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Trois cent millions de personnes menacées par la montée des océans d’ici 2050, selon une étude

D’ici 2050, des zones côtières abritant 300 millions de personnes pourraient être menacées par la montée des océans liée au changement climatique, selon une étude parue mardi.

 

Des zones côtières abritant 300 millions de personnes pourraient être menacées par la montée des océans liée au changement climatique d’ici 2050.

La région la plus exposée est l’Asie, selon cette étude parue dansNature Communications. Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.

    

Utilisant une forme d’intelligence artificielle, les chercheurs ont corrigé des données existantes concernant l’altitude des terres dans les zones côtières, qui pouvait être erronée, conduisant à largement sous-estimer l’étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes.

« Les projections de l’élévation du niveau des océans n’ont pas changé », explique Ben Strauss, co-auteur de l’étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherches aux Etats-Unis. « Mais lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu’à présent », poursuit-il.

Les données gratuites fournies par la NASA, avec son programme SRTM qui a permis de cartographier 95% de la Terre, peuvent comporter une marge d’erreur. Mais il y a environ cinq ans, Ben Strauss et Scott Kulp ont réalisé, en comparant ces éléments à des données plus fines, que le système SRTM surestimait systématiquement l’altitude des bords de mer, confondant des toits et des arbres avec le niveau du sol. « Pour la majorité des zones côtières à travers le globe, nous ne connaissions pas la hauteur du sol sous nos pieds », explique Ben Strauss.

Combinaison de menaces

La population mondiale, estimée à 7,7 milliards d’individus aujourd’hui, pourrait s’accroître de deux milliards d’ici 2050 et d’un milliard supplémentaires d’ici la fin du siècle, dont une grande partie résidant dans des mégalopoles en bord de mer.

Actuellement, environ 100 millions de personnes habitent dans des zones situées sous le niveau de la mer, selon cette étude. Certains sont protégés par des digues, mais la plupart ne bénéficient d’aucune protection.

« Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du globe », souligne Scott Kulp, auteur principal de l’étude et scientifique chez Climate Central, soulevant la question de savoir « dans quelle mesure et combien de temps les protections côtières peuvent les préserver ».

Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux: l’une d’elle est l’élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique. 

« Un progrès significatif »

Depuis 2006, les océans montent d’environ quatre millimètres par an, un rythme qui pourrait être multiplié par 100 si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées, a averti le mois dernier le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans un rapport sur les océans.

Si le réchauffement climatique est limité sous 2°C, comme prévu par l’Accord de Paris, la hausse des océans devrait atteindre environ 50 centimètres d’ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, l’élévation pourrait être presque deux fois plus importante. Une autre menace est constituée par les typhons, cyclones et ouragans violents qui vont devenir plus fréquents.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir une augmentation importante du niveau des mer pour causer des problèmes catastrophiques », commente Bruce Glavovic, professeur à l’université Massey en Nouvelle-Zélande, qui n’a pas pris part à l’étude.

Le nouveau système mis au point par les chercheurs, nommé CoastalDEM, et présenté dans des revues scientifiques, constitue « un progrès significatif pour comprendre les risques pour des centaines de millions de personnes, inhérents à l’élévation des océans liée au changement climatique, d’ici la fin du siècle », estime le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Giec.

 

 

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Pourquoi les chiens de traineaux sont menacés au Groenland

Entre les maisons en bois pastel et les collines dominant Kulusuk, un village insulaire du Groenland, les chiens de Moses Bajare guettent la formation des glaces pour s’élancer sur la banquise et traquer l’ours ou le phoque. Robuste et endurant, le chien du Groenland, assez semblable au husky, est depuis des siècles l’animal de trait idéal pour le chasseur inuit qui écume sur son traîneau l’immense désert blanc pendant les longs mois d’hiver où le mercure peut afficher -35°C.

Un chasseur et son chien.

Mais le réchauffement de l’atmosphère et des océans accélère la fonte des glaces, deux fois plus rapide dans l’Arctique, et retarde leur formation à la fin de l’été.

Pour Moses, c’est tout un mode de vie, plus qu’un simple gagne-pain, qui est menacé au Groenland, recouvert à 85% de glace. « Quand j’ai un problème, avec la famille, dans ma vie, je me réfugie dans la nature avec mes chiens. Et après un ou deux jours, quand je reviens, c’est réglé », raconte cet homme de 59 ans, unique policier du village de 250 âmes.

Des chiens extraordinaires

Cet été, des climatologues guidés par des chasseurs ont publié des photos saisissantes de chiens progressant péniblement dans un fjord dont la banquise était recouverte de glace fondue. Sous un ciel désespérément bleu, face aux montagnes déneigées, l’attelage semble marcher sur l’eau.

