Nouvel Ordre Mondial:des médias corrompus en appellent à reconnaître l’État Islamique

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On cherche de plus en plus à banaliser l’État Islamique et chercher à le faire accepter.Après Justin Trudeau au Canada qui fête sa victoire électorale avec des islamistes ,il y a les médias internationaux à la solde du Nouvel Ordre Mondial qui s’en mêlent.

Erdogan va pouvoir se légitimer et devenir le nouveau calife de l'État Islamique unifié autour de la Turquie,reconnue par tous les gouvernements corrompus de la Terre dont Israel,les USA,le Canada,Qatar,etc...
Erdogan va pouvoir se légitimer et devenir le nouveau calife de l’État Islamique unifié autour de la Turquie,reconnue par tous les gouvernements corrompus de la Terre dont Israel,les USA,le Canada,Qatar,etc…

Voici ce qu’une journaliste travaillant pour des agences médiatiques d’importance a écrit le 17 décembre 2015.Elle s’appelle Aude Ottevanger:

 

Beaucoup de responsables politiques occidentaux pensent de façon erronée que l’acceptation du fait que l’Etat islamique (EI), comme son nom l’indique, est un Etat, aboutirait à le légitimer. Mais c’est seulement en traitant l’EI comme un authentique Etat que nous pourrons espérer comprendre son fonctionnement, et peut-être, contenir ses conquêtes territoriales, affirme Vadim Nikitim de The Independent.

L’histoire montre que la reconnaissance diplomatique des gouvernements extrémistes peut contribuer à modérer leur comportement, écrit-il. Alors que les parias peuvent agir impunément, leur acceptation dans un système international leur impose des contraintes. Le meilleur exemple à cet égard est fourni par l’Union Soviétique.
Rejetée dès la proclamation de sa création en 1922, l’URSS a agit de façon similaire à l’EI : destruction d’églises et de monuments historiques, exécution brutale des ennemis du régime, non-respect des frontières et incitation à une révolution armée hors-frontières.
La reconnaissance diplomatique progressive des pays occidentaux n’a guère contribué à réduire les excès du régime dans le pays, mais elle a abouti à un tournant dans la politique étrangère soviétique. L’URSS est passée du fanatisme idéologique à un plus grand pragmatisme et une relative paix avec ses voisins, qui a duré 50 ans.
L’EI existe, c’est un fait indéniable. La campagne de bombardements internationale n’a pas fait grand chose pour empêcher le Califat autoproclamé de contrôler un territoire, gouverner 10 millions de personnes, gérer une bureaucratie civile de plus en plus sophistiquée et établir largement son monopole de la violence.
C’est seulement en acceptant la réalité et en accordant la reconnaissance diplomatique à l’EI que l’Occident pourra avoir l’opportunité de modérer et contrôler ses futures avancées, conclut Nikitim.

EN CONCLUSION

On compare des lions à des ânes et on nous dit que ce sont les mêmes bêtes.
Le monde a changé depuis 1922 et on communique à la vitesse de la lumière.
Hillary Clinton entourée des mercenaires d'Al Qaïda à Tripoli,le 19 octobre 2011.
Hillary Clinton entourée des mercenaires d’Al Qaïda à Tripoli,le 19 octobre 2011.Voilà la vraie coupable et la vraie comparaison à faire.

Crise économique mondiale:la Chine au bord du gouffre

La bulle financière chinoise...sur le point d'éclater en entraînant de nombreuses économies dans son sillage,comme un  paquebot en train de couler.
La bulle financière chinoise…sur le point d’éclater en entraînant de nombreuses économies dans son sillage,comme un paquebot en train de couler.

 

Ça ressemble au scénario d’un film catastrophe comme Hollywood en raffole. Dans une locomotive lancée à toute allure, une bombe éclate. Tandis qu’une poignée de seconds couteaux perd la vie, le héros prend les choses en main, parvient à arrêter l’incendie et sauve les passagers du train. La bombe chinoise, elle, a éclaté cet été (-38% sur la Bourse de Shanghai entre début juin et fin août), brûlant au passage l’épargne de millions de Chinois qui jouaient en Bourse comme au Loto. Le président Xi Jinping voudrait bien endosser le costume du sauveur. Mais son plan de secours – un mélange de baisse des taux d’intérêt et de dérive des dépenses publiques, d’achats « forcés » d’actions et de nettoyage au Karcher chez certains courtiers – a tout juste enrayé la dégringolade des cours. Comme toujours, les institutions internationales temporisent, Olivier Blanchard, l’ex-économiste en chef du FMI, assurant même que le « ralentissement chinois était sain ». « L’impact du krach chinois devrait coûter 0,1 point à la croissance mondiale », affirment sereinement les experts d’Euler Hermès. Autant dire rien du tout. En coulisse, pourtant, nombre de spécialistes s’inquiètent. Et si le géant asiatique allait en réalité bien plus mal? Et si Pékin ne parvenait pas à restaurer la confiance des investisseurs? >> Notre dossier sur la Chine, géant de l’Asie »Le risque chinois est sous-estimé. Il existe aujourd’hui des enchaînements colossaux délétères qui menacent la croissance mondiale », prévient l’économiste indépendant Jean-Pierre Petit. Des enchaînements qui seraient susceptibles de casser la reprise européenne. Et si l’année 2016 était finalement moins bonne que 2015? Si personne n’ose le dire, tout le monde y pense. Revue de détail des cinq canaux de transmission de la tempête chinoise.

1. Menace de tsunami sur les exportations

En apparence, la France est peu exposée au refroidissement chinois: l’empire du Milieu absorbe moins de 4% de nos exportations, soit environ 16 milliards d’euros par an. En réalité, son influence sur notre économie est bien plus importante, en raison d’effets boomerang sur le commerce international. « Le freinage chinois ne pénalise pas simplement les voisins asiatiques. Il fait chuter le prix des matières premières et met sur le flanc les pays exportateurs nets d’énergie ou de métaux », explique Antoine Brunet, président d’AB Marchés. Et la liste est longue: Russie, Kazakhstan, Moyen-Orient, Brésil, Venezuela, Chili, Nigeria, Afrique du Sud, Angola, Malaisie, Indonésie, Canada, Australie, Norvège… A eux seuls, ces pays extrêmement fragilisés représentent 30% du PIB mondial! Deux fois le poids de la Chine. « Le ralentissement de l’Asie, du Mexique et du Canada ne tardera pas à peser sur la machine à exporter américaine », ajoute Gilles Moec, chef économiste chez Bank of America Merrill Lynch. De quoi gripper le commerce mondial, mais dans quelles proportions? Difficile de répondre, tant il est aujourd’hui délicat d’appréhender l’ampleur du ralentissement de l’activité en Chine. Plus personne ne semble croire aux 7% de croissance pour 2015. « L’économie chinoise est sans doute tombée à un rythme de croissance de 2% l’an », estime Patrick Artus, chef économiste chez Natixis. D’autres experts évoquent même une récession en se fondant sur des indicateurs « durs », tels la consommation d’électricité ou les immatriculations d’automobiles, toutes deux en chute libre. « A dire vrai, tout le monde est en train de refaire ses calculs », reconnaît Gilles Moec. Mais au bout du compte, c’est bien un gros coup de froid qui risque de s’abattre sur les exportateurs français.

2. Gros temps sur les taux à long terme

Depuis la correction boursière subie au mois d’août, les marchés obligataires semblent détraqués. En Europe, les taux d’intérêt des obligations d’Etat se sont tendus. Les taux français à dix ans, qui étaient tombés à 0,33% en mai dernier, ont repassé le seuil de 1%. « En temps normal, une correction boursière entraîne un report des investisseurs vers les obligations, jugées plus sûres, ce qui fait baisser les rendements », commente Véronique Riches-Flores, chef économiste de la Société générale. Or, cette fois-ci, les rendements montent. Et pour cause. « La fuite des capitaux que connaît la Chine oblige les autorités de Pékin à puiser dans leurs réserves de change, en liquidant notamment des obligations d’Etat », décode le cabinet d’études PrimeView. Et, comme bien souvent avec la Chine, les sommes en jeu sont énormes. En quelques mois, les réserves de change du pays ont fondu, passant de 4010 à 3560 milliards de dollars. Une volte-face radicale. Depuis 2003, la Chine achetait en effet des tombereaux de titres américains ou européens, ce qui expliquait une partie du recul des taux d’intérêt à long terme. La baisse des réserves de change rebat les cartes sur les marchés obligataires. « Elle va clairement à l’encontre de la politique d’achat de titres – le fameux quantitative easing – menée par les banques centrales », souligne George Saravelos, expert de la Deutsche Bank. La BCE, par exemple, achète 60 milliards d’euros de titres par mois pour soutenir l’économie européenne. « Mais que se passe-t-il si la Chine en vend simultanément pour 80 milliards? » s’inquiète un spécialiste des marchés européens. Une autre menace se profile. Dans l’Union, ce sont surtout les taux d’intérêt des pays les plus fragiles (Espagne, Italie, Portugal) qui remontent. De là à imaginer une nouvelle crise des dettes souveraines…

3. Avis de coup de froid sur les marges des entreprises

La baisse conjointe des cours du pétrole et de l’euro a certes donné un peu d’oxygène aux entreprises françaises cette année. Reste que, dans l’ensemble, les marges des groupes tricolores sont toujours aussi minces que du papier à cigarette. Les entreprises françaises sont-elles en mesure aujourd’hui d’encaisser le choc d’une nouvelle guerre des prix sur les marchés mondiaux? Ce qui est certain, c’est que la Chine est bel et bien en train d’exporter sa déflation. De la sidérurgie à la mécanique en passant par les énergies renouvelables, des surcapacités de production gigantesques gangrènent l’industrie chinoise. Le cas du secteur de l’acier est emblématique, avec une surcapacité évaluée entre 100 et 200 millions de tonnes. Et c’est sur les marchés internationaux et à des prix cassés que les industriels chinois vont tenter d’écouler leurs stocks d’invendus. De quoi ratiboiser un peu plus les marges de leurs concurrents européens. Avec des conséquences néfastes sur la reprise de l’investissement. Un signe annonciateur? Entre avril et septembre, les industriels français ont presque divisé par trois leurs plans d’investissement pour cette année. Pas un bon signe pour 2016.

4. Coup de chaud en vue sur l’euro

Simple coïncidence ou conséquence fatale d’une nouvelle guerre des monnaies? Depuis que la Chine montre des signes de faiblesse, l’euro s’apprécie à nouveau. Depuis le printemps, il a gagné près de 6% par rapport au dollar. Et ce n’est peut-être qu’un début. « Le risque de voir la devise européenne repartir à la hausse, notamment face au dollar, est important », confirment les experts d’Oxford Economics, dans leur dernière note. De fait, l’économie mondiale entre dans une nouvelle période d’instabilité des changes. Le FMI s’en alarme. Il en appelle à la responsabilité de chacun, à la limitation des manipulations sur le marché des devises. Mais son appel risque bien de rester lettre morte. « Car, ces dernières années, la Chine a beaucoup perdu en matière de change », rappelle Véronique Riches-Flores. La baisse du dollar en 2010, celle du yen en 2012 et celle de l’euro, plus récemment, ont fait grimper le yuan de 30%. Une situation intenable. Dans la précipitation, Pékin a déprécié sa monnaie de 3% en août. Et elle ne s’arrêtera pas là. « La Chine n’a pas d’autre choix que d’actionner le levier de la monnaie pour tenter de préserver ses exportations comme moteur de croissance », confirme-t-on chez PrimeView.

5. Gros grain sur le secteur du luxe

La Chine ressemble de moins en moins à un eldorado pour les grandes marques de luxe. Les ratés de la croissance, la dégringolade de la Bourse et la campagne anticorruption lancée par Xi Jinping ont mis fin au boom des ventes. Celles de cognac ancien, un cadeau très prisé – les prix du flacon oscillent entre 200 et 250 euros – affichent une baisse à deux chiffres, note le Financial Times. Idem pour les montres suisses, dont les exportations ont chuté de 40% sur un an. De même, en un an et demi, la croissance des immatriculations d’automobiles haut de gamme est passée de 25% à – 10%! L’auto de luxe en panneImmatriculation de voitures de luxe en Chine, variation sur un an, en %.Bien sûr, certaines marques, comme Hermès, affichent un optimisme serein. Pour elles, la dépréciation du yuan ne changera pas grand-chose. Mieux, elle permettra de rééquilibrer les prix entre l’Europe et la Chine, où les biens de luxe sont parfois vendus 60 % plus cher. Reste qu’une dévaluation de plus de 10% serait douloureuse pour les géants français du luxe. Car les touristes chinois, payés en yuans, auront moins d’argent à dépenser dans les allées des grands magasins parisiens. Chute des exportations, hausse de l’euro, tassement des marges des entreprises, remontée des taux… L’onde de choc du séisme qui secoue la première économie mondiale pourrait affecter la reprise française.

