Alerte pollution nucléaire:Les plans secrets des Etats-Unis et du Japon pour déverser des déchets radioactifs dans les océans

 

Rusting barrels of nuclear waste at Hurd Deep, North Sea, remnants of barrels tipped into sea by UK between 1950 and 1963 .
Plusieurs barils remplis de déchets nucléaires jonchent le fond de la Mer du Nord,entre la Norvège et l’Angleterre.

 

 

 

 Quand la technologie de production d’énergie nucléaire a commencé à émerger  aux  États-Unis dans les années 1950, ni les scientifiques, ni le gouvernement des États-Unis ont  considérés  ce qui pourrait être fait avec des réacteurs nucléaires, une fois qu’il était temps pour eux d’être mis hors de la commission. Et les documents récemment publiés révèlent que, dans un effort pour faire face rapidement  à ce problème après le fait, le gouvernement américain a effectivement essayé de conspirer avec le Japon pour obtenir l’approbation en  secret pour le dumping  de réacteurs nucléaires déclassés dans les océans du monde.

En 1972, les Nations Unies (ONU) avait proposé la  Convention sur la prévention de la pollution marine par immersion de déchets et autres matières, aussi connu comme le  Convention de Londres, pour faire face au  problème croissant de  la pollution mondiale . Les dispositions de l’accord visait à réglementer spécifiquement la pollution de l’environnement que les nations signataires pouvaient et ne pouvaient pas jeter dans les océans, ce qui bien sûr inclus les déchets  de production nucléaires.

Mais depuis une version finalisée de l’accord qui n’a pas encore été pleinement établie, le gouvernement américain a profité de la situation en cherchant à insérer une cause d’exemption permettant le déversement de réacteurs nucléaires déclassés dans l’océan. Et depuis que le Japon avait également été impliqué dans le développement de son propre programme d’énergie nucléaire, les Etats-Unis ont pensé qu’il pourrait obtenir un soutien supplémentaire pour la clause d’exemption de son allié asiatique.

Fut de déchets radioactifs rejeté par des navires américains durant la période de  la Guerre froide...dans l'océan Pacifique.
Fut de déchets radioactifs rejeté par des navires américains durant la période de la Guerre froide…dans l’océan Pacifique.

Mais le Japon n’a pas respecté cela , selon Kumao Kaneko, 74 ans, qui était un membre de l’équipe ministère des Affaires étrangères impliqué dans les négociations à l’époque. Donc, les États-Unis ont décidé de faire cavalier seul en proposant sa clause d’exemption, qui était censé être une option de dernier recours – et il a finalement réussi à atteindre son objectif.Bien que les États-Unis  n’ont fait aucune mention de plans à long terme afin  d’utiliser l’océan comme son dépotoir  nucléaire   au cours de la proposition, il semble maintenant que si le pays avait l’intention d’utiliser l’océan comme une installation de stockage nucléaire. Et puisque la clause appelée  Convention de Londres existe encore à ce jour, tous les autres pays signataires sont libres de déverser leurs  déchets nucléaires ainsi  dans l’océan .

Le cimetière des sous-marins  soviétiques négligés de Mourmanks.
Le cimetière des sous-marins soviétiques négligés de Mourmanks.

La Russie, un membre  signataire de la Convention de Londres, avait ouvertement admis en 1993, par exemple, qu’il avait déverse des réacteurs nucléaires et du combustible dans l’océan parce qu’il avait  prétendu n’avoir  pas d’autre moyen sûr de disposer de ces matériaux (http: //www.independent .co.uk / nouvelles / monde / russ …).

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), toutefois,a révélé que  les allégations de dumping de réacteurs nucléaires dans l’océan étaient  arrêtés aux États-Unis  depuis  longtemps. Et les responsables américains affirment que les réacteurs nucléaires déclassés sont aujourd’hui enfouis dans le sol plutôt que déversés dans l’océan:  http://www.naturalnews.com/033768_nuclear_waste_oceans.html#ixzz3kvbRF6Bi

Alerte fukushima: le plus haut record de tritium radioactif jamais enregistré sur Terre…4.700.000 Bq/m3

Tritium-density-in-25m-underground-broke-the-highest-record-ever-4700000-Bq-m3

 

 

Une densité extrêmement élevée de tritium a été détecté dans les eaux souterraines de la couche profonde sous le site de Fukushima.

Tepco a commencé à construire le mur d’eau souterraine gelée . Afin d’étudier la contamination des eaux souterraines à l’extérieur de la paroi, Tepco a prélevé échantillon de sol à  25m sous terre.

En conséquence, 3,1 millions Bq/m3 de tritium a été mesurée à partir de l’échantillon prélevé près du  réacteur No 2. La date de prélèvement était  le 28 mai .2014. De la recherche de Fukushima Diary, il s’agit de la valeur la plus élevée depuis qu’ils ont commencé à mesurer.