A Kulusuk, les chiens de Moses s’ébattent sous le soleil estival, nettoyant leur épais pelage et agitant au vent leur queue touffue comme des panaches blanc et noir dans le ciel boréal.

Dans l’est du Groenland, la chasse au phoque, à la baleine ou au narval, petit cétacé apparenté à une licorne des mers, se fait en bateau, et non à bord de motoneiges.

Et pendant l’hiver, Moses continue de sortir sa meute de 12 chiens jusqu’aux rives de l’océan comme il le fait depuis 35 ans, pour mettre son kayak à l’eau et suivre les colonies de phoques, carabine à la main.

La glace change

Et ce, même si la glace n’est pas aussi épaisse qu’avant, dès le mois de février, et fond précocement, dès le mois de mai désormais au lieu de juin ou juillet. « La glace est en train de changer », déplore Moses, qui comme la plupart des 250 habitants de Kulusuk est Inuit – un peuple indigène qui représente 90% de la population du Groenland.

A Kulusuk, 79% des habitants estiment que la glace est devenue plus dangereuse ces dernières années, et 67% pensent que le réchauffement menace le traîneau à chiens, selon une étude menée par les universités de Copenhague et du Groenland, territoire autonome danois.

« Avant, on pouvait sortir à traîneau pendant quatre ou cinq mois pendant l’hiver », se souvient Kunuk Abelsen, un jeune chasseur, mais « maintenant, c’est seulement pendant trois mois ».

Lui possède 22 chiens et chiots. Une partie de la meute vit sur une île rocailleuse, de l’autre côté du fjord pendant l’été. A l’approche de son bateau en ce jour d’août, les chiens, excités, s’ébrouent, aboient.

Le chef de meute, Han Solo, est tenu à l’écart du groupe et de son rival, un jeune mâle agressif répondant au nom de Cristiano.

Ses chiens sont pour Kunuk une partie de son identité. « Nous n’avons pas de terrain de foot, pas de piscine, et vous pouvez aller loin dans la nature », dit-il. « Si on arrêtait d’utiliser (les chiens), nous perdrions une part importante de notre culture ».

Des chiots mignons comme tout!

Et des revenus que les propriétaires de traîneaux tirent de leur activité de guide auprès des touristes étrangers. Un tour avec des chiens de traîneau est facturé jusqu’à 1.000 couronnes danoises, une petite fortune au vu des prix affichés au petit supermarché local.

« Le dérèglement climatique, c’est vraiment pas bon »

D’autres éleveurs ont réduit leur meute ou s’en sont débarrassés. Et Kunuk Abelsen commence à se demander si cela vaut encore la peine de garder ses chiens. « Le dérèglement climatique, c’est vraiment pas bon pour les chiens de traîneau », dit le jeune Groenlandais.

En 2016, le nombre de chiens au Groenland était estimé à 15.000, contre 25.000 en 2002, selon les statistiques du territoire.

Mais la fonte des glaces libère les eaux, ce qui « nous permet de pêcher, principalement, et de chasser en bateau toute l’année. De plus en plus de gens font ça », relève Kunuk Abelsen, en soulignant la faculté d’adaptation des Inuits.

Un constat partagé par Andrea Fiocca, un chercheur et guide italien, auteur d’un Master sur le changement climatique et les chiens de traîneau, qui a passé quatre mois à Kulusuk.

« L’adaptation et la résilience sont typiques du peuple Inuit », dit-il.

Mais « je suis sûr que jusqu’à ce que la glace disparaisse complètement de cette région, les meneurs de traîneau continueront à utiliser » les chiens, avance-t-il.

Sur le port où les pêcheurs déchargent leurs prises, le père de Kunuk se remémore le temps béni où il arpentait son territoire pour poser des filets à phoques ou pistait les ours polaires.

« C’est dans mon sang, et mon fils Kunuk, c’est aussi dans son sang. Alors s’il n’y a plus de glace, que ferons-nous ? ».

Météo extrême : des conséquences à travers le monde

Dans cette étude publiée le 24 juillet dernier dans la revue Nature, les chercheurs ont analysé les derniers 2000 ans du climat de notre planète. Ils ont utilisé des indicateurs comme les anneaux d’arbres, les carottes de glace, les sédiments des coraux ainsi que des technologies modernes.