 

LE CANADA  MENACÉ DIRECTEMENT

Stephen Harper en compagnie du dirigeant chinois:il aura  eu de nombreuses ententes...dangereuses avec les communistes chinois.
Stephen Harper en compagnie du dirigeant chinois:il aura eu de nombreuses ententes…dangereuses avec les communistes chinois.

 

Sur la planète économique, la crise boursière chinoise et depuis quelques semaines sur toutes les lèvres. L’impact est mondial et la chute des autres grands centres financiers traduit bien cette réalité que personne ne peut ignorer : quand la Chine éternue, tout le monde attrape le rhume ! Et le Canada ne fait malheureusement pas exception.

Tous les pays n’ont pas le même niveau de vulnérabilité face à une Chine qui en arrache économiquement depuis plusieurs mois. Les facteurs qui déterminent le degré de risque pour un pays sont multiples et pour les comprendre, il faut d’abord regarder du côté chinois pour se donner une vue plus globale de la situation, en partant des bases qui définissent le pays de Mao Zedong en 2015.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance chinoise atteindra 6,8% cette année, son plus bas niveau en 30 ans. Et comme une Chine qui croît moins vite est forcément une Chine qui consomme moins, l’impact sera plus grand sur les pays qui exportent une grande partie de leur production vers l’empire du Milieu. Le Canada fait parti du lot.

Directeur général chef de la recherche pour les particuliers chez BMO Nesbitt Burns, Stéphane Rochon expliquait récemment à Radio-Canada que la demande chinoise aura forcément un impact, notamment sur les métaux de base comme le cuivre ou le pétrole, deux importants produits pour les exportations canadiennes. « Ce n’est pas le fait que la Chine ne consomme pas beaucoup de matières premières, avance M. Rochon. Elle en consomme encore beaucoup, mais d’année en année, l’augmentation de leur consommation descend. »

L’économie canadienne a beau être diversifiée, les secteurs de l’énergie et miniers représentent environ 30% du principal indice boursier canadien, le S&P/TSX (Standard & Poor’s/Toronto Stock Exchange). Et ce sont justement ces secteurs qui sont le plus affectés par le ralentissement de l’économie chinoise. Dans ce contexte, on imagine facilement que les entreprises canadiennes actives dans ces domaines risquent de subir les plus durs coups.

Yuan assassin

Dans la crise que traverse présentement la Chine, il n’y a pas que la baisse de la consommation chinoise qui affecte la planète, sa production également. Pour relancer son économie, Pékin appuie frénétiquement sur tous les boutons. Reste que le problème fondamental chinois demeure : malgré un marché interne de 1,3 milliard d’habitants, la Chine ne consomme pas assez.

Un élément que ne manque pas de souligner Stéphane Rochon en entrevue avec Radio-Canada. « [Les Chinois] ont une économie qui a trop de capacités. Ils ont beaucoup, beaucoup investi dans leurs capacités manufacturières, mais il n’y a pas assez de demandes globalement pour absorber toute cette production. »

Et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! N’hésitant pas à jouer sur tous les leviers à sa disposition, Pékin a abaissé à quelques reprises ses principaux taux d’intérêt. Le ratio des réserves obligatoires des banques a également été réduit pour encourager le crédit et booster la consommation. En bourse, les autorités de régulation ont assoupli certaines dispositions qui limitaient les emprunts possibles pour les investisseurs, en plus d’abaisser les frais relatifs aux transactions boursières.

Reste que les résultats escomptés n’ont pas été à la hauteur des attentes et pour écouler ses surplus, Pékin doit donc se tourner vers les marchés internationaux, entrant du coup directement dans une danse compétitive avec les autres nations productives. La Chine étant reconnue comme très interventionniste, elle n’a pas hésité à dévaluer à quatre reprises en quelques mois sa propre devise, le yuan, rendant du coup ses produits plus abordables et attrayants à l’étranger.

Stratège en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne (VMBL), Luc Vallée y voit une menace directe pour l’économie canadienne, et dans sa propre cour nord-américaine. Dans un document d’information destiné aux clients de l’établissement, celui qui dirige le groupe « Recherche économique et stratégie » précisait sa pensée le 11 août dernier.

Un ouvrier chinois sur une chaîne de montage:un salaire de survie dans un monde autoritaire.
Un ouvrier chinois sur une chaîne de montage:un salaire de survie dans un monde autoritaire.

« La Banque du Canada compte sur une relance des exportations autres que les produits de base pour relancer l’économie canadienne et compenser les effets de la baisse du prix des ressources et du pétrole sur les provinces de l’Ouest. Or la dévaluation de 2% du yuan face au dollar américain annoncée plus tôt aujourd’hui par la banque centrale de Chine pourrait être particulièrement néfaste pour les exportateurs canadiens qui font concurrence, non seulement aux producteurs américains, mais de plus en plus à la Chine et au Mexique sur leur marché le plus important, les États-Unis. Le coût de production du secteur manufacturier au Canada était déjà 8% plus élevé qu’en Chine selon une étude du Boston Consulting Group publiée plus tôt en 2015. Cette dévaluation ne peut qu’accroître le désavantage compétitif des exportateurs canadiens, dont la part de marché aux États-Unis était déjà sur une pente descendante. Par exemple, les ventes de véhicules automobiles en Chine baissent cette année alors que la capacité de production y est en constante progression. En dévaluant le yuan, la Chine pourra désormais écouler plus facilement son surplus de production de véhicules automobiles aux États-Unis et ailleurs sur la planète. »

On le voit bien, la crise qui perturbe la Chine a des effets multiples qui se répercutent bien au-delà de sa propre économie. Alors qu’on pourrait croire le Canada à l’abri de tels remous, la mondialisation économique et la facilité qu’ont les nations à commercer entre elles les rendent fortement dépendantes les unes des autres. Et c’est encore plus vrai quand on parle d’un géant comme la Chine.

 

CONSÉQUENCE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE CHINOISE:LA DICTATURE COMMUNISTE SE RENFORCIT

 

Pour faire face à l’écroulement spectaculaire de son marché boursier ces derniers mois, la dictature communiste chinoise a choisi la réponse la plus classique : la terreur. Le gouvernement central a terrorisé les opérateurs en bourse, censuré l’information et manipulé la couverture médiatique de l’état de l’économie du pays. La crise économique aura permis, en définitive, le renforcement de la dictature.
 
Les conséquences d’un tel déni annoncent des catastrophes à venir, mais pour l’instant le mensonge tente de faire illusion. Un expert a récemment comparé le marché boursier chinois à un « hôtel miteux » – reste à savoir pour combien de temps il restera debout. Car les manipulations ne suffisent pas : les actions chinoises ne cessent de baisser malgré tous les efforts gouvernementaux pour le cacher.
 
En moins d’un mois, entre mi-juin et début juillet, les deux premiers marchés du pays ont chuté de 30 %, et perdu plus de 2.000 milliards de dollars de valeur. En août et septembre, la chute s’est accélérée… En quelques mois, les actions du marché chinois ont perdu 40 % de leur valeur et les experts affirment que le cauchemar n’est pas terminé.

Malgré les mensonges de la dictature communiste, le marché boursier de la Chine traverse une crise financière.
Malgré les mensonges de la dictature communiste, le marché boursier de la Chine traverse une crise financière.

« Nous ne sommes certainement pas tirés d’affaire », a commenté Fraser Howie, co-auteur de Red Capitalism: The Fragile Financial Foundation of China’s Extraordinary Rise. Il insiste : « L’index ne chute plus, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. L’histoire réelle concerne la réponse gouvernementale et l’intégrité du marché. »
 
Une chose est certaine : le mythe communiste selon lequel la Chine est devenue une sorte d’économie de marché grâce à des « réformes économiques » a été brisé dans la conscience collective. Les acteurs économiques du monde entier risquent de se tenir bien loin du marché chinois, et probablement pour longtemps.
 
La méthode chinoise est un étrange mélange de manipulation du marché et de franche contrainte. En juillet dernier, par exemple, les régulateurs de Pékin ont imposé une interdiction de vendre des parts pour ceux qui détenaient plus de 5 % d’une entreprise, qu’ils soient Chinois ou étrangers. Pour de nombreuses sociétés – près de la moitié de celles qui agissent sur les deux plus gros marchés chinois – les échanges ont été totalement arrêtés. D’un autre côté, la Chine a pris exemple sur les banques centrales occidentales en injectant de la monnaie créée ex nihilo dans le système.
 

La dictature communiste chinoise use d’une intense propagande pour masquer l’effondrement de son marché boursier.
La dictature communiste chinoise use d’une intense propagande pour masquer l’effondrement de son marché boursier.

La propagande a également été un outil fort utilisé par le gouvernement communiste : interdiction de couvrir la déroute du marché chinois d’une part, et invention d’ennemis étrangers « hostiles » d’autre part, pour laisser croire aux Chinois ruinés que l’attaque venait des ennemis de la brillante Chine communiste.
 
Seul 1 % de la valeur du marché domestique chinois est détenu par des étrangers, mais les autorités ne semblent pas avoir peur du ridicule.
 
Le système ne serait pas parfait si la terreur ne s’exerçait pas sur ceux qui oseraient commenter la réalité plutôt que la fiction. Le Times commente : les décisions du gouvernement chinois ont été appuyées par « tout le poids d’un appareil sécuritaire qui se concentre davantage, d’habitude, plus sur les dissidents politiques que sur les capitaux propres ». Des journalistes ont été sommés de s’excuser publiquement, des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir « répandu des rumeurs ».
 
Ces mesures et agissement auront des conséquences dramatiques dès demain et pour de nombreuses années. Mais la « croissance économique » est le seul objectif affiché par la dictature communiste chinoise, sa seule légitimité auprès d’un peuple opprimé.
 
L’année dernière, le parti communiste chinois a encouragé, par tous les canaux de propagande possibles, chaque Chinois à investir sur le marché boursier pour devenir riche et prendre part au « rêve chinois ».
 
La bulle financière n’a cessé de gonfler puisqu’elle reposait d’une part sur un mensonge et d’autre part sur de l’argent virtuel. Mais pendant ce temps-là, le gouvernement communiste pouvait célébrer l’avènement d’un « marché haussier » ! Des dizaines de millions de Chinois ont perdu toutes leurs économies mais les autorités ont pu durcir, un peu plus encore, la tyrannie en place. Pour elles en tout cas, tout n’est pas perdu.

L’explosion de la bulle pourrait donc se produire ces prochains jours, alors que les détenteurs de comptes de marge font désormais face à des appels de marge déclenchés par la perte de valeur de 30 % des actions. Les forcer à vendre dans un marché en déclin accélérera la chute et les 12 % de baisse de la semaine prochaine pourraient n’être qu’un début.
 
Si la Chine réussi à conjurer le sort cette fois-ci, plus dure sera la chute d’ici à quelques mois. Le marché boursier se comporte comme la nature : il est impossible de le tromper indéfiniment ; les investisseurs chinois ne vont pas tarder à le comprendre.

 

 

Les vautours de la compassion ,par Gilles Proulx

Gilles Proulx

 

 

LES VAUTOURS DE LA COMPASSION

Honte à ces politiciens qui se ruent sur les exilés syriens par opportunisme. Avant la photo du bambin noyé sur la plage en Turquie, ils se moquaient autant du sort des Syriens que de celui des Maliens, qui s’avèrent nettement moins populaires sur Facebook…

Quand j’entends les Trudeau, Coderre, Mulcair , Couillard et cie nous parler de la porte de grange qu’est le Canada et réclamer l’accueil d’un nombre incalculable de Syriens, je me dis qu’ils cherchent à se bâtir un bénéfice politique.

Les entend-on réclamer l’asile pour les Yézidis, cette minorité religieuse dont les hommes sont massacrés et les femmes réduites en esclavage, ou encore les chrétiens, dont les enfants se font parfois crucifier aux portes des maisons par l’État islamique ? Non.
Pourtant, voilà des minorités qui méritent d’être non seulement secourues, mais aussi défendues, militairement.

