Les océans changeront de couleur d’ici 2100

L’impact du réchauffement climatique sur le phytoplancton modifiera plus rapidement la couleur de la surface des océans que ce que l’on pensait initialement, conclut une nouvelle étude américaine.

La couleur de l’océan repose sur l’interaction entre la lumière du soleil et l’eau, qui absorbe les rayons et réfléchit la partie bleue du spectre. La présence d’organismes dans l’eau change la façon dont se fait l’absorption de la lumière.

Le phytoplancton, par exemple, contient de la chlorophylle, un pigment absorbant le bleu de la lumière pendant la photosynthèse. Les zones plus denses en phytoplancton ont donc une teinte verdâtre.

Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont simulé l’impact qu’aurait le réchauffement de l’eau sur le phytoplancton, puis ont calculé comment il absorberait et réfléchirait alors la lumière.

« Il y aura une différence notable dans la couleur de 50 % de l’océan d’ici la fin du 21e siècle », affirme Stephanie Dutkiewicz, l’auteure principale de l’étude publiée dans Nature Communications.

Il sera difficile de percevoir ce changement de couleur à l’œil nu. Les images satellites montreront cependant que le bleu et le vert des océans de la planète deviendront plus foncés.

Un modèle amélioré

Pour comprendre les effets qu’auront les changements climatiques, les scientifiques se basent généralement sur la concentration de chlorophylle dans l’océan.

« On utilise des données satellites qui mesurent la couleur de l’eau, et puis on utilise des algorithmes pour déduire la concentration en chlorophylle », explique Claudie Beaulieu, une chercheuse originaire du Québec qui a cosigné l’étude.

« Le modèle du MIT permet plutôt de comparer la réflectance directement », poursuit celle qui a rejoint récemment l’équipe du département des sciences de l’océan de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Ce qu’on voit, c’est que les changements climatiques se manifestent un peu plus vite si on surveille la couleur de l’eau, plutôt que la concentration en chlorophylle uniquement.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

« C’est un résultat intéressant, puisque ça nous donne un indice précurseur de l’impact des changements climatiques dans la productivité primaire des océans », poursuit-elle.

Impact sur l’écosystème sous-marin

Plus de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’océans.

L’augmentation de la température de l’eau affecte le taux de croissance des organismes, comme le phytoplancton, et bouleverse les courants océaniques. Des régions seront ainsi plus riches en phytoplanctons et d’autres, plus pauvres.

« S’il y a des changements dans l’abondance et la composition des communautés de phytoplancton, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des répercussions dans le reste de la chaîne alimentaire des océans », prévient Claudie Beaulieu.

Le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire. Ces changements vont avoir des répercussions sur les petits poissons, les invertébrés, et ainsi de suite.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

Un autre impact, poursuit-elle, est le « service que le [phytoplancton] nous rend à absorber du CO2 ». Comme les plantes sur la Terre, les plantes dans l’océan absorbent du dioxyde de carbone.

L’étude s’est basée sur une élévation des températures globales de 3 °C d’ici 2100, ce que prévoient la plupart des scientifiques au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre.

Réchauffement climatique:le niveau des océans pourrait augmenter de… 6 mètres !

Des climatologues pensent que les actuels modèles du réchauffement climatique seraient en deçà que ce qui pourrait se passer dans la réalité après le XXIe siècle. Les chercheurs pensent que le niveau des mers pourrait monter de 6 mètres, une situation qui durerait alors plusieurs milliers d’années.

Si l’on peut calculer avec précision le temps qu’il fera dans quelques jours, d’autres données entrent en compte lorsqu’il est question de prédire le climat de la Terre sur des décennies, des siècles voire des millénaires.

Par ailleurs, calculer avec précision le comportement d’une grande masse d’eau sur une grande durée à partir des mouvements des molécules composant cette dernière n’a encore jamais été fait. En revanche, il existe des lois macroscopiques telles que de la mécanique des fluides ou encore la thermodynamique, nécessitant moins de calculs pour arriver à des résultats acceptables, c’est-à-dire un comportement moyen.

