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Astronomie: WASP-12b,une exoplanète découverte par Hubble est noire comme du charbon

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Observée par le télescope Hubble depuis quelques années, l’exoplanète WASP-12b apparaît tout aussi noire que du charbon et les scientifiques savent désormais pourquoi. La géante gazeuse plus grande que Juptier évolue tout près de son étoile dont elle absorbe 94 % de la lumière.

WASP-12b est une géante gazeuse plus grosse que Jupiter. Cette exoplanète est située dans la constellation du Cocher (Auriga), à 600 années-lumière de la Terre. Elle a la particularité d’être très proche de son étoile. Découverte en 2008, elle est depuis observée par le télescope Hubble qui a permis aux scientifiques d’identifier l’une de ses propriétés : elle absorbe presque intégralement la lumière qu’elle reçoit de son étoile hôte.

 

Exoplanète : WASP-12b est le plus noir des « Jupiter chauds » jamais observés

La déduction est simple : à peine 6 % de la lumière qu’elle reçoit est renvoyée vers l’espace. Résultat, la planète apparaît toute noire. WASP-12b est la planète de la catégorie des « Jupiter Chauds » la plus sombre jamais observée. À titre de comparaison, et comme l’explique le magazine Science & avenir, la plupart de ces exoplanètes de cette catégorie réfléchissent généralement 40 % de la lumière qu’elles reçoivent de leur étoile. WASP-12b est par ailleurs assez grosse, mais moins que l’exoplanète PDS 110 b qui est 50 fois plus massive que Jupiter.

Sa couleur particulièrement sombre s’explique aussi par les températures très élevées qui y règnent : jusqu’à 2500 °C. Une telle chaleur rend impossible la formation de nuages sur la face éclairée de Wasp-12b qui reste donc tout le temps la même. En l’absence de nuages, la lumière pénètre donc profondément l’atmosphère de la planète où elle est absorbée par des atomes d’hydrogène avant d’être convertie en énergie thermique.

Sur la face non-éclairée par contre, les températures n’excèdent pas les 1100 °C, ce qui permettrait la formation de nuages et de vapeur. Toutefois, cette face ne reçoit jamais de photons et ne participe donc pas à la luminosité de la planète.


EN COMPLÉMENT:

PDS 110,un monstre 50 fois plus massif que Jupiter qui éclipse son étoile

 

Des scientifiques viennent de découvrir (4 juin 2017)  une planète gazeuse géante qui est 50 fois plus massive que Jupiter. Elle a été baptisée PDS 110b en référence à l’étoile PDS 110 autour de laquelle elle orbite. L’exoplanète est de surcroît encerclée par plusieurs couches d’anneaux de poussière.

Dessin d’artiste représentant PDS 110b

 

Alors qu’ils observaient l’étoile PDS 110, des d’astronomes de l’Université de Warwick, en Angleterre, ont remarqué que sa lumière était parfois obstruée par un objet géant. Des analyses plus poussées leur ont permis de découvrir que les éclipses pourraient en réalité être provoquées par une exoplanète gazeuse d’une taille impressionnante.

PDS 110 b : une exoplanète gazeuse plus imposante que Jupiter

La jeune étoile PDS 110 est située à 1125 années-lumière de la Terre, plus précisément dans la constellation d’Orion. Grâce à des relevés effectués dans le cadre du programme de recherche superWASP, des astronautes britanniques ont remarqué qu’elle connaissait d’importantes baisses de luminosité par intervalles de 2,2 ans.

Un objet obscurcit l’étoile d’environ 30 % sur une durée de 3 semaines. En combinant cette observation avec d’autres relevés provenant cette fois du télescope KELT situé en Arizona, aux États-Unis, les chercheurs purent confirmer leur découverte. Deux éclipses dont serait responsable l’exoplanète ont été passées au peigne fin.

Ce qui est excitant, c’est que pendant les deux éclipses, nous avons observé que la lumière de l’étoile fluctuait rapidement, ce qui suggère que l’objet éclipsant est entouré d’anneaux. Ces derniers sont beaucoup plus grands que les anneaux autour de Saturne

Les chercheurs estiment que le diamètre du principal anneau est d’environ 50 millions de kilomètres. C’est 180 fois plus grand que l’anneau A de Saturne. Ils estiment par ailleurs que PDS 110b est 50 fois plus massif que Jupiter.