En ce moment même, pleurent-ils le sort des Maliens qui souffrent de la folie de Boko Haram ? Non.
Pourtant, les Maliens, comme les Haïtiens, les Camerounais ou les Sénégalais, par exemple, seraient intégrables et susceptibles d’être heureux au Québec.

Est-ce qu’ils proposent l’accueil massif d’enfants indiens ou sri-lankais des bidonvilles ? Non.
Pourtant, des millions d’enfants vivent dans une indigence infecte là-bas.
Certains enfants inspirent plus de compassion que d’autres.

L’EXEMPLE VIETNAMIEN

Quand j’entends nos vautours de la compassion citer l’exemple des Vietnamiens que nous avons reçus au Québec à la fin des années 1970, je les trouve culottés.
Les Vietnamiens ont une culture du travail tellement supérieure à la nôtre qu’ils nous montrent l’exemple.
Les Vietnamiens fuyaient une dictature communiste (à une époque où les bien-pensants du Québec aimaient cette idéologie funeste).
Les Vietnamiens n’ont pas de djihadistes pour s’infiltrer dans nos murs.
Les Vietnamiens étaient ouverts à la francisation.
Mieux: les Vietnamiens n’ont pas de porte-parole professionnels qui gagnent leur vie à accuser les Québécois de «racisme» et à attiser les tensions communautaires.

C’est loin d’être vrai pour ces Syriens dont la deuxième langue, à Damas, est l’anglais. Sont-ils intégrables ?
Ceux de bonne volonté le seraient. Mais les poires pourries dans le panier sauront se servir de la charte d’abus pour s’occuper, à nos frais bien sûr, avec nos gens de toge, pour faire de l’empiétement.
Mais ça, si vous êtes Philippe Couillard, c’est une bonne nouvelle: quiconque ne s’identifie pas au Québec vote libéral.

NAÏVETÉ PROVERBIALE

Nos politiciens me font penser à ces jeunes du secondaire qui vont faire du pseudo travail humanitaire en Amérique latine alors qu’il y a à côté de chez eux – devant leur nez ! – des réserves amérindiennes misérables, des quartiers délabrés pleins de pauvre monde et des clochards par milliers.

Mais nos écoliers sont bonasses par ignorance… tandis que nos politiciens sont calculateurs et cyniques !

Enfin, je dis haut et fort bravo à Stephen Harper qui a toutes les raisons du monde d’y aller à petites doses dans ce dossier complexe.

J’approuve sa candidate dans Drummond, Pascale Déry, qui nous rappelle que l’aide humanitaire devrait aussi se situer dans l’éradication des fous de Dieu de l’État islamique pour que les foules de misérables puissent rebâtir leur pays au lieu de s’exiler.

Mais à qui est-ce que je m’adresse ici ?
Si les Québécois sont assez naïfs pour voter pour des «poteaux» aux élections fédérales, les politiciens ont absolument raison de les prendre pour des valises…..

Gilles Proulx…
Vendredi, 11 septembre 2015

sources:Journal de Montréal

Nouvel Ordre Mondial: la trahison des politiciens fédéraux et bloquistes face au peuple québécois et canadien

Justin Trudeau
Justin Trudeau

 On essuyait ou on retenait ses larmes, jeudi matin,le 3 septembre 2015, sur la campagne électorale.

L’image du petit Syrien noyé et le lien de sa famille avec le Canada ont rattrapé les chefs de parti qui ont dû s’écarter des scénarios prévus pour la 33e journée sur la route et commenter la tragédie.

Un des oncles d’Alan Kurdi et ses enfants avaient cherché, en vain, à se réfugier au Canada, selon la tante de l’enfant, une femme qui vit en Colombie-Britannique. Le petit garçon, son grand frère et sa mère sont morts noyés en tentant de rejoindre les côtes européennes.

Contrairement à ce qui avait d’abord été rapporté, la famille d’Alan n’a jamais soumis une demande au Canada, selon Tima Kurdi, la tante, qui a plutôt cherché à parrainer la famille d’un autre de ses frères.

Alors qu’une de ses candidates de la région de Montréal essuyait ses larmes, le chef libéral Justin Trudeau a blâmé, sans détour, le gouvernement conservateur pour le sort de la famille de l’enfant noyé.

«Ce gouvernement a ignoré les requêtes des ONG canadiens, des partis d’opposition, de la communauté internationale qui, tous, croient que le Canada doit en faire plus et aurait dû en faire plus», a reproché M. Trudeau.

Manifestement ému lui aussi, M. Trudeau a renouvelé son appel pour l’accueil immédiat de 25 000 réfugiés syriens, dans un premier temps. Il a reproché à Stephen Harper et à son ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, de s’être traîné les pieds dans ce dossier en général, et dans le cas particulier de la famille Kurdi.

«C’est à eux d’expliquer aux Canadiens pourquoi ils ont choisi de rester à l’écart alors que cette tragédie humaine prend des proportions inimaginables de l’autre côté de la mer», a-t-il dit.

Son rival néo-démocrate qui, la veille, avait dit que «le Canada n’a pas fait sa part à cause des conservateurs», ne voulait plus blâmer personne, jeudi matin.

Thomas Mulcair, de passage à Toronto, retenait manifestement ses larmes en parlant de l’enfant et du désespoir de parents qui risquent la noyade pour fuir vers l’Europe. Il a réclamé que le Canada accepte tout de suite 10 000 réfugiés, comme le lui ont demandé les Nations unies.

Mais plus question de blâmer quiconque pour cette tragédie.

«Il est trop facile de blâmer. Il est le temps de passer à l’action», a-t-il répété à quelques reprises.

Le Bloc québécois tenait un discours semblable. Alors que Gilles Duceppe fait campagne en Abitibi, son parti a diffusé un communiqué, proposant une trêve. «Plutôt que de jeter le blâme sur les uns ou les autres, il me semble que nous devrions tous parler d’une même voix. Il ne s’agit pas d’une question partisane ou électorale, il s’agit d’un impératif humanitaire», peut-on lire dans une citation attribuée à un candidat bloquiste: Charles Mordret.

Le chef conservateur semblait, lui, vouloir s’accorder une trêve de sa campagne. Stephen Harper a annulé son événement prévu le matin, à Surrey, en Colombie-Britannique. Son parti n’a pas expliqué la raison de l’annulation. Mais l’événement suivant devait être remplacé par une déclaration sur la crise, suivie d’un point de presse.

Son ministre Jason Kenney qui a tenu le portefeuille de l’Immigration avant le ministre actuel, a, lui aussi, annulé un point de presse qu’il devait tenir à Brampton, en Ontario, sans dire pourquoi, lui non plus.

Au sujet de la crise des réfugiés, M. Harper avait dit, mercredi, que ce n’est pas une politique canadienne sur les réfugiés qui règlerait le problème.

«Il y a des groupes comme l’EI (…) qui font littéralement des millions de réfugiés et menacent de massacrer des gens partout dans le monde. Nous n’aurons pas une solution à ça en adoptant une politique sur les réfugiés. Nous devons prendre une position ferme, militaire, contre l’EI et c’est ce que nous faisons», avait-il dit mercredi.

C’était avant qu’on apprenne qu’il y avait un lien entre le Canada et l’enfant dont la photo du cadavre a fait le tour de la planète.

Programmes détournés et  promesses multiples

Avant que les programmes de la journée ne soient détournés par l’actualité, M. Mulcair s’était arrêté à Toronto pour promettre, s’il est élu premier ministre, de bonifier le Régime de pensions du Canada ainsi que le Régime des rentes du Québec, à condition de s’entendre avec les premiers ministres des provinces.

JustinTrudeau, lui, était de passage à Brossard pour s’engager à ne pas imposer un péage sur le nouveau pont Champlain s’il est élu premier ministre, promesse qu’il a répétée après avoir rencontré le maire de Montréal, Denis Coderre, en fin de matinée, à Montréal. Aux côtés de M. Coderre, M. Trudeau a également promis de rétablir la livraison du courrier à domicile s’il était élu le 19 octobre.

 

Le refus de Stephen Harper de changer quoi que ce soit à sa politique d’accueil de réfugiés syriens pousse le chef libéral Justin Trudeau à adresser une prière au premier ministre sortant.

De passage à Richmond Hill, en Ontario, M. Trudeau a «imploré» M. Harper de changer d’avis, d’accueillir 25 000 réfugiés syriens tout de suite. Selon le chef libéral, ce n’est qu’une question de volonté politique.

Alors que le monde entier est encore sous le choc de l’image de l’enfant syrien noyé et que le premier ministre britannique a cédé à la pression populaire et ouvrira plus grande ses portes, M. Harper maintient que son offre d’accueillir 10 000 réfugiés syriens au cours des quatre prochaines années suffit. Et il n’a manifesté aucune intention d’accélérer le processus d’accueil de ces réfugiés qui doivent, en bonne partie, compter sur des parrainages privés.

Par ailleurs, Justin Trudeau était en Ontario pour promettre 20 milliards $ en dix ans pour le transport en commun. Il a ainsi détaillé une partie de sa promesse déjà faite d’un investissement majeur en infrastructures. À ses côtés, le ministre ontarien des Transports a applaudi la promesse. M. Trudeau croit que ces dépenses donneront un bon coup de pouce aux municipalités.

 

Gilles Duceppe semble sortir tout droit d'un film d'horreur de Christopher Lee,dans cette photo.
Gilles Duceppe semble sortir tout droit d’un film d’horreur de Christopher Lee,dans cette photo.

 

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe,dont le parti moribond suit  les mêmes vieilles recettes libérales, croit qu’il est temps de mettre la partisanerie de côté pour accélérer l’arrivée de réfugiés au Canada.L’utilité de ramasser les réfugiés pour Gilles Duceppe,au Québec,s’explique par la philosophie néolibérale du Bloc québécois relative à la croissance économique…infinie jusqu’à la fin des temps…créer de la richesse pour faire croître  « l’économie capitaliste du Québec »,seule garante de prospérité.

S’il n’est pas contre la campagne de frappes aériennes contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie, Gilles  Duceppe croit cependant qu’elle ne doit pas primer sur l’aide humanitaire.

Le chef bloquiste s’est exprimé sur la question, vendredi,4 septembre 2015, à Montréal, dans la foulée de cette crise qui s’est invitée dans la campagne électorale depuis que les images d’un petit Syrien mort noyé ont fait le tour du monde.L’intelligence des débats d’idée a libéré la place en faveur de l’émotion pure.

M. Duceppe croit qu’il est urgent que le gouvernement canadien déploie des efforts pour permettre à 10 000 réfugiés d’arriver «le plus vite possible». Selon lui, ce nombre pourrait être réévalué par la suite au besoin.

M. Duceppe était de passage dans les studios d’Avis de recherche pour épauler le dirigeant de la chaîne dans sa croisade contre le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Vincent Géracitino affirme qu’une décision de l’organisme fédéral n’oblige plus les câblodistributeurs à offrir la chaîne, ce qui menace sa survie.

M. Duceppe s’est demandé pourquoi le gouvernement Harper, qui «prétend défendre la loi et l’ordre», n’est pas intervenu pour aider la chaîne qui diffuse des photos de personnes disparues ainsi que de criminels recherchés.La raison selon moi est très simple:comment rechercher des criminels djihadistes si l’organisme le mieux coté pour les rechercher n’existe plus?

Stephen Harper ne bronche pas:il représente pourtant l'Empire au Canada!
Stephen Harper ne bronche pas:il représente pourtant l’Empire au Canada!

Stephen Harper maintient qu’il n’est pas nécessaire d’accueillir plus de réfugiés syriens au Canada.

En campagne électorale à Whitehorse, au Yukon, le chef conservateur a répété, vendredi,4 septembre 2015, que la réponse à cette crise est aussi militaire. Et il s’en est pris aux néo-démocrates qui ne veulent pas que le Canada participe aux bombardements aériens contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

M. Harper a jugé irresponsable la position de son rival Thomas Mulcair dans ce dossier.

Il a rappelé sa promesse de recevoir 10 000 réfugiés syriens d’ici quatre ans, s’il est réélu, tout en continuant la mission militaire contre l’EI. Et toujours pas question d’accélérer le processus d’accueil de ces éventuels réfugiés au Canada.

