je ne dis pas que je suis pauvre, vous allez voir tout ce que j’ai et on pourra comparer», a mentionné le neurochirurgien de formation.
À l’écouter parler,ce n’est pas payant être médecin,de travailler comme espion et de servir de domestique aux potentats d’Arabie Saoudite.Nous,le peuple,sommes une bande d’imbéciles heureux.
UNE «DIVERSION» SELON MAROIS ET LEGAULT
La chef péquiste Pauline Marois a décliné l’invitation de M. Couillard qui va trop loin selon elle. Sa déclaration d’intérêts suffit. Pas question de dévoiler l’ensemble de ses actifs chiffrés ni ceux de son conjoint. Elle associe la manœuvre à une diversion et a rappelé qu’elle a déjà déposé tous les documents requis au Commissaire à l’éthique.
«Il y a un code d’éthique que je respecte strictement, a-t-elle dit. Je crois qu’en demandant cela, il remet en question l’intégrité du commissaire à l’éthique qui est garant que nous respectons le code.»
Après avoir manifesté son ouverture, le chef caquiste François Legault a changé son fusil d’épaule, n’ayant visiblement pas compris, dans un premier temps, la nature de la demande de M. Couillard. Il juge que le dévoilement de son rapport d’impôt suffit et a accusé à son tour le chef libéral de vouloir créer une «diversion».
Lors de la dernière campagne électorale, en 2012, Mme Marois et M. Legault avaient accepté de dévoiler leurs déclarations de revenus au provincial. Ironiquement, le prédécesseur de M. Couillard, Jean Charest, avait refusé de le faire.
On peut se poser la question : c’est quoi le problème d’inverser les rôles?Est-ce qu’on a changé de comptable…y aurait-il double standard?
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Philippe Couillard et le pouvoir occulte des mass médias capitalistes et « canadian »
Philippe Couillard,dit le corrompu et le « pôvre » neurochirurgien espion de l’Arabie Saoudite.
L’article qui suit a été écrit par Jacques Lanctot
Qu’est-ce qu’ils attendent, les journalistes, pour poser les vraies questions à Philippe Couillard, celui qui aspire à être premier ministre du Québec.
Comme ils sont mignons et candides, ces journalistes, ceux de Radio-Canada tout particulièrement, lorsqu’ils rapportent les propos agressifs de Philippe Couillard. M. Couillard dit parler avec «ses tripes, ses viscères» et moi je lui dis qu’il y a un endroit pour le faire et c’est aux toilettes.
Cet homme veut détruire le Québec et sa culture en voulant faire du Québec une province comme les autres, mais les journalistes radio-canadiens ne trouvent rien à redire à ce beau programme libéral, car leur mission première, comme le soulignait Gilles Duceppe, est de défendre d’abord et avant tout les valeurs sociales, culturelles et politiques du Canada. Pour l’objectivité, on repassera.
Comme ils sont mignons et candides lorsqu’ils parlent de Québec solidaire et interviewent sa chef, Françoise David, qui se comporte en gérant d’estrade ou en mouche du coche. QS est devenu l’allié du Parti libéral du Québec malgré son discours soi-disant de gauche. Les stratèges qui s’activent en coulisse, ceux qui ont pour mission de défendre bec et ongles l’unité canadienne, journalistes, politiciens et agents de la sécurité fédérale, savent qu’accorder plus de visibilité à QS, malgré ses 7 ou 8 %, ne peut que gruger l’électorat du Parti québécois dans ces comtés fragiles où chaque vote va être déterminant pour un gouvernement majoritaire péquiste. Ça, QS ne peut pas ne pas le savoir, mais il persiste et signe au nom d’un purisme qui fait fuir même ses alliés naturels.
Puis on ressort Chantal Hébert et Liza Frulla pour commenter l’actualité politique québécoise, deux personnes reconnues pour leur grande impartialité, mais on met le journaliste d’enquête Alain Gravel au repos. Pourtant, Radio-Canada n’a pas à suivre les consignes que s’est données la commission Charbonneau pendant la campagne électorale. Il y a deux semaines à peine, l’UPAC rendait publics des documents saisis en novembre dernier au siège du PLQ et dans des entreprises appartenant à Marc Bibeau, le grand argentier du parti de Philippe Couillard. On y apprend que plus de 700 000 $ (de l’argent sale, on s’entend) ont été remis à ce même parti. Mais comme on dit dans le langage judicaire, les noms ont été caviardés. Un beau défi pour des journalistes qui pourraient enquêter «sur le rôle occulte qu’aurait joué Marc Bibeau dans le financement illicite du PLQ et les stratagèmes de collusion» (Le Devoir, 4 mars 2014).
Mais non, c’est plus facile de gloser sur le manque d’éthique de Pierre Karl Péladeau et de Pauline Marois que de se questionner sur le fait que ce même M. Bibeau, ami de Jean Charest et stratège du PLQ, siège au conseil de la Société financière Power, propriétaire du quotidien La Presse, aux côtés de Paul Desmarais Jr. M. Bibeau, ce n’est sûrement pas un deux de pique.
Pourquoi ne pas demander à ce journaliste spécialiste des faits divers et reconnu pour sa pensée profonde, Patrick Lagacé, d’enquêter sur les liens incestueux entre ses patrons et le PLQ? Vaste programme, trop vaste même. On comprendrait sans doute mieux comment il se fait que La Pressea changé subitement la question qu’elle posait en ligne, mardi dernier: «Selon le candidat-vedette du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, « l’indépendance du Québec doit se faire. Un peuple, une nation, est légitimement en droit d’avoir un pays. » Êtes-vous d’accord avec M. Péladeau à ce sujet?» Vers 14 h, 64% des répondants étaient d’accord avec cette affirmation. C’en était trop, on a fait disparaître ce sondage maison pour le remplacer par un autre. Un détail. On appelle cela le contrôle de l’information. Aurons-nous droit à une caricature de Chapleau? Sacré Chapleau! Apolitique, mais du bon bord.
Comme disait quelqu’un sur Facebook, si PKP utilisait vraiment tous les médias qu’il possède pour favoriser l’idée d’indépendance, nous aurions droit à un véritable équilibre. Mais nous n’en sommes pas là. Par contre, Radio-Canada et La Presse ne se gênent pas pour détruire allégrement le projet d’un Québec souverain, avec la complicité de QS, un repère de la soi-disant gauche pure et dure mais qui ne fait pas peur à l’establishment. D’ailleurs, le DGE devrait, à mon avis, comptabiliser les articles de La Presse comme dépense électorale du PLQ.
Source:Canoe
En conclusion:
La roue continue et le tournage en rond combiné au jeu de la chaise musicale entre le PQ et le PLQ se poursuit.Tout se passe comme si nous n’étions pas assez éveillé pour comprendre leur petit jeu …de faire semblant.Nous assistons ,nous …le peuple québécois écrasé par les taxes et la mauvaise gestion qui est en fait un complot pour nous déposséder,à une mauvaise représentation d’un numéro de cirque en faillite.Le petit monde de la « classe politicienne » forme une petite famille dont les membres se soutiennent entre eux,car vous l’aurez remarqué,ils vieillissent mal et seront rapidement mis à la retraite dorée …que vous allez leur payer ,le reste de votre vie,sans vraiment profiter de votre propre retraite.
La politique québécoise est devenue un piège à cons…et ça marche depuis longtemps…trop longtemps!Ceux et celles qui pensent faire l’indépendance du Québec en votant pour le PQ vont sortir de leur rêve très vite…car ces partis marchent main dans la main et aucun n’a intérêt à changer quoi que ce soit en profondeur:ils vivent grâce au système colonial.
Michael Novak était le président du conseil de SNC-Lavalin International lorsque Riad Ben Aissa a transféré plus de 50 millions de dollars dans des comptes bancaires douteux à l’étranger.
Michael Novak était le patron avec Pierre Duhaime de l’homme aujourd’hui emprisonné en Suisse.
Selon l’UPAC et l’émission Enquête de Radio-Canada, Michael Novak a signé des documents approuvant des transferts de fonds de Riad Ben Aissa.
SNC-Lavalin et Riad Ben Aissa ont transféré 22.5 millions de dollars dans un compte bancaire appartenant à Arthur Porter afin d’obtenir le contrat du Centre Universitaire de Santé McGill ( CUSM).
La co-présidente de la compagne de Philippe Couillard, l’ex-ministre Kathleen Weil, s’est dite choquée et affirma que c’était un coup bas d’associer Philippe Couillard à Arthur Porter. ( Source: Journal de Montréal et Cogeco)
En mars 2011 soit avant que les scandales n’éclaboussent SNC-Lavalin, Michael Novak a vendu la majorité de ses actions dans SNC-Lavalin et récolta la modique somme de 13 millions de dollars en pro?t.(Source: Globe & Mail)
KATHLEEN WEIL EST L’ÉPOUSE DE MICHAEL NOVAK
L’autre co-président de la campagne de Philippe Couillard est Sam Hamad. Il était un dirigeant du Groupe Roche avant de se lancer en politique.
Philippe Couillard n’a pas peur des conflits d’intérêts. N’a-t’il pas déjà travaillé pendant 4 ans pour une dictature CORROMPUE qui finance l’islam radical à travers le monde ? Il travaillait pour ARAMCO soit l’entreprise pétrolière étatique de l’Arabie saoudite dont la famille royale tire les ficelles…
Est-ce que Robert Bourassa aurait accepté d’être nommé au comité de surveillance du SCRS à Ottawa ?
L’entreprise PORTER, COULLARD ET ASSOCIÉS a été mise sur pied le 22 juin 2010 soit deux jours avant la nomination de Philippe Couillard au SCRS en compagnie d’Arthur Porter.
Saviez-vous qu’une loi du Ministère de la Santé du Québec empêche les directeurs d’hôpitaux d’avoir d’autres emplois à l’extérieur de leur fonction et qu’ils doivent consacrer leur énergie à leur emploi ?
