En ce 26 janvier 2015, à Toronto (Ontario,Canada), dans le silence médiatique le plus complet, des citoyens canadiens regroupés au sein du Comité sur la réforme économique et monétaire (COMER) ont gagné le procès qui les oppose à la banque centrale du Canada, qu’ils accusent d’être contrôlée inconstitutionnellement par des banques privées depuis 1974.
Pourquoi les Canadiens permettent-ils aux banques privées de profiter de la dette publique alors que juridiquement, la Banque du Canada se doit de garantir des prêts sans intérêt comme elle l’avait fait pendant la Grande Dépression, la Seconde Guerre mondiale et les Trente Glorieuses ? C’est la question que posent depuis plusieurs années Ann Emmett, William Krehm et le Comité sur la réforme économique et monétaire, le COMER, représentés par le célèbre avocat constitutionnaliste Rocco Galati (photo ci-dessus).
LE BAILLON SUR LES MÉDIAS ET L’INFORMATION
Trois juges de la cour fédérale du Canada leur ont donné raison le 26 janvier, réaffirmant que la banque devait pouvoir émettre sans intérêt de l’argent pour les besoins du gouvernement. Ce procès, parce que révolutionnaire, n’a évidemment été couvert par aucun média de masse ni au Canada, ni à l’international : « Il est évident que le gouvernement a demandé aux médias officiels de se taire, mais je ne peux révéler mes sources », a déclaré Rocco Galati, qui a qualifié de « dictature calme », la crise perpétuelle de la dette entretenue par le monopole des banques privées sur le prêt d’argent au gouvernement.
Il est temps que les Canadiens connaissent et comprennent que les banksters internationaux ainsi que Pierre E. Trudeau et d’autres ( gouverneur de la Banque du Canada ) ont donné le pouvoir et le contrôle de notre système économique,basé sur la masse monétaire, à ces criminels, en 1974. Il faut comprendre que Trudeau faisait partie des élites du monde, qui travaillent à bâtir le Nouvel Ordre Mondial…actuel! Il a assisté aux réunions de Bilderburg et je suis sûr à d’autres réunions, qui ont contribué à mettre en place ce système financier mondial.
Nous, les Canadiens et les Québécois devont prendre conscience de ce que ces traîtres ont fait pour le Canada et les Canadiens,pour le Québec et les Québécois. CECI EST UNE TRAHISON !!! Celui qui contrôle le système monétaire, contrôle CE PAYS. C’est aussi simple que cela !!!! Si la Banque du Canada à jour, aurait contrôlé notre système monétaire et imprimé notre monnaie, nous n’aurions pas été redevable de 1 billion de dollars en intérêts à ces criminels banksters internationaux !!! Si nous aurions imprimé notre propre argent, nous aurions pu devoir quelque chose comme 30 milliards de dollars au maximum. Savoir c’est pouvoir REPRENDRE notre pouvoir !!!! CES banksters vont mettre d’énormes pressions sur nos gouvernements et le pouvoir judiciaire, afin d’arrêter CETTE INFORMATION CIRCULER ET D’ARRETER CE PROCESSUS DE PASSE !!! Je suis sûr, Harper va de pair avec ce que ces banksters VEULENT ??? Je suis sûr qu’il sera bien récompensée par ces criminels ???? Arrêtons les au plus vite!
Les Premières Nations sont les premiers occupants du territoire.
En plus du peuple québécois de langue française,depuis septembre 2014,le gouvernement Harper a clairement signalé son intention de :
-Concentrer tous ses efforts sur l’assimilation des Premières Nations en forçant leur intégration dans les structures des gouvernements fédéral et provinciaux du Canada.
-Abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations qui sont pourtant protégés par la Constitution et reconnus par le droit international.
Tout a commencé par l’arrivée de Jacques Cartier ,en 1534.
-Extinction dans ce contexte signifie que le gouvernement fédéral mettra fin à la souveraineté préexistante des Premières Nations en forçant ces dernières à conclure des ententes définitives de règlement des revendications territoriales et d’autonomie gouvernementale en vertu desquelles elles seront converties en municipalités, leurs réserves seront converties en *terres en fief simple et leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités seront abolis.
Pour y parvenir, le gouvernement Harper a annoncé trois (3) nouvelles politiques :
-Une approche “axée sur les résultats” en matière de négociation de traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Il s’agit d’un processus d’évaluation de 93 tables de négociation d’un bout à l’autre du Canada en vue de déterminer qui acceptera et qui refusera d’abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités aux conditions imposées par le Canada dans ses politiques sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale. En cas de refus, les négociations se termineront puisque le gouvernement fédéral se retirera, emportant avec lui le financement.
-Le financement de base des organisations politiques régionales et nationales des Premières Nations sera réduit et plafonné. Pour les organisations politiques régionales des Premières Nations, le financement de base annuel sera plafonné à 500 000 $. Pour certaines organisations régionales, cela se traduira par une réduction annuelle de 1 million de dollars ou plus. Cela restreint la capacité des chefs et des cadres supérieurs des organisations provinciales et territoriales à mobiliser les Premières Nations et à défendre leurs droits et intérêts.
-Le financement des conseils tribaux et de bande des Premières Nations destiné aux services de consultation sera aboli au cours des deux (2) prochaines années, ce qui restreindra davantage la capacité des chefs et des cadres supérieurs des conseils tribaux et de bande à analyser et à évaluer les répercussions des politiques et des lois fédérales et provinciales sur les droits inhérents, ancestraux et issus de traités.
Ces trois nouvelles politiques s’ajoutent aux lois fédérales unilatérales suivantes que le gouvernement Harper impose aux Premières Nations :
-Projet de loi C-27, Loi sur la transparence financière des Premières Nations.
-Projet de loi C-45, Loi de 2012 sur l’emploi et la croissance [ce projet de loi omnibus comprend les modifications à la Loi sur les Indiens concernant le vote sur la cession et la désignation de terres de réserve].
-Projet de loi S-2, la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux.
-Projet de loi S-6, Loi sur les élections au sein de Premières Nations.
-Projet de loi S-8, Loi concernant la salubrité de l’eau potable sur les terres des Premières Nations.
-Projet de loi C-428, Loi sur la modification et le remplacement de la Loi sur les Indiens [projet de loi émanant d’un député que le gouvernement Harper appuie].
Chef amérindien.
Il y a également les projets de loi d’intérêt public émanant du Sénat :
-Projet de loi S-207, Loi modifiant la Loi d’interprétation (maintien des droits autochtones ancestraux ou issus de traités).
-Projet de loi sur la reconnaissance de l’autonomie gouvernementale des Premières Nations.
Algonquin dansant dans un Pow Wow.
Les projets de loi du gouvernement Harper précités visent à porter atteinte aux droits collectifs des Premières Nations en mettant l’accent sur les droits individuels des personnes. Voilà le “cadre législatif moderne” que les conservateurs ont promis en 2006. Le programme électoral des conservateurs de 2006 promettait de :
Remplacer la Loi sur les Indiens (et la législation connexe) par un cadre législatif moderne qui donnera aux Autochtones canadiens l’entière responsabilité juridique et démocratique de leurs propres affaires au sein de la Constitution, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.
Bien sûr, pour les conservateurs, le terme “moderne” signifie l’assimilation des Premières Nations en abolissant leurs droits collectifs et en délestant les responsabilités fédérales sur les Premières Nations et les provinces.
Un projet de loi qui n’a pas encore été déposé au Parlement, mais qui le sera, est celui de la Loi sur le droit de propriété des Premières Nations (LDPPN). Ce concept de propriété privée dans les réserves indiennes propagé par des gens comme Tom Flanagan et par l’ancien chef de Kamloops, Manny Jules, qui propose certaines mesures fiscales, est également au coeur du programme électoral de 2006 du gouvernement Harper.
Il y eut de nombreux amérindiens qui se portèrent volontaires pour servir l’Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.
Dans son programme électoral de 2006, le gouvernement Harper promettait aux Autochtones :
D’appuyer la possession de biens immobiliers par des particuliers dans les réserves et d’encourager un régime de crédit à l’appui de la propriété de résidences particulières.
Les objectifs à long terme mis de l’avant dans les politiques et les mesures législatives du gouvernement Harper et énumérés ci-dessus ne datent pas d’hier ; ils sont au moins aussi vieux que la Loi sur les Indiens et ont été formulés dans le Livre blanc de 1969 sur la politique indienne du gouvernement fédéral, lequel comprenait un plan visant à abolir les droits des Indiens.
Anciens plans d’extinction : Livre blanc de 1969 et “précipice à bisons (Buffalo Jump) des années 1980”.
Certificat de statut d’indien…au Canada. Il y a plusieurs sortes de citoyens,des lois différentes entre les sortes d’individus…et une justice inopérante déconnectée du réel.
Les objectifs du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne étaient les suivants :
-Assimiler les Premières Nations.
-Supprimer la reconnaissance législative.
-Neutraliser la reconnaissance constitutionnelle.
-Imposer la taxation.
-Favoriser un empiètement des provinces.
-Éliminer les terres de réserve et abolir le titre ancestral.
-Faire en sorte que les communautés soient économiquement sous-développées.
-Dissoudre les traités.
Puisque les Premières Nations d’un bout à l’autre du Canada se sont ralliées pour contrer la politique d’extinction proposée en 1969 par le gouvernement libéral Trudeau, le gouvernement fédéral a dû trouver une stratégie pour les rassurer et mettre fin à la levée de boucliers.
Dans une note du 1er avril 1970, David Munro, sous-ministre adjoint d’Affaires indiennes en matière de consultation et de négociations auprès des Indiens, a donné les avis suivants à ses maîtres politiques, Jean Chrétien et Pierre Trudeau :
[…] dans notre définition des objectifs et des buts, non seulement dans la façon dont ils sont formulés dans les documents officiels, mais aussi dans la façon dont on y fait référence dans les notes officieuses, les ébauches de documents de planification ou les simples conversations. Nous devons cesser de dire que nous voulons atteindre l’objectif d’en finir avec les Premières Nations au cours des cinq (5) prochaines années […]. Nous pouvons continuer à croire avec autant de fermeté et de sincérité que les politiques [du Livre blanc] que nous proposons sont les bonnes […] [Traduction].
La dernière proposition [du Livre blanc], qui vise à éliminer le statut particulier dans les lois, doit être remise à beaucoup plus tard […] en conclusion, j’estime que nous n’avons pas à changer le contenu de la politique [du Livre blanc], mais que nous devrions accorder une importance variable à ses divers volets et que nous devrions essayer d’en discuter en fonction de ses divers volets plutôt que dans son ensemble […] nous devrions avoir recours à des tactiques différentes en ce qui a trait à la politique [du Livre blanc], mais nous ne devrions pas nous éloigner de son contenu fondamental. (Non souligné dans l’original) [Traduction].
Au début des années 1970, le gouvernement libéral Trudeau a renoncé publiquement à la mise en oeuvre du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, mais, comme on peut le lire dans la note de M. Munro, la bureaucratie fédérale a changé l’échéance de la mise en oeuvre des objectifs d’assimilation et d’extinction du Livre blanc de 1969 ; en effet, ce qui devait être atteint en cinq (5) ans devait désormais l’être à long terme.
Au milieu des années 1980, le gouvernement conservateur Mulroney a repris les éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne dans un mémoire au Cabinet.
En 1985, il y a eu fuite aux médias par un employé du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) d’une soumission secrète devant être présentée au Cabinet. Un autre représentant du gouvernement fédéral l’avait surnommé “précipice à bisons des années 1980”. Le surnom faisait allusion aux recommandations comprises dans le document secret, qui, une fois adopté, devait mener les Indiens inscrits à une mort culturelle, d’où la métaphore.
Ce document proposait une approche de gestion des politiques et des programmes touchant les Premières Nations, laquelle visait à :
-Limiter et, à long terme mettre, fin aux obligations fiduciaires fédérales.
-Réduire les dépenses fédérales engagées pour les Premières Nations, en vertu de programmes de financement, et interdire le financement déficitaire.
-Transférer aux provinces et aux “bandes avancées” la responsabilité et les coûts liés aux services offerts aux Premières Nations, au moyen d’ententes tripartites, de cogestion et d’autonomie gouvernementale.
-Réduire la taille du MAINC en transférant la responsabilité administrative de programmes aux “bandes avancées” et en transférant des programmes à d’autres ministères fédéraux.
-Négocier des ententes d’autonomie gouvernementale municipales avec les Premières Nations, ce qui aurait comme conséquence que le gouvernement des Premières Nations abandonnerait son statut constitutionnel de gouvernement souverain et deviendrait une municipalité assujettie aux lois provinciales ou territoriales.
-Éteindre le titre et les droits ancestraux en échange d’un titre en fief simple en vertu des lois provinciales ou territoriales tout en donnant à la province ou au territoire le titre sous-jacent sur les terres des Premières Nations.
Le “précipice à bisons” du gouvernement Mulroney a temporairement été mis en échec par la crise d’Oka, en 1990. Le premier ministre Mulroney a répondu à la crise d’Oka par sa politique des “quatre piliers” :
-Accélérer le règlement des revendications territoriales.
-Améliorer les conditions sociales et économiques dans les réserves.
-Renforcer les relations entre les peuples autochtones et les gouvernements.
-Étudier les préoccupations des peuples autochtones du Canada dans le contexte de la vie canadienne contemporaine.
En 1991, le premier ministre Brian Mulroney a également annoncé la création d’une Commission royale sur les peuples autochtones, laquelle a commencé ses travaux au cours de la même année ; la création d’une Commission des revendications des Indiens pour examiner les revendications particulières ; la création d’un Groupe de travail sur les revendications en Colombie-Britannique, lequel a constitué le fondement du processus de la Commission des traités de la Colombie-Britannique.
En 1992, les organisations autochtones et le gouvernement fédéral se sont entendus, dans le cadre de l’Accord de Charlottetown de 1992, sur des modifications à la Loi constitutionnelle de 1982 de façon à y inclure la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale. C’était la première fois que les organisations autochtones participaient à part entière aux pourparlers. L’Accord a cependant été rejeté lors d’un référendum national.
La réforme de la Constitution canadienne ayant échoué en 1992, depuis les vingt (20) dernières années, le gouvernement fédéral (libéral aussi bien que conservateur) continue à élaborer des politiques et des lois axées sur les objectifs du Livre blanc et du “précipice à bisons”. Malheureusement, bien des Premières Nations ont accepté de compromettre leurs droits constitutionnels et internationaux en négociant sous les conditions imposées par les politiques d’extinction du Canada.
Légitimation des politiques d’extinction du Canada par les tables de négociation
Depuis trente (30) ans, les droits ancestraux et issus de traités sont “reconnus et confirmés” par l’article 35 de la Constitution canadienne. Comment se fait-il que la protection constitutionnelle des droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations n’ait pas été mise en oeuvre sur le terrain ?
On peut répondre à cette question ainsi : après l’échec des conférences des premiers ministres sur les questions constitutionnelles intéressant les Autochtones dans les années 1980, nombre de Premières Nations ont accepté de mettre en jeu leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités protégés par l’article 35 en concluant ou en négociant des traités modernes ou des ententes sur l’autonomie gouvernementale selon les conditions de négociation unilatérales du Canada.
Non seulement ces traités modernes et ententes sur l’autonomie gouvernementale ont contribué à rendre l’article 35 de la Constitution canadienne vide de sens juridique, politique ou économique, mais les ententes définitives créent ensuite des précédents utilisés contre d’autres Premières Nations en négociation.
De surcroît, les politiques du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale se trouvent bien en deçà des normes internationales établies dans les articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le Canada a appuyé publiquement la Déclaration en novembre 2010, mais de toute évidence, son interprétation de la Déclaration diffère de celle de la plupart des Premières Nations, si l’on tient compte de l’approche unilatérale qu’il privilégie en matière d’élaboration de lois et de politiques.
Le Canada avait voté contre la Déclaration le 13 septembre 2007, déclarant qu’elle allait à l’encontre de ses politiques intérieures, particulièrement les articles portant sur le droit à l’autodétermination des peuples autochtones, les droits territoriaux et le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.
Actuellement, la position du Canada à l’égard de la Déclaration est qu’elle peut être interprétée comme bon lui semble, bien que les principes de la Déclaration fassent partie du droit international et non du droit interne.
La stratégie fédérale consiste à garder la Loi sur les Indiens (avec des modifications) en tant que loi fédérale principale pour maîtriser et gérer les Premières Nations. La seule façon pour les Premières Nations de se soustraire à la Loi sur les Indiens est de négocier une entente en vertu des politiques à sens unique du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale. Ces ententes sur les revendications territoriales et l’autonomie gouvernementale exigent toutes l’extinction des droits ancestraux pour une parcelle de terre, une compensation financière et la délégation de compétences dans le cadre des ordres de gouvernement fédéral et provincial existants.
Le Canada a décidé de ne pas reconnaître la souveraineté préexistante des Premières Nations ni de permettre l’établissement d’un ordre de gouvernement distinct pour les Premières Nations en fonction de l’article 35 de la Constitution canadienne.
Que ce soit par le biais du chantage, de la subornation ou de la force, le Canada utilise la pauvreté des Premières Nations pour obtenir des concessions de celles qui veulent s’affranchir de la Loi sur les Indiens par le biais d’ententes sur les revendications territoriales ou l’autonomie gouvernementale. Toutes ces ententes sont conformes à l’interprétation, par le Canada, de l’article 35 de la Constitution canadienne, qui consiste essentiellement à convertir les Premières Nations en municipalités ethniques sur le plan juridique, politique et économique.
Les premiers groupes au Canada qui ont accepté de mettre en cause leurs droits inhérents et ancestraux conférés par l’article 35 en s’engageant dans des traités modernes ont créé une coalition, la Land Claims Agreement Coalition, qui a pour membres :
le Conseil des Premières Nations du Yukon (représentant neuf organisations de revendications territoriales au Yukon) ;
le Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) ;
le Conseil tribal des Gwich’in ;
la Société régionale Inuvialuit ;
la Première Nation des Kwanlin Dun ;
les Premières Nations des Maa-Nulth ;
la Société Makivik ;
a Nation naskapie de Kawawachikamach ;
la nation Nisga’a ;
Nunavut Tunngavik Inc. ;
Nunatsiavut Government ;
Sahtu Secretariat Inc. ;
Tlicho Government ;
la Première Nation de Tsawwassen ;
la Première Nation des Gwitchin Vuntut.
Les membres de la Coalition se sont regroupés, voyant que le gouvernement fédéral n’appliquait adéquatement aucun de ses traités modernes. Elle est devenue essentiellement un groupe de pression pour pousser collectivement le gouvernement fédéral à respecter ses traités modernes. Selon les membres de la Coalition, l’application des traités modernes pose encore problème aujourd’hui.
Le fait que le Canada a déjà enfreint les traités modernes ne devrait pas inspirer confiance aux Premières Nations qui se préparent à participer aux tables de négociation avec le Canada sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale.
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a recensé 93 tables de négociation de traités modernes ou d’ententes sur l’autonomie gouvernementale à l’échelle du Canada.
Indiens micmacs en raquettes,en 1981.
Le gouvernement fédéral (et les provinces ou territoires) se sert des Premières Nations qui prennent part à ces 93 tables pour justifier les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale, qui sont fondées sur l’extinction du titre ancestral et des droits inhérents, ancestraux et issus de traités.
Le gouvernement fédéral fait régulièrement fi des Premières Nations qui refusent de négocier et qui résistent aux politiques fédérales de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale et continue d’exercer le contrôle et la gestion de ces dernières, grâce à la Loi sur les Indiens (des modifications).
Les tentatives des Premières Nations non participantes pour réformer les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale ne sont pas prises au sérieux par le gouvernement fédéral, vu le nombre de Premières Nations qui ont déjà mis en cause leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités en acceptant de négocier selon les conditions générales et de financement de ces politiques en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale.
Par exemple, après le jugement Delgamuukw, passé en 1997 par la Cour suprême du Canada, reconnaissant l’existence du titre ancestral au Canada, l’Assemblée des Premières Nations a tenté de réformer la politique de négociation des revendications globales afin qu’elle soit en accord avec la décision rendue par la Cour suprême du Canada dans la cause Delgamuukw.
Cependant, le 22 décembre 2000, Robert Nault, le ministre des Affaires indiennes de l’époque, disait essentiellement, dans une lettre adressée au chef Arthur Manuel : pourquoi le gouvernement fédéral devrait-il changer sa politique en matière de négociation des revendications globales si les Premières Nations sont prêtes à négocier en vertu de la politique dans sa forme actuelle ?
Voici une question qui mérite d’être soulevée : pourquoi les Premières Nations demeurent-elles à des tables de négociation qui mènent ultimement à l’extinction des droits inhérents et ancestraux de leur peuple, surtout lorsqu’il s’avère que les traités modernes sont régulièrement violés après leur signature par le gouvernement fédéral ?
Nombre de ces négociations se déroulent en Colombie-Britannique où, malgré vingt ans de négociations, le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique a produit deux petits traités modernes, avec les Premières Nations de Tsawwassen et des Maa’Nulth. Le traité des Nisga’as avait été conclu en 2000, en marge du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.
Tous ces traités modernes ont donné lieu à l’extinction du titre ancestral, par la conversion de réserves en terres en fief simple, l’élimination d’exonérations fiscales, la conversion de bandes en municipalités, parmi tant d’autres répercussions sur les droits inhérents et ancestraux.
La nation métissée du Québec existe aussi.
Le plan d’extinction du gouvernement Harper
Outre l’imposition de lois unilatérales ou de réductions et plafonds de financement aux Premières Nations et à leurs organisations politiques, l’approche “axée sur les résultats” annoncée le 4 septembre 2012 pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale revient, pour le gouvernement Harper, à dire aux Premières Nations qui négocient : “c’est à prendre ou à laisser”.
La politique du Canada en matière de négociation des revendications globales exige des Premières Nations qu’elles empruntent du gouvernement fédéral pour négocier leurs “revendications territoriales”. Selon le gouvernement fédéral :
À ce jour, les prêts courants versés aux groupes autochtones par le Canada afin d’appuyer leur participation aux négociations totalisent 711 millions de dollars. Ce montant représente une responsabilité financière majeure pour la collectivité autochtone. De plus, le gouvernement du Canada verse annuellement 60 millions de dollars en subventions et contributions aux groupes autochtones pour appuyer leur participation aux négociations.