Le premier constat présente plusieurs variations climatiques mais qui n’ont ni touché toute la planète en même temps, ni uniformément. L’étude a mis en évidence le petit âge glaciaire (1300 à 1850) qui a d’abord affecté la région Pacifique au XVe siècle, avant de se tourner vers l’Europe et les États-Unis quelques centaines d’années plus tard.

*Source : University of Bern *

La grande différence, c’est que les changements climatiques qu’on observe présentement sont globaaux. Depuis la Révolution industrielle, 98% du globe s’est réchauffé, indique Raphael Neukom, chercheur à l’Université de Bern en Suisse.

Il s’agit également du réchauffement le plus rapide en 2000 ans. Ce réchauffement est difficilement explicable par facteurs naturels et ses conséquences sont marquées à travers le globe.

 

Il est important de faire la distinction entre climat et météo. Cette dernière définit les conditions de l’atmosphère sur une courte période contrairement au climat qui s’étend sur une longue période. Lorsque nous parlons de changements climatiques, nous parlons de changements dans les moyennes météorologiques à long terme.

Les eaux se réchauffent, les glaciers fondent

D’après l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM), la partie nordique de la planète est celle qui se réchauffe le plus rapidement. En Arctique, l’écart entre les températures hivernales et la moyenne de saison est de plus en plus marqué, ce qui permet aux glaciers de se détacher et de fondre. La température des océans aux pôles a aussi un rôle à jouer : une nouvelle étude publiée dans la revue Science constate qu’en plus de fondre en raison des températures atmosphériques élevées, les glaciers fondent sous la surface à cause des eaux plus chaudes.

 

Tout ceci aura comme effet de faire monter le niveau des eaux, inondant de nombreuses villes côtières. Cela contribue également à l’acidification des océans et menace des populations animales (dont l’ours polaire).

Les glaces éternelles des montagnes ont aussi perdu de leur caractère perpétuel. En effet, la canicule qui a touché l’Europe en 2003 a réduit le couvert de glace qui retient des pans de roches dans les Alpes. Ainsi, deux ans plus tard, le pallier Bonatti, d’une grosseur de 292 000 mètres carré, s’est effondré, changeant le décor à jamais.

Des températures à l’extrême

Les températures records enregistrées ces dernières décennies sont liées aux changements climatiques. Les canicules, comme celle que vient de vivre l’Europe, seront beaucoup plus fréquentes, sévères et longues d’ici la fin du siècle d’après le dernier rapport du GIEC, dévoilé à la fin de l’année 2018.

Des conséquences de ces épisodes chauds sont déjà observables. Dans la première région piscicole d’étang de France, le niveaux des eaux des 1100 étangs est à son plus bas (moins d’un mètre), limitant la quantité de poissons pêchés. Cet asséchement est aussi dû à des précipitations en-dessous des normales.

Au Canada, ce manque de pluie a déjà affecté les Prairies : en 2018, cette région a seulement reçu de 40 à 60 % de la pluie qui devrait tomber normalement en avril et en mai. Les récoltes ont été très difficiles et le manque de pâturage a affecté le bétail.

Mais attention ! Les vagues de froid et les changements climatiques ne sont pas incompatibles. D’après un article paru en 2017 dans la revue Nature Géoscience, malgré la tendance au réchauffement de la Terre, l’Amérique du Nord a connu des épisodes de froid plus intenses pendant les hivers et les printemps.

Ces évènements sont liés au réchauffement anormal de l’Arctique depuis 1990, permettant à l’air froid du nord de redescendre dans les régions méridionales.

Des précipitations extrêmes

Les évènements pluvieux extrêmes continueront de faire partie de la vie de plus en plus courante dans de nombreuses régions. D’après la NASA, la hausse des températures intensifiera le cycle de l’eau et augmentera l’évaporation. Cette hausse entraînerait davantage de tempêtes, mais contribuerait également à l’assèchement de certaines terres.

 

Là aussi, des conséquences considérables pour les agriculteurs sont à mentionner, eux qui devront s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques. Par exemple, les orages violents avec épisodes de grêle pourraient survenir plus souvent. Ces boules de glace peuvent détruire des plantations entières, comme en 2016, alors que d’immenses grêlons de la taille de balles de baseball ont décimé des champs de maïs au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cet été-là, des agriculteurs du Saguenay, du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie ont dû recevoir l’aide du gouvernement pour compenser les pertes liées aux phénomènes météo violents.

 

 

 

 

 

 

 

El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent

 

 

 

En étudiant des coraux vieux de quatre siècles, des chercheurs australiens ont montré que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

El Niño est un phénomène climatique étonnamment complexe dont les répercussions sont ressenties partout autour du globe.

