Le réchauffement climatique devenu risque systémique

Même au pays du président enraciné dans le déni de l’anthropocène, les régulateurs des marchés financiers le concrétisent : les changements climatiques constituent un risque systémique. Il aura fallu plus de 30 ans après la création du GIEC, quelque 25 ans après la COP 1 de Berlin en 1995.

En 2018,les incendies en Grèce ont fait d’énormes ravages en forêt.

La reconnaissance est venue mercredi de l’agence américaine chargée de la surveillance des marchés de produits financiers dérivés (CFTC, en anglais). À l’ouverture d’une conférence sur le sujet à Washington, son commissaire s’alarmait du risque réel pour le système financier de l’impact des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. Dans un sens plus large, le régulateur américain soulignait, selon un texte de l’Agence France-Presse, que « les impacts du changement climatique affectent tous les aspects de l’économie américaine, depuis la production agricole jusqu’à l’activité manufacturière, et le financement de toutes ces activités à chaque étape […] Non seulement les assureurs, les gestionnaires de portefeuilles, les fonds de pension, les banques commerciales et de détail doivent prendre en compte ce nouvel environnement », mais encore, « les plus touchés sont finalement souvent les agriculteurs, les investisseurs, les clients, les consommateurs et les propriétaires immobiliers », peut-on lire. La Commodity Futures Trading Commission n’est pas la Réserve fédérale, mais enfin.

Depuis quelques années,les glacier de Patagonie,en Argentine,fondent de plus en plus vite.

Cette lecture s’ajoute à l’évaluation commandée par le Congrès américain rendu public en novembre 2018. Les quelque 300 scientifiques signataires concluaient à des dommages évalués dans les centaines de milliards de dollars causés par les émissions de GES. Des dégâts attendus qualifiés de « considérables pour l’économie américaine », débordant de la chute des rendements agricoles et de la multiplication des incendies de forêt destructeurs, avec des impacts parfois irréversibles pour des milliers d’années, parfois permanents. Un rapport gouvernemental qui avait reçu pour réponse du président américain un « je n’y crois pas ». Donald Trump venait de militer en faveur de l’adoption d’une politique environnementale visant à relancer une industrie du charbon moribonde sur le thème du « charbon propre ».

Les iles Marshall dans le Pacifique vont toutes disparaître ,grâce à la montée des eaux.

Après toutes ces années de rapports plus concluants les uns que les autres, mais après toutes ces Conférences sur le climat aboutissant à des interventions de façade sous un leadership politique circonstanciel, banques centrales et régulateurs adoptent désormais le scénario voulant que les effets et conséquences négatives aillent supplanter les retombées économiques de la transition et de l’adaptation. Le mois dernier, la Banque du Canada insérait les changements climatiques dans sa liste de sources de risques pour l’économie et le système financier au rang des points faibles. Peu avant, en avril, l’institution fédérale était de la trentaine de banques centrales qui, sous le leadership des banques d’Angleterre et de France, reprenaient le thème du verdissement de la finance internationale, exhortant les décideurs politiques et réglementaires à positionner leur système financier face aux changements climatiques. Au risque physique, qui interpelle particulièrement les assureurs et les banques, s’ajoute celui de responsabilité civile auquel s’exposent de manière plus sensible les gouvernements et les entreprises, pouvait-on lire dans Le Devoir. S’y greffe la relation risque-rendement associée à la transition vers une économie à faible émission en carbone. En appui, un rapport déposé par le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS, en anglais) reconnaissait que les risques liés aux changements climatiques ne sont pas entièrement reflétés dans l’évaluation des éléments d’actif.

Aux îles Spitzberg,la Côte Nord-Ouest jadis recouverte de glaciers,se découvre.

Le gros fonds souverain de la Norvège, dont l’actif de 1000 milliards est largement alimenté en pétrodollars, poursuit justement son délestage, sous les recommandations d’une Banque de Norvège suggérant d’en atténuer la vulnérabilité aux énergies fossiles. « Il s’agit de réduire et de disséminer les risques » encourus face à un recul permanent du prix du pétrole, expliquait en mars la ministre des Finances. Le gouvernement a donné le feu vert, mercredi, à une sortie plus remarquée des énergies fossiles, au profit d’un investissement accru dans le renouvelable. Selon Greenpeace, 5 milliards $US sortiraient, ainsi, de la composante charbon et 8 milliards du secteur pétrole et gaz.