Les chercheurs utilisent d’autres méthodes tels que la paléoclimatologie, c’est-à-dire la science des climats d’une époque géologique donnée (paléoclimats). Il s’avère que dans le passé de la Terre, il est possible de trouver la trace de climats plus chauds accompagnés d’un taux ce CO2 élevé.

Concernant notre présent, rappelons que même si l’humanité parvient à limiter le réchauffement climatique global à 2 °C d’ici à la fin du XXIe siècle, le climat changera, et ceci pour très longtemps. Il s’agit de l’avis de chercheurs internationaux dont certains français provenant entre autres du CNRS, du CEA et de diverses universités ayant ensemble publié une étude dans la revue Nature Geoscience le 25 juin 2018.

Les scientifiques se sont appuyés sur les archives paléoclimatologiques portant sur les derniers 3,5 millions d’années afin de démontrer que plusieurs intervalles durant l’histoire de la Terre étaient de 0,5 à 2 °C plus chauds que notre époque préindustrielle, comme l’indique un communiqué du CEA.

Les résultats de cette étude laissent penser que les actuelles prédictions concernant le réchauffement climatique sous-estimeraient l’impact de ce dernier. L’étude évoque le recul perpétuel des glaciers durant des milliers d’années ou encore les déplacements rapides des zones climatiques et leurs écosystèmes vers les pôles (et en altitude).

L’élévation des températures dans l’hémisphère Nord s’accompagnera selon les scientifiques d’une libération de gaz à effet de serre comme le méthane, actuellement piégé dans le pergélisol et dont l’effet ne devrait pas être négligeable dans l’emballement des températures à la surface.

Les chercheurs se sont accordés pour dire que le niveau des océans sera plus élevé d’environ 6 mètres et que cette hausse persistera durant des millénaires. Il est également question des vitesses de montée du niveau de la mer qui devraient être supérieures à ce qui a été évoqué auparavant, notamment par les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Sources : CEA – Futura Sciences

 

Future carte de l’Amérique du Nord par Gordon-Michael Scallion

 

 

 

Les fossiles d’Anticosti permettent une percée scientifique

Une équipe internationale de chercheurs a réussi, grâce notamment aux fossiles de l’île d’Anticosti, à démontrer que l’extinction massive survenue à la fin de la période géologique de l’Ordovicien serait liée à une chute brusque de l’oxygène dans les océans.

La majestueuse chute Vauréal constitue un joyau du parc national de l’île d’Anticosti

 

 

 

Les scientifiques qui étudient les fossiles avaient déjà pu remarquer une importante baisse du nombre d’êtres vivants dans les océans vers la fin de la période géologique de l’Ordovicien, soit près d’il y a 444 millions d’années.

Cette recherche a permis de préciser que la majeure partie de la disparition de ces espèces s’est produite il y a près de 444 millions d’années.

Certains avaient soulevé l’hypothèse d’une chute importante de la quantité d’oxygène présente dans les océans, mais il restait à le prouver.

L’étude des diverses strates de fossiles, couplée à celle des isotopes d’uranium présent dans les roches calcaires d’Anticosti et sensibles à la quantité d’oxygène dissoute dans les océans, a permis d’en faire la démonstration, souligne André Desrochers, professeur à l’Université d’Ottawa et codirecteur de l’équipe de recherche qui fait cette découverte.

Des fossiles de diverses espèces retrouvés à l’île d’Anticosti.

« On a fait des analyses d’isotopes en uranium, explique André Desrochers. Certains [de ces] isotopes sont très sensibles à la quantité d’oxygène dissous dans les océans. Ce dont on s’est aperçu, c’est que coïncidant avec cette chute importante de la biodiversité dans les océans, on avait une chute brusque de concentration de cet isotope d’oxygène. »

C’est donc près de 85 % de la vie marine présente il y a 444 millions d’années qui a disparu dans les océans en suffoquant par manque d’oxygène.

À l’époque, la majeure partie de la vie se retrouvait sous les océans avec des invertébrés et des plantes marines.

Deux membres de l’équipe du chercheur André Desrochers de l’Université d’Ottawa scrutent une paroi à la recherche de fossiles à l’île d’Anticosti.