Ce sont les politiques du Canada qui ont forcé les Premières Nations à emprunter pour négocier leurs “revendications”, la “responsabilité financière” qui en découle est donc une mesure politique conçue par le gouvernement fédéral pour pousser les Premières Nations à arriver le plus rapidement possible à un règlement de leurs “revendications”. Aux dires du gouvernement fédéral, le processus de négociation des revendications globales a plutôt “créé une industrie de la négociation qui a peu d’incitatifs à atteindre un accord”.
Cette dette cumulative de 711 millions de dollars, greffée aux subventions et contributions qui s’élèvent à 60 millions de dollars annuellement, a compromis ces Premières Nations participantes et leurs dirigeants au point où ils ne sont plus en position de sérieusement s’opposer au plan d’extinction du gouvernement Harper.
Plus de 50 % des revendications globales se trouvent en Colombie-Britannique. Le Sommet des Premières Nations représente les Premières Nations participantes en Colombie-Britannique, quoique certaines se soient jointes à l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, brouillant ainsi la distinction de longue date entre ces deux organisations politiques. Auparavant, cette dernière s’opposait avec véhémence au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, tandis que maintenant, elle se fait plutôt muette à ce sujet.
Ces deux principales organisations politiques, le Sommet des Premières Nations et l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, se sont regroupées pour former le B.C. First Nations Leadership Council, intégrant encore davantage les droits et intérêts de leurs communautés membres respectives, sans égard au fait qu’elles participent ou non au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.
Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les chefs qui ne prennent pas part au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique réagissent peu à l’approche “axée sur les résultats” du gouvernement Harper pour la négociation des traités et de l’autonomie gouvernementale.
Les Premières Nations de la Colombie-Britannique ne tirent pas parti du fait que depuis le jugement Delgamuukw, les gouvernements doivent considérer les revendications territoriales non réglées et les litiges comme passifs éventuels. Des passifs qui peuvent avoir une incidence sur la cote de crédit souverain du Canada et les cotes de crédit des provinces. Pour contrer ces passifs, le Canada présente le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique comme le moyen auquel il a recours afin d’amortir ces passifs, faisant remarquer que les Premières Nations empruntent des sommes substantielles pour négocier avec les gouvernements.
Un autre exemple récent qui montre à quel point les Premières Nations de la Colombie- Britannique et leurs organisations sont déconnectées est le fait qu’elles se soucient davantage de ce qui se passe sur la scène internationale que de la réalité nationale en matière de politiques et de droit est le tollé que le récent Accord Canada-Chine a provoqué au sein des Premières Nations.
Les chefs de la Colombie-Britannique, ainsi que leurs organisations dénoncent publiquement l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers Canada-Chine en raison de son incidence néfaste sur le titre et les droits ancestraux, pourtant, ils ne réagissent pas au plan d’extinction accéléré du premier ministre Harper. Il semble que les Premières Nations participantes se préoccupent davantage du fait que l’Accord Canada-Chine puisse faire obstacle au règlement de futures revendications territoriales dans le cadre du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.
Les chefs participant aux tables du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique et leurs organisations ont eu vingt ans pour négocier la “reconnaissance et la confirmation” du titre et des droits ancestraux, mais cela se révèle toujours impossible en vertu des politiques du Canada visant l’extinction des droits collectifs. Résultat : le processus n’a engendré que deux traités d’extinction. Même Sophie Pierre, présidente de la Commission des traités de la Colombie-Britannique a déclaré : “Si on ne peut pas réussir, l’heure est venue pour nous de nous rendre à l’évidence. Je pense qu’on ne l’a pas, alors qu’on arrête tout ça” [Traduction].
Il est reconnu que le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, qui se poursuit depuis vingt ans, s’est soldé par un échec. Il a bien servi les intérêts du gouvernement pour contrer ses passifs éventuels associés aux droits fonciers des Autochtones. Pourtant, il semble que les Premières Nations participantes sont tellement compromises par leurs prêts fédéraux et dépendent tellement de la source de financement que représentent les négociations qu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas se retirer des tables en masse et exiger concrètement que le gouvernement Harper revoie ses politiques en matière de négociation des revendications globales et de l’autonomie gouvernementale à la lumière des articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Il en va de même pour les Premières Nations participantes en Ontario, au Québec et dans la région de l’Atlantique.
Les chefs qui ne participent pas aux processus de négociation de la Colombie-Britannique, du Québec ou de l’Atlantique n’ont pas réagi, ou à peine, à l’approche “axée sur les résultats” du premier ministre Harper pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Les chefs non participants semblent préoccupés davantage par les problématiques de gestion de programmes et de services que par leur titre ancestral et leurs droits ancestraux. Un fonctionnaire fédéral a résumé la situation ainsi : les chefs se penchent sur des éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, comme le développement économique et social, au mépris du principal objectif du Livre blanc, soit l’extinction du statut juridique des Premières Nations.
Conclusion
Vu leur silence devant l’approche “axée sur les résultats”, “à prendre ou à laisser”, du gouvernement Harper en matière de négociation, il semble que de nombreuses Premières Nations qui participent aux tables de négociation sur les revendications globales ou l’autonomie gouvernementale envisagent toujours de conclure une entente en vertu des politiques d’extinction du Canada.
Cela ne peut mener qu’à une division accrue des Premières Nations du Canada, au moment où de plus en plus de Premières Nations mettent en péril leurs droits constitutionnels et internationaux en consentant à conclure une entente définitive selon les politiques d’extinction du Canada, compromettant ainsi les positions politiques des Premières Nations qui ne sont pas en négociation.
Dans l’intervalle, au beau milieu d’une crise financière, le gouvernement Harper continuera de brader les terres et ressources ancestrales dans le cadre d’accords de libre-échange et de protection des investissements étrangers, qui garantiront à des sociétés étrangères l’accès aux terres et aux ressources et mettront en péril les droits ancestraux.
Certains dirigeants et membres de Premières Nations ont critiqué le chef national de l’APN, Shawn Atleo, pour avoir accepté une approche conjointe avec le gouvernement Harper, notamment la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations, mais à vrai dire, les chefs des quatre coins du Canada n’ont mis aucune pression sur le premier ministre Harper à la rencontre. De nombreux chefs ont plutôt profité de l’occasion pour se faire prendre en photo avec le premier ministre.
Les Premières Nations qui sont en processus de négociation conjoint avec le Canada semblent se diriger collectivement vers le “précipice à bisons” en s’apprêtant à signer des ententes d’extinction avec le Canada qui rendent l’article 35 vide de sens.
La plupart des critiques du chef national de l’APN, Shawn Atleo, émanent des chefs des Prairies signataires de traités. Il est intéressant de noter, en jetant un coup d’oeil au tableau fédéral des 93 tables de négociation, que peu de Premières Nations des régions visées par les traités historiques participent aux tables de négociation sur l’autonomie gouvernementale, à l’exception de l’Ontario, où l’Union des Indiens de l’Ontario et la Nishnawbe-Aski Nation négocient des ententes sur l’autonomie gouvernementale.
À la lumière des annonces faites le 4 septembre 2012 au sujet des changements apportés à la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale, de la réduction et du plafonnement du financement des organisations politiques des Premières Nations et des initiatives législatives unilatérales, de toute évidence, le premier ministre Harper a dupé le chef national de l’APN et les Premières Nations en démontrant que les “résultats” de la Rencontre Couronne-Premières Nations étaient à toutes fins utiles sans substance.
Lors de la Rencontre, un engagement que le premier ministre Harper a pris, est de faire un rapport d’étape en janvier 2013, ce qu’il fera sans doute. Le premier ministre annoncera probablement les progrès accomplis à toutes les tables de négociation au Canada ainsi que l’état d’avancement de ses initiatives législatives.
Il en ressort que les Premières Nations, selon la métaphore, se retrouvent “au bord du précipice”, au moment où les chefs semblent être neutralisés ou craindre de défier le gouvernement Harper. La plupart des membres des communautés, peu informés, ne voient pas l’ampleur de la situation dangereuse à laquelle ils sont exposés, ainsi que leurs générations à venir.
Le seul moyen de contrer le gouvernement Harper est de :
faire en sorte que toutes les Premières Nations qui participent aux négociations suspendent leurs pourparlers ;
organiser et coordonner des journées nationales d’action afin que les Premières Nations manifestent leur opposition au plan d’extinction du gouvernement Harper ;
réclamer que le Canada suspende toutes les dispositions législatives visant les Premières Nations au Parlement et qu’il cesse de présenter de nouveaux projets de loi ;
changer les politiques du Canada en matière de négociation des revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale pour “reconnaître et confirmer” les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations, y compris le respect et la mise en oeuvre des traités historiques.
À défaut d’organiser un mouvement de protestation et de résistance devant le plan d’extinction du gouvernement Harper, les Premières Nations devront accepter d’être reléguées au bas de l’échelle pour tous les indicateurs sociaux, culturels et économiques du Canada, se contenter d’adhérer au plan d’action économique et de création d’emplois du premier ministre Harper, et cesser de parler de leurs droits.
Russell Diabo
Éditeur et rédacteur en chef du First Nations Strategic Bulletin.
Le First Nations Strategic Bulletin est publié par le First Nations Strategic Policy Counsel, un groupe informel de personnes qui pratiquent dans les domaines de la politique ou du droit des Premières Nations. La publication, qui fait partie d’une série, est une initiative bénévole sans but lucratif. Pour obtenir d’anciens numéros, consultez la Collection électronique de Bibliothèque et Archives Canada.
Then youjustfull of good ideasasto distributevideos orpamphlets
fora local event, without claimingthe goldpalmdocumentary.
We comehalfway, and yettheinformation aloneis boththe firstand
the laststep, because we are allinsearchof truth. The next stepyou
commitprobablytake some risksvery moderate, but if revealing.
5)Promote moreto earn more.
LikeourFrenchcolleagues fromContinental, employees who have «
kidnapped« their boss and activiststhat leadto justiceRoselyneBachelot,you
decided tohit them whereit hurts.You’remaster ofyour own,and you can be
proud of yourpair ofc*******.
The governmentmakes yourepeatedlydemonstrated itsinjusticeandyou have
intend toknow andnot to letyou down.
Even if somedamage isregrettableasthismayor of Montreala littleshaken up by
firefighters andpolice officers,it is insignificantcompared to the numberofbrokenlivesand
shamelesspromises thatyoumade.
Thepaper andinformativeapproachis essential, butit is stillpossible to climband
to make its voiceheard,without unnecessaryviolence.GenesbloodQuebecstrainofFrenchand FirstNationsregain theirstrength andyou‘re not afraid to provoke andstand upagainstinjustice, even totake a few hitsandadministrative pressuresto be settledasall otherwoesyoucould cross.
6)The citizenlobbying,the return of theboomerangpressures andthreatsinstitutions.
While remainingpolitebut firm, it is possible to put pressureon institutions
that driveus,by makingthem realize thatbehind theircustomer numberhides a
voice, group, ideas that arefar more powerful thanlettersorstrokes
phones.
Examples…
Take the example oftheresidents of a neighborhoodin Toulouse,France, who defendedtheir neighbor
againstexclusion,they simplyinformedthe company ofEDFandwaterif theywere
cutthe energy of theirneighbor, it would be twentyto come andrestorebecauseit is forbidden to
comingoff the waterfor a family ofthreechildren.There’swater foreveryone hereor not?
Desertthequestion is notthe same, butinFrancethere iswaterand cut
Food for apayment problemis unfair.
So youreallyhave confidence in yourself, while remainingquiet butmaking
understandthat you are notjust anyone.There isnothing illegal oroffensiveto cause
justhis bankersaying,«
Attentionismy moneyat home,if itdisappearsI comesee you,I do not carewhether
RockefellerorGreenspan,if one daymy10,000 eurosI cantake them off, it’s you
I come to see.
You arestrongat heartand continuethe struggleagainstthe Zionistinvasionas did
our ancestorsagainstthe Nazi invasion.
7)Hart
Here we are,the real funis attacked.
You are drivingwithout a license andyou work inblack, you withdrewyourmoney from
bank,you set yourTVand finda life inall its glory.you have
finallytasted freedomafter 12years of study and25years of work,and neversomeone
will not controlyour life,you are a truerevolutionary.
After all, we are all proudof the American Revolutionof 1776,thePatriotesRebellion, Quebec, from1836 to 1837and especially theFrenchRevolution of 1789, right?, It is taughtinHistory,andisalsotruncated-there, this eventmarks thestronghistoryof theworld.
So whynota second revolution(or ratherfirst) …the United Statesof America,in Quebec andFrance..
There isno shame inrefusing topay taxesthatgo directlyinto the pockets of
Rockefellerto payan infinitedebtthat will never bepaid.
The New World Orderis your enemy, youfocused andyou realizedthat
behind thesefew thousandconspirators, there are sixbillionrevolutionarieswho
waiting tobreak their chains, and you look forflaws andsolutions, it is very
Well,do not panicandkeepyour energy,in due courseyou will getgreat
need.
8)Altruism andUtilities2.0
That’s it,you putyour skillsto theservice of humanity, you organize debates
CottenandMarcelVervloesem,whoare not afraidof anything andwill returnperhaps in
history,ifwe come outwinnersfor therewrite.
10)tarred and feathered.
Nothingscares you, nothing holds you back, and you’ve decided totake the law
yourself, because nobody wants todo, andthatFreemasonryhas infiltratedall
courts.
Mostof the actorsoperating in the shadowsandwork for justicerather than
glory.
Feel free toimaginehowit will bepossible one dayto condemn thepognée
criminalswho believe themselvesauthorized todo allin the name ofmoneyandresearch
absolute power.
Risk losingeverything is notnecessarily the rightsolution, survive the nightis the firstact of aconscientiousgood revolutionary…Learn allsurvive theNew World Orderif you want tocut downand replace it withthe…New Era !
July 22, 2012, a huge crowd swarmed the streets of Montreal,Quebec, expressing his deep desire sweeping political changes and sociaux.It is unthinkable that all these knowledgeable people decide April 7, 2014 to re-elect Philippe Couillard and the Mafia of Liberal Party Quebec as if we had to abandon our ideals in Quebec.
Conclusion:
Whether you areintimidatedor reckless, it allsomethingyou can do,
thepurpose of this articleis not torecruit orto pushthem to revolt, only a few
additional linesthat will encouragea few moreactivists,andwill
one daystraw.
Whether we areawake or‘re warriorsfirstunitedthe capabilities of each
willsave this countrybecome, Quebec, the maintarget of theNew World Orderto destroyher
desire for freedom. InFrance, the People understood thatthis is nota battlebetween leftand right…asin the United StatesbetweenRepublicans andincompetentDémocrates.Lesglobalistshave lostmuch oftheirmargin of error,awindowofferedusto turn things around.
Toone and all, good fight, good luck, never lose hope,every winwill give usalittle more strengthand one dayor the other,the systemwill collapse.
Only a World MovementofCivil Disobediencecanuniteall individual actionsin a common front!
En dehors de cheerleading diplomatique conservateur soutenue pour Israël , un élément clé de l’implication moins aux yeux du public canadien, mais très important, est le rôle clé que de nombreuses entreprises canadiennes jouent dans la création de dispositifs et de technologies militaires maintenant impliqué dans la réalisation des bombardements meurtriers dans la bande de Gaza.
Un récent rapport du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et développement Canada sur les exportations militaires stipule que « une priorité de la politique étrangère du Canada est le maintien de la paix et de la sécurité , des «idéaux constamment éludé dans le monde entier, tels que les exportations militaires vers les régimes autoritaires de Bahreïn et l’Arabie Saoudite , mais les idéaux clairement mis sous silence lors d’ exportations d’armes directs à Israël.
Les Informations compilées par la Coalition pour s’opposer dans les détails aux liens commerciaux affirme qu’au minimum, plus de 50 fabricants d’armes canadiens des produits d’exportation à Israël directement aujourd’hui, un nombre très certainement en hausse comme les conservateurs continuent de resserrer les liens avec l’Etat d’Israël. Une récente délégation militaire diplomatique, des entreprises et du Canada en mission orientée vers Israël , un des plus grands de ces délégations étrangères dans l’histoire du Canada des affaires étrangères, y compris plus de 200 personnes, certainement mis en branle un approfondissement de la complicité du Canada avec l’apartheid israélien, ont poussés fortement des couloirs du pouvoir politique à Ottawa.
Des exemples spécifiques de l’équipement et des appareils fabriqués au Canada militaire, actuellement déployés par les Forces de défense israéliennes (FDI) et les forces aériennes israéliennes (FAI) sont nombreux et accablants.
Moteurs pour le gong » cobra hélicoptère « , surnommé le » vipère « sur le site israélien Airforce , sont produites dans la région de Montréal par Pratt & Whitney Canada. Aussi l’armée israélienne utilise des hélicoptères fabriqués à Mirabel, Québec de Bell Helicopter Textron Canada , une société a également représenté sur la délégation gouvernementale conservatrice récente en Israël.
Aussi CAE, une société à Montréal qui se spécialise dans le simulateur de vol et » les systèmes d’exploitation en temps réel « , a obtenu d’importants contrats pour développer la technologie de l’armée israélienne, visant à former le personnel militaire de fonctionner » avions de combat de la prochaine génération . «
Comme les bombes tombent du ciel sur Gaza, nous pensons aux technologies de formation d’aéronefs pour les pilotes militaires israéliens fabriqués ici à Montréal par CAE.
Aussi Alphacasting Inc. basée à Ville Saint-Laurent, qui fabrique » des moulages de précision pour les avions militaires, des systèmes de vision nocturne, de radars, des fusils, des chars, des missiles, des périscopes et des véhicules aériens sans pilote , « en fonction de leur propre site web, également soulignée par la Coalition contre les armes métiers, exporte directement à Israël.
Toutes les entreprises mentionnées ci-dessus sont étroitement associés à l’Association canadienne de la Défense et de sécurité (AICDS), une importante organisation au Canada ,un représentant militaire axé sur la fabrication qui soutient des liens étroits avec l’État d’apartheid israélien .
Au-delà des compagnies militaires du gouvernement canadien qui continuent d’ approfondir les liens avec Israël, un processus qui remonte à l’une des premières actions internationales du Canada,soit un « libre-échange » des accords signé avec Israël en 1997.On le voit également dans le « plus récent et vaste accord de sécurité publique » , en vertu de quoi Israël a nommé un attaché de défense à Ottawa pour la première fois, à travers lequel les agences israéliennes visent à « renforcer la coopération » entre les institutions de l’Etat d’Israël avec la GRC, le SCRS et l’ASFC.Philippe Couillard,l’espion canado-saoudien doit bien comprendre cela.
La collaboration du Canada avec l’apartheid israélien est en pleine expansion, un processus qui relie désormais les systèmes localisés de la matrice de sécurité entre les deux pays coloniaux . L’importante délégation canadienne qui est passé en Israël cette année, sous l’intendance de Harper officialise juste une collaboration de longue date, fait juste assurer simplement la voie d’une réalité qui voit tout et d’une complicité éhontée du soutien du Canada à la politique de l’État israélien.
Bien que cette alliance politique est désormais exprimé et est de plus en plus reconnu, nous permet de prendre maintenant le bilan de la façon dont ces liens politiques entre Ottawa et Tel-Aviv se traduisent par rapport à la situation sur le terrain dans la bande de Gaza.
Certes, une quantité importante de produits canadiens de technologies militaires sont maintenant une partie importante de l’appareil militaire, impliqué dans le meurtre de plus de 100 Palestiniens dans la bande de Gaza ces derniers jours . Sur le plan diplomatique, le soutien total du Canada pour l’horrible violence de l’État d’Israël équivaut à plus de la salle d’opération politique pour Israël sur la scène internationale, une salle plus politique pour Israël de faire valoir, un récit colonial violent qui déshumanise et tente d’effacer la lutte légitime du peuple palestinien .
En regardant les images indicibles souffrances humaines sur le terrain en ce moment à Gaza, permet de concentrer nos énergies et nos efforts pour tenir les entreprises canadiennes spécifiques, ainsi que le gouvernement conservateur, compte publiquement de leurs liens directs vers les crimes de guerre commis contre la population de Gaza en ce moment.
Le Canada est devenu une sorte d’état gangstérisé et qui se croit légitimisé dans son droit divin de faire des profits sur des crimes contre l’humanité.Il est temps pour le Québec de tracer son chemin en abolissant la gérance du crime organisé,bien représentée par l’espion canado-saoudien,Philippe Couillard.
Vous voyez le Canada, dont la fête nationale est le 1er juillet, comme le voisin sympa des Etats-Unis? Vous allez peut-être changer d’avis.
Cela fait des dizaines d’années que le monde voit le Canada comme le gentil voisin nordique des Etats-Unis. Un pays responsable, fiable, à la limite de l’ennuyeux, connu pour ses fans de hockey et son régime d’assurance maladie à payeur unique. Il a longtemps joué un rôle de «boy scout» international dans son positionnement sur les questions les plus importantes, de la protection de la couche d’ozone à l’éradication des mines antipersonnel en passant par les droits des homosexuels. Le romancier Douglas Adams a même déclaré pour plaisanter que si on considère les Etats-Unis comme un adolescent qui cherche la bagarre, alors le Canada doit être une femme intelligente d’une trentaine d’années. En fait, le Canada, c’est les Etats-Unis, pas tels qu’ils sont, mais tels qu’ils devraient être.
Mais les grandes forêts du nord abritent un terrible secret. Au cours de la dernière décennie, le Canada est devenu non seulement un centre international d’exploitations minières, mais également un redoutable Etat pétrolier sans scrupules. Ce n’est plus l’exemple à suivre d’Amérique du nord, mais bien une vision dystopique du futur énergétique du continent.
Eh oui, le gentil voisin a basé son économie sur l’élixir maudit du dysfonctionnement politique: le pétrole. Le gouvernement canadien, motivé par l’envie de devenir une superpuissance énergétique internationale, s’est lié d’amitié avec des évangélistes de l’oléoduc, des brutes du pétrole, et des sceptiques du réchauffement climatique. Il faut croire que le boy scout n’est plus juste accro à la came brute, il est passé dealer. Et ce n’est même pas ça le pire dans l’histoire.
Des lois environnementales supprimées
Le Canada n’est plus aussi poli que la légende le voudrait: le pétrole et l’essence représentent aujourd’hui environ un quart de ses revenus d’exportation. Depuis que le Parti conservateur a remporté la majorité au Parlement en 2011, le gouvernement fédéral a éventré les défenseurs de l’environnement, les nations indigènes, les commissaires européens, et plus généralement, tous ceux qui s’opposent à une production illimitée de pétrole: tous ces antipatriotes aux idées radicales.