Pour finir, en considérant la période orbitale de 2,2 ans de PDS 110b, les astronomes ont calculé la date estimative de son prochain passage devant son étoile. Celui-ci devrait avoir lieu, si les choses se confirment, en septembre 2017.

Ce nouvel éclipse permettra aux scientifique de mieux étudier cette structure complexe qui orbite autour du PDS 110, en espérant pouvoir établir de manière formelle qu’il s’agit bien d’une exoplanète géante.

 

 

 

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Alerte dans l’espace:Deux éruptions solaires intenses détectées

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Des jets de radiations importants ont perturbé certaines communications radio, selon la NASA.

 

Deux puissantes éruptions solaires de forte intensité se sont produites tôt mercredi, dont la seconde est la plus intense enregistrée depuis le début de ce cycle d’activité du soleil en décembre 2008, a indiqué la Nasa.

Ces jets de radiations, qui peuvent perturber le fonctionnement des satellites de communication et le GPS ainsi que les réseaux de distribution électrique en atteignant la haute atmosphère terrestre, ont été détectés et filmés par le satellite «Solar Dynamics Observatory» de l’Agence spatiale américaine à 9H10 GMT et 12H02 GMT respectivement.

Communications perturbées

Selon le Centre de prédiction de météorologie spatiale (SWPC), ces éruptions dites de catégorie X ont perturbé les communications radio à haute-fréquence pendant une heure du côté de la Terre face au soleil ainsi que les communications à basse fréquence utilisées dans la navigation.

Les deux éruptions se sont produites dans une région active du soleil où s’était déjà produite une éruption d’intensité moyenne le 4 septembre. Le cycle actuel du soleil, qui a débuté en décembre 2008, voit l’intensité de l’activité solaire diminuer nettement, ouvrant la voie au «minimum solaire».

Energie magnétique

Les cycles solaires durent en moyenne onze ans. En fin de phase active, ces éruptions deviennent de plus en plus rares, mais peuvent néanmoins être puissantes.

 

Ces tempêtes solaires résultent d’une accumulation d’énergie magnétique à certains endroits. Ces jets de matière ionisée sont projetés à grande vitesse dans et au-delà de la couronne du soleil à des centaines de milliers de kilomètres d’altitude.

Astronomie:Des comètes seraient composées de matière plus ancienne que notre système solaire

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La matière organique découverte dans le noyau de la comète Tchouri lors de la mission de la sonde Rosetta ne se serait pas formée lors de la naissance du système solaire, mais auparavant, dans l’espace interstellaire.

Cette théorie émise par les Français Jean-Loup Bertaux et Rosine Lallement, respectivement de l’Université de Versailles Saint-Quentin et de l’Observatoire de Paris, remet en question la théorie largement avancée en astronomie selon laquelle les astéroïdes et les comètes datent de la formation du système solaire.

Si comme le pense le duo français, la matière organique des comètes a bel et bien été créée dans le milieu interstellaire, alors elle a également pu atteindre d’autres planètes de notre galaxie et y permettre l’apparition de la vie.

Un noyau qui livre ses secrets

La mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne s’est terminée en septembre 2016. La sonde s’est alors écrasée sur la comète Tchouri, mettant un terme à une mission spatiale historique de plus de 12 ans.

Les données recueillies ont permis d’établir que la matière organique représente près de 40 % de la masse du noyau de la comète Tchouri (67P Churyumov-Gerasimenko).

Cette masse est composée de molécules à base de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène, certains de ces éléments étant nécessaires à l’apparition de la vie telle que nous la connaissons sur Terre.

Mystérieuse lumière céleste

Selon les scientifiques français, cette information est sous les yeux des astronomes depuis 70 ans.

En effet, l’analyse de la lumière émise par les étoiles montre partout dans le milieu interstellaire des absorptions inconnues, à des longueurs d’onde bien précises. Elles sont connues sous le nom de bandes interstellaires diffuses (BID).