Ils ont mesuré le strontium-90 à partir de la même couche profonde à côté du  réacteur No 4  en Novembre 2013 .

Il est possible que l’eau contaminée se déplace sous le fond de la mer du port de Fukushima  et s’échappe  au large,polluant  de façon  presqu’irréversible les fonds marins et la biodiversité de l’océan Pacifique.

(La plus haute densité de tritium détectée à partir de 25m métro / 3100000 Bq/m3 [ URL ])

 

D’après le rapport du suivi par les autorités  de Tepco  émis le 13 juin 2014, la densité de tritium a encore augmenté et a atteint 4,7 millions Bq/m3 dans le même sol  d’un même prélèvement  (l’emplacement est sur la carte ci-dessus).

Tepco n’a pas donné  la moindre explication sur cette augmentation de la densité de tritium. À partir de la recherche de Fukushima Diary, c’est le plus haut niveau depuis que  Tepco a commencé à mesurer les eaux souterraines à 25m sous terre. Il existe une possibilité que la paroi de l’eau gelée se propage à  contamination souterraine,rendant inutile tous les travaux fort dispendieux entrepris depuis la fin de 2013.

Plus que jamais ,l’insouciance ,la négligence,la corruption politique et le manque de ressources professionnelles  menacent la sécurité de tous les écosystèmes de la Terre,et particulièrement la vie de tous les humains de la Terre,mais ce n’est pas la préoccupation sociale de nos Maîtres actuels du Monde qui complotent pour  dépeupler la Terre des humains.

 

Sources: TEPCO photos,    Fukushima diary

Vidéo: Into eternity (sur l’héritage de nos déchets nucléaires)

Reportage (VO) « Dans l’Éternité » sur les déchets nucléaires abandonnés aux générations futures.

« Et qu’adviendra-t-il de nos descendants ?

En Finlande, un groupe de chercheurs s’est interrogé sur le devenir des déchets radioactifs. Un complexe appelé « Onkalo » (cachette en finnois) doit stocker des résidus nucléaires à plus de 5km sous terre. Le chantier durera au total 150 ans. Le réalisateur danois Michael Madsen s’interroge sur l’avenir de nos génération futur. Les déchets radioactifs mettent 100 000 ans à se désintégrer. Si on les enfouis, comment empêcher les générations suivantes de creuser pour découvrir ce qui se cache dans « Onkalo » ? Combien de trous faudra-t-il creuser pour enterrer l’ensemble de nos déchets ? Le documentaire laisse transparaître une certaine absurdité à nos modes de vies, une impuissance des scientifiques. Les ouvriers sur le chantier ne verront jamais leur œuvre terminée, il n’existe pas de solution pour faire comprendre aux populations qui nous succèderont dans 100 000 ans qu’Onkalo est un lieu de perdition. Le nucléaire est un suicide collectif. »