/Philippe Couillard devait connaitre les règlements ou la loi de ce ministère… lorsqu’il travaillait avec Porter au SCRS ou à la minière Canadian Royalties ? VOTEZ EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE ! ========================================== Le 18 août 2008, Philippe Couillard se joint à Persistence Capital Partners, à titre de partenaire du Fonds d’investissements PCP en santé27. Un fond visant à financer des initiatives de santé autant publique que privée. Il fut également, de 2011 à 2012, conseiller au Groupe Secor, une firme-conseil indépendante de stratégie au Canada.
Le 24 juin 2010. il est nommé au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) qui exerce de l’extérieur, au nom du Parlement et du public canadien, une surveillance sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
Il enseigne la gouvernance des systèmes de santé aux étudiants de l’Université McGill, poste partagé entre les facultés de médecine et de droit.
Il est membre des conseils d’administration de deux sociétés canadiennes de biotechnologie : Amorfix Life Sciences et Thallion Pharmaceuticals, inscrites à la Bourse de Toronto (TSX).
Philippe Couillard fut également (ou est encore ) membre du conseil consultatif international mis sur pied par le ministre de la santé d’Arabie saoudite, (un pays intégriste islamiste qui applique la charia).
Le 5 avril 2011, il est nommé président du Conseil d’administration de la Fondation de recherche en santé’(FRS) des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&.
D’étranges relations d’affaires dans le pays le plus corrompu d’Afrique
Regardez bien ce bureau…centrez ces armoiries au mur et reconnaissez Michael Novak .Reconnaissez le même bureau avec une panoplie de hauts gradés du FMI (version Nigéria) ,de responsables économiques du Nigéria et certaines personnes liées au ministère de l’intérieur,là-bas.
Saviez-vous que depuis 2009, le Dr Couillard est également membre du conseil consultatif international mis sur pied par le ministre de la santé d’Arabie Saoudite.Il reçoit donc un salaire d’un gouvernement étranger qui de surcroit ,est soupçonné de cautionner l’organisation terroriste d’Al Qaïda.Il est donc dangereusement en conflit d’intérêt.
« Yanai Elbaz : ex-directeur en gestion immobilière du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et ayant travaillé de près avec l’ex-patron déchu du CUSM, Arthur Porter – personnage trouble soupçonné d’être au centre d’une histoire de pots-de-vin de 22 millions de dollars qui auraient été versés par SNC-Lavalin pour obtenir le méga contrat de la construction du méga hôpital anglophone. Porter, entre autres nombreuses activités, avait également fondé une compagnie maintenant défunte avec l’ex-ministre libéral de la Santé Philippe Couillard. »
Rappelons que Arthur Porter a été arrêté en mai 2013, au Panama en vertu d’un mandat d’arrêt international. Il est accusé de corruption en lien avec la construction du CUSM.
Les divers liens d’Arthur Porter.
Couillard et Porter sont ou étaient membres du conseil privé de la REINE, du comité de surveillance du SCRC et du conseil d’administration d’une filiale d’un minière des diamants de sang et ont ainsi eu une compagnie ensemble jusqu’au 12 octobre 2012.
Les contacts d’Arthur Porter ont été utiles à la petite société minière canadienne Golden Valley. En 2009, le Dr Porter devient conseiller du président de la Sierra Leone, son pays natal. Or, en juin de la même année, il est nommé membre du conseil d’administration de Golden Valley et cette entreprise obtient un permis d’exploration sur un vaste territoire en Sierra Leone.
Golden Valley tente alors de découvrir de l’or et des diamants dans ce pays considéré comme étant parmi les plus pauvres et plus corrompus du monde. C’est Arthur Porter qui dirige l’entreprise de prospection là-bas, Calone Mining, à l’aide de son père (Arthur Porter Sr), entre autres.
En trois ans, Golden Valley a injecté plus de 900 000$ dans son aventure ouest-africaine, mais en juin 2012, l’entreprise a mis sa filiale en vente, car elle estimait que son investissement ne valait pratiquement plus rien.
Selon un rapport de l’ONU, au moins 40 % des guerres civiles de ces soixante dernières années sont liés aux ressources naturelles comme le bois, les diamants, l’or, les minéraux ou le pétrole.
> 2005: Arthur Porter est nommé par le ministre Philippe Couillard président du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS)
> 3 septembre 2008: Arthur Porter est nommé membre du CSARS
> 28 mai 2009: Philippe Couillard est nommé au CA de la société minière Canadian Royalties. Arthur Porter est nommé au C.A. de la société minière Canadian Royalties
> 21 juin 2010: Philippe Couillard nommé membre du Conseil privé de la Reine
> 22 juin 2010: Philippe Couillard et Arthur Porter fondent Porter, Couillard et associés
> 23 juin 2010: Arthur Porter est nommé président du CSARS. Philippe Couillard est nommé membre du CSARS
> 10 novembre 2011: Arthur Porter démissionne du CSARS
> 1er octobre 2012: Philippe Couillard démissionne du CSARS
> 4 octobre 2012: Dissolution de la firme Porter, Couillard et associés »
Juste à temps pour entrer dans la course au leadership du PLQ ! Quelle coïncidence quand même !
Arthur Porter et Stephen Harper. Qui est le vrai chef de la gang?L’ex-patron déchu du CUSM en des temps plus heureux pour lui… mais annonciateurs de temps moins heureux pour les contribuables floués… Un des grands manipulateurs allégués de son temps, l’ex-patron déchu du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) – le dit nommé Arthur Porter -, fut mis en état d’arrestation.
Le 28 mai 2013,les journeaux du Québec tîtraient :Ça y est!C’est fait
Ça y est. C’est fait. Comme quoi, avec le retour tant attendu du soleil, vient aussi cette très bonne nouvelle.
Eh oui. Enfin.
C’est donc à distance, au Panama que l‘Unité permanente anti-corruption (UPAC), avec l’aide des autorités panaméennes, d’Interpol, de la GRC et de la SQ, in extremis,lui aura enfin mis le grappin dessus. Et ce, pour être soupçonné d’«avoir accepté des millions de dollars en pots-de-vin pour favoriser SNC-Lavalin dans la course au contrat de construction du mégahôpital» anglophone.
Alouette, mon beau trésor public, je te plumerai… Ça va, ça va, On commence à connaître le refrain…
Mieux encore, pour l’occasion, l’UPAC nous offre, à nous pauvres contribuables appauvris par tant de corruption et de collusion, un spécial «deux pour un», en attrapant du même coup de filet nulle autre que la conjointe de Porter.
Comme quoi, à cheval donné, on ne regarde pas la bride.
Les procédures d’extradition seraient donc elles-mêmes en voie de ramener éventuellement le couple au Québec.
Dans le cas de Porter, cette pieuvre politico-financière planétaire s’étant également concocté au Québec et au Canada une brochette de contacts et d’amitiés politiques aux ramifications spectaculaires -, la suite de cette histoire digne d’une mini-série risque de ne pas être sans intérêt non plus pour la commission Charbonneau… À suivre, en effet. Construction, allégations de corruption, collusion, favoritisme, trafic d’influence, fraude… Une rencontre parfaite, quoi, avec le mandat de la commission.
La présomption d’innocence est bien sûr ce qu’elle est, mais permettons-nous tout de même, pauvres contribuables, d’espérer que Porter, cette fois-ci, échappera quant à lui à l’infâme «culture d’impunité» sévissant depuis trop longtemps dès que les fonds publics prennent des airs séducteurs de jarre à biscuits.
Avec son présumé cancer avancé «auto-diagnostiqué», on finira bien aussi par savoir si en plus de son collier d’accusation digne des meilleurs experts ès manipulation, Porter ne serait pas aussi, ou non, un grand acteur.
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Sur la photo,ils sont tous honorables devant les armoiries du Canada.
Au-delà de l’arrestation de Porter, il faudra aussi se pencher, sérieusement, sur cette formule de partenariat public-privé (PPP) imposée aux projets des deux méga-hôpitaux de Montréal par le gouvernement Charest. Une formule qui, pas toujours, mais trop souvent, tend à ouvrir la porte à la corruption, la collusion, le copinage et des dépassements de coûts tout en limitant les pouvoirs d’encadrement et de surveillance des autorités publiques.
Lire d’ailleurs ici ce qu’en disait en 2010 le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, dans un rapport dévastateur. Eh oui, le même Renaud Lachance nommé depuis commissaire à cette même commission Charbonneau.
En février dernier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, déclarait ceci sur le sujet des PPP:
«Nous sommes pris avec des contrats pour de grands hôpitaux [le CHUM et le CUSUM, deux établissements universitaires sur l’île de Montréal] et cinq centres d’hébergement qui sont en PPP. Mais il n’y en aura pas d’autres».
Mais, dans les faits, le gouvernement est-il vraiment «pris avec» les contrats de PPP, ou existe-t-il, oui ou non, des clauses de retrait dans ces méga-contrats? Ce serait à voir.
Et parlant de PPP, de méga-contrats et de méga-hôpitau, grâce à une motion présentée par la CAQ et votée unanimement au parlement, le patron du CHUM, Christian Paire, devra quant à lui «expliquer» d’ici peu sa gestion devant la Commission de la Santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale.
Qui sait? Une autre histoire à suivre. De près qui expliquera pourquoi les libéraux recrutent autant de « gros docteurs » en campagne électorale.
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La question à $1 million:
qui est vraiment le nouveau chef du PLQ ?
« Philippe Couillard est mon meilleur ami « . (Arthur Porter)
(Printemps 2013)
L’héritage de Philippe Couillard…la première bévue
La politique n’étant jamais à une ironie près, c’est aujourd’hui Philippe Couillard qui, comme nouveau chef du PLQ, hérite non seulement de cette «affaire» Lapointe, mais bien au-delà de celle-ci, des séquelles politiques du printemps dernier.
Je dis «ironie» parce que des trois candidats à la chefferie, il fut le seul à se montrer ouvertement critique de la gestion de la grève étudiante par Jean Charest, dont même la partie de sa «loi spéciale» visant à limiter le droit de manifester.