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Le Canada a aussi muselé les scientifiques qui s’intéressaient au réchauffement climatique et mis fin à tous les financements de projets de recherche environnementale. Plus récemment, il a aussi, à travers deux projets de lois englobant des mesures diverses, fait supprimer les lois environnementales les plus importantes du pays, qui étaient jusque-là très chères à celui-ci.
L’auteur de cette transformation est Stephen Harper, le Premier ministre de droite du Canada, un chrétien évangélique obsédé par le boulot. Sa base de pouvoir se trouve en Alberta, le ground zero du boum pétrolier du pays. Tout comme Margaret Thatcher qui a fondé la transformation politique de l’Angleterre sur les revenus du pétrole provenant de la mer du Nord, Harper a pour intention de refaire méthodiquement toute l’organisation du pays à l’aide des dollars qu’il extraira directement du sol canadien.
Ce faisant, il a accordé plus de pouvoir à son propre bureau et a réorienté les priorités de la politique étrangère du pays. Harper, qui est entré en fonctions en 2006, a augmenté les dépenses liées à la défense de presque 1 milliard de dollars par an durant les quatre premières années de son mandat, et il a dédié 2 milliards de dollars à l’expansion du système carcéral et à sa politique de «tolérance zéro» en ignorant la baisse du taux de criminalité du pays. Pendant ce temps-là, le Canada a amassé une dette fédérale colossale d’environ 600 milliards de dollars (la plus haute dans l’histoire du pays) qui ne cesse d’augmenter.
Le pari du pétrole
Les critiques libéraux aiment bien dire que la révolution politique d’Harper a pris les Canadiens par surprise: il a tiré partie de l’aveuglement de ce peuple «généralement apathique et en surpoids», et l’a combiné à des stratégies politiques trompeuses. C’est peut-être vrai, mais même si les Canadiens vivent sous des latitudes élevées, cela ne veut pas dire qu’ils sont au-dessus des instincts humains de base, comme l’avidité.
Harper a placé de manière agressive un pari économique sur le pétrole, la ressource la plus volatile du monde, en promettant une nouvelle richesse nationale basée sur des ressources non exploitées, qui se trouvent loin de là où les Canadiens habitent. Cette richesse devrait remplir le porte-monnaie des Canadiens, ainsi que celui de leurs enfants, et ce pendant plusieurs générations. D’après un sondage récent, environ trois quarts de la population du Canada sont favorables au développement des sables bitumineux: Harper semble avoir réussi à leur vendre son idée.
La ressource cachée derrière bon nombre de ces changements de comportement discutables est le bitume: une substance lourde et brute que l’on extrait des sables bitumineux. Des dépôts de cette matière fortement dégradée et proche de l’asphalte gisent sous une forêt de la taille de la Floride qui se trouve dans le nord-est de la province de l’Alberta. Ces dépôts constituent la troisième plus grande réserve de pétrole du monde.
Au cours de ces dix dernières années, tandis que le prix du pétrole a été multiplié par cinq, les compagnies pétrolières ont investi près de 160 milliards de dollars pour développer le bitume en Alberta, et leur investissement vient de devenir rentable. Le Canada sort actuellement 1,7 million de barils par jour, et la production prévue devrait remplir les caisses fédérales et provinciales avec environ 120 milliards de dollars de rente et de redevance d’ici 2020. Plus de 40% du butin vont directement profiter au gouvernement fédéral, sous la forme d’impôts sur les sociétés. Mais le gouvernement en veut encore plus: il voudrait que la production atteigne les 5 millions de barils par jour d’ici 2030.
Un projet soi-disant «responsable» et «durable»
Et tant pis si tout ce processus représente un gaspillage douteux; qu’il consomme des quantités copieuses d’eau, d’argent et d’énergie pour déterrer ces sables riches en carbone, sans même compter les opérations de raffinage et d’extraction sur le matériau brut, qui ne peut même pas être transporté dans des oléoducs avant d’être dilué dans un condensé importé proche de l’essence.
Le gouvernement la joue au culot, et défend malgré tout le projet d’Alberta en disant qu’il est «responsable» et «durable», et le décrit comme «une entreprise aux proportions épiques, similaire à la construction des pyramides d’Egypte, ou de la muraille de Chine, mais en plus grand». En effet, en bien plus grand: les projets d’extraction du bitume qui ont été approuvés pourraient potentiellement détruire une forêt qui fait six fois la taille de la ville de New York. Le défrichement et la reforestation de cette zone sont pour l’instant un projet considéré incertain et coûteux. Jusqu’ici, les compagnies pétrolières ont déjà créé suffisamment de boue toxique (6 milliards de barils) pour recouvrir l’intégralité de la ville de Washington.
Sans surprise, le gouvernement canadien est passé maître dans l’art cynique du lavage de cerveau écologique. Quand les ministres d’Harper ne sont pas trop occupés à attaquer James Hansen, un ancien scientifique de la Nasa et tête d’affiche du réchauffement climatique, dans le New York Times, ils font du lobbying contre la directive européenne sur la qualité des carburants (qui considère le bitume comme bien plus polluant que le pétrole habituel). Le gouvernement de Harper a dépensé près de 100 millions de dollars depuis 2009 en différentes campagnes publicitaires pour convaincre les Canadiens que l’exportation de pétrole est «un développement responsable des ressources». En parallèle, le Canada s’est également mis en quatre pour attirer Pékin. Trois compagnies pétrolières publiques chinoises (qui ont pour point commun un passif lamentable en termes de transparence et de sensibilité environnementale) ont déjà dépensé plus de 20 milliards de dollars dans l’acquisition de droits d’exploitation des sables bitumineux en Alberta.
En s’aplatissant devant la Chine, qui est la plus grande consommatrice de pétrole au monde, le Canada fait ressortir son grand dilemme du bitume: comment amener un pétrole polluant et éloigné du littoral sur les marchés internationaux? Les Etats-Unis, premiers clients du Canada, ne semblent plus en avoir autant besoin que ça: leurs imports ont diminué de plus de 4 millions de barils par jour entre 2005 et 2011. En plus, avec des projets de construction d’oléoducs entre les deux pays qui n’avancent pas, comme celui de Keystone XL, la vision de Harper, qui voudrait voir le Canada devenir une «superpuissance émergente de l’énergie», semble menacée.
Un accord avec la Chine
Sans surprise, Harper a récemment abandonné son approche critique du non-respect des droits de l’homme en Chine. Comme l’indique un document secret de politique étrangère qui a été divulgué en automne dernier par la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, le principal réseau de télévision canadien), le Canada a de nouvelles priorités:
«Pour réussir, nous devrons rechercher les relations politiques qui concordent avec nos intérêts économiques, même si celles-ci vont à l’encontre de nos intérêts politiques ou de nos valeurs.»
En 2012, le Canada a signé discrètement un accord commercial très controversé avec la République populaire et approuvé un rachat à 15 milliards de dollars de Nexen, une entreprise actrice dans les débats sur les sables bitumineux, par la China National Offshore Oil Corporation, une compagnie pétrolière publique chinoise. Et, sûrement pour encourager l’affection des Canadiens pour les Chinois, le gouvernement a réservé pour les dix prochaines années la location de deux pandas itinérants pour un coût total de 10 millions de dollars.
Maintenant que les sables bitumineux représentent presque 10% des émissions de gaz à effet de serre du Canada, Ottawa ne peut plus vraiment admettre de discussion sur une potentielle taxe carbone, même si une majorité de Canadiens y seraient favorables.
Harper a décrit le protocole de Kyoto comme «une manigance socialiste» et un traité «dévastateur pour l’économie et destructeur pour l’emploi» avant de se retirer complètement de l’accord en 2012. De nombreux ministres canadiens sont maintenant des sceptiques purs et durs à propos des données scientifiques qui concernent le réchauffement climatique. Il suffit de lire les récentes explications de Joe Oliver, le ministre des Ressources naturelles, au journal montréalais La Presse, pour s’en rendre compte:
«Je crois que les gens ne sont plus aussi inquiets qu’ils l’étaient auparavant à propos d’un réchauffement climatique mondial de deux degrés… les scientifiques ont récemment déclaré que nos craintes sont exagérées.»
Pour réduire au silence les potentiels exagérateurs, le gouvernement a tout simplement cessé de financer la Fondation canadienne pour les Sciences du climat et de l’atmosphère, dissout le Groupe de recherche pour l’adaptation au changement climatique d’Environnement Canada, et éliminé le siège de conseiller scientifique en chef. Et depuis 2008, les cerbères politiques ont surveillé de près toutes les demandes de couverture médiatique déposées par les quelque 23.000 scientifiques fédéraux du pays.
Une «gouvernance à la matraque»
Après que le gouvernement a interdit à un scientifique fédéral de parler de la découverte d’un vaste trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Arctique, un éditorial de 2012 dans l’influent journal scientifique Nature a exigé que le gouvernement canadien «libère ses scientifiques».
A la place, Harper s’est «libéré» de ses scientifiques: son gouvernement a fermé la station de recherche de la zone des lacs expérimentaux, célèbre dans le monde entier, et véritable joyaux de la science environnementale canadienne qui a contribué à établir des politiques mondiales sur les pluies acides, pour économiser la modique somme de 2 millions de dollars par an (même si le gouvernement de l’Ontario est en train d’essayer de la garder ouverte).
La poursuite unilatérale de ce projet pétrolier a abasourdi les analystes internationaux. The Economist, qui n’est pourtant pas de gauche, a décrit Harper, le fils d’un comptable d’Imperial Oil, comme une brute «qui ne tolère ni critiques ni contestations» avec une habitude résolue: briser les règles. Lawrence Martin, un des commentateurs politiques les plus influents au Canada, a déclaré que la «gouvernance à la matraque» d’Harper est «innovante dans son renversement du processus démocratique». Allan Gregg, un enquêteur conservateur, a décrit le pland’Harper comme un assaut idéologique contre les preuves, les faits et la raison.
Il faut dire que le gouvernement d’Harper a bel et bien prévu un plan pour le réchauffement climatique: pomper le problème vers les Etats-Unis ou la Chine. Les sables bitumineux bruts transportés vers les Etats-Unis grâce au potentiel oléoduc Keystone XL, par exemple, pourraient, sur une période de cinquante ans, augmenter les émissions de carbone de 935 millions de tonnes, en comparaison avec d’autres matériaux bruts. 5,5 milliards de dollars de dépense sont prévus pour l’oléoduc Northern Gateway qui devrait relier l’Alberta à l’océan Pacifique. Oléoduc qui conduirait pourrait causer jusqu’à 100 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an, de l’extraction à la production au Canada, jusqu’à la combustion en Chine. C’est plus que le total des émissions en Colombie-Britannique en 2009. Le Rapport d’inventaire national de 2012 rendu par Environnement Canada, le département d’écologie du pays, a d’ailleurs annoncé avec fierté que le Canada a réduit en partie l’intensité globale de ses émissions dues aux sables bitumineux, «en exportant plus de bitume brut».
Tout cela souligne encore davantage la nouvelle réalité du Canada: toutes les preuves rationnelles sont attaquées par un gouvernement qui croit que les marchés internationaux, et uniquement les marchés internationaux, détiennent les réponses.
Tout acte que cette industrie perçoit comme un obstacle à l’extraction rapide de minéraux ou à la construction d’un oléoduc a été redéfini avec des fioritures à la saoudienne. Un seul projet de loi englobant des mesures diverses a suffi pour changer 70 textes de loi, en modifiant, par exemple, les actes régulant la pêche, qui interdisaient directement la destruction des habitats de la vie aquatique qui se trouvaient sur le chemin de l’oléoduc de Northern Gateway, qui traverse environ 1.000 voies navigables sur sa route vers l’océan Pacifique.
Esclave de sa propre avidité
En parallèle, les financements pour le système des parcs naturels du Canada, véritable symbole du pays, ont été réduits de 20% dans le cadre de ce que les critiques appellent une «lobotomie». La CBC, le réseau de télévision national très respecté, et longtemps considéré par Harper comme une forme de contrôle indépendant du pouvoir, a souffert d’une série de réductions budgétaires. Le Conseil canadien de la Santé, qui assurait autrefois les standards et innovations en termes de santé pour les treize provinces et territoires du pays, a également été frappé par les réductions. De plus, Harper, dans un élan digne d’un prince du pétrole du Moyen-Orient, a désigné le chef de sa sécurité rapprochée comme ambassadeur du Canada en Jordanie. Tout cela sans même se demander ce qu’en penserait le Canadien moyen.
Il y a plus de dix ans, le scientifique politique américain Terry Lynn Karl a résumé de manière crue le dysfonctionnement des Etats pétroliers: les pays qui deviennent trop dépendants du pétrole ou du gaz adoptent des économies de plantations qui reposent sur «une trajectoire de développement peu durable entretenue par une ressource limitée» dont les sources de revenus forment une «barrière implacable au changement». Et c’est ce qui est arrivé au Canada pendant qu’on ne regardait pas. Enchaîné à l’hybris d’un dirigeant qui rêve de bâtir une nouvelle superpuissance énergétique mondiale, le boy scout est maintenant esclave de sa propre avidité.
L’année de l’agriculture familiale, décrétée par l’ONU pour protéger les petits agriculteurs et l’agriculture de proximité des mulitnationales agroalimentaires, a fourni l’occasion à l’UPA de mener une campagne trompeuse sur le caractère familial de l’agriculture québécoise et occulter la mainmise des grandes corporations agroalimentaires sur notre agriculture. L’UPA répète comme un mantra que 95% des fermes québécoises sont encore une affaire de famille!
Voici, d’après moi, les principales raisons qui vont à l’encontre d’une telle affirmation et rendent celle-ci frauduleuse:
1. La majorité des fermes d’élevage (porc, veau, boeuf, volailles), même si elles opèrent sous un nom familial, sont sous contrat avec un intégrateur, privé (Shur-gain, Cargill, Meynard, etc.) ou corporatif (Coop Fédérée), qui possède les animaux, parfois même les terres, décide de la régie de production et fournit les intrants ( aliments, bâtiments, confinement, mutilations, intrants pharmaceutiques, etc.), abat et commercialise les animaux, encaisse les remboursements de l’Assurance Sécurité du revenu agricole (ASRA). Le situation de l’agriculteur intégré est pire que celle du salarié ou du travailleur à forfait, puisque sa rémunération est soumise aux aléas de la production: c’est un peu celle des serfs au Moyen-Âge.
2. Les fermes laitières échappent encore pour la plupart au système d’intégration, mais elles sont en sursis: condamnées à grossir, la transmission et la relève y sont de plus en plus problématiques vu la capitalisation. Les étables vides se multiplient (6 autour de moi) et les premières méga-vacheries intégrées apparaissent (plus de 1000 vaches) .
3. La main-d’oeuvre est de moins en moins familiale, de même que les capitaux. Dans le secteur maraîcher et fruitier, la main-d’oeuvre est majoritairement étrangère et prolétaire.
4. De plus en plus de travaux de culture (semences, traitements sanitaires, récoltes, épandages) sont effectués par des sous-contractants spécialisés.
5. Les multinationales imposent sur toute la ligne leurs machineries, leurs engrais chimiques, leurs semences, leurs pesticides, leurs OGM, leurs modes d’emploi, leurs abattoirs, leurs systèmes de distribution, leurs chaînes d’épiceries, etc.
6. Même si la taille des fermes demeure plus réduite ici qu’aux États-Unis, elle est en croissance continuelle et les méthodes de culture et d’élevage intensives sont les mêmes: monocultures, concentration et mutilation des animaux, destruction des écosystèmes (milieux humides, cours d’eau, bandes riveraines, boisés, etc.), fumiers liquides, drainage souterrain et canalisation des cours d’eau, utilisation massive des engrais chimiques, des pesticides, des OGM, des hormones et antibiotiques de croissance, etc.
7. L’accaparement des terres par les Fonds d’investissement privés est commencé et apparaît à plusieurs comme une bonne façon de développer la productivité des terres. La prolétarisation de l’agriculteur « partenaire » ou employé est évidente.
8. Les familles agricoles en très grande majorité doivent compter sur des salaires ou revenus extérieurs à la ferme pour vivre décemment.
9. L’âge moyen des agriculteurs propriétaires est de plus en plus élevé.
10. La mise en marché de proximité est pratiquement disparue des fermes avec le système des plans conjoints de mise en marché et de gestion de l’offre généralisés par l’UPA et la Régie des Marchés agricoles, de même que les infrastructures qui la rendaient possible (abattoirs, marchés, etc.).
Les conséquences de cette réalité qu’on veut cacher sont désastreuses pour la santé collective, l’environnement, l’occupation du territoire et l’économie locale. Elles contribuent à maintenir dans la marginalité et la privation de soutien équitable tous ceux qui veulent développer une agriculture de proximité et une agriculture écologique et biologique. Le Bio plafonne à moins de 2% depuis 10 ans, et les fermes écologiques non certifiées biologiques ne forment guère plus de 3%.
Les mensonges de l’UPA et du MAPAQ, et de ceux qui font leur jeu, sont loin d’être anodins: ils sont criminels quant à moi. Et ils sont une des conséquences du monopole syndical de l’UPA et de la mise au rancart des recommandations du Rapport Pronovost.
Le Grand Pacificateur,dans la tradition des Premières Nations est parfois appelé Deganawida ou Dekanawida (à noter que par marque de respect, certains Iroquois éviter d’utiliser le nom de personne, sauf dans des circonstances spéciales) a été, avec Hiawatha, par tradition, le fondateur de l’Haudenosaunee, communément appelé la Confédération Iroquoise, une union politique et culturelle de plusieurs tribus amérindiennes vivant sur le territoire que nous appelons actuellement l’État de New York. Le syndicat a créé une puissante alliance de peuples iroquois connexes en Ontario, au Québec, en Pennsylvanie, l’Ohio et d’autres endroits.
Représentation de Deganawida ,le Grand Pacificateur et fondateur de la Confédération d’Haudenausanée.
Le nom de Haudenosaunee pour le Grand Pacificateur (Skennenrahawi en mohawk) signifie «Deux courants de la rivière coulant ensemble. »
Il y a de nombreuses légendes sur le Grand Pacificateur, certaines avec des informations contradictoires. Il est rapporté qu’il était né Huron, et par de nombreuses sources historiques de tradition iroquoises, il était né d’une femme vierge. D’autres disent qu’il est né Onondaga (une tribu Mohawk). Par tous les comptes, il était un prophète qui a conseillé la paix entre les tribus en guerre, et il a également appelé à mettre fin au cannibalisme qui était généralisé dans les coutumes de l’époque. Son ami et fidèle compagnon , Hiawatha ,était un Mohawk réputé pour son éloquence, l’a aidé à réaliser sa vision.
Selon l’archéologue Dean R. Snow, le Grand Pacificateur a converti Hiawatha sur le territoire des Onondagas; puis il fit un voyage en solo pour visiter la tribu Mohawk qui a vécu près de ce qui est maintenant Cohoes, New York. Initialement, les Mohawks ont rejeté le message du Grand Pacificateur, il a donc décidé d’accomplir un exploit pour démontrer sa pureté et sa puissance spirituelle. Après avoir grimpé un arbre au-dessus de la Ga-ha-oose, la cataracte maintenant connu sous le nom Cohoes Falls, le Grand Pacificateur dit à un brave Mohawk de couper l’arbre vers le bas. Beaucoup de curieux virent le Grand Pacificateur dispara[itre dans les rapides tourbillonnant de la rivière Mohawk. Ils croyaient qu’il avait péri assurément. Mais le lendemain matin,ils le retrouvèrent assis près d’un feu de camp. Très impressionnés par la survie miraculeuse du Grand Pacificateur, les Mohawks devinrent la tribu fondatrice de la Confédération iroquoise.
La Vision de la Grande Paix
La vision de la Grande Paix dit que la paix viendrait à toutes les nations conduit le Grand Pacificateur qui sacrifiera sa vie pour la réaliser. Le Grand Pacificateur prophétisa qu’un « serpent blanc » viendrait des terres de son peuple et fera alliance avec eux,…pour les tromper et les trahir plus tard. Un « serpent rouge » viendra plus tard faire la guerre contre le «serpent blanc», mais un jeune Indien recevra une grande puissance. Il serait accepté comme un chef de file choisi par les gens de «la terre du pays vallonné. » Le garçon restera neutre dans la lutte, et il parlera à tous les humains de la Terre qui sont aussi nombreux que les brins d’herbe, mais à la fin,il sera écouté et entendu par tous. Après une saison, un « serpent noir » viendrait et vaincrait à la fois les deux serpents «le blanc» et «le rouge ». Selon la prophétie, lorsque les personnes seront rassemblées sous l’orme unificateur,ils deviendront humbles et pacifiques, tous les trois «serpents» seraient aveuglés par la lumière et à plusieurs reprises par de nombreuses lumières plus brillantes que le soleil. Deganawidah dit qu’il était cette lumière. Sa nation accepterait le « serpent blanc » dans leur garde comme un frère perdu depuis l’aube des temps anciens.
Le Grand Pacificateur mis en place un conseil des chefs des clans et les villages afin de gouverner la confédération. Chacune des tribus avait établie un équilibre des pouvoirs entre les sexes. La plupart des décisions ont été prises par consensus à laquelle chaque représentant avait une voix égale. En utilisant ce système de démocratie directe et d’égalité des droits, le Grand Pacificateur et Hiawatha ont fait des Iroquois , le principal groupe d’Amérindiens dans les régions boisées du nord-est. Les lois et les coutumes orales de la Grande Loi de la Paix sont devenu la constitution de la Confédération iroquoise, établie au 16ème siècle… ou plus tôt!
L’histoire de la fondation de la Confédération iroquoise est l’une des plus fascinante et merveilleuse que l’histoire a à nous offrir. C’est l’histoire de Deganawida et son grand disciple Hiawatha qui à eux seuls,ont fait l’unité de cinq tribus en guerre en Amérique, plusieurs centaines d’années avant que les Européens s’ installèrent dans le pays.
Rencontre entre Deganawida et Hiawatha,le politicien rassembleur
Représentation d’Hiawatha.
Hiawatha (également connu sous le nom Ayenwatha, Aiionwatha, ou Haiëñ’wa’tha;en langue Onondaga) a vécu (selon la version de l’histoire officielle) dans les années 1100, 1400, ou 1500 (les chercheurs et les historiens sont incapables de s’entendre sur le siècle ou il a vécu), et il a été diversement un chef de file de l’Onondaga et de la nation Mohawk .