 

Parallèle avec notre époque

Un certain parallèle peut être établi avec notre situation actuelle et servir de mise en garde, estime André Desrochers

« C’est quelque chose aussi qui est d’actualité parce que lorsqu’on regarde les océans aujourd’hui, on est en train de réchauffer, en train d’asphyxier les océans. Et des océans qui sont plus chauds retiennent de moins en moins d’oxygène. Donc, il y a peut-être une leçon à tirer de cette extinction de vie passée qui date de 444 millions d’années qu’il faut faire attention à notre terre. »

Fossiles et patrimoine mondial de l’UNESCO

C’est parce que ce site est au-dessus de la moyenne pour l’étude des fossiles que le dossier de candidature en préparation insistera sur la nécessité pour l’UNESCO de reconnaître l’île.

André Desrochers, qui a pris la direction scientifique du comité de pilotage de la candidature de l’île, précise que la préparation du dossier devrait prendre environ trois ans.

« Probablement [que] le plus important dans la prochaine année est de faire l’étude comparative, note André Desrochers. Il y a peut-être 25 à 30 sites similaires à Anticosti qui ont enregistré les mêmes événements géologiques. Il va falloir, à partir d’une étude très très exhaustive, démontrer qu’Anticosti se situe au numéro 1. »

Le dossier de candidature ne doit pas se limiter à souligner le caractère exceptionnel, il doit aussi inclure un plan de protection et de mise en valeur de l’Île au cours des prochaines années

 

 

 

 

Alerte pollution nucléaire:Les plans secrets des Etats-Unis et du Japon pour déverser des déchets radioactifs dans les océans

 

Rusting barrels of nuclear waste at Hurd Deep, North Sea, remnants of barrels tipped into sea by UK between 1950 and 1963 .
Plusieurs barils remplis de déchets nucléaires jonchent le fond de la Mer du Nord,entre la Norvège et l’Angleterre.

 

 

 

 Quand la technologie de production d’énergie nucléaire a commencé à émerger  aux  États-Unis dans les années 1950, ni les scientifiques, ni le gouvernement des États-Unis ont  considérés  ce qui pourrait être fait avec des réacteurs nucléaires, une fois qu’il était temps pour eux d’être mis hors de la commission. Et les documents récemment publiés révèlent que, dans un effort pour faire face rapidement  à ce problème après le fait, le gouvernement américain a effectivement essayé de conspirer avec le Japon pour obtenir l’approbation en  secret pour le dumping  de réacteurs nucléaires déclassés dans les océans du monde.

En 1972, les Nations Unies (ONU) avait proposé la  Convention sur la prévention de la pollution marine par immersion de déchets et autres matières, aussi connu comme le  Convention de Londres, pour faire face au  problème croissant de  la pollution mondiale . Les dispositions de l’accord visait à réglementer spécifiquement la pollution de l’environnement que les nations signataires pouvaient et ne pouvaient pas jeter dans les océans, ce qui bien sûr inclus les déchets  de production nucléaires.

Mais depuis une version finalisée de l’accord qui n’a pas encore été pleinement établie, le gouvernement américain a profité de la situation en cherchant à insérer une cause d’exemption permettant le déversement de réacteurs nucléaires déclassés dans l’océan. Et depuis que le Japon avait également été impliqué dans le développement de son propre programme d’énergie nucléaire, les Etats-Unis ont pensé qu’il pourrait obtenir un soutien supplémentaire pour la clause d’exemption de son allié asiatique.

Fut de déchets radioactifs rejeté par des navires américains durant la période de  la Guerre froide...dans l'océan Pacifique.
Fut de déchets radioactifs rejeté par des navires américains durant la période de la Guerre froide…dans l’océan Pacifique.

Mais le Japon n’a pas respecté cela , selon Kumao Kaneko, 74 ans, qui était un membre de l’équipe ministère des Affaires étrangères impliqué dans les négociations à l’époque. Donc, les États-Unis ont décidé de faire cavalier seul en proposant sa clause d’exemption, qui était censé être une option de dernier recours – et il a finalement réussi à atteindre son objectif.Bien que les États-Unis  n’ont fait aucune mention de plans à long terme afin  d’utiliser l’océan comme son dépotoir  nucléaire   au cours de la proposition, il semble maintenant que si le pays avait l’intention d’utiliser l’océan comme une installation de stockage nucléaire. Et puisque la clause appelée  Convention de Londres existe encore à ce jour, tous les autres pays signataires sont libres de déverser leurs  déchets nucléaires ainsi  dans l’océan .