Selon certains modèles, le contexte actuel de changements climatiques pourrait augmenter le rythme et l’intensité des « crises » de cet enfant terrible du Pacifique. Or, jusqu’à maintenant, cette affirmation restait difficile à confirmer, puisque les chercheurs n’avaient pas de témoins nous indiquant les cycles d’El Niño avant l’époque où l’on a commencé à prendre des mesures systématiques.

Cela va toutefois changer grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs australiens qui ont récemment découvert des archives historiques sur le phénomène El Niño gravées à l’intérieur des coraux.

Ces êtres vivants enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les anneaux d’un tronc d’arbre. En « traduisant » ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs ont pu retracer les faits et gestes d’El Niño au cours des 400 dernières années. Et selon leurs résultats, l’enfant serait de plus en plus turbulent.

Un enfant capricieux

Le phénomène El Niño est difficile à étudier. Cet événement météorologique survient tous les deux à sept ans, et il est caractérisé par une hausse des températures de l’océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région.

Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements météo extrêmes et ont des répercussions partout dans le monde. Certaines régions seront frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subiront plus de sécheresses et des feux de forêt.

Image associée

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont entraîné des dommages importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire du phénomène restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

Les archives secrètes des coraux

L’étude des coraux va toutefois changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où les coraux ont grandi, des informations qui pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Or, les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les anneaux des arbres, et plusieurs experts croyaient que cette méthode serait impraticable ou même impossible à réaliser.

C’est là que les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño du dernier siècle dont on connaissait déjà les dates.

Une fois que leur système était capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnés sur les quatre derniers siècles.

Ce faisant, ils ont remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20e siècle comparativement aux siècles précédents, passant de 3,5 épisodes par période de 30 ans à 9 épisodes durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño débutant dans l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années. En intégrant de nouvelles données dans les modèles actuels, il sera donc possible de se préparer aux événements météorologiques extrêmes que l’avenir nous réserve.


SOUS L’EFFET D’EL NIÑO, 2019 POURRAIT DEVENIR L’ANNÉE LA PLUS CHAUDE DE L’HISTOIRE

La planète chauffe. Selon plusieurs scientifiques, l’année 2019 pourrait devenir l’année la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées. En cause, un probable phénomène El Niño associé au réchauffement climatique. Un record qui pourrait multiplier et intensifier les événements extrêmes comme les sécheresses, les canicules, les inondations…

 

Les années se suivent et sont de plus en plus chaudes. 2015, 2016 et 2017 étaient déjà les années les plus chaudes jamais enregistrées avec des températures moyennes supérieures de 1,2 °C à la période préindustrielle. 2018, à peine terminée, vient d’être classée par Météo France comme année la plus chaude en France depuis le début des mesures en 1900. 

Et selon les scientifiques, plus chaude de l’histoire de l’humanité. En cause : le réchauffement climatique doublé d’un épisode El Niño, un phénomène climatique qui se caractérise par une hausse anormale de la température de l’océan.

« Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

« Au mois d’octobre, les températures de surface de la mer dans l’est du Pacifique tropical semblaient indiquer le retour de conditions associées en général au phénomène El Niño, même si le pendant atmosphérique de ces conditions ne s’est pas encore véritable manifesté », indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). « Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

Résultats de recherche d'images pour « el niño 2019 »

Selon une étude de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), il y a 80 % de risques qu’un phénomène El Niño se forme et entre 55 % et 60 % de risques que l’événement se poursuive jusqu’au printemps 2019. El Nino pourrait également être retardé et frappé plutôt en 2020. »Je ne suis pas prêt à dire que 2019 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée », a déclaré le météorologue Brett Anderson à AccuWeather, « mais je suis assez confiant pour dire qu’elle sera classée parmi les trois années les plus chaudes de l’histoire, indépendamment de la puissance d’El Nino ». 

Des événements extrêmes aggravés par le réchauffement climatique

Le dernier épisode El Niño, qui a pris fin en 2016, est associé au blanchissement de la Grande Barrière de corail, à de graves sécheresses en Afrique ou encore des incendies en Indonésie. Des phénomènes extrêmes aggravés par le réchauffement climatique, ont conclu des chercheurs en août 2018 dans une étude publiée dans Geophysical Research Letters. Plus les températures augmentent, plus les conséquences extrêmes d’El Nino pourraient être fréquentes et intenses.

Or, pour l’instant, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de faire grimper le thermomètre. Selon les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), au rythme actuel, la température devrait augmenter de 1,5 °C entre 2030 et 2052. Même si l’Accord de Paris est respecté, ce qui n’est actuellement pas le cas, il faut compter sur une augmentation de 3 °C à la fin du siècle.

