La Gigantesque Arnaque du COVID-19:L’Allemagne, les juifs sionistes et le Covid-19

L’Allemagne, puissance européenne et centre de la bataille contre les restrictions autour du Coronavirus, a déchaîné le Kraken [1] contre les mécontents. Si vous n’êtes pas heureux de porter un masque, de rester chez vous, d’encourir des calamités si vous bougez, c’est que vous êtes un antisémite. Et c’est un délit pénal en Allemagne, passible de plusieurs années de prison [2] . C’est une accusation effrayante qui peut à tout le moins ruiner votre carrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment ont-ils construit un enchaînement du Coronavirus aux Juifs, alors que les juifs ne se distinguent pas spécialement parmi les adeptes du confinement ? Les manifestations anti-Corona ont rassemblé des millions d’Allemands. Le gouvernement a décrit les manifestants comme des néo-nazis [3]. Ils ont lâché leurs chiens féroces d’Antifa pour attaquer les manifestants. Ils ont essayé de faire honte aux manifestants en disant qu’ils marchaient avec les nazis. C’est la procédure habituelle en Allemagne et ailleurs : décrivez toujours vos opposants comme des néonazis et des espions russes. C’est très loin de la vérité, mais rien n’arrête ceux qui sont prêts à tout pour délégitimer les manifestations.

Les manifestants anti-Corona n’ont pas apprécié. Au lieu de se dresser contre les Juifs, comme ils étaient censés le faire, ils se sont en fait identifiés aux Juifs. Ils se sont comparés aux victimes des persécutions nazies, Anne Frank et Sophie Scholl. Anne Frank, une jeune fille juive dans la Hollande occupée, forcée de rester confinée chez elle et de se cacher pendant de nombreux mois [4]. Son souvenir est revenu au premier rang grâce à une jeune Allemande de 11 ans qui a dû fêter son anniversaire en se cachant de la Corona-police. Sophie Scholl était une résistante chrétienne contre les nazis, qui s’était exprimée courageusement contre la guerre et contre les mauvais traitements infligés aux Juifs et aux autres. Une jeune Allemande a dit qu’elle se sentait comme Sophia Scholl lorsqu’elle distribuait des tracts contre les restrictions imposées par le gouvernement. Quoi de plus anti-nazi que de telles comparaisons ?  Mais cela ne les a pas protégées, au contraire.

Une telle comparaison constitue une banalisation de l’Holocauste, un crime selon le droit allemand, a déclaré Felix Klein, commissaire allemand à l’antisémitisme. Il n’est pas juif, mais c’est un grand philo-sémite. C’est une violation du droit d’auteur, aurait-il pu ajouter. Comment osez-vous comparer vos problèmes de goys avec l’Holocauste ? Seuls les juifs peuvent comparer ce qu’ils veulent avec l’Holocauste.

Et ils ne s’en privent pas. La semaine dernière, Peter Wolodarski, un jeune juif polonais récemment nommé rédacteur en chef du journal libéral suédois DN a qualifié Donald Trump d' »antisémite » , tandis que sa chroniqueuse Lisa Magnusson comparait la brutalité de la police biélorusse à celle des nazis. Une banalisation choquante de l’Holocauste, cette comparaison. Moins de personnes ont souffert aux mains de la police lors des manifestations post-électorales à Minsk qu’à Paris ces temps-ci, et encore moins qu’à l’époque nazie, où un Biélorusse sur quatre a péri. C’est une curieuse affirmation que de qualifier Trump, le meilleur ami du Premier ministre israélien, d' »antisémite », a déclaré Stefan Lindgren, l’éditeur du site suédois indépendant Nyhetsbanken. Apparemment, les Juifs sont autorisés à banaliser l’Holocauste et à ressusciter les souvenirs nazis quand ça leur chante.

Annette Kahane

 

 

 

 

 

 

Les juifs allemands étaient prêts à faire plaisir au gouvernement en confirmant qu’il y avait là matière à vitupérations anti-nazies. Le Conseil central des Juifs d’Allemagne, le président Josef Schuster, a déclaré : « Tout comme les manifestants font preuve d’un mépris total pour la santé des autres, ils ne montrent aucun respect pour les victimes du national-socialisme ». Annette Kahane, une éminente juive « SJW » en Allemagne, est allée plus loin.   

Parmi les manifestants, il y a des gauchistes, des droitistes, des musulmans et des chrétiens. Cela signifie qu’ils sont unis par l’antisémitisme, car il n’y a rien d’autre qui puisse les unir, a-t-elle déclaré.

Annette Kahane est une SJW, une « guerrière pour la justice sociale » plus vraie que nature. Elle est née dans une famille juive privilégiée en RDA et, alors qu’elle était à l’université, elle a collaboré avec les services secrets de la Stasi, dénonçant ses camarades de classe pour manque de dévouement au parti. Puis elle a pressenti l’effondrement prochain de l’État socialiste et, au moment de la chute du mur de Berlin, Mme Kahane était déjà une grande partisane de l’unification et une combattante de la liberté pro-occidentale. Elle a réussi à cacher son passé au service de la Stasi pendant un certain temps, mais pas pour longtemps. Après l’unification de l’Allemagne, les archives de la Stasi ont été ouvertes et son passé a été mis en lumière. Mais elle y a survécu et a fondé l’équivalent allemand du BLM pour défendre les immigrés noirs. Aujourd’hui, elle est l’une des principales SJW, une anti-fasciste qui lutte pour toutes les bonnes causes contre toutes les mauvaises causes. Son jugement vaut sanction, il est repris par les journaux allemands : ainsi, les manifestants anti-Corona sont effectivement antisémites, si Mme Kahane le dit.

C’est justement ce qui m’intéresse.
Pourquoi, si l’on déteste certaines choses détestables telles que les banquiers, les bombardements sur Gaza, les mauvais traitements infligés aux Palestiniens, George Soros, Charlie Hebdo, les Antifa, la guerre contre le terrorisme, le blairisme, les faillites induites de PME, les masques et les confinements – est-ce que cela apparaît à certains comme du pur antisémitisme ?

Pourquoi la défense des Juifs est-elle toujours liée à la défense de dirigeants détestables?
Pourquoi y a-t-il des juifs puissants qui invoquent la tragique histoire juive afin de protéger certaines horreurs ?
Les Juifs sont-ils les boucs émissaires volontaires de ceux qui veulent nous commander ?
Y a-t-il une méchanceté que l’ADL et d’autres instances sur le modèle de Mme Kahane n’assumeraient pas? Ces personnes immorales sont-elles impliquées dans un sinistre complot contre les vrais Juifs en faisant de l’ »antisémitisme » un choix inévitable pour tout honnête homme ?
Ou bien perçoivent-elles une qualité inhérente au sémitisme dont nous ne sommes pas conscients?

La logique voudrait que ces accusations soient réfutées comme étant irréalistes. Les Juifs orthodoxes sont ceux qui s’opposent le plus à l’enfermement général. À Jérusalem et à New York, ils se sont assis sur toutes les restrictions et ont surmonté toutes les tentatives pour les interdire de prières. Ils ont également voté en masse pour Trump « l’antisémite ». Qui est le représentant juif le plus authentique, un rabbin de Jérusalem ou l’infâme SJW de Berlin ? Les dirigeants préfèrent l’ADL et la dénonciatrice allemande car ils sont toujours prêts à jeter le poids des juifs morts dans la balance, pour une cause leur tenant à cœur.

De fait, partout l’antisémitisme est utilisé comme un outil et une arme, mais il semblerait que l’Allemagne soit le seul endroit au monde où les manifestants anti-Corona sont traités d’antisémites. Et ce, pour deux raisons. L’Allemagne fait de l’antisémitisme une infraction pénale, il est donc facile de le brandir sur vos têtes. La deuxième raison tient au judaïsme allemand. Il s’agit d’un cas particulier. C’était autrefois la plus fière et la plus distinguée des tribus juives, mais très peu de Juifs allemands sont restés en Allemagne. Ils se sont installés aux États-Unis, en Israël ou ont péri pendant la guerre. À leur place, ce sont des Juifs d’autres pays qui sont venus s’installer en Allemagne. Ils se considèrent très précisément non comme des citoyens allemands, mais comme des surveillants de l’Allemagne au nom des forces d’occupation mondialistes. C’est ce que m’ont dit les Juifs allemands : « On nous a encouragés à nous installer en Allemagne pour que les Allemands ne retournent jamais au national-socialisme ».

Michel Friedman est un exemple de nouveau juif allemand. Il a fait de la politique avec les démocrates-chrétiens ; puis il a enfreint la loi. Il a engagé quelques prostituées ukrainiennes et leur a offert de la cocaïne. La police l’a surpris par hasard ; il a dû quitter la politique, mais n’a pas eu de mal à devenir un journaliste de premier plan. Alors qu’il écrivait pour Vanity Fair, il a piégé Horst Mahler, le dissident allemand.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’avoir interviewé, Friedman se rend à la police et dénonce le vieil homme pour son négationnisme. Mahler avait été emprisonné et a retrouvé sa liberté le mois dernier après de nombreuses années de détention [mais il fait déjà l’objet de nouvelles poursuites]. Friedman se porte toujours très bien, il a sa propre émission à la télévision et il nous appelle à combattre la haine, une haine qu’il a largement provoquée lui-même.

Un cas de juif allemand encore plus récent, c’est le pianiste Igor Levit. A 33 ans, il estime qu’il est de son devoir d’apprendre aux Allemands ce qu’il faut penser. Il dit que l’AfD, le parti populiste allemand, est un parti nazi et que les membres de l’AfD sont « des gens qui ont perdu leur humanité ». N’oubliez pas que l’AfD est le parti de prédilection des jeunes dans de nombreuses provinces (Lands) allemandes. Ce sont des populistes du genre Trump : ils ne veulent pas de réfugiés supplémentaires, ils ne veulent pas de l’OTAN, ils ne veulent pas combattre la Russie, ou qui que ce soit d’autre. Le jugement de Levit a été extrêmement sévère.

Igor Levit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le critique musical Helmut Mauro a écrit : « Je ne suis pas d’accord avec le jugement de Levit : Levit est connu comme un virtuose de Twitter comme du piano ». Et c’est apparemment au moins aussi crucial pour une carrière en 2020 que de faire de la musique en soi. Il ne cesse de tweeter sur les bonnes personnes et contre les mauvaises. Mauro a comparé Levit avec un autre pianiste, Daniil Trifonov. Tous deux ont quitté la Russie pour l’Allemagne, ils sont tous deux assez jeunes et natifs de Nijni-Novgorod, mais si Levit est un Paris Hilton de la musique, Trifonov est un véritable artiste. Le raffinement technique de Trifonov, son legato parfait (que Levit n’a malheureusement pas du tout), son sens de la forme, son jeu émotionnel à haut risque, son sens de l’ensemble, de la tension, de l’intensité musicale pure, l’élèvent actuellement bien au-dessus des autres. Et bien au-dessus de Levit, qui reçoit des prix sans fin… pour ses opinions.

Mauro a été écorché vif, accusé d’antisémitisme, et son journal s’est excusé pour lui (il ne l’a pas fait). On ne peut pas comparer un pianiste juif et un pianiste non juif et préférer un goy, surtout si ce juif garde les Allemands sous contrôle pour qu’ils ne fassent pas les malins. Mais les choses ont commencé à changer en Allemagne. Ils ne réagissent plus aux sifflets à chiens comme avant. Il ne suffit pas de leur dire « Juifs gentils, nazis méchants ». Le site trotskyste wsws a fait un rapport sur cette évolution :

« Ces derniers jours, Die Welt, le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) et le Neue Zürcher Zeitung (NZZ) ont tous publié des articles défendant le critique de musique classique Helmut Mauro et dénonçant le SZ pour avoir capitulé, appelant à témoin le public. Die Welt a déclaré une « guerre des cultures » et a accusé les rédacteurs du Süddeutsche Zeitung d’avoir plié le genou devant « les premiers violons de l’orchestre des Jacobins » et la « brigade Twitter d’une nouvelle police de la pensée de gauche », tout en qualifiant Levit de Twitter-incendiaire ».

Le site wsws insiste, qualifie Mauro et sa critique d’ »antisémite » et les partisans de Mauro d’ »antisémites impérialistes de droite ». Mais on s’y attendait. Ce qui est inattendu, c’est que les Allemands ne sont plus réduits au silence par cette rhétorique.

Levit a reçu le « Prix annuel de la compréhension et la tolérance », qui est décerné par le Musée juif de Berlin. Mais où est la tolérance quand on dénie l’humanité à un tiers de la jeunesse allemande ? Le musée juif sait certainement quel est le type de tolérance approprié et envers quelles opinions aucune tolérance ne saurait être permise. Mais cette guerre des cultures n’est pas encore terminée.

Le monde a assez de mal à se gérer tel quel, sans avoir à porter le fardeau supplémentaire de l’angle juif. Pour les Juifs, il est préférable d’éviter les liens inutiles entre les Corona-restrictions et la loi sur l’univers mosaïque, et, à tout prendre, les Allemands devraient essayer de régler leurs différends politiques sans faire référence aux Juifs, ni en bien ni en mal.

 

 

 


NOTES

1-https://michelduchaine.com/2020/12/04/elections-americaines-lidentite-du-kraken-revelee-et-le-raid-de-la-cia-en-allemagne-pour-saisir-les-serveurs-de-lelection-interview-du-general-flynn-et-du-ge/

2-Allemagne: Ursula Haverbeck, dissidente politique, renvoyée en prison; c’est la plus vieille détenue du monde

Quelques semaines à peine après avoir purgé une peine de deux ans et demi de prison pour «négation de l’Holocauste», Ursula Haverbeck, 92 ans, a de nouveau été condamnée par les tribunaux allemands, cette fois pour un entretien qu’elle a donné en 2018 qui a confirmé son point de vue selon lequel les Juifs n’étaient pas systématiquement tués pendant la Seconde Guerre mondiale et que les chambres à gaz d’Auschwitz sont un mensonge à motivation politique.