Ce qui explique peut-être en partie la sortie rapide de Philippe Couillard qui, dès après la parution de la lettre de Pierre Lapointe, se disait «désolé» de voir que l’usage de sa chanson au congrès ait «blessé» Pierre Lapointe. «À l’avenir», ajoutait-il, «si on voit que ça l’a dérangé, on demandera (l’autorisation de jouer ses chansons)»».
Impossible de même imaginer un Jean Charest faire la même chose…
C’est peut-être là, le premier exemple concret, depuis son élection à la tête du PLQ, duchangement de «ton» que dit vouloir apporter Philippe Couillard à la politique. La suite, tout au moins, saura le dire…
l a beau avoir été dans l’œil médiatique pendant cinq ans comme ministre de la Santé dans le gouvernement Charest (2003-2008), puis durant la dernière course au leadership du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard demeure pourtant un politicien discret, difficile à saisir, qui parle avec éloquence de ses théories et idées, mais peu de sa vie privée.
Ce pêcheur solitaire à l’humour grinçant n’est pourtant pas bâti sur le même moule que la plupart des chefs de parti. Une réalité qui recèle des avantages et des inconvénients.
Par exemple, il déteste la partisanerie et l’agressivité, au point d’avoir de la difficulté à lancer des attaques contre ses adversaires. C’est bien pour ceux qui veulent que la politique sorte des tranchées boueuses dans lesquelles elle semble s’être embourbées depuis quelques années, notamment lors de la période des questions à l’Assemblée nationale. Mais un chef doit aussi faire ressortir les faiblesses de l’autre camp et savoir attirer l’attention. Dans plusieurs cercles politiques, on estime que l’attaque est la meilleure défense. C’était le style de Jean Charest, notamment.
Pour Philippe Couillard, le défi sera de doser ses interventions. Tenter de respecter sa personnalité, sa volonté de limiter les attaques, sans avoir l’air mou ou sans conviction.
Dans tous les partis, la personnalité de l’homme derrière la façade du chef joue un grand rôle dans la manière d’amener son parti combattre au front.
C’est l’un des aspects de la plongée politique que vous offre le numéro de L’actualité qui arrive en kiosque cette semaine (vendredi 5 avril). Nous vous offrons les coulisses de la course au leadership de Philippe Couillard, et par le fait même, une fenêtre exceptionnelle sur la personnalité du nouveau chef du PLQ.
On vous raconte les hauts et les bas de cette course, tel que vécu par le noyau de l’équipe Couillard. La prise de décision de se lancer, la mise en place de son organisation, la bataille de terrain dans les circonscriptions, les attaques de Bachand et Moreau, sa relation avec Arthur Porter, les dessous du congrès de Verdun… le tout entrecoupé de sa vie personnelle, sa relation avec ses enfants, son séjour en Arabie Saoudite, etc.
Tout comme nous l’avions fait avec les dessous du lancement de la CAQ (avril 2012), le grand portrait préélectoral de Pauline Marois (août 2012) et la transformation de la politique canadienne par Jason Kenney (novembre 2012), L’actualité a suivi pendant des mois un politicien (ou un groupe dans le cas de la CAQ) pour en révéler la vraie substance.
Un accès hors norme, un investissement de temps important, et beaucoup d’espace pour raconter et décrire. Une façon journalistique de couvrir la politique autrement.
Dans le cas de Philippe Couillard, je me suis immiscé dans son entourage pendant presque six mois, assistant aux réunions confidentielles avec ses conseillers, à la préparation des débats, aux rencontres avec les militants en région et à l’arrière-scène du congrès de Verdun.
Avec une question en tête : peut-il guérir le plus vieux parti du Québec des maux qui l’affligent et déloger Pauline Marois du pouvoir?
À la lecture de ce texte de 16 pages, certains vont répondre oui, d’autres, non. Seul le temps dira qui a raison.
Quelqu’un quelque part va payer,si ce n’est pas le peuple québécois tout entier ,pour la négligence absurde de ne pas avoir envoyer ces odieux personnages en prison.Il es nécessaire que le Parti libéral du Québec,soit banni et ses dirigeants,incarcérés au plus vite.
Une chose est certaine, Couillard devra naviguer dans une mer agitée par les vagues de la commission Charbonneau et celles d’un gouvernement minoritaire, réformer un PLQ sclérosé, renouveler ses idées et tenter de redonner leur élan aux «rouges» dans un Québec francophone où le multipartisme prend racine et où les nouvelles générations font fi de l’histoire du parti.
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Voici un rapport effectué en 2013 sur Philippe Couillard
Voici le début du papier:
Le long tunnel de la mine du lac Herbin, près de Val-d’Or, s’arrête dans un amas de roches et de grillages, à 1 700 m sous terre. Des relevés sont en cours pour mesurer la concentration d’or, et Philippe Couillard écoute les explications du vice-président à l’exploitation de QMX Gold Corporation, Patrick Sévigny. Mais le candidat libéral est un peu distrait par la foreuse manuelle, quelques mètres plus loin.
Il s’approche de l’engin, dont la longue mèche est plantée dans la paroi du tunnel. « Est-ce que je peux essayer ? » Le front du mineur se plisse de doutes. « Allons, j’ai déjà percé des cerveaux, je devrais être capable de percer du minerai ! » lance Couillard dans un éclat de rire qui fait retrousser sa barbe grisonnante et sautiller ses lunettes de protection. Le jeune homme lui cède sa place. L’ancien ministre de la Santé s’amusera pendant une bonne minute.
De retour à la surface, Philippe Couillard poursuit la visite des installations, serrant des mains et distribuant les bonjours aux 130 employés de QMX. Lorsqu’il entre dans le garage des camions, un mécanicien moustachu d’une cinquantaine d’années, l’air espiègle, entonne « Libérez-nous des libéraux », du groupe Loco Locass.
« Je suis certain que vous vous ennuyez de nous ! » réplique Philippe Couillard, conscient qu’en ce 29 novembre 2012 les modifications aux redevances minières envisagées par le gouvernement Marois inquiètent les travailleurs de cette industrie cyclique, surtout ceux des petites sociétés minières aux faibles marges de profit, comme QMX.
Les hommes entourent le candidat pour une photo. « Je te veux à côté de moi ! » lance Couillard au chanteur moustachu, qui sourit en s’approchant.
Un rituel semblable se répétera pendant le périple de deux jours en Abitibi. À Amos, Philippe Couillard visite une scierie et l’usine d’eau Eska. À Malartic, un CLSC ainsi qu’un centre d’hébergement et de soins de longue durée. À Val-d’Or, un centre d’amitié autochtone. À Rouyn-Noranda, ce sont des entrevues télé et radio… Un rythme de campagne électorale, avec un horaire réglé à la minute, et ce, depuis l’annonce de sa candidature, le 3 octobre.
«Je réalise pour la première fois que je n’ai plus 20 ans », dit Philippe Couillard, attablé au restaurant en ce vendredi matin de novembre où le mercure a chuté à – 27 °C à Rouyn-Noranda. Le candidat libéral, 55 ans, vêtu d’un simple jean et d’un chandail de laine marron, a les traits tirés. « C’est l’exercice le plus exigeant de ma vie. Quand j’étais ministre ou chirurgien, je gérais mon temps. Là, c’est sept jours sur sept.»
Lorsque Jean Charest a perdu le pouvoir, le 4 septembre dernier, l’Ours Couillard n’a pas spontanément pensé à se lancer dans la course. Extraits :
Grand amateur de pêche, Couillard replace ses souvenirs en fonction des endroits où il a déjà taquiné le poisson. Ici, la truite avant un souper de financement ; là-bas, le brochet avec ses trois enfants… Et la pêche au saumon à la mouche, son sport de prédilection. « Ce n’est pas la prise du poisson qui est le plus important, dit-il. C’est le décor, la forêt. Et le haut niveau de difficulté. J’ai tendance à me désintéresser de quelque chose que je fais bien. Avec la pêche à la mouche, tu peux toujours t’améliorer. La perfection n’existe pas. »
Et il y a l’élégance, le style du pêcheur debout dans la rivière, sa canne à bout de bras, souple, qui fend l’air. Lorsque Philippe Couillard enseignait la neurochirurgie à l’Université de Sherbrooke, au tournant des années 2000, il comparait les opérations à une œuvre d’art. « L’élégance du geste est importante pour arriver aux résultats », disait-il à ses étudiants, souvent perplexes.
Rien d’étonnant à ce que la femme de Philippe Couillard, Suzanne Pilote, ait surnommé son homme «l’ours». Parce qu’il aime le poisson et la nature, mais aussi en raison de son allure — un peu rond, costaud, barbu — et de sa démarche lourde, qui balance de droite à gauche. Une image si forte que lorsqu’il était ministre de la Santé (2003-2008), les hauts fonctionnaires et les employés de son cabinet le surnommaient ainsi en son absence !
Le nouveau chef libéral a également le côté solitaire de l’animal. À l’Assemblée nationale, il ne fréquentait jamais le salon des députés. « La politique, ce n’est pas la place pour nouer des amitiés profondes. Il y a trop de gens avec des agendas différents qui se superposent », dit-il, faisant allusion à la compétition entre ministres, mais aussi entre députés, parfois du même parti.
Il dit « bien vivre » avec la solitude et ne pas entretenir un grand réseau d’amis. Un seul reçoit ses confidences et ses angoisses : le Dr Juan Roberto Iglesias, qu’il a rencontré lorsque les deux hommes enseignaient à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke et qui deviendra son sous-ministre de 2003 à 2006. « Il était déjà sur la courte liste pour devenir sous-ministre quand je suis arrivé en politique. Il m’a beaucoup aidé à faire la transition », dit Philippe Couillard. Les deux se parlent régulièrement et s’amusent à émailler leurs courriels de phrases en latin.