Des avancées par petits pas, disait-on.

Une chaleur mortelle frappe de plus en plus l’Asie.
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L’humanité en danger:Le point de non-retour aurait été franchi et le réchauffement des océans ne peut plus être arrêté

Ce glacier qui fond dans une région nordique est un bel exemple du réchauffement global des océans. Ceci devrait suffire à lui seul pour décimer la population  du peuple des Humains de la Terre. Nous aurions franchi le point de non retour! Les responsables des entreprises capitalistes polluantes vont vous dire qu'ils sont désolé,donc on n'a plus rien à dire,Nous ,les esclaves!
Ce glacier qui fond dans une région nordique est un bel exemple du réchauffement global des océans.
Ceci devrait suffire à lui seul pour décimer la population du peuple des Humains de la Terre.
Nous aurions franchi le point de non retour!
Les responsables des entreprises capitalistes polluantes vont vous dire qu’ils sont désolé,donc on n’a plus rien à dire,Nous ,les esclaves!

Définition:

Un point de non-retour est dans un continuum spatiotemporel un lieu et/ou moment à partir duquel un évènement ou une action en cours ne peut plus être arrêtée, ou à partir duquel il devient impossible de revenir sur une décision.

Annoncée depuis la conférence de 1992 ,à Philadelphie,la fin de notre civilisation est de mieux en mieux annoncée et sa probabilité de plus en plus évidente.Si les protagonistes éhontés du néolibéralisme actuel,tels que ceux qui nous vantent les vertues du Plan Nord au Québec,l’importance de la croissance économique en se servant du pétrole comme moteur de développement partout en Occident,ou les défenseurs des alliances économiques comme l’ALENA ,par exemple,jouent à l’autruche devant le peuple en continuant le  mythe  de la croissance capitaliste infinie,les savants eux,viennent de donner une note très discordante à leur symphonie « bientôt » achevée:le réchauffement océanique.

Le réchauffement des océans est désormais imparable suite aux températures record de 2014. Voilà le constat annoncé, le 16 juillet 2015, par les scientifiques du monde entier dans le rapport intitulé «L’Etat du Climat». L’étude, qui a rassemblé 413 scientifiques de 58 pays, explique que les changements climatiques ont contribué à la montée des eaux, atteignants un niveau jamais égalé.

Les chercheurs révèlent également que les conséquences des températures océaniques élevées seront ressenties pendant des siècles, même si des efforts immédiats pour réduire les émissions de carbone étaient entrepris. «Même si nous pouvions geler l’effet de serre à son niveau actuel, la mer continuerait à se réchauffer pendant des siècles et des millénaires ; et ce réchauffement entrainera son expansion et donc son élévation», indique au Guardian, l’océanographe de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) Greg Johnson.

Le réchauffement océanique est installé à demeure

Partout où les températures océaniques sont anormalement chaudes, comme à l’Ouest de la côte étasunienne, l’excès de chaleur produit des hivers plus chauds, provoque des conditions de sécheresse, et fait fondre le manteau neigeux. Selon Tom Karl, le directeur des centres nationaux de l’information environnemental de la NOAA, ce surplus pourrait également déclencher de fortes tempêtes.

La capacité d’absorption des océans n’y changera rien. Même s’ils peuvent retenir 90% de l’excès de chaleur causé par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ils ne peuvent pas contrôler leur température. C’est pourquoi ils ont connu en 2014 des records de températures accompagnés d’une hausse de leurs niveaux de 6,7 centimètres par rapport à 1993. Greg Johnson utilise une métaphore pour illustrer le problème du réchauffement océanique : «C’est comme un train de marchandise. Il faut lui donner une grande impulsion pour le lancer. Mais il est en route maintenant et continuera à avancer longtemps après que nous ayons arrêté de pousser».