Selon l’astrophysicien américain Theodore Snow, ces bandes sont attribuées à des molécules organiques complexes, qui constitueraient « le plus grand réservoir connu de matière organique dans l’Univers ».

Cette matière organique interstellaire est généralement proportionnelle à la matière interstellaire dans son ensemble, sauf dans le cas d’un nuage très dense, comme une nébuleuse protosolaire. Dans le cœur de ces nébuleuses, où la matière est encore plus dense, les BID plafonnent, voire diminuent.

Cette réalité est une indication que les molécules organiques qui provoquent les BID disparaissent, par agglutination les unes aux autres. Une fois collées ensemble, elles ne peuvent plus absorber autant que lorsqu’elles flottent librement dans l’espace.

C’est ce type de nébuleuse primitive qui finit par former les systèmes solaires comme le nôtre, composé de planètes et de comètes.

Des comètes créées à partir de matière interstellaire

La mission Rosetta a aussi permis d’établir que les noyaux de comètes se sont formés par accrétion : les petits grains se collent les uns aux autres pour former des grains plus gros, lesquels se rassemblent à leur tour jusqu’à atteindre la taille d’un noyau de comète, de quelques kilomètres.

Selon les scientifiques français, les molécules organiques provoquant les BID, et préexistantes dans les nébuleuses primitives, n’ont donc probablement pas été détruites, mais ont pu faire partie des grains constituant les noyaux cométaires, où elles se trouvent toujours, 4,6 milliards d’années plus tard.

Vers une future mission

Une mission spatiale rapportant sur la Terre des échantillons de matière organique d’une comète pourrait, selon eux, permettre son analyse en laboratoire et révéler la nature exacte de cette mystérieuse matière interstellaire.

 

Les détails des présents travaux sont publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Astronautique : En hommage aux deux sondes Voyager I et II …1977-2017

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Les sondes jumelles Voyager de la NASA ont été lancées à la fin des années 1970 pour explorer les planètes extérieures dans notre système solaire. Les deux engins spatiaux, appelés Voyager 1 et Voyager 2, sortent de notre quartier cosmique, frappant à la porte de l’espace interstellaire.

Voyager 2 a lancé le 20 août 1977 et Voyager 1 a lancé environ deux semaines plus tard, le 5 septembre. Depuis lors, le vaisseau spatial a parcouru différentes voies de vol et à différentes vitesses.

Le mardi 5 septembre marque 40 ans depuis le lancement des sondes Voyager et le début de l’un des programmes les plus ambitieux de la NASA à ce jour, et le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de l’agence veut partager cette étape extraordinaire avec le public en offrant deux merveilleuses ressources en ligne.

Les vaisseaux spatiaux Voyager 1 et 2 ont été lancé en  deux semaines , le 20 août et le 5 septembre 1977, dans une mission d’étude des planètes et, éventuellement, du bord du système solaire. Le Voyager 2 a été lancé en premier, bien que le Voyager 1, plus rapide, soit maintenant plus éloigné de la Terre que sa soeur .Voyager 1 a atteint l’espace interstellaire en 2013 . Voyager 2 parcourt actuellement la bulle interne du matériau solaire qui marque la limite entre le système solaire et l’espace interstellaire.

Vous pouvez apporter la mission Voyager dans votre maison en téléchargeant et en imprimant les affiches Voyager gratuites de la NASA. Les affiches font partie d’une série créée par une équipe de stratèges visuels de JPL, connue sous le nom de  » The Studio « . L’une des affiches du Voyager est une image d’un ciel nocturne étoilé et une autre annonce la mission en utilisant le style de design flamboyant des années 1970, la décennie où les sondes ont été lancées. Une troisième affiche honore la «grande tournée» des sondes , sur le  seuil de la frontière  du système solaire.

Voici le premier poster commémoratif du JPL sur Yoyager!

 

De plus, les membres du public peuvent faire un regard intérieur sur la mission Voyager de certains scientifiques, ingénieurs et autres contributeurs de la mission sur ses plus de 40 ans d’histoire. Les responsables de JPL ont demandé aux membres de l’équipe Voyager d’écrire sur leur «moment Voyager le plus mémorable», et les ont affichés sur le site JPL . Les histoires comprennent les réflexions de personnes qui étaient là quand la mission a commencé et les personnes qui se sont jointes lorsque Voyager 1 était déjà près de notre système solaire.