Fukushima: la période radioactive de certains isotopes

Isotopes

Il est toujours bon de rappeler la réalité aux ignorants ! Actuellement la piscine du réacteur 4 de Fukushima est en train d’être vidée de ses barres de combustibles (soit environ 400 tonnes) . Il suffit seulement de 10 g de plutonium pour tuer la planète entière sous forme de nano particules. Et dans cette piscine se trouve des tonnes de plutonium.. Et le pire est que l’enveloppe de protection de ces barres en zirconium s’effrite.. Si les équipes échouent, rendez-vous dans 161.6 millions d’années pour que le plutonium soit désintégré totalement. Et oui 80.8 c’est la demi-vie (la moitié)… Rappel : Les déchets de nos réactions nucléaires sont surtout du plutonium ! Il n’existe pas à l’état naturel à la surface de notre planète ! Le plutonium est aussi la matière première des bombes atomiques. Alors bon ! on a de quoi faire péter le système solaire jusqu’à maintenant !! Criirad : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html Pour ceux et celles qui n’auraient pas compris : « Truxnet » est un virus informatique qui s’attaque aux centrales nucléaires comme Fukushima par exemple, ou d’autres modèles comme les françaises (55 réacteurs) .. Ce virus semble avoir été créé par les services secrets Israéliens, il y a déja quelques années, mais il a été amélioré en plusieurs variantes depuis ! Voila pourquoi je parle de False Flag pour Fukushima car il est bien possible qu’il y est eu une cause caché au tsunami. (guerre atomique sous-marine, haarp, ou des machines à tremblement de terre : voir vidéo du lien ci-dessous) http://www.dailymotion.com/video/xs43g0_une-machine-a-tremblement-de-terre_tech Haarp mobile : http://www.dailymotion.com/video/xzckt7_l-us-navy-a-deploye-la-plateforme-haarp-sbx-1-non-loin-de-la-coree-du-nord-mars-2013_webcam Exemple de radioactivité de différents milieux naturels : Eau de pluie : 0,3 à 1 Bq/L Eau de rivière : 0,07 Bq/L (226Ra et descendants) ; 0,07 Bq/L (40K) ; 11 Bq/L (³H) Eau de mer : 14 Bq/L (40K essentiellement) Eau minérale : 1 à 2 Bq/L (226Ra, 222Rn) Lait : 60 Bq/L Sol sédimentaire : 400 Bq/kg Sol granitique : 8 000 Bq/kg Corps humain : 8 000 à 10 000 Bq (dont 5 000 dus au 40K). convertion : L’ancienne unité de radioactivité était le curie (Ci); La relation entre les deux unités est la suivante : 1 Ci = 37·109 Bq = 37 GBq, on a donc 1 Bq = 27·10-12 Ci = 27 pCi. Revenons à FUKUSHIMA : Il y a un type de contamination très dangereuse qui n’est pas prise en compte avec assez d’importance, c’est la contamination interne par inhalation de nanoparticules radioactives. Il s’agit d’une nanoparticule inhalée, elle reste piégé dans les bronches et émet des rayonnements en se désintégrant. Le corps est incapable de s’en débarrasser et c’est la mort assurée. La dose mortelle est de 0.0000001g donc dans 10 g de 239 il y a combien de doses mortelles ? 10/0.0000001= 100 millions et le Plutonium 244 est 1000 fois plus radioactif donc 100M x 1000 = 100 milliard de doses !! On est 7 milliards, donc il y en a bien assez de 10 grammes de plutonium 244 pour les hommes et les animaux restants… Et sur 400 tonnes de Fukushima dans la piscine du réacteur 4 ça donne 28 millions de grammes à manipuler sans faire la moindre fausse note ! Dans des conditions pitoyables … C’est beau le progrès .. Un autre exemple : La plupart des satellites militaires ont en effet des générateurs thermo-électriques chargés avec au moins 6 kg de plutonium 238, un poison redoutable puisque un seul gramme de celui-ci contient plus de cinq millions de doses létales par inhalation. http://aipri.blogspot.fr/p/guide-pratique-de-la-contamination.html Donc il y a trop de satellite au dessus de nos têtes et ils sont là depuis la politique du Pax Americana ! (Apollo) Le public a servi une fausse cause pour militariser l’espace ! Voir Pax Américana : http://www.dailymotion.com/video/xu54wv_pax-americana-hd720p_news Calcul : Pour juste pour 1 satellites empoisonnés : 5M x 6000 x 1 = 30 milliards de doses létales (motelles) et je crois qu’il y a plus de 15 000 sat militaires au dessus de nos têtes ! http://www.youtube.com/watch?v=ydbbd-4oEds CONCLUSION : Une chose est simple a comprendre, c’est qu’une barre de combustible est composée a 7% de plutonium, ce qui équivaut a 28 tonnes sur les 400 qu’ils doivent sortir et déplacer de la piscine du site, tout en les conservant a bonnes températures vu qu’elles sont très actives ces barres. Et bien, il n’y a pas intérêt a ce qu’il y ait de fausses manœuvres, ou de tremblements de terre, de glissement de terrain, bref, ne pas oublier que le sol fond.. C’est juste très très chaud et très critique. Une barre a l’air libre et la catastrophe serait de l’orde du jamais vu. De l’inconnu. Et il suffit juste de comprendre ce qu’une seule de ces barres pourrait causer a l’environnement… Sans jouer les catastrophistes, c’est tout simplement une éventuelle extinction des organismes vivant sur cette planète qui est en jeu avec cette manipulation extrême ! C’est comme les armes à uranium appauvri : L’uranium « appauvri » est ce qui reste quand on a extrait le 235. C’est donc du 238 presque pur ! Donc ce sont des munitions qui sont biodégradables au bout de juste 9 milliard d’années ! (la Terre a 4 Milliards d’années d’existence) L’armée américaine qui a inventé ces armes mérite juste qu’on les confisque et qu’on démantèle les USA pour crime contre l’humanité actuelle et future ! Si nous ne faisons rien, tout est perdu ! Il existe des solutions, ne sombrez pas dans le désespoir ! exemple : Le secret du retraitement des déchets nucléaires : « Neutralisation des déchets nucléaires… c’est possible ? -Oui, La preuve a été faite (au Canada) que le Gaz de Brown neutralise les déchets nucléaires en quelques secondes, facilement et à moindres frais. Le procédé peut être appliqué directement au réacteur, ce qui évite le transport et le stockage des déchets. Cette utilisation est tellement « politiquement sensible » que nous nous abstenons de la promouvoir. » Source : NEXUS n°48 janvier-février 2007 Politiquement incorrecte ? mais pour qui ? Sommes-nous des veaux ? des autruches ? des moutons ? ou des humains digne de ce nom ! Levons-nous et frappons fort ! A Partager !!
Par : Neozore Neozoror

(Source: Jean Pierre  Tomasso,un grand ami)

Alerte majeure sur Fukushima: extrème remontée du niveau de radioactivité

une catastrophe est en cours actuellement: les médias restent muets!
une catastrophe est en cours actuellement: les médias restent muets!