Hiawatha était un disciple du Grand Pacificateur, un prophète et leader spirituel qui a été crédité comme je viens de le décrire au-dessus,en tant que fondateur historique de la confédération iroquoise, (dénommée Haudenosaunee par le peuple). Si Le Grand Pacificateur était l’homme d’idées, Hiawatha était le politicien qui a mis le plan en pratique. Hiawatha était un orateur habile et charismatique, et a contribué à persuader les peuples Iroquois, les Tsonnontouans, Goyogouins, Onondagas, les Oneidas, et les Mohawks, un groupe de nations Nord-Américaines qui ont partagées les mêmes langues, à accepter la vision du Grand Pacificateur,Deganawida et les unir dans la confédération iroquoise. Plus tard, la nation Tuscarora rejoindra la Confédération pour devenir la sixième nation membre.
L’histoire a tellement de possibilités d’interprétations qu’il est il est difficile d’en choisir une seule, mais tous s’accordent à dire que parmi les cinq tribus qui vivaient à l’est des grands lacs, une terrible guerre faisait rage,depuis de nombreuses générations.
Les tribus se sont battues entre elles , et même dans les tribus des guerres civiles »d »avant le nom » faisaient rage. Les villages se sont battus avec les villages, et dans les villages, les familles se sont battus avec les familles, et même dans les familles il y avait des combats. La peur et la haine régnaient en maîtres dans le pays et personne n’était en sécurité.
C’était une période de chaos et d’anarchie.
Sur les rives opposées des grands lacs, au sein de la nation huronne, vivait une femme et sa fille. Une nuit, comme la femme dormait, elle a rêvé que sa fille a eu un fils appelé Deganawida, qui apporterait un message de paix et de la puissance du Grand Chef des Grands Esprits du ciel à toutes les nations belligérantes autour des Grands Lacs. Et bien sûr, le rêve est arrivé. Un fils est né à sa fille et ils l’appelaient Deganawida. Quand il eut grandi pour devenir un homme, il exprima son désir de naviguer à travers l’eau et porter son message de paix et de la puissance spirituelle du Grand Manitou (Grand Chef des Grands Esprits) aux cinq tribus en guerre…entre elles. Sa mère et sa grand-mère y consentirent, et Deganawida s’assit dans un canot de pierre blanche et ramat sur le lac.
Quand les gensle virent flotter dans un bateau de pierre, ils furent remplis d’étonnement, et quand ils entendirent ce qu’il avait à dire, ils sont devenus prêts à abandonner leurs armes et à adopter ses moyens pacifiques.
Deganawida ne restera jamais dans un endroit pendant très longtemps, il voyagea de villages en villages , vers l’est toujours en mouvement, affirmant au peuple de toutes les nations, son message d’espoir.
Un jour, il atteingnit la tribu Mohawk, dont le chef était Hiawatha. Hiawatha était un cannibale féroce, réputé pour être le meilleur guerrier de la contrée. Mais récemment, il avait sent qu’il était devenu i incapable de se battre et ne pouvait plus dormir la nuit.
Il n’était pas surpris de voir Deganawida et rapidement convoquat son peuple à venir l’entendre parler.
« Je viens avec de bonnes nouvelles du Grand Chef des Esprits du Ciel, » a déclaré Deganawida. «La guerre doit cesser dans le pays. Le bon esprit n’a jamais voulu que le sang coule entre les êtres humains. »
« Mais si nous n’arrêtons pas les combats, un jour nous allons être tués par les tribus voisines. »
« Les tribus voisines ont déjà acceptées mon message de paix », déclara Deganawida, et la tribu de Hiawatha a ensuite accepté son message de paix.
Lorsque le temps fut venu pour Deganawida de quitter, il donna une partie de son pouvoir à Hiawatha ,au Grand Conseil . « Il ya une chose que je tiens à vous avertir », at-il dit. « Il est le chef des Onondagas, qui vit au-dessus du lac, et a de grands pouvoirs à utiliser contre ceux qui n’accepteront pas mes paroles de Paix. » En disant ces mots, il partit pour l’Orient.
Hiawatha avait trois filles. La fille qui reste dans les mois qui ont suivi le départ de Deganawida est morte mystérieusement.
Soupçonnant qu’un mauvais homme était responsable d’avoir provoqué le mal mortel ,il fut rempli de chagrin et Hiawatha abandonna sa tribu et sa maison, et partit retrouver Deganawida.
Après un voyage long et difficile, il le retrouva, et les mots de sagesse de Deganawida réussirent à dissiper son chagrin. Ils passèrent plusieurs jours ensemble, à la fin , Hiawatha et Deganawida furent engagés à apporter la bonne nouvelle de la paix aux cinq tribus .
Ils se séparèrent un jour , et ne communiquèrent plus à nouveau jusqu’à ce qu’il n’y eut qu’un seul homme qui n’avait pas accepté le message de paix et de la puissance spirituelle: un puissant sorcier et chef Onondaga. Ils partirent à sa montagne ensemble et l’ont retrouvé dans une grotte au-dessus du lac. Hiawatha a été choqué de voir qu’il ressemblait plus à un monstre qu’à un homme, avec un visage hideux et des serpents entrelacés dans ses cheveux!
Ils ont parlé de lui pendant une longue période, et après de nombreuses heures de discussion et de persuasion, il se mit à sourire. « Je vais accepter votre plan de paix », at-il dit. Son visage a perdu toute trace de laideur et la main de Hiawatha a contribué à peigner les serpents de ses cheveux.
Ils sont retournés en bas de la montagne où toutes les tribus ont été rassemblées et ont commencé une grande réunion. Deganawida proposa qu’ils forment une nation et il leur dicta les lois qu’ils devaient respecter, qui sont devenues leur constitution. Ils seraient la nation Haudenosaunee (plus tard connu sous le nom de la Confédération iroquoise), et quand la réunion était terminée, ils ont enterrés tous leurs armes. Deganawida planta un arbre au-dessus, et l’arbre est maintenant connu sous le nom de l’Arbre de la Paix. Deganawidapartit ensuite, laissant Hiawatha à sa place.
La nouvelle nation prospéra et était encore forte à l’arrivée des Européens. Leur constitution et le système de gouvernement démocratique a été admiré par les nouveaux arrivants, en particulier Benjamin Franklin, et ce, avec sa ressemblance, a donné lieu à la conviction que la constitution américaine est basée sur la constitution donnée à la Confédération iroquoise par Deganawida et Hiawatha.
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ANNEXE FONDAMENTALE
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L’influence de la Grande Loi de la Paix sur la Constitution américaine
La constitution des États-Unis est basée sur « La Grande Loi de la Paix, » de la Ligue des Iroquois,. Qui a été formé aux alentours des années 1090 et 1150 AD. Le parlement Haudenosaunee est le parlement représentant la deuxième plus ancienne dans le monde après celui de l’Islande, l’Althing, fondé en 930 après JC.
La première personne à proposer une union des colonies d’origine était le chef iroquois, Canassatego, lors d’une convention britannique-amérindienne , en Pennsylvanie, en Juillet de 1744.
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NOTES:
Durant mes longues recherches sur des idées pour écrire un projet de constitution de l’État du Québec ,je suis tombé sur ce document que je me permets de traduire:il servira d’études de bases .
Ce document a été rédigé alors que Kanatiyosh( qui est Onondaga / Mohawk,) était dans sa 3ème année de l’école de droit à l’Arizona State University College of Law.
Kanatiyosh est d’Akwesasne (terre du chant de la perdrix ) aussi connu comme St. Regis Mohawk, Réserve indienne situé à New York et au Québec.
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I. INTRODUCTION
Les historiens qui n’ont pas peur de l’histoire commencent à se plonger en profondeur dans les archives, au lieu de raconter des mensonges et fabriquer des faussetés. Ils commencent à regarder la documentation réelle, et ils en viennent à la conclusion que les Indiens d’Amérique ont contribué à façonner la démocratie. Il a été découvert que:
Les réalisations des Indiens et de leur place réelle dans l’histoire des États-Unis n’a jamais été approfondie par d’autres historiens. La principale raison à cela est qu’il y a un certain nombre d’ omissions importantes de la pratique des historiens ne savent simplement pas les documents sources avec une précision suffisante pour leur donner un sens, par conséquent, ils passent une bonne partie de leur temps voler les notes et les idées de l’autre.
Cependant, il ya aujourd’hui un nombre croissant d’historiens qui reconnaissent que les peuples autochtones en particulier les dirigeants des Haudenosaunee (Peuple de la maison longue), également connu sous le nom de la Confédération iroquoise, ont influencé les pères fondateurs. Le parlement Haudenosaunee aurait influencé le point de vue des pères fondateurs de la constitution américaine concernant la pensée démocratique, et ils ont aidé à forger l’idée d’un fédéralisme qui a conduit à ce qui est devenu la Constitution des États-Unis…actuelle!
Afin d’accepter la prémisse que les Haudenosaunee eurent une profonde influence sur la pensée des pères fondateurs de ce qui deviendra plus tard la Constitution américaine, deux étapes importantes doivent être retenues. Tout d’abord, il faut prendre du recul dans le temps et examiner ce qui a influencé les pères fondateurs au cours de leur époque. Deuxièmement, il faut renoncer à des préjugés ethnocentriques que des peuples indigènes étant «non civilisés» et dans le besoin d’assimilation en raison de la croyance stéréotypée selon laquelle ils ont été «trop naïfs à s’engager dans l’organisation sociale et politique efficace.>>
Dans cet article, la Grande Loi de la Paix (également connu sous le nom de la Constitution Iroquoise) est discutée à travers la perspective d’une Haudenosaunee de montrer comment fonctionnait la Confédération. L’influence que la Grande Loi de la Paix a eu sur les pères fondateurs et sur la Constitution des États-Unis, ainsi que l’interaction entre les orateurs et les Mohawks sur les grands pères fondateurs, seront discutés. Ce document va ajouter un point de vue Haudenosaunee, et nous espérons faire suspecter le cadre juridique sur laquelle la loi fédérale touchant la politique indienne s’ est construit, ce qui d’une manière ethnocentrique a faussement stéréotypé les peuples autochtones comme des sauvages, barbares, cherchant l’assimilation.
II. la CONSTITUTION IROQUOISE
Depuis des temps immémoriaux, la Grande Loi de la Paix a été enregistrée par la tradition orale et de ses messages et des enseignements ont été écrites dans les symboles et les pictogrammes de ceintures wampum. Les Haudenosaunee ont utilisé et utilisent encore le wampum, un long cordon en forme de cylindre fabriqué à partir de quahog à clapet (les perles violettes) et de l’Atlantique buccin (les perles blanches). Wampum est utilisé pour enregistrer les lois et autres « à des fins officielles, ainsi que pour les cérémonies religieuses. » Jake Thomas, l’un des chefs traditionnels des Haudenosaunee, est un ancien éminent qui rappelle les enseignements traditionnels à travers la mémoire orale à l’aide des ceintures de wampum comme moyens mnémotechniques. (Jake a passé depuis le depuis la rédaction initiale de ce document en 1998).
Lorsque les chefs se déciderent que les gens ont besoin d’être rappelé de la Grande Loi de la Paix, la ceinture de Hiawatha est pris à la maison longue et une lecture de la ceinture a lieu. Sur Août 12 à travers la 17, 1996 à l’Kahonsesne (Longhouse) de la nation mohawk, Jake Thomas lire la ceinture de Hiawatha. Grâce à cette récitation à la communauté et à travers les symboles du pacificateur, les gens sont rappelé les principes de la Grande Loi. L’illustration suivante des symboles de la Peacemaker par John Fadden sont plus que des images simples, car ils sont des symboles qui représentent les lois, les devoirs, droits, et la structure du gouvernement des peuples Haudenosaunee.
1. La structure de la Grande Loi de la Paix …sur Wampum
L’illustration ci-dessus montre quelques-uns des symboles que le Pacificateur a donné aux Haudenosaunee et à Hiawatha qui était son porte-parole. Grâce à la tradition orale et au wampum, le calendrier Haudenosaunee les origines de la Grande Loi de la Paix se situent entre 1000 et 1400 AD. Toutefois, les chercheurs anglo-américains fixent la date pour être certain , sur la base de comptes rendus écrits, à propos de AD 1450. Il est regrettable que de nombreux chercheurs, n’ont pas acceptés des ceintures wampum comme une forme légitime de l’écriture, pour ces symboles lorsqu’ils sont lus par les anciens, sont éloquents.
Le Pacificateur a immaginé les Haudenosaunee Unis comme un Longhouse étendu, dans lequel chaque nation a son propre foyer. Ce concept est écrit symboliquement dans la ceinture de Hiawatha, qui est la large ceinture à la droite de l’arbre de la paix dans l’illustration John Fadden . Pour le novice, la ceinture ressemble carrés imbriqués sur chaque côté d’un arbre, mais pour les Haudenosaunee, toute l’histoire de la façon dont la Grande Loi de la Paix développé est encapsulé dans ces symboles.
Wampun dit de Hiawatha.
La ceinture de Hiawatha représente l’unité des cinq nations initiales et est lue à partir de la droite vers la gauche. Le premier carré, sur la droite, représente la nation mohawk. Le second carré représente la Nation Oneida. Le cœur ou de l’arbre dans le milieu de la ceinture de Hiawatha représente la Nation Onondaga. Le carré situé à gauche de l’arbre représente la nation Cayuga, et la place plus loin vers la gauche représente la nation Seneca. Les petites lignes blanches qui mènent loin de la Sénèque et des Nations Mohawk, représentent des voies qui accueillent d’autres personnes à rejoindre la Confédération. (6) Ces nations ont accepté de suivre le message du Pacificateur de la Grande Loi de la Paix.
2. Grande loi de la Paix et structure gouvernementale
Le Pacificateur fournit par la Grande Loi de la Paix, une structure complexe permettant la séparation des pouvoirs, des freins et de contrepoids, la ratification, l’opinion publique et de l’égalité de tous les peuples. Comme la Mère Onondaga clan, Audrey Shenandoah, déclare:
Dans notre société, nous maintenons un équilibre entre les responsabilités des femmes, les responsabilités des hommes, des chefs, des gardiens de la foi. Toutes les personnes entre les deux ont un travail particulier à faire pour aider à maintenir cet équilibre de sorte que, à aucun moment ne nous arrivons à un endroit dans notre société où tout le monde a plus de pouvoir que tout le reste, pour notre leadership ont tous un pouvoir égal. Ils doivent être capables d’écouter les uns les autres.
Chaque nation a sa propre autonomie pour faire face à ses affaires internes, et il ya un Grand Conseil qui traite des problèmes qui peuvent affecter toutes les nations au sein de la Confédération.
L’autonomie du Conseil des Mohawks
Dans les comptes rendus écrits de la Grande Loi de la Paix, qui se contentent de gratter la surface de ce la Grande Loi de la Paix contient vraiment, le «wampum 11″ de la Grande Loi de la Paix décrit les fonctions et les responsabilités du Conseil des Mohawks. (9) La Nation Mohawk est composé de 9 chefs, qui sont divisés en 3 chefs de Wolf Clan, 3 ours chefs de clan, et 3 tortues chefs de clan.
Les chefs clan de la tortue obtenir le premier numéro, et si elle est d’importance, la question est discutée et délibéré. Quand ils viennent à une conclusion, ils passent ensuite la question plus à du Clan du Loup pour leur compte. Si le clan du Loup est d’accord sur la solution donnée par le clan de la Tortue, la question, puis revient au clan de la Tortue. Le clan de la Tortue prend alors la solution et il donne à l’Clan de l’Ours qui ont entendu parler de la tortue et la discussion du clan du loup, et ils ont en outre discuter de la question. Si les chefs Clan de l’Ours d’accord à la conclusion, ils vont alors sanctionner le convenu solution. Par conséquent, lorsque tous les Mohawks sont d’un esprit, ils sont conformes à la Grande Loi de la Paix et la solution est atteinte d’un consensus.
Ceci est un exemple de l’auto-autonomie que chaque nation de la Confédération possède de gouverner les affaires intérieures de leur propre nation, et il est similaire à la relation entre les États-Unis et chaque Etat. Si l’on renvoie à des symboles de la Peacemaker (en haut de la page), on peut facilement vérifier que ce qu’il voulait dire à travers son message de la maison longue qui soit étendue, c’est que toutes les nations doivent être unis, mais ont chacun un feu de cheminée séparée.
b. Le Grand Conseil
Un lecteur de wampun au Grand Conseil.
Le Grand Conseil est composé des cinq nations initiales et le Tuscarora, qui a rejoint la Confédération dans les environs de 1714. Le Grand Conseil de la Ligue de « processus décisionnel ressemblent un peu à [s] que d’un congrès de deux maison en un seul corps, avec les ‘grands frères’ et ‘jeunes frères comprenant chacun un côté de la maison. » Le Onondaga occuper « un rôle exécutif, avec un droit de veto qui pourrait être remplacée par les frères plus âgés et plus jeunes en concert. »
Les Frères Aînés composé de Sénèque et les Mohawks et les frères cadets sont le Cayuga et le Oneida. Aujourd’hui, le Tuscarora aussi s’asseoir avec les jeunes frères lors des réunions du Grand Conseil. Les corps combinés des chefs de travailler sur toutes les questions concernant les Haudenosaunee. En général, la question va d’abord à la Mohawk et Seneca à la délibération, puis l’affaire est portée devant le Cayuga et Oneida pour leur délibération. L’affaire est ensuite donnée à l’Onondaga, les gardiens du feu qui ont de nombreuses responsabilités dont l’un est de tenir des registres des réunions, pour leur confirmation définitive et la ratification finale.
Le «wampum 22e » illustre le fait que, après tout des chefs ont débattu, il ya un chef Onondaga, Hononwiretonh, dont le devoir est de s’asseoir et d’écouter tout le débat, la question est alors retourné à son approbation finale, si tous sont dans le consensus. S’il refuse de sanctionner la solution, alors aucun autre chef a le pouvoir d’adopter le projet de loi. Hononwiretonh n’est pas autorisé à refuser la sanction la question à moins qu’il n’existe une base solide pour son refus. Comme on le voit, la Grande Loi prévoit de nombreux contrôles et de contrepoids du pouvoir et dépend du consensus de tous les cinquante chefs pour sa prise de décision.
C. L’importance des femmes dans la Grande loi de la paix
La grande loi a été structuré pour garder toutes les choses en équilibre. Les femmes ont un rôle important dans la société Haudenosaunee, qui n’est malheureusement pas suffisamment illustré dans les versions écrites de la Grande Loi de la Paix (également connu sous le nom de la Grande Loi de la Paix). Alors que seuls les hommes pouvaient devenir des chefs, il était du devoir et la responsabilité des mères de clan pour sélectionner les chefs.
Les chefs ont été élus pour la vie, mais si ils se sont égarés, n’ont pas les meilleurs intérêts du peuple et le monde naturel à l’esprit, après trois avertissements, les mères de clan pourrait « écorner » entre eux. L’écornage signifie que les bois de cerf que les chefs portent sur leurs chapeaux à plumes (kastowehs) pour montrer qu’ils sont les chefs, seraient retirés de coiffes du chef; ainsi, le dépouillant de son autorité en tant que chef. Les mères de clan lors de l’enlèvement, les chefs, pour trouver un homme qui est de l’esprit bon et est marié et a des enfants donc il aime son peuple et son pays comme il le fait à ses propres enfants.
Dans les paragraphes précédents, est juste un extrait de la Grande Loi de la Paix et la façon dont le wampum Haudenosaunee utilisé a été examiné dans une tentative de donner au lecteur une compréhension générale de la façon dont les Haudenosaunee se comprennent sur certains des aspects importants de la Grande loi de la Paix. Un aspect important de la Grande Loi de la Paix qui va souvent indicibles et il est difficile d’expliquer, c’est l’idée que le gouvernement n’est pas séparé de la religion Haudenosaunee, la culture, ou mode de vie, car ces choses sont tout enroulé en une seule. Dans la section suivante, l’interaction entre les Haudenosaunee et les pères fondateurs seront examinées.
III. Le Haudenosaunee et les pères fondateurs
Il faut remonter dans le temps de voir l’influence que les orateurs Haudenosaunee grands, comme Canassatego et Tiyanoga (Hendrick), ont eu sur l’élaboration des idées de la démocratie développés par la plupart des pères fondateurs; en particulier, l’influence que les Haudenosaunee avait sur Benjamin Franklin . Les colons eu de nombreuses occasions d’être influencés par les Haudenosaunee, et ce que les colons ont vu dans le mode de vie autochtone était une liberté dont ils ne connaissaient en théorie:
Les sociétés amérindiennes sont devenues un contrepoint à l’ordre européen, de l’avis des Européens transplantés, y compris certains des fondateurs de l’Etat les plus influents-Unis, comme ils sont devenus plus insatisfaits avec le statu quo. Ils ont trouvé dans les installations existantes polities indigènes, les valeurs que les documents fondateurs européens de l’époque a célébré dans l’abstraction théorique – la vie, la liberté, le bonheur, et un modèle de gouvernement par consensus, en vertu des droits naturels, avec une relative égalité de la propriété.
Les colons, tels que William Johnson, Conrad Weiser, Cadwallader Colden, et Benjamin Franklin, non seulement assisté à des réunions du conseil des traités de l’Haudenosaunee, ils ont également participé et est devenu très compétent dans les coutumes indigènes et dans les subtilités de la Confédération iroquoise. Par exemple, Sir William Johnson, un Anglais, avait une relation très étroite avec Tiyanoga (Hendrick) un Mohawk Wolf ,chef de clan.La Relation avec Johnson Tiyanoga et les Haudenosaunee autre était très important, car il a gardé les alliés des Anglais Haudenosaunee jusqu’à ce que la France a été expulsé du continent en 1763. Le Haudenosaunee,au cours de cette période « mélangée , se mêlaient librement, assis dans les uns des autres conseils, et de vivre la vie des autres. » Pendant ce temps, Franklin a écrit, « le système colonial anglais sur la société avait des difficultés à maintenir son emprise sur de nombreux hommes une fois qu’ils avaient goûté la vie des Indiens. »
Comme une question de fait Johnson a été acceptée comme telle, et, la société à ce point mélangés avec la façon dont les Haudenosaunee de la vie, qu’il aurait engendré une centaine d’enfants mohawks. Toutefois, certains estiment le nombre à être en fait huit enfants, qui par la loi Haudenosaunee, étant une société matrilinéaire, ont été considérés comme des Mohawks, car ils avaient des clans. Relation Tiyanoga avec Johnson était si influent et bénéfique à l’alliance avec les Haudenosaunee et en anglais, et son héroïsme, la philosophie, de l’armée, et les contributions politiques au Congrès d’Albany était si important, il a été dit que Tiyanoga (Hendrick) « doit être considéré l’un des fondateurs des États-Unis. » Dans la section suivante, l’influence Canassatego seront discutés.