Attaqué par ses adversaires libéral et néo-démocrate, le chef conservateur ne voulait parler que de lutte à l’EI, même si la crise des réfugiés syriens a débuté avant l’émergence de ce groupe. Il a accusé le Nouveau Parti démocratique de vouloir ignorer «le meurtre, le viol, la torture qui continuent dans ces pays».Indépendamment de mon opinion politique sur Harper,c’est le politicien qui semble donner la meilleure  opinion réfléchie sur le sujet,mais pourquoi?

Comme la veille, il a répété qu’il y a des dizaines de millions de réfugiés et que le problème ne sera pas réglé par une simple politique sur les réfugiés.Le message d’Harper est donc très clair:attendons ,car le mal est fait…Nous sommes donc en danger de mort réelle,sur le plan civilisation.

Où sont les femmes ? les enfants ? les vieux ? Tous laissés dans l'enfer de la guerre ? De deux choses l'une : soit ils ne proviennent pas de zones de combat, soit ce sont des salopards ...Est-ce que les téléspectateurs réfléchissent à la Vérité?
Où sont les femmes ? les enfants ? les vieux ? Tous laissés dans l’enfer de la guerre ?
De deux choses l’une : soit ils ne proviennent pas de zones de combat, soit ce sont des salopards
…Est-ce que les téléspectateurs réfléchissent à la Vérité?

LES RAISONS DE LA TRAHISON DES POLITICIENS ACTUELS AU CANADA ET AU QUÉBEC

Ces raisons sont nombreuses,voici les plus importantes:

1- Le Canada  est en fait une fausse démocratie gérée comme une colonie.Le Québec serait,de par son statut unique : la dernière colonie survivante de l’Empire Britannique qui n’existe plus,dans les faits.Simplement,le pouvoir a été retransmis au Canada par les « véritables » Héritiers de l’Empire.Donc ,à chaque fois que l’Empire adopte une règle,le Canada n’a pas le choix et doit suivre.Au Québec,on laisse planer l’illusion du choix démocratique des électeurs alors que comme on l’a vu ,le 7 avril 2014,on fraude le contenu des urnes de votation à volonté.Nous sommes donc les dindons de la farce…des esclaves aux services du Parti libéral du Québec et du crime organisé.

2-Le Nouvel Ordre Mondial actuel qui contrôle nos Vies,nos pensées,nos aliments,nos hôpitaux,nos médicaments,nos banques,nos loisirs,etc…est l’héritier direct de l’ancien Empire de Babilone ,l’empire de la luxure et de la corruption.Nous avons même hériter de sa vieille  technique de contrôle de population qui consiste à déporter des populations étrangères l’une de l’autre,à l’intérieur de l’empire afin  de les contrôler en les mélangeant.Ainsi on a déporter des juifs à Ur pendant que l’on déportait des individus de nations diverses vers la Judée.C’est ce que le Canada a toujours fait envers le Québec par son contrôle de l’immigration.

C’est la stratégie de globalisation des quatre soit-disant « flows ininterrompus » (en français flux). Celle-ci provient du géostratége militaire US,l’américain Thomas P.M. Barnett. Je cite Barnett: « Comme condition préalable pour le fonctionnement sans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre ‘Flows’ durables et sans entraves. » Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du « Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit d’être empêché par aucun gouvernement ou institution selon Barnett.

Les frontières nationales doivent être dissoutes, les races mélangées, et ainsi les valeurs et les religions doivent être abolies et le chemin vers le nouvel ordre mondial (NWO) global doit être aplani. Nous voyons ainsi  de quelle manière on trouve la marque des Etats-Unis derrière les afflux de réfugiés .

3-Une fois que le nombre de réfugiés syriens aura suffisamment infiltré notre territoire,le chemin sera ouvert pour les autres djihadistes et faux prophètes de malheur  pour réclamer les mêmes droits que leurs prédécesseurs syriens:les  marocains,les lybiens,les égyptiens,les libanais,les nigériens ,etc,etc,etc….On choisira de préférence des musulmans de langues différentes au français pour émigrer au Québec.Entre temps,on  va tenter de nous intimider pour que nous,le peuple québécois ,abandonnions le Québec entre leurs mains.Regardez ce qui s’est passé récemment dans le stationnement du centre d’achat Les Galeries de la Rive-Nord ,à Repentigny,ma ville:

Voici les collants que l'on placeait sur les pare-brise des voitures dans le stationnement des Galeries de la Rive-Nord à Repentigny,le 4 septembre 2015.
Voici les collants que l’on placeait sur les pare-brise des voitures dans le stationnement des Galeries de la Rive-Nord à Repentigny,le 4 septembre 2015.

 

 

 

 

Pourquoi le Maroc et de nombreux pays arabes refusent les réfugies syriens?...ils savent qu'ils sont infiltrés par des terroristes.
Pourquoi le Maroc et de nombreux pays arabes refusent les réfugies syriens?…ils savent qu’ils sont infiltrés par des terroristes.
 Donc, vous pensez qu'ils sont tous les réfugiés, même si 90% d'entre eux sont tous les jeunes gens de la lutte contre l' AGE. Eh bien jeter un oeil à cette photo. Sur la gauche est un combattant de la Syrie, sur la droite est le même homme faire son chemin avec tous les autres «réfugiés» à l'Allemagne. Il a une marque très spécifique et individuelle sur son visage. C'est le même gars. Réveillez l'enfer personnes. Votre nouvelles locales sont probablement vous montrant les enfants, les femmes ... mais si vous regardez tout ce que vous pouvez sur ce que vous allez voir la majorité sont des JEUNES HOMMES. Bienvenue en Allemagne ISIS!

Donc, vous pensez qu’ils sont tous les réfugiés, même si 90% d’entre eux sont tous les jeunes gens de la lutte contre l’ AGE. Eh bien jeter un oeil à cette photo. Sur la gauche est un combattant de la Syrie, sur la droite est le même homme poursuivant  son chemin avec tous les autres «réfugiés»  syriens fuyant en  Allemagne. Il a une marque très spécifique et individuelle sur son visage. C’est le même gars. Réveillez -vous ,enfin. Vos nouvelles locales sont probablement vous montrant les enfants, les femmes … mais si vous regardez tout ce que vous pouvez  voir,vous verrez que  la majorité des migrants sont des JEUNES HOMMES. Bienvenue en Allemagne ISIS!

 

Donc,Nous,le peuple québécois,les survivants francophones de la Dernière Colonie de l’Empire Britannique d’Amérique du Nord,sommes en état de légitime défense!Notre dernière parade,notre dernier moyen est la désobéissance civile,car voter c’est collaborer avec la répression de l’Empire,avec le Canada centralisateur qu’il nous faut réformer ou quitter!

Tantôt,nous devrons  choisir entre le suicide collectif ou/et individuel ou mourir en combattant debout!

Tantôt,nous devrons choisir entre la lâcheté ou le courage!…entre la Liberté ou la Mort!

Au Québec et dans tout le reste du Canada,on annule son vote le 19 octobre 2015 …car nous refusons votre complot!

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Guide de FABRICATION DU CONSENTEMENT par les LES MAÎTRES DE L’AUSTÉRITÉ

Guide de FABRICATION DU CONSENTEMENT
par les LES MAÎTRES DE L’AUSTÉRITÉ

Raymond  Bachand et Philippe Couillard, des rictus qui parlent d'amertume politique
Raymond Bachand et Philippe Couillard, des rictus qui parlent d’amertume politique

1.Répéter que nous sommes endettés et vivons au-dessus de nos moyens.

2.Créer des commissions sur mesure pour recommander des mesures d’austérité, des coupures, des privatisations, etc.

3. Lors du rapport des dites commissions, insister sur le fait que le gouvernement va étudier attentivement ces recommandations mais que rien n’est décidé.

4. Laisser le temps aux citoyens et aux médias d’en discuter et de s’habituer à l’idée, afin de noyer le poisson.

5. Réaffirmer que toutes les solutions sont sur la table.

6. Asséner le coup en proposant un loi-matraque.

7, Les gens encaissent le coup en disant: on l’avait vu venir, on le savait qu’ils allaient le faire, c’était prévisible.

8. Les plus militants et les plus touchés protestent et manifestent pour le principe, mais le gouvernement répond qu’il ne reculera pas pour le bien de nos enfants.

9. Les commentateurs et experts rappellent que l’économie, la croissance et la création de la richesse demeurent la priorité et la base.

10. L’économie a le dernier mot. Autrefois, Hitler et les chefs politiques motivaient leurs citoyens à faire des efforts au nom de la nation, de la patrie; aujourd’hui, on les convainc de se soumettre au nom de l’économie et de la croissance, seules garantes de l’argent qu’on a dans nos poches pour vivre, préserver notre confort et payer nos dettes, nos hypothèques, nos cartes de crédit.

MISSION ACCOMPLIE!

Une mauvaise fréquentation...
Une mauvaise fréquentation…

Source :création de Roméo Bouchard

Nouvel Ordre Mondial:Les mensonges de Stephen Harper sur l’efficacité du Canada contre l’État Islamique

En réponse à la crise des réfugiés, Stephen Harper a déclaré que l’intervention de la coalition en Irak et en Syrie a stoppé de façon significative les progrès du groupe armé État islamique. A-t-il raison?

Stephen Harper...plus fourbe que cela ,on meurt.
Stephen Harper…plus fourbe que cela ,on meurt.

Harper : « L’intervention a eu pour effet de stopper significativement les progrès du groupe armé État islamique. »

Vérification faite : les forces américaines, qui mènent cette coalition, estiment que celle-ci a neutralisé le groupe armé État islamique sur environ le quart du territoire qu’il contrôlait.

Quant à la contribution du Canada, son rôle est double :

  • il soutient les bombardements avec deux avions de patrouille Aurora et un avion de ravitaillement Polaris;
  • il prend part aux bombardements.

Combien de bombes larguées dans l’opération contre l’EI ?

Sur les 19 760 bombes larguées par les États-Unis et les partenaires de la coalition, en date du 31 août, la part du Canada se chiffre à 419, soit 2 %.

En tout, 600 militaires canadiens participent aux opérations.

Le directeur parlementaire du budget estime que le déploiement canadien dans la région coûtera jusqu’à 351 millions de dollars si la mission se poursuit pendant un an.Cette somme a été prouvé fausse ,car le vrai montant serait plutôt autour de $599 millions.

Plusieurs experts estiment qu’on ne pourra toutefois pas enrayer le groupe armé État islamique sans déployer des troupes sur le terrain. Or, les spécialistes ne croient pas que le Canada pourrait s’engager davantage dans ce conflit sans épuiser ses ressources limitées, comme en Afghanistan.

Sources:Radio Canada

 

Comment transformer un paradis boréal en un enfer boueux et toxique : grâce aux sables bitumineux

 Vue d’une exploitation de sables bitumineux en Alberta /
Vue d’une exploitation de sables bitumineux en Alberta /

 

 

Nous sommes loin de l’image du derrick perdu dans le désert ou d’une sage plateforme pétrolière émergeant à l’horizon. Voici l’Alberta, province canadienne, où des firmes pétrolières, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent à un rythme effréné les gisements de sables bitumineux, du pétrole visqueux contenu dans du sable. Elles espèrent tripler leur production d’ici 2030. Mais à quel prix ! S’il est souvent question de l’impact des sables bitumineux sur le dérèglement climatique, on parle moins de leurs conséquences sur les ressources en eau et la biodiversité locale. Extraction excessive et pollutions commencent à faire sentir leurs effets, jusqu’à l’océan Arctique. Premier volet d’une enquête exclusive réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

Il y a cinquante ans, lorsque commencèrent les travaux de construction de la première exploitation commerciale de sables bitumineux en Alberta, plus de 400 aborigènes menaient une existence modeste dans cet écosystème marécageux de plus de 3000 kilomètres carré. Les étés dans le delta et dans le lac Athabasca, immédiatement à l’Est, donnaient suffisamment de poissons non seulement pour subvenir à leurs propres besoins, mais aussi pour soutenir une petite pêcherie commerciale. Avec l’automne arrivaient des milliers d’oies et de canards en route vers le sud, qui faisaient étape pendant plusieurs jours dans le delta avant de poursuivre leur migration. L’hiver, il y avait des élans, des caribous et des bisons à chasser. Au retour du printemps, il y avait des œufs de sterne, de goélands, de canards ou d’oies à collecter, et suffisamment de rats musqués pour remplir un bateau en une journée. Les rats musqués et les œufs d’oiseaux constituaient aussi une source fiable de nourriture pour des visons, des lynx, des coyotes, des loups et d’autres prédateurs.