Ursula Haverbeck

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la peine d’un an de la Cour fédérale dans l’affaire la plus récente de Haverbeck tient, l’Allemagne aura la distinction douteuse d’emprisonner la plus vieille détenue du monde, un titre précédemment détenu par l’Américaine Lucille Keppen, qui a été incarcérée pour avoir tiré sur son voisin et a été libérée. à 93 ans.

Le gouvernement allemand traîne Haverbeck devant les tribunaux depuis des décennies pour avoir contesté les allégations juives de chambres à gaz et de meurtre systématique. Haverbeck a protesté contre les tribunaux kangourous qui humilient et diffament les anciens combattants âgés en utilisant de faux témoignages de «survivants».

De nombreux hauts fonctionnaires du Troisième Reich, soldats et travailleurs des camps de concentration ont contesté le récit de l’Holocauste depuis 1945, y compris l’officier de la Wehrmacht Otto Ernst Remer, les employés d’Auschwitz Thies Christophersen, Erich Priebke, Leon Degrelle et le soldat SS Karl Muenter, ce dernier décédé avant que son procès pour «négation de l’Holocauste» ait débuté à l’âge de 96 ans.

Le défunt mari de Haverbeck, Werner Georg Haverbeck, était un membre influent du NSDAP qui s’est lui-même opposé à la diffamation  contre le peuple allemand connue sous le nom de die Auschwitz luge (le mensonge d’Auschwitz).

Le système juridique allemand a été impitoyable avec Haverbeck. La nonagénaire, qui est une prisonnière d’opinion, s’est vu refuser la libération après avoir purgé les 2/3 de sa peine de prison comme il est d’usage en Allemagne. Alors que l’État a libéré plus tôt, 1000 délinquants en raison du COVID en mars dernier, Haverbeck n’a été libéré qu’à la mi-novembre.

Il n’y a aucun signe de honte ou de préoccupations en matière de droits humains dans le pays, le juge dans la dernière affaire soulignant qu’Haverbeck continuera d’être punie jusqu’à ce qu’elle apprenne à se taire. On ne peut qu’imaginer le tollé des ONG libérales si l’Iran, la Chine ou la Russie emprisonnaient une femme âgée juste pour avoir remis en question la ligne du gouvernement.

L’esprit puissant de Haverbeck est devenu une source d’inspiration pour les patriotes en Allemagne et dans le monde. En 2019, elle s’est présentée comme candidate au Parlement européen derrière les barreaux et a recueilli 25000 voix, ce qui a profondément bouleversé l’establishment médiatique européen. Chaque année, le jour de son anniversaire, des centaines d’Allemands se  rassemblent devant son centre de détention pour demander sa libération.

Des intellectuels et des militants à travers l’Europe, les Amériques et le Japon ont exprimé leur consternation devant ses mauvais traitements et le manque de liberté dans ce pays qui prétend être une «démocratie». À JVA Bielefeld, où Haverbeck était incarcérée, les responsables de la prison ont eu du mal à traiter l’avalanche de lettres et de fleurs que leur célèbre prisonnière a reçues tout au long de sa peine.

Pour la plus vieille prisonnière d’Allemagne, il est clair qu’elle ne se recroquevillera pas devant la colère des groupes juifs dirigeant des bureaucrates carriéristes. Il est dans l’intérêt de la réputation de l’État allemand d’arrêter de tourmenter Haverbeck, mais la peur religieuse de l’Occident de débattre de ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale continue de prévaloir sur toutes les autres préoccupations.

Source : Germany: Political Dissident Ursula Haverbeck Sent Back to Prison; May Become Oldest Female Inmate In the World • December 5, 2020

3-La collaboration entre sionisme et nazisme s’avère être un fait historique.(Sujet d’un prochain article)

4-Il s’est avéré que le fameux « journal d’Anne Frank était un faux »

 

 

 

La Gigantesque Arnaque du COVID-19:Où est le virus du coronavirus? Le CDC dit qu’il n’est pas disponible.

Considérons le document officiel du CDC, intitulé “CDC 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time RT-PCR Diagnostic Panel.” daté du 13 juillet 2020. Enfouis profondément dans le document, à la page 39, dans une section intitulée «Caractéristiques de performance», nous avons ceci: «Étant donné qu’aucun isolat viral quantifié du 2019-nCoV n’est actuellement disponible, des tests [tests de diagnostic] conçus pour la détection du 2019-nCoV ARN ont été testés avec des stocks caractérisés d’ARN complet transcrit in vitro… »

 

La phrase clé est: «Puisqu’aucun isolat viral quantifié du 2019-nCoV n’est actuellement disponible…». Tout objet existant peut être quantifié, c’est-à-dire mesuré. L’utilisation du terme «quantifié» dans cette phrase signifie: le CDC [1] n’a pas de quantité mesurable de virus, car il n’est pas disponible. LE CDC N’A PAS DE VIRUS.
Un autre indice est l’utilisation du mot «isolats». Cela signifie qu’AUCUN VIRUS ISOLÉ N’EST DISPONIBLE.
D’autres façons de le dire:
– PERSONNE N’A UN SPECIMEN ISOLÉ DU VIRUS COVID-19.

–  PERSONNE N’A ISOLÉ LE VIRUS COVID-19.

PAR CONSÉQUENT, PERSONNE N’A PROUVÉ QUE CELA EXISTE.

Comme si ce n’était pas une révélation suffisante pour choquer le monde, le CDC poursuit en disant qu’ils présentent un test de diagnostic par PCR pour détecter le virus-qui-n’a-pas-été-isolé… et le test recherche l’ARN qui est présumé provenir d’un virus dont l’existence n’a pas été prouvée.

Et en utilisant ce test, le CDC et toutes les autres agences de santé publique dans le monde comptent les cas et les décès de COVID… et les gouvernements ont institué des verrouillages et une dévastation économique en utilisant ces nombreux cas de décès comme justification.

Si les gens pensent que «vous avez le virus mais qu’il n’est pas disponible», et que vous avez le virus sauf qu’il est enfoui dans d’autres matériaux dont il n’a pas été extrait, purifié et isolé, ces gens prennent les vessies pour des lanternes.

Général Flynn

C’est comme dire: « Nous avons les 20 mille milliards de dollars, ils sont contenus quelque part dans nos myriades de comptes, mais nous ne savons tout simplement pas où. » Si vous ne savez pas où, c’est que vous ne savez pas que vous avez l’argent.
«Les clés de la voiture sont quelque part dans la maison. On ne sait pas où. » Vraiment? Si vous ne savez pas où, vous ne savez pas que les clés se trouvent dans la maison.
« Le missile de croisière manquant est quelque part dans l’arsenal, nous ne savons tout simplement pas où. » Si vous ne savez pas où, vous ne savez pas que le missile est dans l’arsenal.

«Le virus COVID-19 est quelque part dans le matériel que nous avons – nous ne l’avons tout simplement pas supprimé de ce matériel. Mais nous savons ce que c’est, nous l’avons identifié et nous connaissons sa structure.  » NON VOUS NE FAITES PAS. VOUS SUPPOSEZ QUE.

La science, ce n’est pas des hypothèses.

«Mais… mais… il y a une étude qui dit que quelques chercheurs d’un laboratoire ont isolé le virus…»

Ils disent qu’ils l’ont fait. Mais en juillet, le CDC dit qu’aucun virus n’est disponible. Je suppose que cela signifie que les camions n’étaient pas disponibles pour amener le virus de ce laboratoire au CDC. Les camions étaient à court d’essence. Il pleuvait. Le pont a été emporté. Les camions étaient dans le garage. Joe, le chauffeur, n’a pas pu trouver son masque et il ne voulait pas quitter la maison sans masque…de peur de se faire alpaguer par les flics.
La science, ce n’est pas des hypothèses.
La pandémie COVID-19 est un sinistre canular.

Source : The Smoking Gun: Where is the coronavirus? The CDC says it isn’t available.

NOTES


[1] CDC (Centers for Disease Control and Prevention) .  Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies forment ensemble la principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique.

Visite du Président Trump au CDC.

EN COMPLÉMENTAIRE

Préparation du lavage de cerveau actuel:

Un cas de pandémie est un jeu de société coopératif conçu par Matt Leacock etpremier publié par Z-Man Games aux Etats-Unis en 2008 . La pandémie est basée sur la prémisse que quatre maladies ont éclaté dans le monde, chacune menaçant d’anéantir une région. Le jeu peut accueillir de deux à quatre joueurs, chacun jouant l’un des sept rôles possibles: répartiteur , infirmier , scientifique , chercheur , expert en opérations , planificateur d’urgence ou quarantaine.spécialiste. Grâce à l’effort combiné de tous les joueurs, l’objectif est de découvrir les quatre remèdes avant que l’une des nombreuses conditions de perte de partie ne soit atteinte.
Trois extensions, Pandemic: On the Brink , Pandemic: In the Lab et Pandemic: State of Emergency , co-conçues par Matt Leacock et Tom Lehmann , ajoutent chacune plusieurs nouveaux rôles et événements spéciaux, ainsi que des ajustements de règles pour permettre un cinquième joueur ou pour jouer en équipe. En outre, plusieurs extensions de règles sont incluses, appelées «kits de défi».
Pandemic est considéré comme l’un des jeux coopératifs les plus réussis ayant atteint les ventes sur le marché grand public, condensant le type de stratégie profonde offerte par les jeux coopératifs antérieurs, comme Arkham Horror , en un jeu qui peut être joué dans un temps limité par un plus large éventail de joueurs. .
Outre les extensions, plusieurs retombées ont été publiées, notamment Pandemic Legacy: Saison 1 . Pandemic Legacy: Season 1 ajoute un scénario continu et des changements permanents au jeu et a été très bien noté par le site Web BoardGameGeek dans son classement des jeux de société.
Leacock a commencé à concevoir le jeu en 2004, après avoir réalisé que les jeux de compétition endommageaient sa relation avec sa femme. Il l’a basé sur l’ épidémie de SRAS de 2002–2004 .

 

 

 

Le Chemin Roxham est resté ouvert très très longtemps par justin Trudeau le grand défenseur de l’accord de Marrakech qui veut ouvrir toutes les frontières du monde aux demandeurs d’asile.
Si la pandémie était vraie,il aurait été fermé en moins de 24 heures.

VIDÉOS EN RELATION AVEC L’ARTICLE

 

 

 

 

 

 

Vidéo sécurisée sur notre site: Vers la vaccination forcée

La vidéo ayant été bloquée: voici le lien sécurisé:

Les politiciens québécois sont disconnectés de la réalité…voyez:

1- Le Dr Rosenberg de la santé publique admet en entrevue que la COVID n’est pas plus dangereuse que la grippe. 2- COVID, passeport sanitaire et identité numérique.

 

 

 

 

La Gigantesque Arnaque du COVID 19:Une épidémie est en cours: alertez les conseils de sécurité!

 

Une terrible pandémie sévit dans le monde aujourd’hui et comme les médias dominants ne nous en parlent pas, de celle-là, avec des chiffres quotidiens de décès, je m’empresse de réparer cette injustice :

 

Un décès toutes les 6 secondes, tout de même [1] ! 14.400 par jour ! 5 millions de morts par an !

 

D’autres maladies feraient la une des journaux pour moins que ça !

 

Bien sûr, je ne pense à rien de précis en VID en disant cela.

Aujourd’hui, c’est plus de 460 millions de personnes atteintes dans le monde [2] par cette épidémie silencieuse, chaque année de plus en plus.

 

En France, plus de 400 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour [3]. Chez les personnes âgées de plus de 65 ans, 1 personne sur 4 est contaminée !

 

Au début, c’est une maladie invisible, pas de toux, pas de difficultés respiratoires, pas de fièvre, pas de fatigue ni même de perte du goût ou de l’odorat.

 

1 personne sur 2 ne sait même pas qu’elle en est atteinte !

 

Attention, cela peut vous concerner, même si vous pensez aller bien, mangez sainement et que votre poids semble « correct ».

 

On associe souvent cette maladie à l’obésité ou aux mauvaises habitudes alimentaires. Détrompez-vous. Évidemment, l’obésité et les mauvaises habitudes alimentaires vont ajouter d’autres maladies, d’autres complications, ce n’est pas bon.

 

Mais dans cette pandémie particulière, une étude états-unienne a montré que les personnes minces ou de poids « normal » avaient deux fois plus de risques de décéder [4].

 

Pourquoi ?

 

Justement, comme elles se pensent en bonne santé, elles passent sous le radar et la maladie a le temps d’évoluer plus longtemps avant de sonner l’alarme et là, c’est trop tard.

 

Cette maladie a beaucoup de complications vitales potentielles, cardiaques, vasculaires (accidents vasculaires cérébraux notamment), rénales.

 

2 à 6 x plus de risques d’infarctus myocardique.

 

2,6 % de toutes les cécités dans le monde.

 

La durée de vie est, en moyenne, raccourcie de 15 ans.

 

Un point commun avec l’autre pandémie (celle en VID) qui, elle, a occulté l’importance de toutes les autres maladies humaines pourtant bien plus meurtrières*, est que nous avons sur cette maladie épidémique des idées reçues qui n’ont rien à voir avec la réalité ou la vérité.

 

Ainsi, l’un des acteurs majeurs de cette maladie est souvent banalisé, quand il n’est pas carrément ignoré.

