Alerte Fukushima : “En 2016, 800 000 milliards de Bq de Cs 137 atteindront la côte Ouest nord-américaine”

 

C'est à partir de cette côte japonaise que  les courants marins emportent plus de 450 tonnes d'eau irradiées par jour vers les États-Unis d'Amérique et le Canada...dans l'indifférente totale des gouvernements  à la solde des  puissantes multinationales. Le sort de l'avenir de nos générations futures est scellé ici. Réveillons nous avant qu'il soit trop tard. ...Il est minuit moins une!
C’est à partir de cette côte japonaise que les courants marins emportent plus de 450 tonnes d’eau irradiées par jour vers les États-Unis d’Amérique et le Canada…dans l’indifférente totale des gouvernements à la solde des puissantes multinationales.
Le sort de l’avenir de nos générations futures est scellé ici.
Réveillons nous avant qu’il soit trop tard.
…Il est minuit moins une!

 

Le Pr. Aoyama de l’Institut de Radioactivité Environnementale de l’Université de Fukushima a rapporté que 800 Téra Bq (800 000 000 000 000 Bq) de Césium 137 vont atteindre la côte Ouest de l’Amérique du Nord vers 2016. La quantité attendue pour les autres nucléides tels que le Cs 134 et autres n’est pas officiellement communiquée.

Ceci représente 5 % de la quantité totale de Cs 137 déversée dans le Pacifique.

http://anago.2ch.net/test/read.cgi/dqnplus/1429877329/

(Note de Iori : C’est un rapport de l’Université de Fukushima. Les quantités réelles peuvent être supérieures à celles annoncées à cause de la pression politique cherchant à minimiser la situation réelle.)

 

Plus de 960,000Bq Cs-134/137 et 2,336,000,000Bq  de gaz noble radioactifs déchargés des réacteurs à l’air libre à  chaque heure

Un des réacteurs qui a explosé à Fukushima,en 2010
Un des réacteurs qui a explosé à Fukushima,en 2010

Le 25 mai 2015, Tepco a rapporté  avoir  versé (en  avril 2015) plus de  960 000 Bq / heure de césium 134 et 137 ,,,qui  continuent de s’échapper Toujours  à partir des Réacteurs 1 à 4 Dans l’atmosphère.
C’est 2,7 fois plus que leur estimation préliminaire publiée fin avril.

Tepco affirme Que la différence s’explique par leur changement de méthode de calcul. Ça laisse Fortement Penser Que la Totalité du volume de Cs de 134-137 dispersé DEPUIS le débuts est  sous-Estimée DEPUIS le 3/11 (le tsunami du 11 mars 2010) . Les autoritésde TEPCO ont négligé de  publier le  nouveau calcul du volume  de radioactivité  jeté  à tout vent avant avril 2014,tel qu’exigé par l’Organisation mondiale de l’Énergie Atomique.
Comparé à mai 2014, le volume de Cs de 134/137 dispersé  montre  une AUGMENTATION  de 180% en avril dernier. Tepco affirme cependant que ça Reste 10% en dessous du niveau de «contrôle de la dispersion » et ILS ne donne Aucune explication à cette  augmentation.
Pour le réacteur 3 en Particulier, le volume de radioactivité  dispersée est de  78 fois celui de mai 2014. En outre, 95 000 Bq / heure de Cs 134/137 se répand DEPUIS le bâtiment du réacteur 4 bien qu’il ne contienne aucun combustible nucléaire.

Concernant  les gaz rares (Comme Le Kr 85), le Système de Contrôle des gaz de la PCV ( enceinte de confinement primaire  ) a relevé que  2 336 000 000 Bq de gaz se disperse à l’heure DEPUIS AVRIL à partir des Réacteurs 1 à 3. Tepco affirment Que les gaz rares radioactifs s’échappent en nuages ​​qui ne provoquent que des expositions externes.Tepco veut nous   faire croire  que la dose d’exposition due à la dispersion des  gaz rares libérés devrait être vraiment faible.

http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/f1/smp/2015/images/additional_amount_150525-j.pdf
http://www.tepco.co.jp/life/custom/faq/images/d150430_08-j.pdf

 

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Alerte Fukushima: les vidanges d’eau radioactive devenues incontrôlables (561 tonnes en 1 jour)

 

 

 

C'est ainsi qu'on vidange l'eau radioactive à Fukushima...incognito!
C’est ainsi qu’on vidange l’eau radioactive à Fukushima…incognito!

 

 

 

 

 

Le 21 mai 2014, Tepco a au final déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux souterraines de la dérivation.
Selon leurs dernières analyses, 1 100 000 Bq/m³ (1,1 million) de tritium ont été relevés dans l’échantillon d’eaux souterrains pris le 19 mai 2014. Tepco affirme que les eaux des autres puits de dérivation sont moins radioactives, qu’ils peuvent diluer cette radioactivité en la mélangeant avec des eaux moins contaminées.
Ils ne recherchent pas le plutonium-238/239/240 et l’uranium-235/238 dans les eaux qu’ils rejettent. De plus, ce rejet ne fait diminuer que de 10 à 25% le flot des eaux souterraines qui s’écoulent dans les bâtiments de la centrale.

 

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La radioactivité en tritium dépasse déjà leur limite de sécurité désirée même dès avant de commencer à les déverser en mer.
C’est à l’un des 12 puits de dérivation. Dans un échantillon du 15 avril 2014, Tepco a relevé 1,6 millions de Bq/m³ de tritium. La limite de sécurité désirée par Tepco est de 1,5 millions de Bq/m³.
Le niveau de la radioactivité la dépasse déjà avant même qu’ils aient fini l’analyse détaillée d’avant les déversements.
Le puits en question est le plus proche de la citerne qui a connu la fuite des 300 m³ l’été dernier. Ce relevé dépasse la pire hypothèse de Tepco sur les eaux de la dérivation à déverser en mer. Tepco tablait sur des eaux qui ne seraient pas radioactives.
Au cours de la conférence de presse du 17 avril 2014, Tepco a affirmé qu’ils continueraient d’utiliser ce puits. La radioactivité en tritium devrait descendre sous leur limite de sécurité en mélangeant cette eau avec celle des autres puits de dérivation.

 

 

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 Ils déclarent que les eaux déversées sont assez sûres mais l’équipe à la manœuvre reste en combinaison intégrale devant les caméras. On y lit “METI” dans le dos : Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

 Dans ces conditions, comment faire confiance ? c’est impossible et c’est pareil chez nous.

Les liens de Tepco : carte des pompages
toutes les photos

 

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LA MOBILISATION CITOYENNE AU JAPON ET EN FRANCE

 

 

Comme pour tout accident nucléaire, il est difficile d’avoir des données sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Pourtant elles sont durables pour toute la région pacifique et… consultables sur un site mis en place par des geeks, hackers et citoyens japonais.

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Un mini compteur connecté en kit

À l’origine de la constitution de Safecast sur Internet, on trouve un groupe de personnes qui souhaitait obtenir des informations sur les radiations. Regroupant des Américains, des Japonais, des Philippins, des Singapouriens, il est constitué principalement de hackers, de fous d’électronique, de scientifiques. Ensemble, ils ont défini des plans pour créer un compteur Geiger (plus exactement, un dosimètre) facile à réaliser et relié au réseau pour récupérer des données en temps réel. Une campagne sur le site de participation kickstarter a ensuite été lancée pour financer le projet. Résultat : cet objet connecté (voir le visuel ci-contre).

À partir des données récoltées, il a été possible de constituer une cartographie en temps réel, consultable sur le site maps.safecast.org. Le relevé ci-dessous date du lundi 13 janvier 2014. Il révèle de fait des niveaux élevés de radiations. Ici mesurés en cpm, ces chiffres sont des instantanés alors que les degrés de radiations reçues sont souvent publiés annuellement. En pratique, 100 cpm est un seuil anormal qui correspond à un peu moins de 1 microsievert par heure, soit 72 millisieverts par an ou 5 fois le seuil à partir duquel les cancers connaissent une notable augmentation (il s’agit ici des zones en mauve-violet).

 

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À noter, ce n’est pas un simple périmètre circulaire qui se retrouve contaminé près de 2 ans et demi après la catastrophe, mais tout un territoire au tracé aléatoire (dû aux vents, nappes phréatiques, etc. Et, à l’heure où l’on s’inquiète pour la fragilité du réacteur numéro 3 et l’étanchéité des réservoirs d’eau contaminée, les informations sur les rejets dans l’océan pacifique sont méconnues. C’est pourquoi le projet Safecast a réalisé une simulation de la propagation de Cesium 137 dans l’océan (voir ci-dessous).