L’importance écologique du delta Paix-Athabasca n’est pas disputée. En 1922, lorsque le gouvernement canadien créa Wood Buffalo, le plus grand parc national du pays, 80% du territoire du delta fut inclus dans son périmètre. En 1982, l’Unesco classa Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca au patrimoine mondial de l’humanité et les désigna parallèlement comme un site Ramsar d’importance internationale (voir les cartes en fin d’article).

« Le prix mondial du développement insoutenable »

Aussi important et reconnu qu’il soit au niveau international, le delta est en train de mourir lentement. Le changement climatique, les barrages hydroélectriques, la pollution et les extractions massives de l’eau des rivières pour la fracturation hydraulique et l’exploitation des sables bitumineux affectent si lourdement l’intégrité écologique de la région que Wandering Spirit est maintenant la seule personne qui continue à y vivre tout au long de l’année. La pêcherie commerciale est abandonnée, en raison notamment de lésions et de malformations qui rendaient le poisson invendable. Les truites que l’on pouvait capturer dans la partie aval de la rivière Athabasca ont disparu. De même la plupart des caribous.

 CC Suncor Energy - Le delta d’Athabasca /
CC Suncor Energy – Le delta d’Athabasca /

 

CC Pembina Institute - Préparation à l’extraction de sables bitumineux /
CC Pembina Institute – Préparation à l’extraction de sables bitumineux /

 

Les populations de rats musqués ont décliné si brutalement que les aborigènes ont renoncé à les piéger. Les oiseaux sont eux aussi touchés. Les populations de gibiers d’eau comme les macreuses ou les fuligules ont chuté de 70% ou plus depuis les années 1950. Les œufs de goélands à bec cerclé collectés en 2012 contenaient 139% de mercure de plus qu’en 2009. « Rien sur la planète ne peut être comparé à la destruction en cours dans cette partie du monde », résume David Schindler, un scientifique canadien de renommée mondiale qui étudie la région depuis plus de 20 ans. « S’il y avait un prix mondial du développement insoutenable, les sables bitumineux seraient sûrs de gagner. »

Du pétrole qui consomme autant d’eau qu’un million de personnes

Malgré les promesses des industriels et du gouvernement de réduire l’utilisation de l’eau pour l’exploitation des sables bitumineux et de restaurer les zones humides qui ont été minées jusqu’à une profondeur de plus de 200 mètres, le déclin écologique du delta deviendra irréversible si les entreprises pétrolières triplent effectivement leur production en Alberta, comme elles l’annoncent, d’ici l’année 2030. Extraire le pétrole du sable bitumineux requiert en effet des quantités énormes d’eau. Pour chaque baril de pétrole produit, au moins 2,6 barils d’eau doivent être extraits de la rivière Athabasca, ou de nappes phréatiques locales. Pour les opérations dites « in situ », qui utilisent de la vapeur pour séparer le pétrole du sable dans la terre, et pompent ensuite le bitume à la surface, la consommation d’eau douce est moindre, mais toujours significative.

Au total, les sables bitumineux requièrent l’extraction de pas moins de 170 millions de mètres cube d’eau chaque année de la seule rivière Athabasca. C’est environ la moitié de la quantité d’eau que consomme la ville de Toronto (2,5 millions d’habitants) dans le même temps. Et contrairement à la ville de Toronto, qui traite ses eaux usées et les rend au cycle naturel, les entreprises de sables bitumineux et de fracturation hydraulique ne rendent pas l’eau qu’elles utilisent à la nature. Elle est beaucoup trop toxique, et il est donc interdit de la rejeter. Les eaux usées qui ne sont pas recyclées sont réinjectées dans le sous-sol, ou stockées dans des bassins de rétention.

Lacs artificiels toxiques

Ces derniers forment des lacs artificiels qui couvre actuellement une surface équivalente aux trois quarts du territoire de la ville de Paris. Ils sont tellement grands que les oiseaux migrateurs font parfois l’erreur fatale d’y atterrir, pour se reposer. À mesure qu’augmente le volume d’eau toxique contenu dans les bassins de rétention de l’industrie pétrolière, le débit de la rivière Athabasca se réduit inévitablement. L’eau potentiellement extraite pour des activités d’exploitation des sables bitumineux en opération ou en préparation représente actuellement 2,5% du débit annuel naturel de la rivière. Ce pourcentage peut atteindre 10% en hiver, lorsque la rivière est à son plus bas niveau.

CC Pembina Institute - Forêt boréale le long de la rivière Athabasca /
CC Pembina Institute – Forêt boréale le long de la rivière Athabasca /

 

CC Pembina Institute - Fort McMurray sur la rivière Athabasca dans l’Alberta /
CC Pembina Institute – Fort McMurray sur la rivière Athabasca dans l’Alberta /

 

C’est l’une des raisons pour lesquelles les crues saisonnières, nécessaires pour recharger en eau les lacs étalés et peu profonds du delta, ont quasiment cessé depuis 1997. Suite à la crue importante survenue cette année là, 55% de la partie nord du delta, alimentée par la rivière de la Paix, était couverte d’eau ou de marais peu profonds. En 2014, ce chiffre était tombé à 33%. La partie sud du delta, qui est rechargée par la rivière Athabasca, est en meilleur état, mais elle aussi tend à devenir de plus en plus sèche.

Les scientifiques prédisent que la situation va devenir bien pire si la production de sables bitumineux est effectivement multipliée par trois à l’horizon 2030, pour atteindre 5,2 millions de barils par jour. La quantité d’eau extraite de la rivière Athabasca, disent-ils, pourrait alors atteindre 30% du débit naturel.

L’Ouest canadien bientôt asséché ?

Ce pourcentage pourrait même être en fait supérieur si les glaciers et la couverture neigeuse dont la fonte alimente les rivières de la Paix et Athabasca continuent à décliner du fait du changement climatique. Des scientifiques ont récemment calculé que les 17 000 glaciers de Colombie-Britannique – dans les montagnes Rocheuses et sur la côte Pacifique – perdaient 22 milliards de mètres cube d’eau par an. De quoi remplir d’eau un stade de football de 60 000 places 8300 fois… L’enneigement et les glaciers diminuent également dans l’Alberta, à tel point que même certains acteurs des sables bitumineux concèdent que leur industrie pourrait être confrontée à l’avenir à une pénurie d’eau.

L’avenir du delta paraît si sombre que la nation Mikisew Cree a récemment demandé à l’Unesco de placer Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca sur la liste du patrimoine mondial en danger. Cette liste a pour but de susciter une prise de conscience internationale des menaces qui pèsent sur un site classé, et d’encourager des mesures préventives par les gouvernements concernés.

« Nous sommes profondément inquiets des impacts de l’activité industrielle sur nos terres traditionnelles dans le delta Paix-Athabasca au sein du parc national Wood Buffalo », écrit le chef Mikisew Steve Courtoreille à l’Unesco. « Ces menaces s’intensifient avec le projet de barrage Site C en Colombie-Britannique et avec l’expansion des sables bitumineux. Nous usons de tous les moyens possibles avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la terre qui a nourri notre peuple pendant des millénaires. »

Zones humides détruites

La baisse du niveau des rivières n’est pas le seul problème à laquelle la région est confrontée. Avant que les entreprises de sables bitumineux n’entrent en scène, au moins la moitié, si ce n’est les deux tiers des territoires aujourd’hui exploités étaient des zones humides boréales typiques du nord de l’Alberta. Ces zones humides, au sud du delta, abritaient un grand nombre d’espèces végétales, parmi lesquelles des orchidées sauvages parmi les plus rares de l’Ouest canadien ; des centaines d’espèces d’oiseaux ; des espèces d’insectes innombrables ; et des grands mammifères comme le caribou des bois, l’élan, le loup ou le grizzly. Personne ne sait l’étendue de la biodiversité qu’elles abritaient, car aucun inventaire n’en a jamais été réalisé, que ce soit avant ou pendant la construction des installations industrielles destinées à l’exploitation des sables bitumineux.

 

 CC kris krüg - Vue de la rivière Athabasca à Jasper, en amont de la zone des sables bitumineux /
CC kris krüg – Vue de la rivière Athabasca à Jasper, en amont de la zone des sables bitumineux /

 

  half a world away - Les eaux de l’Athabasca dans la zones d’extraction pétrolière /

half a world away – Les eaux de l’Athabasca dans la zones d’extraction pétrolière /

 

Ce que l’on sait, c’est que ces zones humides, après avoir été minées par les firmes pétrolières, ne filtrent plus l’eau, ne séquestrent plus le carbone et ne nourrissent plus la chaîne complexe de plantes et d’animaux qui en dépendaient auparavant. Outre les émissions de gaz à effet de serre directement issues de la combustion du pétrole extrait en Alberta, les transformations de paysages occasionnés par l’exploitation des sables bitumineux pourraient également générer entre 11,4 et 47,3 millions de tonnes de carbone, selon une étude de la scientifique canadienne Suzanne Bayley. Ces transformations, ajoute-t-elle, réduiront parallèlement la capacité de séquestration du carbone des zones humides de la région de peut-être 7,2 millions de tonnes par an.

Un énorme passif environnemental et sanitaire

Joe Wandering Spirit connaît mieux que quiconque les bouleversements entraînés dans la région par l’industrie des sables bitumineux. Ce qui l’inquiète encore davantage, de même que les autres aborigènes qui vivent en aval, est la possibilité que l’un des murs de terre qui retiennent les eaux usées des bassins de rétention s’effondre un jour, relâchant un déluge d’eau toxique vers l’aval.

Wandering Spirit n’est pas le seul à être inquiet. En 2012, un panel d’experts réunis par le Rosenberg International Forum on Water Policy estimait qu’un tel incident était non seulement possible, mais probable. « Si une rupture de ce type survenait durant l’hiver et que les eaux usées atteignaient la rivière Athabasca sous les glaces, concluait le panel, il serait virtuellement impossible d’y remédier ou de dépolluer… Un déversement majeur, par exemple en cas de rupture significative d’une retenue importante d’eaux usées, pourrait menacer l’intégrité biologique du bassin inférieur de la rivière Athabasca, du delta Paix-Athabasca, du lac Athabasca, de la rivière des Esclaves et de son delta, du Grand lac des Esclaves, du fleuve Mackenzie et de son delta et peut-être même de la mer de Beaufort [dans l’océan Arctique, NdT]. Ses conséquences sur la société humaine dans les Territoires canadiens du Nord-Ouest seraient sans précédent. »

Aussi bien les autorités du Canada et de l’Alberta que l’industrie pétrolière ont été extrêmement lentes à s’attaquer à l’énorme passif environnemental des sables bitumineux, qui pourrait représenter jusqu’à 13 milliards de dollars canadiens (9,3 milliards d’euros) rien qu’en coûts de réhabilitation. Le gouvernement de l’Alberta a même essayé de réduire au silence John O’Connor, un médecin qui a suivi pendant 15 ans une population d’environ 900 aborigènes vivant en aval des sables bitumineux. Son seul crime est d’avoir exprimé publiquement son inquiétude sur les taux anormalement élevés de cancers rares et d’autres pathologies dans ces communautés. O’Connor n’avait fait que suggérer que des études supplémentaires étaient requises pour déterminer si ces problèmes étaient liés à la pollution occasionnée par les sables bitumineux.

Le docteur O’Connor a mené – et remporté – une longue bataille contre le gouvernement après que celui-ci eut essayé de révoquer sa licence de praticien. Mais en mai 2015, une agence gouvernementale lui annonça que ses services n’étaient plus requis, lui faisant perdre le droit de soigner les gens de la communauté.

Au-delà de ces enjeux sanitaires, le gouvernement de la province et les partisans des sables bitumineux eux-mêmes commencent à se rendre compte que le statu quon’est plus une option acceptable, particulièrement depuis que les États-Unis ont fermé la porte à l’envoi du pétrole issu des bitumes de l’Alberta vers le sud à travers l’oléoduc Keystone.

Moratoire

De nouvelles régulations mises en place en mai 2015 limitent la quantité d’eaux usées pouvant être stockée dans des bassins de rétention et obligent les entreprises à investir dans des technologies réduisant la quantité d’eaux usées produites par leurs opérations. Des seuils ont été établis afin de déterminer quand les entreprises doivent prendre des mesures pour réduire leurs impacts environnementaux. Et ces régulations obligent aussi les firmes à mettre en place des garanties financières pour les problèmes potentiels de réhabilitation.