LE GIEC ARRIVE DANS LE  PORTRAIT…LA CATASTROPHE SE PROFILE À L’HORIZON

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« Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions », confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple. »

Les  immenses incendies de forêts au nord de la Saskatchewan  au Canada,ainsi qu'aux États-Unis et en Australie sont directement lié au réchauffement climatique.
Les immenses incendies de forêts au nord de la Saskatchewan au Canada,ainsi qu’aux États-Unis et en Australie sont directement lié au réchauffement climatique.

[…]  » Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n’est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l’échéance, il a jugé « utile que cette conférence rappelle aux politiques qu’il existe une crise plus grave que la crise économique ». James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l’un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : « Il faut que l’opinion soit sûre d’une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n’existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s’abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir. »

Selon Georges Monbiot, éditorialiste réputé au journal britannique The Guardian, concernant l’évolution du climat, il est temps de cesser de parler de « changement » pour décrire une catastrophe (13 mars 2009).

Plus récemment encore, le même Georges Monbiot annonce clairement la couleur: il faut cesser d’émettre du CO2 ou aller à la catastrophe (21 mars 2009): « Le monde ne s’adaptera pas et ne pourra pas s’adapter : la seule réponse adaptative à une pénurie mondiale de denrées alimentaires, c’est la faim. Des deux stratégies, c’est la réduction des émissions, et non pas l’adaptation, qui s’avère être l’option la plus réaliste, même elle si elle étire le concept de faisabilité jusqu’à ses limites. Comme le souligne Dieter Helm, l’action requise est aujourd’hui peu probable, mais « pas impossible. En fin de compte, c’est une question de bien-être humain et d’éthique. »

Oui, il est peut-être déjà trop tard – même si nous réduisions et d’éthique. »

Oui, il est peut-être déjà trop tard

– même si nous réduisions demain les émissions à zéro –

pour prévenir un réchauffement de plus de deux degrés, mais nous ne pouvons pas nous comporter comme si c’était le cas. Car ainsi nous rendrions cette prédiction certaine. Aussi difficile ce combat soit-il, aussi improbable ses chances de succès soient-elles, nous ne pouvons nous permettre de renoncer.

En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur…mais croyez-vous que les politiciens vont bouger?

LA SONNETTE D’ALARME EST LANCÉE DEPUIS LONGTEMPS

 Les experts mondiaux du climat présentent vendredi de nouvelles preuves de l’ampleur du réchauffement dans un rapport, destiné à guider les Etats vers un grand accord international sur le climat en 2015.

Les Maldives sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique.
Les Maldives sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique.

Leur objectif est de contenir le réchauffement climatique sous le seuil de +2°C depuis l’époque pré-industrielle. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), réuni à Stockholm, devait finaliser son rapport destiné à guider les pays vers un grand accord international en 2015. 

Le Giec, co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2007, devait  présenter en 2013  le « résumé pour décideurs » du premier volet de son nouvel état des lieux, portant sur les aspects purement scientifiques. Deux volumes (sur les impacts possibles par secteur et par région et les moyens de les atténuer) devaient suivre  au printemps 2014 avant une synthèse en octobre 2014.

Les innondations se multiplient depuis quelques années...partout dans le monde.
Les innondations se multiplient depuis quelques années…partout dans le monde.

Après l’échec du sommet de Copenhague en 2009, ces signaux d’alerte sont susceptibles de relancer les négociations internationales sur le climat. Un nouvel accord global est promis pour 2015 .

+0,8°C depuis le début du XXe siècle

« Les preuves scientifiques du (…) changement climatique se sont renforcées année après année, laissant peu d’incertitudes à part ses graves conséquences« , a rappelé lundi le président du Giec, Rajendra Pachauri. Alors que la planète s’est déjà réchauffée d’environ 0,8°C depuis le début du XXe siècle, les conclusions du Giec risquent de mettre en lumière le peu de marge dont disposent les pays pour rester sous la barre des 2°C.

Reposant sur les contributions de 250 scientifiques et des études déjà publiées, le premier volume devrait confirmer la responsabilité de l’homme, revoir à la hausse la montée attendue du niveau de la mer et l’intensification de certains événements extrêmes dans certaines régions, comme les vagues de chaleur ou les fortes pluies par exemple. 