1. Canassatego Influence sur les pères fondateurs
Canassatego était un chef de la Nation Onondaga. Canassatego a été bien pensé par la plupart des colons anglais. Il a été dit d’avoir un grand charisme, une voix de stentor et d’être un maître de «l’argumentation logique, et la négociation adroite. » Il a été lors du Conseil 1744 traité que Canassatego, consterné par la désorganisation des colons anglais, a suggéré que le colon s’unir sur un modèle Haudenosaunee. Canassatego dit aux commissaires coloniaux:
Nos ancêtres sages ont créé l’union et l’amitié entre les Cinq-Nations. Cela a fait de nous des gens redoutables. Cela nous a donné beaucoup de poids et d’autorité avec nos voisins des Nations. Nous sommes une confédération puissante et par votre observant les mêmes méthodes de nos sages ancêtres ont pris vous permettra d’acquérir beaucoup de force et de puissance, par conséquent, tout ce que vous arrive, ne tombent pas entre eux.
Canassatego voulait que les colonies forment un syndicat afin que les Haudenosaunee pourrait traiter avec les colonies d’une manière plus efficace. Il était préoccupé par les commerçants sans scrupules qui profitaient des peuples indigènes, et il voulait mettre fin à leur prise illégale et l’empiètement sur les terres conventionnelles retenues. Les orateurs Haudenosaunee étaient assez couramment l’anglais, mais ils ont souvent fait semblant de ne pas comprendre dans une tentative pour mieux comprendre à ce que certains des colons pensaient vraiment. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux incidents dans lesquels les colons avaient une chance d’être influencé par les orateurs Haudenosaunee grands. Dans la section précédente, l’influence sur les Haudenosaunee Benjamin Franklin sera examinée plus avant.
2. Benjamin Franklin
Benjamin Franklin a été un très bon ami avec Conrad Weiser, qui a été adopté par les Mohawks. La Grande Loi de la Paix, la Constitution Iroquois, contient notamment des dispositions «wampums 78 à 82″, pour les adoptions. Pour Weiser avoir été adopté par la nation mohawk, il doit avoir été très respecté parmi les Haudenosaunee, pour le processus d’adoption est très complexe et doit être approuvé par les chefs de la nation et a confirmé dans le consensus par les gens de la nation. Fait intéressant, les lois sur l’adoption de la loi de la paix a permis la Grande liberté de religion lorsque les Haudenosaunee a adopté dans la Confédération d’une autre nation.
Weiser avait gagné l’estime de l’Haudenosaunee et pas seulement assisté aux réunions du conseil des traités, il était aussi un enregistreur, car il écrit en bas de chaque participant et leurs comptes. Weiser a ensuite fourni Franklin avec ces comptes de nombreuses conseil du Traité, en tout, dont Franklin, puis publié parce que le «[i] INTÉRÊT dans les comptes des traités était assez élevé en 1736, pour une imprimante Philadelphie … pour commencer la publication et la distribution d’entre eux. » A travers la publication de ces comptes conventionnels et sa première main de participation, Franklin est devenu très compétent dans la Grande Loi de la Paix.
Non seulement ont été Franklin et ses cohortes connaissent dans les préceptes de la Grande Loi de la Paix, ils ont également adopté la Grande Loi de la Paix des procédures et de protocoles. Par exemple, « les commissaires Pennsylvanie (y compris Franklin) a présenté les Indiens assemblés avec une ceinture wampum, qui dépeint l’union entre les Iroquois et les colons. » Par conséquent, Franklin a été en étant compatible avec les Iroquois personnalisé à offrir un wampum (enregistrement ) la ceinture de lier leur accord. Dans la section précédente, les incidents au cours desquels les Haudenosaunee ont influencé les colonialistes a été examiné. La section procédure vise à illustrer certains des similitudes entre la Grande Loi de la Paix et la Constitution des États-Unis.
IV. Comparaison et le contraste de la Grande Loi de la Paix et la
Constitution des États-Unis.
Le son Haudenosaunee étaient présents à la veille de la Convention 1787 constitutionnelle, et beaucoup de leurs idées ont été prononcées au cours de la présente Convention. Ces idées ont trouvé leur chemin dans ce qui allait devenir les États-Unis Constitution. L’influence Haudenosaunee peut être vu dans les similitudes d’idées trouvées dans la Constitution des États-Unis.
Lorsque l’on examine les similitudes entre la Grande Loi de la Paix (Iroquois Constitution) et la Constitution des États-Unis, il faut garder à l’esprit que leur est un langage et de la différence vision du monde. Les langues des Haudenosaunee sont picturale et une langue de la caricature, en ce que l’on qualifie les choses et les idées par leur apparence et de l’habitude. Par exemple, les Haudenosaunee n’avons pas de mot qui signifie lapin en soi, mais plutôt le mot Haudenosaunee est tahontaneken, ce qui signifie oreilles rapprochées. Le langage décrit la façon dont le lapin, dans ce cas, l’air et présente une illustration globale de l’objet ou le concept décrit la langue anglaise ne peut pas capturer. Ainsi, il faut savoir que ce qui a été écrit dans la langue anglaise au sujet de la Grande Loi de la Paix est un bon endroit pour commencer, mais pour bien comprendre la Grande Loi de la Paix dont on a besoin de consulter les aînés respectés traditionnels de la Confédération Haudenosaunee. En outre, il convient de garder à l’esprit tout en examinant l’influence que les Haudenosaunee n’ont aucune notion distincte de la philosophie, la religion, et le gouvernement, car ils sont tous un dans la Grande Loi.
1. Préambule de la Constitution des États-Unis et la Grande Loi
Peut-être le meilleur endroit pour commencer cette comparaison est d’examiner le préambule de la Constitution6 États-Unis et les trois premiers wampums de la Grande Loi. Wampums 1, 2, et 3 de l’État:
Je [le Peacemaker], Hiawatha, et les sachems ont planté un arbre de la paix [.] … Sous l’ombre de ce grand arbre que nous avons préparés pour vous sièges [.] … Si une nation ou un individu en dehors des Sachems adopter la grande loi sur leur apprentissage, ou de tracer leurs racines à l’arbre Grande … ils seront invités à mettre à l’abri sous les branches de cet arbre. … Cinq flèches liés symboliser notre union complète. … Nous nous sommes attachés ensemble dans une seule tête, corps, un esprit et une âme à régler toutes les questions comme l’un. Nous allons travailler, l’avocat et de confirmer ensemble pour l’avenir des générations à venir.
En comparaison, le préambule de la Constitution des États-Unis:
Nous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, assurer la tranquillité intérieure, de pourvoir à la défense commune, promouvoir le bien-être général, et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution des États-Unis d’Amérique.
En comparant les deux, le préambule souligne la liberté l’unité et la fourniture pour la postérité, qui est semblable aux wampums de la Grande Loi qui a également l’unité des mandats et fournit pour les générations futures. Dans la Grande Loi, les Haudenosaunee utiliser le symbole de cinq flèches liés à décrire leur unité et la force des Cinq-Nations. Fait intéressant, le grand sceau des États-Unis d’Amérique, conçue par Charles Thomson en 1782, a eu un aigle tenant dans sa patte un faisceau de flèches treize. Thomson initialement proposé l’utilisation de cinq ou six flèches, qui était comme les Cinq-Nations liés flèches; cependant, le Congrès préféré treize ans. Bien que la langue n’est pas exacte, le symbolisme et les idées sont assez semblables pour voir l’influence.
2. Nombre de représentants et de sénateurs par rapport à la Grande Loi.
Les représentants de la grande loi sont les chefs, mères de clan, gardiens de la foi, et les chefs Pine Tree. Bien que la Constitution des États-Unis a un certain nombre de représentants et sénateurs sur la base d’un ensemble différent de règles, une influence générale de l’Haudenosaunee peut être vu. Par exemple, le Grand Conseil est composé des chefs de chaque nation, mais quand ils se rencontrent à Grand Conseil, ces mêmes chefs, puis se divisent en trois sections, les Frères Aînés, jeunes frères et l’Onondaga, qui est similaire à la prise de décision processus de la Constitution des États-Unis de deux centre de congrès.
La Grande Loi prévoit que les Haudenosaunee devrait avoir 50 chefs ou Rotiianison (les hommes de bonne), qui est le nombre de chefs qui, le premier accepté la Grande Loi. Ces chefs sont choisis pour un mandat de la vie et doit être marié et avoir des enfants. Il n’ya pas de condition d’âge. Considérant que, la Constitution des États-Unis prévoit que le représentant a doit être âgé de 21 ans, et «[t] qu’il Nombre de représentants n’excédera pas un pour tous les trente mille » 18 citoyens de chaque État.
La Grande Loi, comme la Constitution des États-Unis permet pour la destitution de ceux dans le bureau ne font pas leur devoir. Alors, les sénateurs pour les Etats-Unis « ont le pouvoir exclusif de juger tous les mises en accusation … aucune personne ne peut être condamné sans l’accord des deux tiers des membres présents. » La Grande Loi prévoit que les femmes ont le pouvoir exclusif de « décorner » (destitution) un chef. Si un chef agit mal, ou si au cours d’une délibération, les mères de clan voir que le chef n’agit pas de bonne ou de l’esprit, il est au point mort consensus en raison de ses propres raisons égoïstes, puis les mères de clan lui appeler à l’extérieur. Une fois dehors, le chef sera parlé et prévenu qu’il n’agit pas avec les meilleurs intérêts du peuple à l’esprit. S’il persiste à agir à tort, les mères de clan aura ses bois, qui montrent son autorité en tant que chef, démis de ses kastoweh (chapeau); ainsi l’écornage (destitution) lui.
3. Le pouvoir exécutif et les femmes
La Constitution des États-Unis prévoit que le pouvoir exécutif est exercé par le Président, qui tient son mandat de quatre ans, doit être élu dans le bureau, et est de trente-cinq ans ou plus. La Grande Loi prévoit un pouvoir exécutif-comme dans le Grand Conseil en ce que le chef Onondaga Hononwiretonh, qui a obtenu son siège par les mères de clan a le dernier mot quant à savoir si une question est soit confirmée ou infirmée.
Femmes parmi les Haudenosaunee sont considérés comme des égaux, et ils sont importants pour maintenir l’équilibre et l’harmonie. Malheureusement, les ancêtres fondateurs de la Constitution des États-Unis n’a pas embrassé le respect de la Haudenosaunee pour les femmes, car ce n’était pas jusqu’à l’année 1920, lorsque le 19e amendement a été faite en loi permettant aux femmes de voter.
La Grande Loi prévoit que les femmes, les mères de clan, les chefs doivent prendre. Les femmes ont bénéficié de ce devoir et la responsabilité par le Pacificateur, pour les femmes ont été les premiers à accepter la Grande Loi de la Paix, et ce sont eux pour donner naissance, élever, et les soins pour les enfants. Par conséquent, les femmes sont plus sensibles aux besoins de la mère des enfants et des personnes.
Bien que les femmes sont habilitées à choisir le chef, les chefs actuels doit sanctionner leur choix, ce qui permet de freins et de contrepoids et, par conséquent, les Haudenosaunee éviter les concentrations de pouvoir en faisant en sorte qu’il existe un consensus et pas seulement une adhésion de la majorité.
Ce qui précède ne sont que quelques-unes des nombreuses comparaisons entre la Constitution des États-Unis et la Grande Loi de la Paix. Quand on regarde la Grande Loi de la Paix dans son intégralité et la Constitution des États-Unis dans son intégralité, on est capable de voir la preuve que les Haudenosaunee ne avoir une influence sur les pères fondateurs. La Grande Loi a fourni une base sur laquelle les pères fondateurs ne pouvaient construire, pour la grande loi à condition « le type de gouvernement central qui allait plus tard être suggéré par Benjamin Franklin aux colonies comme une institution digne d’émulation. » La Grande Loi est d’une constitution consensuelle qui «énonce ces idées démocratiques et des doctrines que l’initiative, le rappel, le référendum, et l’égalité du suffrage. »
V. CONCLUSION
Les idées sont étranges, car elles sont difficiles à retracer. Les artefacts, comme, la poterie et des projectiles, peuvent être datés au radiocarbone et de leur âge relatif identifiés, mais comment fait-on pour définir la date ou de retrouver des idées ? Le présent document a tenté de démêler et de donner un coup de main de guidage à déterminer la perspective de l’Haudenosaunee de la Grande Loi de la Paix et l’influence qu’elle exerça sur les pères fondateurs sur ce qui allait devenir la Constitution des États-Unis. Cependant, peut-être l’aspect le plus profond de ce document n’est pas que les pères fondateurs ont été influencés par la Grande Loi, mais, qu’il remet en cause les principes fondamentaux des relations fédérales de droit et la politique indienne. En reconnaissant que les Haudenosaunee avait un gouvernement centralisé complexe, la Grande Loi de la Paix, qui a été imité par les pères fondateurs et existait avant l’arrivée des Européens, rend les États-Unis judiciaire Indiens cadre relative et fédérales-politique indienne dans le besoin d’être revu et remédié. On ne peut plus les peuples indigènes être considérée comme barbare et dans le besoin de l’assimilation. Une idée que les colonisateurs faussement utilisés pour des centaines d’années pour légitimer la prise des terres indiennes, et la prise de la culture par des missionnaires et les politiques de nombreux d’assimiler les peuples autochtones de l’île de la Tortue.
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Ajouts du 10 mai 2014
LES VISIONS SPIRITUELLES PRÉCÉDANT L’ARRIVÉE DE DEGANAWIDA
Les rêves d’une jeune femme annoncent la venue du Grand Pacificateur.
Loin au nord vécu la jeune fille appelée » Son visage est nouveau , pur et sans tache . » Le dernier de son clan avaient disparu ; elle n’avait pas d’autre nom . Elle et sa mère vivaient dans une hutte délabrée en dehors de leur village , la mendicité était leur lot … afin de rester en vie . La jeune fille était belle , mais elle était tenue à l’écart pour les jeunes hommes , et aucun visiteur jamais entré dans leur maison . Un été , elle se trouva enceinte . La mère ne pouvait pas croire que sa fille qui était innocente ,puisse enfanter ; elle fut grondé et elle l’a battue jusqu’à ce qu’une nuit une figure lumineuse lui parla dans un rêve . L’enfant de sa fille était divin , dit-il , et a été conçu miraculeusement . Ils l’appelaient Deganawida – et un jour, il serait indirectement provoquer la ruine des Hurons . Elle se réveilla tremblant de peur , et se hâta de convaincre sa fille que l’enfant ne doit pas être autorisé à vivre .
Au cœur de l’ hiver, le bébé est né . Ils l’ont emmené à un ruisseau gelé , hachées un trou dans la glace , et l’ont poussé à travers. Mais le lendemain matin, ils se sont fait réveiller,par l’enfant endormi innocemment, entre elles . Deux fois de plus, elles ont essayé de noyer l’enfant , et deux fois de plus qu’il a été renvoyé à elles,mystérieusement. Peut-être le maître de la vie a voulu qu’il vive .
Quand il a grandi à l’âge adulte , Deganawida eut une vision : il vit un sapin géant, dont la plus haute des branches,avait éclaté à travers le ciel dans la lumière pure . Cinq bonnes racines ancrées dans le sol , et un tapis lumineux blanc l’entourait.
Le maître de la vie , une fois a marché sur la terre et a vécu parmi les hommes . Quand il les quitta, il a promis d’envoyer un ambassadeur pour les aider à nouveau quand le mal serait devenu endémique et leur besoin grandirait . (Légende Iroquoise ,auteur inconnu…cette légende avoisine dans le temps celle de Katulak qui descendit du ciel pour sauver le peuple Sioux.On retrouve aussi cette légende chez les Attikameks,au Québec.Il s’agit d’un grand événement social.)*Lire mon article sur le sujet:Ré-écrire l’histoire:une légende Ojibway sur un .homme du Ciel.
Tout comme la neige , répartie de sa base sur les collines rocheuses dans toutes les directions,la Vie étend sa voie …Tout comme cette vision d’ un aigle perché au sommet de l’arbre qui « garde la forêt des bons esprits » . Cet arbre est la représentation de la fraternité de l’humanité . Il ressort de l’union pacifique de cinq tribus indiennes et il faut l’étirer vers le haut pour l’unir à la lumière du Maître de la vie . La paix et la lumière se répandent à partir de cette union jusqu’à ce que tous les peuples de la terre soient un jour protégés . Parmi les Hurons, Deganawida serait toujours occulté par la loi du silence . Ainsi, après sa vision , il a voyagé vers le sud à la recherche de la terre où sa mission serait accomplie . Son visage était beau , les yeux intelligents et sereins ; mais pourtant ,il balbutia , et les gens n’avaient pas la patience de l’écouter . Il avait besoin d’ un porte-parole .
Enfin Deganawida est arrivé dans le pays que nous appelons aujourd’hui l’État de New York. Une épaisse forêt s’offrit à ses yeux ,puis le paysage fut recouvert par les montagnes et de larges vallées vertes . Les lacs étaient clairs . Aux silhouettes du crépuscule des ours et le cerf pouvaient être vu ,en train de boire au bord de l’eau . La soirée a été hanté par le cri des huards. Seul le cœur de l’homme était hors d’équilibre, durci contre lui-même .
Ici a vécu les Iroquois , ou les gens surnommés » serpent à sonnettes . » Deganawida appris que pendant des années, les différentes tribus avaient été enfermés dans des vendettas ,les unes avec les autres ; dans le jeu de la vengeance , ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient assassiner ,pouvaient payer pour assassiner . Les nations algonquines voisines avaient vu la confusion et déclaré la guerre aux Iroquois .
Quelques anciens Iroquois avaient compris que leur nation était sur le bord de la ruine . Certains priaient le Maître de la Vie . D’autres avaient prophétisé son retour. Un homme, un orateur renommé appelé Hiawatha , a rassemblé de nombreux chefs ensemble à un grand conseil pour discuter d’un moyen de mettre fin aux querelles . Mais lorsque le conseil s’est réuni ,des sorciers étranges ont soudain fait irruption dans la maison longue (Longhouse) et provoquèrent le désordre chez les aînés , les faire tomber et se détendre avec leurs cœurs ignobles de menaces . Les chefs dispersés dans le désert , et Hiawatha sont rentrés chez eux pour trouver une de ses filles, assassinée .
Seul le tyran Tadodaho aurait imaginé une telle cruauté . Sa puissance a prospéré sur les querelles,sur les divisions . Il a régné par un réseau secret d’espions et de sorciers . Lorsque le second conseil de paix de Hiawatha s’est réuni , les hommes de Tadodaho détruisirent encore plus violemment cette tentative de paix ,en assassinant une autre de ses filles . Quelques mois plus tard , le jour prévu pour un troisième conseil , pas un seul chef n’ osa apparaître . Au lieu de cela , se pavanait Tadodaho ,plein d’orgueil entre les personnes du village. Ses hommes ont trouvé une dernière fille de Hiawatha et la frappèerent au sol . Elle était enceinte , et elle est morte de la chute qu’elle fit .
Hiawatha a été défait . Il a décidé de fuir , et de revenir seulement quand il avait trouvé un moyen d’aider son peuple . Juste en dehors du village , en ressortant , il vit Tadodaho immobile assis , le regardant avec un regard moqueur.
Parfois désespérant , parfois en prière , toujours à la recherche , Hiawatha errait dans les montagnes , dans un canot d’écorce,il traversa les rivières ,en pagayant sur de vastes lacs . Il est devenu étrange et morose . Demi – faim , il est devenu faible et fiévreux , mais en lui quelque chose le harcelait et ne voulait pas l’abandonner . Enfin , il s’installe dans un pavillon abandonné et attendit , ne sachant ni pour qui ,ni pour quoi.
Deganawida entendit l’histoire de Hiawatha et a été profondément ému . Il s’établi à l’endroit où l’ermite a vécu , et si les gens lui ont rappelé que Hiawatha était un solitaire et un exilé , alors Deganawida décida de lui rendre visite .
Un jour, alors qu’Hiawatha était absent, Deganawida avait grimpé furtivement au-dessus de son champ de mais et attendit. Quelques heures plus tard Hiawatha revint avec de la nourriture pour son dîner . Deganawida regardait à travers la fumée,dans le trou sur le toit de sa maison . Hiawatha coupait la nourriture et agitait les morceaux dans une grande marmite . Soudain Hiawatha remarqua le visage de Deganawida qui se reflétait dans le ragoût, dans l’eau , calmement en le regardant . Il se leva et regarda autour en suspectant . Il n’y avait personne . Il regarda à travers le trou de fumée . Personne n’était là non plus. Deganawida avait tiré sa face en arrière et a basculé dans un rire silencieux sur le toit .
Hiawatha est retourné à son ragoût et a vu le visage. C’était un beau visage , calme et intelligent . Hiawatha regarda le visage et en est devenu absorbé .
Cette nuit-là , Hiawatha allait à la chasse . Sur le chemin du retour à sa hutte , Deganawida l’a rencontré . Hiawatha reconnu le visage de l’homme . En Deganawida, il a senti le même calme mystérieux qui s’installe sur la terre au crépuscule ; de lui une chaleur rayonnée comme la lumière du soleil de début de printemps qui sèche délicatement les feuilles détrempées juste après la fonte des neiges . Hiawatha savait instantanément que Deganawida était son guide .
Deganawida décrivit sa vision de la fraternité de l’humanité . Le grand sapin serait nourri par le sol fertile : les communautés de la famille centrée dans la clarté et la paix , la justice et la droiture , et » orenda , » l’ énergie spirituelle subtile qui imprègne tous les êtres . Les paroles du prophète semblaient , à Hiawatha , provenir du plus profond de son cœur . Quelque chose en lui avait été ouvert ; il était dans une paix parfaite . Seulement par cette sérénité , il s’est rendu compte , que cette âme , pourrait montrer aux Iroquois comment vivre en paix .
En canot et à pied le long des sentiers forestiers , Deganawida et ses nouveaux disciples furent bientôt toujours en voyage entre les cinq tribus Iroquoises , afin de prêcher leur plan de paix . La rivalité entre les tribus ennemies était amère , mais Hiawatha l’orateur parlait maintenant avec la puissance spirituelle de Deganawida . Haine fondu ; les gens ont compris . La tribu Oneida , ou « People Standing Stone », et les Mohawks , furent « d’accord pour aider à établir une Ligue des tribus iroquoises . Les Tsonnontouans voisins et Goyogouins ont également décidé de participer . Mais tandis que le tyran Tadodaho contrôlait encore les Onontagués , la plus puissante de toutes les tribus , la Ligue n’avait aucune chance . Deganawida dit à Hiawatha qu’il doit apprendre à aimer tous les hommes, même ceux qu’il aurait pu craindre et haïr le plus ; le temps était venu de confronter Tadodaho directement .