 

C’est un fléau insidieux dont on sous-estime la portée et la dangerosité.

 

Pendant 40 ans, des chercheurs ont suivi 6800 personnes sans aucun des facteurs de risque de cette maladie [5].

 

Aucun.

 

Près de 900 personnes ont pourtant bien développé cette terrible maladie.

 

Quel était leur point commun ?

Le stress.

 

Divorce, difficultés professionnelles, trop de sollicitations extérieures, décès de proche, peurs…

 

Oui, le stress psychologique.

 

Ce stress affecte tout le corps, notamment au travers de trois systèmes très importants, interconnectés et contrôlant toutes les réactions physiologiques :

 

  1. Système nerveux
  2. Système endocrinien (hormones)
  3. Système immunitaire

 

Les chercheurs ont conclu que les personnes stressées avaient 45% de « chances » en plus de développer la maladie, par rapport aux personnes non stressées ou qui apprennent à gérer ce stress.

 

En fait, les traumatismes psychologiques, dont le stress post-traumatique est la pire des formes, et les émotions négatives telles que la peur, la frustration, la colère seraient parmi les causes principales de cette épidémie, comme de bien d’autres d’ailleurs.

 

J’arrête ici le mystère.

 

Il s’agit du diabète.  
Dans ce cas, le stress a épuisé le pancréas, les cellules productrices d’insuline, l’hormone régulatrice de la glycémie.

 

Le stress.

 

*  Comme on le constate sur le site de l’OMS, le palmarès des 10 maladies humaines les plus meurtrières ne comporte que 3 maladies transmissibles (infectieuses). Parmi les 7 autres, nous retrouvons les maladies cardio-vasculaires en numéro 1 (près de 10 millions de morts en 2016), les AVC en numéro 2 (près de 6 millions de morts en 2016), les pathologies pulmonaires chroniques en numéro 3 telles que la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO).

 

Le diabète arrive en 7ème position [6].

Vous imaginez, si tous les jours, les présentateurs de journaux télévisés commençaient en nous disant :

 

« Diabète : 14 400 morts de plus aujourd’hui ! »

 

Tous les jours, sans interruption.

 

Ils pourraient le faire également pour les maladies cardio-vasculaires (infarctus ou AVC), les cancers (1 décès sur 6 dans le monde), les insuffisances respiratoires chroniques…

 

Ce qu’ils ont fait pour le COVID-19, annoncer tous les jours le nombre de décès, le nombre de nouveaux cas, je n’avais jamais vu ça durant toute ma carrière de médecin.

 

Pas un jour sans parler de COVID-19 !

 

Comme s’il n’y avait plus que ça qui comptait.

 

Tout décès y était rapporté, retenant le COVID-19 comme la cause unique de la mort. Pendant 6 mois, tout s’est arrêté pour ne plus parler que de cette maladie infectieuse, n’envisager que cette cause de décès. Et apparemment, cela continue.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

Prenez un moment pour réfléchir à cela.

 

Beaucoup de personnes sont probablement mortes, ou meurent avec le coronavirus mais en réalité, elles sont mortes, meurent de leur diabète, ou d’une complication fatale de ce diabète, cardio-vasculaire, rénale ou respiratoire.

 

Elles sont mortes, meurent de leur AVC.

 

Elles sont mortes, meurent d’une autre infection.

 

Elles sont mortes, meurent de leur BPCO.

 

Personne ne peut imaginer que ces maladies si meurtrières jusqu’en janvier 2020, soient devenues subitement bénignes. Comme par magie.

 

Ce n’est pas un jugement cynique ou ironique que je fais ici.

 

Seulement une analyse, 6 mois plus tard.

 

Je comprends qu’une nouvelle maladie, contagieuse de surcroît, accapare comme cela toute l’attention des humains, du moins au début.

 

Mais de là à oublier que depuis toujours les êtres humains meurent de nombreuses causes variées, bien plus terribles que le COVID-19 !

 

Cela, encore 6 mois après le début de la crise, alors que le nombre d’hospitalisations et de décès dus au SRAS-CoV-2 a considérablement diminué, c’est inadmissible.

 

Pour revenir au diabète, dans cette étude états-unienne de grande ampleur, nous avons vu combien le stress, toxique et dangereux, était souvent le véritable déclencheur de la maladie.

 

Il est lui aussi très contagieux ! Son taux de reproduction (R) est bien plus élevé que celui du COVID.

 

Il tue au travers de toutes ces maladies (infarctus, diabète, cancers…) qui, COVID ou pas, continuent et continueront d’accaparer le haut du palmarès de la mortalité humaine.

En plus, imaginez le surplus de stress engendré aujourd’hui par les mesures imposées contre le COVID-19 en particulier :

 

  • Peur de perdre son emploi ou désespoir de l’avoir perdu
  • Peur de sortir de chez soi
  • Peur de prendre ses proches dans ses bras
  • Peur d’être pris dans les bras de ses proches
  • Peur d’aller à l’hôpital
  • Respiration entravée par le port continu du masque, même à vélo dans certains endroits avec tous les effets délétères de la sous-respiration chronique [7] dont le pire sera l’aggravation de l’acidité du sang et l’hypoxémie
  • Psycho-traumatismes d’enfants en leur imposant la distance sociale et la mise à l’écart de leurs camarades
  • Psycho-traumatismes des parents qui voient leurs enfants ainsi traités
  • Peur de voyager
  • Entrave aux relations sociales

 

Saviez-vous qu’une piètre qualité des relations sociales était en elle-même un facteur de surmortalité, comme le décrit très bien cette étude parue le 27 juillet 2010 :

 

 

(Traduction : Le rapport entre les relations sociales et le risque de mortalité).

 

Il serait bon que tous les médecins se penchent à présent sur le prix sanitaire énorme et disproportionné (aujourd’hui) des mesures anti-COVID :

 

  1. Confinement (quarantaine inverse, imposée à des sujets sains et non malades)
  2. Port continu de masques obstruant nos voies respiratoires
  3. Distanciation sociale et même isolement dans des bulles, avec interdiction de contacts et de gestes sociaux…

 

D’autant plus que de nombreux médecins disent qu’il y a un traitement simple et peu coûteux dans le COVID-19, pour les personnes qui deviennent malades, un traitement à donner le plus tôt possible, dès les premiers symptômes, à savoir la triple association hydroxychloroquine, azithromycine, zinc, sous prescription médicale, avec à la clé réduction drastique de la charge virale, raccourcissement de la période contagieuse et protection de ses congénères.

 

Il serait bon que les pneumologues se lèvent pour leurs BPCO, les endocrinologues pour leurs diabétiques, les cardiologues pour leurs patients coronaropathes, les néphrologues pour leurs dialysés, les neurologues pour leurs patients accablés d’AVC… et s’assurent que la prise en charge de la maladie COVID-19, aussi réelle et importante soit-elle, ne vienne pas mettre en péril la lutte contre ces terribles maladies plus répandues et plus mortelles.

 

Il serait bon également que nos autorités soient aussi sévères envers ceux qui répandent la peur et le stress à propos de ce virus, qu’elles ne le sont envers ceux qui ne portent pas leur masque correctement, surtout qu’aujourd’hui, ils ne peuvent prétendre ignorer le terrible poids de ces fléaux dans la mortalité humaine que sont l’angoisse et le stress post-traumatique.
Choc post traumatique causé par un accident de voiture
Expliquons aux gens comment atténuer tout ce stress.

 

De nombreux moyens fiables et efficaces existent [8-9-10].

 

Voilà ce dont les journaux télévisés devraient parler, ainsi que les médecins.

Sauvons des vies.

Dr Pascal Sacré

Note aux lecteurs :  Faites suivre cet article à vos listes de diffusion. Publiez cet article sur votre site de blog, vos forums Internet, etc.

Notes :

 

 

 

 

 

[6] Les 10 principales causes de mortalité, site OMS, 2018, comparaison 2000/2016 et en fonction du niveau de revenus.

 

 

[8] Comment transformer votre vie avec les thérapies courtes, Cécile Wyler Roulet, éditions Favre, 2015

 

[9] Des ressources pour guérir, Pascal Ide, éditions Desclée de Brouwer psychologies, 2012

 

[10] Se protéger des stress, inflammations chroniques et maladies chroniques, grâce au nerf vague, l’approche par la coach-respiration®, Jean-Marie Defossez, éditions Jouvence, 2018

EN COMPLÉMENTAIRE

Le stress social face à notre propre élimination

Daniel Estulin confirme avec Tyler Durden (Zerohedge.com) la volonté des élites d’éliminer la classe moyenne. Elle coûte trop cher dit-on. Ils ont éliminé avec cette technologie la classe ouvrière qui les embêta tant avec sa lutte des classes, pas vrai ? Alors pourquoi ne pas éliminer cette classe de médiocres (Guénon), de services et d’employés qui les sert mais coûte décidément trop cher en pullulant dans les pays blancs ? On gardera une classe de technocrates et de bureaucrates, et les flics et militaires pour faire un sale boulot – plus tous les personnels médicaux qui serviront bienheureux les dessins de cette élite globale globalement folle. L’extermination de cette classe qui fait monter de joie Wall Street. Ci-contre les vacances en famille en Pologne – avec le sourire. Masques obligatoires à l’école à la rentrée…

Le marché boursier est revenu à des sommets historiques, mais pour les Américains ordinaires, le niveau de vie n’a pas été pire depuis des décennies, voire jamais.
Comme le souligne la Bank of America, alors que les récentes fermetures de covid ont jeté l’économie dans le désarroi avec des millions de licenciés et vivant des chèques de relance du gouvernement, la vie de la grande majorité des travailleurs – c’est-à-dire ceux qui composent la classe moyenne du pays – était déjà précaire. avant la pandémie, et cela n’est nulle part plus évident que dans l’ indice du coût de la prospérité.
Considérez qu’en 1985, il fallait 30 semaines au salaire médian pour payer d’importants coûts fixes comme le logement, les soins de santé, une voiture et l’éducation; Avance rapide jusqu’à aujourd’hui, alors qu’il faut 53 semaines mathématiquement impossible sur 52 semaines pour acheter ces choses.
———————————————

« Lorsque nous avons introduit dans l’organisme d’État le poison du libéralisme, tout son visage politique a subi un changement. Les États ont été saisis d’une maladie mortelle – l’empoisonnement du sang. Il ne reste plus qu’à attendre la fin de leur agonie. » (Protocoles de Sion, 9)
 
«Afin que le vrai sens des choses ne frappe pas les goyim avant le moment venu, nous le masquerons sous le prétendu désir ardent de servir les classes ouvrières …»   (Protocoles de Sion, 6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réécrire l’histoire:La vraie raison pour laquelle les États-Unis ont perdu au Vietnam – Les troupes américaines étaient en révolte ouverte, tuant plus de 300 officiers en 1971

«Sur les 543 000 soldats américains au Vietnam en 1968, seulement 14% (ou 80 000) étaient des troupes de combat. Ces 80 000 hommes ont subi le plus gros de la guerre. … En 1968, 14 592 hommes – 18% des troupes de combat – ont été tués. 35 000 autres ont subi des blessures graves qui ont dû être hospitalisées. »

 

La guerre cachée

Notre armée qui reste maintenant au Vietnam est dans un état qui approche de l’effondrement,  des unités individuelles évitant ou ayant refusé le combat, assassinant leurs officiers et sous-officiers, droguées et découragées lorsqu’elles ne sont pas presque mutines. Conditions parmi les forces américaines au Vietnam qui n’ont été dépassées qu’au cours de ce siècle par… l’effondrement des armées tsaristes en 1916 et 1917.

Journal des Forces armées,  juin 1971 1

L’aspect le plus négligé de la guerre du Vietnam est la révolte des soldats – le bouleversement de masse par le bas qui a démêlé l’armée américaine. C’est un grand test de réalité à une époque où les États-Unis se vantent d’être une nation invincible. Pour cette raison, la révolte des soldats  est sortie de l’histoire officielle. Pourtant, c’était une partie cruciale de l’énorme mouvement anti-guerre  dont l’activité a aidé le peuple vietnamien dans sa lutte pour libérer le Vietnam – décrit une fois par le président Johnson comme un «petit pays de quatrième rang à l’ânesse» – de la domination américaine. L’héritage  de la révolte des soldats et de la défaite des États-Unis au Vietnam – malgré les récentes victoires américaines sur l’Irak et la Serbie – jette un voile sur le Pentagone. Ils craignent toujours le contrecoup politique qui pourrait survenir si les forces terrestres américaines subissaient de lourdes pertes lors d’une future guerre.

La révolte de l’armée était une lutte de classe qui opposait les soldats de la classe ouvrière aux officiers qui les considéraient comme consommables. La tentative à la mode de réviser l’histoire de la guerre du Vietnam, d’aérographier ses horreurs, de créer un climat favorable aux futures interventions militaires, ne peut pas reconnaître que les soldats américains se sont violemment opposés à cette guerre, ou que le capitalisme américain a toléré avec désinvolture le massacre des troupes de la classe ouvrière. Les universitaires libéraux ont ajouté à la distorsion historique en réduisant le radicalisme des années 1960 aux préoccupations et aux activités de la classe moyenne, tout en ignorant la rébellion de la classe ouvrière.  Mais le militantisme des années 1960 a commencé avec la classe ouvrière noire comme force motrice de la lutte de libération des Noirs, et a atteint son apogée avec l’unité des soldats blancs et noirs de la classe ouvrière dont la recrudescence a secoué l’impérialisme américain.

Au Vietnam, la rébellion n’a pas pris la même forme que le mouvement anti-guerre de masse des États-Unis, composé de manifestations, de marches, de manifestations et de journaux clandestins.

