Paradis fiscaux : nouvelle fuite de documents des Bahamas

Après les Panama Papers, voici les Bahamas Leaks. Cette nouvelle fuite d’informations concerne plus de 175 000 entreprises enregistrées entre 1990 et le début de 2016 aux Bahamas, pays des Caraïbes reconnus pour être un paradis fiscal.

Nassau aux Bahamas.
Nassau aux Bahamas.

Les informations proviennent du registraire des entreprises des Bahamas. Elles ont été obtenues par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui les a partagées avec le Consortium international des journalistes d’enquête (ICIJ) et ses médias partenaires, dont Radio-Canada.

On y trouve le nom des sociétés, des fiducies et des fondations, leurs dates de création, leurs adresses, ainsi que les noms des administrateurs. Les actionnaires n’apparaissent toutefois pas dans le registre.

Il est possible de consulter ce registre des entreprises à Nassau, capitale des Bahamas, située à une heure de vol de Miami. La version électronique du registre, géré par le gouvernement bahamien, est pour sa part souvent incomplète. De plus, récupérer un seul document coûte au moins 10 $.

Explorez tous les documents de cette fuite grâce à une base de données, en anglais, que nous rendons publique ici. Contrairement au registre des Bahamas, vous pouvez faire des recherches par noms d’individus, révélant ainsi des liens qui seraient restés dans l’ombre en passant par le registre officiel.

 

Une base de données unique

Les informations des Bahamas ont été ajoutées à la base de données des Panama Papers. Vous pouvez donc y trouver aussi des informations sur 320 000 sociétés : celles créées par Mossack Fonseca dans les paradis fiscaux, combinées à des informations rendues publiques en 2013, lors d’une première fuite sur les paradis fiscaux surnommée Offshore Leaks.

Il s’agit de la plus importante base de données publique d’entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux de l’histoire.

Utiles, les Bahamas Leaks?

Pour André Lareau, professeur de droit fiscal à la Faculté de droit de l’Université Laval, cette nouvelle fuite de documents pourrait être utile aux gouvernements.

Depuis novembre 2011, un accord d’échange de renseignements est en vigueur entre le Canada et les Bahamas.

« Si le gouvernement canadien a une information concernant ceux qui ont de l’argent ou des actifs aux Bahamas, ça facilite [sa] tâche. Le gouvernement peut alors faire une demande en vertu de l’accord de renseignement pour vérifier s’il y a un problème ou non », explique le professeur.

Les Bahamas ont promis de respecter les standards internationaux pour lutter contre les paradis fiscaux, mais ne les ont pas appliqués. Pour cette raison, le pays se retrouve sur une « liste grise » de l’OCDE depuis 2009. Les Bahamas sont surveillées par les autorités fiscales internationales depuis près de 100 ans.

Les autorités des Bahamas ont affirmé au Consortium international des journalistes d’enquête que le pays honore ses obligations internationales. Les Bahamas « ne tolèrent pas l’argent sale », ont-elles dit, soulignant être classées à plusieurs égard parmi les pays « largement conformes » aux standards internationaux.

Les autorités n’ont pas voulu donner de commentaires sur leur registre des entreprises.

Concernant les échanges d’informations fiscales entre pays, « les Bahamas négocient de bonne foi avec tous les partenaires appropriés du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements, sous réserve de standards internationaux de confidentialité et de sécurité des informations », ajoute-t-on.

Il faut cependant souligner qu’il est généralement légal de détenir ou de gérer une entreprise dans un paradis fiscal.

On ne peut pas faire l’adéquation automatique entre fraude fiscale et utilisation d’un tel paradis fiscal.

André Lareau, professeur de droit fiscal à la Faculté de droit de l’Université Laval

Sur la piste des Panama Papers

Cette nouvelle fuite d’information n’a pas la taille ni l’ampleur de celle des Panama Papers, qui a ébranlé la planète en dévoilant les documents internes de la désormais célèbre firme Mossak Fonseca.

Mais on découvre que cette dernière, qui a aidé des chefs d’État, des athlètes professionnels, des milliardaires et des narcotrafiquants à profiter des paradis fiscaux, était active aux Bahamas.

Elle y a enregistré près de 16 000 sociétés, à titre d’intermédiaire entre des gens qui voulaient créer des sociétés dans un paradis fiscal et le gouvernement des Bahamas.

Les compagnies aux Bahamas étaient l’un des produits vedettes de Mossak Fonseca.


Pour consulter les Panama Papers et les Bahamas Papers ,voici le lien: Papers

 

 

bahamas


Les documents des Bahamas nous révèlent des détails sur les activités de politiciens, de ministres, de princes et de criminels.