Catastrophique. Les dernières nouvelles provenant de Fukushima sont très alarmantes… Lisez plutôt…

Les niveaux de radioactivité multipliés par 6 500 en 24 heures à Fukushima
Nullement l’on ne parle du typhon qui vient de frapper la centrale de plein fouet, pourtant…
Les niveaux de radioactivité dans un puits à proximité d’un réservoir de stockage de la centrale nucléaire de Fukushima ont énormément augmenté ce jeudi, suivant ce qui a été signalé par Tepco. Les fonctionnaires de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a déclaré vendredi qu’ils ont détecté 400.000 becquerels par litre de substances radioactives émettrices de rayons bêta – y compris du strontium – sur le site, un niveau 6.500 fois plus élevé que les lectures prises le mercredi, a rapporté NHK World. Une fuite du réservoir de stockage a libéré plus de 300 tonnes d’eau contaminée, en Août, dont une partie est soupçonnée d’avoir atteint la mer via un fossé. Le puits en question se trouve à environ 10 mètres de la cuve et a été creusé afin d’évaluer les fuites. TEPCO a déclaré que les résultats montrent que des substances radioactives comme le strontium ont atteint la nappe phréatique. Des niveaux élevés de tritium qui se répand beaucoup plus facilement dans l’eau que le strontium, avaient déjà été détectés. Les responsables de TEPCO ont expliqué qu’ils vont retirer la terre contaminée autour de la cuve de stockage pour contrôler les niveaux de radioactivité de l’eau autour du puits.
Fukushima: Le gouvernement appelle à l’aide internationale
bigstockHelpL’enjeu: rassembler les techniques les plus adéquates pour le retrait du combustible fondu…Le gouvernement japonais va lancer un appel international à propositions afin de rassembler les techniques les plus adéquates pour le retrait du combustible fondu de trois réacteurs de la centrale accidentée de Fukushima, a indiqué jeudi un responsable à l’AFP. En août a été créée une structure dédiée au développement des moyens techniques nécessaires pour démanteler quatre des six réacteurs de ce complexe atomique ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.
Placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, l’Institut international de recherche et développement pour le démantèlement (Irid) doit émettre l’appel à propositions «le plus vite possible», vraisemblablement vers la mi/fin novembre, et devenir le guichet pour les interlocuteurs étrangers. Récupération du combustible «Il s’agit cette fois de trouver des techniques de récupération du combustible fondu autres que celle qui est actuellement envisagée avec une grue dans les réacteurs emplis d’eau», a précisé ce responsable.La durée de l’appel n’est pas encore définie, selon la même source. Cette même organisation a déjà lancé en septembre une autre consultation internationale pour des moyens divers afin de venir à bout des différents problèmes d’eau radioactive rencontrés à Fukushima Daiichi et que la compagnieTokyo Electric Power (Tepco) ne parvient pas à résoudre, même avec l’aide du gouvernement. La date-limite pour les réponses est fixée au 23 octobre. Des dizaines de propositions auraient déjà été rassemblées. «Nous avons des missions de prospection notamment dans trois pays, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne», a aussi détaillé le responsable. Les autorités japonaises ont déjà à plusieurs reprises indiqué qu’elles entendaient impliquer les industriels internationaux dans le chantier d’assainissement qui doit durer environ quatre décennies.

D’autres parts:

La radioactivité β des eaux souterraines multipliée par 6 557 après le passage du typhon : 400 000 000 Bq/m³ – record absolu

 

La radioactivité β et celle du tritium des eaux souterraines proches de la citerne des 300 m³ a franchi un palier après le passage du typhon.

Le 17 octobre 2013, la radioactivité β était à 400 000 000 Bq/m³ (400 millions).
Le 15, elle était à 90 000 Bq/m³ et le 16 elle était à 61 000 Bq/m³ (moins de 100 000).

En outre, ce même 17 octobre, la radioactivité en tritium est à 790 000 000 Bq/m³ (790 millions).
Le 15, elle était de 260 000 000 Bq/m³ (260 millions).
Les deux relevés sont des records absolus.

Voir les sources et traduire du japonais (utiliser Google translate)

http://www.tepco.co.jp/cc/press/2013/1231533_5117.html

http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/f1/smp/2013/images/around_h4_13101803-j.pdf

Autres sources: Fukushima Diary ,Cèdre Thugscave,divers  médias alternatifs.