Les critiques des sables bitumineux restent sceptiques. Lorsque des régulations similaires furent introduites en 2009, les entreprises n’ont pas pu, ou pas voulu, se mettre en conformité. En outre, ces régulations reposent sur des solutions technologiques… qui n’existent pas encore. Au vu de l’expérience passée, un nombre croissant de scientifiques et d’économistes du Canada et des États-Unis estiment désormais que la seule manière d’avancer est la mise en place par les gouvernements du Canada et de l’Alberta d’un moratoire sur les nouvelles exploitations de sables bitumineux.

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Carte de  la zone discutée dans l'article.
Carte de la zone discutée dans l’article.

 

Dans une tribune récemment publiée par la revue scientifique Nature, la chercheuse Wendy Palen et sept de ses collègues avancent que les controverses sur les bassins de rétention et les oléoducs comme Keystone ou Northern Gateway cachent un problème plus profond – ce qu’ils décrivent comme un « processus politique détraqué ». Que ce soit au Canada ou aux États-Unis, soulignent-ils, la production des sables bitumineux, la gestion de l’eau, les politiques de transport, climatique et environnementales sont abordées séparément. Chaque projet est évalué de manière isolée. Il y a selon eux un besoin urgent d’une approche plus cohérente, qui évaluerait tous les nouveaux projets de sables bitumineux dans le contexte d’une stratégie énergétique et climatique plus cohérente et plus large.

« Les sables bitumineux canadiens sont vastes, et la production a plus que doublé au cours de la décennie écoulée pour atteindre plus de 2 millions de barils par jour », m’a récemment déclaré Palen. « La ruée sur le développement de ces ressources a été beaucoup trop rapide au regard du besoin d’une analyse robuste des impacts sur l’environnement, la santé humaine et le système climatique global. Tout nouveau développement devrait être suspendu jusqu’à ce que l’on ait pu étudier leurs effets cumulés de manière publique et transparente. »

Sources: Edward Struzik

 

 

 

Le Canada aide Israël à protéger son arsenal nucléaire

 

Logo Canada-Israel

 

Israël remercie le Canada pour son opposition, la semaine dernière, à une résolution de l’ONU qui aurait permis la tenue, d’ici 2016, d’une conférence sur le désarmement – notamment nucléaire – au Moyen-Orient.

Mais d’autres nations du monde ont été déçues de la position du Canada qui, à l’instar du Royaume-Uni, a décidé de se ranger derrière les États-Unis contre la résolution au cours de la conférence quinquennale chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), la semaine dernière à New York.

Le document prévoyait une conférence sur le désarmement au Moyen-Orient, ce qui aurait pu contraindre Israël à reconnaître publiquement qu’elle détenait l’arme nucléaire – un aveu que n’a jamais fait l’État hébreu.

Pendant un entretien téléphonique, dimanche, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a remercié Stephen Harper « d’avoir fait reposer sur des principes l’approche du Canada à l’égard de la question d’une zone sans armes de destruction massive au Moyen-Orient », selon un communiqué du cabinet du premier ministre canadien.

À l’issue de la conférence sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui s’est achevée vendredi après un mois de débats à New York, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’était déclaré déçu par l’absence de résultats concrets. Il a regretté en particulier, samedi, « que les États aient été incapables de réduire le fossé qui les sépare sur l’avenir du désarmement nucléaire, ou d’arriver à une nouvelle vision collective sur la façon de parvenir à un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires et de toute autre arme de destruction massive », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

L’ancien ministre libéral des Affaires étrangères Lloyd Axworthy appuie la position du gouvernement conservateur dans ce dossier. Selon lui, certains pays voulaient inviter le dossier du Proche-Orient aux négociations sur le désarmement nucléaire dans le seul but d’embarrasser le gouvernement israélien.

Le premier ministre Harper, lui, a réaffirmé l’engagement du Canada à l’égard du désarmement et de la non-prolifération, « notamment dans le cadre du TNP », mais a rappelé que pour le Canada, « une zone sans armes de destruction massive ne peut être véritablement efficace que si tous les pays du Moyen-Orient participent librement et de manière constructive à son établissement ».

Sources:Égalité et Réconciliation

Nouvel Ordre Mondial:Le Québec et le vol référendaire de 1995

 

 

 

 

 

Lors du référendum de 1995,des canadiens fédéralistes étaient venu nous dire qu'ils nous aimaient...!
Lors du référendum de 1995,des canadiens fédéralistes étaient venu nous dire qu’ils nous aimaient…!

« Un peuple libre établit lui-même le récit de sa propre histoire. Un peuple assujetti se le fait imposer par d’autres dont l’objectif premier est de perpétuer l’assujettissement. »
En intervenant massivement, l’État canadien et des Canadiens de l’extérieur du Québec ont violé de manière flagrante les lois québécoises, les règles d’un État de droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes. En plus des millions de dollars dépensés ouvertement ou en cachette, plusieurs opérations ont pu faire pencher la balance en faveur du NON : Les électeurs hors Québec, les citoyens instantanés, le mal nommé « love-in » du 27 octobre, la mobilisation d’autochtones contre le Québec, les votes illégaux, et autres.
1. Jamais nous n’avons été plus libres
Les Québécois se sont dit au moins une fois : « Oui c’est possible ! ». Malgré les menaces d’un Paul Martin qu’un million d’emplois seraient perdus, de John Honderich que GM fermerait son usine de Sainte-Thérèse (sic) et de tant d’autres, nous résistions un temps au poids de l’inertie historique qui nous écrasait, qui enfermait hermétiquement notre imagination et qui nous obligeait à plier l’échine au nom d’une vision immuable mais totalement inexacte de notre passé et de notre avenir.
Le Canada s’est aperçu qu’il n’avait plus rien à offrir et a pris peur. Laurent Beaudoin a expédié une lettre aux 12 000 employés demandant de voter NON. Il demande aux Québécois de continuer à rester dociles et à se laisser acheter par le Canada, comme dans le passé, comme dans le présent, comme pour toujours. Prostituons-nous parce que c’est payant ! En retour le Canada continuera à saupoudrer des miettes au Québec.
Malgré cette lettre, Daniel Johnson a été accueilli chez Bombardier par une banderole : « Le 30 octobre, on vote OUI à la séparation ».
2. L’histoire ne se répète pas, elle bégaye
Le 22 juillet 1948, Terre-Neuve a décidé d’exercer son droit fondamental de décider de son avenir. On a appris que l’ingérence financière et politique de l’extérieur avait contaminé tout le processus. Au départ, l’option de la confédération n’était même pas incluse sur le bulletin de vote. C’est le Secrétaire d’état britannique qui décréta que le référendum comporterait non pas deux mais trois choix. Là aussi, le parti libéral publia un hebdomadaire au coût de 5000$ (équivalent de 2,1 millions aujourd’hui) par semaine et engagea le meilleur caricaturiste. Il n’y avait pas de télé dans le temps alors ils achetaient les journaux. Ensuite ils ont divisé la population entre protestants (favorables à l’annexion) et catholiques (favorables à l’indépendance).
En 1944, l’Islande, une autre île de l’Atlantique, a gagné son indépendance vis-à-vis du Danemark. Bref deux îles semblables, qui dépendent énormément de la pêche, deux référendums dans les mêmes années mais deux peuples qui finissent par suivre des chemins diamétralement opposés.
Résultat ?
· Dans les années 30, l’Islande était plus pauvre que Terre-Neuve. Maintenant ce pays présente un PIB supérieur à celui du Canada tandis que celui de Terre-Neuve est de 30% inférieur à celui du Canada.
· Côté démographique, la population de Terre-Neuve a plafonné en 1993 à 580 000 personnes et baisse chaque année. En revanche la population islandaise continue de croître et dépassera bientôt 300 000 habitants.
· La pêche pour l’Islande représente 80% de son PIB alors qu’à Terre-Neuve elle est pratiquement morte.
· L’Islande a instauré des lois pour ses eaux territoriales alors qu’au Canada la pêche à la morue a été complètement annihilée : « ce viol se poursuit parce que le gouvernement fédéral n’a pas la volonté de se grouiller pour sauver l’avenir de Terre-Neuve ». La solution canadienne consiste donc en assurance-chômage temporaire, en aide sociale, en exil et en promesses vides tous les quatre ans au moment des élections.
3. Empire un jour, empire toujours
L’union sacrée des partis politiques canadiens, qui se targuent en public d’avoir des positions contraires sur des tas de sujets, s’établit presque automatiquement quand l’avenir du Québec est en jeu. Même Jack Layton du NPD a dit qu’il fallait soutenir la représentation proportionnelle parce que, avec ce type de démocratie, le Québec ne pourrait plus jamais tenir de référendum.
Bref le Canada est issu d’un empire et d’une monarchie et n’a jamais rompu avec ce passé impérial. Le comportement du Canada en 1995 est celui d’un empire. L’État canadien a utilisé tout son appareil, fait peser son pouvoir politique et financier, établit l’union sacrée des partis politiques, exerce la force d’intimidation de sa majorité, sollicite et canalise l’argent de cette majorité et des grandes entreprises étatiques ou privées relevant de lui dans le but d’asservir une nation, le Québec, et d’assujettir l’Assemblée nationale du Québec.

Jacques Parizeau,le soir de la défaite
Jacques Parizeau,le soir de la défaite

4. L’argent et les votes ethniques
M. Parizeau a fait une erreur politique grave mais n’empêche qu’il n’avait pas tout à fait tort. Voici un extrait d’un discours de Parizeau un mois avant le référendum : « le NON représente aujourd’hui des forces qui, à travers notre histoire récente, ont voulu garder le Québec en arrière, ont voulu garder le Québec petit. Le camp du NON s’est transformé sous nos yeux. Il est devenu le club des milliardaires, le club des privilégiés, arrogants et menaçants. Avant, c’était la Brinks et la Sun Life qui disaient aux Québécois de s’écraser. Aujourd’hui, c’est la Standard Life et Laurent Beaudoin. On a vu leur chef de file, cette semaine, sortir de l’ombre : M. Paul Desmarais, le président de Power Corporation. Le NON, c’est l’état Desmarais. Desmarais n’a pas investi un seul million au Québec depuis10 ans (…) Son ami Paul Martin est un ancien employé de Paul Desmarais. Et bien sûr, aux réunions familiales des Desmarais, il y avait Jean Chrétien. (…) Jean Chrétien a invité a Montréal le premier ministre chinois Li Peng. Il lui a organisé un beau programme. Il lui a organisé une rencontre privée : pas avec le président de la Banque nationale, d’Hydro-Québec ou de Cascades, pas avec le ministre québécois du Commerce extérieur ou le maire de Montréal, mais avec la famille Desmarais. »
Le roi du Canada, c’est Desmarais Ier. Le vice président exécutif chez Power est John Rae. En 1995 il était membre du comité exécutif du NON. Qu’est-il arrivé à tous les documents et rapports du Comité pour le NON pendant le référendum ? « Je n’en ai aucune idée » dit M. Rae.
En fait, rien a été découvert chez Power et chez M. John Rae simplement parce que M. Rae a fait déchiqueter, peu après le référendum, au moins 30 boîtes de documents portant sur les dépenses effectuées pendant la période référendaire. Des pages et des pages de listes de personnes et d’entreprises de partout qui ont donné de l’argent pour la campagne du NON.
Ensuite une lettre a été envoyée par Jean Chrétien aux entreprises leur demandant de faire de la publicité, de faire ressortir les points négatifs et à passer des messages où les menaces sont à peine voilées.
Une autre source mystérieuse d’argent est Option Canada. 4.8 M$ versés par Patrimoine Canada. On est a peu près certain que les 4,8 M$ ont servi à la marche pour l’unité. Option Canada est une conduite, un point de dépôt ou de collecte des fonds fédéraux et privés qui devaient servir à soutenir le NON.
Un autre 2.5 M$ donné par le conseil privé est Opération unité. L’argent devait servir à financer des argumentaires comme Stéphane Dion. Pendant toute la campagne référendaire, Stéphane Dion, alors politicologue, a été l’universitaire de service de Radio-Cadenas, invité à commenter de façon désintéressée la campagne. En réalité, Stéphane était un contractuel du Conseil privé du Canada chargé de développer des argumentaires pour le NON !
5. L’arroseur arrosé : Les citoyens instantanés