Le tyran les aurait regardé comme un monstre , tordu dans l’esprit et le corps, avec des pensées si mauvaises qu’ils ont grandi hors de sa tête comme des serpents. Deganawida et Hiawatha s’approchèrent de lui avec amour , en chantant . Avec le plus hautain des mépris Tadodaho avait regardé Hiawatha furtivement dans la forêt après l’ assassinat de sa dernière fille . Maintenant la ( Traduction libre de la langue d’origine:beauté douce … ou sérénité ) de Hiawatha l’accablait . Comme le chantait Hiawatha et Deganawida , Tadodaho avait oublié lentement tout le reste . Peu à peu, son corps a été restauré à la forme humaine normale . Puis Hiawatha peignit les serpents qui pendaient à sa tête . Lorsque les mauvaises pensées ont été effacés de son esprit , Tadodaho redevient humain .
Deganawida proposa que les Onontagués seraient les » gardiens du feu » dans la nouvelle Ligue des Iroquois . Ils seront les modérateurs dans les débats du conseil , et après que chaque question aura été examinée par les deux organes de représentants , ils ratifieront la décision finale . Tadodaho se sentait honoré , et appuya la proposition . Il a envoyé des coureurs à chaque tribu iroquoise afin de convoquer des représentants pour le premier grand conseil .
Le Conseil s’est réuni autour du feu dans une grande Longhouse en écorce . Deganawida se leva et prit la parole: » Nous nous engageons ensemble en saisissant les mains de chacun si fermement et formant un cercle si fort que si un arbre doit tomber sur lui, il ne pourrait l’ébranler , ni le briser. » Il a conseillé aux représentants pour n’exercer aucune colère et de ne tenir aucune rancune . Ils ne doivent pas être des guerriers , mais doivent avoir des peaux de » sept pouces d’épaisseur , » que les opinions et les potins des autres risquent de ne pas influer sur la clarté de leur esprit . » Ne pensez pas à vous-mêmes, mais agissez pour servir les autres , et soyez en harmonie avec l’autre . » Sous le grand sapin,les gens de toutes les tribus enterrèrent leurs différences , et dans son ombre , ils ne marcheraient plus jamais dans la crainte , mais voulurent rester ensemble dans la paix et la tranquillité .
Le silence se fit . Un par un , les représentants des Mohawks et des Tsonnontouans , assis à l’est du grand feu , puis les Onneiouts et les Goyogouins à l’ouest du même feu , hochèrent la tête pour signaler leur accord . Dernière de toutes, les Onontagués , et enfin Tadodaho baissèrent la tête . La Ligue a été formée ainsi . Le prophète a parlé de nouveau . «Je , Deganawida , et les seigneurs confédérés, maintenant avons déraciné le pin le plus haut et dans la plus grande profondeur de la terre , vers le bas dans les courants souterrains des profondeurs ou l’eau se jette dans des régions inconnues , nous jetons toutes les armes de guerre . Nous les enterrons hors de la vue pour toujours et plantons à nouveau l’Arbre de Vie . «
La Ligue des Iroquois vécu une longue Ère de Paix , pendant plus de trois cents ans. Le tapis blanc de la paix serait dans le temps étendu à la plupart des autres nations indiennes à l’est du Mississippi . Puis des étrangers aux « Visages Pâles » traversèrent la mer et semblèrent pousser les Indiens dans leurs propres guerres : ils montèrent les nations sœurs les unes contre les autres. Le tapis sera taché et déchiré et , comme la grand-mère de Deganawida l’avait rêvé , les Iroquois et les Britanniques se mirent à ruiner la nation huronne .
Certains de ces Visages Pâles finirent par utiliser ce que les chefs iroquois leur avaient enseigné . Pour unir leurs treize petites colonies sous un gouvernement , Benjamin Franklin et ses collègues écrivirent une constitution inspirée par le modèle iroquoien. Les représentants de chaque colonie seraient organisés en deux organes de décision , avec un modérateur exécutif .
Cent ans plus tard, les philosophes allemands Marx et Engels se mirent à écrire un manifeste du communisme qui s’inspirera de l’histoire romancée des anthropologues qui étudièrent la fraternité et la communauté sociale iroquoise.Ce qui créa une idéologie qui s’étendit sur la moitié du monde . Mais si les États-Unis et le bloc communiste utilisèrent les idées de Deganawida pour atteindre l’harmonie dans leurs propres camps , ils oublièrent l’essence de son enseignement ,en devenant des rivaux , et mirent de l’avant des moyens hideux pour se faire la guerre les uns aux autres . Aucune des deux parties antagonistes ne pouvaient savoir ,connaître et vivre la vraie paix jusqu’à ce que la prophétie de Deganawida serait remplie :
La Vision de l’Arbre de Vie.
*Traduction libre:
La prophétie de Déganawida
» Les Iroquois feront face à une période de grande souffrance . Mais un grand message viendra à eux et de les rendra toujours si humble , et , quand ils parviendront à cette humilité , ils seront en attente d’un jeune chef, un jeune Indien , peut-être dans son adolescence , qui sera un grand voyant (de…ou par choix) . Personne ne sait qui il est, mais il lui sera donné une grande puissance , et sera entendu par des milliers , et il sera le leader accepté … à la lumière de nombreuses fois plus brillante que le soleil sera venant de l’est à l’ouest . ..je serai la lumière . «
Lorsque Deganawida fini de parler, il bénit le peuple et se tourna pour monter dans un canot d’écorce blanche comme la neige . Ils le regardaient pour la dernière fois ramer loin sur l’eau du lac Onondaga , il disparut ,sous les yeux de nombreux fidèles,dans le coucher du soleil le plus brillant qu’ils avaient jamais vu .
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LA GRANDE PROPHÉTIE DE LA SEPTIÈME GÉNÉRATION
Iroquois
Dans la tradition ancestrale des Premières Nations,la légende dit que les médecins de l’Esprit (Spirit Doctors) qui prédirent l’ arrivée de l’homme blanc et la quasi destruction du Peuple Rouge ,ces gens ont aussi prédit la résurgence des peuples autochtones sept vies (ou générations) après Columbus . Selon les Haudenosaunee, la population actuelle est la septième génération .
La prophétie Mohawk déclare que les Onkwehonwe verraient le jour quand les ormes mourraient ; des animaux étranges seraient nés déformés et sans les membres appropriés ; d’énormes monstres de pierre déchireront la face de la terre ; Les rivières brûleront ; l’air brûlera les yeux de l’homme ; les oiseaux tomberont du ciel ; Les poissons mourront dans l’eau ; Et les humains grandiront dans la honte de la façon dont ils ont traité leur mère et pourvoyeuse , la Terre .
Les Haudenosaunee tirent leur inspiration de la Gayaneshakgowa , la Grande Loi de la Paix , la Confédération iroquoise des Six Nations . Fournir la sagesse de son peuple et de l’inspiration pour leur constitution de Nations . Le Gayaneshakgowa déclare : » … dans toutes nos délibérations, nous devons tenir compte de l’impact de nos décisions sur les sept prochaines générations . «
Cette idée incarne tout ce que les Haudenosaunee croient : que l’environnement n’est que provisoirement confiée à eux et leurs actions dans et sur elle aura une incidence sur elle dans l’avenir …. Et si leur nom a été choisi , un nom qui reflète non seulement leur philosophie mais leur rêve de restaurer et de protéger la terre pour leurs enfants et tous ceux qui suivront dans leur chemin .
Enfin , après sept générations de vie en contact étroit avec les Européens , les Onkwehonwe se lèveront et demanderont que leurs droits de la gérance sur la terre de leurs ancêtres soient respectés et restaurés.
CONCLUSIONS ET PENSÉES PERSONNELLES
Tout en faisant ce travail,j’ai eu de longues méditations,car je ne pouvais pas passer à côté de la théorie des Anciens Astronautes et du travail d’Erick von Daniken.La naissance de Deganawida fait penser à celle d’Isis et même à Jésus Christ.Quelquepart entre la Vision de Daniken et celle de Zecharia Sitchin,ne serait-il pas possible que certains Frères de l’Espace,certaines entités venue de Mondes Parallèles ,influencent certains événements historiques?Deganawida ,comme Isis,comme Jésus Christ …ou comme Katulak,le Grand Esprit du tonnerre descendu sur Terre …sont tous par définition des extraterrestres!
La menace sérieuse à l’extinction de toutes les formes de vie existantes ,sur notre planète ,par le désastre grandissant de la pollution nucléaire de l’océan Pacifique ,venant des fuites radioactives du complexe de Fukushima ,suffit à elle-seule à éliminer une part importante de la biodiversité sur Terre,mais en additionnant la destruction massive ( de la pollution des sables bitumineux) ,portée à l’environnement de l’Amérique du Nord,je suis maintenant certain que le capitalisme pur et dur des gouvernements égocentriques du Canada et des États-Unis d’Amérique va finir par exterminer lentement,mais surement toute forme de vie sur Terre…si nous laissons faire en jouant à l’autruche.En une longue phrase,je viens de résumer ma pensée ,mes angoisses et mon réalisme face à l’imbécillité humaine.
Sur les terres ravagées par l’exploitation accélérée des sables bitumineux, nous hériterons de grands défis pour une toute petite remise en état.
L’exploitation des sables bitumineux du Canada a détruit de vastes zones de terres humides sensibles de l’Alberta. Les exploitants de sables bitumineux ont juré de reconquérir cette terre,de la restaurer, mais seule une toute petite restauration a eu lieu jusqu’à présent et de nombreux scientifiques disent qu’il est pratiquement impossible de reconstruire ces écosystèmes complexes. Lorsque l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta a marqué son 40e anniversaire en 2007, une statistique se distingue parmi les nombreuses autres qui mesurent la réussite économique et l’impact environnemental.Résultat: Pas un seul arpent de terre extrait a été certifié comme étant « récupéré » selon les normes gouvernementales canadiennes …signées et acceptées par ces entreprises irresponsables. Depuis lors, les grandes entreprises d’extraction de bitume comme Suncor et Syncrude ont consacré énormément de temps, d’argent et d’efforts de relations publiques pour convaincre la population canadienne qu’il y a moins d’un mile carré de terres perturbées par les sables bitumineux et qui selon la minière a été certifié comme récupéré . Toujours selon les minières,les terres perturbées ont été retournées à un état qui est « égal ou qui est meilleur que les conditions pré-perturbation. » Les entreprises ont rempli les fosses de la mine Giant,des arbres replantés, des marais aménagés et mis des bisons à paître sur les terres arbustives boréales qui ont été fabriqués à partir de déblais et de la végétation des zones humides.
L’exploitation des sables bitumineux du Canada a détruit de vastes zones de terres humides sensibles de l’Alberta.Les exploitants de sables bitumineux ont juré de reconquérir cette terre, mais c’est une très petite restauration qui a eu lieu jusqu’à présent et de nombreux scientifiques disent qu’il est pratiquement impossible de reconstruire ces écosystèmes complexes.
Aujourd’hui, cependant , moins d’un mile carré des 296 miles carrés de terres qui ont été perturbés par le développement des sables bitumineux ,a été certifié comme étant « récupéré par la province de l’Alberta » . Debout dans la voie de la certification,elles sont mal définies ,les directives gouvernementales sur les zones humides remise en état et l’absence de clartée.Il faut prévoir qu’en Alberta ,les espaces verts vont directement vers une destruction massive,selon Jennifer Grant de L’Institut Pembina .L’exploitation des sables bitumineux consiste à enlever la surface de la terre jusqu’à une profondeur de 250 pieds ,en nous montrant comment la remise en état peut être réalisée et évaluée . Les défis de la restauration d’un paysage déraciné par la pratique destructrice des sables bitumineux – qui implique l’exploitation à ciel ouvert et le creusement de la terre à des profondeurs allant jusqu’à 250 pieds – sont énormes . L’exploitation des sables bitumineux se produit principalement dans les écosystèmes des zones humides complexes et de marécages , de tourbières boréales , et les marais tourbeux qui ont été formés au cours de milliers d’années et qui abritent une quantité importante de la biodiversité . De nombreux experts doutent que ce soit techniquement ou même économiquement possible de recréer un écosystème si énorme à une si grande échelle ,ressemblant à des environnements sensibles qui existaient il dans le passé . Même si c’était possible, d’autres se demandent si le changement climatique et pendant l’actuelle pleine expansion du développement des sables bitumineux au Canada ,alors le volume de sables bitumineux des minières devrait presque doubler d’ici 2021 ,si cela ne va pas saboter les efforts pour y parvenir sur une large échelle dans l’avenir . » J’appelle ces revendications de remise en état par le gouvernement et l’industrie une forme de greenwashing », dit Suzanne Bayley , une écologiste des zones humides à l’Université de l’Alberta qui a récemment co- écrit un article sur les pertes de tourbières massives dans la région des sables bitumineux . » Qu’est-ce que la terre que l’industrie a récupérée jusqu’ici peut bien paraître dans un journal , un magazine, et des annonces télévisées!… , mais ce n’est pas le paysage des zones humides riches qui était autrefois dominées par les forêts boisées et arbustives . » Lee Foote , un écologiste de l’Université de l’Alberta,spécialiste sur les zones humides qui a travaillé avec l’industrie des sables bitumineux et conseillé le gouvernement de l’Alberta, sur les politiques de remise en état des zones humides , reconnaît que la remise en état a été fait jusqu’à présent ,davantage comme un spectacle public que de créer des écosystèmes viables . » L’état d’esprit est de jeter de grands dollars à l’ingénierie des zones humides,vers des créateurs qui sont verts, mais pas aussi fonctionnels que ce qu’il y avait dans le passé », dit Foote . » L’objectif principal est d’obtenir la licence sociale qui est nécessaire pour que ces entreprises puissent continuer à fonctionner,sans être déranger . » Bien que les responsables de Suncor estiment qu’il est trop tôt pour déterminer si leurs efforts de remise en état des terres seront couronnés de succès , ils sont optimistes que les marais tourbeux peuvent être conçus de nouveau . Les projets pilotes initiaux sont prometteurs , la compagnie dit . «Il est facile d’étiqueter quelque chose d’impossible qui n’a jamais été fait auparavant , et la construction d’un important que ça tombe dans cette catégorie », explique le porte-parole de Suncor, Kelli Stevens . » Mais nous essayons parce que nous pensions qu’il était important de le faire . Nous allons voir au cours de la phase de suivi du succès ou nous sommes rendu . Mais jusqu’à présent , le suivi depuis le début nous dit que nous sommes sur la bonne voie . » Les Plantes typiques – y compris les carex , de mousse , d’herbes et d’arbustes – ont été mis en place avec succès , elle note . Si la fen continue de soutenir les zones humides La formulation de la législation de la restauration est tellement vague qu’il ne parvient pas à tenir l’industrie responsable . plantes et suffisamment d’eau , et éventuellement s’accumule la tourbe , dit-elle, » ces projet pilote seront considérés comme un succès . » La question de la remise en état dans la région des sables bitumineux a été une source de débat depuis les années 1970 , lorsque le gouvernement de l’Alberta a investi 100 millions de dollars en créant la défunte Alberta Oil Sands,société de recherche et de technologie pour démarrer les sables bitumineux plus commerciaux et d’accélérer les développements .
Une problématique effrayante…
Même alors , les scientifiques impliqués dans la recherche nous ont averti que les » futures sites de sables bitumineux seront probablement construits sans connaissances suffisantes sur les effets possibles sur l’ air, l’eau et le sol de la campagne environnante , ou l’impact sur les différentes méthodes de mise en valeur des terres . » Ce qui a suivi montaient le côté des passifs environnementaux tels que les étangs géants des effluents , des paysages dénudés , et les populations de plantes en diminution et de la faune . Les gouvernements du Canada et de l’Alberta ont ignoré ces faits , jusqu’à ce que les populations autochtones vivant en aval des sables bitumineux ont commencé à exercer les droits issus de traités et de lancer des contestations judiciaires . Face à l’exposition juridique croissante , ainsi que les pressions publiques, le gouvernement de l’Alberta a défini des orientations de compensation des zones humides en 2007 ,afin de diriger les entreprises pour rétablir » une zone humide naturelle d’un écosystème naturel en fonctionnement dont les caractéristiques sont aussi proches que possible des conditions avant drainage ou autre modification . » Alors qu’elle semblait prometteur à l’époque, la formulation des lignes directrices se sont avérées tellement vague que presque tout le monde est d’accord , ils n’ont pas de définition juridique et donc ne parviennent pas à tenir l’industrie responsable . Au lieu de recréer les marais tourbeux , l’industrie a dans la plupart des cas modifiée les marais en question qui ne sont pas aussi biologiquement complexes . Avant la question des sables bitumineux,les entreprises pétrolières sont arrivées sur la scène :les marais tourbeux ont constitués pour au moins cinquante pour cent , et peut-être autant que des deux tiers des discussions sur l’environnement boréal de la région . Ces marais ont permis de supporter la vie d’une large gamme de plantes , y compris plusieurs des plus rares orchidées sauvages de l’ouest du Canada ; des centaines d’espèces d’oiseaux ;un nombre incalculable d’espèces d’insectes ; ainsi que toute une gamme de grands mammifères , y compris le caribou des bois , l’orignal , le loup , et le grizzli .
Les évaluations n’ont jamais été menées afin de calculer l’efficacité du travail incombant à la responsabilité des compagnies pétrolières polluantes,afin de remettre en état l’environnement dévasté . Jusqu’à il y a quelques années , afin de recréer les marais tourbeux qui jouent également un rôle écologique essentiel en filtrant l’eau et séquestrant d’énormes quantités de carbone dans le sol , on a pensé que tout cela pourrait être impossible . La restauration des tourbières exigerait de travailler sur les relations chimiques de l’eau et du sol qui ne se développent que lorsque l’eau souterraine s’écoule à travers les couches riches en nutriments de sphaigne et d’autres mousses qui se sont décomposés au fil des millénaires . Plutôt que d’essayer de recréer ce qu’il y avait dans le passé , l’industrie a embauché des « experts de remise en état » pour tenter de les remplacer par des forêts de montagne et des marais arbustifs capables de tolérer les sels , les métaux et les acides qui sont générés par les sables bitumineux et qui sont présents dans les sols perturbés et dans l’eau souterraine s’écoulant à travers eux. Ces marais peuvent bien paraître dans les images touristiques et les photos aériennes , et ils sont aussi capables de supporter des canards et autres oiseaux d’eau nicheurs . Mais ils n’ont pas la biodiversité d’un écosystème des tourbières et ne peuvent pas piéger le carbone presque aussi efficacement , disent les écologistes des zones humides . Ceci est particulièrement important parce que les changements de paysage causés par l’exploitation minière des sables bitumineux actuellement approuvés vont libérer de 11.400.000 à 47.300.000 tonnes de carbone , selon une étude réalisée par l’Université de Bayley et des collègues de l’Alberta . Ces changements permettront également de réduire la capacité des anciennes zones humides pour piéger le carbone de près de 7,2 millions de tonnes métriques par an . » Ces pertes n’ont pas encore été quantifiés », dit Bayley . » Ils doivent être inclus dans les estimations déjà élevés d’émissions de carbone que l’industrie des sables bitumineux est responsable. » Face à des préoccupations et des protestations grandissantes devant le développement des sables bitumineux , le gouvernement de l’Alberta exige que l’industrie devra récupérer plus de marais tourbeux . Mais étant donné que cela n’a pas été fait avant , le gouvernement doit se contenter pour le moment de voir ce qui peut être accompli à l’échelle pilote . Les coûts de remise en état des zones humides , dit Foote , sont élevés , avec des estimations les centaines de milliards de dollars. Vous ne pouvez pas recréer ce qui a pris des milliers d’années à se former, dit un scientifique . à 13 milliards de dollars, soit environ 6 pour cent des bénéfices nets générés par l’exploitation minière de ces sites. «Quand vous avez 300 milliards de dollars d’ infrastructures et un énorme pipeline de revenus provenant de cette région , les avantages sociaux provenant d’un espace relativement restreint de zones humides sont éclipsés , » dit Foote . «C’est pourquoi les zones humides continueront d’être poussé sur le côté et d’être mises en veilleuse . L’industrie pétrolière sanctifiée,bénite et mise sur un piédestal par nos politiciens véreux, passera beaucoup de temps et d’argent à essayer de concevoir quelque chose de semblable à ce qui était là dans le passé , mais il échouera parce que vous ne pouvez pas recréer ce qui prend des milliers d’ années à se former » .Jonathan Price,de l’ Université de Waterloo ,un hydrologue reconnu, fait partie d’un groupe de scientifiques de partout au Canada qui ont récemment reçu 6,7 millions de dollars de financement du gouvernement et de l’industrie à restaurer les terres des sables bitumineux sur la propriété de Suncor . Le plan de remise en état comprend même le camionnage dans la tourbe stockée , la construction d’un aquifère , en détournant l’eau , et la séparation physique des résidus de pétrole des décharges des marais ainsi que les contaminants ;c’est plus de 840 milliards de litres de sous-produits liquides toxiques qui sont actuellement détenus dans des réservoirs ouverts et aussi par filtration dans les eaux souterraines . Price reconnaît qu’il faudra au moins une décennie ou plus pour voir des résultats concrets et une durée de vie avant que quiconque puisse crier victoire . Il doute également que ce sera économiquement possible de le faire sur une grande échelle . Mais ne rien faire , prévient-il, n’est pas le moyen d’avancer . » L’ingénierie d’un paysage comme celui-ci nécessite une vaste gamme de disciplines intellectuelles et universitaires », dit Price. » Tenter de le faire vous fait apprécier combien complexe et précieux cet environnement est et combien il est difficile de le recréer . Mais le fait est que l’extraction des ressources est inévitable . Nous essayons de tirer le meilleur parti d’une situation difficile . » L’écologiste Brett Purdy a travaillé sur les sables bitumineux à leur remise en état pour le gouvernement de l’Alberta avant de s’installer à » Alberta Innovates – Solutions Energie and Environment » , un organisation de recherche financée par le gouvernement provincial . Avec le développement des sables bitumineux ,une Préoccupation croissante sur l’utilisation de l’eau et avec le développement des sables bitumineux , l’inquiétude croissante sur les questions touchant le développement massif des sables bitumineux du Canada ont longtemps été centrée sur les émissions de gaz à effet de serre . Maintenant il ya des préoccupations croissantes concernant les énormes volumes d’eau utilisés par l’industrie pétrolière et l’impact sur le vaste bassin du fleuve Mackenzie . Il suggère qu’il serait irréaliste de s’attendre à ce que les communautés végétales et animales similaires à celles trouvées sur les paysages non perturbées peuvent être établies sur tous les paysages récupérés. De l’avis de Purdy de l’avenir n’est pas sans rappeler celle adoptée par le personnage joué par Kevin Costner dans le domaine du cinéma des rêves : Si vous le construisez, dit Purdy , les plantes, les insectes et les animaux ,tout cela viendra, pourvu qu’il y ait suffisamment de résilience par les systèmes naturels . Ce ne sera pas la même que ce qu’elle était avant , reconnaît-il, mais ce sera un écosystème boréal viable . Bayley soutient que la Caisse de sécurité et de protection de l’environnement – créée il y a plusieurs années pour s’assurer que les sociétés de ressources puissent récupérer la terre des sables bitumineux – est insuffisante pour faire face aux engagements si une entreprise de sables bitumineux vient à manquer à ses obligations . Actuellement , le fonds contient $ 875 000 000 pour plus de 70 000 hectares de terres perturbées . Selon l’Institut Pembina , un organisme de surveillance de l’environnement et des services de consultation de l’industrie , il en coûterait plus de 15 milliards de dollars pour récupérer ces terres . » Qu’on le veuille ou pas , la dette de la remise en état est de plus en plus haute et cela va continuer à croître tant que les sociétés de sables bitumineux pétrolifères se mobilisent pour doubler la production », dit Bayley . «Si cela continue sans une politique de remise en état des zones humides de façon claire, nous aurons plus de 65 pour cent de moins de tourbières et très peu de vie végétale et animale qui existait là dans le passé . « On peut donc penser ,sans se tromper que nous nous dirigeons vers un environnement hostile pour toutes les formes de vie existantes actuellement…
Tout cela est entrepris afin de permettre à une petite élite,les 1% de la société ,en général,d’empocher plus de profits qui deviennent de plus en plus virtuels…donc inexistants.