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http://michelduchaine.com/2013/10/12/alerte-fukushima-mise-a-jour-importante-lhumanite-en-danger-de-mort-imminente/

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Alerte Nucléaire: de dangereuses épaves abandonnées.partie 1

La carte  des dangers grandissants du à la pollution environnementale en Russie et en Asie Centrale:un véritable baril de poudre.
La carte des dangers grandissants dus à la pollution environnementale en Russie et en Asie Centrale:un véritable baril de poudre.

La course aux armements qui a caractérisé la Guerre froide a occulté toute préoccupation environnementale (et pas seulement en Union soviétique comme en témoignent les essais nucléaires américains sur l’atoll de Bikini). Moscou a développé et produit en un demi-siècle une quantité considérable d’armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. Or, la chute de l’URSS en 1991 et la désorganisation qui s’en est suivie a laissé un grand nombre d’unités de production et de dépôts à l’abandon, sans protection ni décontamination, notamment hors des frontières russes. Ceci par manque de moyens financiers mais également par pénurie de compétences techniques, les experts russes ayant rejoint la mère-patrie.

La politique de « glasnost » (transparence) lancée par le président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, à la fin des années 1980 a révélé des informations inquiétantes sur les pratiques russes, notamment dans le domaine nucléaire, et sur leurs conséquences sur l’environnement : graves accidents dans des centrales et à bord de vaisseaux nucléaires, réseau de villes secrètes dédiées à la fabrication d’armes, immersion ou enfouissement de déchets sans contrôle… C’est sur ce secteur de l’héritage environnemental soviétique que la communauté internationale, qui se sentait directement menacée par les risques de contamination nucléaire à ses frontières, s’est le plus mobilisée au cours des années 1990. Dans les premières années qui ont suivi la fin de l’Union soviétique, elle a en particulier consacré ses efforts à aider les Nouveaux Etats indépendants à se «dénucléariser».

Le cimetière des sous-marins  soviétiques négligés de Mourmanks.
Le cimetière des sous-marins soviétiques négligés de Mourmanks.

Cimetières de sous-marins nucléaires en Russie

L’Union soviétique avait construit au total 247 sous-marins nucléaires et cinq navires de guerre à propulsion nucléaire. Les deux tiers étaient affectés à la Flotte du Nord, devenue ainsi du temps de l’Union soviétique la plus grosse flotte nucléaire du monde, et un tiers à la Flotte du Pacifique.

192 sous-marins ont été désarmés (dont 116 pour la Flotte du Nord et 76 pour la Flotte du Pacifique), mais seulement 91 d’entre eux ont été démantelés (c’est à dire notamment délestés de leur moteur, et parfois de leur combustible nucléaire).

Les autres, soit 71 unités, attendent leur démantèlement, conservant à bord propulseurs et résidus de combustible nucléaires (chiffres 2004). Ils contiendraient 30 fois la quantité de combustible nucléaire du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl lorsqu’il a explosé en 1986.

Ce que vous voyez est tout simplement le plus grand sous-marin nucléaire du monde. Il est russe, construit à six exemplaires du temps de la Guerre froide, dont quatre pourrissent dans le cimetière hyper pollué de Mourmansk. Son nom de code est Typhoon (nom russe : Requin). • C’est un énorme bâtiment de 172 m de long, 19 de haut, 24 de large, d’un poids moyen supérieur à 25 000 tonnes en plongée. Précision technique, sa vitesse ne dépasserait pas 20 nœuds en plongée (pas très rapide), mais il serait totalement silencieux… La première image (l’arrière du monstre durant sa construction) montre le gouvernail de direction et les hélices, mais surtout les minuscules soldats qui doivent bien dépasser 1,80 m ! Ils donnent l’échelle… Hallucinant ! La seconde image confirme ce gigantisme inégalé à ma connaissance. • Autre détail valant son pesant d’uranium, la propulsion est évidemment nucléaire ; sa force de frappe (également nucléaire) de 20 missiles de dix têtes chacun (donc 200 objectifs possibles) représenterait au total 1 400 fois Hiroshima ! Vous avez bien lu : 1400… (J’ai peine à le croire). Bref, cette ultra-bombe, qui fait honneur au génie humain, croise peut-être au large de nos plages vacancières. Mais rassurez-vous, il voyage sous l’eau, vous ne le verrez pas
Ce que vous voyez est tout simplement le plus grand sous-marin nucléaire du monde. Il est russe, construit à six exemplaires du temps de la Guerre froide, dont quatre pourrissent dans le cimetière hyper pollué de Mourmansk. Son nom de code est Typhoon (nom russe : Requin).
• C’est un énorme bâtiment de 172 m de long, 19 de haut, 24 de large, d’un poids moyen supérieur à 25 000 tonnes en plongée. Précision technique, sa vitesse ne dépasserait pas 20 nœuds en plongée (pas très rapide), mais il serait totalement silencieux… La première image (l’arrière du monstre durant sa construction) montre le gouvernail de direction et les hélices, mais surtout les minuscules soldats qui doivent bien dépasser 1,80 m ! Ils donnent l’échelle… Hallucinant ! La seconde image confirme ce gigantisme inégalé à ma connaissance.
• Autre détail valant son pesant d’uranium, la propulsion est évidemment nucléaire ; sa force de frappe (également nucléaire) de 20 missiles de dix têtes chacun (donc 200 objectifs possibles) représenterait au total 1 400 fois Hiroshima ! Vous avez bien lu : 1400!
Bref, cette ultra-bombe, qui fait honneur au génie humain, croise peut-être au large de nos plages vacancières. Mais rassurez-vous, il voyage sous l’eau, vous ne le verrez pas
  • Mourmansk