Le 4 septembre dernier, le jour des élections, l’ours Couillard pêchait le saumon dans la rivière Sainte-Anne, en Gaspésie, avec pour seule compagnie une radio portative posée sur la rive. C’est avec sa femme et un couple d’amis, dans un restaurant du coin qui diffusait les résultats, qu’il a appris la victoire du Parti québécois et la fin du règne de Jean Charest.
Le lendemain, il prend ses messages sur son BlackBerry. Plus de 150, allant tous dans le même sens : des libéraux souhaitent qu’il brigue la direction du parti. En privé, l’ancien ministre des Finances Michel Audet est l’un des premiers à insister — il deviendra d’ailleurs son conseiller économique durant la course.
Philippe Couillard hésite. Il n’est plus dans l’œil médiatique et ne s’en plaint pas. « J’étais heureux, tranquille et je gagnais bien ma vie », me dit-il.
Panamaa-Arthur Porter est mis en état d’arrestation le 28 mai 2013.
Sa première réunion de stratégie, avant son annonce officielle, a eu lieu dans ses bureaux du fonds d’investissement PCP.
Dans les jours qui suivent les élections du 4 septembre, Philippe Couillard continue à recevoir des appels l’incitant à revenir en politique. Sa réflexion s’intensifie. Il tient une première réunion dans son bureau de PCP, rue Sherbrooke, avec quelques personnes, dont certaines feront partie de sa garde rapprochée lors de la course : Christian Lessard, ancien directeur des communications de Jean Charest ; Philippe Dubuisson, ancien chef de cabinet de Monique Jérôme-Forget ; Jean-Pascal Bernier, ex-chef de cabinet de Michelle Courchesne ; et le député Sam Hamad.
L’attention médiatique augmente lorsque Radio-Canada révèle que Philippe Couillard pourrait se lancer dans la course. « Philippe a parfois l’air brouillon, mais dans sa tête, c’est loin d’être désordonné. C’est un gars méthodique. Il voulait d’abord s’assurer qu’il pouvait gagner », explique son directeur de campagne, Christian Lessard, vice-président du cabinet de relations publiques Tact Intelligence-conseil.
Les premiers appels de Philippe Couillard sont adressés aux 50 députés libéraux. « Si tu n’as pas le soutien de tes futurs collègues, c’est inutile. Je ne voulais pas être un outsider », dit-il. Quatorze vont l’appuyer, 13 soutiendront Pierre Moreau, et 10 Raymond Bachand. Les autres resteront neutres.
La personne la plus difficile à convaincre sera sa femme, Suzanne Pilote, graphiste à la retraite, qui partage sa vie depuis 2002. Le couple s’est connu lorsqu’elle a eu à représenter, pour une brochure de la Société de l’assurance automobile, un cerveau malmené par un accident. Suzanne n’a pas aimé le premier passage en politique : les horaires de fou, la pression sur le couple et la famille, les attaques personnelles… « Je m’en serais bien passée ! » me dit-elle dans les coulisses du débat des candidats, à Québec, à la fin janvier.
Philippe Couillard décrit les moments difficiles de son premier passage en politique comme autant de « petites blessures ». « Il faut une carapace épaisse. Je ne sais pas si j’ai la couenne assez dure », dit-il en forçant un sourire.
Mais pourquoi revient-il en politique? Extraits :
Il est aussi partenaire du Fonds d’investissement PCP, dans le domaine de la santé, depuis sa retraite de la politique, en 2008.
Ce passage rapide de ministre à partenaire de PCP avait fait grand bruit. Au moment de sa démission, le 25 juin 2008, Couillard affirmait ne pas avoir de nouvel emploi. Or, une enquête du Commissaire au lobbyisme du Québec a plus tard révélé qu’il avait conclu une entente avec les présidents de PCP le 17 mai 2008, plus d’un mois avant sa démission du Cabinet. Tout le printemps, il avait négocié les termes de son embauche, alors qu’il était ministre et déposait des projets de loi.
« C’était une erreur », me dit-il dans son bureau de campagne, un ancien cabinet d’architectes au troisième étage d’un grand édifice industriel du début du siècle, rue Brewster, dans le sud-ouest de Montréal. Il fait une longue pause, le regard perdu dans la magnifique vue du centre-ville. « J’ai souvent pensé que ma façon de m’en aller avait manqué d’élégance. J’aurais dû m’expliquer. Il n’y avait pas d’irrégularité, pas de conflit d’intérêts, parce que PCP ne fait pas affaire avec le gouvernement. Mais une part de moi veut réparer cette sortie. »
Une autre part de lui n’en a pas fini avec le service public. « Je ne prétends pas avoir la solution à tous les problèmes, mais je veux faire bouger les choses », dit Philippe Couillard.
Et il veut laisser une trace, lui qui aime tant l’histoire — à 12 ans, pour Noël, il demandait à ses parents des bouquins sur l’Antiquité. On peut déceler cette préoccupation dans le livre33 histoires vraies racontées par des médecins (Furger), publié en novembre dernier, dans lequel 23 médecins du Québec et d’ailleurs dévoilent des épisodes de leur vie professionnelle.
Dans le style d’humour abrasif qu’affectionne Philippe Couillard — il adore les Monty Python et RBO, notamment —, le chapitre qu’il a signé en juillet 2011 s’intitule « Le perroquet crucifié ». Il y raconte avec émotion comment le travail des infirmières lui a appris, quand il était jeune neurochirurgien, à célébrer la vie, pas seulement à défier la mort.
Il écrit que deux activités humaines permettent de « transcender la brièveté de l’existence » et d’atteindre « la grande immortalité » évoquée par Milan Kundera, l’un de ses écrivains préférés. Il y a la création artistique, « qui permet de toucher le cœur et l’esprit, au-delà du temps ». Et l’action politique, qui, « malgré ses travers et ses coups de pied, demeure la meilleure façon d’arrêter de pleurnicher dans les gradins et de descendre faire un passage sur le terrain où une société essaie de devenir meilleure. De déposer sa petite brique dans une construction sans fin. »
Un passage qui résume bien l’homme, à mon sens, est celui qui a trait à son intérêt pour les guillotines et les bourreaux! Rien de moins. Ce type de curiosité, très philosophique, habite Philippe Couillard depuis sa jeunesse.
Extraits :
Le dimanche 20 janvier, les équipes se déplacent à Québec pour le deuxième débat. Dans une petite salle aux murs blancs du cégep Limoilou, la femme de Couillard s’approche et replace sa cravate. « Ton nœud est croche, pépé », dit-elle de sa voix aiguë, avant de s’assurer qu’il n’a pas taché sa chemise blanche en mangeant son sandwich du midi.
Philippe Couillard a mis l’une de ses cravates favorites : bleue ornée de petites abeilles jaunes, l’emblème de l’Empire français sous Napoléon Bonaparte, au début du XIXe siècle. « Il fut un temps où je collectionnais tous les livres de cette époque. C’est un personnage hors norme », dit-il. Tout comme le chirurgien en chef de la Grande Armée de Napoléon, le baron Dominique Larrey, « qui a beaucoup fait progresser la chirurgie » et dont Philippe Couillard a dévoré les Mémoires.
Un autre pan de l’histoire française n’a plus de secret pour lui : celui des bourreaux et des guillotines. Un peu macabre, lui dis-je. Il réplique que ce sont les contradictions de l’humain qui l’intéressent. « Une société qui codifie la mise à mort, qui l’inflige à ses citoyens, mais qui ostracise ceux qui exécutent cette tâche, c’est un phénomène intéressant », dit-il.
De la guillotine, Couillard deviendra un spécialiste un peu par hasard, lors de son passage de quatre ans en Arabie saoudite, de 1992 à 1996.
Il est alors neurochirurgien à Dharhan, dans l’est du pays, dans un centre médical mis sur pied par l’entreprise pétrolière Aramco, qui compte 55 000 employés en Arabie saoudite. Dans ses temps libres, Philippe Couillard participe à un club d’histoire. Ils sont six membres et font des exposés à tour de rôle. Celui de Couillard sur la guillotine — une machine née dans l’esprit d’un médecin, le député français Joseph Ignace Guillotin, vers 1790 — surprend par ses nombreux détails. L’appel d’offres (eh oui !) pour construire la première machine n’a pas été remporté par le plus bas soumissionnaire, mais par le deuxième. « Est-ce qu’il y avait de la corruption, je ne sais pas ! » blague Couillard aujourd’hui.
Enthousiaste, le président du club d’histoire, un Américain, parle de cet exposé à des amis de la base militaire de son pays, tout près. Deux semaines plus tard, Philippe Couillard faisait part de ses découvertes à 200 soldats américains, membres du corps des ingénieurs, postés en Arabie saoudite !
« C’était inusité », lâche-t-il en entrevue, un peu mal à l’aise. « L’Arabie saoudite a encore la peine de mort. »
L’animosité dans entre Raymond Bachand et Philippe Couillard a transpiré de cette course. Le texte l’aborde.
Extraits :
La préparation des débats des 26 et 27 janvier, en anglais à Montréal, puis sur la santé à Gatineau, bat son plein. Guillaume Demers, responsable des médias sociaux, qui transcrit les idées sur un ordinateur portable, peine à déchiffrer l’écriture en pattes de mouche de l’ancien médecin. Pendant plusieurs heures, il est question de langue, de Constitution, d’économie, d’éducation, de qualité et de financement des soins de santé, d’aide aux aînés…
Ses conseillers exigent de Couillard des exemples concrets pour illustrer ses idées, souvent très théoriques. « Les gens veulent voir un Couillard humain, qui les comprend, pas seulement un gestionnaire », dit Isabelle Migneault.
Couillard se laisse tomber sur une chaise près du tableau. « Moreau va sûrement nous sortir encore quelque chose pour attirer l’attention. Il l’a fait dans les premiers débats avec l’abolition des cégeps et une commission permanente contre la corruption. Il faudra être prêts », prévient-il.