Au Vietnam, l’objectif des soldats était plus modeste, mais aussi plus subversif : survivre, à «CYA» (couvrir ton cul), pour protéger «le seul corps que tu as» en combattant la tentative militaire de continuer la guerre. Le conflit de survie est devenu une guerre dans la guerre qui a déchiré les forces armées.  En 1965, la Green Machine était la meilleure armée que les États-Unis aient jamais mise sur le terrain; quelques années plus tard, il était inutile comme force de combat.

La «politique de survie», comme on l’appelait alors, s’est exprimée par la destruction de la stratégie de recherche et de destruction, par les mutineries, par le meurtre d’officiers, par la fraternisation et la paix par le bas avec le Front de libération nationale (NLF) . Il a été très efficace pour détruire tout ce que la hiérarchie militaire et la discipline représentent. Ce fut le moment le plus fier de l’histoire de l’armée américaine.

Comme la plupart des traditions révolutionnaires de la classe ouvrière américaine, la révolte des soldats a été cachée de l’histoire. Le but de cet essai est de récupérer le record de cette lutte.

Une armée ouvrière

Les Vietnamiens n’ont pas la capacité de mener une guerre seuls ou de se gouverner eux-mêmes.

Vice-président Richard M. Nixon, 16 avril 1954 2

De 1964 à 1973, de la résolution du golfe du Tonkin au retrait définitif des troupes américaines du Viêt Nam, 27 millions d’hommes ont atteint l’âge de l’ébauche. La majorité d’entre eux n’ont pas été rédigés en raison de reports d’université, professionnels, médicaux ou de la Garde nationale. Seulement 40% ont été enrôlés et ont vu le service militaire. Une petite minorité, 2,5 millions d’hommes  (environ 10% des personnes éligibles au projet), a été envoyée au Vietnam. 3

Cette petite minorité était presque entièrement composée de jeunes de la classe ouvrière ou rurale. Leur âge moyen était de 19 ans.  Quatre-vingt-cinq pour cent des soldats étaient des hommes enrôlés; 15% étaient des officiers. Les hommes enrôlés provenaient de 80% des forces armées ayant un diplôme d’études secondaires ou moins. À cette époque, l’enseignement collégial était universel dans la classe moyenne et faisait de fortes percées dans les sections les plus aisées de la classe ouvrière. Pourtant, en 1965 et 1966, les diplômés des collèges ne représentaient que 2% des centaines de milliers de recrutés. 4

Dans les collèges d’élite, l’écart de classe était encore plus flagrant. La classe supérieure n’a fait aucun combat. Sur les 1 200 diplômés de Harvard en 1970, seulement 2 sont allés au Vietnam, tandis que les lycées ouvriers envoyaient régulièrement 20%, 30% de leurs diplômés et plus au Vietnam. 5

Les étudiants des collèges qui n’étaient pas nommés officiers étaient généralement affectés à des unités de soutien et de service sans combat. Les décrocheurs du secondaire étaient trois fois plus susceptibles d’être envoyés dans des unités de combat qui ont combattu et fait des victimes. Les soldats d’infanterie de combat, «les grognements», étaient entièrement de la classe ouvrière.  Ils comprenaient un nombre disproportionné de troupes de la classe ouvrière noire. Les Noirs, qui formaient 12% des troupes, représentaient souvent 25% ou plus des unités de combat. 6

Lorsque les ajournements d’université ont expiré, rejoindre la Garde nationale était un moyen préféré de se retirer du Vietnam.  Pendant la guerre, 80 pour cent des membres de la garde se sont décrits comme se joignant pour éviter le projet. Vous aviez besoin de connexions pour entrer – ce qui n’était pas un problème pour Dan Quayle, George W. Bush et d’autres esquives de la classe dirigeante.  En 1968, la Garde avait une liste d’attente de plus de 100 000. Il avait le triple du pourcentage de diplômés universitaires que l’armée a fait. Les Noirs représentaient moins de 1,5% de la garde nationale.  Au Mississippi, les Noirs représentaient 42% de la population, mais un seul Noir servait dans une garde de plus de 10 000 personnes. 7

En 1965, les troupes provenaient d’une classe ouvrière qui avait évolué dans une direction conservatrice pendant la guerre froide, en raison du long boom d’après-guerre et de la répression mccarthyite. Pourtant, au cours des cinq années précédant la guerre, le mouvement des droits civiques avait façonné les opinions politiques des Noirs. Les troupes avaient plus de conscience de classe et de syndicat qu’aujourd’hui. Le Mouvement des États-Unis pour une armée démocratique, organisé par d’anciens membres du Black Panther Party, avait comme premiers points de son programme, «Nous exigeons le droit à la négociation collective» et «Nous exigeons des salaires égaux au salaire minimum fédéral». 8  Lorsque le ministère de la Défense a tenté de briser la grève des travailleurs agricoles en augmentant les commandes de laitue tavelée, les soldats ont boycotté les réfectoires, les piquets de grève et les plaques de plâtre avec des autocollants proclamant «Lifers Eat Lettuce».9  Lorsque l’armée a utilisé des troupes pour briser la grève sauvage des postes nationales en 1970,  Vietnam GI a crié  : «Au diable les grèves brisées, brisons le gouvernement.» dix

Peu de temps après le début de la guerre, le radicalisme a commencé à faire entendre sa voix parmi les jeunes travailleurs. Alors que la lutte de libération des Noirs se déplaçait vers le nord de 1965 à 1968, 200 villes ont connu des soulèvements dans le ghetto, répandant la conscience révolutionnaire parmi les jeunes Noirs de la classe ouvrière. Dans les usines, ces mêmes années ont vu une forte reprise du militantisme de la classe ouvrière, avec des jours perdus en raison des grèves et des chats sauvages doublant. 11  Les idées de gauche du mouvement étudiant atteignaient les jeunes de la classe ouvrière à travers le mouvement anti-guerre. En 1967 et 1968, de nombreuses troupes avaient été radicalisées avant leur entrée dans l’armée. D’autres encore ont été radicalisés avant d’être expédiés au Vietnam par le mouvement anti-guerre GI sur des bases étatiques. La radicalisation des soldats s’est rapidement heurtée à la dure réalité selon laquelle les officiers considéraient les troupes de la classe ouvrière comme consommables.

Le corps des officiers bourgeois

Laissez les militaires diriger le spectacle.

Le sénateur Barry Goldwater 12

Le corps des officiers provenait des 7% de soldats qui étaient diplômés d’université ou des 13% qui avaient un à trois ans de collège.  Le collège était d’officier comme le lycée devait enrôler l’homme. Le corps des officiers était composé de la classe moyenne et de perspectives managériales.  Les familles des militaires de la classe dirigeante étaient fortement représentées dans ses rangs supérieurs13.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les officiers représentaient 7% des forces armées, un montant normal pour la plupart des armées. Le corps des officiers a utilisé l’économie des armes permanentes d’après-guerre, avec son budget d’armes pléthoriques, comme véhicule pour son auto-expansion. Au moment de la guerre du Vietnam, le corps des officiers représentait 15% des forces armées, ce qui signifie un officier pour six hommes et plus. 14

Après la fin de la guerre de Corée en 1953, il n’y avait aucune possibilité de commandes de combat. Comme le dit la vieille chanson de l’armée, « Il n’y a pas de promotion / de ce côté de l’océan. » En 1960, il a fallu 33 ans atroces pour passer du sous-lieutenant au colonel. De nombreux «condamnés à perpétuité», officiers professionnels et sous-officiers, ont accueilli la guerre du Vietnam comme une occasion de relancer leur carrière. Ils n’ont pas été déçus.  En 1970, l’attente angoissante pour gravir les échelons de carrière du sous-lieutenant au colonel avait été réduite à 13 ans. 15 Plus de 99% des sous-lieutenants sont devenus premiers lieutenants, 95% des premiers lieutenants ont été promus capitaines, 93% des capitaines qualifiés sont devenus majors, 77% des majors qualifiés sont devenus lieutenants-colonels et la moitié des lieutenants-colonels sont devenus colonels. 16

La voie la plus sûre vers l’avancement militaire est un commandement de combat. Mais  il y avait trop d’officiers en service actif de haut rang, ce qui provoqua une concurrence intense pour les commandements de combat.  Il y avait 2 500 lieutenants-colonels se bousculant pour le commandement de seulement 100 à 130 bataillons; 6 000 colonels, dont 2 000 étaient en concurrence sérieuse pour 75 commandements de brigade; et 200 grands généraux en lice pour les 13 commandements de division dans l’armée. 17

Le général Westmoreland, commandant des forces armées au Vietnam, a hébergé les officiers en créant des unités de soutien excessives et un commandement de combat en rotation rapide.  Au Vietnam, les unités de soutien et de service ont atteint 86% de l’effectif militaire. Seulement 14 pour cent des troupes étaient effectivement affectées au combat. Des services de soutien extravagants étaient à la base de la bureaucratie militaire. Les forces armées ont créé «de nombreux commandements logistiques, dirigés chacun par un général ou deux qui devraient disposer de personnels de haut rang pour aider chacun d’eux». Ainsi, il est devenu possible pour 64 généraux de l’armée de servir simultanément au Vietnam, avec le compliment requis des colonels, des majors, etc. 18

Ces officiers de soutien superflus vivaient loin du danger, se prélassant dans des camps de base arrière dans des conditions luxueuses. À quelques kilomètres de là, les soldats de combat vivaient un enfer cauchemardesque.  Le contraste était trop grand pour permettre à la confiance – tant dans les officiers que dans la guerre – de survivre indemne.

La solution de Westmoreland à la compétition pour le commandement de combat a versé de l’essence sur le feu. Il a ordonné une période de service d’un an pour les hommes enrôlés au Vietnam, mais seulement six mois pour les officiers. Les troupes de combat détestaient la discrimination de classe qui les exposait à deux fois le risque de leurs commandants.  Ils méprisaient les officiers, qu’ils considéraient comme crus et dangereusement inexpérimentés au combat.

Même une majorité d’officiers considéraient l’inégalité des tournées de Westmoreland comme contraire à l’éthique. Pourtant, ils ont été contraints d’utiliser de courtes tournées pour faire leurs preuves pour la promotion. Ils ont été placés dans des situations où toute leur carrière dépendait de ce qu’ils pouvaient accomplir en peu de temps , même si cela signifiait prendre des raccourcis et des risques au détriment de la sécurité de leurs hommes – une tentation à laquelle beaucoup ne pouvaient pas résister.

La limite extérieure des commandes de six mois a souvent été raccourcie pour des raisons de promotion, de soulagement, de blessure ou pour d’autres raisons. Le résultat a été des commandes de «portes tournantes».  Comme l’a rappelé un homme enrôlé, «Au cours de mon année au pays, j’ai eu cinq chefs de section de sous-lieutenant et quatre commandants de compagnie. Un commandant était plutôt bon… Tous les autres étaient stupides. » 19

Aggraver cette situation était la contradiction qui garantissait l’opposition entre officiers et hommes au combat. Les promotions d’officiers dépendent des quotas de morts ennemis des missions de recherche et de destruction. Les commandants de bataillon qui n’ont pas fourni de dénombrements immédiats ont été menacés de remplacement.  Il ne s’agissait pas d’une menace inactive: les commandants de bataillon avaient 30 à 50% de chances d’être relevés du commandement. Mais les missions de recherche et de destruction ont fait d’énormes pertes pour les fantassins.  Les officiers corrompus par des ambitions de carrière ignoreraient cyniquement cela  et feraient appel à l’offre interminable de remplaçants du quota mensuel provisoire. 20

La corruption des officiers sévissait. Un responsable du Pentagone écrit: « [la] puanteur de la corruption a atteint des niveaux sans précédent pendant le commandement de William C. Westmoreland de l’effort américain au Vietnam ». La CIA a protégé les champs de pavot des autorités vietnamiennes et a fait voler leur héroïne hors du pays sur des avions d’Air America. Les officiers en ont pris note et ont emboîté le pas. Le major qui a piloté le jet privé de l’ambassadeur américain a été pris en contrebande de 8 millions de dollars d’héroïne dans l’avion. 21

Les magasins de l’armée (PX) importaient des parfums français et d’autres produits de luxe pour que les officiers les vendent sur le marché noir à des fins personnelles. Mais le marché noir s’étendait bien au-delà des produits de luxe: «Les Viet Cong ont reçu un grand pourcentage de leurs approvisionnements des États-Unis via les routes souterraines du marché noir: kérosène, tôle, pétrole, moteurs à essence, mines Claymore, grenades à main, fusils, sacs de ciment », qui ont été vendus publiquement sur des marchés noirs ouverts en plein air. 22

Les troupes ont rapidement été déçues par une guerre dans laquelle du matériel militaire de fabrication américaine était utilisé contre elles. Et puis il y a eu des scandales sans fin: scandales PX, scandales de sous-clubs, scandales de sergent-major, scandales de brouillage de M-16. Lors des entretiens, quand on a demandé aux vétérans du Vietnam ce qui ressortait de leur expérience, une réponse répétée était «la corruption». 23

L’éthique du corps des officiers imite celle de l’élite des affaires qu’ils servent. Ils ont été corrompus par des missions de commandement de six mois tandis que leurs hommes ont servi un an, par l’avancement professionnel au détriment du bien-être des troupes, par le profit du marché noir et en vivant dans le luxe au milieu du massacre des troupes de combat. La corruption des officiers, combinée au plan de combat qui a évité les pertes d’officiers tout en garantissant le massacre de leurs hommes, a produit des résultats explosifs.

Une stratégie de classe dirigeante

Nous savons que nous ne pouvons pas gagner une guerre terrestre en Asie.