La Flotte du Nord est répartie sur cinq bases navales dans la péninsule de Kola (située entre le mer de Barents et la mer Blanche). La plus importante, Mourmansk, est également un centre de production de sous-marins nucléaires. En dépit d’une aide étrangère importante, notamment américaine et norvégienne, les infrastructures pour démanteler les navires et surtout stocker leurs déchets restent insuffisantes. La construction d’une unité régionale de démantèlement est en cours dans la baie de Saïda (projet russo-allemand pour le stockage à long terme de 120 réacteurs). Elle sera opérationnelle en décembre 2008 mais ne résoudra pas la question du stockage du combustible, qui demeure la plus épineuse à résoudre, surtout lorsqu’il s’agit de combustible liquide.

En juin 2007, la fondation norvégienne pour la protection de l’environnement Bellona a lancé un appel au président russe, Vladimir Poutine, à propos des risques d’explosion nucléaire spontanée sur le plus grand site d’Europe pour le stockage de déchets radioactifs et de combustible radioactif usagé, situé à 100 km de Mourmansk et à seulement 45 km de la frontière russo-norvégienne, dans la baie d’Andreïeva. Selon un rapport d’experts et de scientifiques russes, un accident de ce type pourrait répandre dans l’atmosphère pas moins de 20 millions de curies.

  • Océan Pacifique

La Flotte du Pacifique, quant à elle, se trouve dans une situation encore plus défavorable : les sous-marins désaffectés sont disséminés le long de la côte, parfois à plus de 1 000 km de la plus proche installation de démantèlement. Le principal problème réside dans le remorquage de ces navires vers les chantiers, car ils sont généralement en très mauvais état. Le Japon, directement concerné par les risques de pollution dans cette zone, est le principal bailleur de fonds de ces opérations.

  • Océan Arctique

Autre risque de contamination, les vingt réacteurs de sous-marins nucléaires et le réacteur de brise-glace qui auraient été immergés depuis 1965 dans l’océan Arctique, au Nord de la Sibérie orientale. Selon certaines estimations, les déchets de la mer de Kara représenteraient les deux tiers de tous les matériaux nucléaires immergés dans le monde.

Le polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk au Kazakhstan

Le polygone de Semipalatinsk est le premier et l’un des principaux sites atomiques soviétiques. Entre 1949 et 1989, l’Union soviétique y fit exploser un total de 468 bombes atomiques dont 125 dans l’atmosphère et 343 sous-terre. Le site, qui s’étend sur 18 540 km2, a été fermé en 1991 par les autorités kazakhes, mais il n’est pas clos et les habitants des villages voisins y envoient paître leurs troupeaux. En 1997, l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a confirmé que le site présentait de graves risques pour la santé publique. En effet, et selon plusieurs études concordantes, la proportion de personnes atteintes, notamment de cancers et de maladies mentales, dans les zones proches du polygone serait de 35 % supérieure à la moyenne du Kazakhstan.

Dans le cadre d’un programme d’assainissement de Semipalatinsk, coordonné par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’OTAN a lancé en 2000 le projet SEMIRAD destiné à évaluer le niveau de contamination aux abords de la zone d’essais.

D’autres risques de contamination radioactive…

La production d’uranium et le stockage de déchets nucléaires ont engendré d’importants risques de contamination radioactive. Celle-ci touche plusieurs régions de Russie et d’Asie centrale. Par exemple, le lac Karatchaï qui borde le complexe industriel Mayak près de Tcheliabinsk dans l’Oural témoigne de la négligence passée de l’industrie nucléaire. Il est considéré actuellement comme l’un des endroits les plus pollués au monde. Les déchets nucléaires immergés dans le plan d’eau totaliserait 120 millions de curies, avec des quantités de strontium-90 et de cesium-137 sept fois supérieures à celles relâchées par l’explosion de Tchernobyl. Les déchets de 50 années de production, de traitement et de stockage d’uranium s’y trouvent en effet entreposés.