 

L'impact du caesium 137 .
L’impact du caesium 137 .

 

On constate que les particules contaminées sont disséminées sur une zone impossible à maîtriser. Des capteurs sont aussi présents en Californie pour mesurer l’impact de la catastrophe. Il faut toutefois prendre garde de ne pas s’alarmer trop vite au vu d’une valeur immédiate de radioactivité. Ainsi, en Bretagne, il est notoire que la radioactivité naturelle est plus élevée que dans d’autres régions, notamment pour des raisons géologiques (jusqu’à 200 CPM). C’est en observant l’évolution desdites valeurs qu’il convient d’anticiper les dangers potentiels.

Safecast fournit une nouvelle preuve, si besoin en était, de l’importante de la mobilisation de citoyens dans la récolte d’informations. Quelles auraient pu être les réponses si un tel projet avec ses mesures avait existé juste après Tchernobyl ? Au demeurant, des Français utilisent désormais un programme similaire pour mesurer la radioactivité, notamment sur l’agglomération de Rennes. À suivre sur api.safecast.org. On n’est jamais trop prudent…

 

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EN CONCLUSION :FUKUSHIMA VA DEMEURER UN DANGER MORTEL POUR TOUTE L’HUMANITÉ

Des rejets massifs de radioéléments

 

Même arrêtée, une centrale nucléaire est menaçante : la forte chaleur dégagée par la radioactivité du combustible doit être évacuée dans le cœur du réacteur puis pendant des années en piscine. Sans électricité et eau, pas de refroidissement et la pression monte. Il faut donc dépressuriser les réacteurs pour éviter qu’ils n’explosent. C’est ce qui s’est passé dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima frappée par un puissant séisme et un tsunami, entraînant des rejets radioactifs massifs. Comme le combustible a fondu, il n’est plus protégé par sa gaine, et les éléments très radioactifs sont en contact direct avec l’eau et l’air. Les explosions d’hydrogène qui ont eu lieu dans trois des six réacteurs de la centrale et au niveau de la piscine d’un quatrième ont aussi provoqué de forts dégagements de gaz radioactifs.

 

 

Tout un cocktail de radioéléments a été rejeté. La quantité estimée a posteriori a changé au cours du temps et dépend de l’organisme qui a fait les calculs. Une chose est sûre, c’est que l’on n’est pas loin des quantités rejetées par Tchernobyl. Les niveaux de contamination relevés jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale sont aussi similaires à ceux relevés dans les territoires contaminés de Biélorussie. Avec cependant quelques petites différences : contrairement à Tchernobyl, où un incendie a entraîné une forte contamination de la Scandinavie par exemple, les vents dominants ont emporté la majorité de la radioactivité émise par la centrale de Fukushima vers l’Océan Pacifique. Les relevés effectués autour de la centrale ont aussi montré que très peu de plutonium est sorti, alors qu’en Biélorussie, la contamination en plutonium, très toxique, doit être prise en compte dans la délimitation des zones à évacuer. La contamination en strontium est aussi relativement plus faible qu’autour de Tchernobyl.

L’évacuation, seul recours pour protéger les populations

 

Les habitants ont été rapidement évacués, parfois dans des conditions chaotiques, dans un rayon de 20 km autour de la centrale et confinés jusqu’à 30 km pour éviter l’exposition au panache radioactif. Le confinement a duré des semaines avant que les habitants soient invités à partir. Comme la centrale est encore menaçante et que l’on ne peut pas exclure de nouveaux rejets une distance de sécurité de 30 km est maintenue. En effet, la centrale est fragilisée et les séismes continuent. À cela s’ajoute la contamination de vastes territoires qui fait qu’une grande partie de ces gens ne pourront pas rentrer chez eux. Ce sont près de 80 000 personnes jusqu’à une quarantaine de kilomètres de la centrale qui ont finalement été évacuées. Et ce n’est sûrement pas suffisant…en fait,il faudrait rapidement évacuer plus de 40 millions de personnes et le capitalisme japonais ne l’acceptera jamais.

Évacuer est une décision terrible, car on perd tout, maison, emploi… C’est aussi le démantèlement des communautés et du lien social très fort au Japon. Les agriculteurs sont les plus pénalisés car ils n’ont presque aucun espoir de retrouver des terres. Nombreux ont refusé de partir et sont restés avec leurs bêtes. Quand les autorités ont bouclé la zone des 20 km autour de la centrale, fin avril 2011, 45 irréductibles ont refusé de partir.En fait,il a été prouvé qu’il aurait fallu délimiter plus de 75 kilomètres de rayon.

Un checkpoint
Un checkpoint

 

checkpoint à la limite de la zone interdite

Pourtant, les conséquences de la radioactivité sont pires que l’évacuation et personne n’a réclamé une zone d’évacuation plus étroite. En revanche, les appels à l’élargissement de la zone sont nombreux. Les autorités japonaises ont fixé à 20 millisieverts par an la limite de risque acceptable pour la population, comme pour les travailleurs du nucléaire. C’est 20 fois plus qu’en temps normal et c’est inacceptable [2]. Car, contrairement aux travailleurs du nucléaire qui sont sélectionnés et suivis médicalement, il y a des personnes fragiles et vulnérables parmi la population qui doivent être mieux protégées. C’est le cas des enfants particulièrement sensibles aux radiations. Où mettre la limite ? Jusqu’où évacuer ? Ce n’est pas une décision facile. Interrogée par l’ACRO, l’IRSN a déclaré qu’elle recommanderait de mettre la limite à 10 millisieverts par an en cas de situation similaire en France. Et d’ajouter que cela impliquerait d’évacuer 70 000 personnes supplémentaires au Japon [3]. De fait, les familles qui peuvent se le permettre sont parties, ou se sont séparées, la mère et les enfants, ou les enfants seuls envoyés plus loin. Sans aide gouvernementale, d’autres n’ont pas le choix et doivent rester.

La délimitation des zones d’évacuation est seulement définie à partir de l’irradiation externe due aux retombées sur le sol. Mais, les personnes ne partent pas de zéro puisqu’elles ont été exposées aux retombées radioactives : le logiciel SPEEDI développé après Tchernobyl pour calculer l’impact des panaches radioactifs en cas d’accident n’a servi à rien, ou presque. Les prévisions n’étaient pas publiées et pas utilisées par les autorités. Des personnes ont été évacuées dans un abri situé sous les vents dominants où les enfants ont joué dehors. Et la contamination interne risque de continuer via l’alimentation, l’inhalation de poussières…

De la radioactivité détectée à travers tout le pays

 

L’ACRO a détecté du césium 134 et 137 dans toutes les urines des enfants de la ville de Fukushima qu’elle a contrôlés [4]. Les prélèvements ont été faits par des associations locales avec lesquelles nous sommes en contact. Les niveaux étaient faibles, mais montrent que la contamination interne existe et doit être prise en compte. Les données officielles [5] font état de cas avec de plus fortes contaminations. En revanche, la limite de détection des autorités est trop élevée pour pouvoir se faire une idée du nombre de personnes contaminées. Il est important que le suivi officiel soit plus rigoureux.

Des retombées radioactives ont été retrouvées très loin en quantité significative. Du thé radioactif au-delà des normes a été détecté jusqu’à Shizuoka, à environ 300 km de la centrale. De la paille de riz, qui sert à alimenter le bétail, a aussi été retrouvée jusqu’à Iwaté, plus au Nord. L’eau a concentré cette pollution dans les cours d’eau et les stations d’épuration dont les boues sont radioactives. Le pays ne sait pas comment faire face à tous ces déchets radioactifs nouveaux.

Certaines de ces boues ont été incinérées, entraînant une contamination locale importante. L’ACRO a mesuré une contamination en césium dans un sol de l’arrondissement de Kôtô-ku de Tôkyô qui nécessite une surveillance radiologique. De la paille de riz contaminée a été vendue jusqu’à Mié, à 600 km de la centrale, rendant la viande de bœuf radioactive. Le fumier a servi à faire du compost à Shimané à l’autre bout du pays.

La chaîne alimentaire est contaminée

La chaîne alimentaire est donc touchée et la crise provoquée par la découverte de viande de bœuf radioactive au-delà des normes sur les étals a montré que les contrôles officiels n’étaient pas suffisants. Le pays importe près de 60% de sa nourriture, mais est autosuffisant en riz. L’agriculture dans les zones évacuées est suspendue. Au-delà, elle est fortement perturbée, de nombreux aliments ne pouvant pas être mis sur le marché [6]. Heureusement, la plupart des aliments vendus en supermarché sont peu ou pas contaminés. Les aliments qui ne passent pas par les circuits commerciaux échappent aux contrôles.