Cela parait peu mais ces trois petits degrés ont des conséquences dramatiques sur la planète et l’humanité, rendant certaines régions inhabitables. « Chaque degré de réchauffement influe sur la santé humaine, l’accès aux aliments et à l’eau douce, à l’extinction des animaux et des plantes, à la survie des récifs coralliens et à la vie marine », a déclaré la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Elena Manaenkova.


 

 

 

 

 

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Un immense morceau de glace, dont la superficie équivaut à la moitié de l’île de Manhattan, s’est détaché du glacier du Groenland à la fin du mois de juin.

 

« C’est un très gros grondement qui a résonné à travers de fjord, alors que divers morceaux de glace commençaient à se briser », a relaté la scientifique canadienne Denise Holland, qui a filmé la scène.

Son mari et elle faisaient partie de l’équipe de chercheurs de l’Université de New York qui étaient sur place.

Dans la vidéo, on peut voir d’impressionnants morceaux de glace se désagréger, alors que l’eau s’agite autour. Puis, un gros fragment, d’une hauteur d’un demi-kilomètre, se détache et commence à voguer vers l’océan, laissant derrière lui plusieurs débris.

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Le détachement de cet iceberg est l’un des plus importants phénomènes de vêlage filmé. Lors de cette désagrégation, entre cinq et huit milliards de tonnes de glace ont disparu.

Ce genre d’événement inquiète grandement les glaciologues et les climatologues quant à la montée du niveau de l’océan. La vidéo qu’a tournée Mme Holland pourrait toutefois aider les scientifiques à mieux prévoir la variation du niveau de l’océan.

En moyenne, le Groenland perd entre 200 et 250 milliards de tonnes de glace chaque année. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux années 1990, où environ 50 milliards de tonnes disparaissaient chaque année.

La fonte du Groenland élève le niveau de l’océan de 3,5 millimètres par an.

 

La fonte des glaces s’est accentué au Groenland.

 

En septembre 2017,même un feu de forêt était détecté.

 

Mais dormez tranquille,car Donald Trump a déjà affirmé que ce n’était qu’une machination et un mensonge!

 

Pendant ce temps le monstrueux iceberg s’approche d’un petit village groenlandais:

 

 A general view shows an iceberg stranded near the village of Innaarsuit, in the Avannaata Municipality, northwestern Greenland, 12 July 2018 (issued 13 July 2018). The Avannaata Municipality was alarmed on 11 July, after a huge iceberg was grounded just outside the village of Innaarsuit. According to local media, police asked villagers who live closest to the water, to leave their houses over fears the iceberg could calve and affect the village with a tsunami.
La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

« Nous craignons un vêlage (la séparation) de l’iceberg, provoquant une inondation dans la zone », a déclaré vendredi Lina Davidsen, chef de sécurité pour la police du Groenland.

Le village, situé dans le nord-ouest du Groenland, compte 169 habitants, mais seuls ceux vivant à proximité de l’iceberg -repéré jeudi- ont été évacués, a indiqué Ritzau.

« L’iceberg est toujours proche du village, la police est actuellement en discussion pour voir la suite des événements », a déclaré Kunuk Frediksen, l’un des responsables de la police groenlandaise. 

La découverte de cet immense bloc de glace intervient quelques semaines après la diffusion d’une vidéo -par des scientifiques de l’Université de New-York- d’un iceberg se détachant d’un glacier, dans l’est du Groenland.

En 2017, quatre personnes sont mortes et onze ont été blessées à la suite d’un tsunami à proximité d’un autre village groenlandais, sur la côte ouest.

http://www.youtube.com/watch?v=7tyfSlnMe8E

 

 

 

 

 

Réchauffement climatique:Un iceberg grand comme 20 terrains de football se détache et menace le Chili

Un spectacle inimaginable s’est déroulé au Chili. Un bloc de glace de 350 mètres de long sur 380 mètres de large s’est détaché du glacier de Grey. Explication.

En plein milieu de la Patagonie, un iceberg, faisant près d’une vingtaine de terrains de football, flotte sur les eaux gelées. En effet, un morceau du glacier Grey, qui mesure 350 mètres sur 380, s’est détaché.

Pour l’instant, les causes de sa séparation sont encore floues selon les autorités chiliennes. Et la Corporación Nacional Forestal, responsable du parc national des Torres del Paine, ajoute que ce phénomène de rupture ne s’était pas produit depuis au moins 30 ans.