Regardons maintenant le travail du groupe Enjeux Énergies:
LE PÉTROLE DES SABLES BITUMINEUX: UNE MATIÈRE D’EXPORTATION ET UN PÉRIL GRANDISSANT
Avec les sables bitumineux du Canada qui sont l’une des méthodes les plus polluantes pour produire de l’énergie,c’est une véritable invasion de l’Europe qui se prépare…et une aggravation des écosystèmes mondiaux.
Selon de nouveaux calculs publiés aujourd’hui le 6 mai 2014,par le Natural Resouces Defense Council (NRDC), les importations européennes de sables bitumineux pourraient passer de 4 000 barils par jour en 2012 à plus de 700 000 en 2020 (2). La conséquence serait une hausse des émissions dans les transports équivalente à une augmentation de six millions de voitures sur les routes européennes. Ce désastre pourrait être évité par une bonne application de la Directive sur la Qualité des carburants (3).
Du fait des pressions du Canada et des lobbies pétroliers, cette législation, votée en 2008, n’a toujours pas été mise en œuvre (4), alors qu’elle permettrait de lutter contre le changement climatique, freinant fortement les importations et donc la production des sources de carburants les plus polluantes, tels que les sables bitumineux, les schistes bitumineux et le charbon liquéfié.
Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industries extractives aux Amis de la Terre France commente : « La construction de nouveaux oléoducs au Canada et aux États-Unis va permettre aux producteurs de sables bitumineux de conquérir de nouveaux marchés, l’Europe en tête. Le Canada et les pétroliers ont utilisé toutes les armes possibles pour que l’Union européenne renonce à ses normes environnementales et ils ont apparemment réussi : avant même de la mettre en œuvre, la Commission prévoit déjà d’abandonner une législation-clé qui aurait au contraire freiné fortement les possibilités d’importation de ces carburants ultra-polluants ».
Dans son paquet énergie-climat, la Commission indique ainsi qu’elle ne considère pas approprié « d’établir de nouveaux objectifs pour (…) l’intensité carbone des carburants utilisés dans le secteur des transports » après 2020. Cette décision ne repose sur aucune analyse et ne prend pas en compte la potentielle arrivée massive de sables bitumineux sur le marché européen et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui en découlera.
Selon les conclusions de l’étude de NRDC, si la FQD n’est pas bien appliquée et que de larges volumes de sables bitumineux arrivent en Europe, l’objectif de réductions des émissions fixé pour 2020 sera beaucoup plus difficile à atteindre : ces importations supplémentaires augmenteraient la moyenne de l’intensité carbone des carburants en Europe de 1,5 % d’ici à 2020, en sens inverse de la réduction recherchée de 6 %.
Atteindre tout de même cet objectif, qui est obligatoire dans la loi, va donc coûter plus cher. Ainsi, pour être en conformité avec l’objectif de 6 %, les fournisseurs vont devoir réaliser des réductions par d’autres biais plus coûteux : pour compenser l’augmentation des émissions causées par les sables bitumineux, ils vont sûrement choisir d’avoir recours à davantage d’agrocarburants, dont les émissions carbone continuent d’être sous-estimées par les règles européennes. Cela mettra par ailleurs une pression plus forte sur les terres, l’environnement, et la production alimentaire. Évalués à 4 milliards d’euros par an, ces coûts supplémentaires pourraient être évités par une bonne application de la FQD, incluant des valeurs d’intensité carbone différenciées pour toutes les sources de combustibles fossiles, y compris les sables bitumineux.
Juliette Renaud conclut : « L’Europe a besoin de diminuer l’impact des transports sur l’environnement et le climat de la manière la plus efficace possible. Ouvrir grand les portes aux sables bitumineux en Europe va augmenter les émissions, et non les réduire ! Combiné à l’augmentation consécutive des agrocarburants, c’est une catastrophe écologique et sociale qui nous attend… L’Europe doit obliger les fournisseurs à déclarer les sources de carburants qu’ils utilisent et les encourager à réduire leur impact climatique. ».
Par ailleurs Les Amis de la Terre rappellent que la voiture électrique n’est pas aujourd’hui une alternative soutenable et appellent la France et l’Union européenne à développer davantage de politiques favorisant les transports doux et collectifs.
Contact presse : Caroline Prak, Les Amis de la Terre France : 09 72 43 92 65 – 06 86 41 53 43
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La disparition accélérée des zones humides
Les perturbations cumulées, entre 1967 et 2006, par le développement de l’exploitation des sables bitumineux s’étendent sur une surface de 47’832 hectares (ha). En 2008, seul 13.6% de ces aires perturbées étaient considérées comme remises en état selon les critères des exploitants des sables bitumineux, mais à cause d’un manque de transparence et de critères réglementés, cette déclaration n’a pas été officiellement certifiée (Grant et al., 2008). Actuellement, seuls 0.2% (104 ha) des terres affectées par les opérations minières ont été formellement certifiées comme remise en état par le gouvernement de l’Alberta et conséquemment rendues au public. Toutefois, la parcelle concernée, connue sous le nom de Gateway Hill, présentait à l’origine les caractéristiques de zones humides de basse altitude. Pendant l’utilisation du site par la société Syncrude, du matériel issu de l’excavation de mort terrain y a été stocké. Lorsque la parcelle a été remise en état, elle était transformée en forêt de hautes terres vallonnée (Grant et al., 2008).
La remise en état des paysages, comme elle est actuellement proposée par les industries, laisse présager la reconstruction d’écosystèmes radicalement différents de leur état initial. Les plans actuels prévoient la création de forêts vallonnées sèches à la place des zones humides, comprenant un grand pourcentage de lacs (issus des bassins de rétention des déchets), mais n’envisagent pas la reconstruction de tourbières. Ces dernières nécessitent une période de plusieurs milliers d’années de conditions anaérobiques pour se former et se stabiliser en un stade mature stable et ne semblent donc pas pouvoir être reconstituées (Harris et al., 2007). On estime que, dans les décennies à venir, les opérations d’extraction des sables bitumineux auront converti et donc supprimé de manière irréversible presque 10% des régions humides (Grant et al., 2008 ; Woynillowicz et al., 2005).
Ces régions couvrent approximativement 40% de la forêt boréale de l’Alberta et remplissent d’importantes fonctions écologiques. En plus d’héberger une faune et une flore très spécifiques, les zones humides et les tourbières jouent le rôle d’éponges et de filtres. Elles régulent les flux hydriques de surface et des eaux souterraines en absorbant l’eau de la fonte des neiges au printemps et des orages en été ce qui permet de recharger les aquifères souterrains en périodes de sécheresse et de prévenir l’érosion du sol (Woynillowicz et al., 2005). Les zones humides constituent des écosystèmes complexes nécessitant d’être saturées en eau une partie de l’année. Les propriétés chimiques, les caractéristiques des connections hydrologiques, de stockage d’eau et de perméabilité du sol pour maintenir l’équilibre de l’écosystème sont fragiles et la reconstitution semble incertaine. Il n’existe actuellement pas de succès permettant de démontrer la possibilité de remettre en état ce type d’écosystème.
Augmentation de la demande et de la production canadienne.
(c) La remise en état des sols
Pour que les terrains affectés par l’exploitation des sables bitumineux puissent être rendus à la province de l’Alberta, la compagnie doit démontrer que le terrain présente « une capacité de sol équivalente » (« equivalent land capability ») ce qui signifie que : « la capacité du terrain à résister à diverses utilisations après la conservation et la remise en état est similaire à celle qui existait avant qu’une activité y ait été menée, mais que les utilisations individuelles des terres ne seront pas nécessairement identiques43 » La définition est étrangement sibylline et ne stipule pas de recréer l’écosystème d’avant la perturbation.
L’ « equivalent land capability» est actuellement mesurée à l’aide d’un document guide, le Land Capability Classification for Forest Ecosystems in the Oil Sands (LCCS). Le LCCS a été crée pour faciliter l’évaluation des capacités du sol des écosystèmes sylvestres de la région de la forêt boréale
Traduction libre à partir de l’anglais de la définition suivante : «the ability of the land to support various land uses after conservation and reclamation is similar to the ability that existed prior to an activity being conducted on the land, but that the individual land uses will not necessarily be identical» (Grant et al., 2008).
de l’Athabasca et des terrains remis en état (Grant et al., 2008). Ce document utilise indirectement des facteurs économiques et de production pour établir la classification des écosystèmes, et par là favorise la remise en état vers un écosystème propice à l’exploitation forestière (Cumulative Environmental Management Association, 2006). Ainsi les catégories de sol des zones humides et des tourbières sont faiblement classées, ce qui peut donner lieu à des situations perverses : en utilisant l’échelle de la LCCS, une société d’exploitation des sables bitumineux, ayant remplacé un terrain constitué de tourbière par une forêt sèche exploitable, pourrait prétendre avoir amélioré le terrain par rapport à son état antérieur à la perturbation (Hildebrand, 2008 ; Grant et al., 2008).
Les étapes générales de la remise en état des terrains sont : le nivellement des morts-terrains, le remplacement des sols, la revégétalisation et la gestion du paysage. La reconstruction des sols est une étape critique pour le succès du processus.
La qualité du sol reconstruit est déterminante pour la stabilité et la biodiversité de la flore et de la faune et nécessite que le climat, la topographie, les matériaux et les caractéristiques de drainage soient pris en compte (Cumulative Environmental Management Association, 2008). La surface des terrains à reconstruire est recouverte d’une couche de terre constituée d’un mélange tourbe-sol minéral récupérée d’aires dédiées à l’exploitation minière ou à partir de stocks. Si aucun mélange de tourbe-minéraux n’est disponible, 50-70 centimètres (cm) de matériau de sol sablonneux ou argileux peut être placé au-dessus des résidus de sables ou des morts-terrains appropriés. Depuis peu, de l’humus de forêt est utilisé comme source alternative de matière organique (McMillan et al., 2007). Les sols doivent respecter certains paramètres, tels l’humidité et les propriétés physiques et chimiques, identifiés par le manuel LCCS44 (Grant et al., 2008). Cependant, plusieurs études ont montré que les caractéristiques des sols remis en état et des sols naturels étaient significativement différentes. La compaction des sols par l’utilisation de grands véhicules pendant la remise en état provoque une augmentation de leur densité, alors que l’utilisation de matériaux minéraux alcalins mélangés à la matière organique élève leur pH. Enfin les sols remis en état sont plus humide et ont une température plus basse (McMillan et al., 2007).
En plus de la structure du sol, la vitesse de décomposition de la matière organique et la composition en microorganisme sont modifiées dans les sols remis en état. La biomasse et l’activité microbienne, responsables des cycles de l’azote et du carbone, se retrouvent diminuées même 20 ans après les opérations de restaurations. Il en va de même pour les champignons mycorhiziens (impliqués dans l’association symbiotique entre les hyphes des champignons et les racines de certaines plantes), dont l’absence pourrait se révéler un réel problème pour la forêt boréale, puisque ils sont nécessaires aux arbres de cet écosystème pour absorber les nutriments dont ils ont besoin (McMillan et al., 2007 ; Rowland et al., 2009).
Certains opérateurs des sables bitumineux (Imperial Oil Resources Ventured Limited, 2006) concluent que des profils physico-chimiques grossièrement similaires des sols naturels et des sols de terrains remis en état démontrent que l’ « equivalent land capability» a bien été atteinte. Or, la comparaison de la composition et de l’abondance des espèces végétales entre sites naturels et sites remis en état montre une très faible similarité. Même deux ans après la restauration, les sites reconstruits présentent moins d’arbustes et un nombre beaucoup plus élevé de graminées que dans les aires naturelles ayant des conditions d’humidité et de nutriments équivalentes (Grant et al., 2008). Ainsi des propriétés physiques et chimiques similaires ne confèrent pas la même capacité de propagation à la végétation native et ne permet pas d’obtenir un paysage dont la couverture et la composition végétales s’apparentent à celles d’avant la perturbation.
Il est important de noter que le LCCS encourage la reconstruction d’écosystèmes favorable à la production forestière.
Afin d’établir le stade climax (stade où les communautés de plantes sont stables et capables de se reproduire elle-même), les opérateurs comptent sur le modèle de succession de plantes (des groupes d’espèces sont naturellement remplacés par de nouvelles espèces). Or, la prédominance des espèces herbacées et la difficulté d’invasion naturelle par les arbres et arbustes, même 30 ans après la remise en état, semblent contredire le modèle et confirmer que la revégétalisation ne se déroule pas comme prévu (Grant et al., 2008).
En outre, l’établissement permanent d’espèces non-natives et d’espèces invasives constitue un grave problème dans ce procédé. Que l’introduction soit volontaire 1 comme c’est le cas pour l’orge, qui joue un rôle dans le contrôle de l’érosion 1 ou accidentelle 1 comme pour le laiteron des champs, l’épilobe à feuille étroite, le mélilot ou les crépides (Cumulative Environmental Management Association, 2008) 1 ces espèces entrent en compétition avec les espèces indigènes et inhibent l’établissement des arbres et arbustes. Dans certains cas, ces plantes dominent sur les autres et peuvent couvrir presque 100% de la surface d’un site récemment remis en état (Grant et al., 2008).
(d) La remise en état des bassins de résidus et la gestion des résidus toxiques
Le processus selon lequel les résidus toxiques et les bassins de rétention sont gérés semble également incertain à long terme. Actuellement, deux méthodes pour assainir les résidus fins, principalement générés par l’exploitation minière45, ont été approuvées et seront utilisées.
La première méthode consiste à solidifier les résidus aqueux. Cette étape permet de réduire le volume des résidus, de recycler une partie de l’eau emprisonnée, de traiter plus facilement les résidus consolidés et de remettre en état rapidement les bassins ayant servi à les stocker (CAPP, 2009). Différentes techniques sont possibles pour réaliser la déshydratation des résidus aqueux : l’ajout de différents agents chimiques (gypse, chaux ou polymères) qui favorisent l’agglomération des particules solides entre elles, la centrifugation, le séchage à l’air ou la dessiccation par cycles de gel/dégel en hiver (CAPP, 2009). Il est ensuite prévu qu’une partie des dépôts de résidus consolidés soient inclus dans le sol du terrain à restaurer. Les résidus consolidés posent effectivement moins de problèmes que les résidus liquides, même s’il existe de grandes incertitudes sur le comportement des composants toxiques associés (concentrations en sels élevés, présence d’acide naphténique, traces de métaux46) en présence d’eau (risque de déplacement par ruissellement et infiltration) et sur la façon dont ils affecteront la végétation (Grant et al., 2008).
La transformation de la mine en lac terminal (« end pit lake» ou EPL), lorsque tout le bitume économiquement récupérable a été extrait, constitue la deuxième méthode. Ces lacs servent aux opérateurs pour y entreposer des déchets, avant que les critères de qualité des eaux ne soient atteints. Lorsque les opérations minières prennent fin, les déchets produits par l’exploitation (résidus fins, résidus consolidés, sables pauvres en bitume et eaux utilisés dans les diverses opérations) sont entreposés au fond du lac. Bien qu’il soit encore impossible de dire si ces EPLs pourront accueillir un écosystème aquatique durable, ils constitueront néanmoins une caractéristique permanente du paysage remis en état. On estime que, d’ici soixante ans, au moins 25 EPLs verront le jour dans la région de la forêt boréale de l’Athabasca ( Figure 5).
1 Ce chiffre risque d’augmenter si le taux de croissance du développement des sables bitumineux reste élevé (Grant et al., 2008).
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Les oléoducs existants et prévus en Amérique du Nord.
Émissions atmosphériques et acidification des lacs
L’expansion rapide des sables bitumineux s’accompagne d’une émission de pollution
atmosphérique importante en Alberta. Les principaux contaminants atmosphériques (PCA)54
L’étude sismique du sous-sol est basée la transmission d’énergie acoustique dans le sol, et l’enregistrement des variations d’énergie transmises par les diverses formations géologiques. La source de l’énergie acoustique est généralement produite par la détonation de charges de dynamite dans un puits de forage. L’énergie retournée est enregistrée à l’aide de géophones. Le temps de parcours bidirectionnel mis par l’énergie acoustique permet d’élaborer un modèle assez fidèle du sous-sol. cf. Centre info-énergie,http://www.centreinfoenergie.com/silos/ET-CanEn01.asp
Jusqu’à peu, la largeur des lignes sismiques était de 6-8 mètres (Schneider and Dyer, 2006).
Criteria Air Contaminants (CACs), en anglais.
relâchés par l’industrie pétrolière et la combustion d’énergies fossiles comprennent les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de souffre (SO2), les composés organiques volatiles (COVs) et les particules fines (PM). Les émissions renferment également d’autre polluants toxiques, tels des métaux lourds, des hydrocarbures aromatiques polycycliques55 ou de l’ammoniaque. Ces polluants peuvent affecter la santé humaine et entraîner des affections des voies respiratoires supérieurs et des poumons, et certain COVs sont toxiques et carcinogènes. Actuellement 500 tonnes de COVs sont émis dans l’atmosphère par les opérations d’exploitation des sables bitumineux et par l’évaporation des COVs contenus dans les bassins de résidus (Woynillowicz et al., 2005).
Selon Pollution Watch56, l’Alberta a relâché dans l’air, en 2005, presque 1.1 milliards de kilogrammes de polluants toxiques et de PCA, représentant 27% de la pollution atmosphérique totale du Canada pour cette année (Pollution Watch, 2007).
Depuis les années 1990, l’industrie des sables bitumineux a réduit et continue de réduire le volume de polluants émis par baril de pétrole synthétique brut produit (c’est-à-dire l’intensité des émissions). Cependant lorsque l’économie croît plus vite que l’intensité des émissions ne diminue, les émissions augmentent. De plus malgré ces efforts, l’intensité des émissions de la production des sables bitumineux pour les polluants communs reste nettement supérieure à celle de la production de pétrole conventionnel (Hazewinkel et al., 2008 ; Woynillowicz et al., 2005).
Les activités d’extraction et de traitement des sables bitumineux dans la région de Fort McMurray ont généré, en 2006, approximativement 204 tonnes de SO2 par jour et 312 tonnes de NOx par jour57 (Deer Creek Energy Ltd., 2006). Ces deux contaminants sont connus pour les pluies et les dépôts acides qu’ils peuvent générer lorsqu’ils entrent en contact avec des gouttelettes d’eau présentes dans l’atmosphère. Les conséquences de l’acidification sur l’environnement sont : une altération du sol par dissolution et lavage des nutriments, une réduction de la vitesse de croissance des arbres et de la flore en général, et une altération des lacs et des étendues d’eau par la réduction de leur capacité de neutralisation.
L’étendue des aires actuellement affectées par les dépôts acides reste toutefois inconnue. La surveillance et les mesures sporadiques effectuées depuis 1999 par le programme RAMP n’apportent pas de résultats suffisants pour établir une tendance de l’étendue de l’acidification de la région (Hazewinkel et al., 2008). Il est pourtant indéniable que les apports de particules acides, dans un certain nombre de lacs du nord-est de l’Alberta, dépassent leur « capacité critique »58 (RAMP, 2010). Bien que l’analyse de la composition chimique des lacs en Alberta ne permette pas encore de mesurer une diminution du pH en lien avec les dépôts acides, on constate toutefois des changements écologiques rapides non incompatibles avec les apports atmosphériques industriels, qui résulteraient de processus biogéochimiques de tamponnage de l’acidité (Hazewinkel et al., 2008).
Au sujet des hydrocarbures aromatiques polycycliques, voir le chapitre 5.2.2. Consommation d’eau et impacts sur les systèmes aquatiques.
Les valeurs données par le NPRI sont toutefois plus faibles, car elles excluent les émissions des véhicules miniers.
La capacité critique représente la sensibilité d’un lac. Elle est définit comme la plus grande quantité de dépôt acide qu’un lac puisse supporter avant qu’il ne subisse des changements chimiques et biologiques à long terme.
4.2.5. Enjeux sociaux
La mise en valeur des sables bitumineux a été le déclencheur d’un développement économique sans précédant dans la région de Fort McMurray. La croissance extrêmement rapide des projets de développement a permis d’atteindre en 2004 l’objectif de production d’un million de barils par jour, censé être atteint en 2020. Cette industrie injecte dans l’économie plusieurs milliards et représentait, en 2007, 5.6% du PIB canadien. L’exploitation créé également 372’000 emplois, soit 2.2% de la population active (Talbot, 2009). Cependant, si le niveau élevé de production a généré un impact économique majeur pour la région et le Canada, il s’est traduit également par des bouleversements tout aussi importants sur le plan municipal et social.