Le cimetière des sous-marins  soviétiques négligés de Mourmanks.
Le cimetière des sous-marins soviétiques négligés de Mourmanks.

La Russie, un membre  signataire de la Convention de Londres, avait ouvertement admis en 1993, par exemple, qu’il avait déverse des réacteurs nucléaires et du combustible dans l’océan parce qu’il avait  prétendu n’avoir  pas d’autre moyen sûr de disposer de ces matériaux (http: //www.independent .co.uk / nouvelles / monde / russ …).

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), toutefois,a révélé que  les allégations de dumping de réacteurs nucléaires dans l’océan étaient  arrêtés aux États-Unis  depuis  longtemps. Et les responsables américains affirment que les réacteurs nucléaires déclassés sont aujourd’hui enfouis dans le sol plutôt que déversés dans l’océan:  http://www.naturalnews.com/033768_nuclear_waste_oceans.html#ixzz3kvbRF6Bi

Selon Nature alerte: l’acidité des océans pourrait augmenter de 170%

 

Le tableau de l'acidification des océans
Le tableau de l’acidification des océans

Selon un nouveau rapport international , des experts concluent que l’acidité des océans de la planète pourrait augmenter de près de 170% d’ici la fin du siècle.

L’étude a été menée par le Programme international géosphère-biosphère en corrélation avec les résultats du plus grand rassemblement mondial d’experts sur l’acidification des océans jamais réunis. Il s’agit du Troisième Symposium sur l’ océan qui s’est tenue à Monterey en Californie en Septembre 2012, il a réuni 540 experts de 37 pays. Leur conclusion sera présenté aux décideurs lors des négociations climatiques de la CCNUCC à Varsovie, le 18 Novembre prochain.

Les experts y concluent que les écosystèmes et la biodiversité marine sont susceptibles de changer radicalement à la suite de l’acidification des océans, avec de lourdes conséquences pour notre société dans les années à venir.

Leur rapport indique que l’acidification croissante des océans est causée par les activités humaines qui ajoutent plus de 24 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans les océans chaque jour. Par conséquent, la chimie de l’ eau des mers se modifie, l’acidité des eaux des océans a déjà augmenté de 26% depuis le début de la révolution industrielle.

L’acidification des océans pourrait augmenter de 170 % au cours du siecle à venir, au moins un tiers des espèces marines ne pourra pas y survivre.

Jean -Pierre Gattuso de l’Agence française du CNRS ajoute qu’aucun expert des océan au monde n’a trouvé dans ses archives géologiques des taux de changement aussi rapides que ceux que nous constatons aujourd’hui.

Ce qui inquiète les scientifiques est l’impact potentiel sur de nombreuses espèces marines, comme les coraux . Près de 30% de la biodiversité des océans peut être détruit d’ici la fin du siècle, affirment ils.

D’autre part, ils ont constaté que l’effet de l’acidité est plus forte dans les océans Arctique et Antarctique. En effet, les eaux froides contiennent plus de CO2 et la teneur en acide y croie beaucoup plus vite que dans le reste du monde. 

L’acidité des eaux étant dommageable pour les coquilles et les squelettes des organismes marins, les chercheurs croient que dix pour cent de l’Arctique sera de venu inhospitalier pour les espèces qui construisent leur coquille en carbonate de calcium d’ici 6 ans. L’ ensemble de l’Arctique deviendra un environnement hostile d’ici 2100. Les changements constatés sont d’ores et déjà de plus en plus évident.

Les scientifiques avertissent que les pertes économique dans les secteurs de l’aquaculture pourraient être énormes . Il pourrait atteindre jusqu’à 130 milliards de dollars d’ici 2100 si les émissions de CO2 continuent de croître dans les teneurs actuelles.

 

Sources: Les productions Biosphères    ,Nature Alerte)