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Le terroriste du 11 septembre, Al Rauf Al-Jiddi , a obtenu sa citoyenneté canadienne… en octobre 1995 ! Comme au moins 14 000 autres immigrants, du processus de naturalisation accéléré. L’état canadien, sous les instructions du gouvernement libéral, s’est volontairement transformé en passoire en 1995 dans le but de grossir le nombre de votes pour le NON.
Pendant que Jean Charest brandissait son passeport canadien devant les 100 000 personnes du love-in, à cinq minutes de marche, au complexe Guy-Favreau, à Montréal, la fabrique de citoyens instantanés avait fonctionné à plein régime, contournant les règles et procédures et faisant passer de neuf mois à quelques jours, les délais de vérification habituels.
Au complexe Guy Favreau on naturalisait par tranche de 150 personnes à la fois. Toutes ensemble, elles jurent leur allégeance à la reine Élisabeth II en levant leur bras droit. Après le serment, ils chantent le Ô Canada et un monsieur se promène en disant : « Maintenant que vous êtes citoyens du Canada, vous savez pour qui voter ».
La direction de l’opération se faisait à partir d’Ottawa. Les fonctionnaires faisaient des heures supplémentaires, travaillant même la fin de semaine pour naturaliser un maximum de citoyens. Pendant le seul mois précédant le 20 octobre, le Canada a naturalisé 11 500 personnes au Québec. En tout 42 375 personnes ont obtenu le droit de vote prématurément.
6. Des électeurs hors Québec, amenez-en !
Le parti libéral a été chercher 15 000 électeurs hors Québec. Ils ont payé pour l’impression de 50 000 lettres. Pour ne pas violer les lois québécoises, ils les ont expédiées à partir d’Ottawa.
Dans cette opération, l’État canadien et ses ramifications ont violé, par leurs interventions, le droit international des nations de disposer d’elles-mêmes. Ce droit figure dans les premiers articles des grandes chartes internationales adoptée par l’ONU. Ils ont aussi violé la loi québécoise sur la consultation populaire sur les dépenses permises.
7. Le référendum volé selon John Smith, Beaconsfield, Canada
La RAMQ (régie de l’assurance maladie du Québec) a déterminé qu’il y avait 300 000 électeurs sur la liste électorale qui n’étaient pas inscrits à l’assurance maladie. Ils ont envoyé des lettres pour vérifier et 50 000 sont demeurés sans correspondance. Une partie importante était de faux électeurs avec des noms et adresses fictifs, ce qui permettait à des gens de voter plus d’une fois. Étrangement, il y a eu une augmentation de 16% du nombre de noms sur la liste électorale de la circonscription de Westmount en 1995.
8. Le dernier alibi du Canada Anglais s’envole : les autochtones
Les tentatives du Canada de mobiliser les nations autochtones contre l’option souverainiste ont été nombreuses. Ils ont formenté la discorde ethnique et raciale dans le seul but de maintenir la domination du Canada sur le Québec. Ils ont promis toutes sortes de choses aux autochtones qui ont voté à 90% non.
Mais des années après le référendum, l’hypocrisie de la politique canadienne à l’égard des autochtones commença à sauter aux yeux. Vu l’état de pauvreté et de discrimination que subissent les autochtones au Canada et comme le chouchou Matthew Coon Come, représentant autochtone, n’arrivait même plus à obtenir une rencontre avec le ministre fédéral des Affaires indiennes, les autochtones se rendirent compte que les forces en présence veulent absolument se servir d’eux comme pions dans leur stratégie de chantage contre le Québec.
La Paix des braves signée avec le Québec en 2002 changea un peu la donne. Vantée sur les tribunes internationales pour son audace et son esprit innovateur, la Paix des braves fut un énorme progrès. En 2003 les autochtones ont voté à 40% pour le PQ.
9. Le mauvais pli est pris : Le mal-nommé love-in du 27 octobre 1995
Sheila Copps a dit : « Il faut les écraser ».
John Honderich, propriétaire du Toronto Star, a nolisé 10 autobus pour faire le voyage à Montréal. Il les a remplis à l’aide d’annonces rouges, pleine page, publiées la veille dans son journal. 40 000$. « Écraser » dans une « guerre » pour manifester « l’amour ».
Le commandant ministre Tobin avait besoin d’avions de trains et d’autobus. Les lignes aériennes Canadien et Air Canada ont offert un rabais de 90%, Via Rail a emboîté le pas en offrant 60% de rabais : « unity rate » pour le « unity march ».
Comment il réagirait si, lors d’un vote pancanadien sur un sujet important comme la participation à une guerre ou au bouclier antimissile, les Américains venaient dépenser des millions pour faire gagner le camp proaméricain ?
« Je les détesterais, je leur en voudrais, je dirais que c’est illégal et que cela ne devrait pas se faire. »
L’idée de ne pas tenir la manifestation parce qu’elle violait les lois du Québec n’a même pas été considérée. Chez Bombardier ils ont déclenché une alerte à la bombe pour faire sortir le monde et grossir la foule. Bref, la marche ressemblait autant à un défilé militaire d’une puissance occupante.
Le love-in a été organisé par l’appareil gouvernemental et une armée de personnes affiliés au parti libéral du Canada. Dans tout autre pays, ce serait une occupation mais au Canada on appelle ça un love-in.
Il ne faut pas oublier aussi Irving, du NB, qui a payé les autobus avec pizza fournie aux étudiants pour le love-in.
10. De la suprématie des suprêmes
Les juges de la Cour suprême du Canada ont rayé d’un seul coup presque tous les articles sur les dépenses réglementées. En 1988, la Cour suprême a invalidé une autre loi du Québec, pas une loi comme les autres mais la Charte de la langue française, la loi 101. Il faut systématiquement affirmer notre rejet de la constitution de 1982. Cela nous permettrait de refuser, devant le monde entier, la nouvelle domination coloniale imposée au Québec par le coup de force de 1982, domination que les décisions de la Cour suprême sur la Charte de la langue française, sur la loi sur la consultation populaire et, plus récemment, sur la privatisation de l’assurance médicale sont venues illustrer et renforcer. Pour la constitution de 1982, aucun référendum n’a été tenu. Au point de vue constitutionnel, comparé aux pays européens, le Canada est la risée du monde.
Alors que, dans une démocratie, il revient au peuple et à ses représentants élus de trancher les grands débats, au Canada, depuis 1982, tout ça revient à une poignée de personnes, issues de classes sociale aisées et d’une seule profession, triées sur le volet par le premier ministre du Canada, très souvent pour des raisons politiques.
La population sent qu’elle n’a plus prise sur les grandes décisions.
11. Un simple ménage à quatre en Amérique du Nord
En 1995, le président Clinton est intervenu dans le débat sur l’avenir du Québec à au moins cinq reprises, sans compter deux séances de photo du premier ministre canadien et du président américain mises en scène surtout pour influencer le Québec. Il semblerait que la fibre nationaliste canadienne, qui vibre souvent si fort au son de l’antiaméricanisme, se taise curieusement dès qu’un drapeau québécois se hisse à l’horizon. Les sondages leur disaient que nous accordions une importance considérable à ce que pensent les Américains.
Pour que les autres pays reconnaissent le Québec après un vote pour la souveraineté, il faut envoyer des représentants dans ces pays. Jean Charest a interrompu cette pratique d’envoyer des représentants officiels aux sommets sociaux.
L’organisation internationale de la francophonie ne représente plus la source d’oxygène à laquelle le Québec a voulu accéder. Après s’être battu depuis les années 1960 contre l’existence même de cette organisation, le gouvernement du Canada en devient le champion parce que, en faisant une organisation internationale politique, il peut d’office exclure le Québec des débats importants.
12. Pour des médias qui nous ressemblent
Au Québec, Radio-Canada, par ses normes et politiques, doit nécessairement « contribuer au partage d’une conscience et d’une identité nationales », ce qui la met carrément dans le camp opposé à la souveraineté.
Gesca, propriété de Power Corporation, qui possède La Presse, Le Soleil, Le Quotidien, Le Droit, Le Nouvelliste, La Tribune, La Voix de l’Est, fait de son opposition acharnée à l’indépendance du Québec son principal cheval de bataille politique.
Quant aux médias de Quebecor, les rares fois où ils ne penchent pas du côté du pouvoir canadien ou qu’ils n’attrapent pas le virus semé par Radio-Canada et Gesca, au mieux, ils restent neutres.
Seul le Devoir, avec son maigre tirage, ne dépassant jamais 35 000, ose se prononcer en faveur de la souveraineté, mais le fait toujours avec une grande prudence.
Normand Lester a été suspendu et exclu de Radio-Canada après avoir publié son Livre noir du Canada anglais en réponse à, tenez-vous bien, un scandale de commandites cachées.
Alors que tous les partis politiques québécois considèrent que le Québec forme une nation, reconnaissent qu’il possède son Assemblée « nationale », sa bibliothèque « nationale » et son drapeau « national », pourquoi doit-on continuer à accepter que la programmation de notre principal réseau public ne le reconnaisse pas ?
Il faut que Québec décide d’établir son propre CRTQ.
En 1920 Taschereau a tenté d’occuper cette place importante dans le développement d’un peuple. La loi québécoise adoptée par le gouvernement Taschereau a été invalidée par la Cour suprême du Canada et par le comité judiciaire du Conseil privé de Londres.
13. Une grande voix que le Canada veut ignorer : Jane Jacobs.
Jane Jacobs est une auteure citée dans le monde entier. En 1980, les médias canadiens lui ont demandé son opinion sur l’indépendance du Québec. Après avoir fait de longues recherches, elle a répondu franchement que la souveraineté du Québec était la meilleure solution pour le Québec et pour le Canada.
Suite à cette déclaration, aucun grand média ne lui a donné la chance de s’exprimer sur la question.
Au sujet de la Norvège et la Suède, elle a écrit : « la Suède n’a jamais banni le parlement norvégien ou essayé de supprimer ses élections, tenté de censurer les débats ou de s’ingérer dans ses communications avec le peuple norvégien. Ce pays n’a pas empoisonné la vie politique norvégienne avec des espions ou des services secrets et il ne l’a pas corrompue par le chantage. »
Peut-on en dire autant du Canada ?
Non. Le moindre indice de révolte de la part de Québec a été soit acheté avec beaucoup de corruption ou supprimé d’une façon ou d’une autre.
Elle explique cette peur du Canada par la pensée des canadiens que : « Si le Québec devait se séparer, le Canada se désintégrerait : la crainte qu’il n’y aurait plus d’identité canadienne. C’est ridicule, parce qu’il y a tant d’exemples de séparation et rien ne s’est désintégré. »
L’une des façons dont le Canada anglais ou les autorités anglaises travaillent au Québec, c’est d’essayer de faire semblant que tout est réglé, ce qui n’est évidemment pas le cas, ou de corrompre le Québec en essayant de l’acheter. Ça été la politique du Parti libéral et cela continuera de l’être. C’est tout ce qu’ils savent faire.
« Montréal doit devenir un centre économique créateur en soi. Cela veut dire que Montréal doit créer de nouvelles entreprises, dont certaines commenceront à produire une vaste gamme de produits, aujourd’hui importés d’autres pays. Or, il n’y a probablement aucune chance que cela se produise tant que le Québec demeurera une province du Canada. Les banquiers, politiciens et fonctionnaires canadiens, captifs de l’enchantement de l’exploitation des ressources naturelles, des succursales clés en mains et des projets technologiques grandioses, ne voudront pas répondre aux demandes économiques très différentes de Montréal.
L’aéroport Pierre Elliott Trudeau est peut-être un meilleur symbole temporaire qu’on ne le pensait : celui qui aura consacré sa vie à inféoder Montréal et tout le Québec aux intérêts de Toronto voit son nom accolé à un aéroport presque insignifiant, inféodé à celui de Toronto. Les exemples de régionalisation économique de Montréal au profit de Toronto sont légions. Ex. : la fermeture de la Bourse de Montréal en 1999. Ex. : Dans le domaine des sciences biomédicales, Toronto se donne tous les outils pour déclasser Montréal dans ce domaine. Ce projet jouit de l’appui financier de la RBC, du gouvernement canadien, ontarien et torontois.
Avec un palier de gouvernement en moins, la municipalité se retrouverait au deuxième niveau. Cela ouvrirait les portes à de nouvelles façons de faire.
La prospérité et la croissance économique et culturelle de Montréal passent nécessairement par la souveraineté du Québec. Le dilemme qui consiste à conjuguer la dualité du Canada français et du Canada anglais, et une fédération de dix provinces, demeure insoluble.
Comme nous le savons, la dépendance est débilitante. Sa contrepartie est parfois aussi vraie. C’est-à-dire que parfois l’indépendance libère des efforts de tous genres, dégage des sources d’énergies, d’initiative, d’originalité et de confiance en soi jusque-là inexploitées. »
14. « Eux, ils suivent l’argent ! »
Qui, dans la foulée du référendum de 1995, n’a pas vu pousser comme de la mauvaise herbe les drapeaux canadiens ?
Gaétan Boucher en 1984 se classe parmi les meilleurs. La fierté québécoise est palpable dans ce milieu. Mais voilà que, après le référendum, commençaient à apparaître, dans tous les arénas du Québec, de grandes banderoles rouge vif affichant la feuille d’érable et le logo du Canada. Les meilleurs athlètes se faisaient offrir des combinaisons avec la feuille d’érable. Les chèques eux aussi étaient ornés d’une feuille d’érable.
« Nous avons quelque chose que, eux, ils voudraient nous enlever. À notre sens, ce quelque chose est le pays même du Québec et les rêves qui l’inspirent ! »
Enrober de l’unifolié rouge vif tout ce qui peut être, de près ou de loin, québécois ; tout le monde y passe, de Samuel de Champlain à Mario Lemieux, en passant par Louis Riel, Maurice Richard, Céline Dion, Marc Gagnon, même Papineau et les Patriotes ne sont pas laissés pour compte.
Ils ont même essayé d’acheter la SSJB : « Vous avez besoin d’argent pour la fête de la Saint-Jean ? Nous avons un commanditaire fiable qui est prêt à vous donner 60 000$ tout de suite, mais il faut discuter de visibilité. Ce commanditaire était nul autre que le gouvernement du Canada.
Sheila Copps, lorsqu’elle était ministre du Patrimoine canadien qui comprend le CRTC, l’Office national du film, la Condition féminine Canada, le Conseil des arts, le Musée canadien des civilisations, Musée des sciences, SRC, Téléfilm Canada, le programme d’aide au développement des industrie culturelles, (…)
Bref ce ministère incontournable est épaulé par l’institution impériale du gouverneur général, occupée par Michaëlle Jean.
Vous remarquerez que le mouvement séparatiste avait le monopole sur les artistes et que ce monopole n’existe plus.
« Nous créons les programmes, eux ils suivent l’argent ». Voilà la philosophie de Sheila Copps. Elle a agi de cette façon avec l’ADISQ, la télévision, l’ONF et Téléfilm Canada, tous les festivals, la littérature et le Conseil des arts, etc.