(a) Répercussions sur les Premières Nations
La Municipalité régionale de Wood Buffalo qui héberge en grande partie les aires d’exploitation des sables bitumineux s’avère être un lieu de résidence important des populations autochtones ou Premières Nations59. Certaines sociétés comme Syncrude font un effort délibéré pour les prendre en considération et soutenir leur participation à l’industrie des sables bitumineux. Mais même si les Premières Nations ont réussi dans une certaine mesure à tirer profit de cette activité, notamment grâce aux nouvelles occasions d’emploi et d’affaires qui s’offrent, de nombreux résidents des ces collectivités continuent de vivre dans la pauvreté en dépit de la richesse considérable de la région. En outre, le développement de l’industrie des sables bitumineux occupent des segments de plus en plus vastes des territoires traditionnels des Premières Nations et endommagent les terrains et les écosystèmes dont ils tirent depuis toujours leur subsistance. La région est de plus en plus polluée et les habitants craignent les aliments issus de la chasse et de la pêche et l’eau de la rivière qu’ils avaient l’habitude de consommer (Comité permanent des ressources naturelles, 2007). Certains habitants de Fort Chipewyan, soutenus par des médecins, prétendent que le taux d’incidence de cancers est plus élevé dans le village, que de nouvelles formes de cancers rares sont diagnostiquées, et accusent la pollution déversée par les sociétés pétrolières d’en être responsable (Harkinson, 2008). Après des années de déni, les experts gouvernementaux ont reconnu, en 2009, le taux anormalement élevé de cancer. Ils tempèrent, toutefois, les résultats « fondés sur un petit nombre de cas » et concluent qu’un lien entre la pollution potentielle et des effets sur la santé ne peut pas encore être confirmé (Chen, 2009).
(b) Impacts sur le plan social
Le développement accéléré des sables bitumineux et l’arrivée massive d’ouvriers du pétrole ont eu un impact considérable sur la région et ont radicalement transformé la ville de Fort McMurray. L’agglomération a doublé de taille en quelques années. Le plan de développement municipal reste toutefois basé sur des prévisions qui ne tiennent pas compte du taux de croissance démographique actuel. Cette croissance trop rapide a engendré de nombreux problèmes sociaux et locaux. Sur 72 critères de mesure de la qualité de vie, 70 sont insuffisants (Woynillowicz, 2007). Les infrastructures locales et les services publics sont débordés et rien n’indique que la situation est en train de changer (Office national de l’énergie, 2006).
Le coût des loyers à Fort McMurray est le plus élevé du Canada et ceux de l’immobilier sont les plus hauts en Alberta. L’offre de nouveaux logements est considérablement ralentie par le manque de terrains et la pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la construction. Le nombre de sansabri, gonflé par le coût exorbitant du logement est le plus élevé en Alberta (Comité permanent des ressources naturelles, 2007).
Le système de soins de santé est saturé et nécessite une augmentation du personnel, une nouvelle formule de financement et de nouvelles installations de soins. Par ailleurs la municipalité manque d’écoles, d’enseignants et de ressources pédagogiques, et les programmes, services et installations à vocation sociale ne répondent plus aux besoins actuels. La capacité de la municipalité à répondre aux besoins de base en infrastructures est depuis longtemps dépassée. Si aucune solution adéquate n’est proposée, cette situation pourrait mettre en péril la durabilité de l’exploitation des sables bitumineux (Comité permanent des ressources naturelles, 2007).
4.3. Impacts environnementaux globaux 4.3.1. Utilisation de gaz naturel
L’exploitation, l’extraction et la valorisation des sables bitumineux requièrent énormément d’énergie, actuellement fournie par un approvisionnement en gaz naturel important. Les projets de récupération in situ et d’exploitation minière intégrée consomment respectivement 34 mètres cubes et 20 mètres cubes de gaz naturel pour produire un baril de bitume60. Les besoins en gaz naturel du secteur sont approximativement de 25.5 millions de mètre cube par jours, soit 5% de la production du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien. Ce qui représente environ 20% de la demande canadienne (Nikiforuk, 2009 ; Office national de l’énergie, 2009). Selon les prévisions, la consommation atteindra 60 millions de mètre cube par jour en 2015, soit près de 12 % de la production de gaz naturel, en supposant que la production de gaz se maintienne à 482 millions de mètres cubes par jour (Office national de l’énergie, 2009).
Les opérations d’extraction in situ reposent actuellement sur la production de grandes quantités de vapeur d’eau, destinées à fluidifier le bitume pour qu’il puisse être pompé à la surface, et nécessitent par conséquent un approvisionnement important en gaz naturel. Durant ces procédés, la quantité de vapeur qui doit être injectée pour récupérer une unité de volume de bitume, appelée rapport vapeur/pétrole, est le facteur critique qui détermine la consommation d’énergie et l’émissions de gaz à effet de serre associées. Ce rapport est une mesure de l’efficience des procédés de production. Une augmentation de ce rapport de 0.5 est approximativement équivalente à un volume additionnel de gaz naturel de 6 m3 par baril de bitume, responsable d’une émission additionnelle de 10 kilogrammes d’équivalent-CO2 par baril (kgCO2eq/bbl) (Charpentier et al., 2009 ; Office national de l’énergie, 2006). Bien que les compagnies tentent d’atteindre un rapport vapeur/pétrole de 2.5, la plupart des projets ont sous-estimé ce rapport et voient leur consommation de gaz naturel augmenter.
La hausse des prix de l’énergie, ces dernières années, a engendré une augmentation significative des coûts de production. Face à l’accroissement et à la volatilité des prix, les producteurs, soucieux de moins dépendre du gaz, continuent d’améliorer l’efficience énergétique des opérations et tentent d’explorer des solutions alternatives pour se procurer l’énergie et l’hydrogène nécessaires à l’exploitation (Levi, 2009).
En termes d’énergie, ces quantités sont équivalentes à un huitième et un quart de baril de pétrole, respectivement (Levi, 2009). Ce qui signifie qu’un baril de pétrole environ est consommé pour en produire quatre.
4.3.2. Émissions de gaz à effet de serre et objectifs de Kyoto
Le problème principal engendré par la consommation massive d’énergie fossile par l’industrie des sables bitumineux réside dans la controverse sur les émissions de gaz à effets de serre61 (GES) qui y sont associées. Le secteur des sables bitumineux et de l’industrie des énergies fossiles est le plus grand contributeur à la croissance des émissions de GES au Canada. Bien que l’intensité des émissions ait été fortement réduite par l’industrie62, cette dernière décennie, la rapidité et l’ampleur du développement ont largement annulé ces gains, en termes d’émissions.
En dépit du manque évident de transparence des compagnies pétrolières et de la difficulté de combiner les résultats de différentes études, Charpentier et al., (2009) ont regroupé et comparé les émissions de GES issus de divers types de production de pétrole ( Tableau ).
2L’analyse «well-towheel» – actuellement controversée, car la méthodologie utilisées est critiquée (Nikiforuk, 2009 ; Droitsch et al., 2010) – montre une différence faible entre les émissions de GES en fonction du moyen de production (exploitation minière et valorisation, extraction in situ et valorisation, in situ seulement, pétrole conventionnel). Ceci s’explique dans une premier temps, par la part considérable des émissions de GES due à l’utilisation des véhicules (combustion du carburant final), qui compte pour 60%-80% du total «well-to-wheel », et tend à diluer les différences entre les émissions dégagées au début du processus, et d’autre part, par le recours de plus en plus fréquent à la Récupération Assistée du Pétrole (RAP)63 qui entraîne une augmentation des émissions dans la production dite conventionnelle (Government of Canada, 2008b). Néanmoins, les émissions de GES à la production varient grandement selon l’origine du pétrole. La production issue des sables bitumineux (exploitation minière et valorisation, extraction in situ et valorisation) génère approximativement deux à trois fois plus de GES que la production conventionnelle (Charpentier et al., 2009 ; Government of Canada, 2008b ; Nikiforuk, 2009 ; Woynillowicz et al., 2005).
Tableau 2. Emissions de GES exprimées en équivalent-CO2 pour la production et l’utilisation de produits pétroliers en Alberta. Source : auteur, d’après Charpentier et al., 2009.
Le Canada est un des 38 pays industrialisés (pays de l’Annexe I) engagés par le Protocole de Kyoto à des objectifs individuels, légalement contraignants, de réduction ou de limitation de ses émissions de gaz à effet de serre. Les objectifs pour le Canada constituent une réduction totale d’émissions de GES, pour 2012, de 6% par rapport au niveau de 1990. Ainsi, pour respecter ses
engagements, les émissions totales en 2012 devraient se situer en dessous de 563 mégatonnes (Mt)64.
Les émissions globales de GES, au Canada, ont augmenté de 24%, de 1990 à 2008, ce qui porte les émissions globales à 734 Mt65, soit un dépassement de 30.4% par rapport aux engagements juridiques qu’a pris le Canada dans le cadre du protocole de Kyoto. L’industrie des énergies fossiles est responsable de 30% de cette augmentation et a augmenté ses émission, pour la même période, de 57% (Environment Canada, 2009 ; Government of Canada, 2008b). En 2004, 3% des émissions du Canada étaient issues du secteur des sables bitumineux. Actuellement, ce secteur représente 5% des émissions totales66 (37.2 Mt), et combiné à la production de gaz et de pétrole conventionnel, propulse l’Alberta à la tête des provinces canadiennes avec plus de 30% des émissions totales nationales de GES.
Il est maintenant évident que le Canada ne respectera pas ses engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto. Et ceci, même en imaginant faire appel aux différents mécanismes de flexibilité prévus par le protocole (Footitt, 2007). Parmi les Etats s’étant engagés à réduire leurs émissions de GES, le Canada se positionne en troisième position des pays ayant les plus mauvais résultats par rapport aux engagements. Entre 1990 et 2004, le Canada est devenu le huitième plus grand émetteur de GES et a dépassé les Etats-Unis, qui affichent un meilleur bilan, en termes de croissance des émissions (Nikiforuk, 2009). Avec environ 0.5% de la population mondiale et approximativement 2% des émissions mondiales, le Canada s’est positionné parmi les plus grands émetteurs de GES per capita.
Après avoir rendu public le bilan des émissions, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a été fortement critiqué, d’abord pour avoir mené une politique qui accorde une importance démesurée à l’industrie pétrolière et encourage le développement des sables bitumineux, et ensuite pour avoir remplacé le plan de réduction des GES, que les libéraux du gouvernement Paul Martin avaient mis en place, par des mesures incitatives légères (Francoeur, 2009). Pour justifier l’échec du contrôle des émissions, le Premier ministre Harper s’est défendu en déclarant qu’il était difficile de faire des progrès au Canada en l’absence d’un partenaire américain conciliant. Or ces derniers proposent un plan de relance qui contient bien plus de mesures destinées à encourager les investissements dans le développement d’énergies propres que le budget de Harper présenté fin janvier 2009 (Simpson, 2009).
Bien que les sables bitumineux ne puissent être tenu seuls pour responsable de la croissance des émissions canadiennes, il est évident que le développement de leur exploitation y a joué un rôle important. Les sables bitumineux sont responsables de 98% de la croissance de la production de pétrole entre 1990 et 2004 (Government of Canada, 2008b).
Avec la croissance de l’industrie bitumineuse, les projections prévoient que les émissions de GES issues du secteur atteindront 108 Mt, en 2020, soit un triplement des émissions par rapport à 2008 (Droitsch et al., 2010) ( Figure ).
17Les projections sont généralement basées sur la croissance des sables bitumineux et les intensités des émissions prévues. Si l’intensité des émissions a significativement été réduite par l’industrie (les opérations des sables bitumineux utilisaient du
Depuis 2004, la tendance à la croissance semble s’être atténuée et les émissions de GES du Canada, en 2008, ont subi une légère baisse par rapport au niveau de 2007. Cette baisse s’explique en partie par le ralentissement de la croissance économique qui a débuté en 2008.
charbon et du coke comme source d’énergie, alors que le gaz naturel est actuellement le carburant utilisé), il n’est pas prévu, à court et moyen terme, de réductions supplémentaires importantes. Elles n’ont d’ailleurs diminué que de 3%, entre 2004 et 2008 (Droitsch et al., 2010).
Figure ci-dessus. Emissions de GHG et prévisions des émissions jusqu’en 2020. Source : Droitsch et al., 2010.
Bien que la croissance du développement de l’exploitation des sables bitumineux concerne tant les opérations minières que l’exploitation in situ, il est attendu que cette dernière prédomine, en terme de production, à partir de 2017. Les résultats de diverses études au sujet des émissions de GES ont par ailleurs montré de manière consistante que la production in situ (91 kgCO2eq/bbl, sans valorisation) est responsable d’émissions de gaz à effet de serre plus importantes que la production minière (36 kgCO2eq/bbl, sans valorisation)67.
Le gouvernement du Canada, s’est tout de même engagé, pour 2020, à réduire les émissions de GES de 17% par rapport au niveau de 2005. Cet engagement a été inscrit dans l’Accord de Copenhague, avec l’avertissement que l’objectif sera aligné avec les objectifs des Etats-Unis et pourrait subir des ajustements.68 En outre, l’objectif visé n’est fixé dans aucune législation canadienne, et jusqu’à présent, le gouvernement fédéral n’a encore publié aucun plan pour y parvenir (Droitsch et al., 2010).
Le captage et stockage du carbone (CSC) que proposent certains experts, pourrait représenter un moyen de réduire les émissions futurs. Cependant, il est improbable que, dans les années à venir, cette technologie soit développée à un niveau suffisant pour exercer un effet sur les émissions comprises dans la seconde échéance prévue par le Protocole de Kyoto. Le CSC est une technologie relativement récente et beaucoup d’incertitudes demeurent quant aux coûts opérationnels et aux résultats escomptés (Footitt, 2007).
Si les émissions de gaz à effet de serre projetées par Environment Canada, selon le scénario business-as-usual, se confirment, elles atteindront, en 2020, un niveau supérieur par rapport à 2005 de 28%, l’expansion des sables bitumineux comptant pour presque la moitié de l’augmentation (Droitsch et al., 2010).
Il est estimé que les émissions de GES dégagés pendant les procédés de valorisation se situent entre 52 et 79 kgCO2eq par baril de bitume (Huot and Dyer, 2010).
LE CANADA ,UN PAYS CORROMPU PAR L’ARGENT DU PÉTROLE ADMINISTRÉ PAR DES IRRESPONSABLES
Le gouvernement fédéral
Le gouvernement du Canada est régulièrement la cible de critiques virulentes concernant l’exploitation des sables bitumineux. Depuis la victoire du Parti conservateur du Canada, aux élections fédérales de 2006, et l’élection de Stephen Harper en tant que Premier ministre, le pays semble avoir confirmé sa volonté de tirer profit de leur mise en valeur. Le parti conservateur au pouvoir est en effet largement favorable au développement de l’exploitation des sables bitumineux dans le but de faire du pays une « superpuissance » énergétique, au profit des grandes multinationales et du voisin américain (Raoul, 2010 ; Talbot, 2009). Avec la réduction du budget consacré au plan canadien de lutte contre les changements climatiques et le prolongement de l’allègement fiscal consenti aux promoteurs de l’industrie bitumineuse, le gouvernement est considéré comme allant à l’encontre de la protection de l’environnement.
En mars 2009, la publication, par le National Geographic, d’un reportage accablant sur les effets de l’exploitation des sables bitumineux a fait réagir la classe politique à Ottawa et à Edmonton. Le journal compte plus de 50 millions de lecteurs et est traduit en 32 langues. Conscients de l’effet dévastateur que pouvait avoir l’article sur la réputation du pays, les gouvernements fédéral et provincial, et l’Association Canadienne des Producteurs de Pétrole se sont empressés de se défendre face aux accusations de l’article qui qualifie les usines de traitement de pétrole de « sombres » et « sataniques » (Kunzig and Essick, 2009 ; Colyer, 2009). Les chefs des partis de l’opposition en ont profités pour accuser publiquement le gouvernement conservateur de n’avoir rien fait pour améliorer la performance environnementale des sables bitumineux.
Soutenu par le gouvernement de la province de l’Alberta, de tradition conservatrice, le Premier ministre, qui s’est toujours montré sceptique sur les résultats scientifiques relatifs au réchauffement climatique (Francoeur, 2004), a engagé le pays dans une économie basée sur les énergies non-renouvelables et dans un laxisme environnemental manifeste (Nature, 2008). En outre, il semble ignorer l’opposition croissante de l’opinion publique, mondiale, nationale et même de la province de l’Alberta, où selon un sondage publié par le Pembina Institue, 71% de la population interrogée estiment qu’un moratoire sur les approbations des nouveaux projets est nécessaire jusqu’à ce que les problèmes environnementaux soient résolus (Dyer, 2007).
La croissance économique, symbolisée par la variable exogène sans rétroaction, constitue le moteur du système. Elle ne représente donc pas un facteur susceptible d’être modifié dans une optique de réduction des impacts environnementaux. On constate qu’il existe bien des boucles négatives (de contrôle) qui pourraient intervenir dans la réduction de ces impacts. Elles sont toutefois encore trop faibles pour pouvoir facilement contrecarrer les boucles positives entraînées par la rentabilité de l’exploitation. Le dilemme économie/environnement pourrait être solutionné par le renforcement de ces deux boucles de rétroaction négative, à savoir :
Rechercher des substituts au pétrole
La recherche de solutions alternatives au pétrole et notamment de développement des énergies renouvelables est en plein essor et constitue un secteur dans lequel les investissements augmentent. Cependant, tant que le prix du brut sur le marché n’aura pas atteint un seuil dissuasif et tant que la menace de l’épuisement des réserves pétrolières ne se sera pas matérialisée, les investissements consentis resteront faibles en comparaison à ceux du secteur pétrolier.
Développer des technologies moins polluantes et établir des plans de gestion environnementale
La protection de l’environnement et le maintien d’un contrôle sur le développement de l’exploitation dépendent de l’établissement de politiques de gestion de l’environnement et de l’adoption de nouvelles lois et de leur application. Néanmoins, au vu du soutien inconditionnel que portent les gouvernements de l’Alberta et du Canada à cette source de profit, il est peu probable que des changements législatifs importants voient le jour dans les années à venir.
Malgré ces perspectives modestes, il est surtout nécessaire de rappeler que l’exploitation et la mise en valeur des sables bitumineux relèvent d’une entreprise colossale ayant peu d’équivalents dans l’Histoire industrielle récente. Les impacts présents et futurs qu’exerce un processus aussi rapide et ambitieux sur la biosphère sont à l’image de cette démesure. Peu connus, imprévisibles, et quasiment absents des processus décisionnels, ils représentent l’épée de Damoclès qui menace un marché déjà fortement corrompu et critiqué. Le fait qu’un tel projet puisse outrepasser les barrières qui, ailleurs, canalisent les excès potentiels, souligne bien la puissance de son moteur : la demande énergétique insatiable de notre modèle de société moderne occidentale à laquelle il est impossible de répondre autrement que dans l’urgence et la brutalité, générant une source de profits capables de corrompre n’importe quelle structure gouvernementale.
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(2) Le nouveau rapport du NRDC montre que les importations de sables bitumineux du Canada représenteront entre 5,3% et 6,7% de la consommation européenne d’essence en 2020, à cause des nouveaux oléoducs qui sont prévus ou déjà en train d’être construits aux États-Unis et au Canada. L’étude d’impact de la Commission européenne avait originellement prévu que les importations de sables bitumineux du Canada ne représenteraient que 0,2% en 2020.
(4) En octobre 2011, la Commission européenne a publié une proposition de mesures de mise en œuvre de la FQD, que les États-membres devaient ratifier. Après un vote des États-membres en février 2012, qui a aboutit à un blocage, et sous la pression des lobbies, la Commission a décidé d’entreprendre de nouvelles études d’impact, qui pourraient l’amener à apporter des modifications à sa proposition de 2011. Les résultats de ces études étaient attendus pour juin 2013 mais n’ont toujours pas été publiés par la Commission.
Je me permets aujourd’hui ,de vous donner de nombreux liens qui vous permettront de contourner la censure médiatique qui nous touche partout en Occident.Comme vous le savez,le mensonge a beaucoup d’avenir en Amérique du Nord,si rien n’est fait pour abattre ce mur érigé sur la fausseté.
En tant que Chercheur et Diseur de Vérités,je donne le maximum ,j’essai de faire de mon mieux.
Voici:
Deux études scientifiques sérieuses affirment qu’il y aurait plus de 14.000 décès et de nombreuses maladies ,en Amérique du Nord ,causés par la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon.
Entre autres ,une lettre publique du scientifique japonais Yuri Hiranuma qui a publié une étude sur hypothyroïdie congénitale : http://fukushimavoice-eng2.blogspot.jp/2014/04/a-letter-to-editor-regarding.html .Un important journal japonais a rejeté la lettre sans aucune explication.Il faut savoir que toute information touchant Fukushima est censurée depuis l’année passée…surtout depuis la dernière élection ,au Japon .La même censure politique s’installe de plus en plus sournoisement aux États-Unis d’Amérique.Au Canada ,on est plus hypocrite encore,car on coupe les subvention,on détruit la crédibilité des personnes …et on utilise ses « petits amis de la haute finance » pour faire congédier les gens qui cherchent à éveiller le peuple.
Les deux études scientifiques les plus critiquées sont:
Mangano J, J Sherman, Busby C. (2013). Changements dans les cas confirmés, il n’y a plus de limites hypothyroïdie congénitale en Californie en fonction de retombées environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ouvrez Journal of Pediatrics. 3 (4).http://file.scirp.org/Html/16-1330260_40157.htm
Mangano J, J. Sherman (2011). Une augmentation de la mortalité inattendue aux Etats-Unis suite à l’arrivée du panache radioactif de Fukushima: y a-t-il une corrélation? Int J Santé Serv, 42 (1):. 47-64 http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22403909
Merci à Alfred Korblein ( http://alfred-koerblein.de ), qui a guidé de nombreuses analyses avec son expertise dans les statistiques présentées ici. Alfred est également l’auteur d’une lettre à l’éditeur publiée dans: Réponse sur les 14 000 décès sur la Côte Ouest américaine .
Des photos qui montrent une série de déversements de pétrole souterrains qui s’infiltrent à la surface à une exploitation des sables bitumineux de l’Alberta ont été divulgués par une source gouvernementale. Le déversement est * imparable *,impossible à arrêter et déjà 360000 gallons de sables bitumineux, environ la même taille que le déversement des sables bitumineux Mayflower dans l’Arkansas, récemment. PARTAGER que plus de gens découvrent ce grand déversement en Alberta! Une source gouvernementale est à l’origine de ces photos.
La négligence…
Les formes de vie…toutes des victimes .
Des écosystèmes détruits au nom du profit d’une petite élite.