Ralentissement de la hausse depuis 10-15 ans

Ce résumé devrait également aborder les raisons possibles du ralentissement observé depuis 10-15 ans dans la hausse du thermomètre. Une « pause » apparente qui, pour les climatologues, est provisoire et ne remet pas en cause la tendance de réchauffement à long terme.

Depuis  2013, c’est ce « résumé pour décideurs », un document d’une trentaine de pages résumant les milliers de pages du premier volume, qui est approuvé paragraphe par paragraphe à huis clos. « Ces discussions peuvent être vues comme l’endroit où se rencontrent la science, la politique et la communication », estime la responsable de la communication de l’une des ONG présentes à Stockholm.

Les experts du climat du Giec ont présenté ,en 2013,leur nouveau rapport. Réchauffement de la Terre, responsabilité de l’Homme, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, hausse du niveau de la mer… leurs conclusions sont inquiétantes.

 


LE FAMEUX RAPPORT DU GIEC EN  2013

La photo alarmante du réchauffement global.
La photo alarmante du réchauffement global.

Les experts mondiaux du climat  ont présenté  en 2013,leur nouveau rapport à Stockholm. Rassemblés au sein du Giec, ils assurent que la responsabilité de l’homme dans le  réchauffement climatique est plus certaine que jamais. Voici les principales conclusions de ce nouvel état des lieux scientifique. 

– L’activité humaine davantage pointée du doigt. Il est désormais « extrêmement probable » que l’influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la terminologie très précise du rapport. Dans son dernier rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.

– Ca chauffe de plus en plus, quatre scénarios possibles.Le Giec estime qu’il est probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le scénario le plus optimiste, et 4,8°C d’ici la fin du siècle par rapport à la température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude dépend en premier lieu des quantités de gaz à effet de serre qui seront émises dans l’atmosphère dans les prochaines décennies. 

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– La température est déjà montée de 0,8°C depuis l’époque pré-industrielle. La Terre s’est déjà réchauffée de près d’un degré en un siècle. « Limiter le changement climatique va nécessiter des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre », selon Thomas Stocker, vice-président du Giec.

Le réchauffement climatique est bien chiffré ici.
Le réchauffement climatique est bien chiffré ici.

 
La météo va s’affoler de plus en plus. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s’il va y avoir des exceptions », selon Thomas Stocker. Les experts du Giec n’ont cependant pas précisé certains aspects de ces manifestations météorologiques.
  
– Le niveau de la mer devrait monter plus que prévu.Le Giec revoit à la hausse ses projections sur cette conséquence majeure du réchauffement. Les scientifiques estiment désormais qu’elle peut monter en moyenne de 26 à 82 cm d’ici 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment étudié il y a 6 ans : un écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l’Antarctique.


Selon un rapport de chercheurs sur le climat, les gaz à effet de serre ont atteint des sommets de concentration dans l’atmosphère en 2014, tandis que la planète a enregistré une température record à sa surface.

 

Exemple d'irresponsabilité sociale et politique:les exploitations des sables bitumineux au nord de l'Alberta,au Canada. La pollution des eaux de surface et des eaux  souterraines devrait couter 10 fois la valeur  des profits générés  par ce sale pétrole.
Exemple d’irresponsabilité sociale et politique:les exploitations des sables bitumineux au nord de l’Alberta,au Canada.
La pollution des eaux de surface et des eaux souterraines devrait couter 10 fois la valeur des profits générés par ce sale pétrole.