Un sous-marin nucléaire dans le port de Roslyakovo près de Mourmansk dans la péninsule de Kola
Un sous-marin nucléaire dans le port de Roslyakovo près de Mourmansk dans la péninsule de Kola.

Que fait la communauté internationale ?

C’est dans le domaine du nucléaire militaire que la communauté internationale s’est le plus mobilisée. La Russie a d’ailleurs fait appel à elle, du moins pour l’aider à décontaminer la région Nord-Ouest. Toutefois, les sommes en jeu sont tellement importantes qu’il faudra attendre encore de longues années avant d’espérer aboutir à un résultat satisfaisant.

A titre d’exemple, la fondation Bellona a évalué le coût du démantèlement, de la sécurisation des dépôts et de la réhabilitation complète des sites à 1,6 milliard de dollars pour la région de Mourmansk et 845 millions pour celle de Tchéliabinsk.

  • En 2002, les pays du G8 (Groupe des huit principaux pays industrialisés) ont lancé le Programme de partenariat global contre la prolifération des armes de destruction massive et se sont engagés sur une somme totale de 20 milliards de dollars. Ce programme s’est élargi depuis à l’Union européenne et à treize autres pays. Cependant, malgré ces efforts, on considère que dans les pays de la CEI, seuls la moitié environ des bâtiments contenant des matériaux radioactifs sont dotés d’équipements de sécurité (clôtures, caméras de surveillance et instruments pour surveiller la radioactivité).
  • L’Union européenne agit pour sa part au sein du Partenariat pour l’environnement dans le cadre de la dimension septentrionale (NDEP) qui s’inscrit dans la Dimension septentrionale, initiative lancée par l’UE en 1999. Le NDEP qui réunit la Commission européenne, la Russie, la BERD, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque nordique d’investissement (NIB) et la Banque mondiale, est largement soutenu, par les États membres de l’UE et la Norvège. Il est alimenté par un Fonds de soutien géré par la BERD.
  • Pour coordonner la multiplicité des projets d’aide, l’Agence fédérale pour l’énergie atomique russe (Rosatom) a élaboré un Plan stratégique pour la Russie du Nord-Ouest, dont la seconde phase  s’est  achèvé en août 2007. Cependant on lui reproche de peu se soucier des intérêts des populations. Par ailleurs, certaines ONG dénoncent un effet pervers de l’aide qui permettrait à la Russie de maintenir une industrie nucléaire obsolète, notamment grâce au retraitement du combustible à usage militaire en combustible pour les centrales.

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Un sous-marin soviétique échoué  tout près de la rive ,en mer Baltique.
Un sous-marin soviétique échoué tout près de la rive ,en mer Baltique.

Les accidents de sous-marins nucléaires soviétiques:

– 30 août 2003: K159 – 9 morts – Naufrage à 5,5 km de l’île Kildine (nord-ouest) en mer de Barents alors que le sous-marin retiré du service en 1989 était remorqué vers un port où l’y attendait sa destruction.

– 12 août 2000: K141 Koursk – 118 morts – A coulé en mer de Barents par une profondeur de 150 mètres à une centaine de kilomètres des côtes de la péninsule de Kola, à proximité de Mourmansk. Renfloué en juin 2001.

– 29 janvier 2000: Un sous-marin nucléaire refait surface en pleine tempête dans la mer de Barentz en raison de l’ouverture accidentelle d’un sas à cordages. 2 morts.

– 29 mai 92: Explosion (?) à bord d’un sous-marin russe de la flotte du Nord. 1 morts et 4 blessés.

– 7 avril 1989: K278 Komsomolets de classe Mike – 42 morts – Incendie à bord à la suite d’une explosion – Coule dans les eaux internationales à 500 km de la Norvège.

– 6 octobre 1986: K219 Yankee 1 – 4 morts – Explosion dans un tube de lancement (Incendie) coule à 600 miles au nord-est des bermudes à près de 5000 mètres.

– 10 août 1985 : K- 314, project 671, Explosion du réacteur nucléaire lors de sa recharge dans la baie de Chazhma, région de Primorye près de Vladivostok. Dix hommes d’équipage meurent sur le coup. Pendant l’accident, puis la liquidation 260 à 290 personnes sont irradiées, irradiation aiguë pour 39 personnes, la maladie du rayonnement est développée par 10 personnes. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux heures pour éteindre l’incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie n’ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.

– 18 juin 1984: Echo 1 – 13 morts – Incencie lors d’une patrouille.