L’une de ces personnes est Neelie Kroes.

Neelie Kroes
Neelie Kroes

Commissaire européenne à la concurrence (2004-2010) et responsable de l’agenda numérique (2010-2014), Mme Kroes était administratrice d’une société bahamienne, la Mint Holding, de 2000 à 2009.

Le problème, c’est qu’elle n’a pas dévoilé ses intérêts dans cette entreprise. Les règles de l’Union européenne exigent que les commissaires déclarent leurs intérêts financiers des 10 dernières années, ce qui inclut les postes d’administrateurs pour des entreprises qui ont des activités économiques et commerciales.

C’était le cas de M. Kroes. La Mint Holding avait été mise sur pied pour faire l’acquisition d’actifs dans le secteur de l’énergie.

Par l’entremise de son avocat, Mme Kroes rejette toutes critiques de ses activités commerciales. Elle n’a jamais été en conflit d’intérêts en raison de liens avec le secteur privé, affirme-t-il. L’omission de déclarer qu’elle était administratrice de cette société, qui n’est plus active depuis 2000, a été faite de « bonne foi ».

« Mme Kroes informera le président de l’Union européenne de cet oubli et en assumera la pleine responsabilité », ajoute son avocat.

Avec la collaboration de Gino Harel et du Consortium international des journalistes d’enquête

Source:Ici-Radio.Canada

 

 

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Le Québec sous la gérance du crime organisé:Dès 2003,Couillard approuvait le financement illégal du système mis en place

Une ancienne attachée politique ,Diane bougie,affirmaffirmait en 2006  qu'elle a recueilli des fonds partisans pendant qu'elle travaillait au Cabinet du ministre de la Santé  de l'époque,Philippe Couillard,sans avoir obtenu les autorisations requises par la loi électorale.
Une ancienne attachée politique ,Diane bougie,affirmait en 2006 qu’elle a recueilli des fonds partisans pendant qu’elle travaillait au Cabinet du ministre de la Santé de l’époque,Philippe Couillard,sans avoir obtenu les autorisations requises par la loi électorale.

 

En novembre 2006,selon le témoignage d’une ancienne attachée politique du pseudo premier ministre,l’espion canado-saoudien Philippe Couillard, des collectes de fonds s’effectuaient au sein même du Cabinet en dehors des règles élémentaires d’éthique et en contravention de la loi.

Diane Bougie est une ex-attachée politique du ministre de la Santé de l’époque  de John James Charest, Philippe Couillard. Elle affirme avoir sollicité durant ses heures de bureau des représentants du monde des affaires.

Elle leur a offert des billets à 1000 $ pour qu’ils participent au cocktail de financement de Philippe Couillard, le 6 octobre 2003, à Montréal. Elle a vendu pour au moins 25 000 $ de billets.

Entrevue en 2006 avec Bernard Drainville:

Bernard Drainville: Est-ce que le Dr Couillard est content de ça?
Diane Bougie: « Très heureux. »
Drainville: Il vous le dit?
Bougie: « Régulièrement. »
Drainville: Ah oui, comment ça se passe?
Bougie: « On se croise dans le corridor. »
Drainville: Donnez-moi un exemple, vous lui dites quoi par exemple?
Bougie: « M. Couillard, alors aujourd’hui, j’ai 8000 $ en banque pour votre campagne de financement. C’est bien. Merci. »
Drainville: Donc, il sait que vous sollicitez des sous sur vos heures de travail.
Bougie: « Tout à fait, tout à fait. »

L'espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d'Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel...un système bâti sur la corruption et la collusion politique.
L’espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d’Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel…un système bâti sur la corruption et la collusion politique.

Diane Bougie estime de plus que Philippe Couillard et sa directrice de cabinet Johanne Whittom l’ont laissée solliciter de l’argent dans l’illégalité. Selon la loi québécoise, le représentant officiel du parti doit désigner par écrit les solliciteurs du parti, afin d’éviter la création de caisses occultes par exemple.

Drainville: Est-ce que vous saviez qu’il fallait que vous obteniez un certificat de solliciteur pour avoir le droit de solliciter des fonds?
Bougie: « Jamais. Un certificat de solliciteur. Non. »

Selon la loi électorale, les contributions qui ont été sollicitées illégalement doivent être retournées au directeur général des élections, qui les retourne aux donateurs.

La porte-parole du ministre Couillard (en 2006) avait   nié les allégations de Mme Bougie. Le ministre Couillard avait  refusé de répondre aux questions des journalistes de Radio Canada .