Alors que nous vivons actuellement un nouvel épisode de canicule, des chercheurs sur « l’Etat du climat » (State of the Climate), rapportent ce jeudi que les températures enregistrées sur la surface de la Terre ont battu des records en 2014. Ces spécialistes ont également noté que les gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique ont atteint des sommets de concentration dans l’atmosphère l’an dernier.
Extinction de la biodiversité 15 à 37% de la biodiversité auront disparu d'ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier. Le rythme actuel de disparition des espèces de la planète est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel qu'on a connu depuis l'histoire de la terre. En savoir plus
Extinction de la biodiversité 15 à 37% de la biodiversité auront disparu d’ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier. Le rythme actuel de disparition des espèces de la planète est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel qu’on a connu depuis l’histoire de la terre. En savoir plus
Dans leur rapport publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), les 413 scientifiques originaires de 58 pays différents, révèlent que les océans eux aussi ont connu l’an dernier des records de température tandis que le niveau de la mer a atteint son plus haut niveau. « L’Europe a connu son année la plus chaude et de loin, avec une vingtaine de pays qui ont battu de précédents records », précise le rapport.
« Beaucoup de pays en Asie ont connu des températures annuelles parmi les dix plus chaudes. L’Afrique a recensé des températures supérieures à la moyenne sur la majorité du continent, l’Australie a battu un record de températures pour la troisième fois, après un sommet en 2013 ». En Amérique latine, le Mexique a connu son année la plus chaude tandis que l’Argentine et l’Uruguay ont atteint pour la deuxième fois des sommets de températures.
Exception en matière de température, la région Est de l’Amérique du Nord ( dont particulièrement le Québec) est la seule zone dans le monde à avoir connu l’an dernier des températures inférieures à la moyenne.
Un lac asséché en Chine:bientôt des centaines de millions de gens   deviendront des victimes de cet asséchement.
Un lac asséché en Chine:bientôt des centaines de millions de gens deviendront des victimes de cet asséchement.
 
Quant au niveau global des mers, en hausse de 6,7 centimètres par rapport à la moyenne de 1993, il a aussi atteint un nouveau record en 2014.
Rapport basé sur des données collectées par les postes de surveillance de l’environnement et publié dans le Bulletin of the American Meteorological Society.
Des événements climatiques extrêmes comme   la supertempête Sandy,en octobre 2012, deviendront de plus en plus fréquents et intenses. L'environement va devenir hostile aux humains.
Des événements climatiques extrêmes comme la supertempête Sandy,en octobre 2012, deviendront de plus en plus fréquents et intenses.
L’environnement va devenir hostile aux humains.
La température a dépassé jeudi ,le 5 juillet 2015,les 50 degrés Celsius au Koweït, un record pour cette année, selon le Centre météorologique de ce pays désertique du nord du Golfe. Les températures tournent autour de 40°C durant l'été au Koweït mais il arrive qu'elles grimpent au-dessus de 50°C. Aux environs de 14H00 locales (11H00 GMT) le mercure est monté à 50,1°C dans la capitale koweïtienne, pour la première fois cette l'année, selon le site internet du centre. Il a même atteint 50,9°C à l'aéroport international, situé à une vingtaine de km au sud de la capitale. Ce niveau a été dépassé dans le désert alors que les Koweïtiens et les communautés musulmanes vivant dans le pays observent le jeûne du mois du ramadan. Au poste frontalier d'Abdali avec l'Irak, à 120 km au nord de la capitale, la température a atteint 51,1°C et même 52°C dans la localité proche de Mutriba. Ces températures exceptionnelles ont été provoquées par un front d'air chaud et sec alors que l'humidité n'atteint que 5%, selon le Centre météorologique. En conséquence, la consommation d'électricité, largement utilisée pour la climatisation, a atteint un pic de 12.000 mégawatts, soit près de 90% de la capacité du pays, et 500 mégawatts de plus que mercredi.
La température a dépassé jeudi ,le 5 juillet 2015,les 50 degrés Celsius au Koweït, un record pour cette année, selon le Centre météorologique de ce pays désertique du nord du Golfe.
Les températures tournent autour de 40°C durant l’été au Koweït mais il arrive qu’elles grimpent au-dessus de 50°C.
Aux environs de 14H00 locales (11H00 GMT) le mercure est monté à 50,1°C dans la capitale koweïtienne, pour la première fois cette l’année, selon le site internet du centre.
Il a même atteint 50,9°C à l’aéroport international, situé à une vingtaine de km au sud de la capitale.
Ce niveau a été dépassé dans le désert alors que les Koweïtiens et les communautés musulmanes vivant dans le pays observent le jeûne du mois du ramadan.
Au poste frontalier d’Abdali avec l’Irak, à 120 km au nord de la capitale, la température a atteint 51,1°C et même 52°C dans la localité proche de Mutriba.
Ces températures exceptionnelles ont été provoquées par un front d’air chaud et sec alors que l’humidité n’atteint que 5%, selon le Centre météorologique.
En conséquence, la consommation d’électricité, largement utilisée pour la climatisation, a atteint un pic de 12.000 mégawatts, soit près de 90% de la capacité du pays, et 500 mégawatts de plus que mercredi.