L’équipe ne prépare aucune attaque contre Raymond Bachand et Pierre Moreau, même si leurs points faibles ont été consignés dans un document dès le début de la course. « On a fait nos devoirs, mais ce rapport ne servira pas. Le patron ne veut pas », dit Harold Fortin. Le passage de Raymond Bachand à la tête du Fonds de solidarité de la FTQ, de 1997 à 2001, au moment où l’entrepreneur Tony Accurso faisait la pluie et le beau temps dans le milieu de la construction — et était un partenaire important du Fonds —, en fait partie.
Aucune défense particulière n’est préparée contre des attaques sur les liens de Philippe Couillard avec Arthur Porter.
Le samedi 26 janvier, 45 minutes après le début du débat en anglais, à l’Université Concordia, Raymond Bachand dégaine. Philippe Couillard vient d’affirmer que la commission Charbonneau aurait dû être mise sur pied plus rapidement. L’ancien ministre des Finances lance : « Pendant que Pierre et moi combattions la corruption, tu faisais des affaires avec Arthur Porter ! »
Dans l’auditorium, des murmures et quelques huées se font entendre. Les conseillers de Couillard s’envoient des textos, dans lesquels dominent les jurons. Sur scène, Philippe Couillard encaisse. « Je ne vais pas utiliser une basse tactique comme tu viens de le faire. Je peux faire de la culpabilité par association, moi aussi », dit-il avec calme. Il regarde Raymond Bachand et fait une pause de trois secondes qui paraît une éternité. « Mais je ne vais pas le faire. C’est ridicule et non productif. »
Sur les réseaux sociaux, les amateurs de politique s’enflamment. Des sympathisants de la CAQ et du PQ s’en donnent à cœur joie, convaincus d’avoir trouvé la faille dans l’armure du meneur. Des journalistes avancent que les adversaires du PLQ ont certainement isolé ce passage pour le ressortir en campagne électorale…
Après le débat, Philippe Couillard offre aux journalistes l’une de ces réponses dont il a le secret, plus proches de la philosophie que de la politique : « On fait des choix dans la vie. J’essaie que dans mon cœur ne viennent jamais la haine et la rancune. »
Raymond Bachand explique qu’il a été « piqué » par Philippe Couillard sur le bilan du gouvernement Charest en matière de corruption et qu’il a lancé son attaque instinctivement. « J’ai des émotions », dit-il aux médias.
Dans le camp Couillard, on ne croit pas à la thèse de l’improvisation. Dans les jours suivants, Raymond Bachand poursuit l’offensive dans les quotidiens et à la radio, ce qui confirme la stratégie délibérée. À La Presse, il en rajoute : « Vous ne vous associez pas à quelqu’un pour partir une compagnie si vous ne le connaissez pas. »
Philippe Couillard est sur la défensive. Il explique qu’Arthur Porter a été nommé par le conseil d’administration du CUSM en 2004 — et non par lui ou son gouvernement. Il ajoute que le contrat de construction du nouveau CUSM, accordé à SNC-Lavalin (et pour lequel l’Unité permanente anticorruption a lancé un mandat d’arrêt contre Arthur Porter et quatre autres personnes soupçonnées d’avoir touché des pots-de-vin de 22,5 millions de dollars), l’a été en 2010, « deux ans après mon départ de la politique ! »
En privé, l’homme semble plus blessé que fâché par ces attaques. « Raymond et Pierre me connaissent, ils savent que je n’ai rien à me reprocher, mais ils le font quand même. » L’ancien ministre déplore ce qu’il juge comme une « réécriture de l’histoire ».
Dernier avant-goût du texte (il y a encore beaucoup à découvrir, mais ce billet de blogue commence à devenir franchement interminable, alors… )
Sur les coulisses du congrès de Verdun, où Philippe Couillard l’a emporté.
Extraits :
Une semaine auparavant, afin de veiller à ce qu’aucun détail ne soit négligé, l’organisation a mis en place le « comité Saint-Patrick » — le vote ayant lieu le jour de la fête des Irlandais —, constitué des plus hauts dirigeants de la campagne. « On a fait élire des délégués, maintenant il faut s’assurer qu’ils votent », dit Serge Rémillard.
Pour y parvenir, l’équipe Couillard va dorloter ses militants grâce à un trésor de guerre bien garni : elle a amassé 439 000 dollars (contre 351 000 dollars pour Bachand et 176 000 pour Moreau).
Lorsqu’ils ouvrent la télé de leur chambre d’hôtel, les délégués pro-Couillard sont accueillis par une vidéo de bienvenue enregistrée par leur candidat dans les deux langues. Le dimanche matin à 5 h, un petit journal de quatre pages, le Couillard Express, est distribué sous chaque porte : il contient un résumé de l’hommage à Jean Charest rendu la veille, un rappel des idées de Philippe Couillard et un appel au vote. Couillard sera aussi le seul à offrir des navettes jusqu’à l’auditorium, situé à sept stations de métro de là.
Et il sera le seul candidat à avoir ce que le comité Saint-Patrick a surnommé l’« arme secrète » : un logiciel conçu expressément pour le congrès, qui permettra aux organisateurs de suivre à la trace le vote de leurs délégués.
[…]
Sa mère, Hélène, 81 ans, est assise à côté de moi sur un des petits bancs rouges. « S’il gagne, je serai contente pour lui. S’il perd, il aura plus de temps avec Suzanne et les enfants », dit-elle, sourire en coin. Puis, elle se fait plus grave, ajoutant qu’un revers serait probablement difficile à avaler pour son fils. « Il n’a jamais connu l’échec. S’il tombe, ça va faire plus mal. »
L’ambiance n’est toutefois pas à la défaite. Philippe Couillard récite des phrases du groupe satirique anglais Monty Python avec sa fille, Myriam. Il jette un coup d’œil à son discours de victoire, corrige quelques mots. Stéphane Billette, assis dans un coin, suit les résultats du vote, qui prennent la forme de plusieurs graphiques sur son cellulaire. « Tout va bien, nos impressions se confirment », dit-il. Deux semaines avant le congrès, l’équipe Couillard avait senti un déplacement des appuis de Raymond Bachand vers leur camp et celui de Pierre Moreau.
Vers 13 h 30, lorsque Philippe Couillard retourne dans l’estrade réservée à ses partisans pour attendre les résultats officiels, il sait que la victoire est dans la poche. Le logiciel indique 58 % au compteur. Son équipe et lui dansent au son de la musique pop américaine qui résonne dans l’auditorium, digne des entractes des parties du Canadien. Une heure plus tard, le parti annonce que les 2 377 délégués qui ont exercé leur droit de vote ont choisi Couillard à 58,5 %, Moreau à 22 % et Bachand à 19,5 %.
La stratégie de deuxième tour, soigneusement élaborée quelques jours avant le congrès, prévoyait le ralliement de sept députés des autres camps et un jumelage des indécis avec un délégué de l’équipe Couillard chargé de les convaincre. Elle ne servira pas.
Une fois Couillard de retour dans le vestiaire après l’allocution de victoire, le président du Fonds PCP, Sheldon Elman, qui a été son patron pendant quatre ans, se fraie un chemin pour le féliciter.
Simon tape sur l’épaule de son père. « Comment on se sent ? » demande-t-il. « C’est un peu irréel encore. Disons que les deux gardes du corps aident à rendre ça concret ! » répond-il en désignant les deux costauds de la Sûreté du Québec qui montent maintenant la garde devant le vestiaire no 3.
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Philippe Couillard au
CSARS: «Il n’y a
absolument aucun
hasard»
Philippe Couillard .
Philippe Couillard estime peu probable qu’Arthur Porter, son ami et associé d’affaires, l’ait fait nommer en 2010 au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). Or, l’arrivée du candidat à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) dans cet organisme – qui est censé être neutre, représentatif politiquement et ne compter que de trois à cinq membres au maximum – n’aurait rien du hasard, selon plusieurs interlocuteurs du milieu de la sécurité nationale.
En juin 2010, lorsque Philippe Couillard a été nommé membre du CSARS, son associé de l’époque, Arthur Porter (nommé en 2008), venait d’accéder à la présidence de l’organisme. Celui-ci ne comptait que trois autres membres: l’ex-ministre libéral du Nouveau-Brunswick Denis Losier, nommé en 2008, l’Ontarienne Frances Lankin, nommée en 2009, et Carol Skelton, ex-ministre conservatrice nommée en 2010.
En entrevue à La Presse l’automne dernier, Philippe Couillard avait estimé peu probable qu’Arthur Porter ait quoi que ce soit à voir avec sa nomination au CSARS. «Ce sont des nominations du Conseil privé», a-t-il souligné.
Or tout ceci survenait dans un contexte où ces deux «amis» lançaient en parallèle leur entreprise de conseil, en plus de siéger au conseil d’administration d’une société minière.
«Deux amis et associés venant de la même province dans ce petit comité? Il n’y a absolument aucun hasard.» Michel Juneau-Katsuya, ex-agent et cadre au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui a suivi attentivement la création et l’évolution du CSARS, est formel: Philippe Couillard a «forcément» été nommé au CSARS grâce à Arthur Porter, même si c’est le premier ministre qui décide, après consultation avec les partis qui ont au moins 12 députés en chambre.
Il dénonce d’ailleurs la dérive du CSARS, qui serait devenu au fil du temps, et surtout sous les conservateurs, un lieu de «patronage».
«La politique et l’envie de récompenser des amis ont pris le dessus sur la raison et la sécurité nationale», ajoute un expert bien informé du monde du renseignement, qui ne croit pas non plus au hasard. «Il n’y a aucune logique dans ces nominations, c’est un peu honteux», tranche-t-il.
Cette entrée est aussi survenue au milieu d’une série de nominations croisées et d’associations, rapprochées dans le temps, entre Couillard et Porter (voir infographie).
«On a perdu l’esprit originel du CSARS, on a perdu sa neutralité. Le chien de garde est devenu un chien de poche. On traite la sécurité nationale comme une business pour les amis», s’insurge Michel Juneau-Katsuya.