Les végétaux peuvent être contaminés de deux façons. D’abord par les feuilles directement exposées aux retombées. Le transfert est élevé, mais cela ne dure que le temps d’une récolte. Si l’accident de Tchernobyl avait eu lieu en juin, une grande partie de la production de blé en France n’aurait pas pu être consommée. L’autre mode de contamination est via les racines. Le taux de transfert est généralement faible, mais dans les zones très contaminées, cela rend la production d’aliments impossible pendant des décennies à cause du césium 137 qui a une demi-vie de 30 ans. Le thé de Shizuoka devrait pouvoir être consommé sans problème dans l’avenir.

La culture du riz est plus problématique : une étude de l’université de Tokyo, en collaboration avec la province de Fukushima, a montré que le césium s’enfoncerait plus vite dans le sol que ce qui était généralement admis, rendant une décontamination des terrains quasiment impossible. De plus, les fortes pluies de juin et les typhons ont lessivé les sols et concentré la radioactivité dans les rivières. Celle-ci risque ensuite de diffuser lentement dans les rizières où elle va rester piégée. Une surveillance accrue s’impose pendant de longues années.

Le milieu marin est aussi très touché

À toute cette contamination terrestre, s’ajoute une forte pollution radioactive en mer. Outre les rejets aériens qui ont aussi contaminé l’océan sur une grande surface, TEPCO a dû faire face à une forte fuite d’eau très radioactive qui a contaminé durablement la côte. Au même moment, la compagnie a rejeté volontairement de l’eau moyennement radioactive, ce qui a provoqué une confusion et un tollé.

Les sous-sols inondés des réacteurs débordaient dans la mer et il fallait pouvoir pomper cette eau fortement contaminée. TEPCO a donc vidé des cuves pour faire de la place. Pour l’iode, ces rejets volontaires étaient dix fois plus faibles qu’une année de rejets de l’usine Areva de La Hague. En revanche, TEPCO a annoncé que la fuite d’eau du réacteur n°2 a entraîné un rejet estimé à 520 m3 d’eau très radioactive, soit 4 700 térabecquerels (1 térabecquerel représente un million de millions de becquerels) ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Ce seul rejet mériterait d’être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES.

La centrale de Fukushima étant proche du point de rencontre de deux courants marins, cette pollution devait être rapidement emportée au large et les autorités se voulaient rassurantes. Mais il n’en est rien. Des mois plus tard, les analyses faites par l’ACRO pour Greenpeace sur des poissons et algues prélevés à des dizaines de kilomètres de la centrale montrent une contamination persistante. Certains de ces échantillons dépassent la limite fixée en urgence par les autorités japonaises pour les produits de la mer. Les fonds marins sont aussi contaminés.

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Simulation de la dispersion des rejets de Fukushima dans l’océan au 15 juillet 2011

Si les algues et les poissons sont contaminés, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en dessous de la limite de détection de quelques becquerels par litre, il est annoncé « non détectable ». Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l’eau. La société d’océanographie du Japon a aussi réclamé des mesures plus précises sur l’eau de mer. Les données sur le strontium sont trop rares.

Un impératif : multiplier les mesures indépendantes

Les rejets continuent. Actuellement, suite à la fusion des trois cœurs de réacteurs qui ont percé les cuves, TEPCO refroidit le magma en injectant de l’eau par le haut et qui ressort via les fuites dans les sous-sols après avoir été fortement contaminée. Il y en a 120 000 m3 dans des structures qui n’ont pas été prévues pour stocker l’eau. TEPCO tente, tant bien que mal, de décontaminer cette eau avant de la réinjecter dans les réacteurs et ose parler de « circuit fermé ». Une partie s’évapore car les réacteurs sont encore très chauds, une autre s’infiltre partout.

Fin avril, TEPCO estimait à 1 térabecquerel par heure (1 million de millions de becquerels par heure) les rejets de la centrale. Ils seraient en baisse. Les rejets étaient estimés à 6,4 fois plus début avril. Fin juillet, TEPCO estime à environ 1 milliard de becquerels par heure les rejets aériens actuels des 3 réacteurs accidentés. Ce chiffre est estimé à partir des mesures faites à l’extérieur à partir de balises. TEPCO est en train de construire comme une tente par-dessus le réacteur n°1 pour contenir les effluents gazeux. Les autres suivront. Elle prévoit aussi d’installer une barrière souterraine pour retenir les fuites vers la mer.

Face à une telle situation, malheureusement durable, l’accès à la mesure de la radioactivité est primordial. On ne compte plus les initiatives en ce sens. Des universitaires sont en train de finaliser une cartographie dans un rayon de 80 km autour de la centrale. Un groupe Facebook a fait analyser de nombreux échantillons de sol de Tokyo… On trouve sur Internet de nombreux relevés de débit de dose ambiant fait par les autorités ou des amateurs. L’ACRO est en contact avec plusieurs projets de vrais laboratoires pouvant distinguer la pollution radioactive de la radioactivité naturelle. Dans certains cas, nous avons juste fourni du conseil technique. Dans d’autres nous avons installé le laboratoire, testé et qualifié les détecteurs, formé les utilisateurs. Afin de favoriser l’entraide technique et la coopération nous avons aussi initié un réseau. Et pour que ces projets soient pérennes, nous avons lancé une souscription pour ouvrir un laboratoire aussi sophistiqué que le nôtre sur place qui prendrait le relais du soutien technique que nous fournissons actuellement. Cela en collaboration étroite avec les associations avec lesquelles nous sommes en contact depuis de très nombreuses années.

Un projet aussi ambitieux prend du temps à se mettre en place. En attendant, l’association a analysé gracieusement de nombreux échantillons dans son laboratoire en France. Pour nous permettre de continuer, l’ACRO a besoin de votre soutien financier.

 

Les retombées de Fukushima en Europe

 

 

Annoncé plusieurs jours à l’avance, un « nuage » radioactif a survolé et contaminé l’Europe suite aux rejets massifs des premiers jours. L’ACRO et Greenpeace ont œuvré ensemble pour faire une surveillance indépendante : le couvert végétal a été prélevé en plusieurs points de la métropole, en Suisse et au Luxembourg. De l’iode 131 a été trouvé quasiment partout, avec un record de 14 becquerels par kilogramme dans le massif central. Les césiums 134 et 137 ont été détectés en plusieurs points [7]. Avec les niveaux constatés, les mesures préventives habituelles comme rester confiné plusieurs jours ou se restreindre de manger des légumes ne se justifiaient pas. La seule chose à faire était de bien laver les végétaux.

 

Les retombées de Fukushima en Amérique du Nord

 

Au Canada,les retombées  frappent le pays en suivant  le courant aérien ,en haute altitude.Des taux anormalement enregistrés ont été découverts au Manitoba.

Aux États-Unis d’Amérique,c’est un couloir qui suit  le même type de courant qu’au Manitoba qui frappe un arc de cercle qui  recoupe étrangement les états américains autour du grand fleuve Mississipi.

De plus,la complaisance aveugle des autorités politiques à l’égard des produits importés du Japon et de l’Asie,combinée à la négligence et au manque d’effectifs dans les unités de surveillance des aliments ,au Canada,ont fait découvrir des fruits de mer et des poissons hautement radioactifs  dans des épiceries et des supermarchés ,dans l’Ouest du Canada.

Bien sur,ces gens bien rénumérés pour la  piètre qualité de leur travail vous diront que c’est impossible au Canada.

 

 

 

 

 

 

 

Alerte Fukushima: les radiations tuent nos enfants et le gouvernement nous cache la vérité ,selon un ancien maire

Les élèves marchent près d'un compteur Geiger, mesurer un niveau de 0,12 microsievert par heure de rayonnement, à Omika Elementary School, située à environ 21 km (13 miles) de la Fukushima Daiichi centrale nucléaire de tsunami-paralysé, dans Minamisoma, la préfecture de Fukushima.
Les élèves marchent près d’un compteur Geiger, mesurant  un niveau de 0,12 microsievert par heure de rayonnement, à Omika Elementary School, située à environ 21 km (13 miles) de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dans Minamisoma, la préfecture de Fukushima.

 

Katsutaka Idogawa , ancien maire de Futaba , une ville près de la centrale nucléaire de Fukushima  , met en garde son pays que la contamination radioactive affecte le plus grand trésor du Japon ,soit  ses enfants.

Interrogé sur les plans du gouvernement pour reloger les habitants de Fatuba à la ville de Iwaki , dans la préfecture de Fukushima , Idogawa a critiqué le geste comme « une violation des droits de l’homme. « 

En comparaison avec Tchernobyl , les niveaux de radiation autour de Fukushima  » sont quatre fois plus élevé « , a déclaré Sophie Chevardnadze de RT , ajoutant qu ‘«il est trop tôt pour que les gens reviennent à la préfecture de Fukushima . « 

«Il n’est pas du tout sûr , peu importe ce que dit le gouvernement. « 

Idogawa allègue que le gouvernement a lancé des programmes afin  de renvoyer les gens dans leurs villes , malgré le danger des rayonnements .