Une affiche Voyager gratuite d’une équipe de conception au Jet Propulsion Laboratory de la NASA honore la décennie dans laquelle les sondes ont été lancé

« Pour moi, les points forts du Voyager étaient clairement les rencontres planétaires « , a écrit Ed Stone , un scientifique du projet Voyager qui a été la mission depuis sa création. « Tous les six d’entre eux ont été des expériences merveilleuses où chaque jour nous avons vu et appris de nouvelles choses. Nous avons eu une vie de découverte emballée dans chacun d’eux. 

« Les éruptions sur [la lune de Jupiter] Io ont été la première preuve directe de volcans actifs ailleurs dans le système solaire », a-t- il poursuivi . « Bien que Io soit beaucoup plus petit que la Terre, il a eu dix fois plus d’activité volcanique. Cette découverte étonnante a clairement indiqué que nous pourrions nous attendre à beaucoup plus de surprises. Et Voyager a certainement révélé une diversité remarquable de planètes et leurs lunes, anneaux et champs magnétiques. Cela a changé notre vision du système solaire. « 

Linda Spilker , qui est actuellement scientifique en chef de la mission Cassini à Saturne, a écrit que son poste avec la mission Voyager était son premier travail hors du collège. 

«J’étais le spectromètre infrarouge et le radiomètre (IRIS), l’interface entre le projet Voyager et les scientifiques d’IRIS à Goddard [Space Flight Centre dans le Maryland]», a déclaré Spilker. «J’étais la seule femme de leur groupe et très fier de les représenter. Quel frisson pour travailler avec un tel incroyable groupe de scientifiques talentueux. Ils m’ont conseillé et plus tard m’ont invité à les rejoindre dans le cadre de l’équipe infrarouge Cassini».

Source: NASA


Un  petit album photo souvenir…en complément et conclusion

 

La Terre et la lune vers le 9 septembre 1977.

 

 

 

 

La Terre et la lune (en haut,cachée par l’obscurité),le 18 septembre 1977.

 

La Terre vue en 1990…on est déjà très très loin!

Chacune des sondes emporte un disque doré comportant l’enregistrement de plus de 50 sons issus de la Terre,la position de la Terre dans le système solaire,une méthode pour lire sur le disque,une représentation de notre système solaire etc…Elles s’adressent à une forme de vie évoluée qui aurait la chance de les retrouver!

Jupiter,Io et Europa.

 

Situation des deux sondes Voyager au mois de février 2013.La sonde Voyager I venait de quitter les frontières du système solaire.
Voyager II va faire de même en 2018.

 

La prochaine destination de Voyager I sera dans 40,000 ans.Il passera alors à 1.6 année-lumière de l’étoile AC+38888.Le point encerclé au centre!

 

Quant à Voyager II,il passera à seulement 4.3 années-lumière de la belle étoile Sirius dans …296,000 ans.

 

Voyager I et II vous faites un voyage historique au nom de l’humanité!

 

 

 

 

 

Astronomie:Un gros astéroïde va frôler la Terre

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L’astéroïde (3122) Florence va s’approcher vendredi peu après midi à environ sept millions de kilomètres de la Terre. L’événement ne présente pas de risque, même si cet objet, d’un diamètre moyen de 4,35 kilomètres, est classé « potentiellement dangereux » en raison de son orbite et de sa taille.

Il s’agit d’un des plus gros astéroïdes dits géocroiseurs, évoluant à proximité de la Terre. Il sera nettement plus visible que 2014 JO25, d’un diamètre de 650 mètres, qui était passé en avril à 1,8 million de kilomètres de notre planète.

La Nasa prévoit de braquer ses radars sur le corps céleste, notamment afin de confirmer sa taille et découvrir des détails de sa surface.

(3122) Florence (ou 1981 ET3) a été découvert en 1981. Il ne devrait pas revenir à proximité de la Terre avant octobre 2024, ni s’en approcher autant avant 2500, selon les scientifiques.