 

Livre numérique: Noir Canada,pillage,corruption et criminalité en Afrique

Page couverture du livre papier qui vient d'être interdit de publication.
Page couverture du livre papier qui vient d’être interdit de publication.

 

*Afin d’appuyer le droit à la Vérité et à la connaissance,je publie ici le livre « Noir Afrique ».

Rappelons ceci:La poursuite bâillon de Barrick Gold contre les Éditions Écosociété pour la parution du livre Noir Canada a été réglée hors-cour au terme d’une lutte judiciaire qui aura duré trois ans et demi. « Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada. Ce retrait ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteures, Delphine Abadie, Alain Deneault et William Sacher, ou de l’éditeur ».

……………………………………………………………………….

Sommaire
INTRODUCTION Le Canada dans la « Mafiafrique » …………… 1
Les secrets de l’Afrique ………………………………………………. 6
Discours de la méthode ………………………………………………. 8
Thèse 1 Homicide et génocide involontaires ……………………….. 11
GLOSE 1 Sutton I Barrick : mineurs enterrés vas en Tanzanie
……………………………………………………………………………………… 12
Ingérence politique …………………………………………………… 14
Inscription en faux …………………………………………………… 17
Expropriation fiscale ………………………………………………… 19
GLOSE 2 IamGold : Génocide involontaire au Mali ……….. 22
Expropriation ………………………………………………………….. 24
Les Classes ouvrières ……………………………………………….. 25
Génocide involontaire ………………………………………………. 26
Une découverte sur la découverte ………………………………. 31
L’iceberg ………………………………………………………………… 34
GLOSE 3 Les minières canadiennes, le FMI et la Banque
mondiale se ressemblent et s’assemblent au Ghana ………………. 36
Inquiétantes reprises …………………………………………………. 38
Un Ghana dévasté ……………………………………………………. 40
Thèse 2 Contrats Léonins au Congo-Kinshasa. ……………………. 42
GLOSE L’ami africain : k dictateur Mobutu ……………………. 44
Les Canadiens sont là ……………………………………………….. 46
GLOSE 2 Derrière Laurent-Désiré Kabila, l’AMFI …………… 49
À l’origine d’une guerre …………………………………………….. 51
GLOSE 3 Lundin : l’hémorragie du bien public congolais …. 57
Le cas Lundin ………………………………………………………….. 58
Coup de force majeur à la Bourse ………………………………. 59
GLOSE 4 First Quantum Minerais : une mine de projets pour
le retraité Joe Clark ………………………………………………………….. 63

GLOSE 5 Anvil : la télé-réalité………………………………………67
De « moins d’État » à « moins l’État » …………………………. 71
GLOSE 6 Méthodologie mafieuse de Kinross en Afrique ….. 73
Millionnaire méprise ………………………………………………… 79
Un compte de fées ……………………………………………………. 80
GLOSE 7 Emaxon : les bons amis font les bons comptes ….. 83
Business as usual ……………………………………………………… 94
Thèse 3 Un Canada sur tous les tableaux dans les Grands Lacs
africains …………………………………………………………………………….. 97
GLOSE 1 L’AMFI et Barrick Gold dans les Grands Lacs : « Ô
mes amis, il n’y a nul ami… » …………………………………………….. 99
Nouveau nom, même saveur ……………………………………. 108
GLOSE 2 La mémoire sélective de Banro ……………………… 110
La déclinaison Sominki, Somiko, Sakima ………………….. 111
Guerres intestines mises en abyme ……………………………. 114
GLOSE 3 Heritage Oil met le feu aux poudres en Ituri ……. 119
Un passé garant de l’avenir ………………………………………. 121
Feux génocidaires : Heritage Oil en toile de fond ……….. 124
Le « profil risque » de Heritage Oil…………………………… 128
Double bind en Ouganda …………………………………………. 130
GLOSE 4 Les fréquentations ougandaises de Heritage Ou et
Barrick Gold …………………………………………………………………. 135
L’énigmatique Barrick …………………………………………..