 » La préfecture de Fukushima a lancé la campagne d’accueil . Dans de nombreux cas , les personnes évacuées sont obligés de revenir . [ l’ancien maire a produit une carte de la préfecture de Fukushima qui a montré que la contamination de l’air a diminué un peu, mais la contamination des sols reste le même . ] « 

 

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Selon Idogawa il ya environ deux millions de personnes résidantes  dans la préfecture qui rapportent   » toutes sortes de problèmes médicaux ,  » mais le gouvernement insiste pour que ces conditions ne sont pas liés à l’accident de Fukushima . Idogawa veut que  leur refus soit consigné  par écrit .

 » J’ai demandé que les autorités étayent  leur réclamation par écrit , mais ils ont ignoré ma demande . « 

Une fois de plus , Idogawa fait allusion à la tragédie nucléaire qui a frappé l’Ukraine le 26 Avril 1986, plaidant que le peuple japonais  » n’oubliera  jamais  Tchernobyl .  » Pourtant, peu de gens semblent  se soucier de l’avertissement de l’ancien fonctionnaire du gouvernement .

 » Ils croient tout ce que le gouvernement dit , alors que dans la réalité le rayonnement est toujours là . Ceci est en train de tuer les enfants . Ils meurent de maladies cardiaques ,de  l’asthme ,de  la leucémie ,de  la thyroïdite … Beaucoup d’enfants sont extrêmement épuisés après l’école ; d’autres sont tout simplement incapables de suivre des cours d’éducation physique . Mais les autorités se cachent encore la vérité de nous, et je ne sais pas pourquoi . N’ont-ils pas leurs propres enfants ? Il fait tellement mal de savoir qu’ils ne peuvent pas protéger nos enfants .

« Ils disent que la préfecture de Fukushima est sûre , et c’est pourquoi personne ne travaille à évacuer les enfants , les déplacer ailleurs. Nous ne sommes même pas autorisés à discuter  » .

L’ancien maire a trouvé ironique que lors de l’examen des Jeux olympiques de Tokyo , prévue pour 2020 , le Premier ministre Abe mentionne souvent le mot japonais ,  » omotenashi ,  » ce qui signifie littéralement que vous devriez  » traiter les gens avec un cœur ouvert . « 

De l’avis de Idogawa , le même traitement ne s’applique pas également aux personnes les plus intimement liés à Fukushima : les travailleurs impliqués dans les opérations de nettoyage .

 » Leur matériel  s’aggrave ;la  préparation empirait . Alors, les gens devaient penser à leur sécurité d’abord. C’est pourquoi ceux qui ont compris le danger réel de rayonnement ont  commencé à cesser de fumer. Maintenant, nous avons des gens non professionnels qui y travaillent.

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Ils ne comprennent pas vraiment ce qu’ils font . C’est le genre de personnes qui utilisent le mauvais choix , qui font des erreurs comme ça .

«Je suis vraiment honteux  pour mon pays , mais je dois dire la vérité pour le bien de garder notre planète propre à l’avenir .

Idogawa ensuite fait un parallèle avec l’un des événements les plus tragiques de l’histoire du Japon : l’utilisation de bombes atomiques sur les villes industrielles d’Hiroshima et de Nagasaki par les Etats-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale .

 » Les autorités ont menti à tout le monde ( sur les effets des bombardements atomiques ) … Ils ont caché la vérité . C’est la situation que nous vivons pourtant. Il ne s’agit pas seulement de Fukushima . Japon a une histoire sombre . C’est une sorte de sacrifice pour le passé  » .

Lorsque vous appuyez sur les détails d’un rapport des Nations Unies qui dit qu’il n’y a pas eu de décès liés aux rayonnements ou les maladies aiguës observées chez les travailleurs et le grand public , Idogawa rejette comme  » complètement faux « , avant de fournir certaines de ses propres expériences à la hauteur de la crise .

«Quand j’étais maire , je savais que beaucoup de gens  sont morts d’une crise cardiaque , et puis il y avait beaucoup de gens à Fukushima qui sont morts soudainement , même chez les jeunes. C’est une véritable honte que les autorités cachent la vérité au monde entier , à  l’ONU . Nous devons admettre que effectivement beaucoup de gens sont en train de mourir . Nous ne sommes pas autorisés à dire que les employés de TEPCO meurent  , mais ils sont aussi en train de mourir . Mais ils gardent le silence sur  cette compagnie  » .

Lorsqu’on lui a demandé de fournir des chiffres solides sur le nombre réel de personnes qui sont mortes dans de telles circonstances , Idogawa s’est abstenu , en disant  » ce n’est pas seulement une ou deux personnes. Nous parlons de dix à vingt personnes qui sont mortes de cette façon  » .

Interrogé sur d’autres options que le Japon a pour la fourniture de sources d’énergie à ses 126 millions de personnes , il a répondu que, malgré de nombreuses rivières , le gouvernement néglige de promouvoir l’énergie hydroélectrique .

Pourquoi ? Parce que ce n’est pas  » rentable pour les grandes entreprises ! « 

Idogawa continue à fournir un plan pour remplir les besoins énergétiques du Japon qui  est  étonnamment simple .

«Nous ne pouvons fournir de l’électricité pour un grand nombre de personnes , même avec des investissements limités , sans taxes . Il suffit d’utiliser la gravité, et nous pouvons avoir autant d’énergie qu’il y aura pas besoin de plus de centrales nucléaires   » .

Prémonitions de catastrophes
Même avant l’ échec massif à la centrale nucléaire de Fukushima le 11 Mars 2011, le jour ou le nord du Japon a été frappé par un tsunami  provoqué par un  tremblement de terre  qui a provoqué l’ effondrement de trois des six réacteurs nucléaires de la centrale , Idogawa savait l’installation était dangereuse avant cela.

 » Je leur ai demandé sur les accidents potentiels liés  à une centrale nucléaire , prétendant que je ne savais rien à ce sujet , et il s’est avéré qu’ils étaient incapables de répondre à beaucoup de mes questions ,  » a-t-il dit .  » Franchement, c’est lors qu’il m’est venu   à l’esprit que leur gestion ne disposait  pas d’un plan d’urgence . C’est alors que j’ai réalisé que  l’installation pourrait être dangereuse  » .

L’ancien maire , qui se trouvait dans une ville proche le jour où le tsunami a frappé , a rappelé la conduite de retour de Futaba sur nouvelles du tremblement de terre . Ce n’est que plus tard qu’il découvre à quel point il est venu près de  perdre la vie dans le tsunami qui était en  approche.
« J’ai réussi à y arriver avant que le plus grand tsunami ne touche  . C’est seulement plus tard que j’ai réalisé que je me suis échappé de l’eau … J’ai eu de la chance . Le tsunami est venue après que j’ai conduit hors route et dans les montagnes  » .

 

Members of the media and Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) employees wearing protective suits and masks walk toward the No. 1 reactor building at the tsunami-crippled TEPCO's Fukushima Daiichi nuclear power plant in Fukushima prefecture March 10, 2014.
Les membres des médias et les employés de Tokyo Electric Power Co. (TEPCO)  portant des costumes et des masques de protection allant  à pied vers le bâtiment n ° 1 du réacteur à Fukushima Daiichi  de TEPCO à Fukushima 10 Mars 2014.

 

Les questions concernant la centrale nucléaire ont dominé ses réflexions sur le chemin vers  la maison ,pendant 30 minutes de route . «Je n’arrêtais pas de penser :« Si c’est  si  fort , qu’est-ce qui va arriver à la centrale ? Que faire si le réacteur est endommagé ? Que faire si les fuites d’eau continuent ? Qu’est-ce que la ville peut et doit faire? Que dois-je faire en tant que maire ? « 

Une fois dans son bureau , Idogawa a  regardé par la fenêtre et a été confronté à ce qu’il a décrit comme «un spectacle terrifiant . « 
 » Habituellement, vous ne pouviez pas voir la mer à partir de là , mais cette fois je pourrais la voir juste  à 300 – 500m,  » a-t-il dit .

C’est à ce moment-là que le maire s’est rendu compte que la centrale nucléaire avait probablement subi  des  dommages . Après avoir passé la nuit à regarder les bulletins de nouvelles à la télévision , la seule source d’information puisque même les téléphones mobiles ne fonctionnaient pas , Idogawa a annoncé une évacuation d’urgence tôt le lendemain matin . Ce ne sont pas tous les résidents , cependant,qui ont  entendu le message d’urgence .