– 24 Juin 1983: K429 Charlie 2 – De 2 à 17 morts – Explosion et incendie, a coulé dans la baie de Kracheninnikov lors d’une opération d’équilibrage. Le navire est récupéré quelques semaines plus tard.

– 8 avril 1982: K123 – Pas de victimes – Destruction du circuit primaire – Les réparations ont durée 9 ans.

– 24 octobre 1981: S-178 classe Whisky – 32 morts – Collision près de Vladivostok.

– 30 novembre 1980: K222 – Pas de victimes – Mise en route incontrôlée d’un réacteur, destruction du circuit primaire.

– 28 décembre 1978: K171 Delta – 3 morts – Panne d’un réacteur et comportement inadéquat de l’équipage.

– 2 septembre 1978: K451 Yankee 1 – Pas de victimes – Incendie dans le bloc des turbogénératrices.

– 10 septembre 1977: K403 Yankee 1 – Plusieurs blessés – Explosion d’un batterie en plongée –

– 7 décembre 1975: K36 Echo 2 – 2 blessés – Explosion d’une batterie.

– 28 juin 1975: K447 Delta 1 – 2 blessés – Explosion d’une batterie à quai.

– 6 avril 1974: K420 Yankee 1 – Pas de victimes – Incendie dans le 10ème compartiment

– 23 septembre 1972: K19 Hotel – Incendie lors d’une patrouille en Atlantique Nord – 28 victimes

– 11 avril 1970: K8 November – 52 morts – Coule avec ses deux réacteurs nucléaires à environ 800 km au large des côtes bretonnes (golfe de Gascogne), après un accident survenu au système de propulsion. Le sous-marin transportait probablement deux torpilles nucléaires, qui seraient à 4680 mètres de fond.

– 23 août 68: K140 Yankee 2 – Pas de victime – Mise en route incontrôlée d’un des deux réacteurs.

– 24 mai 68: K27 de la flotte du Nord: 5 morts, 12 gravement irradiés – Panne d’un réacteur en mer.

– 8 mars 68: K129 Gulf 2 – 97 morts – Le sous-marin est armé de trois missiles SS-N5 et de ses torpilles nucléaires, il coule à 750 miles au nord-est de l’île de Oahu, à Hawaï. Des éléments sont récupérés secrètement par la CIA le 4 juillet 1974 au cours de l’opération Jennifer.

– 8 septembre 67: K3 November – 39 morts – Incendie dans le 1er et le 2e compartiment en patrouille.

– 20 novembre 65: K74 Echo 1 – Pas de victime – Destruction de la turbine tribord suite à une panne d’un dispositif automatique.

– 12 février 1965: K11 November – Une partie du personnel irradié – Mise en route incontrôlée d’un réacteur lors du déchargement due à l’incurie du personnel.

– 4 juillet 1961 : K19 Hotel Hiroshima – 7 victimes – Panne d’un réacteur.

– 13 octobre 1960: K8 Flotte du Nord – 13 irradiés – Panne d’un générateur de vapeur lors d’un exercice en mer.

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Capture d'écran de la chaîne russe NTV lors des obsèques des morts du sous-marin Nerpa, le 11 novembre 2008 à Vladivostok Image: afp
Capture d’écran de la chaîne russe NTV lors des obsèques des morts du sous-marin Nerpa, le 11 novembre 2008 à Vladivostok
Image: afp
Danger,Icebergs radioactifs en mer
Danger,Icebergs radioactifs en mer

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LES DÉCHETS NUCLÉAIRES

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés, et au fond de l’Arctique, des épaves coulées ou abandonnées renferment  de fortes doses de radioactivité.

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts, partent à la recherche de ces déchets engloutis dans le reportage « Océans poubelles » prochainement diffusé sur la chaîne Arte. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés. Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Transport d'une épave  au moyen de caissons flottants.
Transport d’une épave au moyen de caissons flottants.

Au fond de l’Arctique, des épaves coulées ou abandonnées par la marine russe menacent aujourd’hui de libérer de fortes doses de radioactivité. Pourtant, l’omerta est de mise.

Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. Pourtant, l’omerta est de mise. Pour avoir dénoncé l’état déplorable de la flotte russe et le risque d’accident nucléaire, un ingénieur et inspecteur de sous-marins a été emprisonné ; un autre militaire n’accepte de témoigner qu’anonymement. Un rapport remis en 2011 au Kremlin par le ministère russe de l’Environnement appelait à couler des sarcophages de béton autour de deux des trois sous-marins d’ici 2014 au plus tard – mais la recommandation est restée à ce jour lettre morte.

Fut  rejeté par la mer  sur une plage  russe.Il était éventré:de rapides expertises ont montré le niveau élevé de radiations à l'intérieur.
Fut rejeté par la mer sur une plage russe.Il était éventré:de rapides expertises ont montré le niveau élevé de radiations à l’intérieur.