Le vice-président Spiro T. Agnew dans «Face the Nation» (CBS-TV), 3 mai 1970 24

La position politique et militaire des États-Unis était sans espoir dès son entrée en guerre. Les États-Unis se battaient pour protéger le capitalisme et l’empire. Les Vietnamiens se battaient pour réunifier leur pays et se libérer du contrôle étranger. Le gouvernement du Sud-Vietnam, contrôlé par les États-Unis, était le représentant politique de la classe des propriétaires fonciers, qui a pris 40 à 60 pour cent de la récolte des paysans comme loyer.  Dans les territoires contrôlés par le Front de libération nationale (NLF), les loyers ont été réduits à 10%, créant un énorme soutien paysan pour l’insurrection communiste.25

À mesure que le NLF élargissait ses zones de contrôle, il devenait de plus en plus difficile pour les propriétaires de percevoir des loyers. Ils ont donc conclu un marché fatidique avec leur gouvernement: l’armée percevrait le loyer des paysans en échange d’une réduction de 30%, qui devait être répartie en trois parties entre le gouvernement, les officiers et les troupes.  La collecte des loyers est devenue plus importante pour l’armée que les combats. Le gouvernement sud-vietnamien corrompu et son armée n’étaient guère plus que des collecteurs d’impôts pour les propriétaires . L’énorme puissance économique et militaire de l’impérialisme américain n’était pas plus forte que les relations sociales de ses clients coloniaux les plus corrompus et les plus réactionnaires26.

La guerre a été menée par des troupes du NLF et des paysans auxiliaires qui travaillaient la terre pendant la journée et combattaient comme soldats la nuit. Ils attaquaient l’ARVN (armée de la République du Vietnam) et les troupes et bases américaines ou posaient des mines la nuit, puis disparaissaient dans la campagne pendant la journée. Dans cette forme de guérilla, il n’y avait pas d’objectifs fixes, pas de champs de bataille définis et il n’y avait pas de territoire à prendre. Dans cet esprit, le Pentagone a conçu une stratégie de contre-insurrection appelée «rechercher et détruire».  Sans champs de bataille fixes, le succès au combat était jugé par le nombre de soldats de la NLF tués – le nombre de corps.  Une variante un peu plus sophistiquée était le «taux de mortalité»–Le nombre de troupes ennemies tuées par rapport au nombre d’Américains morts. Cette stratégie de «guerre d’usure» était le plan militaire de base de la classe dirigeante américaine au Vietnam27.

Pour chaque ennemi tué, pour chaque corps compté, les soldats ont obtenu des laissez-passer de trois jours et les officiers ont reçu des médailles et des promotions. Cela a réduit la guerre de la lutte pour «les cœurs et les esprits des Vietnamiens» à un but plus vaste que de tuer.  Tout Vietnamien tué a été inscrit dans le décompte des corps  comme un soldat ennemi mort, ou comme le disent les GI, «s’il est mort, c’est Charlie» («Charlie» était un argot GI pour le NLF). C’était le résultat inévitable d’une guerre contre tout un peuple. Tout le monde au Vietnam est devenu l’ennemi – et cela a encouragé le massacre aléatoire. Les officiers ont en outre ordonné à leurs hommes de « les tuer même s’ils essayaient de se rendre – nous avons besoin du décompte des corps ». C’était une invitation à tuer sans discernement pour gonfler une feuille de pointage.28

Les troupes héliportées

Certains hommes enrôlés ont suivi leurs officiers dans la barbarie. L’incident le plus infâme a été le massacre génocidaire du village de My Lai, où les officiers ont exigé que leurs hommes tuent tous les habitants – plus de 400 femmes, enfants, nourrissons et personnes âgées. Un seul officier mineur, le lieutenant Calley, a été condamné pour ce crime de guerre de type nazi. Le président Nixon lui a rapidement pardonné.29 À ce moment-là, 32% des Américains pensaient que les hauts responsables du gouvernement et les militaires devraient être jugés pour crimes de guerre.

Plutôt que de suivre leurs officiers, beaucoup plus de soldats ont eu le courage de se révolter contre la barbarie. 30

Quatre-vingt-quinze pour cent des unités de combat étaient des unités de recherche et de destruction. Leur mission était de sortir dans la jungle, de frapper les bases et les zones de ravitaillement, de débusquer les troupes du NLF et de les engager dans la bataille. Si le NLF ripostait, des hélicoptères volaient pour empêcher le retrait et déclencher une puissance de feu massive – balles, bombes, missiles. Le NLF tenterait d’éviter cela et la bataille ne se déroulait généralement que si les missions de recherche et de destruction étaient prises en embuscade . Les troupes terrestres sont devenues l’appât vivant pour l’embuscade et les échanges de tirs. Les IG ont qualifié la recherche et la destruction de «bousiller les boonies en faisant pendre l’appât». 31

 

Sans hélicoptères, la recherche et la destruction n’auraient pas été possibles – et les hélicoptères étaient le terrain des officiers. «À bord de l’hélicoptère de commandement et de contrôle est monté le commandant du bataillon, son commandant de soutien à l’aviation, l’officier de liaison d’artillerie, le bataillon S-3 et le sergent-major de bataillon. Ils ont tourné… assez haut pour échapper à des tirs aléatoires d’armes légères. » Les officiers ont dirigé leur puissance de feu sur le NLF en contrebas, mais tout en crachant aveuglément des bombes et du napalm, ils n’ont pas pu éviter les «dommages collatéraux» – frappant leurs propres troupes. Un quart des morts américains au Vietnam ont été tués par des «tirs amis» des hélicoptères. Les officiers étaient hors de danger, «l’œil dans le ciel», tandis que les troupes avaient leurs «ânes dans l’herbe»,  ouverts au feu à la fois du NLF et des hélicoptères. 32

Une fois la bataille terminée, les officiers et leurs hélicoptères s’envolaient vers des camps de base éloignés du danger pendant que leurs troupes restaient sur le terrain.  Les relations de classe de toute armée copient celles de la société qu’elle sert, mais sous une forme plus extrême. La recherche et la destruction ont amené les relations de classe du capitalisme américain à leur hauteur ultime.

Sur les 543 000 soldats américains au Vietnam en 1968, seulement 14% (ou 80 000) étaient des troupes de combat. Ces 80 000 hommes ont subi le plus gros de la guerre.  Ils étaient le maillon faible, et leur désaffection a paralysé la capacité des plus grandes forces armées du monde à combattre. En 1968, 14 592 hommes – 18% des troupes de combat – ont été tués.  35 000 autres avaient des blessures graves qui ont dû être hospitalisées.  Bien que tous les morts et les blessés ne soient pas des unités de combat, la grande majorité l’était . La majorité des troupes de combat en 1968 ont été gravement blessées ou tuées.  Le nombre de victimes américaines au Vietnam n’était pas extrême, mais comme il était concentré parmi les troupes de combat, il s’agissait d’un massacre virtuel.  Ne pas se révolter revenait à se suicider.33

Les officiers, haut dans le ciel, ont fait peu de morts ou de victimes. Les décès d’officiers sont survenus principalement dans les rangs inférieurs des lieutenants ou capitaines qui dirigeaient des pelotons ou des compagnies de combat. Les officiers supérieurs n’ont pas été blessés. Pendant une décennie de guerre,  un seul général et huit colonels à part entière sont morts des tirs ennemis. 34 Comme le concluait une étude commandée par l’armée:  «Au Vietnam… les corps d’officiers ne sont tout simplement pas morts en nombre suffisant ou en présence de leurs hommes assez souvent.» 35

Le massacre de grognements s’est poursuivi parce que les policiers ne l’ont jamais trouvé inacceptable. Il n’y a eu aucun tollé de la part de l’élite militaire ou politique, des médias ou de leurs patrons de la classe dirigeante au sujet de cet aspect de la guerre, et il n’est pas commenté dans presque toutes les histoires de la guerre. Il est ignoré ou accepté comme une partie normale d’un monde inégal, car la classe moyenne et la classe supérieure n’étaient pas au combat au Vietnam et n’ont souffert d’aucune boucherie. Cela n’aurait jamais été toléré si leur classe avait combattu. Leur assassinat prémédité de troupes de combat a  déclenché une guerre de classe dans les forces armées.  La révolte s’est concentrée sur la fin de la recherche et de la destruction par tous les moyens que l’armée avait fournis pour former  ces jeunes travailleurs.

 

Tet – la révolte commence

Nous savons depuis un certain temps que cette offensive a été planifiée par l’ennemi … La capacité de faire ce qu’ils ont fait a été anticipée, préparée et satisfaite … Les objectifs déclarés du soulèvement général ont échoué … Je ne pense pas qu’ils le feront remporter une victoire psychologique.

Président Lyndon B. Johnson, 2 février 1968 36

L’offensive du Têt a été le tournant de la guerre du Vietnam et le début d’une rébellion ouverte et active de soldats. Fin janvier 1968, le  Têt , le nouvel an vietnamien, le NLF envoya 100 000 soldats à Saigon et 36 capitales provinciales pour mener une lutte pour les villes. L’offensive du Têt n’a pas été un succès militaire, en raison de la sauvagerie de la contre-attaque américaine.  Rien qu’à Saigon, les bombes américaines ont tué 14 000 civils. La ville de Ben Tre est devenue emblématique de l’effort américain lorsque le major qui l’a reprise a annoncé que «pour sauver la ville, nous devions la détruire».

Westmoreland et ses généraux ont affirmé qu’ils étaient les vainqueurs du Têt parce qu’ils avaient infligé tant de pertes au NLF. Mais pour le monde, il était clair que l’impérialisme américain avait politiquement perdu la guerre au Vietnam. Le Têt a montré que le NLF avait le soutien écrasant de la population vietnamienne – des millions de personnes connaissaient et collaboraient à l’entrée du NLF dans les villes et personne n’a averti les Américains.  L’ARVN avait retourné des villes entières sans tirer.  Dans certains cas, les troupes de l’ARVN avaient accueilli le NLF et remis de grandes fournitures d’armes. La justification officielle de la guerre, à savoir que les troupes américaines étaient là pour aider les Vietnamiens à repousser l’agression communiste du Nord, n’était plus considérée par personne. Le gouvernement et l’armée sud-vietnamiens étaient clairement détestés par le peuple.37

L’affirmation constante de Westmoreland qu’il y avait «de la lumière au bout du tunnel», que la victoire était imminente, s’est avérée être un mensonge. Rechercher et détruire était un rêve de pipe. Le NLF ne devait pas être chassé de la jungle – il opérait partout.  Aucun endroit au Vietnam n’était une base sûre pour les soldats américains lorsque le NLF en a décidé ainsi.

Quel était donc l’intérêt de cette guerre? Pourquoi les troupes américaines devraient-elles se battre pour défendre un régime que leur propre peuple méprisait?  Les soldats sont devenus furieux contre un gouvernement et un corps d’officiers qui ont risqué leur vie pour des mensonges. Dans le monde entier, Tet et la confiance que l’impérialisme américain était faible et vaincu ont produit une recrudescence massive et radicale qui a fait de 1968 l’année de l’espoir révolutionnaire. Dans l’armée américaine, c’est le début de la confrontation avec les officiers.

En trois ans, plus du quart des forces armées étaient absentes sans permission (AWOL), avaient déserté ou étaient dans des prisons militaires. D’innombrables autres ont reçu des «congés de Ho Chi Minh» pour avoir perturbé et semé le trouble. Mais les forces les plus dangereuses étaient celles qui étaient toujours actives dans les unités de combat, dont la fureur d’avoir été massacrées dans des missions de recherche et de destruction inutiles a  éclaté dans la plus grande rébellion que l’armée américaine ait jamais connue. 38

Mutinerie

Si un officier tentait d’imposer une sanction disciplinaire à un soldat, le pouvoir n’existait pas pour le faire exécuter. En cela, vous avez l’un des signes certains d’une véritable révolution populaire. Avec la perte de leur pouvoir disciplinaire, la faillite politique du personnel des officiers a été mise à nu.

Léon Trotsky,  Histoire  de la révolution russe 39

Le refus d’un ordre d’avancer au combat est un acte de mutinerie. En temps de guerre, c’est le crime le plus grave du code militaire, passible de la peine de mort. Au Vietnam, la mutinerie était endémique,  le pouvoir de punir flétri et la discipline s’est effondré alors  que la recherche et la destruction étaient révoquées par le bas.