 » Plus tard , j’ai appris que tous les résidents de  Futaba  avaient entendu mon annonce . Je me sens coupable à ce sujet … J’ai découvert que la préfecture de Fukushima ne m’avait pas donné toutes les informations en temps opportun . Et maintenant, le gouvernement ne prend pas des mesures pour assurer la sécurité des personnes contre les rayonnements , et ne surveille pas la mise en œuvre de procédures d’évacuation  » .

Au-delà de l’énergie nucléaire
Katsutaka Idogawa croit en une transformation , une forme de source d’énergie propre  pour le Japon  , il faudrait une volonté de changer les lois du pays .

 » Il y a beaucoup de lois au Japon , peut-être trop . Il existe des lois sur les rivières et les façons dont ils sont utilisées . Nous pourrions changer les lois concernant l’utilisation agricole de l’eau et commencer à utiliser les rivières pour produire de l’électricité . C’est en changeant seulement cette loi que nous pourrons produire beaucoup d’énergie  » .

Tout cela pourrait être accompli  » sans contaminer notre planète . « 

Toutefois, ces propositions audacieuses ne  » font pas appel à de grandes entreprises , parce que vous n’avez pas besoin de gros investissements , vous n’avez pas besoin de construire des usines de  grandes puissances . Ce n’est pas  rentable pour les investisseurs , pour les capitalistes . « 

Mais pour l’ex- maire d’une ville japonaise dévastée , perdue par  la radiation nucléaire , Idogawa détecte un changement  dans l’opinion publique .

Les Japonais commencent à  » se rendre compte que nous devons éviter les catastrophes nucléaires , afin 60-70 pour cent de la population est en faveur de l’utilisation de l’énergie naturelle . « 

 » Il nous a fallu du temps , mais un jour nous allons suivre l’exemple de l’Europe , de l’Allemagne . « 

Sources: Rt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un marin paralysé par la radiation de Fukushima dénonce les mensonges du gouvernement américain

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Une base navale américaine a été durement touchés par le rayonnement de Fukushima et voici son histoire, illustrant en outre pourquoi le gouvernement des États-Unis ne peut pas faire confiance en  informant  le peuple sur le danger de Fukushima.

Impliqué dans les efforts de secours de l’USS Ronald Reagan, après la crise de Fukushima sur  la centrale nucléaire en  2011, Steve Simmons a commencé à éprouver des symptômes dévastateurs plusieurs mois après son retour.

« Vous commencez à avoir des fièvres, les ganglions lymphatiques commencent à enfler, vous avez des sueurs nocturnes , vous avez  des spasmes  musculaires  et vous perdez la sensation dans les jambes, et vous ne pouvez pas sentir vos jambes quand vous  vous brûlez au  2ème degré , et comment expliquez-vous ces choses? « , a déclaré Simmons ,à WUSA 9 News

Simmons a été  rejoint par plus de   70 autres marins américains  souffrant de maladies similaires, y compris le cancer de la thyroïde , les tumeurs cérébrales et de la leucémie. Malgré  une décontamination et divers traitements ,sur l’officier Michael Sebourn on a  détecté des niveaux   » incroyablement dangereux de rayonnement », tandis que sur le USS  Reagan, le ministère de la Défense a continué à affirmer que  les niveaux de radioactivité sont sécuritaires .

« Comment pouvez-vous  prendre  un navire et le placer  dans le champs d’exposition  de la radioactivité d’une centrale nucléaire  pendant cinq heures et plus, comment voulez-vous aspirez les  déchets contaminés nucléaire dans le système de filtration de l’eau et pensez ,ensuite, pendant une minute qu’il n’y a pas risque de santé à tout le monde à bord? « , a déclaré Simmons .

Plusieurs marins américains malades ont  déposé une plainte  contre Tokyo Electric Power Company (TEPCO), affirmant que  la compagnie d’électricité a caché des informations de rayonnement à  la Marine des États-Unis après l’effondrement initial de Fukushima.

«TEPCO a poursuivi une politique qui a causé des préjudices graves  aux  sauveteurs, y compris les plaignants, de se précipiter dans une zone dangereuse qui était trop proche de  Fukushima (la centrale nucléaire] qui avait été endommagé, » selon les avocats des plaignants ,au  procès.

Tout en niant tout danger pour le public, le gouvernement fédéral a  tranquillement stocké  des millions de doses d’iodure de potassium sur les préoccupations des médias  sur la situation de Fukushima.

Les récentes remarques faites par l’ancien hôte ,MSNBC Chenk,  ont également révélé les tentatives du gouvernement de minimiser la gravité de la situation à  Fukushima. Essayer d’informer ses téléspectateurs en 2011,  odes avertissements  ont  été dit de ne pas avertir  du danger de rayonnement « parce que la position officielle du gouvernement est que tout est sous contrôle. »

Malgré la déception évidente et continu du gouvernement, peu de médias ont remis en question les points de discussion officielles. Suite à la découverte récente d’une  augmentation de rayonnement de l’ordre de 500% pour cent sur ​​une plage de Californie, les journalistes de Infowars rendus dans la région pour  enquêter sur  l’apparition alarmante, et trouver des niveaux plus proches de 1.000 pour cent plus élevé que la normale.

Des découvertes bizarres et inquiétants à West Coast sur la  vie marine, y compris  » la fonte des étoiles de mer ,  »  mortalité massive  et du  « jamais vu »  baleineaux gris uni , n’ont fait qu’ajouter à l’inquiétude du public.

Avec le grand rayonnement de Fukushima qui  atteint maintenant la côte ouest de l’Amérique  , selon les experts de la physique ,  le silence du gouvernement japonais et…américain  est à prévoir.

 Source:

www.storyleak.com

La mafia atomique, les ouvriers jetables de Fukushima

 

Controle radiations

 

Il y a 25 % d’offres d’emplois sans candidats à la centrale de Fukushima, selon les données du gouvernement japonais. Ces postes seraient attribués à des sans-abris, des chômeurs de longue durée et même des handicapés mentaux, recrutés par les yakuzas, la mafia japonaise. Peu ou pas informés des risques encourrus, il se plaigent des sous-traitants, qui les embauchent comme « personnel jetable. »

Alors que certains travailleurs ont accepté volontairement ces emplois sur les chantiers de reprise en main de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et de décontaminations des zones interdites, beaucoup d’autres n’ont tout simplement pas eu le choix.
Une bonne part des travailleurs dans la centrale nucléaire y ont été introduits par les syndicats du crime organisé au Japon, les yakuzas. Même si un groupe de travail a été spécialement mis en place par les autorités pour maintenir le crime organisé en dehors du projet de nettoyage nucléaire, les enquêteurs disent qu’ils ont besoin de rapports de première main de ceux qui sont forcés de travailler par les yakuzas.

Un ancien travailleur de Fukushima témoigne anonymement : On ne nous a donné aucune assurance pour les risques de santé, même pas de radiamètre. Nous avons été traités comme des moins que rien, comme des employés jetables.

Tomohiko Suzuki, journaliste qui a travaillé clandestinement à la centrale de Fukushima, témoigne également : Le gouvernement a appelé Tepco à réagir d’urgence, Tepco a passé le relai à des sous-traitants, lesquels, en pénurie de main-d’œuvre disponible, ont fait appel aux Yakuzas.

Je vous recommande également cette conférence en deux parties de Tomohiko Suzuki, où il parle de son expérience de travailleur dans la centrale de Fukshima :
http://dai.ly/xn8fzl
http://dai.ly/rOeEbN

Vidéo et article originaux par Russia Today :
http://rt.com/news/fukushima-workers-…
http://youtu.be/hHMrH3ahCs8
Article par Enenews : http://goo.gl/teU1gJ
Article sur mon blog : http://kna-blog.blogspot.fr/2013/11/f…

Tokyo: une campagne électorale corrompue sous influence nucléaire

Une mascotte qui a beaucoup servie en campagne électorale.Une publicité sympathique  soudoyée par TEPCO.
Une mascotte qui a beaucoup servie en campagne électorale.Une publicité sympathique soudoyée par TEPCO.

En ce 9 février 2014,presque 3 ans après le plus grand désastre  nucléaire de l’histoire, le  vote pour un nouveau maire pour la ville de Tokyo a donné le camp pro-nucléaire,comme vainqueur.Ce qui  a été appelé un «référendum nucléaire » a vu des promesses politiques néolibérales par un premier ministre discrédité par les scandales et les mensonges,M.Abe,l’emporter par le double de voix sur leurs opposants « anti-nucléaires ».