. 135
L’énigmatique Barrick …………………………………………….. 138
Thèse 4,

Le judiciaire comme paradis Judiciaire des sociétés,
minières et pétrolière………………………………………………………….. 142
GLOSE 1 Vancouver une Bourse mafieuse comme rampe de
lancement des entreprises canadiennes ……………………………… 143
GLOSE 2 Toronto : la pierre angulaire du Canada comme
paradis judiciaire des sociétés minières …………………………….. 148
De la politique à la « gouvernance » …………………………. 149
L’affaire .Bre-X et le scandale Enron ………………………… 152
Quatre étapes pour créer un « climat d’affaires » ………… 154

. 135
L’énigmatique Barrick …………………………………………….. 138
Thèse 4,

Le judiciaire comme paradis Judiciaire des sociétés,
minières et pétrolière………………………………………………………….. 142
GLOSE 1 Vancouver une Bourse mafieuse comme rampe de
lancement des entreprises canadiennes ……………………………… 143
GLOSE 2 Toronto : la pierre angulaire du Canada comme
paradis judiciaire des sociétés minières …………………………….. 148
De la politique à la « gouvernance » …………………………. 149
L’affaire .Bre-X et le scandale Enron ………………………… 152
Quatre étapes pour créer un « climat d’affaires » ………… 154

 

Une politique commerciale expansionniste : l’Afrique….160
Un paradis judiciaire ………………………………………………. 163
Complainte et complaisance ……………………………………. 164
Gagner du temps ……………………………………………………. 165
GLOSE 3 Talisman : attentats au Sud Soudan, cécité au
Canada …………………………………………………………………………. 169
GLOSE 4 Firmes de mercenariat en Sierra Leone et en Angola
o. les moyens justifient la fin… ………………………………………… 177
Une inversion des rôles …………………………………………… 179
GLOSE 5 Les amitiés offshore du Canada …………………….. 181
Un culte du sera …………………………………………………….. 183
Thèse 5 L’Agence canadienne de développement international :
cache-sexe pour éléphants blancs …………………………………………. 189
GLOSE 1 Acres : lie démantèlement de l’État d’accueil …… 191
Racisme ordinaire ………………………………………………….. 192
L’ACDI entre fidélité et ridicule ………………………………. 195
Une corruption exponentielle …………………………………… 198
GLOSE 2 Manantali : l’aide au développement de firmes
québécoises …………………………………………………………………… 201
Un désastre. …………………………………………………………… 202
Guerre civile …………………………………………………………. 203
De nouvelles maladies et famines s’en sont suivies. …….. 204
Opiniâtre ACDI ……………………………………………………… 204
Les premiers seront les derniers ……………………………….. 207
Deux éléments nous mettent la puce à l’oreille. …………… 207
GLOSE 3 La Canac : un train d’enfer ……………………………. 209
Fermé au public ……………………………………………………… 212
Une drôle de fierté………………………………………………….. 214
GLOSE 4 Un lobby incestueux ……………………………………. 216
L’ACDI met l’ACDI sous pression ……………………………. 218
GLOSE 5 La société civile canadienne que sont mes amis
devenus ? ……………………………………………………………………… 222

Thèse 6 L’Ami de l’Afrique………………………………………………226
GLOSE 1 Le Canada à l’ONU : dévotement conceptuel autour
de la « sécurité humaine » ………………………………………………. 228
Une « gouvernance » mondiale ………………………………… 230
Ces organisations non gouvernementales que le
gouvernement finance ………………………………………………… 235
GLOSE 2 Un processus d’intervention qui permet d’agir pour
son intérêt personnel… ……………………………………………………. 238
Droit d’ingérence ……………………………………………………. 240
Le sida ………………………………………………………………….. 249
Magnanime psittacisme …………………………………………… 251
GLOSE 3 Laboratoire pharmaceutique à ciel ouvert et
population jetable ………………………………………………………….. 253
GLOSE 4 Paul Martin et Maurice Strong au service des
pauvres » ……………………………………………………………………… 258
Jekyll et Hyde ……………………………………………………….. 259
L’intenable synthèse ……………………………………………….. 261
L’exemple des codes miniers ……………………………………. 264
Une marge de crédit démocratique ……………………………. 265
Une idéologie scandaleuse ………………………………………. 270
GLOSE 5 Une « dette odieuse » …………………………………… 273
Une « dette odieuse » ……………………………………………… 279
GLOSE 6 La réplique souverainiste ……………………………… 282
Les affaires francophones ……………………………………….. 287
GLOSE 7 Une Francophonie Camdessus dessous …………… 290
À quelles fins présenter ces Objectifs ? ……………………… 293
GLOSE 8 Hydro-Québec International : portrait du colon .. 297
Sénégal ……………………………………………………………….. 299
Guinée-Conakry …………………………………………………….. 301
Togo …………………………………………………………………… 302
CONCLUSION ………………………………………………………… 306
Constats ……………………………………………………………….. 314

Perspectives…………………………………………………………..317
Stratégies ……………………………………………………………. 322

 

Pour lire la totalité du livre en ligne,voici le lien:Noir Canada