Jusqu’en 1967, le mépris ouvert des ordres était rare et sévèrement réprimé , avec des peines de deux à dix ans pour des infractions mineures. L’hostilité à la recherche et à la destruction de missions a pris la forme d’un évitement de combat secret, appelé «sacs de sable» par les grognements. Un peloton envoyé pour « bosse les boonies » pourrait chercher une couverture sûre à partir de laquelle déposer des rapports fabriqués d’activité imaginaire .40

Mais après Tet, il y a eu un passage massif de l’évitement du combat à la mutinerie.  Un Pentagone officiel reflète que « la mutinerie est devenue si commune que l’armée a été forcée de déguiser sa fréquence en parlant au lieu de « refus de combat. » »  Refus de combat, un commentateur a observé, « ressemblait à une grève et a eu lieu lorsque les indications géographiques ont refusé, désobéi ou négocié un ordre au combat.  » 41

Les actes de mutinerie se sont produits à une échelle jusque-là seulement rencontrée dans les révolutions.  Les premières mutineries de 1968 furent des rejets au niveau des unités et des pelotons de l’ordre de combattre. L’armée a enregistré 68 de ces mutineries cette année-là. En 1970, dans la 1ère division de cavalerie aérienne seulement, il y avait 35 actes de refus de combat. 42  Une étude militaire a conclu que le refus de combat était « à la différence des foyers mutinés du passé, qui étaient généralement sporadiques, les événements de courte durée. La réticence progressive des soldats américains à combattre jusqu’à la désobéissance ouverte s’est déroulée sur une période de quatre ans entre 1968 et 1971. » 43

Les refus de combat de 1968 des unités individuelles se sont étendus pour impliquer des entreprises entières d’ici l’année suivante.  La première mutinerie de masse signalée a eu lieu dans la 196e brigade légère en août 1969. La compagnie A du 3e bataillon, qui comptait 60 hommes contre 150, avait traversé la vallée de Songchang sous un feu nourri pendant cinq jours lorsqu’elle a refusé d’ordonner d’avancer. sur une pente de montagne périlleuse. La nouvelle de la mutinerie s’est propagée rapidement. Le  New York Daily News a  publié un titre de bannière: «Monsieur, mes hommes refusent de partir». 44  Le journal GI,  The Bond , a noté avec précision: «C’était une grève organisée… Un laiton secoué a soulagé le commandant de la compagnie… mais ils n’ont accusé les gars de rien. Les cuivres se sont rendus à la force des hommes organisés. » 45

Ce précédent – pas de cour martiale pour avoir refusé d’obéir à l’ordre de combattre, mais l’officier de relève relevé de son commandement – était le modèle pour le reste de la guerre.  L’insubordination de masse n’était pas punie par un corps d’officiers qui vivait dans la peur de ses propres hommes. Même la menace de punition s’est souvent retournée contre lui. Dans un incident célèbre, la compagnie B du 1er bataillon du 12e d’infanterie a refusé de pénétrer dans le territoire contrôlé par les NLF. Lorsqu’ils ont été menacés de cour martiale, d’autres sections se sont ralliées à leur soutien et ont refusé de continuer jusqu’à ce que l’armée recule. 46

Alors que la peur de la punition s’estompait, les mutineries se multiplièrent.  Au moins dix mutineries majeures ont été signalées et des centaines de plus petites. Le Vietnam Courier de Hanoi a   documenté 15 rébellions GI importantes en 1969. 47  À Cu Chi, les troupes du 2e bataillon du 27e d’infanterie ont refusé les ordres de bataille. Le « CBS Evening News » a diffusé en direct une patrouille de la 7e cavalerie disant à son capitaine que sa commande d’avance directe contre le NLF était absurde, qu’elle menacerait les victimes et qu’ils ne lui obéiraient pas. Une autre émission de CBS a retransmis la mutinerie d’une compagnie de tir de la 1ère division de cavalerie aérienne. 48

Lorsque le Cambodge a été envahi en 1970, des soldats de la base d’incendie de Washington ont organisé un sit-in. Ils ont dit à  Up Against the Bulkhead:  «Nous n’avons rien à faire là-bas… nous nous sommes juste assis. Ensuite, ils nous ont promis que nous n’aurions pas à aller au Cambodge. » En une semaine, il y a eu deux mutineries supplémentaires, les hommes des 4e et 8e d’infanterie ayant refusé d’embarquer des hélicoptères au Cambodge. 49

Lors de l’invasion du Laos en mars 1971, deux sections ont refusé d’avancer. Pour empêcher la mutinerie de se propager, tout l’escadron a été retiré de l’opération au Laos. Le capitaine a été relevé de son commandement, mais il n’y avait aucune discipline contre les hommes. Lorsqu’un lieutenant du 501st Infantry a refusé à son commandant de bataillon de faire avancer ses troupes, il a simplement été condamné à une peine avec sursis. 50

La décision de ne pas punir les hommes qui défient l’article le plus sacro-saint du code militaire,  la désobéissance à l’ordre de combat,  indique à quel point la détérioration de la discipline a érodé le pouvoir des officiers. La seule punition pour la plupart des mutineries était de décharger le commandant de ses fonctions. Par conséquent, de nombreux commandants n’ont pas signalé qu’ils avaient perdu le contrôle de leurs hommes. Ils ont balayé sous le tapis des nouvelles de mutinerie qui mettraient leur carrière en danger. Alors qu’ils devenaient tranquillement complices, les officiers perdirent toute autorité morale pour imposer la discipline.

Pour chaque défi au combat, il y a eu des centaines d’actes mineurs d’insubordination dans les camps de base arrière. Comme l’a rapporté un officier d’infanterie: «Vous ne pouvez pas donner d’ordres et vous attendre à ce qu’ils soient respectés.» 51  Cette recrudescence démocratique d’en bas était si importante que la discipline a été remplacée par une nouvelle technique de commandement appelée «élaboration».  L’élaboration était une forme de négociation collective dans laquelle des négociations se poursuivaient entre les officiers et les hommes pour déterminer les ordres. L’éliminer a détourné l’autorité du corps des officiers et a saccagé la capacité de l’armée à effectuer des missions de recherche et de destruction. Mais l’armée n’avait pas de stratégie alternative pour une guérilla contre un mouvement de libération nationale. 52

L’impact politique de la mutinerie s’est fait sentir bien au-delà du Vietnam. Comme l’a dit HR Haldeman, le chef d’état-major de Nixon, « Si les troupes vont se mutiner, vous ne pouvez pas poursuivre une politique agressive. » La révolte des soldats a limité la portée mondiale de l’impérialisme américain. 53

Fragging

La condition morale de l’armée était désespérée. Vous pourriez le décrire en disant que l’armée comme une armée n’existait plus. Les défaites, les retraites et la pourriture du groupe au pouvoir avaient totalement sapé les troupes.

Léon Trotsky, Histoire de la révolution russe 54

Le meurtre d’officiers américains par leurs troupes était un objectif ouvertement proclamé au Vietnam. Comme un journal GI l’a demandé: «Ne désertez pas. Allez au Vietnam et tuez votre commandant. »55 Et ils l’ont fait. Un nouveau terme d’argot a vu le jour pour célébrer l’exécution des officiers: la fragmentation.  Le mot vient de la grenade à fragmentation, qui était l’arme de choix car les preuves ont été détruites dans l’acte56.

Dans chaque guerre, les troupes tuent des officiers dont l’incompétence ou l’insouciance menace la vie de leurs hommes. Mais ce n’est qu’au Vietnam que cela est devenu omniprésent dans les situations de combat et généralisé dans les camps de base arrière. C’était l’aspect le plus connu de la lutte des classes au sein de l’armée, qui  visait non seulement les officiers intolérables, mais les «condamnés à perpétuité» en tant que classe.  Dans la révolte des soldats, il est devenu courant de peindre des slogans politiques sur les casques.  Un slogan de casque populaire résumait cette humeur: «Tuez un non-com pour Christ». Fragmentation était la rançon extraite par les troupes au sol pour être utilisée comme appât vivant. 57

Personne ne sait combien d’officiers ont été séparés, mais après le Têt, c’est devenu une épidémie . Au moins 800 à 1 000 tentatives de fragmentation à l’aide d’engins explosifs ont été faites. L’armée a signalé 126 fragments en 1969, 271 en 1970 et 333 en 1971, lorsqu’ils ont cessé de compter.  Mais cette année-là, juste dans la division américaine (de la renommée de My Lai), une fragmentation par semaine a eu lieu. Selon certaines estimations militaires, les fragmentation se sont produites à cinq fois le taux officiel, tandis que les officiers du Corps du juge-avocat général estimaient que seulement 10% des fragmentation avaient été signalés. Ces chiffres n’incluent pas les officiers qui ont été abattus dans le dos par leurs hommes et répertoriés comme blessés ou tués au combat. 58

La plupart des éclats ont fait des blessés , bien que «la nouvelle de la mort des officiers fera des applaudissements dans les films de troupes ou dans les bivouacs de certaines unités» 59  L’armée a admis qu’elle ne pouvait pas expliquer la mort de 1 400 officiers et sous-officiers.  Ce nombre, ainsi que la liste officielle des décès fragmentaires, a été accepté comme estimation non reconnue de l’armée pour les officiers tués par leurs hommes. Il suggère que 20 à 25% – sinon plus – de tous les officiers tués pendant la guerre ont été tués par des hommes enrôlés, pas par «l’ennemi». Ce chiffre n’a pas de précédent dans l’histoire de la guerre. 60

Les soldats accordent des primes aux officiers ciblés pour fragmentation. L’argent, généralement entre 100 $ et 1 000 $, a été collecté par abonnement parmi les hommes enrôlés. C’était une récompense pour le soldat qui a exécuté la décision collective. La prime la plus élevée pour un officier était de 10 000 $, offerte publiquement par  GI Says,  un bulletin polycopié publié dans la 101st Airborne Division, pour le colonel W. Honeycutt , qui avait ordonné l’attaque de mai 1969 sur la colline 937. La colline n’avait pas d’importance stratégique et a été immédiatement abandonné à la fin de la bataille. Il est devenu inscrit dans le folklore GI sous le nom de Hamburger Hill, à cause des 56 hommes tués et 420 blessés. Malgré plusieurs tentatives de fragmentation, Honeycutt s’en est sorti indemne. 61

Comme l’a   fait valoir Vietnam GI après Hamburger Hill,  « Brass qualifie cela de formidable victoire. Nous l’appelons une boucherie putain … Si vous voulez mourir pour que certains condamnés à perpétuité puissent obtenir une promotion, allez-y.  Mais si vous pensez que votre vie vaut quelque chose, vous feriez mieux de vous retrouver.  Si vous ne prenez pas soin des condamnés à perpétuité, ils pourraient très bien prendre soin de vous. » 62

Les fragments étaient parfois annulés. Un lieutenant a refusé d’obéir à un ordre de prendre d’assaut une colline lors d’une opération dans le delta du Mékong. «Son premier sergent lui a dit plus tard que lorsque ses hommes l’avaient entendu refuser cet ordre, ils avaient retiré une prime de 350 $ placée plus tôt sur sa tête parce qu’ils pensaient qu’il était un« dur ». 63

Le motif de la plupart des éclats n’était pas la vengeance, mais le changement de conduite au combat. Pour cette raison, les officiers étaient généralement prévenus  avant d’écraser. Tout d’abord, une grenade fumigène serait laissée près de leurs lits. Ceux qui n’ont pas répondu trouveraient une grenade à gaz lacrymogène ou une épingle à grenade sur leur lit en guise de rappel. Enfin, la grenade meurtrière a été jetée dans le lit d’officiers inflexibles endormis. Les officiers ont compris les avertissements et ont généralement obéi , devenant captifs des exigences de leurs hommes. C’était le moyen le plus pratique de briser la discipline militaire. Les unités dont les officiers ont répondu se sont retirées des missions de recherche et de destruction. 64

Un juge de l’armée qui a présidé des procès de fragmentation a qualifié de fragmentation «la façon dont les troupes contrôlent les officiers» et a ajouté que c’était «d’une efficacité mortelle».  Il a expliqué: «Le capitaine Steinberg fait valoir qu’une  fois qu’un officier est intimidé même par la menace de fragmentation, il est inutile pour les militaires  parce qu’il ne peut plus exécuter les ordres essentiels au fonctionnement de l’armée. À travers l’intimidation par des menaces – verbales et écrites… pratiquement tous les officiers et sous-officiers doivent tenir compte de la possibilité de fragmentation avant de donner un ordre aux hommes qui les subissent. » La crainte de fragmentation a affecté les officiers et les sous-officiers bien au-delà de ceux qui étaient réellement impliqués dans les incidents de fragmentation. 65

Les officiers qui ont survécu à des tentatives de fragmentation ne pouvaient pas dire lequel de leurs hommes avait tenté de les assassiner, ni quand les hommes pourraient frapper à nouveau. Ils vivaient dans la peur constante  de futures tentatives de fragmentation par des soldats inconnus.  Au Vietnam, c’était un truisme que «tout le monde était l’ennemi»: pour les condamnés à perpétuité, chaque homme enrôlé était l’ennemi.  «Dans certaines régions du Vietnam, [la fragmentation] suscite plus de peur parmi les officiers et les sous-officiers que ne le fait la guerre avec« Charlie ».»

Contre-fragmentation par des officiers de représailles a contribué à une guerre dans la guerre. Alors que 80 pour cent des fragments étaient des officiers et des sous-officiers, 20 pour cent étaient des hommes enrôlés , car les officiers cherchaient à tuer des fauteurs de troubles potentiels ou ceux qu’ils soupçonnaient de planifier de les fragmenter. Dans cette guerre civile au sein de l’armée, la police militaire a été utilisée pour rétablir l’ordre. En octobre 1971, la police militaire a attaqué le site du signal de la montagne Praline pour protéger un officier qui avait été la cible de tentatives répétées de fragmentation. La base a été occupée pendant une semaine avant le rétablissement du commandement. 66

La fragmentation a sapé la capacité de la machine verte à fonctionner comme une force de combat . En 1970, «de nombreux commandants ne faisaient plus confiance aux Noirs ou aux Blancs radicaux avec des armes, sauf en garde ou au combat». Dans la division américaine, des grenades à fragmentation n’ont pas été remises aux troupes.  Dans le 440 Bataillon des transmissions, le colonel a refusé de distribuer toutes les armes. 67  Un soldat de Cu Chi a déclaré au  New York Times:  «Les garnisons américaines sur les grandes bases sont pratiquement désarmées. Les condamnés à perpétuité nous ont pris les armes et les ont mises sous clé. » 68  L’armée américaine désarmait lentement ses propres hommes pour empêcher que les armes ne visent l’ennemi principal: les condamnés à perpétuité. Il est difficile de penser à une autre armée aussi effrayée par ses propres soldats.69

La paix d’en bas – cherchez et évitez

L’armée était incurablement malade… en ce qui concerne la guerre, elle n’existait pas. Personne ne croyait au succès de la guerre, les officiers aussi peu que les soldats. Personne ne voulait plus combattre, ni l’armée ni le peuple. « 

Léon Trotsky,  Histoire de la révolution russe  70

Des mutineries et des éclats ont exprimé la colère et l’amertume que ressentaient les soldats de combat lorsqu’ils étaient utilisés comme appât pour tuer des communistes. Cela a forcé les troupes à réévaluer qui était le véritable ennemi. Beaucoup ont commencé à conclure que l’ennemi était les condamnés à perpétuité ou les dirigeants aux États-Unis – que c’était la classe capitaliste et non, comme ils l’avaient cru une fois, le NLF.