Gilles Cloutier
Gilles Cloutier

Gilles Cloutier et la Commission Charbonneau

Il aurait suffi, le 30 octobre cette année là, que 27145 Québécois de plus penchent du bon bord pour transformer une défaite en victoire référendaire , aussi mince soit-elle. Avec une majorité de deux voix, eut-il paru légitime de décréter l’indépendance du Québec? Moi, je ne le crois pas mais ça, c’est une autre histoire.

Ce qui m’importe, ici, c’est la candeur de ce traficoteux d’élection, Gilles Cloutier, capable de soudoyer les électeurs en leur livrant quelques vaches ou un téléviseur…

 «Je pouvais donner quatre vaches (…) deux télévisions», a-t-il confié. Certains pouvaient se faire paver leur route, d’autres recevaient des laveuses ou des sécheuses. –Mélanie Colleu, Journal de Montréal, 30 avril 2013

Aaaaah, le bon vieux temps!

Le référendum de 1995

Lors du référendum de 1995, Gilles Cloutier a coordonné les activités du camp du non pour la région Laurentides-Lanaudière, ce qui correspond, explique-t-il, à 35 circonscriptions.

Il soutient avoir alors dépensé des milliers de dollars, non déclarés, pour installer dans chaque circonscription des panneaux de publicité du camp du non.

« J’ai fait passer ça par une compagnie d’enseignes et je trouvais des amis qui étaient en affaires et le compte allait là. Fait que c’était eux autres qui payaient. Ceux qui étaient bien partisans du non, ils payaient les affiches et les installations », a-t-il expliqué, ajoutant que l’agent officiel du camp du non n’en a, bien sûr, rien su.

« Le feu prenait dans nos pancartes la nuit. Il fallait les remettre. C’était une grosse bataille, c’était serré. On s’est battu jour et nuit. » – Radio-Canada, 30 avril 2013

Les 35 circonscriptions de la région Laurentides-Lanaudière étaient – et sont encore – en période de croissance démographique accélérée et plusieurs d’entre elles comptent parmi les plus peuplées. Rien à voir  avec les Iles-de-la-Madeleine… Cette région regroupe donc un peu plus de 30% de la population totale du Québec, ce qui aura sans doute largement suffi à faire basculer le vote de suffisamment d’électeurs pour voler littéralement le référendum aux forces du OUI. Le camp du NON l’avait emporté par 2362648 voix contre 2308360. Des 4,67 millions de voix exprimées dans l’ensemble du Québec, plus de 1,4M proviennent de cette région dont notre prestidigitateur électoral était responsable pour le camp du NON.

Faire basculer 28000 voix du OUI vers le NON, ça ne représente après tout qu’un dérisoire électeur sur 500. C’est bien peu, et c’est surtout bien peu pour de si larges sommes dépensées illégalement en toute impunité. Et surtout si on prend en compte les marges de tricherie de 40% auxquelles ce bon monsieur Cloutier reconnaît lui-même devant la Commission Charbonneau s’être habitué.

Efficace, le  procédé Cloutier? Le bonhomme dit avoir organisé une soixantaine d’élections clé en mains alors qu’il occupait la fonction de vice-président au développement des affaires (!) pour les entreprises de génie-conseil Roche (1995-2006) et Dessau (2006-2009); son taux de réussite est supérieur à 90%, affirme-t-il… 

J’aborde en annexe la question des liens entre les sommes dépensées et les résultats d’un référendum. 

L’ex-organisateur politique, Gilles Cloutier, a affirmé lors de son témoignage que des milliers de dollars ont été dépensés pour le Comité du Non du référendum de 1995 à l’insu de l’agent officiel.

«J’ai fait passer ça par une compagnie d’enseignes et je trouvais des amis qui étaient en affaires et le compte allait là. Fait que c’était ceux qui étaient partisans du non qui payaient», a expliqué celui qui a coordonné les activités pour la région Laurentides-Lanaudière.Philippe-Vincent Foisy, Journal Métro, 30 avril 2013

D’immenses panneaux, qu’il était seul à avoir utilisés et dont le coût aurait fait sauter le plafond des dépenses admissibles si la valeur en avait été comptabilisée: Pierre-André Normandin, La Presse, 30 avril 2013

Techniquement, c’est Daniel Johnson fils – alors chef du PLQ – qui était le leader du camp du NON. Mais Johnson n’a rien du grand leader charismatique et quand Lucien Bouchard a commencé à s’impliquer, Jean Chrétien a porté le flambeau du NON et cherché à éteindre le feu qui couvait. Parti sur des chapeaux de roue, le NON s’est mis à battre de l’aile en cours de campagne et le OUI – d’abord donné perdant – semblait voguer vers la victoire.

Les gros sabots du NON

Qui a planifié l’ensemble des moyens mis en oeuvre pour sauver le Canada de cette déchirure qui n’inquiétait pourtant personne en début de campagne tant l’avance du NON semblait insurmontable? Qui a câllé la shot du grand love-in de la Place du Canada, des voyages gratuits vers Montréal offerts par le CN ou des interurbains gratuits offerts par Bell Canada à tous les Canadians qui voulaient dire aux Québécois combien ils les aimaient et combien ils seraient désolés de les voir partir.

Qui a câllé la shot de cette entrée massive du gouvernement d’Ottawa dans le processus référendaire? Sûrement pas Daniel Johnson. Sûrement pas Jean Charest, alors leader d’un Parti Progressiste-Conservateur décapité et réduit au rang de groupuscule. Reste Jean Chrétien… À vrai dire, et compte tenu de cette tricherie avouée par le roi des traficoteux d’élections, je pose les questions suivantes:

  • qui est responsable d’avoir amené ce tricheur dans l’arène?
  • qui est responsable de lui avoir confié la gestion des 35 circonscriptions de la grande région Laurentides-Lanaudière?
  • quelqu’un l’a-t-il autorisé à tricher en vertu du principe voulant que la fin justifie les moyens?
  • et si personne ne l’y a autorisé spécifiquement (comme je le crois par ailleurs), est-ce que la personne responsable d’avoir nommé Gilles Cloutier à ce poste ne savait pas de quoi ce matamore électoral était capable? C’est quand même pas un hasard si de telles responsabilités lui ont été confiées!
  • à quel endroit, quelque part dans les coulisses du NON, se trouvait Marc-Yvan Côté, cet ancien ministre du PLQ dont le nom refait surface devant la Commission Charbonneau? C’est lui qui tirait les ficelles? Après tout, Marc-Yvan Côté s’est lui-même fait surprendre la main dans le sac (ou dans l’enveloppe brune) pour 125000$, comme il en a lui-même fait l’aveu devant la Commission Gomery?

Et que dire de toute cette offensive publicitaire sans précédent de tous les ministères et de toutes les agences gouvernementales – du côté fédéral – qui s’étaient concertées pour appuyer le NON sans avoir l’air de le faire. Soudainement, 90% des budgets de publicité du Fédéral ont été dirigés vers le Québec. Sans compter qua dans le cadre de ce processus, cette pub a monopolisé 100% de tous les panneaux publicitaires géants offerts en location par CBS et les autres entreprises du genre.

Et c’est bien ceusses-là qui viennent nous dire aujourd’hui que la démocratie a parlé et que les Québécois ont mis le couvercle sur la marmite de l’indépendance?…

Annexe: un rapport entre les montants investis en publicité et les résultats des référendums?

Denis Monière est Ph.D en Sciences politiques (Sorbonne, 1974), social-démocrate et indépendantiste non associationniste. Candidat pour Option nationale en 2012, il a alors été défait par Daniel Breton. Il a publié en 1995 un texte portant sur le référendum pan-canadien de 1992, dont je reproduis quelques extraits pour leur portée universelle:

La littérature sur les référendums insiste surtout sur l’influence des ressources financières dans les campagnes référendaires. Les recherches de Betty H. Zisk sur les référendums américains ont établi qu’il y avait une relation entre les chances de succès et les sommes dépensées en publicité favorable à une cause.

Elle a ainsi observé que de 1976 à 1982, le référendum avait été gagné dans 78% des cas par ceux qui avaient dépensé le plus. Au Québec, au référendum de 1980, on a attribué aussi une partie de l’insuccès du OUI à l’offensive publicitaire du gouvernement fédéral qui s’est soustrait à la loi québécoise sur les dépenses référendaires et qui aurait dépensé entre 5 et 17 millions de dollars en publicité selon diverses sources, comparativement à 4 millions pour les deux comités réunis. Mais cette règle connaît des exceptions puisque tous les référendums ne sont pas gagnés par ceux qui dépensent le plus. Selon Eugene C. Lee, la relation entre le taux des dépenses référendaires et le taux de succès doit être contrôlée par une autre variable, à savoir le positionnement politique.

Être du côté du OUI ou du NON a des incidences sur les chances de succès, ce qui expliquerait les cas des référendums gagnés par ceux qui dépensent le moins. La règle serait la suivante: ceux qui s’opposent à une proposition ont plus de chance de l’emporter en dépensant moins que ceux qui défendent une proposition en dépensant plus parce qu’il est toujours plus facile de faire voter contre un changement.

Autorisation donnée aux deux comités – le OUI et le NON – de dépenser deux millions chacun en 1980; Ottawa, qui ne sent pas lié par la loi québécoise, ajoute entre 5 et 17 millions, et les fédéraleux se disent choqués par la volonté de certains Québécois à refaire l’exercice? Si je sais bien compter, ça fait 2 millions  pour le OUI, et quelque part entre 7 et 19 millions pour le NON. Que le OUI ait fait 40% en 1980, dans les circonstances, c’était déjà pas mal big!

Et pour 1995, ne soyons pas dupes: Gilles Cloutier n’aura été qu’un maillon de cette ignoble triche. Mais ce tout petit maillon, à lui seul, aurait déjà suffi à détourner les résultats en faveur du NON.