Face à la Sixième Extinction massive …quelle biodiversité choisir

Jeudi 6 novembre 2014  se tient à Paris une rencontre entre les experts français impliqués dans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et ceux récemment sélectionnés pour contribuer à la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, le « GIEC de la biodiversité »). Le caractère un peu obscur d’une telle information ne doit pas occulter des enjeux importants.

Les arbres d'Amazonie menacés par l'avidité capitaliste.
Les arbres d’Amazonie menacés par l’avidité capitaliste.

Alors que la France se prépare activement à accueillir fin 2015 une conférence internationale cruciale sur le changement climatique, notre planète entre, dans une indifférence quasi générale, dans une phase d’extinction de masse de la biodiversité. S’il s’agit de la sixième extinction de ce genre depuis que la vie s’est diversifiée sur Terre il y a 600 millions d’années, celle-ci se distingue en ce qu’elle est la première à être causée par une seule espèce, Homo sapiens, et à se produire à une telle vitesse. Destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollution, espèces exotiques envahissantes et changement climatique sont quelques-uns des fléaux qui conduisent à une dégradation de plus en plus systématique des écosystèmes à l’échelle planétaire, condamnant probablement à l’extinction une espèce toutes les vingt minutes.

Protéger cette source de richesses et d’innovations

Les chaleurs extrêmes vécues depuis quelques années sont un avertissement à l'espèce humaine elle-même!
Les chaleurs extrêmes vécues depuis quelques années sont un avertissement à l’espèce humaine elle-même!

La biodiversité terrestre et marine est aujourd’hui présentée comme une série d’anecdotes : des populations d’abeilles déclinantes, des loups dangereux pour les moutons, des thons rouges traqués par des pêcheurs avides, des méduses surabondantes et dangereuses pour les touristes, des salamandres en voie d’extinction bloquant la construction d’une autoroute… La liste est longue et relève plus des faits divers que d’une approche scientifique ou politique. Dans l’esprit des décideurs comme dans celui de nombre de nos concitoyens, la biodiversité est sans doute un sujet de préoccupation, mais elle n’est pas considérée comme un élément fondamental de bien-être, de prospérité, ni d’arbitrage et d’orientation des politiques publiques. Au mieux s’agit-il d’un bien commun attachant et gratuit que l’on consent à protéger quand cela ne dérange personne mais que l’on sacrifie sans hésitation sur l’autel de toute autre préoccupation, en particulier économique et de court terme.

Il est pourtant bien établi à présent que notre prospérité repose sur ce socle naturel que nous dégradons de plus en plus rapidement. Préserver la biodiversité constitue la meilleure manière de garantir, de façon durable, la productivité et la stabilité des systèmes écologiques qui fournissent les biens et services nécessaires à notre vie quotidienne. Il faut protéger cette source inestimable de richesses et d’innovations, qui représente notre meilleure assurance face aux changements à venir.

Une période charnière de l’évolution humaine

Les entreprises  américaines et canadiennes sont responsable de 22 à 23% des émissions de  gaz à effets de serre.
Les entreprises américaines et canadiennes sont responsable de 22 à 23% des émissions de gaz à effets de serre.

Parce que le fonctionnement des écosystèmes et leurs relations avec les sociétés humaines sont extraordinairement complexes et difficiles à prédire, les décisions privées et publiques qui ont un impact sur la biodiversité ne peuvent se dispenser d’éclairage scientifique. C’est pour favoriser cette collaboration entre scientifiques et décideurs qu’a été créée l’IPBES en 2012. Cette plate-forme vise à confronter et synthétiser l’ensemble des connaissances produites sur la biodiversité pour informer les politiques publiques. Tout comme le fait le GIEC depuis 1988, l’IPBES devrait avoir un effet structurant sur l’activité des chercheurs dans les vingt années à venir. Les besoins sont immenses : centralisation des données, modélisation, intégration des connaissances traditionnelles, production et validation de rapports, communication en direction des citoyens et des politiques…