Dans une lettre remarquable, 40 officiers de combat ont écrit au président Nixon en juillet 1970 pour l’informer que «les militaires, les dirigeants de ce pays – sont perçus par de nombreux soldats comme étant presque autant notre ennemi que le VC [Viet Cong] et le NVA [armée nord-vietnamienne]. » 71  Aussi extraordinaire que soit l’admission de cet officier, il était trop peu, trop tard. Le Right-On-Post de Fort Ord  a  proclamé que les GI devaient se libérer eux-mêmes et toutes les personnes exploitées de l’oppression des militaires, que « nous reconnaissons notre véritable ennemi … Ce sont les capitalistes qui ne voient que le profit … Ils contrôlent l’armée qui nous envoie mourir. Ils contrôlent la police qui occupe les ghettos noirs et bruns. » 72  Pour d’autres, l’ennemi était plus immédiat. Comme le papier GI, le  Ft. Lewis-McChord Free Press, a  déclaré: «Au Vietnam, les Lifers, les Brass, sont le véritable ennemi, pas l’ennemi.» 73

De là, ce fut un court saut vers l’idée que «l’autre guerre, la guerre avec Charlie», devait être terminée. Après l’invasion du Cambodge en 1970, la guerre s’est agrandie, la fureur et la prise de conscience démoralisante que rien ne pouvait arrêter les bellicistes ont balayé le mouvement anti-guerre et les troupes. 74  Le logo de casque le plus populaire est devenu «UUUU», ce qui signifie «les réticents, dirigés par les non qualifiés, faisant l’inutile, pour les ingrats». La paix, si elle venait, devrait être faite par les troupes elles-mêmes, instituées par un retrait officieux des troupes mettant fin aux missions de recherche et de destruction. 75

La forme que cette paix d’en bas prit fut appelée «chercher et éviter» ou «chercher et échapper». Il est devenu si étendu que «rechercher et échapper (ce qui signifie éviter tacitement le combat par les unités sur le terrain) est maintenant pratiquement un principe de guerre, exprimé de manière vivante par la phrase GI,« CYA »(couvrez-vous le cul) et rentrez chez vous! Ce n’était pas seulement une répétition de l’évitement précoce du combat, des unités individuelles se cachant de la guerre – c’était plus ouvert, plus politique et plus clairement ciblé comme stratégie pour ramener la paix. 76

Dans la recherche et l’évitement, des patrouilles envoyées sur le terrain ont délibérément échappé à des affrontements potentiels avec le NLF. Les patrouilles de nuit, les plus dangereuses, s’arrêteraient et prendraient position à quelques mètres au-delà du périmètre de défense, où les NLF ne viendraient jamais. En contournant les conflits potentiels, ils espéraient faire comprendre aux NLF que leur unité avait établi son propre traité de paix.

Une autre tactique fréquente de recherche et d’évitement consistait à quitter le camp de base, à sécuriser une zone sûre dans la jungle et à mettre en place un système de défense périmétrique dans lequel percer pendant le temps alloué à la mission. «Certaines unités ont même emporté des armes ennemies avec elles lors de ces missions de recherche et d’évitement afin qu’à leur retour, elles puissent signaler un échange de coups de feu et apporter la preuve de pertes ennemies pour les chiffres de décompte requis par les quartiers généraux supérieurs.» 77

L’armée a été forcée de s’adapter à ce qui a commencé à être appelé «le cessez-le-feu des grognements». Un soldat américain de Cu Chi, cité dans le  New York Times , a déclaré: «Ils ont créé des sociétés distinctes pour les hommes qui refusent de se rendre sur le terrain. Ce n’est pas grand chose de refuser d’y aller. Si on ordonne à un homme d’aller dans tel ou tel endroit, il ne passe plus par le tracas du refus; il emballe juste sa chemise et va rendre visite à quelques copains dans un autre camp de base.  » 78

Un observateur à Pace, près du front cambodgien où une trêve unilatérale a été largement appliquée, a déclaré: «Les hommes ont accepté et passé le mot à d’autres pelotons: personne ne tire sans tirer dessus. Le 10 octobre 1971, vers 11 heures, les hommes de la Bravo Company, 11/12 First Cav Division, ont déclaré leur propre cessez-le-feu privé avec les Nord-Vietnamiens. » 79

Le NLF a répondu à la nouvelle situation . People’s Press,  un journal GI, dans son numéro de juin 1971, affirmait que les unités du NLF et de la NVA avaient reçu l’ordre de ne pas ouvrir les hostilités contre les troupes américaines portant des bandanas rouges ou des signes de paix, à moins d’avoir été la première à tirer dessus. 80  Deux mois plus tard, le premier vétéran du Vietnam à visiter Hanoi a reçu une copie «d’un ordre aux troupes nord-vietnamiennes de ne pas tirer sur les soldats américains portant des symboles anti-guerre ou portant leurs fusils pointés vers le bas». Il rapporte son impact sur «me convaincre que j’étais maintenant du côté des Vietnamiens   » 81

Le colonel Heinl a rapporté ceci:

Cette «  recherche et évasion  » n’est pas passée inaperçue par l’ennemi est soulignée par la récente déclaration de la délégation du Viet Cong lors des pourparlers de paix de Paris selon laquelle  les unités communistes en Indochine ont reçu l’ordre de ne pas engager des unités américaines qui ne les molestent pas.  La même déclaration se vantait – non sans fondement en fait – que les transfuges américains sont dans les rangs VC. 82

Certains officiers se sont joints ou ont conduit leurs hommes dans le cessez-le-feu officieux d’en bas. Un colonel de l’armée américaine a déclaré:

J’avais une influence sur toute une province. J’ai mis mes hommes au travail pour aider à la récolte. Ils ont construit des bâtiments. Une fois que l’ANV a compris ce que je faisais, elle s’est relâchée. Je vous parle d’une trêve de fait, vous comprenez. La guerre s’est arrêtée dans la majeure partie de la province.  C’est le genre d’histoire qui n’est pas enregistrée. Peu de gens savent même que c’est arrivé, et personne n’admettra jamais que c’est arrivé. 83

Rechercher et éviter, mutinerie et fragmentation ont été un brillant succès. Deux ans après la recrudescence des soldats, en 1970, le nombre de morts au combat aux États-Unis a baissé de plus de 70 pour cent  (à 3 946) par rapport au sommet de 1968 de plus de 14 000. La révolte des soldats afin de survivre et de ne pas se permettre d’être des victimes  ne pouvait réussir que par une lutte prête à utiliser tous les moyens nécessaires pour parvenir à la paix par le bas. 84

 

La révolte n’était pas seulement contre les sacs mortuaires, c’était la «révolte des sacs mortels», des hommes qui refusaient de se laisser pousser dans des sacs mortuaires, pour devenir le meurtrier du capitalisme américain. La révolte des soldats a remporté la guerre intérieure au sein de l’armée. Les troupes terrestres ont été retirées du Vietnam. Les forces armées ont toujours peur de les utiliser ailleurs.

Révolution et armée

Il est manifeste que la désorganisation des armées et un assouplissement total de la discipline ont été à la fois la condition préalable et la conséquence de toutes les révolutions réussies. « 

Engels à Marx, 26 septembre 1851 85

 

C’est une maxime de la politique révolutionnaire que pour que la révolution soit réussie, une partie de l’armée doit passer aux forces révolutionnaires. Pour que cela se produise, le mouvement révolutionnaire doit être suffisamment fort pour donner aux soldats l’assurance qu’il peut les protéger des conséquences d’une rupture de la discipline militaire.

L’armée s’est révoltée au Vietnam, mais elle manquait d’organisation révolutionnaire. Il n’y a pas eu de révolution pour que ça passe. La révolte a réussi à mettre fin à l’utilisation des troupes au sol, mais a laissé intactes les structures de l’armée, ce qui a permis à l’impérialisme de se reconstruire lentement à partir de l’épave.

La révolte de l’armée avait toutes les forces et les faiblesses de la radicalisation des années 1960 dont elle faisait partie.  Ce fut une lutte de masse courageuse d’en bas, improvisant de manière créative les moyens tactiques nécessaires pour atteindre ses objectifs au fur et à mesure. Elle ne comptait sur personne d’autre que sur elle-même pour gagner ses batailles.  Il était révolutionnaire de caractère et de tactique, mais il manquait les conditions préalables au succès révolutionnaire: organisation, programme, cadre et leadership. Il est possible de nommer des dizaines d’actes héroïques de la révolte des soldats au Vietnam, mais impossible d’enregistrer une organisation ou un leader. Ils sont sans nom.

C’était brillant mais bref.  Les seuls outils d’organisation étaient les journaux GI souterrains. Un journal, comme tout révolutionnaire peut vous le dire, est un organisateur, l’échafaudage pour la construction de l’organisation.  Mais les journaux sont devenus un substitut à l’organisation. Il y avait des échafaudages, mais pas de bâtiment. Si l’organisation révolutionnaire avait coordonné, centralisé, politisé, rendu conscient et généralisé l’effort de révolte des soldats, le potentiel de changement aurait été énormément plus grand et le résultat inimaginable.

Une contradiction des armées impérialistes modernes est qu’elles servent les guerres de conquête de la classe dirigeante, alors qu’elles dépendent des troupes de la classe ouvrière  qui – quelle que soit leur confusion idéologique initiale – n’ont aucun intérêt matériel à la conquête. Cette contradiction a le potentiel de détruire des armées. Au XXe siècle, il l’a fait pour les armées russes et allemandes à la fin de la Première Guerre mondiale, l’armée portugaise dans les guerres coloniales africaines des années 1970 et l’armée américaine au Vietnam. Mais les armées ont également été utilisées pour la contre-révolution, dont la défaite de la révolution chilienne est un rappel encore vivant.

L’histoire cachée des années 1960 prouve que l’armée américaine peut être divisée et gagnée au mouvement révolutionnaire. Mais cela nécessite un long et lent travail patient d’explication, de propagande, d’éducation, d’organisation, d’agitation et d’action. La révolte du Vietnam montre comment les soldats de base peuvent relever le défi. La tâche inachevée est que l’organisation révolutionnaire atteigne également ce niveau. Quand c’est le cas, les troupes de l’armée américaine peuvent devenir les troupes de la révolution américaine.

Un membre d’équipage d’un hélicoptère d’Air America aide les évacués à monter sur une échelle sur le toit du 18, rue Gia Long le 29 avril 1975, peu de temps avant que la ville ne tombe devant l’avancée des troupes nord-vietnamiennes.

NOTES

Le 30 avril 1975, la prise du palais présidentiel de Saigon annonce la libération totale du Sud-Vietnam.

1 Colonel Robert D. Heinl, Jr., «The Collapse of the Armed Forces»,  Armed Forces Journal , 7 juin 1971, réimprimé dans Marvin Gettleman, et al.,  Vietnam and America: A Documented History  (New York: Grove Press , 1995), p. 327.2 Cité dans William G.Effros,  Citations: Vietnam, 1945-70  ) New York: Random House, 1970), p. 172.

3 Christian G. Appy,  Guerre de la classe ouvrière: les soldats américains et le Vietnam  (Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1993), p. 18.

4 Appy, pp.24-27 et James William Gibson,  The Perfect War: Technowar in Vietnam  (Boston: Atlantic Monthly Press, 1986), pp.214-15.

5 James Fallows, « Qu’as-tu fait pendant la guerre des classes, papa? » Vietnam: Anthology and Guide to a Television History,  Steven Cohen, éd. (New York: Alfred A. Knopf, 1983), p. 384.

6 Appy, p. 26. Le taux de décès de Noirs au Vietnam en 1965 était le double de leur taux de participation à l’armée, mais a été ramené à des proportions normales en trois ans en raison de la lutte des soldats noirs contre le racisme. La lutte pour la libération des Noirs au sein de l’armée au cours de ces années mérite un autre article. Pour plus d’informations, voir David Cortright,  Soldiers in Revolt: The American Military Today  (Garden City, NY: Doubleday, 1975), pp. 201-16.

7 Appy, p. 36-37.

8 Larry G. Waterhouse et Mariann G. Wizard,  Turning the Guns Around: Notes on the GI Movement  (New York: Praeger, 1971), pp. 136-38.

9  Camp News,  15 janvier 1971 et 15 mars 1971.

10  Vietnam GI,  mai 1970. Sur les centaines de journaux souterrains de GI, seule une poignée paraissait régulièrement au fil du temps et avait un lectorat au-delà d’une base ou d’une division militaire particulière. Parmi ceux-ci, les plus importants étaient  Camp News, The Bond  et  Vietnam GI.  Vietnam GI a  eu le plus grand nombre d’abonnés au Vietnam en raison de sa capacité à mettre en place une analyse politique claire et radicale dans un langage lié aux expériences des grognements. Il a été publié par des vétérinaires vietnamiens et par d’anciens membres de l’aile gauche de la Ligue socialiste des jeunes, qui étaient vaguement associés, bien qu’organiquement indépendants du courant qui est devenu les International Socialists américains.