Cette semaine, Philippe Couillard n’a pas voulu répondre aux questions de La Presse. Mais son attaché de presse a répété qu’il avait seulement répondu à l’appel lorsque le bureau du premier ministre l’a sollicité pour sa compétence.
Dimitri Soudas, alors lieutenant de Stephen Harper pour le Québec, n’a pas rappelé La Presse. De son côté, le bureau de Stephen Harper a refusé de dire qui a suggéré la nomination de Philippe Couillard.
«Gaffes monumentales»
Michel Juneau-Katsuya rappelle que le CSARS a été créé en 1984 (ainsi que le SCRS) sur recommandation des commissions Mackenzie et McDonald «à cause des activités répréhensibles» du service de renseignement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), et que cette même entité avait été utilisée par le gouvernement Trudeau à des fins «partisanes».
En plus de surveiller les activités du SCRS, le CSARS doit donc être politiquement neutre. En théorie, la seule condition pour y siéger, en plus de subir une enquête de sécurité, est d’être membre du Conseil privé de la reine.
Michel Juneau-Katsuya considère aussi que les nominations au CSARS d’Arthur Porter, représentant de la Sierra Leone et proche d’Ari Ben Menashe, marchand d’armes ayant des accointances avec les services secrets israéliens, et de Philippe Couillard, qui travaillait alors pour le gouvernement de l’Arabie saoudite, sont des «dérogations à la sécurité nationale, des gaffes monumentales comme l’a été le cas de Maxime Bernier» (qui avait laissé traîner des documents secrets).
Gilles Duceppe a déjà qualifié d’«imprudente» la nomination de M. Porter et s’y est opposé à l’époque.
Même si le «vrai» travail est fait par des recherchistes avec cote de sécurité maximale, les membres du CSARS ont accès en tout temps aux dossiers secrets à leur demande, s’inquiète-t-on dans le monde du renseignement. Ils visitent aussi les bureaux du SCRS.
Dans un courriel adressé à La Presse, le bureau du premier ministre Harper écrit que les normes de vérification de sécurité pour les «candidats à certaines charges publiques», sans préciser si cela concerne le CSARS, sont quadruples depuis 2010: vérification du casier judiciaire menée par la GRC, évaluation de sécurité réalisée par le SCRS, vérification faite par l’Agence du revenu du Canada et le Bureau du surintendant des faillites.
«Durant la vérification de ses antécédents et l’enquête de sécurité, il a été déterminé» que le poste occupé par Philippe Couillard en Arabie saoudite «ne constituait pas un conflit d’intérêts» puisqu’il était «lié à la santé et non aux enjeux de sécurité», dit le bureau de Stephen Harper à La Presse.
Au sujet d’Arthur Porter, le bureau du premier ministre répète encore une fois que ni le Parti libéral du Canada ni le Nouveau Parti démocratique ne s’étaient opposés à sa nomination.
Lors de son entretien avec La Presse aux Bahamas, Arthur Porter a affirmé qu’il ne savait même pas comment il s’était retrouvé dans la liste des candidats pour le CSARS. «Il y a d’autres personnes à qui vous devriez poser la question pour savoir comment on peut se retrouver sur ces listes», a-t-il dit.
Un ex-haut responsable des services secrets français a aussi fait part à La Presse de sa stupéfaction de voir des personnes liées à des États étrangers, en particulier l’Arabie saoudite – montrée du doigt pour son financement de la mouvance islamiste radicale -, obtenir un tel poste permettant l’accès aux plus grands secrets du Canada. «Vous plaisantez?», s’est-il exclamé.
L’histoire du CHUM
Le consortium CHUM Collectif, qui a finalement été retenu pour construire le CHUM, est formé de firmes étrangères Illustrations fournies par le CHUM incluant Innisfree Limited (Grande-Bretagne), Dalkia Canada (France) et Obrascon Huarte Lain (Espagne).
Octobre 2000
La ministre de la Santé de l’époque, Pauline Marois, annonce la construction de deux hôpitaux universitaires: le CHUM, au 6000, rue Saint-Denis, et le CUSM, sur le terrain de la gare de triage Glen.
Avril 2006
Après plusieurs revirements, le gouvernement annonce que le CHUM sera construit au centre-ville, en PPP (1,1 milliard). Ce mode de construction est aussi choisi pour le Centre de recherche du CHUM (CRCHUM, 320 millions).
Mai 2008
Lancement des appels de propositions pour la construction du CRCHUM en PPP.
Mars 2009
Lancement des appels de propositions pour la construction du CHUM en PPP.
Avril 2009
Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, déclare que les coûts de construction des hôpitaux universitaires en PPP pourraient s’élever à 5,2 milliards plutôt qu’à 3,2 milliards. Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du Trésor et grande partisane des PPP, quitte ses fonctions.
Juin 2009
L’Ordre des ingénieurs et l’Ordre des architectes du Québec déclarent que le PPP est un mode de réalisation inadéquat pour des projets complexes comme des hôpitaux universitaires. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, démissionne.
Octobre 2009
Dépôt à Québec du projet de loi pour abolir l’Agence des PPP et créer Infrastructures Québec.
Novembre 2009
Un rapport de M. Lachance révèle que les analyses de l’Agence des PPP selon lesquelles la construction des CHU en PPP est préférable au mode traditionnel sont erronées. M. Lachance qualifie ces études d’«incomplètes» et de «peu fiables». Au même moment, le gouvernement revoit le mode de financement des projets de CHU en PPP. Alors que le privé devait au départ supporter 100% du financement, Québec accepte de payer à l’avance 45% du coût total, assumant ainsi une portion non négligeable des risques.
Janvier 2010
À la demande des consortiums soumissionnaires dans le projet du CRCHUM, le gouvernement augmente les limites budgétaires du projet à 470 millions. La même situation se produit au CUSM, dont les coûts sont portés à 1,343 milliard.
Mars 2010
Un des deux consortiums soumissionnaires dans le projet du CRCHUM se retire. Le manque de concurrence qui en découle est décrié. Quelques jours plus tard, le lancement de la construction du CRCHUM est annoncé. Le seul consortium restant remporte le contrat, et la construction du CRCHUM commence.
Décembre 2010
Québec annonce que, selon les experts, le PPP est préférable au mode traditionnel pour la construction du CHUM et permettrait même d’économiser 302 millions. Le gouvernement accepte de hausser les coûts de construction du CHUM, qui s’élèvent à ce jour à 2,089 milliards.
Février 2011
On apprend que l’autre consortium en lice, Accès Santé CHUM, a été écarté en raison de son montage financier qui ne respecterait pas le plafond fixé à 2,089 milliards. CHUM Collectif décroche le contrat. À Québec, le PQ flaire de la collusion. Mais il faudra attendre un rapport du vérificateur, en juin 2011, pour connaître les détails.
Dans le dossier du CHUM, le premier ministre Jean Charest ne pouvait pas encadrer et contenir la force et la puissance du ministre de la Santé d’alors, Philippe Couillard, appuyé de son ministère. Le ministre Couillard avait fait le plein des solidarités qu’il pouvait mobiliser au sein d’autres ministères et instances de la machine étatique et bureaucratique du gouvernement du Québec.
C’est sur un fond de tensions et de dissensions au niveau du pouvoir politique exécutif que se déploya la controverse publique portant sur cette décision majeure pour la collectivité: le choix du site du CHUM.
La controverse était importante, certes, et somme toute singulièrement atypique. Comme toutes les autres controverses, elle fut d’abord intense et mobilisa particulièrement plusieurs forces et groupes de la grande communauté montréalaise, qu’une profonde fracture séparait, quand cette division n’allait pas jusqu’à traverser un même milieu de cette communauté. Et l’un et l’autre camp s’adressaient, comme c’est le cas dans les controverses publiques classiques, au pouvoir politique exécutif pour que ce dernier tranche leurs différends et désaccords. Chaque camp croyait en toute bonne foi et en toute rationalité détenir la meilleure option, tout en rejetant ce que l’autre camp mettait de l’avant.
Mais cette image d’une sérieuse controverse est tronquée si l’on n’y ajoute pas ce qui la distingue. Cette controverse publique fut atypique en ce que les camps opposés s’adressaient à un pouvoir politique exécutif qui n’était pas complètement extérieur à eux, à leur logique et à leurs stratégies d’action, et qui était de surcroît, dans les circonstances, ni unifié ni solidaire dans l’exercice de la gouvernance politique.
Par ses propres tensions et dissensions internes, le pouvoir politique de l’époque affrontait fortement divisé l’importante prise de décision publique qu’il s’apprêtait à faire.
Dans le camp des artisans du projet de technopole sise à la gare d’Outremont, l’allié était, on le sait, le principal acteur du pouvoir politique exécutif du moment: le premier ministre lui-même. Mais dans la conjoncture politique de l’époque, la popularité du premier ministre et de son gouvernement ne lui donnait pratiquement aucune marge de manoeuvre. Fréquemment pris personnellement à partie dans les dossiers politiques de l’heure que traitait l’équipe gouvernementale, et fortement embarrassé par la querelle relative aux subventions majorées potentiellement accordées aux écoles juives qui faisait soudainement surface dans l’actualité, le premier ministre n’avait ni la force ni la légitimité voulues pour amener le ministre de la Santé à pencher vers les choix qu’il estimait être ceux que devait faire le gouvernement du Québec. Et même s’il caressait alors, selon des sources fiables, le projet d’écarter de son cabinet un ministre de la Santé auquel il s’opposait sur cette question, le premier ministre n’avait pas l’autorité requise à ce moment pour poser un tel geste.
Le premier ministre ne pouvait donc pas encadrer et contenir la force et la puissance du ministre de la Santé appuyé de son ministère. Le ministre Couillard avait fait le plein des solidarités qu’il pouvait mobiliser au sein d’autres ministères et instances de la machine étatique et bureaucratique du gouvernement du Québec. Qui plus est, il était, on ne sait trop pourquoi, un adversaire acharné du projet d’une technopole de la santé et du savoir située sur le site Outremont.