Une mer gelée

Le glacier Grey est aujourd’hui considérée comme une mer de glace de 270 km2 et attire en moyenne 115 000 touristes, d’après le Corporación Nacional Forestal.

 

Le glacier Grey, situé dans la région de la Patagonie chilienne, tout au sud du pays, a récemment perdu un énorme morceau de glace. Le bloc massif, qui mesure 350 mètres sur 380 forme désormais une île à part entière. En partie émergée, elle dérive maintenant sur l’eau du lac qui s’est formé à la suite de la fonte d’une partie du glacier.

Citée par France Info, la Corporación Nacional Forestal (Conaf) estime que le détachement d’un bloc d’une aussi grande taille ne s’était plus produit depuis les années 1990.

Le glacier Grey actuellement.

L’origine du phénomène inconnu

L’organisme en charge de la gestion du parc national des Torres del Paine, qui abrite le glacier, a par ailleurs indiqué ne pas connaître les raisons qui ont entraîné la rupture de l’immense iceberg.

Comme le précise Le Monde, le glacier Grey possède une superficie de 270 km2. « Quand on parle des glaciers de Patagonie, on pense tout de suite au Perito Moreno en Argentine. Pourtant, 70 % des glaciers d’Amérique du Sud sont auChili », explique une guide spécialiste du site. D’après la Conaf, celui-ci attire chaque année 115.000 visiteurs environ.

«En 2100, la plupart des glaciers auront disparu», selon les scientifiques

 

En 40 ans de métier, c’est la première fois qu’il assiste à une telle situation. Le glacier des 2 Alpes sera fermé pendant les vacances de la Toussaint. Une situation que regrette Gilles Vanheule, directeur de l’Office du tourisme. Mais la station de ski iséroise a dû se résoudre à l’inévitable.

« Il fallait préserver au maximum ce qu’il reste. Et au regard de son état actuel, il n’était pas exploitable. Il n’y a pas assez de neige. Le passage de skieurs n’aurait que raboter la couche actuelle », confie l’homme.

Le manque de flocons l’hiver dernier, les fortes chaleurs estivales et l’absence de précipitations depuis le début de l’été ont conduit à une « situation inédite ». « C’est une période exceptionnelle qui s’inscrit dans un cycle long », poursuit Gilles Vanheule, conscient qu’elle résulte du « réchauffement climatique avéré ». Au fil des années, l’activité en haut du glacier a fortement décliné.

 

« On a observé quatre années exceptionnelles, particulièrement désastreuses pour les glaciers : 2003, 2009, 2015 et désormais 2017 », enchaîne Delphine Six, guère optimiste pour l’avenir. « Le réchauffement climatique, qui se traduit par une augmentation des températures, devrait amener plus d’humidité et de précipitations. Mais est-ce que cela sera suffisant pour les sauver ? » Rien n’est moins sûr. « En 2100, la plupart des glaciers situés en dessous de 3.500 mètres d’altitude auront probablement disparu », prédit-elle.

 

 

Pendant que la race humaine détruit tout et est devenue exposée aux menaces d’extinction massive…méditons en paix!

L’humanité en danger:La quantité de CO2 dans l’atmosphère explose pendant que le méthane s’apprête à nous tuer tous

Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre ont augmenté à un rythme record en 2016 pour atteindre leurs plus hauts niveaux des 800 000 dernières années, montre le Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur les gaz à effet de serre.Concrètement, les concentrations globales moyennes de CO2 ont atteint 403,3 parties par million (ppm) en 2016, contre 400,00 ppm en 2015.

La raison? L’activité humaine combinée à un épisode El Niño particulièrement fort. Les concentrations de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère représentent actuellement 145 % de celles qui étaient observées avant l’industrialisation (avant 1750).

Les scientifiques de l’OMM estiment que les brusques variations de CO2 dans l’atmosphère observées ces 70 dernières années sont sans précédent. Ces variations risquent, avec celles d’autres gaz à effet de serre, de déclencher une modification irréversible des systèmes climatiques de la planète et d’entraîner de « graves bouleversements écologiques et économiques », préviennent les signataires du bulletin annuel de l’OMM.

Les concentrations des gaz à effet de serre (dont font également partie le méthane, l’ozone, la vapeur d’eau et le protoxyde d’azote) sont les principaux moteurs des changements climatiques dans l’atmosphère.

Depuis l’industrialisation, la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter en raison de plusieurs éléments, dont :

  • la croissance démographique
  • l’exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques
  • la déforestation
  • l’agriculture de plus en plus intensive

Attention, danger

Depuis les années 1990, le forçage radiatif positif de la planète (qui induit un réchauffement de notre système climatique) s’est accru de 40 %. Uniquement de 2015 à 2016, la hausse enregistrée est de 2,5 %.