Dégats causés à la grande centrale de Kashiwasaki-Kariwa en 2007.Voyez l'intensité des fuites diverses.
Dégats causés à la grande centrale de Kashiwasaki-Kariwa en 2007.Voyez l’intensité des fuites diverses.

Les candidats peuvent être pour ou contre l’énergie nucléaire,mais la réalité est que pour les citoyens de Tokyo, il y a très peu de possibilités ,à part  des  centrales nucléaires pour fournir de l’énergie pour les lumières vives de la ville.La  Fidélité Capitaliste en la Croissance Économique Sacrée et Illimitée jusqu’à la Fin des Temps l’exige. Les consommateurs de Tokyo ,car c’est ainsi qu’il faut les appeler,ces consommateurs  qui votent majoritairement aux élections , doivent savoir que seule une  petite poignée de centrales nucléaires qui peuvent fournir de l’énergie à la métropole, sont encore candidats pour le redémarrage.Rappel: Actuellement, aucune des 48 centrales nucléaires du Japon sont en ligne. Le Japon a complètement disparu  de l’horizon  nucléaire. Mais 16 centrales sont désignées pour que l’application de l’énergie nucléaire  redémarre (plan du  1 Février 2014 (l pdf) ). Parmi elles , deux seulement seraient  capables immédiatement de  fournir de l’électricité à Tokyo. Ce sont les réacteurs 6 et 7 dans la centrale géante de  Kashiwasaki Kariwa ,non  loin la préfecture de Niigata. Toutes deux ont été secouées par le  grand tremblement de terre en 2007, donc nous savons qu’elles ne sont pas encore confirmées pour être sûres et sécuritaires  en tant  que telle. Il n’y avait pas d’autres réacteurs  à mettre sous la dent  des  consommateurs-électeurs de Tokyo avec de l’énergie nucléaire sur  ​​le point d’être renouvelée.

Kashimakaski-Kawima

De nombreux journalistes étrangers avaient fait la  tournée en 2008,de  la plus grande centrale nucléaire du monde à Kashiwazaki Kariwa ,dans la préfecture de Niigata, à l’ouest du Japon. Il dispose de sept réacteurs nucléaires importants qui  sont actuellement en cours de nombreuses réparations après le terrible tremblement de terre en Juillet 2007, . Le directeur  de Tepco, la compagnie d’électricité qui gère la centrale, a été déroutant au premier abord ,…et il est clair que le préjudice était plus grave que prévu initialement rapporté. Au centre d’accueil , beaucoup de gens ont  été surpris de voir des familles avec de jeunes enfants. Les écrans ont varié de très technique à  tout simplement merveilleux – pour les tout-petits. Il y a des activités et des salles de jeux, ainsi que du personnel qualifié ,clairement entraîné  à faire face à toutes sortes de problèmes . Mais l’intérêt de nombreux journalistes  n’était pas présent , jusqu’à ce que  le guide  touristique (payé par TEPCO) a commencé à expliquer  l’ensemble des risques encourus sur les sérieux dommages aux sept réacteurs. En 2008,ces journalistes  n’étaient  pas autorisés à quitter le bus qui est  passé  devant chacun des sept grands immeubles en béton, et le guide de l’autobus  a constaté que le bureau complexe avait été tellement endommagé que le personnel a travaillé depuis un bâtiment préfabriqué qui a rapidement été érigé. 

Le sol de la grande centrale avait été sérieusement fragilisé lors du tremblement de terre de 2007.
Le sol de la grande centrale avait été sérieusement fragilisé lors du tremblement de terre de 2007.

Les enfants du Japon apprennent  comment faire face à des tremblements de terre dans de nombreuses situations, mais cette visite  a fait demandé aux visiteurs étrangers  si quelqu’un ne peut jamais être suffisamment préparé pour une grande catastrophe  nucléaire  . Une meilleure leçon, bien sûr, serait d’enseigner la conservation de l’énergie et du remplacement des énergies fossiles et  la production d’énergie renouvelable à la prochaine génération. Si vous n’avez pas visité une centrale nucléaire, je pense que vous êtes absent  et en dehors d’une partie importante de la culture contemporaine. Ils offrent des leçons de physique quantique, de l’ingénierie intelligente, des normes de sécurité et unième (ISO 14001 et ISO 9001 sont appliqués à Kashiwazaki Kariwa) tout en donnant un aperçu de la folie humaine. 

La mascotte  qui unit le rat et l'écologie ..est symptomatique de la culture capitaliste japonaise.
La mascotte qui unit le rat et l’écologie ..est symptomatique de la culture capitaliste japonaise.

Cette mascotte de rat comme  animal mignon à cette centrale particulier est appelé Ecoron.En guise de bienvenue ,les panneaux publicitaires  utilisent son ‘image et les visiteurs peuvent essayer des quiz sur  Ecoron  et gagner des prix (beaucoup ont  gagné des mouchoirs de coton). Pendant ce temps, le centre d’accueil affiche également la fierté dans le fait que c’est la plus grande centrale nucléaire du monde. Cela ne me dérange pas si certaines personnes pensent que l’énergie nucléaire  vaut  la peine d’être appelé « éco » mais au moins ils ont besoin de venir nettoyer (jeu de mots) sur les horreurs de dégâts d’irradiation et les difficultés d’assurer l’élimination à long terme des déchets radioactifs.

Le réacteur principal de la plus grande centrale nucléaire au monde aurait subi plus de 156  bris et fuites diverses lors du séisme de 2007.Ils ne sont toujours pas réparé et les coûts avoisinent les milliards de dollars.
Le réacteur principal de la plus grande centrale nucléaire au monde aurait subi plus de 156 bris et fuites diverses lors du séisme de 2007.Ils ne sont toujours pas réparé et les coûts avoisinent les milliards de dollars.

TEPCO une compagnie dont tous se méfient

Le maire de  Niigata n’est pas heureux à l’idée que ses deux réacteurs nucléaires restants peuvent être renouvelées.Le gouverneur de  Niigata , Hirohiko Izumida,a  carrément appelé le plan « une tarte venant du  ciel », selon Asahi Shimbun : Izumida a rencontré le président de TEPCO Naomi Hirose, le 16 janvier 2014 , pour entendre comment la société prévoit de se remettre de l’accident de la centrale  nucléaire  No 1 , causé par le grand  tremblement de terre  de 2007 et le tsunami du  11 Mars 2011. « Les actionnaires et les banques n’ont pas pris la responsabilité (de l’accident), et il est un plan ridicule du point de vue de la sécurité », a déclaré Izumida lors de la réunion. Le gouverneur n’a jamais caché sa méfiance de l’utilitaire.Il s’est fortement opposé quand TEPCO a annoncé en Juillet 2013 pour présenter une demande à l’Autorité de réglementation nucléaire des contrôles pour déterminer si les réacteurs  n ° 6 et 7  de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avaient  respecté nouvelles normes de sécurité du gouvernement. Izumida était furieux parce que le responsable (TEPCO)  a omis d’aviser au préalable le gouvernement de la préfecture de Niigata qu’elle avait l’intention de soumettre la demande, une partie du processus vers la reprise des activités dans les deux réacteurs.Bien que le gouverneur n’a pas  conditionnellement approuvé  le dépôt de la demande en Septembre 2013, il a longtemps insisté pour qu’il ne consentirait à la reprise de l’exploitation du réacteur qu’après  que l’enquête et  l’examen de l’accident nucléaire de Fukushima soient terminés. Izumida a  particulièrement critiqué le fait que TEPCO n’a pas encore  expliqué  clairement pourquoi il a fallu près de deux mois après le début de la catastrophe nucléaire  pour admettre que les effondrements se sont produits à la centrale de Fukushima. »Un point important de l’examen de l’accident est de déterminer si (TEPCO) est une société  à qui  on peut faire confiance », a déclaré Izumida,le  15 janvier 2014. Pour sa part, TEPCO espère que le NRA pourra bientôt déterminer que  l’installation est conforme aux normes de sécurité plus strictes pour que les deux réacteurs puissent être redémarrés en Juillet ou Août 2014 . TEPCO espère également ramener en ligne les réacteurs  n ° 1 et 5  en Février 2015 après que les mises à jour de sécurité soient finies . Les maires des deux communes qui hébergent l’usine de Kashiwazaki-Kariwa  ont également précisé qu’ils ont besoin d’être  plus rassuré avant de donner leur consentement à la reprise des opérations. « Une condition préalable importante sera la mise en œuvre de mesures visant à garantir la sécurité de l’usine, » a dit le maire de  Kashiwazaki , Hiroshi Aida. Le maire de Kariwa , Hiroo Shinada ,a dit  que le plan de TEPCO ne conduira pas automatiquement au  redémarrage du réacteur. « Le plan de reconstruction est la base pour l’injection de fonds publics par le gouvernement central, tandis que la reprise des activités à l’usine est une question complètement différente,» dit-il. Comme pour le reste, comme le très controversé  réacteur de Hamaoka ,au sud-ouest de Tokyo, ils ont récemment construit un énorme mur de  22 mètres de haut, en espérant que cela  pourra arrêter un tsunami potentiel. Et cela, ne pourrait pas offrir  d’énergie supplémentaire aux résidents de Tokyo avec leurs coutumes   de chauffer  leurs toilettes, des climatiseurs, des gadgets rechargeables, ou autre. Et je sais qu’il y a un certain nombre de propriétaires d’usines et les entreprises qui espèrent pour de  l’électricité pas cher, mais ça ne va pas se produire.Cela est bel et bien chose du passé.