Au sein du pouvoir politique exécutif, le ministre de la Santé et son entourage étaient donc les puissants alliés du camp favorisant le projet du 1000 Saint-Denis. On ne peut comprendre comment la controverse a évolué si on néglige les interventions et l’influence du ministre de la Santé lui-même, de son ministère, extrêmement interventionniste dans le quotidien et les menus détails de ce dossier, et de leurs alliés clés, en fait leurs subordonnés, les instances de gouvernance et de direction du CHUM.
L’Université de Montréal, à mesure que la controverse publique prenait de l’importance, était de plus en plus déconcertée. Elle n’avait pas prévu son déroulement, son ampleur et sa singularité. L’Université continuait à mener un débat d’idées et de concepts dans un monde où la rationalité lui semblait, en toute logique, devoir ultimement triompher. Mais, sur le terrain des médias, de l’opinion publique et des prises de position qui occupaient la sphère publique, la préférence était nettement accordée aux images porteuses, aux symboles, aux déclarations-chocs qui visent à atteindre l’émotion et la sensibilité. Bref, on penchait pour tout ce qui nourrit plus facilement les motivations idéologiques que les raisonnements sophistiqués et bien documentés.
L’Université était appelée à exceller dans un monde qui n’était pas le sien, et il est clair qu’elle n’y faisait pas bonne figure. Elle ne parvenait pas à maîtriser suffisamment cet univers pour y faire valoir son point de vue avec l’efficacité et la crédibilité voulues
Une victoire politique à court terme
Cette victoire de Philippe Couillard et de ses hauts fonctionnaires ne conduisit pas seulement au gâchis que nous avons décrit. Elle tua aussi une occasion unique de donner à la population montréalaise et québécoise un établissement hospitalier mettant à profit, pour ses missions de soins et de formation, la présence sur son site des facultés des sciences de la santé de l’Université de Montréal. Elle priva aussi la plus grande université québécoise et la société qu’elle dessert d’une technopole de la santé et du savoir de calibre international.
Tous les ingrédients étaient là pour faire de ce projet un succès. Les médecins et les chercheurs y adhéraient avec enthousiasme. Toutes les instances de l’Université de Montréal l’appuyaient avec une unanimité jamais vue. Les facultés de la santé de l’Université avaient toutes été intimement impliquées dans l’élaboration de ce projet. Les secteurs pharmaceutique et biotechnologique montréalais le voyaient comme un catalyseur des développements présents et futurs.
Les promoteurs de «Montréal, ville de savoir» ne pouvaient que rêver de ce développement majeur. Le milieu des affaires, sur lequel on comptait pour une partie importante du financement, avait déjà donné son adhésion publiquement.
Tout cela dans un contexte où l’on pouvait donner aux malades exigeant des soins hautement spécialisés, propres aux hôpitaux universitaires, une qualité de soins de calibre international. Les bureaucrates de Québec et le ministre Couillard ne pouvaient accepter que l’Université de Montréal soit l’initiatrice de ce grand projet. Comme ce fut le cas pour les quatre autres projets d’hôpital universitaire qui avaient été conçus au cours des dernières décennies par ce grand établissement francophone, Québec refusa le projet de technopole de la santé et du savoir qu’il avait mis de l’avant.
On constate présentement une très grande morosité au sein des médecins et des chercheurs du CHUM. Une infime minorité d’entre eux s’intéresse encore au projet en cours. Il ne semble pas facile non plus de mobiliser les forces vives de l’Université de Montréal autour d’un projet qu’on lui a imposé au détriment du sien. Le milieu des affaires semble peu enthousiaste et, malgré les interventions répétées de Philippe Couillard du temps où il était encore ministre, la Fondation du CHUM n’est toujours pas arrivée à convaincre un poids lourd du milieu des affaires de prendre la présidence d’une grande campagne de financement. On est bien loin de la prévision de Philippe Couillard selon laquelle tous se rallieraient à sa décision lorsqu’ils comprendraient qu’elle est définitive.
En somme, les fruits d’une victoire politique à court terme sont de plus en plus amers, et ils ne seront jamais mangés par ceux qui les ont engendrés.
* M. Lacroix a été recteur de l’Université de Montréal de 1998 à 2005. M. Maheu a représenté l’UdeM au conseil d’administration du CHUM. Ce texte est extrait du livre «Le CHUM: Une tragédie québécoise», publié par les Éditions du Boréal. L’ouvrage sera en librairie la semaine prochaine.
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Le PLQ, «une machine à
ramasser de l’argent»,
selon son ex-président
Jean charest,celui qui a amélioré l’érection de la corruption et de la collusion ,en système de gérance de l’État.
(18 novembre 2010)
La pétition réclamant la démission de Jean Charest a atteint les 167 000 signatures au moment d’écrire ces lignes.
Québec — Il faut une enquête publique sur la construction, «on est rendus là», a confié au Devoir l’ancien député libéral d’Orford de 1989 à 2003, Robert Benoît, qui a aussi été président du PLQ, un parti devenu selon lui une «machine à ramasser de l’argent».
«Quand 100 % des gens demandent quelque chose dans une société, incluant la police, c’est parce qu’on est rendus là», a-t-il soutenu. M. Benoît, 66 ans, actuellement conseiller municipal à Austin, en Estrie, dit ne pas être surpris que le «niveau de frustration monte» et qu’il s’exprime en masse dans une pétition réclamant la démission de Jean Charest (qui a atteint les 167 000 signatures au moment d’écrire ces lignes). De plus, l’ancien député trouve «absolument aberrant» que personne n’ait appuyé la proposition du militant libéral Martin Drapeau la fin de semaine dernière, au conseil général du PLQ à Lévis. M. Drapeau a proposé aux quelque 500 militants libéraux présents une résolution réclamant le déclenchement d’une enquête publique sur le secteur de la construction et des contrats publics. Elle n’a pas été discutée faute de coproposeur.
Dans une formation politique, on «devrait être capable de discuter, de partager des idées, d’essayer de les faire évoluer et ce n’est pas du tout ce qui se passe en ce moment [au PLQ]. C’est devenu une machine à ramasser de l’argent. Ça, j’ai de la misère avec ça», a-t-il déploré. Un parti politique, selon lui, devrait plutôt être une «machine à développer des idées, à penser, à regarder par en avant. […] Et ensuite, tu ramasses de l’argent et tu gagnes l’élection».
Au sujet de l’enquête publique elle-même, M. Benoît dit avoir eu «ses réticences» pendant longtemps. Il estimait dans un premier temps que Jean Charest faisait bien de regarder au-delà des sondages et «d’assumer ses responsabilités». Plus que la volte-face de la FTQ, ce sont les appuis, venus de policiers, à la tenue d’une commission qui l’ont fait changer d’avis. D’abord le syndicat de la SQ et son président, Jean-Guy Dagenais, mais surtout l’inspecteur Denis Morin, de l’escouade Marteau, qui a affirmé la semaine dernière, à l’émission Mongrain, qu’une enquête publique ne nuirait pas à son travail. D’autres policiers ont aussi affirmé qu’une commission aiderait les enquêtes policières et c’est ce qui a rallié M. Benoît.
La fêlure d’Orford
L’ancien député a eu maille à partir avec le gouvernement Charest depuis 2006. Avec son épouse Gisèle Lacasse (militante libérale de longue date), ils ont lancé et animé un petit groupe de farouches opposants au controversé projet de privatisation partielle du parc du Mont-Orford. Début septembre, S.O.S. Orford se sabordait en «criant victoire» (comme l’a écrit La Tribune): l’adoption de la loi 90, plus tôt cette année, scellait le retour des 459 hectares qui avaient été arrachés au parc national il y a plus de quatre ans par la loi 23, adoptée sous bâillon.
Depuis les durs mois qui ont précédé l’adoption de la loi 23, le couple Benoît-Lacasse n’a pas remis les pieds dans un conseil général du PLQ. M. Benoît se souvient qu’à l’époque, peu avant un important conseil général devant avoir lieu à Trois-Rivières, les autorités du parti lui téléphonaient «deux fois par jour» pour savoir s’il allait se présenter à la réunion partisane. «On m’a avisé que M. Béchard [présenterait son projet] et que ça finirait là, sans discussion. Je me suis dit: « Ben je n’ai pas d’affaire là, moi. Si je ne peux pas donner mon point de vue, je vais l’écouter à la télévision, point à la ligne ».»
Gisèle Lacasse rappelle au Devoir que le débat d’Orford a été d’autant plus difficile que «c’était tous nos amis», au premier chef Claude Béchard. Le ministre décédé début septembre et Robert Benoît ont longtemps été voisins de pupitre au Salon bleu, du temps de l’opposition. M. Benoît lui a d’ailleurs rendu un hommage senti en septembre. Autre amie du couple: Line Beauchamp, qui fut la ministre de l’Environnement qui annula la vente du Mont-Orford.
30 ans de Paradis
Mme Lacasse a fait ses premières armes au PLQ en 1980, lors du référendum. À l’automne de la même année, elle s’engageait à fond dans la première campagne de Pierre Paradis, lors d’une élection partielle. «J’ai remonté toute la structure électorale du comté de Brome-Missisquoi avant que Pierre n’arrive. […] Je faisais ses campagnes de financement également: mais moi, c’était un ticket à la fois… Je n’avais rien à vendre, pas d’entreprise», note-t-elle au passage. Le 30e anniversaire de l’élection de Pierre Paradis — qui a été systématiquement exclu du Conseil des ministres depuis sept ans — a d’ailleurs été souligné hier au Salon bleu… par une motion présentée par le péquiste Étienne-Alexis Boucher (Johnson), à la surprise du député Paradis.
«J’ai milité pendant 25 ans dans ce parti-là et j’y suis très attachée», a confié Mme Lacasse. «Mais j’en suis très déçue actuellement. Énormément. Je ne reconnais plus mon parti. Je ne reconnais plus mon parti», répète-t-elle, soutenant que les années Ryan et Bourassa semblent très loin.