« Les futures générations hériteront d’une planète nettement moins hospitalière », ajoute-t-il.

 

La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable à celle d’aujourd’hui, c’était il y a 3 à 5 millions d’années. La température était à l’époque de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel.

Le Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre (en anglais) rend compte annuellement des concentrations de ces gaz dans l’atmosphère. Par émissions, les scientifiques entendent les quantités de gaz qui sont libérées dans l’atmosphère. Par concentrations, ils décrivent celles qui y restent à la faveur des interactions complexes qui se produisent entre l’atmosphère, la biosphère, la cryosphère et les océans.

L’océan absorbe aujourd’hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l’accroissement du CO2 atmosphérique.

 


EN COMPLÉMENT

Alerte sur l’atmosphère terrestre : 7000 bulles souterraines géantes de méthane sont sur le point d’exploser dans l’Arctique russe

Un phénomène très inquiétant touche de plus en plus les péninsules du Nord de la Sibérie : pendant l’été, avec le dégel, d’énormes bulles de méthanes se forment juste en dessous de la surface terrestre et éclatent pour former d’énormes cratères. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

 

Soulevant le sol avant d’exploser et de laisser d’énormes cratères béants dans la toundra, ces bulles de méthane sont les symptomes de la maladie environnementale qui touche les plaines du Grand Nord.

 

Sous la couche d’herbe et de terre s’accumule tous les méthanes contenus dans le pergélisol qui dégèle du fait du réchauffement climatique.

Aujourd’hui il a été établi que l’effet de serre a entrainé une augmentation de la température de la Terre de 1 degré.

Il s’en suit que les glaces de l’Arctique ou de l’Antarctique ont commencé à fondre.

 

Parallèlement des espèces animales disparaissent ou se déplacent.

L’acidification des océans attaque les équilibres marins traditionnels.

Bien d’autres causes ou phénomènes pourraient être cités. Mais il est certain que la plupart d’entre nous continuent à consommer sans restriction aucune et, faut-il l’avouer, avec un désintérêt pour les questions de ce type, même si, bonne conscience oblige, les media en parlent à l’occasion.

Des accords internationaux visent à limiter le réchauffement à 2 degrés, ce qui est déjà considérable. Un effort planétaire devrait être engagé très rapidement pour réduire de manière significative l’émission de gaz à effet de serre.

Quelle est l’ampleur de ce phénomène aujourd’hui, et quels sont les risques encourrus ?

 

 

Les conséquences sont maintenant de plus en plus visibles.  Ainsi les sols gelés des régions arctiques, appelés permafrost, constituent ce que les spécialistes appellent une bombe à retardement. En effet en dégelant de fortes quantités de méthane et de carbone sont libérés. 

Dans le permafrost des restes d’animaux et de plantes sont conservés. En dégelant, ces débris fermentent et laissent échapper de fortes quantités de gaz carbonique et de méthane dans l’atmosphère. On note aussi des bulles de méthane remontant du fond des mers.

Il faut souligner que l’effet de serre causé par le méthane est plus de vingt fois supérieur à celui produit par le gaz carbonique.

On constate en outre des glissements de terrain. En Sibérie de lacs de fonte se forment peu à peu.

Existe-t-il des solutions pour éviter cette catastrophe écologique ? Ou la seule possibilité reste-t-elle de réduire le réchauffement ?

Pour l’instant, il n’y a pas de solutions technologiques qui puisse d’une façon ou d’une autre gérer c’est situation. Il s’agit d’un tout. De tels phénomènes sont désormais bien connus. Les effets bien visibles ne peuvent plus être contestés.

En premier lieu il est indispensable que chacun prenne une conscience claire de ce qui se passe au niveau de notre environnement et surtout des risques encourus par nous et, à la suite, par les générations futures. Sans cette prise de conscience aucune action d’ensemble n’est envisageable.

D’abord au niveau de chacun, les habitudes qui poussent à consommer toujours plus doivent être abandonnées de toute urgence. Notre société, fondée sur cette consommation de masse, n’est plus tenable.

Ensuite les Etats ne peuvent plus différer la mise en œuvre d’accords internationaux et à la mesure des risques constatés.

 

Il s’agit là de politique au sens le plus noble de ce terme. Le triste spectacle qui se déroule ces derniers temps dans nos pays à l’occasion des  multiples élections  montrent ô combien que nos futurs dirigeants, assoiffés de pouvoirs basés sur le paraître, n’ont rien dans leurs discours sur ces questions pourtant au centre de la vie future.