11 Kim Moody, «La classe ouvrière américaine en transition»,  International Socialism , n ° 40 (Old Series), octobre / novembre 1969, p. 19.

12 Effros, p. 209.

13 Appy, p. 25-26.

14 Cincinnatus,  Self-Destruction, The Disintegration and Decay of the  United States Army at the Vietnam Era,  (New York: WW Norton, 1981), p. 155.

15 Cincinnatus, p. 139.

16 Cincinnatus, p. 145.

17 Cincinnatus, p. 146.

18 Cincinnatus, p. 147-48.

19 Cincinnatus, p. 157-59.

20 Gibson, p. 116.

21 Cincinnatus, p. 54-56.

22 Cincinnatus, p. 55.

23 Cincinnatus, p. 53.

24 Effros, p. 217.

25 Gibson, p. 71.

26 Gibson, pp. 74-75.

27 Gibson, pp. 101-15 et Cincinnatus, pp. 75-82.

28 Appy, p. 155-56, et Cincinnatus, p. 84-85.

29 Seymour M. Hersh, «Qu’est-il arrivé à My Lai?» dans Gettleman, pp. 410-24.

30 Cohen, p. 378.

31 Appy, p. 152-58, 182-84.

32 Cincinnatus, p. 62-63, 70.

33 Cincinnatus, p. 147, 161.

34 Cincinnatus, p. 155.

35 Richard A. Gabriel et Paul L. Savage,  Crise du commandement: mauvaise gestion dans l’armée  (New York: Hill et Wang, 1978), p. 16.

36 Effros, p. 89.

37 Gibson. Voir le chapitre 6, «L’offensive du Têt et la production d’une double réalité».

38 Robert Musil, «The Truth About Deserters»,  The Nation , 16 avril 1973 et pour «Ho Chi Minh», Steve Rees, «A Questioning Spirit: GIs Against the War» dans Dick Custer, éd.,  They Should Have Servi cette tasse de café  (Boston: South End Press, 1979), p. 171.

39 Leon Trotsky,  L’histoire de la révolution russe  (Ann Arbor: Université du Michigan, 1957), vol. 1, p. 256.

40 Appy, p. 244-45.

41 Cincinnatus, p. 156 et Richard Moser,  Les nouveaux soldats d’hiver: dissidence des GI et des vétérans au Vietnam (Perspectives des années 60)  (Nouveau-Brunswick: Rutgers, 1996), p. 44.

42 Matthew Rinaldi, «The Rebels Olive-Drab: Military Organizing during the Vietnam Era»,  Radical America,  Vol.8 No. 3, mai-juin 1974, p. 29.

43 Gabriel et Savage, cités dans Appy, p. 254.

44 Cortright, p. 35-36.

45  The Bond,  22 septembre 1969.

46 Cortright, p. 38.

47 Moser, p. 45.

48 Cortright, p. 36 et Heinl, p. 329.

49 Moser, p. 47 et Cortright, p. 37.

50 Rees, p. 152 et Cortright, p. 37-38.

51 Tom Wells,  La guerre intérieure: la bataille de l’Amérique au Vietnam  (New York: Henry Holt, 1994), p. 474.

52 Moser, p. 133 et Cortright, p. 35.

53 Wells, p. 475.

54 Trotsky, Vol.1, p. 260.

55 Cité dans Heinl, p. 330.

56 Eugene Linden, «Fragging and Other Retirement Symptoms»,  Saturday Review,  8 janvier 1972, p. 12.

57 Cincinnatus, p. 51-52.

58 Moser, p. 48 et Appy, p. 246.

59 Heinl, p. 328.

60 Terry Anderson, «The GI Movement and the Response from the Brass», dans Melvin Small et William Hoover, éd.,  Give Peace A Chance  (Syracuse: Syracuse University, 1992), p. 105.

61 Andy Stapp,  Up Against The Brass  (New York: Simon et Schuster, 1970), p. 182 et Heinl, p. 328-29 et Appy, p. 230-31.

62  Vietnam GI,  juin 1969.

63 Linden, p. 14.

64 Wells, p. 474.

65 Tilleul, p. 12-13.

66 Cortright, p. 44 et Moser, p. 50.

67 Cortright, p. 47 et Moser, p. 50.

68 Cité dans Heinl, p. 328.

69 Linden, p. 15.

70 Trotsky, vol. 1, p. 261.

71 Cortright, p. 28.

72 Cité dans Moser, p. 98.

73 Cité dans Heinl, p. 330.

74 Le secrétaire à l’armée, Stanley Resor, a rappelé «une grave épidémie d’héroïne… apparue juste après l’invasion cambodgienne». Interviewé dans Wells, p. 456. La dépendance à l’héroïne a par la suite touché entre 10 et 30% des soldats.

75 Appy, p. 43 et Cincinnatus, p. 27.

76 Heinl, p. 329.

77 Cincinnatus, p. 155.

78 Cité dans Heinl, p. 328.

79 Richard Boyle,  GI Revolts: The Breakdown of the US Army in Vietnam  (San Francisco: United Front Press, 1972) p. 28.

80 Moser, p. 132.

81 Wells, p. 526.

82 Heinl, p. 329.

83 Moser, p. 132.

84 Cincinnatus, p. 161.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Franc maçonnerie:Les Old Fellows et la franc maçonnerie du pauvre

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Les loges d’Oddfellows ou Odd Fellows sont des sociétés amicales qui prétendent généralement être parmi les plus anciennes du monde. Elles furent parmi les premières à former des réseaux d’organismes locaux appelés « loges » et regroupés en « Grandes loges » rayonnant dans toute l’Angleterre à partir du milieu du xviiie siècle, d’une manière un peu similaire à ce que pratiquaient les loges maçonniques anglaises depuis 1717. Comme les loges maçonniques, elles se réclament d’une origine légendaire remontant bien avant, jusqu’aux Guildes du Moyen Âge, l’occupation de la Grande-Bretagne par les Romains, voire la déportation des Hébreux à Babylone.

Principalement anglaises ou américaines, elles furent créées pour la protection de leurs membres dans le besoin à une époque où la protection sociale n’existait pas. Elles prennent la forme d’associations non commerciales. Appartenant ainsi à leurs membres plutôt qu’à des actionnaires, elles leur reversent ce qu’elles gagnent sous la forme de services et d’aides. Tous les membres et leurs familles ont accès aux services de soin de l’association. Elles organisent également des collectes de fonds pour les œuvres caritatives locales et nationales.

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Histoire

Sociétés fraternelles et guildes

D’après la légende, les origines des sociétés fraternelles remonteraient à l’époque ou les hébreux rentrèrent de leur exil à Babylone en -587.

Plus vérifiable est l’évolution des guildes. Au xiiie siècle, les guildes de marchands étaient bien établies et prospères. Durant le xive siècle, les « maîtres » des guildes auraient restreint l’accès à celles-ci pour protéger leurs privilèges. Par contrecoup, les « compagnons » (fellows), moins expérimentés et moins riches, auraient constitué leurs propres guildes.

Les Odd Fellows

Dans les villages et les petites villes, il n’y avait pas suffisamment de compagnons d’un même métier pour permettre la création d’une guilde locale. C’est pourquoi plusieurs métiers différents se sont rassemblés pour former des guildes de compagnons provenant de différents métiers, donc des guildes de compagnons « dépareillés », en anglais « Odd Fellows ».

Au cours des 300 années suivantes, l’idée de gens n’appartenant ni à la noblesse ni au clergé rassemblant leurs forces pour améliorer leur situation souleva diverses oppositions, voire persécutions, de la part du pouvoir en place. Ce fut le cas par exemple lorsque le roi Henri VIII d’Angleterre se sépara de l’Église catholique romaine: les guildes furent alors considérées comme soutenant le Pape et en 1545 tous leurs biens furent confisqués. Elisabeth I leur retira la responsabilité de l’organisation de l’apprentissage et à la fin de son règne, la plupart des guildes avaient disparu.

Les loges de Oddfellows

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Edwardian Hall, ancien hall des Odd Fellows de Redmond (Washington).

La suppression des guildes marqua la fin d’une importante forme de protection sociale et financière pour les hommes et femmes ordinaires. Dans les principales cités, telles que Londres, quelques guildes (comme celles des francs-maçons et celles des Odd Fellows) réussirent à survivre en s’adaptant et en modifiant leur fonctionnement.

Les plus anciennes règles connues pour les loges de Oddfellows remontent à 1730 et à la loge « Aristarcus » de Londres. Aujourd’hui encore, beaucoup de pubsbritanniques portent le nom The Oddfellows ou Oddfellows Arms. Il s’agit toujours d’anciens lieux de réunion de loges deOddfellows.

Évolution

Une conséquence de la Glorieuse Révolution de 1688, qui vit le protestant Guillaume III d’Angleterre remplacer le roi catholique Jacques II d’Angleterre (Jacques VII d’Écosse), fut la scission au milieu du xviie siècle entre l’« Ordre des Oddfellows patriotiques » (The Order of Patriotic Oddfellows), basé dans le sud de l’Angleterre et soutenant Guillaume, et l’« Ordre ancien des Oddfellows » (The Ancient Order of Oddfellows) basé dans le nord et favorable aux Stuarts. En 1789, ces deux ordres se réunirent de nouveau pour former le « Grand Ordre uni des Oddfellows » (Grand United Order of Oddfellows) (à ne pas confondre avec le Grand United Order of Odd Fellows fondé aux États-Unis en 1943).

La Révolution française amena les cours d’Europe à considérer avec méfiance les Oddfellows comme les francs-maçons. De plus, de nombreuses sociétés amicales (Friendly societies) comme celle des Oddfellows inspirèrent au xixe siècle la naissance des syndicats, ce qui augmenta la défiance des pouvoirs en place.

The Independent Order – Manchester Unity

En 1810, des membres des Oddfellows de la région de Manchester, insatisfaits de la manière dont les affaires de l’« ordre uni » étaient conduites, formèrent un ordre indépendant dénommé « Manchester Unity ». Ils encouragèrent beaucoup d’autres loges à travers le pays à quitter le « Grand Ordre uni » et à les rejoindre.

Ils introduisirent en particulier de nouveaux avantages pour leur membres. Notamment le Travel Warrant, qui permettait aux membres qui recherchaient du travail à passer la nuit dans les locaux de l’ordre, gratuitement, n’importe où dans le pays. Ils instaurèrent aussi des programmes de protection sociale mutuelle permettant à leurs membres malades de couvrir leurs frais de consultation médicales ou d’hospitalisation.

L’indépendance du mouvement américain

Les Oddfellows se sont répandus aux États-Unis au début du xixe siècle: Plusieurs loges informelles existaient déjà à New York lorsque la branche américaine de l’ordre fut officiellement fondée à Baltimore en 1819 par Thomas Wildey et affiliée dès l’année suivante à l’ordre Manchester Unity.

En 1834, les Tolpuddle Martyrs, des membres de la société amicale des laboureurs du comté de Dorset, furent déportés en Australie après s’être mis en grève sous l’accusation d’appartenance à une « société amicale illégale ». Le bureau directeur des Oddfellows de Manchester modifia alors à la hâte la constitution et les rituels de leur ordre afin d’éviter un sort similaire à leurs membres. Les membres américains, eux, n’acceptèrent pas ces modifications faites pour satisfaire le gouvernement britannique qu’ils avaient combattu pendant la guerre d’indépendance des États-Unis. Ils déclarèrent donc leur indépendance sous le titre de Independent Order of Odd Fellows1.

Le temps de la légitimité au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, les Oddfellows continuèrent d’être regardés avec suspicion par le pouvoir et à plusieurs reprises, jusqu’en 1850, plusieurs aspects de son activité furent déclarés illégaux. Ceci n’empêcha pas l’ Independent Order of Oddfellows Manchester Unity Friendly Society de devenir en 1850 la société amicale la plus importante et la plus riche de Grande-Bretagne. Cette croissance était le résultat de la Révolution industrielle, de l’absence de syndicats, et du manque de protection sociale.

En 1911, lorsque le gouvernement libéral mit en place le National Insurance Act, les Oddfellows britanniques protégeaient tant de gens qu’ils étaient devenus la société amicale la plus importante du monde et que le gouvernement reprit leurs tables de calcul des contributions et des remboursements.

La protection sociale d’état et les Oddfellows modernes

L’instauration d’une protection sociale mise en place par les états, notamment après la seconde guerre mondiale, a obligé les Oddfellows a évoluer. Au Royaume-Uni, l’ordre s’est spécialisé dans la gestion de produits financiers au cours de la seconde moitié du xxe siècle. En 1996, il prit la décision de quitter cette activité et de se concentrer sur l’aide sociale et caritative en direction de ses membres, particulièrement les personnes âgées et les handicapés.

Extension internationale du mouvement

Le modèle des Oddfellows fut exporté par les émigrants dans l’ensemble du Commonwealth et du Nouveau Monde. Aujourd’hui, on trouve des Oddfellows dans de très nombreux pays, notamment en AustralieNouvelle-ZélandeAfrique du Sud et aux Antilles. L’ordre américain a établi des loges en AllemagneIslandeDanemarkBelgiqueSuède,Finlande,Estonie,Pays-Bas et dans de nombreux autres pays d’Europe continentale.

Liste de quelques ordres d’Odd Fellows

Royaume-Uni

États-Unis

  • Independent Order of Odd Fellows (IOOF), fondé en 1819 à Baltimore et affilié au Manchester Unity en 1820. Indépendant depuis les années 1830.
  • Grand United Order of Odd Fellows (GUOOF) fondé en 1843.

Australie

  • The Independent Order of Odd Fellows (IOOF).
  • The Grand United Order of Odd Fellows (GUOOF).
  • The Manchester Unity Order of Odd Fellows (MUOOF)