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Victoire du camp nucléaire à Tokyo

Le candidat antinucléaire,Morihiro Hosoikawa.
Le candidat antinucléaire,Morihiro Hosoikawa.

L’élection d’un homme soutenu par Shinzo Abe au poste de gouverneur de Tokyo devrait conforter  le premier ministre dans sa volonté de redémarrer une partie des réacteurs japonais.

 

Les antinucléaires voulaient faire de l’élection municipale de Tokyo, tenue dimanche, un référendum sur l’atome. Pari perdu: Morihiro Hosokawa, le chef de file des partisans du «zéro nucléaire», a recueilli deux fois moins de voix que son principal opposant Yoichi Masuzoe. Le soutien à la cause antinucléaire du charismatique Junichiro Koizumi, ancien premier ministre auréolé d’une popularité sans faille, n’a pas convaincu les Tokyoïtes qui dépendent pour leur énergie de centrales éloignées de la capitale.

La victoire sans scrupule de Abe et de l'argent détournée des fonds publics par TEPCO.
La victoire sans scrupule de Abe et de l’argent détournée des fonds publics par TEPCO.

Le résultat de Tokyo est, néanmoins, davantage un produit de la désorganisation de l’opposition qu’une adhésion franche à cette énergie: «les candidats antinucléaires ont totalisé 1,9 million de voix, contre 2,1 millions pour les candidats pronucléaires», observe Dan Harada, membre du Parti libéral-démocrate (majorité). La main sur le cœur, Yoichi Masuzoe a assuré durant la campagne vouloir sortir du nucléaire «un jour». Malgré le traumatisme de Fukushima en 2011, les Japonais continuent donc de se dire pour l’abandon du nucléaire dans les sondages, mais votent pour les partisans du redémarrage des centrales à chaque consultation électorale locale, même près du lieu du sinistre.

Pourtant,le 19 septembre 2011,des milliers de personnes manifestaient contre le nucléaire ,à Tokyo.La propagande  de l'économie néolibérale fasciste aura pris le dessus.
Pourtant,le 19 septembre 2011,des milliers de personnes manifestaient contre le nucléaire ,à Tokyo.La propagande de l’économie néolibérale fasciste aura pris le dessus.

Le ministère de l’Industrie avoue sans fard son soutien à l’industrie nucléaire, devenue aussi un important secteur exportateur pour le Japon. En fin politique, le premier ministre, Shinzo Abe, a toutefois repoussé de quelques mois la présentation de la stratégie énergétique japonaise sur vingt ans, qui devait avoir lieu en janvier. Ce document doit officiellement annoncer le retour du nucléaire au premier rang des sources énergétiques de l’Archipel. Selon nos informations, il ne devrait pas, pour la première fois, mentionner d’objectif de ratio nucléaire dans le «mix énergétique» nippon, se contentant d’évoquer sa nécessité pour lutter contre le réchauffement climatique. Le scrutin de Tokyo demeure une excellente nouvelle pour le gouvernement. L’année 2014 doit être celle du redémarrage d’une part importante du parc nucléaire nippon, et une victoire de Morihiro Hosokawa aurait gelé le monde politique pendant des années sur ce sujet. La nouvelle autorité de sûreté nucléaire a sur son bureau seize demandes de rallumage. La plupart des gouverneurs des préfectures où sont ces centrales, qui doivent autoriser leur redémarrage, sont d’accord. Et Shinzo Abe veut aller vite. Chaque mois, le déficit commercial du pays, conséquence de la chute du yen face au dollar et des importations énergétiques hors nucléaire, se creuse.

Le parti antinucléaire aura quand même mené une grande bataille populaire avec peu de moyens financiers.
Le parti antinucléaire aura quand même mené une grande bataille populaire avec peu de moyens financiers.

Mais toute interférence du gouvernement avec le processus de décision de l’Autorité de sûreté nucléaire, institution née dans la douleur de Fukushima, serait désastreuse au Japon et à l’étranger. Le gouvernement doit donc ronger son frein. Selon les experts nucléaires, seulement 2 ou 3 centrales pourront être redémarrées avant l’été, saison du «pic» de consommation énergétique nippon. Dans les faits, le Japon est en train de terminer l’hiver sans énergie nucléaire.

Sources : Asahi Simbun,le Figaro

Fukushima:Les cancers de la thyroïde en hausse

Voici ce qu'il faut voir,sur les photos de la fameuse centrale
Voici ce qu’il faut voir,sur les photos de la fameuse centrale

 

 

Une étude sur l’impact des radiations de la catastrophe de Fukushima sur les habitants de la préfecture où est située la centrale atomique a révélé que 26 mineurs d’âge avaient développé un cancer de la thyroïde et 32 autres en étaient très probablement atteints, mais le lien avec le désastre atomique n’est pas pour autant établi.

Des tests ont été effectués sur près de 240.000 personnes âgées de 18 ans ou moins au moment de l’accident par un comité de suivi de la santé des habitants de la région. 

Le nombre de cancers confirmés après une intervention chirurgicale s’établit désormais à 26, soit huit de plus que lors du précédent rapport datant du mois d’août dernier et portant sur un nombre moins important de personnes. 

Un autre adolescent a été opéré mais le nodule prélevé était bénin. Le nombre de cas suspects, chez des individus qui n’ont pas encore subi d’intervention chirurgicale, est quant à lui passé de 25 à 32. 

Les spécialistes mandatés par les autorités préfectorales tendent cependant à penser que ces cancers ne sont pas directement liés à l’accident atomique du 11 mars 2011. Ils fondent cet avis sur des données comparatives, notamment dans le cas du désastre de Tchernobyl, en 1986 en Ukraine. 

Il serait selon eux encore trop tôt pour que ces cancers soient déjà apparus, seulement deux ans et demi après la catastrophe, alors qu’il est estimé qu’il faut de 3 à 5 ans pour qu’on puisse établir un lien de cause à effet.

Donc n cherche à gagner du temps.

Alerte Fukushima: rien n’empêche la fuite radioactive d’empoisonner l’océan Pacifique

La radioactivité  suit les courants marins vers...l'Amérique du Nord.
La radioactivité suit les courants marins vers…l’Amérique du Nord.

La vitesse à laquelle l’eau contaminée a coulée dans l’océan Pacifique à partir de la centrale nucléaire de Fukushima  est pire qu’on ne le pensait auparavant , un responsable du ministère de l’Industrie a déclaré mercredi que le Premier Ministre  Shinzo Abe a promis d’intensifier les efforts pour mettre fin à la crise.

La Voix de la Russie a  contacté Arnold Gundersen , fondateur et président de Fairewinds Associates, pour discuter de la crise et ses solutions possibles. L’expert affirme que les  matières radioactives continueront  à s’infiltrer dans les mers mondiales à moins que la centrale soit  entourée d’ une tranchée remplie de zéolite. Même dans ce cas cependant , des matières toxiques couleront  toujours dans le Pacifique par les voies sous-marines.
Transcription de l’interview

Evgeny Sukhoi : Est-il possible de faire en quelque sorte que  les bassins de stockage des eaux usées soient  imperméable et ainsi  pouvoir éliminer les fuites ?

Arnie Gundersen : Le cheval est déjà hors de la grange ici . Cette centrale fuit depuis deux ans. Et enfin, maintenant , l’eau radioactive se propage  à tout l’océan. Mais mon expérience avec de l’eau souterraine est que – si elle est grave  pour  l’océan , il est plus grave que vous vous éloignez de l’océan. Ainsi, le pic  élevé  de rayonnement continue à se déplacer vers l’océan.