 

 

 

 

 

Astronomie:Certaines exoplanètes peuvent contourner l’habitabilité

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L’orbite terrestre dans la zone habitable du soleil signifie que ses températures sont justes pour la vie. Mais les mondes glacés situés dans la zone habitable de leur étoile peuvent brusquement passer de trop froid à trop chaud sans passer par une étape habitable, selon une nouvelle étude.

La découverte suggère qu’il pourrait y avoir moins de mondes potentiellement habitables que les scientifiques pensaient auparavant, ont indiqué les chercheurs.

Alors que Venus semble trop chaud pour la vie et Mars semble trop froid, la Terre se trouve entre Vénus et Mars, où les températures peuvent être juste pour que sa surface possède de l’eau liquide. Cette zone « Goldilocks » est également connue sous le nom de zone habitable , car sur Terre, il y a une vie presque partout où il y a de l’eau liquide. 

L’illustration d’un artiste d’une exoplanète glacée et couverte de neige.

Des étoiles comme le soleil brillent avec le temps. Cela soulève la possibilité qu’une planète ou une lune qui commence à être froide et glacée autour d’une jeune étoile sombre, comme la Terre précoce, peut éventuellement se réchauffer à un état stable et habitable lorsque l’étoile devient plus lumineuse.

Cependant, la nouvelle étude constate que certaines planètes peuvent aller directement d’une étape de la glacière de type Mars à une phase de serre de Vénus , en contournant les conditions habitables de la Terre.

« Auparavant, des études ont suggéré que les planètes glacées et les lunes, telles que [la lune de Jupiter] Europa, deviendront habitables à vie après la fusion de leur glace de surface ou de la neige », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Jun Yang, de l’Université de Pékin à Pékin. « Notre travail montre que cela n’arrivera pas ».

Le climat d’une planète riche en eau dépend d’au moins deux facteurs. L’un est la quantité de glace qui couvre sa surface. La glace a un albédo élevé , ce qui signifie qu’elle reflète une grande partie de la lumière qui retombe sur l’espace avant que la lumière puisse réchauffer la surface de la planète. De cette façon, la glace refroidit la planète, ce qui conduit à la formation de plus de glace et rend la planète encore plus froide. Le deuxième facteur est la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère de la planète; La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre qui piège la chaleur, réchauffe une planète, ce qui amène plus d’eau à s’évaporer et rend la planète encore plus chaude.

L’albédo de la glace joue un rôle dominant dans le climat des planètes glacées. Une étude de 2004 a suggéré que la Terre a échappé à une éventuelle «phase de boule de neige» parce que le soleil a été éclairé au fil du temps et que l’activité volcanique sur Terre a libéré du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre qui ont aidé la planète à conserver la chaleur.

En revanche, de nombreux corps glacés, tels que la lune de Jupiter Europa et la lune Enceladus de Saturne, ne libèrent pas de grandes quantités de gaz à effet de serre via les volcans . En tant que tel, les chercheurs voulaient voir comment ces mondes évoluaient s’ils n’avaient que la lumière de leurs étoiles pour les réchauffer.

Dans la nouvelle étude, les scientifiques ont développé un modèle climatique mondial qui a simulé l’évolution du climat d’une planète glacée dépourvue de gaz à effet de serre autre que la vapeur d’eau. Ce modèle informatique 3D comprenait plusieurs couches de l’atmosphère, ainsi que les vents et leurs effets sur les températures, les nuages, la vapeur d’eau, la neige et la glace, selon l’étude.

Les chercheurs ont constaté que, sans la présence de gaz à effet de serre en plus de la vapeur d’eau, les corps glacés nécessitaient beaucoup d’énergie de leurs étoiles avant de commencer à fondre – environ 10 à 40 pour cent de plus que la Terre provient du soleil. Lorsque la glace a finalement fondu dans les simulations, la chute résultante de l’albédo a rendu ces mondes beaucoup plus chauds très rapidement. Ce réchauffement rapide a souvent conduit à des étapes de serre dans lesquelles la plupart ou la totalité des océans d’eau se sont vaporisés, rendant ces mondes inhabités pour la vie à base d’eau, comme on le sait sur Terre.