 

Inconscience coupable !…

 

Bulles de méthane gelées!

 

 

 

 

 

 

Réchauffement climatique:Spectaculaire rupture d’une arche de glace en Patagonie

Fonte glacier Patagonie 003

 

La fragile arche de glace qui s’était formée ces derniers jours à une extrémité du glacier argentin du Perito Moreno, dans la Cordillère des Andes, s’est brusquement effondrée jeudi, un spectacle saisissant observé la dernière fois en 2012.

Depuis mercredi, des milliers de touristes étaient massés devant le glacier de Patagonie, un des principaux sites touristiques de l’Argentine, à l’affût de la rupture du pont de glace reliant une rive du Lago argentino et le glacier.

Ce phénomène naturel, qui n’est pas lié au changement climatique, s’était produit pour la dernière fois en 2012. Une rivière coulant sous le glacier entame les parois de glace et dessine parfois des formes particulières. Des arches se sont formées tous les quatre ans depuis 2004.

Fonte glacier Patagonie 002

En 2012, la rupture était survenue de nuit et n’avait pas pu être filmée. De 1998 à 2004, 16 années se sont écoulées sans que le phénomène ne se produise.

Jeudi, des chaînes de télévision, des photographes, des scientifiques et des touristes étaient postés face au glacier pour saisir l’instant clé.

Tous les jours, des blocs de glace se détachent bruyamment des falaises de 50 mètres de haut du Perito Moreno et tombent dans le lac du Parc national des glaciers.

« C’est un spectacle unique. Chaque rupture est différente et imprévisible, elle peut intervenir en février/mars, ou en juillet », souligne Matilde Oviedo, porte-parole du parc national.

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Perito Moreno est situé dans la province de Santa Cruz, dans le sud de la Patagonie argentine.

Alors que la plupart des glaciers de la Cordillère des Andes se réduisent à cause du réchauffement de la planète, le glacier du Perito Moreno avance. Sa superficie est d’environ 250 km2 et il dévale sur 30 km les pentes de la Cordillère.

 

Fonte glacier Patagonie001

 

`A Suivre!

Sources: AFP

 

 

Alerte environnement:35 000 morses échoués sur une plage en Alaska

Un évènement marquant.

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Environ 35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. La fonte des glaces de l’Arctique, conséquence du réchauffement climatique, serait en cause.

Le 27 septembre, les morses ont été observés par voie aérienne près de Point Lay. Quatre jours plus tôt, ils n’étaient que 1500, ont expliqué des experts de l’USGS.

« C’était près de 24 fois plus », a insisté Megan Ferguson, spécialiste de la surveillance aérienne des mammifères marins pour l’agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA), qui participait à la conférence.

Elle a souligné qu’il s’agissait d’une estimation visuelle des experts du NOAA et de l’USGS, et que ce chiffre serait affiné.
35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise.

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M. Ferguson a également noté que davantage d’ours bruns avaient été remarqués au même endroit et qu’en revanche, des baleines grises qui étaient présentes dans les environs jusque dans les années 90, avaient disparu, « signe d’un changement de l’environnement arctique ».
Fonte importante des glaces

D’après Chadwick Jay, chercheur à l’USGS, ce nombre anormal de morses échoués « est vraiment une conséquence du réchauffement climatique » et de la « diminution de la couche de glace » dans l’océan Arctique à la fin de l’été.

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D’ordinaire, les animaux vivent sur la banquise et pêchent dans des eaux peu profondes. Mais avec la fonte importante des glaces cet été, les morses se sont retrouvés à des profondeurs trop importantes pour pouvoir se nourrir et ils ont donc cherché refuge sur la terre ferme pour y pêcher plus facilement, a expliqué M. Jay.
35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise. 35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise. | National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)

Ce phénomène propre aux morses du Pacifique et plus précisément de la Mer des Tchouktches, d’après l’USGS, « ne se produisait pas il y a dix ans », précise l’institut sur son site.

Si les experts ne savent pas encore si ce changement des comportements des morses peut avoir un impact sur leur mortalité, ils estiment que les bébés morses sont plus fragiles sur la terre ferme et que les animaux perdent plus d’énergie à rechercher des proies sur terre que lorsqu’ils sont installés sur la glace.

Sources : http://www.ouest-france.fr/rechauffement-climatique-35-000-morses-echoues-sur-une-plage-en-alaska-2867953
Voir aussi http://www.metronews.fr/info/photos-prives-de-banquise-35-000-morses-se-refugient-en-alaska/mnjb!l0zRsN5HTHd6/

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