Si chacun peut s’accorder à souhaiter le succès d’une telle entreprise, les défis qui l’attendent sont considérables. D’une part, les problèmes du changement climatique et de la biodiversité, quoique fortement liés, sont de nature très différente (échelle géographique, unités de mesure, responsabilités et juridictions des États…). Les communautés scientifiques associées le sont également, la biodiversité étant un sujet d’étude très ancien et exploré par de nombreuses disciplines. En outre, si le GIEC trouve un écho direct et logique dans les négociations qui se tiennent dans le cadre de la convention climat, l’IPBES ne trouve pas d’équivalent avec la convention sur la diversité biologique car la biodiversité est largement placée sous juridiction nationale.

Si l’IPBES doit bien sûr tirer les leçons des succès et des échecs du GIEC et favoriser le renforcement des passerelles scientifiques entre les deux communautés, elle devra aussi s’en démarquer nettement dans son fonctionnement, ses produits et ses cibles. Nous sommes à une période charnière de l’évolution humaine et plus que jamais nous avons besoin d’une vision de l’avenir nourrie par nos connaissances sur le fonctionnement de la planète.

La biodiversité invite à repenser l’avenir de nos sociétés

L'avancée de plus en plus rapide des déserts nous menacera nous -mêmes!...ainsi que de nombreuses espèces!
L’avancée de plus en plus rapide des déserts nous menacera nous -mêmes!…ainsi que de nombreuses espèces!

Il ne faut cependant pas attendre des travaux de l’IPBES qu’ils répondent à toutes les questions cruciales de choix de société auxquelles la perspective de la sixième extinction de masse nous renvoie. En effet, il ne fait guère de doute que le monde peut, techniquement, continuer de s’enfoncer dans cette crise de la biodiversité sans que l’espèce humaine ne soit directement menacée, du moins à court terme.

La sixième extinction de masse de la biodiversité n’invite donc pas seulement à des débats techniques sur la « gestion » d’un « capital naturel » qui nous est précieux pour diverses raisons. Elle nous invite aussi et surtout à débattre de la nature que nous voulons, c’est-à-dire de l’environnement dans lequel nous voulons vivre. Récifs coralliens moribonds, océans sans poissons, forêts tropicales réduites à peau de chagrin, sols artificialisés, agriculture intensive faisant massivement appel aux intrants chimiques et à la pollinisation mécanique, le tout dans un contexte de réchauffement de 4 ou 6 °C, avec des millions de victimes chaque année de l’insécurité alimentaire, des inégalités croissantes, d’événements climatiques extrêmes ou plus simplement d’un environnement très dégradé néfaste à leur santé et impropre à leur épanouissement : que ce soit la direction que nous prenons pour l’instant ne fait guère de doute.

Que l’espèce humaine puisse continuer à exister dans de telles conditions est possible. Mais que ce monde, même vivable, ne soit pas désirable, et qu’il faille inventer d’autres futurs est un constat qui émerge et qu’il faut proclamer. Nous sommes nombreux à vouloir vivre entourés d’une nature riche et diversifiée, et à voir en la biodiversité infiniment plus qu’une collection d’images qui nous distrait le dimanche ou lors de périples à la campagne et au bord de la mer.

La biodiversité, ce tissu vivant de la planète dont nous faisons partie, nous invite à repenser l’avenir de nos sociétés : inventer de nouvelles formes de mobilisation des connaissances scientifiques dans le débat public et les institutions ; encourager les expérimentations fondées sur l’accompagnement de la nature plus que sur son contrôle ou son exploitation ; construire des alternatives aux modèles de développement insoutenables et morbides aujourd’hui dominants ; développer des visions du monde et des valeurs en phase avec les grands défis écologiques de notre temps. Voilà le chantier que nous propose la sixième extinction de masse, et c’est une chance unique pour l’humanité de choisir dans quel monde et avec quelle nature elle pourra continuer à s’épanouir.

 

Sources: Biodiversité:vers une sixième  extinction de masse