« La découverte suggère que le nombre de planètes potentiellement habitables et les lunes peuvent être moins élevés que prévu, en particulier pour les petites planètes glaciales et les lunes glaciales », a déclaré Yang à Space.com.

Le document détaillant les nouvelles découvertes a été publié en ligne le 31 juillet dans la revue Nature Geoscience.

 

 

D’étranges signaux radios venant de l’espace : ce que l’on sait

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Ces « étranges » signaux venant d’une étoile proche de la nôtre sont-ils les prémices d’une rencontre du troisième type ? Pas tout à fait.

Les '"étranges" signaux radio proviennent d'une étoile proche, Ross128.Les ‘ »étranges » signaux radio proviennent d’une étoile proche, Ross128.

Ils ne viennent pas de très loin : d’une étoile parmi les plus proches de la Terre, située à seulement 11 années-lumière. Mais la nature de ces « étranges » signaux radio que des astronomes américains ont détectés reste mystérieuse.

Ces émissions « très étranges » paraissent uniques pour une étoile de type « naine rouge », relèvent les scientifiques de l’observatoire Arecibo à Porto Rico dans une note de blog. Fait plus intrigant : des observations d’étoiles similaires dans le voisinage n’ont pas permis de capter des signaux similaires.

Que s’est-il passé ?

En avril et mai dernier, les scientifiques de l’observatoire Arecibo ont enregistré des signaux venant de plusieurs étoiles dans le même voisinage, dont Gliese 436, Ross 128, Wolf 359 et HD 95735.

Après avoir analysé ces données, ils ont constaté que l’étoile Ross 128 avait émis des signaux radio étranges.

« Nous avons réalisé que ces signaux étaient très étranges dans la séquence de dix minutes durant laquelle nous les avons captés », écrit Abel Mendez, directeur du Laboratoire d’Habitabilité planétaire à l’université de Porto Rico à Arecibo, ajoutant que leur origine est inconnue.

« Nous pensons que ces signaux ne sont pas des interférences radio puisqu’ils sont uniques à Ross 128 et que les observations des autres étoiles immédiatement avant et après avoir capté ces émissions n’ont rien montré de similaire ».

Forcément, cela intrigue, comme l’écrit Abel Mendez sur Twitter :

Mystery #1: What’s the source of the signal? Astronomical or local. Mystery #2: How the source produces it?.

Traduction : « mystère numéro 1 : qu’elle est la source du signal ? Astronomique ou local ? Mystère numéro 2 : comment cette source peut-elle produire ce signal ? »

Qu’est-ce qui a pu produire ces signaux ?

Ces signaux sont-ils les prémices d’une rencontre du troisième type ? Pas tout à fait. Abel Mendez explique :

« Nous ignorons l’origine de ces signaux mais il y a trois principales explications possibles ».

Comprendre :

– Il pourrait ainsi s’agir d’éruption de type solaire.

– Ou d’émissions provenant d’un autre objet dans le champ d’observation de Ross 128

– Ou encore tout simplement d’une explosion d’un satellite de l’étoile circulant sur une orbite très éloignée.

L’astronome souligne aussi avec une pointe d’ironie que « l’hypothèse d’une émission provenant d’extra-terrestres vient très loin après de nombreuses autres meilleures explications possibles ».

Dimanche soir, ces astronomes ont effectué de nouvelles observations de l’étoile avec l’observatoire Arecibo. Des scientifiques du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) de Berkeley en Californie ont également mené des écoutes de Ross 128 avec le télescope Green Bank et l’Allen Telescope Array, un groupe de télescopes. Sur Twitter,le professeur Abel Mendez donne rendez-vous à la fin de la semaine pour d’éventuelles explications :

« Nous devons collecter les données des autres télescopes pour rassembler toutes ces observations afin de parvenir à une conclusion, probablement d’ici la fin de la semaine ».

Les conclusions de ces investigations seront aussi publiées sur le site du Planetary Habitabiliy Laboratory de l’université de Porto Rico et celui de l’observatoire Arecibo.

Abel Mendez reste optimiste. Sur son blog il écrit : « J’ai une Piña Colada prête à être célébrée si les signaux sont d’une nature astronomique. »

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