Les Japonais proposent de mettre  une barrière pour empêcher l’ eau de pénétrer dans l’océan. Qui est de deux ans trop tard et sera trop tard quand ils  finiront de construire  cette barrière. Mais la barrière entraîne également un autre problème. Si l’eau ne peut pas aller n’importe où dans l’océan Pacifique , il va s’accumuler sur place, ce qui signifie que les réacteurs nucléaires eux-mêmes vont devenir instables. L’eau peut fuir  sous les bâtiments nucléaires et s’il y a un tremblement de terre , en fait, les bâtiments nucléaires pourraient se  renverser . Ainsi, en résolvant un problème, ils créent un autre problème.

ES: Est-il possible d’éviter en quelque sorte ce scénario ?

AG: La solution que j’ai proposé il y a deux ans était d’ entourer la centrale  avec une tranchée remplie de matériau appelé zéolite. C’est juste de  la cendre volcanique. La cendre volcanique est très bon pour  absorber le rayonnement . Mais la solution n’est pas d’ empêcher l’eau de sortir . La solution est d’empêcher l’eau de pénétrer dans le sol. Donc , en dehors de la tranchée qu’ils entourent l’usine , s’ils contrôlent la fuite d’eau, le niveau d’eau baisse ( de l’eau propre en dehors de la tranchée ) ce qui empêche encore de l’eau irradiée de s’infiltrer dans le site Daiichi .

Les Japonais n’ont pas été disposés à dépenser de l’argent . Je me suis approché il y a deux ans avec cela et on m’a dit que Tokyo Electric n’a pas d’ argent à dépenser. Mais bien sûr , le problème est maintenant que nous sommes en train  de contaminer tout l’ océan Pacifique  ce qui est extrêmement grave .

ES: Est- ce que quelque chose peut être fait avec cela, je veux dire avec l’océan?

AG : Franchement, je ne le crois pas . Je pense que nous allons continuer à libérer des matières radioactives dans l’océan pendant 20 ou 30 ans au moins. Ils vont  devoir  pomper l’eau hors des zones entourant le réacteur nucléaire . Mais franchement, cette eau est  l’eau la plus radioactive que j’ai jamais connu dans ma vie . Je travaille directement sur un des cœurs de réacteurs nucléaires au cours des arrêts pour rechargement . Et l’eau  est projetée directement sur un coeur de réacteur nucléaire et  lorsque la centrale  est en marche ,c’est mille fois moins radioactif que cette eau . Donc, il y a une quantité extraordinaire d’eau et même si ils construisent le mur, les eaux souterraines entrent dans le Pacifique par des sources sous-marines. On n’a pas besoin d’ exécuter des travaux  pour contrôler les fuites  du haut de la surface dans le Pacifique. Il peut pénétrer dans les sources sous-marines ainsi .

ES: Sur le plan intérieur , pensez-vous que les dernières révélations sur Fukushima  vont  retarder les décisions sur la réactivation des centrales nucléaires japonaises?

AG: Je pense qu’il devrait . Je pense que le grand problème, c’est que le gouvernement japonais n’a pas été honnête avec son peuple sur le coût de nettoyer Daiichi . Je pense que le coût de nettoyer tout le site va être  de plus 100 milliards de dollars . Et le coût pour nettoyer la préfecture de Fukushima va être un autre 400 milliards de dollars .

Le gouvernement japonais n’a pas dit aux gens qu’ils sont sur le crochet pour une demi-billion de dollars. Et je pense que si les gens  au japon ont  compris l’ ampleur des dégâts qu’une centrale nucléaire peut créer , ils devraient  réfléchir  en gardant les yeux fixés sur  les centrales nucléaires restantes , car cela  pourrait se produire ailleurs . C’est l’endroit le plus sismique de la planète et de construire une centrale nucléaire est plutôt stupide.

Fukushima: des tonnes d’eau radioactive se déversent dans l’océan Pacifique, malgré les revendications gouvernement japonais

Voici l'endroit ou l'eau en provenance des  réacteurs endommagés fuit vers l'océan Pacifique...l'eau est en ébullition.
Voici l’endroit ou l’eau en provenance des réacteurs endommagés fuit vers l’océan Pacifique…l’eau est en ébullition.

 

Une photo aérienne montre la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord du Japon. L'eau radioactive déversée lors d'une catastrophe provoquée par le tsunami en 2011 fait tranquillement son chemin vers la zone côtière américaine.Sur cette photo prise en altitude on peut deviner la chaleur et le bouillonnement de l'eau et la différence de couleur.
Une photo aérienne montre la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord du Japon. L’eau radioactive déversée lors d’une catastrophe provoquée par le tsunami en 2011 fait tranquillement son chemin vers la zone côtière américaine.Sur cette photo prise en altitude on peut deviner la chaleur et le bouillonnement de l’eau et la différence de couleur.Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

 

 

L’eau contaminée par les radiations coule dans l’océan Pacifique d’un port à la  centrale nucléaire  No 1 de Fukushima malgré les assurances du Premier ministre Shinzo Abe que ces fuites ont  été  » complètement bloqué . « 

M.Abe, le 19 septembre 2013, a fondé son affirmation sur les mesures prises dans l' »océan extérieur »( en dehors des eaux territoriales japonaises).

Mais les experts ont affirmés que  les niveaux de substances radioactives par voie maritime restent souvent en deçà des limites de détection dans l’océan extérieur parce que les substances sont tout simplement devenues diluées .

Le gouvernement a estimé que 300 tonnes d’eau souterraine radioactive fuit chaque jour dans le port de la centrale. Le port a une ouverture sur l’océan externe à travers laquelle 20 pour cent de l’eau de mer (venant des réacteurs)  est censé être remplacé par l’eau de mer de l’océan extérieur pendant un cycle de marées hautes et basses .

Michio Aoyama, un chercheur senior de la chimie marine à l’Institut de recherche météorologique de l’ Agence météorologique du Japon , a estimé que 30 milliards de becquerels de césium radioactif et un autre 30 milliards de becquerels de strontium radioactifs continuent de fuir dans l’océan extérieur tous les jours.

Les matières radioactives  entrent en décroissance avec le temps à des taux fixes , mais les données de surveillance disponibles n’ont pas montré de baisse de leurs niveaux.

Une entrée quotidienne de 60 milliards de  becquerels est nécessaire pour que cela se produise , a déclaré Aoyama .

Le Césium radioactif  et le strontium  continuent d’être détectés à l’intérieur du port. Ils sont soupçonnés de provenir de l’eau hautement radioactive qui a fui dans des fosses souterraines en Avril et mai 2011 après que l’eau a été utilisée pour refroidir le combustible nucléaire fondu durant les premiers stades de l’accident nucléaire qui a commencé en Mars 2011.

Pour faire face à la situation, Tokyo Electric Power Co. a installé des barrières de polyester de 0,5 millimètre d’épaisseur , qu’elle appelle «clôtures anti-érosion,  » dans le port en Avril 2011 afin de réprimer le trafic de l’eau salée. Mais les obstacles ne peuvent pas bloquer totalement la circulation des substances radioactives parce que les particules de boue  et d’eau  fines peuvent pénétrer dans les clôtures anti-érosion à travers les grilles de trous minuscules , chacune de 0,02 à 0,03 millimètre .

TEPCO , le gouvernement de la préfecture de Fukushima, le ministère de l’Environnement , l’Autorité de réglementation nucléaire et d’autres organisations ont été surveiller  les niveaux de radioactivité dans l’eau de mer et le fond marin sur  200 à 300 sites, la plupart d’entre eux dans un rayon de 20 kilomètres de la centrale nucléaire paralysé . Mais les méthodes de ces mesures ont été remises en question .

Les experts ont souligné un manque de cohérence dans les méthodes d’ échantillonnage et d’analyse au cours d’une réunion d’un groupe NRA chargé de la surveillance des océans le 13 septembre .

 » Les mesures peuvent varier dix fois au même endroit », dit un expert .

 » Les méthodes d’analyse sont dépassées », a dit un autre .

Le Commissaire de la NRA ,Kayoko Nakamura a dit qu’elle prendra des mesures pour améliorer la situation.

 » Les données doivent être prises de façon précise et fiable », a déclaré Nakamura .

Le NRA  prévoit de commencer à surveiller le sol des fonds marins dans une zone qui s’étend sur 20 km à lest de la centrale nucléaire et à 50 km du nord au sud. Le plan fera usage de matériel développé par des chercheurs de l’Université de Tokyo qui est attaché à un fil et réduit d’un bateau sur le fond marin pour mesurer les niveaux de césium radioactif dans le sol pendant que le navire se déplace le long .

Le NRA  prévoit de surveiller les  600.000 sites  à intervalles de 1 mètre et de mettre en commun les résultats avant l’exercice en cours se termine en Mars.

…À  moins que l’Apocalypse  vient changer l’Agenda des scientifiques  japonais d’ici là!

 

(Sources:Ashahi Shimbun)