Outre la mauvaise gestion du dossier Mont-Orford, Mme Lacasse déplore le peu de débats au PLQ. Elle évoque «plusieurs autres dossiers», dont le refus d’une commission d’enquête sur la construction. Autre élément: «Prenez le BAPE [Bureau d’audiences publiques sur l’environnement], il me semble qu’avant, c’était une instance beaucoup plus indépendante, solide.» Or, rappelle-t-elle, le programme électoral de 2003 promettait l’inverse. D’ailleurs, Robert Benoît — qui avait été critique en matière d’environnement dans l’opposition — avait contribué à le rédiger. Le PLQ promettait de «raffermir le rôle des services d’enquêtes du ministère de l’Environnement et du BAPE afin de protéger le lien de confiance entre ces institutions et les citoyens». Un engagement électoral «qui n’a pas été maintenu à mon avis», juge Mme Lacasse.
Malgré tout, ajoute cette dernière, «il n’est pas dit qu’on ne reviendra pas au parti… Peut-être quand il y aura du changement…» Autrement dit, quand le PLQ aura changé de chef? «Je me bornerai à dire: « quand il y aura des changements au sein de notre parti »…»
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(17 mars 2009)
Philippe Couillard et l’éthique
Une petite question suite au bref rapport du commissaire au lobbyisme concluant que la firme d’investissement en services de santé privés Persistence Capital Partners pour laquelle l’ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, est allé travailler dès son départ hâtif du gouvernement, n’aurait exercé aucune pression pour favoriser l’adoption par ce même ministre d’une loi bénéficiant ce même secteur privé :
À quoi ça sert d’avoir un commissaire au lobbyisme s’il nous dit lui-même que ça prendrait un commissaire à l’éthique pour enquêter sur le comportement des élus eux-mêmes dans de possibles conflits d’intérêts entre eux et lobbyistes, dont certains sont parfois même des employeurs potentiels pour ces premiers? Pensons seulement aux questions analogues soulevées par quelques cas récents à la Ville de Montréal, où d’anciens élus ou hauts-fonctionnaires sont passés à la vitesse de l’éclair à des firmes d’ingénieurs ou de contracteurs faisant des affaires d’or avec la même ville.
De retour à l’affaire Couillard. Pour fin de mémoire – et il est très important ici de comprendre la genèse de la loi québécoise sur le lobbyisme – on se souviendra que le poste de commissaire au lobbyisme fut créé en 2002, un peu à la va-comme-je-te-pousse.
C’est-à-dire, essentiellement pour répondre à la tempête politique ayant découlé de l’«affaire Oxygène 9», une firme proche de certains ministres du PQ, dont avait fait partie le directeur général du PQ à l’époque, et alors soupçonnée d’avoir tiré profit de ses liens privilégiés. Ayant voulu expédier le tout le plus rapidement possible, le gouvernement Landry a adopté une loi créant un poste de commissaire au lobbyisme. Cherchant surtout à contrôler le dommage politique causé par l’affaire Oxygène 9, les coins de cette loi ont été tournés un peu rond. Le gouvernement s’est aussi assuré que cette loi n’importunerait pas trop les élus. Bref, à la décharge du commissaire au lobbyisme, le vrai problème est que l’économie générale de la loi a été pensée sur mesure afin de jeter les projecteurs sur les lobbyistes, et non sur les élus et leur éthique. Bref, on diraiit bien un tigre de papier.
À preuve: même si le commissaire au lobbyisme a beau nous apprendre que contrairement à ce que Philippe Couillard avait affirmé publiquement, il aurait bel et bien rencontré les patrons de Persistence Capital Partners alors qu’il était toujours ministre, et discuté de son «avenir», cela ne relève pas de son mandat, tel que dicté par la loi.
Tenez. Une bonne idée pour Jean Charest: amender cette loi pour qu’elle couvre AUSSI le comportement des élus vis-à-vis des lobbyistes pendant qu’ils sont en poste! Ou, créer un poste de commissaire à l’éthique. Mais nommé par les deux tiers de l’Assemblée nationale. Pas comme pour le nouveau PDG de la Caisse de dépôt et placement, téléguidé par le bureau du PM…
Pour une analyse universitaire solide de l’affaire Oxygène 9, ses retombées politiques et les lacunes de la législation sur le lobbyisme qui en a découlé, voir:
Encore une fois, une de ces lacunes est qu’elle concerne surtout les lobbyistes eux-mêmes, ne touchant les élus et le personnel politique qu’après leur sortie de politique.
Au cours des mois précédant son départ de la vie politique le 25 juin 2008, Philippe Couillard a rencontré à quatre reprises les représentants du fonds d’investissement privé en santé Persistence Capital Partners (PCP), son futur employeur. PCP n’a toutefois commis aucune infraction à la loi sur le lobbyisme dans le cadre de ces échanges.
C’est ce que conclut le commissaire au lobbyisme, André C. Côté, dans un rapport rendu public ce matin. Le commissaire n’a toutefois pas fait enquête sur les agissements de l’ex-ministre, puisque son mandat ne le lui permet pas. Seul un commissaire à l’éthique, un poste qui n’existe pas à Québec, aurait pu le faire.«Il est essentiel d’affirmer que le Commissaire au lobbyisme n’a pas pour mandat d’évaluer la conduite de M. Couillard ni de déterminer si en initiant des démarches qui l’ont conduit à rencontre MM Sheldon et Stuart M. Elman (de PCP) entre mars et mai 2008 pour discuter d’une éventuelle association, il se plaçait dans une situation pouvant comporter des éléments de conflits d’intérêts ou de conflits de rôles, par rapport à sa charge et à certaines décisions qu’il devait prendre» (…) au sujet des cliniques privées, indique M. Côté dans son rapport.
Quelques jours avant de quitter la politique, Philippe Couillard a signé deux décrets favorables aux cliniques privées, l’un précisant la cinquantaine de traitements médicaux pouvant y être dispensés et l’autre visant à réduire le coût de leur permis d’exploitation. Mais selon le commissaire, PCP, propriétaire des cliniques privées Medisys, n’a pas tenté de faire pression sur M. Couillard pour qu’il signe ces deux règlements.
«Rien ne permet de douter de la véracité de l’affirmation faite par M. Couillard que tout au plus des considérations à portée générale sur les systèmes de santé au plan canadien et international ont pu être évoqués» lors des quatre rencontres entre le 17 mars et le 17 mai.
En entrevue à La Presse le 20 août 2008, quelques jours après son passage chez PCP, M. Couillard reconnaissait qu’il avait eu des contacts avec son futur employeur lorsqu’il était ministre. «On a eu des rencontres, uniquement des conversations générales. Dans les quelques jours qui ont précédé ma démission, il est devenu apparent qu’on pouvait envisager une collaboration professionnelle, mais ça s’est concrétisé après le 25 juin», avait-il dit.
Le commissaire révèle toutefois que dès le 17 mai, un peu plus d’un mois avant sa démission, Philippe Couillard a signé un «protocole d’entente» avec PCP «fixant les conditions de rémunération et d’autres considérations matérielles». «Le même soir, M. Couillard et Stuart Elman se rencontraient pour un souper, auquel participaient leurs conjointes, dans un restaurant de Montréal», indique André C. Côté. M. Couillard a ensuite confié le mandat à ses procureurs de finaliser la négociation et de rédiger un contrat formel.
PROMESSE ÉLECTORALE DE MICHEL DUCHAINE:
Si un jour je deviens premier ministre du Québec,je ferai bannir le Parti libéral du Québec en tant qu’association de malfaiteurs.Je ferai arrêter ses dirigeants et un énorme procès s’ensuivra après avoir sasi tous leurs biens.
Les policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) se retrouvent pour ainsi dire à un battement de cœur de l’ex-premier ministre Jean Charest avec les nouvelles rondes de perquisitions menées dans les entreprises de Marc Bibeau, le président de Schokbéton.
Les documents judiciaires obtenus par les médias font état de la tenue d’une activité de financement qui aurait rapporté à elle seule 428 000 dollars… sans aucune trace officielle.
Les mots «collusion entre entrepreneurs», «contrôle des soumissions», «financement politique» et enveloppes«à remettre ou à recevoir» aux bureaux de Schokbéton reviennent dans des documents caviardés, utilisés par les enquêteurs pour obtenir de nouveaux mandats de perquisition.
Ces perquisitions, faites en novembre dernier, ont permis aux enquêteurs de saisir les ordinateurs et les serveurs de Schokbéton, ainsi que toutes les images qui auraient pu être captées par des caméras de surveillance.
Les policiers seront en mesure de déterminer les allées et venues aux bureaux de Schokbéton avec d’autant plus de précisions qu’ils ont également obtenu l’accès à des courriels et des registres d’appels téléphoniques. Sans compter qu’ils ont obtenu l’aide de quelques informateurs bien placés, de toute évidence.
Marc Bibeau, grand argentier et stratège du PLQ sous Jean Charest, a défendu son intégrité dans un communiqué. Il est vrai que les informations contenues dans les documents ne constituent pas de la preuve. Il est aussi vrai qu’aucune accusation n’a été portée contre M. Bibeau.
Le mal est fait. La campagne s’annonce longue et difficile pour Philippe Couillard. Malgré toute sa bonne volonté, il ne pourra chasser l’ombre des «années Charest».
Si l’on se fie aux informations parcellaires qui ont circulé à ce jour, le processus d’octroi des contrats provinciaux aurait été affligé des mêmes tares qu’au municipal.
Des entrepreneurs triés sur le volet se seraient entendus entre eux pour se répartir les contrats, en prenant bien soin d’inonder le PLQ de contributions illégales. Un sujet en or pour l’UPAC et la commission Charbonneau, qui se garde le meilleur pour la fin, selon mes sources.
Assisterons-nous à la campagne des morts-vivants ? Combien de squelettes libéraux seront libérés du placard d’ici le scrutin ?